Repentir,EXPLICATION DU PSAUME 50

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Antoine
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Repentir,EXPLICATION DU PSAUME 50

Message par Antoine » mar. 29 juil. 2003 14:24

Date : 30.03 12h14
auteur : Catherine


J'ai trouvé ce texte très beau, simple et lumineux pour m'inciter
au repentir

EXPLICATION DU PSAUME 50
Mgr. Boulgaris

Verset 1

Dans ce verset, le roi David connaissant le grand malheur que
lui a
procuré le péché, demande à Dieu sa grande Miséricorde.

"Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta grande Miséricorde".

Au début de ce psaume, le prophète David demande à Dieu de
le prendre
en pitié selon sa grande Miséricorde. Par là, il montre qu'il se
trouve dans
un malheur pitoyable. En effet, la Miséricorde de Dieu n'est
demandée
que par le malheureux et c'est donc celui qui se trouve dans un
grand
malheur qui demande la pitié, comme le dit aussi le vénérable
Augustin :
"celui qui demande la pitié confesse un grand malheur". Et ce
grand
malheur n'est rien d'autre que le péché; en effet, tous les autres
malheurs du monde, comparés au péché, ne sont des malheurs
que par
le nom, puisque ces malheurs ne nous privent d'aucun bien
véritable
sinon de ceux qui sont temporels et apparents et qui
disparaissent tous
avec la mort.
Le péché est le seul grand et vrai malheur, car il nous prive de
Dieu qui
est le Bien véritable, parfait et éternel. C'est pourquoi aussi le
prophète
David, bien qu'il s'adresse à Dieu dans ce psaume, n'ose pas
L'appeler
son Dieu puisqu'à cause de son péché, il a été privé de Lui. Un
certain
homme vertueux disait : "Moi je n'ose pas T'appeler mon Dieu
car je T'ai
perdu à cause de mes péchés. Qu'ils T'appellent leur Dieu les
innocents
et les justes, mais moi le pécheur je dis seulement : 'Ô Dieu,
prends pitié
de moi'."
Oh, quel grand malheur pour une âme misérable que de
s'éloigner de
Dieu et de Le perdre ! Cesser d'appartenir à Dieu et que Dieu
ne soit plus
à elle ! Mais nous, nous ne ressentons que très peu cette
calamité, et
c'est ce qui rend notre malheur excessif. En effet, si nous
sommes privés
de notre santé, si nous n'avons pas gain de cause dans un
tribunal, si un
de nos enfants meurt ou si nous perdons l'amitié d'un homme
important,
nous ne pouvons nous consoler, ni ne savons comment donner
fin à
notre affliction. Mais si nous perdons Dieu, ses Charismes, son
Amitié,
ses Mystères, cela ne nous afflige aucunement et ne nous
cause même
pas de larmes. Alors que les malheurs de ce monde nous
bouleversent
outre mesure, le péché, lui, ne nous embarrasse aucunement
malgré le
fait qu'il est non seulement cause mais aussi mère de tous les
malheurs, comme le dit aussi un sage : "Ce qui rend l'homme
malheureux n'est rien d'autre que le péché". Cette indifférence
que nous
avons pour le péché ne vient que de l'aveuglement de notre
esprit.
C'est dans cet aveuglement que se trouvait aussi le prophète
David
quand il avait Betsabée sous son pouvoir, quand il ôta la vie à
Urie,
quand il croyait qu'il était très heureux et quand il était assis sur
son trône
royal avec grande joie et confort. Mais quand Dieu, à travers le
prophète
Nathan, lui versa une goutte de la lumière de sa Grâce, alors il
comprit
aussitôt ses péchés et il reconnut et confessa son grand
malheur. C'est
pourquoi il se mit immédiatement à demander à Dieu sa grande
Miséricorde : "Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta grande
Miséricorde".
Ah ! Combien d'entre nous, puisque nous sommes en bonne
santé,
riches et dans la gloire, nous nous délassons et nous
réjouissons ?
Mais quel est le profit, frères, d'un tel bonheur mondain, quand
notre âme
est malheureuse, puisque remplie de péchés ?
Nous lisons dans l'Apocalypse que le hiérarque de Laodicée
croyait qu'il
était riche et heureux; mais Dieu lui révéla, à travers saint Jean
le
Théologien, qu'il était pauvre, nu et aveugle : "...tu dis : je suis
riche, je
me
suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et ... tu ne sais pas que tu
es
malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu..." (Ap 3,17). Si
ce hiérarque
se trouvait dans cette condition misérable, alors qu'il ne menait
pas une
vie aussi mauvaise que la nôtre, que doit penser de lui-même
chaque
pécheur ? Quel est le degré de son malheur, de sa nudité et de
son
aveuglement ?
Donc, mes frères les chrétiens, suppliez Dieu en larmes qu'il
verse dans
votre cœur un rayon de lumière, pour connaître votre état
misérable et
déplorable et pour apprendre que, dans ce monde, personne
n'est
véritablement malheureux sinon le pécheur.
C'est pourquoi aussi, dès qu'il eut reconnu la calamité que lui
procurèrent l'adultère et le meurtre qu'il commit, le prophète
David ne
pensa à aucun autre moyen pour être sauvé de l'enfer éternel,
sinon de
revenir à Dieu et de Lui demander sa grande Miséricorde.
La Miséricorde de Dieu est un des Charismes divins qui sont
infinis et
au-dessus de tout chiffre. C'est pourquoi elle n'augmente ni ne
diminue
et par conséquent ne peut s'appeler grande ou petite.
Humainement, on
l'appelle grande et petite selon les péchés pardonnables ou
mortels qu'Il
nous pardonne. En effet, celui qui a péché par ignorance n'a
pas besoin
d'une aussi grande pitié, comme le dit le vénérable Augustin :
"Que ceux
qui ont péché par ignorance demandent aussi une petite pitié".
Mais celui
qui a péché par connaissance et avec une ferme décision a
besoin aussi
d'une grande pitié pour être pardonné, comme le prophète
David qui avait
prémédité ses péchés et les a commis avec toute sa
méchanceté. En
effet, c'est avec malice qu'il amena Bethsabée à accomplir son
désir, et
c'est avec fourberie qu'il tua Urie, en lui donnant les lettres qui
contenaient l'ordre de sa mort, pour qu'il les portât à Joab.
C'est pourquoi
il demanda à Dieu sa grande Miséricorde, car ses péchés
étaient plus
grands.
Donc toi aussi, lecteur, recherche dans ton esprit tes péchés et
si tu les
trouves grands et remplis d'une méchanceté infinie, tu as
besoin toi
aussi de son immense Miséricorde. Pour cela, supplie Dieu
d'un cœur
contrit de te verser sa Miséricorde, en lui disant : "Aie pitié de
moi, ô Dieu,
selon ta grande Miséricorde".
Pour attirer la Miséricorde de Dieu, le prophète David aurait pu
présenter
tous les biens qu'il avait accompli, c'est-à-dire le culte et les
sacrifices
qu'il offrait à Dieu, les grands honneurs qu'il Lui avait fait avec
l'arche, la
compassion qu'il montrait envers ses ennemis, et d'autres
bonnes
œuvres semblables qu'il avait exercées. Mais il savait très bien
qu'à partir
de cet instant misérable où il décida de pécher, toutes ses
bonnes
œuvres tombèrent dans un gouffre déplorable et il ne lui restait
plus rien.
"De toutes les œuvres de justice qu'il accomplit, je ne me
souviens pas",
dit le Seigneur à travers le prophète Ezéchiel.
N'ayant donc aucun espoir dans ses bonnes œuvres, qu'il avait
accompli
jusqu'alors, David accourut à Dieu ayant tout son espoir en sa
grande
Miséricorde. Il agit comme ce serviteur qui, ayant commis une
faute
envers son maître, se jette à ses pieds et lui dit en pleurant :
"Moi, maître,
je t'avoue que je suis digne de mille morts pour le tort que je t'ai
fait et toi,

tu as entièrement le droit de me punir. Cependant j'ai tout mon
espoir
dans ta grande bonté et ta compassion."
Fais de même toi aussi avec Dieu. Et si tes péchés sont
nombreux et
grands, ne crains pas car tu as affaire à un Maître qui est riche
en pitié et,
aussi grand que soit ton malheur, sa Bonté sera toujours plus
grande.
Espère donc en sa Miséricorde et, d'un cœur humilié, dis : "Aie
pitié de
moi, ô Dieu, selon ta grande Miséricorde".
Mais pour que tu sois mieux affermi et que tu espères avec
davantage de
foi, songe à l'aide immense que nous a gratifié l'Incarnation de
notre
Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ.
Beaucoup de pères de notre Église conçoivent la grande
Miséricorde de
Dieu comme la venue du Messie, pour trois raisons principales
:
1) parce que c'est le plus grand don que Dieu fit aux hommes.
2) parce que les prophètes avec ce nom de miséricorde
demandèrent à
Dieu la venue du Messie sur la terre : "Montre-nous, Seigneur,
ta
Miséricorde et donne-nous ton salut".
3) parce que Dieu promit au prophète David que c'est de sa
descendance que le Messie devait naître.
Par conséquent, il est certain que le prophète David demandait
le pardon
de ses péchés par la Grâce du Messie.
Avec combien plus de certitude pouvons-nous espérer, nous
aujourd'hui,
après la venue du Messie, après qu'Il a racheté le pardon de
nos péchés
avec son Sang très saint ? En effet, la promesse fut bien
donnée à David
et aux ancêtres, mais nous, nous avons connu son
accomplissement. Et
si le Sauveur leur apparut par l'esprit, à nous Il apparaît
visiblement
chaque jour aux divines liturgies.
Donc puisque le Sauveur est venu, nous a rachetés avec sa
Mort et a
accompli pour nous sa Justice divine, comment est-il possible
que son
Père céleste ne nous donne pas sa Miséricorde ? Quand en
plus nous la
Lui demandons par notre Sauveur Jésus Christ et par la très
sainte
Enfantrice de Dieu Marie, sa Mère qui, en plus de ses autres
noms est
appelée Mère de la Grâce et de la Miséricorde. Nous
apprenons ainsi
nous aussi les pécheurs que, si nous voulons recevoir à
nouveau la
Grâce de Dieu et obtenir le pardon de nos péchés, nous
n'avons pas de
moyen plus sûr que l'intercession de l'Enfantrice de Dieu.
Toi aussi, donc, lecteur, si tu désires obtenir la rémission de tes
péchés
et la justification totale, accours vers la Miséricorde de Dieu le
Père, vers
Jésus Christ et l'intercession de la très sainte Enfantrice de
Dieu et, à
genoux dans ton esprit devant le Trône de Dieu, dis la prière
suivante :
Dieu très compatissant, si le péché est le plus grand malheur
du monde,
je suis donc l'homme le plus malheureux du monde, puisque je
suis né
avec le péché originel, auquel j'ai ajouté mes péchés
volontaires.
Toi, Seigneur tu le sais; et moi quand j'y songe, aussitôt
d'amères
larmes coulent de mes yeux et je soupire du fond de mon cœur.
Car
aussitôt que je commençai à comprendre le bien, je me suis
livré au mal.
Pendant que je grandissais en âge, je grandissais cependant
bien plus
en malice; je suis passé des péchés pardonnables à ceux qui
sont
mortels et me vautrant de plus en plus dans le mal, je suis
parvenu à la
fin à un abîme de malheurs, sans jamais me repentir ni
demander ton
Aide pour en être délivré. Mais aveuglé par les pièges du
diable, incité par
le mauvais exemple des autres et vaincu par mes passions, je
ne
songeais pas, le malheureux, à mon châtiment et je ne sentais
même
pas mon si grand malheur. Je passais ainsi mes journées,
hélas, dans
les bras du péché, riant et jouant et j'étais éloigné de Toi.
Cependant,
maintenant que Tu m'as accordé un rayon de lumière, je
connais et je
pleure mon aveuglement et, dans l'abîme du malheur, je
demande
l'abîme de ta Miséricorde. "Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta
grande
Miséricorde".
Je ne demande pas cette Miséricorde commune, qui est
donnée à
chaque pécheur, car à une plaie grande comme la mienne, il
faut un
grand remède pour la guérir. À un malheur extrême comme le
mien, il
faut une grande Miséricorde. Je reconnais en vérité que je ne
suis pas
digne de la grande Miséricorde, car celui qui désire son mal et
devient
volontairement malheureux n'est pas digne de Miséricorde.
Cependant je
sais que plus mon malheur est grand, plus ta Miséricorde est
grande.
C'est pourquoi, je Te supplie, répands sur moi pécheur ta
Miséricorde
habituelle et adoucis ta Colère; pardonne tous mes péchés et
souviens-Toi que ta Miséricorde est tellement infinie que, si je
n'avais
pas mon espoir en elle, je serais perdu, car je désespérerais,
disant
avec Caïn : "Trop grande est ma faute pour m'être pardonné."
(Gen 4,13).
Mais que jamais je ne tombe dans le désespoir ! Je sais très
bien que ta
Miséricorde n'a pas de mesure ni de fin. Je n'espère qu'en elle
et je m'y
accroche. Je n'ai aucune vertu qui me rende digne de ta
Miséricorde,
mais j'ai ma confiance dans l'économie de l'Incarnation de ton
Fils très
doux et mon Dieu, qui m'a racheté avec sa Mort.
Ô Père céleste, fais-moi miséricorde et donne-moi le pardon de
mes
péchés. Tourne tes Regards sur l'intercession de la très sainte
Enfantrice de Dieu et pardonne mes péchés. Tourne tes
regards sur
l'intercession de la très sainte Enfantrice de Dieu et délivre-moi
de ce
grand malheur et du poids de mes iniquités pour que je sois
digne de
venir au Ciel et chanter et glorifier ta grande et riche
Miséricorde dans les
siècles des siècles. Amen.

Aleinada
Messages : 1
Inscription : dim. 11 mai 2008 19:57
Localisation : Roumanie

Message par Aleinada » ven. 13 juin 2008 11:24

Bon jour, monsieur Antonie! Je demande votre aide pour mieux comprendre ce psaume. Je ne jamais savais a quelle episode se refere la citaiton" Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ;alors on offrira des taureaux sur ton autel." et aussi pas sa signification. Comment Dieu acceptera l'offrande sanglante? Je vous serais tres reconaissante pour des uelques idees ou pour quelque pages electroniques sur ce sujet.

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