3ème dimanche de carême

Pas de discussions dans ce forum destiné exclusivement à une mise à disposition de textes issus du cycle liturgique orthodoxe. Pour toute réflexion sur ces textes, merci de vous reporter au forum général.

Modérateur : Auteurs

Monique
Messages : 788
Inscription : mer. 31 mars 2004 10:19

3ème dimanche de carême

Message par Monique » lun. 13 mars 2006 12:16

TROISIÈME DIMANCHE DE CARÊME

(traduction denis Guillaume)

VÉNÉRATION DE LA CROIX

LE SAMEDI SOIR AUX PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 6

L'escorte des Anges, en toute piété, * entoure maintenant * le bois vénérable de la Croix, * invitant les fidèles à se prosterner devant lui. * Venez donc et, par le jeûne illuminés, * prosternons-nous dans la crainte, lui criant avec foi: * Salut, précieuse Croix du Seigneur * qui donnes au monde l'assurance du salut. (2 fois)

Pour faire cesser l'antique malédiction, * tu prends, sans le péché, notre chair; * tu te laisses crucifier, mettre à mort, * Sauveur de toute bonté; * c'est pourquoi nous vénérons fidèlement * avec ta Croix la lance et les clous, * l'éponge et le roseau, * et demandons de contempler * ta divine Résurrection.

C'est par le bois que le serpent ferma jadis le Paradis, * mais le bois de la Croix l'entrouvre de nouveau * à tous ceux qui veulent se purifier par le jeûne et les pleurs. * Venez donc et, le voyant exposé, * dans la crainte prosternons-nous devant lui * et crions-lui fidèlement * Ouvre les portes du ciel aux amants de la Croix!

Gloire au Père... Maintenant...

Lorsqu' elle te vit cloué sur la croix, * celle qui sans semence t'enfanta, * Verbe de Dieu, gémit et s'écria: * Hélas~s, très-doux enfant, * quel abaissement, ô mon Dieu! * Impassible, comment souffres-tu la Passion * par suite d'un injuste jugement? * Je chante le mystère de ta condescendance infinie.

Apostiches, t. 2

Brisant les chaînes de l'antique condamnation, *fidèles, par le bois de la Croix, * glorifions le Christ qui y fut crucifié.

Exaltez le Seigneur notre Dieu, * prosternez-vous devant son trône, car il est saint.

David, viens avec nous maintenant, * joue de la lyre en psalmodiant: * Fidèles, exaltez le Christ * et prosternez-vous devant son marchepied.

Le Seigneur règne, que tremblent les peuples! * il siège sur les chérubins, que chancelle la terre!

Peuples, voyons exposé * le bois par lequel le Christ * nous procure le salut * et dans la foi embrassons-le.
Gloire au Père... Maintenant...

O Vierge, voyant ton fils * élevé en croix pour les mortels, * tu crias en pleurant: * Gloire à la tendresse de ton cœur!

Tropaire, t. 1

Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t’appartiennent.

Après le Congé des Petites Vêpres (ou avant le début des Grandes Vêpres), on porte la précieuse croix depuis la sacristie jusque sur l'autel, devant lequel on place un chandelier, avec un cierge allumé, qui brûlera tout le temps de la vigile nocturne.



GRANDES VÊPRES
Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.
Au lucernaire on chante 10 stichères: 6 de l'Octoèque dominical, selon le ton occurrent, et ces 4 du Triode.

Lucernaire, t. 5
Resplendis, vivifiante Croix du Seigneur: * des rayons de ta grâce illumine les cœurs * de ceux qui te vénèrent et t'embrassent pieusement; * par toi furent séchées les larmes de nos yeux,*par toi nous échappons au cercle de I'Enfer, * par toi nous avons part à l'éternelle joie; * manifeste la splendeur de ta beauté, * accorde tes dons et tes bienfaits * aux fidèles qui implorent avec foi * ta puissante protection et la grâce du salut.

Salut, vivifiante Croix du Seigneur, * paradis de l'Église et nouvel arbre de vie, * qui nous procures la jouissance d'une gloire sans fin; * par toi sont repoussées les phalanges des démons,* en toi se réjouissent les Anges dans les cieux, * pour toi sont en fête les assemblées des croyants; * arme invincible, imprenable donjon, * fierté des pontifes et sceptre des rois, * donne-nous de contempler dès maintenant * les Souffrances du Christ et sa sainte Résurrection.

Salut, vivifiante Croix du Seigneur,* invincible trophée de la foi, * porte du Paradis, rempart de l'Église et réconfort des croyants; * par toi fut abolie la puissance de la mort, * par toi dis paraît l'antique malédiction, * par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au
ciel, * arme invincible qui chasses les démons, * havre de salut et gloire des Martyrs, * précieux ornement des Moines saints, * au monde tu apportes la grâce du salut.

Exulte, premier couple créé, * que I'ennemi jaloux fit choir de l'allégresse d'en-haut, * jadis, par l'amer plaisir goûté sous l'arbre défendu: * voici que s'avance le nouvel arbre de vie; * accourez pour l'embrasser dans la joie * et vers lui faites monter ce cri de votre foi: * Précieuse Croix, tu es notre secours et protection, * ton fruit nous procure l'immortalité, * I'assurance du Paradis et la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 3

Christ notre Dieu qui as daigné souffrir la crucifixion * pour la commune résurrection du genre humain, * sur la croix tu as signé de la pourpre de ton sang * la charte royale de notre libération: * ne nous méprise pas, dans le péril que nous courons * d'être à nouveau séparés de toi; * de ton peuple en détresse prends pitié, * dans ton unique bonté, * lève-toi et combats nos adversaires, Seigneur tout-puissant.

Maintenant... Théotokion dogmatique du ton occurrent.
Entrée. Joyeuse Lumière.
Prokimenon du samedi soir.


Litie

Après les stichères de l'église:

Gloire au Père... Maintenant, t. 5

Te voyant suspendu sans vêtement sur la croix, * toi le Créateur de l'univers, * I'entière création fut secouée de frayeur; * le soleil suspendit ses rayons, * les rochers se fendirent, la terre chancela * et le voile du Temple fut déchiré en deux; * les morts ressuscitèrent de leurs tombeaux * et les Puissances d'en-haut, stupéfaites, disaient: * Merveille, voici que le Juge passe en jugement * et souffre librement sa Passion * pour le salut du monde et sa restauration!


Apostiches

Après les stichères de l'Octoèque:

Gloire au Père... Maintenant, t. 4

Seigneur qui assistais David dans le combat * pour lui soumettre les païens, * assiste-nous de l'arme de ta Croix pour repousser nos ennemis; * montre-nous ton amour comme autrefois, * pour que les peuples reconnaissent en vérité * que tu es Dieu et que notre victoire vient de toi; * et ta sainte Mère intercède constamment * pour que nous soit donnée la grâce du salut.


Tropaire

On chante 2. fois: Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, puis une fois le tropaire de la Croix:

Si les vêpres sont séparées des matines, on chante d'abord le tropaire dominical du ton occurrent, puis celui de la Croix, Sauve ton peuple, Seigneur, et le théotokion O Vierge, lorsque Gabriel (voir au début des matines).
Dernière modification par Monique le jeu. 08 mars 2007 11:32, modifié 2 fois.

Monique
Messages : 788
Inscription : mer. 31 mars 2004 10:19

Message par Monique » lun. 13 mars 2006 12:19

LE DIMANCHE MATIN A L'ORTHROS

Après l'hexapsalme (et la litanie), on chante Le Seigneur est Dieu selon le ton occurrent, puis le tropaire dominical, 2 fois, celui de la Croix, I fois, et le Théotokion.

Tropaire, t. 1

Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.

Théotokion

O Vierge, lorsque Gabriel te disait: Réjouis-toi, * à sa voix s'incarnait le Maître de l'univers * en toi, l'arche sainte, * selon la parole du juste David, * et tu as paru plus vaste que les cieux, * puisqu'en ton sein tu portas le Créateur. * Gloire à celui qui fit sa demeure en toi, * gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui est né de toi pour nous sauver.

Cathismes de l'Octoèque dominical.

Après le Polyéléos:

Cathisme de la Croix, t. 8

Jadis au Paradis l'ennemi me dépouilla: * me faisant goûter au fruit de l'arbre, il introduisit la mort; * mais sur terre fut planté l'arbre de la Croix: * il apporte aux hommes le vêtement de vie, * et le monde entier déborde de joie; * voyant la Croix exaltée, crions tous au Seigneur d'une même voix: * Ton temple est rempli de ta gloire!

Anavathmi et prokimenon du ton.

Évangile de Résurrection, puis Ayant contemplé la Résurrection du Christ.

Après le psaume 50:

Gloire au Père, t. 8

Ouvre-moi les portes de la pénitence, Seigneur source de vie, * dans ton saint temple veille mon esprit, * portant le temple très impur de mon corps, * mais dans ta bonté purifie-moi, * en ta grande tendresse et ton amour compatissant.

Maintenant... Théotokion

Conduis-moi sur le chemin du salut, ô Mère de Dieu, * car j'ai souillé mon âme par le péché * et dans l'indolence j'ai dépensé toute ma vie, * mais par tes saintes prières * délivre-moi de toute impureté.

t. 6

Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté, * en ton immense miséricorde efface mon péché.

Me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions, * pécheur que je suis, * je redoute le jour terrible du jugement, * mais espérant ta pitié et ta compassion, * je m'écrie comme David: * Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté.

Canon du ton occurrent dans l'Octoèque (6 tropaires), puis ce canon de la Croix (8), œuvre de Théodore Studite.


Ode 1, t.1

« Jour de la Résurrection! * Peuples, « rayonnons de joie: * c'est la Pâque, la Pâque du Seigneur! * De la mort à la vie, * de la terre jusqu'au ciel * le Christ notre Dieu nous conduit: * chantons la victoire du Seigneur.”

Jour de fête dans les cieux, * car la mort est effacée * par la Résurrection du Christ; * de nouveau surgit la vie,* et Adam ressuscité * exulte de joie: * chantons tous la victoire du Seigneur.

Jour où nous nous prosternons * devant la vivifiante Croix: * venez tous, devant elle prosternons-nous; * resplendissante de l'éclat * de la sainte Résurrection, * elle s'offre à nos yeux: * embrassons-la dans l'allégresse de l'Esprit.

Sublime Croix de mon Seigneur, * montre-toi, me révélant * le divin aspect de ta beauté; * fais de moi l'adorateur * de ta gloire immaculée: * comme si tu possédais la vie, * je t'invoque et je t'entoure de respect.

Sur la terre comme au ciel, * que tous unissent leur voix * pour chanter la sainte Croix * exposée à tous les yeux: * sur elle fut cloué le Christ, * en son corps immolé: * embrassons-la, dans l'allégresse de l'Esprit.

Gloire: Divinité au triple aspect, * essentielle Unité, * Père, Fils et saint Esprit, * partageant dans l'éternité * même pouvoir et même volonté, * sauvegarde l'univers * en lui donnant la paix.

Maintenant: O Vierge inépousée, * sans semence tu conçus * de façon immaculée * le Créateur de l'univers,* le Christ notre Dieu: * intercède auprès de lui * pour qu'il donne au monde la paix.


Catavasie (sur le même ton et le même air que l'hirmos):

« Moïse jadis préfigura, * ô Christ notre Dieu, * ta précieuse et sainte Croix, * lorsque du bois de son bâton * il ouvrit la mer Rouge et fit passer * le peuple d'Israël * chantant la victoire du Seigneur.


Ode 3

« Venez, buvons tous au flot nouveau * de la source d'immortalité * merveilleusement jaillie * non plus du rocher dans le désert, * mais sur le tombeau du Christ, * notre force et notre joie.

Venez, chantons tous un chant nouveau, * afin de célébrer * la défaite de l'Enfer,* car le Christ, sortant du tombeau, * a brisé la force de la mort * et sauvé le monde entier.

Venez, puisons tous fidèlement, * non plus à la fontaine d'où jaillit * un flot de corruption, * mais à la Source de clarté * en vénérant la Croix du Christ, * en qui nous nous glorifions

Vénérant présentement * la Croix, que Moïse jadis * préfigura de ses mains, * nous mettons en fuite, Seigneur Christ, * le spirituel Amalek * et nous sommes sauvés, nous aussi.

Purifiant notre regard * et nos lèvres pour chanter * l'allégresse de nos cœurs, * avec foi prosternons-nous * devant la Croix du Seigneur * en faisant retentir notre joie.

Gloire: En trois personnes je glorifie * l'unique divinité * sans origine ni division, * le Père, le Fils * et le vivifiant Esprit * en qui nous sommes baptisés.

Maintenant: Moïse vit jadis, * ô Vierge, le buisson ardent * où ton mystère était préfiguré,* car de même ton sein * abrita sans être consumé * le feu de la divinité.

« Rends-moi ferme, Christ Seigneur,* sur la pierre de la foi * par la force de ta Croix, * afin que ne chancelle mon esprit * sous les traits de l'ennemi, * car tu es le seul Saint et le seul Seigneur.


Cathisme, t. 6
Ta Croix, Seigneur, est sanctifiée: *par elle adviennent des guérisons * pour les infirmes et les pécheurs; * par elle nous t'implorons: Prends pitié de nous.

Exaltez le Seigneur notre Dieu, * prosternez-vous devant son trône, car il est saint.

En ce jour, la parole du Prophète s'accomplit * voici que nous prosternons, * Seigneur, devant le lieu où se posèrent tes pieds; * ayant goûté à l'arbre du salut, * nous avons été libérés de nos passions et du péché, * par les prières de la Mère de Dieu.

Gloire au Père...

Dès que fut enfoncé le bois de ta Croix, * ô Christ, tu ébranlas les assises de la mort; * l'Enfer se hâta d'engloutir * celui qu'il devait rendre avec effroi. * Dieu saint, tu nous as montré le salut, * et nous te rendons gloire: Fils de Dieu, aie pitié de nous.

Maintenant.

Mère de Dieu et Vierge bénie, * auprès de ton Fils, le Christ notre Dieu,* qui s'est laissé fixer à la croix et d'entre les morts est ressuscité, * intercède pour le salut de nos âmes.


Ode 4

« En cette sainte nuit où nous veillons, * que le Prophète inspiré par Dieu * se tienne parmi nous * et qu'il nous montre l'Ange resplendissant * annonçant joyeusement: * Aujourd'hui, c'est le salut du monde,* car il est ressuscité,* le Christ, notre Dieu tout-puissant.

Voici que le Christ est ressuscité! * disait l'Ange du Seigneur * aux porteuses de parfum; * ne pleurez pas, mais allez dire * aux Apôtres: Réjouissez-vous! * Aujourd'hui, c'est le salut du monde, * la tyrannie de l'ennemi * est abolie dans le tombeau.

De ta vivifiante Croix * nous goûtons dès aujourd'hui * la joyeuse vénération * comme un avant-goût * de la sainte Passion * que tu souffris pour nous sauver, * ô Christ notre Dieu * et Sauveur tout-puissant.

Sur la terre et dans le ciel * en ce jour règne la joie, * car le signe de la Croix * sur le monde resplendit; * bienheureuse trois fois, * son image fait jaillir * pour ses adorateurs * l'éternelle joie.

Quelle action de grâce, ô Christ, * devons-nous te présenter, * puisque tu nous as donné * de nous prosterner devant ta Croix: * sur elle tu répandis ton précieux Sang * et ta chair y fut percée de clous; * en la vénérant maintenant, * c'est à toi que nous disons merci.

Gloire: De l'unique divinité * je chante et glorifie * les trois personnes sans division, * l'essentielle unité * du Père éternel, * du Fils et de l'Esprit, * éternelle et royale majesté, * partageant même trône et seigneurie.

Maintenant: Toi seule, ô Vierge immaculée, * entre les femmes tu parus * comme un objet d'étonnement, * car tu as renouvelé * la nature et ses lois* lorsque sans semence tu conçus,* demeurant vierge comme avant:*c'est Dieu lui-même qui est né de ton sein.

« Sur la Croix, Dieu tout-puissant, * quand le soleil te vit souffrir, * il fut saisi d'effroi * et retint l'éclat de ses rayons; * et toute la création * chanta dans la crainte ta longanimité, * et la terre fut remplie * de ta louange, Seigneur.


Ode 5

« Devançons le point du jour * pour offrir au Seigneur, * au lieu de myrrhe, l'hommage de nos chants, * et nous verrons le Christ se lever, * Soleil de justice qui nous donne à tous * la lumière et la vie.

Du tombeau tu t’es levé, * Lumière sans déclin, * pour donner au monde l'immortalité, * chassant la peine de la mort * des confins de l'univers, * Seigneur, en ta suprême bonté.

Purifiés par le renoncement, * avançons avec ardeur * pour embrasser et glorifier * le bois très-saint * sur lequel le Christ crucifié * sauve le monde, en sa bonté.

Dallégresse, en ce jour, * les Anges exultent dans le ciel * pour la vénération de la Croix: * en elle, ô Christ, tu as vaincu * les phalanges des démons * et tu as sauvé le genre humain. Comme un autre Paradis, * l'Église possède maintenant, * Seigneur, un arbre de vie: * c'est ta vivifiante Croix: * en goûtant de son fruit * nous avons part à l'immortalité.

Gloire: Je chante la triple éternité, * l'unique essence de la divinité, * le Père, le Fils et l'Esprit saint, * unique lumière en trois rayons * qui sont unis sans confusion * et sont d'égale majesté.

Maintenant: Selon la nature tu as enfanté, * mais en dépassant ses lois, * car seule sans semence tu conçus: * ineffable est ton enfantement, * qui dépasse l'entendement, * ô Vierge immaculée.

« Devançant le point du jour, * Sauveur du monde, nous te chantons, * car ta Croix nous a donné la paix; * par elle tu as renouvelé * le genre humain, que tu conduis * vers la lumière sans déclin.


ode 6

« Au plus profond de la terre tu es descendu, * tu as brisé les éternels verrous * qui nous tenaient captifs, * et le troisième jour, comme Jonas du poisson, * ô Christ, tu es sorti du tombeau.

Brisant la mort, ô Christ, tu t'es levé * comme un roi tout-puissant, * nous rappelant des antres de l'Enfer * pour nous conduire en terre d'immortalité, * vers le bonheur du royaume des cieux.

Fidèles, crions de joie pour notre Dieu, * rythmant de nos mains des chants divins; * embrassons la Croix du Seigneur: * comme une source de sainteté, * elle jaillit sur le monde entier.

Du psalmiste la parole est accomplie: * voici que nous nous prosternons * devant l'escabeau de tes pieds,* c'est-à-dire devant le bois * de ta précieuse Croix, Seigneur tout-puissant.

Le bois qu'en sa prophétique lamentation * Jérémie a vu mêlé à ton pain, * c'est ta Croix, Seigneur de compassion: * l'embrassant, nous célébrons * tes chaînes, ton sépulcre, la lance et les clous.

Gloire: En trois personnes je chante l'Unité, * en une seule nature la Trinité, * j'adore les trois comme un seul Dieu, * comme la lumière d'un triple soleil, * le Père, le Fils et le saint Esprit.

Maintenant: Merveille plus grande que toutes celles de jadis: * Agnelle sans tache, tu enfantes l'Agneau de Dieu * qui du monde enlève le péché: * sans cesse intercède auprès de lui * pour les chantres de ton nom.

« Dans les entrailles du poisson, * Jonas en étendant les mains * préfigura ta sainte Croix * et, sortant du monstre, il fut sauvé, * ô Verbe, par ton pouvoir souverain.


Kondakion, t. 7

Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l'Éden, * car le bois de la Croix l'empêche de flamboyer; * l'aiguillon de la mort est émoussé, * la victoire échappe à l'Hadès; * Dieu Sauveur, tu es venu dire aux captifs de I'Enfer: * Entrez à nouveau dans le Paradis.


Ikos

Pilate érigea trois croix sur le Golgotha, * deux pour les larrons et une pour le Prince de la vie; * ce que voyant, l'Hadès demande à ses serviteurs: * Qui m'a planté cet épieu dans le cœur? * Une lance de bois m'a transpercé, * et me voilà déchiré; * quelle douleur pénètre mes entrailles et mon sein, * quelle peine traverse mon esprit! * Je suis contraint de rejeter Adam et ses fils, * ceux que j'avais reçus de l'arbre défendu, * car un nouvel arbre les conduit * pour entrer à nouveau dans le Paradis.


Synaxaire

Ce même jour, troisième Dimanche de Carême, nous célébrons comme une fête la Vénération de la précieuse et vivifiante Croix.

Toute la terre se prosterne devant toi, ô Verbe, en vénérant ta vivifiante Croix.

Puisque, par le jeûne des quarante jours, nous sommes en quelque sorte crucifiés nous aussi, morts aux passions, et que nous avons une sensation d'amertume à cause de notre négligence ou de notre découragement, voici qu'est exposée la vivifiante Croix, comme pour nous ranimer et nous soutenir, nous encourager 0 nous rappelant les Souffrances de notre Seigneur Jésus Christ. Si notre Dieu s'est laissé crucifier pour nous, que ne devons-nous point faire pour lui? Et nous allégeons nos peines en les comparant à celles de notre Maître, ainsi que par le souvenir et l'espérance de la gloire qui se mérite par la Croix. :i De même, en effet, que notre Sauveur, après être :k monté sur la croix, fut glorifié par cette déshonorante et amère situation, de même nous faut-il nous comporter nous aussi, afin d'être glorifiés avec lui, pour avoir souffert quelque chose de désagréable. D'autre pan, tout comme ceux qui, ayant encore un long et rude chemin à parcourir et se trouvant épuisés par la fatigue, s'ils trouvent ombre et fraîcheur sous le feuillage d'un arbre, s'y assoient pour se reposer un ,: peu et, comme régénérés, parcourent le reste du chemin, ainsi maintenant au milieu de ce temps de carême, de cette pénible course et de ce parcours difficile, les saints Pères ont planté la vivifiante Croix, qui nous procure fraîcheur et repos, et qui soulage les voyageurs fatigués, les rendant légers et alertes pour la suite de leurs peines. Ou bien, comme cela se produit pour la venue d'un roi, lorsque le précèdent ses étendards et ses sceptres, et qu'il vient ensuite lui même, dans la joie et l'allégresse de sa victoire, que partagent également ses sujets, de même aussi le Christ notre Seigneur, devant bientôt montrer son :~ triomphe sur la mon et s'avancer avec gloire au jour de sa résurrection, envoie en avant son sceptre, son royal étendard, la vivifiante Croix, pour nous inviter à nous tenir prêts, à le recevoir comme Roi et à l'acclamer au cours de son triomphe resplendissant. Et, en cette semaine qui se trouve au milieu du Carême, parce que le saint Carême est comparé aux eaux de Mara à cause de la contrition, du découragement et de l'amertume qui sont en nous par suite du jeûne, ainsi donc qu'au milieu de ces eaux le divin Moïse jeta le bois pour les rendre douces, ainsi également Dieu, qui nous a sauvés en esprit de la mer Rouge et du Pharaon, par le bois de la précieuse d vivifiante Croix adoucit l'amertume d'un jeûne de quarante jours et nous console pour cette nouvelle traversée du désert, jusqu'à ce que nous arrivions à la mystique Jérusalem, par sa résurrection. Et, puisque la Croix est pour nous, comme on dit, l'arbre de vie et que cet arbre se trouvait planté au milieu du Paradis de l'Eden, les trés-saints Pères ont eu raison de planter le bois de la Croix au milieu du saint Carême, puisqu'ils y commémorent l'avidité d'Adam, en même temps qu'ils nous décrivent comment elle fut annulée par ce nouvel arbre; car, y ayant goûté, nous ne mourons pas, mais sommes vivifiés.

Par sa puissance, ô Christ notre Dieu, garde-nous des ruses du Mauvais, rends nous dignes de nous prosterner également devant ta divine Passion et ta vivifiante Résurrection, après avoir parcouru le stade des Quarante jours, et prends pitié de nous, dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.


Ode 7

« Celui qui de la fournaise libéra les Jeunes Gens * s'est fait homme et a souffert comme un mortel; * par sa Passion il revêt le genre humain * de la splendeur de l'immortalité, * car il est le Dieu de nos Pères, * à lui seul bénédiction et haute gloire.

Du tombeau, comme d'un sommeil,* Seigneur, tu es sorti, le troisième jour; * ta force divine terrassa les gardiens de l'Enfer, * et tu éveillas nos premiers parents, * car tu es le Dieu de nos Pères, * à toi seul bénédiction et haute gloire.

Peuples,chantons et dansons de joie,* en ce jour où nous vénérons * la Croix où fut cloué * le Christ que nous glorifions, * car il est le Dieu de nos Pères, * à lui seul bénédiction et haute gloire.

Toi qui d'un instrument de mort * pour le monde fis une clef de vie, * sanctifie les adorateurs * de ta vénérable Croix, * car tu es le Dieu de nos Pères, * à toi seul bénédiction et haute gloire.

O Jésus qui seul as compassion, * illumine et sanctifie * ceux qui se prosternent fidèlement * devant ta Croix et ta divine Passion, * car tu es le Dieu de nos Pères, * à toi seul bénédiction et haute gloire.

Gloire: En trois personnes je chanterai * l'unité qui règne en Dieu: * lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le saint Esprit, * irradiant par l'éclat des trois rayons * une clarté sans division.

Maintenant: Tu es celle qu'ont annoncée * les Prophètes de multiples façons: * la porte que Dieu seul a franchie, * la terre sainte, l'arche dorée, * car tu as enfanté le Christ Jésus, * le Dieu de nos Pères hautement glorifié.

« Celui qui de la fournaise sauva les Jeunes gens * a pris chair et sur terre est descendu: * en se laissant clouer sur la croix, * il nous a donné le salut; * car il est le Dieu de nos Pères, * à lui seul bénédiction et haute gloire.


Ode 8

« Voici le jour parfaitement saint, * unique dans les semaines, seigneur et roi des jours, * la fête des fêtes, * la solennité des solennités; * en lui nous bénissons le Christ * dans les siècles.

Pour qui la myrrhe que vous portez, * quel est celui que vous cherchez? * disait près du tombeau * un Ange resplendissant; * le Christ notre Dieu est ressuscité, * relevant de l'Enfer tout le genre humain.

Salut, Croix divine, trois fois bénie * et dans nos ténèbres la clarté: * tu éclaires les quatre coins de l'univers * du reflet de la Résurrection; * rends nous dignes de contempler * fidèlement la Pâque du Seigneur.

Elle embaume, en ce jour, la Croix du Christ, * cette divine source de parfum, * ce bois qui fleure bon la Vie; * respirons la bonne odeur * exhalée par la Divinité * que nous adorons dans les siècles.

Elisée, dis-nous bien clairement * quel est ce bois qu'en l'onde tu jetas; * il figurait la Croix du Christ * qui nous a tirés du gouffre de la mort; * devant elle nous prosternant, * nous la chantons dans les siècles.

Jacob, préfigurant ta Croix, ô Christ,* bénit Joseph et se prosterna * devant l'extrémité du bâton divin, * voyant d'avance ta royauté * et son redoutable sceptre, qu'à présent * nous vénérons avec foi, dans les siècles.

Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.

En trois personnes je glorifie * l'unique essence sans confusion * et je me garde de diviser * le Père, le Fils et l'Esprit saint, * car il n'y a qu'un seul Dieu, * dans les siècles.

Maintenant: Seule vierge ayant enfanté * sans épousailles le Christ Sauveur, * ô Marie, tu as conservé * le sceau de la virginité; * et nous fidèles, nous te magnifions * dans les siècles.

« Jeté dans la fosse aux lions, * le prophète Daniel étendit les mains * en forme de croix * et de leurs dents ne devint pas la proie, * car il bénissait le Christ * dans les siècles.


Ode 9

« Resplendis de lumière, * nouvelle Jérusalem, * car la gloire du Seigneur * a brillé sur toi. * Exulte et danse de joie, fille de Sion; * réjouis-toi aussi, sainte Mère de Dieu, * en ce jour où ressuscite ton Fils.

Dans le tombeau tu descendis, * Source de vie et notre Dieu, * et tu as fait éclater * les serrures et les verrous * pour ressusciter les morts * qui chantèrent joyeusement: * Gloire à ta Résurrection, * ô Christ, notre Sauveur tout-puissant.

O Christ, ton sépulcre * m'est une source qui vivifie; * car toi, le Maître de la vie, * survenant, tu as crié * aux hôtes des tombeaux: * Soyez déliés de vos chaînes, * car je suis venu * pour que le monde soit sauvé.

Qu'exultent en chantant tous les arbres de la forêt, * voyant l'arbre de la Croix * en ce jour comblé d'honneurs, * car sur lui le Christ * éleva la tête, comme l'avait prédit * le prophète David.

D’un arbre ayant connu la mort, * je trouve en toi l'arbre de vie, * Croix précieuse qui portas le Christ, * mon invincible protection, * ma force contre les démons; * et, me prosternant devant toi, * en ce jour je m'écrie: * dans ta gloire, sanctifie-moi.

Jubile et danse de joie, * sainte Église de Dieu * qui te prosternes en ce jour * devant le bois trois fois béni * de la sainte Croix du Christ * devant qui, dans les cieux, * les Anges par milliers * se tiennent en tremblant.

Gloire: Devant toi je me prosterne, * Trinité des personnes, * unique et sainte divinité * du Père et du Fils * et du saint Esprit, * unique pouvoir, * unique royauté * qui règnes sur tout l'univers.

Maintenant: Comme le chante David,* ô Vierge, tu es vraiment * la montagne élevée * où le Christ a demeuré: * par toi nous pouvons monter * de la terre jusqu'au ciel, * devenant les fils de Dieu, * dans le saint Esprit.

« Vierge Mère de Dieu * qui en toute vérité * sans semence as enfanté * le Christ notre Dieu, * celui qui sur la croix fut élevé, * nous les fidèles, tous en choeur, * avec lui maintenant * nous te magnifions.



Exapostilaire

D'abord l'exapostilaire du dimanche, puis ces exapostilaires du Triode:

Gloire au Père, t. 3

La précieuse Croix du Christ, * en ce jour nous la voyons exposée: * devant elle nous prosternant, * vénérons-la dans la joie * et demandons au Seigneur * qui sur elle fut crucifié * 1a grâce de pouvoir contempler * sa sainte et glorieuse Résurrection.

Maintenant Théotokion

Devant la Croix sur laquelle ton Fils étendit * ses mains immaculées pour notre salut, * ô Vierge, nous nous prosternons en ce jour * accorde-nous la paix, * afin que nous puissions contempler * les saintes Souffrances qui nous ont sauvés * et la sainte Pâque du Seigneur, * ce jour lumineux qui réjouit tout l'univers.


Laudes

On chante 8 stichères: 4 de la Résurrection, dans l'Octoèque, puis les 3 stichères suivants, en répétant le premier.

t.4

Faisons retentir nos chants d'acclamation * et par des hymnes magnifions la précieuse Croix; * vers elle crions en l'embrassant: * vénérable Croix, sanctifie-nous, * par ta puissance, en nos âmes et corps * et préserve des blessures de l'ennemi * les fidèles qui se prosternent devant toi. (2 fois)

Exaltez le Seigneur notre Dieu, * prosternez-vous devant son trône, car il est saint.

Venez puiser à l'intarissable flot* que fait sourdre la grâce de la Croix: * voici qu'est exposé devant nos yeux * le bois très-saint, la source d'où jaillit * la grâce donnée par le sang et l'eau * du Seigneur de l'univers, * qui librement sur la croix * fut élevé pour exalter les mortels avec lui.

Dieu est notre Roi depuis toujours, * au milieu de la terre il accomplit le salut.

En toi l'Église a son ferme appui, * tu es le sceptre des rois, * des moines la sauvegarde et la fierté: * précieuse Croix, nous nous prosternons devant toi, * en ce jour où nous sommes illuminés * en nos âmes et nos cœurs * par la grâce de celui * qui sur toi se laissa clouer, * détruisant la force de l'ennemi * et faisant disparaître l'antique malédiction.

Gloire au Père, t. 8

En paraboles, le Seigneur de l'univers * nous enseigne comment il faut se préserver * de l'arrogance des Pharisiens; * il nous met en garde contre l'orgueil * et nous donne l'exemple en s'abaissant * jusqu'à la mort, et la mort sur la croix. * Dans l'action de grâce, avec le Publicain, disons-lui: * Toi qui as souffert pour nous, demeurant impassible comme Dieu, * délivre-nous de nos passions et sauve nos âmes.

Maintenant...

Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l'Enfer; * par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction, * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés; * c'est pourquoi nous élevons la voix pour chanter: * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, qui l'as voulu ainsi! Gloire à toi.

Pendant le chant de la Grande Doxologie, le Prêtre, revêtu de tous ses ornements sacerdotaux, encense la croix, faisant 3 fois le tour de l'autel; pendant le dernier trisagion, chanté plus lentement, il entre avec la croix, la portant sur un plateau, au-dessus de sa tête; il entre par la porte nord, précédé par les cierges et l'encens; s'arrêtant devant les portes saintes, il d it: S agesse,tenons nous debout! Le Chœur chante alors le tropaire de la Croix, 3 fois ou davantage, tandis que le Prêtre dépose le plateau avec la croix sur le tétrapode préparé au milieu de la nef, puis encense à nouveau la croix en faisant 3 fois le

tour du tétrapode. Puis a lieu la vénération de la Croix, avec la triple métanie et le chant qui l'accompagne (ton 6); et tandis que les fidèles vénèrent la croix, on chante les stichères (tons 2 et 8).

t.1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.

t.6
Seigneur(notre Dieu), nous nous prosternons devant ta Croix * et nous glorifions la sainte Résurrection.

t.2
Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois vivifiant * sur lequel le Roi de gloire, le Christ, * étendit ses mains librement* afin de nous élever * jusqu'à notre ancienne félicité, * dont jadis nous avait privés l'ennemi,* pour une amère volupté * en nous exilant loin de Dieu. * Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois qui nous permet * de broyer la tête de l'invisible ennemi. * Venez, toutes les familles des nations, * par des hymnes vénérons * la Croix du Seigneur: * Salut, parfaite rédemption * de la faute d'Adam, * salut, vénérable Croix; * remplis de crainte, nous t'embrassons,* glorifiant notre Dieu * et lui disant: Seigneur, * toi qui fus cloué sur la croix, * aie pitié de nous, * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.

t.8
En ce jour, le Roi de gloire, le Maître de l'univers * sur la croix se laisse clouer, * une lance transperce son côté; * il goûte le vinaigre et le fiel, * celui en qui l'Église trouve sa douceur, * il est couronné d'épines, celui qui couvre le ciel de nuées, * il est revêtu d'un manteau de dérision * et des hommes il reçoit les soufflets, * celui qui de sa main a façonné les mortels; * il est flagellé sur le dos, celui qui de nuages habille le ciel, * il reçoit les coups et les crachats, * les soufflets, les injures, et il souffre tout cela * pour sauver le monde de la mort, * car il est mon Rédempteur et le Dieu compatissant.

Gloire au Père...

En ce jour, l'inaccessible Seigneur * me fait accéder auprès de lui, * il souffre sa Passion pour m'affranchir de mes passions; * celui qui rend aux aveugles la clarté * reçoit les crachats de lèvres impies * et se laisse flageller pour sauver les captifs. * La Vierge, sa mère, le voyant sur la croix, * lui dit en gémissant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * toi qui surpasses tout mortel par la beauté, * te voilà sans charme et sans attrait, * sans grâce, sans forme et sans vie. * Hélas, ô Lumière de mes yeux, * un glaive transperce mon cœur, * et mes entrailles souffrent de te voir ainsi! * Je célèbre, je chante ta Passion * et me prosterne devant ta miséricorde infinie: * Seigneur longanime, gloire à toi.

Maintenant...

En ce jour, la parole du Prophète s'accomplit: * voici que nous nous prosternons, * Seigneur, devant le lieu où se posèrent tes pieds; * ayant goûté à l'arbre du salut, * nous avons été libérés de nos passions et du péché, * par les prières de la Mère de Dieu.

Et l'on achève l'office de matines: litanies, (Prime) et Congé.

Monique
Messages : 788
Inscription : mer. 31 mars 2004 10:19

Message par Monique » mer. 15 mars 2006 19:39

A LA LITURGIE

Typiques et Béatitudes (avec les tropaires de l'Octoèque et ceux de l'ode 6 du canon du Triode).

A la place du Trisagion, on chante:

Seigneur (notre Dieu), nous nous prosternons devant ta Croix * et nous glorifions la sainte Résurrection.

Prokimenon, t. 6: Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage. Verset: Vers toi, Seigneur, j'appelle: mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.

Lecture de l’êpitre du saint apôtre Paul aux Hébreux
(4,1~16;5,1-6)

“Frères, puisqu'en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux, tenons ferme la profession de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos infirmités, mais en toutes choses il a connu l'épreuve, comme nous, et il n'a pas péché. Avançons donc, avec pleine assurance, vers le trône de sa tendresse, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Tout grand prêtre, en effet, est pris parmi les hommes, il est chargé d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d'offrir iè des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, revêtu de faiblesse et, pour cela même, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. Nul ne s'attribue cet honneur à soi-même, on le reçoit par un appel de Dieu, comme Aaron. De même, ce n'est pas le Christ qui s'est attribué la gloire de devenir grand prêtre, mais il l'a reçue de celui qui lui a dit: «Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré», comme il déclare dans un autre psaume: «Tu es prêtre à jamais, selon l'ordre de Melchisédech.»

Alléluia, t. 2. Versets: 1. Souviens-toi de ton peuple, que tu as acquis dès l'origine. 2. Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.

Évangile selon saint Marc, péricope n °37 (8 ,34-9,1). Le Seigneur dit: Si quelqu'un veut venir à ma suite.

Chant de communion: Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face, * tu nous donnes la joie, et nos cœurs débordent d'allégresse.

Monique
Messages : 788
Inscription : mer. 31 mars 2004 10:19

Message par Monique » jeu. 16 mars 2006 10:33

Autre traduction:


Troisième dimanche du Carême

Vénération de la sainte Croix

VÊPRES

Après le début des Vêpres comme à l'ordinaire on psalmodie le 1er cathisme.

Lucernaire
On chante 6 stichères de l'Octoèque et 4 de la Croix (d'Anatole).

Ton 5
Ô croix du Seigneur, / toi que le monde désire, / fais luire dans les cœurs de ceux qui te vénèrent / et qui t'embrassent avec un amour inspiré de Dieu / les splendeurs lumineuses de ta grâce;/ par toi les pleurs d'affliction ont cessé, / nous avons été délivrés des rêts de la mort / et nous sommes parvenus à la joie sans fin. / Montre la splendeur de ta beauté / et accorde le don de tempérance / à tes serviteurs qui implorent avec foi // ton secours généreux et la grande miséricorde.

Réjouis-toi, ô Croix vivifiante, / beau paradis de l'Église, / arbre de l'incorruptibilité qui a fait fleurir pour nous les délices de la gloire éternelle ; / par toi sont chassées les armées des démons, / les ordres des anges se réjouissent / et les assemblées des fidèles sont en fête. / Tu es l'arme invincible, le fondement inébranlable*, / la louange des prêtres. // Accorde-nous maintenant d'atteindre la Passion du Christ et sa Résurrection**.
* Nous avons omis : "la victoire des rois".
** Le slavon ajoute : "et la grande miséricorde".


Réjouis-toi, ô Croix vivifiante, / trophée invincible de la piété, porte du paradis, / soutien des fidèles, rempart de l'Église ; / par toi la malédiction a été détruite et abolie, / l'empire de la mort a été foulé aux pieds / et nous avons été élevés de la terre aux cieux. / Tu es l'arme invincible, l'adversaire des démons, / la gloire des martyrs, le véritable ornement des saints / et le havre du salut ; // tu accordes au monde la grande miséricorde.

Viens, premier couple des créatures humaines, / toi qui as été déchu des réjouissances d'en haut, / ayant jadis goûté le plaisir amer du fruit de l'arbre, / poussé par l'envie du meurtrier des hommes. / Voici que s'approche l'Arbre très vénérable ; / accourez vers lui avec joie, / embrassez-le et dites-lui avec foi : / Tu es notre secours, ô Croix très vénérable* ; / ayant goûté de ton fruit, nous sommes parvenus à l'incorruptibilité, // nous avons reçu la certitude du premier Eden et la grande miséricorde.
* Le slavon ajoute ici : "arbre bienheureux, jardin céleste".

Gloire... - ton 3

Ô Christ notre Dieu, Tu as volontairement souffert la crucifixion / pour la commune résurrection du genre humain / et par le roseau de la croix, de tes doigts rougis de ton sang / Tu as, dans ton amour pour les hommes, signé l'acte royal de notre pardon ; / ne nous abandonne pas dans les périls, / nous qui sommes encore éloignés de Toi, / mais sois compatissant envers ton peuple dans ses tribulations, / Toi le seul longanime,// relève-Toi, et combats ceux qui nous combattent, car Tu es tout-puissant.

Et maintenant... - Théotokion du ton

Litie
Stichères de la dédicace.

Gloire... et maintenant... - ton 5

Te voyant suspendu nu à la Croix, / Toi l'auteur et créateur de l'univers, / toute la création fut saisie d'effroi et se lamenta ; / le soleil obscurcit sa lumière et la terre trembla, / les pierres se fendirent et le voile lumineux du temple se déchira ; / les morts se relevèrent des tombeaux / et les puissances angéliques tremblèrent en disant : / Ô miracle ! / Le Juge est jugé // et souffre volontairement pour le salut et le renouvellement du monde.

Apostiches
Stichères de l'octoèque

Gloire... et maintenant... - ton 4
Toi qui as soutenu l'humble David / dans son combat pour soumettre l'envahisseur, / convertis par la Croix ceux qui nous haïssent* ; / révèle la miséricorde que Tu nous as accordée de tout temps, / pour qu'ils sachent en vérité que Tu es Dieu. / Car espérant en Toi nous sommes sauvés, / et, par les prières de ta Mère très pure, // nous est accordée la grande miséricorde.
* Litt. le texte dit : "Toi qui as soutenu l'humble David pour soumettre l'envahisseur, combats aux côtés de notre fidèle Empereur, et terrasse par la Croix nos ennemis... Car espérant en Toi nous sommes vainqueurs..." Nous avons modifié ce texte en fonction des circonstances actuelles et d'une vision plus irénique de l'Église.

Tropaire
"Vierge Mère de Dieu..." (2 fois) et le Tropaire de la Croix (1 fois) :


Ton 1

Seigneur, sauve ton peuple / et bénis ton héritage ; / accorde à tes fidèles la victoire sur l'Ennemi // et garde ton peuple par ta croix.


MATINES


"Le Seigneur est Dieu..." puis le tropaire du dimanche (2 fois), "Gloire..." à la Croix : "Seigneur, sauve ton peuple... Et maintenant..." le Théotokion - ton 1 : "Ô Vierge, alors que Gabriel te disait...".

Tropaires-cathismes et Antiennes des Degrés du ton du dimanche.

Après le Polyeleos :

Tropaire-cathisme - ton 8
Jadis dans le paradis l'Ennemi nous a dénudés* et a introduit la mort, / à cause de celui qui a goûté (au fruit) de l'arbre ; / mais l'arbre de la Croix planté sur la terre apporta aux hommes un vêtement de vie, / et le monde entier fut rempli de joie. / Et nous les peuples qui voyons cette Croix, nous la vénérons // et tous ensemble dans la foi nous clamons à Dieu : Ton temple est empli de ta gloire.
* Cf. Gn 3,7.

Après l'Evangile on chante la stichère : "Ayant contemplé la Résurrection du Christ...", puis "Ouvre-moi les portes du paradis..." et la suite.


Canon
Canon de la Résurrection et de la Mère de Dieu dans l'Octoèque du dimanche.

Canon de la Croix (de Théodore le Studite) - ton 1

Verset avant chaque tropaire : Gloire, Seigneur, à ta croix vénérable.



Ode 1
C'est le jour du triomphe, par la Résurrection du Christ la mort a été effacée, l'aube de la vie s'est levée, Adam s'est relevé et danse de joie ; aussi exultons et chantons l'hymne de la victoire.

C'est le jour de la vénération de la précieuse Croix, venez tous, approchez, car elle rayonne maintenant de l'éclat de la Résurrection du Christ ; c'est elle que la joie dans l'âme nous embrassons.

Révèle-toi et montre-moi maintenant la vision divine de ta beauté, ô Croix majestueuse du Christ, moi qui te loue dignement ; car je t'invoque comme un être vivant et je t'embrasse.

Que le ciel et la terre louent d'une même voix car la toute bienheureuse Croix est présentée à tous ; cloué sur elle dans sa chair, le Christ a été immolé ; c'est elle que la joie dans l'âme nous embrassons.

Gloire... Trinitaire

O Trinité de Personnes distinctes* ! O Unité de nature** ! Père, Fils et Esprit, Unité d'égale puissance dans son conseil, sa volonté et la source de son pouvoir, garde le monde qui est tien et donne-lui la paix.

* Litt. "Ô Trinité de caractères". Même s'il traduit littéralement le grec, le mot "caractère" a pris actuellement en français un sens totalement différent. On peut le traduire par "personne" (cf. Lampe).
** Litt."forme". Le mot slave peut être traduit par "aspect, image", mais il peut signifier également "espèce" dans le sens zoologique du terme. C'est pourquoi nous avons préféré "nature". Ce même mot se retrouve dans le triadikon de l'ode 3.


Et maintenant... Théotokion

Ô Vierge, tu n'as pas connu l'homme et tu as enfanté sans semence, ayant en toute pureté porté ton enfant, le Créateur du monde, le Christ notre Dieu ; prie-Le de donner la paix à l'univers.

Katavassia
Jadis le divin Moïse préfigura ta croix / lorsque pour faire passer Israël il divisa avec son bâton les eaux de la mer Rouge/ et il Te chantait, ô Christ notre Dieu, // une hymne de départ.


Ode 3

Venez, chantons un chant nouveau, célébrons la destruction des enfers ; car le Christ est ressuscité du tombeau, Il s'est emparé de la mort et a sauvé l'univers.

Venez, fidèles, allons puiser non à une fontaine d'eau corruptible, mais à une source d'illumination, en vénérant la Croix du Christ en laquelle nous nous glorifions.

Ta croix que jadis Moïse a préfigurée en étendant les bras, maintenant nous l'embrassons ; par elle, ô Christ et Maître, nous mettons en fuite Amaleq* et nous sommes sauvés.

* Litt. : "nous mettons en fuite l'Amaleq noétique". Le terme "noétique", traduit en philosophie platonicienne par "intelligible", pourrait être rendu par le néologisme "idéel". Amaleq, personnage historique, vaincu alors que Moïse tenait levé le bâton de Dieu (Ex 17,8-14), représente ici l'idée des tentations qui nous assaillent et que nous chassons avec l'aide de la Croix. La traduction de "noétique" par "spirituel" ne fait que rendre plus difficile la compréhension de ce passage. Il est suffisamment clair ici que ce n'est pas Amaleq lui-même que nous combattons par la Croix, mais ce qu'il représente en référence au texte biblique.

Les yeux et les lèvres purifiés, fidèles, entonnons un chant d'allégresse et dans la joie prosternons-nous devant la croix du Seigneur*.
* Pour éviter la répétition, nous avons supprimé la finale : "et faisons retentir nos chants".

Gloire... Trinitaire
J'adore le Dieu unique en trois Personnes et sans commencement, qui dans la nature de son Etre est indivisible, le Père, le Fils et l'Esprit vivifiant en qui nous avons été baptisés.

Et maintenant... Théotokion
Jadis Moïse a entrevu dans le buisson ardent ton mystère, ô Très-pure ; car de même que la flamme pour le buisson, le Feu de la divinité n'a pas consumé ton sein.

Katavassia
Par ta croix, ô Christ et Maître, / affermis-moi sur le roc de la foi, / afin que mon entendement ne soit pas ébranlé par les attaques de l'Ennemi, // car seul Tu es Saint.

Tropaire-cathisme - ton 6
Ta croix, Seigneur, a été sanctifiée ; elle apporte la guérison à ceux qui sont malades de leurs péchés. C'est par elle que nous T'adorons : Aie pitié de nous.

v. Exaltez le Seigneur notre Dieu, et prosternez-vous devant l'escabeau de ses pieds, car il est saint. (Ps 98,5)

Aujourd'hui s'accomplit la parole du prophète : voici que nous nous prosternons à l'endroit où se sont tenus tes pieds, Seigneur, et ayant goûté à l'arbre du salut, ô seul Ami des hommes, nous avons été libérés des passions, par les prières de la Mère de Dieu.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

A l'instant* où l'arbre de ta croix fut planté, ô Christ notre Seigneur, les fondements de la mort furent ébranlés ; les enfers avaient désiré T'engloutir, ils Te relâchent en tremblant. Tu nous as révélé ton salut, ô Saint, et nous Te glorifions, Fils de Dieu : Aie pitié de nous.
* Litt. "Alors que seulement l'arbre...".

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Vierge, Mère de Dieu, prie ton Fils, le Christ notre Dieu, qui s'est laissé volontairement clouer sur la Croix et qui est ressuscité des morts, de sauver nos âmes.


Ode 4

L'ange dit aux femmes myrrhophores : Le Christ est ressuscité, cessez de vous lamenter ; allez dire aux apôtres : Réjouissez-vous. Aujourd'hui c'est le salut du monde ; la tyrannie de l'Ennemi a été détruite par la mort.

Allant aujourd'hui vénérer dans la joie ta croix vivifiante, ô Christ, nous avançons à la rencontre de la sainte Passion que Tu as vécue pour le salut du monde, Sauveur, car Tu es tout-puissant.

Aujourd'hui le ciel et la terre se réjouissent, car le signe du Christ, la Croix trois fois bienheureuse se manifeste au monde. Elle nous est présentée, et répand sur ceux qui la vénèrent une joie intarrissable.

Que T'apporterons-nous, ô Christ, à Toi qui nous as donné de vénérer ta précieuse croix ? Sur elle ton sang très saint a été répandu et ta chair a été clouée ; et maintenant nous l'embrassons et Te rendons grâces.

Gloire... Trinitaire
Je chante les trois Personnes du Dieu unique et indivisible ; je confesse la nature unique* : le Père sans commencement, le Fils et l'Esprit Saint, qui siègent sur le même trône, unique souveraineté, unique royauté, unique et éternelle puissance.
* Litt. "la nature simple".

Et maintenant... Théotokion

Seule parmi les femmes, ô Très-pure, tu es apparue comme un être prodigieux et merveilleux, car tu as renouvelé la nature en enfantant sans semence et en restant vierge comme tu l'étais auparavant, et Celui qui est né de toi est véritablement Dieu.

Katavassia

Te voyant sur la croix, ô Tout-puissant, / le grand luminaire* fut pris de frayeur et dissimula ses rayons ; / toute la création chanta dans la crainte ta longanimité // et la terre fut emplie de ta louange.

* C'est à dire "le soleil". Gn.1,16. On pourraît aussi dire tel quel : "le soleil fut pris de frayeur".


Ode 5

Tu T'es levé du tombeau, Lumière sans déclin, Tu as illuminé le monde en lui accordant l'incorruptibilité et Tu as aboli les lamentations funèbres jusqu'aux confins de l'univers, car Tu es miséricordieux.

Approchons-nous, purifiés par la tempérance, et dans la louange embrassons avec ferveur le très saint bois de la Croix* sur lequel le Christ crucifié a sauvé le monde, car Il est miséricordieux.
* On pourraît alléger en disant : "embrassons avec ferveur la très sainte Croix sur laquelle..."

Les puissances angéliques exultent aujourd'hui dans l'allégresse, car nous vénérons la Croix par laquelle, ô Christ, Tu as terrassé les armées des démons et sauvé l'humanité.

L'Église fut révélée comme un autre paradis, car elle porte comme autrefois l'arbre de vie, ta croix, Seigneur ; en l'embrassant* nous prenons part à l'immortalité.
* Litt. "en la touchant".

Gloire... Trinitaire

Je glorifie les trois Personnes de l'Être unique et sans commencement, Dieu Père, Fils et Esprit, lumière unique au triple rayonnement, règne d'égale puissance dans une identité sans mélange.

Et maintenant... Théotokion

Tu as mis au monde selon les lois de la nature, mais en les dépassant, car seul ton enfantement est sans semence, et il est redoutable de penser et de dire la manière dont tu as enfanté, ô Toute-pure.

Katavassia

Avant l'aurore nous Te chantons, Sauveur compatissant, / car nous avons trouvé la paix par ta croix, / par laquelle Tu as renouvelé le genre humain / en nous conduisant vers la lumière sans déclin.



Ode 6

Comme un grand Roi, Tu es ressuscité, ô Christ, et Tu as anéanti la mort ; Tu nous as rappelés des profondeurs des enfers dans la terre d'immortalité, afin que nous puissions jouir du Royaume céleste.

Fidèles, battons des mains, par des chants divins acclamons Dieu et embrassons la croix du Seigneur, car elle fait jaillir la source de la sanctification pour tous ceux qui sont dans le monde.

La parole du Psalmiste s'accomplit : voici que nous nous prosternons, ô Tout-puissant, devant l'escabeau de tes pieds très purs*, ta précieuse croix, le bois trois fois désiré.
* Ps 98,5.

Le bois que dans ses lamentations le prophète vit jeter dans ton pain, c'est ta croix, ô Compatissant ; nous l'embrassons et nous célébrons tes liens, ton ensevelissement, la lance et les clous.

* Jr 11,19 (Septante) : "Jetons du bois dans son pain, arrachons-le de la terre des vivants, qu'on ne se souvienne plus de son nom." Ce verset est appliqué à la Passion du Christ.

En embrassant la sainte Croix que Tu as voulu porter sur tes épaules, ô Christ, et sur laquelle Tu as été élevé et crucifié dans ta chair, nous puisons la force de combattre nos ennemis invisibles.

Gloire... Trinitaire
Je chante l'Unité sous ses trois personnes*, j'adore la Trinité à l'unique nature, Dieu qui est un en trois, Lumière d'un triple Soleil, le Père, le Fils et le Saint Esprit.
* Cf. le Triadikon de la 1ère ode.

Et maintenant... Théotokion
Le miracle des miracles s'est manifesté en toi, Brebis sans défaut, car tu as enfanté l'Agneau qui prend le péché du monde ; prie-Le avec instance pour ceux qui te chantent.

Katavassia

Dans les entrailles de la baleine, / Jonas étendant les bras a préfiguré l'image de la Croix divine / et par ta puissance, ô Verbe, // il s'élança et fut sauvé du monstre.


Kondakion - ton 7

L'épée flamboyante ne garde plus la porte de l'Éden, / car elle a été merveilleusement éteinte par l'arbre de la Croix ; / l'aiguillon de la mort et la victoire des enfers ont été repoussées. / Tu es venu, mon Sauveur, / clamer à ceux qui étaient aux enfers : // Entrez de nouveau dans le Paradis.

Ikos

Pilate fit planter trois croix sur le Golgotha, deux pour les larrons et une pour le Donateur de vie. Le voyant, les enfers dirent à ceux qui étaient dans ses profondeurs : Ô mes serviteurs et mes puissances ! Qui a planté des clous dans mon cœur et m'a soudainement percé avec la lance de bois ? Je suis déchiré, je souffre dans mes entrailles, mon sein est blessé, mon esprit est troublé par mes sens, et je suis forcé de rendre Adam et les fils d'Adam que l'arbre* m'avait donnés, car l'arbre de la Croix les fait entrer de nouveau dans le Paradis.

* Il s'agit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse, chap.3).



Ode 7

Seigneur, Tu es ressuscité du tombeau le troisième jour, Toi qui étais comme endormi ; par ta puissance divine Tu as brisé les portes des enfers et Tu as relevé les ancêtres, Toi le seul Dieu de nos pères qui es béni et glorifié.

Peuples, dansons aujourd'hui au son de la lyre et exultons ; vénérons la Croix et glorifions le Christ qui fut cloué sur elle, Lui le seul Dieu de nos pères qui es béni et glorifié.

Ô Très-compatissant, de ta croix, instrument de mort, Tu as fait un creuset* de vie et, pour le monde, (un sujet) digne de vénération** ; sanctifie ceux qui se prosternent devant elle, Toi le seul Dieu de nos pères qui es béni et glorifié.

* Litt. "fabrique".
** Litt. en slavon : "digne d'embrassements" et en grec : "agréable" ou "accueilli avec joie".



Ô Jésus, Toi le seul miséricordieux et compatissant, illumine et sanctifie ceux qui vénèrent avec foi ta croix et ta divine Passion, Toi le seul Dieu de nos pères qui es béni et glorifié.

Gloire... Trinitaire

Je chante le Dieu unique en trois Personnes, car lumière est le Père, lumière est le Fils, lumière est l'Esprit, lumière qui demeure indivisible et qui dans l'unité de sa nature resplendit en rayonnant par les trois Personnes.

Et maintenant... Théotokion

Tu es celle qui as été annoncée par tous les prophètes comme la Porte de Dieu, le Vase en or (de la manne), la Terre sainte, ô Vierge Épouse de Dieu, Toi qui as enfanté dans la chair le Christ Jésus, le Dieu de nos pères qui est glorifié.

Katavassia

Toi qui as délivré des flammes les adolescents, ô Christ, / Tu as pris chair pour venir sur la terre ; / Tu as été cloué sur la croix et Tu nous as fait don du salut, / Toi le seul Dieu de nos pères qui es béni et glorifié.


Ode 8
Pourquoi tenez-vous tant de myrrhe dans vos mains ? Qui donc cherchez-vous ? Alors un jeune homme apparut dans le tombeau en clamant : Le Seigneur notre Dieu est ressuscité et Il a relevé la nature humaine des profondeurs des enfers.

Réjouis-toi, ô Croix, bois divin et trois fois bienheureux, lumière de ceux qui sont dans les ténèbres ; toi qui par ton rayonnement manifestes aux quatre extrémités du monde l'éclat de la Résurrection du Christ, rends tous les fidèles dignes d'atteindre la Pâque.

Aujourd'hui embaume la myrrhe contenue dans le trésor divin, la croix du Christ, l'arbre qui est la myrrhe de vie ; venons sentir son parfum divin et vénérons-la avec foi dans les siècles.

Viens, prophète Élisée, dis-nous clairement quel est ce bois que tu as jeté dans l'eau* ? C'est la croix du Christ par laquelle nous avons été tirés des profondeurs de la corruption ; vénérons-la avec foi dans les siècles.
* II R.6,6.

Jadis Jacob figura ta croix*, ô Christ, et Joseph se prosterna devant l'extrémité du bâton divin**, prévoyant qu'il deviendrait le sceptre redoutable de Ta royauté ; c'est lui que nous vénérons avec foi dans les siècles.

* Gn 48,14.
** Gn.47,31 (Septante).


Bénissons le Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit. Trinitaire

Je glorifie l'Être unique en trois Personnes distinctes*, sans Les confondre, ni Les diviser** : le Père, le Fils avec l'Esprit ; car Il est Trinité, le Dieu unique qui est au-dessus de tous.
* Cf. Triadikon de la 1ère ode.
** Litt. "je ne confonds pas les trois en une Personne, ni ne divise leur image (forme)". Cela nous paraît très lourd et peu explicite. C'est pourquoi nous avons condensé le texte.


Maintenant... (Théotokion)

Seule parmi les mères tu es restée vierge, ô Marie, Épouse de Dieu, car sans avoir connu l'homme tu as enfanté le Christ notre Sauveur en gardant le sceau de la pureté ; aussi fidèles, nous te proclamons bienheureuse pour les siècles.

Louons, bénissons, adorons le Seigneur, Le chantant et L'exaltant dans tous les siècles.

Katavassia

Jeté jadis dans la fosse aux lions, / le grand prophète Daniel a étendu les bras en forme de croix, / il fut sauvé de leur voracité// et Te bénit, Christ notre Dieu, dans les siècles.


On chante le Magnificat.

Ode 9

Tu es descendu dans la tombe, ô Dieu donateur de vie, Tu as brisé tous les verrous et les barrières, et Tu as ressuscité les morts qui Te clament : Gloire à ta Résurrection, Christ notre Sauveur tout-puissant.

Ton sépulcre, ô Christ, a été pour moi une source de vie, car il T'a contenu, Toi qui es la Vie et qui T'es relevé pour clamer à ceux qui sont dans les tombeaux : Vous qui êtes enchaînés, soyez déliés, car Je suis venu libérer le monde.

.Que tous les arbres de la forêt se réjouissent en voyant l'arbre* de la Croix embrassé aujourd'hui, car sur elle le Christ a relevé la tête** ainsi que l'a prophétisé le divin David.
* Nous avons allégé cette phrase qui dit littéralement : "Que tous les arbres de la forêt se réjouissent par des hymnes en voyant celui qui porte le même nom qu'eux, l'arbre de la Croix...".** Ps 3,4.

C'est à cause de l'arbre que j'ai connu la mort ; mais j'ai trouvé en toi, ô Croix qui portes le Christ, arbre de vie, un protecteur invincible, une ferme défense contre les démons ; je te vénère aujourd'hui et je te clame : Illumine-moi de ta gloire.

Réjouis-toi et sois dans l'allégresse, Église de Dieu, toi qui vénères aujourd'hui le bois trois fois bienheureux de la très sainte croix du Christ que servent les ordres des anges et auprès de laquelle ils se tiennent dans la crainte.

Gloire... Trinitaire
Je T'adore, Dieu saint en trois Personnes à l'unique nature, Père et Fils avec le Saint Esprit, unique origine (de tout), unique royauté, Toi qui règnes sur tous.

Et maintenant... Théotokion
Ainsi que le clame le divin David, tu es, ô Vierge, la montagne en qui est venu habiter le Christ ; par toi nous avons été élevés aux cieux, car l'Esprit a fait de nous des fils adoptifs, ô Toute bienheureuse.

Katavassia

Ô Mère vierge et Mère de Dieu en vérité, / tu as enfanté sans semence le Christ notre Dieu / qui a été élevé sur la Croix dans sa chair ; // maintenant nous* te magnifions dignement avec Lui.

* Pour ne pas allourdir le texte, nous avons omis : "les fidèles", puisqu'il s'agit de nous-mêmes qui chantons.

Exapostilaire du dimanche, puis de la Croix

Gloire...
Contemplant la précieuse croix du Christ qui nous est présentée aujourd'hui, vénérons-la et réjouissons-nous dans la foi ; embrassons avec amour le Seigneur qui par sa propre volonté a été crucifié sur elle et prions-Le de nous rendre tous dignes de vénérer sa sainte Passion* et d'atteindre sans condamnation sa Résurrection.
* Litt. "sa croix". Nous avons préféré expliciter le sens du texte, plutôt que de garder le jeu de mots.

Et maintenant... Théotokion

Nous nous prosternons maintenant avec piété devant le bois (de la Croix) sur lequel, ô Toute-pure, ton Fils a étendu pour nous ses bras très purs pour y être cloué; donne-nous d'atteindre en paix la très vénérable Passion qui sauve le monde et de vénérer le jour lumineux de la Pâque du Seigneur qui apporte au monde la joie.


Laudes
On chante 4 stichères de l'Octoèque et 3 stichères de la Croix en répétant une fois la première.

Ton 4
Acclamons de nos voix / et magnifions dans nos chants la précieuse Croix, / embrassons-la et clamons-lui : / Ô très vénérable Croix, / sanctifie nos âmes et nos corps par ta puissance / et préserve-nous de tout danger, / nous qui te vénérons avec piété.

v. Exaltez le Seigneur notre Dieu, et prosternez-vous devant l'escabeau de ses pieds, car il est saint. (Ps 98,5)

Venez, puisons les eaux intarissables / que la Croix répand par sa grâce, / contemplons* la source de dons, / le bois très saint abreuvé par le sang et l'eau du Maître de l'univers // qui volontairement élevé sur elle a relevé les hommes.
* Nous avons allégé ce passage qui dit : "voici que nous contemplons placé devant nous le bois très saint, source des dons, abreuvé par le sang...".

v. Dieu était notre Roi dès avant les siècles, Il a accompli notre salut au milieu de la terre. (Ps 73,12)

Ô Croix très précieuse, / tu es le fondement de l'Église,* / la gloire et le salut des fidèles** ; / aussi, te vénérant aujourd'hui, / nos cœurs et nos âmes sont illuminés par la grâce divine / de Celui qui a été cloué sur toi, / qui a détruit la puissance du Malin et aboli la malédiction.
* Nous avons omis : "la force des rois".
** Litt. : des moines.


Et l'on répète la première stichère : Acclamons de nos voix...

Gloire... - ton 8

Par une parabole le Seigneur de l'univers / a enseigné à fuir l'orgueil malveillant des pharisiens ; / Il nous a appris à ne pas penser avec démesure*, / et Il s'est fait Lui-même exemple et modèle / en se dépouillant jusqu'à la crucifixion et la mort. / Rendons-Lui grâce avec le publicain et disons : / Ô Dieu, Toi qui as souffert pour nous tout en demeurant impassible, // délivre-nous des passions et sauve nos âmes.
* Nous avons omis : "au-delà de ce qu'il convient de penser" qui ne fait que redire ce qui vient d'être dit et alourdit le texte.

Et maintenant... - Tu es toute bénie...
Puis on chante la Grande Doxologie. Le dernier chant du Trisagion se fait sur une mélodie ornée, pendant que le prêtre sort portant la croix et se place devant les portes royales.

Puis, après qu'il ait dit : Sagesse. Soyons attentifs, le chœur chante le tropaire : Seigneur, sauve ton peuple... pendant que le prêtre porte la croix en procession au milieu de l'église et la dépose sur un lutrin.

Alors on entonne le tropaire - ton 6
Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte Résurrection, nous la chantons. (3 fois)

On vénère ensuite la croix au chant des stichères idiomèles suivantes :



Ton 2
Venez fidèles, vénérons l'arbre vivifiant (de la Croix) / sur lequel le Christ, le Roi de gloire, a volontairement étendu ses bras / pour nous faire retrouver la béatitude des premiers temps, / nous que l'Ennemi a tentés par le plaisir / et qui nous sommes trouvés chassés loin de Dieu. / Venez fidèles, vénérons la Croix qui nous a rendus dignes d'écraser les têtes des ennemis invisibles. / Venez toutes les familles des nations, / honorons par nos chants la croix du Seigneur : / Réjouis-toi, ô Croix, qui as délivré Adam de la chute* ! / Maintenant nous, les chrétiens, t'embrassons avec crainte, / nous glorifions Dieu qui a été crucifié sur toi et disons : / Seigneur, Toi qui as été cloué sur cette (Croix), aie pitié de nous, / car Tu es bon et ami des hommes.
* Nous avons omis : "En toi nos rois fidèles se glorifient, car par ta puissance ils ont soumis le peuple ismaélite" pour des raisons qui vont de soi.

Ton 8
Aujourd'hui le Maître de la création et le Seigneur de gloire est cloué sur la Croix, / Il est percé au côté, / Il goûte le fiel et le vinaigre, Lui la douceur de l'Église ; / Il est ceint d'une couronne d'épines ; / Lui qui couvre le ciel de nuées est revêtu d'un manteau de dérision ; / Il est frappé au visage par une main d'argile, / Lui qui de sa main a créé l'homme ; / Il est flagellé, Lui qui revêt le ciel de nuées ; / Il reçoit des crachats et des coups, des injures et des gifles ; / et Il supporte tout pour moi qui suis condamné, / Lui mon Libérateur et mon Dieu, / qui sauve le monde de l'erreur, // car Il est miséricordieux.

Gloire... - ton 8

Aujourd'hui Celui qui est inaccessible en son être me devient accessible / et Il souffre la Passion en me libérant des passions. / Celui qui rend la lumière aux aveugles reçoit les crachats de la bouche des impies / et livre son dos aux coups pour des captifs. / Le voyant sur la Croix, la toute pure Vierge et Mère clame dans la douleur : / Hélas mon Enfant, qu'as-Tu fait?/ Toi qui es plus beau que tous les hommes, / Tu apparais sans souffle, enlaidi, n'ayant plus de forme, ni de beauté./ Hélas, ma Lumière ! / Je ne supporte pas de Te voir endormi, / mon sein est blessé, et un glaive cruel me transperce le cœur. / Je célèbre ta Passion, je vénère ta miséricorde ; // (Seigneur) longanime, gloire à Toi.

Et maintenant... - même ton

Aujourd'hui s'accomplit la parole du prophète : / voici que nous nous prosternons à l'endroit où se sont tenus tes pieds, Seigneur, / et ayant goûté à l'arbre du salut, / ô seul Ami des hommes, / nous avons été libérés des passions, // par les prières de la Mère de Dieu.





LITURGIE




Tropaire du Dimanche et de la Croix ; Gloire... et maintenant... kondakion de la Croix.

A la place du Trisagion :

Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte Résurrection, nous la chantons.


Prokimenon - ton 6

Seigneur, sauve ton peuple / et bénis ton héritage.

v. Vers Toi, Seigneur, je crie, mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi.



Épître aux Hébreux 4,14 - 5,6.



Alleluia - ton 1


v. Souviens-Toi de ton peuple que Tu as acquis dès l'origine. (Ps 73,2)

v. Dieu était notre Roi dès avant les siècles, Il a accompli notre salut au milieu de la terre. (Ps 73,12)



Évangile selon saint Marc 8,34 - 9,1.

Verset de communion

La lumière de ta Face, Seigneur, nous a marqués de son empreinte. (Ps 4,7) //

Alleluia, alleluia, alleluia.



VÊPRES du dimanche


Au Lucernaire on chante 10 stichères, 4 pénitentielles de l'Octoèque dans le ton occurent, 3 du Triode, de Théodore, et 3 des Ménées. Gloire... et maintenant... Théotokion.

Lucernaire - ton 8

Seigneur, Tu as volontairement étendu tes bras sur la Croix ; / rends-nous dignes de nous prosterner devant elle avec componction, / nous qui sommes illuminés* par le jeûne et les prières, / l'abstinence et les œuvres bonnes, // car Tu es bon et ami des hommes.
* Litt. : "bien illuminés", c'est-à-dire de façon ferme, stable.

Seigneur très miséricordieux, / dans la richesse de ta compassion efface mes nombreux péchés, / et rends-moi digne de contempler ta croix avec une âme pure / et de l'embrasser durant la présente semaine d'abstinence, /:car Tu es l'Ami des hommes.

Ton 3 - de Théodore

Ô grande merveille, / nous voyons le bois (de la Croix) sur lequel le Christ a été volontairement crucifié dans sa chair ; / le monde se prosterne et, illuminé, il cla-
me : / Ô puissance de la Croix, / sa vue consume les démons et en les brûlant, elle nous apparaît ! / Ô Croix très pure, je te dis bienheureuse, / je te vénère, je me prosterne devant toi avec crainte, // et je glorifie Dieu qui par toi m'a donné la vie infinie.

Entrée au chant de : "Lumière joyeuse..."

Grand prokimenon - ton 8

Tu as donné un héritage / à ceux qui Te craignent, Seigneur. Ps 60,6b

v. Des extrémités de la terre j'ai crié vers Toi. Ps 60,3a
v. Je serai à l'abri sous le couvert de tes ailes. Ps 60,5b
v. Ainsi je chanterai ton Nom. Ps 60,9a

Apostiches - ton 8

Je n'ose lever les yeux vers le ciel, / malheureux que je suis, / à cause de mes mauvaises actions ; / mais comme le publicain je T'implore en gémissant : / Ô Dieu, pardonne-moi, pécheur, / et garde-moi de l'hypocrisie du pharisien, // car Tu es le seul miséricordieux. (2 fois)

Ô martyrs du Seigneur, / vous sanctifiez tous les lieux / et vous guérissez toutes les maladies ; / aussi nous vous prions d'intercéder maintenant // pour que nos âmes soient délivrées des rêts de l'Ennemi.

Gloire... et maintenant... - même ton

Les cieux te célèbrent, Mère inépousée et pleine de grâce, / et nous glorifions ton insondable enfantement, ô Mère de Dieu ; // intercède pour le salut de nos âmes.


3.1997 - Traduction provisoire ; diffusion interne. Revue en 11.1999.
Tropaire Ton 1


Seigneur, sauve ton peuple / et bénis ton héritage ; / accorde à tes fidèles la victoire sur l'Ennemi // et garde ton peuple par ta croix.


Kondakion - ton 7
L'épée flamboyante ne garde plus la porte de l'Éden, / car elle a été merveilleusement éteinte par l'arbre de la Croix ; / l'aiguillon de la mort et la victoire des enfers ont été repoussées. / Tu es venu, mon Sauveur, / clamer à ceux qui étaient aux enfers : // Entrez de nouveau dans le Paradis.

Répondre