Ménées de Janvier

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Monique
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14 janvier

Message par Monique » mer. 09 janv. 2008 12:17

14 JANVIER

Mémoire de nos vénérables Pères
massacrés au Sinaï et à Raïthou.


Clôture de la fête de l'Epiphanie: on chante l'office du 6 Janvier, à l'exception des Lectures, de la Litie et du Polyéléos.

Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête. Maintenant: Dogmatique du ton. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Canon du ton et canons de la fête. Catavasies de la fête. Après la 3e ode, Kondakion, Ikos et Hypakoï de la fête. Après la 6e ode, du dimanche. A la 9e ode on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: Eothinon, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.

Le dimanche du Pharisien et du Publicain:
Le samedi soir à Vêpres: Premier cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 3 stichères dominicaux du ton, 3 du Triode (y compris le doxastikon) et 4 de la fête. Gloire: de la fête. Maintenant: Dogmatique du ton. Apostiches du dimanche, Gloire: du Triode, Maintenant: de la fête. Tropaires: comme plus haut.
A Matines: Cathismes du ton. Après le Psaume 50, Ouvre-moi les portes de la pénitence ... Canons du ton et du Triode, puis les canons de la fête. Catavasies de la fête. Après la 3e ode, Kondakion, Ikos et Cathisme du Triode. Après la 6e ode, de la fête. A la 9e ode on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche, du Triode et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: du Triode, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.

Noter que selon l'usage grec, si le 14 Janvier tombe le dimanche du Pharisien et du Publicain, la clôture de la fête est célébrée le 13.

Synaxaire
Le 14 Janvier, mémoire des saints Abbés massacrés au mont Sinaï.
Si les glaives commirent ce multiple crime,
les Pères n'ont-ils pas occis mainte passion?
Ces amis des vertus méritèrent leur prime
le quatorze janvier pour leur résignation.
Ce même jour, mémoire des trente-trois Pères saints massacrés à Raïthou.
Comme Rachel pleurait ses fils qui ne sont plus,
Raïthou pleure ses Pères par le glaive élus.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Théodule, fils de Nil le Sage.
La voie des vertus, Théodule l'a suivie:
de son père, bien sût, il imita la vie.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve- nous. Amen.

Monique
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15 janvier

Message par Monique » mer. 09 janv. 2008 12:26

15 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Paul de Thèbes;
et de saint Jean le Calybite.



VEPRES

Lucernaire, t. 2

Lorsque, par divine inspiration, * tu laissas sagement les soucis de la vie * et t'avanças vers les peines de l'ascèse, * alors tu atteignis dans la joie * les inaccessibles déserts, * enflammé par l'amour du Seigneur; * et, dévastant les passions * par ta persévérance dans le bien, * tu vécus, comme un Ange Père saint.

Dès ta jeunesse, Père saint, * ayant abandonné toute société humaine, * tu atteignis, le premier, le désert absolu, * surpassant tout solitaire, saint Paul, * et tout le temps de ta vie * tu demeuras inconnu; * mais Antoine, sur l'ordre de Dieu, * comme un trésor caché te découvrit * et te rendit célèbre dans tout l'univers.

Menant sur terre, saint Paul, * ton extraordinaire vie, * tu habitas avec les fauves * et fus servi par un oiseau, * vénérable Père, sur l'ordre de Dieu; * et lorsqu'il vit cela, * lorsqu'Antoine le Grand te trouva, * il fut rempli d'étonnement * et ne cessa de magnifier la divine Providence, le Maître de l'univers.

*

Lorsque, par divine inspiration, * bienheureux Père, tu as fui * les charmes de ce monde avec joie, * alors tu préféras * à la voie large le chemin * étroit, raboteux, malaisé; * et tu atteignis le refuge spirituel * où tu revêtis l'habit divin, * te détournant et dépouillant de toutes les passions.

Tu conçus l'étonnant projet de ta vie, * ton étrange comportement par amour pour le Christ * dont tu chérissais l'ineffable pauvreté; * sans foyer devant le seuil de tes parents, * bienheureux Père, tu enduras * la gêne, les tribulations; * mais les grâces divines t'ont comblé * et tu as hérité dans les cieux * le trésor que nul ne peut ravir.

Tenant en mains, Père Jean, * l'Evangile sacré, * tu l'accomplis en renonçant * à tout l'avoir paternel * et passant toute ta vie * dans la détresse et les pleurs; * c'est pourquoi tu jouis maintenant, * vénérable Père que Dieu a glorifié, * de la divine consolation et de l'allégresse sans fin.

Gloire au Père, t. 2
Renonçant au monde et à tout ce qu'il contient, * vénérable Père, et prenant l'Evangile du Christ, * tu l'as suivi évangéliquement; * et dans la cabane où tu vécus * comme en un mystique Paradis, * traitant ta chair avec la plus grande sévérité, * tu mis à mort l'homicide dragon; * aussi dans les cieux où tu demeures, saint Jean, * demande pour nous la grâce du salut.

Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, Etoile ayant l'aspect du soleil, * réjouis-toi, Toute-pure, cause de tout bien, * réjouis-toi, qui offris une place au Dieu infini, * toi qui fis croître l'épi * de la vie immortelle; * réjouis-toi, brillante porte et char divin; * réjouis-toi, ô Vierge qui abolis * l'ancestrale malédiction * et nous procures le bonheur éternel.

Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée * vit son Agneau de plein gré * conduit en mortel vers l'immolation, * dans ses larmes elle dit: * Ô Christ, tu vas donc me priver, * moi ta Mère, de son Enfant! * Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? * Ami des hommes, je chante cependant * et glorifie ton ineffable et suprême bonté.

Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et des Anges tu as rejoint les chœurs * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.

Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, chandelier de clarté * plus brillant que les rayons du soleil, * réjouis-toi, pure Souveraine qui nous as délivrés * de l'antique malédiction; * toi l'espérance des sans-espoir * qui rappelles vers Dieu le genre humain. * Réjouis-toi, brillant palais du grand Roi, * fertile montagne d'où sortit le Rédempteur, * réjouis-toi, lampe divine et charmante du Verbe de Dieu, * réjouis-toi, lampadaire tout illuminé et trône de feu.

Stavrothéotokion
Un glaive a traversé ton cœur, * comme l'avait dit Siméon, * Dame toute-sainte, quand tu vis * celui qui par l'ineffable parole a surgi * lumineusement de ton sein * élevé en croix par les impies, * abreuvé de vinaigre et de fiel, * percé en son côté, * cloué par les mains et les pieds; * et toi, comme une mère tu pleurais * et gémissante disais: * Quel est cet étrange mystère, ô mon Fils bien-aimé?


Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.

Tropaire du Calybite, t. 4
Ardemment dès l'enfance ayant aimé le Seigneur, * tu quittas le monde et ses plaisirs et dans l'ascèse te distinguas; * tu fixas ta cabane devant le seuil de tes parents * et les pièges des démons, tu les brisas, bienheureux Jean; * c'est pourquoi le Christ t'a justement glorifié.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons des Saints: celui de saint Paul (t. 8), œuvre de Jean Damascène; celui de saint Jean (t. 2), avec l'acrostiche: Par tes prières, Bienheureux, rends-moi pauvre en passions. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »

Fidèles assemblons-nous pour vénérer * comme il se doit par des cantiques sacrés * Paul le Théophore, ce joyau des Moines saints.
Le premier, tu peuplas le désert, * illustre Paul, devenu par l'ascèse * l'héritier du royaume des cieux.

Ton être, tu l'as purifié entièrement * par la tempérance, Bienheureux, et tu devins * l'habitacle de Dieu et un compagnon pour les Anges.

Sainte Mère de Dieu, nous te chantons * qui as enfanté de merveilleuse façon * le Verbe éternel et divin qui a pris chair de ton sein.

t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbuté * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »

Enrichi par les vertus divines, tu as méprisé * les richesses de la terre * et trouvas celles des cieux; * moi qui suis pauvre en connaissance de Dieu, * enrichis-moi de grâces, alors je chanterai, * bienheureux Père, ta vie angélique.

Dès ta jeunesse, Bienheureux, tu pris sur toi * le joug suave du Seigneur * et toi-même t'humilias * dans les combats de l'ascèse, * prenant pour armure l'humilité du Christ, * qui t'éleva jusqu'au faite des cieux.

Faisant route sur l'étroit chemin, * par les larmes et les tribulations, * la misère, les gémissements, * tu atteignis la vaste plaine où tu trouvas * le séjour que tes efforts t'ont mérité, * Père Jean digne de toute admiration.

Secoué par la violence des passions, * ébranlé par les attaques du péché, * Mère toujours-vierge et digne de nos chants, * avec amour je me réfugie * vers ton invincible et solide protection; * aie pitié de moi et sauve-moi.


Ode 3, t. 8
« Toi qui affermis par ton Verbe les cieux * et fondas la terre sur la masse des eaux, * rends-moi ferme également, * pour que je chante ta gloire, Seigneur. »

Vers Dieu élevant le regard * de ton âme, Père saint, tu l'aimas * au point de mépriser les choses d'ici-bas * et de mener la vie angélique.
Par les rayons de tes vertus * tu chassas les ténèbres des passions, * en ton cœur ayant reçu * clairement l'illumination de l'Esprit.

Comme jadis Elie, par un corbeau * nourri de pain céleste, tu échappas * à la Jézabel de ton temps, * bienheureux Père, sous la protection du Christ.

Le Roi de gloire, le Créateur, * dans tes entrailles, ô Mère de Dieu, * ayant teint sa chlamyde de ton sang, * en fit la pourpre de sa mystique royauté.

t. 2
« Comme un lis a fleuri le désert * et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations * à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »

Vénérable, comme encens de bonne odeur, * tu dirigeas ton oraison * vers celui qui voit les cœurs; * l'ayant respirée, il l'agréa * et t'a placé dans le chœur des saints Moines.

Merveille sublime frappant d'admiration * tous les cœurs des croyants, * la façon dont tu restas, * vénérable Père, devant le seuil de tes parents, * supportant la misère et l'affliction.

Persévérant selon ta règle, Père saint, * dans les jeûnes et l'oraison, * tu trouvas l'impassible condition * en réprimant les préoccupations charnelles * par la force de l'Esprit.

Vierge pure, comme rose au doux parfum, * comme lis dans la vallée, * la Pureté suprême t'a trouvée * et fit sa demeure dans ton sein * pour combler de bonne odeur le genre humain.


Kondakion de saint Paul, t. 4
Fidèles, célébrons le divin Paul, * ce flambeau éclairant le monde par la hauteur de ses vertus, * et chantons au Christ: Tu es l'allégresse des Moines saints.

Cathisme, t. 1
De tout cœur éprisant les plaisirs d'ici-bas * et de toute ton âme n'aimant que Dieu seul, * tu as atteint, vénérable Paul, le désert * comme si ce fût une ville habitée; * et t'adonnant à la contemplation perpétuelle, * tu semblas vivre comme un Ange incarné; * c'est pourquoi nous voulons te glorifier.

Gloire au Père, t. 3
Délaissant la richesse qui ne dure qu'un temps * et la gloire qui n'a pas de lendemain, * tu as trouvé la céleste félicité * et pour les siècles, bienheureux Père, le renom; * c'est pourquoi nous célébrons ta sainte et bienheureuse dormition * et dans l'exultation festive te crions: * devant le Seigneur souviens-toi, saint Jean, de nous tous * grâce au crédit que tupossèdes auprès de lui.

Maintenant ... Théotokion
Ô Vierge, comme une vigne sans labours * tu as produit le raisin merveilleux * d'où jaillit pour nous le vin du salut * réjouissant nos âmes et nos corps; * et te disant bienheureuse comme la source de ces biens, * sans cesse nous t'adressons l'angélique salutation, * ô Vierge pleine de grâce.

Stavrothéotokion
Ô Christ, ta sainte Mère inépousée, * voyant ton corps suspendu sur la croix, * versant des larmes s'écria maternellement: * Voici la récompense d'un peuple ingrat * qui a joui de tant de bienfaits! * Ô mon: Fils, je chante et magnifie ta divine condescendance.


Ode 4, t. 8
« D'avance le Prophète voyant, * ô Verbe, ta virginale incarnation * en un cantique s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Planté dans la maison de notre Dieu, * tu produisis l'abondance des vertus * et par ton ascèse, Père saint, * tu as fané les révoltes de la chair.

Au feu de ton amour pour le Christ * tu consumas les ronces des passions * et tu as fait de toi, * Père saint, une demeure de l'Esprit.

Grâce au bâton de ta vie vertueuse * comme fauves tu chassas les passions; * aussi ta mort a réuni * pour ta sépulture les fauves eux-mêmes autour de toi.

Tes chastes entrailles ont tissé * la pourpre mystique pour le Dieu de l'univers; * l'ayant revêtue, Mère de Dieu, * il nous unit à son Père divin.

t. 2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Sous tes pauvres haillons tu apparus, * Père inspiré par Dieu, comme un trésor caché; * et c'est l'habit divin que tu aimas: * l'ayant revêtu saint Jean, tu pénétras * au festin nuptial dans les cieux.

Ayant reçu la semence des cieux * dans les sillons de ton cœur, * tu fis pousser le bel épi * nourrissant l'âme et l'esprit * de tes chantres qui t'imitent saintement.

Dans une étroite cabane tu demeuras, * comme un autre Lazare, * par pauvreté volontaire; * c'est pourquoi, vénérable Père, maintenant * tu reposes dans le sein d'Abraham.

Les mouvements de mon âme, dirige-les, * Tout-immaculée, vers les divins commandements * du Soleil qui se leva de ton sein, * et délivre-moi par ton intercession * des occasions de chute qui tourmentent cette Vie.


Ode 5, t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

Ayant excellé dans les jeûnes, l'oraison, * les cantiques et les veilles de toute la nuit, * vénérable Père, tu as trouvé * ta demeure auprès de Dieu.

Bienheureux Père, ta vie * aux yeux du Seigneur eut tout son prix * et ton ensevelissement * surpassa tout prodige connu.

Ayant conduit à bonne fin * la course de l'ascèse, Père saint, * tu as concurrencé * les Puissances incorporelles d'en-haut.

Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * pour le monde tu fis naître en vérité * le Verbe divin dans la chair.

t. 2
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »

Pour les joies de la terre tu fus un étranger, * un étranger pour les tiens, un étranger pour tes parents, * Père Jean, selon ta propre volonté; * et, purifié par la tempérance, * dans la pauvreté spirituelle tu appartins en propre au Tout-puissant.

Ayant fait de toi-même une demeure de la Trinité, * tu t'es contenté de l'étroite cabane où tu vivais, * purifiant ton âme par la divine méditation, * Père Jean, et sans cesse contemplant * l'ineffable beauté de notre Dieu.

Pour observer le précepte du Seigneur, * tu n'as rien préféré, sage Père, à son amour: * ni l'affection des frères ou des parents * ni la richesse ni les dignités * ni les plaisirs de la chair n'ont fléchi ta décision.

Tu enfantes le Seigneur de l'univers, l'Emmanuel, * et demeures vierge même après l'enfantement; * Vierge Mère, sans cesse supplie-le * de délivrer des ennemis les menaçant * ceux qui se réfugient sous ta sainte protection.


Ode 6, t. 8
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »

Vers Dieu ayant tendu les mains, * tu lui remis ton âme, Père saint * qui lui fus agréable jour et nuit.

L'armée des Anges et le chœur * des Prophètes et des Apôtres saints, * vénérable Père, ont glorifié ta dormition.

Fuyant la tempête des passions * sous la voile de la suprême ascèse, Père saint, * tu abordas au port tranquille du Christ.

Toi qui seule par la parole enfantas * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable * de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Tu renversas l'orgueilleux serpent * avec les armes de l'humilité; * bienheureux Père, exalté en ton esprit, * tu as rejoint les tabernacles éternels.

Tu fus comblé des grâces de l'Esprit * et tu as soumis les esprits du mal * par ta sagesse et ton bon sens * et ta consécration totale au Seigneur.

Au plus haut degré de l'absence-de-passions, * dans l'étroitesse de ta cabane * et les épreuves t'assaillant, * tu persévéras par la force de Dieu.

Vierge pure, en ton sein tu donnas corps * au Verbe égal au Père * en œuvre créatrice et royauté, * lorsqu'il assuma tout mon être par ineffable compassion.


Kondakion, t. 2
Chérissant la pauvreté pour imiter le Christ, * tu laissas les richesses de tes parents * et, prenant dans tes mains son Evangile divin, * à sa suite, saint Jean, tu marchas, * sans cesse auprès de lui intercédant pour nous tous.

Ikos
Qui donc serait capable de chanter dignement * la gloire et la grandeur de tes pénibles efforts? * Par tes prières agréables à Dieu * procure-moi cependant la grâce de l'Esprit, * afin que j'exprime fidèlement * tes combats dépassant la condition humaine * et chante ton ineffable fermeté, * la patience de ton âme, Bienheureux; * par elle tu confondis le perfide ennemi, * toi qui sans cesse intercèdes auprès de Dieu pour nous tous.

Synaxaire
Le 15 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Paul de Thèbes.
Si les portes de Thèbes sont chose splendide,
combien plus admirable est l'illustre saint Paul
lorsque, le quinze, ce fils de la Thébaïde
des portes de la vie jusqu'au ciel prend son vol!
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Jean, pauvre pour le Christ, appelé aussi le Calybite.
Délaissant la terrestre cabane, l'enfant
qui du monde avait fui les liens les plus précieux
plus belle a reconstruit sa cabane des cieux.
Le quinze il a changé de cabane, saint Jean.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 8
« Au commencement tu as fixé la terre sur ses bases * et par ton verbe tu as affermi les cieux: * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères. »

Ayant soumis à l'esprit les pensées charnelles, * le vénérable Père s'écria: * Pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.

Sauvé des pièges de l'ennemi, * le Vénérable s'écria dans la joie: * Pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.

Ayant foulé aux pieds la fournaise des passions, * le vénérable Ascète s'écria: * Pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.

Toi qui fis de la Vierge un nouveau ciel * et sortis d'elle pour briller en Soleil, * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.

t. 2
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »

A la voie large tu préféras l'étroit chemin * et dans la joie tu supportas * d'être insulté devant le seuil de tes parents * et de languir en de nombreuses maladies, * bienheureux Père si digne d'admiration.

Ton cœur, tu l'ornas de sublimes ascensions * en mortifiant les préoccupations charnelles; * aussi tu es monté vers les cieux, * pour toujours adjoint aux rangs nombreux * des Pères saints, toi qui suscites 1'admiration.

Cheminant sur les voies qui mènent au divin repos, * tu évitas les gouffres des démons, * protégé par la grâce divine, * Bienheureux, car tu chantais: * A lui bénédiction et haute gloire!

Nous chantons, Vierge bénie, ton enfantement * qui nous a délivrés de l'antique malédiction * et te disons bienheureuse, puisque telle Dieu t'a déclarée, * toi seule qu'a chérie celui à qui revient * bénédiction et haute gloire.


Ode 8, t. 8
« Le Roi de gloire éternel * devant qui tremblent les puissances des cieux * et frémissent tous les Anges de Dieu, * prêtres, louez-le, peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Tu imitas le Précurseur * par ton ascèse au désert; * avec lui tu méritas aussi * d'obtenir la vie éternelle.

Tu éteignis la fournaise des passions * sous la rosée de la tempérance, * vénérable Père, et tu chantais: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

En véritable Paradis tu transformas le désert, * où tu excellas en toute vertu; * aussi tu méritas * les délices du Paradis céleste.

Par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * divine Mère toute-digne de nos chants, * supplie-le de délivrer des périls * les fidèles qui te chantent, ô Marie.

t. 2
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exalte-le dans tous les siècles. »

Pour toi-même, Jean, ayant tissé * un vêtement qui jamais ne peut vieillir, * la tunique brodée de vertus, * tu endossas de misérables haillons * et sous l'aspect d'un mendiant * tu patientas devant le seuil de tes parents.

Sans reproche, tel un autre Job, * tu souffris devant la porte, * comme sur le fumier, endurant les avanies * des gens de ta propre maison, * accablé par la faim et la soif; * mais tu héritas le royaume d'en-haut.

L'Evangile que tu reçus en tes mains, * tu l'as suivi clairement: * toute ta vie tu pratiquas * la pauvreté, la componction; * Bienheureux, pour ta douceur et ta bonté, * tu héritas le royaume d'en-haut.

Tu fus un autre Abraham, * recevant dans ta hutte la Trinité * et par l'élévation de ton cœur vers Dieu, * par la pureté de tes pensées * et ton extrême pauvreté * la servant, Bienheureux, dans tous les siècles.

Pour nous qui accourons vers toi, * Vierge pure, tu fais jaillir * l'intarissable flot: * y puisant la grâce abondamment, * nous chantons, Mère sans tache, ton Enfant * et l'exaltons dans tous les siècles.


Ode 9, t. 8
« Vierge et Mère inépousée * qui reçus l'Invisible en sa nature de Dieu, * par des hymnes nous magnifions ton Enfant. »

Comme un trésor spirituel et caché, * vénérable Père, Dieu t'a révélé * à Antoine pour notre gloire et notre joie.

Ayant cloué ton être à la crainte de Dieu * et passé ta vie dans la pensée de la mort, * vénérable Père, tu fus digne de la vie.

Par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * bienheureux Paul, intercède pour ceux * qui sur terre célèbrent ta mémoire avec foi.

Vierge qui as conçu et mis au monde ineffablement * le Christ coéternel au Père et à l'Esprit, * intercède pour notre salut.

t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »

Le Seigneur, disais-tu, est ma force et mon chant, * au prince des ténèbres * en lui faisant tourner le dos; * je ne crains pas tes illusions diaboliques, * car je contemple seulement * l'inaccessible et divine beauté.

Comme terre fertile, Père saint, * dans les sillons de ton cœur * en esprit tu as reçu * la semence céleste et produisis * au centuple l'épi dont se nourrit * toute âme de fidèle te vénérant, Bienheureux.

Vénérable, à ton Maître réuni * et brillant de tout l'éclat * des splendeurs de l'au-delà, * prie-le d'accorder la divine illumination * aux fidèles célébrant, * admirable Jean, ton souvenir lumineux.

Dès le sein le Seigneur te sanctifia * et vers lui-même a dirigé * ta démarche, Bienheureux; * aussi tu fus compté parmi les Saints * qui vécurent en moines pieusement; * avec eux tu participes à la divine condition.

Ton sein fut l'habitacle de la clarté * en laquelle ont vu la clarté * ceux qui dans les ténèbres étaient assis: * de nos voix incessantes, ô Mère de Dieu, * nous te chantons avec amour * et glorifions l'espérance de nos âmes.


Exapostilaire (t. 3)
Divinisé par ta communion aux biens de Dieu, * tu partages la divine compagnie d'Antoine, Bienheureux; * avec lui souviens-toi de nous * qui célébrons ton souvenir lumineux * et de tout cœur te vénérons, flambeau des Moines, saint Paul.

Comme un autre Lazare tu enduras la pauvreté, * vénérable Père, devant le seuil de tes parents * dans l'étroitesse de ta cabane, saint Jean; * mais désormais tu as trouvé avec les Anges * le tabernacle spacieux * en compagnie de tous les Saints dans les cieux.

Délaissant l'affection de tes parents * et les richesses qui passent, saint Jean, * tu pris ta croix et de tout cœur suivis le Christ; * et, mortifiant dans l'ascèse les passions, * tu montas vers l'impassible condition, * Porteur-de-Dieu qui intercèdes pour nous.

Ô Vierge toute-digne de nos chants, * tu enfantas le Messager du Père, l'Ange du Grand Conseil, * le Roi de gloire, le Christ, * dont les Moines et les Ascètes, pour le suivre, ont pris la croix; * avec eux sans cesse implore-le, divine Mère, pour nous.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Paul de Thèbes, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Porte du Verbe, Vierge immaculée, * toi la Mère de notre Dieu, * intercède pour notre salut.

Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de merveilleuse façon.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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16 janvier

Message par Monique » mer. 09 janv. 2008 14:23

16 JANVIER

Vénération de la précieuse chaîne
du saint et illustre apôtre Pierre.



VEPRES

Lucernaire, t. 4

C'est l'erreur elle-même que tu lias * lorsqu'enchaîné dans le Seigneur * en prison, saint Apôtre, tu fus enfermé; * c'est pourquoi nous te vénérons de tout cœur * et baisons ta chaîne dans notre foi; * puisant en elle la force pour nos corps * et pour nos âmes le salut, * nous t'acclamons comme il se doit, compagnon des Anges qui as vu notre Dieu. (2 fois)

Par toi reçurent la connaissance de Dieu * les diverses familles des nations * retenues dans l'ignorance tout d'abord; * et leur image te fut montrée * par ce vase porté d'en haut * qui contenait toute espèce d'animaux; * aussi tous les âges te glorifient, * se prosternant devant les chaînes que tu portas pour le Christ. (2 fois)

Celui que tu renias lorsqu'il fut jugé, * tu le chantas ressuscité d'entre les morts, * saint Apôtre, et l'annonças au monde entier * en Homme-Dieu qui séjourna * par immense bonté parmi les mortels; * aussi de tout cœur nous te disons bienheureux, * illustre Pierre, nous prosternant * devant les chaînes que tu portas pour le Christ. (2 fois)

Gloire au Père, t. 6
En ce jour le fondement de l'Eglise, * Pierre, ce rocher de la foi, * pour le bien de nos âmes nous expose sa chaîne de grand prix. * Venez tous et, l'embrassant, * de nos chants de louange couronnons-le: * Réjouis-toi, chaleureux défenseur de la foi * qui d'un cœur fervent confessas le Christ * comme Fils de Dieu en toute liberté; * réjouis-toi, qui réjouis l'univers * et portes les clefs du royaume des cieux. * Procure la grâce à qui t'honore de tout cœur, * embrassant ton auguste chaîne avec amour, * toi qui te tiens devant le trône du divin Roi de l'univers * et pour nous pécheurs intercèdes constamment.

Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.


Apostiches, t. 4
Prosternons-nous devant la chaîne de grand prix * par laquelle sont rompus les liens des passions; * en effet, elle fut sanctifiée * par les dons ineffables de Pierre, en vérité, * et reçut de lui un flot de grâce ininterrompu; * comme lui-même il délie les péchés, * par un don de Dieu elle accorde, elle aussi, * la délivrance des plus cruelles afflictions.

Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.


Illustre Coryphée, * ta chaîne resplendit * comme une corde céleste nous hissant * depuis la terre jusqu'à la hauteur des portes du ciel * et de toi, brillant clavaire, nous approche dans notre foi; * toi, l'Apôtre digne d'admiration * qui tiens en main les clefs du royaume, ouvre-nous * dans ta compassion l'entrée du salut.

Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.


En chœur avec les mortels * les Anges dans le ciel * entonnent ta louange, Pierre, en ce jour; * car, lorsqu'un Ange entra et toucha ton côté, * faussant compagnie à la garde qui t'enchaînait, * tu laissas la chaîne à tes geôliers; * saint Apôtre, procure-nous cette joie: * délie la chaîne sans fin de nos péchés.

Gloire au Père, t. 6
De nouveau notre ardent protecteur, * Pierre, ce rocher de la foi, * nous rassemble autour d'un festin spirituel, * nous proposant sa précieuse chaîne comme aliment de grand prix * pour la guérison des maladies, * la consolation des affligés * et comme un havre pour les naufragés. * Venez tous, embrassons-la * et supplions celui qui en glorifia le porteur: * par ses prières, ô Christ, sauve nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Ayant glissé dans le gouffre de mes pensées, * soumis à la séduction du Trompeur, * j'ai recours en ma misère, * divine Epouse, à ta merveilleuse compassion, * Vierge sainte, à ta chaleureuse intercession; * arrache-moi aux épreuves et tentations, * sauve-moi, Toute-pure, des assauts du Démon, * afin que je te chante avec amour, * te glorifie et me prosterne devant toi, * te magnifiant, ô notre Dame, bienheureuse en tout temps.

Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'enfanta s'écria: * Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, toi qui donnes la vie?


Tropaire, t. 4
Toi qui sièges sur le premier trône des Apôtres divins, * sans quitter Rome tu es venu jusqu'à nous * par les chaînes précieuses que tu portas; * et, nous prosternant devant elles dans la foi, * nous te prions de nous procurer par ta divine intercession la grâce du salut.




MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les deux canons de l'Apôtre: le premier, œuvre de Théophane, portant (à l'exception des théotokia) l'acrostiche: Vénérons de tout cœur les chaînes de saint Pierre; le second, avec l'acrostiche: Pierre, je loue en toi le socle de la foi. Joseph.


Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Nous appuyant sur le roc de ta divine confession, * Pierre qui occupes glorieusement * le premier trône parmi les Apôtres du Christ, * nous vénérons tes chaînes dans la foi: * par elles tes saintes mains furent liées.

Saint Apôtre, le Seigneur a fait de toi * le Témoin véridique de son incarnation, * pour relater sa venue, * sa mort sur la croix * et sa résurrection.

En reniant trois fois pour les meurtriers de Dieu * le Seigneur en sa seule humanité, * tu n'as pas dévié de ta première confession, * Pierre, car tu avais proclamé * qu'il est Dieu et Fils de Dieu.

Brise le carcan de nos péchés, * Apôtre dont nous vénérons * la sainte chaîne dans la foi, * et dans ton immense compassion * ouvre-nous les portes du royaume d'en-haut.

Vu l'impureté dont je suis souillé, * je suis incapable de chanter en toi, * Mère inépousée, la demeure virginale de la Pureté; * aussi purifie-moi au creuset de l'Esprit, * afin que je puisse te glorifier.

*

« Ayant passé à pied sec * en la mer Rouge l'abîme des eaux * et vu les hostiles cavaliers de Pharaon * engloutis par les flots, * les chœurs d'Israël psalmodièrent dans la joie: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Toute l'Eglise du Christ * exulte en esprit festivement, * t'acclamant dans la foi, * Apôtre du premier trône, et de tout cœur * baisant la chaîne de grand prix * que tu as portée en prisonnier, * Bienheureux, pour mettre aux chaînes le Tyran.

Pierre, toi qui repêchas les mortels * du gouffre de l'erreur comme poissons, * tu les as conduits * à celui qui t'a choisi * parmi les pêcheurs en vérité * comme Coryphée de tous les Disciples; c'est pourquoi * nous vénérons la chaîne que tu portas.

Sur l'assise de la foi * tu édifias toute âme de croyant; * et les temples de l'erreur, * Pierre, tu les renversas * pour fonder les Eglises qui désormais * te vénèrent à haute voix * ainsi que la chaîne que tu portas.

Tous les glaives de l’ennemi perfide * ont disparu jusqu'au dernier, * Vierge pure, lorsque fut percé * d'une lance celui qui demeura * dans ton sein immaculé; * de son très-doux amour, je t'en prie, * perce mon cœur à présent.


Ode 3
« Ce n’est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »

Dans les entraves auxquelles te condamna * Hérode comme un malfaiteur, * l'Eglise te vénère, illustre Pierre, maintenant, * se prosternant devant tes souffrances dans la foi.

De tes chaînes l'Eglise s'est parée * mieux que d'or ou de précieux bijoux; * et, glorifiée en toi, * elle les embrasse, Apôtre saint.

Le Tétrarque, t'ayant livré * à quatre escouades de quatre soldats * et lié d'une chaîne, te gardait pour te tuer; * mais par la main d'un Ange le Christ t'en a délivré.

Les chaînes ayant touché ton auguste corps * bénéficient de ta grâce, Apôtre saint, * et sanctifient tous ceux * qui se prosternent pour les vénérer.

Voici délivré le genre humain, * Vierge pure, de l'antique malédiction * et détruit Satan, la cause du péché, * car tu nous enfantes la bénédiction.

*

« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »

Entièrement uni à la très-pure Clarté, * par divine participation, * Pierre, tu es apparu comme lumière toi aussi, * illuminant nos âmes.

Tu confirmas les préceptes du Christ * et comme Coryphée des Apôtres tu enseignas * la justice aux impies, * inébranlable base de la foi.

De ta langue sacrée tu as prêché * le Dieu souffrant et crucifié dans sa chair; * c'est pourquoi nous vénérons, * Pierre, la chaîne qui t'a lié.

Jusqu'à toi dura la mort * en son irrésistible élan; * mais toi, virgnale Mère de Dieu, * tu enfantas la Source d'immortalité.


Kondakion, t. 2
Le Christ, ce rocher qui glorifia * splendidement la Pierre de la foi, * nous invite à fêter ensemble le Coryphée * pour la merveille de sa précieuse chaîne, afin de nous donner * le pardon de nos fautes.

Cathisme, t. 4
Toi qui fus le temple de la divine Trinité, * apôtre Pierre, illumine et sanctifie * ceux qui te vénèrent avec foi * dans ta sainte maison, * exauce leurs demandes et sauve-les * des pièges que leur tend le Mauvais, * par tes prières incessantes auprès du Christ.

Gloire au Père ...
Coryphée des Apôtres divins * et porte-clefs du royaume des cieux, * apôtre Pierre, nous te célébrons dans la foi * et dans la pureté de nos cœurs * nous baisons les chaînes que tu portas, * tel un malfaiteur, pour rompre la malfaisance de l'Ennemi: * par tes prières fais que nous en soyons délivrés.

Maintenant ... Théotokion
D'incomparable façon * tu t'es montrée supérieure aux Chérubins, aux Séraphins, * plus vaste que la terre et le ciel, * le sommet de la création visible et invisible; * celui que les espaces célestes ne peuvent contenir, * en ton sein, Vierge pure, tu l'as porté; * supplie-le de sauver tes serviteurs.

Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né du Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ, gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi te laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi le Dieu que chantent les Anges dans le ciel? * Longanime Seigneur, gloire à toi.


Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »

Pierre, la reine des cités * a pris pour couronne dans la foi * ta chaîne de grand prix * et, devant elle se prosternant, * lui exprime par un baiser * sa vénération et glorifie * ta force et tes merveilles.

Hérode t'avait mis en prison, * saint Apôtre, enchaîné, * pour te livrer à la foule meurtrière de son Dieu; * mais, divinement sauvé, * tu as laissé tes liens * à la vénération * de tes fidèles serviteurs.

La chaîne qui te lia, * au contact de ton saint corps * ayant reçu grâce et vigueur, * communique à tous, * lorsque nous nous prosternons devant elle * la sanctification * par tes mérites, saint Pierre.

Nous approchant avec respect * et pleins d'amour, prosternons-nous * devant les chaînes du saint Apôtre, * lui offrant en symbole * la réalité de notre foi, * dans la certitude que notre vénération * de ces chaînes monte jusqu'à lui.

En toi divine Mère, nous chantons * celle qui enfante Dieu dans un corps; * ainsi nous rejetons * toute hérésie: en effet, * dans ce corps le Verbe est apparu, * après qu'il eut modelé en tes entrailles * sa chair douée de vie.

*

« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »

Relatant les hauts-faits du Seigneur, * c'est à la foi en Dieu * que tu convertis les cœurs * des Hébreux insoumis, * toi, la demeure de la foi.

Tes voyages sur les eaux, * Pierre, nous furent connus * grâce à l'amour suprême de celui * qui avait marché sur elles * et nous fit connaître tes chemins.

En ta sainte chaîne, Bienheureux, * possédant le remède pour nous guérir * de toutes sortes de maladies, * nous t'exprimons en la baisant * notre fidèle vénération.

L'antique Rome, tu l'as sanctifiée * par la déposition de ton corps; * la nouvelle, tu l'as illuminée * par la possession * de ta précieuse chaîne.
Comme en un vaste palais * ayant demeuré dans ton sein, * le Roi de l'univers, * Souveraine immaculée, * s'est montré porteur de notre corps.


Ode 5
« Maintenant je vais me lever, * dit le Seigneur en prophétie, * je vais être glorifié et exalté * en assumant l'humanité déchue * pour la hisser vers la clarté * spirituelle de ma divinité. »

Ote les chaînes de mon péché * qui m'étreignent comme un carcan * et me poussent à la perdition, * saint Apôtre ayant reçu * du Seigneur le pouvoir * de lier et délier les péchés.

Arrête les païens qui se lèvent contre nous, * efface en l'Eglise aussi * les scandales, pour lui donner * la concorde et l'unité, * toi qui pour elle fus lié * de cette chaîne que nous embrassons dans la foi.

Délivre de la captivité spirituelle * ceux qui se prosternent avec foi * devant ta chaîne; et sauve-nous, * toi notre Maître et Pasteur, * pour nous conduire aux tabernacles éternels * dont la garde t'est confiée.

Ceux que ton Maître a jugé bon * par ta redoutable médiation * de faire régner sur nous, * garde-les dans la vraie foi * sous ta puissante main, * illustre apôtre Pierre.

Vierge toute-digne de nos chants, * le soleil t'a vu surpasser de beaucoup * son propre rayonnement; * car Dieu est sorti de toi en s'incarnant * pour élever ceux qui t'honorent vers la clarté * de sa divinité.

*

« Sur nous, Seigneur, envoie * ton illumination, * délivre-nous des ténèbres du péché; * du ciel, en ta bonté, * accorde-nous ta paix. »

Par divine révélation, * illustre Apôtre, tu proclamas * le Fils coéternel au Père * et de la bouche bienheureuse du Christ * tu méritas d'être appelé bienheureux.

Lorsque tu vis la lumière resplendissant * sur le Thabor au point de cacher * les rayons mêmes du soleil, * la lumière issue de la lumière t'éclaira * et tu reconnus la divinité du Christ.

Tu as prêché que le Christ * est resté trois jours dans la mort * et tu souffris d'être enchaîné pour lui; * nous prosternant devant tes liens, * nous te glorifions pieusement.

Allège le poids trop pesant * de mes innombrables péchés, * Vierge pure, et donne-moi * la force de porter * le joug du Christ et son fardeau si léger.



Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »

En ce jour les Puissances des cieux * et le groupe des Apôtres divins * se réjouissent avec la terre habitée, * Pierre, en voyant que sont vénérés * les signes de tes souffrances.

Les chœurs des Saints battent des mains * et les phalanges des démons * gémissent de frayeur, * Pierre, en voyant que sont vénérés * les signes de tes souffrances.

La venue de l'Ange endormit * les soldats qui te gardaient * et soudain tes liens, que nous honorons * d'un saint baiser, tombèrent de tes mains, * bienheureux Pierre.

Toi qui avais ressuscité Tabitha de la mort, * tu te libéras de tes liens * et tes gardes furent mis à mort; * tous tes actes dépassent l'entendement; * saint Apôtre, nous te vénérons avec foi.

J'en suis venu à la tempête de la perdition * et me voici bouleversé * par les fleuves de mes immenses péchés; * notre Dame, en ta compassion * mène-moi au port divin.

*

« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »

Souffrant la crucifixion à l'envers, * tu préparais tes pieds pour le chemin du ciel; * Disciple du Christ, accorde-nous * la force d'y marcher nous aussi.

Tu as vécu avec celui qui est la Vie des vivants, * de sorte qu'enchaîné pour lui * tu brisas les liens de Bélial; * c'est pourquoi nous vénérons la chaîne qui t'a lié.

Prie le Maître de la création * d'envoyer pardon, miséricorde et paix * sur ceux qui te glorifient, Bienheureux, * comme son plus fidèle Disciple.

Le premier Père a revêtu * la tunique de peau, symbole de mort; * mais le Créateur a revêtu Adam, * lorsqu'ineffablement il prit chair de tes entrailles, Tout-immaculée.


Kondakion, t. 2
Le premier des Apôtres, leur Coryphée, * Pierre, le sublime interprète divin de la vérité, * acclamons-le et baisons ses chaînes dans la foi, * pour recevoir le pardon de nos péchés.

Ikos
L'illustre et sublime Disciple du Seigneur, * quelle langue humaine pourrait en faire l'éloge dignement? * Et celui qu'avec raison le Verbe de Dieu * déclara bienheureux, quel esprit le louera? * Pourtant, s'il faut offrir au Christ ce qui est en notre pouvoir, * j'essaierai donc de le faire également. * Nous tous, amis de la fête, couronnons * le premier Apôtre de nos chants, * pour recevoir le pardon de nos péchés.

Synaxaire
Le 16 Janvier, vénération de la précieuse chaîne du saint et glorieux Apôtre Pierre.
Pierre, dont je vénère les liens de captif,
brise la longue chaîne de mes lourdes fautes.
Le seize, je célèbre, Pierre, en chant festif
tes liens qui me délient (mes chaînes, tu les ôtes).
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Celui qui prétendait régner, * mais sur lequel régnait plutôt la volupté, * pour faire plaisir aux Juifs * te fit lier pieds et poings * avec la chaîne que nous vénérons en te chantant.

Toute la création cédait devant toi, * saint Disciple du Christ, * la mer te fut comme un chemin, * les chaînes, de l'étoupe, les portes de fer, une avenue, * par la puissance du Paraclet.

Toi qui supprimais fraudeurs et magiciens, * ressuscitais les morts et rendais la santé * aux paralytiques, aux boiteux, * et dont l'ombre guérissait toute maladie, * Pierre, tu franchis les portes fermées, * te défaisant des chaînes que nous vénérons.

Depuis la Palestine ayant pris son galop, * l'apôtre Pierre, ce destrier du Christ, * après avoir prêché au monde entier, * dans la première Rome trouva son repos, * mais à la nouvelle donna sa chaîne à vénérer.

La nouveauté de ton enfantement * fut révélée par la fournaise de Chaldée * qui ne fit aucun mal aux Jeunes Gens; * et moi qui suis consumé par mes nombreux péchés, * notre Dame, par la rosée de tes prières sauve-moi.

*

« A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Par trois fois tu renias le Christ; * aussi par une triple interrogation * a-t-il guéri ton péché, * illustre Pierre, et fait de toi * le soutien des frères chancelants.

Comme enchaîné au Christ par un très-doux amour, * tu souffris les chaînes maintes fois; * aussi, Pierre, dans notre foi * nous nous prosternons * devant ta chaîne qui délie des passions.

La nuit profonde des multiples faux-dieux, * tu la dissipas en traversant * l'univers comme un immense soleil, * Pierre, témoin oculaire du Christ * et gloire des Apôtres.

Tu fus la gloire du Christ, * en tes membres l'ayant glorifié, * Pierre très-digne de nos chants; * aussi nous te glorifions, * nous prosternant devant la chaîne qui te lia.

Celui qui descendit sur toi comme la pluie, * arrosa le monde entier * de la connaissance de Dieu, * Vierge pure, et te rendit * plus vénérable que tous les Anges.


Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »

Législateur, Pasteur et Docteur * des brebis du Christ, * illustre Pierre, délivre des liens du péché * ceux qui te chantent pieusement * et se prosternent devant tes chaînes avec foi.

E1oigne l'importunité des démons, * apaise la tempête du péché, * repousse les dangers, les maladies, les afflictions * et les irruptions barbares * loin de ceux qui vénèrent tes chaînes.

Il est comblé de grâce, celui * qui touche tes liens précieux; * et, pleinement sanctifié, * il chante allégrement: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.

La pieuse vénération * de tes saintes chaînes surpasse de beaucoup * le plaisir de tout festin; * car toi-même tu es le maître du repas * qui nous procures la divine joie.

Par ses conseils de reptile le perfide serpent * me fit bannir du séjour délicieux; * mais l'Ange du Grand Conseil * qui s'est incarné dans ton sein * me fait habiter de nouveau le Paradis.

*

Pierre, jardinier des cœurs, * tu les moissonnas en abondance * pour celui qui a planté la création * et t'a donné les divines clefs * pour lier et délier les péchés.

En tout temps nous te disons bienheureux * et nous baisons la chaîne que tu portas, * tel un malfaiteur, pour supprimer * le prince du mal * et l'enchaîner de tes liens.

Toi qui gardes l'ensemble de l'Eglise * sur la pierre inébranlable de la foi, * ôte les scandales de son milieu, * Pierre, apôtre bienheureux, * et demande la paix pour elle.

Tu as prêché publiquement * l'enchaînement et la Passion immaculée * de celui qui enchaîna l'Enfer et la mort; * c'est pourquoi nous sommes sanctifiés * en baisant tes chaînes, Bienheureux.

Faisons retentir comme les chœurs célestes * nos voix en l'honneur du Trois-fois-saint, * pour glorifier dès maintenant * dans l'unité de substance, de puissance et d'énergie * le Père, le Fils et l'Esprit.

Le Prophète t'a préfigurée * comme le chandelier spirituel * qui porte la divine lampe illuminant * ceux qui étaient jadis enténébrés * par toute la noirceur du péché.


Ode 9
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Quelle douceur en ta célébration, * de toute joie nous comblent tes festivités; * sanctifie et réjouis * encore maintenant * tes serviteurs qui dans la foi * se prosternent devant tes liens * et donne-leur de te fêter dans la joie.

Brise la force des méchants * qui font la guerre contre nous, *par ta puissance invincible soumets leurs chefs * pieds et poings liés; * triomphe d'eux pour ta cité * où sont vénérées maintenant * les chaînes de tes mains sacrées.

Dignes de foi sont tes paroles, Seigneur, * lorsque tu as déclaré: * Celui qui croit en moi * accomplira des œuvres plus grandes que celles que je fais; * car l'Apôtre, encore vivant, * guérissait par son ombre les maladies * et par ses chaînes accomplit des miracles à présent.

Père très-haut, Fils et Paraclet, * Trinité recevant commune adoration, * par l'intercession * de Pierre, le Coryphée des Apôtres divins, * combats nos ennemis * et donne à la Cité * la stabilité, le calme et la paix.

Nous tous, les mortels, incapables de chanter * ton extraordinaire enfantement, * dans l'allégresse nous reprenons * les paroles de l'Ange annonciateur: * Réjouis-toi, rédemption des mortels, * nourricière des pauvres, défense contre les démons, * réjouis-toi qui me purifies de mes fautes.

*

« Virginal fut ton enfantement: * Dieu s'avance hors de ton sein, * il se montre porteur de notre chair * et sur terre avec les hommes il a vécu; * c'est pourquoi, Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Pierre, tu méritas de voir ce que de loin * tu espérais fidèlement; * du Dieu ami des hommes tu as reçu * la récompense de tes peines allégrement; * car dans ta chair tu reproduisis sa divine Passion. »

Comme porte-clefs du royaume des cieux, * saint Pierre, ouvre son accès * aux fidèles te vénérant sur terre * et baisant la chaîne sacrée * que tu portas en captif
.
Ayant accompagné le Fils sur le Thabor, * tu fus jugé digne d'entendre la voix * du Père le révélant, tandis que l'Esprit saint * illuminait de façon merveilleuse, * Pierre, ton cœur purifié.

Pour nous qui t'honorons avec amour * et baisons la chaîne dont tu fus lié, * Pierre, demande le pardon, * la rémission de nos péchés * et la jouissance du royaume des cieux.

Tu es devenue l'habitacle de la Clarté; * Vierge toute-sainte, éclaire-moi * qui suis enténébré par les assauts de l'ennemi, * afin que dans la foi, * virginale Mère, je te magnifie.


Exapostilaire (t. 3)
Pierre, ce n'est ni la chair ni le sang, * mais le Père qui t'a inspiré * de confesser que le Christ est Fils du Dieu vivant; * c'est pourquoi lui-même t'a déclaré bienheureux * et t'appela de ton vrai nom, * Pierre inébranlable sur qui l'Eglise fut fondée.

Vierge tout-immaculée, * comme Mère tu t'es fait connaître également, * ayant enfanté l'Homme-Dieu surnaturellement, * et ton enfantement devint le salut * pour ceux qui chantent de tout cœur * à la divine Triade incréée: Gloire, honneur, adoration.


Laudes, t. 6
Vénérant les peines de ta prédication, * illustre Coryphée, * et devant tes chaînes nous prosternant dans la foi, * nous chantons le Christ donneur de vie * et bienfaiteur de nos âmes. (2 fois)

Comme du gouffre de l'absence-de-Dieu, * illustre Pierre, tu hissas * grâce à l'hameçon de ta prédication les mortels; * par tes prières tire-nous de l'abîme du désespoir, * nous qui de tout cœur te chantons en ce jour.

Par tes prières, ces divines clefs, * Pierre, prépare-nous * l'accès du ciel en nous ouvrant * les portes, comme tu en as le pouvoir, * à nous aussi qui te glorifions, illustre Coryphée.

Gloire au Père, t. 4
Par la triple demande «Pierre, m'aimes-tu? » * le Christ a corrigé le triple reniement; * c'est pourquoi Simon répondit à celui qui sonde les cœurs: * Seigneur, tu connais tous les secrets, * tu sais bien que je t'aime. * Et le Sauveur lui répliqua: * Pais mes agneaux, pais mes brebis, * pais le troupeau de ma dilection * que par mon propre sang j'ai réservé pour le salut. * Bienheureux Apôtre, intercède auprès du Christ * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.

Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte qui m'assures auprès du Seigneur * ton inlassable prière, ta constante protection, * apaise les tentations, calme la houle de mes passions, * console mon cœur affligé, * ô Vierge, je t'en supplie, * et comble mon esprit de ta grâce, * afin qu'à juste titre je te glorifie.

Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * en sa plainte maternelle te disait: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur? * Comment tes mains et tes pieds * par des impies, ô Verbe, ont été cloués, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?

si l'on veut, on chante la Grande Doxologie. Sinon, Apostiches de l'Octoèque.

Gloire au Père, t. 4
Tu méritas de recevoir les dons de Dieu, * saint Apôtre, rocher de la foi; * en retour comme un doux aliment, * comme une rose, tu offris ton sang au Créateur * et par sa grâce tu fus promu * porte-clefs du royaume des cieux * en faveur de tous ceux qui t'acclament dans la foi.

Maintenant ... Théotokion
Les ténèbres terrifiantes de la mort * assaillent mon âme, divine Fiancée, * les griefs des Démons me font trembler de frayeur; * délivre-moi de leur empire en ta bonté * et conduis-moi, Vierge inépousée, * vers le havre du salut * et la lumière sans soir * en compagnie de tous les Saints.

Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui était sorti de ses entrailles * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des hommes, ne tarde pas à exaucer mon désir.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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17 janvier

Message par Monique » mer. 09 janv. 2008 15:59

17 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père théophore
Antoine le Grand.



PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 2

Lorsque toi-même au tombeau * dans l'allégresse, Père saint, * tu t'enfermas par amour du Christ, * avec grande fermeté supportant * les peines que t'infligeaient les démons, * par la prière et la grâce tu démontras * l'inconsistance de leurs projets; * alors les chœurs des Anges t'applaudirent, Antoine, s'écriant: * Gloire à celui qui t'a doué d'un tel pouvoir. (2 fois)

Antoine, tu t'es montré * un second Elie, ayant à la place d'Elisée * tes illustres disciples, Père saint, * auxquels tu laissas double grâce, toi aussi, * lorsque tu fus ravi comme sur un char vers les cieux; * et désormais, vivant en esprit, tu te réjouis avec eux, * te souvenant, Bienheureux, * de tous ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.

A l'instar de Moïse qui-vit-Dieu, * tu pénétras en vérité * dans la nuée spirituelle de la contemplation; * comme lui tu as vu * celui que tu désirais, de façon claire; * et, le visage glorifié par son éclat, * tu fus conduit vers les demeures du salut; * c'est pourquoi tous ensemble nous crions dans la joie: * Gloire à Dieu qui t'a doué d'un tel pouvoir.

Gloire au Père ...
Vénérons Antoine, car il fut un Ange ici-bas * et pour le ciel un homme de Dieu, * la parure du monde et le trésor des vertus, * pour les Ascètes gloire et fierté; * planté dans la maison de Dieu, * comme un juste il a fleuri, * comme un cèdre dans le désert; * il a fait croître le troupeau * des brebis spirituelles du Christ * dans la justice et la sainteté.

Maintenant ...
Infranchissable Porte du Seigneur * mystiquement scellée, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * reçois nos prières pour les offrir * à ton Fils et ton Dieu, * afin qu'il sauve nos âmes grâce à toi.


Apostiches, t. 2
Dès le berceau tu as semblé, * Père théophore, un instrument * de sanctification, * une demeure du saint Esprit.

Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Par la puissance de la Croix * triomphant de la ruse perverse des démons, * Antoine, Père saint, * tu fis éclater la gloire du Christ.

Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Comme Elie tu fus ravi * sur un char enflammé, * Antoine, Père universel, * pour être uni directement * à la sainte Trinité.

Gloire au Père ... Maintenant ...

Vierge Mère de Dieu, * avec ceux d'ici-bas * chantent les chœurs d'en-haut * pour glorifier sans cesse ton virginal enfantement.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.


Lucernaire, t. 4

Antoine, illuminé par les rayons de l'Esprit, * lorsque l'amour divin t'embrasa * au point que ton âme à tire-d'aile s'éleva * vers la charité suprême, * alors tu dédaignas la chair et le sang * et tu quittas le monde pour t'unir à Dieu dans l'ascèse et la paix; * comme tu l'avais souhaité, tu fus comblé des biens de l'au-delà * et resplendis comme un astre éclairant nos âmes. (2 fois)

Ayant brisé l'arc et les flèches des démons * par la grâce de l'Esprit saint * et révélé leur ruse et leur perversité par tes divins enseignements, * Père Antoine, éclairé par la splendeur divine, * tu devins pour les Moines un luminaire resplendissant, * le premier ornement du désert, * le guérisseur des malades, l'habile médecin, * le modèle original de la pratique des vertus. (2 fois)

Père comblé de charismes divins, * lorsqu'en toi le Christ découvrit * le pur miroir des réflexions divines, * il te fit briller de la claire splendeur de sa clarté; * alors tu devins une source abondante de guérisons, * la nourriture des affamés, * celui qui abreuvait de ses ondées le désir des assoiffés; * et, des âmes voyant les dispositions, * sagement par ta parole * tu les rendais meilleures pour Dieu; * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)

Ange terrestre et céleste mortel * possédant la pureté de l'âme et du cœur, * Antoine, docteur de virginité, mesure exacte des tempérants, * uni à ton Maître désormais * et lui offrant l'incessante doxologie * avec les Anges, les saints Moines et les Martyrs, * délivre en tout temps des périls et du péché * ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée. (2 fois)

Gloire au Père, t. 6
Gardant sans faille l'image de Dieu * et laissant par l'ascèse l'esprit dominer sur les funestes passions, * autant qu'il est possible tu as atteint la ressemblance avec lui; * repoussant la nature vaillamment, * tu t'efforças de soumettre au meilleur le moins bon * et d'asservir la chair à l'esprit; * des moines tu devins alors le sommet, * fondateur d'ermitages, entraîneur des cœurs droits, * parfait modèle de vertu; * et maintenant que dans les cieux * les miroirs sont rompus, Bienheureux, * tu contemples clairement la sainte Trinité, * intercédant pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.

Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui, pour qu'il ait pitié de nous.


Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.


Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.


Lecture de la Sagesse de Salomon
(5,15 - 6, 3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur; c'est le Très-Haut qui en prend soin. Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté; de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera. Pour armure il prendra son ardeur jalouse, il armera la création pour châtier ses ennemis; pour cuirasse il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux; avec lui l'univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d'un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère, les flots de l'océan feront rage contre eux, et sur eux sans merci passeront les torrents, le souffle du Puissant s'élèvera contre eux et les dispersera comme fait l'ouragan; l'iniquité rendra toute terre déserte, le mal renversera le trône des puissants. Ecoutez donc, ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines, prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples: c'est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir, la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.


Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompît son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.


Litie, t. 2
Sur terre ayant formé une foule d'athlètes spirituels, * Antoine, par les flots de tes pleurs * tu arrêtas l'offensive des passions. * Telle une échelle divine et sacrée * permettant l'accès vers le ciel, * fut connue de tous ta vie inspirée par Dieu. * En elle ayant produit les œuvres de la foi, * de ces fruits tu guéris les passions, les maladies * de tous les fidèles s'écriant: * Réjouis-toi, étoile que l'aurore voit briller * de reflets tout dorés, * flambeau des moines et leur pasteur; * réjouis-toi, objet de nos chants, * le plus beau que le désert ait produit, * où l'Eglise trouve son ferme appui; * réjouis-toi, guide suprême des errants, * réjouis-toi qui nous combles de fierté * et portes à l'univers l'allégresse et la joie.

Honorons saint Antoine, car il fut un Ange ici-bas * et pour le ciel un homme de Dieu, * la parure du monde et le trésor des vertus, la gloire des ascètes et leur fierté; * planté dans la maison de Dieu, * comme un juste il a fleuri, * comme un cèdre dans le désert; * il a fait croître le troupeau * des brebis spirituelles du Christ * dans la justice et la sainteté.
Dès l'enfance, Père saint, * tu pratiquas la vertu à ce point * que tu devins un instrument du saint Esprit; * ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, * tu persuadas les hommes de mépriser les plaisirs * et maintenant, illuminé plus encor * par la divine clarté, * Antoine, illumine aussi nos esprits et nos cœurs.

t. 3
Vénérable Antoine, comme un incorporel tu as mené * la vie ardente et courageuse d'une ascèse éprouvée; * après avoir atteint les déserts les plus arides, * tu foulas aux pieds les flèches enflammées des démons; * ayant excellé en toute vertu, * tu demeures dans le royaume des cieux avec les Anges. * Prie donc le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes le salut.

Gloire au Père, t. 7
Vénérable Père, écoutant * l'Evangile du Seigneur, * tu as quitté le monde et tenu pour néant * la richesse et la gloire qu'il t'offrait; * puis tu crias à tous les hommes: * Aimez le Seigneur et vous trouverez la grâce pour toujours; * car rien n'est préférable à son amour * et, il viendra dans sa gloire, * parmi tous les Saints vous trouverez le repos. * Par leurs prières, ô Christ, * accorde à nos âmes la grâce du salut.

Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.


Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, chef des Ascètes, leur invincible défenseur; * coupant les passions à la racine * et soutenant avec courage les assauts des démons, * tu triomphas de leur faiblesse, de leur égarement funeste; * et tu rendis manifeste la vigueur, * la puissance invincible de la Croix du Sauveur; * sous cette armure tu vainquis tous les adversaires contestant * la divine manifestation du Christ en la chair; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Colonne lumineuse appuyée sur les vertus, * nuée procurant l'ombre au désert, * conduisant de terre vers le ciel les divins contemplatifs, * tu déchiras l'océan des passions grâce au bâton de la Croix * et, faisant fuir cet autre Amalek, le démon, * tu trouvas la céleste montée sans obstacle, * bienheureux Père, et l'héritage sans fin * où tu exultes avec les Anges devant le trône du Christ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Réjouis-toi, vénérable Père séjournant * parmi les chœurs des Anges, au plus haut, * puisqu’en vérité déjà sur la terre * c'est leur vie que tu menas en t'exerçant dans la vertu, * en révélant la pureté d'un miroir sans défaut * et recevant les clartés rayonnantes de l'Esprit saint; * aussi tu voyais clairement l'avenir, * prévoyant toute chose grâce aux divines lumières du Christ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi, nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.

Maintenant ...
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut * ô tout-immaculée, reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.


Tropaire, t. 4
Imitant par ta vie le zèle d'Elie * et suivant le droit chemin du Baptiste, * vénérable Père Antoine, tu peuplas le désert * et par tes prières affermis l'univers; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Si l'on fait la Vigile, bénédiction des pains.



MATINES

Cathisme I, t. 8
Ayant lié ton âme à l'amour du Christ, * vénérable Père, et méprisé tous les biens d'ici-bas, * tu fixas ta demeure dans les montagnes et les déserts; * car, ayant goûté à l'arbre de la connaissance, * comme un Ange initié au mystère le plus secret tu resplendis; * et, traversant la nuée de la chair, * tu repoussas les ténèbres des démons, * prince des Moines, Père bienheureux. * Intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Mère de Dieu, tu as conçu dans ton sein, * sans être consumée, la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tout ce que tu veux, tu peux l’accomplir.


Cathisme II, t. 5
Honorons de nos hymnes l'Ascète du Seigneur * qui mortifia tous les désirs passionnés * par sa ferme patience et tempérance en vérité, * au point de couvrir de confusion * toute l'insolence de l’ennemi combatif; * et maintenant il intercède auprès du Christ, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.

Réjouis-toi, porte infranchissable du Seigneur * que l'élite des Justes annonça: * le prophète Daniel en montagne non taillée, * le psalmiste David, avec Moïse et les autres, * comme urne, buisson et rameau, * comme trône, comme porte et nuée * et comme la montagne dont nous voyons l'immensité.


Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * vénérable Père saint Antoine, * célébrant ta mémoire sacrée, * modèle des moines et déjà * sur la terre concitoyen des Anges.

Versets 1: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière. 2: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 3: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 4: Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. 5: Pour moi tu as changé en allégresse mon deuil. 6: Chantez pour le Seigneur, vous qui l'aimez, célébrez sa mémoire de sainteté.


Cathisme, t. 8
Ayant renoncé à l'agitation de la vie * et ayant porté ta croix sur tes épaules, * tu t'es voué tout entier à ton Seigneur; * devenu étranger au monde et à la chair, * c'est du saint Esprit que tu devins le confident; * éveillant les foules au bon zèle pour Dieu, * tu vidas les villes et tu peuplas les déserts. * Père théophore, prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.

Gloire au Père, t. 4
Illuminé par l'inaccessible clarté, * tu brillas comme un astre dans le désert, * faisant luire, Père saint, * tes enseignements limpides * sur ceux qui sans réserve s'approchent de toi.

Maintenant ...
Par la venue du saint Esprit * c'est le Fils consubstantiel au Père et partageant sa royauté * que tu conçus à la voix de l'Ange, * pure Génitrice de Dieu, * pour qu'Adam fût rappelé au Paradis.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis. Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières d'Antoine ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui la paix pour nos âmes.


Canon de la Mère de Dieu, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Il convient de louer Antoine le divin. Catavasies de l'Hypapante (t. 3).

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Ayant gagné l'immortalité, * la vie éternelle, en toute vérité, * comblé de la splendeur au triple éclat, * intercède, Père saint, * pour que mon âme enténébrée * reçoive l'illumination * de la grâce; dès lors * je pourrai te chanter dignement.

En la plus tendre nouveauté * de ta jeunesse corporelle, ayant pris * la voie nouvelle des vertus, * pour échapper au danger tu y marchas, * obéissant à la loi nouvelle du Sauveur, * Antoine trois fois heureux, * et de l'Evangile suivant * les préceptes qui procurent la vie.

Sage Père, éclairé * par la lumière du triple Soleil, * tu fis disparaître, Bienheureux, * les grondements hostiles * des démons arrogants, * la gueule béante des lions, * les peines, les tourments, comme toile d'araignée, * embrasé que tu étais par l'amour de ton Dieu.

Toute-pure, jouissant du crédit * que te confère ta divine maternité * auprès de celui qui fut enfanté par toi, * le Fils unique, le Verbe * qui partage l'éternité du Père, * consubstantiel au saint Esprit, * sans cesse implore-le pour qu'il sauve du péril * ceux qui te glorifient comme la Mère de Dieu.

« Jadis le soleil atteignit * la terre ferme enfantée par l'océan; * comme en deux remparts l'eau se figea de chaque part * en faveur du peuple cheminant et pour Dieu psalmodiant: * Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »


Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Par ta force d'âme et l'application de tes pensées * ayant éteint la flamme des passions, * vénérable Antoine, tu as revêtu * le brillant habit des impassibles * et le manteau du salut.

Alors que les démons s'enhardissaient * dans la force redoublée de leurs assauts * et qu’ils imitaient l'aspect des fauves, * tu méprisas, leurs efforts impuissants, * car tu avais pour défenseur le Puissant-dans-les-combats.

Sur les principautés et les puissances des ténèbres * l'ayant emporté par la force de la tempérance, * il a gagné son trophée de vainqueur * Antoine le théophore, * gloire des Ascètes et fierté des Moines saints.

Par la puissante vie qui de ton sein * s'est manifestée au monde, Vierge immaculée, * ressuscite mon esprit frappé de mort * et guide-le vers la vie, * toi qui brisas les portes de la mort grâce à ton enfantement.

« Soutien de ceux dont l'espoir repose en toi, * affermis ton Eglise, Seigneur, * que tu as acquise au prix de ton sang. »


Cathisme, t. 8
Père saint, tu as porté la croix du Seigneur que tu suivis jusqu'à la fin, * vers le monde, en ta sagesse, tu n'as pas ramené ton esprit, * par la tempérance et le travail tu as mortifié les passions, * et de toi-même tu fis un temple pour ton Seigneur; * c'est pourquoi tu as reçu en récompense le don * de guérir les maladies et de chasser les esprits; * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Virginale Epouse du Créateur, * ô Mère sans tache du divin Sauveur, * demeure du Très-Haut toute-digne de nos chants, * empresse-toi de venir me délivrer, * moi qui suis devenu l'habitacle de la honte et du péché * et par mes pensées le jouet du Démon; * fais briller ma demeure de la clarté des vertus; * chandelier tout-brillant de lumière, dissipe les ténèbres de mes passions * et rends-moi digne de la clarté du ciel * en m'éclairant de ta lumière sans déclin.


Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes. »

Utilisant, Père saint, * l'échelle divine des vertus, * tu es monté vers le haut * et tu vis Dieu s'appuyant sur elle * pour répandre de sa généreuse main * ses dons aux fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes.

Tu te consacras tout entier à Dieu, * t'unissant à lui par la vertu * et seul à seul conversant avec lui; * ta pureté te mérita * sa divine manifestation; * car, te séparant de la terre et de ses habitants, * tu as trouvé la jouissance des cieux.

L'âme et l'esprit purifiés, * tu mis en évidence, Père saint, * les funestes tromperies, * les perfides et cruelles machinations * et les apparitions des ennemis; * car en souffrant tu fus instruit, * en apprenant tu instruisis tant de Moines après toi.

Implore le Dieu qui a pris chair de ton sein, * demeurant ce qu'il était, sans changement, * égal au Père en sa divinité, * devenu consubstantiel à toi qui l'enfantas, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * ainsi que le salut de leurs âmes * à ceux qui te chantent de toute leur foi.

« Ô Christ, tu as couvert les cieux de ton renom, * de ta louange fut rempli l'univers, * car tu sortis de la Mère immaculée * comme de l'arche de ta sainteté, * et comme un enfant que l'on porte sur le bras * tu as paru dans le Temple de ta gloire. »


Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Abritant en ta demeure * celui qui voit tout, le Dieu bienheureux * qui te donnait la sagesse, la lumière et l'instruction, * Père trois fois heureux, * tu méritas de contempler l'ascension * des âmes pures et bienheureuses vers lui.

Père saint, le Christ t'a donné * la grâce de guérir les diverses maladies * et le pouvoir de chasser les esprits impurs; * ayant triomphé de la nature, * tu as pu communier en effet * aux charismes surnaturels de l'Esprit.

Nous qui t'avons comme rempart * et sommes entourés de ta protection, * de ta divine gloire nous glorifiant, * nous te disons bienheureuse: * sur nos âmes, Toute-sainte, en effet * tu fais jaillir la joie et l'allégresse.

« Isaïe, voyant en image sur le trône élevé * le Dieu de gloire escorté par les Anges, s'écria: * Je suis perdu, car j'ai vu le Dieu incarné, * lumière sans déclin et vrai prince de paix. »


Ode 6
« L'abîme de mes fautes, la houle du péché * me troublent et me poussent violemment * vers le gouffre du désespoir; * tends vers moi ta puissante main * et comme Pierre sur les flots * sauve-moi, ô divin Nautonier. »

Selon les règles, à la façon des athlètes, * dès la tendre jeunesse tu entrepris * ce genre de vie que tu observas jusqu'à la fin * et, comme un champion divin, * tu as reçu du Roi de l'univers * ta couronne de vainqueur.

Nous qui avons en toi, Bienheureux, * l'intercesseur très puissant auprès de Dieu, * le confident de nos soucis, * le protecteur et défenseur, * le bienveillant médiateur, nous sommes sauvés * de tout péril, des épreuves et du malheur.

Tu relevas en toute vérité * la nature humaine déchue, * lorsque tu conçus sans semence * sans lui faire subir de changement, * divine Mère, le Fils considéré * comme égal au Père en sa nature de Dieu.

« Le Vieillard, contemplant de ses yeux * le salut que pour les peuples tu préparais, * s'écria: Ô Christ, tu es mon Dieu. »


Kondakion, t. 2
Le tumulte de ce monde, tu l'as chassé loin de toi * pour mener une vie conforme à la paix, * imitant le Baptiste par tous les moyens; * c'est pourquoi, Père des Pères, avec lui, * vénérable Antoine, nous te glorifions.

Ikos
Obéissant à l'appel du Christ, * tu marchas à la suite de ses commandements, * te dépouillant de la vie et rejetant tout souci * des richesses, des biens, des serviteurs, * Antoine théophore, et l'affection de ta sœur; * et tout seul dans le désert * tu reçus la grâce de la connaissance en conversant avec Dieu, * Père des Pères, envoie sur moi cette grâce, alors je pourrai, * vénérable Antoine, te glorifier.

Synaxaire
Le 17 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Antoine le Grand.
Le ciel possède-t-il plus illustre qu'Antoine
lorsqu'il accueille en lui le grand, le premier Moine?
Le dix-sept il reçut le ciel en patrimoine.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Tes joues furent des coupes de parfum * répandant la bonne odeur des vertus * et les arômes du salut * comme senteurs d'un pré fleuri * pour ceux qui chantent avec amour: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

La grâce de l'Esprit saint, * vénérable Père, t'habitant * te fit chasser les esprits du mal * et tu devins par elle * l'entraîneur des Moines, toi qui chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Acclamons la toute-pure, * la toute-sainte Vierge Marie: * par elle en effet jaillit sur nous * la grâce des dons surnaturels * comme d'un fleuve de divine bonté; * disons-la bienheureuse en notre foi.

« Toi qui dans la fournaise couvris de rosée * les Jeunes Gens bénissant le Seigneur * et choisis pour demeure la Vierge immaculée, * nous te louons comme Verbe et chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »


Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu’il les vit sauvés par une force plus puissante, s’écria: Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Ayant acquis par la prière * le don de rester éveillé, * par le jeûne la vigueur, * et l'endurance au milieu des tentations, * vivant sur terre comme un Ange, pour Dieu * tu chantais dans la pureté de ton esprit: Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Grâce aux prières, à l'oraison, * vénérable Père, de façon continue * progressant sans cesse vers Dieu, * tu montas vers la sublime hauteur, * évitant les pièges des démons; * délivré de leur tyrannie, tu chantes, Père saint: * Prêtres, célébrez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

En nouveau Moïse tu dressas * contre les ennemis le combattant * le trophée de ton peuple dans le désert, * toi, le chef de tous les Ascètes * qui s'écrient dans l'allégresse * de leur vénérable vie: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Très-sainte Mère de Dieu, * soigne les plaies de mon âme, * guéris les blessures du péché, * lave-les au flot qui jaillit * du côté transpercé de ton Fils; * c'est vers toi que je crie, * vers toi je me réfugie, * Pleine de grâce, et j'invoque ton nom.

« Jetés dans le feu ardent sans que la flamme leur fît aucun mal, * fermes dans leur piété les Jeunes Gens * chantaient un cantique divin: * Bénissez le Seigneur, toutes les œuvres du Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »


Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

Bienheureux Père Antoine, voici venue * ta fête porteuse de clarté, * pleine d'allégresse spirituelle et de joie, * de fragrance et de lumière, comblée par l'Esprit saint: * règle de l'ascèse et son législateur, nous tes disciples, nous jubilons.

Implore sans cesse le Rédempteur, * vénérable Père, pour qu'il accorde à tous ceux * qui célèbrent ta mémoire sacrée * la rémission de leurs fautes, le partage des charismes, * la protection divine, le salut de leurs âmes et la rédemption éternelle.

Ayant vécu sur terre comme un Ange, * tu as trouvé la splendeur angélique, * car tu participes à leur divin rayonnement * et sans cesse tu jubiles avec eux, * sommet des Moines, Prophète divin et Témoin couronné.

Tu as conçu le Créateur sans semence, * le Verbe de Dieu, sans la volonté de la chair, * et sans douleurs tu l'as enfanté virginalement: * aussi d'une même voix et d'un seul cœur, * Mère de Dieu, nous te magnifions.

« Dans l'ombre et l'écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré: * Tout enfant mâle qui ouvre le sein * doit être consacré au Seigneur! * Fils premier-né, Verbe du Père éternel, * et premier-né d'une Mère vierge, nous te magnifions.


Exapostilaires (t. 3)
Dès la jeunesse, Père théophore, ayant pris * une voie nouvelle et non frayée, * tu l'as suivie avec ardeur jusqu'au bout, sans retour, * pour obéir à la loi nouvelle du Christ * et tu devins le premier Maître du désert * et le sommet des Moines saints.

Flambeau des flambeaux, entraîneur des Moines et leur chef, * Antoine, gloire de l'univers, * tu l'as été en enseignant tel un stratège vaillant * à ne pas craindre l'assaut des démons, * lorsqu'on a dans le Christ le destructeur inébranlable de l'erreur.

En un corps menant la vie angélique, * tu t'avanças comme un incorporel; * tu parus au monde comme un luminaire éblouissant * et tu resplendis sur tous les hommes, * Antoine théophore qui es la fierté des Moines, * la gloire des Pères et la splendeur des Ascètes.

Espérance du monde, Vierge Mère de Dieu, * notre Dame, nous réclamons, * battus que nous sommes par la tempête de cette vie, * au milieu de nos épreuves ton invincible protection; * apaise l'ouragan des passions * et porte-nous au havre de la volonté divine.


Laudes, t. 8
Antoine, Père vénérable, ayant pris * sur tes épaules le joug du Christ, * tu renversas par la Croix la superbe de Satan * et fis de chaque désert une cité * grâce à ton genre de vie; * fierté des Ascètes, tout à fait bienheureux, * prie sans cesse le Christ de nous prendre en pitié.

Antoine, Père vénérable, pour la vraie vie * tu t'enfermas dans le tombeau, * sans craindre aucunement les assauts du Maudit; * ceux qu'il menait dans le vacarme, à grand bruit, * tu les fis disparaître par l'oraison; * chef de file des ermites, ayant l'âme bien trempée, * tous ensemble nous te glorifions et te disons bienheureux. Réunis dans la foi, nous t'honorons, * Antoine, comme ascète du Christ: * tu cheminas allégrement dans le désert * dont tu devins le guide assuré; * c'est pourquoi tous ensemble nous te disons: * Fierté des Moines, tout à fait bienheureux, * prie sans cesse le Rédempteur pour notre salut.

Antoine, par excellence Père saint, * lorsque ton âme fut touchée * par un amour insatiable du Christ, * tu le cherchas dans le désert loin du tumulte * et lui parlas seul à seul, * uni à lui en esprit et comblé de clarté; * éclaire aussi les âmes de ceux qui chantent pour toi.

Gloire au Père …
Monté sur l'attelage des cieux, * tu gagnas par l'ascèse l'acropole des vertus, * quittant le désert pour habiter l'autre monde, la céleste Jérusalem; * ayant reçu pour tes pénibles combats * la récompense méritée, * tu jubiles avec les armées du ciel, Bienheureux; * tu es devenu l'héritier des biens célestes * et l'habitant du Royaume; * Antoine, porteur-de-Dieu, prie le Sauveur de l'univers * pour que le monde reçoive la paix et nos âmes le salut.

Maintenant …
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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18 janvier

Message par Monique » mer. 09 janv. 2008 16:31

18 JANVIER

Mémoire de nos Pères dans les Saints
les archevêques d'Alexandrie
Athanase et Cyrille.



VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.


Lucernaire, t. 4

Tu enduras les persécutions * et supportas les périls, * vénérable Athanase, divin prédicateur, * jusqu'au moment où tu chassas l'erreur impie d'Arius; * et tu sauvas l'Eglise de l'hérésie, * bienheureux Pontife, en déclarant * selon la vraie foi * consubstantiels au Père le Fils et l'Esprit.

Sous les éclairs de tes enseignements * tu as illuminé ceux qui gisaient * dans les ténèbres et chassé toute erreur, * t'exposant aux périls pour la foi, * Athanase, avec le courage d'un vrai Pasteur, * tel une base inébranlable de l'Eglise du Christ; * c'est pourquoi réunis en assemblée, * nous te vénérons dans l'allégresse de nos chants.

Tu pratiquas toute vertu * avec persévérance, divinement inspiré; * et consacré par l'onction de l'Esprit, * aux yeux de tous tu devins * un très-saint Pontife et un vrai Pasteur, * un défenseur de la foi; * aussi l'Eglise entière glorifie ta mémoire sacrée, * en cette fête rendant gloire au Sauveur.

*

Par tes enseignements de feu, * docte Cyrille, sont brûlés * le taillis et les broussailles des hérésies; * la profondeur de tes pensées * engloutit l'armée rétive des mal-pensants; * et ta sage doctrine demeure la beauté quotidienne * de l'Eglise des croyants * qui te vénère à haute voix.

L'Eglise entière est embellie * par l'élégance de tes discours, * Cyrille, pontife très-saint; * dans la foi elle rayonne de splendeur radieuse * et saintement vénère ton souvenir, * gloire des orthodoxes et coryphée * des Pères réunis en concile * et champion de la toute-sainte Mère de Dieu.

Grâce au bâton de tes enseignements * tu as chassé les loups spirituels, * Cyrille, de l'Eglise du Christ; * autour d'elle tu as dressé tes paroles en rempart * pour l'amener sans dommage devant le Christ; * intercède auprès de lui * pour qu'il délivre du péril et de la mort * les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.

Gloire au Père, t. 6
Célébrons tous par nos chants * Athanase, le pontife du Christ, * qui abrogea la doctrine d'Arius * et prêcha clairement au monde entier * la puissance de la sainte Trinité, * l'unique Dieu en trois personnes sans division, * auprès duquel il intercède pour nous * qui célébrons sa mémoire dans la foi.

Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi ô Vierge immaculée, * s'est ineffablement incarné: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.


Entrée. Lumière joyeuse. Prokiménon du jour et Lectures (voir au 30 Janvier).


Litie, t. 1
La Sagesse de Dieu * a préparé les afflictions du monde et les combats des ennemis * comme un creuset de grand prix * pour y éprouver de la façon qui convient * tel un or raffiné * Athanase, le pontife sacré, * l'éblouissant luminaire d'Alexandrie, * et, l'ayant trouvé digne, elle en fit un anneau pour sa main. * Alors, elle a choisi * son âme bienheureuse pour l'épouser * et se réjouir dans les siècles.

La Sagesse de Dieu * en Cyrille a déposé ses trésors; * aussi empressons-nous d'y puiser * sans plus nous soucier de creuser la terre pour des trésors de perdition; * car leur jouissance ne dure qu'un temps; * et nous qui possédons pour les siècles * les trésors de la divine sagesse avec Cyrille trois fois heureux, * en nos âmes conservons-les.

La Sagesse de Dieu * a formé l'homme au commencement, * le composant d'une âme et d'un corps, * merveille pour tout l'univers; * dans la nouvelle création * elle accorde l'homme avec Dieu, * et cette ineffable union, difficile à expliquer, * nous fut transmise par les saints Docteurs de l'Eglise du Christ, * confessant dans le Fils * l'unique personne du composé * et dans cette unique personne deux volontés. * Mystère pour nos oreilles et nos yeux, * mais jubilation pour nos âmes!

t. 6
Venez, réjouissons-nous, tous les mortels, * en la mémoire de nos très sages Docteurs * Athanase et Cyrille d'Alexandrie; * car en lutteurs dignes de Dieu, * en fidèles défenseurs de la vérité, * ils se sont pieusement opposés aux ennemis visibles et invisibles; * aussi le Roi de l'univers leur a-t-il remis * la couronne d'immortalité dans les cieux. * Ils exultent maintenant avec les Anges * et chantent sans cesse la Trinité consubstantielle, le Seigneur trois-fois-saint.

Gloire au Père, t. 8
Ces chefs des Pontifes, ces hérauts de la plus haute théologie, * ces urnes d'or du saint Esprit, * Athanase et Cyrille d'Alexandrie, * fidèles, rassemblons-nous pour les chanter: * l'un comme interprète et docteur de la Trinité, * qui déclara consubstantiels et de même puissance le Père, le Fils et l'Esprit; * l'autre comme profond connaisseur de l'économie du Christ, * ayant enseigné selon la vraie foi * qu'il est né sans corruption de la sainte vierge Marie. * Bénéficiant des peines de tous les deux, * en toute liberté nous leur disons: * Réjouissez-vous, infatigables serviteurs du Christ, * car vous avez combattu le bon combat, * mené la course à bonne fin * et par la foi orthodoxe prêchée par vos lèvres éloquentes jusqu'au bout de l'univers * vous avez gagné les demeures des cieux * où vous avez été couronnés de couronnes immortelles, * louant le Seigneur dans les siècles.

Maintenant ...
Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée, * et nous glorifions ton ineffable enfantement; * Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.


Apostiches, t. 7
Réjouis-toi, modèle de vertus, * toi qui luttas vaillamment pour la foi * et brisas l'hérésie d'Arius par la force de tes paroles sacrées, * Athanase, en enseignant clairement * l'unique puissance partagée * par les trois personnes de la sainte Trinité, * par laquelle toutes les choses intelligibles et sensibles sont créées * par unique bonté, * expliquant aussi ce qui est difficile à saisir dans la divine création. * Supplie le Christ d'envoyer * sur nos âmes la grâce du salut.

Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence.

Réjouis-toi, en qui les patriarches trouvent un appui, * trompette sonore, esprit sublime, * langue affilée, regard pénétrant, * clarté de la juste doctrine, * véritable Pasteur et flambeau tout brillant, * cognée taillant les broussailles des hérésies * pour les brûler au feu de l'Esprit, * inébranlable colonne, immuable donjon, * toi qui prêchas la suprême puissance de la sainte Trinité; * intercède auprès d'elle pour qu'elle envoie * sur nos âmes la grâce du salut.

Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.


Réjouis-toi, astre éclairant splendidement * toute la terre par les exploits de tes combats * et repoussant la gloire d'Arius au triste soir; * esprit céleste comblé de renommée * qui fis briller sur tous les orthodoxes tes enseignements clairs, * prêchant que le Fils partage avec le Père même nature, même trône, même honneur, * supplie sans cesse l'Esprit divin, consubstantiel et indivisible * d'envoyer sur nos âmes la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 3
De nouveau, par sa mémoire annuelle, vient à nous * cet éponyme de l'immortalité, ce Nil aux flots dorés; * par ses splendides élévations * il fait déborder l'immortalité en un fleuve d'or; * donnant comme fruit l'ambroisie * grâce à la plus haute théologie * il enseigne à se prosterner * devant la puissance indivisible de la sainte Trinité; * par l'inondation de ses divins enseignements * il irrigue l'esprit des croyants * et pour nos âmes il intercède auprès de Dieu.

Maintenant ...
Tu as conçu de l'Esprit saint sans semence * et nous te glorifions en chantant: * Réjouis-toi, ô Vierge toute sainte.


Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.

Gloire au Père ... Maintenant ...

Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union * et il a voulu librement souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.

ou bien:
t. 3
Ayant resplendi par vos bonnes œuvres au service de l'orthodoxie, * en éteignant toute doctrine erronée, * vous avez remporté le trophée des vainqueurs; * et pour avoir enrichi le monde par la foi, * ornant aussi l'Eglise d'une grande splendeur, * vous avez mérité de trouver le Christ, * le Dieu qui nous accorde par vos prières la grâce du salut.

Gloire au Père ... Maintenant ...
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * Médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.




MATINES


Cathisme I, t. .3
Ayant dénoncé l'erreur des hérésies * et proclamé la foi orthodoxe, pieusement * en divin prédicateur, Pontife saint, * tu déclaras qu'en leur Unité * les trois personnes divines sont par nature consubstantielles, sans confusion; * c'est pourquoi nous les fidèles réunis, * Athanase, nous célébrons ton souvenir en ce jour.

Devant la grâce incomparable de ta virginité, * devant le charme et le divin éclat rayonnant de ta sainteté, * frappé de crainte, Gabriel s'écria, ô Mère de Dieu: * Quel éloge digne de ta sainteté pourrai-je te présenter? * de quel nom sublime te nommerai-je? * je ne sais, et demeure interdit. * Aussi, me conformant à l'ordre reçu, * je te chante: Réjouis-toi, ô Pleine de grâce.


Cathisme II, t. 1
Louons tous par des hymnes Athanase et Cyrille avec lui, * ces divins serviteurs de la sainte Trinité, * ces défenseurs de la foi qui ont englouti * l'armée insensée des hérétiques insoumis * dans la profondeur de leurs fidèles pensées.

Marie, précieuse demeure du Seigneur, * relève-nous de l'abîme où nous sommes tombés, * délivre-nous du terrible désespoir, * de nos fautes et de toute affliction; * tu es en effet le refuge des pécheurs, * le secours, la protection et le salut de tes serviteurs.

Après le Polyéléos:
Cathisme, t. 4
Resplendissant des charismes divins, * Pères saints, vous avez orné la cité d'Alexandrie et l'univers tout entier * de vos écrits et divins enseignements, * proclamant à haute voix * la vraie doctrine sur la sainte Trinité.

Ô Vierge, empresse-toi de recevoir * les prières que nous t'adressons; * très-sainte Dame, présente-les * à ton Fils et notre Dieu; * apaise la détresse de ceux * qui accourent vers toi; * déjoue les ruses du Mauvais * et renverse l'ardeur * de l'Ennemi qui combat tes serviteurs.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Tes prêtres se revêtent de justice et tes fidèles jubilent de joie. Verset: Ma bouche dira la sagesse et le murmure de mon cœur, l'intelligence.

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières des saints Docteurs ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
La grâce fut répandue sur vos lèvres, * vénérables Pères, et vous êtes devenus * les pasteurs de l'Eglise du Christ, * enseignant aux brebis spirituelles * la foi en l'unique divinité * de la Trinité consubstantielle.


Canon de la Mère de Dieu; puis les canons des Saints: celui d'Athanase (t. 8), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Athanase est la laude de l'orthodoxie; celui de Cyrille (t. 4), œuvre de Jean Damascène, portant l'acrostiche (sauf dans les théotokia): Cyrille fut la lyre des visions divines. Catavasies de l'Hypapante (voir aux matines du 17 à la fin de chaque ode).

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Préparant pour Athanase * la louange de ses vertus, * je préfère rapporter * tout éloge vers Dieu, * puisqu'il accorde aux mortels * le louable trésor de la vertu, * dont ce Pontife s'est montré * la fidèle empreinte, l'image incarnée.

Comblé par la sagesse de Dieu * et plus que soleil en ta vie * ayant resplendi par ta conduite, * vénérable Père, tu es au-dessus * de tout éloge codifié * qui soit en notre pouvoir; * supporte néanmoins * d'être chanté en deçà de ta valeur.

Autant qu'il est possible, nous composons * un cantique en l'honneur * de ton illustre souvenir; * mais dépourvus au plus haut point * d'hymne conforme à ta valeur, * nous te prions de nous pardonner * et de nous faire accorder * la grâce abondante de l'Esprit.

Tu renversas avec ardeur * les assauts des passions charnelles, * ayant acquis en ta jeunesse * le caractère équilibré * et la sagesse d'un vieillard, * bienheureux Athanase * qui réglais tes sentiments * sur l'amour de la sagesse.

Glorieux, ce qui fut dit * d'âge en âge à ton sujet, * ô Marie, Mère de Dieu * qui as accueilli en ton sein * la Parole de Dieu, * demeurant vierge cependant; * tu es le seul appui après Dieu, * c'est pourquoi nous te chantons d'un même cœur.

t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Cyrille, toi qui as reçu * la grâce éclairante de Dieu * et t'es montré brillant flambeau, * envoie sur nous la clarté spirituelle, * pour que nous chantions dignement ton souvenir.

Cyrille, tu fus rempli * de la lumière de l'Esprit, * en sage observateur des préceptes du Christ; * et, purifié des passions, * tu fus vraiment la demeure de la divine Trinité.

Plein de zèle et de liberté, * illustre Cyrille, * tu réfutas franchement les hérésies impies, * tous ces bavardages hostiles à Dieu, * en guidant l'orthodoxie.

Ayant méprisé l'ordre du Créateur, * le premier des mortels, * séduit, fut rejeté du Paradis; * mais en enfantant le Rédempteur, * Vierge Mère, tu rappelas l'homme déchu.


Ode 3, t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Ayant purifié de toute souillure * ton âme et ton corps, tu devins, * Athanase, un temple digne de Dieu; * c'est pourquoi l'ensemble de la Trinité * en toi, bienheureux Pontife, a trouvé son repos.

La grâce du Paraclet, * selon son désir ayant trouvé * ton âme purifiée des passions, * rendit manifeste son action en elle * et fit de toi pour le monde un vrai flambeau.

Pontife, tu fus un exemple pour ceux de ton rang, * ta vie fut un modèle d'action, * ta parole, l'image même de la contemplation; * et ton enseignement pour dire vrai, * fut théologie: une parole sur Dieu.

Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, * et nous fidèles, par nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse.

t. 4
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

Ayant trouvé ta force en Christ, * Cyrille, par la vigueur de ta pensée * tu brisas les pièges du tortueux dragon * comme toile d'araignée.

De ton âme, Cyrille, tu secouas * la fange des passions * en abaissant toute superbe pensée * élevée contre le Christ.

En athlète bien entraîné * tu évitas fermement * tout plaisir de la chair * comme nuisible et pernicieux.

L'archange Gabriel * t'a dit l'ineffable joie: * Réjouis-toi, tabernacle divin * où Dieu a bien voulu demeurer.


Cathisme, t. 3
Par ta doctrine ayant muni l'Eglise de l'orthodoxie, * tu retranchas les hérésies par tes enseignements; * tu as mené la course de la piété * et conservé la foi, comme Paul; * ainsi est accompli, bienheureux Père, ton désir * et tu reçois le beau salaire de tes peines.

La divine base de l'Eglise, c'est toi, * Père Cyrille, qui par tes douze chapitres devanças la douzaine du Verbe; * tu dénonças la perversion de Nestorius * et proclamas hautement la divine maternité; * chef de file des orateurs sacrés, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut.

Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les passions charnelles; * aux flots divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.


Ode 4, t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

Le souffle vivifiant, l'Esprit du Christ, * souffla tout entier sur toi * qui divinement * dans la chambre haute est descendu du ciel * pour combler les Disciples jadis; * il fit de toi le treizième Apôtre, Père saint, * pour prêcher l'orthodoxie de la foi.

Enflammé de zèle divin, * luttant au milieu du Concile, * avant même de recevoir l'épiscopat, * tu proclamas à Nicée * le Fils consubstantiel; * aussi le Christ t'a promu patriarche et docteur de l'Eglise.

Ayant pris le timon de l'Eglise * selon la providence de Dieu, * tu coupas jusqu'à la racine * comme une hache fait des ronces, * ces bavardages funestes aux âmes, les hérésies, * et répandant la parole comme grain, * tu l'as fait sagement fructifier.

L'étrange division proposée par Arius, * la confusion prônée par Sabellius * ces horreurs diamétralement opposées * mais se ressemblant par l'impiété, * ainsi que tout autre blasphème d'hérésie, * furent calcinées, * Athanase, par ta langue de feu.

Tu es la gloire des croyants, * c'est toi leur avocate, * le refuge et le rempart * et le havre des chrétiens: * tu portes leurs prières devant ton Fils * et tu sauves de tout danger * les fidèles qui te reconnaissent pour la Mère de Dieu.

t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Père théophore, te voyant * vainqueur des passions funestes * et dominant les raisonnements de la chair, * le Christ, Cyrille, te donna * de présider l'Eglise de Dieu.

Ayant hérité comme enfant bien-aimé * la vertu paternelle de Marc, * sur son trône tu en devins le successeur, * suivant pas à pas * l'Evangéliste divin.

Comme brebis tu fus mené par le Christ, * et comme pasteur tu menas ton troupeau, * le nourrissant en abondance * de tes paroles, cet aliment spirituel, * comme sur le pré fleuri de la grâce.

Tu as fait cesser la tyrannie * que la mort s'était arrogée, * toute-pure Mère de Dieu, en enfantant * la Vie sans fin; aussi nous te crions: * Réjouis-toi, divine Mère toute-digne de nos chants.


Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de la loi. »

Laissant parler le Christ * par l'instrument sonore de ta langue, * bienheureux Père, tu flétris aussi par écrit, * Athanase, l'erreur des faux-dieux, * pour servir de guide aux égarés * et les ramener vers le Dieu de vérité.

Par tes paroles et tes écrits * tu triomphes des hérésies funestes, * bannissant par tes sages démonstrations * toute sorte d'erreur de la terre entière, * tandis que tu exposes irréfutablement, * bienheureux Père, la foi orthodoxe.

En toi l'Eglise du Christ * a possédé après les Apôtres, * Athanase, sans exagération * le plus grand de tous ses Docteurs, * sage Père qui exprimas clairement * le langage de la foi dans toute sa pureté.

Ayant l'assurance d'une Mère auprès de ton Fils, * Vierge toute-sainte, nous t'en prions, * ne refuse pas ta protection * au peuple chrétien, * car tu es notre unique propitiation * devant le Christ notre Maître et Seigneur.

t. 4
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Cyrille, ton langage imite vraiment * le cours tumultueux * d'un fleuve débordant * pour détourner les intrigues des mal-pensants.

Cyrille, tu as balayé * l'infâme division d'Arius * et tu as vidangé * l'infecte mixture de Sabellius.

Cyrille, ce n'est pas de l'or * que tu as laissé à l'Eglise du Christ, * mais comme trésors et fins joyaux * tes paroles qui l'enrichissent.

Vraiment l'empreinte de ton aspect, * ton icône, Vierge pure, chasse les démons, * tandis qu'elle sanctifie les croyants * et sauve nos âmes.


Ode 6, t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Apollinaire, étant sorti pour semer * son étrange semence, fut réfuté fermement, * en ce qui concerne l'humanité * de la raison et de l'esprit terrestres du Christ, * par toi, Bienheureux, comme déraisonnable et insensé.

A ta fontaine nous puisons, * nous les fidèles, les flots plus doux que miel * du fleuve de paroles qu'ont fait jaillir, * vénérable Père, tes lèvres * depuis la source intarissable de la grâce.

Puisse avec raison s'émerveiller * quiconque s'applique sagement à étudier tes écrits, * en constatant que les futures hérésies * y sont déjà renversées * de manière prophétique par toi!

Par tes prières, sainte Mère de Dieu, * puissions-nous être délivrés de nos péchés * pour obtenir, ô Vierge immaculée, * la divine illumination du Fils de Dieu * qui s'est incarné merveilleusement dans ton sein.

t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Avec une pince le Séraphin * tendit la braise au Prophète, mais toi, * Pontife, tu distribues de tes mains * à l'Eglise du Christ * la purification embrasée par le feu divin.

Ce n'est pas, comme Samson, * les étrangers limitrophes que tu broyas, * mais les étranges enseignements * des hétérodoxes, pour renforcer, * Cyrille, la vigueur de l'orthodoxie.

A la tête du Concile réuni par Dieu, * tu renversas l'audace de Nestorius, * cette ennemie funeste du Christ, * bienheureux Père, en insufflant * le zèle pour la véritable Mère de Dieu.

Virginale Génitrice de Dieu, * tu illumines l'univers par ton enfantement; * toi seule en effet tu as paru * depuis les siècles immaculée, * ayant le Soleil de justice en tes mains.


Kondakion, t. 4
Hiérarques sublimes de la foi, * vaillants défenseurs de l'Eglise du Christ, * protégez tous ceux qui chantent pour lui: * Sauve, ô Dieu compatissant, * les fidèles qui t'honorent, Seigneur.

Ikos
De ta main immatérielle, Seigneur, * et dans ta force ineffable, Compatissant, * ayant fait dès maintenant un ciel de ton Eglise, * tu y posas ces deux astres resplendissants * qui par leur grandeur et leur éclat illuminent l'univers, * Athanase le sage et Cyrille le divin. * Par leurs prières fais cesser la nuit des hérésies, * dissipe les ténèbres ennemies, * Sauveur, et éclaire la multitude des croyants * de ta redoutable clarté * pour qu'ils puissent te chanter: * Sauve, ô Dieu compatissant, * les fidèles qui t'honorent, Seigneur.

Synaxaire
Le 18 Janvier, mémoire de nos Pères dans les Saints Athanase et Cyrille, patriarches d'Alexandrie.
Athanase, tu vis au-delà de la mort:
les justes en mourant ont-ils un autre sort?
De la fin de Cyrille faisant la mémoire,
nous n'avons pas fini de célébrer sa gloire.
A peine ta dépouille, Athanase, dort-elle,
le dix-huit, ta mémoire devient immortelle.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Ayant prêché selon la foi orthodoxe, * bienheureux Père au nom immortel, * le Verbe et Fils unique avec le Père partageant * même honneur et même trône, * tu enseignas que l'Esprit est aussi * de même nature et de même substance que le Père et le Fils.

Te voyant devenu prêtre, docteur, prédicateur * de la Lumière au triple éclat * et jusqu'au bout de l'univers * annoncer à tous l'orthodoxie, * le père de l'impiété * suscita des épreuves contre toi.

Les dangers que tu courus dans ta lutte pour la foi * furent sans nombre, * Bienheureux; sans nombre aussi les couronnes remportées; * comme l'acier le plus dur * tu résistais à ceux qui te frappaient, * comme un aimant tu attirais tous les fidèles vers toi.

Ayant banni les étranges enseignements * étrangers à l'Eglise du Christ, * tu enseignas que les Personnes sont trois * mais unique la Divinité * pour laquelle tu chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Célébrons Marie, la toute-sainte, l'immaculée: * par elle en effet jaillit sur nous * la grâce des dons qui dépassent notre esprit * comme du torrent de la divine bonté; * aussi dans les sentiments de notre foi * nous la disons en tout temps bienheureuse.

t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Jadis Moïse au sommet du Sinaï * reçut dans la nuée la Loi de la lettre qui tue, * mais toi, bienheureux Cyrille, tu as dévoilé * la beauté secrète de l'Esprit.

De la Loi donnée jadis en énigmes, comme à des enfants, * tu découvris, bienheureux Père, les sens cachés * comme boutons de rose en leurs calices enveloppés * et tu en expliquas clairement les images.

Les livres difficiles à saisir * des Prophètes inspirés par Dieu pour l'annoncer, * sous l'inspiration de l'Esprit qui les combla * tu nous les as rendus, Cyrille, parfaitement clairs.

En l'union divine sans confusion ni division, * Cyrille, tu distinguas nettement * trois personnes en l'unique divinité * immuables et consubstantielles.

Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.


Ode 8, t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Illustre splendeur des Pontifes, * soutien de l'Eglise, colonne de clarté, * défenseur de la Trinité, * trompette d'or de la théologie, * législateur exact de la vie monastique, * célèbre, Athanase, cette fête avec nous * en instruisant les prêtres et guidant * le peuple fidèle vers le Christ dans les siècles.

Immortel, tu l'es vraiment, * Athanase, selon ton nom; * car tu dépassas par ta parole les gens d'action * et, l'emportant sur les orateurs éprouvés * par la rigueur de ta vie, * en ces deux domaines tu surpassas tous les sommets; * et, puisque tu rayonnas d'inégalable vertu, * éternelle est ta mémoire dans les siècles.

Tu as paré de plus d'éclat, * Pontife divinement inspiré, * par tes luttes généreuses ton épiscopat; * l'erreur, tu l'as bannie * par tes fréquents exils à cause de la Trinité, * que tu prêchais en proclamant: * Adorez le Père, confessez le Fils comme Dieu, * chantez l'Esprit dans tous les siècles.

De la Lumière sans déclin, * Toute-sainte, tu fus l'habitation, * pour les hôtes des ténèbres et de la mort * tu enfantas la lumière éclairant * de la divine connaissance le monde et ses confins; * pour elle, nous fidèles, nous chantons sans fin: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

En toi, Cyrille, comme vagues de la mer * a jailli la source de sagesse en vérité; * car des fleuves intarissables d'enseignements sacrés, * comme l'avait prédit le Christ, ont coulé de ton sein; * et plus que grains de sable sont nombreux * tes ouvrages de théologie.

Pasteur et Docteur de l'Eglise, * tu as expliqué clairement les deux Testaments; * pourvue de tes paroles désormais * comme d'une ancre, d'un héritage paternel, * vénérable Père, elle chante: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

Du Verbe créateur de l'univers * qui s'est incarné pour nous, * Cyrille, tu enseignes l'ineffable union * sans division ni confusion, * évitant l'une et l'autre pente pour chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Marie, souveraine de l'univers, * vois ma pauvre âme dominée * par les passions funestes de ma chair * et mes infâmes péchés; * délivre-la par ta puissance souveraine, en m'accordant * la rémission de mes fautes et la gloire sans fin.


Ode 9, t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

Comme l'éclair, Athanase, brilla ta vie, * comme tonnerre ta voix s'est répandue * sur tous ceux que surplombe le soleil; * car tu as reçu en vérité l'inspiration du ciel; * aussi le tombeau, cause d'oubli, n'a pas éteint ton souvenir.

Maintenant que la lumière au triple éclat t'illumine vivement, * envoie d'en haut les reflets lumineux * sur tes chantres comme un clair miroir * et présente nos requêtes, Bienheureux, * si grandes qu'elles soient et malgré notre indignité.

Nous tes chantres, nous te prions instamment: * intercède pour qu'à l'Eglise soit donnée * la victoire par la Croix, * à la foi orthodoxe, de résister aux hérésies, * à nous le salut, au monde la paix, en ta mémoire, Bienheureux.

Ayant enfanté le Sauveur et Rédempteur, * accorde-moi, ô Vierge, de trouver le salut, * brisant par tes prières les liens de mes péchés; * car tout ce que tu souhaites réussit, * ayant porté sur ton sein le Roi de tous, incomparable en sa bonté.

t. 4
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »

De toutes tes forces tu as renversé, * Cyrille, tout l'orgueilleux savoir * élevé contre le Christ et sa divine Mère, * cette impiété de Nestorius * distinguant le fils de la Vierge du Fils de Dieu, * et la confusion des natures que les Acéphales proposaient.

Sous la lumière de la grâce et par la force de l'esprit, * bienheureux Père, ayant confessé * la Trinité comme consubstantielle * et le Fils comme Dieu incarné, * toi le défenseur de la Mère de Dieu, * tu es glorifié maintenant dans les cieux.

Père digne de nos chants, * abaisse ton regard bienveillant sur tes chantres, * accorde la victoire à ceux qui sont marqués * du signe de la Croix; * relève par tes prières le front des croyants, * éclaire ceux qui magnifient ton souvenir.

Vierge Mère de Dieu tout-immaculée, * toi qui es née de la Stérile par la volonté * de celui qui transforme tout sur son ordre, * fais que mon cœur stérile en vertus * porte également ses fruits, * pour que je te chante, Toute-digne de nos chants.


Exapostilaire (t. 2)
Athanase et Cyrille, Pères bienheureux, * vous vous êtes montrés les docteurs et défenseurs * de la toute-divine Trinité, * renversant Arius et avec lui Sabellius et l'impie Nestorius * ainsi que toute autre forme d'hérésie * illustres Pontifes du Christ notre Dieu.

Montagne très-sainte de Dieu, * arche d'alliance, urne d'or et chandelier, * table sainte, rameau fleuri et trône de feu, * chambre nuptiale, portail et temple du Seigneur, * Vierge pure, c'est ainsi que nous chantons * celle en qui Dieu s'incarna sans changement, de façon surnaturelle, * pour rendre divine la nature assumée * en cette union que nulle langue ne peut exprimer.


Laudes, t. 4
L'Eglise entière est embellie * par l'éclat de tes paroles divines, Père saint, * et dans la foi resplendit de la plus pure beauté; * en cette fête, comme il se doit, * elle honore, Athanase, ton souvenir, * gloire des prêtres, splendeur de la foi, * sublime prédicateur * et défenseur de la sainte Trinité.

Par tes enseignements de feu, * vénérable Athanase, sont brûlés * le taillis et les broussailles des hérésies; * la profondeur de tes pensées * engloutit l'armée rétive des mal-pensants; * et ta sage doctrine demeure la beauté quotidienne * de l'Eglise des croyants * qui te vénère à haute voix.

Grâce au bâton de tes enseignements * tu as chassé les loups spirituels, * Athanase, de l'Eglise du Christ; * autour d'elle tu as dressé tes paroles en rempart * pour l'amener sans dommage devant le Christ; * intercède auprès de lui * pour qu'il délivre du péril et de la mort * les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.

t. 3
De sa voix claironnante, * celui qui pour l'Eglise mena maint combat, * Athanase, invite en ce jour * tout l'univers au banquet; * fidèles, dans la joie de la fête, nous tous, * allons à la rencontre du bon pasteur, * glorifiant par des hymnes ses peines et ses labeurs, * afin que par ses prières le Christ * nous accorde la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 3
Célébrons la grande gloire des prêtres saintement, * Athanase, l'invincible prélat; * ayant mis en pièces les phalanges des hérésies * par la puissance de l'Esprit, * il érigea les trophée de l'orthodoxie * par tout le monde habité, * donnant le juste nombre au mystère de la sainte Trinité * selon les personnes et leurs diverses propriétés * et sans confusion les rassemblant dans l'unité * à cause de leur substantielle identité; * avec les Chérubins il chante Dieu * et pour nos âmes il intercède auprès de lui.

Maintenant ...
Reine de sainteté, * gloire des armées célestes, * antienne des Apôtres, accomplissement des écrits prophétiques, * notre Dame, reçois nos prières et nos chants.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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19 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 11:40

19 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Macaire l'Egyptien.


VEPRES

Lucernaire, t. 4

Désirant cette béatitude qui dépasse l'entendement, * tu fis de la tempérance tes délices, Père saint, * de l'absence de biens ta fortune la vraie, * de la pauvreté ton seul trésor, * de la modération ta célébrité; * ainsi fut comblé le désir de ton cœur * puisque tu habites maintenant, * Macaire, la demeure des Saints.

Tu as mené à bonne fin * la course de l'ascèse, sans t'arrêter; * la foi, tu l'as conservée, c'est pourquoi tu as reçu * la couronne de justice le Christ t'a préparée, * lui qui selon les mérites donne à chacun * les récompenses, les honneurs * en échange des peines et des combats; * puissions-nous, par tes prières, les recueillir, nous aussi!

A toute volupté, * en malmenant ton corps, tu renonças, * Père saint, rudoyant tes sens par les efforts * de la tempérance et les durs traitements, * la patience dans les épreuves et l'endurance dans l'affliction; * en récompense tu reçois * la jouissance sans fin, * les délices nues et l'ineffable allégresse dans les cieux.

Gloire au Père, t. 8
Egypte, réjouis-toi d'avoir produit * un tel protecteur, le Bienheureux des bienheureux; * éclairé en effet par la sagesse de l'Esprit, * Macaire a surpassé toute ascèse par sa vie dans la vertu; * et nous, le choisissant pour médiateur, * nous le prions d'intercéder auprès du Christ * pour sauve nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Divine Epouse, sois attentive aux soupirs * de mon cœur contrit et humilié, * Vierge Marie, Mère tout-immaculée, * ne repousse pas, agrée * l'élévation de mes mains, * Vierge pure et amante du bien. * pour que je chante et magnifie qui magnifia le genre humain.

Stavrothéotokion
L'Agnelle vierge, te voyant comme Agneau * te hâter vers l'immolation, * ô Verbe, s'écriait en te suivant: * Où vas-tu si vite, mon Enfant? * très-doux Jésus, puissé-je aller avec toi, * ne pouvant supporter de ne plus te voir, Seigneur compatissant!


Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.

Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, chandelier de clarté * plus brillant que les rayons du soleil, * réjouis-toi, pure Souveraine qui nous as délivrés * de l'antique malédiction; * toi, l'espérance des sans-espoir, * qui rappelles vers Dieu le genre humain. * Réjouis-toi, brillant palais du grand Roi, * fertile montagne d'où sortit le Rédempteur, * réjouis-toi, lampe divine et charmante du Verbe de Dieu, * réjouis-toi, lampadaire tout illuminé et trône de feu.

Stavrothéotokion
Un glaive a traversé ton cœur, * comme l'avait dit Siméon, * Dame toute-sainte, quand tu vis * celui qui par l'ineffable parole a surgi * lumineusement de ton sein * élevé en croix par les impies, * abreuvé de vinaigre et de fiel, * percé en son côté, * cloué par les mains et les pieds; * et toi, comme une mère tu pleurais * et gémissante disais: * Quel est cet étrange mystère, ô mon Fils bien-aimé?


Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Macaire porteur de Dieu; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je glorifie Macaire, le meilleur des Ascètes.


Ode 1, t. 4
« Ayant passé à pied sec * en la mer Rouge l'abîme des eaux * et vu les hostiles cavaliers de Pharaon * engloutis par les flots, * les chœurs d'Israël psalmodièrent dans la joie: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Toi qu'illumine la divine clarté * et qui demeures avec les Anges maintenant, * par tes prières, Père saint, * sauve ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée * et dans l'allégresse s'écrient: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.

Ayant pris le chemin de la vie, * tu le suivis sans regarder en arrière; * bienheureux Père, fuyant l'agitation * et chassant le tumulte des démons, * tu criais dans l'allégresse: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.

Ayant mortifié les pensées charnelles * par ton entraînement ascétique, * tu les soumis à l'Esprit saint * et, sa divine puissance te dirigeant, * dans l'allégresse tu t'écriais: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.

Tu quittas les charmes de la vie * pour savourer l'incessante beauté * dans la maison du Seigneur * où la fête résonne en toute pureté, * et dans l'allégresse tu t'écriais: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.

Le Fils intemporel du Père éternel * pour nous les hommes fait chair, * en ton sein, Vierge pure, l'ayant conçu, * tu l'enfantas de manière inexplicable dans le temps; * et dans l'allégresse nous crions pour lui: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.


Ode 3
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »

Soumis que tu étais à la loi de l'Esprit * dont l'armure te protégeait, * ce n'est pas vers la loi du péché * que tu fis pencher tes sentiments.

Elevant tes pensées vers Dieu, * tu quittas les biens terrestres, * constamment allégé * grâce aux labeurs de la tempérance.

Ayant rompu tes liens avec la nature * par ta vie pure et surnaturelle, * Père théophore, tu obtins * la force des êtres surnaturels.

Afin de vivre avec Dieu, * Macaire, dans l'ataraxie, * tu choisis d'habiter le désert, * loin des troubles de la vie.

Voulant sauver l'humanité, * l'Ami des hommes, le suprême Bienfaiteur, * tout en restant l'incirconscrit, * divine Mère, demeura dans ton sein.


Kondakion, t. 1
Sur terre ayant mené ta bienheureuse vie, * au pays des humbles tu as bien mérité * de demeurer dans le chœur des Témoins, * vénérable Macaire, porteur-de-Dieu; * et pour cité ayant élu le désert, * tu reçus de Dieu la grâce des miracles pour lesquels nous te glorifions.

Cathisme, t. 1
Eprouvé par le feu de l'ascèse comme l'or au creuset, * sage Père, tu fis paraître plus d'éclat; * aussi es-tu passé vers le royaume des cieux; * et nous, fidèles, t'acclamant, nous chantons: * demande pour nous la grâce, Père bienheureux, * la miséricorde et le pardon de nos péchés.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Sans cesse offensant le Seigneur très-bon * et fourvoyés sur les chemins du péché, * conduis-nous sur la route de conversion, * Mère bénie et Vierge inépousée, * Marie, refuge des sans-espoir * et tabernacle de Dieu.

Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et gémissait maternellement en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?


Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »

Ainsi donc tu dépouillas * le vieil homme corrompu * ainsi que les passions du péché; * et, fortifié par la tempérance, * tu as revêtu, * Père vénéré, * l'homme nouveau selon le Christ.

Ta vie lumineuse, * bienheureux Père, s'est révélée * comme le modèle exact * de toutes les vertus, * par tes jeûnes, tes oraisons, * tes veilles, tes prières adressées * à l'Ami des hommes, le Christ.

Tu n'as donné à tes paupières, * Père théophore, de sommeil * que tu n'aies fait de toi * un temple de toute beauté * pour le Maître qui voit tout, * le Christ, auquel tu chantais: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Père saint, tu as montré * en ta jeunesse la chasteté, * en ta vieillesse le bon sens * et tout au long de ta vie * patience et longanimité, * charité envers tous ceux qui chantaient: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Toute-sainte, tu as vivifié * l'humanité vouée à la mort; * tu relevas les mortels * de leur déchéance et corruption * en enfantant la Source de vie, * le rédempteur de ceux qui chantent pour lui: * Gloire à ta puissance, Seigneur.


Ode 5
« Sur nous, Seigneur, envoie ton illumination, * délivre-nous des ténèbres du péché; * du ciel, en ta bonté, * accorde-nous ta paix. »

De ton âme ayant élevé * l'intelligence, vénérable Père, et sagement * gouverné tes sentiments, * tu devins pour Dieu un temple sanctifié.

Détruisant les pièges du tortueux dragon, * tu écrasas de même ses cruels complots, * réglant ton âme constamment * sur la divine loi.

Ayant orné l'intelligence de ton âme, Père vénéré, * et donné à ton esprit la souveraineté, * tu laissas les rênes au Christ * pour cheminer vers le ciel.

La Vierge a mis au monde le Fils très-pur * qui donne à tous la loi de pureté * et pour ceux de la terre vient annoncer * la plus pure adoration.


Ode 6
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »

Père théophore, de tout cœur tu as chéri * comme demeure le désert, * y recevant le Dieu qui te sauvait * et te gardait de tout faux pas.

Inébranlable dans l'ascèse, tu ne cessas, * jusqu'à la fin, de l'observer strictement; * tu méritas par là * l'ineffable et divine clarté.

Tu vécus sur terre comme un Ange, * tu reçus aussi, bien justement, * l'honneur et le rang des Anges * devant le Dieu de l'univers.

En ton sein, divine Mère, tu conçus * le Verbe et Dieu éternel * qui pour nous les hommes s'est fait semblable à nous * en deux natures, sans changement.


Kondakion, t. 4
En sa maison le Seigneur t'a placé * comme un astre de tempérance, un astre non errant, * illuminant de ta clarté * les confins de l'univers, * Père des Pères, Macaire bienheureux.

Ikos
Fidèles, acclamons la gloire des Moines, l'ami du Seigneur, * le thaumaturge Macaire le Grand; * par la splendeur de ses combats * il a brillé comme soleil, * illuminant ceux que retenaient * les ténèbres des passions et du péché * et repoussant sans cesse * l'égarement ténébreux des démons. * Comme d'une source spirituelle faisant jaillir * intarissablement les fleuves de ses nombreux miracles, * il donne la vigueur aux âmes * en tous ceux qui l'acclament ainsi: * Père des Pères, Macaire bienheureux.

Synaxaire
Le 19 Janvier, mémoire de notre vénérable Père, l'anachorète Macaire l'Egyptien.
Ayant quitté le monde comme solitaire,
Macaire pour le ciel abandonne la terre.
Pour prix de tant de peines, d'efforts généreux,
le dix-neuf il reçoit la part des bienheureux.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Avec la force d'en-haut et l'aide de Dieu * ayant renversé les ennemis, * tu t'écriais en vainqueur: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ayant dissipé les ténèbres des passions, * tu resplendis dans l'impassible condition, * Macaire, t'écriant: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ton âme illuminée par le bel aspect des vertus, * et resplendissant toi-même de beauté, * tu chantais dans l'allégresse: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Pour nous rappeler de la captivité * vers ce que nous étions au commencement, * ô Vierge, demeurant dans ton sein, * l'ami des hommes, le Seigneur, a pris chair * le Dieu de nos Pères qui est béni.


Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

En ton cœur ayant reçu * les paroles de vie éternelle, * tu fis dépérir la chair, * comme mort pour le monde; et revêtu * de la vivifiante mortification, * tu chantais: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Supplie la seule source de bonté * de prendre en compassion * ceux qui fêtent, Porteur de Dieu, * ta mémoire sacrée, * lui demandant le pardon de leurs péchés * pour ceux qui chantent: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Sans cesse tourné vers Dieu et recevant * l'éclat des splendeurs de l'au-delà, * tel un clair miroir envoie * la lumière ainsi réfléchie * sur ceux qui psalmodient: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Vers le ciel ayant dressé * l'échelle sur laquelle le Seigneur s'est montré * en s'appuyant sur ses degrés, * vénérable Père, tu montas, * progressant sans cesse par les divines montées, * jusqu'à l'atteindre en chantant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Pleine de grâce, nous te chantons, * car tu as enfanté * pour nous le Dieu fait chair; * aussi nous t'appelons Mère de Dieu, * divine table, beauté de Jacob, * et nous chantons: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.


Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »

Tu arrosas le champ de ton cœur * de tes ascétiques pleurs * et dans l'allégresse maintenant, * Père théophore, te réjouissant, * comme gerbes tu récoltes le prix de tes labeurs; * aussi nous te disons bienheureux.

La lumière sans déclin s'est levée sur toi, * la joie éternelle t'a reçu; * dès lors, exultant avec les Anges * autour du Seigneur notre Roi, * souviens-toi des fidèles célébrant, * bienheureux Père, ta mémoire sacrée.

Tu fus capable d'éviter * les flèches, les complots, les ruses des démons; * Père, ton âme s'est sauvée, * sainte, pure et non souillée; * l'héritage du ciel, tu l'as mérité; * souviens-toi de ceux qui te vénèrent maintenant.

Comme un athlète, Père, tu luttas * selon les règles et tu as triomphé; * aussi l'unique Bienfaiteur * de la couronne t'a glorifié; * il t'a jugé digne de voir sa clarté, * de jouir du sort des bienheureux.

Pour avoir mis au monde l'Auteur * de toute créature, Mère de Dieu, * tu as surpassé l'entière création * en gloire divine, en sainteté * et par l'excellence des vertus; * c'est pourquoi nous tous, nous te magnifions.


Exapostilaire (t. 3)
Désirant mener la vie angélique, * tu t'éloignas dans les déserts; * puis, ayant soumis les passions de la chair, * Père théophore, tu devins semblable aux Anges.

De tout complot de l'ennemi, Vierge pure, garde-nous * sans dommage sous ta puissante protection; * nous tous, tes serviteurs, en effet, * nous avons en toi le seul abri dans les dangers.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 4
Tes bonnes œuvres ont resplendi * comme soleil sur terre et dans le ciel, * Macaire, serviteur du Christ; * car selon la vraie doctrine tu nous prêchas * la foi véritable et immaculée; * aussi, vénérable Père porteur-de-Dieu, * supplie le Christ de nous donner * en ta mémoire la grâce du salut.

Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte qui m'assures auprès du Seigneur * ton inlassable prière, ta constante protection, * apaise les tentations, calme la houle de mes passions, * console mon cœur affligé, * ô Vierge, je t'en supplie, * et de ta grâce comble mon esprit, * afin qu'à juste titre je te glorifie.

Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * te disait en sa plainte maternelle: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur? * comment tes mains et tes pieds * ô Verbe, ont été cloués par des impies, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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20 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 12:27

20 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Euthyme le Grand.


PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 1

Ayant gagné à tire-d'aile * la voûte des cieux par ta vertu divine, * bienheureux Père, tu pénétras dans la nuée, * et ce ne fut pas en énigmes, vraiment, * mais dans la grâce de Dieu * que tu en reçus les clartés. (2 fois)

Ayant brillé par les vertus * en ton âme et ton esprit, * vénérable Euthyme trois fois heureux, * vers le ciel tu fus porté au royaume du Christ, * lui offrant les gerbes de tes labeurs, * car devenu parmi les Ascètes un flambeau, * tu jouis des délices sans fin.

L'éternelle Trinité, * consubstantielle en vérité, * ayant fait de toi la demeure de l'Esprit, * te fit paraître comme un astre resplendissant, * Euthyme, porteur de Dieu, * car surpassant tous les mortels, * tu as trouvé la demeure des cieux.

Gloire au Père, t. 2
Dès l'enfance, Père saint, * tu pratiquas la vertu à ce point * que tu devins un instrument du saint Esprit; * ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, * tu persuadas les hommes de mépriser les plaisirs * et maintenant, illuminé plus encore par la divine clarté, * Euthyme, Père vénéré, * illumine aussi nos esprits et nos cœurs.

Maintenant ...
Mère de Dieu, nous te magnifions en criant: * réjouis-toi, Porte close du Seigneur * par laquelle fut ouvert au genre humain * le Paradis pour y jouir comme autrefois.


Apostiches, t. 2
Par la puissance de la Croix * triomphant de la ruse perverse des démons, * Euthyme, Père saint, * tu fis éclater la gloire du Christ.

Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Comme Elie tu fus ravi * sur un char enflammé, * Euthyme, Père universel, * pour être uni directement * à la sainte Trinité.

Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Portant dans tes mains * la croix du Seigneur, * tu fis disparaître, Père saint, * les démons qui étaient apparus.

Gloire au Père ... Maintenant ...
Réjouis-toi, Ô Vierge ayant reçu * l'allégresse de l'univers, * le Christ source de vie, * car tu fis cesser le deuil de la mère des vivants.
Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.


GRANDES VEPRES

Premier Catbisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1

Euthyme, Père saint, * un Ange du ciel fut envoyé * pour annoncer ta naissance, comme celle de Jean * qui fut le fruit d'un sein stérile; * car tu en fus l'image, l'imitateur, * sans fortune, sans maison, * donnant le baptême et trouvant ta nourriture au désert, * resplendissant de miracles sans fin. (2 fois)

Euthyme, Père saint, * bien que fruit de la stérilité, * tu fus un père aux nombreux fils; * de ce que tu as semé en esprit, en effet, * le désert, infranchissable jadis, * s'est rempli de nombreux Moines; * intercède pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Euthyme, Père saint, * insurpassable fut ta vie * et vraiment orthodoxe ta foi; * de l'action tu t'avanças vers la plus haute contemplation, * de la sagesse devenant l'habitation, * en deux natures adorant * l'Un de la Trinité, le Christ; * intercède pour nos âmes auprès de lui.

t. 4
Bienheureux Père sanctifié dès le sein maternel, * lorsque le regard voyant tout * connut d'avance ton dessein * et la vive inclination te portant * vers les biens supérieurs sans rétrogression, * alors, comme don de Dieu te révélant, * toi dont le nom est «bonne humeur », * il fit cesser la tristesse de tes parents; * aussi, dès que tu quittas le berceau, * tu fus agréable au divin Bienfaiteur; * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)

Père comblé de charismes divins, * lorsqu'en toi le Christ découvrit * le pur miroir des divines réflexions, * il te fit briller de la claire splendeur de sa clarté; * alors tu devins une source abondante de guérisons, * la nourriture des affamés, * celui qui abreuvait de ses ondées le désir des assoiffés; * et, des âmes voyant les dispositions, * par ta parole sagement * tu les rendais meilleures pour Dieu; * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.

Ayant brillé dans la contemplation et l'action, * ta vie angélique, d'une part, * devient le modèle précis, * la règle de vertu pour ceux qui ont choisi * d'adorer Dieu dans la perfection; * et par ta sage parole, d'autre part, * tu enseignas le culte de la sainte Trinité, * l'unique personne en deux natures qu'est Jésus Christ, * et les Conciles en nombre égal * à celui des quatre Evangiles du Christ; * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.

Gloire au Père, t. 3
Vénérable Euthyme, dès le sein maternel * consacré à Dieu comme un autre Samuel, * suivant ton nom tu devins l'allégresse des croyants, * le bâton des Moines, leur soutien, * la pure demeure du saint Esprit. * Demande-lui pour nous fidèles la grâce du salut.

Maintenant ...
Comment n'admirerions-nous pas, ô Toute-digne d'honneur, * ton enfantement qui unit la divinité à notre humanité? * Car sans connaître d'homme, ô Vierge immaculée, * tu as enfanté un Fils qui n'a point de père selon la chair: * né du Père avant les siècles * sans le concours d'une mère. * En naissant de toi, il n'a subi aucun changement ni mélange ni division, * mais il conserve intactes les propriétés de ses deux natures. * Et toi, souveraine Vierge et Mère, implore-le * pour qu'il sauve les âmes * de ceux qui professent la vraie foi * en te reconnaissant pour la Mère de Dieu.


Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(5,15-6,3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur; c'est le Très-Haut qui en prend soin. Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté; de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera. Pour armure il prendra son ardeur jalouse, il armera la création pour châtier ses ennemis; pour cuirasse il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux; avec lui l'univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d'un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère, les flots de l'océan feront rage contre eux, et sur eux sans merci passeront les torrents, le souffle du Puissant s'élèvera contre eux et les dispersera comme fait l'ouragan; l'iniquité rendra toute terre déserte, le mal renversera le trône des puissants. Ecoutez donc, ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines, prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples: c'est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir, la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompît son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.


Litie, t. 3
Ayez la joie dans le cœur, * disait un Ange du Seigneur à tes parents, * car un enfant vous naîtra * qui portera le nom de «bonne humeur ». * Selon la promesse tu fus conçu dans le sein * et, dès que tu quittas le berceau, * Père Euthyme, élevé dans l'oraison.

L'esprit fortifié par la connaissance de Dieu, * tu méprisas ce qui passe, sans t'arrêter aux choses d'ici-bas; * dans l'affliction tu te montras magnanime et généreux, * dans l'ascèse et la bonne humeur, plein de mesure, d'humilité; * ayant sagement franchi l'instable océan de cette vie, * tu abordas au port tranquille. * Intercède auprès du Christ pour qu'il ait pitié de nous.

t. 2
Père Euthyme, tu méprisas * les biens de cette vie, * car tu aimas celle d'en-haut; * tu repoussas les richesses pour revêtir l'humilité; * tu embrassas la tempérance en t'éloignant des voluptés; * tu rejetas l'injustice et recherchas la sainteté; * de nous aussi, Père vénérable, souviens-toi * dans tes saintes prières devant le Seigneur.

Gloire au Père, t. 4
Tes bonnes œuvres ont resplendi * comme soleil sur terre et dans le ciel, * Euthyme, serviteur du Christ; * car selon la vraie doctrine tu nous prêchas * la foi véritable et immaculée; * aussi, vénérable Père porteur-de-Dieu, * supplie le Christ de nous donner * en ta mémoire la grâce du salut.

Maintenant ...
Ô Vierge immaculée, * exauce les prières de tes serviteurs, * délivre-nous de tout mal, écarte de nous toute affliction: * tu es notre ancre de salut, notre infaillible protection, * ne déçois pas notre attente lorsque nous t'invoquons, * hâte-toi de secourir les fidèles qui te crient: * Souveraine, réjouis-toi, * secours de tous, joie, refuge et salut de nos âmes.


Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, vénérable Père devenu * pour l'Eglise comme un début de sa joie: * à ta naissance elle repousse en effet * tous les assauts des hérétiques, par providence de Dieu; * aussi te nomme-t-elle Euthyme en raison de sa joie; * et tu as comblé d'allégresse par la splendeur de ta vie * au ciel les chœurs des Anges avec lesquels * tu demeures maintenant, * comblé de lumière et jouissant * de la divine et bienheureuse clarté. * Vénérable Père, supplie le Christ * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Bienheureux Père, soutenu par le bâton de la Croix, * tu fis sécher les fleuves d'iniquité; * et, t'abreuvant au torrent des délices de Dieu * ainsi qu'à la source mystique du Paradis, * au désert tu fis voir les sources du salut; * et, croissant grâce aux flots de l'Esprit saint, * comme un palmier tu t'élevas * vers la hauteur céleste * au point de sembler une colonne de feu * resplendissante de la lumière du Christ; * vénérable Père, supplie-le * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Euthyme, vers le tabernacle merveilleux, * vers la maison de Dieu, tu es allé, * ton âme comblée d'allégresse et de joie, * là où résonnent les cris de fête, Bienheureux, * dans le concert de la douce et joyeuse célébration, * pour prendre part à l'ineffable liesse, au festin délicieux, * l'unique objet de ton désir, pour lequel * tu mortifias la chair; et désormais * tu l'as trouvé, toi aussi, dans la splendeur * de la divine sainteté. * Vénérable Père, supplie le Christ * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 5
Père vénérable, tu n'as donné de sommeil à tes yeux * ni de repos à tes paupières, * que tu n'aies libéré ton âme et ton corps des passions, * au point de préparer en toi l'habitacle de l'Esprit, * car le Christ est venu * avec le Père demeurer auprès de toi; * et, devenu le serviteur de la consubstantielle Trinité * qu'à haute voix tu annonças, * Euthyme, intercède auprès d'elle pour nous.

Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.


Tropaire, t. 4
Réjouis-toi, stérile désert, * rayonne d'allégresse, toi qui n'as pas connu les douleurs, * car l'homme des désirs spirituels * a multiplié tes enfants, * les faisant croître dans la foi, * les nourrissant de tempérance pour la perfection des vertus. * Christ notre Dieu, par ses prières pacifie notre vie.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Illuminé par l'inaccessible clarté, * comme un astre tu brillas dans le désert, * faisant luire, Père saint, * tes limpides enseignements * sur ceux qui s'approchent de toi sans réserve.

Tu resplendis depuis l'Egypte comme l'étoile du matin * et brillas sur le monde par tes claires vertus, * faisant luire sur tous la lumière de l'ascèse, Euthyme, Père lumineux.

Recevant notre prière, ô Vierge immaculée, * lorsque nous cherchons refuge sous ta sainte protection, * ne cesse pas, nous t'en prions, * d'intercéder auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve tes fidèles serviteurs.

Cathisme II, t. 5
Renonçant aux soucis d'ici-bas * et prenant le genre de vie des Anges, * Euthyme, c'est ton âme que tu fis briller en la tempérance; * de Dieu tu as reçu largement la grâce des miracles: * intercède pour nous qui t'acclamons pieusement.

Vierge toute-sainte, aie pitié de nous * qui nous réfugions vers ta miséricorde avec foi, * implorant ta chaleureuse protection; * en vérité, tu peux sauver l'ensemble des humains, * Pleine de grâce et Mère du Très-Haut, * en usant de ton intercession maternelle.


Après le Polyéléos:

Mégalynaire
Nous te magnifions, * vénérable Père saint Euthyme, * célébrant ta mémoire sacrée, * modèle des moines et déjà * concitoyen des Anges sur la terre.
Versets: voir au 17 Janvier.


Cathisme, t. 8
Ayant pris la pauvreté de celui qui est né de la Vierge pour nous, * tu comptas pour de l'herbe les choses qui passent, Père bienheureux; * car, ayant goûté à l'arbre du savoir, * pour les Moines tu fus un maître inspiré par Dieu; * tu les as tous éveillés au zèle de l'angélique vie, * ainsi qu'à la connaissance de la foi. * Vénérable Euthyme, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis. Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières d'Euthyme ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, Ô Dieu ...
t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.


Canon de la Mère de Dieu; puis les canons du Saint: le premier (t. 4). Œuvre de Jean Damascène, avec l'acrostiche (y compris les hirmi): Euthyme, tu rendis les mortels fortunés; le second (t. 8). Œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Par tes prières, Bienheureux, donne-moi la clarté. Catavasies de l'Hypapante (voir aux ma- tines du 17 à la fin de chaque ode).

Ode 1, t. 4
« Nul n'est semblable à toi, * Seigneur glorifié, * car de ta puissante main, * Ami des hommes, tu as sauvé * le peuple de ton héritage. »

Tu dissipas merveilleusement * la tristesse de tes parents, * ayant été promis par Dieu * avant même ton enfantement * et leur portant le don de la joie.

L'Eglise, Bienheureux, * te recevant de Dieu * comme un rameau annonciateur * de la paix et de la joie, * entonne l'action de grâces.

t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Par tes intercessions, Bienheureux, * et tes prières suppliant Dieu, * dissipe le nuage ténébreux * de mon cœur démoralisé, * toi qui as le cœur à la joie * et le moral au plus haut, * puisque tu te tiens * devant le Roi de l'univers.

Comme un autre Samuel * promis par Dieu comme don * dès avant ta conception, * pour toutes les Eglises, * vénérable Père, tu parus * porteur d'une invitation * correspondant à ton nom * et proportionnée à l'éclat de leur joie.

Vers Dieu ayant élevé * leurs prières, leurs supplications, * vénérable Euthyme, tes parents * t'ont reçu en don divin, * en rejeton lumineux * par ta naissance annonçant * le rayonnement de la foi * et le rejet de l'hérésie.

Père vénérable, * dès l'enfance tu fus consacré * au Dieu qui t'avait donné; * élevant vers lui tes regards, * Père théophore, et guidé * par ses préceptes vivifiants, * tu t'élevas grâce à la foi * vers le sublime sommet des vertus.

T'ayant pour protectrice, * nous ne craignons point, Mère de Dieu, * la masse de nos ennemis * s'opposant aux fidèles * qui sans cesse glorifient * le Seigneur et Dieu de tous * qui de toi s'est incarné: * en notre faveur intercède auprès de lui.


Ode 3, t. 4
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint * que toi, Jésus Christ. »

La mère qui t'enfanta, * imitatrice d'Anne, t'offrit * comme jadis Samuel * en sacrifice vivant * au Dieu te glorifiant dès avant ta conception.

Enflammé par l'ardeur * de ton amour pour Dieu, * vénérable Père, tu maîtrisas * par ta piété les passions; * aussi la divine grâce a reposé en toi.

t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Né de la stérilité, * tu fus le jardinier aux-enfants-très-nombreux * de la fécondité spirituelle, * retranchant les épines de l'impiété * et répandant le bon grain de la foi.

Père théophore, devenu * le serviteur des mystères sacrés * et des merveilles surnaturelles, * tu portas divinement les infidèles à croire au Christ * par tes enseignements qui leur offraient beaucoup mieux.

Vénérable Euthyme, cultivant * des pensées chastes et pieuses, tu préféras * à ce qui passe et se corrompt * la vie éternelle et ses délices, * en mortifiant la chair par la tempérance, au plus haut point.

Ton âme embrasée * se consumant d'amour pour le Christ, * tu évitas les pièges enflammés du démon; * alors, devenu un insigne flambeau, * tu rayonnas la grâce porteuse de rosée.

Enfantant le Verbe, tu as scellé * les oracles des Prophètes et leurs visions, * car c'est par eux qu'il a parlé * et il en accomplit les prophéties, * seule Vierge toute-pure et bénie.


Cathisme, t. 8
Ayant rempli en esprit, vénérable Père, * avec l'huile de la tempérance la lampe de ton âme, * désirant la venue lumineuse de ton Epoux, * tu veillas dans les prières de toute la nuit * et maintenant tu jouis de ses noces, Bienheureux; * tu fus digne de recevoir les délices de la vie éternelle * et la puissance des miracles étonnants. * Père théophore, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Vierge toute-pure, vois mon âme misérable et naufragée, * sans gouvernail en la tempête de la vie et la fureur des tentations, * submergée visiblement par le fardeau de ses péchés * et risquant de sombrer jusqu'au fond de l'Enfer; * hâte-toi, Mère de Dieu, par ta chaleureuse intercession * sauve-la, toi qui procures le havre de paix, * afin que dans la foi je puisse te crier: * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es mon espoir et je suis ton serviteur.


Ode 4, t. 4
« En ta sagesse, ô Christ, * tu inclinas les cieux et descendis, * et sur terre te fis voir incarné; * c'est pourquoi nous te chantons: * Gloire à ta puissance, Ami des hommes. »

Gardant la stabilité de ton esprit, * au sortir des langes tu fis de ta vie * une montée vers Dieu, * et tu t'approchas de lui * en progressant de hauteur en hauteur.

Tu fus épris de l'humilité du Christ; * alors tu émigras * vers la ville ayant reçu le Seigneur * pour être crucifié en esprit * avec celui qui souffrit la croix pour toi.

Selon les règles ayant choisi de lutter, * tu dépouillas cette vie; * ainsi dénudé, tu te mesuras * avec l'adversaire, à l'imitation du Christ; * alors, tu élevas un trophée dans le désert.

t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

A Dieu tu t'es consacré tout entier; * car la gloire éternelle fut ton désir; * avec ardeur tu as couru vers lui * dans la pureté de ta vie, * dans l'ascèse et la limpidité, * pour lui chanter sans cesse: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

De toutes tes forces ayant aimé, * vénérable Père, la Source de bonté, * tu devins pour les Ascètes * une source de charismes divins, * guérissant tous ceux qui avaient soif: * comme jadis Moïse dans le désert, * tu fis jaillir des sources par miracle, Bienheureux.

Apparu depuis les retraites de l'Esprit, * tu libéras les fils de l'esclave, * pour en faire des fils de Dieu, * fils d'adoption par le Baptême; * car, ayant imité la vie * du Précurseur divin, * Euthyme, tu fus un Baptiste également.

Illuminé par la grâce de Dieu, * tu fus connu de ceux qui t'ignoraient; * car il ne fallait pas que ta vertu * demeurât secrète et cachée * dans le désert, en vérité; * aussi le Maître universel t'a révélé * aux yeux de tous en flambeau lumineux.

Réjouis-toi, Vierge sainte, immaculée, * réjouis-toi, montagne par la grâce ombragée, * arche et tabernacle, réjouis-toi, * chandelier portant la divine Clarté, * réjouis-toi, car tu procures aux croyants * l'inexprimable joie * et l'allégresse de leurs âmes.


Ode 5, t. 4
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »

Tu t'es soumis au précepte divin: * comme instrument de l'âme tu as réduit ton corps * en servitude, Porteur-de-Dieu, * pour soumettre à l'esprit les pensées charnelles.

Dans l'allégresse tu parcourus ton chemin de vie * et, concevant la crainte de Dieu, * tu enfantas le salut pour les égarés * en brillant soleil * que le désert a caché.

t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Tu as guidé sur le chemin du ciel * la piété des Moines, Père saint, * t'avançant dans les hauteurs * vers l'héritage impérissable, * colonne de feu et nuée * resplendissante sous l'éclat de l'Esprit.

Le Christ t'a donné au monde * pour les malades en médecin compatissant, * merveilleux nourricier de ceux qui avaient faim, * corrigeant les insensés, * donnant la sagesse aux ignorants, * protégeant les pauvres et les orphelins.

Tu fus rempli de compassion, * de miséricorde, d'humilité: * retranchant la cause des passions * par tes divins enseignements, * conseillant tes disciples, les reprenant * et guérissant les maladies spirituelles.

Rayonnant de miracles en tout lieu, * tu éclairas tous les hommes, Père saint, * et comme un aimant les attiras * vers tes sages enseignements, * polissant les mœurs et les dispositions spirituelles * dans la pureté de ton âme, Bienheureux.

Pleine de grâce, nous confessons * que tu es vraiment la Mère de Dieu, * nous qui sommes délivrés * de la corruptible naissance par ton enfantement * et rappelés à la vie céleste * par la tendresse et l'amour de notre Dieu.


Ode 6, t. 4
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »

Maintenant comme jadis * rendant fils adoptifs de Dieu * les descendants de l'esclave grâce au bain * de la seconde naissance, par ton intercession * brise le joug de notre servitude.

De toi fit un sage intendant * reprenant les insensés * et chassant les esprits du mal, * Père théophore, la grâce de Dieu * qui réellement demeurait en toi.

t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Ayant reçu de Dieu * cet immense pouvoir, tu chassas * la multitude des funestes démons, * guérissant de leurs tourments * tous les fidèles qui s'approchèrent de toi.

Euthyme, tu fus vraiment bienheureux, * possédant la pauvreté qui enrichit * et les larmes procurant la joie; * vénérable Père, par ce moyen * tu héritas le royaume des cieux.

Tu repoussas les honneurs terrestres * et la gloire qui se flétrit; * mais tu as reçu la vie éternelle * et l'héritage sans fin, Bienheureux * qui habites désormais les parvis célestes.

Dame souveraine de l'univers, * c'est ainsi que nous voulons t'appeler, * car tu enfantas ineffablement * l'Etre suprême, le Dieu créateur * qui renferme et soutient le monde entier.


Kondakion, t. 8
En ton auguste naissance la création trouva la joie, * en ta divine mémoire elle évoque le bonheur, * vénérable Père, de tes miracles nombreux * auxquels nous te prions de nous faire participer d'abondante façon * en purifiant nos âmes de la souillure du péché, * afin que nous puissions chanter: Alleluia.

Ikos
De mon cœur négligent comment présenterai-je la louange, malheureux que je suis, * comment chanterai-je Euthyme le Grand? je ne sais; * mais, confiant en ses prières, c'est avec beaucoup de zèle et d'entrain * que je vais commencer le cantique et dire à tous * quels furent sa naissance et son genre de vie * et comment ses parents purent chanter: Alleluia.

Synaxaire
Le 20 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Euthyme le Grand.
Qu'avais-tu de commun avec cette existence?
Vers les cieux guide-nous qui sommes en partance!
Aux Anges ressemblant, le vingt est devenu
au ciel leur compagnon Euthyme le chenu.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 4
« A Babylone les trois Jeunes Gens, * considérant comme folie * l'ordre donné par le tyran, * au milieu des flammes te criaient, Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Tu t'es montré dans la nuée * couvert par le feu surnaturel * comme initié divin, * Père vénérable, et tu chantais: Seigneur, * Dieu de nos Pères, tu es béni.

Le Créateur de la nature t'a pourvu * en abondance des dons surnaturels, * vénérable Père, en te montrant * d'avance les dispositions spirituelles * de ceux qui communiaient à la chair du Seigneur.

En ses deux natures vénérant * le Dieu qui même après l'incarnation * demeure une seule personne, l'unique Fils, * vénérable Euthyme, tu chantais: Seigneur, * Dieu de nos Pères, tu es béni.

t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois, * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Tu as fait de ta vie * un stade de l'ascèse, un gymnase de sainteté, * pratiquant la tempérance au plus haut point * pour t'unir aux Incorporels, * vénérable Euthyme, et chanter avec eux: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Le Christ a fait de toi * un glaive à deux tranchants, bien aiguisé, * pour frapper au cœur de l'ennemi * et pourfendre les phalanges des démons, * mais réjouir les âmes des fidèles chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Comblé de la lumière au triple feu, * tu devins une seconde clarté * par communion à la première, * vénérable Père Euthyme, envoyant * ton éclat sur les fidèles chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Comme l'aurore tu t'es levée, * portant le Soleil de justice qui purifie * des ténèbres de l'ignorance le monde entier * grâce aux rayons de la connaissance de Dieu; * c'est à lui que nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.


Ode 8, t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Dans ta consécration à Dieu * ayant allumé la fournaise de ton cœur, * Euthyme, tu offris en holocauste joyeusement * comme un sacrifice immaculé * ta vie entière en chantant pour le Christ: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Devenu fils adoptif par grâce de Dieu, * tu reçus en héritage la connaissance du futur; * car, dominant la nature, tu la dépassas, * dans ta prescience te hâtant * vers sa fin dernière en chantant: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Par la tempérance continue, * bienheureux Père, tu as atteint * le plus haut genre de vie, * devenant capable d'accueillir * en toi l'Esprit vivifiant * et les nombreuses grâces jaillissant de l'au-delà, * toi qui chantais sans cesse: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Laissant ta patrie, tu as atteint * la haute cité de Sion; * mais tu es allé jusqu'aux demeures d'éternité * et, par tes propres efforts, * ayant trouvé l'héritage des cieux, * avec les chœurs des Anges tu psalmodies: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Tu éclairas les déserts * tel un soleil éblouissant, * éloignant les ténébreux démons, * et tu devins une colonne de clarté * touchant le ciel et répandant * l'éclat des miracles faits par toi * qui chantais sans cesse: Vous les prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Paré des œuvres saintes de ta vie, * tu pratiquas la vertu * du tout premier commencement, * resplendissant par la rectitude * de tes enseignements, * toi l'interprète de la juste théologie * qui chantais sans cesse: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Divine Epouse immaculée, * arrache à la captivité des passions * ceux qui se réfugient vers toi; * accorde aussi, notre Dame, * la souveraine liberté * aux Eglises des orthodoxes qui dans la foi * chantent: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.


Ode 9, t. 4
« Nous, l'entière création, * te proclamant vraie Mère de Dieu * pure avant comme après l'enfantement * et lorsque tu enfantais, * Vierge immaculée, nous te magnifions. »

T'ayant trouvé comme source de guérisons, * vénérable Père, avant ta mort * comme après ta déposition dans le cercueil, * en athlète vainqueur * nous te disons bienheureux.

Demande au Roi des cieux * de secourir sur terre les croyants * contre les barbares, Père saint, * et ton propre troupeau * contre les multiples tentations.

t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

Le Christ t'a fait connaître, Père saint, * ton départ très désiré vers lui, * comme jadis à Moïse qui-vit-Dieu; * l'ayant imité par la vertu, * ayant fendu l'océan des passions, * tu le franchis et renversas les ennemis * pour marcher librement vers la terre promise.

Plein de zèle comme Elie, * porté sur le char des vertus, * tu es passé vers le ciel où clairement, * vénérable Père, fut inscrite ta vie; * et maintenant, en présence du Seigneur, * souviens-toi des fidèles célébrant * ta mémoire lumineuse et sacrée.

Angélique fut ton existence ici-bas, * resplendissante ta vie, * lumineuse ton âme, divine ta foi; * car tu fus l'interprète des dogmes divins, * le héraut de l'enseignement orthodoxe, * bienheureux Père porteur-de-Dieu.

Comme un intercesseur accrédité auprès de Dieu * pour lui demander le pardon de mes péchés, * la remise de mes dettes, de mes transgressions, * c'est toi, puisque tu imitas sa compassion, * que de tout cœur j'envoie en espérant * fermement tes prières, Bienheureux.

Vierge pure, sois ma tour de salut, * repoussant les phalanges des démons, * chassant la foule des épreuves et des périls, * éloignant l'assaut des passions pour m'accorder * la pure liberté et les nombreuses grâces de Dieu.


Exapostilaire (t. 3)
Vénérable Père, Dieu t'a sanctifié * dès le sein, comme autrefois Jérémie et Samuel, * faisant de toi un prophète divin; * Euthyme, thaumaturge et compagnon des Anges, avec eux * souviens-toi de nous tous qui te chantons fidèlement.

Comme autrefois celle du Précurseur, * un Ange de Dieu vint annoncer * ta naissance d'un sein stérile; * c'est pourquoi tu en fus l'image en baptisant, * vivant sur la montagne sans fortune, sans maison, * et faisant luire tes dons sur tous les hommes.

En deux natures et deux volontés, * en une seule personne, ô Vierge immaculée, * tu enfantes d'inexprimable façon * le Dieu qui a voulu jusqu'à la croix * se faire pauvre pour nous, * divine Mère, pour nous enrichir de sa divinité.


Laudes, t. 8
Euthyme, Père vénérable et glorieux, * tu laissas les biens terrestres pour suivre le Christ, * sans préférer les richesses corruptibles aux trésors d'éternité; * habitant le désert comme cité, * tu as détruit les phalanges des démons. * Qui donc serait capable d'exprimer comme il faut, * Père très-digne de nos chants, * la réelle ferveur de ton âme pour Dieu? (2 fois)

Euthyme, Père vénérable et glorieux, * tu fus le modèle des Moines, leur fierté * l'agrément de la vraie foi, le flambeau de l'univers; * habitant la caverne, tu n'as pas redouté * les effrayantes menaces de l’ennemi perfide. * Merveilleux charisme que le tien, Bienheureux! * Par lui de façon éclatante et pleinement * tu écrasas l'arrogance du démon.

Euthyme, Père vénérable et glorieux, * tu volas sur les ailes de ton âme vers Dieu * et purifias tes sens par l'ascèse, Père saint; * par tes incessantes prières, Bienheureux, * c'est la vie immortelle que tu gagnas. * Joyau des Ascètes, Père digne de nos chants, * le Christ t'a reçu, plein de joie, * dans les demeures immatérielles des cieux.

Gloire au Père ...
Tous les moines, nous t'honorons, Euthyme, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.

Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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21 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 15:43

21 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Maxime le Confesseur;
et du saint martyr Néophyte.



VEPRES

Lucernaire, t. 4

Celui qui s'est fait homme par amour * comme bon lui a paru * et se révèle à nos esprits en deux vouloirs, deux énergies, * vénérable Maxime, tu l'as prêché, * fermant les bouches béantes des scélérats * qui par diabolique instigation * de celui qui machine le mal * prônaient l'unique volonté, l'unique énergie.

Sous la vigueur de tes enseignements, * vénérable Maxime, tu étouffas * le bavardage insensé de Pyrrhus; * tu supportas d'être affligé, * persécuté, durement fouetté, * privé de ta langue qui fut coupée * ainsi que ta main s'élevant sans cesse vers Dieu * et de laquelle tu écrivis tes sublimes enseignements.

Ta sainte langue, Bienheureux, * fut le roseau d'un habile écrivain, * aiguisée par l'Esprit et dans la grâce rédigeant * sur les tables de nos cœurs * la loi des vertus divines, l'enseignement sans déviation, * l'incarnation de celui qui a voulu * se révéler aux humains * en deux natures et une seule personne.

t. 8
Merveille suscitant l'admiration! * Une colombe venue du ciel * parle au martyr Néophyte le langage des humains; * en la vie angélique c'est elle qui le fait resplendir, * elle qui pousse le jeune homme au plus fort du combat. * Ô divins exploits de ce champion de la foi! * Par ses prières, Seigneur, * en ta miséricorde sauve nos âmes.

Merveille suscitant l'admiration! * Au sortir des langes ayant déjà sa raison, * Néophyte accomplit des miracles sous l'action de l'Esprit: * par ses prières il tire l'eau d'un rocher, * il ressuscite une morte, dont il se révèle l'enfant. * Ô divins exploits de ce champion de la foi! * Par ses prières, Seigneur, * en ta miséricorde sauve nos âmes.

Merveille suscitant l'admiration! * Le vaillant Néophyte, combattant pour le Christ, * stupéfait les ennemis par des miracles étonnants: * il apaise le feu dans lequel il est jeté, * aux bêtes sauvages il inspire le respect. * Invincible force par laquelle le Martyr * s'est rendu digne d'admiration! * Par ses prières, Seigneur, sauve-nous.

Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.

Maintenant ... Théotokion
Notre Dame, retire-moi * des entrailles du monstre - le péché, * toi dont le sein a contenu l'Infini, * sauve-moi de la forte houle des tentations, * arrache-moi à l'ouragan des transgressions, * assèche l'océan de mes iniquités; * quant aux attaques des démons soulevées contre moi, * par ta divine alliance arrête-les, * afin que sans cesse, ô Vierge immaculée, * comme toujours-bienheureuse je te puisse glorifier.

Stavrothéotokion
Voyant un peuple sans loi * injustement te clouer sur la croix, * la Vierge pure, ta Mère, Sauveur, * en eut le cœur vulnéré, * comme jadis l'avait prédit Siméon.


Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Maxime, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Notre Dame, arrache-moi à l'emprise du dragon, * cet homicide qui me combat * comme s'il devait m'engloutir tout entier; * brise ses mâchoires, je t'en prie, * mets fin à ses perfides machinations, * afin que délivré de ses griffes et de ses crocs, * je puisse magnifier ton pouvoir souverain.

Stavrothéotokion
La virginale Brebis, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * dans ses larmes gémissait et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!


Tropaire, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.

t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons des Saints: celui du Confesseur, œuvre de Jean Damascène, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): Maxime, ce géant, est ici glorifié; celui du Martyr, avec l'acrostiche: Je t'acclame, Martyr, en nouveau plant du Christ. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »

De ta douce langue melliflue, * divin Maxime, fais couler sur moi, * pour m'inspirer, la grâce de l'Esprit.

Contre les hérésies tu fus un feu brûlant: * comme paille tu les consumas, * bienheureux Père, avec le zèle de l'Esprit.

La doctrine monothélite sans raison * fut proposée par sacrilège hérésie; * par tes paroles tu l'as mise en échec.

Celui qui a voulu naître de ton sein, * divine Epouse, est toute douceur, * objet de nos désirs et lumière sans déclin.

*

« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Ayant vu en toi le nouveau plant du Christ * poussé dans la prairie des Martyrs * et produisant les fruits de la piété, * nous te chantons, Néophyte bienheureux.

Pour accomplir la parole du Seigneur * tu as choisi la bonne part * depuis l'enfance, Bienheureux, * et tu devins le guide des errants.

Désireux de contempler le Christ * qui de la Vierge se fit enfant pour nous, * toi-même en ton enfance tu guidas * vers la perfection les pensées des enfants.

De tes lèvres saintes distillant * la douceur de la connaissance de Dieu, * tu as adouci les âmes empoisonnées * par la perversité de l'Ennemi.

Ayant enfanté le divin Créateur, * c'est toute la nature humaine que tu divinisas, * virginale et divine Epouse; c'est pourquoi * nous confessons en toi la vraie Mère de Dieu.


Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon Seigneur. »

Avec grandeur Maxime s'est montré vraiment * un prédicateur de la vraie foi, * un témoin du Christ par le sang qu'il a versé.

Bienheureux Maxime, tu devins * par ton ascèse un pur logis, * la maison de la Sagesse vraiment digne de Dieu.

Ta langue comme fleuves répandit * le véritable enseignement du Christ, * enfant de la Sagesse, Maxime bienheureux.

Maître, pour nous montrer le chemin * qui porte vers la sainteté, * saintement tu habitas le sein virginal.

*

Illustre Martyr, l'Esprit saint * te garda sain et sauf, tout entier * consacré au Verbe qui est toute compassion.

Saint Martyr, la multitude des croyants * chanta le Seigneur en te voyant * rappeler ta mère des morts à la vie.

De vive voix t'appela, * Néophyte, vers les chemins du salut * une colombe resplendissante de clarté.

Ayant hérité l'immortalité grâce à toi, * le genre humain ne cesse de t'adresser, * Mère de Dieu, son action de grâces en te chantant.


Cathisme, t. 5
Ayant souffert les persécutions pour la foi, * saint Maxime, tu repoussas toute hérésie; * Bienheureux, privé de ta langue et de ta main, * tu as reçu de la main du Créateur * la brillante couronne de confesseur; * sans cesse supplie-le maintenant * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.

Gloire au Père, t. 4
Comme un arbre nouvellement planté, tu as poussé * dans la prairie des victorieux Athlètes du Christ, * puis au Christ tu offris * les fruits de la connaissance de Dieu, * dont se nourrissent les fidèles te vénérant, * illustre Néophyte, martyr au noble cœur. * Par tes prières sauve-nous, toi qui demeures en présence de Dieu.

Maintenant ... Théotokion
Après Dieu, c'est ta divine protection * que j'invoque, ô Mère de Dieu; * m'y réfugiant, malheureux que je suis, * j'implore, Vierge pure, ta pitié, * car mes fautes me dépassent la tête et je crains, * notre Dame, les terribles châtiments; * pour qu'il m'en délivre, lève tes mains suppliantes vers ton Fils.

Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né du Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi te laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi le Dieu que chantent les Anges dans le ciel. * Longanime Seigneur, gloire à toi.


Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »

Les mortels te célèbrent, Père saint, * et les Anges t'admirent dans le ciel, * puisque ton amour de la sagesse * t'a changé en véritable incorporel.

Effronté fut le tyran, * mais ta patience ne put être ébranlée; * et tandis que fut banni le scélérat, * tu as trouvé la félicité éternelle.

Avec toi, Maxime, ont lutté * ces deux disciples bienheureux * qui ont participé à tes combats * et ont trouvé même récompense pour cela.

L'Eglise du Christ, arrosée * par le sang que tu as répandu, * sur cette divine semence a fait fleurir * l'enseignement que les Pères lui ont transmis.

Délivrés de la dette du péché, * Toute-pure, par ton enfantement, * divine Epouse, nous t'adressons * notre hymne d'action de grâces.

*

Des foules nombreuses, ayant vu * la pureté de ta vie * et l'impavidité de ton esprit, * Martyr illustre, s'approchèrent de Dieu.

Guidé par l'Esprit saint, * tu es allé sur la montagne, Bienheureux; * là, nourri par un Ange, tu demeuras * et des Anges tu parus le compagnon.

Ayant reçu les lois écrites de Dieu, * Martyr suscitant l'admiration, * tu t'empressas de les accomplir * en affrontant les peines du combat pour le Christ.

Faisant largesse par compassion, * tu donnas aux pauvres, comme il est dit, * mais en retour tu héritas * ce qui demeure dans les siècles, Bienheureux.

Divine Mère, tu enfantas * le Dieu suprême qui s'est fait pauvre librement * par compassion pour notre pauvreté * grâce au trésor de sa riche bonté.


Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

Ayant accumulé sagement * la connaissance de la terre et des cieux, * Maxime avec raison * d'ami de la sagesse a reçu l'appellation.

Par amour de la Sagesse suprême, * tu t'es montré à perfection * l'imitateur de Jésus Christ, * Maxime très-digne de nos chants.

Par la folie du tyran * hors des frontières tu fus envoyé, * mais en Jésus tu as trouvé, * Bienheureux, la divine consolation.

Ceux qui ne reconnaissent pas, * Mère de Dieu, ta divine maternité, * Toute-pure, ne verront pas * la lumière née de toi.

*

« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Comblé par les ineffables mystères, * Martyr suscitant l'admiration, * tu es allé joyeusement * au-devant des luttes viriles du martyre * qui s'offrirent à toi, Néophyte, * sans craindre nullement les supplices et la mort.

Par ineffable providence * de celui qui dirigeait tes pas, * des Anges de Dieu se tinrent auprès de toi * pour t'entraîner vers le stade, depuis la montagne, * comme un autre Moïse au visage glorifié * par la divine splendeur.

Ayant au cœur la parole de vie, * martyr Néophyte très-digne de nos chants, * tu crias courageusement aux persécuteurs: * De mon propre chef je suis venu, me voici * devant ceux qui ne me cherchent pas, * pour dénoncer la faiblesse de vos cultes païens.

Le divin mystère, * caché depuis les siècles, fut connu * des confins de l'univers * grâce à toi, car le Fils * et Verbe de Dieu s'est fait chair * et divinise, Vierge pure, l'humanité.


Ode 6
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »

Offrant à Dieu ton ardente prière, * Père théophore, délivre-moi des passions * de l'âme et du corps, et de toute perdition.

La fontaine bourbeuse de l'hérésie * fut tarie et bouchée entièrement * par le charme de ta langue, Bienheureux
.
Unique bonté, montre-moi ta faveur, * ô Christ, par les prières de ton Saint * fais jaillir la source de ta grâce en mon cœur.

Toi qui seule par la parole enfantas * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

*

« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »

On te suspendit à un arbre et sans pitié * avec le fer on te racla les côtés, * mais c'est toi qui mis le séducteur au pilori * et déchiras son cœur endurci, * alors qu'il t'ordonnait de sacrifier aux faux dieux * et de renier le Seigneur immortel.

Torturé, enchaîné, * tu entravas l'erreur complètement; * et la marche désordonnée de l'ennemi, * tu la rendis impossible par la force de l'Esprit; * alors tu courus vers les cieux * où tu portes couronne en présence du Christ.

Tu fus charmé par la beauté du Seigneur, * tu t'es attaché à lui en disant: * Pour toi, Verbe de Dieu * qui as voulu t'offrir en sacrifice, * je me laisse immoler moi aussi, * imitant ta vénérable et divine Passion.

Tu es le trône étincelant * sur lequel le Roi céleste a voulu, * ô Vierge, reposer dans la chair * pour ôter notre fardeau trop pesant * et selon son bon plaisir faire asseoir * l'humanité sur le trône paternel.


Kondakion, t. 8
L'ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, * fidèles, par des cantiques en lui disant: * Réjouis-toi, prédicateur de la foi.

Ikos
Ouvre mes lèvres, ô Christ, mon divin Sauveur, * et donne-moi la divine grâce pour chanter dignement * plus que tous celui qui en deux natures te prêcha; * m'adressant à lui, je lui dis à haute voix:
Réjouis-toi, flambeau illuminant l'univers, * réjouis-toi, havre de paix pour les marins de cette vie, * réjouis-toi, luminaire des Moines tout-brillant, * réjouis-toi, gloire des Martyrs et leur appui.
Réjouis-toi, parure de l'Eglise, son ornement, * réjouis-toi, inébranlable soutien de la foi, * réjouis-toi, car tu renverses l'audace des hérésies, * réjouis-toi, car tu te laisses amputer pour le Christ.
Réjouis-toi, allégresse des fidèles te vénérant, * réjouis-toi, comblant de joie tes amis, * réjouis-toi, qui délivras un grand nombre de l'Ennemi, * réjouis-toi, qui portas vers Dieu les croyants.
Réjouis-toi, prédicateur de la foi.

Synaxaire
Le 21 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Maxime le Confesseur.
On te coupa la main, la langue aussi, Maxime;
mais tu les fis recroître, et le Père des cieux
entre ses mains reçut ton esprit grandissime,
lorsque, le vingt et un, le sort t'a clos les yeux.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Néophyte.
La lance ôta de terre un jeune plant très-beau,
Néophyte et rejeton de l'Arbre nouveau.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

La Trinité possède, disais-tu, * une seul nature, énergie, volonté; * mais tu les attribuas en double * au Dieu incarné, en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ce n'est pas deux volontés divisées * par une opposition de leur dessein, * mais différant en qualité par nature * que tu prêchais en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Tenant comme pilier de la vraie foi * tes paroles divines, Père saint, * nous adorons en deux natures et volontés * l'Un de la sainte Trinité, * le Dieu de nos Pères venu dans la chair.

Sachant qu'elles sont deux, les énergies * du Dieu incarné par amour, * et deux aussi les volontés respectives * comme tu nous l'as enseigné, nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Du sein de la Vierge tu es apparu * revêtu de notre chair pour notre salut, * et nous qui la reconnaissons pour Mère de Dieu, * nous chantons dans l'action de grâce: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

*

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

Ayant construit un four pour t'y brûler vif, * l'impie t'y enferme pendant trois jours; * mais tu ne fus pas atteint par le feu, * Néophyte qui chantais: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.

Merveille! une hymne était chantée * alors que tu étais au milieu des flammes, Bienheureux; * car la rosée de Dieu te rafraîchissait, * saint Martyr, et tu entonnais: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.

Grande merveille stupéfiant tout esprit, * celle qui fut accomplie pour toi: * car le feu ne t'a nullement brûlé * mais, se répandant au-dehors, consuma * ceux qui ont pour héritage le feu éternel.

Supérieure aux Anges, tu l'es à nos yeux, * pure Mère de Dieu, pour avoir enfanté * l'Ange du grand conseil * auquel nous chantons: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.


Ode 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Par amour pour l'amant suprême du genre humain, * Maxime, tu t'es chargé de ta croix * pour être crucifié avec lui, * t'écriant: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

T'éloignant des voluptés funestes, * tu devins un pur miroir de notre Dieu, * bienheureux Maxime, et tu chantais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Maxime, tu n'as pas craint * la cruelle barbarie du tyran, * mais , tu fus comme un donjon de la vraie foi * inflexible, inébranlable, et tu chantais: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur dans les siècles.

Tel un soleil recevant * de l'unique et tripersonnelle Divinité * la splendeur qui vivifie, * tu parus dans les ténèbres de l'erreur en chantant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur dans les siècles.

Ô Vierge, tu es apparue * comme la fille d'Adam le déchu * et la Mère du Dieu par qui ma nature fut renouvelée; * toutes ses œuvres, louez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

*

« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chadéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

En la jeunesse de ton corps * et la maturité de ton esprit * tu as détruit la perversité du Prince du mal, * tel un arbre de toute beauté * croissant dans les parvis de celui * qui a poussé sur la racine de Jessé * et pour lequel tu chantes sans cesse: Prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Sur le stade les fauves t'ont respecté * comme jadis le saint prophète Daniel, * car ils reconnurent en toi, victorieux Martyr, * le témoin des souffrances du Christ * qu'au milieu des atroces tourments * auxquels tu fus soumis * tu confessais en disant: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Le lion gigantesque qui t'avait connu * précédemment sur la montagne * fut lancé vers le stade où tu étais, * martyr Néophyte, avec mission de te châtier; * mais, te reconnaissant, il se mit à tes pieds, * craintif et retenu par le respect, * comprenant et, pénétré de douleur, * versant des flots de larmes pour toi, Bienheureux.

Comme un nouveau-né tu enfantas * celui qu'engendre le Père inexplicablement * avant toute la création; * Toute-pure, prie-le de renouveler à présent * mon être vieilli dans le péché * et de me sauver, moi qui psalmodie: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.


Ode 9
« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes incessantes nous le magnifions. »

Comme autrefois celui d'Abel * ton sang crie vers Dieu et pour toujours * à haute voix l'Eglise du Christ * proclame ta doctrine inspirée, * bienheureux Maxime, géant de sainteté.

Oui, ta main fut coupée, * mais se servant de ta langue taillée, * vénérable Père, et de ton sang * comme de plume et d'encre, le doigt de Dieu * inscrivit la vraie foi dans le cœur des croyants.

Par le monde sont chantés * la flamme dont ton cœur brûlait pour Dieu, * vénérable Père, et le courage saint * avec lesquels, Maxime, tu supportas de bon gré, * l'effusion de ton sang.

Devant le trône divin * tu te tiens en compagnie des Martyrs * dont tu partageas le zèle pour la foi; * à ton imitation, fais de nous, * Père saint, les familiers du Seigneur.

Mère de Dieu, tu es notre rempart et bouclier, * tu es la protectrice de ceux * qui accourent près de toi; * et nous comptons sur ton appui * pour être délivrés de nos ennemis.

*

« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

Tu te présentas comme un agneau, * t'offrant de toi-même à l'immolation, * devant les cruels persécuteurs qui te massacraient * et, le côté percé par la lance, tu as trouvé * ta bienheureuse fin, généreux Martyr du Christ.

Comme un sacrifice, une splendide victime, une sainte oblation, * une offrande du temple, une pure hostie, * comme un oiseau de choix, une génisse de grand prix, * et comme une plante nouvelle du Paradis, * bienheureux Martyr, tu fus offert à notre Dieu.

Tu t'es conformé aux souffrances de celui * qui a souffert pour nous dans sa bonté, * le même coup de lance t'a glorifié; * orné du diadème de victoire, tu habites les cieux * au comble d'une joie qui n'aura jamais de fin.

La mémoire éclatante et glorieuse de tes combats, * saint Martyr, a brillé plus que soleil, * rayonnant sur les âmes des croyants; * en ce jour, nous t'en prions, délivre-nous * des périls menaçants et des ténèbres des passions.

Divine Epouse toute-pure ayant porté * comme une pince la braise des cieux, * consume ces broussailles de mon cœur, les passions, * et sauve-moi, je t'en prie, du feu de la géhenne * pour que je puisse te glorifier, espérance des croyants.


Exapostilaire (t. 2)
Parlant de Dieu, tu proclamas, Père saint, * l'unique nature de la Trinité, l'unique volonté, l'unique énergie; * mais, confessant, Maxime, en la personne du Dieu incarné * deux natures, deux volontés, deux énergies, * tu fis cesser l'hérésie des adversaires de Dieu; * ils te coupèrent la langue et la main, et tu devins un Témoin.

Apparaissant, Néophyte, d'étonnante façon, * tu éveillas ta mère de la mort, * faisant un grand miracle en serviteur sublime du Christ; * portant maintenant couronne en sa présence, * intercède sans cesse pour ceux qui te chantent, saint Martyr, * et célèbrent ta mémoire porteuse de clarté.

L'étrange et ineffable mystère divin de ton enfantement virginal * stupéfait, Vierge Mère, les Anges et les chœurs des mortels; * car, Dieu ayant pris chair en ton sein * sans semence ni confusion, * l'Inaccessible s'est fait proche de moi, * m'unissant à sa divinité d'étonnante façon.


Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges * pour en avoir imité la vie pure. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.

Maintenant ... Théotokion
Notre Dame, j'élève vers toi * les regards de mon cœur: * ne méprise pas la pauvreté de mes soupirs, * mais à l'heure où le monde sera jugé par ton Fils, * sois pour moi le refuge, le secours et l'abri.

Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'enfanta s'écria: * Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, toi qui donnes la vie
?
Le reste Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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22 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 15:52

22 JANVIER

Mémoire du saint apôtre Timothée;
et du saint moine martyr Anastase le Perse.


VEPRES

Lucernaire, t. 1

Eclairé par les rayons de l'Esprit, * saint apôtre Timothée, * tu parcourus l'univers comme un astre de lumière * pour y faire luire la grâce de Dieu; * intercède auprès de lui * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Saint apôtre Timothée, * tu as bu au torrent délicieux * et, pour imiter le Christ, tu abreuvas à ton tour * ceux qui désiraient ardemment la connaissance de Dieu; * tu t'es approché avec joie de lui * pour contempler désormais l'éblouissante gloire de la Trinité * et goûter la paix du Seigneur tout-puissant.

Saint apôtre Timothée, * à travers les maladies et les faiblesses du corps * ayant trouvé la force de l'esprit, * tu brisas aisément la puissance de l'erreur, * protégé que tu étais * par celle du Christ, * et tu proclamas hautement l'Evangile divin de la paix.

*

Les confins de l'univers * chantent tes miracles à présent, * Anastase, thaumaturge divin, * car le Christ t'a paré de ce don * en récompense des tourments que tu souffris pour lui * et t'a jugé digne après la mort * de la gloire immortelle des Bienheureux.

Fierté des Martyrs, * ayant fait surgir de brillants trophées contre l'erreur, * tu possèdes un renom conforme à ton nom, * Anastase porté en tout lieu comme un tenace vainqueur; * relève à présent * des fautes dans lesquelles ils sont tombés * les fidèles vénérant ta mémoire sacrée.

Anastase, saint martyr, * ayant élevé de solides trophées contre l'erreur, * tu as reçu la couronne doublement * pour ton ascèse et le ferme combat où tu tins bon jusqu'à la mort; * et ton Maître, le Christ, * en récompense t'a donné * un pouvoir miraculeux.

Gloire au Père, t. 8
D'avance choisi par notre Dieu * et devenu disciple de saint Paul, * tu fus initié aux choses divines; * ayant excellé par ta vie * et gardé sans fléchir la foi jusqu'au sang, * tu devins un fidèle Pontife de Dieu, saint apôtre Timothée; * pour avoir dénoncé le culte des idoles comme folie, * abattu à coups de pierres et de massues, * tu as reçu la couronne des Martyrs. * Bienheureux, intercède pour nous * qui célébrons avec foi ta mémoire sacrée.

Maintenant …Théotokion
Réjouis-toi, virginale Epouse de Dieu, * réjouis-toi, espérance des croyants, * purification du monde, réjouis-toi; * tu sauves de toute affliction tes serviteurs, * tu les délivres de la mort; * réjouis-toi, Paradis qui nous portes la vie, * secours de qui t'invoque, réjouis-toi, * sainte demeure de Dieu et montagne sacrée.

Stavrothéotokion
Merveille, vraiment! * mystère étrange et nouveau! * disait la Vierge en voyant sur la croix, * suspendu au milieu des larrons, * celui qu'elle avait enfanté sans douleurs * et, gémissant, elle pleurait en disant: * Hélas! ô mon Enfant bien-aimé, * comment ce peuple cruel * dans son ingratitude t'a cloué sur la croix?


Après les Apostiches de l'Octoèque:

t. 1
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.


Ce flambeau des croyants, * l'apôtre qui s'est distingué * dans l'annonce de l'Evangile, Timothée, * venez, tous les peuples, chantons-le en disant: * Réjouis-toi, charmant rejeton de la foi * qui fus comme un fils pour saint Paul; * réjouis-toi, vénérable modérateur des vertus, * très-sage bouche du Verbe divin; * réjouis-toi, divine flûte l'ayant annoncé au monde entier, * réjouis-toi, colonne de la foi * où l'Eglise a trouvé son appui.

Gloire au Père, t. 2
Ô Christ, tu magnifias * à Babylone comme en Judée * la puissance de la vénérable Croix; * par elle des Perses ont connu * la fête vivifiante de la Résurrection; * parmi eux, un prisonnier de l'idolâtrie en devint le libérateur, * l'irrécusable témoin des miracles et maintenant * l'illustre martyr Anastase, ce lutteur acclamé, * qui exulte avec les Anges et intercède pour nous.

Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte Epouse de Dieu, * seule tu as porté dans ton sein * sans qu'il y fût à l'étroit * le Dieu que nul espace ne contient, * lorsqu'il s'est fait homme par bonté; * aussi, je t'en supplie, * éloigne les maux qui m'enserrent de toute part, * afin que, suivant en droite ligne l'étroit chemin, * j'atteigne la vaste plaine du bonheur en l'au-delà.

Stavrothéotokion
Toute-pure, quand tu vis * le Créateur de l'univers * souffrir de nombreux outrages et sa mise en croix, * tu gémissais en disant: * Seigneur très-digne de nos chants, * ô mon Fils et mon Dieu, * toi qui désires honorer ta création, * comment souffres-tu le déshonneur en ta chair? * Ami des hommes, je glorifie ta condescendance et ta miséricorde infinies.


Tropaires, t. 4
Maître en douceur, sobre en tout * et comme prêtre revêtu de noble conscience, * tu as puisé au Vase d'élection * les ineffables vérités; * tu as gardé la foi et comme lui * mené ta course à bonne fin; * saint apôtre Timothée, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ce double canon des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): J'honore par ces chants l'apôtre Timothée.

Ode 1, t. 1
« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, * s'est couverte de gloire, * car, ô Seigneur immortel, * grâce à ta puissance, * elle a broyé les ennemis * en ouvrant pour Israël * une voie nouvelle au profond de la mer. »

Par tes prières, Bienheureux, * et par la grâce lumineuse de ton impassible condition * dissipe le soulèvement de mes passions * et mes ténèbres d'ignorance, * afin que maintenant * je puisse te chanter dignement.

Le Dieu qui d'avance connaît tout, * de ta conscience ayant vu la beauté, * t'a permis, illustre Timothée, * de le servir avec ses Apôtres divins, * lui qui veille sur notre humanité * dans la sagesse de sa providence.

Nous savons que l'unique principe divin * est aussi la providence de l'univers; * car Timothée, de païen qu'il était, * est compté avec saint Paul * comme Apôtre, lui qui fut illuminé * par la grâce du Christ.

*

Ô Christ, illuminé * par la splendide aurore de ta Résurrection, * celui qui en porta le nom, * Anastase, tel un soleil surgi de l'Orient, * répand maintenant * l'éclat de ses miracles sur ton Eglise.

Comblé d'amour divin, * tu souffris avec courage, * martyr Anastase, les tourments * et, paré de beautés ascétiques, * tu t'offris joyeusement au Christ * en sacrifice de bonne odeur.

Divine Mère, supplie * le Verbe, que tu as enfanté * lorsqu'il est venu en un corps parmi nous, * de faire grâce aux croyants * et de se montrer bienveillant; * car tu es pour nous salut et protection.


Ode 3
« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, * lui étant devenu semblable dans ta compassion, * revêts-moi de la force d'en-haut, * pour que je chante devant toi: * Seigneur de gloire, tu es saint * et sans égale est ta bonté. »

La grâce en abondance, Bienheureux, * fut répandue sur tes lèvres * et fit jaillir des fleuves d'enseignements * pour abreuver l'Eglise du Christ * et produire des fruits nombreux, * héraut du Christ, saint apôtre Timothée.

Qu'ils sont beaux, selon la prophétie, * Bienheureux, tes pas, car tu as annoncé * cette Paix qui dépasse tout esprit * et qui a fait cesser * l'antique hostilité des humains, * le Sauveur et Seigneur de l'univers.

Mortifiant les membres de ta chair, * tu les as soumis à la raison, * bienheureux Timothée, en donnant au meilleur * la supériorité sur le moins bon; * tu fis briller ton âme en te rendant maître des passions, * en accord avec les enseignements de saint Paul.

*

Ayant suivi dans l'ascèse tout d'abord * la voie étroite et resserrée, * tu t'avanças vers la gloire des Martyrs * pour trouver les délices par les tourments, * illustre Anastase, et péniblement * moissonner l'allégresse des cieux.

L'écho de ton vigoureux combat * s'est répandu par tout l'univers, * invincible Martyr * car tu résistas au péché jusqu'au sang * et, remportant le trophée, tu as reçu * ta splendide couronne de vainqueur.

De toi fleurit pour nous * la fleur qui ne se fanera jamais, * embaumant toute l'humanité * de sa nature, ce divin parfum: * c'est le Verbe coéternel au Père et devenu * par toi, Vierge pure, soumis au temps.


Cathisme, t. 4
Resplendissant de charismes divins, * tu embellis la brillante métropole des Ephésiens, * illustre Apôtre, car tu devins * en compagnie de saint Paul * un prédicateur annonçant * à tous la parole du salut; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire avec foi.

Gloire au Père …
En gloire tu surpassas la perfection * grâce aux divines lueurs éclairant ton esprit; * ayant connu la puissance de la Croix, * tu devins par l'ascèse un vénérable moine et par le sang un témoin, * saint martyr Anastase; c'est pourquoi * le Christ a fait jaillir en toi * la grâce des miracles.

Maintenant ... Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement * tu as renouvelé la nature des mortels corrompue par les passions * et tu relevas tous les hommes de la mort * pour les mener vers la vie dans la condition incorruptible; * c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, * suivant ta propre prophétie, * nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.

Stavrothéotokion
Vierge immaculée et Mère du Christ notre Dieu, * un glaive a transpercé ton âme quand tu vis * sur la croix ton Fils et ton Dieu: * intercède sans cesse auprès de lui * pour le pardon de nos péchés.


Ode 4
« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, * Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. * De toi, a-t-il prédit, * sortira le Saint d'Israël * pour notre salut * et notre restauration. »

Ayant choisi de combattre loyalement, * bienheureux apôtre Timothée, * poussant la tempérance à la perfection, * tu as soumis à l'esprit * la houle des passions * pour atteindre le sommet des vertus.

Ce brillant soleil que fut saint Paul * t'envoya comme un rayon lumineux, * bienheureux apôtre Timothée, * pour éclairer l'univers * d'abondante clarté, * afin de nous conduire et de nous affermir.

Ayant chéri avec ardeur * le sommet de tes aspirations * et ayant mené par amour * une vie conforme à ton désir, * tu es parti contempler sans fin l'objet de ton amour * et t'emplir de sa vision.

*

De l'amour du Christ * rien ne put te séparer: * ni la menace des tourments * ni tes membres mutilés * ni le feu ni la faim ni le glaive ni la mort, * Anastase, compagnon des chœurs célestes.

Ayant pris avec ardeur * ta croix sur tes épaules, * tu as suivi le Christ * en ses préceptes de salut; * l'ayant imité jusqu'à la mort, * tu jouis maintenant de sa splendeur.

L'Archange venu du ciel, * Vierge pure, t'annonça * l'allégresse en te disant: * Sortant de toi, Dieu viendra * dans la chair pour le salut * de ceux qui le chantent avec amour.


Ode 5
« Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »

Sous l'éclairage immatériel * de la prime lumière et cause de l'univers, * tu éclairas le monde entier * de tes enseignements sacrés, * Pontife bienheureux qui t'es montré * un astre de piété répandant la parole de vie.

De son maître il a suivi les pas, * ce courageux disciple de saint Paul, * dont il sema en tout fidèle les enseignements; * conduits par eux vers la lumière de la foi * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions.

Saint Paul, ayant paru * comme seconde clarté au service de la prime clarté, * nous illumina de sa connaissance; * et Timothée se montra victorieusement * son compagnon de combat, * protégé par l'armure complète dont parle saint Paul.

*

L'ennemi de Dieu qui tout d'abord * se vantait sans mesure, * menaçant la terre de saisie * et se glorifiant vainement * de faire disparaître l'océan, * martyr Anastase, fut écrasé par tes exploits.

Anastase, ce témoin du Christ, * ayant combattu selon les règles et triomphé, * reçoit le prix de ses peines et le pouvoir * de faire des miracles, car il guérit * les malades et chasse les démons, * opérant ces prodiges par la puissance du Christ.

Ô Vierge, par ton enfantement * tu fis cesser la malédiction * d'Eve, la mère de tous les vivants, * en faisant lever la bénédiction sur le monde, le Christ; * dans l'allégresse te reconnaissant de lèvres et de cœur * comme la Mère de Dieu, nous te disons bienheureuse.


Ode 6
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »

Tu apparus tel un char de Dieu, * saint apôtre Timothée, * portant son nom divin * en face des tyrans, ses ennemis, * sans redouter nullement * leur cruauté sauvage, * car tu avais revêtu * l'invincible force du Sauveur.

Splendide est la couronne que tu as reçue, * bienheureux apôtre Timothée, * selon que tu le méritais * tu as ceint le diadème royal * et te voici désormais * devant le trône du Seigneur, * partageant l'allégresse de saint Paul * dans les tabernacles des cieux.

Vénérable Timothée, * ayant respiré le parfum spirituel * du Christ qui fut versé pour nous * en sa kénose dans la chair, * à sa bonne odeur tu communies * et, comme saint initié * aux ineffables mystères, tu fais participer * à son effusion spirituelle les croyants * qui s'approchent de toi.

*

Clairement illuminé * par la splendeur de la Croix, * tu dissipas les ténèbres de l'erreur; * dans ta lutte contre le tyran, * tu remportas la victoire, illustre Saint; * tu en reçus joyeusement les trophées, * Anastase, témoin du Christ * qui exultes dans le rang des Martyrs.

Le chœur divinement inspiré * des Prophètes au grand complet, * Vierge Mère, a prédit * le mystère de l'ineffable conception * du Dieu et Verbe dans ton sein; * et c'est toi qui as rendu * manifeste en sa réalité * l'antique projet divin.


Kondakion, t. 1
Nous tous, les fidèles, chantons saint Timothée, * le disciple et compagnon de voyages de saint Paul; * avec lui glorifions également * Anastase surgi de la Perse comme un astre brillant, * car il éloigne les maladies et les passions * de nos âmes et de nos corps.

Ikos
Saint Paul, ce grand Apôtre, en habile pêcheur * déploya les filets de la grâce de Dieu, * et tout d'abord comme un saint appât * il tira le divin Timothée; * parcourant l'univers avec lui, * il retira de la gorge du Diable tous ceux * qui ont reçu la parole de foi; * parmi eux, le vaillant Anastase, ayant cru, * rejeta entièrement l'erreur des Perses * et porta le nom du Christ sur ses épaules; * c'est pourquoi dans la divine grâce il éloigne les maladies et les passions * de nos âmes et de nos corps.

Synaxaire
Le 22 Janvier, mémoire du saint apôtre Timothée, disciple du saint apôtre Paul.
Désirant la couronne, l'ardent Timothée
sous les coups de massue teint la terre de sang.
Rejoignant le Seigneur, ce Dieu compatissant,
son âme le vingt-deux vers le ciel est montée.
Ce même jour, mémoire du saint moine martyr Anastase le Perse.
Anastase le Perse, ayant la corde au cou,
semble porter collier d'inestimable coût.
Pour le Dieu de tendresse et de miséricorde
le vingt-deux Anastase supporte la corde.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, * la fournaise spirituelle * et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, * le Très-Haut a renouvelé * en ton sein le monde entier, * le Seigneur Dieu de nos Pères, * digne de louange et de gloire. »

Devenu à juste titre * un membre du chœur céleste, * tu rayonnes de joie, * comblé de splendide clarté, * saint pontife Timothée, * comme un astre au firmament * qui annonces notre Dieu * digne de louange et hautement glorifié.

Accomplissant le ministère sacré * de l'Evangile du Christ * dans l'éminence des vertus, * le divin Paul avec joie * t'envoya comme à son disciple * ses épîtres dictées par Dieu, * Timothée qui annonçais * sa louange et haute gloire.

La vigueur de ton âme fortifia * la faiblesse de ton corps; * et sur terre en incorporel * ayant mené ta vie, * tu devins un martyr * lorsque ta tête fut broyée, * pontife bienheureux * des mystères de Dieu.

*

Leur ayant laissé * son courage en clair exemple, le Martyr * exhorte les croyants * à imiter maintenant * la divine Passion * que le Dieu de nos Pères * à qui revient louange et haute gloire * voulut souffrir pour nous.

Les amants de la vraie foi * confessent l'unique puissance de la Trinité; * pour elle * les Athlètes généreux * qui versèrent leur sang * ont combattu dans leur lutte de martyrs * et livrèrent leur vie * aux mains de leurs exécuteurs.

Vierge sainte, réjouis-toi: * de ton sein fut enfanté * sous l'adamique vêtement * le Pasteur qui endossa * mon entière humanité, * l'Amour sans limites, le Très-Haut, * le Dieu de nos Pères à qui revient * louange et haute gloire.


Ode 8
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »

Tu t'es montré digne en vérité, * bienheureux Timothée, * de la condition angélique; * initié surnaturellement * aux chœurs célestes, * tu imitas leur splendeur; * avec eux tu chantes joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Comme apôtre, Timothée, * tu fus revêtu * de la puissance venue des cieux * qui descendit merveilleusement * sur les Disciples ayant vu * le Verbe de leurs propres yeux; * tu chantes joyeusement avec eux: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Tu as cessé de désirer, * bienheureux apôtre Timothée, * puisque tu as rejoint * le sommet de tous les biens, * éclairé pour toujours * par la lumière de la Trinité; * tu chantes joyeusement à présent: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

*

De terre vers les cieux, * portant couronne, tu montas, * Anastase, saint Martyr, * à tire-d'aile fuyant * tous les pièges des démons * et méprisant les cultes des faux-dieux; * aussi tu chantes joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Dans ton sang de martyr * tu empourpras ton manteau, * Anastase, bienheureux Témoin, * et portant comme sceptre * le signe de la Croix, * tu règnes avec le Christ pour les siècles * et tu chantes joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

De riche qu'il était, * le Verbe de Dieu que glorifient * les Archanges par leurs chants * s'est fait pauvre et t'a choisie * pour Mère, Vierge bénie, * toi la beauté de Jacob; * aussi nous te chantons en disant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!


Ode 9
« Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »

La parole de David est accomplie: * tu as paru comme un éclair * pour la terre habitée, * illuminant de ta prédication * les confins de l'Univers, * bienheureux apôtre Timothée; * c'est pourquoi nous ne cessons de te magnifier.

Vénérable pontife Timothée, * en plénitude comblé * par la pure et divine splendeur * de la source de lumière au triple feu, * sauve des ténèbres du péché * ceux qui te chantent, Bienheureux.

Dans la rectitude de la foi, * Fils unique, nous te glorifions * comme égal au Père et à l'Esprit, * nous appuyant sur les enseignements * de tes Apôtres, Seigneur, * saint Paul, le prédicateur de ton œuvre de salut, * et le divin Timothée.

*

Illustre Martyr, tu as éteint * sous les flots de ton sang * le mensonge des faux-dieux; * et tu as éclairé * l'ensemble de l'Eglise; désormais * sans cesse prie pour elle le Seigneur, * afin que nous puissions te dire bienheureux.

A quelle gloire dépassant notre raison, * à quelle divine splendeur, * ineffable en vérité, * tu participes en vainqueur, * Anastase, auprès du Christ, le Seigneur * que tu supplies maintenant * pour nous qui te chantons!

Merveille suscitant l'admiration! * En enfantant le Verbe divin * d'inexplicable façon, c'est toi qui as révélé, * Vierge Mère de Dieu, * le mystère que depuis les siècles et les générations * avait tenu secret * le divin Créateur de l'univers.


Exapostilaire (t. 3)
En ce jour s'illumine l'entière création * sous la double clarté * de ces astres plus brillants que le soleil: * siégeant avec les Apôtres, Timothée * et saint Anastase, cette gloire des Moines et des Martyrs.

Divine Mère tout-immaculée, * célébrée par les Apôtres, les Martyrs, * les Prophètes, les saints Moines, Génitrice de Dieu, * prie ton Fils, le Seigneur, * de faire grâce à tes fidèles serviteurs, * lorsqu'il siégera pour rendre à chacun la sentence méritée.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

t. 1
Le Seigneur est admirable parmi les Saints,
le Dieu d'Israël.

Anastase, ce vaillant lutteur * qui a combattu de noble façon * pour la foi, * venez, tous les peuples, chantons-le en disant: * Réjouis-toi, solide champion de la foi, * digne des Prophètes et des divins Apôtres; * réjouis-toi, qui fus le temple du Christ * et par tes œuvres l'imitateur de saint Paul; * réjouis-toi, tranquille port des affligés, * réjouis-toi qui fais aussi notre fierté * et l'allégresse de l'univers.

Gloire au Père, t. 5
Père vénérable, par la puissance de la Croix * faisant crouler toute erreur de Babylone, * tu remportas la victoire en esprit sur les Mèdes et les Chaldéens, * sans être séduit par la douceur des plaisirs, * sans craindre non plus le feu des épreuves; * aussi, le Christ notre Dieu t'a remis la couronne des vainqueurs; * en sa présence avec les Anges maintenant, * intercède auprès du Seigneur, * lui demandant pour le monde la paix * et pour nos âmes la grâce du salut.

Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, colombe choisie * au pennage doré par l'éclat virginal, * tourterelle de toute beauté, * hirondelle préférée, palombe de toute pureté, * agnelle ayant conçu l'agneau de notre Dieu, * génisse ayant porté le joug de celui qui porte nos péchés, * vigne ayant donné comme fruit * les abondantes grappes de la foi * d'où le vin du témoignage a pu jaillir. * Intercède auprès de ton Fils pour qu'aux fidèles te suppliant * il accorde la grâce du salut.

Stavrothéotokion
Se tenant près de la croix, ô Jésus, * celle qui t'enfanta pleurait et gémissait, * disant: Je ne supporte pas de te voir cloué sur le bois, * toi, l'Enfant que j'ai mis au monde! * Si j'ai pu fuir, comme Vierge, les douleurs, * quelles souffrances j'endure en mon cœur déchiré! * Voici qu'est accomplie la parole de Siméon, * car un glaive traverse mon cœur * mais à présent, ressuscite, ô mon Fils, * et sauve ceux qui t'honorent de leurs chants.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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23 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 16:00

23 JANVIER

Mémoire du saint hiéromartyr Clément d'Ancyre;
et du saint martyr Agathange.


VEPRES

Lucernaire, t. 2

Tu fus le sarment de la Vigne de vie * bêché de tous côtés par de labeurs mystiques: * taillé dans les peines de l'ascèse en effet, * puis retranché par le glaive du martyre, Père saint, * tu nous as versé le vin de componction; * et, l'ayant bu à satiété, * nous les fidèles, nous célébrons, * bienheureux Clément, ta mémoire sacrée.

Après avoir offert, Pontife saint, * le sacrifice parfait, * l'admirable et surnaturelle oblation, * toi-même tu t'offris en sacrifice; * et tu mêlas de tout cœur * ton sang à celui de ton Seigneur; * purifié par lui, Bienheureux, * tout entier, tu devins net, * tout entier parfaitement consacré.

Toi qui sacrifiais l'Agneau de Dieu, * celui qui enlève le péché du monde, * faisant disparaître la corruption et la mort, * bienheureux Pontife divin, * tu fus immolé en victime sans défaut, * devenant un même être avec lui * par une mort semblable à la sienne et porteuse de vie, * et tu as trouvé maintenant * dans son royaume la béatitude méritée.

t. 4
De la bonne nouvelle t'enrichit * l'excellent pontife Clément * dont tu fus le compagnon de route et de combat; * avec lui tu menas la divine course jusqu'au bout, * Agathange, dans les souffrances et toutes sortes de châtiments * jusqu'à recevoir la couronne à la fin * et passer vers le royaume d'en-haut * pour te réjouir avec les Anges en tout temps.

Desquamé par les grattoirs * et lardé par le feu, * exposé à la flamme de tous côtés, * martyr Agathange, étendu sur le gril * et cuit sur la braise comme un bon pain, * tu fus présenté à la table des cieux, * demandant au Maître d'épargner tout châtiment * à ceux qui te vénèrent avec foi.

Tu enduras les fustigations * et, tendu sur le bois, * tu supportas les déchirements avec une endurance infinie, * et sur la fin de tes combats, * la tête tranchée, tu as arrosé * des flots de ton sang * toute la sainte Eglise qui célèbre ton éminente clarté, * gloire des Martyrs aux multiples exploits.

Gloire au Père, t. 8
Martyr et pontife Clément, * dans le septuple cycle de quatre ans * tu fus vraiment crucifié pour le Christ: * frappé de verges et tailladé, * mené de ville en ville, de pays en pays; * mais ni le feu ni le glaive ni les coups * n'ont fait perdre à ton âme sa vigueur; * tu brisas plutôt la force des démons; * c'est pourquoi nous te prions d'intercéder * auprès du Christ, pour qu'il sauve nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Notre Dame, arrache-moi à l'emprise du dragon, * cet homicide qui me combat * comme s'il devait m'engloutir tout entier; * brise ses mâchoires, je t'en prie, * mets fin à ses perfides machinations, * afin que délivré de ses griffes et de ses crocs, * je puisse magnifier ton pouvoir souverain.

Stavrothéotokion
Ô mon Fils, combien je souffre de te voir, * toi qui donnes à tous la résurrection, * t'endormir à présent sur la croix * pour accorder le réveil salutaire et divin * aux mortels jadis endormis d'un funeste sommeil * à cause du fruit défendu, * disait en pleurant la Vierge immaculée * que dans nos hymnes pieusement nous magnifions.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 1
Admirable parmi les prêtres, le saint martyr Clément * par l'épreuve de tourments supportés de longues années * a mérité d'obtenir * la jouissance des biens éternels; * et celui qui, pour suivre son exemple, s'entraîna * aux nombreux combats de la foi, * acquiert les divines richesses et persuade la chair * de regarder bien plus haut que la mort. * Saint Martyr dont nous chantons la grandeur, * nous les fidèles, nous t'en prions, * par ton intercession auprès du Christ * brise les assauts continus de nos passions * et par tes prières délivre-nous de tout mal.

Maintenant ... Théotokion
Avec la houlette de ta protection, * pure Mère de Dieu, * chasse de ma pauvre âme les passions bestiales * pour me guider paisiblement vers la vie, * en m'agrégeant au saint troupeau de tes ouailles choisies.

Stavrothéotokion
Debout près de la Croix * de ton Fils et ton Dieu * et voyant sa patience infinie, * pure Mère, tu dis en pleurant: * Hélas, très-doux Enfant, * combien tu souffres injustement, * Verbe de Dieu, pour sauver le genre humain!


Tropaire, t. 4
Comme sarment de vénérable sainteté, * comme hampe du combat pour la foi, * comme fleur sacrée, tu as poussé, * comme fruit délicieux donné par Dieu aux croyants. * Compagnon de lutte des Martyrs * siégeant avec les saints Pontifes, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque; puis les deux canons des Saints: celui de Clément (t. 6), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante le sarment de la vigne mystique; celui d'Agathange (t. 4), avec l'acrostiche: Je célèbre avec joie ta grâce, Bienheureux. Joseph.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »

Toi qui partages avec les chœurs d'en-haut, * comme Pontife et Martyr glorieux, * le séjour en présence du Christ, * supplie-le en faveur de ceux qui te louent, * pour qu'ils obtiennent tes clartés.

Vénérable Père qui soutins * sur terre de vigoureux combats, * tu méritas de recevoir * la couronne au royaume des cieux * et la vie qui dans les siècles n'aura de fin.

Délivré de l'Impassible par la Passion, * tu t'empressas par tes souffrances * de monter vers lui en devenant * l'imitateur de sa Passion, * compagnon des Anges dans le ciel.

Sous les splendides brocarts de tes vertus, * pure Mère de Dieu, * tu as conçu d'inexplicable façon * le Dieu véritable et * fis jaillir pour nous la source de tout bien.

t. 4
« Celui qui frappa l'Egypte et son tyran, * les faisant couler dans la mer * a sauvé de la servitude de Pharaon * son peuple chantant l'hymne de Moïse victorieux: * Car il s'est couvert de gloire. »

La gloire des Athlètes, l'illustre Martyr * qui fut un Ange à la fois * par son nom et par sa vie, * dans l'allégresse vénérons-le, * fidèles, en ce jour et disons-le bienheureux.

Tu méritas la gloire des Martyrs, * illustre Agathange, pour avoir vu lutter * à Rome le magnanime saint Clément, * et nous fidèles, réunis, * nous te glorifions avec lui.

Comme mort au monde entier, * tu le parcourus pour annoncer * la mort de qui nous donne vie * et, sur le stade soumis aux tourments, * tu méritas de vivre désormais sans fin.

Le Seigneur qui s'est fait chair * tu l'enfantas par amour ineffable; * c'est lui qu'Agathange a aimé, * merveille, au point de lutter en incorporel; * avec lui, ô Vierge, nous te chantons.


Ode 3, t. 6
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »

Toi qui fus le sarment * de la Vigne de vie, * tu portas de splendides fruits * dont tu rehaussas la beauté * par ton éclat de Martyr * pour les consacrer au Sauveur de l'univers.

A l'imitation de saint Paul * tu parcourus, Bienheureux, * l'univers en le sanctifiant * par le baptême divin * et le purifiant par l'aspersion * de ton sang de Confesseur.

Nul n'est sans tache comme toi, * divine Mère immaculée, * car seule parmi toutes les générations * tu as conçu le vrai Dieu, * le Verbe divin, * le Créateur de l'univers.

t. 4
« Mon cœur est affermi dans le Seigneur, * ma force s'exalte en mon Dieu, * ma bouche s'élargit devant mes ennemis, * car ton salut me fait danser de joie. »

Je chante, Bienheureux, tes peines infinies, * les tortures, les coups nombreux, * les blessures, ton courage et ta mort, * par lesquels, Agathange, tu fus digne de la vie.

Après une infinité de coups et de tourments, * de blessures et de fustigations, * illustre Martyr, on te plongea dans la mer, * mais tu en fus sauvé par le Créateur de l'univers.

Plein de courage et de vigueur, * vaillant Martyr, tu supportas les clous incandescents * et, tandis que brûlait ta chair, * tu patientais sous la céleste rosée.

Mystère suscitant l'admiration! * Comment la Vierge, ayant logé dans son sein * l'Infini, sans qu'il y fût à l'étroit, * s'est montrée plus vaste que les cieux?


Cathisme, t. 4
Taillé par la serpe du martyre, en vérité, * saint Pontife, tu fis pousser comme une vigne fructueuse * les raisins mûrs distillant le vin doux * de la divine connaissance et du combat pour la foi, * dont tout fidèle qui en boit savoure en son âme la douceur.

Gloire au Père ...
Agathange, gloire des Martyrs, * nous célébrons ta mémoire en glorifiant * le bon Ange que tu es devenu sous l'éclairage de Dieu.

Maintenant ... Théotokion
Protectrice invincible des affligés, * prompt secours des malheureux sans issue, * délivre-moi du péril, * sans détourner de moi ton regard, * toi le refuge et le rempart de l'univers.

Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * Vierge pure, en tes entrailles maternelles déchirée, * comme une Mère, tu t'écrias: * Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, * toi, ma lumière intemporelle, Jésus?


Ode 4, t. 6
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »

Ayant fait le tour de la terre, * Athlète victorieux, tu étendis * le sarment de tes combats * distillant le vin doux de bonne odeur, * bienheureux Clément, * et l'allégresse des Martyrs.

Voyant la prairie de tes combats, * illustre et bienheureux Martyr, * nous cueillons comme fleurs * de nombreuses guérisons * et réjouissons notre odorat * de tes miracles variés.

Tu fus un fils du jour * et de la lumière sans couchant, * Pontife digne d'admiration, * éclairé de façon continue * par la lumière du triple Soleil * et ta splendide prédication.

Vierge immaculée, ô Marie, * aire de toute pureté * qui fus capable d'abriter * le séjour de Dieu, * fais disparaître de mon âme * ce qui la souille et l'avilit.

t. 4
« Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi ton œuvre de salut, * disait le Prophète de Dieu, * et j'ai glorifié ta puissance. »

Supportant joyeusement les nombreuses douleurs * de toutes sortes de châtiments, * vaillant Martyr, tu sanctifias * en compagnie de saint Clément * toute la terre sous les flots de ton sang.

Agathange, comme le Christ * tu fus suspendu au bois * et, lorsqu'avec le fer on te racla les flancs, * tu étonnas par ta patience * tous les hommes, illustre Martyr.

Pour avoir gardé les divins commandements * ils furent gardés en prison, * ces Athlètes victorieux magnifiant le Christ: * avec le très-noble Clément * l'illustre Agathange.

Nous te disons bienheureuse en tout temps, * divine Mère bénie, * car la gloire nous est accessible grâce à toi * et par toi nous avons retrouvé * le Paradis que nous avions jadis perdu.


Ode 5, t. 6
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »

Durant de nombreuses années * ayant supporté de très longs châtiments, * tu remportas de multiples trophées * et maintenant tu as hérité * les délices éternelles * de la béatitude sans fin.

La foi fut ton ancre de sûreté * et comme fondement tu posas * l'espérance et la charité; * aussi de toi-même tu fis, * bienheureux Père, un temple sanctifié * pour la sainte Trinité.

Ces deux compagnons réunis par Dieu * qui parcoururent brillamment * tous les stades du combat, * ayant gagné la vie éternelle, * en compagnie des Anges maintenant * exultent et jubilent dans le ciel.

Voulant sauver de la perdition * la nature corrompue des mortels, * le Seigneur et Créateur, * l'a recréée ineffablement * en demeurant dans un sein * purifié par l'Esprit saint.

t. 4
« Fais lever sur nous * la lumière du matin, * bon Maître, et guide-nous * vers ta divine crainte, Seigneur. »

Embrasés par l'amour ardent * de votre Créateur, * victorieux Martyrs, * vous avez été jetés dans la chaux vive.

Vous avez paru * le plus bel ornement des Athlètes, * invincibles Martyrs, * lorsque vous fut arrachée la peau de votre corps.

Etendu sur le gril * et rôti sur le brasier, * Agathange, tu étonnais * les Anges voyant tes exploits.

De toute épreuve viens nous sauver, * ô Mère inépousée, * ainsi que des périls et de toute affliction, * nous qui te chantons avec amour.


Ode 6, t. 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »

Vous qui avez combattu selon les règles, * vous avez reçu * la couronne de la main du Créateur * qui vous distribua des charismes variés * ainsi que la grâce des guérisons * pour éloigner des fidèles les maladies.

Ta vie consacrée à Dieu, * ta pratique des combats * et ta résistance aux tourments * se sont changées pour toi * en couronne mystique de splendeur, * immortel ornement et diadème de beauté.

Souveraine immaculée * qui enfantas pour les mortels * le Seigneur, le timonier, * apaise le trouble incessant, * la tempête de mes passions, * et donne le calme à mon cœur.

t. 4
« En l'océan de cette vie, mes actions * m'ont fait sombrer jusqu'au fond, * mais comme Jonas dans le poisson, je te crie: * Tire-moi du gouffre de mes fautes, je t'en prie, * toi, le Fils et Verbe de Dieu. »

Tu as offert à Dieu * ta louange reconnaissante, divin Martyr, * lorsque tu fus jeté en la fournaise * comme autrefois les Jeunes Gens captifs, * Agathange, et reçus la rosée céleste.

Fortifié en ton esprit * par la bonne nouvelle dont les Anges furent porteurs, * aisément, noble Agathange, tu supportas * les supplices et les douleurs * comme si un autre souffrait dans ton corps.

Voyant le lien sacré qui vous unissait, * le Séducteur vous accable de liens, * vous frappe de châtiments * et vous enferme dans les prisons, * mais il fut tourné en ridicule par votre fermeté immuable.

Vierge pure, éloigne de moi * la paresse du sommeil porteur de mort; * donne-moi la force de veiller * pour des hymnes saintes et des œuvres de bien, * afin que je te chante avec amour.


Kondakion, t. 4
De la vigne du Christ * tu fus le vénérable sarment * et dans tes multiples combats, très illustre Clément, * avec tes compagnons de lutte tu proclamais: * C'est toi, ô Christ, l'allégresse des Martyrs.

Ikos
En fils de lumière et cohéritier de notre Dieu, * comme saint Elie reprenant le roi Achab, * saint Clément, toi aussi, par la parole de vérité * tu l'emportas sur les chefs des païens, * empereurs impies, cruels tyrans, * et tu offres maintenant * en sacrifice au Seigneur * la multitude de ceux qui ont mis leur foi dans le Christ. * Ayant trouvé Agathange pour faire route avec toi * et partager ton témoignage et tes combats, tu proclamais joyeusement: * C'est toi, ô Christ, l'allégresse des Martyrs.

Synaxaire
Le 23 Janvier, mémoire du saint hiéromartyr Clément, évêque d'Ancyre; et du saint martyr Agathange.
Et le sang d'Agathange et celui de Clément
ont apaisé la soif d'un glaive sanguinaire.
Le vingt-trois ces martyrs, livrés au tortionnaire,
à la Passion du Christ portent leur complément.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 6
« Jadis dans la fournaise de Babylone les Jeunes Gens * ne craignaient point le feu où ils furent jetés, * mais ils marchaient dans les flammes, tout couverts de rosée, * et ils chantaient: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Par la splendeur de ton martyre, Clément, * tu éclairas l'univers * et pour le Christ, dans la pureté de ton âme et de ton cœur, * tu chantais: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

La très-sainte célébration de tes exploits, * rayonnante de clarté céleste, * illumine tous les fidèles chantant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ô Vierge, tu as enfanté * la Sagesse qui surpasse tout savoir * et gouverne sagement l'univers en sa divine bonté. * Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein!

t. 4
« Ne nous rejette pas jusqu'à la fin * à cause de ton saint nom, * ne brise pas ton alliance de toujours, * n'éloigne pas de nous ton amour, * Dieu de nos Pères, Seigneur * glorifié dans tous les siècles. »

Comme les deux grands luminaires, brillamment * en compagnie d'Agathange rayonne Clément: * ils éclairent l'Eglise de tout l'éclat * de leurs splendides combats, * dissipant les ténèbres du mal ennemi de la foi; * acclamons-les à haute voix.

Vaillamment tu supportas les ongles de fer * et les déluges d'intolérables tourments, * vulnérant les invisibles ennemis * par les blessures de ta chair, * glorieux Athlète ayant participé aux souffrances du Christ, * compagnon des Anges et gloire des Martyrs.

Allégrement tu supportas comme un incorporel * les cuisantes brûlures du plomb * qui te furent infligées sur la tête * et la cautérisèrent de toutes parts; * Agathange, soldat du Christ, * nous les fidèles, nous te glorifions.

Par la parole tu participas * au mystère inexplicable, Vierge immaculée, * car le Dieu que nul espace ne contient, * tu lui fis place sans qu'il fût à l'étroit, * tu l'enfantas et tu allaitas de tes mamelles * celui qui veut faire grâce aux chantres de ta divine maternité.


Ode 8, t. 6
« Pour obéir à la loi de leurs Pères, les nobles Jeunes Gens * affrontèrent la mort et du roi de Babylone méprisèrent l'ordre insensé; * tous ensemble, dans le feu qui ne pouvait les consumer, * ils chantaient dignement la louange du Tout-puissant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Sur terre vous êtes apparus comme astres éblouissants * pour éclairer le firmament de la sainte Eglise, bienheureux Martyrs; * et dans les cieux vous réjouissez de votre éclat * la festive assemblée des premiers-nés en criant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Dans l'allégresse nous fêtons maintenant * la joyeuse mémoire de tes combats; * comme un incorporel tu supportas la houle des tourments, * mais en retour tu as reçu en abondance la félicité éternelle, * dans laquelle tu t'écries: Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Revêtu de l'ornement de gloire aux brillantes couleurs * en échange du pénible abattement de ton esprit, * tu es passé des châtiments à la condition angélique * en recevant la vie éternelle, * dans laquelle tu t'écries: Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Le Verbe qui de toute éternité * est uni au Père par l'être et la pensée, * ayant pris chair de la Vierge vers la fin des temps, * a divinisé, en l'unissant à sa personne sans confusion, * la nature humaine, qui s'écrie: Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

t. 4
« En ta sagesse, Seigneur, tu rassembles l'univers, * les bases de la terre, tu les fondes à nouveau, * ses fondements, tu les fixes sur les immenses eaux; * c'est pourquoi nous te chantons joyeusement: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Sous les flots de ton sang tu as éteint, * illustre Agathange, la flamme des sans-Dieu * tout en abreuvant l'Eglise du Christ * qui fleurit dans la foi et célèbre dignement * tes combats, tes peines sublimes et tes brillants exploits.

Même couronne de victoire ont reçu * Agathange et le très-noble Clément; * au plus haut des cieux, en présence du Roi de tous * ils sont nos protecteurs et défenseurs, * bénissant et chantant sans cesse le Seigneur.

Imitant les Jeunes Gens qui éteignirent le feu, * tu entras dans la fournaise comme un incorporel, * victorieux martyr Agathange, enflammé * par le zèle de l'amour divin, et tu chantais avec ardeur: * Toutes ses œuvres, sans cesse bénissez le Seigneur.

Ô Vierge, ton peuple possède en toi * la puissante consolation, l'espérance qui ne sera pas déçue, * le rempart invincible, la divine protection; * sauvé, il te glorifie et chante comme il se doit: * Toutes ses œuvres, sans cesse bénissez le Seigneur.


Ode 9, t. 6
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »

Parvenu à la perfection * grâce au bain du Baptême lumineux, * ayant reçu l'onction sacerdotale, * puis lavé par ton sang de martyr, * entièrement illuminé * tu montas dans l'allégresse * vers les armées célestes, * divinement bienheureux.

De la couronne des grâces * ta vénérable tête fut ornée * par cette couronne des saints Martyrs * qu'est le Verbe de Dieu, * le Soleil de justice * qui ne connaît pas de couchant * et pour lequel tu supportas joyeusement * l'interminable durée de tes combats.

Le Fils et Verbe de Dieu, * bien qu'éternel, ayant pris chair, * est devenu fils de la Vierge également * par volonté du Père * et coopération de l'Esprit saint; * alors il a recréé * ma nature corrompue * en Seigneur tout-puissant.

t. 4
« Le Seigneur fait merveille par la force de son bras, * de leurs trônes il renverse les puissants, * il élève les humbles, le Dieu d'Israël, * soleil levant, lumière d'en-haut, * il nous protège et dirige nos pas * sur le chemin de la paix. »

Comme un superbe attelage, ayant paru ensemble, * l'illustre Agathange et le noble Clément * ont resplendi sous l'ornement des martyrs; *. et, porteurs de couronne, maintenant * glorieusement en compagnie des Anges * ils se tiennent devant Dieu, le Roi de l'univers.

Tu n'as pas épargné ta chair * exposée de longues années aux pires châtiments, * mu par le désir des biens que Dieu a préparés * pour ses divins serviteurs; * martyr Agathange, en leur compagnie * tu exultes dans les siècles.

La terre est en fête et le ciel dans la joie, * voici que jubilent les chœurs des Incorporels; * et les cœurs des fidèles glorifient, * saint Agathange, ta mémoire sacrée; * par tes prières sauve de tout malheur * ceux qui te vénèrent en ce jour.

Tu éclaires le monde, Vierge immaculée, * faisant lever la lumière qui surgit * ineffablement du Père avant les siècles; * c'est pourquoi, Vierge pure, je m'écrie: * chasse les ténèbres des pensées rebelles * loin de mon cœur, pour que je puisse te chanter.


Exapostilaire (t. 3)
Ayant fait le tour de la terre, comme l'apôtre Paul * et développé le sarment de tes interminables combats, * dans les vrilles de la foi, comme à l'hameçon, tu as pris * pour compagnon de ton martyre, Clément, * Agathange, ce témoin victorieux * de la bonne nouvelle que son nom signifie.

Divine Epouse, toi le très-pur habitacle de Dieu, * délivre-moi des ténèbres de mes passions; * arrache-moi à la flamme éternelle, au ver qui ronge sans fin, * aux grincements de dents, pour que je puisse te chanter dans la foi, * Vierge Marie et Souveraine bénie.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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24 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 17:47

24 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Mère Xénie.


VEPRES

Lucernaire, t. 1

T'éloignant de ta première disposition * et réalisant ce qu'en esprit, * vénérable Xénie, tu avais décidé, * tu quittas, Bienheureuse, la vaine douceur des plaisirs; * dès lors, étrangère à ta patrie, * tu courus en droite ligne * sur la rude montée des vertus.

Arrivée au port de l'isthme divin, * c'est la houle du monde agité * que tu franchis, vénérable Xénie; * et, gardant ton âme comme un navire où n'entre point * l'onde amère des plaisirs, * tu demeuras lestée jusqu'au bord * de ton chargement mystique.

Pour imiter divinement * celui qui pour nous du haut du ciel * descendit vers nous relever les déchus, * en t'exilant, tu demeures, Xénie, * ignorée de tes parents * mais connue des croyants * comme celle qui intercède sans cesse auprès de Dieu.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
D'âge en âge tu es glorifiée, * Mère de Dieu et Vierge Marie, * protectrice de l'univers * qui as enfanté dans la chair * le Fils du Père sans commencement, * coéternel à l'Esprit: * intercède auprès de lui pour notre salut.

Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit l'Agneau suspendu à la croix, * la Vierge pure s'écria en pleurant: * Mon doux Fils, quel est ce spectacle étrange et nouveau * et comment celui qui tient l'univers en sa main * se laisse clouer corporellement sur le bois?


Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Xénie, avec les Anges dans le ciel.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis celui de la Sainte.

Ode 1, t. 8
« Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »

Moi qui suis étranger à toute vertu, * éloigné de Dieu par mes viles actions, * vers lui ramène-moi par tes prières agréées de lui, * pour que je chante, vénérable Xénie, les merveilles de ta vie.

Le feu spirituel, brûlant comme bois sec * les séductions du monde, te fit aussi renoncer * au fiancé terrestre courageusement * pour être l'épouse très-pure du Seigneur.

Considérant la merveille de cette vie * qui dans les cieux demeure sans passer, * tu as changé de nom et de comportement * et sur les traces de l'Epoux immortel tu courus comme biche assoiffée.

Fidèles, par nos hymnes acclamons la toute-pure Marie, * la divine Mère comblée de grâces, * ce refuge saint, ce havre de sérénité, * le salut de tous les croyants.


Ode 3
« Toi qui affermis par ton Verbe les cieux * et fondas la terre sur la masse des eaux, * rends-moi ferme également, * pour que je chante ta gloire, Seigneur. »

S'emparant de ton âme pure, * vénérable Xénie, l'amour divin * te procura l'oubli * au milieu des peines de l'ascèse et de la vie.

Charmée par la splendeur de l'Epoux immortel, * tu fis dépérir ta beauté charnelle * et tu rayonnas du plus bel éclat * en entrant dans la demeure nuptiale de Dieu.

Ayant doré tes ailes de l'éclat des vertus, * Bienheureuse, tu t'envolas * vers la hauteur des cieux * comme une colombe de toute pureté.

Ô Vierge, nuée lumineuse * du Soleil mystique et brillant * qui s'est levé de ton sein, * illumine les âmes de ceux qui chantent pour toi.


Cathisme, t. 8
Ayant chéri le Verbe du Père divin * qui par miséricorde se laissa voir sur terre aux humains, * Bienheureuse, et l'ayant suivi comme l’Epoux céleste, * tu t'empressas de quitter le fiancé terrestre * et les richesses qui n'ont pas de durée; * vivant à l'étranger selon le nom que tu portais, * tu mortifias les passions et reçus l'héritage des vivants. * Intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Exposé à toutes sortes de tentations * par le fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la tempête de mes immenses péchés; * Vierge pure, j'accours à ton havre de bonté * comme vers mon refuge et mon ardente protection; * supplie le Fils qui sans semence a pris chair en toi * pour tous tes serviteurs qui te chantent incessamment, * Mère de Dieu toute-sainte et immaculée, * intercédant avec instance auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui se prosternent devant ton divin enfantement.

Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * versant d'amères larmes l'Agnelle s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta divine Passion.


Ode 4
« Ô Verbe, le Prophète inspiré de Dieu * a reconnu ta future incarnation * de la montagne ombragée, * l'unique Mère de Dieu, * et dans la crainte il glorifiait ta puissance. »

Au Christ tu offris * en cadeau de noces ta pureté, * la mortification de tes membres, les peines de la tempérance; * en échange tu reçus le royaume des cieux * et la jouissance dans l'éternité.

Baignant ta couche de tes pleurs * et mangeant avec la cendre ton pain, * vénérable Mère, tu obtins * la consolation éternelle * et la jouissance du Paradis.

Devenue toi-même un modèle de vertus, * tu entraînas vers le salut * beaucoup d'âmes ayant rompu * avec les passions mondaines, * sainte Xénie toute-digne d'admiration.

Reçois de nous la salutation angélique: * sainte Mère de Dieu, réjouis-toi, * qui pour le monde as enfanté la Joie, * seul refuge des humains, * divine Mère toute-pure et bénie.


Ode 5
« Source de lumière, ô Christ notre Dieu, * éloigne de mon âme l'obscurité, * toi qui séparas les ténèbres de la clarté, * fais que je marche à la lumière de tes commandements, * afin que je te glorifie en veillant devant toi. »

Comme une brebis chérissant * la divine beauté de son Pasteur, * tu t'écrias: Où est ton pâturage, mon Epoux? * où reposes-tu? dis-le moi; * je brûle de contempler ta suprême splendeur.

Sainte resplendissante de vertus * qui recherches mon aimable beauté, * s'écrie l'Epoux, contemple-moi dans les cieux; * c'est là que je fais paître mon troupeau * et que j'invite sans cesse mes brebis.

La colombe de toute beauté, * la brillante hirondelle, c'est toi, sainte Xénie, * rossignol spirituel ayant échappé * au filet de l'oiseleur, * beauté du Christ vraiment digne d'admiration.

Celui qui est là-haut sans mère, * en ces temps ultimes tu l'enfantas sans père ici-bas, * lorsqu'il prit tout mon être en son grand amour; * supplie-le de sauver * de la perdition ceux qui chantent pour toi.


Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Glorifiant ton étonnante vie à l'étranger * et ton ascèse surhumaine, le Seigneur * qui pour toi quitta le ciel, sa patrie, * vénérable Mère, te para * de signes et de prodiges vraiment dignes d'étonnement.

Auréolée de vertus, * illustre Xénie, tu es montée * vers le Christ que tu aimais * et qui t'a révélée par une couronne d'étoiles * aux proches et aux lointains d'étonnante façon.

Moi qui vis comme étranger * loin des commandements de notre Dieu, * par tes prières ramène-moi vers lui; * fais que je devienne étranger * à la terrible géhenne et aux passions m'enserrant.

L'Infini qui repose sur les épaules des Chérubins * demeura dans les limites de la chair en ton sein * sans limiter sa divinité * et de toi il est issu * pour donner au genre humain le salut.


Kondakion, t. 2
Célébrant ton mémorial admirable, Xénie, * nous qui te vénérons de tout cœur, * nous chantons le Christ qui te donna le pouvoir des guérisons; * intercède sans cesse auprès de lui pour nous tous.

Ikos
Le Christ né de la Vierge de façon merveilleuse, * supplie-le de nous être favorable, illustre Xénie: * comme il se doit, dans la pureté de l'âme et du cœur * nous venons à toi et nous efforçons de chanter * pieusement ta mémoire que les Puissances des cieux * entourent d'une juste vénération * comme une fête sainte, lumineuse, immaculée; * Mère vénérable, intercède sans cesse pour nous tous.

Synaxaire
Le 24 Janvier, mémoire de notre vénérable Mère Xénie et de ses deux servantes.
A cette vie Xénie vécut en étrangère:
elle abandonne même la vie passagère.
Pareils sont les honneurs qu'après leur mort ont eus
deux compagnes non étrangères à ses vertus.
Le vingt-quatre Xénie, ce flambeau de prière,
au ciel a pu trouver la terre hospitalière.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Toi qui dans la fournaise jadis * couvris de rosée les Jeunes Gens * et préservas la virginité de ta Mère après l'enfantement, * Seigneur Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Rome se glorifie d'avoir été ton berceau, * Mylasse encore plus de posséder * tes reliques, d'où tu fais jaillir, * divine épouse, des miracles pour les croyants.

Tu es devenue un fleuve de guérisons * balayant l'océan des passions * en ceux qui chantent: Seigneur, * Dieu de nos Pères, tu es béni.

Tu fis dormir les funestes passions * par tes nombreuses veilles de toute la nuit, * puis t'es endormie du sommeil des justes, bienheureuse Xénie * qui intercèdes auprès de Dieu pour le monde.

Sans cesse prie le Verbe né de toi * qui s'incarna d'ineffable façon * de délivrer nos âmes du filet de l'ennemi, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants.


Ode 8
« Toi qui établis ta demeure au-dessus des eaux, * qui fixas les limites de l'océan, * le soleil te chante, la lune te glorifie; * à toi revient la louange de toute la création, * Dieu créateur, pour les siècles. »

Ô Fiancée, comme dit l'Ecriture, à un seul Epoux, * le Christ resplendissant de beauté, * tu t'exerças en toute sorte de vertus, * illustre Xénie, et tu as rejoint la demeure nuptiale de Dieu, * ayant reçu en dot la grâce des guérisons pour tous les siècles.

A toi mon âme s'est attachée, disais-tu * au Christ avec amour, comme une terre assoiffée; * tu es l'eau vive que je cherche, Seigneur; * je t'offre l'ondée de mes pleurs; * Sauveur, abreuve-moi des flots de ton amour dans tous les siècles.

Ayant aimé le seul être désirable, tu resplendis de beauté; * unie au Christ, ce Dieu de gloire, tu fus glorifiée; * tu as mené au Sauveur un chœur de Vierges consacrées * qui t'imitèrent; et désormais * tu exultes avec elles dans les demeures d'en-haut.

Seule t'a choisie, Beauté de Jacob, * le Verbe du Père qui logea dans ton sein; * et le plus bel enfant des hommes, selon son bon plaisir, * Vierge toute-pure, en est issu * afin de purifier notre nature enténébrée.


Ode 9
« Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël: * il nous suscite une force de salut * dans la maison de David son serviteur; * il vient nous visiter, soleil levant, lumière d'en-haut, * et guide nos pas au chemin de la paix. »

Par ta faiblesse tu mis en fuite l'ennemi impuissant, * toi qui poursuivais ton étonnante vie * et mortifiais les passions de la chair; * désormais, vierge pure, tu habites les cieux * qui furent toujours ta véritable cité.

Béni soit le Seigneur qui fit sans cesse pour nous * en péril sur l'océan troublé des passions * un calme port des guérisons de ta sainte châsse, * porteuse de Dieu, bienheureuse Xénie, * gloire des Moniales, fierté des Vierges consacrées.

Déifiée par la divine splendeur, * tu vois le très-pur sommet de tes désirs, * tu contemples ce que les Anges voient * et tu exultes avec tous les élus, * sans cesse demandant pour tes chantres la rémission de leurs péchés.

Comme temple de la virginité, * comme pure colombe et tourterelle sans défaut, * comme épouse du Christ toute belle et immaculée, * comme une image des vertus divines, un jardin clos, * Xénie porteuse de Dieu, nous les fidèles, nous te glorifions.

Mère bienheureuse, ainsi que tu l'as dit, * d'âge en âge nous te disons bienheureuse en tout temps; * car tu as enfanté, ô Vierge immaculée, * la suprême béatitude, notre Dieu * qui fait de ses serviteurs vraiment des bienheureux.


Exapostilaire (t. 3)
Désireuse de l’hospitalité céleste, * vénérable Xénie, porteuse de Dieu, * tu te fis étrangère à ta patrie, * aux richesses, à ta famille, par amour de la piété; * et, prenant ta croix, tu t'empressas de courir * vers le Christ qui de façon étonnante * est sorti de la Vierge pour sauver le genre humain.

Visiblement, notre Dame, tu surpassas * toutes les créatures, en enfantant dans la chair, * ô Vierge, le divin Créateur de l'univers; * fortifiées par sa Croix, de saintes femmes avec ardeur * ont excellé dans la divine sagesse; * avec elles, Vierge bénie, d'un même chœur nous te chantons, ô Marie.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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25 janvier

Message par Monique » jeu. 10 janv. 2008 17:58

25 JANVIER

Mémoire de notre Père dans les Saints
Grégoire le Théologien, archevêque de Constantinople.



PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 4

De tes lèvres de théologien, * Grégoire qui nous parles de Dieu, * tu fis clairement connaître la divinité consubstantielle * du Père, du Fils et de l'Esprit * qui est célébrée en la Trinité; * et tu desséchas le mensonge et la folie des païens * en prêchant la vérité * par le divin message de tes discours.

Vénérable fut ton aspect, * ta figure imposait le respect, * Grégoire, pontife sacré; * aussi par des cantiques joyeux * nous t'exprimons notre vénération et nous te disons: * Réjouis-toi, qui éclaires l'univers * par la splendeur de tes sages discours, * tel un astre spirituel; * réjouis-toi, qui prêches au monde entier * avec l'éclat sonore d'un clairon * les commandements de Jésus.

L'instrument retentissant, * la cithare pleine d'harmonie, * la harpe mélodieuse au joli son, * le grand Docteur de l'Eglise du Christ, * l'éminence des Pontifes, célébrons-le, * lui disant: Grégoire, sommet des Pères, réjouis-toi, * profond abîme de la grâce de Dieu * et cime des pensées célestes.

Grâce à la fronde de tes discours divins, * illustre Grégoire divinement inspiré, * tu frappas avec force Arius comme un loup; * et comme le meilleur des Pasteurs, * tu l'as repoussé loin du troupeau du Christ, * ranimant tes brebis avec l'herbe tendre de la Trinité; * aussi nous te chantons et vénérons, * Grégoire, Pasteur des pasteurs.

De quels éloges te couronner, * toi qui surpassas sur terre * par ta vie angélique l'humanité, * prédicateur du Verbe divin, * véritable ami de l'Immaculée, * toi qui sièges parmi les Apôtres, * splendeur des Moines et des Témoins, * adorateur de la divinité éternelle et Pontife très-saint?

Etant monté, selon ton désir, * vers le royaume d'en-haut, * tu as reçu la récompense de tes peines désormais, * bienheureux Grégoire, du Christ, suprême Roi; * en sa présence, Père très-saint, * souviens-toi de nous qui célébrons * ta mémoire lumineuse, afin que nous aussi, * nous méritions les mêmes biens pour avoir servi le Christ comme Dieu.

Gloire au Père, t. 6
Fidèles, tous ensemble louons * par des éloges spirituels * la gloire des Patriarches, le Pontife éminent, * le maître de doctrine, la fine pointe des pensées sur le Christ; * disons-lui: Réjouis-toi, * source de théologie, fleuve de sagesse d'où coule la science de Dieu, * astre de lumière éclairant le monde entier de tes enseignements, * réjouis-toi, sublime champion de la foi * et vaillant pourchasseur de l'impiété. * Très-docte Grégoire le Théologien, * sans cesse intercède auprès du Christ notre Dieu * pour les fidèles célébrant de tout cœur * ta mémoire agréable à Dieu, ton vénérable souvenir.

Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.


Apostiches, t. 2
Amants de la sagesse de Dieu, * venez tous et chantons * le divin Théologien; * disons-lui: Réjouis-toi, * Grégoire au sublime savoir.

Ma bouche dira la sagesse
et le murmure de mon cœur, l'intelligence.


Fidèles, louons * la bouche sacrée, * la langue parlant de Dieu * et tous ensemble l'esprit divin * de Grégoire le Théologien.
Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille,
tous les habitants de l'univers.

Grégoire le Grand * a préparé * pour tous le mystique banquet * de ses divins discours: * venez, fidèles, savourons ce festin.

Gloire au Père ...
Grégoire le divin * enseigne aux croyants un seul Dieu * qui ne peut être divisé, * la sainte Trinité, * Père, Fils et saint Esprit.

Maintenant ...
Le grand Théologien * enseigne aux croyants * ta divine maternité * et la divinité de ton Fils, * Vierge Mère, ô Marie.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VEPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1

Grégoire, Père saint, * le tombeau qui apporte l'oubli * n'a pas couvert tes lèvres ni ta voix, * car tu fus la bouche de la plus pure Théologie; * maintenant encore * tu fais entendre à l'univers * l'enseignement de la foi; * intercède auprès de Dieu, pour qu'il octroie à nos âmes * la paix et la grâce du salut.

Grégoire, Père saint, * tu repoussas sagement * les complots hostiles de la chair; * et, montant sur le quadrige des vertus, * en passager céleste * tu volas vers l'ineffable beauté; * comblé par elle, désormais * tu octroies à nos âmes * la paix et la grâce du salut.

Grégoire, Père saint, * tu devins par grâce * un fidèle médiateur entre Dieu et les hommes; * et maintenant, par tes oraisons confiantes * nous procurant les bonnes grâces du Christ, * ne cesse pas d'intercéder, * vénérable Père, auprès du Christ, * afin qu'à nos âmes il octroie * la paix et la grâce du salut.

t. 2
Ayant soigneusement purifié * ton corps et ton esprit pour la Trinité * par tes œuvres, Théologien, * et disposé en ton cœur les montées, * réprimant les sens, tu entras * dans l'impénétrable et divine nuée; * alors, conversant avec la clarté immatérielle * et t'unissant à elle par amour, * tu fis rayonner sur tous les peuples, * Grégoire, l'inaccessible et seule clarté.

Jadis le Séraphin * à l'aide d'une pince avait donné * la braise à Isaïe * en s'approchant de l'initié * contemplant la trois fois sainte Seigneurie * sur le trône de gloire où elle resplendissait; * mais toi, bienheureux Théologien * qui as proclamé pour l'Eglise * la nature tri-personnelle de la Divinité, * c'est de tes propres mains que tu distribuas, * pontife Grégoire, aux croyants * la divine braise qu'en deux natures nous chantons.

Bienheureux Grégoire, il nous fallait * t'appeler aussi de ce nom: * fils du tonnerre et Théologien, * puisque, participant à la grâce divine de saint Jean, * de ta voix tonnante et de ta langue de feu * tu proclamas le Verbe de Dieu éternel et engendré, * qui était avec le Père au commencement, * et l'Esprit procédant du Père éternellement, * consubstantiel au Père et au Fils.

Gloire au Père, t. 8
Ta langue vigilante et prompte à enseigner, * retentissant aux oreilles des cœurs, * a fait lever les âmes des plus négligents; * en tes divines paroles voici l'échelle trouvée * qui les mène de terre vers Dieu. * Aussi nous t'en prions, saint Grégoire Théologien, * sans cesse intercède auprès du Christ, * pour que nos âmes soient sauvées de tout danger.

Maintenant ...
Le Roi des cieux, dans son amour pour les hommes, * s'est manifesté sur la terre, * il a conversé avec les hommes; * ayant pris chair d'une vierge pure * et sorti d'elle par l'enfantement, * il est le Fils unique, une seule personne en deux natures. * Et nous qui proclamons en toute vérité * la perfection de sa divinité et de son humanité, * nous confessons le Christ notre Dieu. * Mère inépousée, intercède auprès de lui, * pour qu'il accorde à nos âmes sa miséricorde.


Entrée. Lumière joyeuse.

Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture des Proverbes
(10,7,6, .3,13-16, 8,6,34-35,4,12,14,17,5-9, 1,23, 1;,4)
La mémoire du juste s'accompagne d'éloges, sur sa tête repose la bénédiction du Seigneur. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse, le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent, le profit qu'on en tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul joyau ne peut l’égaler. Car de sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ecoutez donc, mes fils, j'ai à vous dire des choses sincères. Bienheureux l'homme qui m'entend, celui qui garde mes voies! Qui se tient à ma porte y trouvera la vie, il obtiendra aussi la faveur du Seigneur. C'est pourquoi je vous appelle, je crie vers les enfants des hommes. Moi, la Sagesse, j'ai pour demeure le discernement, j'ai inventé la science de la réflexion. A moi le conseil et le succès, je suis l'intelligence et la force est à moi. Je chéris ceux qui m'aiment, et qui me cherche trouve grâce. Simples, apprenez le savoir-faire et vous, insensés, devenez raisonnables. Ecoutez, je le répète, j'ai à vous dire des choses sincères, de mes lèvres s'échappent des paroles droites. Car c'est la vérité que ma bouche proclame, les lèvres du menteur sont horribles à mes yeux. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, en elles rien de faux ni de tortueux. Elles sont franches envers qui les comprend, droites pour qui possède le savoir. Car je vous enseigne la vérité, afin que votre espoir soit dans le Seigneur et que vous soyez remplis de son Esprit.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompît son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(Prov. 10,31-32; 11,4,7,19; 13,2,9; 8,17; 15,2; 14,33; 22,11; Eccl. 8,1; Sag. 6,13,12,14-16; 7,30; 8,2-4,7-9,17-18,21; 9,1-5,10-11,14)
La bouche du juste répand la sagesse, les lèvres des hommes droits distillent la bienveillance. La bouche des sages médite la sagesse, leur justice les délivre de la mort. Le juste, quand il meurt, n'éteint pas l'espérance, car il naît à la vie et l'homme de bien jouit des fruits de la justice. Pour les justes lumière sans fin, auprès du Seigneur ils trouveront grâce et renom. La langue des prudents distille le savoir, en un cœur raisonnable demeure la sagesse. Le Seigneur chérit les cœurs purs, agréables lui sont les parfaits dans leur voie. La sagesse du Seigneur illumine le visage de l'homme sensé; elle prévient qui la désire avant d'en être connue et se laisse contempler de qui la chérit. Qui la cherche dès l'aurore n'aura pas à peiner, qui veille à cause d'elle échappe vite au souci. Elle-même s'en va partout chercher ceux qui sont dignes d'elle, et leur apparaît avec bienveillance par les chemins. Contre la Sagesse le mal ne saurait prévaloir. C'est pourquoi je me suis épris de sa beauté, je l'ai chérie et recherchée dès ma jeunesse, et me suis efforcé de l'épouser. Car le maître de l'univers l'a aimée, puisqu'elle est initiée à la science de Dieu, décidant de ses œuvres par son choix. Les fruits de ses efforts sont les vertus; sagesse et tempérance, voilà ce qu'elle enseigne, avec justice et vaillance, rien de plus utile aux hommes en leur vie. Désire-t-on encore un savoir étendu? elle connaît le passé et conjecture l'avenir, sait tourner les maximes et déchiffrer les énigmes, prévoit les signes et les prodiges, la succession des époques et des temps; aussi pour tous elle est de bon conseil; car en elle se trouve l'immortalité, qui puise à sa parole acquiert la renommée. C'est pourquoi, me tournant vers le Seigneur, je l'ai prié et lui ai dit de tout mon cœur: Dieu de nos Pères et Seigneur de tendresse, toi qui par ta parole as créé l'univers et qui par ta sagesse as formé l'homme pour dominer sur les créatures sorties de ta main et gouverner le monde en justice et sainteté, donne-moi la Sagesse qui siège avec toi, ne me rejette pas du nombre de tes enfants; car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Envoie ta Sagesse depuis ta sainte demeure, depuis le trône de ta gloire, afin qu'auprès de moi elle m'enseigne ce qui est agréable à tes yeux, qu'elle me guide sur le chemin du savoir et me protège dans le rayonnement de sa gloire. Car les pensées des mortels sont engourdies, et chancelantes sont leurs idées.

Ou bien (usage slave): Proverbes 10,31-11,12 (voir aux vêpres du 6 Décembre).


Litie, t. 4
Ayant purifié d'avance * pour te conformer à la Loi * ton corps et ton âme par des œuvres de sainteté, * tu t'es approché de la montagne où l'on parle de Dieu, * pontife Grégoire, comme initié aux divins secrets; * et, pénétrant la nuée inaccessible, * tu reçus le code divinement rédigé, * la charte de la Trinité consubstantielle: * devant elle nous prosternant grâce à toi, * nous la chantons en disant: * Dieu unique révélé dans la Trinité, prends pitié de nous.

Ouvrant ta bouche au Verbe de Dieu, * c'est l'Esprit de sagesse que tu aspiras * et, comblé par la grâce, tu fis retentir * les divins enseignements, * Grégoire trois fois heureux; * puis, communiant à l'initiation angélique, * tu prêchas l'indivisible et triple clarté; * et nous mêmes, éclairés par tes explications divines, * nous nous prosternons devant la sainte Trinité * révélée en l'unique divinité * pour le salut de nos âmes.

Sous ta langue de feu, * Grégoire Théologien, * tu consumas l'impie bavardage des hérésies; * alors tu parus en vérité * une bouche divine proclamant dans le saint Esprit * les merveilles de Dieu * et faisant passer par tes écrits * les mystères secrets de la Trinité consubstantielle; * auprès du triple Soleil éclairant * le monde terrestre de sa splendeur * sans cesse intercède pour nos âmes.

Gloire au Père, t. 1
La lyre de l'Esprit, * l'émondeur des hérésies, * la douceur suave de la vraie foi, * le second Théologien se penchant sur la poitrine du Christ, * celui qui vit le Verbe de ses yeux de docteur, * le sage guide des Pasteurs, * nous, les brebis de l'Eglise, * par des hymnes saintes invoquons-le et disons-lui: * Grégoire, c'est toi * le bon pasteur donnant sa vie * comme le Christ, ton Maître, pour nous; * et tu exultes en compagnie de saint Paul, * intercédant pour nos âmes.

Maintenant ...
Seigneur, par les prières de tous les Saints * et de la Mère de Dieu, * donne-nous la paix et prends pitié de nous.


Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, source de pure théologie, * demeure de la plus haute contemplation; * avec foi ayant scruté les profondeurs célestes, * tu montras clairement à tous * l'intime union de trois Soleils en l'unique clarté * fondée sur leur identique divinité * dont les personnes sont au nombre de trois; * et par la pureté de ta vie * et la splendeur de tes paroles tu enseignas le culte de la sainte Trinité; * Pontife inspiré divinement, * supplie-la d'envoyer * sur nos âmes la grâce du salut.

Ma bouche dira la sagesse
et le murmure de mon cœur, l'intelligence
.

Par ta splendide théologie * tu dissipas les ténèbres de l'hérésie; * parvenu jusqu'à la source des reflets * par ton sage et divin raisonnement, * tu rencontras les clartés issues de l'au-delà; * de ton esprit ayant fait un limpide miroir, * tu reçus brillamment, Père saint, * l'indivisible et triple lumière de Dieu * et tu saisis en abondance son unique rayon: * à présent supplie-le d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.

La bouche du juste murmure la sagesse
et sa langue proclame la justice.


Réjouis-toi, large fleuve de Dieu * gonflé par les eaux de la grâce en tout temps, * réjouissant l'entière cité du Christ notre Roi * par tes paroles et tes divins enseignements; * torrent de délices, inépuisable océan, * gardien de la doctrine loyal et scrupuleux, * défenseur chaleureux de la sainte Trinité, * instrument de l'Esprit, intelligence éveillée, * interprète des profondeurs scripturaires au style harmonieux. * A présent supplie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 8
Te servant de ta langue comme soc, * tu cultivas les cœurs des croyants, * pour y faire croître les fruits immortels de la foi, * pontife Grégoire, et les offrir au Seigneur, * en coupant à la racine les ronces des hérésies * et donnant aux pensées leur plus pure beauté. * Recevant nos éloges comme lyre de Dieu, * Théologien au regard vigilant, * pasteur des pasteurs chassant les loups de ton bercail, * intercède sans cesse auprès du Verbe pour nos âmes.

Maintenant ...
Protectrice universelle, dans le trouble où tu me vois, * au milieu des ténèbres du malheur * et sans cesse agité par la houle de la vie, * envoie sur moi une gouttelette de pitié, * pour me secourir tends-moi la main, * rends-moi digne du sort des justes, de la part des élus, * Vierge pure qui mis au monde l'Océan de compassion.


Tropaire, t. 1
Ta flûte pastorale de Théologien * l'emporta sur les trompettes des rhéteurs; * toi qui scrutais les profondeurs de l'Esprit, * tu as atteint la sublimité du langage par surcroît. * Intercède, saint Grégoire, auprès du Christ notre Dieu * pour le salut de nos âmes.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Ayant hérité la divine illumination * et mené, dans l'ascèse, l'immatérielle vie, * tu resplendis par la vigilance du sacerdoce conforme à ton nom; * puisque par ton clair et merveilleux enseignement * tu as affermi le monde dans la vraie foi, * vénérable Père, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.

De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein, * mais se faisant homme demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.

Cathisme II, t. 5
Veillant sur la parole de vérité, * tu proclamas la puissance de la sainte Trinité; * et renversant l'hérésie funeste et impie d'Arius, * Pontife, en défenseur et champion de la foi, * tu éclairas ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur.

Hâte-toi de guérir les maladies de mon corps * et de mon âme les cruelles passions, * redresse les écarts de mon esprit, * rends-moi digne, Mère de Dieu et Vierge immaculée, * d'offrir dans le calme de mes pensées * un culte pur au Roi de l'univers * et de lui demander le pardon de mes péchés.


Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * Père et Pontife Grégoire le Théologien, * et ta sainte mémoire, nous la célébrons, * car tu intercèdes pour nous * auprès du Christ notre Dieu.

Versets 1: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers. 2: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. 3: J'ai annoncé la justice du Seigneur dans la grande assemblée. 4: La bouche du juste murmure la sagesse, et sa langue proclame la justice. 5: Et ma langue redira ta justice, ta louange, tout le jour. 6: Tu l'as couronné de gloire et d'honneur. 7: Heureux les habitants de ta maison, ils te louent dans les siècles des siècles.


Cathisme, t. 8
Ayant mis au pilori l'erreur des impies * et révélé divinement le sens des Ecritures sacrées, * tu exposas sagement ta doctrine qui réjouit * les cœurs des fidèles avec plus de douceur que le miel, * admirable Père, leur enseignant * le culte de la Trinité en l'unique Divinité; * et tu mis en évidence que l'aspect du Sauveur sur l'icône * est embrassé en relation avec son humanité; * Grégoire Théologien, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Venez, tous les peuples, chantons divinement * la Mère du Créateur de l'univers et disons-lui: * Réjouis-toi, trône de feu du Seigneur universel, Jésus le Roi de tous; * réjouis-toi, Souveraine du monde, seule tout-immaculée, * réjouis-toi, demeure pure et lumineuse de la sainte Trinité, * habitacle du Père, du Fils et de l'Esprit, * divine Mère toute-digne de nos chants et toujours-vierge Marie, * réjouis-toi, vénérable épouse parée de soleil, * réjouis-toi, allégresse de tous ceux qui chantent pour toi.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. Verset: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers.

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de Grégoire le Théologien ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Père très-saint et trois fois heureux, * disciple du Christ grand-prêtre et toi-même bon pasteur, * tu as donné ta vie pour tes brebis; * et maintenant, saint Grégoire Théologien, * intercède encore auprès de lui * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.


Canon de la Mère de Dieu,. puis ceux de saint Grégoire: le premier, œuvre de Théophane, porte l'acrostiche: Je chante l'illustre théologien Grégoire; le second est l'œuvre du saint moine Cosmas. Catavasies de l'Hypapante.

Ode 1, t. 1
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; * sur terre voici le Christ, exaltez-le, * terre entière, chante pour le Seigneur, * peuples, louez-le dans l'allégresse, * car il s'est couvert de gloire. »

Le second Théologien, * la céleste colonne de clarté, * le clairon de la sagesse de Dieu, * venez, les amants de sa parole, * réunis avec amour, * acclamons-le comme divin prédicateur.

Père saint, le Verbe éternel, * le Dieu qui prend soin de l'univers, * en son pouvoir providentiel * à notre Mère l'Eglise t'a remis, * Bieheureux, comme un agréable présent, * douant ton esprit d'une sage parole.

Laissant ton esprit dominer la chair, * tu en maîtrisas les passions; * et, devenu capable d'accueillir, * Grégoire, les reflets divins, * tu nous as transmis le culte lumineux * d'un seul Dieu en trois personnes.

Toute-pure, la Sagesse de Dieu * a bâti sa propre maison, * Pleine de grâce, en demeurant dans ton sein * et se laissa voir incarnée * de manière ineffable en unissant * à sa personne l'humanité.

*

« Moïse qui-vit-Dieu * entonne la louange d'Israël * et, des femmes conduisant le chœur, * Miriam à son tour: * Pour notre Dieu rédempteur * chantons tous une hymne de victoire. »

Saint Grégoire, toi qui offrais * en libation le sang versé * pour sauver l'ancêtre du genre humain * et nous délivrer de nos passions, * à nous fidèles maintenant * procure-nous la faveur divine.

En pénétrant dans la nuée, * Moïse a reçu * les tables divinement gravées, * mais toi, ayant à cœur * la table qui accueille Dieu, * tu t'approchas entièrement de lui.

Désirant par miséricorde * rappeler le genre humain * de la mort et de la corruption, * Vierge tout-immaculée, * le Dieu suprême a demeuré * dans la pureté de ton sein.

« Jadis le soleil atteignit * la terre ferme enfantée par l'océan; * comme en deux remparts ; l'eau se figea de chaque part * en faveur du peuple cheminant et pour Dieu psalmodiant: * Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »


Ode 3
« Avant les siècles, * par le Père ineffablement * le Fils est engendré; * et dans ces derniers temps, * sans semence, d'une vierge il a pris chair; * chantons au Seigneur: * Toi qui relèves notre front, * tu es saint, ô Christ notre Dieu. »

De la sagesse possédant * la source jaillissant sans cesse, * Bienheureux, tu as comblé * de tes divins enseignements * l'Eglise du Christ * qui chante au Seigneur * transcendant tout l'univers: * Tu es saint, ô notre Dieu.

Le prédicateur sublime, * le porte-voix de la piété, * l'insigne Théologien, * fait couler sans cesse à flots * le trésor de la contemplation * et nous distribue * d'abondante façon * des richesses que nul ne peut nous dérober.

L'orateur enflammé, * cette lyre que faisait vibrer * la grâce de Dieu * pour retentir clairement * aux accords de la théologie * sous la divine inspiration, * nous a chanté la mélodie * de la Trinité consubstantielle.

Génitrice de Dieu, * Reine de l'entière création, * ne cesse pas de supplier * le Roi de l'univers, * le Christ que tu as enfanté * pour sauver le genre humain, * d'accorder le salut * aux chantres de ton nom.

*

« Ayant promis à Dieu * avant sa conception * de lui garder sans faille Samuel, * Anne, la sainte mère, à présent * chante avec nous joyeusement: * Mon cœur est affermi dans le Seigneur. »

Toi dont le glissement prématuré * hors du sein maternel * te révéla à ta mère comme déjà doué * de l'esprit éveillé que signifie ton nom, * vénérable Père, de tout cœur nous te chantons: * Prince des sages, réjouis-toi.

Toi qui avant même de pouvoir choisir * entre le bien et le mal, * pour épouse et compagne avais pris, * divin présage, pureté et chasteté, * vénérable Père, dans la joie nous te chantons: * Défenseur des fidèles, réjouis-toi.

Tu corrigeas la prime aïeule d'Eve * l'antique manquement, * Vierge Mère, en accueillant * le Verbe du Père relevant * par son invincible pouvoir * ceux qui s'étaient effondrés.

« Soutien de ceux dont l'espoir repose en toi, * affermis ton Eglise, Seigneur, * que tu as acquise au prix de ton sang. »


Cathisme, t. 8
Ouvrant ta bouche à la parole de Dieu, * tu en fis jaillir la sagesse, héraut de la clarté, * et tu semas par le monde les divines pensées; * ratifiant la doctrine des Pères saints, * à l'instar de saint Paul tu fus un champion de la foi; * tu devins aussi le concitoyen des Anges, * bienheureux Père, et leur confident; * saint Grégoire Théologien, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Lorsque le Maître et Créateur de l'univers * viendra juger toute la terre, place-moi * à droite parmi les brebis, condamné que je suis; * arrache-moi, Vierge pure, aux ténèbres extérieures * et à tout châtiment * moi ton indigne et inutile serviteur, * afin que dans l'action de grâces je magnifie, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * ta bonté si riche et dans l'allégresse je m'écrie: * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es mon espoir et je suis ton serviteur.


Ode 4
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, * de la Vierge, Seigneur, * tu es issu tel une fleur; * de la montagne ombragée, * ô Christ, objet de nos chants, * tu es venu en t'incarnant * de la Vierge inépousée, * toi, le Dieu immatériel; * gloire à ta puissance, Seigneur. »

Devenu l'initié * de la sainte Trinité, * vénérable Père, tu éclairas * de sa connaissance l'univers * que tu fis resplendir * des claires instructions * de ton enseignement précis; * le méditant sans cesse, * nous les fidèles, nous te chantons.

Te révélant * comme une aurore de la foi au vif éclat, * tu exaltas le rayon * du triple Soleil, et tu chassas * la sombre nuit des hérésies * par la splendeur de tes enseignements, * vénérable Père, pour illuminer * les âmes des croyants.

De ta voix tonnante, Théologien, * conformément à la vraie foi * tu enseignas la divinité éternelle, * l'Intelligence suprême en Dieu * source du Verbe et de l'Esprit, * bienheureux Père, ayant reçu * de cette même source l'initiation * au divin principe de toute clarté.

Vers la montagne des vertus, * saint Grégoire, tu t'élevas * en transcendant les choses d'ici-bas * et t'abstenant des œuvres mortes; * alors tu as reçu * comme tables gravées par la main de Dieu * les enseignements * de la plus haute Théologie, * sage révélateur des secrets célestes.

Adam jadis tombé * par sa propre décision, * Toute-pure, tu l'as relevé * en concevant la Vie personnifiée * en ton sein virginal * purifié par l'Esprit saint, * notre Dame, et le ramenas * vers l'impassible condition, * la pure jouissance de Dieu.

*

« Avec l'admirable prophète Habacuc, * Grégoire, veillant devant Dieu * et percevant celui * qui est porté sur les épaules des Chérubins, * tu fus initié au salut de l'univers * et sans cesse tu chantais: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Imitant les Anges du ciel * illuminés par la proximité de Dieu, * Grégoire, et parcourant en esprit * ce qui les surpasse, tu saisis * à fond la condition suprême * et tu en rapportas * pour les hommes des trésors inviolables.

Toi qui pénétras la nuée insaisissable * et, la voyant de dos * comme depuis le creux du rocher, * la nature immatérielle unie * à la nature assumée, * puis révélas l'union sans confusion, * serviteur du Christ, obtiens-nous sa faveur.

La Montagne spirituelle, c'est bien toi, * d'où fut taillé ineffablement * le précieux Rocher qui écrasa * la statue de la sombre erreur * pour éclairer de sa grâce et illuminer * les fidèles lui chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

« Ô Christ, tu as couvert les cieux de ton renom, * de ta louange fut rempli l'univers, * car tu sortis de la Mère immaculée * comme de l'arche de ta sainteté, * et comme un enfant que l'on porte sur le bras * tu as paru dans le Temple de ta gloire. »


Ode 5
« Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »

Le divin message de tes discours * et la grâce de tes enseignements * comme un éclair rapide * ont parcouru la terre entière, Théologien, * nous enseignant l'adoration * des trois personnes en un seul Dieu.

Tu aimas la vraie sagesse de Dieu, * tu as chéri la beauté de ses paroles * et tu l'as préférée * à tout charme d'ici-bas; * en retour, elle t'orna splendidement * d'une couronne de grâces, Bienheureux, * et fit de toi un Théologien.

Théologien, tu désiras contempler * clairement celui qui est, * jadis comme Moïse: * protégé par le rocher, * tu fus digne de le voir de dos, * initié à l'océan de l'être divin * insaisissablement révélé.

Celui qui jadis avait formé * Eve, ta propre mère, en toi, * Vierge Mère, s'est incarné * pour en guérir manifestement * la désobéissance qui lui valut condamnation, * divine Génitrice, et la délivrer * en sa tendresse de Maître universel.

*

« Le Séraphin jadis approcha * une braise ardente des lèvres d'Isaïe, * qu'avec la pince il avait prise et saisie; * et celui-ci, purifié, * se mit à proclamer: * Apprenez la justice, vous tous. »

T'avançant dans la pureté * de ton âme et de ton esprit, * bienheureux Grégoire, vers le feu * de la divine contemplation, * insatiable, tu saisis de ta propre main * l'unique flamme au triple éclat.

Enveloppé de la splendeur * du Soleil au triple feu, * purifié par son éclat * et l'esprit éclairé * par ses divins rayons, * tu en projetas les reflets sur le monde.

Vierge Mère qui as accueilli * le Verbe sans commencement, * le Fils unique du Père, * la lumière issue de la lumière, * tu es bien la porte de la clarté, * du Soleil de justice que tu fis briller sur le monde.

« Isaïe, voyant en image sur le trône élevé * le Dieu de gloire escorté par les Anges, s'écria: * Je suis perdu, car j'ai vu le Dieu incarné, * lumière sans déclin et vrai prince de paix. »


Ode 6
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »

Père saint, par les flots * de tes sages enseignements * tu as mis à sec * l'esprit bourbeux d'Arius, * tout en conservant la sérénité * à ton troupeau et le rendant * insubmersible comme une arche nouvelle où tu déposas * ces graines de la foi, * la beauté de tes discours.

Pour enrichir ton esprit * du rayonnement * de la sainte Trinité, * tu le fis briller d'un pur éclat * tel un miroir nouvellement poli * par ton ascèse perfectionnée; * aussi es-tu devenu * tout à fait semblable à Dieu * par tes réflexions divines.

Totalement plongé * dans la clarté de l'Esprit, * tu devins, Père saint, * un flambeau éblouissant * illuminant la terre et ses confins * par la splendeur de tes discours * et, par la pureté de ta doctrine sur Dieu, * réjouissant, Grégoire, en théologien * l’assemblée festive des croyants.

Tu parus en nouveau Samuel, * en véritable don de Dieu, * toi qui lui fus consacré * dès avant ta conception, * bienheureux Père qui fus doué * de pureté, de chasteté, * et qui, sous le très-saint ornement * du sacerdoce, resplendissais, * intercédant pour son œuvre auprès du Créateur.

D'avance t'ont connue * les Prophètes de jadis * comme un livre très-pur * recevant, gravé en lui, * le Verbe qui dans sa divinité * ne peut être circonscrit; * car ineffablement tu fus capable de loger, * Vierge Mère, divine Epouse, ô Marie, * dans ton sein le Dieu infini.

*

« Supportant l'inclémence des flots, * pour échapper à la tempête, Jonas, * s'en étant remis au sort * et retenu dans les entrailles du monstre marin, * ne périt pas mais s'écria: * Que vers toi, ô Christ, * puisse remonter ma vie! »

Sans que ton esprit fût submergé, * Grégoire, tu sondas * le fond de l'abîme divin, * d'où tu ramenas * pour ton Maître la perle de grand prix, * excellent Pontife, et lui offris * ton silence comme tes discours.

Par ta pure intercession * ayant apaisé la fureur des flots * et rejeté les amers * discours des étrangers, * comme une goutte de pluie céleste, * Grégoire, tu as uni * à ton Maître le peuple croyant.

Les pensées humaines * sont incapables de cerner, * Mère de Dieu, le terrifiant * mystère de ton ineffable enfantement; * ô Vierge, en effet, * ayant enfanté le Créateur de l'univers, * tu demeures en la virginité.

« Le Vieillard, contemplant de ses yeux * le salut que tu préparais pour les peuples, * s'écria: Ô Christ, tu es mon Dieu. »


Kondakion, t. 3
De ta langue de Théologien * ayant effacé les compositions des rhéteurs, * illustre Grégoire, tu revêtis l'Eglise de l'orthodoxie, * cette tunique tissée par le ciel; * la portant, elle s'écrie maintenant * avec nous, tes enfants: * Réjouis-toi, sublime esprit, sommet de la théologie.

Ikos
De ta haute sagesse de théologien * comble la misère et la pauvreté de mon esprit, * afin que je puisse chanter ta vie, * car je suis incapable de t'adresser un discours * si tu ne m'en concèdes le pouvoir, * la sagesse, la parole et le savoir; * ainsi, de ce qui t'appartient * je vais t'offrir ce qui t'appartient; * du trésor de tes vertus * j'aurai du moins un début * et couronnerai ton chef sacré, * avec les fidèles m'écriant: * Réjouis-toi, sublime esprit, sommet de la théologie.

Synaxaire
Le 25 Janvier, mémoire de notre Père dans les Saints Grégoire le Théologien, archevêque de Constantinople.
Si l'essence de Dieu est connue du chrétien
conformément au mode orthodoxe de croire,
c'est grâce au patrimoine légué par Grégoire.
Le vingt-cinq meurt Grégoire le Théologien.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, * méprisant l'ordre impie du tyran, * furent sans crainte devant le feu, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Ta parole fut aimable et pleine de douceur, * remplie d'allégresse et comblant * d'une joie brillante * les fidèles psalmodiant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

L'esprit illuminé, tu as atteint * la source d'illumination; * enflammé par les éclairs de l'au-delà, * tu consumas les bavardages d'Eunome et chantas pour la Trinité: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ayant ouvert les écluses de tes profonds enseignements * et fait couler les sources de ton savoir, * tu engloutis les princes de l'erreur, * éclairé que tu étais * par l'unique lumière du triple Soleil.

Descendu comme pluie sur la toison, * dans ton sein s'est incarné * le fleuve de paix, la source de bonté. * celui qui peut compter les gouttes d'eau, * le Dieu de nos Pères, qui est béni.

*

« En la fournaise ardente comme en un festin nuptial * pénétrèrent jadis les Jeunes Gens * dont la sainteté fut manifeste en leur piété; * d'une même voix ils ont chanté: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Devant le tribunal des chefs iniques * tu consumas au feu de la vraie foi * les hérétiques bouffis d'orgueil * et tu chantas pour la Trinité: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Sous l'inspiration de la Trinité, * Grégoire, faisant jaillir de tes lèvres * sur terre la source limpide de tes enseignements, * tu fis porter des fleurs à la rocaille que tu arrosais. * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Le premier père est mort d'avoir goûté * le fruit de l'arbre défendu; * mais toi, ô Vierge, qui fis pousser la vie sans fin, * tu l'as relevé pour qu'il habitât le Paradis, * divine Génitrice et Vierge bénie.

« Toi qui dans la fournaise couvris de rosée * les Jeunes Gens bénissant le Seigneur * et choisis pour demeure la Vierge immaculée, * nous te louons comme Verbe et chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »


Ode 8
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »

Selon la vraie foi tu enseignas * que le Verbe est égal au Père et à l'Esprit * en excellence et souveraineté, * reconnaissant l'identité * de leur nature, leur consubstantialité. * Aussi tu chantas joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

La gloire des Anges, tu l'as méritée; * comme un Ange en effet * tu as resplendi dans le monde * et tu purifias soigneusement * ton âme et ton corps * et ton esprit pour la Trinité; * pour elle à présent tu chantes joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Par tes prières leur rendant * favorable le Seigneur, * demande-lui, Père saint, * la rémission de leurs péchés * pour les fidèles célébrant * ta mémoire festive et sacrée, * en ce jour où nous chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Par l'exercice des vertus, * bienheureux Père, devenu * l'initié de l'unique principe divin, * des trois personnes de la divinité, * tu t'es montré par excellence * le Théologien de la Trinité; * à présent tu chantes joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

De riche qu'il était, * le Verbe de Dieu que glorifient * les Archanges par leurs chants * s'est fait pauvre et t'a choisie * pour Mère, Vierge bénie, * toi la beauté de Jacob; * aussi nous te chantons en disant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

*

« Les Jeunes Gens que n'avaient pas souillés * les aliments de la table du roi * entrèrent joyeusement dans le feu; * au milieu de la flamme couverts de rosée, * ils s'empressèrent de chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »

Père saint qui t'élevas * au-dessus de la fournaise des passions * et brûlas de zèle pour la foi * plus que la flamme de Babylone, * comme initié et prédicateur de la Trinité tu disais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Eteignant avec facilité * le feu de la fournaise de fer * qui t'éprouvait diversement, * au sortir des tentations * tu volas vers le ciel en chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Le chandelier tout doré * préfigura en symbole, * Vierge pure, ton divin enfantement; * car tu as fait briller pour le monde * l'inaccessible lumière pour laquelle nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

« Jetés dans le feu ardent sans que la flamme leur fît aucun mal, * fermes dans leur piété, les Jeunes Gens * chantaient un cantique divin: * Bénissez le Seigneur, toutes les œuvres du Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »


Ode 9
« Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »

Voici que t'a donné la vie immortelle * la Trinité éternelle * dont tu fus le Théologien * et qui agréa tes exploits, tes enseignements * et les combats que tu soutins pour elle; * en sa présence maintenant * tu es le meilleur intercesseur pour le monde.

Pontife Grégoire, illuminé * par l'éclat de la splendeur au triple feu * provenant de l'unique divinité, * sauve ceux qui dans la foi * te consacrent leur chant * et mène-les vers la clarté * par ton enseignement de Théologien.

Ta course, Père saint, * tu l'as menée à bonne fin, * champion de la souveraine Trinité, * et comme Théologien * ayant donné du lustre aux Eglises de Dieu * tu as trouvé la divinisation * et mérité l'accomplissement de ton désir divin.

Merveille suscitant l'admiration! * En enfantant le Verbe divin * d'inexplicable façon, * c'est toi qui as révélé, * Vierge Mère de Dieu, * le mystère que depuis les siècles et les générations * avait tenu secret * le divin Créateur de l'univers.

*

« Toi qui émergeas de la suprême profondeur * de l'insaisissable divinité * et comme depuis le creux du rocher * suspendis ton esprit * à la Trinité divine et infinie, * bienheureux Père, nous te magnifions. »

Toi qui déchiras comme un vêtement grossier * la lettre de la Loi * et nous expliquas ce qu'elle cachait, * la divine et secrète beauté de l'Esprit * dans les Ecritures sacrées, * bienheureux Père, nous te magnifions.

Toi qui comptes dans les chœurs célestes, * Père vénérable, et en effet * tu leur es agrégé pour les siècles * intercède auprès de Dieu * pour le troupeau de ton bercail. * Bienheureux Père, nous te magnifions.

Toi qui appris les choses de Dieu * par ineffable et divine inspiration * et fus mystiquement initié * dans l'élan de ton amour * à l'inconnue de leur union, * bienheureux Père, nous te magnifions.

Toi qui fus surnaturellement * l'habitacle de l'insaisissable divinité, * puisque t'emprunta la chair * le Dieu qui n'a point brisé ton sein virginal * lorsque il fut enfanté sans semence, * Vierge pure, nous te magnifions.

« Dans l'ombre et l'écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré: * Tout enfant mâle qui ouvre le sein * doit être consacré au Seigneur! * Fils premier-né, Verbe du Père éternel, * et premier-né d'une Mère vierge, nous te magnifions. »


Exapostilaire (t. 2)
Grégoire, bienheureux Théologien, * tu nous enseignas l'adoration * des trois personnes qui forment l'Unité, * de la Trinité parfaite en l'unique divinité, * disant que le Père est clarté, * clarté aussi le Fils et l'Esprit saint, * une seule lumière cependant, * sans division ni confusion, unique Dieu, * Trinité consubstantielle que tu exposas clairement.

Dotant de sublime élévation, * bienheureux Grégoire, tes doctes enseignements, * tu exposas en toute clarté, Théologien, * l'ineffable profondeur des mystères du Christ, * ainsi que la vie des Saints et leurs exploits; * et, maintenant déifié par communion au divin, * sauve-moi aussi, accueille-moi dans tes parvis.

Avec la divine Mère, la Vierge Marie, * et saint Basile le Grand, * pontife Grégoire, docteur de l'Eglise et très-sage Théologien, * en présence de l'inaccessible Trinité, * obtiens pour le monde la paix, * la victoire pour les croyants * et le salut pour ceux qui t'acclament en ce jour.


Laudes, t. 4
Ayant traversé l'obscurité de la lettre, * tu parvins à la suprême clarté par l'esprit; * et recevant le flot de lumière de l'au-delà, * Grégoire, flambeau de l'Eglise, tu donnas * les richesses de la théologie à tous les croyants; * et sous les éclairs de tes paroles tu réduisis * les sombres nuages des hérésies; * aussi tu demeures là où résonnent les chants joyeux, * intercédant sans cesse avec les Anges * pour le salut de nos âmes.

Grégoire, second Théologien, * initié de la divine clarté, * écrivain lumineux de la sainte Trinité, * enseignant l'ineffable et divine nature de merveilleuse façon * et désormais jouissant de Dieu en toute clarté, * souviens-toi de ceux qui te vénèrent, * défends l'Eglise, que tu formas; * car ton message s'est répandu * jusqu'aux limites de l'univers, * lui apprenant à glorifier la Trinité consubstantielle.

De ta langue ayant cultivé * dans les sillons du cœur le bon grain semé par Dieu, * tu enrichis l'Eglise entière de la plus haute théologie, * puis au feu de l'Esprit * tu brûlas l'ivraie, c'est-à-dire les hérésies, * pour te nourrir avec amour de la divine philosophie, * Père des Pères, Pasteur des Pasteurs, * flambeau du sacerdoce et fierté de tous les croyants, * Grégoire, bienheureux Théologien * que glorifie tout l'univers.

Ayant approché tes saintes lèvres * de la coupe de sagesse, tu puisas, * Grégoire, la théologie, ce flot divin * auquel tu fis communier * en abondance tous les croyants; * et tu barras le cours des hérésies * funeste aux âmes et plein de blasphèmes contre Dieu; * car l'Esprit saint put trouver en toi * le timonier capable de chasser, * de repousser comme souffle de vent les assauts des impies * en prêchant la Trinité consubstantielle.

Gloire au Père, t. 1
La lyre de l'Esprit, * l'émondeur des hérésies, * la suave douceur de la vraie foi, * le second Théologien se penchant sur la poitrine du Christ, * celui qui vit le Verbe de ses yeux de docteur, * le sage guide des Pasteurs, * nous, les brebis de l'Eglise, * invoquons-le par des hymnes saintes et disons-lui: * Grégoire, c'est toi * le bon pasteur donnant sa vie * comme le Christ, ton Maître, pour nous; * et tu exultes en compagnie de saint Paul, * intercédant pour nos âmes.

Maintenant ...
Toi qui agrées les prières des pécheurs * et ne méprises pas les soupirs des affligés, * intercède auprès de celui qui a voulu * naître de tes chastes entrailles, ô Vierge immaculée, * pour qu'il nous donne le salut.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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26 janvier

Message par Monique » ven. 11 janv. 2008 12:08

26 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Xénophon et de sa famille.


VEPRES

Lucernaire, t. 2

Brillant de vertus spirituelles, * Père saint, tu resplendis * de foi et de charité; * tu fis largesse allégrement, * donnant aux pauvres tes biens; * ta justice demeure éternellement: * elle t'a procuré en effet * la lumière sans couchant; * et là tu vois tes vénérables enfants * habiter avec leur mère * la cité céleste.

Ayant méprisé la gloire qui se corrompt, * vous avez tous mérité * la divine gloire qui ne passe pas; * ayant foulé aux pieds tout plaisir de cette vie, * vous avez aimé plus que tout, * bienheureux porteurs-de-Dieu, * le Christ qui est vraiment la suprême suavité, * qui vous sauva du monde et de ses flots agités * pour vous mener à bon port * dans la vie sereine et rayonnante de clarté.

Ayant mortifié les passions de la chair, * vous avez revêtu * la tunique de la condition impassible, * que vous avez vous-mêmes tissée * par la pureté de votre vie; * et, bien que vivant en un corps, * ayant vécu patiemment comme des Anges, * vous avez tous mérité leur compagnie, * pour jouir au ciel de la divine splendeur.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte Epouse de Dieu, * tu as porté seule dans ton sein, * sans qu'il y fût à l'étroit, * le Dieu que nul espace ne contient, * lorsqu'il s'est fait homme par bonté; * aussi, je t'en supplie, * éloigne les maux qui m'enserrent de toutes parts, * afin que, suivant en droite ligne l'étroit chemin, * j'atteigne celui qui mène vers la vie.

Stavrothéotokion
Lorsque tu vis suspendu à la croix * le raisin mûr que tu avais produit sans labours, * ô Vierge, tu t'écrias en pleurant: * Ô mon Fils, laisse couler le doux nectar * qui fera cesser l'ivresse des passions * lorsque j'intercéderai maternellement auprès de toi, * Dieu de tendresse et divin Bienfaiteur.


Apostiches de l'Octoèque.


Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque; puis celui des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante Xénophon, sa femme et ses enfants.


Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens * car il s'est couvert de gloire. »

Bienheureux qui jouissez en famille * de l'arbre de la vie * et des vraies délices du Paradis, * intercédez auprès de l'Ami des hommes * pour qu'il accorde à vos chantres le salut.

Seigneur, ton fidèle qui marchait avec ferveur * sur la voie de tes commandements * a pu rejoindre le séjour * conforme à son désir * en trouvant la vie éternelle.

De ta maison, Père bienheureux, * tu as fait pour tous * une nouvelle tente d'Abraham; * aussi est-ce à bon droit * que tu reposes maintenant dans son sein.

Tout entier fit sa demeure en toi * celui qui mon être humain rénova tout entier, * le Verbe sans commencement * qui du Père s'est levé comme lumière * avant tous les siècles, ô Vierge immaculée.


Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »

Honoré de brillantes vertus, * tu excellas dans la vie porteuse de clarté; * de l'action tu montas vers la divine contemplation, * t'écriant: C'est toi notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.

Comme si tu étais leur intendant, * tu pris soin de tous les indigents, * distribuant tes richesses aux besogneux, * vénérable Père, et embrassant * dans ta bienveillance la vie des saints Moines.

Nourri des préceptes du Seigneur, * tu éduquas à son école * tes propres enfants dans l'étude de sa loi, * bienheureux Père, t'écriant: C'est toi notre Dieu, * nul n'est saint comme toi, Seigneur.

La seule qui resta vierge après l'enfantement, * Marie, plus sainte que les Saints, * la Mère de Dieu, l'Inépousée, * venez, fidèles, chantons-la et disons-lui: * Réjouis-toi, Souveraine immaculée.


Cathisme, t. 8
Observant dans la vigilance les préceptes du Seigneur, * avec le même rythme de vie que tes enfants * et que ton épouse, bienheureux Xénophon, * tu as reçu avec eux en héritage le royaume d'en-haut, * ayant abandonné la tempête des tentations multiples; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous vous acclamons * et vous glorifions avec amour en disant: * Bienheureux porteurs-de-Dieu, intercédez auprès du Christ, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.

Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * versant d'amères larmes l'Agnelle s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta Passion divine.


Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, * seul Ami des hommes. »

Sauvés du naufrage en cette vie, * bienheureux jeunes gens, * c'est au havre de piété que vous avez abordé.

Initiés au savoir humain * comme à la connaissance des écrits divins, * c'est le service de Dieu que vous avez préféré.

Arrachés à l'abîme d'ici-bas, * Vénérables, d'illustre façon * vous avez rejoint l'Océan de tous les biens. Rachetés par le sang qui a coulé * du côté de ton Fils, * nous te disons bienheureuse, ô Mère de Dieu.


Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »

Te hâtant vers la vie impérissable, * Arcade, tu t'empressas * de gagner la Ville sanctifiée * et tu t'approchas du tombeau * de celui qui est vraiment notre Vie.

Magnifique fut en vérité * la providence de Dieu à ton égard, * admirable et glorieuse la façon, * bienheureux Arcade, dont te dirigea * le divin Maître de l'univers.

Le Christ, qui a jadis reposé * dans les bras de Siméon, * prenant soin de toi, * vers un autre saint vieillard, * bienheureux Arcade, te montra le chemin.

C'est le Verbe sans commencement, * le Fils coéternel au Père, que tu enfantas * lorsqu'il s'incarna en toi surnaturellement, * Vierge pure; * aussi nous te proclamons sainte Mère de Dieu.


Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Désirant la vie bienheureuse, * tu t'es élancé vers le chœur des Moines, * te faisant aider en cela, vénérable Jean, * par l'inspiration du Dieu vivant.

Rejetant le venin mortel * du Mal qui tue les mortels, * tu t'es élancé, bienheureux Jean, * vers le sépulcre vivifiant du Christ.

Tu imitas la vie du Précurseur: * comme lui, saint Jean, * tu demeuras au désert * et tu vécus en toute pureté par grâce du Christ.

Celui qui a tendu le ciel, * de toi seule, divine Mère immaculée, * fit un autre ciel vivant * et sur ceux des ténèbres se leva de ton sein.


Kondakion, t. 4
Echappés à l'océan de cette vie, * le juste Xénophon et sa femme se réjouissent dans les cieux, * magnifiant le Christ en compagnie de leurs enfants.

Ikos
Xénophon et ta femme, parcourant * divinement votre chemin d'étrangers, * vous avez oublié la nature en vous montrant * sur terre de parfaits incorporels; * les portes du ciel se sont ouvertes pour vous, * vous exultez maintenant avec les Anges * en compagnie de vos enfants * comme ouvriers de la vigne du Seigneur. * Intercédez auprès du Christ * pour qu'à nos cœurs enténébrés * il accorde un rayon de sa clarté * lorsque nous chantons votre souvenir lumineux, * vous qui magnifiez le Christ en compagnie de vos enfants.

Synaxaire
Le 26 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Xénophon, de sa femme Marie et de leurs fils Arcade et Jean.
Xénophon et les siens, famille vénérable,
pour fêter ce départ je leur offre à ma table
la saveur d'un quatrain. Il est mort le vingt-six,
mais au ciel le rejoignent sa femme et ses fils.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »

Le Théophore, dans la pureté de son esprit * la voyant, put annoncer votre réunion, * car le Dieu juste, vous récompensant * divinement de votre piété, * en son amour vous rassembla dans l'unité.

Voyant votre zèle pour la piété, * agréant votre foi, comblant votre désir, * vous a réunis à la même table * l'Ami des hommes, notre bienfaiteur * hautement glorifié.

Sois pour moi, puisqu'en toi je me confie, * le rempart inébranlable, le sûr espoir, * l'espérance dont je n'aie pas à rougir, * Vierge pure, le secours, la protection; * en toi j'espère entièrement pour mon salut.


Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Vous avez fermement supporté la fournaise au feu brûlant * de la séparation mutuelle; * le cœur déchiré, l'âme consumée * par l'aiguillon de la parenté; * vous avez mené votre combat de martyrs.

Du ciel la nuée du Seigneur aimant les hommes vous a couverts de sa rosée * sur les montagnes de Sion * où déjà la rosée de l'Esprit saint * avait embrasé les Disciples s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Bienheureux Pères, priez le Bienfaiteur * de nous être favorable et bienveillant, * maintenant que nous rappelons avec bonheur * aussi bien votre parenté naturelle * que votre réunion dans la grâce de Dieu.

De Fils unique et Verbe de Dieu, qui est issu * avant les siècles ineffablement du Père sans commencement, * tu l'as enfanté en premier-né de la création, * Mère de Dieu, et c'est pourquoi, * toutes les nations, nous te glorifions.


Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »

Ayant porté la croix du Christ sur vos épaules, * vous avez marché sur le chemin de l'ascèse sans dévier, * accomplissant toute vertu, * jusqu'à recevoir cette vie * qui ne vieillit vraiment pas, * lorsque vous avez été couronnés en famille.

Ayant dominé les préoccupations charnelles, * vous vous êtes enrichis * du trésor de l'Esprit saint, * recevant la grâce des guérisons * de la Source même de tous les dons, * auprès de laquelle vous reposez pour les siècles maintenant.

Ayant triomphé des intrigues du serpent, * à la fin de vos combats * vous êtes proclamés vainqueurs, * recevant la couronne de justice méritée * des mains du Christ que * vous suppliez maintenant pour le salut de nos âmes.

Celui qui est sans mère selon sa première naissance tout d'abord, * tu l'enfantes sans père lorsqu'il prend chair pour nous, * divine Epouse, et nous reconnaissons en lui * deux natures, divinité, humanité, * ce qui est confirmé * par les deux énergies.


Exapostilaire (t. 3)
Tu distribuas tes richesses aux pauvres, Xénophon, * de manière agréable au Seigneur; * et, résidant à l'étranger, * tu devins le familier de sa propre maison; * bienheureux Père, supplie-le * de nous libérer de toute emprise des passions.

Tes merveilles ont surpassé réellement * les puissances angéliques et les chœurs des Saints; * aussi, Vierge pure, nous t'en prions, * intercède auprès du Christ * pour ton peuple qu'afflige le malheur.


Apostiches de l'Octoèque.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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27 janvier

Message par Monique » ven. 11 janv. 2008 12:19

27 JANVIER

Translation des reliques de notre Père dans les Saints
Jean Chrysostome.



VEPRES

Premier cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4

Célébrons de nos chants * la trompette dorée, * l'instrument qui vibre au souffle de Dieu, * l'inépuisable source d'enseignements, * la colonne où l'Eglise peut s'appuyer, * l'abîme de sagesse, l'esprit touchant les cieux, * la coupe toute en or * versant des fleuves de doctrine plus doux que miel * et qui abreuve de ses flots la création. (2 fois)

Honorons comme il se doit * saint Jean au verbe d'or, cet astre sans déclin * illuminant tout ce qui vit sous le soleil * des rayons de son enseignement clair, * ce héraut qui prêche la conversion, * essuyant comme une éponge dorée * les larmes du terrible désespoir * et rafraîchissant comme de rosée * les cœurs consumés par le péché.

Magnifions en nos hymnes * l'Ange terrestre et l'homme du ciel, * l'hirondelle déserte au ramage éloquent, * le riche trésor des vertus, * la pierre infrangible, le modèle de tout croyant, * l'émule des Martyrs, * l'égal des Anges saints, * Chrysostome qui par sa vie * imita les divins Apôtres.

*

Formons un chœur sacré, * car de Comanes en ce jour * la couronne dorée de l'Eglise du Christ * parvient à la Reine des cités * avec la gloire digne d'un roi; * elle brille en son retour de clarté céleste, * mène les fidèles au royaume immatériel * pour les faire demeurer près du Roi de tous; * aussi disons-lui: Chrysostome, Père saint * dont l'or recouvre la bouche et le nom, * prie pour le salut et l'illumination de nos âmes. (2 fois)

Ciel de l'Eglise tout brillant, * Chrysostome, qui fus cruellement soumis * au déclin de l'exil, * tu te lèves en ce jour dans l'allégresse, * pour ne plus te coucher, sur la création, * que tu réchauffes de tes miracles, ces astres resplendissants; * et tu portes le Christ rayonnant comme soleil, * illuminant ton retour de son vif éclat; * aussi nous te disons: Chrysostome, Père saint * qui brillas par ta parole éclairée, * prie pour le salut et l'illumination de nos âmes.

Le ciel exulte de joie maintenant avec les Anges, * le genre humain jubile d'allégresse avec la création; * car celui qui a fait de tous * des esprits célestes sur terre par l'échelle divine de ses discours * comme un nouveau Jacob nous montre le retour * des degrés qui mènent vers Dieu, * tandis que les Anges se réjouissent de son transfert; * aussi disons-lui: Chrysologue, bienheureux * compagnon des Anges incorporels, * prie pour le salut et l'illumination de nos âmes.

Gloire au Père, t. 4
Chrysostome, il n'eût pas fallu * que tu quittes la Reine des cités * pour demeurer à Comanes; c'est pourquoi * sous la divine impulsion * une fête royale te ramène vers le palais; * l'Eglise aussi se réjouit de te voir; * unanime, elle s'écrie: * Magnifie le Seigneur, ô ma gloire, * qui m'a rendu l'ami de l'Epoux, * le soutien de notre foi, * le repos de mes tempes, l'estime de mon honneur, * la hauteur de l'humilité, * la profondeur de la charité, * le trésor de ma pauvreté, la grandeur de la conversion. * Aussi, vénérable Père, nous t'en prions: * demande pour nos âmes la paix et la grâce du salut.

Maintenant ...
L'ancêtre de Dieu, le prophète David, * parlant de toi et s'adressant à celui * qui fit des merveilles pour toi, * a chanté mélodieusement: * « A ta droite se tient la Reine. » * Car il fit de toi la mère qui nous donne la Vie, * le Christ notre Dieu, * qui a voulu s'incarner en toi virginalement * afin de restaurer sa propre image * corrompue par le péché * et de prendre sur ses épaules * la brebis perdue retrouvée sur la montagne * pour la ramener vers le Père * et selon sa volonté la réunir aux puissances des cieux * pour sauver le monde, ô Mère de Dieu, * en lui accordant en abondance la grâce du salut.


Entrée. Lumière joyeuse.
Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture des Proverbes
(10,7,6, .3,1.3-16, 8,6,.34-35,4,12,14,17,5-9, 1,23, 1.5,4)
La mémoire du juste s'accompagne d'éloges, sur sa tête repose la bénédiction du Seigneur. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse, le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent, le profit qu'on en tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul joyau ne peut l’égaler. Car de sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ecoutez donc, mes fils, j'ai à vous dire des choses sincères. Bienheureux l'homme qui m'entend, celui qui garde mes voies! Qui se tient à ma porte y trouvera la vie, il obtiendra aussi la faveur du Seigneur. C'est pourquoi je vous appelle, je crie vers les enfants des hommes. Moi, la Sagesse, j'ai pour demeure le discernement, j'ai inventé la science de la réflexion. A moi le conseil et le succès, je suis l'intelligence et la force est à moi. Je chéris ceux qui m'aiment, et qui me cherche trouve grâce. Simples, apprenez le savoir-faire et vous, insensés, devenez raisonnables. Ecoutez, je le répète, j'ai à vous dire des choses sincères, de mes lèvres s'échappent des paroles droites. Car c'est la vérité que ma bouche proclame, les lèvres du menteur sont horribles à mes yeux. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, en elles rien de faux ni de tortueux. Elles sont franches envers qui les comprend, droites pour qui possède le savoir. Car je vous enseigne la vérité, afin que votre espoir soit dans le Seigneur et que vous soyez remplis de son Esprit.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(Prov. 29,2; Sag. 4,1,14; 6,11,17-18,21-23; 7,15-16,21-22,26-27,29;
10,9-10,12; 7,30; 1,8; 2,1,10-17,19-22; 1.5,1; 16,13; Provo .3,34)
Quand on fait l'éloge du juste, les gens sont dans la joie; à sa mémoire s'attache l'immortalité, car Dieu et les hommes l'estiment pareillement; et son âme est agréable au Seigneur. Vous tous, désirez donc la sagesse, aspirez après elle, et vous serez instruits. Car son commencement, c'est l'aimer; et l'aimer, c'est garder ses lois. Honorez la sagesse, afin de régner éternellement. Je vais vous révéler, sans rien vous en cacher, les secrets de Dieu; puisqu'il est lui-même le guide de la sagesse et qu'il dirige les sages, et qu'en sa main se trouvent toute notre intelligence et notre habileté. C'est l'ouvrière de toutes choses qui m'a instruit, la Sagesse! En elle est en effet un esprit intelligent et saint, elle est un reflet de la lumière éternelle, une image de l'excellence de Dieu. C'est elle qui prépare pour Dieu des prophètes et des amis. Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve de plus de prix. La Sagesse a délivré ses fidèles de leurs épreuves; c'est elle qui les guida par des chemins sans détours. Elle leur a donné la connaissance des choses saintes, les a gardés de l'adversaire, les a récompensés pour leur rude combat, pour qu'on sache que la piété est plus forte que tout: contre la Sagesse le mal ne saurait prévaloir, la justice ne laissera pas de confondre les méchants. Car ils se disent, en leurs faux calculs: Opprimons le juste, sans égard pour sa sainteté, sans pitié pour l'ancienneté chenue du vieillard; que notre force nous serve de loi! Traquons le juste, puisqu'il nous gêne et qu'il s'élève contre notre conduite, puisqu'il nous accuse de trahir notre éducation. Il se flatte de posséder la connaissance de Dieu et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un reproche vivant pour nos pensées, sa vue seule nous importune. Son genre de vie jure avec celui des autres, il ne suit pas les mêmes voies. Nous sommes pour lui une chose frelatée; il évite notre commerce comme une souillure, et tient pour bienheureux le sort final des justes. Voyons si ses dires sont vrais, examinons ce qu'il en sera de sa fin. Eprouvons-le par des outrages et des tourments; nous connaîtrons ainsi sa douceur, nous verrons à l'épreuve sa résignation. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, à l'entendre, le secours lui viendra! Ainsi raisonnent-ils, mais ils s'égarent; leur perversité les aveugle. Ils ignorent les secrets de Dieu; ils ne veulent pas croire que tu es le seul Dieu, qui as pouvoir sur la vie et la mort, qui sauves au temps de l'angoisse et délivres de tout mal, celui qui est tendresse et pitié, qui donne aux humbles sa faveur, mais dont le bras résiste aux orgueilleux.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(Prov. 10,31-32; 11,4,7,19; 13,2,9; 8,17; 15,2; 14,33; 22,11; Eccl. 8,1;
Sag. 6,13,12,14-16; 7,30; 8,2-4,7-9,17-18,21; 9,1-5,10-11,14)
La bouche du juste répand la sagesse, les lèvres des hommes droits distillent la bienveillance. La bouche des sages médite la sagesse, leur justice les délivre de la mort. Le juste, quand il meurt, n'éteint pas l'espérance, car il naît à la vie et l'homme de bien jouit des fruits de la justice. Pour les justes lumière sans fin, auprès du Seigneur ils trouveront grâce et renom. La langue des prudents distille le savoir, en un cœur raisonnable demeure la sagesse. Le Seigneur chérit les cœurs purs, agréables lui sont les parfaits dans leur voie. La sagesse du Seigneur illumine le visage de l'homme sensé; elle prévient qui la désire avant d'en être connue et se laisse contempler de qui la chérit. Qui la cherche dès l'aurore n'aura pas à peiner, qui veille à cause d'elle échappe vite au souci. Elle-même s'en va partout chercher ceux qui sont dignes d'elle, et leur apparaît avec bienveillance par les chemins. Contre la Sagesse le mal ne saurait prévaloir. C'est pourquoi je me suis épris de sa beauté, je l'ai chérie et recherchée dès ma jeunesse, et me suis efforcé de l'épouser. Car le maître de l'univers l'a aimée, puisqu'elle est initiée à la science de Dieu, décidant de ses œuvres par son choix. Les fruits de ses efforts sont les vertus; sagesse et tempérance, voilà ce qu'elle enseigne, avec justice et vaillance, rien de plus utile aux hommes en leur vie. Désire-t-on encore un savoir étendu? elle connaît le passé et conjecture l'avenir, sait tourner les maximes et déchiffrer les énigmes, prévoit les signes et les prodiges, la succession des époques et des temps; aussi pour tous elle est de bon conseil; car en elle se trouve l'immortalité, qui puise à sa parole acquiert la renommée. C'est pourquoi, me tournant vers le Seigneur, je l'ai prié et lui ai dit de tout mon cœur: Dieu de nos Pères et Seigneur de tendresse, toi qui par ta parole as créé l'univers et qui par ta sagesse as formé l'homme pour dominer sur les créatures sorties de ta main et gouverner le monde en justice et sainteté, donne-moi la Sagesse qui siège avec toi, ne me rejette pas du nombre de tes enfants; car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Envoie ta Sagesse depuis ta sainte demeure, depuis le trône de ta gloire, afin qu'auprès de moi elle m'enseigne ce qui est agréable à tes yeux, qu’elle me guide sur le chemin du savoir et me protège dans le rayonnement de sa gloire. Car les pensées des mortels sont engourdies, et chancelantes sont leurs idées.
Ou bien (usage slave): Proverbes 10,31-11,12 (voir aux vêpres du 6 Décembre).


Apostiches, t. 5
L'Eglise du Christ se réjouit * de voir de nouveau sur le chandelier * la lampe porteuse de clarté * que renversèrent les ennemis * pour la mettre sous le boisseau du silence et la cacher. * Père vénérable, elle t'honore à présent * comme la divine clarté * qui depuis le sommet des vertus * éclaire de miracles plus que soleil les confins de l'univers. * En ce jour, l'intègre jugement de notre Dieu * fait resplendir du ciel ta justice en plein midi, * donnant au monde la paix et la grâce du salut.

Ma bouche dira la sagesse
et le murmure de mon cœur, l'intelligence.


Telle un coffret d'agréables parfums, * ta châsse, Chrysostome, répand sur le monde * des flots de guérisons et de miracles divins; * par eux l'âme de qui t'honore est embaumée; * riche en effet des grâces du Christ aux parfums immatériels, * tu accordes la bonne odeur de la vie éternelle aux fidèles t'approchant; * aussi, faisant nos délices de tes grâces, Père saint, * et jouissant de tes reliques sacrées, * dans la foi nous demandons pour nos âmes la grâce du salut.

La bouche du juste murmure la sagesse
et sa langue proclame la justice.


Fidèles, ce n'est pas de l'Egypte que vient * celui de qui le monde a reçu le froment, * celui qui nourrit tous les cœurs des délices célestes de l'Esprit; * nouveau Joseph, en ses restes sacrés * de Comanes en ce jour le voici transféré, * par ses prières nous faisant passer la tempête du malheur, l'océan de l'affliction; * aussi disons-le bienheureux et dans la foi crions-lui: * Au milieu de ceux qui célèbrent ta mémoire sois présent, * et donne-leur en abondance la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 6
Père très-saint et trois fois heureux, * disciple du Christ grand-prêtre et toi-même bon pasteur, * tu as donné ta vie pour tes brebis; * et maintenant, Jean Chrysostome, pontife au grand renom, * intercède encore auprès de lui, * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.

Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec Jean Chrysostome et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.


Tropaire, t. 8
Resplendissante de clarté, * la grâce de ta bouche a brillé sur l'univers, * révélant au monde des trésors où l'avarice n'a point de part * et nous montrant la grandeur de l'humilité. * Père saint dont la parole nous instruit, * Jean Chrysostome, intercède auprès du Verbe, le Christ notre Dieu, * pour le salut de nos âmes.

Toi qui es né de la Vierge et pour nous souffris la croix, * qui par ta mort vainquis la mort et nous montras la Résurrection, * ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés; * montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, * exauce les prières de celle qui t'enfanta * et sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Sous la clarté de tes enseignements * tel un grand soleil illuminant l'univers, * Jean Chrysostome, tu repoussas * les ténèbres de l'ignorance loin de nous; * aussi délivre-moi des ténèbres éternelles, je t'en prie, * et procure-moi par tes prières l'illumination du salut.

Sans semence, toi seule, tu enfantas le Christ; * merveille inexplicable que ta maternité virginale! * Aussi, nous prosternant devant toi, * nous te glorifions comme la Mère de Dieu; * tu mis au monde le Roi de gloire, en effet: * prie-le de donner au monde la paix * et d'accorder à nos âmes le salut.


Cathisme II, t. 4
A l'Eglise, Chrysostome, comme un instrument tout doré * le Christ t'a donné pour chanter Dieu de façon suave, * hirondelle diserte aux reflets d'or, * bienheureux esprit orné de brocarts, * prédicateur du repentir, * par tes prières délivre des tentations * ceux qui te vénèrent, Pasteur si digne d'admiration.

Après Dieu, c'est ta divine protection * que j'invoque, ô Mère de Dieu; * m'y réfugiant, malheureux que je suis, * j'implore, Vierge pure, ta pitié, * car mes fautes me dépassent la tête et je crains, * notre Dame, les terribles châtiments; * pour qu'il m'en délivre, lève tes mains suppliantes vers ton Fils.


Après le Polyéléos:

Cathisme, t. 4
Devenu le pasteur du troupeau du Christ * par choix divin, Pontife digne d'admiration, * avec la fronde de tes paroles tu repoussas loin de lui comme loups * les impies que tu reprenais sans merci; * mais lorsqu'ils te chassèrent toi-même par jalousie, * Chrysostome, tu parcourus fermement * ton long chemin pour ce troupeau * au milieu duquel tu mourus; * mais tu retournas vers la cité reine, distribuant les charismes divins.

Joseph fut saisi d'effroi en contemplant * le mystère où la nature est dépassée, * il se souvint de la toison couverte de rosée, * Mère de Dieu, lorsque tu conçus sans semence, * du buisson non consumé par le feu, * du rameau d'Aaron qui fleurit; * ton époux et ton gardien * te rendit témoignage devant les prêtres en criant: * La Vierge enfante et demeure vierge même après l'enfantement!


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. Verset: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers.

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père, t. 2:
En ce jour exultent en esprit * les Pontifes en chœur * célébrant avec nous * ta mémoire sacrée, * flambeau de l'Eglise, Chrysostome, Père saint.
Maintenant, t. 6: Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Chrysostome, tu fus vraiment * la trompette à la voix d'or * répandant sur les cœurs des fidèles comme un trésor * les purs joyaux de tes divins enseignements; * et comme le dit le prophète David, * vénérable Père, leur message a retenti, * jusqu'aux limites du monde faisant luire la clarté.


Canon de la Mère de Dieu (t. 8), avec l'acrostiche: Réjouis-toi, demeure de la Joie, délivrant du chagrin. Cantique de Jean; puis les canons du Saint: le premier (t. 8), œuvre de Théophane; le second (t. 3), avec l'acrostiche: Pour la Bouche d'or j'entonne le tiers chant. Job. Catavasies de l'Hypapante.


Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Réjouis-toi, délivrance de l'antique malédiction * et source de bénédiction, * réjouis-toi, ô Mère de la vie., * destructrice de l'Enfer, * fossoyeuse de la mort et du chagrin, * réjouis-toi, puisque la Joie * trouva large place en toi, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants.

Char du Verbe, spirituel et vivant, * réjouis-toi, ô Vierge immaculée, * char de David * aux multiples appellations, * véhicule de l'Infini, * réjouis-toi, qui sans comparaison * surpasses les Chérubins, * réjouis-toi, qui devances les Séraphins.

Divine Epouse, réjouis-toi, * plus sainte que les Puissances des cieux, * réjouis-toi, qui as le pas * sur toute la nature créée, * réjouis-toi, palais de notre Dieu, * réjouis-toi, trône de feu, * luminaire de grande clarté, * réjouis-toi, Souveraine qui possèdes tant de noms.

Rameau issu de la racine de Jessé, * réjouis-toi, ô Vierge immaculée, * réjouis-toi, que préfigura * jadis de façon mystique et profonde * la fleur qui a poussé * sur le bâton d'Aaron: * comme il porta ses fruits, * ainsi tu fis croître le Christ.

*

« Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »

Tu déposas en ton âme le riche trésor de l'Esprit; * y puisant, Chrysostome, tu enrichis * par tes paroles l'Eglise, qui fête en ce jour * comme il se doit le souvenir de ton retour.

Tes paroles comme orfroi, * Chrysostome * ont brodé l'ornement * que le Christ avait tissé de son sang pour l'Eglise; * et comme il se doit elle fête le souvenir de ton retour.

Tu fus la pierre inébranlable, la colonne, la base * de l'Eglise du Christ, lui-même pierre d'angle; * sur elle, saint Pontife, tu édifias * tes paroles comme pierres pour la gloire de Dieu.

Nous possédons en toi, toujours-vierge Marie, * notre espérance, ô Mère de Dieu, * seule inépousée choisie pour ta pureté * comme Dame et Souveraine de l'entière création.

t. 3
« Jadis il assembla les eaux en une seule masse, d'un geste divin, * et divisa la mer pour le peuple d'Israël, * notre Dieu hautement glorifié: * à lui seul offrons nos chants, * car il s'est couvert de gloire. »

Bouche annonciatrice de Dieu, * splendeur d'éloquence, instrument au timbre d'or, * illumine mon esprit par tes prières, * Jean, porteur de la grâce divine par ton nom, * pour que je chante la mémoire de ton retour.

Etoile annonciatrice du matin, * soleil éclairant les mortels, * flambeau de la foi sous terre par loi de nature couché, * tu te lèves à nouveau sur tes enfants * dans l'abondance de tes miracles resplendissants.

Tu as comblé de ta langue au verbe d'or * le monde entier de tes divins enseignements * et sur tous, depuis ta châsse dorée, * tu envoies les reflets des guérisons, * chassant par ton retour les ténèbres des passions.

Chrysostome, en divin théologien, * tu professas l'unique personne du Verbe Dieu, * bien qu'il parût en deux natures lorsqu'il vint * prendre chair en la Vierge immaculée * que sans cesse nous, fidèles, bénissons et glorifions.

« Jadis le soleil atteignit * la terre ferme enfantée par l'océan; * comme en deux remparts l'eau se figea de chaque part * en faveur du peuple cheminant et pour Dieu psalmodiant: * Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »


Ode 3, t. 8
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »

Réjouis-toi, forte armure des croyants, * notre Dame, et leur puissante protection; * réjouis-toi, refuge des pécheurs, * rempart et secours des fidèles t'invoquant, * allégresse du monde, réjouis-toi.

Réjouis-toi, ferme soutien * sur lequel s'appuya le Sauveur du genre humain, * rappel d'Adam et d'Eve, réjouis-toi; * par toi ils recouvrèrent l'héritage d'antan; * réjouis-toi, qui as rouvert le Paradis.

Réjouis-toi, buisson non consumé, * réjouis-toi, char divin de la Clarté, * nuée du vrai Soleil, réjouis-toi, * trône royal dont la gloire est contée en tout lieu, * cité vivante du Christ, ce Dieu de vie.

Pure Souveraine, Mère inépousée, * toi le guéret qui sans semailles ni labours * fis croître le Jardinier de l'univers, * réjouis-toi, ô terre * qui fis surgir la Parole de vérité.

*

« Nul n'est saint comme le Seigneur, * nul n'est juste comme notre Dieu * que chante toute la création, * et nul n'est saint * comme toi, Seigneur ami des hommes. »

Ta doctrine fut l'or dont tu couvris * la couronne de l'Eglise, Père saint, * et sous les brocarts de tes discours * tu en rends la majesté plus belle; * aussi te rend-elle les honneurs qui te sont dûs.

Vénérable Père, tes efforts * répandent le parfum d'un lis des champs; * par eux tu fus agréable à Dieu, * saint Pontife, au milieu des périls, de l'affliction * et par ton exil dans une terre éloignée.

Les fruits de tes paroles, en esprit, * répandent comme fleurs un doux parfum, * distillant la sagesse de Dieu, * exhalant pour nous la bonne odeur * des vertus que tu pratiquas en ta vie.

Tu restas indivisible, * bien qu'ayant assumé cette chair * qu'en la Vierge tu portas pour moi; * toi qui as en double nature, volonté, énergie, * ô Christ, je me prosterne devant toi.

t. 3
« Toi qui tiras toutes choses du néant * et par ton Verbe les créas, * par ton Esprit tu les mènes à leur perfection: * ô Maître tout-puissant, rends-moi ferme en ton amour. »

Aveuglée, l'impératrice te cacha, * comme une lampe trop brillante, dans les replis de l'exil; * mais le Christ te ramène et te remet * plus haut qu'avant sur le chandelier.

Chrysostome, te voici revenu, * distillant des flots de miracles, saint Jean, * et répandant comme fleuves les guérisons * pour les fidèles vénérant le souvenir de ton retour.

Voici revenu le Nil aux flots dorés, * débordant de miracles et de discours; * accourons tous ensemble pour y puiser, * fidèles, en abondance rassasions-nous de tous ces biens.

La nature terrestre est incapable de te louer, * toi que chantent les Anges pour avoir donné corps à notre Dieu; * mais nous, tes fidèles serviteurs, * nous osons cependant te glorifier par nos chants.

« Soutien de ceux dont l'espoir repose en toi, * affermis ton Eglise, Seigneur, * que tu as acquise au prix de ton sang. »


Kondakion, t. 1
La sainte Eglise se réjouit en esprit * du transfert de tes reliques, saint Jean; * les conservant comme un trésor de grand prix, * sans cesse elle accorde à ceux qui te chantent, * par tes prières, la grâce des guérisons, * bienheureux Chrysostome.

Ikos
La lampe de mes bonnes actions, * Jean Chrysostome, s'est assombrie; * aussi, me voilà craintif, * puisque je vais à la rencontre de tes reliques sacrées; * toi-même, guide-moi, redresse mon chemin, * accorde- moi le temps du repentir, toi qui en fus le divin prédicateur, * apaise aussi le flot déchaîné * de mes passions aux multiples aspects; * arrache-moi aux pièges du Démon, * pour qu'enfin sauvé je puisse chanter * dignement ton retour glorieux, * comme déjà j'ai vénéré ta dormition, * bienheureux Chrysostome.

Cathisme, t. 8
Ayant appris la sagesse qui vient d'en haut * et reçu de Dieu la grâce du parler, * tu resplendis pour tous comme l'or en la fournaise; * tu prêchas l'unité de la sainte Trinité, * et les flèches de tes paroles transpercèrent le vice de la cupidité; * aussi, dans ton zèle tu repris l'impératrice pour ce motif * et tu couvris de honte les aberrations étranges d'Arius; * Jean Chrysostome, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Ayant conçu de manière surnaturelle l'Un de la Trinité, * tu l'enfantas merveilleusement sans que nul ne puisse l'expliquer, * et grâce à toi la nature humaine jadis exilée * participe désormais à la nature de Dieu; * c'est pourquoi tous ensemble, nous tous qui fûmes sauvés * par ton enfantement, Vierge tout-immaculée, * suivant tes paroles nous te disons bienheureuse comme il se doit, * demandant au Christ d'accorder la rémission de leurs péchés * aux fidèles te glorifiant comme la Mère de Dieu.


Ode 4, t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

Toi qui fis poindre ici-bas * le Reflet paternel, le Soleil * qui du Père avant l'aurore s'est levé, * nuée légère et vivante, * réjouis-toi, ô Mère de Dieu, * réjouis-toi, Vierge bénie, * toute-pure et de gloire comblée.

L'encensoir d'or contenant * la braise immatérielle au feu brûlant, * notre Dame, c'est bien toi, * en qui fut déchirée et consumée * la sentence écrite contre la désobéissance d'Adam; * aussi je m'écrie: réjouis- toi par qui tous ont reçu * la jouissance des délices et la joie.

Tu es la gloire, l'honneur, la fierté des mortels, * la couronne et le diadème des Anges; * c'est pourquoi la terre et le ciel, * formant une seule assemblée, * en pleine harmonie nous t'adressons * l'angélique salutation: * réjouis-toi, souveraine du monde et secours des humains.

Tu es la litière sacrée * que décrivit d'avance Salomon * comme entourée de soixante preux; * réjouis-toi, virginale arche d'or * de la sanctification spirituelle, * pince divine, buisson ardent, * échelle et porte, passerelle vers les cieux.

*

« Ô Verbe, le Prophète inspiré de Dieu * a reconnu ta future incarnation * de la montagne ombragée, * l'unique Mère de Dieu, * et dans la crainte il glorifiait ta puissance. »

Saint Pontife, tu fus un nouvel Abraham * en sacrifiant ta vie comme un autre Isaac, * et tu offris l'holocauste mystique de tes fruits * que tu brûlas au feu de ta conscience.

A l'imitation de Jacob, * Père théophore, tu t'es montré * dans la vie active comme une échelle vers les cieux, * ayant disposé en ton cœur * les degrés de la divine contemplation.

Ta langue fut le mystique bâton * avec lequel tu ouvris * l'océan des Ecritures, Bienheureux, * et comme Moïse tu fis passer * les hommes vers la connaissance de la foi.

Réjouis-toi, Mère de Dieu, * trésor de salut pour l'univers, * mystique source de guérisons, * montagne sainte, réjouis-toi, * que le Prophète a contemplée d'avance.

t. 3
« Seigneur, tu nous as prouvé ton amour souverain * en livrant pour nous ton Fils unique à la mort; * aussi dans l'action de grâces nous te crions: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Amis de l'éloquence, venez, * honorons par des cantiques de joie * le chef éminent de la parole qui revient, * celui dont les sages discours ont dénoncé les vains bavardages des sots.

Tu nous as donné pour trésor tes bienheureux enseignements, * Chrysostome, et tu élèves la main * avec fermeté pour dénoncer ouvertement * et dans l'abondance de la grâce de Dieu * celle qui amasse les richesses cupidement.

Voici qu'est brisé l'arc des puissants, * c'est-à-dire l'audace des tyrans; * et toi, Chrysostome, dans la faiblesse de la chair * tu l'as emporté comme un Ange, * puisque te supplient désormais ceux qui t'avaient persécuté.

En leurs hymnes, virginale Epouse de Dieu, * te chantent les Anges des cieux; * car celui dont ils ne peuvent soutenir le regard, * Toute-pure, tu l'enfantas en ton sein, * lorsque sans changement il assuma notre chair.

« Ô Christ, tu as couvert les cieux de ton renom, * de ta louange fut rempli l'univers, * car tu sortis de la Mère immaculée * comme de l'arche de ta sainteté, * et comme un enfant que l'on porte sur le bras * tu as paru dans le Temple de ta gloire. »


Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Au moment de mon départ, accorde-moi * d'échapper, sans m'exposer au chagrin, * à la tyrannie spirituelle, à l'escadre des démons, * afin que je puisse * te chanter allégrement, notre Dame: réjouis-toi, * universelle espérance qui ne peux nous décevoir.

Réjouis-toi, Toute-pure ayant conçu notre Joie, * réjouis-toi, ô Vierge immaculée, * réjouis-toi, fleur de la pureté * au teint de pourpre et au doux parfum, * rose vermeille de la virginité * exhalant la bonne odeur de notre Dieu.

Réjouis-toi, flacon mystique * répandant la myrrhe au doux parfum, * réjouis-toi, source divine d'où l'eau vive jaillit, * réjouis-toi, notre Dame, * toi la vigne sans labours * ayant produit le raisin de la vie.

Réjouis-toi, porte infranchissable * que seul a franchie le Christ, le Seigneur, * réjouis-toi, qui as ouvert * les portes du Paradis par ton enfantement, * réjouis-toi, en qui exultent la terre et le ciel, * ici-bas comme là-haut, à l'unisson de la joie.

*

« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * dans ton amour pour les hommes. »

Ayant orné, Chrysostome, * ton vêtement sacré de tes pénibles combats, * tu as donné plus d'éclat * à la splendeur de ton épiscopat.

Vaillamment, Pontife sacré, * tu menas le combat athlétique * dans les misérables cités * où tu fus envoyé en exil.

Comme tonnerre, sous l'éclair de tes discours, * tu fis retentir le savoir céleste, * Initiateur des secrets ineffables, * faisant pleuvoir sur nous tes enseignements.

Sans semence ayant conçu, * divine Génitrice, ton Enfant, * tu fus la seule à garder la virginité * tout en allaitant le nourrisson que tu portais.

t. 3
« Devant toi je veille dès l'aurore, Créateur de l'univers, * Paix qui surpasses tout esprit; * tes préceptes sont lumière: * conduis mes pas sur leurs chemins. »

Père vénérable, par ton retour * tu nous sembles un mystique printemps * embaumant des fleurs de tes grâces la multitude des croyants * et dissipant le malheureux hiver.

La source des charismes est revenue; * venez, vous tous qui avez soif, * puisez à son flot l'eau vive dans la foi, * comblés de la joie divine.

Père, l'Eglise du Christ * s'écria au moment de ton retour: * Hélas, ma splendeur bien-aimée, * tu avais disparu, mais tu retournes avec le temps!

Toute-pure, obtiens-moi la faveur * de celui qui est issu de ton sein, * le Verbe que Siméon * porta et magnifia dans le Temple comme son Créateur.

« Isaïe, voyant en image élevé sur le trône * le Dieu de gloire escorté par les Anges, s'écria: * Je suis perdu, car j'ai vu le Dieu incarné, * lumière sans déclin et vrai prince de paix. »


Ode 6, t. 8
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »

Vivante conque, réjouis-toi, * notre Dame, car la coquille de tes entrailles a fourni * la pourpre dont s'est revêtu * le Roi de l'univers; * réjouis-toi, Toute-digne de nos chants * qui as couvert la nudité d'Adam.

Ô Vierge, le pain fortifie * le cœur de l'homme, c'est un fait; * mais la louange de ton saint nom * affermit l'âme des chrétiens; * aussi toute langue * t'adresse avec joie la salutation angélique.

Réjouis-toi, chandelier aux reflets d'or, * arche porteuse de Dieu, réjouis-toi, * tabernacle et montagne sainte, réjouis-toi, * cité vivante du Dieu de vie, * réjouis-toi, palais du Christ, * temple divin tout brillant de clarté.

Réjouis-toi, Toute-pure, immaculée, * fleur choisie de la nature, * commun sujet de gloire du genre humain, * grâce donnée par Dieu, * réjouis-toi, car la nature déshonorée des mortels * a retrouvé son honneur grâce à ton enfantement.

*

« Comme tu sauvas le Prophète * des profondeurs de l'abîme, ô Christ notre Dieu, * sauve-moi aussi de mes péchés, * dans ton amour pour les hommes, * et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma vie. »

On tire l'or comme des mines, * Père saint, du plus profond de ton cœur * tu as extrait le trésor pour nous * de tes enseignements si précieux * et tu nous as laissé tes discours comme richesse.

Le peuple fêtant, * Chrysostome, ta mémoire sacrée, * glorifie le Seigneur * qui t'a choisi et appelé * dans ses demeures pour l'éternité.

Bien que mort et enseveli, * Chrysostome, comme un vivant en ce monde * tu prêches la conversion * et tu écris notre demande de pardon, * te portant caution pour qui se repent avec ferveur.

Celui qui siège dans les bras de la Vierge * tout en reposant dans le sein du Père, * demeurant immuable bien que porteur de notre chair, * prosternons-nous devant lui * comme devant notre Dieu et Seigneur.
t. 3
« Encerclé dans l'abîme sans fond de mes péchés, * je sens mon souffle défaillir: * ô Maître, lève ta main, tends-la vers moi * et sauve-moi
comme Pierre, toi qui marches sur les flots. »

Te blâmant avec rudesse, l'impératrice forcenée * te coupe de l'Eglise du Christ; * mais à son tour elle en est retranchée: * excision de taille tu l'accuses même après la mort.

Chrysostome, tu fus l'instrument de l'Esprit créateur, * faisant retentir de très justes accords, * mais sourde comme vipère aux incantations, * l'autocrate fut châtiée de malemort.

Chrysostome apprit clairement aux empereurs * que, même défunt, il n'éprouvait pas la mort: * si d'abord il ne s'était pas soumis à leurs décrets, * il est ensuite revenu à leur prière.

Bien que tu te sois incarné en deux natures * de la Vierge, tu es l'Un; ce que voyant, * Jean Chrysostome repoussa bien loin * division et confusion dans la divine incarnation.

« Le Vieillard, contemplant de ses yeux * le salut que tu préparais pour les peuples, * s'écria: Ô Christ, tu es mon Dieu. »


Kondakion, t. 6
Tu as reçu la grâce divine depuis le ciel * et de tes lèvres tu appris au monde entier * l'adoration de l'unique Dieu en la Trinité; * Jean Chrysostome, vénérable Père bienheureux, * selon tes mérites nous t'acclamons * comme Docteur enseignant les choses de Dieu.

Ikos
Je fléchis le genou devant le Créateur de l'univers, * je tends les mains vers le Verbe qui précède tous les temps, * en quête d'éloquence pour chanter * le Vénérable qu'il a lui-même magnifié; * car celui qui vit dans les siècles dit au Prophète inspiré: * Je glorifie les fidèles me glorifiant. * Celui qui exalta jadis Samuel * a glorifié ce Pontife à présent; * ayant fait fructifier son talent, * il l'a remis au Roi qui le lui avait confié; * aussi le Très-Haut l'a exalté hautement, * et je lui demande en grâce, malgré mon indignité, * de m'accorder la parole, afin que * je sois capable de la chanter pieusement; * car de tout l'univers * il est le Docteur enseignant les choses de Dieu
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Synaxaire
Le 27 Janvier, translation des reliques de notre Père dans les Saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.
Défunt, tu es assis sur un trône d'évêque;
vivant en Dieu, tu dis: «Paix à tous» dans le ciel.
Byzance le vingt-sept, Jean, sous l'or d'une thèque
reçut ton corps avec respect révérenciel.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Réjouis-toi, Vierge et Mère * qui mets au monde un enfant sans connaître d'homme, * conservant la virginité et demeurant inépousée; * étrange et redoutable mystère! * réjouis-toi, délices des Anges, * réjouis-toi, allégresse des humains.

Cité du Christ, le Roi des rois, * réjouis-toi, vivante Sion * dont on parle pour la glorifier, * réjouis-toi, Epouse de Dieu, * échelle qui nous fais monter de terre vers les cieux, * de la poussière du tombeau vers la vie.

Ô Vierge, tu es la prairie que Dieu a plantée, * le jardin parfumé divinement cultivé, * toi qui as fait croître la fleur de l'immortalité; * aussi d'un même chœur nous t'adressons * la salutation angélique: * réjouis-toi, source de douceur et principe de la joie.

Dame surpassant tout honneur, * délivre-moi de l'infamie des passions, * afin que je te chante allégrement * comme l'Ange: réjouis-toi, * source et trésor de toute pureté, * habitacle divin où le Christ prend place.

« Toi qui dans la fournaise jadis * couvris de rosée les Jeunes Gens * et préservas la virginité de ta Mère après l'enfantement, * Seigneur Dieu de nos Pères, tu es béni. »

On te connaît comme théologien rigoureux * et te désigne comme défenseur commun * de tous ceux qui ont péché dans le monde, * vénérable Père qui garantis leur conversion.

Pontife, passé au feu comme l'or * dans la fournaise des périls, * tu ne fus ni consumé ni liquéfié, * mais tes efforts l'ont emporté à l'épreuve.

Tu ne fus pas inerte au combat * ni timide devant les puissants, * tu n'as pas préféré l'iniquité à la justice: * le champ de la veuve en témoigne, Père saint.

Réjouis-toi, légère nuée, * porte que notre Dieu seul a franchie, * le Fils qui sans semence, * est né de toi par enfantement virginal, divine Mère, sans changement.

t. 3
« Jadis tu répandis la rosée * sur les trois jeunes gens dans les flammes des Chaldéens: * du feu resplendissant de ta divinité * éclaire-nous qui te crions: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Comme tu déclares impardonnable le fait de spolier, * Père saint, une veuve de ses biens, * l'impératrice effrontée te fait exiler de la reine des cités; * mais ce faisant, elle s'exila de la grâce de Dieu, * s'étant privée de tes sages enseignements.

Mais tu reviens, doux soleil que les nuages avaient caché, * immense flambeau illuminant, * Jean Chrysostome, de la splendeur mystique * de ta doctrine brillant comme l'or * tous ceux qu'illumine le baptême divin.

L'Eglise, célébrant ta fête en ce jour, * s'écrie: Jean Chrysostome, vers toi * j'élève les mains pour t'accueillir * à l'intérieur de mes enceintes comme l'ami de l'Epoux * brillamment revenu comme incantation annuelle.

Comme une pince mystique, Vierge immaculée, * tu viens au Temple, porteuse du Christ, * cette braise spirituelle; et Siméon, * le recevant dans ses bras, sera tout illuminé * et prophétisera clairement les signes de la Passion.

« Toi qui dans la fournaise couvris de rosée * les Jeunes Gens bénissant le Seigneur * et choisis pour demeure la Vierge immaculée, * nous te louons comme Verbe et chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »


Ode 8, t. 8
« Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, * et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint * qui à tous les êtres donne la vie. »

Réjouis-toi, rameau issu de la racine de Jessé, * réjouis-toi, qui sans être arrosée * fis croître cette fleur splendide qu'est le Christ, * réjouis-toi, montagne de Dieu, fertile et ombragée, * en laquelle le Verbe décida de demeurer avant tous les siècles.

Sous le sceptre de fer de ta puissante protection * chasse les passions qui m'assiègent cruellement, * qui entourent ma pauvre âme comme chiens aboyants * et comme fauves rugissants, * afin que je t'adresse, ô Vierge, la salutation angélique.

Ô la plus belle parmi les femmes, * tu resplendis tout entière, car tu as enfanté * le plus beau de tous les as des hommes, le Christ; * aussi nous te disons dans l'allégresse: réjouis-toi, * Pleine de grâce, pure Mère de Dieu, plus glorieuse que tout être créé.

Réjouis-toi, montagne non taillée que Daniel vit jadis, * divine Génitrice d'où la pierre d'angle fut taillée, * réjouis-toi, porteuse comme pince de la braise, notre Dieu, * réjouis-toi, plus sainte que les Anges immatériels, * réjouis-toi, plus vénérable que l'ensemble du créé.

*

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Retentissant depuis le ciel * dans le monde comme trompette d'or, * Pontife du Seigneur, * ta langue de théologien a chassé l'erreur.

Prêtre des ineffables mystères, * initié aux choses d'en-haut, * champion de la sainte Trinité, * supplie-la sans cesse pour le salut de ton troupeau.

Adorateur de la divine Trinité, * vénérable Pontife demeurant * avec le chœur des Anges, * intercède constamment pour le salut de tes serviteurs.

Ayant surnaturellement conçu dans ton sein, * sans labours tu fis croître le Raisin; * Vierge Mère, c'est donc avec raison * que nous t'adressons la salutation angélique.

t. 3
Jetés dans le feu ardent
L'Eglise qui t'a nourri aux mamelles de la foi, * Père vénérable, tu la nourris en lui donnant à ton tour * au centuple la grâce de Dieu comme pain * et comme breuvage lui versant, * bienheureux Chrysostome, le vin doux des guérisons.

Par toute la terre a retenti * le message de ta doctrine, Père saint; * pourtant l'impératrice forcenée * jugea bon de te faire exiler, mais se trompa: * tu éclaires, en géant céleste, l'univers des rayons de tes paroles.

L’entière assemblée des fidèles rayonne * d'allégresse en ce jour, te portant * à la rencontre du Docteur préféré, * car il vient distribuer à tous la grâce largement; * dans la joie rassasions-nous de ses trésors.

Je te vois dans les bras de ta Mère et je sais * que tu es par nature l'inaccessible divinité; * comment donc, ô Verbe, es-tu porté dans les mains, * toi qui maintiens la création entière? * disait Siméon, glorifiant ton pouvoir ineffable, Homme-Dieu.

« Jetés dans le feu ardent sans que la flamme leur fit aucun mal, * fermes dans leur piété, les Jeunes Gens * chantaient un cantique divin: * Bénissez le Seigneur, toutes les œuvres du Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »


Ode 9, t. 8
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

Voici, toutes les générations te disent bienheureuse en tout temps, * comme tu l'as prédit, Génitrice de Dieu, dans l'Esprit saint, * et comme à la Mère de la Joie t'adressent la salutation angélique: * Réjouis-toi, trésor de la vie, * source faisant jaillir le miel pour nos âmes.

Tu corrigeas la chute d'Adam le premier père, * d'Eve la prime aïeule tu changeas le deuil en allégresse; * comme à la cause de la joie nous t'adressons la salutation angélique: * réjouis-toi, exultation des croyants, * réjouis-toi, jubilation des chrétiens.

Il est digne et juste de te chanter: réjouis-toi, * car en toi fit sa demeure la joie divine et éternelle; * virginale Génitrice de Dieu, réjouis- toi, * Paradis de délices, réjouis-toi, * source versant en flots dorés l'immortalité, ce vrai nectar.

D'une douce flèche ton amour perce mon cœur, * Toute-digne de nos chants, et me pousse à te crier * en tout temps: réjouis-toi, havre de sérénité, * réjouis-toi, douce mer à l'heureuse traversée * où fut englouti le Pharaon spirituel.

*

« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »

Chrysostome, tu fus un autre Nil aux flots dorés, * car ta bouche d'or et ta langue pleine de douceur * déversent la surabondance de leurs flots * en l'océan de ta doctrine * pour arroser les âmes asséchées par les passions.

L'Ecriture, cette mer infranchissable, * tu la rendis accessible et navigable au monde entier, * car tu l'ouvris avec la voile de ta parole, Père saint; * et, sans qu'ils y fussent battus par les flots, * tu dirigeas les esprits vers sa connaissance.

Ayant puisé aux flots de l'intarissable source, * Chrysostome, tu verses pour l'Eglise * des fleuves d'enseignements; * et nous tous, pour apaiser notre soif, * nous y puisons les ondes d'or de tes flots.

Sur la montagne du Sinaï * jadis Moïse te vit * dans le buisson qui brûlait sans être consumé, * préfigurant ton sein porteur-de-Dieu, * Vierge Mère, qui a reçu le feu de la pure divinité.

t. 3
« Prodige nouveau et digne de Dieu: * le Seigneur a vraiment franchi la porte close de la Vierge; * nu à son entrée, Dieu nous est apparu revêtu de la chair à sa sortie, * mais la porte est demeurée fermée. * Celle qui est la Mère de Dieu, * ineffablement nous la magnifions. »

L'armée des Anges, la multitude des Prophètes et des divins Apôtres * et le chœur des Martyrs se réjouissent avec nous, * prenant joyeuse part à cette fête, Bienheureux, * et faisant leur la grâce de tes hymnes, Père saint; * d'eux tous tu laissas en effet la vie * imprimer en toi quelque trait.

Voici, la lumière du monde a brillé, * la sublime et divine splendeur s'est montrée; * des grâces divines voici le doux océan; * frères, venez, rassasions-nous de sa clarté; * à ses rayons réchauffons nos cœurs, abreuvons-nous de ses flots, * magnifiant tous Jean Chrysostome par nos chants.

Comme l'obole de la veuve reçois ce chant * de mon âme sans ressources et traversant le malheur, * privée misérablement de tous les biens, * mais te l'offrant dans la richesse de l'amour divin; * et toi, imitant la bonté de notre Dieu, * en retour procure-moi sa grâce comme un riche cadeau.

Je tremble de marcher, dit à la Vierge Siméon, * pourtant je me sens fort en tenant ton Enfant, * qui fait trembler toute la terre de son regard; * puisque la prophétie se réalise pour moi, * prenant congé de la chair tremblante, allégrement * je porte à ceux de l'Hadès la bonne nouvelle de la rédemption.

« Dans l'ombre et l'écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré: * Tout enfant mâle qui ouvre le sein * doit être consacré au Seigneur! * Fils premier-né, Verbe du Père éternel, * et premier-né d'une Mère vierge, nous te magnifions. »


Exapostilaire (t. 3)
Exulte, cité reine de toutes les cités, * de recevoir en ce jour * les reliques de ton bon et suprême Pasteur * dont la direction t'a sauvée ainsi que le monde entier, * Chrysostome le melliflue, * et de tes mains rythme des hymnes en son honneur.

Vénérable est ta protection, divine Servante, ô Marie, * et ta gloire inspire le respect à toute la terre, ô Mère de Dieu; * en toi nous nous glorifions à présent; * t'ayant pour médiatrice auprès de ton Fils et Créateur, * par ton intercession vigilante puissions-nous être sauvés!


Laudes, t. 4
Plus brillants que l'or, * les flots de ta doctrine sacrée * enrichissent les cœurs indigents * et chassent les ténèbres des passions * ainsi que le cruel hiver de l'avidité; * aussi nous te disons bienheureux, * Jean Chrysostome, comme il se doit, * et vénérons tes cendres comme une source nous sanctifiant.

Injustement séparé de ton troupeau, * vénérable Père, tu éprouvas * l'amertume de l'affliction et de l'exil, * où tu méritas de finir en bienheureux, * en généreux athlète ayant terrassé l'ennemi subtil; * aussi exulte de ton retour * l'Eglise que tu as richement ornée * sous les ors de tes sages enseignements.

La colonne de feu, * le fleuve gonflé * par les flots des divins enseignements, * l'esprit céleste, la bouche d'or qui nous parle de Dieu, * le prédicateur de la conversion, * le cautionnement des pécheurs, * le flambeau tout brillant, l'homme du ciel, * le bienheureux Chrysostome, en ce jour chantons-le.

Comme un royal ornement, * la cité reine, ayant reçu, * Chrysostome, tes reliques, s'en glorifie; * auréolée de tes discours, * elle invite à l'allégresse le monde entier, * pour qu'il partage tes dons abondants * et s'écrie à haute voix: * Jésus, bonté suprême, tu es la gloire de tes serviteurs.

Gloire au Père ...
Comme un fleuve divin * mystiquement sorti de l'Eden, * par tes paroles, Chrysostome, parcourant * la terre entière dans les quatre directions, * tu abreuvas tout fidèle de ta doctrine au courant doré; * et, puisqu'au registre de notre cité * tu as inscrit le retour de tes reliques sacrées, * intercède, saint Jean, pour que soient sauvées les âmes des fidèles te chantant.

Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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28 janvier

Message par Monique » ven. 11 janv. 2008 12:25

28 JANVIER

Mémoire de notre vénérable Père Ephrem le Syrien.


VEPRES

Lucernaire, t. 1

Reflétant les beautés du Paradis * et savourant les prairies éternelles, * tu fis fleurir pour le monde, * Père vénérable, la connaissance de Dieu; * y prenant part, nous aussi, * en nos âmes par disposition spirituelle, * nous refleurissons en esprit.

Ayant décrit * la seconde venue du Juge, * avec des flots de larmes, Père saint, * tu enseignes à toute âme à tenir sa lampe allumée, * proclamant l'arrivée de l'Epoux: * Revêtons nos habits lumineux * pour aller à la rencontre du Christ!

Fortifiant ton corps par la tempérance, * tu mortifias l'élan des passions * dans les jeûnes, Père saint, * et les veilles de toute la nuit; * aussi la puissance de l'Esprit, * te couvrant de son ombre, * fit de toi un flambeau spirituel pour l'univers.

Gloire au Père, t. 6
Ayant sagement quitté le tumulte de la vie, * Ephrem très-digne de nos chants, * tu gagnas le désert par amour de la paix; * et par là t'approchant de Dieu réellement, * tu brillas comme un flambeau pour le monde * et pour les hommes fis jaillir les paroles de vie; * aussi, d'incessante façon * affermis-nous par tes prières, * pour que nos âmes soient sauvées * des ravages de l'Ennemi, vénérable Père.

Maintenant ... Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * nous savons que le Verbe a pris chair de ton sein: * prie-le donc d'accorder à nos âmes le salut.

Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'enfanta s'écria: * Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, toi qui donnes la vie?


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 4
Comme le prophète David, * baignant ta couche de tes pleurs * et faisant de la pénitence la méditation de ta vie, * en parole et en action * tu nous montras la crainte du jugement; * aussi tous en chœur nous vénérons ton souvenir, * ouvrier des merveilles du Seigneur, * bienheureux Ephrem digne de nos chants; * et nous te supplions maintenant: * Intercède pour nos âmes auprès du Christ notre Dieu.

Maintenant ... Théotokion
Très-sainte Epouse de Dieu, * délivre-moi du châtiment, * par tes prières, éloigne ma pauvre âme * des péchés funestes et de la mort; * et donne-moi d'être justifié * au jour du jugement, * comme le fut la multitude des Saints, * purifie-moi avant la fin par la pénitence et le flot de mes pleurs.

Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * te disait en sa plainte maternelle: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur? * comment tes mains et tes pieds, * ô Verbe, ont été cloués par des impies, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?


Tropaire, t. 8
Parles flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Ephrem, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque puis celui du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je glorifie Ephrem, spirituel Euphrate.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »

Sous l'agréable pluie * de tes intercessions * arrose mon âme desséchée par les passions * et souffle-moi l'inspiration * en cette fête où je dois te chanter.

Comme un radieux soleil * tu fis resplendir la clarté spirituelle, * Ephrem, en éclairant * de tes vertus brillantes et de tes splendides enseignements * toute l'assemblée des croyants.

Eteignant sous les flots de tes pleurs * la flamme des passions, * bienheureux Ephrem, tu devins * un instrument du saint Esprit * faisant jaillir des sources d'enseignements.

L'ayant chastement reçu dans ton sein, * tu enfantas le Verbe délivrant de la corruption ses adorateurs, * Vierge Mère immaculée, * toi la porte de la vraie vie.


Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »

Ayant purifié ton cœur * de la fange des passions, * tu devins en vérité * le séjour des vertus * capable d'accueillir * les dons du saint Esprit.

N'ayant point donné de sommeil à tes yeux, * tu apparus comme un logis * de la sainte Trinité, * un trésor de sagesse, Bienheureux, * enrichissant le monde entier * de tes enseignements, ces purs joyaux.

La sainte Eglise du Christ, * Ephrem, te reconnaît * comme un autre Euphrate aux flots dorés * débordant de sages enseignements * et arrosant de ses crues * l'entière création.

L'Un de la sainte Trinité * en deux natures incarné * est divinement issu de tes chastes entrailles pour sauver, * Toute-pure, dans sa bonté, * la descendance d'Adam.


Cathisme, t. 5
Au jour de sa mémoire, fidèles, chantons * le trésor de sagesse des mystères du Christ, * la coupe de la sainte componction; * fidèle au nom qu'il porte, en effet, * par ses paroles divines Ephrem réjouit * d'allégresse effrénée les cœurs des croyants, * lui, l'habile révélateur des mystères du Seigneur.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Ardente et invincible protection, * inébranlable et sûr espoir, * havre et rempart de qui se réfugie auprès de toi, * Mère pure et toujours-vierge, * supplie avec les Anges ton Fils et ton Dieu * d'accorder au monde la paix, * la miséricorde et la grâce du salut.

Stavrothéotokion
Pleine de grâce, par la Croix de ton Fils * fut aboli le mensonge des faux-dieux * et la force des démons fut terrassée; * c'est pourquoi nous les fidèles, comme il se doit, * te chantons sans cesse et bénissons * et te magnifions à juste titre comme la Mère de Dieu.


Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »

La puissance de tes paroles * a parcouru le monde entier, * faisant disparaître, Bienheureux, * l'aveuglement des âmes * sous le splendide éclat * d'une exaltante humilité.

Tu passas ta vie sans reproche, * te purifiant toi-même * dans tes larmes et décrivant * avec sagesse pour tous * la venue du Juge divin, * Père digne d'admiration.

Le Seigneur, voyant * la glorieuse élévation * de ton humilité, * te donna de parler sublimement; * ainsi fut abaissée * la superbe des hérésies.

Fortifié, par la grâce du Tout-puissant, Père saint, * tu combattis les puissances des démons * et tu en fus le vainqueur; * à présent tu pries pour nous * qui t'acclamons avec ferveur.

Disons bienheureuse en tout temps * la Vierge, ce temple divin; * elle est la montagne sainte, * la source d'immortalité, * la seule choisie * par le Créateur notre Dieu.


Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »

Sous le courant de tes pleurs * tu asséchas totalement * l'océan des voluptés, * et sous tes flots d'enseignements, * bienheureux Père, tu submergeas * le torrent des hérésies.

Père Ephrem, illuminé * par l'inclination de ton esprit vers Dieu, * tu devins tout à fait semblable à lui, * à la façon d'un miroir * recevant de l'Esprit saint * les clartés immatérielles.

Tu fus en vérité * un temple capable d'accueillir, * Père saint, la Trinité, * orné que tu étais * par sa grâce et l'éclat des pures vertus * et par la justesse de tes enseignements.

Sur le conseil du serpent * ayant goûté pour mon malheur * le fruit de l'arbre défendu, * j'avais trouvé la mort en l'Eden, * mais en concevant le Christ qui donne la vie, * tu m'as vivifié, toi que remplit la grâce de Dieu.


Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »

Ayant fondé non sur le sable * mais sur la plus solide foi, * ce Père porteur de Dieu * sous les divers assaut de l'ennemi * a résisté sans branler, * guidé par un pouvoir invincible.

Ta langue fut vraiment * le roseau d'un habile écrivain, * bienheureux Père, exposant * une connaissance conforme à la foi * et gravant la loi de l'Esprit * sur la table de nos cœurs.

Ceux qui naviguent sur l'océan * Ephrem, sont délivrés * de tes sages enseignements, * des tempêtes mettant les âmes en perdition * et, résistant à la tourmente des hérésies, * sont sauvés dans la foi.

Celui qui transcende comme Dieu * toute créature spirituelle ou que l'on voit, * prenant chair, est sorti * de ton sein, te conservant, * Mère vierge, la parfaite virginité * que tu possédais avant l'enfantement.


Kondakion, t. 2
Méditant sans cesse sur l'heure du jugement, * tu versais des larmes amères, toi l'ami du silence et de la paix; * tes œuvres, vénérable Père, ont fait de toi * un maître d'action, un docteur universel: * par toi les négligents sont éveillés au repentir.

Ikos
Père saint, voulant suivre pas à pas * le Précurseur en ses voies, * tu t'éloignas du monde pour demeurer * dans la solitude au désert. * Alors l'ennemi, te voyant vivre justement, * suscita une femme impudente contre toi * afin de renverser ta vaillance avec son arme vieille comme Adam * et de souiller ta pureté, * de peur que grâce à tes paroles et tes actions * les négligents ne fussent éveillés au repentir.

Synaxaire
Le 28 Janvier, mémoire de notre vénérable Père Ephrem le Syrien.
Ephrem, syrien de race et de langue, entendit
une langue inconnue, comme un psaume le dit,
l'appelant vers le haut. Pour chanter ses louanges,
vers Dieu, le vingt-huit janvier, l'ont conduit les Anges.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Tu te montras * un législateur minutieux pour les Moines, * les entraînant à lutter contre l'ennemi, * Père digne de toute vénération; * aussi nous honorons * sur terre ta mémoire sacrée.

Père digne de nos chants, * tu fus l'harmonieux instrument de l'Esprit, * chaque jour retentissant * de sa divine inspiration * et jouant pour tes chantres * l'hymne salutaire du repentir.

Divine Epouse, ta conception * dépasse l'entendement, * car tu as enfanté le Verbe de Dieu * qui sauve les mortels de l'absence-de-raison * et leur donne l'intelligence pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.


Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »

Comme un autre soleil porteur de clarté * tu émis les rayons de tes enseignements pour l'univers, * réduisant les sombres ténèbres du péché, * Père bienheureux, à la lumière du repentir.

Contournant l'univers par les flots de tes enseignements divins, * tu avanças comme un fleuve issu de l'Eden, * arrosant la face de la terre, Père saint, * et submergeant l'ivraie de l'erreur.

Te reconnaissant comme véritable Mère de Dieu, * dans la foi nous te crions l'angélique salutation, * car seule tu enfantas la Joie sur terre, * Pleine de grâce et de bénédiction éternelle.


Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »

Atteint par l'amour du Tout-puissant, * tu exhalas tes chants plaintifs, * tout au long de ta vie * t'écriant dans la crainte qu'il t'inspirait, * vénérable Père, au Sauveur: * Envoie les vagues de ta grâce sur moi * pour m'en conserver le trésor * dans la vie à venir.

Ta parole était douce, * provoquant la componction, * l'abondante illumination * en ceux qui t'approchaient, porteur-de-Dieu, * Ephrem très-digne d'admiration, * et sans reproche ta vie * ornée par la splendeur * des divines vertus.

Tu fus un temple de l'Esprit, * un fleuve gonflé * par l'eau courante de la vie, * pour l'Eglise une base inébranlée, * pour les Moines un soutien, * l'intarissable flot * de la divine componction, * Ephrem très-digne d'admiration.

L'esprit humain ne peut comprendre * le mystère de ton enfantement * qui dépasse l'entendement; * car le Seigneur, ô Vierge, a fixé * en ton milieu sa demeure * sans faire sauter les verrous de ta virginité, * de la façon qu'est seul à savoir * celui que nul ne peut saisir.


Exapostilaire (t. 3)
Tu fus un fleuve faisant couler * des paillettes d'or tout au long de ton cours * et tu poussas les peuples vers le chemin du repentir; * Ephrem, vénérable Père, prie le Christ de sauver le monde entier.

Espérance des sans-espoir * et refuge des chrétiens, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * allégresse des affligés, * délivre tes indignes serviteurs de toute affliction.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 2
Vénérable Père Ephrem, ayant poussé * comme le palmier chanté par David, * tu retranchas sous le glaive de tes paroles * toute langue outrageant le Seigneur; * et tu asséchas par la tempérance * l'abîme des passions; * et, prenant l'arme de la croix, * tu fus l'instrument du saint Esprit; * implore le Christ sans cesse * pour nous fidèles qui célébrons * en cette fête ta mémoire sacrée.

Maintenant ... Théotokion
L'allégresse des opprimés, * la protectrice de qui souffre injustement, * la nourricière des affamés, * la consolatrice des étrangers, * le havre des cœurs tourmentés, * pour les malades, celle qui viens les visiter, * pour ceux que tant de peines ont accablés, * le secours, la protection, * quant aux aveugles, leur bâton, * c'est toi, ô Mère du Très-Haut; * Vierge pure, nous t'en prions, * hâte-toi de sauver tes serviteurs.

Stavrothéotokion
Toute-pure, quand tu vis * le Créateur de l'univers * souffrir de nombreux outrages et sa mise en croix, * tu gémissais en disant: * Seigneur très-digne de nos chants, * ô mon Fils et mon Dieu, * toi qui désires honorer ta création, * comment souffres-tu le déshonneur en ta chair? * Ami des hommes, je glorifie ta condescendance et ta miséricorde infinies.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

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