Église Orthodoxe Celtique

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eliazar
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Église Orthodoxe Celtique

Message par eliazar » mer. 20 août 2003 10:08

MONSEIGNEUR MAËL, ÉVËQUE-PRIMAT DE l'ÉGLISE CELTIQUE ORTHODOXE

Mgr Maël s’appelle de son nom d’état-civil Paul de Brescia, citoyen américain né le 11 janvier 1923 à Gardner, dans le Massachusetts – une petite ville à importante minorité francophone.
Comme bien des évêques vagants, son parcours a été assez mouvementé.
Adolescent, il est entré dans le scoutisme à Gardner (en 1935), est ensuite devenu éclaireur, puis routier, et enfin a combattu pendant la Seconde Guerre Mondiale dans l’armée de l’air étasunienne. Blessé au-dessus de l’Atlantique, il quitte l’Air Force pour être muté dans la VIIth US Army, où il est enregistré comme infirmier-interprète. Après le débarquement, il sera un moment stationné à Marseille comme agent de liaison avec la Ière Armée (française). Enfin, son unité médicale échouant à Épinal, dans les Vosges, il y sera cantonné jusqu’à sa démobilisation en 1946. Il est plusieurs fois médaillé à titre militaire.
Il retourne alors un an aux USA, vivant seul sur les bords du lac Michigan, puis se décide à revenir à Épinal, où il se marie en 1947. Deux enfants. Il y sera successivement professeur d’anglais au Collège Sainte Jeanne d’Arc, chef du personnel dans un grand magasin de confection, puis décorateur-antiquaire.
Parallèlement, il est nommé Délégué à la Liberté Surveillée auprès du Tribunal pour Enfants d’Épinal (de 1950 à 1957), puis auprès du Tribunal de Toulouse de 1957 à 1963 ; à ce titre, il sera plus tard médaillé du Mérite Social.
Entre temps, ayant renoué avec le scoutisme, il figure en 1958 parmi les fondateurs des très catholiques « Scouts d’Europe » ; il y sera pendant plusieurs années Commissaire de la Province Gascogne-Guyenne. De tendance kto lefèvriste, les Scouts d’Europe passeront bientôt au lepénisme ; cela pourrait éclairer l’évolution du futur évêque-primat vers l’orthodoxie – suite à un probable rejet du catholicisme d’après-Vatican II, ce concile latin ayant suscité par réaction à la fois la scission de Mgr Lefèvre et celle d’une fraction des Scouts de France transformés en Scouts d’Europe. Ainsi que le passage d’innombrables laïcs et membres du clergé kto à diverses églises ou sectes « en recherche » d’une spiritualité plus satisfaisante.

De 1963 à 1970, Paul de Brescia dirige un Institut Médico-Pédagogique à Montferrand-Savès, dans le Gers.
Contrairement à certains évêques vagants actuels, il semble bien avoir suivi de sérieuses études : d’abord dans le Michigan, puis à l’Université de Bates College, à Lewiston dans l’état du Maine ; il commence ses études de théologie catholique aux USA (dans le Massachusetts), et les continuera par la suite en France auprès des « Oblats de Marie Immaculée », un ordre missionnaire fondé au début du XIXème siècle par Eugène de Mazenod (évêque de Marseille de 1837 à 1861).

On comprendra plus facilement la carrière de Mgr Maël si on se penche un peu sur la noble famille de Mgr de Mazenod : cet évêque est assez vraisemblablement l’arrière-arrière-grand-oncle de notre Paul de Brescia. Prélat d’un grand panache, il s’illustra par une profonde piété et fit preuve d’un très grand courage au moment où son diocèse était dévasté coup sur coup par trois grandes épidémies de choléra. Il était encore vicaire général de son oncle l’évêque de Marseille Charles-Antoine de Mazenod quand éclata la première, en 1835. Il fut ensuite nommé à sa succession en 1837, au moment où se déclenchait la seconde épidémie, puis il paya à nouveau héroïquement de sa personne lors de la troisième, en 1839.
Dans ce domaine, Mgr Eugène de Mazenod avait de qui tenir. Sans remonter aux Croisades (cette vieille famille provençale appartenait à la noblesse de robe), notre évêque de Marseille était le fils de Charles-Antoine de Mazenod, noble magistrat provençal mort à Marseille en 1820 - et le petit-fils de Charles-Alexandre de Mazenod, qui fut un brillant mousquetaire du Roi avant de devenir président de la Cour des Comptes, Aides et Finances de Provence, et enfin président à mortier au Parlement de Provence.
Charles-Antoine (étant devenu membre de la Cour des Comptes et du parlement de Provence en même temps que son père) se fit remarquer non seulement par son savoir mais par une indépendance d'esprit digne d’un vrai fils de mousquetaire: se fondant sur ce que les États de Provence avaient nommé jusque-là les députés aux États Généraux, il protesta avec hauteur contre la décision de Necker de faire désigner la députation par sénéchaussée et non par corps d'état. Considéré par Versailles comme le principal instigateur de la fronde qui agita une partie des délégués de la noblesse à cette occasion, il ne se sentit plus en sûreté à Aix et s’empressa d’aller se réfugier …à Palerme. Déjà mal vu par Louis XVI, il se paya le luxe de dédaigner les avances du Premier Consul, méprisa naturellement l’Empire avec la dernière insolence et ne daigna retourner en Provence qu’après 1817.
Ce bouillant parlementaire avait un frère cadet, Charles-Fortuné de Mazenod, né à Aix en 1749, qui avait fait de brillantes études théologiques à Paris avant de revenir à Aix comme vicaire général de l'archevêque, Mgr de Boisgelin. Tout aussi mousquetaire d’esprit que leur père, Charles-Fortuné refusa vigoureusement de prêter le serment exigé par la constitution civile du clergé, émigra donc à son tour, mais en Suisse d’où il gagna Venise ; il n’est peut-être pas inutile de rappeler ici que la noble cité de Brescia était depuis le XIVème siècle l’un des plus beaux fleurons des États de Venise. Et comme par ailleurs, le haut clergé d’Ancien Régime appréciait fort les belles dames, fussent-elles vénitiennes et aristocrates... et que celles-ci avaient elles-mêmes des traditions de dévotion poussées…
Charles-Fortuné de Mazenod revint tout de même à Aix après la mort de Robespierre, mais dut à nouveau s'expatrier après le 18 fructidor. Il rejoignit alors son frère à Palerme et y attendit sagement 1817 pour apprendre sa nomination à l’évêché de Marseille par Louis XVIII. Mais Dieu sait pour quel motif, ce n’est que cinq ans plus tard qu’il se décida à quitter cet exil doré pour prendre enfin possession de son siège. On était en 1823 et notre vert prélat avait déjà 72 ans : il était temps de faire une fin. Du reste, il se démit sagement de ses fonctions quand il en eut 88 et mourut à Marseille deux ans plus tard, en ayant pris soin de préparer de longue date la transmission de son évêché à son neveu Eugène.
Charle-Eugène de Mazenod était né à Aix en 1782, avait été ordonné prêtre à Paris, au séminaire de Saint-Sulpice, qu’il dirigea plus tard avant de revenir dans sa ville natale pour y fonder sa congrégation de missionnaires des Oblats de Marie Immaculée (que Grégoire XVI reconnut en 1826 : sans être encore dogmatisée, l’idée était déjà dans l’air, au Vatican), et fut choisi en 1829 comme grand vicaire par son oncle. En 1832, le pape étant passé par-dessus la tête du gouvernement français pour le sacrer évêque « in partibus » d'Icosie, Eugène de Mazenod fut menacé de perdre ses droits de citoyen et d'être privé de ses fonctions. Toutefois l'affaire finit par s'arranger, et Louis-Philippe le nomma évêque de Marseille en remplacement de son oncle, le 1er avil 1837.
Comme toute la famille, Charles-Eugène avait la bougeotte et parcourut, en qualité de visiteur apostolique, les États barbaresques : l’Algérie venait d’être conquise, les Marseillais y avaient un puissant réseau de correspondants depuis plusieurs siècles, et l’église de France s’intéressait fort à cette conquête; par la même occasion, il s'attacha à favoriser l'extension de sa congrégation d'oblats, qui compta rapidement plus de dix établissements dans des pays et sur des continents divers. Il se paya encore le luxe de publier une « Recommandation au Roi au sujet de la loi sur l'instruction secondaire » en 1844, et comme Louis-Philippe était plus habile que rancunier, on l’appela à devenir Membre du Sénat en 1856. Il fut même béatifié par Rome, mais bien sûr il était mort entre temps : en 1861.

Revenons à son lointain descendant du Massachusetts. Catholique fervent, pendant ses années vosgiennes il a régulièrement fréquenté, en Belgique, le Monastère Cistercien d’Orval – aussi connu pur sa délicieuse bière que pour ses retraites spirituelles. Mais en 1951, c’est dans l’un des haut-lieux de l’œcuménisme parisien, la Crypte de la rue Daru, qu’il découvre l’orthodoxie, qu’il va étudier sérieusement à l’Institut Saint-Serge.. Tout cela le conduira curieusement à rejoindre l’Église Orthodoxe… celtique ! Il y entre en 1964, fonde en 1973 une communauté celtique proche du druidisme, sous le nom évident d’Avallon … dans le midi de la France, où on se souvient qu’il était délégué à l’Enfance Inadaptée et commissaire scout d’Europe pour la Province de Gascogne-Guyenne – et enfin y est ordonné prêtre le 18 août 1974 après avoir célébré sa séparation canonique d’avec son épouse, sous la bénédiction du Primat de l’Église Celtique Orthodoxe Il a 51 ans : l’âge auquel son ancêtre Eugène de Mazenod devint évêque in partibus...
Avec six ans de retard de retard, il le rejoindra dans l’épiscopat le 16 août 1980 – non sans avoir été ordonné moine en 1977, où il reprend l’ermitage vacant de Tugdal, en Bretagne. C’est Mgr Séraphim, évêque-primat, qui lui confère l’épiscopat sous le nom nouveau de Mgr Maël. Il a 57 ans, mais ses pérégrinations ne sont pas terminées : en 1994, Mgr Séraphim abandonne l’Église Celtique pour rejoindre la grande Église Copte Orthodoxe (celle des époux Goettmann ?!), laissant les orthodoxes celtes sans primat. C’est Mgr Maël qui le remplacera, le 2 juillet 1995.
C’est le même jour, semble-t’il, qu’assisté de Mgr Gall, de l’évêque Nathan et de l’évêque Peter d’Australie (qui ne fera pas le voyage mais participera à l’ordination… spirituellement), il va conférer à son tour l’épiscopat à Jean-François Heurtebise – qu’il a reçu comme hiéromoine le 26 février de cette même année 1995. Cette autre illustration de l’Église Celtique Orthodoxe avait au préalable été ordonné en Grèce en 1988 (probablement par un évêque VCO) et avait ensuite fondé sa propre Communauté Orthodoxe Helvétique en 1991, à Sion : peut-être ce détail permettra-t-il à notre ami Claude d’enrichir cette notice à son retour.
Quant à Mgr Gall, il serait actuellement ermite en Dordogne (Ermitage Saint-Colomban, route d’Agognac, 24530-La Chapelle-Faucher). Mais je ne sais ce que sont devenus les deux paroisses orthodoxes celtiques que j’avais recensées à l’époque : celle de la « Protection de Notre-Dame » à Tarbes (P. Jean Lajeuncomme), et celle de 65340-Laslade, route de Sarrouilles (P. Jean-Michel Francès). Il y en avait également une il y a six ou sept ans à 31000-Toulouse, 35 Port Saint-Sauveur…

Éliazar Mario-Vincent, Fraternité Orthodoxe Nikaia,18 août 2003

totocapt
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Ok!

Message par totocapt » mer. 20 août 2003 13:30

Merci Eliazar!
Gnôthi seauton!

eliazar
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Église Celtique

Message par eliazar » jeu. 21 août 2003 12:23

L'ÉGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE BRETAGNE

Cette note a pour objet de rectifier l’appellation inexacte que j’ai utilisée sur ce Forum dans ma notice précédente (du 20-08-2003) et d'ajouter les quelques précisions qui lui manquaient encore.

Le titre officiel adopté actuellement par l’église que j’ai improprement appelée « celtique » est celui d’ ÉGLISE CATHOLIQUE ORTHODOXE DE BRETAGNE, dont l’intitulé reflète bien, en effet, la doctrine qu’elle professe comme étant celle des « antiques chrétientés celtiques » et qui est en fait celle du catholicisme latin (de tendance franciscaine) mitigé de Druidisme, enrichi de quelques emprunts à l’orthodoxie – sans aucun lien canonique avec aucune église orthodoxe régulière.
Sa liturgie a été établie sur un modèle proche de la Liturgie (orthodoxe) de Saint Jean Chrysostome – et elle inscrit ses néophytes aux cours de théologie de l’Institut Saint-Serge à Paris. Là s’arrête, semble-t-il, son orthodoxie.
Elle se réclame de l’obédience du Patriarcat Britannique fondé au CIXème siècle par Jules Ferrette, consacré évêque le 2 juin 1866 « en vue de la restauration des antiques chrétientés celtiques » (d’où le nom sous lequel on la désigne familièrement). L’actuel Patriarche Britannique serait Mgr Séraphin de Glastonbury, selon Jean VERNET ( Dictionnaire des Groupes Religieux aujourd’hui, édité aux P.U.F., Paris 1995/2001)
Son siège est toujours dans le Morbihan, au Monastère de la Sainte-Présence, à 58130-Saint-Dolay. Elle publierait une nouvelle revue : « Hol Levenez ».


NOTA :
Je voudrais également compléter le paragraphe dans lequel je parlais d’un certain «Jean-François Heurtebise – qu’il [Mgr Maël – ND’ÉMV] a reçu comme hiéromoine le 26 février de ... / ... 1995. Cette autre illustration de l’Église Celtique Orthodoxe avait au préalable été ordonné en Grèce en 1988 (sans doute par un évêque VCO) et avait ensuite fondé sa propre Communauté Orthodoxe Helvétique en 1991, à Sion. »

Il s’agit, selon mes dernières informations, de Jean Francois Maurice HEURTEBIZE, et ce collectionneur de consécrations épiscopales n’aurait pas seulement été consacré en 1988 en Grèce, et le 2 juillet 1995 en Bretagne par Mgr Maël assisté de NNSS Gall, Nathan et Peter (d’Australie) ; il avait en effet été consacré évêque pour la toute première fois (sous réserve d’inventaire, naturellement) le 10 janvier 1966 par Mgr. Jan Frederik Nico Blom van Assendelft-Altland, assisté dans cette occasion par Mgr. Josef Maria Thiesen.

Sans vouloir épiloguer sur l’accumulation de filiations apostoliques (ou non) dont Mgr Heurtebize aurait pu bénéficier grâce à ces consécrations diverses, renouvelées un peu à la manière des rappels de vaccination, il en est une, d’ordre purement psychologique, sur laquelle je voudrais attirer l’attention.
Le tout premier consécrateur de notre Mgr Heurtebize semble avoir déjà eu lui-même le virus des « rappels d’ordination » répétés : Mgr. Jan Frederik Nico Blom van Assendelft-Altland avait été consacré par Mgr. Josef-Maria Thiesen (sus-nommé) le 25 janvier 1953, puis à une date indéterminée par deux autres évêques vagants, Mgr Harold Perceval Nicholson et Mgr Melville Peregrine Knill-Samuel – avant d’être re- re- consacré le 2 juin 1974 par le Pape Shenouda III, qui ce jour-là n’avait pas cru pouvoir faire à moins que de requérir la concélébration ordinatoire de 17 autres évêques de l’Église Copte.

Quand on se souvient de la réception des époux Alphonse et Rachel Goettmann (de la secte « Béthanie ») par la même Église Copte – et de l’élévation de ce fervent adepte de Graf Dürkheim et du Bouddhisme à la dignité de vicaire général de l’Église Copte Française – on est en droit de s’inquiéter des conséquences spirituelles de ce ballet d’ordinateurs.

Car ce même Jan Frederik Nico Blom van Assendelft-Altland que nous venons de voir ordonner en grande pompe sous le nom de Markos par le Pape Shenouda III et 17 évêques coptes n’est autre que l’actuel Métropolite de l’Église Copte Française des époux Goettmann !
Après avoir été « Prince Patriarche de l'Église Catholique Apostolique Primitive d'Antioche, Orthodoxe et de Tradition Syro-Byzantine », et à ce titre « 147ème successeur de saint Pierre », Mgr Blom van Assendelft-Altland n’aurait-il pas profité de son élection au rang de Métropolite Copte de France pour y faire entrer à sa suite quelques-uns de ses anciens acolytes par la grande porte ?

Je ne puis mieux conclure cette note qu’en renvoyant le lecteur intéressé à la passionnante discussion qui s’est déroulée sur ce même site entre Claude, Antoine et le signataire, à la suite de mon intervention du 22 juin 2003, concernant une revue québécoise qui avait effrontément repris le titre de l’ancienne revue VCO « La Lumière du Thabor » - pour s’en servir comme organe de publicité pour les époux Goettmann.
< Demeurons dans la Joie. Prions sans cesse. Rendons grâce en tout... N'éteignons pas l'Esprit ! >

pierre
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Église Orthodoxe Celtique

Message par pierre » mer. 24 sept. 2003 10:25

Salut Eliazar, salut à tous,

Membre de l’Église Orthodoxe Celtique, je souhaite rectifier quelques inexactitudes et des erreurs dans votre biographie de Mgr Maël.
Permettez-moi de préciser d’abord que le nom officiel et légal de l’Église dont il est le primat est « Église Celtique Apostolique » et que si elle porte aussi couramment le nom d’Église Orthodoxe Celtique, elle ne s’est jamais appelée « Église Catholique Orthodoxe de Bretagne ». Sa foi est pleinement la foi orthodoxe des sept conciles et nullement catholique latine ni teintée de druidisme ni de quoi que ce soit d’autre.
Ceci étant posé,
- Paul de Brescia est né le 11 juin 1923 et non en janvier.
- Il a été scout aux USA mais jamais « éclaireur ». Il a été routier aux Scouts de France.
- Pendant la guerre, il a servi non pas dans l’armée de l’air des USA mais dans la marine.
- De ce fait, il n’a pas été blessé « au-dessus » de l’Atlantique mais « sur » l’Atlantique son bateau ayant été bombardé par un avion allemand.
- Il a été démobilisé aux USA en juillet 1946 et non à Epinal.
- Il a été chef de personnel, puis Directeur d’Institut Médico-pédagogique (de 1957 à 1963), puis prof. d’Anglais, puis décorateur-antiquaire.
- Il a bien été co-fondateur des Scouts d’Europe en France en 1958, MAIS à cette époque, les Scouts d’Europe n’étaient pas ce que vous appelez « très catholiques, de tendance lefévriste et puis lepéniste). C’est tout le contraire ! Ses troupes étaient ouvertes aux catholiques, aux orthodoxes et aux protestants, chacun vivant pleinement sa foi à côté des autres – un début d’œcuménisme. Les Scouts d’Europe sont devenus « très catholiques, etc. » en 1963 quand Perig Keraod « prit le pouvoir ». Paul de Brescia démissionna alors et la Province d’Alsace devint indépendante, restant fidèle aux principes des fondateurs de 1958.
- P. de Brescia n’a pas fait d’études théologiques dans le Michigan mais chez les Oblats de Marie Immaculée aux USA, et non pas en pas en France.
- Mgr Séraphin, ex-primat de l’Eglise, est maintenant sous la juridiction directe du Pape Schenouda de l’Eglise Copte et non celle de Mgr Markos où se trouve la communauté de Béthanie.
- Jean-François Heurtebise (Victrice) n’avait pas parmi ses co-consécrateurs Mgr Nathan qui était décédé. Victrice a quitté l’Eglise Celtique 3 ans après sa consécration et se trouve actuellement comme archimandrite chez Mgr Markos (Von Assendelft), son premier consécrateur.
- Mgr Gall, âgé, est maintenant à la retraite complète en Bretagne.
- La paroisse de Tarbes qui s’intitulait « Protection de la Mère de Dieu » a pris le nom d’un saint régional : Paroisse Saint Orens (qui fut évêque d’Auch). Le recteur en est le père Matthias Françès, route de Tarbes, à Laslades. Il n’y a jamais eu deux paroisses.
- Il n’y a jamais eu de paroisse à Toulouse.

J’espère que ces précisions vous permettront d’enrichir votre intéressante note.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » mer. 24 sept. 2003 16:50

Pierre,

Vous écrivez dans votre message que l'Eglise orthodoxe celtique professe "la foi orthodoxe des sept conciles". Or, dans sa confession de foi bilingue français-anglais ("Lettre encyclique de paix") signée à Saint-Dolay le 3 juillet 1995, l'EOC affirmait ceci:
"(...) discernant grâce à Dieu que le pur dépôt de la Foi, héritée du Sauveur et des Apôtres, des Pères apostoliques et des Saints, martyrs, ascètes et confesseurs, repose inaltérée depuis le jour de la Pentecôte, parmi les vénérables et anciennes Eglises orthodoxes, à savoir:
-l'Eglise Syrienne-Orthodoxe (...);
-l'Eglise Syrienne-Malabare (...);
-l'Eglise Copte-Orthodoxe;
-l'Eglise Arménienne Apostolique et Orthodoxe;
-l'Eglise Ethiopienne-Orthodoxe;
-l'Eglise Erythréenne-Orthodoxe." (pp. 2 s.)
Je ne vois pas de trace de l'Eglise orthodoxe (l'Eglise des sept conciles).

Dans cette même confession de foi, l'EOC affirmait (page 5):
"En ce qui concerne la Tradition, nous recevons et confessons pleinement:
-Le Credo de Nicée-Constantinople tel qu'il fut proclamé par les pères;
-Les collections canoniques des trois Conciles oecuméniques (souligné par nous - NdL): celui des 318 pères du Concile de Nicée réuni l'an 325, celui des 150 pères du Concile de Constantinople réuni en l'an 384 (faux: c'était 381 - NdL), celui des 200 Pères du Concile d'Ephèse réuni en l'an 431;
-Et de même, les actes des Conciles locaux reconnus, antérieurs à l'an 451."
Pourriez-vous nous expliquer quand l'EOC s'est mise à reconnaître, comme vous l'affirmez, Chalcédoine et les trois conciles postérieurs, qu'elle ne reconnaissait pas en 1995?

Ajoutons encore que, page 6 de cette même confession de foi, l'EOC affirmait reconnaître comme "de pures expressions de la foi apostolique" les écrits de Dioscore d'Alexandrie (déposé par le concile de Chalcédoine) et de Sévère d'Antioche...

Cela pose d'ailleurs un problème par rapport à la liste des Eglises dont l'EOC déclare partager la foi dans sa lettre encyclique, puisque l'Eglise arménienne ne reconnaît pas la christologie de Sévère d'Antioche.

Vous affirmez que l'EOC n'est pas teintée de catholicisme romain, mais elle mettait tout de même à son calendrier liturgique pour 1997 Nicolas de Flüe (ermite catholique suisse du XVème siècle) à la date du 21 mars et Notre-Dame-de-Fatima (apparitions au Portugal en 1917 où la Mère de Dieu est censée avoir dit qu'il fallait obéir au Pape) à la date du 5 mai. Excusez-moi, mais ce sont des influences catholiques romaines qui sont inconnues dans l'Eglise orthodoxe. Cela étant, puisque l'Eglise copte a mis la solennité du Sacré-Coeur au calendrier de sa mission de France, de telles influences ne doivent sans doute pas être inconnues dans les Eglises orientales préchalcédoniennes dont votre Eglise partage (ou partageait) la foi.

Je note aussi dans le bulletin de l'EOC, Sainte Présence, n° 137 d'octobre 2001, page 9, la célébration par votre Eglise de vigiles de la fête de François d'Assise, qui n'est pas reconnu par l'Eglise orthodoxe (vous pouvez vous renseigner auprès du modérateur du forum à propos d'un livre paru à Moscou qui signale les graves réserves que l'on fait à propos de François d'Assise).

A signaler aussi que l'administrateur de l'éparchie de Suisse de l'EOC a signé dans la revue catholique romaine suisse L'Echo illustré une lettre ouverte se réclamant de la théologie de Vassula Ryden, qui, soit dit en passant, prône elle aussi la soumission au Vatican sur la base de révélations que le Christ lui aurait faites. L'Eglise orthodoxe, par la voix du métropolite Damascène (Papandreou) de Suisse, à qui l'on avait confié voici quelques années la tâche d'examiner les textes de Vassula Ryden, rejette cette théologie. Je ne sais cependant pas si votre archiprêtre valaisan parlait au nom de votre Eglise ou en son nom propre.

Nous pouvons donc énumérer les points de divergence entre votre Eglise et l'Eglise orthodoxe: la christologie; la reconnaissance des quatre derniers conciles oecuméniques; l'inscription au calendrier des saints catholiques romains postérieurs au schisme; la reconnaissance des apparitions et des révélations de Fatima. En outre, nous n'avons pas la même liturgie et sans doute pas la même pratique canonique, puisque nous considérons l'Eglise comme une communion d'Eglises locales et sommes réticents par rapport à l'idée d'une Eglise isolée des autres.

Je pense donc que l'EOC a raison d'avoir adopté comme nom officiel et légal "Eglise Celtique Apostolique" sans mention du terme "orthodoxe", car ce nom évoque celui de l'Eglise apostolique arménienne dont vous partagez le refus de Chalcédoine et ne crée pas de confusion avec les Eglises chalcédoniennes. En revanche, le terme "apostolique" est aussi délicat, dans la mesure où il n'y a pas de preuve d'une quelconque consécration épiscopale de Jules Ferrette par les Jacobites. Rappelons qu'en 1958, le patriarcat jacobite d'Antioche a lui-même mis en garde le public anglais contre les Eglises de la succession Ferrette (cf. Peter Anson, Bishops at Large, Faber and Faber, Londres 1964, p. 250).

Je serais naturellement très intéressé si vous m'appreniez que les informations que j'ai tirées de la confession de foi de 1995 de votre Eglise sont caduques. Le cas échéant, j'aimerais combler mes lacunes et savoir à quelle date l'EOC a reconnu Chalcédoine et les trois conciles postérieurs.

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Message par eliazar » mer. 24 sept. 2003 17:19

Je tiens à remercier Pierre, et surtout Claude, pour les compléments d’information qu’ils m’ont apportés. Ils me sont d’autant plus précieux que les détails que conteste Pierre me sont venus d’une publication de Mgr Maël lui-même, mais datant malheureusement de plusieurs années, donc bien antérieures au 2001 cité par Claude.

Le problème est pour moi de savoir à laquelle de ces affirmations de l’É.O.C. je pourrais le cas échéant me fier le plus ? Sans attendre de nouvelles corrections ?

Éliazar

PS – Je ne suis du reste pas pressé : n’étant pas Breton, je n’ai pas l’intention de rejoindre cette église, pour le moment du moins.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » sam. 27 sept. 2003 23:03

Erreur que je n'avais pas relevée dans la biographie de Mgr Heurtebize par Eliazar . Je cite: "(...) ce collectionneur de consécrations épiscopales n'aurait pas seulement été consacré en Grèce en 1988 (..)".

Mgr Heurtebize a été ordonné PRÊTRE, pas évêque, par les vieux-calendaristes grecs (qui ne reconnaissaient naturellement pas la succession apostolique de Mgr Van Assendelft) en 1988.

En français, à ma connaissance, on ne dit pas "consacré" pour un prêtre, mais "ordonné".

Du moins chez nous en Romandie.

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Message par eliazar » dim. 28 sept. 2003 11:34

Re-merci à l’infatigable lecteur Claude : si j’avais bien parlé d’une « ordination », en effet, de J.F.M. Heurtebize en 1988 en Grèce (dans l’avant-dernier paragraphe de ma notice du 20 août 2003), j’ai ensuite (dans ma notice complémentaire du lendemain 21 août) cru pouvoir écrire qu’il …:

« … n’aurait pas seulement été consacré en 1988 en Grèce, et le 2 juillet 1995 en Bretagne par Mgr Maël assisté de NNSS Gall, Nathan et Peter (d’Australie) ; il avait en effet été consacré évêque pour la toute première fois (sous réserve d’inventaire, naturellement) le 10 janvier 1966 par Mgr. Jan Frederik Nico Blom van Assendelft-Altland, assisté dans cette occasion par Mgr. Josef Maria Thiesen ».

L’emploi du terme nouveau de « consacré » n’était au reste pas dû ici à la seule canicule. Une première correction m’avait été signalée dès le 21 août, en privé, d’après une autre publication concernant Mgr Maël. Mgr Heurtebize y figurait comme ayant été consacré en Grèce en 1988 (et non « ordonné »). J’ai donc cru devoir la signaler à mon tour – sous les précautions d’usage :
« n’aurait pas seulement été consacré », et plus loin « sous réserve d’inventaire, naturellement ».

Ces précautions étaient en bonne part dues au fait que dans ma nouvelle information, un seul évêque VCO était supposé avoir conféré cette supposée « consécration » de 1988, intermédiaire entre celle de 1866 (que les VCO ne pouvaient évidemment pas reconnaître) et celle de 1995 en Bretagne – ce qui laissait subsister pour moi un doute évident.

J’ajouterai simplement, comme du reste les diverses précisions apportées par notre correspondant occasionnel « Pierre » (et par le lecteur Claude) depuis le début de cette rubrique l’ont déjà laissé entendre, que la rédaction d’une notice sur cette Église Celtique aux multiples et successives définitions n’est pas un travail de tout repos.

Éliazar-le-non-bretonnant

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » dim. 28 sept. 2003 15:54

Non, non, permettez-moi de vous en donner l'assurance: en 1988, il s'agissait bien d'une ordination (sacerdotale) et non d'une consécration (épiscopale).

Ceux qui prétendent le contraire peuvent par exemple se référer à l'annuaire pour 1993 du Synodhos Enistamenon (Synode des Résistants) de Mgr Cyprien de Phyli et Oropos où Monseigneur Heurtebize figure bel et bien (page 51) comme archimandrite.

Je serais heureux d'avoir des renseignements de Pierre au moins quant à la date à laquelle l'EOC a reconnu le concile de Chalcédoine qu'elle ne reconnaissait pas encore en 1995.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » mar. 18 nov. 2003 10:39

Alain René,

Vous trouverez peut-être d'utiles informations dans ce fil de messages déjà anciens.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » mer. 17 déc. 2003 18:16

Je retourne à ce fil, car il me semble en rapport étroit avec les questions évoquées par le nouveau fil "A propos des stigmates".

En effet, certains des points de désaccord entre l'Eglise orthodoxe et l'Eglise celtique de Saint-Dolay sont plus graves que ce que j'avais écrit dans mon message du 24 septembre dernier. En effet, je savais que l'archiprêtre de l'EOC en Suisse avait pris partie pour la théologie de la prophétesse Vassula Ryden dans le courrier des lecteurs du périodique romano-catholique suisse L'Echo illustré. Depuis, j'ai découvert que le prélat en question attestait formellement de l'inspiration divine de la prophétesse sur le site Internet officiel de l'éparchie de Suisse des Celtiques (message que j'ai reproduit dans le fil "A propos des stigmates").

En ce qui concerne les influences catholiques romaines sur l'EOC, elles sont plus importantes que je ne le croyais, puisque le même message se termine par une louange au Sacré-Coeur de Jésus (dévotion catholique romaine regardée avec scepticisme par l'Eglise orthodoxe). La mention que je faisais de la célébration des vigiles de la fête de François d'Assise (qui ne figure pas au calendrier liturgique orthodoxe) par l'EOC est aussi en rapport évident avec les réflexions qui figurent dans le fil sur les stigmates.

Toutefois, je constate qu'il est difficile d'engager un dialogue, fût-il informel, avec l'Eglise celtique de Saint-Dolay. En effet, dans son message du 24 septembre 2003, Pierre, membre de cette Eglise, nous affirmait que l'Eglise celtique avait "la foi pleinement orthodoxe des sept conciles". Dans mon message du même jour, je remarquais que, dans sa profession de foi du 3 juillet 1995, l'Eglise celtique ne reconnaissait encore que trois conciles, et je priais Pierre de m'indiquer à quelle date son Eglise avait décidé de reconnaître les conciles postérieurs à Ephèse.
J'ai réitéré cette demande le 28 septembre. Aujourd'hui, 17 décembre, j'attends toujours l'indication de cette simple date, qui nous permettrait d'avancer dans la compréhension de la foi de la juridiction de Saint-Dolay, préalable nécessaire à tout rapprochement.
Si les informations arrivent aussi lentement, le dialogue risque d'être très difficile.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » ven. 02 janv. 2004 16:25

Nous sommes aujourd'hui le 2 janvier 2004 et je risque d'attendre encore longtemps la démonstration par Pierre, fidèle de l'Eglise orthodoxe celtique de Saint-Dolay, de son assertion du 24 septembre dernier selon laquelle son Eglise professait "la foi orthodoxe des sept conciles".

En effet, le site de l'éparchie de Suisse de cette Eglise, où se trouve le texte à la gloire de Vassula Ryden, donnait un lien vers le site officiel de cette Eglise. Notons d'abord que le nom officiel de cette Eglise est peut-être "Eglise celtique apostolique", mais que sur son site Internet, elle se présente bel et bien comme "Eglise orthodoxe celtique".

A l'adresse http://www.orthodoxie-celtique.net/pres ... doxie1.htm , on trouve une présentation de sa foi par l'Eglise orthodoxe celtique, où celle-ci indique expressément qu'elle ne reconnaît pas les sept conciles, contrairement à ce que son fidèle Pierre croyait le 24 septembre. Il est vrai que la dernière mise à jour de ce site date du 1er décembre 2003. Peut-être que l'Eglise de Saint-Dolay est revenue le 1er décembre 2003 au rejet du concile de Chalcédoine qu'elle aurait reconnnu en septembre? En tout cas, elle rejetait déjà Chalcédoine dans sa confession de foi de 1995.

Je reproduis un passage de la présentation de sa foi par l'EOC à l'adresse que je viens d'indiquer. Mais, cette fois-ci, je mets entre parenthèses et en italiques mes propres commentaires.

" L'Eglise une et indivisible

Le terme "orthodoxie" a la même valeur partout. (Ah bon? Et quand on parle de l'orthodoxie luthérienne ou de l'orthodoxie calviniste du synode de Dordrecht, c'est la même chose que la foi de l'Eglise orthodoxe? - NdL) Unité de foi et de pratiques, qui amène à l'unité visible. Il est cependant utilisé dans un sens restrictif par nombre d'Eglises, excluant de la communion eucharistique tous ceux qui ne sont pas inféodés à leur ethos particulier. Par exemple, certains byzantins (l'omission de la majuscule est-elle volontaire? - NdL) excluent de la communion eucharistique les fidèles orientaux, coptes, arméniens, syriens, etc. .. depuis l'an 451 (faux, pas depuis 451: le schisme a été plus progressif que cela - NdL), les accusant de monophysitisme, ce qui s'est révélé faux par la suite. (L'EOC omet ici de signaler que les Coptes excluent aussi les fidèles orthodoxes de la communion eucharistique; j'ai connu par un ami égyptien le cas d'un orthodoxe arabe qui avait reçu par erreur la communion dans une église copte en Egypte; apprenant qu'il avait donné la communion à un chalcédonien, le prêtre copte lui demanda de recracher le Corps et le Sang de NSJC. Heureusement, parmi les "byzantins", il reste le métropolite vieux-calendariste de Milan pour inviter les Celtiques à la concélébration; cf. le fil "vieux-calendariste et franc-maçon" sur ce forum - NdL) Le Grand Larousse même s'en fait le relais. Un dialogue théologique a été instauré et a établi que les équivoques sur la Christologie provenaient d'une différence de valeur pour le même mot grec, selon qu'on se plaçait du point de vue culturel grec ou alexandrin. Et pourtant l'intercommunion n'en est pas rétablie pour autant. On ose espérer que cela soit à venir. Ces Eglises byzantines ayant actuellement pignon sur rue dans le monde occidental (C'est vrai qu'il y a en Europe occidentale une église orthodoxe à chaque coin de rue: comment avais-je fait pour ne pas m'en apercevoir? - NdL), cette opinion négative sur le monde des Eglises orientales dites "préchalcédoniennes" (d'avant le concile de Chalcédoine en 451) prévaut en occident (sic - NdL) . Nombre de chrétiens non impliqués dans des querelles humaines ou d'influence politique sont cependant d'avis qu'l n'y a pas de différence de foi, et cette foi exprimée différemment est une. Ainsi est l'Eglise, la tunique sans couture du Christ, invisiblement cependant.

La situation de notre Eglise

Ce qui est écrit ici est la vérité sans fard, afin de ne pas être en position de subir le reproche d'abus de confiance.

L'Eglise orthodoxe celtique est issue de l'Eglise Syrienne d'Antioche par un (sic - NdL) consécration épiscopale qui date de 1866. (Ici, l'EOC omet de signaler que le fait matériel de cette consécration épiscopale n'a jamais pu être prouvé par Jules Ferrette et que le patriarcat jacobite d'Antioche n'a jamais reconnu avoir procédé à ladite consécration. - NdL) Elle confesse donc la foi de son Eglise-Mère, c'est-à-dire les trois conciles oecuméniques de Nicée, Constantinople et Ephèse. Elle se place par contre délibérément en dehors du contexte des divergences d'expression entre les Eglises byzantines et les Eglises préchalcédoniennes, ayant, comme dans tout le monde préchalcédonien, la certitude de ne pas être monophysite (c'est évident qu'avec son prélat de Suisse qui termine une proclamation sur Internet par "Vive Ton Sacré-Coeur", l'EOC est probablement plus nestorienne que monophysite! - NdL) , et par conséquent de ne pas avoir de divergences de foi. Cela permet de reconnaître pleinement les définitions dogmatiques des conciles ultérieurs, desquels les Eglises orientales ont été absentes, en émettant une réserve cependant sur les condamnations consécutives aux querelles théologiques. Il est donc clair: les seuls conciles pleinement reconnus par l'Eglise Orthodoxe Celtique sont les trois conciles de Nicée, de Constantinople et d'Ephèse. (Souligné dans le texte original - NdL.) Ceci lui est imposé par sa volonté de ne pas subir la responsabilité de condamnations injustes d'une part (comme celle de saint Dioscore), ainsi que le diktat d'un canon (le 28e) à l'interprétation controversée. L'Eglise Orthodoxe Celtique se place, à la suite des pères venus d'Irlande, résolument en dehors de toute querelle d'ordre théologique ou ecclésiologique. Le prix à payer en est élevé. (??? - NdL)

L'unité de foi et de pratique étant pour elle évidentes, l'Eglise Orthodoxe Celtique ne voit de sa part aucun obstacle à l'intercommunion avec les Eglises Orthodoxe (sic - NdL) , byzantine ou orientale, et au rétablissement de l'intercommunion primitive avec son Eglise-mère (perdue à la suite d'intrigues politiques des Anglais au moyen-orient) (argumentation qui revient constamment dans le discours de l'EOC, mais oublie que le patriarcat syrien jacobite d'Antioche n'a jamais été sous domination britannique, s'étant replié en 1924 à Homs en Syrie alors sous mandat français, et que ce patriarcat a renouvelé ses déclarations à propos de l'inexistence de la succession Ferrette des années après l'indépendance de la Syrie - NdL) , sauf ceux que ces Eglises elles-mêmes jugent indispensables de mettre sur la route de l'amour et de l'unité. (On notera ici que la déclaration de l'EOC condamne le comportement de toutes les Eglises, chalcédoniennes ou préchalcédoniennes. - NdL)

Cette carence d'intercommunion, l'Eglise universelle en souffre, et si l'Eglise Orthodoxe Celtique reconnaît toutes les Eglises orthodoxes et accueille tous leurs fidèles à la communion sans distinction d'origine ethnique ou ecclésiologique, en en assumant la responsabilité morale, ce n'est pas par désir de faire du nombre (qui aurait osé le croire? -NdL), mais pour en donner à tous ce qu'elle considére comme l'exemple de la charité la plus élémentaire, dans la Vérité de la Foi et la communion de l'Amour."

Le mérite de ce texte est très grand. Sur son propre site, l'EOC insiste sur le fait qu'elle ne reconnaît que trois conciles oecuméniques, et elle le souligne même d'un trait pour mettre en évidence l'importance que cette attitude a pour sa confession de foi. Alors, pourquoi un de ses fidèles a-t-il affirmé sur ce site que l'EOC avait "la foi orthodoxe des sept conciles"? Pourquoi ne pas s'être contenté d'affirmer "la foi orthodoxe des trois conciles", s'ils n'en reconnaissent que trois? Et alors que la louange au Sacré-Coeur sur le site de l'éparchie de Suisse est manifestement contraire au 9ème canon du 5ème concile oecuménique (Constantinople 553) "si quelqu'un dit que le Christ est adoré en deux natures, à partir de quoi il introduit deux adorations, l'une propre au Dieu Verbe, l'autre propre à l'homme (...), qu'un tel homme soit anathème"?

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Eglise celtique + ecof

Message par Ploscaru Mihaela » dim. 07 mars 2004 10:24

Mgr Gall n'est pas à la retraite mais a schismé d'avec l'église celtique suite à "affaire père mériadeg" qui dénonçait le peu d'orthodoxie de la hiérarchie, leur peu de cas du peuple une église trop personnelle sans toutefois parler de dissimulation d'informations : fonds secrets cachés, et rumeurs récentes et émises par la "complice-victime" de fornication incompatible avec l'état et la fonction d'un responsable avec une secrétaire durant de longues années.
aussi pour ECOF, le père Kowalsky n'a pas été suspendu en 1955 mais de août 1954 à octobre 1954 par église russe hors frontière.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » lun. 08 mars 2004 2:28

Chère Mihaela Ploscaru,

Votre message précisant que, contrairement à l'affirmation de Pierre dans son message du 24 septembre 2003, Mgr Gall (Laigle) n'est pas à la retraite, mais s'est séparé de l'Eglise celtique de Saint-Dolay, tombe vraiment à pic. Je viens de recevoir d'un correspondant un témoignage sur l'histoire de ce mini-schisme. Il contient l'article attribué au père Mériadeg (ou Meriadec? ou Meriadeg?), mais signé "Un groupe de laïcs", publié dans Le coracle (bulletin de Mgr Gall), n° 27 (septembre 2000).
J'apprends ainsi que le père "Meriadec" fut suspendu par le Métropolite-Primat de Saint-Dolay, Mgr Maël (de Brescia), le 28 octobre 2000, et que Mgr Gall a refusé cette décision, délié le père "Meriadeg" de cet interdit et fait schisme d'avec l'Eglise celtique de Saint-Dolay le 9 novembre 2000. Mgr Gall entraînait avec lui la paroisse de La Chapelle-Faucher en Dordogne.

Mais, bien qu'en possession de ce témoignage depuis quelques temps, je ne savais qu'en faire. Je n'avais que des faits bruts, sans aucune explication. En effet, pour quelqu'un d'extérieur à la communauté, les allusions contenues dans l'article du Coracle sont incompréhensibles, pas plus que n'est compréhensible le fait que Sa Sérénité Maël Ier ait immédiatement attribué l'article au père Mériadeg et ait jugé l'affaire assez grave pour le suspendre a divinis. Je vous remercie de m'avoir donné la clef de lecture de ce témoignage qui était obscur pour moi.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » lun. 16 août 2004 20:39

L'Eglise orthodoxe celtique, ou plutôt son primat, vient de se signaler à mon attention d'une manière inattendue. Au retour d'un voyage, je trouve un catalogue de romans scouts que m'a fait parvenir, à tout hasard, une maison de diffusion de livres kto intégriste dont je suis le client depuis l'adolescence.

En parcourant ce catalogue, je tombe sur un livre signé par le primat de l'Eglise orthodoxe celtique de Saint-Dolay:

"Mgr Maël de BRESCIA

LA PIERRE DE TOUCHE

Le scoutisme au service de la délinquance.


Gilles, jeune rebelle au coeur dur d'avoir trop saigné, est confié à François, jeune délégué et chef scout, puis à Marc CP. Méfiance, affrontements constants sont-elles les seules réponses d'un adolescent blessé? Un voyage exaltant suffira-t-il à entrouvrir le coeur du garçon? Une grave remise en cause s'est posée, réparée tant bien que mal. Mais un drame bien pire se prépare...

Editions Elor

14,5 x 19 - 192 pages - 2449... 12 euros"

Cette information juste pour compléter la biographie fournie par Eliazar l'année dernière.

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