Le progressisme

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joseph1
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Inscription : sam. 16 sept. 2017 9:43

Le progressisme

Message par joseph1 »

Je suis un conservateur. Le progressisme me laisse dubitatif. Les progressistes aiment le changement quel qu’il soit et applaudissent à la transformation accélérée de la nation , de la famille , de l 'individu.


L’idéologie progressiste est mondialiste : les nations sont obsolètes. La liberté des échanges est la seule voie à explorer. Le progressiste est pour le CETA, l’accord UE/Mercosur, UE-Canada et tout autre accord commercial international. Cependant si des accords sont nécessaires, ils doivent être équilibrés pour ne pas mettre bas les économies nationales. La construction européenne, qui pourrait constituer l 'opportunité de créer une vaste nation pouvant contrebalancer le pouvoir des multinationales, n 'est vue que comme une zone géographique dans laquelle transitent les marchandises et les individus.

L ' état-nation est nécessaire à l’épanouissement de l’humanité car l’homme isolé, même bardé de droits, n’a aucun pouvoir politique. L 'exercice de la démocratie est le fait de citoyens définis par rapport à une nation et nécessite donc l 'existence de frontières.

La déclaration des droits de l ' Homme et du citoyen est liée à l’existence d’un État et de ses citoyens. Sans nation , plus de démocratie. Le citoyen du monde n 'existe pas.



Le progressisme fragmente aussi, sans fin, l’identité des individus en aspect et sous-aspects, pour y créer des catégories . Cela est particulièrement le cas pour les problèmes de genre : désormais nous sommes classés en hétérosexuel, homosexuel, bis sexuel, trans .
Le terme famille avait un sens précis : un homme, une femme et leurs enfants. Ce terme est désormais employé à d 'autres situations. On emploie l 'expression " famille monoparentale" au lieu de dire " femme seule avec enfants", on parle de famille homoparentale alors que l 'une des caractéristique de l 'homosexualité se trouve être le fait d 'être incapable de faire un enfant , donc de " faire famille ".
La famille , la vraie, perd de ce fait de la visibilité. L 'individu se retrouve un peu plus seul," sans famille".

Les protections qu’offraient la famille, les États et les systèmes sociaux deviennent autant d’entraves et l’individu doit affronter seul le risque : les chômeurs n’ont qu’à créer leur entreprise (Raymond Barre) ou traverser la rue (Emmanuel Macron).


Pour les progressistes il faut supprimer les frontières, mais toutes les frontières. La différence homme-femme est niée. Plus de rose pour les filles, plus de bleu pour les garçons. Dès l 'enfance l’interchangeabilité des sexes doit être totale. Avec la PMA une femme peut avoir un enfant sans homme; avec la GPA un homme peut avoir un enfant sans femme.
Il faut ainsi casser les prescriptions d’une époque révolue, se libérer de la transmission des stéréotypes, se désaffilier, ouvrir les frontières du genre, jeter des passerelles vers un monde nouveau dans lequel la confusion règnera en maître.

Cette volonté d 'abolir les frontières s 'applique à la définition même de l 'Homme.
Les anti-spécisme ne veulent pas d ' une frontière claire entre l 'homme et l 'animal. Sous leur pression on a changé, dans le code civil, la définition des animaux pour les rapprocher de celle de l 'humain. Depuis 2015 l’animal est officiellement reconnu par le code civil comme « un être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un « bien meuble ».
L ' animal se rapproche de l ' Homme ou, pour le dire autrement, nous progressons à rebrousse-poil vers l'animalité. Si l ' Homme devient un animal comme un autre , c ' en est fini des droits de l ' Homme.



Pour compenser tout ce désordre on a promu la libération des mœurs : pilule, avortement gratuit utilisé comme moyen contraceptifs. La femme libre peut aider l 'homme perdu à compenser la disparition de ses repères. La consommation endiablée de drogue et de psychotrope illustre cette volonté de fuir.
Fuir le progressisme qui lui est imposé , voilà le propre de l 'Homme moderne.

patrik111
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Inscription : dim. 03 juil. 2011 18:45

Re: Le progressisme

Message par patrik111 »

Tout cela est fort juste.

Pour comprendre les soubassements philosophiques de tout cela, lire Jean-Claude Michéa, homme de gauche à l'origine, qui explique que la gauche meurt d'avoir cru au postulat des Lumières de l'homme indéfiniment perfectible.

Cela dit, pour qui a un certain sens du surnaturel, il est clair que, à l'arrière-plan, au-delà de la simple analyse philosophique, économique, technologique, politique et idéologique, se jouent des influences qui vont dans le sens du saccage de la Création et de la destruction de l'espèce humaine, et dans lesquelles on pressent une volonté de haine transhumaine.

Patrik
Patrik111

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