Dimanche du Fils prodigue

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Monique
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Dimanche du Fils prodigue

Message par Monique » mar. 16 janv. 2007 21:42

DIMANCHE DU FILS PRODIGUE
(traduction père Denis Guillaume)

LE SAMEDI SOIR A VÊPRES

Après le Psaume 103, Cathisme 1 du Psautier:Bienheureux l'homme.

Lucernaire

On chante dix stichères: 6 de 1'Octoque dominical et ces idiomèles du Triode, en les répétant.

T 1

En une terre d'innocence et de vie * j'ai semé le péché; * de l'insouciance j'ai moissonné les épis, * j'ai mis en tas les gerbes de mes actions; * ce n'est pas sur l'aire du repentir * que je les ai déposés; * et pourtant je te prie, 0 mon Dieu, * toi qui depuis toujours cultives nos guérets: * au souffle de ta douce bonté * vanne le grain de mes actions, * nourris mon âme de gâce et de pardon, * engrange-moi dans tes célestes greniers * et sauve-moi.

Frères, reconnaissons * la puissance du mystère divin, * car le Fils prodigue revient de son péché * pour retourner au foyer paternel; * le Père, dans sa tendre bonté, * vient à sa rencontre pour l'embrasser; * il le restaure dans la gloire de sa maison, * au ciel il lui prépare un mystique banquet; * il fait tuer le veau gras * pour que nous prenions part à sa joie, * celle du Père qui offre par amour * et celle de l'Agneau qui s'immole pour nous, * le Christ sauveur de nos âmes.

Gloire au Père, t. 2

De quels biens me suis-je privé, * malheureux que je suis, * de quel royaume me suis-je exilé; * j'ai dépensé le trésor * que de toi j'avais reçu, * loin de ta loi j'ai cheminé. * Hélas, ô ma pauvre âme, * tu seras livrée au feu étemel, * mais avant la fin dis au Christ notre Dieu: * Comme le Fils prodigue accueille-moi, Seigneur, * et prends pitié de moi.

Maintenant... Théotokion: le Dogmatique du ton occurrent.

Apostiches

Les stichères de l'Octoèque dominical, selon le ton occurrent.

Gloire au Père, t. 6

J'ai dilapidé le trésor * que mon Père m'avait donné, * j'ai vécu au milieu d'animaux sans raison, * j'ai désiré la nourriture des pourceaux * et, comme personne ne m'en donnait, j'ai eu faim, * mais je suis retourné vers mon Père si bon * et dans les larmes j'ai crié: * Traite-moi comme l'un de tes serviteurs, * je ne mérite plus ton amour, * mais sauve-moi, dans ta bonté.

Maintenant. ..

Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s'est revêtu * pour délivrer Adam de l'antique malédiction; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.



LE DIMANCHE MATIN A L'ORTHROS

Au Polyéléos on ajoute le psaume 136:

Près des fleuves de Babylone. après le psaurne 50:

Gloire au Père, t. 8

Ouvre-moi les portes de la pénitence, Seigneur source de vie, * dans ton saint temple veille mon esprit, * portant le temple très impur de mon corps, * mais dans ta bonté purifie-moi, * en ta grande tendresse et ton amour compatissant.

Maintenant... Théotokion

Conduis-moi sur le chemin du salut, Mère de Dieu, * car j'ai souillé mon âme par le péché * et dans l'indolence j'ai dépensé toute ma vie, * mais par tes saintes prières * délivre-moi de toute impureté.

t.6

Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté, * en ton immense miséricorde efface mon péché.

Me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions, * pécheur que je suis, * je redoute le jour terrible du jugement, * mais espérant ta pitié et ta compassion, * je m'écrie comme David: * Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté.

Canons: de la Résurrection (4 tropaires avec l'hirmos), Stavroanastasimon (2), de la Mère de Dieu (2) et ce canon du Triode (6), oeuvre de Joseph. Catavasies: les hirmi du canon.

Ode 1, t. 2

« Chante, 0 mon âme, le cantique de Moïse: * Le Seigneur est mon secours, ma protection, * c'est lui qui m'a sauvé, * il est mon Dieu et je veux le glorifier. »

O Jésus, reçois à présent mon repentir: * comme le Fils prodigue j'ai péché, * comme lui j'ai passé dans l'insouciance toute ma vie, * provoquant ainsi le courroux de mon Dieu.

De l'héritage que jadis tu m'as donné * j'ai sottement dilapidé le divin trésor: * par ma folle vie je me suis éloigné de toi: * accueille-moi, Père très bon, puisque je reviens aussi vers toi.

Gloire: Comme autrefois le Prodigue, accueille-moi, * maintenant, Seigneur, ouvrant pour moi * tes bras paternels, et dans l'action de grâces* je chanterai ta gloire et ta bonté.

Maintenant: Par l'intercession de la Mère de Dieu, * Seigneur, montre-moi ta faveur * et multiplie les signes de ta bonté * en effaçant la multitude de mes péchés. -

Od 3

« Le stérile désert de mon esprit, * Seigneur, rends-le fertile et fécond,* toi qui veilles à la croissance de tout bien, * dans ta divine bonté.

Ayant perdu la droite raison, * j'ai suivi l'élan de mes passions, * mais comme le Fils prodigue, * daigne, Seigneur, me recevoir.

A l'instar du Fils prodigue * je te crie: Père, j'ai péché; * embrasse-moi, comme tu fis pour lui, * ne me repousse pas loin de toi.

Gloire: O Christ, ouvre larges tes bras * et, dans ta compassion, accueille moi, * car je reviens d'un pays lointain, * celui des passions et du péché.

Maintenant: Belle entre toutes, ô Vierge immaculée, * enrichis mon coeur appauvri par le péché, * donne-lui de contempler ce qui est beau, * afin que je puisse te glorifier.


Cathisme, t:1

Seigneur, hâte-toi de m'ouvrir tes bras paternels, * car j'ai follement dépensé toute ma vie; * considère le trésor inépuisable de ta pitié, * Sauveur, ne méprise pas la pauvreté de mon coeur; * vers toi, Seigneur,je crie plein de componction: * Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.

Gloire au Père .... Maintenant ....

O Vierge inépousée, sainte Mère de Dieu * qui seule nous protèges et nous défends, * délivre le peuple des fidèles qui espère en toi, * de toute menace et de tout danger qui pèse sur lui; * ô Vierge, intercède auprès de Dieu * pour le salut de nos âmes.

Ode 4

« Le Prophète, voyant la Vierge t'enfanter * proclama hautement: Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli de crainte, * car tu es venu de Théman, * ô Christ, de la sainte montagne ombragée. »

Père céleste, j'ai dépensé honteusement * le trésor des biens que tu m'as donnés, * en devenant esclave chez des étrangers, * et comme le Prodigue je m'écrie: * j'ai péché contre toi, mais accueille-moi comme lui * en me serrant dans tes bras.

Je me suis fait l'esclave des passions; misérable, j'ai servi les artisans d'iniquité; * ma négligence m'a fait perdre la raison; * pardonne-moi, céleste Père et mon Sauveur * en ta riche tendresse je trouve mon abri.

Gloire: Tout rempli de la honte de mes péchés, * je n'ose lever mon regard vers le ciel; * j'ai follement servi l'iniquité, * mais je reviens à toi et, dans ma componction, je m'écrie: * j'ai péché, mais accueille-moi, ô mon Roi.

Maintenant: Auxiliatrice des humains et sûr espoir des chrétiens, * refuge immaculé de ceux qui trouvent le salut, * 0 Vierge, par ton intercession * procure-moi le salut et la vie du siècle à venir.

Ode 5

« La nuit s'écoule, et bientôt paraît le jour, * qui sur le monde fera luire sa clarté; et c'est pourquoi les Anges * tous en choeur font retentir leur chant * pour te giorifier, 0 Christ notre Dieu. »

Comme esclave j'ai servi des étrangers, * je m'en suis allé au pays de corruption, * et je suis rempli de honte, * mais à présent je reviens à toi * et je te crie: Dieu de tendresse, j'ai péché.

Ouvre-moi ton coeur de Père, maintenant, * car je renonce au mal pour revenir auprès de toi; ô Père céleste, * il n'est point de mesure à ta pitié, * ne me repousse pas.

Gloire: Vers le ciel, 0 Christ, je n'ose plus lever les yeux, * puisque j'ai causé, sans mesure, ton courroux; * mais je connais ta clémence, * c'est pourquoi je me permets de crier: * J'ai péché, pardonne-moi et sauve-moi.

Maintenant: Vierge sainte, qui sans peine as enfanté * l'universelle propitiation de nos péchés, * ô Pleine de grâce, * allège le poids trop pesant de mes passions * par tes saintes intercessions.


Ode 6

« Dieu Sauveur, j'enfonce dans l'abîme du péché, * je suis plongé dans l'océan de cette vie, * mais comme Jonas sortit du poisson, * retire-moi du gouffre des passions * et sauve-moi, Seigneur.

Sans cesse m'encercle l'abîme des péchés * et j'enfonce sous la rage de leurs flots; * ô Christ notre Dieu, * conduis-moi jusqu'au havre de la vie; Roi de gloire, sauve-moi.

Le trésor de mon Père, je l'ai dilapidé * et maintenant j 'ai honte de ma pauvreté; * de stériles pensées je me suis fait l'esclave; * c'est pourquoi, Seigneur ami des hommes, je te crie: * Dieu de tendresse, sauve-moi.

Gloire: Affaibli par la privation de tous les biens * pour m'être détourné de toi, Source de bonté, * c'est vers toi que je retourne; * fais-moi grâce, 0 Christ, et sauve-moi, * afin que je chante ton amour pour les hommes.

Maintenant: Vierge pure qui as enfanté * le Christ notre Sauveur et notre Dieu, * regarde ma misère, * rends-moi le bonheur et le salut, * afin que je chante toutes tes merveilles.

Kondakion, T 3

M'étant sevré de ta gIoire paternelle, * j'ai dépensé les richesses que tu m'avais données, * c'est pourquoi je fais monter vers toi * la confession du Fils prodigue: * J'a' péché contre le ciel et contre toi, * ô Père de miséricorde, accueille-moi repentant * et traite-moi, Seigneur, comme l'un de tes serviteurs.

Ikos

Chaque jour, le Sauveur nous a parlé * pour nous instruire de sa propre voix: * écoutons ce que l'Ecriture nous apprend * au sujet du Prodigue qui vient à résipiscence, * imitons fidèlement son admirable conversion. * A notre Dieu, qui voit tous nos secrets, * disons dans l'humilité de notre coeur: * Père de miséricorde, nous avons péché contre toi, * nous ne sommes plus dignes d'être appelés tes enfants; * mais en vertu de l'amour dont tu nous aimes tous, * accueille-moi repentant * et traite-moi, Seigneur, comme l'un de tes serviteurs.


Synaxaire:
On lit d'abord le synoxaire du Ménée, puis celui-ci:

Ce même jour, nous faisons mémoire de la parabole évangélique du Fils prodigue, à laquelle nos saints Pères ont assigné la seconde place dans le Triode.

Prodigue, mon pareil, avance sans frayeur
puisque Dieu ouvre à tous la porte de son coeur.

Puisqu'il en est qui ont maintes fautes sur la conscience, vivant dans la débauche depuis leur jeunesse, en s'adonnant à l'ivresse et à la dissipation; qui, après être ainsi tombé dans le gouffre du péché, en arrivent au désespoir, ce qui est une forme d'arrogance; et que par suite ils ne veulent nullement s'appliquer à la vertu et, lui préférant le flot des passions, retombent toujours dans des fautes semblables ou pires, les saints Pères, se comportant envers eux avec amour des hommes et patemelle sollicitude, dans le désir de les arracher au désespoir, ont mis ici cette seconde parabole, afin d'extirper jusqu'à la racine le sentiment du désespoir et de les inciter à s'élever jusqu'à la vertu. Révélant à ceux qui ont beaucoup péché le coeur très-bon et plein d'amour de notre Dieu, en prenant l'exemple du Fils prodigue, ils ont montré, à partir de la parabole du Christ, que nul péché ne peut triompher de cet amour pour les hommes.
Car les deux fils de l'homme, c'est-à-dire du Verbe Dieu fait hommc, ce sont les justes et les pécheurs. L'aîné, c'est celui qui observe ses commandements, qui s'applique toujours au bien de Dieu et qui ne s'en éloigne en aucune façon. Le plus jeune, c'est celui qui affectionne le péché, qui renie l'amitié divine par ses honteuses actions, qui gaspille le trésor de l'amour de Dieu envers lui, qui vit en débauché au point de ne plus sauvegarder l'image et ressemblance divine, qui suit le démon du mal, se fait esclave de sa propre volonté dans les plaisirs et n'est plus capable d'assouvir sa concupiscence. Car c'est une chose insatiable que le péché et qui attire, d'habitude, par un plaisir passager. On peut le comparer aux caroubes, cette nourriture des porcs: les caroubes, en cffet, offrent d'abord une certaine douceur, puis de l'âpreté et finissent par devenir comme de la paille. C'est tout à fait ce que procure le péché. A peine le Fils prodigue a-t-il retrouvé son bon sens, exténué par la disette des vertus, il retourne vers son Père en disant: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Et celui-ci l'accueille repentant, sans l'outrager, mais il l'enlace en l'embrassant, lui montrant son coeur divin et paternel. Il lui donne un vêtement, à savoir le saint baptême, avec son sceau et son gage, la grâce de l'Esprit très-saint; en outre, des sandales, pour que ses pas, marchant désormais selon Dieu, ne soient plus blessés par les serpents et les scorpions, mais soient plutôt en mesure de leur écraser la tête. Ensuite, pour comble d'allégresse, le Père immole pour lui le veau gras, entendez son Fils unique, et lui donne de goûter à sa Chair et à son Sang, même si le fils aîné, s'étonnant de son amour sans limites, lui dit franchement ce qu'il en pense. Mais l'Ami des hommes le fait taire en lui adressant avec calme des paroles douces et bienveillantes: Toi, tu es toujours avec moi, il faut donc te réjouir et te féliciter avec ton Père, car mon fils , que voici avait été mis à mort par le péché, et le voilà revenu à la vie, avec le repentir de ses actes insensés; . il était perdu, s'étant éloigné de moi dans l'accoutumance aux plaisirs, et je l'ai retrouvé, moi qui souffrais en mon coeur et l'ai fait revenir à ma communion. Et cette parabole peut s'appliquer au peuple hébreu et à nous.

C'est donc pour cette raison que la parabole a été mise ici par les saints Pères, puisqu'elle nous fait rejeter, comme il a été dit, le désespoir et la crainte, pour nous attacher aux bonnes oeuvres, qu'elle excite au repentir et à la conversion celui qui a péché , comme le Fils prodigue. De plus, elle est un puissant moyen de défense, une arme excellente pour repousser les traits de l'adversaire.

Par l'amour ineffable dont tu aimes les hommes, 0 Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7

« Dans la fournaise, les leunes Gens s'inspirèrent des Chérubins * lorsqu'ils chantèrent: Béni sois-tu, ô notre Dieu, * tu as porté juste sentence, * c'est pour nos fautes que tu nous traites ainsi; * à toi haute gloire, louange éternelle. »

Dominé lamentablement par les charnelles voluptés * tout entier je suis devenu l'esclave des passions; * ô Christ, je me suis éloigné de ton amour, * mais à présent comme le Prodigue je te crie: * j'ai péché, mais dans ton unique bonté ne me repousse pas.

Vers le ciel je n'ose plus lever les yeux, * Roi de gloire, je confesse mon péché; * moi seuI, j'ai provoqué ta fureur en violant tes ordres, mais j'espère en ton unique pitié: * loin de ta face ne me rejette pas.

Gloire: Par ma faute, j'ai causé ta fureur, ô Christ si bon pour moi, * mais, daigne pardonner tous les péchés que j'ai commis, * Seigneur,par les prières de tes Apôtres, * des Prophètes, des saints Moines, des Justes et des Martyrs, * afin que je chante ta louange éternelle.

Maintenant: Mère de Dieu, dont l'éclat surpasse celui des Chérubins, * des Séraphins et de tous les Anges, dans le ciel, * implore avec eux celui que tu as mis au monde, * le Fils et Verbe de Dieu, * afin que nous jouissions des biens éternels.



Ode 8

« A celui qui, dans le buisson ardent, * sur la montagne du SinaÏ, devant Moïse préfigura * le prodigieux mystère de la Vierge, * chantez une hymne de bénédiction: * à lui haute gloire dans tous les siècles. »

Toi qui sur terre es descendu sauver le monde * et librement, dans ton amour, as choisi la pauvreté, * regarde combien je suis pauvre en bonnes actions * et sauve-moi, dans ta bonté.

M'éloignant de la voie de tes commandements, * je fus l'escIave du mensonge et de l'erreur, * mais je reviens, comme autrefois le Fils prodigue: * Père céleste, accueille-moi qui me prosterne devant toi.

Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit

Egaré par de funestes pensées, * me voilà tout sombre et hors de moi; * loin de toi je me suis éloigné; * Dieu de tendresse, dans mon repentir, * devant toi je me prosteme: sauve-moi.

Maintenant: Virginale Génitrice de Dieu, * toi qui relèves les esprits abattus, * relève aussi mon coeur brisé * et humilié par toutes sortes de péchés.

Odie 9

«  Quel mortel a jamais entendu cela, * et qui a déjà vu qu'une vierge pût concevoir * et sans douleurs mettre au monde son enfant? * Mais tel est ton mystère prodigieux: * Sainte Mère de Dieu, nous te magnifions. »

O Christ, vois la détresse de mon coeur; * ma conversion et mes larmes, ne les méprise pas; * embrasse-moi dans ta miséricorde, * m'ajoutant au nombre de tes élus, * afin que dans l'action de grâce je célèbre ton amour.

Comme le Larron, je te crie: Souviens-toi de moi; * et, comme l'humble Publicain, je me frappe la poitrine en implorant ta compassion; * comme le Fils prodigue, Dieu de tendresse, * délivre-moi de toute iniquité, * afin que je chante la condescendance de mon Roi.

O mon âme, laisse entendre tes gémissements * et dis au Christ: toi qui librement, Seigneur, as choisi la pauvreté, * regarde combien je suis pauvre en bonnes oeuvres; * enrichis-moi de toutes les vertus, * par ton unique tendresse et ta seule bonté.

Gloire: Le festin que jadis tu préparas * pour le Fils prodigue revenu librement vers ta bonté, * prépare-le maintenant pour mon âme, * recevant dans tes bras le malheureux que je suis, * afin que je chante la condescendance de mon Sauveur.

Maintenant: O Vierge, par ta lumineuse intercession, * daigne illuminer les sombres yeux de mon esprit; * conduis-moi sur les chemins de repentance, * afin que je te chante comme il se doit * car tu as mis au monde ineffablement le Verbe de Dieu.

Exapostilaire
D'abord l'exapostilaire du dimanche, puis ces exapostilaires du Triode:

Le trésor de grâce que tu m'avais donné, * Dieu Sauveur, je l'ai malheureusement dépensé; * perversement je l'ai dilapidé, * vivant loin de toi dans une folle compagnie; * mais à présent je me tourne vers toi: * Père de tendresse, comme tu reçus le Prodigue autrefois, * accueille-moi et sauve-moi.

Gloire au Père...

Tes richesses, je les ai dilapidées, * j'ai servi les démons pervers, malheureux que je suis, * mais toi, Sauveur, en la tendresse de ton coeur, * aie pitié du prodigue et lave mon péché, et donne-moi, Seigneur, ma plus belle robe en ton royaume.

Maintenant...
Sainte Vierge et Mère de Dieu, * gloire des Apôtres, des Martyrs, des Prophètes et des Moines saints, * fléchis le coeur de ton Fils et Seigneur * en faveur de tes serviteurs * lorsqu'il siègera pour nous juger et rendre ˆ chacun selon ses oeuvrres.

Laudes

On chante, dans l'Octoèque dominical, 5 stichères de la Résurrection, puis ces 3 stichères du Triode:

t.2

Du Prodigue je t'offre, Seigneur, la confession: * En présence de toi j'ai péché, * de ta grâce j'ai dilapidé le trésor; * agrée ma repentance, Sauveur, * et sauve-moi.

t. 4

Lève-toi, Seigneur mon Dieu, et dresse ta main, * ne laisse pas dans l'oubli les malheureux jusqu'à la fin.

Comme le Fils prodigue, je viens aussi, Dieu de bonté, * après avoir passé ma vie loin de toi; * ô Père, j'ai dépensé les richesses que tu m'avais donnces; * agrée ma repentance, Seigneur, et prends pitié de moi.

t.8

Je te rends grâce, Seigneur, de tout mon coeur, * j'énonce toutes tes merveilles.

Follement j'ai dépensé tout le bien paternel, * pauvre et solitaire je suis devenu * en une terre où vivent des hommes pervers; * mais, ne pouvant plus souffrir leur compagnie, * je retourne vers toi, Père très bon, et je te crie: * Contre le ciel et contre toi j'ai péché, * je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, * traite-moi comme l'un de tes serviteurs et prends pitié de moi.

Gloire au Père, t. 6

Père de tendresse, * je me suis éloigné de toi; * ne m'abandonne pas, * ne me prive pas du royaume des cieux, * car le perfide ennemi m'a dépouillé, * il m'a dérobé tout mon bien; * j'ai follement dépensé mon trésor spirituel, * mais je me lève et reviens à toi en disant: * traite-moi comme l'un de tes serviteurs, * toi qui as étendu les mains sur la croix * pour me délivrer du monstre cruel * et pour me revêtir de la robe originelle, en ton unique bonté.

Maintenant...

Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l'Enfer, * par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction, * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés; * c'est pourquoi nous élevons la voix pour chanter: * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, qui l'as voulu ainsi! Gloire à toi.

Grande Doxologie et Congé.


A LA LITURGIE

Typiques et Béatitudes (avec les tropaires de l'Octoèque et ceux de l'ode 6 du canon du Triode).
Prokimenon du ton occurrent ou le suivant (ton 1).

Prokimenon, t. 1: Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur, * comme sur toi repose notre espoir. Verset: Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur, aux coeurs droits convient la louange.

Lecture de la premiere épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens
(6, 12-2o)
Frères, « tout m'est permis », mais tout n'est profitable. « Tout m'est permis », mais j'entends, moi, ne me laisser dominer par rien. Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments, et Dieu abolira nourriture et digestion. Mais le corps n'est pas pour la fornication: il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, en sa puissance nous ressuscitera nous aussi. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ? Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire ceux d'une prostituée? En aucun cas! Ou bien ne savez-vous pas que celui qui s'unit à la prostituée ne fait avec elle qu'un seul corps? Car il est dit: « Les deux ne seront qu'une seule chair. » Mais celui qui s'unit au Seigneur n'est avec lui qu'un seuI esprit. Fuyez la fornication! Tous les péchés que l'homme peut commettre sont extérieurs à son corps; mais celui qui fornique pèche contre son propre corps. ignorez-vous aussi que votre corps est le temple de cet Esprit saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas, vu le prix auquel vous avez été rachetés? Alors, glonfiez Dieu dans votre corps et dans votre esprit, puisqu' ils appartiennent à Dieu.

Alleluia, t. 8. Versets: 1. C'est Dieu qui m'accorde la revanche, qui soumet les peuples à mon pouvoir. 2. Il multiplie pour son roi le salut et montre son amour à David son élu, en faveur de sa descendance à jamais.

Evangile selon saint Luc, péricope 79 (15, 11-32) Le Seigneur dit cette parabole: Un homme avait deux fils.

Chant de communlon: Louez le Seigneur du haut des cieux, * louez-le au plus haut des cieux.

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