Melchisédech le ḥanīf ?

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Claude le Liseur
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Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Claude le Liseur » ven. 26 mars 2010 16:44

Dans le fil consacré aux travaux de Luxenberg viewtopic.php?f=1&t=2434&start=0#p17072, nous avions constaté que toute une tradition dont se font l'écho aussi bien l'épître aux Romains que le Coran part du principe qu'Abraham eut la foi longtemps avant que d'en montrer les manifestations extérieures:

Texte allemand de Luxenberg
Zur Bedeutung von حنيف (ḥanīf)

Der syro-aramäischen Bedeutung von ܚܢܦܐ (ḥanpā) (Heide) entsprechend, ist der Ausdruck als Beiname Abrahams zu verstehen. In die heute als korrekt geltende arabische Form übertragen, müßte ا بر هيم حنيفا Wiedergabe von ܐܒܪ ܗ ܡ ܚܢܦܐ (Abrāhām ḥanpā) sinngemäß ا بر هيم ا لحنيف (Ibrāhīm al-ḥanīf = Abraham der Heide) lauten. Daß der Ausdruck im Koran regelmäßig im arabischen Akkusativ steht, beweist gerade, daß er in seiner syro-amaräischen Form rezipiert und zu einem festen Beinamen Abrahams geworden war.

Mit diesem Beinnamen „der Heide“ ist aber gemeint, daß Abraham, der von Haus aus Heide war, gerade als solcher an den einen Gott geglaubt hat. Diesem besonderen Verdienst ist es auch zuzuschreiben, daß Heide als Beiname Abrahams eine positive Bedeutung erlangt hat, so daß man im späteren Islam dies als Attribut Abrahams im Sinne von „reinen Glaubens sein“ interprieterte. Schon der Koran überträgt diesen Beinamen auf den Glauben selbst, wenn es in Sure 30:30 heißt
فا قم و جهك الدين حنيفا „so wende dich (unentwegt) dem ḥanīfen Glauben“ (eigentlich dem „heidnischen“ Glauben = dem Glauben Abrahams des „Heiden“) zu.“

Auch hier ist حنيفا (ḥanīfa n ) kein arabischer Zustandsakkusativ („wende dich... als ḥanīf zu“), wie es nach arabischer Vorstellung auch von den Koranübersetzern mißdeutet wird. Religionshistorisch von Bedeutung ist daher die Feststellung, daß die arabisierte Form ا لدين ا لحنيف (ad-dīn al-ḥanīf) (eigentlich „der heidnische Glaube“) in Islam positiv umgedeutet und zum Inbegriff des „reinen Glaubens“, der „wahren Religion“ geworden ist.

Schon Nöldeke hatte arabisch حنيف (ḥanīf ) richtig auf syro-aramäisch ܚܢܦܐ (ḥanpā) »Heide« zurückgeführt. Zu dessen koranischen Gebrauch führt er allerdings (a.a.O., 30) aus:

„Wie jedoch aus dieser ursprünglichen Bedeutung die anderen hervorgegangen sind, ist schwer zu sagen. Man muß aber bedenken, daß die naiven arabischen Heiden von dem Wesen der anderen Religionen keine Vorstellung hatten und daher solche Ausdrücke leicht mißverstehen und und falsch verwenden konnten.“


Daß aber der Koran diesen Begriff bewußt auf Abraham bezieht, geht aus dem stereotypen Satz hervor, der sich an den Beinamen Abrahams des „Heiden“ ( حنيفا ) anschließt (Sure 2:135; 3:67, 95; 6:161; 16:120,123): و ما كا ن ا لمثس كين . Übersetzt man diesen Beinamen wörtlich: „und er gehörte nicht zu den Götzendienern“, so hat man den Bezug zu ḤanīfHeide“ verfehlt. Denn in Wirklichkeit birgt dieser Nebensatz einen Widerspruch zum Beinamen „Heide“ in sich. Dies wird aber erst klar, wenn man der einleitenden Konjunktion و wa eine adversative Funktion zugrunde liegt, die dem Satz erst seinen richtigen Sinn verleiht. Im Hinblick auf Abraham, der „Heide“ war, heißt dann dieser Zusatz: „er war (als Heide) dennoch kein Götzendiener!“ Damit ist gemeint: Abraham war zwar (von Haus aus) ein Heide, aber kein Götzendiener!

Die Vorstellung, daß Abraham schon als Heide an Gott glaubte und insoweit kein Götzendiener mehr war, ist vorkoranisch und begegnet uns in ähnlicher Weise auch bein Paulus. Im Römerbrief (4:9-12) heißt es nämlich, daß Abraham der Glaube schon vor der Beschneidung (also noch als Heide) angerechnet wurde. Dadurch sollte er zum Vater aller werden, die als Unbeschnittene (also als Heiden) glauben.
Ma traduction:
La signification de حنيف (ḥanīf)


Conformément à la signification syro-araméenne de ܚܢܦܐ (ḥanpā) (païen), il faut comprendre l'expression comme un surnom donné à Abraham. Transposée dans la forme arabe aujourd'hui considérée comme correcte, ا بر هيم حنيفا devrait être la la traduction de ܐܒܪ ܗ ܡ ܚܢܦܐ (Abrāhām ḥanpā) par analogie avec ا بر هيم ا لحنيف (Ibrāhīm al-ḥanīf = Abraham le Païen ). Le fait que l'expression se trouve régulièrement dans le Coran à l'accusatif arabe prouve précisément qu'elle avait été reçue dans sa forme syro-araméenne et était devenue un surnom établi d'Abraham.
Par ce surnom de «païen» on veut en fait dire qu'Abraham, qui était païen de naissance, croyait déjà à ce moment en un Dieu unique. C'est à ce mérite particulier qu'il faut attribuer le fait que «païen» a reçu une connotation positive en tant que surnom d'Abraham, de telle sorte que, dans l'Islam postérieur, on l'interpréta comme un attribut d'Abraham dans le sens de «avoir une foi pure». Le Coran, déjà, transfère ce surnom sur la foi elle-même, lorsqu'il dit dans la Sourate 30, verset 30:
فا قم و جهك الدين حنيفا , «acquitte-toi des obligations de la Religion en vrai croyant » (en réalité la religion «païenne» = la religion d'Abraham le «Païen»).

Ici non plus, حنيفا (ḥanīfa n ) n'est pas un accusatif arabe («tourne-toi... en tant que Ḥanīf »), comme les traducteurs du Coran le croient aussi à tort d'après la conception arabe. Ce qui est significatif du point de vue de l'histoire des religions, c'est le fait que la forme arabisée ا لدين ا لحنيف (ad-dīn al-ḥanīf) (en réalité «la foi païenne» ) a été interprétée de façon positive dans l'Islam et transformée en symbole de la «foi pure» , de la «vraie religion» .

Nöldeke avait déjà, à juste titre, relié l'arabe حنيف (ḥanīf ) au syro-araméen ܚܢܦܐ (ḥanpā) «païen». Toutefois, il mentionne à propos de son usage dans le Coran (loc. cit., 30):

«Il est de difficile de dire comment d'autres significations sont dérivées de cette signification originelle. On doit cependant considérer, que les naïfs païens arabes n'avaient aucune idée des autres religions et que, par conséquent, ils pouvaient facilement comprendre de travers de telles expressions et les employer à tort.»


Le fait que le Coran utilise consciemment ce concept à propos d'Abraham provient de la phrase stéréotype qui s'attache au surnom d'Abraham le «Païen» ( حنيفا ) (Sourate 2:135; 3:67, 95; 6:161; 16: 120, 123): و ما كا ن ا لمثس كين . Si l'on traduit cette phrase de manière littérale «et il ne faisait pas partie des adorateurs des faux dieux», on perd la référence à Ḥanīf = «païen» . Car en réalité, cette proposition contient en elle-même une contradiction avec le surnom « païen» . Mais ceci s'éclaircit si l'on donne à la conjonction و wa une fonction d'opposition, qui donne à la phrase son véritable sens. En ce qui concerne Abraham, qui était un «païen» , l'adjonction devient alors: «quoique païen, il n'était pas un adorateur des faux dieux !» Cela veut dire: Abraham était certes un païen de naissance, mais pas un adorateur des faux dieux!

L'idée qu'Abraham croyait déjà en Dieu lorsqu'il était païen et n'était donc plus un adorateur des faux dieux, est antérieure au Coran. Nous la rencontrons aussi chez Paul. L'épître aux Romains (4, 9-12) dit en effet que la foi d'Abraham lui fut comptée comme justice avant la circoncision - donc lorsqu'il était encore païen. Il devait ainsi devenir le père de tous ceux qui croient en incirconcis (donc en tant que païens).

Ceci nous pousse à accorder encore plus d'importance au récit de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech en Gn 14, 17-20. Comme le but est de signaler cette analogie, et non plus d'attirer l'attention sur les origines de l'Islam, je me permets d'ouvrir un nouveau fil à cet égard.

En effet, le juste Melchisédech (hébreu מַלְכִּי־צֶדֶק mélek-i-tsédeq «mon roi est justice»), qui n'a pas cessé d'inspirer la réflexion chrétienne depuis les origines,

Melchisédeq est aussi un prêtre, et c'est la première apparition du mot prêtre (cohen) dans la Bible. Il sert le Dieu Très-Haut. Est-ce la désignation vague d'un dieu suprême qui se manifesterait en Melchisédeq un roi païen, pourtant monothéiste? (Philippe Lefebvre, «Melchisédeq. Le roi ne meurt jamais», in Politica Hermetica n° 19, L'Âge d'Homme, Lausanne 2005, p. 20.)
La formule utilisée par M. Lefebvre - «un roi païen, pourtant monothéiste» - m'a particulièrement frappé, car elle rejoint exactement ce qu'écrit M. Luxenberg à propos de la figure d'Abraham en tant que ḥanīf (arabe حنيف ) / ḥanpā (syriaque ܚܢܦܐ ): Abraham war zwar (von Haus aus) ein Heide, aber kein Götzendiener.

Outre que cela va dans le sens de la tradition chrétienne selon laquelle le monothéisme a préexisté au paganisme, outre que cela préfigure le fait que la Révélation était destinée à toutes les nations et non seulement au peuple hébreu, cela montre aussi que le patriarche Abraham et le roi-prêtre Melchisédek étaient en quelque sorte faits pour se rencontrer. On pourrait même aller jusqu'à dire qu'à ce stade, qui se situe avant l'Alliance (Gn 17), Abraham et Melchisédeq se trouvent dans la même situation: ils sont tous les deux païens, et pourtant monothéistes - donc ḥanpā ܚܢܦܐ au sens de la tradition syriaque qui a donné le mot arabe ḥanīf حنيف . N'est-ce pas intéressant? N'est-ce pas une réflexion qui rehausse encore l'importance du roi de Salem, tant représenté dans l'iconographie orthodoxe jusqu'à nos jours?

J-Gabriel
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par J-Gabriel » sam. 27 mars 2010 0:01

Intéressant en effet et j’ai à une place une bonne remarque concernant le sujet. Je vais essayer de la retrouver au plus vite et de la communiquer ici.
Claude le Liseur a écrit :Abraham et Melchisédeq se trouvent dans la même situation [...]
Oui juste, à la seule différence qu’Abraham a reçu la Promesse (Gn 12, 1-7)
Claude le Liseur a écrit : [...] l'importance du roi de Salem, tant représenté dans l'iconographie orthodoxe[...]
Pourriez-vous m’indiquer une tel icône ? Je suis peut-être déjà tombé dessus mais sans savoir que c’était le roi de Salem qui y était représenté.

Anne Geneviève
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Anne Geneviève » sam. 27 mars 2010 12:37

Cela rejoint les travaux du comparatiste Mircea Eliade qui montre que toutes les cultures archaïques avaient la notion d'un Dieu, du Dieu unique, suprême, englobant. Ce n'est qu'en un second temps que ce Dieu est passé à l'arrière-plan (deus otiosus), les diverses cultures donnant plus d'importance immédiate, dans les rites comme dans les mythes aux êtres intermédiaires. Comme dit l'ethnologue Michel Boccara, les "dieux" des divers panthéons sont des esprits de la brousse ! Ou de la nature. Ce pourquoi, quand je me lance dans une recherche de comparatisme, je préfère remplacer "dieux" par le terme "puissances", traduction plus exacte du neter égyptien ou des regin germano-scandinaves.
Avec Abraham et Melchisédech, nous sommes vers -1800 à -1750, à peu près à l'époque d'Hammurabi à Babylone. C'est aussi le moment où s'amorce un courant qui va faire de tout le panthéon chaldéen des aspects de Marduk assimilé à Anu. Je dis bien s'amorce. Dans le code d'Hammurabi, tout commence par le nom du Dieu suprême, Anu.
Les traductions dont je donne un lien ne sont pas forcément parfaites, mais je ne lis pas le chaldéen... donc j'en mets plusieurs pour pouvoir se faire une meilleure idée.
http://www.fsj.ualberta.ca/scsoc311/ham ... ancais.htm
http://www.monprofenligne.fr/IMG/doc/naissecri.doc.
http://pagesperso-orange.fr/jdtr/Hamourabi.htm
http://curieux.morenon.fr/ZCu03-CH.html

Il semble donc qu'Abraham et Melchisédech aient franchi une étape supplémentaire, écartant les esprits de la nature pour se tourner vers le seul Dieu ou, du moins, lui donner la place essentielle dans leur cœur et dans leur culte.
"Viens, Lumière sans crépuscule, viens, Esprit Saint qui veut sauver tous..."

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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Claude le Liseur » sam. 27 mars 2010 13:27

Dans le par ailleurs très peu palpitant livre de Gilbert Dagron Empereur et prêtre (Gallimard, Paris 1996), il y a un développement (pp. 184-191) sur l'importance que la pensée politique byzantine a donnée à la figure de Melkisédeq, précisément pour opposer la figure du prêtre-roi de Salem à celle de Léon III l'Isaurien, empereur iconoclaste, insupportable aux orthodoxes, qui se serait proclamé empereur et prêtre. C'est le seul passage du livre, soit dit en passant, qui m'ait sorti du doux ennui que m'inspirait le reste de ma lecture.

J-Gabriel
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par J-Gabriel » sam. 27 mars 2010 16:04

J-Gabriel a écrit : Intéressant en effet et j’ai à une place une bonne remarque concernant le sujet. Je vais essayer de la retrouver au plus vite et de la communiquer ici.
Voilà, ouf ( je dis ouf car étant en perpétuel déménagement j’ai beaucoup d’affaires à classer) j’ai réussi à retrouver la note dont je parlais. Il s’agit donc d’un résumé des remarques d’un membre de l’Institut français d’archéologie de Beyrouth, se faisant appeler "abbé Jean Starky", faites lors d’une conférence en 1948:
On considère habituellement que le milieu où vécut Abraham était entièrement polythéiste : voir Josué, XXIV, 2 (« les dieux étrangers ») ou Judith ; l’archéologie accroît sans cesse le panthéon sémitique.

Par contre :

a) Genèse, XII et suivants : lorsque Dieu s’adresse pour la première fois à Abraham, il n’y a pas de révélation de nom divin, mais simplement ordre de se rendre dans la Terre promise ;

b) Des contemporains d’Abraham situés par la Bible en dehors de la Révélation, tel Melchisédech, adorent le même Dieu que le patriarche (Genèse, XIV) ;

c) L’onomastique de tous les peuples sémitiques comporte l’élément EL, mot qui correspond à Dieu (nom commun et nom propre). Ces noms sont particulièrement fréquents à la haute époque. On les rencontre dès l’apparition des premiers Sémites, au IIIe millénaire ;

d) En dehors des noms propres d’individus, et comme nom divin isolé, EL est attesté à partir du XIVe siècle : dans les tablettes mythologiques de Ras-Shamra, il est le dieu suprême du panthéon phénicien ;

Explication proposée ;

Le stade antérieur à la Révélation divine à Abraham est qualifié d’associationnisme : structure psychologique dimorphe (analogie : les Arabes avant Mahomet).
Cet associationnisme semble attesté chez les Amorréens, groupe ethnique alors prépondérant : culte d’un dieu ancestral, auquel s’ajoutent d’autres dieux. Ce dieu ancestral est désigné par l’élément EL (accadien ILU), dans l’onomastique la plus ancienne.
Le passage de l’associationnisme au monothéisme n’exige pas le fait de la Révélation. Il peut être attribué à une exigence morale plus stricte qui a permis à des personnages comme Melchisédech ou Abraham avant la Révélation d’être des monothéistes de fait : « les dieux étrangers » disparaissant d’eux-mêmes devant « le Dieu » ancestral.
La Révélation à Abraham serait donc caractérisée par un autre objet que le monothéisme, à savoir : La Promesse.
Cela nous donne quelques éléments et ça rejoint également l’excellent message d’Anne-Geneviève plus haut, dont je suis content qu’elle mentionne le code d'Hammurabi.

Claude le Liseur
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Claude le Liseur » sam. 27 mars 2010 16:19

J-Gabriel a écrit : Cela nous donne quelques éléments et ça rejoint également l’excellent message d’Anne-Geneviève plus haut, dont je suis content qu’elle mentionne le code d'Hammurabi.

Hammourabi, lui aussi un roi de justice...

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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par J-Gabriel » sam. 27 mars 2010 17:44

Claude le liseur a écrit : Hammourabi, lui aussi un roi de justice...
Et juriste aussi. C’est justement d’après le code Hammourabi (loi sumérienne formulé) que Sarah -alors Saraï- la femme stérile d’Abraham -alors Abram- choisit parmi les servantes une femme pouvant donner des enfants à son mari, et toujours sous la pratique de cette même loi que Saraï punît Agar (Gn 16)

A voir dans le 3ème lien que propose plus haut Anne-Geneviève http://pagesperso-orange.fr/jdtr/Hamourabi.htm vers le chiffre 146.

Claude le Liseur
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Claude le Liseur » sam. 27 mars 2010 18:42

J-Gabriel a écrit :
Claude le Liseur a écrit : [...] l'importance du roi de Salem, tant représenté dans l'iconographie orthodoxe[...]
Pourriez-vous m’indiquer une tel icône ? Je suis peut-être déjà tombé dessus mais sans savoir que c’était le roi de Salem qui y était représenté.

Je crois avoir répondu à votre demande en postant ici viewtopic.php?f=7&t=2457 une icône de saint Melchitsédeq.

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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Ploscaru Mihaela » sam. 27 mars 2010 19:30

Il y a une icone de Melchisedeck que j'aai vu en Israel dans un monastère où celui-ci est représenté comme un veillard très maigre, un peu comme Saint Jean Baptiste, avec des ongles aux mains ( of course) très longs et on situe alors son lieu sur le Mont Thabor lieu de la Transfiguration du Christ .

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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par J-Gabriel » sam. 27 mars 2010 23:31

Claude le Liseur a écrit :Je crois avoir répondu à votre demande en postant ici viewtopic.php?f=7&t=2457 une icône de saint Melchitsédeq.
Ah merci Claude ! C’est une belle icône. J’aime quand l’auréole est travaillée. C’est très beau le soir avec une veilleuse, quand l’auréole est travaillée ainsi.

Claude le Liseur
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Claude le Liseur » dim. 11 avr. 2010 17:58

Quelqu'un sait-il s'il existe un quelconque office ou acathiste à saint Melkisédeq?

Je crois savoir qu'il n'y en a pas en français. Mais en grec, en slavon, en roumain?

J-Gabriel
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par J-Gabriel » dim. 11 avr. 2010 19:37

Au numéro 25 de la revue Lumière du Thabor (Sébastopol) il y a un article sur 7 pages à propos de saint MELCHISEDEK, LE ROI DE SALEM.
On y mentionne l’Homélie sur Melchisédek, Œuvres complètes, t. X, 9.482, trad. Bareille, Paris, 1867. , de saint Jean Chrysostome. On y mentionne encore une autre Homélie sur Melchisédek de Mar Jacob évêque de Sarugh. Il n'y a par-contre aucune note relative à une hymnographie sur le saint.

Nikolas
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Re: Melchisédech le ḥanīf ?

Message par Nikolas » sam. 24 déc. 2011 20:44

21. Un Ancien résidant dans les régions inférieures d'Egypte disait dans sa simplicité que Melchisédek était Fils de Dieu.
22. On rapporta le fait au bienheureux Cyrille, l'archevêque d'Alexandrie qui envoya quelqu'un chez lui. Sachant que l'Ancien était visionnaire, que ce qu'il demandait à Dieu lui était révélé et qu'il avait parlé ainsi à cause de sa simplicité, il lui fit transmettre ce message plein de sagesse: "Abba, je t'en prie, la pensée me dit que Melchisédek est Fils de Dieu, et une autre pensée me dit que non, qu'il est un homme, le grand-prêtre de Dieu. Etant donc perplexe, je t'envoie quelqu'un afin que tu pries Dieu de te révéler ce qu'il en est."
23. L'Ancien, se confiant en sa familiarité avec Dieu, lui dit: "Donne-moi trois jours, et je questionnerai Dieu à ce sujet, puis je te dirai qui est Melchisédek." Il partit donc et pria Dieu de lui révéler ce qu'il en était. Quand il reçut la réponse d'en-haut après trois jours, il vint dire au bienheureux Cyrille que Melchisédek était un homme.
24. L'archevêque lui dit: "Comment le sais-tu, Abba ?" Celui-ci répondit : "Pendant ma prière, Dieu m'a fait voir tous les patriarches de sorte que chacun passait devant moi, depuis Adam jusqu'à Melchisédek. Lorsque ce dernier passa près de moi, l'ange me dit : "Celui-ci est Melchisédek." Sois donc assuré qu'il en est ainsi." Et depuis ce temps, l'Ancien professa de lui-même que Melchisédek était un homme.
Evergetinos tome IV, proposition X, [2] Apophtegmes 21 à 24, pages 137-138.

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