Concile: une question pratique et préalable

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Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » lun. 22 août 2016 13:50

Observations du métropolite de Naupacte Hiérothée sur la position du Patriarcat de Roumanie lors du Saint et Grand Concile
http://orthodoxie.com/observations-du-m ... d-concile/

Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » mer. 21 sept. 2016 19:40

Un ami lecteur de ce forum m'a envoyé récemment le texte suivant, qui précise entre autre la liste des hiérarques non signataires du document controversé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ».
L'article de Orthodox Ethos cité plus bas est également à lire en complément.

Comme l'exprime très bien les commentaires de ces articles, le nombre des non-signataires (33) est plus important que ce que l'on aurait pu penser. Il représente plus de 20% des évêques présents. Pour un concile qui devait s'exprimer par la conciliarité et non par la majorité, on se demande donc comment ce document a pu être adopté.
L'exemple le plus frappant est celui de l'église de Serbie, venu participer avec l'intention de faire entendre sa voix (rappelons nous) et qui compte le plus grand nombre de non signataire pour ce document. 17 sur 24 évêques ayant refusé de signé, l'on se demande donc comment la Patriarche Irénée a pu décider d'adopter un texte que plus de 70% de sa délégation a refusé. Etrange conception de la conciliarité une fois de plus, ici en faveur du concept primatiale (aussi appelé papale).
On pourrait s'étonner qu'il ne soit que 3 dans l'église de Grèce (d'où son parti les premières critique contre les textes pré-conciliaire) alors qu'ils sont 5 pour le patriarcat de Constantinople (dont 4 servent aux USA).

Il serait aussi intéressant de regarder si certains hiérarques auraient refusé de signer d'autres documents.
Scans of Crete Council's final, signed documents available online

September 13, 2016


The final versions of the texts of the Cretan Council are now available online at https://theolcom.ru, where you can see which hierarchs signed which documents, reports Orthodox Ethos https://orthodoxethos.com/post/scans-of ... le-on-line.

Of particular interest is the controversial "Relations of the Orthodox Church with the Rest of the Christian World" text, which, as is now known, thirty-three of the 162, or twenty percent, hierarchs present declined to sign, including five from the Ecumenical Patriarchate.

Notably, seventeen of the twenty-four Serbian hierarchs attending the council withheld their signatures, only seven signing. Given that a primate's signature was said to express the consensus or majority of his Church, it raises the questions of what Patriarch Irenej intended by signing the document, and how it represents the conciliarity which was to be a touchstone of this council.

As the text deals with ecclesiology, that is, the theology of Christ's very Body, it is inseparable from Christology, as all Orthodox theology is a seamless whole. In this light it remains a question how a text could be passed with such a large dissenting minority, or, in other words, how such differences in profession of faith could be tolerated and pass without comment or action.

Readers can find the English version of the text here, and the Greek version here.

For convenience, Orthodox Ethos has listed those who did not sign the text below, in order of their appearance in the text:

From the Ecumenical Patriarchate:

1. Isaiah of Denver

2. Nicholas of Detroit

3. Amphilochios of Adrianopolis

4. Antonios of Hierapolis, Head of the Ukrainian Orthodox in the USA

5. Gregory of Nyssa, Head of the Carpatho-Russian Orthodox in the USA

It is interesting to note that four of the five dissenting hierarchs of the Ecumenical Patriarchate serve in America.—O.C.

From the Patriarchate of Alexandria

6. Jonah of Kampala

7. Seraphim of Zimbabwe and Angola

From the Patriarchate of Jerusalem

8. Benedict of Philadelphia

9. Theophylaktos of Jordan

From the Patriarchate of Serbia

10. Amphilochios of Montenegro and the Littoral

11. Porfirije of Zagreb and Ljubljana

12. Vasilije of Sirmium

13. Lucian of Budim

14. Longin of Nova Gracanica

15. Irinej of Backa

16. Hrizostom of Zvornik and Tuzla

17. Justin of Zicha

18. Pahomije of Vranje

19. Jovan of Sumadija

20. Fotije of Dalmatia

21. Hrizostom of Bihac and Petrovac

22. Joanikije of Niksic and Budimlje

23. Milutin of Valjevo

24. David of Krusevac

25. Jovan of Slavonija

26. Ilarion of Timok

From the Church of Cyprus

27. Athanasios of Limassol

28. Neophytos of Morphou

29. Nicholas of Amathus

30. Epiphanios of Ledra

From the Church of Greece

31. Chrysostomos of Peristerion

32. Hierotheos of Nafpaktos and Aghios Vlasios

33. Anthimos of Alexandroupolis

13 / 09 / 2016

Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » sam. 24 sept. 2016 12:18

« Préservons la paix et l’unité de l’Église » (communiqué du bureau de presse de l’Église orthodoxe roumaine au sujet du Concile de Crète)
http://orthodoxie.com/preservons-la-pai ... -de-crete/

Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » mer. 02 nov. 2016 17:27

Conclusions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie concernant les procédures et les décisions du saint et grand Concile des Églises orthodoxes en Crète (16-26 juin 2016)
Suite aux discussions qui se sont déroulées dans le cadre de la séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine le 29.10.2016, présidée par le patriarche Daniel, les membres du Synode ont formulé et exprimé les conclusions suivantes concernant les procédures et les décisions du saint et grand Concile des Églises orthodoxes en Crète (16-26 juin 2016) :
– Est pris acte avec appréciation de la participation et de l’implication substantielles du patriarche de Roumanie et des autres membres de la délégation de l’Église orthodoxe roumaine dans les travaux du saint et grand Concile des Églises orthodoxes.
– Est pris acte du contenu des documents dans leur forme approuvée dans le cadre des travaux du saint et grand Concile des Églises orthodoxes, à savoir la mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ; la diaspora orthodoxe ; l’autonomie et le mode de sa proclamation ; le saint mystère du mariage et ses empêchements ; l’importance du jeûne et son observance aujourd’hui ; les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien, auxquels s’ajoutent l’encyclique et le message du Concile. Le saint et grand Concile des Églises orthodoxes n’a pas formulé de dogmes nouveaux, de canons nouveaux ou de modifications liturgiques, mais a témoigné le fait que l’Église orthodoxe est l’Église une, sainte, catholique et apostolique du Christ. En outre, il a été pris acte du fait que les textes peuvent être expliqués, nuancés ou développés par un futur saint et grand Concile des Églises orthodoxes. Leur explication et la rédaction d’autres textes conciliaires sur différents sujets ne doivent néanmoins pas êtres réalisées sous la pression du temps, mais au cas où il n’existe pas de consensus panorthodoxe, ils doivent être reportés et améliorés jusqu’à ce que le consensus soit réalisé.

http://orthodoxie.com/roumaine/

Claude le Liseur
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Claude le Liseur » jeu. 03 nov. 2016 23:35

Nikolas a écrit :Un ami lecteur de ce forum m'a envoyé récemment le texte suivant, qui précise entre autre la liste des hiérarques non signataires du document controversé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ».
L'article de Orthodox Ethos cité plus bas est également à lire en complément.

Comme l'exprime très bien les commentaires de ces articles, le nombre des non-signataires (33) est plus important que ce que l'on aurait pu penser. Il représente plus de 20% des évêques présents. Pour un concile qui devait s'exprimer par la conciliarité et non par la majorité, on se demande donc comment ce document a pu être adopté.
L'exemple le plus frappant est celui de l'église de Serbie, venu participer avec l'intention de faire entendre sa voix (rappelons nous) et qui compte le plus grand nombre de non signataire pour ce document. 17 sur 24 évêques ayant refusé de signé, l'on se demande donc comment la Patriarche Irénée a pu décider d'adopter un texte que plus de 70% de sa délégation a refusé. Etrange conception de la conciliarité une fois de plus, ici en faveur du concept primatiale (aussi appelé papale).
On pourrait s'étonner qu'il ne soit que 3 dans l'église de Grèce (d'où son parti les premières critique contre les textes pré-conciliaire) alors qu'ils sont 5 pour le patriarcat de Constantinople (dont 4 servent aux USA).

Il serait aussi intéressant de regarder si certains hiérarques auraient refusé de signer d'autres documents.
Scans of Crete Council's final, signed documents available online

September 13, 2016


The final versions of the texts of the Cretan Council are now available online at https://theolcom.ru, where you can see which hierarchs signed which documents, reports Orthodox Ethos https://orthodoxethos.com/post/scans-of ... le-on-line.

Of particular interest is the controversial "Relations of the Orthodox Church with the Rest of the Christian World" text, which, as is now known, thirty-three of the 162, or twenty percent, hierarchs present declined to sign, including five from the Ecumenical Patriarchate.

Notably, seventeen of the twenty-four Serbian hierarchs attending the council withheld their signatures, only seven signing. Given that a primate's signature was said to express the consensus or majority of his Church, it raises the questions of what Patriarch Irenej intended by signing the document, and how it represents the conciliarity which was to be a touchstone of this council.

As the text deals with ecclesiology, that is, the theology of Christ's very Body, it is inseparable from Christology, as all Orthodox theology is a seamless whole. In this light it remains a question how a text could be passed with such a large dissenting minority, or, in other words, how such differences in profession of faith could be tolerated and pass without comment or action.

Readers can find the English version of the text here, and the Greek version here.

For convenience, Orthodox Ethos has listed those who did not sign the text below, in order of their appearance in the text:

From the Ecumenical Patriarchate:

1. Isaiah of Denver

2. Nicholas of Detroit

3. Amphilochios of Adrianopolis

4. Antonios of Hierapolis, Head of the Ukrainian Orthodox in the USA

5. Gregory of Nyssa, Head of the Carpatho-Russian Orthodox in the USA

It is interesting to note that four of the five dissenting hierarchs of the Ecumenical Patriarchate serve in America.—O.C.

From the Patriarchate of Alexandria

6. Jonah of Kampala

7. Seraphim of Zimbabwe and Angola

From the Patriarchate of Jerusalem

8. Benedict of Philadelphia

9. Theophylaktos of Jordan

From the Patriarchate of Serbia

10. Amphilochios of Montenegro and the Littoral

11. Porfirije of Zagreb and Ljubljana

12. Vasilije of Sirmium

13. Lucian of Budim

14. Longin of Nova Gracanica

15. Irinej of Backa

16. Hrizostom of Zvornik and Tuzla

17. Justin of Zicha

18. Pahomije of Vranje

19. Jovan of Sumadija

20. Fotije of Dalmatia

21. Hrizostom of Bihac and Petrovac

22. Joanikije of Niksic and Budimlje

23. Milutin of Valjevo

24. David of Krusevac

25. Jovan of Slavonija

26. Ilarion of Timok

From the Church of Cyprus

27. Athanasios of Limassol

28. Neophytos of Morphou

29. Nicholas of Amathus

30. Epiphanios of Ledra

From the Church of Greece

31. Chrysostomos of Peristerion

32. Hierotheos of Nafpaktos and Aghios Vlasios

33. Anthimos of Alexandroupolis

13 / 09 / 2016

Je relève parmi les évêques qui ont refusé de signer deux noms très connus, au moins par leurs publications : Amphiloque (Radovic) du Monténégro et Hiérothée (Vlachos) de Naupacte et Saint-Blaise.

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » sam. 05 nov. 2016 14:53

Claude le Liseur a écrit :Je relève parmi les évêques qui ont refusé de signer deux noms très connus, au moins par leurs publications : Amphiloque (Radovic) du Monténégro et Hiérothée (Vlachos) de Naupacte et Saint-Blaise.
L'on peut ajouter aussi le métropolite de Limassol ( Chypre) Athanase, qui est très connu.

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » ven. 18 nov. 2016 22:12

Évaluation du saint et grand Concile de Crète par le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie
Au cours de sa session du 16 novembre 2016, le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie a publié le communiqué suivant au sujet de son évaluation du saint et grand Concile de Crète :
« Le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie sous la présidence de S.S. le Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, après une discussion exhaustive communique ce qui suit :
1. Nous exprimons gloire et louange au Dieu Trinitaire, qui nous a rendus dignes de participer au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe au mois de juin passé. Le Concile constituait le sceau d’un long cheminement de nombreuses décennies, avec des pourparlers, des accords et des désaccords théologiques intensifs. Ce fut la vision de nos prédécesseurs éclairés et charismatiques, qui ont prié pour voir sa convocation, mais n’en ont pas eu le bonheur. Nous exprimons notre profonde reconnaissance envers eux et nous prions pour le repos de leur âme.
2. Le Concile de Crète a constitué un événement éminemment important pour le cheminement de l’Église orthodoxe, donnant un témoignage d’unité, un témoignage de responsabilité et d’anxiété pour le monde contemporain. Ce fut, c’est, et cela restera un grand miracle « de la rencontre et de la coexistence ensemble » des Églises orthodoxes et nous croyons que cette nouvelle expérience, qui sera décryptée peu à peu, et produira de nouveaux fruits dans l’espace orthodoxe. Bienheureux ceux qui goûteront ces fruits !
3. [Notre Synode] a confirmé que la conciliarité constitue l’expression par excellence de la conscience qu’a d’elle-même l’Église orthodoxe et, en même temps, elle est une réponse dynamique aux prédicateurs enflammés du repli sur soi-même, de l’exclusion, de l’ethno-phylétisme et du fondamentalisme. Nous croyons que dans le proche avenir, au cours des Conciles qui, Dieu voulant, seront convoqués, les imperfections et les faiblesses de ce Concile seront surpassées.
4. Nous remercions de tout notre cœur Sa Toute Sainteté le Président du Saint et Grand Concile, le patriarche œcuménique Bartholomée, Leurs Béatitudes les Primats et tous ceux qui ont travaillé assidument pour la réalisation du Concile au milieu de nombreuses adversités et provocations.
5. Nous considérons comme particulièrement importante la consolidation conciliaire de l’économie ecclésiastique au milieu de positions extrêmes et conservatrices, puisqu’il est donné la possibilité aux Églises locales d’exercer leur pastorale à une époque réelle et dans des lieux et des usages concrets. Nous avons constaté cependant avec tristesse que, malgré les voix prophétiques qui ont été entendues dans le cadre du Concile et des conférences préconciliaires, les « dérogations » aux règles plus anciennes de la vie de l’Église et des fidèles, aient été comprises avec timidité et réticence, dans le sens de l’acribie et non pas de l’économie, alors que cela serait la véritable affirmation du mystère de l’Incarnation du Christ dans l’aujourd’hui, c’est-à-dire la Révélation vivante et salvifique de Dieu. Les différentes approches des questions de la vie de l’Église pour nous ne constituent pas des déviations de la vérité orthodoxe, mais l’adaptation à la réalité africaine.
6. L’Église d’Afrique continuera à participer activement à tous les dialogues officiels interchrétiens et interreligieux, malgré les difficultés et les problèmes qui apparaissent de temps à autre. Hormis la participation au COE, nous revalorisons le témoignage de la Foi orthodoxe, la plénitude de la Révélation divine que notre Église préserve. Cheminant sur les traces de Jésus, nous devons devenir les organes de la réconciliation et cultiver la coexistence pacifique des hommes, respectant et défendant leur différence ethnique, raciale et religieuse. En commun avec les autres Églises et religions, nous sommes appelés à travailler à combattre toute injustice systémique, toute chose démoniaque, qui anéantit la vie de notre troupeau profondément meurtri et blessé.
7. Nous pressentons que, en tant qu’Église vivante et dynamique, émergente des entrailles d’un monde développé et souffrant, nous avons le devoir avec hardiesse et vision prophétique de former en notre sein les conditions pour la transformation de notre monde, de déposer une proposition d’espoir, de vie dans sa plénitude pour tous les hommes et de joie de la Résurrection. Nous demandons les prières ardentes du Corps de notre Église, clercs et laïcs, afin que par la collaboration de tous nous mettions en valeur la dynamique du Grand Concile et que nous libérions les forces qui montreront l’Église d’Afrique comme une présence prophétique, craignant son Seigneur et ouvertes à l’action du Très Saint Esprit ».
http://orthodoxie.com/evaluation-du-sai ... lexandrie/

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » sam. 19 nov. 2016 15:34

“Le concile de Crète : en espérant que nous apprenions”
Une réflexion de Assaad Elias Kattan
http://orthodoxie.com/le-concile-de-cre ... as-kattan/

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » mer. 23 nov. 2016 21:07

Le patriarche de Moscou Cyrille : « L’Église orthodoxe russe n’a pas participé au Concile de Crète afin d’éviter un schisme »
http://orthodoxie.com/le-patriarche-de- ... n-schisme/

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » sam. 26 nov. 2016 15:37

L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce examine la question du Concile de Crète
http://orthodoxie.com/lassemblee-des-ev ... -de-crete/

Poursuite de la discussion au sujet du Concile de Crète par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce
http://orthodoxie.com/poursuite-de-la-d ... -de-grece/

L’archevêque de Chypre révèle le contenu de son entretien avec le patriarche de Moscou Cyrille au sujet du Concile de Crète
http://orthodoxie.com/larcheveque-de-ch ... -de-crete/
on découvre dans cet article les étranges méthodes de l'archevêque de Chypre pour arriver à l'unanimité. Etrange quand même de se vanter dans le presse de cela.

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » mar. 29 nov. 2016 20:58

Déclaration du métropolite de Naupacte Hiérothée au sujet du Concile de Crète
http://orthodoxie.com/declaration-du-me ... -de-crete/

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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » jeu. 01 déc. 2016 14:23

Rappelons que l'Eglise de Bulgarie n'a pas participée au synode de Crète.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie a pris position sur le Concile de Crète et le texte « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

En date du 29 novembre 2016, l’Église orthodoxe de Bulgarie a arrêté sa position sur le Concile de Crète et en particulier le texte de ce Concile intitulé « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste [et non pas « l’ensemble » comme il est dit dans la traduction française officielle, ndt] du monde chrétien ». Nous publions ci-dessous le texte intégral du document du Saint-Synode :

« Prise de position du Saint-Synode [de l’Église orthodoxe bulgare] concernant le Concile de Crète (2016) et le texte ‘Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien’.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie, lors de sa session du 15 novembre (protocole N°22), siégeant au complet, a examiné le texte ‘Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien’ adopté par le Concile ayant eu lieu en juin de cette année en Crète, a pris la position suivante :

Lors de la session du 1er juin 2016, protocole N°12, le Saint-Synode, siégeant au complet, décida de proposer le report du Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe, afin que la préparation à sa réalisation fût continuée. Dans le cas contraire, le Saint-Synode avait décidé que l’Église orthodoxe bulgare n’y participerait point.

Par la suite, les Saint-Synodes d’autres Églises orthodoxes locales participant à l’organisation du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe sont intervenus avec des propositions semblables. Puis quatre Églises locales autocéphales ont déclaré leur non-participation (dans l’ordre chronologique) : l’Église orthodoxe bulgare (décision du 1er juin de cette année), le Patriarcat d’Antioche (décision du 6 juin de cette année), l’Église orthodoxe de Géorgie (décision du 10 juin de cette année), l’Église orthodoxe russe (décision du 13 juin de cette année). Du 16 au 27 juin de cette année, en l’Académie orthodoxe de Crète, République de Grèce, a été réalisé le Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe planifié, mais sans la participation de quatre Églises locales, et en l’absence de l’Église autocéphale orthodoxe en Amérique (OCA) reconnue comme telle par l’Église orthodoxe de Bulgarie et dont la participation, dès le début, n’a pas été prévue, pas même en tant qu’hôte. Au Concile étaient présents les représentants des médias et les invités de communautés religieuses hétérodoxes (catholique-romaine, anglicanes et d’autres).

Le Concile réalisé en Crète, a voté et adopté avec certaines modifications six documents préconciliaires, et également son « Encyclique » ainsi que son « Message ». 33 évêques participant au Concile n’on pas signé le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », et certains des hiérarques non signataires (parmi eux des théologiens orthodoxes faisant autorité) ont publié des explications de leur position. Par sa lettre, protocole № 798 du 14.07.2016 (Référence de la réception à la chancellerie du Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie : N°498 du 20.09.2016), S.S. le patriarche œcuménique Bartholomée a expédié au Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie les documents votés et adoptés par le Concile. Après une traduction spécialisée, effectuée par un traducteur autorisé dans le but donné, les métropolites diocésains [de l’Église orthodoxe bulgare] ont reçu lesdits documents.

La première conclusion importante est que, par rapport à leur rédaction préconciliaire, les documents votés et adoptés par le Concile de Crète ont subi des certaines modifications, mais celles-ci ne sont pas essentielles et elles sont insuffisantes pour que lesdits documents soient adoptés de façon panorthodoxe.

I. Sur le document « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ».

1. En ce qui concerne le texte du point 4, on peut dire que l’Église orthodoxe sous « l’union de tous » a toujours compris la réunion à elle ou le retour dans son sein, par le saint Baptême, la sainte Chrismation et la Pénitence de tous ceux qui errent selon les éléments de ce monde, et qui se sont séparés d’elle par l’hérésie et le schisme, conformément aux règles canoniques de l’Église. L’Église une, sainte, catholique et apostolique n’a jamais perdu l’union dans la foi et la communion dans le Saint-Esprit, et ne peut accepter l’expression « rétablissement de l’unité » avec « les autres chrétiens », étant donné que ladite unité existe immuablement dans le Corps du Christ et que seuls l’unité et l’unicité constituent les propriétés essentielles de l’Église. De même que l’Église orthodoxe ne peut adopter également les différents enseignements et conceptions, sur lesquels les hétérodoxes fondent ladite unité. De telles théories sur l’existence d’une quelconque « unité » apparente de toutes les confessions chrétiennes comme, par exemple, l’enseignement sur « l’église invisible », la « théorie des branches », « la théologie baptismale » ou « l’égalité des dénominations ». Toutes ces théories peuvent êtres reliées avec l’enseignement scolastique sur la grâce créée du Saint-Esprit, qui a été conciliairement condamné par la Sainte Église. Si au contraire on accepte une telle doctrine, l’existence de la grâce Divine dans les différentes confessions chrétiennes, se différenciant dans différentes dénominations qualitativement et quantitativement, peut alors être fondée. Conformément à cette théorie hétérodoxe, il est admis que pour autant que des actes liturgiques soient accomplis dans une communauté chrétienne, ils peuvent de différentes façons produire la vie dans la grâce, qui varie en fonction de l’état de chaque confession. Cette théorie théologique affirme que soi-disant les actes liturgiques peuvent donner l’accès au salut des chrétiens des communautés correspondantes, auxquelles ils appartiennent. En raison de cette existence supposée de la grâce dans chaque dénomination chrétienne, il conviendrait d’entreprendre les efforts communs afin que soit atteinte la plénitude de l’unité en Christ (cf. décret du l’œcuménisme du Concile Vatican II).

2. En ce qui concerne la recherche « l’unité perdue de tous les Chrétiens », exprimée et confirmée par le point 5, nous considérons que cela est inacceptable et inadmissible, étant donné que l’Église orthodoxe n’a jamais perdu son unité interne, malgré les hérésies et les schismes qui constituent un détachement du Corps de l’Église, par lequel le Corps mentionné ne perd pas son intégrité ontologique initiale, qui est renfermée dans l’indivisibilité ontologique de l’Hypostase du Christ.

3. Dans les points 6, 16 et 20 est reconnue « l’appellation historique » «des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle », malgré le fait que dans le point 1 du document est affirmé autre chose, à savoir qu’aucune communauté hérétique ou schismatique ne peut être appelée « église ». L’existence d’une pluralité d’églises est inadmissible, conformément aux dogmes et aux canons de l’Église orthodoxe. En outre, on part initialement du principe, dans le point 2, que « L’Église orthodoxe assoit l’unité de l’Église sur le fait qu’elle a été fondée par notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que sur la communion dans la Sainte Trinité et dans les sacrements. Cette unité s’exprime à travers la succession apostolique et la tradition patristique, et elle a été vécue jusqu’à ce jour en son sein ».
L’addition de l’expression « appellation historique », ainsi que l’explication selon laquelle les confessions hétérodoxes ne se trouvent pas en communion avec l’Église orthodoxe, n’ôte pas le caractère problématique et erroné du texte donné. Dans le passage mentionné au point 6 du document, sont juxtaposées des réalités contradictoires. Est-ce que l’appellation « orthodoxe » rapportée à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique et qui constitue une appellation historiquement confirmée, diminue sa réalité et sa signification ? Toute appellation juste, surgissant dans l’histoire, reflète une essence définie, une réalité existante. Dans le cas contraire, elle est un concept sans ampleur réelle, simplement quelque nom sans objet réel, qui l’exprimerait ou la refléterait. Un tel nom sans objet réel constitue une fiction.
Dans une telle configuration, il fallait alors mentionner dans le document conciliaire que « l’appellation historique » des « églises », appliqué aux communautés s’étant détachées de l’Église orthodoxe, est une appellation fictive, sans référence réelle à la réalité. Si nous n’émettons pas la réserve en question, l’appellation historique « Églises hétérodoxes » aura une référence historique réelle, à laquelle elle se rapporte. C’est-à-dire que nous reconnaissons l’existence réelle des autres Églises, distinctes de l’orthodoxe, ce qui entre en contradiction évidente avec le point 1 et les paroles initiales du point 6 du document (L’Église Une et Unique).

4. L’affirmation contenue dans le paragraphe 12 selon laquelle « au cours des dialogues théologiques, le but poursuivi par tous est le même : le rétablissement de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour » est trop simpliste et non exhaustive des dimensions du processus. L’unité suppose l’identité de la foi, l’unanimité et l’unité d’action dans toutes les définitions dogmatiques et les règles ecclésiales, confirmées par les Conciles œcuméniques, de même que dans la tradition liturgique et la vie sacramentelle dans le Saint-Esprit. La façon de réaliser cette unité repose sur la pénitence, la confession de la foi orthodoxe et le Baptême.

5. Dans le point 20, il est indiqué que « Les perspectives des dialogues théologiques engagés par l’Église orthodoxe avec les autres chrétiens sont toujours déterminées sur la base des principes de l’ecclésiologie orthodoxe et des critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà constituée », mais il serait plus exact de remplacer l’expression « de la tradition ecclésiastique déjà constituée », par « la tradition de l’Église orthodoxe ».

6. L’impression générale du document donné est la suivante : il contient de nombreuses expressions ambiguës et de termes ecclésiologiques impropres. C’est également un fait important que le but fondamental des dialogues théologiques accomplis avec les confessions hétérodoxes ne soit pas mis en évidence dans le document de façon fondée et exhaustive, à savoir le retour des hétérodoxes selon l’ordre canonique dans le sein de l’Église orthodoxe. De même, les fondements et principes essentiels des dialogues donnés ne sont pas manifestement pas formulés. Au lieu de cela, dans le point 16 et suivants, l’organisation non gouvernementale « Conseil œcuménique des Églises » à laquelle, Dieu soit loué, l’Église orthodoxe bulgare ne participe plus depuis longtemps, est légitimée.

7. Contrairement à l’objectif principal que nous avons mentionné plus haut dans le point 6 du document (points 9, 10, 11, 12, 13, 14 и 15), la méthodologie de conduite des différents dialogues est réglementée de façon cohérente et exhaustive.

8. Le texte du point 22 présuppose l’infaillibilité du Concile qui s’est réuni en Crète et l’attitude non critique envers celui-ci, étant donné que dans le point concerné, il est affirmé que « la préservation de la foi orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire qui, depuis toujours au sein de l’Église, constitue l’autorité suprême en matière de foi et des règles canoniques ». Mais on pourrait mentionner des périodes entières de l’histoire ecclésiastique qui montrent que le critère définitif de confirmation des Conciles œcuméniques est la conscience dogmatique vigilante de tout le plérôme orthodoxe. Le système des Conciles œcuménique et panorthodoxes ne peut assurer automatiquement et mécaniquement la justesse de la foi confessée par les chrétiens orthodoxes.

II. Conclusion principale

Le Concile qui s’est déroulé en Crète n’est ni grand, ni saint, ni panorthodoxe.
1. Et ce, tant en raison de la non participation d’un certain nombre d’Églises locales autocéphales, que des fautes organisationnelles et théologiques qui y ont été permises. Malgré cela, nous respectons et estimons les efforts de tous les organisateurs et participants à sa réalisation.
2. L’examen attentif des documents adoptés au Concile de Crète nous amène à la conclusion que certains d’entre eux contiennent des affirmations non conformes à l’enseignement ecclésial orthodoxe, à la tradition dogmatique et canonique de l’Église, à l’esprit et à la lettre des Conciles œcuméniques et locaux.
3. Les documents adoptés en Crète sont sujets à une nouvelle discussion théologique dans le but de les rectifier, rédiger à nouveau et corriger, ou de les remplacer par d’autres (nouveaux documents) dans l’esprit et la tradition de l’Église.
L’Église orthodoxe bulgare constitue une partie indissociable, un membre vivant de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. En tant que partie du Corps du Christ, sur le territoire local de la Bulgarie et des diocèses bulgares à l’étranger, l’Église orthodoxe de Bulgarie continuera à l’avenir également à rester en communion eucharistique fraternelle, en communion spirituelle, dogmatique et canonique avec toutes les autres Églises orthodoxes locales – tant avec celles qui ont participé au Concile de Crète que celles qui ses sont abstenues. L’Église n’est pas une organisation séculière, mais un organisme Divino-humain. Elle ne doit pas être sujette dans sa vie conciliaire à l’influence des intérêts politiques et séculiers et aux divisions en résultant. Son Chef est le Seigneur Jésus-Christ, qui est « la Voie, la Vérité, et la Vie ».
Les principes d’autocéphalie et de conciliarité de la vie ecclésiale non seulement ne se contredisent pas, mais se complètent mutuellement, découlant l’un de l’autre et se trouvant entre eux en pleine unité ».

http://www.bg-patriarshia.bg/news.php?id=220554
http://orthodoxie.com/le-saint-synode-d ... -chretien/

Claude le Liseur
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Claude le Liseur » mer. 14 déc. 2016 14:28

http://orthodoxie.com/le-patriarche-oec ... -de-crete/

A-t-il perdu la tête?

Il prétend rompre la communion avec les métropolites du Pirée et de Kalavryta, qui, eux resteront en communion avec le reste de l'Eglise de Grèce avec lequel il sera lui-même en communion?

Va-t-il rompre la communion avec les cinq évêques de son synode qui ont refusé de signer, avec les dix-sept évêques du patriarcat de Serbie qui ont refusé de signer (tout en restant en communion avec ceux qui ont signé?), avec les patriarcats d'Antioche, de Moscou, de Bulgarie et de Géorgie?

Mais où va-t-on?

On s'excommunie bien à la légère entre orthodoxes de nos jours. Au même rythme que l'on fait des baisers Lamourette aux hétérodoxes.

Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » sam. 17 déc. 2016 16:18

Lettre du métropolite de Gortyne et Megalopolis Jérémie au sujet du Concile de Crète
http://orthodoxie.com/lettre-du-metropo ... -de-crete/

Dans cette lettre pastorale du métropolite Jérémie adressée aux clercs de son diocèse, il fait référence à plusieurs reprises de l'intervention du métropolite Hiérothée de Naupacte lors de la session de Novembre de l'assemblée des évêques de Grèce. Le texte de l'intervention de Mgr Hiérothée, que nous avions évoqué plus haut, est celui-ci : http://orthodoxie.com/declaration-du-me ... -de-crete/

Nikolas
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Re: Concile: une question pratique et préalable

Message par Nikolas » dim. 25 déc. 2016 21:11

communiqué du Patriarcat de Roumanie au sujet des troubles qui se sont produits en son sein suite au Concile de Crète
http://orthodoxie.com/toute-clarificati ... u-concile/

Au cours de la réunion annuelle du clergé de Moscou, le patriarche Cyrille a abordé la question du Concile de Crète
http://orthodoxie.com/au-cours-de-la-re ... -de-crete/

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