Aveu du gouvernement turc

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Claude le Liseur
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Aveu du gouvernement turc

Message par Claude le Liseur » ven. 17 avr. 2015 17:29

Déclarations hallucinantes du Premier ministre turc http://www.romandie.com/news/Ahmet-Davu ... 585262.rom
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a sévèrement condamné vendredi la résolution du Parlement européen qui demande à son pays de reconnaître le "génocide" arménien de 1915. Selon lui, cette requête symbolise la montée du "racisme" en Europe.


"S'il veut contribuer à la paix, le Parlement européen ne devrait pas prendre de décisions qui incitent à la haine envers une certaine religion ou un certain groupe ethnique", a déclaré M. Davutoglu devant la presse à Ankara.


"Cette question dépasse désormais la seule question turco-arménienne. C'est un nouveau signe du racisme en Europe", a-t-il ajouté.


Le chef du gouvernement islamo-conservateur turc a aussi dénoncé la présence, au sein de l'assemblée européenne, de députés nationalistes ou d'extrême droite. "Tous les groupes marginaux d'Europe ont réussi à avoir des sièges au Parlement européen", a déploré M. Davutoglu, déplorant que les décisions y soient prises de "façon très légère".


Désaccord sur l'Histoire
La tension monte à l'approche des cérémonies du centenaire des massacres d'Arméniens commis par l'Empire ottoman à partir de 1915. La Turquie rejette catégoriquement la qualification de génocide tandis que des pays ou institutions l'incitent à profiter de l'occasion pour le faire.


Le pape François a évoqué la semaine dernière ce génocide, provoquant la fureur d'Ankara qui a rappelé son ambassadeur au Vatican.


Selon Erevan et de nombreuses autres capitales, ces tueries ont coûté la vie à 1,5 million d'Arméniens lors d'une campagne d'élimination systématique. La Turquie ne reconnaît à l'inverse que la mort dans des déportations d'environ 500'000 personnes, victimes de groupes armés ou de famine.


Partage des peines
Position habituelle de son gouvernement, M. Davutoglu a rappelé vendredi les "souffrances" également subies à l'époque par les "Turcs musulmans". "Nous sommes prêts à partager les peines mais nous ne plierons jamais", a-t-il lancé.


Vendredi, un éditorialiste du quotidien proche du régime "Yeni Safak", Yusuf Kaplan, a accusé les Européens de mener "une guerre qui ne dit pas son nom contre la Turquie". Il les a renvoyés aux "guerres de religion" et à leur "sanglante histoire coloniale".

Au-delà de l'habituelle logomachie où l'on sent l'aide technique de la gauche européenne masochiste et anti-chrétienne ("sanglante histoire coloniale"- accusation à mourir de rire venant de ceux qui se vantent d'avoir envahi et ravagé la Serbie, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Syrie, etc., et qui occupent un territoire d'où ils ont exterminé les autochtones arméniens, grecs et syriaques -, et bien sûr reproche que le Parlement européen soit élu à la proportionnelle, reproche qui sent son politicien magouilleur à la Jacques Chirac), il y a quelques passages où l'on se rend compte que même un ministre islamiste peut parfois dire la vérité. A moins, la vérité sort au fur et à mesure que l'AKP abandonne le masque de la Turquie "laïque" et "européenne" (ce qui n'empêchera pas les eurocrates d'imposer l'adhésion de la Turquie à l'UE dans quelques années).


Lisez attentivement les propos de Davutoglou, le passage où il se trahit, le passage où il y a enfin un aveu:
S'il veut contribuer à la paix, le Parlement européen ne devrait pas prendre de décisions qui incitent à la haine envers une certaine religion
Vous avez bien lu: pour le Premier ministre de la Turquie néo-ottomane, le fait de dénoncer le génocide arménien incite à la haine envers l'Islam. Ah bon? Il y aurait donc un lien entre l'Islam et le massacre des chrétiens d'Anatolie? Ce ne serait pas exclusivement "la religion de paix et d'amour" dont la simple évocation provoque l'extase de la gauche européenne prétendument laïque? L'extermination des chrétiens en Anatolie serait peut-être une forme du jihad? J'entends le chœur des vierges effarouchées de la gauche européenne: "Pas d'amalgame! Pas d'amalgame!"
Et la disparition violente des chrétiens d'Irak et de Syrie à laquelle nous assistons aujourd'hui, le gouvernement "islamiste modéré" du bon M. Davutoglou n'y serait-il pas un peu mêlé, rien qu'un peu?
"Pas d'amalgame! Pas d'amalgame!" "

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