Ménées de décembre

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Monique
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Ménées de décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 15:33

1er DÉCEMBRE
Mémoire du saint prophète Nahum.

VÊPRES

Lucernaire, t. 3

En toi, Prophète de Dieu, * demeura la grâce du saint Esprit; * par sa propre lumière elle fit de toi * la lampe étincelante de clarté * et par toi elle annonce l'avenir * à Ninive, la grande cité.
Nahum, prophète de Dieu, * tu as paru comme lumineuse nuée * de la divine science distillant la rosée, * du jugement de Dieu abreuvant la cité * de Ninive la grande à nouveau * en travail pour mettre au monde l'impiété.
Nahum, prophète de Dieu, * toi qui as rejoint désormais * l'ineffable gloire, l'éternelle renommée, * les délires divines et la joie qui ne se peut exprimer, * oracle divinement inspiré, * intercède pour nous auprès du Maître universel.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Ayant obtenu de grands bienfaits grâce à toi, * Vierge pure, nous célébrons avec les Anges ton Enfant * qui daigna sortir de ton sein * par un excès de sa bonté * et de nouveau a façonné le genre humain.

Stavrothéotokion
Voyant ton Fils, ô Vierge immaculée, * suspendu sans vie sur la croix, * dans ton amertume tu crias: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comment s'est évanouie la beauté de ton aspect * que tu as laissé disparaître sous l'ombre de la mort.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Nahum, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Prophète, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: De Nahum je m'applique à louer l'inspiration.

Ode l, t. 5
« Dans la mer Rouge cheval et cavalier * furent précipités par celui qui brise les combats, * le Christ élevant ses mains, * le Sauveur que célèbre Israël, * lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
Percevant la divine inspiration * de ton esprit que Dieu * a saisi pour faire sien * et que sa grâce illumina, * prophète Nahum, nous te disons bienheureux.
Venue d'en haut, la grâce de l'Esprit * insuffla en ton âme * l’énergie prophétique * et t'accorda une langue inspirée, * Prophète digne de toute admiration.
Tu as paru comme l'instrument * que de son plectre * frappait l'Esprit divin, * célébrant le Dieu jaloux, * proclamant son inflexible jugement, * Prophète très-digne de nos chants.
Vierge pure, entre toutes bénie, * sauve les fidèles * qui te chantent avec amour * comme la sainte Mère de Dieu * et garde-les des implacables dangers.

Ode 3
« Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance * et malgré son poids tu l'as fermement suspendue; * affermis ton Eglise, ô Christ, * sur le roc inébranlable de tes commandements, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Unie à l'Esprit divin et déifiant, * ton âme fut parfaitement illuminée; * et dès lors, Prophète, sous la divine inspiration, * tu fus préparé, à donner à tous la claire annonce de l'avenir.
Bienheureux, tu as vu d'avance * dans la vision de Dieu la sentence condamnant * les ennemis impies qui méprisaient * dans leur perversité incurable * la patience de Dieu, sa clémence et sa bonté.
Celui qui du néant jadis fit l'univers * est issu de ton sein, ô Vierge immaculée, * se faisant homme en son amour, * lui le seul Ami des hommes, * pour la rédemption du genre humain.

Cathisme, t. 5
Glorieux prophète Nahum, * ayant purifié ton esprit * de toute empreinte d'ici-bas, * tu devins l'urne très-pure du saint Esprit, * distribuant à tous les hommes * les clartés que tu avais reçues de lui; * c'est pourquoi, nous t'en prions, * intercède pour la paix de l'univers.
Théotokion
Le grand mystère de ton divin enfantement, * l'ineffable façon dont tu conçus, * Ô Mère toujours-vierge, nous sont connus en vérité; * ta gloire frappe nos esprits * et bouleverse nos pensées * et sur nous tous Ô Mère de Dieu, * elle s'étend pour le salut de nos âmes.

Stavrothéotokion
Pleine de grâce, par la Croix de ton Fils * fut aboli le mensonge des faux-dieux * et la force des Démons fut terrassée; * c'est pourquoi nous les fidèles, * te chantons sans cesse comme il se doit, bénissons et te magnifions à juste titre comme la Mère de Dieu.

Ode 4
« Comprenant ton divin abaissement, * le prophète Habacuc dans son trouble te cria, Ô Christ: * Tu es venu pour le salut de ton peuple, pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
Resplendissant de l'éclat du saint Esprit, * divin porte-voix, tu annonças aux Ninivites * leur imminente dévastation * et l'inéluctable avènement de la puissance de Dieu.
Le juste jugement du Créateur * décide la terrible destruction d'un peuple hostile, comme tu l'avais prédit, * bienheureux Nahum prophète de Dieu.
Parée de sentiments modestes, * l'âme de ton Prophète fut portée à merveille * vers ta vision, Dieu de bonté, * et vers la splendeur de la divine contemplation.
Ô Marie, souveraine du créé, * toi qui enfantas le Roi de l'univers, * seule digne de nos chants, par tes prières, * délivre-moi de la tyrannie des passions.

Ode 5
« Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, * devant toi je veille et vers toi monte mon cri: * illumine les ténèbres de mon âme, * Ô Christ, en vertu de ton amour. »
Ayant mené ta vie sans reproche, * tu fus jugé digne, Nahum, de l'énergie * et de l'illumination de l'Esprit saint, * Prophète digne de toute admiration.
Ayant soumis avec zèle ta chair * à l'esprit, comme à un maître souverain, * à ton cœur donné sublime élévation, * tu as obtenu les divines révélations.
Elle surpasse tout honneur visible, * la gloire de ceux qu'honore le don de prophétie: * par eux se fait entendre, en effet, * l'Esprit saint, Dieu de bonté et Seigneur.
Nul esprit, même céleste, ne pourrait * dignement te louer, ô Mère de notre Dieu, * car c'est le Créateur que tu as enfanté, * celui que chantent les puissances des cieux.

Ode 6
« Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, * ô Christ et Seigneur, apaise l'ouragan de mes passions * et délivre-moi du mal, * ô Dieu de miséricorde. »
Celui qui fut le temple de la grâce de Dieu, * le vase d'élection de sa théophanie * qui dépasse tout esprit, * fidèles, célébrons-le de nos chants.
Celui qui a reçu de l'Esprit saint * le rayonnement préservé de tout déclin * et dont l'esprit fut proche du divin, * fidèles, nous invite à le célébrer de nos chants.
Les puissances spirituelles dans le ciel * et sur terre toutes les générations * te glorifient sans cesse comme Mère de Dieu, * ô Vierge bénie et tout-immaculée.

Kondakion, t. 4
Ton cœur très-pur, illuminé par l'Esprit, * fut le siège d'une brillante prophétie; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c'est pourquoi nous te vénérons, * illustre Nahum, prophète bienheureux.

Synaxaire
Le 1er Décembre, mémoire du saint prophète Nahum.
Sur le voyant d'Elqosh agrégé aux défunts
je répands mon éloge en guise de parfums.
C'est la prime journée de ce mois de Décembre
qui au séjour des morts a vu Nahum descendre.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, * détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes Gens * qui chantaient d'une même voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Pour guider l'évolution de notre chœur, * nous avons le Prophète, visionnaire divin; * célébrons la fête en psalmodiant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Toi, l'instrument où souffle l'Esprit saint, * toi, la lyre inspirée divinement, * nous invoquons ton aide pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Le Seigneur t'a couronné comme prophète, * il t'a donné la grâce de prédire l'avenir; * tous ensemble nous lui chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Porte infranchissable, ainsi t'a contemplée * le Prophète, ô Vierge immaculée, * que seul a pu franchir le Dieu * à qui nous chantons: Seigneur, tu es béni.

Ode 8
« Pour toi, Dieu créateur, * les Jeunes Gens dans la fournaise * formèrent un chœur avec tout l'univers et chantaient: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Prophète, contemplant * l'éclat immatériel * de la souveraine Trinité, tu chantes dans la joie: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Prophète aimé de Dieu, * vénérant très saintement * ta mémoire sacrée, nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez- le dans tous les siècles.
Vierge pure, fortifie * mon âme relâchée, * paralysée par les fautes et les passions, * afin que je chante, ô Vierge, ton Enfant, * et l'exalte dans tous les siècles.

Ode 9
« Isaïe, danse d'allégresse, * car la Vierge a mis au monde un fils, * de son sein est né l'Emmanuel: * parmi nous Dieu se fait homme, * il a pour nom le Soleil levant, * et nous qui le glorifions, * ô Vierge, nous te disons bienheureuse. »
Comme un Ange sur la terre * tu as vécu et maintenant * tu habites le ciel * avec les chœurs des Anges * près de la lumière au triple éclat * et, comblé de sa splendeur, * tu veilles sur ceux qui te célèbrent de leurs chants.
Bienheureux Prophète, * nous déléguons en toi l'intercesseur * pour le monde auprès de Dieu: * en ta qualité de prophète * sans cesse supplie-le * d'accorder en sa bonté * aux fidèles l'éternelle rédemption.
C'est à juste titre * que nous, fidèles, t'appelons * par divine inspiration * Mère de Dieu et toute-pure, * toi qui mis au monde notre Dieu * et par cette juste appellation * nous rendons gloire, Mère vierge, à ton Enfant.

Exapostilaire du jour.
Aposticbes de l'Octoèque.

Monique
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2 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 15:41

2 DÉCEMBRE
Mémoire du saint prophète Habacuc.

VEPRES

Lucernaire, t. 4

L'admirable prophète Habacuc, * ayant reçu de l'Esprit saint * le rayon lumineux, fut déifié entièrement; * et voyant l'impiété des juges * ainsi que l'injustice du jugement, * il s'indigne, montrant dans sa piété * et la chaleur que lui confère l'indignation * la droiture des sentences du Seigneur notre Dieu.
Se tenant éveillé en présence de Dieu, * le vénérable prophète Habacuc * perçut l'ineffable mystère * de ta venue, ô Christ, parmi nous * et prophétise avec clarté ton enseignement, * voyant d'avance les sages Apôtres * comme chevaux piétinant * la mer où foisonnent les nations.
Exultant de joie dans le Seigneur, * d'allégresse en Dieu ton Sauveur, * illustre Prophète, et recevant la clarté * des splendeurs de l'au-delà, * illuminé en esprit par la lumière émanant de Dieu, * veuille par tes prières préserver * les fidèles célébrant ta mémoire sacrée * des tentations et des périls.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Théotokion
Toi dont le sein put contenir * le Dieu que nul espace ne contient * et qui par amour des hommes se fit homme comme nous, * prenant de toi notre condition humaine * pour la déifier manifestement, * Toute-sainte, ne méprise pas mon affliction, * mais bien vite fais-moi grâce et sauve-moi, * me délivrant de l'action perverse de l'Ennemi.
Stavrothéotokion
Lorsque la Vierge ta Mère, Seigneur, * te vit suspendu sur la croix, * frappée de stupeur, en ses larmes, elle te dit: * Quelle patience infinie * tu nous montres, Dieu créateur! * Comment te laisses-tu, en accusé, * condamner à mort par l'injuste jugement * d'une foule de criminels * et comment peux-tu souffrir cette effroyable Passion?

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Prophète, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je te chante, bienheureux prophète Habacuc.

Ode l, t. 4
« Je te chante, Seigneur mon Dieu, * car tu as délivré ton peuple de la servitude des Egyptiens, * tu as jeté à l'eau les chars de Pharaon * et tu as fait sombrer ses puissantes armées. »
Donne-moi, Seigneur mon Dieu, * la sagesse pour chanter * ton divin prophète Habacuc * et illumine mon cœur de ta grâce.
Jusques à quand, Seigneur, * dit le Prophète, je crierai vers toi * sans que tu m'exauces; et pourquoi donc * m'as-tu montré combien les juges sont impies?
Sauve par ton intercession * de tout danger les menaçant * ceux qui célèbrent pieusement, * divin Prophète, ta mémoire sacrée.
Le Dieu saint est apparu, * quand le temps fut venu, * de toi, Ô Mère de Dieu, * se faisant homme pour sauver l'humanité.

Ode 3
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
Elevé, tendu vers Dieu, * illuminé par la clarté venant de lui, * divin oracle, tu voyais déjà * la préfiguration de l'avenir.
Pratiquant toute vertu, * haïssant toute perversité, * u t'emportais justement * contre les iniques, Prophète bienheureux.
En ta pureté tu as reçu * dans la foi les paroles de l'Esprit saint, * prédisant l'accomplissement de l'avenir, * Prophète digne de toute admiration.
Montagne ombragée par les vertus * d'où vint le Maître en la forme du serviteur * pour tirer de la servitude les humains, * Toute-pure, c'est ainsi que tu parus.

Cathisme, t. 4
Tu veillais en présence de Dieu, * bienheureux prophète Habacuc, * et la divine parousie, * tu l'as saisie de tes yeux de voyant; * c'est pourquoi dans la crainte tu crias: * Seigneur, j'ai perçu ta redoutable venue * et je te chante, toi qui veux * sortir de la Vierge et porter * notre chair mortelle, notre condition terrestre.
Théotokion
Refuge de qui se trouve dans le malheur, * réconciliation des pécheurs avec Dieu, * très-sainte Dame, sauve-nous * de tout péril et de la perversité des humains, * du terrible châtiment * et de l'infamie des passions, * nous qui sans cesse t'invoquons * dans la certitude de la foi, * Vierge toute-digne de nos chants.
Stavrothéotokion
Te voyant, Ô Christ, sur la croix, * celle qui t'enfanta sans connaître d'homme, * le cœur et les entrailles déchirés, * s'écria maternellement: * Hélas, Ô mon Enfant bien-aimé, * comment souffres-tu la Passion? * Mes entrailles sont consumées, * l'amère blessure du terrible glaive m'a traversée, * mais je célèbre ta miséricorde, Seigneur.

Ode 4
« De ton renom, Ô Christ, tu as couvert les cieux, * de ta gloire fut rempli l'univers; * c'est pourquoi sans cesse nous chantons: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Lumineux tu t'es montré par tes vertus, * sans couchant est la lumière que tu révélas; * dans la foi nous lui disons maintenant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
La grâce rayonnante de l'Esprit, * qui surabondamment * élut demeure en ton âme, fit de toi * un prophète qui révèle à tous les hommes le Sauveur.
Ayant oui la voix du Tout-puissant, * tu fus rempli de crainte sacrée; * ayant saisi son œuvre de salut, * Prophète admirable, tu en fus stupéfait.
L'arche du témoignage te figurait, * Toute-pure qui as reçu * le pain de la vraie vie, * le Verbe qui du Père partage l'éternité.

Ode 5
« Toi qui fais monter la lumière du matin * et nous montres le jour, * gloire à toi, Ô Jésus, Fils de Dieu. »
La sainte Eglise contemple désormais * le Soleil fixé sur le bois, * comme tu l'as prédit, Prophète sacré.
Comme transporté sur des ailes, * ton esprit veillait devant Dieu * et tu observais la venue du Seigneur.
A haute voix tu proclamais, * bienheureux Habacuc: J'exulterai * de joie et d'allégresse pour Dieu mon Sauveur.
Chargé de chaînes par mes nombreux péchés, * je me réfugie vers toi: sauve-moi, * notre Dame, forteresse des croyants.

Ode 6
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
De Théman est venu le Dieu fait chair, * comme tu l'as prédit, bienheureux Habacuc, * illuminé de loin par son éclat, * et de sa lumière il éclaira le monde entier.
Eclaire l'âme de qui chante pour toi, * Seigneur, par les prières d'Habacuc, * ton prophète sacré dont tu as fait briller * l'âme et l'esprit
Ta voix et la puissance de tes oracles divins, * Prophète, sont parvenues aux confins de l'univers et d'avance nous ont révélé la venue du Verbe divin.
Le Fils consubstantiel au Père et partageant dans l'éternité la pensée de qui l'a engendré s'est fait chair en ces temps ultimes et c'est toi, ô Vierge, qui l'as enfanté.

Kondakion, t. 8
Prophète inspiré, tu as proclamé à la face de l'univers que Dieu viendrait du midi, c'est-à-dire de la Vierge Marie, * et du milieu de la nuit où tu veillais devant lui, * tu as annoncé au monde la résurrection du Christ comme tu l'avais appris d'un Ange resplendissant. * C'est pourquoi dans l'allégresse nous te chantons: * Réjouis-toi, brillant trésor de prophétie.

Synaxaire
Le 2 Décembre, mémoire du saint prophète Habacuc.
Vers la rétribution, et c'est ton propre terme,
Dieu dirige tes pas, car tu fermes les yeux.
Quand des jours de Décembre arriva le deuxième,
Habacuc est parti vers la cité de Dieu.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« A Babylone jadis les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Sage Prophète qui fus initié à une science dépassant l'entendement et prophétisas la lumineuse Clarté, * tu t'écries maintenant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Il t'a donné de prendre part * au triple feu de sa clarté, * à sa gloire que l'on ne peut exprimer, * le Dieu qu'ainsi tu glorifiais: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
D'âge en âge tu parus, * Mère et Vierge, bénie . au-dessus de ce qu'on peut imaginer, * car dépassant la nature et ses lois, * c'est Dieu le Verbe qu'en la chair tu enfantas.

Ode 8
« Toutes les œuvres de Dieu et toute la création, * bénissez le Seigneur, * chante-le, peuple saint, * avec les humbles de cœur, * exalte-le dans tous les siècles. »
Eclairé par la lumière au triple feu, * tu fus jugé digne, Bienheureux, * de visions divines et merveilleuses et tu criais: * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Buvant aux flots du Paradis, * comblé de vision immatérielle, * jouissant du premier rang * et de la gloire aux prophètes réservés, * tu as la joie de chanter Dieu dans les siècles.
Charme divin, très-pur éclat, * celui du prophète Habacuc! * au Chœur des Anges dans les cieux * il s'unit, plein de joie, * pour chanter Dieu dans les siècles.
Tu t'es montrée, en vérité, * la Mère de celui * qui du Père, avant les siècles, s'est levé; * seule, Vierge pure et bénie, * tu surpasses en dignité les Esprits célestes.

Ode 9
« Virginal fut ton enfantement: * Dieu s'avance hors de ton sein, * il se montre porteur de notre chair * et sur terre avec les hommes il a vécu; * c'est pourquoi, Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Brillant du vif éclat * de ta prophétie, de tes oracles divins * initiant aux mystères sacrés, * ton souvenir rayonne, Bienheureux, * sur ceux qui te vénèrent, prophète Habacuc.
Le Seigneur de gloire, tu l'as annoncé, * tu en as prédit la venue * de la Vierge sainte; et maintenant, * la voyant réalisée clairement, * tu exultes, bienheureux Habacuc.
Dans l'allégresse les Prophètes en chœur * au jour de ta fête communient * à ta divine gloire et à ta joie; * intercédant avec eux, * sauve tous les chantres de ton nom.
Sous tes flots d'inépuisable compassion * purifie mon âme souillée; * Vierge sainte, immaculée, * ouvre la source de mes pleurs, * arrête l'épanchement de mes passions.

Exapostilaire du jour. Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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3 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 15:47

3 DÉCEMBRE
Mémoire du saint prophète Sophonie.

VEPRES

Lucernaire, t. 4

Seigneur immortel, tu as fait de ton Prophète, * une nuée vivante * qui transforme l'eau en vie éternelle; * tu l'envoyas dans ta magnificence, * tu lui fis le don de ton saint Esprit * consubstantiel à toi le Père tout-puissant * et au Fils unique né de toi, * lumière éclose de ta clarté; * c'est pourquoi il proclama par avance * la salvifique venue du Christ notre Dieu * et révéla le salut à tous les peuples.
En ton âme purifiée * tu as reçu le rayon * de la splendeur éternelle de Dieu, * tu en devins le chantre inspiré, * le prophète, le porte-voix, * la bouche mue par l'Esprit saint; * ce qu'il te montrait, tu l'as transmis * et tu as révélé qu'à tous les peuples seraient donnés * le salut et le royaume du Christ; * auguste Prophète, supplie-le * de sauver et d'illuminer nos âmes.
Eclairé par la divine vision, * doué de contemplation prophétique, * honoré par la grâce, Prophète inspiré, * tu fus jugé digne de l'éternelle félicité: * usant du crédit que tu as acquis * maintenant auprès du Dieu de bonté, * sans cesse intercède pour ceux * qui dans la foi te célèbrent et vénèrent comme prophète inspiré par Dieu, * afin qu'il délivre de tout danger * et sauve nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Théotokion
Afin de nous révéler à tous l'abondance de ton amour * et l'océan sans limite de ta bonté, * efface tous les péchés de tes serviteurs; * sur toute créature, étant la Mère de Dieu, * tu as pouvoir, Vierge immaculée, * et dans ta puissance tu mènes tout selon ton gré; * car la grâce de l'Esprit saint qui t'habite vraiment, * Bienheureuse, agit avec toi * éternellement en toutes choses.
Stavrothéotokion
Ne me pleure pas, ô Mère, * bien que voyant suspendu sur la croix * le Fils et le Dieu qui suspendit la terre sur les eaux * et fut l'auteur de toute création; * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma force divine je briserai les royaumes de l'Enfer, * je ferai disparaître la puissance de l'Hadès * et de sa ma1ice délivrerai tous les enchaînés * pour les mener vers mon Père, en ma tendresse pour eux.

Apostiches de l'Octoèque

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Sophonie, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Prophète, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: La gloire de Sophonie rayonne sur moi.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Prophète qui te tiens * en présence du trône de Dieu, * nous t'en supplions, * intercède sans cesse auprès de lui * pour qu'il éclaire les fidèles * qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Tu fus l'instrument divin * où trouvèrent place * l'illumination et les dons de l'Esprit, * sage prophète Sophonie; * c'est pourquoi, dans l'allégresse, * nous, les fidèles, te disons bienheureux.
De ses rayons éblouissants * il éclaire la terre entière, * le Soleil qui s'est levé * de tes entrailles sanctifiées; * nous sommes illuminés par eux * et te vénérons comme la Mère de Dieu.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Celui qui, étant Dieu, * a toutes choses sous les yeux * t'accorda le savoir, * la connaissance du futur, * et te montra ce qui devait advenir, * admirable Prophète bienheureux.
Ayant fortifié ton esprit * avec l'audace des saints, * c'est à l'Esprit divin * que tu t'es soumis toi-même * et tu devins capable d'accueillir * les divines lueurs de l'au-delà.
Les croyants te disent bienheureuse * d'âge en âge, * car tu as enfanté * dans la chair et dans le temps * le Verbe de façon merveilleuse, * demeurant vierge comme avant.

Cathisme, t. 3
Du Seigneur ayant reçu l'éclat divin, * tu proclames que le Roi de gloire viendra, * que de Sion se lèvera la rédemption * et que les confins de l'univers * seront illuminés d'une éternelle clarté; * prie-le sans cesse, pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Théotokion
Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les passions charnelles; * aux Bois divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine?

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Selon ta prophétie, * bienheureux Sophonie, * le Seigneur de l'univers nous est apparu ; * il nous a tous appelés à sa connaissance, * il nous a délivrés de la servitude.
Eclairé par la grâce, * tu as dit prophétisant: * Sous un joug unique, * les fidèles serviteurs du Seigneur, * ceux qui suivent la vraie foi, * s'inclineront pour adorer.
Ô Marie toute-pure, * chasse loin de mon esprit * l'ouragan de mes passions * et la tempête des tentations, * Vierge mère qui enfantas * la Source guérissant toute douleur.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
De l'injustice à la vertu * comme de la servitude de mes passions * fais-moi revenir, Prophète glorieux, * par tes prières, Bienheureux, * et dirige mes œuvres * vers la lumière de la foi.
Ton âme illuminée * par le rayonnement de tes vertus, * l'ayant fait cheminer * vers les clartés de l'Esprit saint, * tu fus enrichi par elles * de ce don de prophétie.
Les oracles des Prophètes, * Vierge pure, ont annoncé * ton enfantement en figures; * et nous qui les voyons maintenant * pleinement réalisés, * nous proclamons ta divine maternité.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Prophète, ayant reçu * les rayons de l'Esprit * comme en un clair miroir, * pour le monde tu réfléchis * les divines lueurs des prophéties * et tu annonças l'avenir comme présent.
Ton Roi est venu: * ô Sion, que sa vue * te comble d'allégresse et de joie, * car de sa propre divinité * il a fait resplendir l'univers * et le mensonge du Diable, il en a triomphé.
A l'épaisseur de la chair * s'est uni en ton sein * le Fils unique de Dieu * est sorti un en ses deux natures, * préservant de tout dommage * ton admirable virginité.

Kondakion, t. 4
Prophète Sophonie, tu t'es montré * tout rayonnant des clartés de l'Esprit saint; * tu as annoncé la venue du Seigneur, * disant à la fille de Sion: * Réjouis-toi, Jérusalem, * car voici que ton Roi * s'avance vers toi pour te sauver.

Synaxaire
Le 3 Décembre, mémoire du saint prophète Sophonie.
Celui qui à Sion déclarait autrefois:
« Pousse des cris de joie », l'illustre Sophonie,
en présence de Dieu a l'âme réjouie.
Il quitta cette vie en Décembre, le trois.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles jeunes gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Ta mémoire, Prophète, s'est levée * sur le monde comme un soleil, * car tu as illuminé * par la grâce de ta prophétie * les fidèles chantant d'un même chœur: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Plus qu'une féconde nuée, * Bienheureux, tu as fait pleuvoir sur nous * la connaissance de Dieu * depuis les sources du salut * dont nous fûmes illuminés pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Le Verbe qui donne à tous les êtres d'exister * par sa divine volonté, * voulant rappeler à lui l'humanité, * Vierge pure, demeura dans ton sein: * bénie sois-tu qui enfantas * dans la chair notre Dieu.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Tout entier consacré au Tout-puissant, * tu exploras les voies de la Providence, * tu as enseigné aux nations la loi de Dieu; * c'est pourquoi nous te chantons comme prophète divin.
Présente à Dieu l'intercession * pour ceux qui te chantent, Bienheureux, * écarte la tourmente des tentations, * Prophète, pour que nous puissions te célébrer.
Ayant enfanté le Seigneur Dieu, la source de vie, * Vierge pure, tu as arrêté * la puissance de la mort et l'as anéantie; * c'est pourquoi nous te chantons dans tous les siècles.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Tu as fixé ta demeure * sur la terre qu'habitent les doux * et c'est là que finalement * tu contemples la splendeur des Anges, * plein de douceur et rayonnant de grâce, * très-sage Sophonie, prophète de Dieu; * c'est pourquoi nous, fidèles, dans la joie * nous te proclamons bienheureux.
De tes divins oracles, * Prophète digne de nos chants, * voyant en pleine clarté * la réalisation, nous sommes émerveillés * par la pureté de ta conscience, * par la grâce qui te fut donnée, * et ton âme au divin aspect * nous remplit d'admiration.
Aucune créature * d'âge en âge ne fut * comblée de grâce comme toi, * très-pure Génitrice de Dieu; * tu possèdes en effet toi seule * la sainteté, la pureté au suprême degré; * c'est pourquoi tu as pu recevoir * le Dieu qui s'est fait chair en ton sein.

Exapostilaire (t. 2)
En compagnie des armées angéliques * tu te tiens, sage Prophète, dans les hauteurs * en présence de l'inaccessible Trinité, * illuminé par les splendeurs de l'au-delà: * par tes prières distribue la clarté spirituelle * aux fidèles qui célèbrent avec amour * ta sainte et lumineuse solennité * et qui de leurs hymnes en ce jour * te font une couronne, bienheureux prophète Sophonie.
Celui qui par les Anges est glorifié comme Dieu, * sans quitter le sein paternel, Ô Vierge immaculée, * est descendu du ciel pour s'unir aux hommes ici-bas * et toi-même, tu nous as procuré le salut * lorsque, dépassant toute raison humaine, * en tes chastes entrailles tu lui donnas la chair; * intercède en notre faveur auprès de lui, * pour qu'il nous accorde le pardon de nos péchés.

Apostiches de l’Octoèque.

Monique
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4 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 15:54

4 DECEMBRE
Mémoire de la sainte mégalomartyre Barbara; et de notre vénérable Père Jean Damascène.

VEPRES

Lucernaire, t. 2

Lorsque sur le stade terrifiant * la bienheureuse Julienne observait * la glorieuse martyre Barbara éprouvée par le fouet * et le corps tout couvert de blessures variées, * c'est à chaudes larmes qu'elle s'écria: * Ami des hommes et Verbe de Dieu, * rends-moi digne à présent * de partager le sort de ta fidèle brebis.
Les saintes Julienne et Barbara, * unies en leur désir de suivre la foi, * combattirent l'ennemi; * ayant remporté la victoire sur lui, * elles obtinrent la gloire auprès du Christ notre Dieu; * c'est pourquoi, faisant disparaître le fléau des maladies, * elles procurent à tous les fidèles une prompte guérison.
Lorsque la douce mort fondit sur toi, * vénérable martyre Barbara, * tu t'empressas d'achever ta course dans la joie; * les mains iniques d'un père mécréant * t'immolèrent, et tu fus présentée * comme un fruit offert sur l'autel de notre Dieu; * unie désormais au chœur des Vierges sages en vérité, * tu contemples la splendeur du Christ ton époux.

t. 8
Comment t'appellerons-nous, saint Jean? * Pour la théologie tu mérites le nom de l'Apôtre bien-aimé, * pour tes hymnes celui du psalmiste David; * es-tu la harpe vibrant au souffle de l'Esprit * ou bien la flûte des pasteurs? * Nos oreilles et nos esprits sont charmés de ta douceur; * tu combles d'allégresse l'Eglise en ses chœurs, * la terre s'illumine en ses confins * de ton éloquence plus douce que le miel. * Intercède auprès de Dieu, pour que nos âmes soient sauvées.
Comment te nommerai-je, saint Jean: * suave orateur au verbe merveilleux, * astre rayonnant d'éblouissante clarté, * regard illuminé par l'éclat de la Trinité? * Tu es entré dans la nuée de l'Esprit, * comme Moïse tu as pénétré les mystères divins * et les as clairement exposés en un langage harmonieux. * Intercède auprès de Dieu, pour que nos âmes soient sauvées.
Comment te nommerai-je, saint Jean: * luminaire porteur d'intense clarté, * illustre docteur vraiment digne de nos chants, * serviteur ou voyant des mystères de Dieu, * astre éclairant l'Eglise de ta splendeur, * pour les cœurs enténébrés chandelier tout brillant, * instrument au timbre charmant, * trompette aux sublimes accents? * Intercède auprès de Dieu, pour que nos âmes soient sauvées.

Gloire au Père, t. 6
Ayant abandonné ta patrie, ta famille, tes biens * et renoncé à l'amour de ton père païen, * tu es devenue l'épouse du Dieu que tu aimais, * tu as trouvé la perle précieuse comme le marchand de jadis. * Intercède auprès du Seigneur, * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant ...
Notre Dame, j'élève vers toi * les regards de mon cœur: * ne méprise pas la pauvreté de mes soupirs, * mais à l'heure où le monde sera jugé par ton Fils, * sois pour moi le refuge, le secours et l'abri.

Apostiches, t. 8
Très-sage Père saint Jean, * tu as illuminé l'Eglise de tes chants * merveilleusement inspirés par l'action de l'Esprit, * tu fis vibrer ta lyre à l'instar de David * en de sublimes mélodies * dont la divine harmonie fait le charme de tous.
Heureux l’homme qui craint le Seigneur, qui se plaît à ses préceptes.
Illustre Père saint Jean, * quittant le trouble et la confusion de cette vie, * tu t'es empressé de rejoindre le calme du Christ; * de la contemplation et de l'action * tu as accumulé, Père saint, * en vérité les splendides trésors * et tu les as transmis aux croyants * par le divin rayonnement de ta vie.
Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Venez, tous les mortels, et par nos chants * célébrons avec ferveur en ce jour * l'auguste fête du vénérable saint Jean: * car de la divine splendeur * il fut digne d'accueillir la clarté. * Merveille ineffable que la tendresse de ton cœur * par laquelle nous avons pu te glorifier, Seigneur de bonté.

Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des Démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui la paix pour nos âmes.

Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * ô notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 8
Honorons de nos hymnes sainte Barbara: * elle a rompu les filets de l'ennemi * et comme un oiseau elle s'en est échappée * par le secours et la protection de la Croix.
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos âmes.
Toi qui es né de la Vierge et souffris la croix pour nous, * qui par ta mort vainquis la mort et nous montras la Résurrection, * ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés; * montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, * exauce les prières de celle qui t'enfanta * et sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi.

MATINES

Cathisme I, t. 3
En tes combats tu as étonné le monde entier, * car tu as souffert les coups des tyrans, les prisons, les terribles châtiments; * la couronne te fut donnée, Barbara toute-digne de nos chants, * par le Dieu vers lequel ton âme s'est élancée * et que tu as aimé de tout cœur, * celui qui accorde la guérison à tout fidèle qui s'approche de toi.

Gloire au Père, t. 5
Communiant avec foi au souvenir des saints Martyrs, * fêtons en ce jour leur mémoire sacrée, * célébrons-la par des cantiques spirituels, * car ils ont mis à mort par leur prière * celui qui ravit par ruse l'immortalité à Eve * et ils implorent le Christ * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.

Maintenant ...
Réjouis-toi, montagne sainte que le Seigneur a gravie, * réjouis-toi, buisson non consumé par le feu, * réjouis-toi, passerelle du monde vers Dieu, * toi qui mènes de terre en la vie éternelle, * réjouis-toi, ô Vierge inépousée * qui as enfanté le salut pour nos âmes.

Cathisme II, t. 1
Saint Jean, tu es la flûte au joli son, * la trompette aux graves accents, * la cithare au son mélodieux, * la divine lyre au timbre gracieux, * la harpe pleine d'harmonie, * l'instrument aux accords délicieux * qui vibre au souffle du Paraclet * pour charmer nos cœurs et nos esprits.
Nous chantons les sublimes combats * que tu supportas en vérité pour l'Eglise, * célébrant par des cantiques les hymnes sacrées * que tu nous as laissées pour chanter le Seigneur * ainsi que pour réjouir le cœur des croyants, * saint Jean, digne de louange et de nos chants.
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.

Canons de l'Octoèque, puis les canons des Saints, œuvre d'Etienne le Sabaïte.

Ode l, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Trinité, vénérable et suprême Dieu, * qui offres à tes fidèles * des trésors surpassant l'entendement, * insuffle en mon esprit ténébreux * ta clarté lumineuse pour chanter * ta sainte martyre Barbara.
La gloire de tes saints Martyrs, * Ami des hommes, a surpassé * tout éloge codifié; * mais en agréant de notre foi * ce qu'il nous est possible de chanter * tu nous récompenses richement.
D'un rameau plein d'épines elle a fleuri, * cette rose sacrée * qui embauma l'Eglise du Christ * empourprée de sang vermeil * par le combat de sainte Barbara * que nous disons bienheureuse à bon droit.

*

Celui qui entreprend de te louer, * il faudrait qu'il eût * ta voix douce et melliflue * par laquelle, Père saint, * tu as illuminé de tes chants * l'Eglise qui célèbre ta mémoire sacrée.
En bon juge, sage et pénétrant, * tu sondais la nature des êtres justement: * à ceux qui passent tu as préféré * les biens suprêmes de l'éternité, * Père vénérable, et c'est pourquoi * le Christ à présent t'a glorifié.
Le Serpent m'inspira dans sa malignité * le désir de devenir semblable au Créateur * et fit de moi son prisonnier, * mais grâce à toi, ô Vierge, je fus rappelé * pour être déifié en vérité * par celui que tu as mis au monde, sainte Mère de Dieu.

Ode 3
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi ».
Blessée par la douce flèche de ton amour, * Barbara méprisa la paternelle impiété * pour n'aimer que toi, Seigneur, son époux.
Ni l'attrait des délices ni les fleurs de la beauté, * ni la richesse ni les plaisirs de la jeunesse n'ont séduit * Barbara, vierge si belle et fiancée au Seigneur.
Nul obstacle n'empêche de combattre jusqu'au bout, * ni la faiblesse du sexe, ni la fleur des jeunes ans, * quand on est soutenu par ta force invincible, Seigneur.

*

Faisant largesse, c'est à Dieu que tu prêtas * et pour toi, saint Jean, fut prêt le royaume des cieux, * où tu as reçu la récompense cent fois plus.
Le talent de la sagesse que tu avais reçu, * en ornant de tes œuvres l'Eglise du Christ, * tu l'as multiplié, puis tu quittas cette vie.
Les Anges furent pris d'étonnement, * les hommes s'émurent en ton enfantement, * et nous, fidèles, te vénérons comme la Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2
Ton corps, tu l'as dompté dans l'ascèse par de pénibles labeurs * pour monter à tire-d'aile vers les célestes hauteurs; * c'est là que te furent données les divines mélodies * que tu as transcrites, Père saint, pour les amis du Seigneur.

Cathisme, t. 4
Ayant chéri le Christ, ton Epoux, * et tenu ta lampe allumée, * tu as brillé de la splendeur des vertus * et tu es allée vers les noces avec lui; * tu as reçu du Christ la couronne des combats; * délivre-nous de tout danger, * nous qui célébrons, sainte Barbara, ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 5
Ayant écarté les pièges de la vie * et pris sur toi la croix du Seigneur, * tu as triomphé du Mauvais par l'ascèse; * Père théophore, tu t'es montré en esprit * citoyen du désert et flambeau de l'univers; * c'est pourquoi nous te prions d'intercéder auprès de Dieu * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
Maintenant ...
Le grand mystère de ton divin enfantement, * l'ineffable façon dont tu conçus, * ô Mère toujours-vierge, nous sont connus en vérité; * ta gloire frappe nos esprits * et bouleverse nos pensées * et sur nous tous, ô Mère de Dieu, * elle s'étend pour le salut de nos âmes.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Né de la Vierge, tu as donné aux jeunes vierges le pouvoir * de fouler aux pieds l'arrogance du Trompeur; * c'est ainsi que Barbara, * victorieuse et couronnée, * terrassa l'audacieux Ennemi.
Par ta croix, ô Christ, tu as brisé la force de la mort: * à ta suite la jeune vierge Barbara, * sans ménagement pour son corps, * supporte les supplices vaillamment * dans la fermeté de son cœur.
La prime aïeule, séduite par les ruses du Trompeur, * fut privée jadis des délires du Paradis; * par contre Barbara, * l'ayant traité avec mépris, * habite maintenant les célestes parvis.

*

Obéissant aux préceptes du Christ, * du monde tu quittas les charmes et les splendeurs, * richesse, luxe et vanité, * et prenant aussi ta croix, * saint Jean, tu marchas à sa suite.
Avec le Christ, qui pour sauver les hommes s'appauvrit, * tu t'es fait pauvre, toi aussi, et, comme il l'a promis, * sa gloire te fut partagée * et tu règnes désormais * avec le Roi des siècles, saint Jean.
Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, le havre du salut, * la forteresse inébranlable; * notre Dame, par son intercession * délivre nos âmes de tout danger.

Ode 5
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
En ordonnant que ta piscine eût trois fenêtres l'éclairant, * mystiquement tu décrivais le Baptême, Barbara, * lumineuse purification des âmes * à la clarté de la sainte Trinité.
La montagne se fendit pour accueillir * Barbara qui fuyait la redoutable fureur de son père, * comme il advint jadis pour Thècle la protomartyre, * par l'effet d'un miracle opéré par le Christ.
Enflammée par le zèle du vrai Dieu, * l'illustre Barbara cracha sur les visages monstrueux * des faux dieux, en se moquant * de celui qui gouvernait le monde à ce moment.

*

Dans la crainte du Christ, vénérable Père Jean, * c'est vers la vie divine que tu as tendu, * soumettant à l'esprit toute pensée charnelle * et purifiant tes sentiments.
Purifiant de tout ce qui les avilit, * sage Père Jean, ton corps, ton âme et ton esprit, * tu as reçu le triple feu du vrai Soleil * t'enrichissant de ses dons lumineux.
Vierge pure, prie ton Fils et ton Seigneur * d'accorder aux captifs * dans l'adversité leur rédemption * et la paix à qui se fie en ton secours.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Comme tu as promis d'accorder le divin savoir * à ceux qui te confessent, Sauveur, devant les tribunaux, * tu en as comblé ta martyre Barbara.
Par la divine sagesse de ses discours * la glorieuse Barbara réfuta les sophismes des impies * et par sa patience elle a stupéfait les tyrans.
Acceptant d'être écorchée sans merci par les bourreaux, * d'être frottée violemment par des étoffes de crin, * la sainte martyre livra son corps aux tortures pour le Christ.

*

Eclairé par la grâce de l'Esprit, saint Jean, * riche de science humaine et de savoir divin, * tu les transmis largement à qui manquait de ces biens.
Rivalisant avec les chœurs célestes, tu rythmas * pour les Eglises des chants conformes à la vraie foi, * entonnant des hymnes pour chanter la Trinité.
Ô Vierge, sans connaître d'homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement * la divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 4
Celui qu'en trois personnes nous chantons dans la foi, * tu l'as suivi, sainte martyre Barbara, * éteignant l'ardeur du culte des faux-dieux; * au milieu de l'arène luttant vaillamment, * tu n'as pas craint les menaces des tyrans, * mais tu ne cessais de chanter à pleine voix: * J'adore l'unique Dieu, la sainte Trinité.

Ikos
Ensemble vénérons la mémoire de Barbara * par le martyre unie au Christ, son Epoux, * afin que, délivrés par ses prières du péché, * de la famine, des tremblements de terre et de la destruction, * nous puissions mener en paix notre vie * et mériter le séjour de lumière en compagnie de tous les Saints * qui depuis les siècles furent agréables au Seigneur * et chanter comme il se doit: * Sauveur, tu as accompli des merveilles d'amour * pour tous les fidèles confessant: * J'adore l'unique Dieu, la sainte Trinité.

Synaxaire
Le 4 Décembre, mémoire de la sainte mégalomartyre Barbara.
Ton père, Barbara, t'immolant par le glaive,
fut un autre Abraham, celui de Belzébuth.
En Décembre, le quatre, ta course s'achève,
par la main de ton père tu rejoins le but.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Jean, moine et prêtre, le Damascène.
Ayant comblé la terre de chants mélodieux,
Jean monte pour chanter le Seigneur dans les cieux.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Le tyran qui s'était vainement vanté * de détruire la terre et d'effacer la mer * comme un jouet se trouve aux pieds de Barbara, * car le Christ, l'ayant brisé, * l'enchaîna comme un oiseau blessé.
Lacérée d'intolérables plaies * sur tout ton corps empourpré de flots de sang, * tu supportas l'ardeur des torches sur tes flancs, * tout en rendant grâce au Christ, * vénérable Martyre, glorieuse Barbara.
Cruauté, comble d'impiété * des tyrans insensibles et inhumains! * ils ont taillé comme des bouchers * les seins de la Martyre dont l'esprit * s'appuyait sur le Christ vivifiant.

*

Tu as renversé avec zèle * la perversité des hérésies hostiles à Dieu * et par l'intensité de tes écrits, * vénérable Père, tu as fait pâlir * ceux que tous les sages composèrent jadis.
Avec ardeur tu as flétri l'impiété, * les blasphèmes des adeptes de Manès - honnis soient-ils! * qui tentèrent d'altérer l'Eglise du Christ: * tu y parvins, saint Jean, par tes écrits * et tes enseignements conformes à la vraie foi.
En toi nous reconnaissons le Saint des saints, * qui seule as enfanté le Dieu sans changement; * Vierge sans souillure et Mère inépousée, * tu fis jaillir pour tous la vie incorruptible * en mettant au monde notre Dieu.

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Emprisonnée, tu as reçu Barbara, * dans son inaccessible clarté l'apparition du Christ * t'invitant au courage, guérissant tes plaies * et te faisant le don de l'allégresse; * tu fus alors transportée par l'amour de ton Epoux.
Pour le Christ, on t'avait mise à nu, * mais un Ange radieux vint te couvrir, ô Barbara, * de la tunique de clarté * et comme une fiancée * te conduisit vers ta passion.
Ô Christ, ta prophétie est accomplie: * le père livre, en effet, à la mort son propre enfant, * se faisant lui-même auteur * de l'immolation de ta martyre Barbara, * mais il est consumé par le feu du ciel.

*

Tu réfutas, saint Jean, par tes écrits * la division soutenue par Nestorius, * la confusion que Sévère avait prêchée, * l'erreur monothélite, la croyance en une seule énergie, * et tu fis briller l'orthodoxie sur le monde.
L'ennemi avait semé l'ivraie de l'hérésie * dans l'Eglise du Christ, en refusant de l'adorer * en ses Images sacrées, * mais il te trouva vigilant, * attachant toute semence falsifiée.
Le Dieu fait homme a demeuré en ton sein * sans être séparé de son Père dans les cieux; * sans semence, ô Vierge, tu l'as conçu, * ineffablement, ô Mère, tu l'as enfanté; * tu es vraiment le salut pour nous tous.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute digne de louange, nous te magnifions. »
Sur le point de recevoir, ô Barbara, * un glorieux achèvement par le glaive, * ayant bien mérité avec Julienne * la couronne des martyrs, * tu pus entendre la voix divine * en accomplissement de tes vœux.
Exauçant tes requêtes, Barbara, * le Christ accorde guérison * aux fidèles célébrant * chaque année ton souvenir: * plus que le sable de la mer * nombreux sont tes miracles éclatants.
Unie maintenant au Roi de tous, * le Christ ton Epoux, et rayonnante, Barbara, * de gloire et de clarté dans les parvis célestes, * tu protèges tous les chantres de ton nom, * les détournant de leurs passions * et les conduisant au Dieu vivant.

*

Tu instruisis tous les fils de l'Eglise pour chanter * selon la vraie foi * l'Unité divine dans la Trinité, * l'incarnation du Verbe, saint Jean, * éclairant pour un grand nombre de croyants * ce qui est difficile à saisir dans l'Ecriture.
Ayant chanté, vénérable Père, tous les Saints, * la pure Mère de Dieu, * le Précurseur du Christ, * les Apôtres, les Prophètes, * les Ascètes, les Docteurs, les Justes, les Martyrs, * tu demeures à présent dans leurs parvis.
Ayant reçu, Vierge toute-pure, dans ton sein, * comme la toison, la rosée venue du ciel, * tu nous enfantas celui qui distribue * le divin aliment de l'immortalité * à ceux qui le chantent dans la foi * et te reconnaissent pour la Mère de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Ayant reçu de Dieu la grâce des guérisons, * Barbara toute-digne de nos chants, * et le pouvoir de soigner les maladies * des fidèles qui accourent vers toi, * pour avoir glorifié le Dieu qui domine l'univers, * délivre-nous de tout danger, * de la faiblesse de nos corps * et des souffrances dont nos âmes sont frappées.
Tu renversas les hérésies * par ta sagesse, bienheureux Père Jean, * tu donnas à l'Eglise l'enseignement de la vraie foi * pour glorifier comme il se doit la Trinité, * unique substance, trois Personnes et un seul Dieu.
Vierge immaculée, tu enfantas * celui que Dieu engendre, le Verbe divin * qui porte au monde le salut * et accomplit très sagement la rédemption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te chantons * comme celle qui intercède auprès de lui * pour nous délivrer de tout péril et de toute maladie.

Laudes, t. 1
Méprisant la jouissance des plaisirs terrestres, * haïssant les richesses de ton père et les honneurs, * tu as chéri le Christ comme Epoux céleste, * Barbara toute-digne de nos chants; * la tête tranchée par le glaive, * en compagnie des Vierges sages tu es entrée avec lui; * c'est pourquoi, chassant les maladies corporelles, * tu guéris les fidèles par l'action du saint Esprit * et tu ne cesses d'intercéder pour nos âmes.
t. 2
Il a rougi, notre funeste ennemi, * car une femme l'a vaincu, * lui qui avait pris notre première aïeule comme instrument du péché; * le Verbe du Père en effet, * d'une Vierge ayant pris chair * sans changement, sans division, comme seul il le sait, * fit cesser la malédiction pesant sur Eve et sur Adam, * lui, le Christ qui justement couronna * la sainte martyre Barbara * et par elle accorde au monde entier * le pardon et la grâce du salut.
La glorieuse martyre Barbara, * souffrant sur le stade, déclara: * Si terribles, ô juge, que soient tes châtiments, * je ne préfère aucunement * les biens terrestres à ceux du ciel; * vous pouvez donc m'écorcher, tailler ma chair, me livrer au feu, * car c'est avec joie que je m'en vais vers le Christ, mon Epoux! * Par ses prières, Sauveur, * fais descendre ta miséricorde sur nous * et sauve ceux qui dans la foi * célèbrent le combat qu'elle a mené en ce jour.
Venez, peuples, célébrons par nos chants * la fête de la victorieuse , martyre Barbara * que ni le glaive, ni le feu, ni les autres tourments, * ni les ruses inventées par le Diable n'ont fléchie. * Prie le Christ, Martyre comblée de gloire, * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Ayant pris le chemin des combats, * vénérable martyre Barbara, * tu ne t'es pas conformée à la prime aïeule, * mais comme une vierge sage, tenant ta lampe allumée, * tu es entrée dans les parvis de ton Seigneur; * et tu as reçu comme vaillante martyre * la grâce de guérir les maladies corporelles; * quant à nous qui en ce jour te célébrons, * délivre aussi nos âmes de leurs maux * par tes prières au Seigneur notre Dieu.
Maintenant ...
Vierge Mère de Dieu, * nous savons que le Verbe a pris chair de ton sein: * prie-le donc d'accorder à nos âmes le salut.

Si le Supérieur le désire, Grande Doxologie.
Sinon, Apostiches de l'Octoèque, puis: Gloire au Père, t. 8, Tous les moines, nous t'honorons, Père saint ... Maintenant, Théotokion Ô Vierge inépousée ... (Voir vers la fin des Grandes Vêpres du 5 Décembre.)

Monique
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5 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:03

5 DÉCEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père Sabbas le Sanctifié.

PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 1

Ton esprit est parvenu à contempler les Puissances des cieux * par la pratique des paroles divines posées dans ton cœur; * tu élevas en lui comme une échelle des degrés, * vénérable Père Sabbas, * et tu intercèdes maintenant * pour donner à nos âmes la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Vénérable Sabbas, * dès l'enfance tu consacras * ta vie au Christ notre Dieu; * soutenu par lui, tu soumis à la raison * les passions charnelles, * comme on soumet au meilleur le moins bon; * intercède à présent * pour donner à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Père à l'esprit divin, * tu fus un sublime flambeau * illuminant la terre de tes prodiges éclatants * et de tes œuvres inspirées par Dieu; * après ta dormition, * tu as obtenu la lumière sans déclin; * intercède à présent * pour donner à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 2
Dès l'enfance, Père saint, * tu pratiquas la vertu à ce point * que tu devins un instrument du saint Esprit; * ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, * tu persuadas les hommes de mépriser les plaisirs * et maintenant, illuminé plus encore par la divine clarté, * vénérable Père Sabbas, * illumine aussi nos esprits et nos cœurs.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Apostiches, t. 2
Dès le berceau tu as semblé, * Père théophore, un instrument * de sanctification, * une demeure du saint Esprit.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.
Portant dans tes mains * la croix du Seigneur, * tu fis disparaître, Père saint, * les démons qui étaient apparus.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Par la puissance de la Croix * triomphant de la ruse perverse des démons, * vénérable Père Sabbas, * tu fis éclater la gloire du Christ.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tes saintes mains, élève-les, * notre Dame, vers ton Fils, * le Créateur de notre vie, * pour qu'il prenne en pitié tes fidèles serviteurs.
Tropaire, t. 8: Par les flots de tes larmes ... (Voir à la fin des Grandes Vêpres.)

GRANDES VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 5

Père à l'esprit divin, semblable aux Anges, * qui partages la demeure des Saints, * confident des Prophètes, cohéritier des Apôtres et des Martyrs, * demeurant désormais dans la lumière sans couchant, * éclairé de son divin rayonnement, * illuminé par le sommet de tes désirs, le côtoyant en familier, * réjoui par sa divine contemplation, * sans cesse jouissant de sa beauté, * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Père bienheureux, inextinguible chandelier de tempérance, * flambeau des moines tout brillant, * éclairé par le rayonnement de l'amour, * inébranlable donjon de la patience, * colonne et soutien des fidèles te vénérant, * trésor de guérisons, citoyen du désert en vérité, * qui en fis un nouveau Paradis * portant le divin fruit des élus, * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Père à l'esprit divin, colonne flamboyante des vertus, * phare sur l'océan de cette vie * guidant les peuples vers le havre de Dieu, * obstacle renversant les esprits de l'erreur, * siège très-pur de l'Esprit saint, * guide des moines, juste mesure des tempérants, * sommet d'humilité visible à tout regard, * source d'où jaillissent des flots de guérisons, * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
Gardant sans faille l'image de Dieu * et laissant l'esprit dominer par l'ascèse sur les passions funestes, * tu as atteint la ressemblance avec lui autant qu'il est possible; * repoussant vaillamment la nature, * tu t'efforças de soumettre le moins bon au meilleur * et d'asservir la chair à l'esprit; * tu devins alors le sommet des moines, * fondateur d'ermitages, entraîneur des cœurs droits, * parfait modèle de vertu; * et maintenant que dans les cieux * les miroirs sont rompus, Bienheureux, * tu contemples clairement la sainte Trinité, * intercédant pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, Ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature, et par nature s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui, pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3, 1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(5,15-6,3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur; c'est le Très-Haut qui en prend soin. Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté; de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera. Pour armure il prendra son ardeur jalouse, il armera la création pour châtier ses ennemis; pour cuirasse il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux; avec lui l'univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d'un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère, les flots de l'océan feront rage contre eux, et sur eux sans merci passeront les torrents, le souffle du Puissant s'élèvera contre eux et les dispersera comme fait l'ouragan; l'iniquité rendra toute terre déserte, le mal renversera le trône des puissants. Ecoutez donc, Ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines, prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples: c'est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir, la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompit son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Litie, t. 2
Sur terre ayant formé une foule d'athlètes spirituels, * par les flots de tes larmes, saint Sabbas, * tu arrêtas l'offensive des passions. * Telle une échelle divine et sacrée * permettant l'accès vers le ciel, * fut connue de tous ta vie inspirée par Dieu. * En elle ayant produit les œuvres de la foi, * de ces fruits tu guéris les passions, les maladies * de tous les fidèles s'écriant: * Réjouis-toi, étoile que l'aurore voit briller * de reflets tout dorés, * flambeau des moines et leur pasteur; * réjouis-toi, objet de nos chants, * le plus beau que le désert ait produit, * où l'Eglise trouve son ferme appui; * réjouis-toi, guide suprême des errants, * réjouis-toi qui nous combles de fierté * et portes à l'univers l'allégresse et la joie.
Honorons saint Sabbas, car il fut un Ange ici-bas * et pour le ciel un homme de Dieu, * la parure du monde et le trésor des vertus, * la gloire des ascètes et leur fierté; * planté dans la maison de Dieu, * comme un juste il a fleuri, * comme un cèdre dans le désert; * il a fait croître le troupeau * des brebis spirituelles du Christ * dans la justice et la sainteté.
Dès l'enfance, Père saint, * tu pratiquas la vertu à ce point * que tu devins un instrument du saint Esprit; * ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, * tu persuadas les hommes de mépriser les plaisirs * et maintenant, illuminé plus encore par la divine clarté, * vénérable Père Sabbas, * illumine aussi nos esprits et nos cœurs.
Gloire au Père ...
Ayant reçu l'amour des biens qui dépassent l'entendement, * Père divinement inspiré, * tu méprisas tous les charmes d'ici-bas; * n'ayant pas été séduit par le fruit défendu comme Adam, * mais ayant repoussé le serpent par la tempérance, * tu as mené la vie angélique; * et maintenant, Père Sabbas le Sanctifié, * tu habites les cieux, * jouissant de l'arbre de vie; * au ciel tu intercèdes auprès de Dieu * pour nous qui célébrons ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: garde-moi sous ta protection.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, trésor embaumé * des combats ascétiques, en vérité; * ayant pris sur tes épaules la croix * et te vouant, Bienheureux, à notre Maître, le Christ, * de la chair tu foulas les soucis terrestres * et ton âme, tu la fis briller de vertus * pour voler à tire-d'aile vers l'amour du Seigneur; * et nous qui entourons tes reliques sacrées, * saint Sabbas, nous demandons par tes prières d'obtenir * pour le monde l'amour de Dieu et la grâce du salut.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Tu fus en ce monde la braise au divin rayonnement, * allumée par le feu de l'Esprit, * Père théophore Sabbas; * illuminant les âmes des fidèles qui accourent vers toi, * les conduisant vers la lumière sans couchant, * tu as éteint sous la rosée de la divine grâce les brasiers du désert; * c'est pourquoi la couronne des vainqueurs te fut donnée * par le maître de la divine justice, le Christ, * auprès duquel, Père saint, nous te prions d'intercéder, * pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.
Ta vie fut une échelle tendue vers le ciel * sur laquelle tu es monté vers les hauteurs * et méritas de converser avec ton Maître, le Christ; * éclairé, bienheureux Père, en ton esprit * par le rayonnement de l'au-delà, * illuminé par sa clarté, tu égalas les Anges en splendeur * et maintenant que tu te tiens devant Dieu, * supplie-le de t'associer, Père saint, * les fidèles célébrant ton souvenir auguste et divin * et d'accorder au monde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant ...
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * Ô Tout-immaculée, reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.

Tropaire, t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles éclatants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père, saint Sabbas, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Toi qui es né de la Vierge et pour nous souffris la Croix, * qui par ta mort vainquis la mort et nous montras la Résurrection, * ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés; * montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, * exauce les prières de celle qui t'enfanta * et sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi.

MATINES

Cathisme I, t. 1
Sur la terre ayant vécu pieusement, * fus un pur habitacle de l'Esprit, * illuminant, bienheureux Père Sabbas, * ceux qui s'approchaient de toi dans la foi; * c'est pourquoi demande à ton Maître d'illuminer * les âmes des fidèles te célébrant.
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car aux pécheurs tu offres ton secours; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.

Cathisme II, t. 8
Père saint, tu as porté la croix du Seigneur que tu suivis jusqu'à la fin, * vers le monde, en ta sagesse, tu n'as pas ramené ton esprit, * par la tempérance et le travail tu as mortifié les passions, * et de toi-même tu fis un temple pour ton Seigneur; * c'est pourquoi tu as reçu en récompense le don * de guérir les maladies et de chasser les esprits; * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.

Mère de Dieu, tu as conçu de merveilleuse façon * ineffablement la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde fut créé, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * le nourricier de l'univers, le Créateur et le Seigneur. * C'est pourquoi, Vierge toute-sainte, je te glorifie * et fidèlement j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge sainte et notre Dame, accorde-moi ton secours * en raison de la faveur dont tu jouis auprès de Dieu.

Après le Polyéléos:

Mégalynaire
Nous te magnifions, vénérable Père saint Sabbas, célébrant ta mémoire sacrée, modèle des moines et déjà sur la terre concitoyen des Anges.

Versets 1: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière. 2: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 3: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 4: Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. 5: Pour moi tu as changé en allégresse mon deuil. 6: Chantez pour le Seigneur, vous qui l'aimez, célébrez sa mémoire de sainteté.

Cathisme, t. 8
Abandonnant toute chose terrestre et bien que demeurant en ce monde par ton corps, * tu es devenu le compagnon des Anges par ton esprit; * mortifiant en effet les passions charnelles, * Bienheureux, tu t'es montré le serviteur de la sainte Trinité; * c'est pourquoi tu guéris les douleurs des malades, * en vertu de ta parole et par la grâce tu chasses les esprits. * Père théophore, prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Chantons l'arche nouvelle et la porte du ciel, * la montagne sainte, la lumineuse nuée, * l'échelle céleste, la délivrance d'Eve, le Paradis mystique * et l'immense trésor de tout l'univers; * car le salut fut accompli en elle, * le monde fut acquitté de son ancienne dette; * c'est pourquoi nous lui crions: supplie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui adorent ton Fils et se prosternent devant lui.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amies. Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de saint Sabbas ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, Ô Dieu ...
t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des Démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui la paix pour nos âmes.

Canon de la Mère de Dieu, puis le canon du Saint, œuvre de Thèophane, avec l'acrostiche: Je chante tout haut Sabbas, le meilleur des Ascètes.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer Rouge et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Par le rayonnement du saint Esprit * illumine, Sabbas, * les fidèles te célébrant * de leurs hymnes avec amour, * toi que les Ascètes ont pour fierté * et qui fais l'éclat des Moines, * toi, la parure du désert * et le docteur de la virginité.
Dès ta jeunesse, c'est en Dieu * que reposa tout ton amour * et c'est vers lui que te porta * tout le désir de ton cœur; * aussi as-tu mortifié * l'offensive des passions par la tempérance * et les élans de la chair, * saint Sabbas, théophore glorieux.
Victorieux, tu as terrassé * le serpent qui se cachait près du fruit, * au-dessus de ses filets * tu es passé agilement, * les survolant, Père saint, * avec les ailes de l'amour divin, * et c'est la vie que tu cueillis * avec allégresse sur l'arbre du savoir.
Auréolé par la grâce de clarté, * tu t'élanças vers le feu, * comme jadis les Jeunes Gens, * et tu n'as pas été brûlé, * car Dieu t'assurait sa protection * et révélait ainsi * à tous les hommes, Père saint, * tes futurs progrès et ta splendeur à venir.
La mort avait lancé sur nous * ses irrésistibles assauts, * mais s'approchant de ton Enfant, * elle fut anéantie * et, se lançant sur lui, fut abolie, * car c'est la vie éternelle, * Vierge Mère de Dieu, * que tu as fait naître dans la chair pour nous.

Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Ayant permis à ton esprit de dominer les passions, * bienheureux Père, tu fus aussi un maître de sainteté, * car au meilleur tu as soumis le moins bon; * c'est pourquoi tu as fleuri * comme un palmier au milieu du désert.
Ayant voulu suivre la trace du Seigneur, * tu t'exilas de ta patrie; * en habitant dans le désert, * contre les adversaires tu as élevé le trophée, * fortifié par la puissance de Dieu.
Affermi par la force de ton esprit, * tu triomphas des multiples séductions de l'Ennemi, * Père sage et bienheureux, * et tu rendis manifeste, puis renversas * le soulèvement de son orgueil.
Te voyant paré de vertus, * d'une âme radieuse et d'aimables dispositions, * Euthyrne, ce flambeau étincelant, * t'accueillit et prophétisa clairement, * bienheureux Père, ta splendeur à venir.
Vierge Mère, tu t'es montrée, * en vérité, la porte claire * de l'œuvre que le Verbe accomplit pour nous sauver, * car * tu as introduit jusqu'à nous le rayon mystique de la suprême Divinité.

Cathisme, t. 8
Ayant renoncé à l'agitation de la vie * et sur tes épaules ayant porté ta croix, * tu t'es voué tout entier à ton Seigneur; * devenu étranger au monde et à la chair, * c'est du saint Esprit que tu devins le confident; * éveillant les foules au bon zèle pour Dieu, * tu vidas les villes et tu peuplas les déserts. * Père théophore, prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Ma pauvre âme, Vierge sainte, je l'ai ternie dès l'enfance, * je me suis souillé par mes paroles et mes actions, * et je ne sais que faire ni où me réfugier, * je ne connais pas d'autre espérance que toi. * Hélas! inutile serviteur que je suis, * suppliant, j'accours vers toi maintenant, * Vierge toute-pure, et je te prie en confessant: J'ai péché! * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car j'ai mis en toi, ô Vierge, tout mon espoir.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
De ton âme purifiant la condition * et l'ouvrant aux divines visions, * bienheureux Père, tu en fis * le siège des charismes divins; * et par le contact de tes mains * tu guérissais les maladies, * à l'imitation de ton Maître le Christ.
Celui qui se souleva contre toi, * Père saint, fut englouti comme Dathan * et disparut comme Abiron; * car d'invisible façon * la grâce divine te gardait, * prévoyant que beaucoup seraient sauvés par toi * et suivraient tes divins enseignements.
Ayant enseigné à tes sens, * admirable Père, la loi de Dieu, * c'est vers la compréhension * de ce qui est spirituel, incorporel, * que tu appliquas ton esprit, * progressant fermement de gloire en gloire * et marchant de hauteur en hauteur.
Pour rendre service aux gens de ta nation, * tu fondas des cités dans le désert * pour le bien des âmes et la louange du Seigneur; * en une terre assoiffée * tu fis jaillir des sources d'eau * et du ciel tu fis tomber la pluie * miraculeusement sUt les terres sans eau.
Tu t'es montrée en vérité * le Paradis plein de fraîcheur et de beauté, * celui de l'immortalité, * concevant puis enfantant * l'arbre de vie planté en toi * et distillant l'espérance du salut * pour tout fidèle te proclamant Mère de Dieu.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, lumière inaccessible? * malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Dans la droiture de ton esprit, * tendu vers celui que tu aimais, * Père saint, tu as reçu de lui * l'abondante grâce des miracles éclatants * et tu guérissais, dans ta compassion, * les fidèles s'approchant de toi.
Ayant déposé le fardeau pesant de la chair, * tu fus modelé par Dieu * en un vase d'élection de l'Esprit saint, * paré que tu étais, Bienheureux, * par l'abstention des aliments, * par la prière, la patience, l'humilité.
Tu fus investi de la mission * de prêcher à haute voix les dogmes divins * et de défendre les Conciles, Père saint, * d'inviter à la sagesse les empereurs, * dont tu fus protégé, Bienheureux, * d'une façon notoire, par grâce de Dieu.
Père saint, * la grâce qui te fut donnée par Dieu devint partout célèbre; * jusqu'aux extrémités de l'univers * elle étendit à tous les hommes * la vertu divine de tes miracles * hautement démontrée par tant de preuves.
Protectrice des croyants, * rempart inébranlable de ceux qui te louent, * toi qui es apparue au genre humain * comme porteuse du salut * pour avoir enfanté le Dieu paru dans la chair, * Toute-pure, sauve-moi de tout danger.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie, * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Possédant l'amour de Dieu et du prochain, * des Prophètes et de la Loi tu accomplis * le principe fondamental; * car tu as atteint la vertu * qui les surpasse toutes, sans aucune comparaison.
C'est la vie des Anges que tu menas sur terre; * aussi le Christ t'a conféré * l'honneur qui leur revient selon leur rang, * accordant à ton Ame * de cheminer en compagnie des Anges saints.
En toi la Sagesse trouva un fils; * comme principe de sagesse, en effet, * tu chérissais la crainte du Seigneur; * porté par elle, Père saint, * tu atteignis la perfection qui est possible aux humains.
Toi qui enfantas le Sauveur, * le Rédempteur, le Dieu de tous, le Seigneur * qui fit sa demeure dans la chair parmi nous, * sauve de tout péril, Vierge pure, * ceux qui invoquent sur eux ta seigneurie.

Kondakion, t. 8
Comme dès l'enfance, bienheureux Sabbas, tu t'es offert, * en ta vertu, comme une offrande immaculée * à ce Dieu qui te connaissait bien avant ta naissance, * tu devins le pur joyau des saints Moines, * digne de louange comme citoyen du désert. * C'est pourquoi je te crie dans l'allégresse: * Réjouis-toi, Père vénérable et digne de nos chants.

Ikos
Puisque la Sagesse trouva un fils en toi, * tu aimas dès l'enfance la Sagesse hypostasiée; * en ton âme ayant élu sa demeure, Père saint, * elle t'éloigna du monde et te mena vers les hauteurs * et tressa pour toi une couronne d'immatérielles fleurs * qu'elle déposa sur ta tête sanctifiée; * couronné de gloire, rends-moi favorable le Seigneur, * afin qu'il m'accorde la sagesse et le langage qui convient * pour chanter dignement ta sainte dormition * qui fut glorifiée par le Christ notre Dieu. * C'est pourquoi nous crions dans l'allégresse: * Réjouis-toi, Père vénérable et digne de nos chants.

Synaxaire
Le 5 Décembre, mémoire de notre vénérable Père Sabbas le Sanctifié.
Sabbas, qui de son Maître avait suivi la trace,
lui emboîtant le pas au chemin d'ici-bas,
désormais devant lui se trouve face à face.
En Décembre, le cinq, le ciel reçoit Sabbas.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Ta condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Tu as écarté les biens passagers * et reçu en échange l'éternité; * au chœur des Anges tu fus agrégé * pour avoir mené sur terre leur vie; * avec eux tu chantais en effet: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ta grande et vénérable laure * proclame son action de grâces * pour toi, sage Père, qui as été * son habitant, son fondateur, son protecteur * et fièrement elle crie au Seigneur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Père à l'esprit divin, saint Sabbas, * intercède sans cesse pour ton troupeau, * prie constamment pour que se perpétuent * sans fin tes labeurs fructueux * en ceux qui s'écrient de tout cœur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Dans la rectitude de notre foi * nous t'appelons chambre nuptiale immaculée * où s'incarna le Verbe en dépassant l'entendement, * trône et temple, et dans la joie * nous psalmodions pour ton Enfant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * nation entière, exalte-le dans tous les siècles. »
Vénérable Père, c'est dans la joie * que ton âme toute pure est précédée * par les armées célestes * au lieu du repos, dans les tabernacles lumineux, * là où le chœur des Saints guide tes pas; * avec eux tu entonnes maintenant: * Vous, les prêtres, louez le Christ, * nation entière, exalte-le dans tous les siècles.
Prodigieux furent tes miracles: * tu apprivoisais les sauvages animaux, * tu calmais la houle des passions, * tu prédisais l'avenir, ayant le don de prophétie, * tu mettais en fuite des troupes de démons * par tes prières continues au long des nuits, * par tes jeûnes, Père théophore, * et par la puissance invincible de la Croix.
Celui qui jadis parlait à Moïse * de la colonne, fit de toi * une colonne de clarté * allant de terre jusqu'aux cieux * là où repose maintenant ton corps * qui supporta tant d'épreuves et de combats * et que nous entourons avec foi, chantant pieusement: * Nation entière, exalte le Christ dans les siècles.
Dans l'allégresse on célèbre ta mémoire, * car tu as revêtu la radieuse vertu, * qui est vraiment le pur manteau du salut * et la claire tunique de la joie: * dans l'éclat de cette beauté, à présent, * tu chantes constamment, * Père digne de toute louange: * Nation entière, exalte le Christ dans tous les siècles.
Sans épousailles tu enfantas * et tu demeuras vierge comme avant; * dans ton merveilleux enfantement * tu réunis ce qui était séparé, * mettant fin à une longue inimitié, * en portant dans ton sein l'auteur de toute paix, * le Christ que nous bénissons dans la foi, * tandis qu'avec amour nous te chantons comme la Mère de Dieu.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux; * Ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Ta châsse est parfumée de bonne odeur spirituelle * et comble d'allégresse tes fils qui t'entourent pieusement * et contemplent, Père saint, ta vie angélique * ainsi que la gloire, la splendeur * et le bonheur qui te sont donnés pour l'éternité.
L'eau a jailli dans le désert et la terre assoiffée * par tes prières, Père saint, s'est transformée en prairies, * des ascètes nombreux l'habitent comme rives d'un fleuve * et la terre du Jourdain, * arrosée par les flots de tes pleurs, a fleuri comme lis.
Sur toi, juste Père, la splendeur des Saints, * s'est levée dans les cieux, car tu aimas le Christ, * justice véritable, dont tu imitas, pas à pas, la vie et la vivifiante sainteté, * autant qu'il est possible, * bienheureux Père.
Père théophore, brillant de riche lumière et contemplant * les chœurs lumineux des Anges qui entourent la triple Clarté * et reçoivent dans la grâce son rayonnement divin, * intercède sans cesse pour que soient effacées * les fautes de ceux qui te célèbrent en chantant.
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, * toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon * le Verbe très-bon que le Père a proféré * de son sein avant les siècles, car il est bon, * et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.

Exapostilaire (t. 3)
En ami de la sagesse, tu couvris de cités le désert, * joyau des Pères à l'esprit divin, saint Sabbas, * et tu en fis un Paradis spirituel * foisonnant de divines fleurs, * la multitude des ermites célébrant * comme il convient ton auguste souvenir.
Que le désert exulte de joie * et qu'il fleurisse comme un lis, * car tu as multiplié, * saint Sabbas, le nombre de ses fils; * et que la terre du Jourdain, * à ton divin souvenir, * exulte maintenant de joie et d'allégresse!
Citadelle couverte d'or, * ville aux douze remparts, * trône baigné par le Soleil * et siège du grand Roi, * merveille impossible à saisir, * comment tu allaites le Seigneur?

Laudes, t. 1
Etranger en ce monde, comme en voyage ici-bas, * citoyen du désert épris des choses d'en-haut, * tel fut saint Sabbas, qui nous invite à célébrer * avec foi cette festive journée * en souvenir de son passage vers Dieu. (2 fois)
Devenu par tes vertus * étranger au monde et à la chair * et ayant glorifié par elles sur terre * le Seigneur de gloire tout au long de ta vie, * par lui, sage Père Sabbas divinement inspiré, * tu fus selon tes mérites glorifié * et devins une source divine de guérisons.
Modeste, simple et doux, * placide et sans détours, * plus qu'un homme, Père saint, * tu le fus en vérité; * immatériel malgré la chair, * tu t'es montré un digne temple de Dieu, * nous partageant selon ton amour * les dons qui te viennent de lui.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * tu as trouvé par elles dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des Démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui la paix pour nos âmes.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * ô notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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6 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:12

6 DÉCEMBRE

Mémoire de notre Père dans les Saints Nicolas, archevêque
de Myre en Lycie, le Thaumaturge.


PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 4

La divine grâce de l'Esprit * te consacra du saint myron, * toi l'archevêque de Myre en Lycie * dont les vertus ont embaumé le monde entier * et qui chasses les miasmes de nos passions * grâce au parfum de tes prières, Nicolas; * c'est pourquoi nous chantons et célébrons * fidèlement ta mémoire sacrée. (2 fois)
Luminaire sans déclin, * astre universel resplendissant * au firmament de l'Eglise, Nicolas, * illuminant le monde entier, * repoussant les ténèbres des noirs dangers, * faisant disparaître la froidure du désespoir * pour nous ramener le calme et la paix, * selon tes mérites nous te disons bienheureux.
Par ta présence et dans les songes paraissant, * tu sauvas, saint Nicolas, * ceux qui risquaient l'injuste peine de la mort, * en ta bienveillante compassion * protégeant chaleureusement * les fidèles qui invoquent ton secours, * concitoyen des Anges et Père très-saint, * émule des Prophètes et des Justes de tous temps.
Gloire au Père, t. 6
Héritier de Dieu, cohéritier du Christ, * serviteur du Seigneur, saint Nicolas, * ta vie fut conforme à ton nom; * car ton intelligence correspond aux cheveux blancs, * la sérénité de ton visage témoigne d'une âme résignée, * son calme garantit un langage des plus doux; * glorieuse fut ta vie et sainte ta dormition. * En faveur de nos âmes intercède auprès de Dieu.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * ô notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Apostiches, t. 6
Bienheureux Nicolas, * aie pitié de moi qui me prosterne devant toi, * de mon âme illumine les yeux, * afin que je contemple en toute pureté * le Seigneur qui nous éclaire et nous prend en pitié.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Délivre-moi, saint Nicolas, * des ennemis qui me guettent pour me faire du mal, * toi qui as du crédit auprès de Dieu; * sauve-moi de la honte, Pontife saint, * et délivre-moi des hommes de sang.
Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.
Nous possédons maintenant en toi * le havre à l'abri des tempêtes et l'invincible rempart, * la tour de sûreté, la porte du repentir, * le guide fidèle et le défenseur toujours prompt.
Gloire au Père ... Maintenant ...
L'Ennemi, jaloux de ton troupeau, * Vierge pure, chaque jour * tente méchamment d'en faire sa proie, * mais toi, ô Mère de Dieu, * tu nous délivres d'une telle calamité.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.


GRANDES VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 2

Saint archevêque Nicolas * qui de Myre habitas la cité, * tu fus toi-même la myrrhe en vérité: * consacré du saint myron par le Christ, * tu parfumes le visage des fidèles célébrant * avec amour ta mémoire toute-digne de nos chants, * les délivrant de tout malheur, * des périls, de l'affliction, * par tes prières devant le Seigneur.
Tu t'es montré dans les épreuves * la puissante victoire du peuple croyant, * selon le nom que tu portais, * serviteur du Christ, saint Nicolas; * où que tu sois appelé, * tu t'empresses d'aller au-devant * de qui se réfugie avec amour * sous ta sainte protection; * car la nuit comme le jour * apparaissant aux yeux de la foi, * tu sauves les fidèles des épreuves et du malheur.
Au cours d'un songe tu apparus * à l'empereur Constantin * ainsi qu'à Avlavius * et, leur inspirant de la crainte, tu leur dis: * Faites vite sortir de prison * les captifs que vous détenez injustement, * car ils ne sont pas coupables du meurtre qui leur est imputé, * et si tu refuses de m'obéir, * je déposerai contre toi, * Prince, quand je prierai devant le Seigneur.
Tu es un sublime et chaleureux protecteur * pour ceux qui se trouvent au milieu des périls, * sur terre et sur les flots, * qu'ils soient proches ou lointains, * héraut du Christ, saint Nicolas, * dans ta compassion et par la force de ton intercession; * c'est pourquoi tous ensemble nous chantons: * Intercède auprès du Seigneur, * pour que nous soyons délivrés de tout malheur.

*

De quels éloges couronner * le saint Pontife Nicolas? * Dans la chair, c'est à Myre qu'il vivait; * en esprit, il allait au-devant * de tous ceux qui l'aimaient d'un cœur pur; * il était le consolateur des affligés, * le refuge de tous les gens menacés par les périls, * le donjon de la foi, le champion des croyants; * grâce à lui l'orgueil des ennemis * fut abaissé par le Christ * qui nous accorde la grâce du salut. (2 fois)
De quelles hymnes chanter * la louange du pontife Nicolas, * prince de l'Eglise et défenseur de la foi, * sublime protecteur et docteur? * car il confondit toute doctrine erronée, * il fut l'adversaire acharné d'Arius, le destructeur; * grâce à lui l'orgueil de ce dernier * fut abaissé par le Christ * qui nous accorde la grâce du salut.
De quelles hymnes célébrer * la vertu prophétique du pontife Nicolas? * car il prévoyait ce qui était éloigné, * prophétisant comme présent * ce qui était encore lointain, * d'un regard il embrassait tout l'univers; * il délivrait les opprimés, * il apparut en songe à l'empereur des chrétiens * pour sauver d'une injuste exécution * ceux qui jadis étaient captifs; * la grâce du salut surabondait en lui.
Gloire au Père, t. 6
Le joyau des Pontifes, la gloire des Pères saints, * la source des miracles éclatants, * le sublime défenseur des croyants, * tous ensemble, amis de la fête, chantons-le * par des hymnes de louange et disons: * Réjouis-toi qui présidais l'Eglise de Myre dont tu fus le gardien, * réjouis-toi, immuable colonne, flambeau lumineux * qui éclairas de tes miracles les confins de l'univers, * réjouis-toi, divine allégresse des affligés, * réjouis-toi, chaleureux protecteur des opprimés. * Maintenant encore, bienheureux Nicolas, * ne cesse pas d'intercéder * auprès du Christ notre Dieu * pour les fidèles qui vénèrent de tout cœur * dans l'allégresse de la fête, ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Grotte de Bethléem, prépare-toi: * voici qu'arrive la Brebis * qui porte en ses entrailles le Christ. * Crèche, accueille celui * dont le verbe nous délivre, nous mortels, * de nos œuvres sans verbe ni raison. * Bergers qui passez la nuit dans les champs, * par votre témoignage confirmez le miracle étonnant, * Mages de Perse apportez au Roi l'or, la myrrhe et l'encens; * car de la Vierge Mère a paru le Seigneur * qu'elle adore, humblement inclinée, * disant à celui qu'elle porte en ses bras: * comment as-tu été semé dans mon sein, * comment t'y es-tu développé, * ô Jésus, mon Rédempteur et mon Dieu?

Entrée. Lumière joyeuse.
Prokiménon du jour et Lectures.

Lecture des Proverbes
(10,7,6, 3,13-16, 8,6,34-35,4,12;14,17,5-9, 1,23, 15,4)
La mémoire du juste s'accompagne d'éloges, sur sa tête repose la bénédiction du Seigneur. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse, le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent, le profit qu'on en tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul joyau ne peut l’égaler. Car de sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ecoutez donc, mes fils, j'ai à vous dire des choses sincères. Bienheureux l'homme qui m'entend, celui qui garde mes voies! Qui se tient à ma porte y trouvera la vie, il obtiendra aussi la faveur du Seigneur.. C'est pourquoi je vous appelle, je crie vers les enfants des hommes. Moi, la Sagesse, j'ai pour demeure le discernement, j'ai inventé la science de la réflexion. A moi le conseil et le succès, je suis l'intelligence et la force est à moi. Je chéris ceux qui m'aiment, et qui me cherche trouve grâce. Simples, apprenez le savoir-faire et vous, insensés, devenez raisonnables. Ecoutez, je le répète, j'ai à vous dire des choses sincères, de mes lèvres s'échappent des paroles droites. Car c'est la vérité que ma bouche proclame, les lèvres du menteur sont horribles à mes yeux. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, en elles rien de faux ni de tortueux. Elles sont franches envers qui les comprend, droites pour qui possède le savoir. Car je vous enseigne la vérité, afin que votre espoir soit dans le Seigneur et que vous soyez remplis de son Esprit.

Lecture des Proverbes
(10,31-11,12)
La bouche du juste répand la sagesse, la langue perverse sera retranchée. Les lèvres des justes distillent la bienveillance, la bouche des méchants, la perversité. Abomination pour le Seigneur que la balance fausse, mais le poids juste lui plaît. Où pénètre l'orgueil, la honte vient aussi, mais la bouche des humbles s'applique à la sagesse. C'est leur intégrité qui mène les gens droits, et c'est leur perfidie qui ruine les pervers. Au jour de la colère, nulle richesse ne servira, tandis que la justice sauve de la mort. Le juste qui s'en va ne laisse que regrets, mais la mort des méchants est un sujet de joie. La justice aplanit la route des parfaits, tandis que l'injustice ruine les méchants. C'est leur justice qui sauve les hommes droits et c'est leur imprudence qui perd les méchants. Le juste, quand il meurt, n'éteint pas l'espérance, mais en fumée s'en va la gloire des impies. Le juste échappe à la détresse, et le méchant y tombe à sa place. Par sa bouche l'impie ruine son prochain, par leur savoir les justes se tirent d'affaire. Pour le bonheur des justes exulte la cité, la perte des méchants la fait crier de joie. Par la bénédiction des hommes droits s'élève une cité, mais elle est renversée par les lèvres impies. Qui raille son prochain est dépourvu de sens, et l'homme intelligent observe le silence.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompit son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Litie, t. 1
Fixant avec constance tes regards * vers la plus haute connaissance de Dieu * et scrutant les secrets de la sagesse jusqu'au fond, * tu as enrichi le monde de tes divins enseignements. * Sans cesse intercède pour nous * auprès du Christ, Père et Pontife Nicolas.
Homme de Dieu, fidèle serviteur, * dispensateur des mystères divins, * toi dont les désirs te portaient vers l'Esprit, * vivante colonne, image incarnée, * l'Eglise de Myre dans l'admiration * te considéra comme un divin trésor, * toi qui intercèdes pour nos âmes.
t. 2
Une règle de foi, un modèle de douceur, * c'est ce qu'a fait de toi pour ton troupeau, * pontife Nicolas, le Christ notre Dieu; * toi qui embaumes la myrrhe en ta cité, * tu brilles dans l'éclat de tes divines actions, * protecteur des veuves et des orphelins; * c'est pourquoi nous te prions d'intercéder * pour le salut de nos âmes.
La châsse embaumée de tes reliques, Père saint, * protège ta cité, Nicolas; * et c'est en songe que tu apparus à l'empereur * pour délivrer de la prison, des chaînes et de la mort * les captifs injustement condamnés. * Maintenant, comme alors, et toujours * révèle-toi à nos yeux * comme intercédant pour nos âmes.
Même si Myre se tait, * le monde entier, saint Nicolas, * illuminé par ta clarté, * le parfum que ton sépulcre fait couler * et la multitude de tes miracles éclatants, * sans oublier les condamnés qui furent sauvés par toi, * crient leur louange en des chants élogieux; * et nous joignant aux habitants de ta cité, * nous te crions, nous aussi: * Intercède pour le salut de nos âmes.
t. 4
Saint Nicolas, «myrothèque » de l'Esprit saint, * c'est du Christ que tu répands, * tel un printemps plein de fleurs, la divine bonne odeur; * et des Apôtres devenu l'imitateur, * tu fais retentir dans le monde entier * le bruit de tes miracles, Père saint. * Malgré les distances tu parais * qui l'encourent par une injuste décision * et sauver par miracle d'un grand nombre de périls * ceux qui invoquent ta protection. * Aussi, par tes prières, nous aussi * qui sans cesse te célébrons, * délivre-nous des malheurs qui fondent sur nous.
t. 6
Bon et fidèle serviteur, * ouvrier de la vigne du Christ, * c'est bien, tu as porté, toi aussi, le poids du jour, * tu as fait fructifier le talent qu'il t'a donné, * tu n'as pas jalousé ceux qui vinrent après toi. * Aussi te fut ouverte la porte des cieux: * entre dans la joie de ton Seigneur * et intercède pour nous, saint Nicolas.
t. 8
Dans ta vie temporelle, Nicolas, * tu as couru vers la louange du Seigneur, * et lui t'a glorifié dans la vraie vie, celle du ciel. * Grâce au crédit que tu as acquis auprès de lui, * intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, t. 8
Le fruit de tes bonnes œuvres, Père saint, * a réjoui le cœur des croyants. * Quel auditeur n'admirerait en effet * ta patience, ta prodigieuse humilité, * la joie dont tu comblais les indigents, * la compassion que t'inspiraient les affligés? * Tu fus pour tous un exemple divin, * saint Nicolas, et maintenant * que l'immarcescible couronne est posée sur ton front, * intercède pour nos âmes.
Maintenant ...
Bethléem, prépare-toi, * que la crèche soit prête à servir * et la grotte à recevoir le Seigneur! * Voici venue la pure réalité, * l'ombre de la Loi s'est dissipée: * naissant d'une Vierge, Dieu se montre aux humains, * prenant notre forme et déifiant la nature assumée, * Adam renouvelé avec Eve s'écrie: * Sur terre est apparue la bienveillance de Dieu * pour sauver le genre humain.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, vénérable chef, * pure demeure des vertus, * divin modèle du sacerdoce chrétien, * pasteur suprême et flambeau lumineux, * toi l'éponyme des vainqueurs * en qui les suppliants trouvent écoute et compassion; * tu te laisses fléchir par la prière des faibles, * tu es le secours toujours prompt, * le salut, la protection des fidèles qui vénèrent ta mémoire sacrée: * prie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Réjouis-toi, génie de sainteté, * pure demeure de la sainte Trinité, * colonne de l'Eglise, appui des fidèles et secours des opprimés; * astre dont les lumineuses intercessions * en tout temps dissipent les ténèbres * des épreuves et de l'affliction, pontife Nicolas; * havre de paix où trouvent refuge * pour leur salut ceux qui sont environnés * par les flots agités de cette vie, * prie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du sa1ut.
Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.
Réjouis-toi, plein de zèle pour Dieu, * toi qui sauves de male mort ceux qui doivent mourir injustement * en vertu de ton redoutable pouvoir ou des songes où tu apparais, * source jaillissant à Myre en Lycie, * arrosant aussi les âmes de myrrhe abondamment * et chassant la mauvaise senteur des passions; * glaive retranchant l'ivraie de l'erreur, * pelle vannant les enseignements de paille d'Arius, * vénérable pontife Nicolas, * prie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Homme de Dieu, fidèle serviteur, * célébrant des mystères du Seigneur, * toi dont les désirs te portaient vers l'Esprit, * vase d'élection, colonne de l'Eglise et son firmament, * héritier du Royaume, ne cesse pas * d'intercéder pour nous en présence du Seigneur.
Maintenant ...
Vierge inépousée, d'où viens-tu? * Qui est celui qui t'engendra? * Quelle est la mère qui t'enfanta? * Comment portes-tu le Créateur dans tes bras? * Comment ton sein est-il demeuré virginal? * Sublimes merveilles, redoutables mystères que ceux * qui sur terre s'accomplissent pour toi! * Nous le voyons, Toute-pure, et préparons * ce qu'il te faut, ce qui est digne de toi: * c'est une grotte que la terre t'offrira; * au ciel c'est une étoile que nous demandons de préparer; * quant aux Mages, ils s'avancent de l'Orient vers l'Occident * pour contempler le salut des mortels * nourri à la mamelle comme enfant nouveau-né.

Tropaire, t. 4
La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, Pontife Nicolas, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union * et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.


MATINES


Cathisme I, t. 1
Tu resplendis sur terre * de l'éclat des miracles, sage Pontife Nicolas, * et tu invites toute langue à glorifier, * à louer celui qui te glorifia sur terre; * intercède auprès de lui * pour qu'il sauve de tout malheur * les fidèles vénérant ton souvenir avec amour, * Père élu de Dieu entre tous.
Marie, précieuse demeure du Seigneur, * relève-nous de l'abîme où nous sommes tombés, * délivre-nous du terrible désespoir, * de nos fautes et de toute affliction; * tu es en effet le refuge des pécheurs, * le secours, la protection et le salut de tes serviteurs.

Cathisme II, t. 4
Tu présidas l'assemblée des croyants, * tu fus leur gardien, leur protecteur, * et de toute affliction * tu les délivrais, bienheureux Nicolas, * gloire des Pontifes et leur suprême fierté.
Invincible protectrice des malheureux, * diligente avocate de ceux dont l'espoir repose en toi, * délivre-moi de tout danger * et ne méprise pas mon appel, * toi qui viens au secours de l'univers.

Après le Polyéléos:

Mégalynaire
Nous te magnifions, Père et Pontife Nicolas, et ta sainte mémoire, nous la célébrons, car tu intercèdes pour nous auprès du Christ notre Dieu.

Versets 1: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers. 2: Ma bouche dit la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. 3: J'ai annoncé la justice du Seigneur dans la grande assemblée. 4: La bouche du juste murmure la sagesse, et sa langue proclame la justice. 5: Et ma langue redit ta justice, ta louange, tout le jour. 6: Tu l'as couronné de gloire et d'honneur. 7: Heureux les habitants de ta maison, ils te louent dans les siècles des siècles.

Cathisme, t. 4
Saint Nicolas, tu t'es montré * le fervent défenseur de l'Eglise du Christ, * détruisant avec courage * la doctrine impie des hérésies; * tu fus pour tous un modèle d'orthodoxie * et tu intercèdes pour tous ceux * qui suivent tes divins enseignements.
Ô Vierge, empresse-toi de recevoir * les prières que nous t'adressons; * très-sainte Dame, présente-les * à ton Fils et notre Dieu; * apaise la détresse de ceux * qui accourent vers toi; * déjoue les ruses du Malin * et renverse l'ardeur * de l'Ennemi qui combat tes serviteurs.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père … Par les prières de Nicolas ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, ô Dieu …
t. 6
Bon et fidèle serviteur, * ouvrier de la vigne du Christ, * c'est bien, tu as porté, toi aussi, le poids du jour, * tu as fait fructifier le talent qu'il t'a donné, * tu n'as pas jalousé ceux qui vinrent après toi. * Aussi la porte des cieux te fut ouverte: * entre dans la joie de ton Seigneur * et intercède pour nous, saint Nicolas.

Canon de la Mère de Dieu (t. 1) et canons du Saint: le premier (t. 2), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Pour toi, Nicolas, j'entonne un chant divin; le second (t. 1), alphabétique, avec l'acrostiche: Sauve, Trinité dans les triadiques, et: Vierge, protège dans les théotokia.

Ode 1, t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire * pour les merveilles de notre Dieu * qui de son bras puissant a sauvé Israël * en se couvrant de gloire. »
L'abîme de sagesse, tu l'as enfanté, * pure Source d'où la grâce coule à flots: * fais couler aussi ta sagesse sur moi, * pour que je chante l'océan de tes bienfaits.
Je te chante, ô Vierge que célèbrent tous les Anges dans le ciel * pour avoir mis au monde le suprême Dieu * que chante l'entière création, * car il s'est couvert de gloire.
t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Portant couronne, pontife Nicolas, * près du trône du Christ * tu te tiens avec les Anges: * illumine les ténèbres de mon âme, * Bienheureux, afin que je célèbre * dans la joie ta mémoire sacrée.
Le Seigneur qui donne gloire à qui le glorifie * a fait de toi, saint Nicolas, * un sûr abri pour les fidèles, * pour délivrer des tentations * ceux qui se mettent sous ta protection * et t'invoquent avec foi et amour.
Le Serpent m'inspira dans sa malignité * le désir de devenir semblable au Créateur * et fit de moi son prisonnier; * mais grâce à toi, ô Vierge, je fus rappelé * pour être déifié en vérité * par celui que tu as mis au monde, sainte Mère de Dieu.
t. 1
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; * sur terre voici le Christ, exaltez-le, * terre entière, chante pour le Seigneur, * peuples, louez-le dans l'allégresse, * car il s'est couvert de gloire. »
Ma bouche et mes lèvres sont prises au dépourvu * et c'est un bref éloge, une courte invocation * que je viens te présenter saint Nicolas, * comme au suprême imitateur de Dieu; * mais dans ta richesse accorde- moi la faveur * du Sauveur notre Dieu.
Homme céleste, tu l'étais, * comme un Ange sur la terre tu parus, * des veuves te montrant le défenseur, * réclamant justice pour les malheureux, * et dans les périls, saint Nicolas, * secourant les aff1igés.
Le monde entier connaît, saint Nicolas, * tes miracles, l'océan de tes vertus: * le pauvre trouve en toi son protecteur, * la veuve et l'orphelin leur nourricier, * l'aveugle, qui lui montre son chemin, * tout homme enfin, son défenseur.
La Trinité que nulle main n'a créée, * je la chante, Père, Fils et saint Esprit; * c'est un seul être que notre Dieu * en l'unique nature non divisée * mais qui, selon ses aspects, * se distingue en trois personnes.
Tu conçois le Verbe de Dieu sans semence, * l'Un de la sainte Trinité, * Vierge pure, et tu l'enfantes dans la chair, * demeurant vierge comme auparavant; * supplie-le sans cesse pour nous * comme ton Fils et ton Dieu.
Catavasie: Le Christ vient au monde, glorifiez-le.

Ode 3
« Puisse mon cœur s'affermir * en ta volonté, Christ notre Dieu, * comme toi-même tu as affermi * sur les eaux le second ciel * et sur ses bases l'univers, * ô Seigneur tout-puissant! »
Je te chante, Mère de Dieu, * comme le ciel très-pur, * le palais du grand Roi, * le Paradis au doux parfum * où souffle la grâce en vérité, * comme l'espérance des chrétiens.
Tu enfantas par ta parole * le Verbe qui d'un mot * conduit à l'existence * toute nature, spirituelle ou non, * et qui délivre les mortels de l'absence de raison, * Vierge toute-bénie.
t. 2
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Nicolas, bienheureux disciple du Seigneur, * sauve des périls, du malheur et de la mort * les fidèles qui accourent vers toi.
Fais-nous grâce et donne à tes fidèles en ta bonté, * Dieu de compassion, la rémission de leurs péchés * par la médiation de Nicolas, ton serviteur.
Apaise, ô notre Dame, le tumulte de mes passions * et dirige ma vie, Vierge sainte qui conçus * le Dieu en qui mon cœur s'est affermi.
t. 1
« Avant les siècles, * par le Père ineffablement * le Fils est engendré; * et dans ces derniers temps, * sans semence, d'une vierge il a pris chair; * chantons au Seigneur: * Toi qui relèves notre front, * tu es saint, ô Christ notre Dieu. »
Comme tablette * gravée par le doigt très-pur * et immortel du Christ notre Dieu, * Nicolas, tu possédais, * inscrites dans ton cœur, * un grand nombre de vertus * et tes lèvres distillaient * des paroles plus douces que le miel.
La divine grâce * fit paraître prodigieusement * ses merveilles en ta faveur: * ta vie claire, en effet, * a resplendi plus que l'or * et sur les âmes, Nicolas, * irradie l'éclat * de l'Esprit divin.
Tu vis encore, * te faisant voir après la mort * clairement en songe, * et tu délivres miraculeusement * d'un triste sort les jeunes gens, * disant à l'empereur: * Ne leur fais aucun tort, * c'est par jalousie qu'ils ont été calomniés.
Sois favorable, * toute-sainte Trinité, * envers moi qui ai souillé * ma vie par tant de fautes; * Père, Fils, vivant Esprit, * garde-moi, ô mon Dieu, * toujours et en tout lieu * à l'abri du malheur.
Divine Epouse, * donne à tes fidèles serviteurs * l'espérance du salut: * dans l'angoisse et le danger *. par ta prompte intercession * viens nous garder, nous secourir, * car tu es, Mère de Dieu, * la gloire des croyants.
Catavosie: Avant les siècles.

Cathisme, t. 8
L'océan de miséricorde a fait de toi, saint Nicolas, * une source intarissable de miracles, un fleuve débordant de guérisons; * ceux qui souffrent cruellement de graves maladies * trouvent le remède à toute peine et ta fervente protection; * c'est pourquoi nous te prions d'intercéder auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Mère de Dieu, tu as conçu ineffablement de merveilleuse façon * la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde fut créé, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains. * C'est pourquoi, Vierge toute-sainte, je te glorifie * et j'implore fidèlement le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge sainte et notre Dame, accorde-moi ton secours * en raison de la faveur dont tu jouis auprès de Dieu.

Ode 4
« Prophète Habacuc, tu as prévu en l'Esprit * l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: * Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, * au temps fixé tu te révéleras; * gloire à ta puissance, Seigneur. »
La cause de la mort pour les humains, * ce fut Eve conseillée par le serpent; * mais toi, Vierge pure, concevant le Verbe en disant oui, * tu nous procuras la vie et l'immortalité; * c'est pourquoi nous te chantons comme il se doit.
Vierge pure, les Prophètes, dans l'Esprit, * t'ont vue d'avance comme la porte, la table, la montagne non taillée, * l'arche sainte, le chandelier, l'urne, la couche, le trône de la Vie; * ces ligures par lesquelles ils t'ont montrée Mère de Dieu, * nous les voyons réalisées maintenant.
t. 2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Capable d'accueillir en toute pureté * les rayons de l'Esprit saint, tu devins un astre de clarté * illuminant le monde et ses confins, * saint Pontife universel, * sauveur de qui te chante dans la foi.
Toi qui sauves les jeunes gens de la mort, * comme on le vit jadis * maintenant encore sauve-moi * de tout péril et tentation, * bienheureux et vénérable Nicolas.
Tout brillant de l'éclat de tes vertus, * très-saint Père, et devenu * le plus fidèle imitateur du Seigneur, * lorsqu'on t'invoque tu te hâtes de sauver * ceux qui te chantent avec amour et respect.
Il est venu, le Maître de la création, * prendre corps en toi et sauver dans sa bonté * toute mon humanité; * c'est pourquoi nous les fidèles, * nous te crions d'une même voix: Vierge pure, réjouis-toi.
t. 1
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, * de la Vierge, Seigneur, * tu es issu tel une fleur; * de la montagne ombragée, * Ô Christ, objet de nos chants, * tu es venu en t'incarnant * de la Vierge inépousée * toi, le Dieu immatériel: * gloire à ta puissance, Seigneur. »
La seule invocation de ton nom * contre tout projet de l'Ennemi * a pour effet immédiat * de sauver, saint Nicolas, * ceux qui t'appellent avec ferveur; * comme jadis tu délivras les officiers, * sauve-nous également * de tout péril nous menaçant.
Toi qui te tiens constamment * devant le trône de Dieu, * ne cesse pas d'intercéder * pour nous tous, tes serviteurs, * admirable Nicolas, * afin que nous soyons sauvés * du feu qui brûle dans l'éternité * et du mal que veut nous faire l'Ennemi.
Partout tu fais jaillir les guérisons * sur les fidè1es qui s'empressent d'accourir vers toi * et de tu les sauves tous leurs chaînes; * transforme notre deuil en joie * par tes prières agréables à Dieu, * lumineux pontife Nicolas, * brisant l'orgueil des ennemis.
Je veux chanter le Père et le Fils, * avec eux le saint Esprit, * divinité sans commencement, * principe créateur de l'univers; * elle est une, indivisée, * mais sans cesse distinguée * en trois personnes ou trois aspects, * unique et indivise royauté.
Virginale Génitrice de Dieu, * tu surpasses tout mortel en vérité, * tu es honorée plus que les Anges, * car tu as conçu en ton sein * le Créateur de l'univers * et tu l'as enfanté sans semence * dans l'enveloppe de la chair, * ce qui fut merveil1e à nos yeux.
Catavasie: Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé.

Ode 5
« Fais lever le jour de ta clarté sans fin * sur nous qui veillons, sans cesse méditant * tes préceptes et justes jugements, * Maître plein d'amour, Ô Christ notre Dieu. »
Comme en l'arche de sa sainteté, * comme sur un trône saint et flamboyant, * notre Dame, et comme en un palais sanctifié * le Seigneur tout-puissant fit sa demeure en toi.
Parmi les vierges seule mère inépousée, * parmi les mères seule vierge demeurée, * ineffablement, Toute-pure, tu t'es montrée, * puisqu'en deux natures tu enfantes le Christ.
t. 2
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * Ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Resplendissant de ton séjour auprès de Dieu, * trois fois bienheureux, tu apparus et délivras * ceux qu'un suffrage inique condamnait à la mort * et qui criaient au Seigneur Christ: * Nous ne connaissons d'autre Dieu que toi.
Dans le ciel contemplant la gloire sans déclin * et jouissant maintenant de l'éclat le plus radieux * de la clarté divine et ineffable, * couvre-moi de ta constante protection, * serviteur du Christ, saint pontife Nicolas.
Afin de rechercher ton image souillée par les passions, * ô mon Christ, tu cachas ta céleste identité * et de la Vierge ayant pris chair, * tu t'es montré à ceux qui te chantaient: * Nous ne connaissons d'autre Dieu que toi.
t. 1
« Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »
Père saint, la cité de Myre * comme toute l'éparchie des Lyciens * proclama tes miracles à haute voix * et toutes les familles des nations, tes prodiges; * par eux tu délivras l'univers * de tant de peines, vénérable Nicolas.
Providence des veuves, Père des orphelins, * merveilleux secours * et consolation des affligés, * pasteur et guide de tous les errants, * délivre-nous aussi de tout danger, * par tes prières, Nicolas.
Tu quittas la terre pour le séjour immatériel * et là, tu contemples, Nicolas, * émule des Anges dans le ciel, * l'ineffable beauté du Christ; * uni au chœur des Apôtres et des Martyrs, * prie sans cesse le Sauveur.
Je glorifie les trois personnes coéternelles * partageant la même royauté * au sein de l'indivise et unique Divinité; * par elle du non-être je fus amené * à l'existence, pour chanter * avec les Anges: Saint, saint, saint es-tu, Seigneur.
Espoir de tous et salut du genre humain, * toi qui viens à son secours, * Vierge pure, avec empressement, * fais-nous grâce à nous aussi * qui t'invoquons dans le malheur: * après Dieu tu es notre unique protection.
Catavasie: Dieu de paix et Père de tendresse.

Ode 6
« Imitant Jonas, Ô Maître, je te crie: * A la fosse arrache ma vie; * Sauveur du monde, sauve-moi * quand je chante: Gloire à toi. »
Protectrice des croyants, * joie de qui n'a plus d'espoir, * emplis d'allégresse spirituelle tes serviteurs * qui mettent leur confiance dans ta protection.
Je veux chanter en toi le mystique ciel, * l'arche sainte, le temple très-pur, * le délicieux jardin du Paradis * où se trouve l'arbre de vie.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Nicolas, toi dont le chef fut digne de porter * la couronne de victoire, comme un vainqueur et le meilleur, * sauve ceux qui invoquent ton nom.
Bienheureux, je suis meurtri par mes péchés, * naufragé dans la tempête des passions; * viens me sauver et porte-moi jusqu'au havre du Plaisir de Dieu.
Sur toi, Mère toujours-vierge, j'ai fondé * l'espoir de mon salut, et c'est toi que j'ai choisie * comme sûr abri et rempart inébranlable de ma vie.
t. 1
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »
Nouvel Abraham, pontife Nicolas, * comme un fils unique tu offris * à ton Maître ton esprit * et sans cesse présentais * des victimes non sanglantes à son autel; * comme lui, pour ta philoxénie * tu fus béni et tu devins * le temple pur et divin * de la Trinité.
Extraordinaires sont les miracles faits par toi: * tu apparais à qui se trouve en danger * sur toute la terre et sur les flots lointains * par une prompte intervention, * médecin des malades, nourricier des indigents, * et du peuple des croyants * ton nom illustre véritablement * la victoire sur tous les ennemis.
Par les yeux de ton esprit * voyant d'avance l'avenir, * tu as comblé l'humanité * de tes justes enseignements, * proclamant le Fils consubstantiel au Père, * tu as mis fin aux extravagances d'Arius * et ta doctrine est devenue * la colonne de la foi orthodoxe.
Je veux chanter la Trinité * indivise, bien que distinguée * en trois personnes dans l'éternité, * unie en la substance et la nature * comme un seul principe divin, * Père, Fils et saint Esprit, * exerçant sur tous une puissante seigneurie * et maintenant l'univers par un effet * de sa volonté.
Inclinant les cieux, le Christ a bien voulu * demeurer tout entier, * Vierge pure, dans ton sein; * car il ne souffrait pas de voir * l'ouvrage de ses propres mains * soumis à la tyrannie de l'erreur; * c'est pourquoi il est venu * sous forme d'esclave racheter * tout le genre humain.
Catavasie: De ses entrailles, comme il l'avait reçu.

Kondakion, t. 3
A Myre, saint Evêque, tu t'es montré * comme le ministre du sacrifice divin; * car, accomplissant l'Evangile du Christ, * tu donnas ta vie pour tes brebis * et sauvas les innocents de la mort; * dès lors tu fus sanctifié, comme grand Pontife de la grâce de Dieu.

Ikos
Par nos hymnes, peuples, célébrons * l'archevêque de Myre, son pasteur et docteur, * afin qu'à sa prière nous soyons illuminés, * puisqu'il s'est montré dans toute la pureté de son esprit * présentant au Christ l'offrande immaculée, * à Dieu le sacrifice qui lui plaît, * comme évêque purifié dans sa chair et son esprit; * c'est pourquoi il est en vérité * pour l'Eglise un défenseur, un protecteur, * comme grand Pontife de la grâce de Dieu.

Synaxaire
Le 6 Décembre, mémoire de notre Père dans les Saints Nicolas, archevêque de Myre en Lycie, le Thaumaturge.
Sur terre il fut de Myre le suprême prêtre,
au ciel auprès de Dieu il est notre interprète.
C'est au mois de Décembre, le sixième jour,
que Nicolas finit son terrestre séjour.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La fournaise, Dieu sauveur, distille la rosée * et le chœur des Jeunes Gens a psalmodié: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Le Très-Haut, Vierge pure, a fait de toi * le Paradis vivant, la gracieuse chambre de l'Epoux, * la pourpre aux reflets d'or et le ciel.
Vierge Mère, affermis par ta protection * mon esprit chancelant et le trouble de mes sentiments * sur la pierre inébranlable de la foi.
t. 2
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères! »
Je suis tombé sous les coups des tentations * et dans mon désespoir * j'ai approché les portes de l'Enfer: * sauve-moi par tes prières, * relève-moi, pour que je puisse te chanter: * Bienheureux es-tu, saint Pontife du Christ.
Auréolé des rayons immatériels * de la lumière sans soir, * libère ceux que l'affliction * détient en ses ténèbres, * et conduis vers la lumière ceux qui chantent pieusement: * Serviteur du Christ, nous te disons bienheureux.
Prie le Christ, ton Fils et notre Dieu, * Vierge Mère, pour que ceux * qu'ont asservis les noirs péchés * et les maléfices du Serpent * soient rachetés par son précieux sang * et chantent: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
t. 1
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, * méprisant l'ordre impie du tyran, * furent sans crainte devant le feu, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Médecin de toute grave maladie, * guéris aussi mon âme affaiblie, * vénérable Père Nicolas, * et donne-lui la force de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Délivrant de la mort les officiers, * jadis tu les incitas à chanter, * à glorifier le Christ Sauveur * et te crier dans la ferveur de leur foi: * Nous te célébrons, sage Père, comme bienfaiteur.
Du calice de la Sagesse approchant mystiquement tes lèvres, * tu y puisas, vénérable Père Nicolas, * les flots de l'ambroisie plus doux que miel * et tu invitas les peuples à chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Trinité trois fois sainte, nous te célébrons, * Monade consubstantielle au triple éclat, * Père, Fils et saint Esprit; * en toi nous sommes baptisés et nous chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Agréant l'universelle supplication, * Mère de Dieu, implore ton divin Fils, * pour qu'il délivre du châtiment * ceux qui t'honorent à haute voix et s'écrient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Catavasie : Les Jeunes Gens élevés dans la piété.

Ode 8
« Le Seigneur et Créateur * que les Anges dans le ciel * servent avec crainte et tremblement, * vous, les prêtres, chantez-le, * jeunes gens, glorifiez-le, * peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
Pour le Roi de l'univers * tu fus, Ô Vierge, un lit nuptial, * un manteau vraiment royal, * la chlamyde teinte d'incarnat * et la pourpre dont fut tissée la chair * du Verbe en sa divine incarnation.
Vierge pure, tu conçus * celui qui tient en main l'univers * comme Créateur et comme Dieu, * lorsque d'ineffable façon * pour nous il se fit homme comme nous * sans quitter ce qu'il était.
t. 2
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Dans ta bienveillance et ta compassion, * libère des périls * ceux que cerne l'océan des tentations, * leur procurant la délivrance * par tes prières auprès du Christ Sauveur, * bienheureux pontife Nicolas.
Initiateur des ineffables vérités, * ministre des mystères * célestes, immatériels, * divin Pontife plein de foi, * demande au Christ notre Sauveur * la rémission de nos péchés.
Hélas! sans force est mon esprit: * j'ai déjà rejoint * le fond du désespoir * et je suis la proie de tant de maux, * mais toi, Ô Vierge, guéris-moi, * entoure-moi de salutaire clarté.
t. 1
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
Les chœurs des Patriarches et des Apôtres, * la multitude des Pontifes et des Martyrs, * le cortège des Prophètes * et le grand nombre des Ascètes * proclament bienheureuse ta sainte vie; * avec eux, nous aussi, * nous chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Suprême Roi, très-haut Seigneur, * par les prières du saint Pasteur * pacifie, Ô Verbe, notre vie, * donne la paix au peuple des chrétiens, * accorde à tes fidèles, nous t'en prions, * force et victoire sur les ennemis, * afin que tous ensemble nous chantions * sans cesse ta suprême majesté * et l'exaltions dans tous les siècles.
Illuminé, Père saint, * par l'inaccessible clarté, * tu éclaires l'âme des affligés, * dissipant les ténèbres obscures des tentations * et de l'allégresse répandant les rayons; * et nous-mêmes, recevant * leur splendeur lointaine, nous chantons: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
C'est l'unité aussi bien que la trinité * de la vie et de la clarté, * le Père, le Fils et l'Esprit saint * que nous célébrons fidèlement, * suivant l'enseignement divin * que nous avons reçu des Pères; * avec eux chantons en notre foi: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Le buisson qui sans se consumer * brûlait jadis sur la montagne du Sinaï, * Vierge pure, préfigurait * l'étonnante réalité, * annonçant le mystère de ton enfantement; * car le feu de la divinité * t'a laissée sans dommage; * aussi nous te chantons * dans tous les siècles.
Catavasie: La fournaise qui distille la rosée.

Ode 9
« La source vivifiante qui ne tarit, * le chandelier de la Lumière tout-doré, * le temple vivant du Seigneur, * son tabernacle immaculé * plus vaste que la terre et le ciel, * c'est la Mère de Dieu que nous fidèles, nous magnifions. »
La fournaise des malheurs * me brûle et me consume cruellement: * de ton flot de grâces arrose-moi, * toi la Source qui as enfanté * le fleuve des bienfaits, * dont celui qui boit n'aura plus soif, à jamais.
Toi, la chambre de l'Epoux, * le palais vivant du Seigneur, * la pourpre aux reflets d'or, * le splendide temple du Christ, * sauve-moi qui te supplie, * Souveraine de l'univers.
t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris Chair de la Vierge, nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
La divine grâce t'illuminant de ses rayons, * Bienheureux, tu t'es montré * comme flambeau de la bonté: * tu affranchis les opprimés, * tu sauves en mer les naufragés, * tu nourris les affamés, de merveilleuse façon.
Maintenant que tu demeures au Paradis, * contemplant très clairement * l'ineffable gloire du Seigneur, * du haut de la voûte céleste * veille sur les chantres de ton nom, * bienheureux Pontife porteur de Dieu.
Mère de Dieu, en tes entrailles immaculées * tu as conçu chastement * le Verbe du Père hypostasié, * la Sagesse et la Puissance de Dieu * qui assuma le temple de son corps * en l'union indivisible des deux natures.
t. 1
« Je vois un mystère étonnant * qui dépasse l'entendement: * une grotte est devenue le Ciel * et la Vierge remplace le trône des Chérubins; * la crèche est la demeure où repose * le Christ notre Dieu infini * que nous chantons et magnifions. »
Amis de la fête, exultez en esprit, * cieux, réjouissez-vous, * montagnes et collines, bondissez de joie, * assemblées des Moines saints, * chœurs des Vierges, célébrez * joyeusement le souvenir du Bienheureux; * en cette fête réunis, * c'est le Sauveur que nous magnifions.
Que les confins de l'univers * chantent tous à l'unisson * par des hymnes le Pasteur divin, * ornant d'une couronne d'éloges * le chef de saint Nicolas, * serviteur du Christ notre Dieu; * de nos passions et des périls * puissions-nous tous être sauvés par lui!
Reçois cette hymne, Nicolas, * comme digne de toi, * agrée la pauvreté de mon discours, * comme le Christ agréa * l'obole de la veuve de jadis; * ne méprise pas mon essai: * j'ai osé le faire, Bienheureux, * non par vanité, mais par amour pour toi.
Elle est unie, la Trinité, * par un vouloir consubstantiel, * en ses personnes cependant * elle est trine tout en conservant * sa puissance indivisée: * Père, Fils, vivant Esprit, * en trois personnes unique Dieu * que nous magnifions.
Par ton enfantement fut sauvée * l'entière création * et le Seigneur a effacé * les pleurs et les douleurs, * toute larme de nos yeux, * Vierge pure et Mère de Dieu; * c'est pourquoi, nous aussi, * nous nous acquittons de notre dette envers toi.
Catavasie : Je vois un mystère étonnant.

Exapostilaire (t. 3)
Chantons et célébrons le suprême Pasteur, * l'archevêque de Myre, Nicolas; * car il a sauvé de la mort * tant d'hommes qui devaient la subir injustement; * il apparut en songe à l'empereur * ainsi qu'à Avlavius pour annuler * la sentence prononcée injustement.
Par des miracles le Seigneur t'a grandement glorifié * de ton vivant comme après la mort, saint Nicolas; * à la seule invocation de ton nom, * quel fidèle fervent n'a été exaucé, * trouvant aussitôt ta chaleureuse protection?
Vierge sainte qui enfantas * le Verbe transcendant l'univers, * la Sagesse personnifiée, * le Christ, universel médecin, * guéris mon âme de ses graves plaies, * soigne les continuelles blessures de mon cœur * et fais cesser la fièvre qui agite mes pensées.

Laudes, t. 1
De l'Eglise survolant les fleurs * comme un oiseau de haute volée, * avec les Anges, bienheureux Nicolas, * tu cries sans cesse vers Dieu * en faveur de nous tous * au milieu des épreuves et des dangers * et tu nous sauves par tes prières.
Père théophore, par l'éclat * des vertus que tu pratiquas, * tu as fait resplendir la beauté * de tes ornements sacrés; * prolonge pour nous le merveilleux effet * de tes célestes apparitions, * nous délivrant de tout danger.
Ayant approché la beauté * des Choses qu'on ne voit pas, * Père très-saint, tu as saisi * la gloire étonnante des Saints; * et tu nous révèles clairement * les enseignements célestes * de tes apparitions immortelles.
En songe tu apparus, * vénérable Père, à l'empereur des Chrétiens * et tu sauvas de la mort les captifs: * intercède sans cesse pour qu'à présent, nous aussi, * nous soyons sauvés par tes prières * des épreuves, des souffrances et des périls, * nous qui te célébrons comme il se doit.
Gloire au Père, t. 5
Faisons retentir, comme en l'éclat du cor, * les accents de nos cantiques festifs, * exultons d'allégresse en l'annuelle célébration du Pontife porteur-de-Dieu. * Rois et princes, accourez pour Chanter * celui qui par son apparition au cours d'un songe effrayant * persuada l'empereur de relâcher les trois officiers qu'il détenait injustement. * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrez * le Pontife qui imita * le zèle de son Maître, le bon Pasteur. * Les malades ont en lui un médecin, * ceux qui se trouvent en danger, un sauveur, * les pécheurs trouvent en lui un défenseur, * les pauvres, en leur misère un trésor, * les affligés, dans leur détresse consolation, * les matelots, qui les guide sur les flots, * tous enfin, qui s'empresse de venir * avec zèle en tout lieu à leur secours; * disons donc les louanges du vénérable Pasteur, * invoquant de la sorte saint Nicolas: * Empresse-toi de nous arracher aux malheurs qui fondent sur nous * et sauve par tes prières les brebis de ton bercail.
Maintenant ...
Faisons retentir le concert de nos chants, * car la Vierge Mère, la souveraine de l'univers, * du haut du ciel couronne de bénédictions les chantres de son nom. * Rois et princes, accourez pour acclamer * par des hymnes la Mère du Roi * qui voulut dans son amour sauver de la mort les captifs de jadis, * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrez * la Mère tout-immaculée * qui mit au monde le bon Pasteur. * C'est elle, le chandelier tout doré, * la Nuée porteuse de clarté * devenue plus vaste que les cieux, * l'arche vivante, le trône de feu du Seigneur, * l'urne d'or où la manne est conservée, * la porte close que seul le Verbe a franchie; * disons donc les louanges de la Mère de Dieu, * invoquant de la sorte le Refuge des chrétiens: * Palais du Verbe, accorde à tes humbles serviteurs le royaume des cieux, * car rien n'est impossible à ta divine médiation.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Pendant que les frères reçoivent une onction avec l'huile sainte de la lampe de saint Nicolas, on chante quelques stichères de la Litie: Bon et fidèle serviteur ..., Dans ta vie temporelle ..., Le fruit de tes bonnes œuvres ... Théotokion, t. 8: Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs, délivre-nous de tout danger et de toute affliction.

Monique
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Inscription : mer. 31 mars 2004 10:19

7 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:23

7 DÉCEMBRE

Mémoire de notre Père dans les Saints Ambroise,
évêque de Milan.


VEPRES

Lucernaire, t. 1

Toi qui ornais de tes vertus * le trône du gouverneur, * tu reçus par divine inspiration * à juste titre le trône épiscopal; * sur l'un et l'autre tu as été * le fidèle dispensateur de la grâce de Dieu * et c'est pourquoi, saint Ambroise, * tu obtins doublement la couronne.
Dans la tempérance, le labeur, * les nombreuses veilles de toute la nuit * et les ferventes oraisons, * tu purifias ton âme et ton corps, Père saint; * devenu pour notre Dieu * comme les Apôtres un vase d'élection, * tu as reçu les charismes divins.
Comme Nathan fit pour David, * tu reprochas jadis avec audace * à l'empereur des chrétiens, * bienheureux Ambroise, son péché contre Dieu * et c'est publiquement * que tu l'exclus de la communion; * puis, l'ayant soumis à la pénitence et corrigé, * tu le ramenas au nombre de tes brebis.
t. 5
Vénérable Père Ambroise, * lyre chantant pour nous tous * la salutaire mélodie des enseignements conformes à la vraie foi, * toi qui charmais les âmes des croyants, * mélodieuse cithare du divin Paraclet, * instrument vibrant au souffle de Dieu, * noble trompette de l'Eglise, * limpide source des charismes divins * purifiant la souillure des passions, * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut.
Bienheureux Père Ambroise, * participant au Concile des Pères porteurs-de-Dieu, * tu prêchas le Fils unique en deux natures fait chair, * issu pour nous de la Vierge inépousée, * consubstantiel au Père dont il partage la nature, l'éternité, * et par la force de l'Esprit tu réfutas le bavardage impie d'Arius; * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut.
Admirable Père Ambroise, * trouvant ton âme pure à son gré, * la grâce saint Esprit fit sa demeure en toi * comme une lumière sans déclin * dont l'énergie te permet de chasser * en tout temps les esprits de l'erreur; * ainsi tu guéris les faiblesses et les maladies * de ceux qui s'approchent de toi dans la simplicité de leur cœur * et célèbrent ta mémoire porteuse de clarté; * prie le Christ, supplie-le d'accorder * à l'Eglise la concorde, la paix et la grâce du salut.
Gloitc au Père ... Maintenant ... Théotokion
A qui te comparer, ô mon âme * qui t'enfonces de plus en plus chaque jour, * ajoutant sans cesse à tes blessures un grand nombre de coups, * au point de n'être plus qu'une plaie, * sans penser au Juge qui vient * et devant qui tu comparaîtras pour recevoir le châtiment que méritent tes actions? * Mais reviens, prosterne-toi devant la Vierge en criant: * Souveraine toute-pure, ne méprise pas ton serviteur * pour ses offenses envers le Dieu compatissant * qui est né de toi pour le salut des mortels, * dans la grande tendresse de son cœur.
Stavrothéotokion
Lorsque tu vis, suspendu à la croix * et le côté transpercé par la lance du soldat, * le raisin que tu fis croître comme vigne sans labours, * tu demandas: «Qu'est-ce là, ô mon Fils et mon Dieu? * toi qui guéris toute douleur ou maladie, * comment souffres-tu la Passion, étant par nature l'impassible Dieu? * Est-ce là ce que t'offre, Bienfaiteur, * un peuple ingrat en échange de tes bienfaits? * Mais toi, Vierge pure, intercède auprès de lui, * afin que ses souffrances me délivrent des passions * et qu'ainsi je puisse constamment te glorifier.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu l'exaltation par ton humilité * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, Pontife Ambroise, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l’Octoèque, puis les canons du Saint : le premier (t. 4), œuvre de Joseph, avec l’acrostiche : Je veux louer le grand Ambroise. Joseph; le second (t. 8), avec l'acrostiche: Je célèbre par des chants la grande gloire du divin Ambroise.

Ode l, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Morse étendues en forme de croix. »
Père vénérable, illuminé * par le divin rayonnement, * illumine aussi par ton intercession * ceux qui célèbrent pieusement * ta lumineuse et sainte dormition.
Ambroise, pontife saint, * le Verbe de Dieu t'a fait le don * d'une langue sage proclamant * la parole de vérité * pour réfuter les hérétiques et leurs thèses insensées.
Après avoir purifié * de l'aveuglement des passions * le regard de ton âme, Bienheureux, * tu l'as rendu capable d'accueillir * le pur rayonnement du saint Esprit.
Par tes sages enseignements * tu as chassé l'arianisme, ce fléau; * comme pasteur, tu as conduit * sur les pâturages de la vraie foi * tes brebis spirituelles.
Selon la volonté du Père tu conçus * sans semence le Fils de Dieu * grâce à l'Esprit; et dans la chair tu enfantas * celui qui est sans mère dans les cieux * et qui sans père est né de toi pour nous sauver.
t. 8
«Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Par ta divine lumière, suprême Soleil, * dissipe le brouillard de mon péché: * en ta miséricorde accoutumée * tu as pitié des âmes, en effet, * et tu éloignes les ténèbres des passions * dans ton unique bienveillance, Tout-puissant, * seul Seigneur qui te laisses fléchir.
L'Eglise est ornée de la radieuse beauté * de tes divins enseignements, Père saint, * sous les riches broderies d'une foi sûre, * et toute proche elle se tient, * étincelante de splendeur * dans l'éclat de la vraie foi, * à la droite de la gloire du Christ, son Epoux.
Ayant pour armure la sainteté * et la divine gloire éclairant ton esprit, * vénérable Père, tu nous apparais * comme le glaive étincelant des chrétiens, * la trompette d'une journée festive * brisant l'orgueil des hérésies * et réveillant le courage de tous les croyants.
Celui qui du Père partage l'éternité, * divine Epouse, a pris chair de ton sein * et, divinisant la nature des mortels, * l'a glorifiée avec lui; c'est pourquoi * nous possédons en toi le principe du salut * et la propitiation du monde auprès de ton Fils, * Mère de Dieu, souveraine immaculée.

Ode 3, t. 4
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Vénérable Pontife, divinement initié * à l'entière connaissance des Ecritures sacrées, * pour ceux qui l'ignoraient tu expliquas * bien clairement ce qui était difficile à saisir.
Saint Ambroise, ayant reçu de Dieu * grande grâce et grand pouvoir, * par le contact de ton vêtement * tu guérissais de tant de maux ceux qui venaient près de toi.
L'Hérésie meurtrière qui dans sa folie * voulut audacieusement s'approcher * de toi que la sagesse faisait resplendir, * tu t'empressas de la détruire sur l'ordre de Dieu.
Tu as renouvelé le genre humain, * toi qui seule as enfanté * le Créateur de notre nature, le Seigneur; * aussi nous te glorifions, Comblée de grâce par Dieu.
t. 8
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Les dons de l'Esprir saint, * Père vénérable, firent sourdre en ton cœur * un flot qui arrosa les sillons de la foi.
De ton âme purifiant le regard, * tu atteignis, vénérable Père, le sommet * de la contemplation, sous l'éclairage de l'Esprit.
Par tes paroles l'Eglise est couronnée, * sage Père, d'une couronne aux fins joyaux * et se perpétue le royaume de la foi.
Afin qu'il me prenne en pitié * à cause du grand nombre de mes péchés, * implore, Vierge pure, le Fils né de toi.
Cathisme, t. 3
Par la splendeur de tes divins enseignements * tu mis dans l'ombre l'erreur d'Arius, * saint Ambroise, vénérable Pasteur, * initiateur des mystères divins; * faisant des miracles par la puissance de l'Esprit, * tu as guéri toutes sortes de maladies; * intercède, Père saint, auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Imitant le zèle du prophète Elie, * comme Jean le Baptiste, courageusement * tu dénonças publiquement l'iniquité du souverain; * tu ornas de vertus divines le trône épiscopal * et comblas l'univers de tes nombreux miracles; * par l'étude approfondie des Ecritures sacrées * tu affermis la foi des chrétiens et convertis les incroyants; * vénérable pontife Ambroise, prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Chantons l'arche nouvelle et la porte du ciel, * la montagne sainte, la lumineuse nuée, * l'échelle céleste, la délivrance d'Eve, le mystique Paradis * et l'immense trésor de tout l'univers; * car en elle le salut fut accompli, * de son ancienne dette le monde fut acquitté; * c'est pourquoi nous lui crions: supplie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui adorent ton Fils et se prosternent devant lui.
Stavrothéotokion
Assistant aux souffrances de ton Fils, près de la croix, * tu criais maternellement, dans le flot de tes larmes: * Hélas, Ô mon Fils et Verbe de Dieu, * comment souffres-tu les soufflets, les crachats, les coups de fouet, * comment te soumets-tu à la mort sur la croix? * mais c'est pour le salut du genre humain que tu supportes tout cela! * Sauveur ami des hommes, c'est ainsi que te parlait * la Mère de Dieu que nous prenons comme avocate auprès de toi, * te demandant, Ô Maître, de nous accorder * en abondance les trésors de ton amour.

Ode 4, t. 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Tu reçus l'épiscopat * et fus consacré du saint myron; * tu formas des prêtres saints * et tu as donné à tous * la salutaire purification.
Bienheureux, tu as gardé * les brebis de ton bercail * de tout dommage causé par l'Ennemi * et tu mis dans l'ombre l'hérésie d'Arius * grâce à la splendeur de tes sermons.
Fortifié comme un rempart * grâce à la puissance de l'Esprit saint, * tu repoussais, Bienheureux, * les esprits funestes et pervers * qui ne supportaient pas tes reproches.
Celui qui de sa propre volonté * façonna tout l'univers * volontairement se laisse façonner * dans tes chastes entrailles pour sauver * ceux qui te reconnaissent pour la pure Mère de Dieu.
t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
La richesse de tes enseignements, * illustre Pontife, et ta vie * resplendissante de l'éclat divin * charment nos cœurs comme un encens de bonne odeur.
Vénérable Père, tu fus à la fois * le ministre du sacrifice divin * et la victime offerte en oblation * pour être présentée à la table du Christ.
Le céleste Seigneur * te plaça comme un astre du ciel * au firmament de notre foi * pour éclairer le monde de tes divins enseignements.
Sans quitter sa divinité, * le Verbe partagea le néant * des hommes avec lesquels il conversa, * ayant pris chair, Vierge pure, de ton sein.

Ode 5, t. 4
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
L'esprit resplendissant de clarté immatérielle, * tu opéras des guérisons et des miracles éclatants, * saint Ambroise, pontife bienheureux.
En détruisant les temples des faux-dieux, * tu t'érigeas toi-même en un saint temple de l'Esprit, * saint Ambroise, pontife inspiré.
Comme tu resplendissais des plus grandes vertus, * les empereurs éprouvèrent de la crainte envers toi * et n'ébranlèrent pas la borne que ta langue leur fixait.
Le Dieu qui créa sagement le monde par sa volonté, * voulant façonner à nouveau le genre humain, * Vierge pure, fit sa demeure en ton sein.
t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta Loi. »
En ta divine mémoire, saint Ambroise, * le cortège des prêtres et le chœur des croyants * se réjouissent avec les Anges incorporels * et l'Eglise en esprit * exulte d'allégresse * pour tes paroles, Pasteur vénéré.
Tu fus le jardinier labourant * la terre aplanie de la foi, * semant le bon grain de ton enseignement, * faisant croître l'épi du salut * et pour l'Eglise récoltant * le pain du ciel, le froment spirituel.
D'Abraham tu imitas * le sacrifice, la pure foi, * prêt à immoler pour l'amour du Créateur, * comme un autre Isaac, ta propre vie; * et sans être blessé par le manque de foi, * tu devins un ami du Créateur.
Protectrice de l'univers, * Ô Mère toujours-vierge, conduis-moi, * sur le droit chemin guide mes pas, * dirige les pensées de mon cœur * vers la route de justice, de sainteté, * fais que mon âme chemine droitement.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Rome célèbre tes saintes vertus: * comme un astre resplendissant * par le monde entier tu as répandu * l'éclat de tes miracles, Pontife saint, * admirable dans la foi.
Grâce à ta vigilance devant le Christ * tu fus richement illuminé * par les clairs rayons de l'au-delà * et dans la clarté divine illumines chaque jour * ceux qui te vénèrent dans la foi.
A Dieu tu consacras ton âme et ton corps * et tu les rendis capables d'accueillir, * Père vénérable, les charismes divins, * tandis que ton cœur s'appliquait * à la douceur de son amour.
De mon âme, Ô Vierge, guéris les plaies, * me prenant sous ton ombre divine; * éclaire aussi mon esprit * enténébré par ma négligence * et la perversité de l'Ennemi.
t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie: * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Sage Père Ambroise, ayant reçu * le talent du verbe en fidèle serviteur * et l'ayant porté à la banque pour le faire fructifier, * à ton Maître tu as rendu * le capital augmenté de l'intérêt.
Tu fis briller tes saints ornements * de la splendeur de tes travaux, * tu fus le pasteur des brebis spirituelles * que sous ton bâton doctoral * tu conduisis vers le bercail de la foi.
Par ton zèle tu imitas * celui du prophète Elie, * car tu blâmas l'empereur souillé de sang * et le chassas de l'enceinte sacrée, * sauvegardant ainsi le respect dû à Dieu.
En toi, ô notre Dame, possédant * l'abri, le refuge, l'inébranlable rempart, * ton peuple fidèle est préservé * du malheur, de l'affliction * et de tout péril par ta divine intercession.

Kondakion, t. 4
Possédant les paroles de vie, * tu abreuves la foi des croyants, * sage Père, et dans la grâce * tu leur fais produire constamment du fruit; * tu submerges les hérésies * et fais jaillir la grâce des guérisons; * de tes flots tu purifies * la souillure des passions, * saint pontife Ambroise, initiateur des mystères sacrés.

Synaxaire
Le 7 Décembre, mémoire de notre vénérable Père Ambroise, évêque de Milan.
Ambroise, dépouillant son vêtement de chair,
mérita de goûter la divine ambroisie.
C'est le septième jour que son âme choisie
se rend vers l'immortel pays qui lui est cher.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Le divin message de tes enseignements * a traversé le monde comme un éclair * et la renommée de tes miracles éclatants, * sage Père, a brillé sur les cœurs enténébrés.
Vénérable Père, suivant les préceptes du Sauveur, * tu multiplias, en bon serviteur, * le talent qu'il t'avait confié, * méritant ainsi l'allégresse du Seigneur.
Ouvrant ton âme de théologien, * tu fis jaillir le flot de tes divins enseignements * pour abreuver l'ensemble des croyants, * saint pontife Ambroise, initiateur des mystères sacrés.
En ton sein, ô Vierge, tu conçus * le Verbe du Père, le Fils coéternel; * en la chair tu l'enfantas pour rappeler * vers Dieu le genre humain déchu en Adam.
t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Bienheureux Père, tu t'es montré * comme le pur miroir des vertus * réfléchissant l'exacte image de la foi, * illuminant ceux qui chantent: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ta vie est un modèle * pour les évêques, Pontife divin, * un sommet pour ceux qui dans la foi * chantent au Seigneur et psalmodient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu as montré, Père Ambroise, * dans ta conduite une grande modestie, * dans tes paroles une sublime élévation, * et ta foi sans faille te permettait de chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Le Dieu compatissant que tu conçus, * ô Mère, implore-le maintenant, * pour qu'il ôte la souillure du péché * en l'âme de ceux qui chantent fidèlement: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Mortifiant tes membres et les pensées charnelles, * tu vivifias ton âme, Père saint; * pour ceux que leurs passions réduisent à la mort * tu es la source d'où jaillit leur guérison * et qui leur donne vie pour psalmodier: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ta séparation d'avec ton corps, * sage Père, tu l'avais connue d'avance * en l'Esprit divin, et tu l'as annoncée * à ceux qui se trouvaient avec toi; * puis dans l'allégresse tu courus vers le ciel en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ayant purifié du trouble des passions * ton corps, ton cœur et ton esprit, * comme les divins Apôtres, tu reçus d'en haut * l'incandescente lumière de l'Esprit, * saint Ambroise, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu t'es montrée plus haute que les cieux, * Vierge toute-pure, en enfantant * le Dieu céleste qui permet * à la terre de rejoindre le ciel * et se fait connaître à ceux qui psalmodient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
t. 8
« Au son de la musique et de tous les instruments, * alors que les peuples adoraient la statue d'or, * les trois Jeunes Gens, refusant de s'incliner, * chantaient le Seigneur, * le glorifiant dans tous les siècles. »
Tu fus un instrument de la divine sérénité * calmant les convoitises des passions * et stimulant les fidèles à chanter de tout leur cœur: * Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Pour transmettre le salut, tu as acquis * la puissance du verbe, Bienheureux; * par elle tu nous as montré l'Un de la Trinité * prenant de la Vierge ineffablement * une chair semblable à celle de tous les mortels.
Comme nuages, tes divins enseignements * répandent une pluie de guérisons * dont s'abreuvent les cœurs des fidèles * chantant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Bienheureuse te proclament les Anges dans le ciel * et sur terre le genre humain te magnifie: * en toi nous avons trouvé la joie, * nous les fidèles qui te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée, * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Tu vis en extase les honneurs * réservés aux Saints dans l'éternité; * vers eux tu es monté en recevant * dans l'allégresse, Père glorieux, * la récompense de tes labeurs.
Comme une grappe aux beaux raisins * tu fus mis en réserve dans les celliers d'en-haut * pour verser le vin de l'immortalité, * saint Ambroise, et la grâce des guérisons * aux fidèles qui s'approchent de toi.
Ambroise initiateur des mystères sacrés, * tu brilles comme l'éclair au milieu des pasteurs * par ta sagesse, ta grâce et l'orthodoxie de tes enseignements; * c'est pourquoi nous les fidèles, de tout cœur * en nos hymnes nous te disons bienheureux.
En toi l'Eglise possédant * un astre plus brillant que le jour * chasse les ténèbres de l'erreur * et dans la splendeur de tes enseignements * te proclame bienheureux.
Dans l'allégresse nous t'adressons, * ô Vierge, l'angélique salutation: * Réjouis-toi qui nous délivres de la malédiction, * rédemption de nos peines, toi qui déifies les mortels * par ton ineffable conception.
t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu fus un olivier fertile dans la maison du Seigneur, * de ton huile tu remplis sagement la lampe des vertus, * avec elle, sage Père, tu entras jusqu'au céleste banquet; * c'est là qu'avec les Anges tu jouis * de la vie éternelle et immatérielle.
Ayant versé sur ton âme l'onction des vertus, * tu fus un maître de tempérance, un modèle de vie, * un flambeau de l'Eglise, un éveilleur de sainteté, * une colonne de doctrine sacrée * flétrissant sans cesse la fausseté de l'hérésie.
Ayant achevé ta course, Père saint, * et gardé sans faille la foi, * tu gagnas les demeures et la béatitude des cieux, * recevant la couronne de gloire méritée; * par tes prières sauve nos âmes de tout mal.
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, * toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon * le Verbe très-bon que le Père a proféré * de son sein avant les siècles, car il est bon, * et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.

Exapostilaire (t. 2)
Défenseur de l'orthodoxie, base de l'Eglise, * colonne de l'épiscopat et sage Pasteur, * Ambroise, tu as conduit les brebis de ton bercail * vers les pâturages de la foi, * éloignant comme bêtes sauvages la horde des hérésies, * révélateur de la Divinité en sa trinité consubstantielle.
Merveille qui inspire l'effroi: * tu as enfanté ineffablement, * ô Vierge immaculée, le Verbe consubstantiel, * lumière issue du Père avant les siècles; * c'est pourquoi, notre Dame, nous proclamons dans toute la force de la vérité * ta divine maternité, puisque tu es vraiment la Mère de Dieu; * intercède auprès de ton Fils * en faveur du genre humain, * Vierge comblée de béatitude par Dieu.

Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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8 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:31

8 DECEMBRE

Avant-fête de la Conception d'Anne, l'aïeule du Seigneur;
et mémoire de notre vénérable Père Patapios.



VEPRES

Lucernaire, t. 1

Venez, formons un chœur spirituel, * battons des mains, chantons le Christ, * offrons de tout cœur en présent d'avant-fête * la louange qui est due à la gloire du genre humain, * la Mère de Dieu, * célébrant sa conception inespérée.
Ce fut dans un jardin * qu'Anne reçut la bonne nouvelle lui annonçant * l'enfantement inespéré * de l'unique Epouse de Dieu; * et ce, pour nous montrer clairement * quelles délires et quelle joie * nous allions trouver, comme au Paradis autrefois, * nous les fidèles qui vénérons le fruit de son sein.
Vénérable Père, ayant goûté * aux grâces du ciel, * tu te privas divinement * de toutes celles qu'on trouve ici-bas; * sans cesse désormais * jouissant des biens de l'au-delà * et savourant leur douceur, * tu chantes la gloire du Christ.

*

Vénérable Père, éclipsant * sous l'éclat de l'ascèse l'élan de la chair, * comme jadis Elie, tu habitas le désert, * purifiant ton esprit en l'élevant sans cesse vers Dieu; * à présent supplie-le * d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut.
Vénérable Père, agrégé * aux chœurs des Ascètes, ayant triomphé des passions, * tu habites les tabernacles des Saints, * là où se trouvent l'arbre de vie et la lumière sans déclin; * à présent supplie le Christ. d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut.
Vénérable Père, tu as lui * comme un astre depuis l'Egypte pour éclairer * de la splendeur de tes miracles l'univers, * chassant l'obscurité des noirs démons et des passions mortelles; * à présent supplie le Christ * d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Théotokion
Vierge toute-digne de nos chants, * espoir et soutien des fidèles, leur refuge et leur secours, * garde, nous t'en prions, de tout danger tes serviteurs * qui dans la foi se prosternent devant ton Fils; * intercède auprès de lui, * pour qu'il accorde la paix à nos âmes * et la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis vierge, la souveraine immaculée, * voyant sur la croix son Agneau * sans forme et sans grâce, s'écria * dans ses larmes: Hélas, ô mon Fils, * où est passée ta beauté? * où est ta belle apparence, doux Enfant, * et ton charme resplendissant, * ô mon Fils bien-aimé?

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * bienheureux Père, avec les Anges dans le ciel.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canon de l'avant- fête et du Saint, avec l'acrostiche: Le Christ nous ouvre les portes de la joie, dans les théotokia: Georges; puis le canon de Théophane

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
En ce jour déjà est annoncé * que les trésors de l'allégresse s'ouvriront, * que sera mis un terme au deuil, à la malédiction, * en la divine conception de la Mère de Dieu.
En ce jour, fidèles, recueillant * les charmantes fleurs des paroles inspirées, * tressons une couronne d'avant-fête en proclamant * les éloges de la Vierge en sa divine conception.

*

Sage Père, revêtu dès l'enfance * de force et de puissance par un don venu du ciel, * tu t'es dépouillé avec zèle * comme un lutteur pour l'ascèse et ses combats.
Renonçant à ce monde passager, * à la vie éphémère d'ici-bas, * tu méritas la gloire en l'au-delà * par ton ascèse et tes labeurs.
En ce jour le genre humain reçoit * l'annonce de sa restauration * et la bonne nouvelle de son adoption, * Vierge pure, en ta conception inespérée.

*

« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Entreprenant, Père saint, de célébrer * les brillantes vertus de ta vie rayonnante, * je te prie de m'accorder * du haut du ciel ta lumineuse clarté * qui dissipera l'obscurité * où tâtonne mon esprit.
Celui qui jadis a fait sombrer * par un signe divin * dans l'abîme l'armée des Egyptiens * t'arracha aux troubles de la vie * et te fit luire du divin savoir, * sage Père, comme un astre resplendissant.
Sous le frein de l'ascèse réduisant * en servitude * les passions charnelles, * tu devins grâce à la foi * une pure demeure de notre Dieu * et pour les naufragés un havre de paix.
Le Rédempteur, accordant à l'univers * la délivrance * de l'antique malédiction, * ô Vierge, est enfanté de ton sein, * se faisant homme et par les Saints qu'il a choisis * répandant sur tout fidèle des flots de guérisons.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Que retentissent nos accents joyeux * invitant l'entière création, * en ce jour d'avant-fête, à célébrer * la divine conception de la Mère immaculée.
En ce jour, à tous les hommes sont offerts * les divins charismes et les dons venus du ciel, * puisqu'en la Conception nous apparaît * la cause des merveilleux charismes du Christ.

*

Rajeuni par la vigueur de ton âme, Père saint, * tu as triomphé de notre vieil Ennemi * dans les travaux de l'ascèse * et tu déjouas ses complots.
Les peines que tu t'imposas * en cette vie t'ont procuré * un gage sûr de récompense dans les cieux * et le don de miracles éclatants.
Des mortels prend fin l'antique stérilité * grâce aux œuvres de Dieu qui brillent à présent: * contre toute attente tu sors en effet, * ô Vierge, de la Stérile sans enfants.

*

« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations * à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Par les flots de tes larmes tu as arrosé * le sillon de ton âme où tu as fait pousser * le froment de tes vertus, * pour le déposer dans les greniers célestes.
Père saint, armé du glaive de l'amour * et prenant pour bouclier * ta sainte humilité, * tu fis disparaître des légions de démons.
Sur les prés de l'ascèse tu fleuris, * Père saint, comme un lis charmant de son parfum * le cœur des fidèles te chantant * et célébrant ta mémoire sacrée.
Porté sur les bras de celle qui t'enfanta, * Seigneur, tu as brisé * par ta puissance les idoles des Egyptiens * parmi lesquels tu fis croître une multitude de Saints.

Cathisme, t. 3
Sous les flots de tes larmes, Père bienheureux, * tu asséchas les passions charnelles * et tu fis jaillir des fleuves de guérisons; * c'est pourquoi, nous approchant de tes reliques vénérées, * nous y puisons la grâce et l'amour, * vénérant ta mémoire dans la chaleur de notre foi.
Gloire au Père, t. 8
Assumant la pauvreté de celui qui est né de la Vierge pour nous sauver, * Père bienheureux, tu considéras les choses éphémères comme l'herbe des champs; * ayant goûté à l'arbre de la connaissance, Père saint, * tu fus pour les moines un maître de sainteté * et par tes paroles tu les éveillas * au zèle d'une vie semblable à celle des Anges dans le ciel. * Prie le Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant, t. 4
Elle vient au monde, la Porte infranchissable du Seigneur, * la cité lumineuse est sur le point de resplendir, * car la seule Vierge immaculée * est annoncée aux Justes par l'Ange en ce jour; * c'est pourquoi dans l'allégresse ils ont crié au Créateur: * Le fruit que tu nous donnes, Seigneur, * c'est la pure source de la vie immortelle.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Rayonnante d'allégresse, la création * en ce jour d'avant-fête chante ta louange, ô Mère de Dieu.
Dans sa joie le ciel se fait serein, * ô Vierge, pour annoncer à tous les hommes ta conception.

*

C'est avec des armes de lumière, Père saint, * que tu fis disparaître les ennemis invisibles.
Fondé sur le roc inébranlable de l'ascèse et des labeurs, * tu n'as pas été renversé par la houle des ennemis.
Ô Vierge, comme principe de la fécondité qui est en Dieu, * le genre humain accueille en ce jour ta conception.

*

« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Le flot de tes larmes a submergé * des armées de démons * et la houle du péché; * mais l'océan de tes miracles est bien connu * de ceux qui gisent dans le gouffre des passions.
Possédant, Père saint, l'humilité, * la prière intense tout au long de la nuit, * la charité sans feinte, la foi et l'espérance, * tu es devenu le confident * des saints Anges du ciel.
Tu as calmé la tempête des passions * par ta divine élévation * et ton inflexible pureté; * après ta dormition tu es passé * vers la lumière sans couchant.
Issu de la Vierge comme soleil de la nuée, * tu as fait briller comme autant d'astres lumineux * par ta puissance, Dieu de compassion, * tes saints Moines crucifiés * à ce monde et aux passions.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
La terre est au comble de la joie * et les mortels accueillent * en ta sainte conception, * divine Epouse, l'allégresse de leurs cœurs; * en cette avant-fête, nous te célébrons avec ardeur.
Le genre humain était jadis sans force, * mais à présent il acquiert * la vigueur et le début * de l'abondance des vertus * en ta conception inespérée.

*

Désireux, Père saint, de contempler * avec les yeux de ton âme la gloire de Dieu, * tu méprisas comme éphémères * les délices d'ici-bas * et tu obtins les biens éternels, selon ton désir.
Sur tes épaules, Père saint, prenant ta croix * et suivant le Christ, * tu marchas jusqu'au bout de la terre * pour en éloigner les escadrons * des démons hostiles.
Ton avant-fête, Vierge immaculée, * en ce jour fait sourdre pour nous * le flot de tes bienfaits spirituels * auquel abondamment nous puisons, * te célébrant et glorifiant de tout cœur.

*

« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut * des sans-espoir, * je veille devant toi, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * par les prières de ton Saint fais-moi briller de ta clarté, * dissipe les nuages en ma pauvre âme, * verse-moi tes flots de rédemption: * je ne connais point d'autre Dieu que toi.
Père théophore, tu as purifié * par la tempérance les yeux de ton esprit * de la souillure des passions; * par tes prières s'ouvrent aussi les yeux enténébrés, * dont tu chasses l'obscurité par tes miracles éclatants.
Près des reliques de ce Père vénéré, * comme à la source, venez, nous puiserons * force et grâce pour nos âmes et pour nos corps, * puisqu'il en jaillit un flot de guérisons * pour les fidèles qui s'approchent de lui.
Ô Vierge, par ton merveilleux enfantement * tu as mis au monde la source de la vie, * le Créateur qui tient en mains tout l'univers, * le Dieu de gloire qui repose parmi les Saints: * prie-le pour nous, divine Fiancée.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, retire-moi. »
En ce jour les prémices du salut * sont révélées et présentées aux fidèles célébrant * cette avant-fête de la Conception de la Vierge immaculée.
Celui dont sainte Anne apprit la conception de la Vierge tout-immaculée * révélait ainsi la joie universelle * et l'abondance des biens pour le genre humain.

*

Père saint, les traits furent brisés * qu'on avait lancés pour combattre ta vigueur, * et tu fus le vainqueur de l'antique ennemi.
Par des prodiges Dieu t'a glorifié, * toi qui le glorifias par tes actes prodigieux; * c'est pourquoi nous te célébrons d'un même cœur.
Sur terre, en ce jour d'avant-fête, nous tressons, * Pleine de grâce, une couronne de louanges en ton honneur, * accueillant ta sainte conception comme nouvelle de joie.

*

Illuminé en ton esprit par ta brillante élévation, * tu as vécu comme un incorporel dans la chair, * sans te laisser imprégner par les passions.
Suivant l'exemple du prophète Elie * et de Jean le Précurseur, tu commenças par demeurer * dans le calme du désert où tu purifias ton esprit.
Venu d'Egypte comme un astre de clarté, * Père lumineux tu éclairas de la splendeur * de tes miracles la cité de Constantin.
C'est porté par la Nuée légère que jadis * le Christ s'enfuit au pays des Egyptiens: * il y brisa les idoles et suscita une multitude de Saints.

Kondakion, t. 3
En toi, Père saint et temple de l'Esprit, * les peuples ont trouvé la maison du médecin: * ils s'empressent d'accourir vers toi * pour te demander la guérison des maladies * et la rémission des péchés commis en cette vie, * vénérable Père, protecteur de ceux qu'afflige le malheur.

Ikos
Tes reliques sont une source de guérisons: * tous les fidèles qui y puisent sont sauvés * des nombreuses maladies de l'âme et du corps * et moi-même je fus sauvé de celles qui m'affligeaient; * c'est pourquoi je chante maintenant ta protection, * je fais connaître ton empressement à secourir les malheureux * et comment tu délivres des épreuves ceux qui t'approchent avec ferveur; * aussi donne-moi de pouvoir te chanter, * vénérable Père, protecteur de ceux qu'afflige le malheur.

Synaxaire
Le 8 Décembre, mémoire de notre vénérable Père Patapios.
De la terre quittant l'éphémère, Patape,
tu gagnes avec les humbles l'éternelle étape.
C'est le huitième jour que Patape partit
pour les verts pâturages où point l'on ne pâtit.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
En la conception de la Tout-immaculée * la divine grâce * offre ses prémices au genre humain; * en ce jour d'avant-fête nous chantons * avec l'élan de notre cœur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Par avance la divine conception * de la Tout-immaculée * répand son parfum spirituel, * embaumant de sa grâce les fidèles * qui célèbrent l'avant-fête en s'écriant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

*

Purifiant la splendeur de ton âme de la fange des passions, * tu en fis un miroir * du divin rayonnement; * et jouissant de la vision mystique, * vénérable Père, tu chantais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Avec l'aide divine, Père bienheureux, * tu guérissais les douleurs, * les souffrances de beaucoup; * et par tes prières tu chassais * la multitude des démons en t'écriant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
La nature des mortels repose maintenant * sur le roc spirituel * de la connaissance du Seigneur * et de la nature divine, Vierge immaculée; * elle s'écrie au jour de ta conception inespérée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

*

Au feu divin tu allumas tes sentiments, * réduisant en cendres * la fournaise des passions * sous le souffle de l'Esprit, * et tout rayonnant tu te mis à chanter: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Tes reliques, Père saint, sont devenues * un océan de miracles, * un fleuve de guérisons, * une source inépuisable, un flot qui ne tarit, * pour les fidèles qui t'approchent et crient avec ferveur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Le Dieu suprême, Vierge pure, né de toi * me divinise en prenant * la forme du serviteur; * comme les lois de la nature il renouvelle les chemins du savoir * et suscite la multitude des saints Moines pour chanter: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Le fruit de la Stérile annonce par avance * au genre humain * l'abondance de tout bien * dès avant sa floraison: * au jour de l'avant-fête elle convie * tous les hommes à l'allégresse et la joie.
Les racines de la malédiction * qui par la faute commise en l'Eden * ont poussé pour les mortels * à présent se révèlent arrachées, * car du rameau de la divine bénédiction * la venue en ce monde est annoncée à tous.

*

Ayant triomphé, Père bienheureux, * de l'assaut des passions * et remporté la victoire sur la chair, * de Dieu tu as reçu la grâce méritée * de guérir les maladies incurables; * c'est pourquoi nous te vénérons, Père saint.
Sage Père, tout ce que tu fais, * tu l'accomplis dignement * pour la gloire de Dieu: * tu allèges toute peine en tout patient; * c'est pourquoi, nous les fidèles, nous te célébrons * dans nos hymnes comme l'ami du Seigneur.
Nous les fidèles qui mettons en toi, * Génitrice de Dieu, * notre confiance et notre fierté, * nous vénérons avec amour ta sainte Conception, * chantant sans cesse le Seigneur * et l'exaltant dans tous les siècles.

*

Te purifiant toi-même de la fange des passions, * par ta vigilance, * Père saint, tu apparus * comme un clair logis de notre Dieu, * psalmodiant sans cesse: Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Par tes prières en présence du Seigneur * purifie-nous, Père saint, * de tout ce qui est vil; * et sauve par ta chaleureuse intercession * de l'affliction, des maladies, de la houle des passions * ceux qui te vénèrent à bon droit.
Ayant disposé, Bienheureux, ta propre vie * selon le plan de Dieu, * vénérable Père, tu devins * un fidèle dispensateur * pourvoyant aux besoins de l'assemblée des Saints * avec lesquels tu méritas l'héritage d'en-haut.
Jusqu'au ciel tu as élevé, * Vierge immaculée, * notre nature terrestre et corrompue; * gloire des Anges et allégresse des Saints, * unique Souveraine du créé, * comme Mère de Dieu nous te chantons dans tous les siècles.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Ta conception, ô Vierge immaculée, * répand sur le monde * comme de merveilleux rayons * la réalisation de la grâce * dans laquelle brille son éclat * sur les fidèles chantant de tout leur cœur * une hymne d'avant-fête au Seigneur de l'univers.
Anne, délivrée de la stérilité, * annonce au genre humain * l'abondance de tout bien * et la fécondité de sa nature; * elle invite aussi l'entière création * à t'offrir sa louange, Vierge immaculée, * comme cadeau d'avant-fête pour ta divine conception.

*

A la source intarissable de l'Esprit * ayant puisé, Père saint, la grâce des guérisons, * tu en abreuves largement * les fidèles célébrant * avec amour ton souvenir * et magnifiant le Créateur.
Avec les chœurs des Apôtres et des Martyrs * et la multitude * des saints Moines, Bienheureux, * tu exultes dans les tabernacles des cieux: * intercède auprès du Créateur notre Dieu * pour tout fidèle célébrant * ta mémoire sacrée.
La grâce surabondante de l'amour du Christ, * Vierge pure, a fait de toi * pour l'ensemble des humains * la médiatrice de ses riches dons, * l'intendante de tous ses bienfaits; * c'est pourquoi dans l'ardeur de notre foi * nous te proclamons bienheureuse.

*

« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Ta mémoire, Père saint, a resplendi * comme un jour de salut * illuminant les cœurs enténébrés, * dissipant la brume des passions * et transformant en fils de lumière ce qui maintenant * te célèbrent comme un serviteur du Seigneur.
La gloire des Thébains, le rameau poussé dans le désert, * la splendeur et la fierté * de tous les Moines saints, * l'astre éclairant Byzance * qui sur terre comme un Ange est apparu, * tous ensemble nous le disons à juste titre bienheureux.
Emule des Anges, égal en gloire aux Moines saints, * compagnon des Prophètes, * des Apôtres, des Pontifes, des Martyrs, * toi qui dans la pureté de ton esprit * adores constamment la sainte Trinité, * intercède pour nous tous auprès de Dieu.
Le grand mystère de ton enfantement, * Comblée de grâce par Dieu, * remplit les Anges d'étonnement, * charme la multitude des Moines saints * et réjouit les Pères vénérables te chantant, * Vierge inépousée et Mère de Dieu.

Exapostilaire (t. 2)
Père saint qui triomphas entièrement * des Egyptiens, des Assyriens - les passions - * dans l'allégresse tu suivis le Christ * et portas sur tes épaules sa croix; * à l'image d'Elie au Carmel, * tu vécus dans l'ascèse au désert * et, libéré de toute passion, tu atteignis, * les hauteurs sublimes par la force de la sainte Trinité.
Comme la Mère du Verbe de Dieu * nous te chantons de tout cœur, * Vierge sainte, en nos hymnes inspirées, * nous qui fûmes sauvés par toi; * à tes indignes serviteurs accorde donc * le pardon, la lumière et la paix; * car tu as le pouvoir de faire ce que tu veux, * étant la souveraine de l'univers, glorieuse Mère de Dieu.

Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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9 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:46

9 DÉCEMBRE

Conception de sainte Anne, mère de la Théotokos,
et mémoire de la Dédicace de l'église de la Résurrection.



VEPRES

Lucernaire, t. 4

En sa fécondité inespérée * Anne la stérile concevant * la Vierge qui enfantera dans la chair notre Dieu * rayonne et danse de joie * et proclame de toute la force de sa voix: * Réjouissez-vous avec moi, toutes les tribus d'Israël, * voici que je conçois et que j'échappe ainsi * à l'infamante stérilité, * car tel est le bon plaisir du Bienfaiteur * qui exauce ma prière et selon sa promesse guérit * par les douleurs de l'enfantement * toute la peine de mon cœur.
Celui qui d'une roche aride fit jaillir de l'eau * t'accorde, sainte Anne, comme fruit de ton sein * la Souveraine toujours-vierge d'où coulera le flot du salut. * Tu n'es plus sur la terre un sol infructueux, * tu n'es pas sujette à l'infamante stérilité, * car tu produis une terre d'où sortira le froment de la vie, * celui qui ôte l'opprobre de tous les mortels, * puisqu'en la tendresse de son cœur il a bien voulu * assumer notre condition humaine.
Voici que s'accomplissent les prophétiques prédictions: * la sainte montagne prend corps, * l'échelle divine est plantée, * le trône du grand Roi est préparé, * le passage de Dieu est prêt, lui aussi; * l'inconsummable buisson commence à pousser, * l'arche de sainteté répand déjà son parfum, * faisant tarir la stérilité * de sainte Anne qu'en notre foi nous disons bienheureuse.
t. 6
Christ notre Maître, immortelle sagesse de Dieu, * du haut du ciel , abaisse ton regard * sur ce temple et garde-le * inébranlable jusqu'à la fin des temps; * quant aux fidèles qui le visitent constamment, * juge-les dignes en ta bonté, * Seigneur, de ton inaccessible clarté.
Salomon, construisant jadis le Temple, * t'offrit en sacrifice le sang des animaux, * préfigurant ton propre temple, Seigneur, * celui que tu voulus construire avec ton sang; * avec lui nous te supplions à présent, * pour qu'en la tendresse de ton cœur * tu envoies toujours sur ce temple ton Esprit de vérité.
Venez, frères, en cette fête jubilons, * formons des chœurs spirituels, * tenons notre âme comme une lampe allumée; * car c'est ainsi que la dédicace est célébrée, * c'est ainsi qu'est glorifié le Créateur, * si tous les hommes renouvellent leur cœur, * élevant leur âme vers les hauteurs célestes.
Gloire au Père, t. 6
Célébrant la mémoire de la Dédicace, Seigneur, * et te glorifiant comme source de sainteté, * nous te prions de sanctifier nos sentiments * par les prières des illustres Martyrs, * Dieu de bonté, Seigneur tout-puissant.
Maintenant, t. 1
La merveille cachée * jusqu'alors aux Anges et aux mortels, * le mystère étrange, annoncé * depuis les siècles par les visions prophétiques, * c'est l'enfant qu'en ce jour * Anne conçoit dans ses entrailles chastement, * Marie, la servante de Dieu qui s'apprête à devenir * la demeure du Roi des siècles pour recréer le genre humain; * d'un cœur pur prions-la et disons-lui: * intercède auprès de ton Fils et ton Dieu, * toi la protectrice des chrétiens, * pour que nos âmes soient sauvées.

Apostiches, t. 5
Anne, dont le nom signifie divine grâce, * priant jadis pour avoir un enfant, * criait au Dieu de l'univers et Créateur: * Adonaï Sabaoth, * tu sais combien l'on juge infamant * le fait de rester sans enfant; * toi-même, guéris les souffrances de mon cœur, * ouvre les écluses de mon sein * et fais que la stérile porte du fruit, * afin que nous puissions t'offrir en présent * l'enfant qui naîtra, * bénissant et glorifiant d'une même voix la tendresse de ton cœur * par laquelle tu donnes au monde la grâce du salut.
Le Seigneur l'a juré à David,
vérité dont jamais il ne s'écartera.
Anne, se tenant en prière jadis * et suppliant avec foi le Seigneur, * entendit la voix de l'Ange lui assurant * que sa demande serait exaucée par Dieu; * et l'incorporel lui dit clairement: * Ta prière est parvenue jusqu'au Seigneur; * ne sois pas triste et cesse de pleurer; * tu seras comme un olivier florissant * et porteras un magnifique rameau, * la Vierge sur laquelle fleurira le Christ en la chair * pour donner au monde la grâce du salut.
C'est le fruit de tes entrailles
que je mettrai sur le trône fait pour toi.
Le couple vénérable conçoit l'Agnelle immaculée * d'où sortira d'ineffable façon * l'Agneau de Dieu immolé pour nourrir le monde entier; * Anne et Joachim dans l'allégresse, humblement, * offrent au Seigneur une louange sans fin * et méritent la faveur de l'univers: * aussi proclamons-les bienheureux, * exultons dans la foi * en ce jour où fut conçue par eux la Mère de notre Dieu * par laquelle nous est donnée en abondance la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 2
Célébrant en ce jour * la Dédicace du très-saint temple de la Résurrection, * nous te glorifions, Seigneur, car tu l'as sanctifié * et par ta grâce lui as donné sa perfection; * tu l'ornas des services divins chantés par les croyants * et des mystères sacrés qui y sont célébrés; * tu y reçois de la main de tes serviteurs * les sacrifices purs et non sanglants * et tu accordes en retour à qui les offre comme il faut * la rémission de ses péchés et la grâce du salut.
Maintenant ...
En ce jour, de la racine de David * la pourpre royale est issue * et voici que commence à pousser * la fleur mystique de Jessé * d'où fleurira notre Dieu, * le Sauveur de nos âmes.

Tropaires, t. 4
En ce jour sont brisées les chaînes de la stérilité, * car Dieu exauce la prière d'Anne et de Joachim: * il leur promet clairement la naissance inespérée * de la divine enfant qui doit à son tour * enfanter l'Infini dans la chair des mortels, * celui même qui ordonne à l'Ange de lui crier: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Comme tu as orné de splendeur * le céleste firmament, * sur terre aussi tu pares de beauté * la sainte demeure de ta gloire, Seigneur. * Pour les siècles des siècles affermis-la * et par les prières de la Mère de Dieu * agrée les incessantes supplications * qu'en ce temple nous faisons monter jusqu'à toi, * Seigneur, notre vie et l'universelle résurrection.


MATINES

Cathisme I, t. 1
Le nouveau Ciel, c'est Anne qui dans son sein * le construit sur l'ordre du Dieu créateur: * de lui s'est levé le Soleil sans couchant * illuminant de ses rayons divins le monde entier * dans son amour du genre humain * et sa miséricorde infinie.
Le chœur des Prophètes avait annoncé * jadis la divine enfant, la Vierge pure et sans défaut * que sainte Anne en ce jour a conçue * dans un sein stérile, privé de fruit; * dans l'allégresse de nos cœurs, nous qui par elle fûmes sauvés, * disons-la bienheureuse, comme la seule immaculée.

Cathisme II, t. 4
Adam, voici ton renouveau, * Eve, exulte de joie: * la terre sèche et sans eau * a produit le plus beau de tous les fruits, * celui qui pour le monde fait pousser * le froment de l'immortalité, * celui qui met fin à l'infamante stérilité. * Avec eux, en ce jour, * exultons d'allégresse, nous aussi.

Après 1e Polyéléos:
Cathisme, t. 4
David, proclame le serment * que t'a fait le Seigneur notre Dieu: * Le serment qu'il me fit, déclares-tu, * je le vois accompli, * puisque c'est la Vierge qu'il m'a donnée * comme fruit sorti de mon sein; * elle enfante le Créateur, le Christ, nouvel Adam, * comme Roi sur le trône fait pour moi; * voici qu'il règne maintenant, * celui dont le règne n'a pas de fin. * La stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre vie.

Canon de la Dédicace (t. 4), œuvre de Jean le Moine, puis les canons de sainte Anne: le premier (t. 1), œuvre d'André de Crète, le second (t. 2), avec l'acrostiche: La Vierge est conçue, qui concevra notre Joie, dans les théotokia: Georges.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Toi qui par la colonne conduisais jadis * ton peuple Israël, ô Christ, * par le bain du Baptême tu as planté en Sion * l'Eglise qui s'écrie désormais: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu.
La descente de ta gloire infinie * a changé en second ciel * le temple qui sur terre fut dressé pour toi; * c'est là que tous en chœur nous psalmodions: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu.
Ce n'est plus à cause de la Loi * ni pour l'élévation de serviles mains * que ton Eglise, Seigneur, se glorifie, * mais par grâce de la Croix elle s'écrie avec fierté: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu.
Sans semence, mais du saint Esprit, * par la volonté du Père tu as conçu * le Fils de Dieu et dans la chair tu enfantas * celui que sans mère le Père a engendré * et qui sans père est né de toi pour nous sauver.
t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire * pour les merveilles de notre Dieu * qui de son bras puissant a sauvé Israël * en se couvrant de gloire. »
Anne, en ce jour nous célébrons ta Conception, * car, délivrée des liens de la stérilité, * tu as conçu la Vierge offrant un abri * à celui que nul espace ne contient.
Exauçant la prière de tes justes aïeux, * Seigneur, tu accomplis ce que te demandaient * tes saints ancêtres et leur as accordé * comme fruit de leurs entrailles ta Mère immaculée.
Anne dans sa gloire maintenant conçoit * puis enfantera la Vierge pure qui, à son tour, * en la chair doit concevoir et enfanter * le Seigneur incorporel, le Christ, suprême bonté.
La montagne sainte que d'avance en l'Esprit * le Prophète a vue et dont s'est détachée * une pierre pour briser les temples des faux-dieux * par divine puissance, c'est toi, ô Vierge immaculée.
t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
La joie du monde en ce jour est annoncée, * elle change en allégresse * les douleurs maternelles: * la stérilité de la nature désormais * deviendra mère de beaucoup d'enfants, * comblée par les œuvres de la grâce de Dieu.
L'agréable palais qui recevra le Christ, * le sublime ciel * plus vaste que les cieux * en ce jour commence d'exister * comme effet d'une prière et comme résultat * d'une promesse inébranlable à jamais.
La pourpre du Christ en ce jour est annoncée: * toute pure, elle est tissée * dans un sein stérile; * c'est d'elle que le Roi de la création * viendra au monde en toute sa splendeur, * portant la nature des mortels.
En toi, Dame souveraine, au plus haut point * la nature humaine * trouve sa joie et sa fierté, * proclamant l'étrange merveille de ta pureté * et, dans l'allégresse te chantant, * te glorifie, Epouse de Dieu.

Ode 3, t. 4
« Ton Eglise, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Sur terre tu as sanctifié, * Ô Christ, ton Eglise par l'Esprit, * la consacrant en ce jour * d'une huile d'allégresse.
Par ton œuvre de salut, * d'un temple bâti par les hommes tu as fait * en ce jour, Dieu de bonté, * la demeure de ta gloire infinie.
En toi l'Eglise possédant, * Ô Christ, l'inébranlable fondement * est couronnée de ta Croix * comme d'un diadème royal.
Toi seule, Ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue pour les hommes * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.
t. 1
« Puisse mon cœur s'affermir * en ta volonté, Christ notre Dieu, * comme toi-même tu as affermi * sur les eaux le second ciel * et sur ses bases l'univers, * Ô Seigneur tout-puissant! »
Si tu m'accordes le fruit du sein, * disait sainte Anne au Seigneur, * je m'en trouverai magnifiée * et te le consacrerai. * C'est ainsi qu'elle conçoit * la pure Mère de Dieu.
Comme tu priais dans le jardin, * le Très-Haut perçut ta voix, * sainte Anne, et t'accorda * comme fruit de ton sein * la Pleine-de-grâce qui ouvrit * la porte du Paradis.
Accomplissant les préceptes de la Loi * et servant sans faille le Seigneur, * tu conçois en tes entrailles * la Mère du véritable législateur, * sainte Anne, et c'est pourquoi * nous, les fidèles, te disons bienheureuse.
De mon cœur privé de fruits * chasse la stérilité, * pour que mon âme, elle aussi, * devienne féconde en vertus, * sainte Mère de Dieu, * toi qui viens en aide aux croyants.
t. 2
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Qu'en ce jour les nues fassent couler * la douce joie sur l'univers, car voici qu'est enfantée * la Nuée d'où jaillira le Christ, comme source de ma vie.
Voici que les trésors de grâce sont ouverts, * l'Ange annonciateur vient proclamer ta Conception: * Anne, tu enfantes la Cité de notre Dieu.
C'est à la mort que la nature humaine était vouée, * mais Anne, concevant, lui rend l'image de la vie: * voici qu'elle sort d'une racine sans fruit.
Comme braise consumant nos fautes, Vierge immaculée, * recevant le Seigneur merveilleusement sorti de toi, * nous sommes purifiés de nos si nombreux péchés.

Kondakion, t. 2
Renouvelle en nos cœurs la consécration de l'Esprit, * l'illumination du Baptême au fond de nous * qui célébrons la dédicace de ce temple, ta maison, * qu'il t'a plu de fonder en ton nom, * seul Seigneur glorifié au milieu de tes Saints.

Ikos
Jadis, célébrant la dédicace du Temple, le très-sage Salomon * offrit à Dieu des sacrifices et des holocaustes d'animaux sans raison; * à présent que sur terre est venu le Dieu de grâce et de vérité, * il a transformé les sacrifices entièrement; * lui-même s'offrant en sacrifice pour notre salut, * l'Ami des hommes a sanctifié son Eglise, la rendant inébranlable à jamais, * lui le seul Seigneur glorifié au milieu de ses Saints.

Cathisme, t. 4
Dieu très-bon, tu accordas les prémices de la bénédiction * à sainte Anne, cette plante privée de fruit; * en sa prière elle te criait: * Sauveur qui fais croître les enfants, * renouvelle ma nature incapable de produire la vie, * afin que je te présente l'offrande de mon fruit * et te dise, Créateur et protecteur: * Gloire à toi, ô Dieu de l'univers * et le seul Ami des hommes.
Aux fidèles célébrant la dédicace de ta maison, * Seigneur, envoie ta lumière, ta grâce et ta pitié; * garde ce temple dans les siècles des siècles * et donne la victoire aux fidèles chrétiens, * seul Ami des hommes, par les prières de la Mère de Dieu.
Joachim et Anne pieusement * portèrent des présents aux prêtres de jadis; * n'étant pas accueillis pour n'avoir point d'enfant, * ils adressèrent leur prière à l'Auteur de tout don; * exauçant leur demande, il leur donna * celle qui est vraiment la porte de la vie * et dont nous vénérons la sainte Conception.

Ode 4, t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ce n'est plus avec le sang des animaux sans raison, * mais avec le précieux sang * coulant de ton côté vivifiant * qu'est purifiée l'Eglise qui s'écrie avec raison: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Que tes demeures sont aimables, Seigneur, * pour ceux qui veulent voir à découvert * la gloire de ton visage lumineux * et s'écrient d'un même chœur: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Portant l'image de l'onction * consacrant ton peuple élu, * l’Eglise reçoit invisiblement * en ce jour, comme un parfum de grand prix, * la grâce du saint Esprit.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçus * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
t. 1
« Prophète Habacuc, en l'Esprit tu as prévu * l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: * Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, * au temps fixé tu te révéleras; * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Lorsque l'Ange lui est envoyé, * Anne, émerveillée, proclame à haute voix: * Message divin, langage merveilleux, * moi aussi, je concevrai! * Dieu qui fais des merveilles, gloire à toi.
Anne s'écrie au comble de la joie: * Toutes les tribus d'Israël, réjouissez-vous avec moi, * car j'ai conçu le nouveau Ciel * d'où se lèvera bientôt l'astre du salut, * la source de lumière, Jésus.
La prière d'Anne fut ouïe par Dieu, * le Seigneur fit cas de ses gémissements; * dissipant la brume de la stérilité, * il fit resplendir l'éclat de la fécondité: * elle conçut alors la seule Immaculée.
Vierge pure, tabernacle sans défaut, * sous les flots très-purs de ton amour * lave-moi de la souillure du péché * et tends vers moi ta main secourable, afin que je te crie: * gloire à toi, Ô Vierge glorifiée par le Seigneur.
t. 2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
En ce jour le voile est déchiré, * celui qui de son ombre recouvrait la Loi; * grâce et bénédiction sont prêtes à sortir, * leur clarté rayonne en la proclamation * du futur enfantement de la servante du Seigneur.
Du haut du ciel un Ange est descendu * vers la Stérile pour lui annoncer * en son début la joie universelle: * Voici que ta prière, de façon inespérée, * se trouve, dit-il, à présent réalisée.
Les flots du mal tarissent désormais, * car des fleuves de grâce * s'apprêtent à surgir * en ce jour où ton enfantement, * Vierge souveraine, est annoncé.
La langue diserte des rhéteurs * se trouve embarrassée * pour te louer comme il se doit: * c'est dans la crainte et le silence qu'ils magnifient * tes merveilles, Toute-digne de nos chants.

Ode 5, t. 4
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Au Sinaï décrivant ton Eglise, Seigneur, * tu montras jadis à Moïse le voyant * un tabernacle non fait de main d'homme.
Sur terre, Seigneur, tu as construit * un tabernacle où ta puissance réunit * les chœurs des mortels aux armées célestes.
Seigneur, nous savons que tu es la source de vie, * Ô Christ, c'est toi qui es venu, * Dieu saint, pour annoncer la paix à ton Eglise.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, divine Fiancée, * notre espérance et notre ancre de salut.
t. 1
« Fils de Dieu, donne-nous ta paix, * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi, * c'est ton nom que nous proclamons; * tu es le Dieu des vivants et des morts. »
Issue de la racine de David et de Jessé, * Anne commence à faire croître maintenant * le divin rameau qui fera fleurir * la fleur mystique, le Créateur de l'univers.
Anne s'écrie: Les peuples me verront * devenir mère et s'émerveilleront; * voici que je conçois, selon le bon plaisir * de celui qui rompt les liens de ma stérilité.
Anne, au comble de la joie, s'écrie * devant ses proches: L'enfant que j'ai conçue, * c'est la Porte infranchissable, la Montagne non-taillée * que les voix prophétiques ont jadis annoncée.
t. 2
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
En ce jour est annoncé par l'Ange * le livre divin sur lequel sera écrit * le Verbe qui partage un même trône avec le Père, * celui qui inscrira les fidèles dans le livre de vie.
Les Justes chantent maintenant * la gloire du message merveilleux, * t'adressant l'action de grâce et la louange * pour l'enfantement que leur prière demandait.
En ce jour nous sont montrés en vérité * les mystères cachés de la Sagesse de Dieu * par l'annonce de la Conception * de la pure Vierge et seule Mère de Dieu.
Nous les fidèles, possédant ta protection, * Vierge pure, comme un havre de paix, * nous évitons la houle du malheur * si nous sommes ancrés dans ton port.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Le Christ notre Roi a désiré la beauté * de l'Eglise qu'il a choisie, * il en a fait la mère des nations * qu'il arracha à la servitude * pour les adopter dans le saint Esprit.
Les phalanges des noirs démons * tremblent devant l'Eglise du Christ * marquée du signe de la Croix * et le saint éclat de l'Esprit * la couvre de son ombre.
Ayant pour fondement * non le sable mais le Christ, * l'Eglise des nations * est couronnée d'inaccessible beauté, * ornée du diadème de la royauté.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! * une Vierge dans son sein * sans épousailles a conçu, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.
t. 1
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: * A la fosse arrache ma vie; * Sauveur du monde, sauve-moi * quand je chante: Gloire à toi. »
Comment loge dans le sein celle qui logera son Dieu, * comment vient au monde celle qui enfantera le Christ * et comment est allaitée * celle qui de son lait nourrira le Créateur?
Exauçant votre supplication, * Dieu vous donne donc, * Joachim et Anne, en ce jour * le plus fécond de tous les fruits.
Anne, concevant dans son sein * la colombe immaculée, * fut remplie d'une joie spirituelle, * adressant à Dieu des chants d'action de grâce.
La boule des pensées, l'assaut de mes passions * et l'océan de mes péchés * tourmentent ma pauvre âme naufragée: * Dame toute-sainte, accorde-moi ton secours.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Se réjouisse la prime aïeule recevant * l'annonce de la joie qui met fin à son chagrin * en la Conception de l'unique servante de Dieu!
La couronne de la divine gloire est tressée * et la pourpre royale, de façon inespérée, * c'est le sein de la Stérile qui va la tisser.
Voici que l'entière création * célèbre tes mystères sublimes et merveilleux, * car tu fais l'étonnement des Anges et des mortels.
Voici que la source spirituelle des trésors divins * par grâce de Dieu et selon la promesse du Créateur commence à jaillir d'un sein privé d'écoulement.

Kondakion, t. 4
L'univers célèbre en ce jour * la Conception d'Anne survenue par divine volonté: * elle conçoit en effet * celle qui à son tour concevra * de manière ineffable le Verbe de Dieu.

Ikos
Toi qui, malgré son âge avancé, * accordas jadis à Sara * en vertu de ta promesse et de ta protection * un fils, le patriarche Isaac, * toi qui ouvris, Seigneur tout-puissant, * le stérile sein d'Anne, la mère du prophète Samuel, * à présent regarde vers moi, * agrée aussi ma supplication, * accomplis ma demande, criait en pleurant * Anne la stérile, et le Bienfaiteur l'exauça; * c'est pourquoi elle conçut dans la joie * la Vierge qui à son tour concevra * de manière ineffable le Verbe de Dieu.

Synaxaire
Le 9 Décembre, Conception de sainte Anne, mère de la très-sainte Mère de Dieu.
Comme Eve tu enfantes, pourtant sans tristesse;
car, sainte Anne, en ton sein tu portes l'allégresse.
C'est le neuvième jour que sainte Anne conçoit
en aïeule de Dieu la Mère de son Roi.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous.
Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Jadis la fournaise ardente se montra porteuse de rosée * et par l'huile l’onction spirituelle sanctifie à présent * ceux qui chantent: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.
Venez, fidèles, blessés par le très-doux amour divin, * en cette chambre mystique rejoignons le Christ notre Epoux, * lui criant: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.
t. 1
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * ne furent touchés ni gênés par le feu; * et tous trois d'une seule voix * te bénissaient, Sauveur, en disant: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Anne priait le Maître universel * d'éloigner l'infamante stérilité; * compatissant, il écouta sa voix * et lui donna selon son bon plaisir * pour fruit du sein sa propre Mère.
La royale pourpre, dans ton sein, * Anne, tu commences à la tisser: * c'est elle que portera le Dieu et Roi de tous * lorsqu'il se révélera aux mortels * pour abattre l'ennemi du genre humain.
Anne, tu as conçu dans ton sein * la myrrhe de suave odeur qui recevra * merveilleusement le Parfum de notre vie, * le Maître qui embaume nos esprits * par le souffle de la grâce.
Ô Christ, nous te glorifions * comme l'Un de la Trinité, * qui as pris chair de la Vierge sans changement * et sans quitter le sein paternel * t'es uni à notre destinée humaine.
t. 2
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Du salut voici qu'est affermi le fondement, * la base de la grâce, c'est la présente Conception: * en elle naît le merveilleux espoir * des hommes qui sans cesse chantent pour le Christ: * A toi bénédiction et haute gloire!
En ce jour par la promesse du Créateur * la montagne sainte commence d'exister; * sa gloire couvrira le monde entier * pour la merveille de son enfantement; * glorifions le Christ, notre unique bienfaiteur.
En ce jour les Justes se trouvèrent délivrés * de la stérilité par grâce du Seigneur, * ils surent qu'Eve pourrait être rachetée * de ses pénibles chaînes; et c'est pourquoi * ils invoquaient la venue du Christ, cette source de vie.
Celui qui est incirconscrit * dans le sein immatériel du Père l'engendrant * par miséricorde ineffable, Vierge immaculée, * est encerclé dans les limites de ta chair * et dans son image se laisse inscrire le Dieu de bonté.

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
En ce jour ton Eglise, Seigneur, * comme une épouse a revêtu * la tunique spirituelle tissée * du haut du ciel par la grâce de Dieu; * elle invite à la joie les peuples devenus siens: * Toutes ses œuvres, dit-elle, bénissez le Seigneur.
En ce jour le Christ, nouvel Adam, * nous montre le Paradis spirituel, le tabernacle saint * portant au lieu de l'arbre du savoir * le signe vivifiant de la Croix * pour ceux qui chantent: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Du Père sans commencement * vénérant le Fils et l'Esprit saint, * unique Divinité, parfaite, éternelle, incréée, * consubstantielle, en trois personnes non confondues, * nous chantons: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté * Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.
t. 1
« Le Seigneur et Créateur * que les Anges dans le ciel * servent avec crainte et tremblement, * vous, les prêtres, chantez-le, * jeunes gens, glorifiez-le, * peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
La Reine qu'annonçait David, * voici que dans mon sein je la reçois, * disait sainte Anne, et je vais enfanter * la protection de tout croyant, * celle qui doit à son tour * enfanter le Christ notre Roi.
La terre que le Créateur du monde habitera, * le sceptre de sa royauté, * l'arche nouvelle de sa sainteté, * le ciboire où la manne est conservée * commence à prendre forme dans le sein * de la mère qui l'enfantera.
Le buisson non consumé, * le chandelier tout doré, * le lit nuptial du Seigneur Dieu, * le bâton fleuri d'Aaron * commence à prendre forme dans le sein * de la mère qui l'enfantera.
Relève-moi qui suis au fond * de l'abîme du malheur, * combats les ennemis qui se jettent contre moi, * Vierge pure, ne méprise pas * mon âme vulnérée par l'égarement de mes passions, * mais fais-moi grâce et sauve-moi.
t. 2
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Anne délivrée de la stérilité, * c'est en figure déjà la rédemption du genre humain * stérile en connaissance de Dieu: * il fut délivré d'une manière inespérée, * il connut son Maître et porta les fruits de la foi.
Sur terre est préparé pour notre unique Roi * le redoutable char auquel sainte Anne imprime son élan; * sur lui sera porté le Créateur, * pour qu'à son tour il puisse me porter * vers les sommets de la grâce.
Merveilles, illustre Génitrice de mon Dieu, * ce que la création a pu voir à ton sujet: * prodigieuse fut ta conception, * extraordinaire la façon dont fut produit ton corps, * manifestant les signes croissants de l'immortalité.
Ô Vierge, le flot de vie qui a jailli de toi, * le Créateur divin qui en ses mains tient l'univers, * sur la nature humaine consumée par le péché * a versé la rosée, la sanctification, * il l'a rendue fertile par la grâce de l'adoption.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Venez, contemplant dans la pureté de notre cœur * et la vigilance de nos sentiments * la beauté de l'Eglise, cette fille du Roi, * resplendissante plus que l'or, * disons-lui: nous te magnifions.
Exulte d'allégresse et de joie, * toi, l'Epouse du grand Roi; * à la vue de la beauté de ton Epoux, * avec tout le peuple écrie-toi: * Source de vie, nous te magnifions.
Du ciel envoie, Sauveur, * sur ton Eglise le secours; * hormis toi ne connaissant d'autre Dieu protecteur, * puisque pour elle tu donnas jadis ta vie, * c'est en pleine connaissance qu'elle te magnifie.
De ton peuple accepte les supplications, * intercède, Vierge Mère de Dieu, * sans cesse en la présence de ton Fils, * pour qu'il sauve du péril et du malheur * ceux qui te chantent, car tu es notre espérance et notre abri.
t. 1
« La source vivifiante qui ne tarit, * le chandelier de la Lumière tout-doré, * le temple vivant du Seigneur, * son tabernacle immaculé * plus vaste que la terre et le ciel, * c'est la Mère de Dieu que nous fidèles, nous magnifions. »
Concevant la source de la Vie, * tu accueilles en même temps, * sainte Anne, notre joie; * en tes entrailles recevant le Temple saint * et rayonnante de sainteté, * magnifie le Créateur.
Le couple saint et bienheureux, * Joachim et Anne, soit l'objet de nos chants! * Comme aïeux du Fils avant les siècles engendré * et gardiens fidèles de la Loi * ils ont eu pour enfant * les prémices de la joie.
Daniel l'a vue comme montagne élevée, * Joël comme terre sainte l'a contemplée, * les autres prophètes comme la porte du Seigneur, * la fontaine scellée * ou la divine toison: * c'est la Vierge Mère que nous chantons.
La pourpre qui teignit le tissu * du Verbe en son ineffable incarnation, * l'encensoir tout doré, * la table sainte où reposa * le Christ, vrai pain du ciel, * c'est la Vierge Mère que nous glorifions.
t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Qu'en ce jour applaudissent les Prophètes, ces élus, * car leurs prophéties annonçant la grâce de Dieu * trouvent un début de réalisation * en la vénérable conception * de la pure Génitrice de Dieu * qui suscite la joie de l'univers.
Le trône de gloire est préparé pour le Seigneur, * la porte du salut * est prête maintenant, * passage réservé * au seul Maître et Créateur; * par elle nous atteindrons la vie éternelle.
Avec Anne Joachim s'écrie: * Toi seul as écouté notre suppliante voix, * ô Seigneur et Créateur; * nous accordant la fin de la stérilité, * tu nous as donné la racine d'immortalité * à nous qui te glorifions.
L'échelle est maintenant dressée: * par elle descendra le Seigneur et Créateur * pour hisser le genre humain; * Ciel, avec les Anges réjouis-toi; * se réjouisse avec l'entière création * le genre humain par la grâce déifié!
Je chante ta bienveillance inégalée; * notre Dame, tu es mon illumination, * ma gloire et ma fierté, * ma source de sagesse, la cause de ma joie, * mon attente et mon espoir, * ma forteresse, mon rempart et mon abri.

Exapostilaire (t. 3)
Verbe qui rachetas au prix de ton sang * ton Eglise sainte, vénérable et digne d'admiration, * veuille en ton Esprit, Dieu de bonté, * la renouveler et l'embellir de ta divine splendeur, * toi dont la majesté glorifie * ceux qui célèbrent dignement la Dédicace de ta maison.
Dans sa miséricorde, le Seigneur * entendit les gémissements de sainte Anne et lui donna * la seule inépousée qui enfanta la Clarté * pour les confins de l'univers de merveilleuse façon; * ce que voyant, l'illustre Joachim * exulta d'allégresse et fut saisi d'admiration.
La Sagesse de Dieu a bâti sa maison, * d'un stérile sein la Mère de Dieu, * la Vierge Marie que d'âge en âge nous disons bienheureuse.

Laudes, t. 2
Adam et Eve, déposez tout chagrin, * car en ce jour, de merveilleuse façon, * la Mère de notre joie * devient le fruit d'un stérile sein.
Ancêtre Abraham et les Patriarches en chœur, * réjouissez-vous en voyant * la Mère de notre Dieu * sur votre racine prolonger votre lignée.
Avec Anne réjouis-toi, Joachim, * car celle qui procure à l'univers * la joie et le salut * en ce jour devient votre fruit.
Le chœur des Prophètes exulte de joie! * car voici que sainte Anne produit * le fruit grâce auquel vos prophéties * se trouveront bientôt réalisées.
Toutes les familles des nations, * avec Anne la stérile exultez, * car de façon inespérée, * ses entrailles produisent le fruit qui nous procure la vie.
Confins de la terre, exultez, * car des entrailles sans fruit * en ce jour ont produit * la Mère du Seigneur qui forma l'univers.
Gloire au Père, t. 5
Verbe qui reposes * sur le sein paternel, * renouvelle ton saint Esprit * dans le temple érigé en ton nom.
Maintenant, t. 2
En ce jour, de la racine de David * la pourpre royale est issue * et voici que commence à pousser * la fleur mystique de Jessé * d'où fleurira le Christ notre Dieu, * le Sauveur de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaires. Litanies et Congé.

Monique
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10 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 16:53

10 DÉCEMBRE

Mémoire des saints martyrs Ménas, Hermogène et Eugraphe.

VEPRES

Lucernaire, t. 1

Ménas, illustre martyr, * cruellement frappé sur la plante des pieds, * les yeux crevés, puis la langue arrachée, * cette langue qui proclamait le vrai Dieu, * tu souffris avec courage et fermeté, * voyant déjà la récompense promise par lui; * intercède à présent pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Glorieux Hermogène, tu supportas * l'ablation des mains et des pieds; * rôti au feu, tu montras d'autant plus * la ferveur de ton âme attachée au Seigneur; * intercède à présent devant lui, * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Les membres brisés, saints Martyrs, * vous fûtes jetés au fond de la mer; * mais sur l'ordre de Dieu vous vous êtes dirigés * vers le port tranquille des délices du ciel, * faisant sombrer la perversité du Serpent; * intercédez à présent auprès du Christ, * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
t. 4
Astres resplendissants * qui vous êtes levés en esprit * au firmament de l'Eglise, vous éclairez l'entière création, * victorieux Martyrs, par la splendeur de vos combats * et par les miracles dont vous brillez; * c'est pourquoi nous célébrons en ce jour, * Bienheureux couronnés par le Christ, * dans l'allégresse votre mémoire sacrée.
Nous te célébrons à haute voix, * glorieux Ménas, comme l'oiseau * dont la voix pleine de charme retentissait au milieu des combats * pour inciter Eugraphe et Hermogène à t'imiter: * avec eux tu évitas les nombreux pièges de l'ennemi, * avec eux aussi tu t'envolas * vers le séjour divin et les tabernacles des cieux.
Amputés de vos mains et de vos pieds, * soumis à toutes sortes de châtiments, * torturés et pour finir décapités, * vous n'avez pas renié le Christ * ni sacrifié devant les statues, * mais dans l'allégresse vous êtes passés * de cette vie qui ne dure qu'un temps * à la vie éternelle et divine, saints Martyrs.
Gloire au Père, t. 6
Ta langue fut vraiment * le roseau d'un scribe agile, Ménas; * ta voix suave te permit de chanter * et de prêcher clairement * la foi chrétienne, les enseignements salutaires * par lesquels tu glorifias le vrai Dieu; * et tu fis resplendir de beauté * Hermogène qui reçut de toi le Baptême divin, * tu en fis le compagnon de tes luttes, de tes combats, * avec Eugraphe qui te suivit splendidement, lui aussi. * A présent, dans la confiance que vous donne, Bienheureux, * votre présence devant le trône du Sauveur, * intercédez sans cesse auprès de lui * en faveur de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Fils unique, consubstantiel au Père et à l'Esprit, * qui de la Vierge as pris chair * sans confondre les natures, de la façon que tu sais, * garde et protège ton troupeau * en toute pureté, dans la concorde et la paix.
Stavrothéotokion
Voyant un peuple sans loi * te clouer injustement sur la croix, * la Vierge pure, ta Mère, Sauveur, * en eut le cœur vulnéré, * comme jadis l'avait prédit Siméon.

Apostiches de l'Octoèque.
Gloire au Père, t. 6
Ayant fait disparaître l'impiété des tyrans, * Ménas, Eugraphe et Hermogène, ces martyrs, * nous apparaissent en chœur aujourd'hui comme les champions de la foi; * en nombre égal à celui * de la Trinité au triple éclat, * illuminés par la splendeur divine, * ils exultent de joie * avec le chœur des Anges dans le ciel * et implorent sans cesse le Sauveur notre Dieu * en faveur de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte, ces mains pures * dans lesquelles tu portas notre Dieu, * étends-les maintenant * pour nous garder de tout péril nous menaçant, * espérance du monde, pure Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
Mis en croix, tu ébranlas * toute la terre, longanime Seigneur, * mais tu affermis les âmes des croyants; * c'est pourquoi nous chantons * et vénérons de tout cœur * ta puissance que nul ne peut saisir.

Tropaire, t. 8
Ayant mortifié par le renoncement * l'ardeur et l'élan de leurs passions, * les Martyrs du Christ ont reçu le pouvoir * de chasser toute langueur et toute maladie * et de faire des miracles, vivant après leur mort. * Ô merveille étonnante, de simples ossements * deviennent une source de guérisons. * Glorifions l'unique sagesse du Dieu créateur.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon des Saints, avec l'acrostiche: Je chante les vaillants Martyrs couronnés. Joseph.

Ode l, t. 1
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; * sur terre voici le Christ, exaltez-le, * terre entière, chante pour le Seigneur, * peuples, louez-le dans l'allégresse, car il s'est couvert de gloire. »
Saints Martyrs qui vous tenez * devant le trône de Dieu, * comblés de divine clarté * et couronnés de gloire, veuillez sauver * de la ténèbre des passions * ceux qui célèbrent de tout cœur votre souvenir lumineux.
Chérissant la gloire de Dieu, * épris aussi de sa beauté, * vous avez laissé les charmes de la vie, * le pouvoir et les honneurs * et par la mort, saints Martyrs, * vous avez trouvé la vie qui n'a pas de fin. Enflammés de zèle divin, * vous avez éteint la flamme des sans-Dieu * et tout fidèle a pu voir * en vous les chandeliers rayonnant * la lumière de la foi, * Hermogène et Ménas, sublimes martyrs.
Ô Vierge tout-immaculée, * fais délivrer tes serviteurs * de l'emprise des passions * par tes prières au Seigneur * qui de tes entrailles prit corps * afin de vivre parmi nous.

Ode 3
« Avant les siècles, * par le Père ineffablement * le Fils est engendré; * et dans ces derniers temps * sans semence, d'une vierge il a pris chair; * chantons au Seigneur; * Toi qui relèves notre front, * tu es saint, ô Christ notre Dieu. »
Les saints Martyrs, illuminés * par la splendeur venue du ciel, * ont dissipé l'obscurité * du mensonge des faux-dieux; * et la lumière des guérisons, * ils l'ont fait briller pour nous * qui chantons au Dieu de tous: * tu es saint, Seigneur notre Dieu.
Du Maître de la vie * c'est la mise à mort que tu suivis, * admirable Ménas: * te laissant arracher la plante des pieds, * tu broyas la tête du tyran, notre ennemi, * et tu appuyas fermement avec confiance tes pas * sur le chemin du martyre, * avec toute la vaillance de ton cœur.
Hermogène, les mains coupées, * chantait le Sauveur, * ornant de flots de sang * son vêtement sacerdotal * et par grâce devenant * le fidèle imitateur * de celui qui dans la chair * a souffert pour nous.
Entre les femmes t'ayant trouvée * seule excellant par ta beauté, * le Christ, ô Vierge, * est issu de ton sein, porteur de chair; * de sa divine splendeur * il éclaire le genre humain; * c'est pourquoi d'un même cœur * nous te célébrons.

Cathisme, t. 8
Méprisant la gloire du monde, ils s'envolèrent vers la gloire de Dieu: * Ménas, Hermogène et l'illustre Eugraphe * supportèrent de tout cœur la multitude des terribles supplices sans épargner leur chair; * pour finir, jetés au fond de la mer, ils se dirigèrent vers le havre du ciel; * dans la foi crions-leur: intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour votre mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 1
L'admirable Ménas et l'illustre Hermogène, * ce vénérable couple adorant la sainte Trinité, * foulèrent aux pied avec courage * l'arrogance des multiples faux dieux; * au terme de leur course sacrée, * ils ont reçu du ciel la couronne des vainqueurs * par la puissance de l'Esprit.
Maintenant ... Théotokion
Ton Dieu, ton Créateur et celui de tous, * en ton sein, ô Vierge immaculée, * par l'œuvre de l'Esprit divin * tu l'abritas et sans souillure l'enfantas; * et nous qui le glorifions, * ô Vierge, nous te chantons, * rédemption du monde et palais du Roi de gloire.
Stavrothéotokion
Ton cœur, Vierge toute pure et immaculée, * un glaive l'a transpercé en vérité * quand tu vis ton Fils élevé en croix, * Vierge bénie, refuge des pécheurs, * rempart et forteresse de l'univers.

Ode 4
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, * de la Vierge, Seigneur, * tu es issu tel une fleur; * de la montagne ombragée, * ô Christ, objet de nos chants, * tu es venu en t'incarnant * de la Vierge inépousée, * toi le Dieu immatériel: * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Annonçant les lois lumineuses, * Ménas, tu supportas * l'injuste aveuglement, * mais les yeux de ton cœur * étaient fixés soigneusement * sur la lumière sans déclin * et tu chantais joyeusement: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Au moment d'être coupée, * ta langue, bienheureux Martyr, * apparut comme aiguisée * par le feu de l'Esprit saint; * car tu chantais splendidement * les merveilles de Dieu; * et la folie du juge, tu la fis tourner * à la gloire du Créateur.
Souffrant avec grandeur sa passion, * Hermogène eut les pieds coupés * afin de pouvoir fouler * la tête du Serpent * et d'entreprendre le chemin * qui du martyre conduit * par une foi sans faille vers la vie * et la splendeur céleste.
Gardant ton âme intacte, Ménas, * tu reçus l'apparition du Christ * qui guérit tes blessures * et t'ordonna de supporter * vaillamment les supplices, * afin que le Seigneur compatissant * puisse parfaire grâce à toi * le salut de tous les siens.
Comme le rameau de la racine de Jessé, * tu as produit, en fleurissant, * le nourricier de l'entière création, * celui qui a flétri * l'arbre , du stérile savoir * et qui plante dans nos cœurs * avec amour la vraie foi, * Vierge pure et digne de nos chants.

Ode 5
« Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange du Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »
Pourquoi t'agiter vainement? * disaient au juge inique les Martyrs; * le seul invincible, en effet, * nous donne la puissance et nous soutient; * et pour lui nous supportons * vaillamment les supplices.
La conversion d'Hermogène au Seigneur fut sans faille: * purifié par le baptême et par l'onction, * il reçut la lumière de l'épiscopat, * éclairant de ses enseignements * ceux que tenait la sombre nuit de l'erreur.
Dédaignant le vil esprit des rhéteurs, * vous avez été pêchés * dans les filets des apôtres illettrés, * recevant la vraie sagesse de l'Esprit * qui vous rendit plus forts pour traverser * dans la foi la tempête des tourments.
Surpassant les Anges saints, * Vierge pure, tu conçus * l'Ange du Grand Conseil, * le Dieu Emmanuel, * qui par sa descente rendit célestes les mortels * en sa miséricorde infinie.

Ode 6
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a conservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »
Tu sauvas Jonas du monstre, * préfigurant les trois jours * de ta sépulture, Tout-puissant; * quant aux corps de tes Martyrs * jetés en mer, tu les conduis * vers le port tranquille * de la sépulture où ta divine volonté * les met sous la protection * des fidèles.
A la terre ferme l'océan * rend vos corps sans dommage, * invincibles et bienheureux Martyrs, * tandis que les Anges du ciel * vous précèdent et montrent à tous * le lieu où vous êtes déposés * et qui devient la source des guérisons * et la délivrance des passions * pour nos âmes.
Les chœurs des Anges dans le ciel * ont admiré votre patience, saints Martyrs, * du fait que dans un corps * vous avez triomphé * de l'incorporel dragon; * ayant reçu couronne de vainqueurs, * vous vous tenez devant le trône de Dieu, * auréolés divinement de lumière.
Jusqu'à toi régna la mort, * ô Vierge, mais tu enfantas * le Christ, notre vie, * celui qui donne en toute pureté * à qui se fie en lui * l'immortelle et divine rédemption; * Toute-sainte, supplie-le * de délivrer tes serviteurs * de leurs fautes.

Kondakion, t. 4
T'arrachant à l'armée temporelle, * il te rendit cohéritier * des trésors incorruptibles * avec tes compagnons de lutte, Ménas, * le Seigneur qui t'accorde l'immarcescible couronne dans les cieux.

Ikos
Je tresse une couronne d'hymnes sacrées * pour honorer ta sainte festivité, * j'applaudis à tes luttes, je chante tes combats, * victorieux Martyr du Seigneur; * pour l'unique Créateur de l'univers * comme l'or tu fus éprouvé dans le creuset, * mais la multitude des impies * ne put ébranler ton ferme propos * qui fut renforcé d'en haut * dans tes luttes par le Christ * t'accordant l'immarcescible couronne dans les cieux.

Synaxaire
Le 10 Décembre, Passion des saints Martyrs du Christ Ménas à-la-belle-voix, Hermogène et Eugraphe.
La langue retranchée, Ménas, bien que sans voix,
ferme pourtant la bouche à la folie païenne.
Rejetant l'impiété, le glorieux Hermogène
sous le glaive devient un témoin de la foi.
Eugraphe, supportant le tranchant du couteau,
d'un scribe écrivant bien fut pour Dieu le roseau.
C'est le dix que Ménas tend la nuque au bourreau.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, * méprisant l'ordre impie du tyran, * furent sans crainte devant le feu, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Là où résonne le pur écho * de la fête, saints Martyrs, * vous avez fixé votre séjour, * pleins d'allégresse, pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Hermogène s'écriait: * Douce est pour moi la mort que je subis; * ma vie, c'est le Christ; mourir est un grand bien; * que soient coupés mes membres, et de tout cœur je chanterai: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Sage Eugraphe, par ton ferme propos, * tu t'es inscrit toi-même au livre des vivants; * décapité, c'est comme sur un char * que tu es monté dans ton sang * vers la lumière sans couchant.
Il n'a pas brûlé ton sein * ni brisé le sceau de ta virginité, * le Verbe issu de toi, ô Vierge, dans la chair * pour donner la vie et l'immortalité * à ceux qui chantent: Dieu de nos Pères, tu es béni.

Ode 8
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
L'Insensé tombe à tes pieds * et tu lui broies la tête, saint Ménas; * car, t'arrachant la langue * et te crevant les yeux, * il ne put faire chanceler * ton propos d'une position plus avantageuse; * c'est pourquoi dans l'allégresse tu chantais: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
En sa cruelle décision * le juge insensé, * saint Hermogène, t'enleva * à la fois les mains et les pieds; * mais désirant les biens promis, * tu te mis alors à chanter * dans l'allégresse pour le Christ: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Je chante tes divines luttes, Ménas; * Hermogène, je célèbre tes combats; * je vénère vos reliques, saints Martyrs; * et je chante les tourments, * les chaînes, les persécutions, * les blessures et les coups grâce auxquels * vous êtes montés vers la vie en chantant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Ciboire contenant la manne des cieux, * arche divine, table sainte et chandelier, * tu es le trône et le palais de Dieu, * viaduc menant à la vie divine * ceux qui redisent en chantant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Ode 9
« Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, Ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »
La brillante solennité * des lumineux Martyrs * a resplendi sur nous tous, * illuminant les confins de l'univers * et des âmes ôtant l'aveuglement; * avançons-nous de tout cœur * pour y puiser la sainteté.
Saints Martyrs qui vous tenez * pour toujours devant Dieu, * suppliez-le, nous vous prions, * de procurer ces mêmes biens * que vous savourez dans le ciel * et la gloire que vous vous êtes méritée * aux fidèles célébrant votre mémoire sacrée.
Au Créateur de l'univers * vous avez offert l'âme et le corps, * en sacrifice parfait, * consumés au feu des châtiments, * et vous avez rejoint le chœur des Martyrs * où votre esprit tendu vers Dieu * brille de la plus pure clarté.
Le divin groupe des brillants Martyrs * fut emporté vers les demeures des cieux; * là, ils se tiennent constamment * devant le Père, le Fils et l'Esprit, * savourant leur divinisation: * c'est Ménas en compagnie * d'Hermogène et d'Eugraphe.
Notre nature exilée, * Toute-pure, a contemplé * le splendide éclat de ton Enfant; * délivrés de l'ignorance par lui * et du sombre chaos de nos passions, * comme au sortir de la nuit, nous te vénérons * qui fus pour nous la cause du salut.

Exapostilaire (t. 3)
Par tes paroles d'orateur et tes divins miracles, Ménas, * tu fis d'Hermogène le compagnon de tes combats: * avec lui et Eugraphe, nous te célébrons dans la joie.
Vierge Marie, Génitrice de Dieu, * fortune des mortels et refuge des pécheurs, * délivre-moi de la menace du feu, * espérance des chrétiens qui seule apportes au monde le salut.

Apostiches de l'Octoèque.
Gloire au Père, t. 6
De nouveau le souvenir annuel * de ces flambeaux de l'univers, * Ménas, Hermogène et Eugraphe, a resplendi, * illuminant les cœurs des croyants * par les combats qu'ils ont menés * pour l'amour du Christ en se chargeant de leur croix; * c'est pourquoi nous voulons offrir * notre louange au Christ notre Dieu * qui les a couronnés de gloire et d'honneur.
Maintenant ... Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * nous savons que le Verbe a pris chair de ton sein: * prie-le donc d'accorder à nos âmes le salut.
Stavrothéotokion
Ô Christ, la Mère qui t'enfanta, * te voyant fixé sur la croix, * fut blessée en son cœur et gémissante s'écria: * Lève-toi, Ô mon Fils, * pour que je chante ta divine Résurrection.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et 1e Congé.

Monique
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entre le 11 et 17 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 17:01

Entre le 11 et le 17 Décembre

DIMANCHE DES SAINTS ANCETRES

VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Après les 6 premiers stichères dominicaux du ton occurrent:
Lucernaire, t. 8

Fidèles, célébrant en ce jour * la mémoire des Ancêtres du Christ, * chantons le Rédempteur qui les a magnifiés * parmi toutes les nations, * le Seigneur fort et puissant * qui accomplit fidèlement des miracles étonnants; * c'est d'eux qu'il fit sortir comme un sceptre royal * pour nous la seule inépousée, * la servante de Dieu, la pure Vierge Marie, * de laquelle est issu tel une fleur * le Christ qui fait croître pour nous tous * la vie, les délices immortelles et pour les siècles le salut.
Seigneur qui sauvas de la flamme les Jeunes Gens * et de la gueule, des lions le prophète Daniel, * toi qui bénis Abraham et ton serviteur Isaac * ainsi que son fils Jacob, * toi qui as bien voulu descendre de leur lignée en te faisant semblable à nous, * afin de sauver nos ancêtres déchus, * tu fus mis en croix et déposé au tombeau, * mais tu brisas les chaînes de la mort * et tu ressuscitas avec toi tous les morts de jadis * qui désormais, ô Christ, se prosternent devant ton éternelle royauté.
Au milieu de la fournaise les Jeunes Gens * comme sous la bruine se promenaient, * réjouis par la rosée de l'Esprit, * figurant ainsi de façon mystique * par leur nombre la Trinité * et par le prodige l'incarnation du Christ; * par leur sagesse et leur foi * ils éteignirent la puissance du feu, * et le juste Daniel se montra parmi les lions comme un dompteur; * par leurs prières laisse-toi fléchir, Ami des hommes et Sauveur, * délivre-nous à notre tour * de l'inextinguible flamme du feu éternel * et rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume dans les cieux.
Tes fidèles et saints Jeunes Gens * comme en la fraîcheur de la rosée * se promenant dans la fournaise de feu * préfiguraient mystiquement * ton avènement virginal * qui nous illumina sans que la Vierge fût consumée; * et le juste Daniel, prophète digne d'admiration, * prédisait bien clairement * ta divine et seconde parousie, * lorsqu'il s'écriait: Je ne cessai de regarder, * jusqu'au moment où les trônes, dit-il, furent disposés, * le Juge s'assit, et d'auprès de lui coulait un fleuve de feu; * par leurs prières, Seigneur, puissions-nous y échapper!
Gloire au Père, t. 6
Fidèles, célébrons en ce jour * tous les Pères d'avant la Loi: * Abraham, l'ami du Seigneur, * Isaac selon la promesse enfanté, * Jacob et les douze Patriarches issus de lui, * le roi David, ce modèle de douceur, * Daniel, le prophète des désirs, * avec lui les trois Jeunes Gens * transformant la fournaise en une fraîche rosée; * et demandons la rémission de nos fautes au Christ notre Dieu * qui est glorifié au milieu de ses Saints.
Maintenant ... Dogmatique du ton occurrent.

Apostiches du ton occurrent.
Gloire au Père, t. 3
Amis de la fête, venez, * célébrons l'assemblée des Ancêtres par nos chants: * Adam le premier père, Enoch, Noé, Melchisédech, * Abraham, Isaac et Jacob; * après la Loi, Moïse et Aaron, * Josué, Samuel et David; * avec eux Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, * Daniel et les douze prophètes mineurs, * sans oublier Elie, Elisée * et tous les autres Pères saints; * enfin Zacharie et le Baptiste Jean * et tous ceux qui annoncèrent la venue du Christ, * notre résurrection et la vie du genre humain.
Maintenant ...
Selon la volonté du Père * tu as conçu du saint Esprit le Fils de Dieu * sans le concours d'une mère * né du Père avant les siècles; * pour nous tu l'as enfanté sans père selon la chair, * tu l'as allaité comme un enfant nouveau-né; * intercède sans cesse auprès de lui, * pour qu'à nos âmes il épargne tout danger.

Après le Tropaire dominical du ton occurrent:
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Parla foi tu as justifié tes Ancêtres, Seigneur, * par eux tu épousas d'avance l'Eglise des nations; * ils se trouvent comblés de gloire et de fierté * à cause de l'illustre fruit de leur lignée qui sans semence t'enfanta. * Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, * fais que nos âmes reçoivent le salut.


MATINES

Après Le Seigneur est Dieu ..., Tropaire dominical du ton occurrent (2 fois). Gloire au Père ... Maintenant ..., Tropaire des Ancêtres: Par la foi ... Lecture du Psautier et cathisme du dimanche.

Après le Polyéléos, Hypakoï du ton, puis:

Cathisme, t. 8
Tous ensemble célébrons de nos chants Abraham, Isaac et Jacob, * le doux roi David, Josué et les douze Patriarches d'Israël, * et les trois Jeunes Gens qui éteignirent la fournaise ardente par la puissance de l'Esprit; * disons-leur: Réjouissez-vous qui avez noblement * résisté à l'erreur de l'orgueilleux tyran; * priant sans cesse le Christ, implorez-le pour nous, * afin qu'il accorde la rémission de leur péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Comme l'obole de la Veuve de jadis * je t'offre, ô Vierge, la louange qui t'est due * et l'action de grâces pour tes bienfaits; * car tu es mon secours et ma protection, * tu me délivres sans cesse des épreuves et de toute adversité; * comme du milieu de la fournaise de feu * tu me sauves de mes oppresseurs, et je te crie de tout cœur: * Mère de Dieu, viens à mon aide et intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton serviteur.

Anavathmi et Prokimenon du ton. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile Eothinon.
Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Psaume 50.

Canon de l'Octoèque, le premier. Canon des trois Jeunes Gens (t. 8), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante les trois Jeunes Gens et le sublime Daniel. Canon des saints Ancêtres (t. 1), avec l'acrostiche: Je chante pour les Pères la louange qui leur est due. Joseph.

Ode l, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Glorifions le Verbe éternel * qu'avant les siècles le Père engendre divinement * et qui est apparu en symbole * aux Jeunes Gens dans la fournaise.
Les nobles Jeunes Gens méprisèrent vaillamment * les paroles impies du tyran * et ne daignèrent pas à la façon des Chaldéens * se laisser souiller par les viandes des païens.
Vous vous êtes nourris de la parole en votre esprit * et pour votre corps vous utilisiez les plus simples aliments, * c'est pourquoi le roi vous a trouvé * meilleure mine qu'aux autres courtisans.
L'amer venin qu'injecta le serpent * dans les oreilles de la mère des vivants * est effacé par la virginale fleur * issue de David pour enfanter le Rédempteur.
t. 1
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; * sur terre voici le Christ, exaltez-le, * terre entière chante pour le Seigneur, * peuples, louez-le dans l'allégresse, * car il s'est couvert de gloire. »
Louons les Pères par des hymnes, * ceux qui brillèrent avant la Loi et sous la Loi * et servirent droitement le Seigneur * issu de la Vierge comme un soleil * et jouissent maintenant * de sa lumière sans couchant.
Honorons Adam, le premier père * couronné d'honneur par la main du Créateur: * il est l'ancêtre sans prédécesseur de tout le genre humain * et repose avec tous les élus * dans les tabernacles des cieux.
Le Seigneur et Dieu de l'univers * agréa les offrandes que son serviteur Abel * lui présentait dans la noblesse de son cœur; * mis à mort par la main du meurtrier, * il est entré dans la clarté * comme un témoin de notre Dieu.
Ecoutons les paroles inspirées * de qui annonce l'apparition du Christ: * voici que dans la grotte est enfanté * par une Vierge inépousée * celui dont l'astre prédisait aux Mages * le merveilleux enfantement.
Catavasie: Le Christ vient au monde, glorifiez-le.

Ode 3, t. 8
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Possédant une conscience formée par Dieu, * les Jeunes Gens de la race de David * observèrent sagement les lois de leurs Pères.
La flamme ne put consumer * les corps très-purs des Jeunes Gens: * le jeûne, nourricier de l'âme, les avait couverts de rosée.
Louange universelle aux chants nombreux, * celle qu'entonnent les Jeunes Gens * au milieu de la fournaise merveilleusement couverts de rosée.
Seigneur, afin de nous montrer * comment d'une Vierge tu naîtras, * tu sauves dans la fournaise le corps vierge des Jeunes Gens.
t. 1
« Avant les siècles, * par le Père ineffablement * le Fils est engendré; * et dans ces derniers temps * sans semence, d'une vierge il a pris chair; * chantons au Seigneur: * Toi qui relèves notre front, * tu es saint, ô Christ notre Dieu. »
Dans l'univers est célébrée * l'ardeur de Seth pour son Créateur: * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu'il a menée, * il l'a servi en vérité * et maintenant il s'écrie * sur la terre des vivants: * Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l'admirable Enos commença * d'invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l'univers; * ayant vécu sur terre * d'une façon qui plut à Dieu, * il en acquit grand renom.
Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu'il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été * un serviteur tout proche de Dieu.
L'attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr'ouvre justement * l'Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant * corporellement.
Catavasie: Avant les siècles.

Hypakoi, t. 2
Le feu se change en rosée pour les Jeunes Gens, * et le deuil se transforme en joie pour les saintes Femmes; * les deux merveilles ont un Ange pour serviteur: * pour les premiers il change la fournaise en un lieu de fraîcheur, * aux secondes il annonce la Résurrection le troisième jour. * Gloire à toi, Seigneur, notre source de vie.

Cathisme, t. 1
Fidèles, chantons tous les Ancêtres du Christ * qui se montra pour nous sur terre, * glorifiant par des hymnes celui qui fit des merveilles par eux, * car ils préfigurèrent sa venue * et sa naissance d'une Vierge, ineffablement, * ils l'annoncèrent au monde entier.

Ode 4, t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Le très-sage Daniel, * recevant en son esprit la lumière, l'inspiration, * par grâce divine fut capable d'expliquer * les songes que faisaient les souverains.
Resplendissant de merveilles fut le combat * que menèrent dans la flamme les Jeunes Gens: * il captiva le tyran et l'amena * vers ta connaissance, Seigneur tout-puissant.
Les instruments de concert * et la musique pleine d'harmonie * n'ont pas séduit les nobles Jeunes Gens: * ils ne se sont pas inclinés devant la statue d'or.
A Babylone les Jeunes Gens * célèbrent par des hymnes, Toute-digne de nos chants, * ton Fils, notre suprême Dieu * qu'ils ont reconnu dans la fournaise de feu.
t. 1
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, * de la Vierge, Seigneur, * tu es issu tel une fleur; * de la montagne ombragée, * ô Christ, objet de nos chants, * tu es venu en t'incarnant * de la Vierge inépousée, * toi, le Dieu immatériel: * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Présentons à notre Dieu * notre louange en vénérant * par des hymnes Noé * qui fut juste en vérité; * en tout divin commandement * il se montra vraiment parfait * et fut agréable au Christ * à qui nous chanterons dans notre foi: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Le Seigneur Dieu, voyant, Noé, * la noblesse de tes sentiments, * ta droiture, ta sincérité, * ta perfection en toutes choses, * de ce monde, le second, * t'institua comme le chef: * de chaque espèce tu sauvas * du déluge une lignée, * comme il te l'avait ordonné.
Dans nos hymnes * célébrons pieusement le bienheureux Noé * qui garda sans faille * la loi du Seigneur Dieu; * de toute sa génération * seul trouvé juste à ce moment, * il sauva dans l'arche de bois * toute espèce d'animaux, * selon l'ordre du Créateur.
C'est un vin de componction * que fait couler en nous qui t'honorons, * bienheureux Noé, * constamment ta mémoire * réjouissant l'âme et le cœur * des fidèles glorifiant * en toute pureté * tes vénérables dispositions * et ta vie si pleine de Dieu.
Dans la crèche * notre Rédemption va reposer maintenant * comme un nouveau-né * emmailloté de langes; * les rois mages viennent d'Orient * contempler le divin Roi * qui est enfanté sur terre * et, porteurs de présents, * lui rendre l'hommage avec foi.
Catavasie: Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé.

Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Sauveur, initiés à ta loi, * ils ne l'ont pas reniée, tes serviteurs * le sublime Daniel et, avec lui, * les trois Jeunes Gens à l'esprit divin; * mais, fortifiés par toi, leur Bienfaiteur, * ils triomphèrent des tyrans avec courage.
Ami des hommes, ton prophète Daniel * fut initié à tes mystères en esprit: * car il put te contempler * dans la pureté de son cœur * comme Fils de l'homme assis sur la nuée, * comme Roi et Juge de toutes les nations.
Plus que saphirs, Jeunes Gens, * vous avez resplendi en vos corps * et par l'ardeur de votre foi * plus que l'éclat de l'or avez brillé, * vous promenant dans la fournaise allégrement * et rythmant une danse avec tout l'univers.
Ô Vierge, le prophète Daniel * te décrit d'avance comme montagne; * et, voyant la fournaise répandre la rosée, * les Jeunes Gens se mettent à célébrer * par des hymnes le divin fruit de ton sein * comme Sauveur, Créateur et Seigneur.
t. 1
«Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »
Sem reçoive de divins honneurs, * lui qui recueillit la bénédiction paternelle * et fut agréable au Seigneur Dieu! * Au chœur des Ancêtres il fut adjoint * et sur la terre des vivants * il jouit de l'allégresse et du repos.
Abraham, l'ami de Dieu, * fut jugé digne de voir * le jour de son Créateur * et fut rempli de joie spirituelle; * vénérant la droiture de son esprit, * glorifions-le comme fidèle serviteur de notre Dieu.
Autant qu'un homme peut la voir, * tu as vu la Trinité et l'as reçue chez toi * en ami intime, bienheureux Abraham; * pour cette étrange hospitalité * tu as reçu le privilège de devenir * par la foi le Père d'innombrables nations.
L'Infini s'anéantit en notre chair, * le Dieu d'avant les siècles pour nous commence d'exister; * de riche qu'il était, il prend ma pauvreté, * le Verbe de Dieu repose comme enfant nouveau-né * dans la mangeoire d'animaux sans raison * pour recréer l'humanité depuis Adam.
Catavasie: Dieu de paix et Père de tendresse.

Ode 6, t. 8
« L’abîme de mes fautes, la houle du péché * me troublent et me poussent violemment * vers le gouffre du désespoir; * tends vers moi ta puissante main * et comme Pierre sur les flots * sauve-moi, Ô divin Nautonier. »
Dominant sur les passions spirituelles * par la puissance du Verbe divin, * vous êtes devenus des chefs au pays des Chaldéens, * car la vertu sait décerner * des honneurs à ceux qui la possèdent, * sages descendants de la race de David.
S'adonnant à la vivifiante mortification, * Daniel détruisit jadis par la nourriture * celui qui pour les Chaldéens était un dieu * ainsi que leur terrible dragon * et sagement il fit périr * les prêtres impies qui les servaient.
Vierge Mère de Dieu, * supplie mon Juge, ton Fils, * pour qu'à l'heure du jugement * il use de miséricorde envers moi * et me sauve du terrible châtiment; * car en toi seule je place mon espoir.
t. 1
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »
Isaac, tu fus, ô bienheureux, * la claire préfiguration * du Christ en sa Passion: * docile à ton père tu fus conduit * sur la montagne pour être immolé; * c'est pourquoi tu apparais en vérité * comme bienheureux et proche ami de Dieu, * habitant ses parvis * avec tous les Justes.
Jacob se montre aux yeux de tous * comme un fidèle serviteur * du Dieu de l'univers; * il a lutté avec l'Ange * et mérita d'être appelé: celui qui a vu Dieu; * en songe il contempla l'échelle dressée * sur laquelle Dieu s'est appuyé * pour s'unir à notre chair * par divine bonté.
A son père obéissant par amour, * Joseph, jeté en la citerne, * est vendu, comme figure anticipée * du Christ immolé * puis déposé en la fosse; * il procure le froment à l'Egypte * par ses justes et sages dispositions * et manifeste un pouvoir souverain sur les passions.
Celui qui est, dans l'éternité, * avec le Père et l'Esprit * se montre sur la terre comme nouveau-né; * et celui qui enveloppe la terre de nuées, * le voici emmailloté de langes, * reposant dans la mangeoire des bestiaux; * par avance maintenant * dans l'allégresse fêtons * son enfantement virginal.
Catavasie: De ses entrailles, comme il l'avait reçu.

Kondakion, t. 6
Jeunes Gens trois fois heureux, vous n'avez pas vénéré * l'image faite de main d'homme, * mais fortifiés par l'ineffable présence de Dieu, * vous l'avez glorifié dans la fournaise de feu; * vous tenant au milieu de la flamme irrésistible, * vous avez invoqué le vrai Dieu: * Hâte-toi de venir à notre aide, Seigneur, * en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que tu veux, tu le fais.

Ikos
Seigneur, veuille étendre ta main, * celle dont firent l'expérience jadis * l'armée des Egyptiens combattant * et le peuple d'Israël poursuivi; * puissent ne pas nous engloutir * la mort assoiffée et Satan qui nous hait! * Au lieu de nous abandonner, approche-toi de nous * et fais grâce à nos âmes, Seigneur, * comme jadis tu épargnas les Jeunes Gens * qui à Babylone te chantaient sans cesse, * jetés dans les flammes à cause de toi * et te criant de la fournaise: * Hâte-toi de venir à notre aide, Seigneur, * en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que tu veux, tu le fais.

Synaxaire
Après le Synaxaire du jour:
Ce même jour, Dimanche des saints Ancêtres.
Ancêtres, vous dansiez d'allégresse autrefois
en voyant s'approcher le Christ, Messie et Roi.
Toi l'aïeul du Christ, Abraham, réjouis-toi
Par les prières de tes Saints, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« A Babylone les Jeunes Gens dans leur piété * n'adorèrent pas l'image d'or, * mais au milieu de la fournaise de feu * couverts de fraîche rosée, * ils entonnèrent un cantique, disant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Du milieu de la flamme retentit * un cantique pour le Dieu tout-puissant; * Azarias avec ses compagnons * formant un chœur divin, * ils se mirent à chanter, tous les trois: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Le chœur des Jeunes Gens * célébra le Tout-puissant, * le Dieu de l'univers * qui dans la fournaise leur apparut * et ils se mirent à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Le roi, sachant qu'ils étaient trois, * les jeunes gens jetés dans le feu, * lorsque le quatrième lui apparut, * reconnut en lui le Fils de Dieu * et s'écria devant tous: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Bienheureux prophète Daniel, * en ton esprit recevant clairement * la divine illumination, * tu présentas le virginal enfantement * représenté par de mystiques figures, en disant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 1
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, * méprisant l'ordre impie du tyran, * furent sans crainte devant le feu, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Chantons Daniel dompteur de lions, * Ananias, Azarias, Misaël * qui éteignirent la fournaise de feu * et tous ensemble chantèrent pour le Christ: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Luttant dans les épreuves et l'affliction, * Job a mérité vraiment le nom * de serviteur de Dieu, car il fut * doux, sincère, sans reproche, parfait, * et il disait: Seigneur, tu es béni.
Dans la foi vénérons Moïse et Aaron, * célébrons aussi Lévi, * Josué, Gédéon * et Samson, nous écriant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Ainsi que le Prophète l'a prédit, * voici que dans le sein Dieu est conçu * par l'inépousée qui s'apprête à enfanter * dans la grotte de Bethléem celui pour qui nous chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Catavasie: Les Jeunes Gens élevés dans la piété.

Ode 8, t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * nation entière, exalte-le dans tous les siècles. »
Jeunes Gens, désireux de sauver * le noble héritage d'Abraham, * à son exemple vous avez acquis * l'espérance, la sûreté de la foi, * la patience, dans les épreuves la fermeté, * et sans défaillance vous chantiez: * Vous les prêtres, bénissez; * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme des astres lumineux * rendant la terre semblable au ciel * et rayonnant l'éclat de leur piété, * dans la fournaise ils chantaient * la louange de tout l'univers * pour leur Maître et Bienfaiteur: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Les descendants de David, * qui purent éteindre dans leur vigueur * la flamme s'élevant très haut * et retinrent les griffes des lions, * remplis d'allégresse chantaient * pour le Seigneur qui les avait sauvés: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Toute-pure, le sage Daniel * initie au mystère sacré * de ton enfantement divin * et par des symboles les trois Jeunes Gens * d'avance le figurent en voyant, * merveilleusement issu de ton sein, * celui que bénissent les prêtres, les jeunes gens, * et que les peuples exaltent dans les siècles.
t. 1
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
En ce jour nous célébrons * le souvenir des Pères saints * qui depuis les siècles furent agréables à Dieu: * Adam, Abel, Seth et Noé, * Enos, Enoch et Abraham, * Melchisédech et Job, * Isaac et le fidèle Jacob. * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Parmi les Pères encore célébrons * ceux qui furent agréables à Dieu: * Barak, Nathan, Eléazar, * Josias et David, * Jephté et Samuel, * juge, prophète et voyant * qui lui-même s'écriait: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
La louange de nos chants, * offrons-la joyeusement * aux Prophètes de Dieu: * Osée, Amos, Abdias et Jonas, * Aggée, Michée, Zacharie et Malachie, * Nahum, Habacuc et Sophonie, * Isaïe et Jérémie, * Ezéchiel et Daniel, * Elie et son disciple Elisée.
Par des hymnes triadiques célébrons, * fidèles, la très-sainte Trinité, * le Père sans commencement, * le Fils et l'Esprit saint, * consubstantielle Trinité * que tout ce qui respire et ce qui vit * glorifie en chantant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
D'entrailles virginales tu sortis * ineffablement porteur de notre chair * et fus enfanté, Jésus Christ, * dans la grotte comme un nourrisson, * par miséricorde infinie, * tandis qu'un astre, de loin * t'annonçait aux savants * qui s'écrièrent dans la foi: * Chantez le Christ, exaltez- le dans les siècles.
Catavasie: La fournaise qui distille la rosée.

Ode 9, t. 8
« Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Jeunes Gens bienheureux, * vous avez rejoint le terme de vos souhaits: * au sommet de vos désirs * vous vous tenez dans les parvis célestes.
Après les larmes, c'est dans la joie * que vous récoltez les gerbes * de votre beau travail, * ayant produit l'épi de la vie immortelle.
Pour vous s'est levée désormais * la splendeur que vous aviez méritée; * voici en fleur la joie de votre cœur, * car vous habitez à l'abri de tout chagrin.
Tu as mis un terme à la mort, * ô Vierge, en enfantant le Seigneur, * source de vie qui vivifie * les fidèles qui te magnifient.
t. 1
« Je vois un mystère étonnant * qui dépasse l'entendement: * une grotte est devenue le Ciel * et la Vierge remplace le trône des Chérubins; * la crèche est la demeure où repose * le Christ notre Dieu infini * que nous chantons et magnifions. »
Par ta puissance, Seigneur, * des femmes de grand cœur * jadis accomplirent des exploits: * ce furent Anne, puis Judith, * la vaillante Debora, * Jaël et Esther, * Sara et la sœur de Moïse, Myriam, * Rébecca, Rachel et Ruth.
Pieusement nous vénérons * les nobles Jeunes Gens * qui éteignirent la fournaise de feu, * ainsi que le prophète Daniel * et tous les Justes ayant brillé * clairement avant la Loi * et de même, après la Loi, * ceux qui ont bien servi le Seigneur.
Parmi les descendants d'Abraham * de saints Prophètes se sont levés * qui d'avance ont annoncé * dans la ferveur de l'Esprit * le Verbe issu de la race d'Abraham * et de la tribu de Juda; * par leurs prières, Jésus, * aie pitié de nous tous.
Par votre mémoire l'entière création est sanctifiée; * en la fête de ce jour * suppliante elle s'écrie: * Ancêtres bienheureux, * sans cesse priez le Seigneur * d'accorder ses biens éternels * à ceux qui vous célèbrent de tout cœur.
Portant mon être, le Seigneur * naît d'une Vierge, le voici, * dans une grotte il voit le jour, * sans mélange ni confusion, * le Verbe que le Père a engendré! * En action de grâce, Ô Création, * exulte et magnifie * sa condescendance infinie.
Catavasie: Je vois un mystère étonnant.

Exapostilaire (t. 3)
En ce jour, dans l'allégresse réunis, * amis de la fête, célébrons le souvenir * de nos Pères Abraham, Isaac et Jacob, * de qui le Christ notre Seigneur * est descendu selon la chair * dans sa miséricorde et la tendresse de son cœur.
Célébrons Adam, Abel et Seth, * Enos, Enoch et Noé, * Abraham, Isaac et Jacob, * Moïse, Job et Aaron, * Eléazar et Josué, * Barak, Samson, Jephté, David et Salomon.
Toute-pure et immaculée, * divine Epouse, Vierge Marie, * à l'heure terrible du jugement * viens au secours du malheureux que je suis * et sois mon avocate auprès de ton Fils * pour me sauver de toute peine et châtiment.

laudes
Après les 4 premiers stichères dominicaux du ton occurrent:
t. 2
Célébrons maintenant * tous ensemble le souvenir * des Ancêtres vénérés, * chantant la sainte vie * pour laquelle ils furent magnifiés. (2 fois)
Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Ils apaisèrent la vigueur * des flammes, les Jeunes Gens * qui dansaient au milieu du feu * et chantaient le Dieu tout-puissant.
Car tu es juste en tour ce que tu as fait venir sur nous
et sur Jérusalem, la ville sainte de nos Pères.
Malgré la fosse où il fut jeté et les fauves qu'il côtoyait, * le prophète Daniel * se trouva préservé * de tout dommage qu'ils auraient pu lui causer.
Gloire au Père, t. 7
Venez, tous les fidèles, fêtons * le souvenir annuel des Pères avant la Loi; * honorons de nos hymnes Abraham et sa lignée, * vénérons comme il se doit la tribu de Juda; * célébrons en compagnie du prophète Daniel * les Jeunes Gens, figure de la Trinité, qui éteignirent la fournaise de feu; * des Prophètes possédant les prophéties, * élevons notre voix pour dire à la suite d'Isaïe: * Voici que la Vierge concevra en ses entrailles, * elle mettra au monde un Fils, l'Emmanuel, * ce qui veut dire: Dieu est avec nous.
Maintenant ...
Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l'Enfer; * par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction, * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés; * c'est pourquoi nous élevons la voix pour chanter: * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu * qui l'as voulu ainsi! Gloire à toi.

Grande Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.

Monique
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11 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 17:06

11 DÉCEMBRE

Mémoire de notre vénérable Père Daniel le Stylite.

VEPRES

Lucernaire, t. 8

Comment t'appellerons-nous, saint Daniel? * Ascète, car tu soumis les passions à l'esprit; * athlète, car tu montras de la vaillance au combat; * colonne élevée de terre vers le ciel, * solidement fixée sur la pierre de vérité, * lutteur zélé, très-habile guérisseur. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Comment t'appellerons-nous, saint Daniel? * Déracineur de passions et planteur de vertus, * véritable thaumaturge, avocat des pécheurs; * courageux pourchasseur des esprits, * flambeau rayonnant de piété, * défenseur de l'Eglise et demeure de l'Esprit. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Comment t'appellerons-nous, saint Daniel? * Modèle des moines et docteur des tempérants, * ornement des fidèles, artisan de guérisons; * chandelier de lumière pour les cœurs enténébrés, * concitoyen des Anges, partageant leur honneur, * homme céleste, habitant du Paradis. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, t. 5
Père vénérable, ayant bien cultivé * le talent que le Christ t'avait confié, * tu t'es montré même au-delà de la mort * pourchasseur de démons et guérisseur de maladies, * colonne, base, sainte montagne de l'Eglise du Christ; * c'est pourquoi, thaumaturge Daniel, nous te prions * de procurer au monde la paix * et à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Pleine de grâce, intercède pour nous, * demande pour nos âmes l'abondante miséricorde de Dieu * et le pardon de nos péchés si nombreux.
Stavrothéotokion
Ta Mère toute-pure, longanime Seigneur, * contemplant ta vénérable Passion, * pleurant et se frappant la poitrine, s'écria: * Jésus, mon doux Fils, dont le nom est pour moi le salut, * lumière du monde et Soleil sans déclin, * comment, te voyant suspendu tel un criminel sur le bois de la croix * et percé d'une lance en ton flanc immaculé, * pourrai-je souffrir cette vision * et vivre, ô mon Fils et mon Dieu, * si ne brille pour moi la lumière de ta Résurrection?

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 1
Colonne de patience, tu fus digne des patriarches de jadis: * comme Job dans les souffrances et comme Joseph en ses épreuves, * et tu vécus comme un Ange, malgré la chair, * vénérable Père saint Daniel, * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canon, de l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Par des hymnes je célèbre Daniel le Stylite. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Du ciel fais descendre, bienheureux Daniel, * la lumière sur celui qui va louer * par des hymnes ta mémoire sacrée.
Vénérable Père, tu t'es levé sur l'univers * comme un soleil sublime pour éclairer * l'ensemble des croyants de tes vertus rayonnantes.
Obéissant aux préceptes du Seigneur, * tu mortifias ta chair dans la tempérance * et tu l'as soumise au pouvoir de l'esprit.
Ô Vierge, né de toi sans changement, * le Seigneur se fit homme entièrement, * demeurant ce qu'il était même après l'incarnation.

Ode 3
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Grâce au bâton de la tempérance tu as ouvert, * vénérable Père, l'océan des passions, * tu l'as franchi sans y être englouti * et tu gagnas la montagne d'où les passions sont exclues * pour converser avec Dieu dans la pureté de ton cœur.
T'élevant jusqu'au faite des vertus, * tu te fis connaître au monde entier * sur la colonne où tu restais juché, * éclairant les fidèles qui s'approchaient de toi * par la splendeur de tes miracles étonnants.
Fondé sur le roc de la connaissance de Dieu, * à toutes les intrigues des démons * tu opposas ton invincible fermeté; * sur terre par la colonne hissant ton corps, * tu élevas ton âme à tire-d'aile vers les cieux.
Délivre-moi de l'offensive des passions, * combats les ennemis qui se lèvent contre moi, * pose-moi, ô Souveraine, fermement * sur la pierre des divins commandements, * illumine mon âme, toi la Porte de la Clarté.

Cathisme, t. 8
Ornant ton âme de ces divins joyaux * que sont la tempérance, les efforts et l'oraison, * tu devins un compagnon des Anges, Père bienheureux; * tu reçus le don des miracles en vérité * pour guérir les maladies des fidèles te vénérant; * chassant en outre la multitude des démons, * tu accordes aux hommes leur guérison, * bienheureux Daniel digne de toute admiration. * Intercède sans cesse auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Venez, tous les fidèles, magnifions par nos voix * la Reine, la Mère du Créateur de l'univers * et dans nos hymnes à sa louange disons-lui: * Cause de notre joie, Vierge toute-digne de nos chants, * sauve ceux qui te vénèrent et par tes prières protège-les; * comme Mère de Dieu tu as l'audace de parler * pour que soient délivrés de l'affliction tes serviteurs * et que soient exaucées les demandes des fidèles te criant: * Intercède sans cesse auprès de ton Fils et ton Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui pieusement se prosternent devant ton Enfant.
Stavrothéotokion
Vierge toute-pure, contemplant près de la croix * les souffrances de ton Fils et de ton Dieu, * les entrailles déchirées, tu t'écrias en sanglotant: * Comment, Seigneur, te laisses-tu crucifier * pour subir, hélas, la mort selon la chair? * Je célèbre, Sauveur, ton ineffable volonté, * car c'est pour sauver ton errante créature que tu es venu. * Cependant, ressuscite, ô mon Fils, et comble d'allégresse mon cœur, * toi dont les souffrances combleront de joie l'univers.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Sur la colonne ayant vu resplendir, * illustre Père, comme un soleil éblouissant * Siméon, le serviteur de Dieu, * tu fus illuminé divinement * par la pure clarté que son être rayonnait, * saint Daniel, et tu marchas * sur ses traces, en imitant sa vie.
Tu mis en fuite des légions de démons, * bienheureux Père, par les armes de la foi et sous le flot de tes prières tu engloutis * leurs maléfices, en arrêtant * le mal qu'ils faisaient aux navigateurs; * et tu sauvas ceux qui chantaient pour le Seigneur: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Juché sur ta colonne, Bienheureux, * toute la nuit, Père saint, tu étais là * comme un ange incorporel, * tenant la pupille de ton âme en arrêt * et recevant comme un pur miroir * dans ta conscience purifiée * les clartés divines et spirituelles.
En toi se renouvellent la nature et ses lois, * car tu as enfanté le Verbe, l'auteur de la Loi, * Toute-pure, dépassant en vérité * tout verbe et toute raison * et délivrant de l'absence-de-raison * le genre humain qui chante dans la foi: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Pour obtenir la gloire dans l'éternité, * tu mortifias les désirs de la chair * et réfrénas l'élan de tes passions * par les combats de la tempérance, Père saint; * alors aux yeux de tous tu apparus comme un fleuve de miracles, une source de guérisons.
Siméon l'admirable apparut, * bienheureux Père, à ton âme extasiée, * en compagnie de deux Anges te montrant * le chemin qu'il parcourait: * Viens, dit-il, et tiens-toi près de moi, * dans la grâce te hissant jusqu'à Dieu.
Eclairé, Père saint, par la splendeur * de la divine lumière sans couchant, * tu chassas l'obscurité des noirs démons * et les ténèbres des passions; * et tu fus une colonne de clarté, * une échelle menant les fidèles vers Dieu.
Ayant enfanté le Maître, tu parus * plus élevée que les Puissances d'en-haut, * seule toute-digne de nos chants, * et tu divinisas la nature des mortels; * ô Vierge, en toi nous glorifions * de cœur et de lèvres la Mère de Dieu.

Ode 6
« Seigneur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie, * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Vénérable Père, ton esprit, * illuminé par l'approche de Dieu, * ne fut pas consumé par la flamme des plaisirs, * mais demeura au-dessus des passions * et surmonta l'inclination pour le corps.
Père divin et bienheureux, * ton âme comblée par les flots vivifiants * des charismes de l'Esprit * fit jaillir des fleuves de guérisons * pour assécher les torrents des passions.
Nous tous, les fidèles, nous possédons * en toi la protectrice, le rempart, * nous qui sommes sans cesse en péril * sur l'océan du malheur, la tempête de l'affliction, * Mère de Dieu, seul refuge des mortels.

Kondakion, t. 8
Tu t'es levé comme un astre éblouissant, Père bienheureux, * tu éclairas le monde sur la colonne par tes saintes actions * et tu dissipas les ténèbres de l'erreur; * fais briller dans les âmes de tes serviteurs * la lumière sans déclin de la connaissance de Dieu.

Ikos
Ma voix n'est pas assez pure pour louer tes combats, * car je n'ai pas la pureté du cœur, je l'ai souillé honteusement, * mais donne-moi la parole pour louer purement * ta vie que les Anges mêmes ont admiré, Père saint, * car tu as vécu toi-même comme un incorporel, * recevant la lumière sans déclin de la connaissance de Dieu.

Synaxaire
Le 11 Décembre, mémoire de notre vénérable Père Daniel le Stylite.
Laissant les inquiétudes terrestres, Daniel,
au point de surplomber la terre, tu habites
d'abord sur ta colonne et maintenant au ciel.
Le onze il a rejoint le terme des stylites.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Les chœurs des Anges ont admiré, * Père théophore, ta façon de te tenir: * malgré le corps tu imitas * leur genre de vie, et tu criais: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Ayant brillé par la sublimité de ta vie immatérielle * et par le don éclatant de prophétie, * Père thaumaturge, tu fais resplendir * sur nous qui te vénérons pieusement, * vénérable Daniel, la splendeur des guérisons.
Dissipe la brume de mes passions * par la splendeur de tes prières, Bienheureux, * et guide-moi sur les chemins de vie, * pour que je chante: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Ô Vierge, montre-moi ta faveur * et par les remèdes de ton intercession * guéris mon âme blessée par le glaive du péché, * pour que je puisse m'écrier: * Béni soit le fruit de ton sein!

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * nation entière, exalte-le dans tous les siècles. »
Père théophore, tu as atteint * le bien suprême, ton ultime désir, * t'élevant comme sur des ailes * sur tes vertueuses actions; * avec les Anges, Daniel, tu t'écries: * Jeunes gens, bénissez le Christ, et vous prêtres, louez-le, * nation entière, exalte-le dans tous les siècles.
La puissance de Dieu * visiblement te donna le pouvoir * de supporter le froid, * les brûlures du soleil, * les purulentes plaies de la chair, * et malgré tous ces maux, tu t'écriais: * Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme Job tu fus cerné * par tant d'épreuves, d'afflictions; * du juste David tu as suivi la douceur, * de Jacob tu imitas la sincérité * et de Joseph la chasteté; * et tu chantais sans cesse: Bénissez, * vous les prêtres, le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Te proclamant Mère de Dieu * et suivant tes paroles, maintenant, * Dame toute-sainte et digne de nos chants, * nous te disons bienheureuse * pour avoir enfanté le Dieu bienheureux * qu'en deux natures nous célébrons * dans l'unité de la personne, chantant: * Peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien * voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Trépassant au terme de ta course, * vénérable Père, tu vis devant toi * les portes du ciel ouvertes et les Anges en chœur te recevant; * de la gloire des justes te couronna le Christ * que nous magnifions fidèlement dans nos hymnes.
Comme un lis dans le pré de l'ascèse tu fleuris, * comme un cyprès tu t'élevas jusqu'à trouver la perfection, * comme l'olivier du psaume tu es apparu, * toi qui grâce à l'huile de tes efforts * fais resplendir nos visages et nos cœurs.
En toi, saint Daniel, l'univers a reconnu * la colonne édifiée sur le socle des vertus, * l'inébranlable tour, la fontaine miraculeuse, le calme port, * le trésor des guérisons, le siège de l'Esprit; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire en ce jour.
En ce jour, vénérable Père, plus clairement que le soleil * s'est levé sur nous ton divin souvenir * illuminant de ta justice l'âme des croyants * et dissipant les ténèbres des passions funestes; * célébrant ta mémoire, nous te chantons pieusement.
Sauveur qui même après l'enfantement conservas ta Mère vierge comme avant, * lorsque tu viendras juger les œuvres de ma vie, * fais-moi grâce malgré mes fautes, mes iniquités, * Dieu de tendresse, ami des hommes et sans péché.

Exapostilaire (t. 3)
Accablé par la froidure et la chaleur, * Père saint, tu demeuras juché en ton corps * comme un acier que ne purent ployer * les nécessités de la vie; * c'est pourquoi tu méritas de devenir, * admirable Daniel, un héritier de la gloire sans déclin.
Vierge immaculée, tu enfantas * celui que Dieu engendre, le Verbe divin * qui porte au monde le salut * et très sagement accomplit la rédemption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te chantons * comme celle qui intercède auprès de lui * pour nous délivrer de tout péril et de toute maladie.

Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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12 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 17:12

12 DECEMBRE

Mémoire de notre vénérable Père Spyridon le Thaumaturge,
évêque de Trimythonte en Chypre.


VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 5

Réjouis-toi, modèle des Pontifes sacrés, * inébranlable colonne de l'Eglise du Christ, * gloire des Orthodoxes et source de miracles étonnants; * inépuisable flot de charité, * flambeau rayonnant de mille feux, * instrument vibrant au souffle de l'Esprit; * modèle de douceur, d'intégrité, * paré de franche simplicité, * homme céleste, ange vivant ici-bas, * ouvrier de la vigne du Seigneur, * ami intime du Christ, * intercède auprès de lui, * pour qu'à nos âmes soit donnée la grâce du salut. (2 fois)
Héritier de la terre qu'ont les doux en partage, * gloire des Pères, Spyridon, * par la force de tes paroles sages et sans détours * et par grâce divine tu renversas * l'erreur funeste et folle d'Arius * et dans l'Esprit tu exaltas les enseignements salutaires et divins, * illuminant tous les chrétiens orthodoxes clairement, * leur apprenant à glorifier le Verbe unique, en vérité * consubstantiel au Père sans commencement, * celui qui donne au monde la grâce du salut. (2 fois)
Mortifiant les passions de la chair, * tu ressuscitas les morts par grâce de Dieu, * tu changeas en or un serpent et par tes prières freinas le cours d'un torrent; * de nuit tu apparus à l'empereur en danger * et le guéris par ta réelle apparition * dans la gloire prodigieuse que le Seigneur t'avait donnée; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire tout haut * et vénérons la sainte châsse de tes reliques, Spyridon; * c'est d'elle que tu fais jaillir sur les croyants * des flots de guérisons et la grâce du salut. (2 fois)
Gloire au Père, t. 1
Bienheureux Père, vénérable Spyridon, * par amour de Dieu tu questionnas la trépassée comme vivante; * toi qui pratiquais la pauvreté, * tu changeas le serpent en or; * tu arrêtas le cours du fleuve par compassion pour les gens; * et comme un instrument de la providence de Dieu, * tu apparus à l'empereur pour le guérir; * et tu ressuscitas les morts, en disciple du Christ. * Au milieu des nombreux Pères réunis, * tu fis briller la clarté de la foi. * Ayant tout pouvoir dans le Christ qui t'assigne un tel don, * prie-le de sauver aussi nos âmes.
Maintenant, t. 6
Grotte de Bethléem, prépare-toi: * voici qu'arrive la Brebis * qui porte le Christ en ses entrailles. * Crèche, accueille celui * dont le verbe nous délivre, nous mortels, * de nos œuvres sans verbe ni raison. * Bergers qui passez la nuit dans les champs, * par votre témoignage confirmez le miracle étonnant, * Mages de Perse, apportez au Roi l'or, la myrrhe et l'encens; * car de la Vierge Mère a paru le Seigneur * qu'elle adore humblement inclinée, * disant à celui qu'elle porte en ses bras: * Comment as-tu été semé dans mon sein, * comment t'y es-tu développé, * ô Jésus, mon Rédempteur et mon Dieu.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour. Si l'on veut faire les Lectures, voir celles du 6 de ce mois.

Apostiches, t. 1
Venez, tous les fidèles, participons * au festin sacré de cette brillante festivité, * au banquet spirituel auquel Spyridon nous convie: * divine table, doux miracles, actions immortelles; * imitons la douceur, la simplicité, * la franchise, la bonté, * la sagesse manifestée envers tous, * qualités par lesquelles il brilla * parmi les Pontifes comme un soleil.
Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Sage pontife Spyridon, * tu excellas par tes miracles et tes vertus: * les unes ont rendu ta vie plus brillante que la lumière du soleil, * les autres illuminèrent la surface du monde plus que l'éclat du firmament; * en toutes choses tu nous apparais * comme un être sublime, splendide et glorieux * et comme le chaleureux défenseur * des fidèles se réfugiant sous ta protection.
Tes prêtres se revêtent de justice et tes fidèles jubilent de joie.
Merveille qui inspire l'effroi! * à ta demande la morte répondit de vive voix, * et sur ton ordre l'enjoignant, le cours du fleuve s'arrêta; * par ta prière fut guérie la maladie de l'empereur; * le serpent fut changé en or, * les morts furent ressuscités par toi; * car en toi c'est le Christ qui agissait, * pontife Spyridon qui prêchas bien clairement * le dogme de la sainte Trinité.
Gloire au Père, t. 2
Vénérable Père Spyridon, * tu t'es montré le trésor des Pontifes par tes vertus! * tu repoussas l'hérésie en défenseur de l'Eglise, * avec le concile tu terrassas le blasphème d'Arius * et, puisque tu fais merveilles en parole et en action, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant ...
Voici qu'approche pour nous le temps du salut: * Grotte de Bethléem, prépare-toi, * la Vierge va mettre au monde son enfant; * terre de Juda, exulte de joie, * car de toi se lève le Seigneur; * montagnes et collines, écoutez, * ainsi que toutes les campagnes de Judée, * car le Christ vient sauver * en son amour du genre humain * l'homme qu'il a formé jadis de sa main.

Tropaire, t. 1
Tu fus le champion du Premier des Conciles * et le thaumaturge, Père théophore Spyridon; * tu as parlé avec une morte ensevelie, * tu as changé en or un serpent; * quand tu chantais tes saintes oraisons, * les Anges célébraient avec toi, Pontife saint. * Gloire à celui qui t'a glorifié, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère par toi la guérison en tous!
Ô Vierge, lorsque Gabriel te disait: Réjouis-toi, * à sa voix s'incarnait le Maître de l'univers * en toi, l'arche sainte, * selon la parole du juste David, * et tu as paru plus vaste que les cieux, * puisqu'en ton sein tu portas le Créateur. * Gloire à celui qui fit sa demeure en toi, * gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui est né de toi pour nous sauver.


MATINES

Cathisme I, t. 3
Tu as changé, vénérable Père, le serpent en or * et par la force de tes discours, * Père théophore, tu étouffas * la funeste impiété d'Arius; * Bienheureux, tu as guéri l'empereur, * ressuscité les morts et chassé les démons; * c'est pourquoi tous ensemble nous chantons, Pontife, ta mémoire vénérée.
De joie s'emplissent la terre et ses confins! * voici qu'en effet la Mère de Dieu * s'apprête à enfanter le Roi de l'univers, * merveille qu'il est impossible d'exprimer! * L'Infini commence dans le temps, * l'Incorporel se revêt de notre chair, * la grotte reçoit celui qui tient le monde en sa main. * Bethléem, exulte, Création, célèbre par des danses l'avant-fête du salut.

Cathisme II, t. 4
De tes paroles tu ornas l'Eglise du Christ, * par tes œuvres tu honoras ta ressemblance avec Dieu; * par ta sagesse, bienheureux Spyridon, * tu éclairas le monde entier * et tes charismes de guérisseur * ont resplendi sur l'univers; * c'est pourquoi nous célébrons fidèlement ton souvenir.
Vierges, donnez le signal * de la joie que la Vierge éprouvera, * mères, escortez de vos chants * la Mère du Christ notre Dieu; * aux Anges s'unissent les Mages d'Orient, * à notre chœur se joignent les Pasteurs: * car la Vierge s'avance pour enfanter * dans la cité de Bethléem. * Par ses prières, ô notre Dieu, sauve-nous.

Après le Polyéléos:
Cathisme, t. 8
Aux princes et aux évêques * dans l'assemblée vénérable des amis de la sagesse divinement tu montras * clairement la puissance de la sainte Trinité; * on te vit prêcher l'unité de la Divinité, * de l'unique substance tu fis connaître l'enseignement; * par divine inspiration et grâce à la puissance de l'Esprit * d'ineffable manière tu fis cesser le bavardage d'Arius. * Pontife inspiré, supplie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Trône flamboyant de notre Dieu, réjouis-toi, * siège royal, Ô Vierge, réjouis-toi, * lit nuptial recouvert de pourpre dorée, * chlamyde écarlate, temple richement orné, * char étincelant, chandelier porteur de la Clarté; * réjouis-toi, Ô Mère de notre Dieu, * ville aux douze remparts et porte dorée, * chambre illuminée, table aux reflets d'or, tabernacle orné par Dieu; * réjouis-toi, glorieuse épouse rayonnante de soleil, * réjouis- toi, unique splendeur de mon âme.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. Verset: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de Spyridon ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu . Aie pitié de moi, Ô Dieu ...
t. 6
Sage pontife Spyridon, * joyau des Pères et leur sommet, * par l'éclat de tes miracles illuminant * les confins de l'univers * et te montrant vainqueur de la fureur d'Arius, * implore le Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.

Canon de la Mère de Dieu, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Ayant rejoint la terre promise aux doux, * vénérable Père, en vertu de ta douceur, * de ta compassion et de ta pureté, * apaise la tempête soulevée * en mon cœur, afin que désormais * dans le calme divin je te puisse célébrer.
Emondé en ton âme par les soins de Dieu, * pontife Spyridon, tu devins semblable à lui * et tu fus comblé richement * du splendide rayonnement de l'Esprit saint; * c'est pourquoi tu es capable d'éclairer * les cœurs purs qui te déclarent bienheureux.
Comme David du milieu de ses troupeaux * t'a pris le Créateur * pour te placer en bon pasteur * à la tête des brebis spirituelles, * rayonnant de franchise et de douceur * et paré d'innocente splendeur.
Vierge pure et tout-immaculée, * illumine et sanctifie * les pensées de mon esprit, * éloignant de moi les brumes de l'erreur * et les ténèbres du péché, * afin qu'à juste titre je te dise bienheureuse.

Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Le cœur illuminé, loin des passions, * paré aussi de sainte humilité, * tu as pu recevoir les charismes de l'Esprit * pour chasser les démons et guérir les maladies * des fidèles te vénérant, Père saint.
Pontife détruisant l'auteur du mal, le Serpent, * et foulant aux pieds la convoitise de l'argent, * par compassion pour les pauvres tu changeas * un reptile en objet d'orfèvrerie * par tes saintes prières, Spyridon.
Gravissant la montagne de la divine contemplation, * pénétrant dans la nuée - l'absence de passions - * tu as reçu sur les tables de ton cœur * saintement la Loi salutaire * en serviteur intime de ton Maître, le Christ.
Illumine mon cœur enténébré par négligence, * divine Epouse, guéris mon âme vulnérée, * afin que je chante: Nul n'est pur * comme toi, ô Vierge immaculée, * nul n'est sans tache, comme toi, notre Dame.

Cathisme, t. 8
C'est parmi les brebis du troupeau que tu fus choisi brillamment * pour paître l'Eglise du Christ, Spyridon, Pasteur élu de Dieu, * et tu éloignas par tes paroles les loups de l'hérésie, * nourrissant ton EgIise avec l'herbe fraîche de la piété; * au milieu des Pères saints, Hiérarque bienheureux, * tu as éclairé la foi dans la sagesse de l'Esprit. * Prie le Christ notre Dieu d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée. .
Célébrant l'avant-fête de la Nativité du Christ, * fidèles, tous ensemble et le cœur en fête, partons à sa rencontre dignement, * comme les Mages, portant nos présents, les vertus, * avec les Anges, chantant un cantique nouveau * à celui que l'univers glorifie, notre Dieu * que sans semence la Vierge met au monde à Bethléem.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Enflammé par les braises de l'Esprit saint, * Bienheureux, tu consumas * le bois sec de tes passions * et par l'éclat de tes vertus * tu éclairas le monde, Spyridon.
Interrogée, la morte te parla * et sur ton ordre, Père bienheureux, * le cours du fleuve s'arrêta, * car tu fis des miracles aux yeux de tous, * ayant hérité la grâce de Dieu.
Ayant toi-même, par inspiration divine, * mortifié l'élan des passions charnelles, * par ta parole vivifiante tu ressuscitas les morts; * c'est pourquoi, je t'en supplie, Père saint, * vivifie mon âme réduite à la mort.
De ton mystère les Prophètes ont annoncé, * Vierge pure, l'insaisissable profondeur; * car seule tu as enfanté * l'Infini dans les limites de la chair * par un effet de son ineffable compassion.

Ode 5
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * je veille devant toi, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Le fleuve de tes charismes, Bienheureux, * abreuve tous les cœurs * et les comble de vigueur, * les éveillant à la gloire de qui te glorifia * et t'honora des miracles les plus divers.
Le souverain de la terre, Bienheureux, * reconnut en toi l'intime , serviteur du Roi des cieux * comblé de ses charismes divins, * lorsque tu apparus à son chevet * en guérisseur divinement initié.
D'Abraham tu imitas l'hospitalité * en tenant ouverts les accès à ta maison * et laissant tout à la disposition de tous * pour assister, bienheureux Père Spyridon, * ceux qui étaient dans le besoin.
Vierge pure, tu enfantes comme nouveau-né * celui qu'avant les siècles engendre le Père sans commencement; * supplie-le, comme ton Fils et ton Dieu, * de faire grâce aux fidèles proclamant * d'un cœur pur ta divine maternité.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Tu considérais comme fange le fabuleux métal, * toi qui brillais plus que l'or, libéré de tes passions * et comblé, Père saint, des riches dons de l'Esprit.
D'un cœur pur officiant pour le Seigneur, * tu étais assisté par les invisibles chœurs * d'une multitude d'Anges, Père saint.
Sage Père, ton illustre vie * t'a rendu célèbre dans le monde entier: * nous célébrons ta mémoire en te chantant dans la joie.
Plus vaste que les cieux est devenu ton sein * qui logea le Dieu que nul espace ne contient, * Vierge inépousée, toute sainte et digne de nos chants.

Kondakion, t. 4
Ravi par l'amour du Christ, Pontife saint, * élevant aussi ton âme sur les ailes de l'Esprit, * tu atteignis par une pure contemplation * la perfection dans tes œuvres * et tu devins toi-même l'autel * pour implorer du Seigneur * la divine clarté en faveur de nous tous.

Ikos
Célébrons en ce jour Spyridon, * Pontife du Seigneur dès l'enfance sanctifié, * de la gloire divine ayant reçu * les tables de la grâce, nouvelle loi, * par ses miracles connu de tous * comme témoin de la divine clarté, * fervent défenseur des indigents, * réconciliateur des pécheurs, * et devenu par divine volonté * un Pontife capable d'implorer * en faveur de nous tous la divine clarté.

Synaxaire
Le 12 Décembre, mémoire de notre vénérable Père thaumaturge Spyridon.
Même défunt, le thaumaturge Spyridon
d'émerveiller n'a pas encor perdu le don.
C'est le douze environ qu'en son âme ravie
Spyridon a quitté cette éphémère vie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
De Moïse possédant le franc-parler, * de David la douceur * et de Job d'Ausitide l'intégrité, * tu fus un temple de l'Esprit et tu chantais: * A lui bénédiction et haute gloire!
Sur ta tête, sous un soleil d'été, * des gouttes de rosée préfiguraient ta destinée: * car Dieu a glorifié ton souvenir, * vénérable Père, en sanctifiant * les fidèles par ta sainte médiation.
Dieu te glorifia au Concile, * bienheureux Père qui gardas pour le dénouement * les paroles qu'en ta foi tu prononças * pour faire chanceler Arius cet insensé * et démolir ses objections.
Par l'ineffable parole, ô Vierge, tu portas * comme une vigne le seul raisin qui a fait couler sans labours * le vin qui réjouit nos cœurs * et sanctifie tous les mortels * en mettant fin à l'ivresse des passions.

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Tu as éteint la fournaise des passions, * sous la pluie de l'Esprit saint et tu fais sourdre la rosée * pour ôter l'inflammation des maladies, * bienheureux Père Spyridon, * chez les fidèles qui s'approchent de toi.
Tu cultivas l'innocence, la douceur, * la droiture, la compassion et la résignation, * tu fus un hôte plein de charité, * un pontife saint, orné de la vraie foi; * et nous fidèles, nous célébrons tes vertus.
Comme vivante, la morte a répondu, * vénérable Père, jadis à tes questions: * miracle sublime, prodigieux mystère! * quelle grâce tu reçus, toi qui menais * la vie des Anges, Pontife digne d'admiration.
Viens guérir dans ta miséricorde les passions * de mon cœur, ô Toute-digne de nos chants; * éclaire mon âme, apaise mon esprit; * conduis mes pas sur la route du salut, * afin que je te magnifie sans cesse.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu, toute digne de louange, nous te magnifions. »
Le Fils du Père sans commencement, * consubstantiel et de même éternité, * tu l'as proclamé au Concile * et tu fermas la bouche des impies, * bienheureux Pontife magnifié * parmi les Pères porteurs-de- Dieu.
Gloire des Pontifes, ornement des Pères saints, * compagnon des Anges, soleil aux mille feux, * procure la lumière sans couchant, * par tes prières, à ceux qui maintenant * célèbrent d'un cœur joyeux * ta mémoire porteuse de clarté.
Les divins tabernacles, la cité des cieux, * l'assemblée en fête des élus de Dieu * parmi les chants de liesse ont accueilli * ton âme sanctifiée * et resplendissante de vertus, * bienheureux pontife Spyridon.
Le grand mystère de ton enfantement, * Comblée de grâce par Dieu, * remplit les Anges d'étonnement, * charme la multitude des Moines saints * et réjouit les Pères vénérables te chantant, * toi l'espérance de nos âmes.

Exapostilaire (t. 3)
Du troupeau des bêtes sans raison * l'Esprit te porta vers les brebis spirituelles, * à l'instar de Moïse et de David * dont tu imitas la douceur, * Spyridon, toi qui éclaires les confins de l'univers.
Bienheureux Père, le Seigneur t'a glorifié * par des miracles et des prodiges nombreux; * avec le Concile sacro-saint * tu proclamas la sainte Trinité; * tu ressuscitas des trépassés, * tu changeas le serpent en or * et par ta sublime intercession * tu arrêtas le cours d'un fleuve pour pouvoir le traverser.
Vierge immaculée, tu enfantas * celui que Dieu engendre, le Verbe divin * qui porte au monde le salut * et très sagement accomplit la rédemption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te chantons * comme celle qui intercède auprès de lui * pour nous délivrer de tout péril et de toute maladie.

Laudes, t. 1
Eclairé par la splendeur de l'Esprit, * le sage Pontife a mis fin * à l'obscur bavardage d'Arius; * et pour avoir enseigné fidèlement la Trinité * il fut glorifié par les sages et les prudents * et fit prévaloir le Concile sacro-saint. (2 fois)
Auréolé de rayons célestes, * procurant la guérison aux âmes et aux corps * par la puissance du Christ, * bienheureux Père thaumaturge Spyridon, * intercède sans cesse pour ceux * qui célèbrent maintenant ta mémoire avec foi.
Par ta foi, Père théophore, tu t'es montré * bon vigneron des préceptes du Christ; * aussi tu as reçu le denier du royaume d'en-haut; * et maintenant, sage Père Spyridon, * sans cesse intercède pour nous.
Gloire au Père … t. 4
Vénérable Père, Pontife renommé, * des Apôtres ayant suivi l'enseignement * et devenu par tes vertus la demeure de l'Esprit, * tu éloignas par tes enseignements * les méchants loups de l'Eglise * et tu fis resplendir la foi orthodoxe en toute clarté; * tu fus une colonne, un champion de la piété; * étendant tes miracles à tout l'univers, * tu changeas le serpent en or * et réveillas la morte pour qu'elle réponde à tes questions. * Parmi les Pères le plus digne d'admiration * et confident des saints Docteurs, prie le Christ, * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous te glorifiions comme l'espérance de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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13 décembre

Message par Monique » lun. 03 déc. 2007 17:18

13 DÉCEMBRE

Mémoire des saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardarios
et Oreste; et de la sainte martyre et vierge Lucie.


VEPRES

Lucernaire, t. 4

La mémoire de ton martyr Eustrate, Seigneur, * resplendit comme un soleil: * il éclipse par l'éclat des paroles invincibles * la multitude des faux dieux * comme un logis sans clarté détruit par la foi * et s'adjoint pour compagnons quatre autres martyrs; * par leurs prières accorde-nous, * Ami des hommes, le pardon de nos péchés.
Par leurs paroles, les souffrances de leur vie * et toutes sortes de privations * les saints Martyrs t'ont montré jusqu'au bout * leur inébranlable attachement: * Oreste et Mardaire se sont adjoints * au sage Eustrate, à Auxence * pour combattre, ainsi qu'Eugène, glorieusement; * par leurs prières, Seigneur, sauve nos âmes.
Dans la fureur du tyran insensé * l'illustre Auxence eut la tête tranchée; * Mardaire, pendu par les pieds, fut couronné; * les mains et la langue coupées, * Eugène a rejoint le faîte de la beauté; * Oreste repose sur un lit de braises enflammées; * Eustrate est mis au four comme un agneau pour le Christ.

*

Eustrate, menant le bon combat * pour le Roi des armées célestes, * tu t'es livré toi-même de bon gré * aux supplices et aux affres de la mort, * entraînant avec toi la bienheureuse escorte des saints Martyrs * en compagnie desquels tu combattis * et reçus la couronne des vainqueurs; * illustre Martyr, intercède pour nous.
Eustrate, sage en Dieu, * Auxence, le noble cœur, * Eugène et Mardaire, ces illustres martyrs, * avec Oreste vainqueurs, * ont mis en fuite les ennemis; * resplendissant comme des astres aux mille feux, * ils éclairèrent les âmes des croyants * et chassèrent l'obscurité de la sombre erreur * par le rayonnement de l'Esprit saint.
Ayant pratiqué la plus pure virginité, * tu t'élanças joyeuse au-devant du Créateur; * renonçant, en effet, au fiancé temporel, * tu choisis le Christ comme époux * et, menant ta course à bon terme, illustre Lucie, * par ta foi et ton témoignage éblouissant, * tu procures maintenant * à ceux qui te vénèrent tes miraculeuses guérisons.
Gloire au Père, t. 6
Venez, tous les amis des Martyrs, * vénérons les Athlètes du Christ par des hymnes: * Eustrate l'invincible témoin, * Auxence et Eugène, avec Oreste et Mardarios, * ce chœur de martyrs au quintuple rayonnement; * ils ont mené le bon combat contre l'ennemi invisible * et reçu la récompense des vainqueurs; * et maintenant ils intercèdent auprès du Christ * pour les fidèles célébrant avec amour leur mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Nul de ceux qui ont recours à toi * ne s'en revient confondu, * Vierge pure et Mère de Dieu, * mais qui implore ta grâce reçoit * selon sa prière le don qui lui convient.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Apostiches, t. 1
Eustrate, l'admirable et victorieux martyr, * nous invite à célébrer * sa mémoire annuelle en œ jour; * c'est pourquoi venons tous, nous aussi, * vénérons-le comme un ami du Seigneur, * un ferme combattant de la foi.
Le Seigneur est admirable parmi les Saints, le Dieu d'Israël.
Revêtant pour armure le courage de David, * tu mis à mort cet autre Goliath, le Séducteur, * par ta foi en la sainte Trinité; * c'est pourquoi tu partages constamment, * Eustrate, la joie des Anges dans les cieux * et tu pries le Sauveur pour notre salut.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Comme Elie de Thesbée, tu étais dévoré * de zèle prophétique pour le Seigneur tout-puissant, * Eustrate, martyr inspiré divinement, * et tu confondis la vaine audace des impies, * renversant de toutes tes forces, Bienheureux, * l'abomination des faux-dieux.
Gloire au Père, t. 5
Sans crainte devant l'audace des tyrans, * proclamant plutôt votre foi dans le Christ, * vous avez supporté les supplices et les tourments; * Eustrate et Auxence, * Mardaire, Eugène, Oreste, martyrs glorieux, * sans cesse intercédez auprès du Roi, notre Dieu, * pour nous fidèles qui célébrons votre mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, infranchissable Porte de Dieu, * réjouis-toi, Vierge pure, immaculée, * réjouis-toi, Souveraine et protectrice de l'univers, * réjouis- toi, refuge du genre humain, son rempart et son abri.
Stavrothéotokion
Jadis, voyant son Agneau élevé sur la croix, * la Vierge Mère immaculée * s'écria dans ses larmes: ô mon Fils, * comment peux-tu mourir, toi le Dieu immortel?

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité, * pour le combat qu'ils ont mené ;* animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l’Octoèque, puis le canon des Saints, œuvre de Jean le Moine.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moise étendues en forme de croix. »
Le Christ, distribuant dans les cieux * les récompenses aux Athlètes combattant sur terre, * siège en arbitre des combats * et de sa main toute-puissante il remet * aux compagnons d'Eustrate la couronne des vainqueurs.
Venez et contemplons * dans le rayonnement de la clarté surnaturelle * le quintuple chœur des martyrs * ayant pour chef bien-aimé * Eustrate couronné par la grâce de Dieu.
Otant la ceinture de l’armée terrestre, * tu te présentes au véritable Roi * et tu reçois Eustrate, de la part du Christ, * le trophée du combat par Auxence.
Astres n'ayant cessé de se mouvoir * dans le ciel de la foi, * les compagnons d'Eustrate, rayonnants de clarté, * illuminent l'âme des croyants, * et nous célébrons leur louange méritée.
Dans ton splendide vêtement * teint de pourpre par ton sang, * tu habites le royaume d'en-haut * comme vierge et resplendis, * sainte Lucie, de clarté divine.
Pure Génitrice de Dieu, * tu fus le lieu capable de contenir * la nature de l'infinie divinité; * c'est pourquoi Lucie, te chérissant, * comme vierge, à ta suite, est amenée vers ton Fils.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * se réjouit en toi et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Eustrate, dans l'espérance des tourments * comme d'un trésor immatériel, * tu étais au comble de la joie.
Auxence, martyr du Christ, * par ta patience dans les épreuves et la sagesse de ton esprit * tu confondis l'impiété du tyran.
Parure étincelante de l'Eglise des croyants, * saints Martyrs, vous avez été ornés * comme de fleurs par les stigmates du Christ.
En tes membres supplicié par les charbons ardents, * Eustrate, tu éteignis courageusement * le mensonge insensé des faux-dieux.
Comme épouse charmante du divin Roi, * glorieuse martyre Lucie, * tu as reçu le royaume des cieux.
Hautement nous vénérons en toi, * nous les fidèles, la Mère de Dieu en vérité, * Toute-pure, car tu enfantes le Dieu incarné.

Cathisme, t. 8
Fortifié par ta foi en la sainte Trinité, * armé de la fronde de la vérité, * tu renversas l'audace étrangère de l'erreur * et, ravissant à l'ennemi le glaive spirituel, * tu tranchas avec lui la résistance du trompeur; * remportant les trophées de la victoire, tu mourus en ton corps pour vivre en l'esprit; * saint martyr Eustrate, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Arrosée par le sang des Martyrs, * l'Eglise a fait croître pour les croyants * les brillantes fleurs de la foi * dont elle se glorifie en disant: * Eustrate et les autres Saints, vous êtes la gloire des Martyrs.
Maintenant ... Théotokion
La fervente protectrice des affligés, * notre secours, notre réconciliation avec Dieu, * par laquelle nous fûmes rachetés de la mort, * la sainte Mère de Dieu, * fidèles, nous la disons bienheureuse.
Stavrothéotokion
Ô Verbe, ta Mère pure et sans péché * en sa douleur maternelle pleurait et gémissait, * te voyant cloué sur la croix, longanime Seigneur.

Ode 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Par les blessures de ta chair, * c'est la souillure de l'âme que tu effaças, * Eustrate, et par ta foi * tu as brisé les traits * du perfide Serpent.
Le Roi de gloire fut glorifié * en tes membres, victorieux Martyr, * et d'une gloire qu'on ne peut évaluer, * saint Eustrate, te combla * par la puissance des miracles étonnants.
Imitant la familiarité * des pêcheurs d'hommes envers le Seigneur, * Eustrate, tu lui portes en présent * Eugène que tu as pêché * dans ton filet de martyr.
Qu'ils sont beaux, les pieds de ces Martyrs * qui ont foulé notre Ennemi! * Car les Athlètes victorieux * ont chanté pour le Christ: Seigneur, * c'est le chemin de ton témoignage que nous suivons.
Par le crédit qu'auprès de Dieu * tu as trouvé dans le ciel, * demande-lui, sainte Lucie, * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui te vénèrent de tout cœur.
Rayonnante de virginité * et dans l'éclat de ton martyre, illustre Lucie, * tu as été chastement fiancée * à celui qui de la Vierge immaculée * s'est levé, le Verbe de Dieu.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Comme l'étoile du matin, * Eustrate, tu t'es levé pour resplendir * d'un illustre éclat dans le chœur des Martyrs.
Te voyant luire de clarté spirituelle, * Eustrate, le divin Mardarios * accourt vers toi comme un agneau vers le pasteur.
Ayant compté comme rebut les charmes d'ici-bas, * tu triomphas de la nature et de ses lois, * saint Eugène, par l'amour du combat.
Seigneur, te chérissant, me voici immolée par le glaive * pour jouir comme vierge de ta seule beauté: * c'est ainsi que s'écriait la martyre Lucie.
Bienheureux sort, héritage attribué par Dieu! * Jeune femme, par ta sublime décision * tu corrigeas l'erreur de la mère des vivants.
L'esprit humain est incapable de saisir * ta conception qui dépasse l'entendement, * Vierge Mère, car c'est Dieu que tu conçois.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Le Christ est tout pour moi, * disait Mardaire à haute voix; * il est ma patrie et mon honneur, * le nom dont je suis appelé; * c'est par toi, Eustrate, qu'il avait appris cela.
Par tes pieds transpercés * tu fus pendu la tête en bas; * on te brûla le dos * avec des broches rougies au feu; * et tu rendis l'esprit à ton Maître, Mardarios.
Ta langue arrachée ne cesse pas de chanter, * tes mains coupées s'élèvent encor, * Eugène, vers ton Dieu, * demandant le salut * pour ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Précieuse fut ta mort, * sainte Martyre, devant le Seigneur; * car tu as préféré la mort à la vie, * afin de posséder en toi * le Christ vivant, bienheureuse Lucie.
Ô Vierge, ayant trouvé en toi * sa force et son appui, * la sainte Martyre souffre avec courage les tourments * et, dans l'allégresse te suivant, * est présentée au Seigneur de l'univers.

Kondakion, t. 2
Saint Martyr, tu apparus comme un flambeau resplendissant * pour ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur; * avec la foi comme une lance dans ta main, * tu n'as pas craint l'audace des ennemis, * Eustrate, plus éloquent que les habiles rhéteurs.

Ikos
De mon âme, ô Christ, dissipe l'obscurité, * afin que je chante brillamment le quintuple chœur des Martyrs: * Auxence qui accrût la vie divine en son esprit, * Eugène, si noble et généreux dans les combats, * Oreste qui se soumit aux lois divines le reste de sa vie, * Mardaire, plein de franchise, qui eut pour maître dans la foi * Eustrate, plus éloquent que les habiles rhéteurs.

Synaxaire
Le 13 Décembre, Passion des saints et illustres martyrs du Christ Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste.
C'est le glaive et le feu qui achèvent, tous deux,
les martyrs deux par deux accompagnant Eustrate.
Le treize de Décembre en est l'illustre date.
Ce même jour, mémoire de la sainte martyre et vierge Lucie.
Comme vierge, Lucie reçoit une couronne,
martyre, une seconde que Jésus lui donne.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Confessant d'un immuable esprit * l'adoration de l'unique Dieu dans la Trinité, * tu méprisas les supplices en t'écriant: * Tu es béni, mon Seigneur et mon Dieu.
Bienheureux, tu suivis l'irréprochable voie, * fléchissant le genou devant le Rédempteur * et, déposant ton âme entre les mains du Seigneur, * tu fus, Auxence, une victime d'agréable odeur.
Compagnon d'armes, de route et de prison, * Oreste partagea aussi * avec Eustrate le témoignage de la foi * et l'héritage du royaume du Christ.
Le Dieu qui donnait sa nourriture à Elie par un oiseau * par un miracle révéla ton chef sacré * à ceux qui t'aiment, Auxence, afin qu'il soit * comme un agréable festin pour le monde.
Enflammée par la divine ardeur, * tu ne t'es pas souciée du feu; * et sans cesse tu fais sourdre pour les croyants, * sainte Lucie, les flots qui guérissent les passions.
Vierge Mère, pure et sans péché, * le Verbe t'a chérie dans sa pureté; * incarné de toi, il restaura l'entière humanité, * celui qui glorifie Lucie par des miracles éclatants.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Eustrate, ouvrant tes lèvres purifiées, * tu aspiras l'Esprit divin; * tu dénonças la vanité * des funestes vénérations * et fis adorer le Dieu trine en criant: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Ignorant ton endurance, le tyran, * Eustrate, croyait pouvoir intimider * par la seule vue du brasier * tes invincibles sentiments; * méprisant la flamme, tu criais au peuple allégrement: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Fortifié dans son esprit, * martyr Eustrate, par tes sages conseils, * l'invincible Oreste s'élança * sur le lit de braises en imitant * les Jeunes Gens vainqueurs du feu et s'écriant: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Glorieux Oreste, * tu étendis patiemment ton corps sur le lit de feu; * ajouté au nombre des Martyrs, * tu as trouvé ta joie en Christ * et tu reposes dans les tabernacles célestes en chantant: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Des impies tu obscurcis les yeux * et par tes glorieux combats * tu abaissas l'orgueil du Séducteur, * illustre Lucie, et dans la foi * vers Dieu tu t'élevas en chantant: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Tu t'es montrée plus haute que les cieux, * Vierge pure en enfantant * le Dieu céleste qui permet * à la terre de rejoindre le ciel * et qui glorifie la mémoire de Lucie; * chantons-lui: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées; * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Eustrate, bienheureux martyr, * désireux de communier aux mystères divins, * tu fus jugé digne de la claire manifestation de Dieu * pour converser avec le Christ bien-aimé * qui t'appelait vers les cieux.
Poussé par l'amour de Dieu * vers le départ en l'au-delà, * tu repoussas les flatteries des tyrans, * bienheureux martyr Eustrate, et marchas promptement * vers la récompense de la céleste vocation.
Dans ton allègre opposition * à la folle ivresse du tyran, * tu magnifias le Maître des combats, * victorieux martyr Eustrate, en célébrant * le Christ vainqueur de la mort.
Venez, tous les amis des martyrs, * chantons le triomphe sur l'erreur * d'Eugène, Oreste et Mardarios, * Auxence et Eustrate, ces témoins du Christ; * en nos hymnes saintes disons-les bienheureux.
En ta resplendissante beauté * et ta parfaite virginité, * glorieuse martyre Lucie, * portant couronne tu te tiens maintenant * près de la suprême beauté, le Christ virginalement incarné.
De tes entrailles inépousées * s'est levée pour nous la Clarté * qui de son divin rayonnement * fit de Lucie un astre lumineux, * Vierge Mère et Génitrice de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Par des hymnes saintes célébrons * Eustrate, Auxence et, avec eux, * Oreste, Eugène et Mardarios * qui ont lutté pour le Christ * et sans cesse intercèdent pour nous * qui chantons dans l'allégresse leur mémoire sacrée.
La Sagesse personnifiée, * le Verbe qui transcende l'univers, * le médecin de tout homme, le Christ, * Ô Vierge, tu l'as mis au monde pour nous: * de mon âme guéris aussi les blessures et les plaies * dont elle est gravement affectée depuis longtemps * et calme les pensées mauvaises qui s'agitent dans mon cœur.

Laudes, t. 1
Peuples, célébrons le quintuple chœur des Martyrs * qui ont chanté pour le Christ notre Sauveur: * Eustrate, l'inflexible athlète victorieux, * Auxence, Eugène, Oreste et Mardaire, ses compagnons; * en effet, ils ont lutté pour la foi * et foulé aux pieds la horde des ennemis; * auprès du Sauveur ils intercèdent maintenant, * pour qu'il accorde le pardon et la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant leur mémoire sacrée.
t. 3
Par ses paroles éloquentes le soldat du Christ * a frappé de stupeur les impies; * par les blessures qu'il a reçues au combat * il a mis courageusement en fuite les puissances ennemies, * l'intrépide athlète victorieux, * le saint martyr Eustrate d'illustre renommée * qui a suivi la voie étroite et resserrée * pour arriver au pays de la vie éternelle; * c'est là qu'il implore le Christ, * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Celui qui s'est montré philosophe en la sagesse de Dieu, * orateur éloquent par la beauté de ses discours, * Eustrate, le sublime martyr, * célébrons-le par des éloges dignes des lutteurs; * ce soldat du Christ, en effet, * réunissant les compagnons d'armes de la foi, * en temps de guerre disposant * l'agencement des combats, * arracha le glaive à l'ennemi * et l'en blessa mortellement; * disons-lui: Toi, le meilleur des martyrs, * avec tes compagnons prie le Christ notre Dieu * pour les fidèles célébrant le souvenir de tes exploits.
t. 4
Couronnons de nos éloges les victorieux témoins de la vérité, * Eustrate qui mit au pilori les fables des païens, * prédicateur de la divine sagesse des chrétiens; * Auxence qui par ses discours pleins de sens * et par ses œuvres patientes confondit les tyrans impies; * à leur suite Eugène agréable à Dieu * mais funeste aux tyrans pour sa confession du salut, * Oreste, vrai soldat du grand Roi et très digne d'admiration; * avec eux aussi Mardarios, * simple colombe confondant la prudence du serpent * par grâce du Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père, t. 4
Célébrons par des éloges fervents, * chantons sous un vocable imagé * la lyre à cinq cordes, le quintuple chandelier de l'Eglise de Dieu: * réjouis-toi, vaillant soldat du Christ, servant dans les armées célestes, * plaisant à l'enrôleur, sage Eustrate, et sublime orateur; * réjouis-toi, bienheureux Auxence qui as fait croître et fructifier * le talent que Dieu t'avait confié; * réjouis-toi, Eugène, charmant rameau de la noblesse de Dieu; * réjouis-toi, illustre Oreste, habile en tout, * resplendissant par la grâce de ton aspect, plus encore par celle des sentiments, * vivant au reste en pratiquant les lois divines; * réjouis-toi, invincible Mardarios, * perle précieuse brillant d'un pur éclat, * toi qui souffris allégrement les plus rudes tourments; * réjouis-toi, chœur des martyrs en nombre égal * à celui des Vierges sages et sensées * qui ont tenu leur lampe allumée; * nous vous prions de délivrer * de toute menace et de toute affliction * les fidèles célébrant chaque année votre souvenir * et de les faire communier à votre ineffable gloire dans les cieux.
Maintenant ... Théotokion
Sachant que tu as enfanté le Juge juste et bon, * Vierge toute-pure, je te supplie, * moi qui me trouve sans défense et condamné, * afin qu'au jour terrible du jugement * je n'aie pas à subir de condamnation, * mais que je sois placé à droite, parmi les élus, * grâce à l'immense bonté de ton Fils.
Stavrotbéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Mauvais, * criait en d'amères plaintes à celui * qui était sorti de ses entrailles * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des bommes, ne tarde pas à exaucer mon désir.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Plus que l'instruction des Grecs * les saints Martyrs ont apprécié * la sagesse des Apôtres divins, * délaissant les livres des rhéteurs * et dans ceux des pêcheurs de Galilée trouvant leur clarté; * dans les premiers ils s'étaient formés à l'art de bien parler, * mais dans les livres inspirés des Apôtres sans instruction * ils ont puisé le divin savoir de la Trinité; * c'est auprès d'elle qu'ils intercèdent désormais, * pour que nos âmes soient gardées dans la paix.
Maintenant ... Tbéotokion
Mère de Dieu, je t'ai confié * mon âme et mon corps, * mon cœur et ma faculté de penser; * pour la première implore ce qui convient, * du second mortifie les soulèvements; * sur mon cœur envoie, notre Dame, ta clarté; * quant aux mouvements désordonnés de ma raison, * apaise-les par ton invisible modération * et calme le trouble de mes penchants.
Stavrothéotokion
Te voyant fixé sur la croix, * la Vierge sainte qui t'enfanta, * Seigneur, le visage baigné de ses pleurs, * dans sa douleur s'écria: * Quel est ce mystère étrange et nouveau? * Toi qui jadis ornas d'étoiles le firmament, * comment es-tu cloué sur le bois maintenant * sans grâce, sans forme et sans vie, longanime Seigneur?

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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14 décembre

Message par Monique » mar. 04 déc. 2007 10:35

14 DECEMBRE

Mémoire des saints martyrs Thyrse, Leucius, Callinique, Philémon, Apollonius et Arrhianos.

VEPRES

Lucernaire, t. 4

Te protégeant du bouclier de la foi, * le Seigneur te donna la force de combattre l'Ennemi, * Thyrse très-digne de nos chants; * tu l'as brisé par la lance de ta fermeté, * tu mis en fuite ses régiments * et reçus la couronne du triomphe, victorieux Martyr.
Saint martyr Leucius, tu as montré * dans la pureté du témoignage et la beauté de ton corps * la blancheur de ton âme, comme l'indique ton nom; * c'est pourquoi le Christ * t'a fait resplendir sur terre d'un brillant éclat; * prie-le, pour qu'il sauve des funestes dangers * les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.
Victorieusement tu menas le combat, * Callinique, appelé d'avance * de ce nom pour signifier tes exploits à venir; * tu purifias ton âme à l'instar de Leucius * dans la pure splendeur des tourments endurés, * tu mis au pilori l'impiété des tyrans * et chassas les ténèbres de l'erreur * grâce à la puissance de Dieu.

*

L'admirable Thyrse, le sage Callinique, l'illustre Leucius, * confessant l'éternelle Trinité, * souffrirent avec la plus grande fermeté * les plus lourdes peines et la rigueur des tourments * et leur triomphe leur a valu * la couronne des vainqueurs; * ils devinrent alors * concitoyens des Anges dans le ciel.
Le sublime Philémon, le bienheureux Arrhianos, * le sage Apollonius sous des fleuves de sang * éteignirent la fournaise des multiples faux dieux; * aux flots divins de la connaissance de Dieu * c'est la terre entière qu'ils abreuvaient; * et maintenant sous la pluie des guérisons * ils assèchent les fleuves des passions * par grâce divine en martyrs victorieux.
Dans la prairie des Martyrs * sont écloses de belles fleurs * exhalant le parfum divin de l'Esprit * pour embaumer le cœur des croyants * qui chaque année célèbrent le souvenir * des luttes, des combats et du terme bienheureux * grâce auxquels, pleins de gloire, les Martyrs * habitent dans l'allégresse la lumière sans couchant.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Demeure très-pure du grand Roi, * Vierge toute-digne de nos chants, * je t'en prie, purifie mon esprit * souillé par tant de péchés * et fais-en l'agréable séjour de la Trinité, * afin que moi, ton inutile serviteur, * enfin sauvé, je magnifie * ta puissance et ta grande miséricorde.
Stavrothéotokion
Voyant le Christ ami des hommes crucifié * et le côté transpercé par la lance du soldat, * la Toute-pure s'écria en pleurant: * Est-ce là, ô mon Fils, * la reconnaissance d'un peuple ingrat * en échange de tes bienfaits? * Vas-tu me laisser sans enfant? * Dieu de tendresse, Enfant bien-aimé, * je suis frappée d'effroi par ta crucifixion volontaire.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

MATINES

Après la lecture au Psautier et les cathismes au ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis 1e canon des Saints, œuvre de Théophane.

Ode l, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Martyrs qui vous tenez * devant le trône de Dieu, * Athlètes rayonnants * de divine splendeur, illuminez * ceux qui chantent votre mémoire sacrée.
Victorieux Martyrs du Christ * qui par amour de la divine beauté * avez tenu pour rien les charmes de la vie, * en vous séparant de votre corps, * vous avez mérité de vivre sans fin.
Victorieux Martyrs ayant divinement * dénoncé l'erreur des impies, * vous avez souffert la fournaise des tourments * et maintenant vous jouissez * d'une vie dont toute peine est éloignée.
Illuminés par l'éblouissante clarté * de l'Esprit créateur, * tu chassas les profondes ténèbres de l'impiété, * bienheureux Thyrse, martyr du Christ * digne de toute admiration.
Le Verbe que nul espace ne peut cerner, * tu l'enfantas circonscrit dans un corps; * Vierge pure, implore-le, * pour qu'il délivre de l'assaut des funestes passions * les fidèles te glorifiant.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Les chefs des ténèbres, * déchirant cruellement ton corps, * n'ont pu fléchir la vigueur de ton esprit * puissamment affermi, * bienheureux Thyrse, en l'amour * dont tu aimais le Seigneur.
Admirable était la foi * vraiment sans faille, saint Martyr, * que tu mettais dans le Seigneur; * par elle, Philémon, tu confondis * la fausseté des ennemis, en t'écriant: * Je suis un serviteur de Jésus Christ.
Martyr, tu marchas avec courage * pour combattre l'ennemi, * divinement protégé * non par la lance, le bouclier, * mais par une foi que rien n'ébranlait * et ton courage eut raison de l'ennemi.
Tendu par le désir de Dieu, * Philémon, tu as reçu * par le mystère de l'eau * la seconde naissance venue du ciel * et te donnant, Martyr du Christ, * la force d'affronter les combats.
Incarné divinement * de tes entrailles immaculées, * en deux natures l'Un * de la sainte Trinité * sortit, Vierge pure, en sa bonté * pour sauver les fils d'Adam.

Cathisme, t. 4
Protégés par le bouclier de la foi * et prenant pour arme la Croix, * les Martyrs du Christ, dignes de toute admiration, * renversèrent les défenses des tyrans; * ayant reçu de Dieu la couronne des vainqueurs, * ils exultent sans cesse avec les puissances d'en-haut * et supplient le Seigneur de sauver nos âmes.
Gloire au Père, t. 8
Combattant saintement, les saints Athlètes du Seigneur * supportèrent avec courage les supplices, les mutilations * et la mort violente, dans une foi que rien n'a ébranlée, * et pour finir ils renversèrent l'audace de l'Ennemi; * c'est pourquoi, ayant reçu le don des guérisons, * ils soignent les infirmes et délivrent de tout mal * ceux qui les invoquent chaque jour en disant: * Intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Ma pauvre âme, Vierge sainte, je l'ai ternie dès l'enfance, * je me suis souillé par mes paroles et mes actions, * et je ne sais que faire ni où me réfugier, * je ne connais pas d'autre espérance que toi. * Hélas inutile serviteur que je suis, * suppliant, j'accours vers toi maintenant, * Vierge toute-pure, et je te prie en confessant: J'ai péché! * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car j'ai mis en toi, ô Vierge, tout mon espoir.
Stavrothéotokion
Te voyant sur la croix suspendu injustement, * toi le Rédempteur et le Maître de l'univers, * la Vierge te cria: Hélas, ô mon Fils, * comment souffres-tu, supportant, longanime Seigneur, * de la part des impies le déshonneur et la mort pour sauver la nature déchue des humains * et la délivrer du mal et du péché? * C'est pourquoi je te crie: Ressuscite bien vite des morts, * ô Verbe, comme toi-même tu l'as promis avant ta Passion et sauve de tout danger les brebis de ton bercail.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * Tel est le chant divin que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Saints Martyrs, désireux de confesser le Roi de l'univers et le seul Seigneur qui a pitié de tous, * par vos tourments vous avez obtenu * le royaume des cieux.
Thyrse, bienheureux martyr, * tu supportas avec courage les supplices corporels, * le feu, les bêtes fauves, l'immersion, * et tu as renversé * la puissance de l'Ennemi.
Bienheureux martyr Apollonius, * alors qu'on taillait dans ta chair, * tu mis en pièces l'adversaire maudit et du martyre tu suivis * d'un pas léger le chemin, * soutenu par l'Esprit divin.
Leucius, soldat du Christ, * en martyr victorieux * rayonnant de beauté sous les blessures du combat, * tu fis briller ton âme * de plus d'éclat que le soleil.
Toi seule, ô Marie, * entre les femmes bénie, * nous te reconnaissons comme la Mère inépousée, * la Vierge pure et sans défaut, * le secours du genre humain.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, Ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Splendidement éclairés * par l'éclat divin de l'Esprit, * en vérité vous avez franchi * l'instable océan de l'impiété * et vous êtes passés * vers la divine sérénité.
Traînés cruellement par terre, * très-illustres Martyrs, * exposés aux mauvais traitements, * vous avez obtenu les honneurs célestes * et vous êtes maintenant * concitoyens des Anges dans le ciel.
Thyrse, étendu sur le sol * et soumis aux nombreux coups des méchants, * tu supportas tout cela * et grâce à l'aide de Dieu * tu l'emportas de bien haut * sur toute espère de tourments.
Sauve dans ta bonté, * Souveraine de l'univers, * ceux qui te reconnaissent de tout cœur * comme la Mère de Dieu: * en toi nous possédons en vérité * une invincible protection.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, Ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Poussés par les alizés * de l'Esprit divin, saints Martyrs, * vous avez mis à l'abri * la cargaison de l'âme, pleins de joie, * dans les havres spirituels * où vous jouissez de la ressemblance avec Dieu.
Vous vous êtes procuré, * en le teignant de votre sang, * le vêtement du salut; * et, dépouillés de votre chair, * Martyrs pleins de gloire et de beauté, * vous avez revêtu la divine splendeur.
Philémon et Leucius, * Apollonius également * et Thyrse très-digne de nos chants, * ce brillant quatuor divin, * par participation immatérielle * furent comblés de lumière par la Trinité.
Celui qui transcende comme Dieu * toute créature spirituelle ou que l'on voit, * prenant chair est sorti * de ton sein, te conservant, * Mère vierge, la parfaite virginité * que tu possédais avant l'enfantement.

Kondakion, t. 4
Ces flambeaux de l'Eglise, les Martyrs, * nous les célébrons par des hymnes sacrées, * tous ensemble réunis en ce jour * nous les chantons, car ils sont * les victorieux athlètes du Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 14 Décembre, Passion des saints martyrs Thyrse, Leucius et Callinique.
Saint Thyrse, avant la fin le scieur trouve en toi
plus de difficulté qu'en un thyrse de bois.
Sous le fil de l'épée, Leucius a l'esprit blanc,
mais son corps est teinté par la pourpre du sang.
Callinique a la nuque tranchée; désormais
par ses œuvres il se montre un vainqueur bien nommé.
Thyrse, empêchant la scie d'entrer en mouvement,
le quatorzième jour rend l'âme librement.
Ce même jour, mémoire des saints martyrs Philémon, Apollonius et Arrhianos.
Philémon de sa flûte charmait les amis;
décapité, c'est lui qui au charme est soumis.
Apollonius, fils du Très-Haut par adoption,
se laisse poignarder par les fils d'Apollyon.
Les artisans d'iniquité ont, à-vau-l'eau,
traité Arrhianos comme un jouet des flots.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles jeunes gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Sous la divine pluie de vos discours * vous avez éteint la fournaise des impies, * embrasés que vous étiez * par l'amour de Dieu; et maintenant * vous chantez sans cesse allégrement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Ayant pris au filet divin * votre persécuteur, admirables Martyrs, * vous l'avez tiré du gouffre de l'erreur * et l'avez présenté au Christ * en psalmodiant avec ferveur: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Vous avez ébranlé * les fondements de l'erreur * en montrant la fermeté de votre choix * et la vaillance de votre cœur, * et maintenant vous chantez pieusement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Divine Epousc, ta conception * dépasse l'entendement, * car tu as enfanté le Verbe de Dieu * qui sauve les mortels de l'absence-de-raison * et leur donne l'intelligence pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ode 8
« De la flamme, tu as fait jaillir la rosée pour tes Saints * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles.
Protégés par le bouclier de la foi * et prenant comme lance la croix du Seigneur, * vous avez abattu les phalanges des ennemis invisibles, * saints Martyrs, en exaltant le Christ notre Dieu.
Enflammé par l'amour du Tout-puissant, * tu pénétras vaillamment sur le stade des Martyrs; * par ton ferme combat, victorieux Philémon, * tu renversas l'immense dragon.
Tu fis sombrer la puissance de l'Ennemi * dans l'océan de ta courageuse fermeté, * Arrhianos, et tu fus digne à jamais * du royaume que nulle vague n'ébranlera.
Te reconnaissant comme véritable Mère de Dieu, * dans la foi nous te crions l'angélique salutation, * car seule tu enfantas sur terre la Joie, * Pleine de grâce et d'éternelle bénédiction.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Figurant les souffrances du Christ, * vous avez enduré * l'épreuve de multiples tourments; * bienheureux Martyrs, la tête tranchée, * vous avez été réunis, * resplendissants de gloire et parés * de divine splendeur, * à l'armée des Anges dans le ciel.
Orné d'un vêtement prestigieux * teint de pourpre dans ton sang * et portant comme sceptre * la divine croix du Seigneur, * bienheureux Thyrse, tu exultes de joie * en compagnie des Martyrs victorieux * et tu règnes à présent * avec le Christ notre Dieu.
Martyrs admirables et bienheureux, * les Puissances des cieux * ont admiré vos combats, * vos blessures, la fermeté * que vous avez montrée devant la mort; * et puisque vous prenez part à leur cortège, * faites mémoire de ceux * qui célèbrent votre illustre souvenir.
Prenant la ressemblance * de la chair des mortels, * le Verbe de ton sein * fut enfanté visiblement, * puis il attira la multitude des Martyrs, * ayant lui-même souffert la Passion * dans son extrême bonté, * pure Vierge Marie, comblée de grâce par Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et 1e Congé.

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