A propos de Judaïsme : avant les Psaumes

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Modérateur : Auteurs

Antoine
Messages : 1782
Inscription : mer. 18 juin 2003 22:05

A propos de Judaïsme : avant les Psaumes

Message par Antoine » mar. 29 juil. 2003 14:20

Date : 16.03 23h26
auteur: Éliazar


Merci, Antoine, pour Isaac le Syrien – qui a écrit :
« N'approche point sans prière les mystères contenus
dans les divines Écritures, mais implorant l'aide de Dieu, dis :
« Seigneur, accorde-moi de percevoir la puissance qui est dans
ces paroles ».
Et considère que la prière est la clef de l'intelligence
véritable des divines écritures. »

Cela me donne l'envie de communiquer à ceux et
celles qui ne les connaîtraient
pas la prière que les Juifs pratiquants prononcent
avant d'ouvrir leur Bible ou
de psalmodier les Psaumes.
Il en existe deux versions, selon le rite Ashkénaze
ou le Sépharade – celle-ci
étant bien sûr la plus parlante au cœur du
Méditerranéen que je suis :

« Que Ta volonté soit, Seigneur notre Dieu et Dieu
de nos pères, qui Toi-même
élus David Ton serviteur et sa descendance après
lui, ainsi que les chants et
louanges, de nous prendre en pitié.
« Que la récitation que nous allons faire des
psaumes du Psautier ait à Tes
yeux la même valeur que si nous y mettions toutes
les intentions qui doivent y
être mises. Que par la force des versets des
Psaumes, de leurs mots, de leurs
lettres, de leurs voyelles et de leurs signes
musicaux, et de Tes saints Noms
qui s'y inscrivent à partir des initiales, des finales
et des anagrammes des
mots, et pr les mérites du roi David – que la paix
soit sur lui ! – que Ta
miséricorde s'émeuve sur nous et pardonne-nous,
absous, efface nos
transgressions, nos fautes et nos péchés.
« Que la récitation des psaumes du Psautier soit
bienvenue devant Toi pour
tailler parmi les violents et retrancher les épines et
les ronces qui entourent
le Lys suprême, et pour unir la « femme de Sa
jeunesse » avec le Bien-Aimé en
amour, fraternité, paix et amitié. Que par Ta
grande miséricorde s'épanche sur
nous abondance de salut et de pitié pour nous
purifier de nos transgressions et
de nos fautes. De même que Tu as pardonné au
roi David – que la paix soit sur
lui ! – qui a dit ces psaumes devant Toi, comme il
est dit : « Eh ! bien, le
Seigneur a effacé ta faute, tu ne mourras point »,
de même par Ta grande
miséricorde pardonne-nous, ô notre Père, notre
Roi !
« Ne nous retire pas prématurément de ce monde
et nous mériterons une vie
longue, bonne, réparatrice où nous serons à
même de réparer ce que nous avons
détruit.
« Puisse le mérite du roi David – que la paix soit
sur lui ! - nous protéger
afin que Tu retiennes Ta colère jusqu'à ce que
nous soyons revenus vers Toi d'un
repentir total. Gratifie-nous du trésor des dons
gratuits comme il est écrit : «
Je ferai grâce à qui Je devrai faire grâce et Je
serai miséricordieux envers qui
Je devrai l'être ».
« De même que nous récitons des chants devant
Toi, en ce monde, ainsi puissions-
nous mériter de chanter Ta louange dans le
monde futur ! Que la récitation des
Psaumes incite la Rose du Saron à chanter d'une
voix mélodieuse – et qu'il lui
soit donné d'exalter la gloire du Liban, la majesté
et l'honneur, dans la Maison
de notre Dieu, bientôt et de nos jours. Amen ! »

La version du rite Ashkénaze est plus ramassée,
et ne diffère qu'en quelques
phrases, comme par exemple :
« Que Ta volonté soit … … de Te tourner avec
miséricorde vers la récitation que
je vais faire des Psaumes comme si c'était David
lui-même qui les récitait – que
la paix soit sur lui et que son mérite nous protège !
Que se lève en notre
faveur le mérite des versets des Psaumes, le
mérite de leurs mots, de leurs
lettres … etc. »
- ou bien : « … Que s'épanche sur nous
abondance de sainteté, sur l'être,
l'esprit et l'âme, pour nous purifier de nos fautes…
etc. »
- ou encore : « … Ne me retire pas de ce monde
prématurément, avant que ne
soient accomplies « nos années, normalement
soixante-dix » afin que je puisse
réparer ce que j'ai détruit ».

Nous, Orthodoxes, avons aussi une prière
comparable avant la cantilation des
Psaumes, mais elle m'a semblé être beaucoup
moins pratiquée, je ne sais
pourquoi. Serait-ce parce que la récitation suivie
du Psautier est une pratique
moins répandue chez nous, en dehors des
monastères ?

Et en auriez-vous le texte ? Je l'ai connue par le
petit Psautier de poche jadis
édité par le P. Denis (Guillaume) - mais au
moment d'envoyer ceci, je l'ai
cherché en vain... Quand et à qui l'ai-je prêté ?!

Antoine
Messages : 1782
Inscription : mer. 18 juin 2003 22:05

A propos de Judaïsme : avant les Psaumes

Message par Antoine » mar. 29 juil. 2003 14:21

Date : 29.03 09h58
auteur : Catherine



Cher Éliazar, ce n'est pas à moi que vous avez
prêté votre psautier, mais
je compatis très sincèrement puisque j'ai eu moi
aussi le malheur de
prêter des livres et qui m'étaient précieux par-
dessus le marché. J'ai pu
constater l'amère réalité que les livres sont
devenus des objets de
consommation dévalorisés pour certains de nos
contemporains qui, non
seulement prêtent à d'autres des livres qui leur
ont été prêtés, mais ils ne
les rendent pas forcément à leur propriétaire.
D'aucuns diraient que je
suis vieux jeu, mais je n'ai pas encore digéré cette
mentalité.
Cela dit, en fin de compte, je ne crois pas qu'il y
ait de grosses pertes au
monde autre que celle de notre âme, et,
contrairement aux objets que
nous prêtons, nous en sommes maîtres pour la
vie.
Je crois donc, quant à la lecture des psaumes,
que :
1. il ne nous est pas nécessaire de recourir, pour
une prière, au
Synagogue, puisque nous, chrétiens orthodoxes,
sommes le nouvel
Israël.
Rien de ce qui a justifié Abraham et les autres
saints (car ils ont été
justifiés par la foi et non par la loi) de l'Ancien
Testament ne manque à
notre foi de chrétiens orthodoxes. Nous avons
Abraham pour père, non
pas par filiation du sang, mais par l'Esprit et c'est
ce qui importe.
Rien de ce qui est nécessaire pour notre salut ne
manque à la richesse
d'une orthodoxie qui n'a pas rejeté un iota de la
sainte Tradition, écrite ou
orale : prescriptions et conseils passent de père
en fils, on n'a besoin
d'aucune aide extérieure, qu'elle vienne du
judaïsme, du bouddhisme ou
du chamanisme. (Ne parlons pas des
christianismes occidentaux
combien plus pauvres spirituellement que ceux-ci
et complètement
défigurés par surcroît !)
De plus, la puissance de la prière ne réside pas
tant dans son contenu,
mais plutôt dans la façon dont elle est dite. "Kyrie
eleison" ou n'importe
quels mots priants, dits avec foi, suffiraient pour
déplacer des
montagnes, nous le savons.
Je pense également par conséquent, et sans
vouloir les juger
aucunement, que si les Juifs disaient de cette
manière leurs prières
préalables à la lecture des psaumes, ils auraient
compris depuis belle
lurette que le Christ est leur Sauveur et auraient
abandonné leur attente
tragique d'un autre Messie. Cher Éliazar, ce n'est
pas à moi que vous
avez prêté votre livre, mais je compatis très
sincèrement puisque j'ai eu
moi aussi le malheur de prêter des livres et qui
m'étaient précieux
par-dessus le marché. J'ai pu constater l'amère
réalité que les livres
sont devenus des objets de consommation
dévalorisés pour certains de
nos contemporains qui, non seulement prêtent à
d'autres des livres qui
leur ont été prêtés, mais ils ne les rendent pas
forcément à leur
propriétaire. D'aucuns diraient que je suis vieux
jeu, mais je n'ai pas
encore digéré cette mentalité.
Cela dit, en fin de compte, je ne crois pas qu'il y
ait de grosses pertes au
monde autre que celle de notre âme, et,
contrairement aux objets que
nous prêtons, nous en sommes maîtres pour la
vie.
Je crois donc, quant à la lecture des psaumes,
que :
1. il ne nous est pas nécessaire de recourir, pour
une prière, au
Synagogue, puisque nous, chrétiens orthodoxes,
sommes le nouvel
Israël.
Rien de ce qui a justifié Abraham et les autres
saints (car ils ont été
justifiés par la foi et non par la loi) de l'Ancien
Testament ne manque à
notre foi de chrétiens orthodoxes. Nous avons
Abraham pour père, non
pas par filiation du sang, mais par l'Esprit et c'est
ce qui importe.
Rien de ce qui est nécessaire pour notre salut ne
manque à la richesse
d'une orthodoxie qui n'a pas rejeté un iota de la
sainte Tradition, écrite ou
orale : prescriptions et conseils passent de père
en fils, on n'a besoin
d'aucune aide extérieure, qu'elle vienne du
judaïsme, du bouddhisme ou
du chamanisme. (Ne parlons pas des
christianismes occidentaux
combien plus pauvres spirituellement que ceux-ci
et complètement
défigurés par surcroît !)
De plus, la puissance de la prière ne réside pas
tant dans son contenu,
mais plutôt dans la façon dont elle est dite. "Kyrie
eleison" ou n'importe
quels mots priants, dits avec foi, suffiraient pour
déplacer des
montagnes, nous le savons.
Je pense également par conséquent, et sans
vouloir les juger
aucunement, que si les Juifs disaient de cette
manière leurs prières
préalables à la lecture des psaumes, ils auraient
compris depuis belle
lurette que le Christ est leur Sauveur et auraient
abandonné leur attente
tragique d'un autre Messie. Cher Éliazar, ce n'est
pas à moi que vous
avez prêté votre livre, mais je compatis très
sincèrement puisque j'ai eu
moi aussi le malheur de prêter des livres et qui
m'étaient précieux
par-dessus le marché. J'ai pu constater l'amère
réalité que les livres
sont devenus des objets de consommation
dévalorisés pour certains de
nos contemporains qui, non seulement prêtent à
d'autres des livres qui
leur ont été prêtés, mais ils ne les rendent pas
forcément à leur
propriétaire. D'aucuns diraient que je suis vieux
jeu, mais je n'ai pas
encore digéré cette mentalité.
Cela dit, en fin de compte, je ne crois pas qu'il y
ait de grosses pertes au
monde autre que celle de notre âme, et,
contrairement aux objets que
nous prêtons, nous en sommes maîtres pour la
vie.
Je crois donc, quant à la lecture des psaumes,
que :
1. il ne nous est pas nécessaire de recourir, pour
une prière, au
Synagogue, puisque nous, chrétiens orthodoxes,
sommes le nouvel
Israël.
Rien de ce qui a justifié Abraham et les autres
saints (car ils ont été
justifiés par la foi et non par la loi) de l'Ancien
Testament ne manque à
notre foi de chrétiens orthodoxes. Nous avons
Abraham pour père, non
pas par filiation du sang, mais par l'Esprit et c'est
ce qui importe.
Rien de ce qui est nécessaire pour notre salut ne
manque à la richesse
d'une orthodoxie qui n'a pas rejeté un iota de la
sainte Tradition, écrite ou
orale : prescriptions et conseils passent de père
en fils, on n'a besoin
d'aucune aide extérieure, qu'elle vienne du
judaïsme, du bouddhisme ou
du chamanisme. (Ne parlons pas des
christianismes occidentaux
combien plus pauvres spirituellement que ceux-ci
et complètement
défigurés par surcroît !)
De plus, la puissance de la prière ne réside pas
tant dans son contenu,
mais plutôt dans la façon dont elle est dite. "Kyrie
eleison" ou n'importe
quels mots priants, dits avec foi, suffiraient pour
déplacer des
montagnes, nous le savons.
Je pense également par conséquent, et sans
vouloir les juger
aucunement, que si les Juifs disaient de cette
manière leurs prières
préalables à la lecture des psaumes, ils auraient
compris depuis belle
lurette que le Christ est leur Sauveur et auraient
abandonné leur attente
tragique d'un autre Messie.

2. la Tradition orthodoxe recommande non
seulement de faire une prière
avant la lecture des saintes Écritures en général,
mais aussi de les lire
"en priant". Un staretz m'a dit il y a 22 ans qu'il ne
fallait pas lire la
Parole
de Dieu en exégète, mais comme une prière, en
cherchant la communion
avec l'Auteur, c'est-à-dire comme on lit une lettre
d'amour, avec un cœur
passionné et avide de savoir ce que veut dire le
Bien-Aimé. Si cette
passion est là, le saint Esprit nous fera
comprendre ce qui est
nécessaire pour notre progrès.
La Tradition orthodoxe est unanime sur la
question.
Voici ce qu'en dit par exemple le staretz Jean de
Valamo : "Ainsi, ami, voici
comment je te conseille de lire la Bible : prie
d'abord Dieu d'ouvrir ton
esprit afin que tu comprennes l'Écriture. Ce que tu
comprends, essaie de
l'appliquer, ce que tu ne comprends pas, ne t'en
préoccupe pas. C'est le
conseil des saints pères. LA SAINTE ÉCRITURE
NE DOIT PAS ÊTRE
LUE POUR ENRICHIR NOS CONNAISSANCES
MAIS POUR LE SALUT
DE NOS ÂMES. LA RECHERCHE DE
L'INCOMPRÉHENSIBLE EST LIÉE
À L'ORGUEIL."
C'est, en effet, une grande consolation et d'une
douceur incomparable
pour toutes les afflictions et une aide
extrêmement efficace lors de
certaines tentations que de lire les Écritures de
cette manière. Nous
n'avons, après tout, qu'un seul vrai Ami, le Christ
"monos philanthropos".
Excusez ces longueurs. Il serait temps que je
commence à mettre en
pratique moi-même ces choses si belles et si
vraies, avant de me trouver
jugée par le Christ comme les pharisiens qui
disent et ne font pas, ou par
les pères qui stigmatisent ceux qui construisent la
maison des autres en
laissant la leur se démolir.

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