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Antoine
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Message par Antoine » mar. 23 nov. 2004 4:01

Dans notre message (ci dessus dans cette même rubrique) daté du Mar 26 Oct 2004 17:00 nous avions cité la déclaration de l’UACORO dont certains éléments nous paraissaient un revirement de position de l’Evêque Luka et du patriarcat de Serbie, bien contraire aux orientations prises pourtant par l’AEOF:
U.A.C.O.R.O.

COMMUNICATION AUX PAROISSES
Au retour de Belgrade

A plusieurs reprises le patriarche a affirmé que la liturgie occidentale n'est pas en elle-même un obstacle à notre union à l'Eglise Orthodoxe Serbe.

Monseigneur Amfilohije a exposé l’origine, la structure et la valeur de notre liturgie et a conclut en disant que lui-même souhaitait célébrer cette liturgie !

Sa Sainteté, qui, en revanche, a affirmé à plusieurs reprises que la liturgie occidentale n’était pas en elle-même un obstacle à notre union à l’Eglise serbe.

En outre, Sa Sainteté a consenti que le Saint-Chrême nous soit remis par Monseigneur Luka. Il a également accepté que nous nommions dans les diptyques « l’Evêque Luka » sans pour autant dire « Notre Evêque Luka.

Irène Monique cite le « Communiqué de la Commission chargée par le Saint Synode de l’Eglise Serbe d’examiner la demande de l’UACORO »
La seule décision prise par Sa Sainteté lors de cette rencontre a été de former une Commission du Saint Synode pour examiner cette demande (seul faisant foi à cet égard le communiqué officiel diffusé par la Chancellerie du Saint Synode).

Cette déclaration signée par Évêque Athanase Jevtic, Président de la Commission, infirme donc les déclarations de l’ACUORO. (Il est vrai que l’ACUORO se référait davantage à l’évêque Amphiloque)

Nous prenons donc acte que l’ACUORO ne reçoit pas de St Chrême de l’Eglise Serbe et n’est pas autorisée à commémorer à la liturgie un évêque du patriarcat Serbe et que ses déclarations relatives à une pratique de la liturgie des Gaules étaient donc très loin de la vérité.
Nous présentons ainsi toutes nos excuses à l'Evêque Luka pour avoir cru ces balivernes et pensé qu'il revenait sur ses positions telles que mentionnées par le métropolite Emmanuel dans la lettre envoyée par l'AEOF à l'ACUORO.
Nous restons donc confiant dans l'attitude de fermeté et de pleine orthodoxie que le patriarcat de Serbie opposera aux exigences de l'ACUORO.

Question:
Les prêtres de l'ACUORO ne peuvent pas célébrer de liturgie valide pour l’instant puisque rattachés à aucun Evêque. S'ils le font n'encourent- ils pas de facto la déposition?

Philarethe
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Message par Philarethe » mer. 01 déc. 2004 18:29

pris sur le site de l'ECOF:

EGLISE ORTHODOXE DE France





Communiqué du Conseil épiscopal





A propos d'un "avis d'expertise canonique" du 3 janvier 2001

diffusé par les détracteurs de l'Eglise orthodoxe de France





Le Conseil épiscopal de l'Eglise catholique orthodoxe de France (ECOF) a été informé qu'un document intitulé "avis d'expertise canonique", daté du 3 janvier 2001, est diffusé auprès des services administratifs français ainsi que dans les milieux religieux.

Les membres du Conseil épiscopal de l'Eglise catholique orthodoxe de France mettent en garde les fidèles de l'Eglise, mais également tous les hommes de bonne foi contre les erreurs contenues dans ce document colporté à des fins calomnieuses par certaines personnes.

Ils croient nécessaire à cette occasion de rappeler, dans le texte qui suit, ce qu'est véritablement l'Eglise catholique orthodoxe de France, et de montrer l'inanité des accusations portées contre elle dans ce document.

L'orthodoxie en France

Il existe en France, depuis le milieu du XIXème siècle, des lieux de culte destinés à permettre la pratique cultuelle orthodoxe à des chrétiens émigrés originaires de différents pays de l'Europe ou du proche Orient dans lesquels se sont maintenues les traditions orthodoxes. L'ampleur de l'émigration russe, grecque, puis roumaine et serbe, a conduit à la multiplication des paroisses orientales, et à l'implantation d'évêques ayant la charge pastorale de ces chrétiens émigrés. Les offices, qui suivent généralement le rite byzantin (liturgie selon Saint Jean Chrysostome et liturgie selon Saint Basile) sont le plus souvent célébrés dans les langues d'origine, notamment le grec, le slavon et le roumain, bien que l'on rencontre souvent dans ces communautés issues de l'émigration non seulement des descendants francophones désormais parfaitement assimilés, mais aussi des français de souche qui ont trouvé au sein de ces Eglises une cadre adéquat pour leur cheminement spirituel et leur pratique religieuse. L'idée de coordonner les efforts pastoraux a abouti à la mise en place d'un comité interépiscopal orthodoxe, qui s'est transformé en 1994 en "Assemblée des Evêques orthodoxes en France". Cependant, en dépit du désir manifesté par une partie des fidèles de parvenir à partir de ces bases à l'établissement d'une Eglise orthodoxe locale, les évêques orthodoxes résidant en France, généralement grecs, roumains, russes ou serbes, sont désignés par leurs Eglises d'origine, lesquelles règlent leur carrière[1], et restent expressément chargés du soin de la diaspora, comme en témoignent les récentes directives du patriarche de Moscou en vue de réunir à l'Eglise russe toutes les entités ecclésiales d'origine russe éparpillées depuis la Révolution de 1917 entre différentes juridictions.

A côté de ces Eglises orthodoxes installées en France, au service de la diaspora, l'Eglise catholique orthodoxe de France a une histoire différente, et sa mission est toute autre.

Qu'est-ce que l'Eglise catholique orthodoxe de France ?

Rappelons donc ce que nous sommes, nous, fidèles de l’Eglise catholique orthodoxe de France, au sein de l’Eglise : nous sommes une Eglise locale, comme beaucoup d’autres fidèles en forment en Grèce, en Syrie ou en Egypte, participant tous à la richesse de l’Eglise du Christ, qui a envoyé ses apôtres "enseigner et baptiser les nations", et contribuant, grâce à notre spécificité de langage et de pensée, à prouver qu'Elle est universelle et adaptée à la vie de chaque nation et de chaque homme.

Cette Eglise locale a fleuri en Gaule dès le début du christianisme, puis en France et dans maint pays d’Occident. Elle a su faire prévaloir en son temps la saine doctrine orthodoxe (sa contribution à la lutte contre l’arianisme a été exemplaire). Elle ne s’est écartée qu’avec peine, sous la férule de Pépin le Bref, de ses antiques traditions liturgiques, dont les textes, heureusement sauvegardés dans d'assez nombreux manuscrits, ont servi aux liturgistes des temps modernes pour la reconstitution, puis la restauration de l'antique rite des Gaules.[2] Elle a tenté de résister, à mainte reprise, contre la transformation du devoir de charité de l’Eglise de Rome en un pouvoir papal devenu de plus en plus centralisateur et dominateur[3]. Plus récemment, elle a fourni, après plusieurs autres, le P. Louis Irénée Winnaert (1880-1937), un prêtre catholique qui aspirait à retrouver l’authenticité de l’Eglise du Christ, et a été le fondateur de notre communauté[4]. Celle-ci a rencontré en 1934 l’orthodoxie traditionnelle à laquelle elle aspirait en la personne d’Eugraph Kovalevsky (1905-1970), qui, arrivé en 1920 en France avec ses parents après la Révolution russe, éprouvait le fervent désir d’y retrouver les traces de l’Eglise indivise, et de restaurer, grâce à la Confrérie Saint Photius, fondée à son initiative en 1925, l’Eglise orthodoxe des Gaules, telle qu’elle avait existé au premier millénaire, certes non archéologiquement mais selon son esprit, ses rites et ses constitutions dans les conditionnements contemporains.

Le P. Eugraph Kovalevsky (il deviendra en 1964 l'Evêque Jean de Saint Denis lorsqu'il aura été sacré évêque par l'Archevêque Jean de San Francisco, canonisé depuis lors) a compris l’ambition de la communauté rassemblée par Mgr Winnaert ; il lui a permis de prendre sa forme définitive, au plan sacramentel et liturgique, et de se réinsérer canoniquement au sein de l’Eglise, en la renommant prophétiquement « Eglise orthodoxe de France » (le terme catholique a été introduit postérieurement, à la demande de l’Archevêque Jean de San Francisco, pour exprimer la plénitude de notre catholicité). Comme le déclare solennellement le préambule de ses Statuts, l'Eglise Catholique Orthodoxe de France "accepte ce que l'Eglise orthodoxe accepte, et rejette ce qu'Elle rejette". L'Eglise catholique orthodoxe de France se propose d'aider ceux qui cherchent le Christ, "sans pouvoir encore le nommer", à trouver la foi véritable, au sein d'une Eglise authentiquement chrétienne, avec le langage qui nous est propre, en employant des formes liturgiques aussi voisines qu'il est possible de celles qui furent en usage sur notre sol pendant de longs siècles, au moment où les divisions de diverse nature n'avaient pas encore altéré les relations fraternelles entre les Eglises locales. Ceci n'implique aucun prosélytisme de notre part vis à vis des Eglises établies en France, qu'il s'agisse des Eglises orthodoxes de la diaspora, ou de l'Eglise catholique romaine avec laquelle nous espérons ardemment ne former qu'une seule et même Eglise le jour où seront enfin rassemblées les conditions d'une authentique intercommunion.[5]

Ceci s’est accompli malgré bien des traverses, car la restauration d’une Eglise orthodoxe de France n’a guère été comprise et elle a été souvent violemment critiquée plutôt qu’encouragée par la hiérarchie locale des Eglises sœurs réfugiées en France, elles-mêmes meurtries par les circonstances politiques de l’époque et divisées en outre par des conflits de juridiction qui ont rejailli sur notre Eglise renaissante. Plusieurs de ses anciens camarades de la Confrérie Saint Photius ont accusé le P. Kovalevsky d'avoir trahi sa communauté (accusation qui continue de fleurir dans certains textes, par ailleurs de qualité, qui relatent l'histoire de l'implantation orthodoxe en Occident). L'Eglise catholique orthodoxe de France, en grande partie en raison des réactions des milieux de la diaspora vis à vis du P. Kovalevsky, continue, plus de soixante ans après sa fondation, d'être accusée de nationalisme ou de phylétisme[6], ainsi que de dispenser des enseignements en partie inspirés par la kabbale juive ou par des sectes ésotériques, accusations calomnieuses, sans aucun fondement, démenties à plusieurs reprises, et constamment reprises par nos détracteurs.[7]

Les relations de l'Eglise orthodoxe de France avec les autres Eglises orthodoxes

Pour mieux ancrer sa vie canonique, notre Eglise renaissante s'est adressée aux juridictions orthodoxes orientales fidèles à la foi des conciles de Nicée et de Chalcédoine, et elle a, à plusieurs reprises, bénéficié de la bénédiction de patriarches bienveillants, du Métropolite (ensuite Patriarche) Serge de Moscou (qui l'a prise sous sa protection en 1936) au Patriarche Justinien de Roumanie, en passant par le Saint Archevêque Jean de Shanghai et San Francisco. Ceux-ci l'ont reconnu comme une véritable Eglise locale, lui accordant un statut d'Eglise autonome au sein de leur Eglise.

Les successeurs de ces hiérarques, pour des motifs de politique ecclésiastique qu'il ne nous appartient pas de juger, ont cru devoir ne pas maintenir les relations canoniques établies avec leurs glorieux prédécesseurs. En particulier, cédant aux pressions qui s'exerçaient sur elle de longue date, de la part d'une autre Eglise autocéphale revendiquant la primauté de juridiction sur l'ensemble de la diaspora orthodoxe[8], et surtout de la part de certaines personnalités appartenant aux Eglises orthodoxes réfugiées en France, l'Eglise de Roumanie a décidé en mars 1993 de retirer la protection canonique accordée depuis 1972 à l'Eglise de France. Ce nonobstant, l'existence et la canonicité de notre Eglise ne font de doute pour personne, comme en témoigne l'accueil qui continue d'être réservé au clergé et aux fidèles de l'Eglise catholique orthodoxe de France dans les pays orthodoxes.

Un document inadmissible : le prétendu "avis d'expertise canonique"

C'est pourquoi on ne peut être que surpris de voir traîner un document présenté comme "avis d'expertise canonique" qui mettrait, au dire de ceux qui l'ont suscité, l'Eglise catholique orthodoxe de France au ban de l'orthodoxie.

Ce document a surgi à l'occasion d'un différend qui a opposé à notre Evêque, Mgr Germain, son ancien vicaire épiscopal, différend qui a été tranché en faveur de Mgr Germain par la Cour d'Appel de Paris par un arrêt rendu le 21 mai 2001. En vue d'influencer les juges, la partie adverse a cru pouvoir solliciter de l’ancienne Eglise protectrice, qui nous avait retiré sa protection canonique en 1993, un document interprétatif de la décision synodale de 1993. Se présentant comme un « Avis d’expertise canonique », ce document, émanant non du Patriarche Théoctiste, mais du secrétariat du Saint-Synode de l'Eglise Orthodoxe Roumaine, constitue en fait l'énoncé d'un nouveau jugement par lequel Mgr Germain se trouverait, rétroactivement pour ainsi dire, déposé et réduit à l’état laïc.

Or la lettre du Synode de l’Eglise de Roumanie adressée à «Son Excellence l’Evêque Germain de St Denis » le 3 mars 1993 ne dit rien de tel : elle se borne à indiquer que le Synode "a décidé de retirer définitivement la juridiction canonique de l'Eglise Orthodoxe Roumaine à Votre Excellence [l’Evêque Germain] et à l’Evêché catholique orthodoxe de France", en raison de "diverses erreurs d’ordre dogmatique, liturgique et de discipline canonique, ainsi que des enseignements et des pratiques contraires à l'Orthodoxie universelle", qui ne sont pas précisés dans la décision. "L'exercice de toute fonction épiscopale vous est désormais défendu. Aucune correspondance à ce sujet ne sera prise en considération."

Il est bien évident qu'une telle décision, faisant suite à une longue série de malentendus entre notre Eglise et l'Eglise roumaine, et notamment au refus de cette dernière de sacrer un Evêque auxiliaire, ne constituait pas un jugement, au sens où ce terme est généralement reçu dans les pays civilisés. Le détail des faits incriminés n'est pas rappelé, non plus que les moyens de défense, aucun motif précis n'est indiqué, aucune règle canonique n'est mentionnée pour justifier la décision prise. Cette décision n'est ni plus ni moins que l'expression d'une prise de position administrative envers l'Eglise catholique orthodoxe de France, dépourvue de toute valeur juridique, et rien ne permet de la considérer comme un jugement canonique à l'égard de l'évêque, d'autant plus qu'aucune des procédures requises par les canons pour un acte aussi grave que la déposition d'un évêque n'a été préalablement mise en œuvre.

Du reste, si l'évêque Germain avait été seul en cause, il revenait au Patriarche Theoctiste d’inviter le diocèse concerné à élire un nouvel évêque, ce qu'il n'a pas fait. La décision prise en 1993 par l'Eglise Orthodoxe Roumaine revenait donc bien, non à priver l'Evêque Germain de sa qualité épiscopale, mais à lui interdire d'exercer ses fonctions épiscopales dans le cadre de l'Eglise Orthodoxe Roumaine, et à l'exclure avec tout le diocèse dont il avait la charge, puisque le synode n'avait aucun pouvoir de dissoudre l'Eglise catholique orthodoxe de France. On trouve confirmation de cette interprétation dans le fait que le document de 1993 a été transmis non seulement à l'Evêque Germain, mais à tous les clercs majeurs de l'Eglise catholique orthodoxe de France, qui ont été invités à se placer sous l'autorité des juridictions locales ayant la charge de la diaspora : pour Bucarest, le "diocèse" catholique orthodoxe de France" n'appartenait plus à son obédience et ne pouvait plus se prévaloir de sa protection ; ceux des prêtres et des fidèles de l'Eglise catholique orthodoxe de France, peu nombreux au demeurant, qui ont alors souhaité rester dans sa juridiction n'ont pu que s'intégrer à l'Eglise roumaine en France, dont ils ont dû adopter les usages, qu'il s'agisse du calendrier ou du rite.

Il n'est aucunement question de réduction de l'évêque Germain à l'état laïc dans la décision de 1993. En l'évoquant, le prétendu "Avis d'expertise canonique" outrepasse le texte de la décision. S'il fallait adopter cette interprétation, la réduction à l'état laïc aurait concerné tous les destinataires de la décision, ce qui placerait tous les clercs de l'Eglise Catholique Orthodoxe de France (et, au premier chef, ceux qui ont si imprudemment sollicité cet avis !), aujourd’hui encore, dans une position sans issue. Or il n'en est rien (heureusement !), et on voit par là même l'absurdité d'une telle construction.

On ne peut que s'étonner de voir désigné comme "avis d’expertise canonique" un document établi huit ans après une décision sans appel, qui prétend interpréter cette décision et la transforme en condamnation. Qu'est-ce qui légitime l'intervention de ceux qui se présentent comme les porte parole de l'Eglise de Roumanie, alors que celle-ci, huit ans auparavant, a rompu les liens qui l'unissaient à la nôtre, et a perdu de ce fait tout droit d'intervenir ? Où, à quelle époque, a-t-on vu des juges revenir sur une cause jugée, et, sans nouvel examen, réviser la décision, prise dans les conditions contestables que nous avons rappelées, sous couleur de "l'expliciter" ? Où, à quelle époque, a-t-on vu des ecclésiastiques étrangers, pas neutres dans l'affaire, prétendre intervenir comme experts, sans y avoir été conviés, dans une procédure civile française ?

Si la bienséance ne nous permet pas de porter un jugement sur ces singuliers usages, en revanche, il est douloureux d’avoir à rappeler cette évidence dans notre pays, qui se veut attaché aux libertés et aux principes du droit. Ces faits prouvent que, dans des milieux où l'on devrait le moins s'y attendre, le vieux conseil de Bazile, "calomnier à dire d'Experts"[9], est encore d'actualité.

Concluons en disant que l'Eglise catholique orthodoxe de France existe bel et bien :

- de par son antiquité dans notre pays et de sa restauration sanctionnée par le métropolite Serge de Moscou en 1936.

- de par la fidélité de ses membres, actuellement plus de 20 paroisses en France.

- de par sa confession de la foi et des dogmes orthodoxes.

- de par la présence de son évêque, qui n'a pas été déposé selon les règles canoniques, mais seulement exclu du Synode des évêques roumains.

- de par son respect des statuts d'association cultuelle selon les lois de 1901 et 1905 au sein de l'Etat français.



[1]. C'est ainsi que le Métropolite Jérémie, responsable du diocèse grec relevant du Patriarcat de Constantinople, a été transféré à Lausanne, et remplacé à Paris en mars 2003 par Mgr Emmanuel, précédemment à Bruxelles.

[2]. La restauration de ce rite a pu être opérée par le P. Eugraph Kovalevsky, en 1944, à partir des travaux de spécialistes renommés (le P. Lebrun, Mgr Duchesne, Dom Leclerc, parmi beaucoup d'autres), qui se sont appuyés sur les publications des érudits, notamment bénédictins, du XVIIème siècle. Eugraph Kovalevsky, aidé de son frère Maxime, a pris pour guide de cette restauration les Lettres de Saint Germain de Paris. Bien que mise en doute par certains auteurs (Bishop, Dom Wilmart, et plus récemment Smyth), l'authenticité de ces Lettres a été défendue par d'autres, et non des moindres (Duchesne, Lejay, Batifol, et surtout Dom Leclerc dans son article sur "La messe gallicane à Paris", DACL, 1937, 13, col. 1889 ssq., curieusement inconnu de Smyth). Leur ancienneté comme la valeur de leur témoignage ne sauraient être valablement contestées, même si les pratiques liturgiques étaient relativement diversifiées dans l'Occident. En tout état de cause, le caractère véritablement orthodoxe de cette liturgie restaurée a été reconnu, après un examen approfondi, par plusieurs synodes et hiérarques orthodoxes.

[3]. Saint Irénée de Lyon mettait déjà en garde le pape Victor contre cette tentation. Rappelons que le courant gallican a été illustré par Gerson, mort exilé à Lyon en 1429, ainsi que par Bossuet, les constituants de 1790 ou les anticoncordataires de la « Petite Eglise ». Par ailleurs, à défaut du canon de la messe, d’ailleurs en partie réinséré dans les missels catholiques après Vatican II, beaucoup de prières de l’ancien rite gallican ont été sauvegardées dans les missels et les sacramentaires romains en usage en France, et le scriptorium lyonnais de l’époque carolingienne a joué un rôle important dans ce sauvetage.

[4]. Fondée en 1922 en tant qu’Eglise libre-catholique, puis renommée Eglise catholique évangélique, elle reçut la bénédiction canonique du Patriarcat de Moscou en 1936 en tant qu’Eglise orthodoxe occidentale. Mgr Winnaert écrivait alors : « il ne s’agit pas de créer une Eglise russe de plus en France ni même une Eglise orientale de langue française. Il s’agit de réaliser, avec l’aide de la Russie, l’Eglise orthodoxe d’Occident, ayant, ou plus exactement gardant son rite occidental, sa liturgie propre, ses traditions particulières, sa vie, son administration et devant aboutir un jour à l’exercice d’une autonomie complète. »

[5]. Nous avons presque toujours entretenu de bons rapports avec les autorités religieuses de l'Eglise romaine, qui ont su, dans leur immense majorité, rester sourdes aux calomnies répandues sur notre compte, et nous ne saurions omettre de dire à quel point nous leur sommes reconnaissants de leur appui fraternel, par exemple en mettant à notre disposition des lieux de culte ou en nous facilitant l'accès des sanctuaires historiques dont elles ont la garde.

[6]. La nécessité énoncée dans nos Statuts que le Primat de l'Eglise orthodoxe de France doit posséder la nationalité française est simplement conforme à la loi française, et n'implique aucun nationalisme. Quant au phylétisme, il désigne "la distinction de races et l'orgueil national introduit dans l'Eglise" et de façon plus concrète "l'établissement dans un pays séculier de plusieurs églises nationales regroupant des fidèles de même origine ethnique et repoussant les fidèles d'autres origines. On conviendra qu'une telle accusation ne saurait viser l'Eglise orthodoxe de France, qui est ouverte à tous, sans distinction de race ou de nationalité. Et ce n'est pas faire preuve d'orgueil national que de célébrer, en France, des offices en langue française, en se servant d'un antique rite local, forgé et enraciné sur notre sol, sans prétendre aucunement imposer son rite ou ses usages aux orthodoxes d'autres origines vivant dans notre pays. En revanche, l'établissement en France de plusieurs églises orthodoxes selon les pays d'origine des fidèles (russe, grecque, roumaine, serbe, ...) et l'invitation pressante d'abandonner le calendrier grégorien et de célébrer la liturgie byzantine de Saint Jean Chrysostome, qui nous a été adressée par certaines Eglises orientales comme une condition essentielle de notre existence, représente assez fidèlement ce que l'on doit entendre par phylétisme !

[7]. Ces accusations, proférées dans un dossier publié en 1979 par le "Service orthodoxe de presse" (SOP), auquel le SOP continue de faire référence, ont fait l'objet d'une rectification dans une lettre ouverte de Mgr Germain en date du 22 septembre 1987 dont le SOP n'a jamais publié la version intégrale. On trouvera celle-ci dans la revue Présence orthodoxe, 2003, n° 135, p. 2-25.

[8]. Mais, on vient de le voir, de par son origine, l'Eglise catholique orthodoxe de France n'est pas une Eglise de la diaspora.

[9]. Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Acte II, Scène VIII.

Antoine
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Message par Antoine » mer. 01 déc. 2004 21:56

Voilà des explications bien tendancieuses et qui ne recevraient certainement pas l'approbation du patriarcat de Roumanie auquel l'Ecof se croit autorisée à faire dire n'importe quoi...
"L'exercice de toute fonction épiscopale vous est désormais défendu."
Contrairement à ce qu'affirme l'Ecof cette phrase est parfaitement claire et il n'est pas précisé que cette interdiction ne s'appliquerait que dans le cadre du rattachement à la juridiction roumaine. Il s'agit d'une extrapolation de l'Ecof.

Du reste, si l'évêque Germain avait été seul en cause, il revenait au Patriarche Theoctiste d’inviter le diocèse concerné à élire un nouvel évêque, ce qu'il n'a pas fait. La décision prise en 1993 par l'Eglise Orthodoxe Roumaine revenait donc bien, non à priver l'Evêque Germain de sa qualité épiscopale, mais à lui interdire d'exercer ses fonctions épiscopales dans le cadre de l'Eglise Orthodoxe Roumaine, et à l'exclure avec tout le diocèse dont il avait la charge
On ne voit pas ce qui permet d'affirmer cela et de limiter cette interdiction de l'exercice des fonctions épiscopales au cadre strict et spécifique du patriarcat de Roumanie. Il s'agit bien de "toute fonction épiscopale"
Parallèlement la patriarcat roumain a retiré sa protection canonique à l'Ecof. Il ne pouvait donc pas à la fois retirer sa protection canonique et réorganiser cette même communauté. Il s'agissait bien d'une part, de retirer à l'évêque Germain toute fonction épiscopale dans l'Eglise orthodoxe ET d'autre part de dissoudre ce diocèse en invitant les membres à rejoindre les juridictions locales.
Or la lettre du Synode de l’Eglise de Roumanie adressée à «Son Excellence l’Evêque Germain de St Denis » le 3 mars 1993 ne dit rien de tel : elle se borne à indiquer que le Synode "a décidé de retirer définitivement la juridiction canonique de l'Eglise Orthodoxe Roumaine à Votre Excellence [l’Evêque Germain] et à l’Evêché catholique orthodoxe de France",
ET QUE"L'exercice de toute fonction épiscopale vous est désormais défendu." C'est curieux comme on veut noyer cette décision sous d'autres considérations.
Il est bien évident qu'une telle décision, faisant suite à une longue série de malentendus entre notre Eglise et l'Eglise roumaine.
Réduire ceci à de simples "malentendus" est un euphémisme plutôt curieux quand il s'agit d'évènements répétitifs suffisamment importants pour avoir entraîné la déposition de l'Evêque.


En ce qui concerne l'avis d'expertise canonique il n'y a eu à ce jour aucun démenti ou condamnation de ce document par le patriarcat de Roumanie.
Il est vrai aussi que de ce côté là on peut s'attendre à tout dans le maniement expert des ambigüités.

Monique
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Message par Monique » jeu. 02 déc. 2004 13:29

Genèse du document "expertise canonique":

Dans le jugement entre l’évêque Germain et une partie de ses fidèles, il est mentionné que seul celui qui a nommé et institué l’évêque Germain avait le droit de le destituer et le patriarcat de Roumanie est nommé comme tel. C’est pourquoi les fidèles conduit par Jean-Pierre Pahud ont demandé l’aide du patriarcat de Roumanie, d’où cette expertise canonique, qui est malheureusement arrivée trop tard ; elle a été refusée par le tribunal car les délais était passés.
Je n’ai malheureusement plus les textes, mais je pense que les jugements sont publics et peuvent être consultés par ceux qui le veulent.

Antoine
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Message par Antoine » jeu. 02 déc. 2004 13:54

Ce qui prête à sourire ou plutôt à pleurer de la part d'un individu comme l'ex-évêque Germain, c'est de le voir revendiquer une pseudo légitimité en s'appuyant sur des canons qu'il a lui-même bafoués sans vergogne.
Le seul fait qu'il se soit marié, et les conditions minables dans lesquelles ce mariage s'est effectué, est suffisant pour une déposition de facto et irréversible selon les canons de St Basile. Si ce monsieur avait un tant soit peu de respect pour l'Eglise et pour ses fidèles , il se serait retiré définitivement.
Le plus triste est qu'il trouvera encore des gens pour le soutenir comme nous l'a si bien démontré Yvette le Quéré, toujours bien soucieuse d'innocenter publiquement le gourou de la secte, sous couvert d'une charité chrétienne dont elle est toujours prête à donner des leçons à tout le monde, oubliant la grande dérive spirituelle que les frasques de l'ex évêque ont générée et génèrent encore parmi de nombreux paroissiens.
L'Ecof a toujours caché la vérité derrière la propagande et ça continue encore. L'Acuoro a d'ailleurs hérité de cette même déviance génétique.

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » lun. 07 févr. 2005 16:14

Extrait du communiqué du Conseil "épiscopal" de l'Ecof!

EGLISE ORTHODOXE DE France



Concluons en disant que l'Eglise catholique orthodoxe de France existe bel et bien :

- de par son antiquité dans notre pays et de sa restauration sanctionnée par le métropolite Serge de Moscou en 1936.

- de par la fidélité de ses membres, actuellement plus de 20 paroisses en France.

- de par sa confession de la foi et des dogmes orthodoxes.

- de par la présence de son évêque, qui n'a pas été déposé selon les règles canoniques, mais seulement exclu du Synode des évêques roumains.

- de par son respect des statuts d'association cultuelle selon les lois de 1901 et 1905 au sein de l'Etat français.



Est-ce à dire que dans l'Orthodoxie, du moment qu'il y a des fidèles, une association de droit civil 1905, on est une Eglise quoi qu'il arrive! Et peut importe que l'évêque soit déposé ?
Et s'il l'a été en violation du droit canonique, pourquoi n'avoir pas fait appel à Bucarest ou Constantinople ? Par peur d'un jugement canonique clair, et cette fois exempt d'ambiguités ?

Invraissemblable!

samuel
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Message par samuel » lun. 07 févr. 2005 16:20

"de par la présence de son évêque, qui n'a pas été déposé selon les règles canoniques, mais seulement exclu du Synode des évêques roumains"


...c'est donc une Eglise Orthodoxe à durée limitée, car qui va sacrer un autre évêque ?

Or, là où est l'évêque, là est l'Eglise.

Antoine
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Message par Antoine » lun. 07 févr. 2005 17:00

Or, là où est l'évêque, là est l'Eglise
Cette définition ne saurait être exhaustive. Car encore faut-il que l'Evêque appartienne à un synode, soit en communion avec ce synode et que ce synode soit en communion avec les autres synodes. Un évêque à lui tout seul ne fait pas l'Eglise. Il n'est évêque que par son appartenance à son synode. Alors on peut dire que "là où est l'évêque, là est l'Eglise", cela est l'expression de la synodalité, la marque de la conciliarité, l'expression de la "catholicité": Kata = selon (notion de conformité), Olos = tout, tout entier.

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » mer. 09 févr. 2005 15:22

N'y a t'il donc aucune loi en France qui protège l'Eglise Orthodoxe des contrefaçons ecclésiales ?
N'y a t'il pas moyen de protéger le titre "Orthodoxe" d'un emploi abusif ou erroné ?

Jean-Louis Palierne (il n'intervient plus sur le forum ?) écrivait qu'une intervention des pouvoirs publics était probable pour organiser l'Eglise Orthodoxe en France, n'y a t'il pas moyen pour l'AEOF d'agir en ce sens ?

Par exemple, je pensais que dans la loi de 1905 on autorisait pas un groupe a se constituer "diocèse ou église orthodoxe" sans références canoniques vérifiées à un Synode. Et s'il venait à perdre sa qualité canonique, cela pourrait se sanctionner par une modification de statut en préfecture, ou quelque chose comme ça. Un procès dans ce sens par l'AEOF ou des fidèles dupés pourait-il aboutir ?

Jean-Serge
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Protection du nom

Message par Jean-Serge » mer. 09 févr. 2005 16:12

Je sais qu'on protège une marque, un logo etc auprès de l'INPI (je crois) mais légalement, le terme orthodoxe n'est pas protégé et cela me semble impossible... Toutefois, en Grèce, je crois que l'appellation orthodoxe est protégée...
Priidite, poklonimsja i pripadem ko Hristu.

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » ven. 11 févr. 2005 13:43

Il me semblais que l'Eglise Catholique protégeais sa dénomination même en France, l'Eglise Orthodoxe pourrait de même obtenir qu'on évite un emploi abusif de son identité.

Je crois que son implantation, dans les institutions européennes comme en France l'AEOF est suffisante pour envisager ce genre de chose.

samuel
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Message par samuel » lun. 28 févr. 2005 13:42

Existe t'il une procédure de reconnaissance par l'Etat français des Eglises légitimes, et il y a t'il une surveillance de celles-ci ?

Dans ce cas, on peut imaginer que l'emploi par une vraie Eglise Orthodoxe de la dénomination "Eglise Orthodoxe de France " ne poserait aucun problème, malgré l'existence de l'ex-ECOF ?

Jean-Louis Palierne
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Message par Jean-Louis Palierne » lun. 28 févr. 2005 15:08

Napoléon avait imposé la reconnaissance de quatre cultes par la puissance publique. C’étaient le culte catholique, le culte réformé, le culte luthérien et le culte israëlite. Mais la Constitution reconnaissait que la religion catholique est la religion de la grande majorité des Français. La loi de 1905 sur la laïcité dispose que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Toutefois elle organise l’exercice de la liberté du culte en instituant des associations cultuelles. et prévoit que les cultes doivent avoir une instance nationale représentative et une institution nationale de formation des ministres du culte. La loi Sarkozy a étendu ce régime au culte musulmen.

Les protestants et les juifs ont largement utilisé la loi de 1905, sans probablement aucune difficulté majeure. Ils ont des structures nationales et régionales sous la forme d’”unions d’associations cultuelles”. Mais il a toujours existé des communautés protestantes et juives “indépendantes”, sans rattachement ni reconnaissance par les instances nationales. Ce peuvent être aussi des associations cultuelles, mais ce sont le plus souvent des associations du type général de la loi de 1901 sur la liberté d’association. Il y a toujours eu aussi des “catholiques indépendants”, à commencer par la “Petite Église” issue des réfractaires de l’époque révolutionnaire (j'ignore quel est son statut légal)

Les catholiques refusaient d’utiliser la loi de 1905, essentiellement parce qu’il ne reconnaissait pas l’autorité canonique de l’évêque sur les prêtres et qu'il en faisait des salariés des paroisses. La séparation de l’Église et de l’État fut l’occasion d’un crise très grave. La Ière Guerre mondiale ayant mis à l’ordre du jour l”Union sacrée, le gouvernement négocia directement avec le Vatican et aboutit à une solution juridique inattendue. En 1923 Le Conseil d’État, qui est la juridiction administrative, a pris une délibération reconnaissant la conformité avec les lois françaises de “Statuts-types” d’association cultuelle diocésaine, dont les membres sont nommés par l’évêque et qui assure l’exercice de la personnalité civile du diocèse (gestion financière et immobilière). L’évêque peut alors nommer et déplacer les desservants des paroisses.

Il a fallu que le Vatican impose (il y eut beaucoup de résistances) à l’épiscopat catholique français l’acceptation de ce compromis.

L’appellation “catholique” (pas plus que les appellations “protestant”, “orthodoxe” ou autre) ne jouit d’aucune protection légale autre que celle qui protège les titres de périodiques ou les noms de domaine sur Internet.

Il faut noter qu’aucune Église orthodoxe ne semble avoir jamais envisagé d’appliquer les Statuts-types de 1923. Les paroisses vivent donc sous le régime des associations cultuelles paroissiales (quand ce n’est pas sous le simple régime des associations 1901, et les diocèses ont probablement tous la forme d’unions d’associations cultuelles. C’est regrettable, car en défendant le statut canonique de l’évêque, l’Église catholique, dans les années 20 (en fait surtout le Vatican) a défendu un principe tout à fait traditionnel et orthodoxe de la Tradition canonique de l’Église, qui affirme la souveraineté de l’évêque dans son diocèse.
Jean-Louis Palierne
paliernejl@wanadoo.fr

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » lun. 07 mars 2005 15:18

Ce qui veut dire que n'importe quelle secte ou micro-ecclésiole a-canonique va pouvoir usurper en toute impunité le statut d'Eglise ou de Diocèse Orthodoxe ?

Il fut préferable que par exemple l'Ecof s'en tienne au nom primitif qui fut le sien "église catholique évangélique"...

Antoine
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Message par Antoine » lun. 07 mars 2005 15:57

L'appellation "Ecof" est une usurpation qui n'a jamais été reconnue par personne et surtout pas par la Roumanie; il s'agissait d'un "diocèse".

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