Ménées de Janvier

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29 janvier

Messagepar Monique » Ven 11 Jan 2008 12:32

29 JANVIER

Translation des reliques du saint hiéromartyr
Ignace le Théophore.



VEPRES

Lucernaire, t. 4

Succédant au premier des Théologiens, * tu en suivis les traces, Père saint, * t'élançant depuis l'Orient pour apparaître à l'Occident * et répandre la clarté * de ta divine prédication; * puis de ce monde tu déclinas, * mais te levas vers Dieu, * couronné par la splendeur de la grâce.

Tes reliques * furent saintement rendues à ta cité, * brillamment sanctifiées par tes combats de martyr, * et, resplendissantes de grâce, nous octroient * la célébration festive de ton retour, * nous comblant d'une joie divinement inspirée, * très-sage Porteur-de-Dieu, et rassasiant * d'allégresse les fidèles te glorifiant.

Resplendissant comme un soleil * sous les rayons de l'Esprit, * tu éclairas les confins du monde par tes splendides combats, * tenant avec ferveur ton rôle de chef * et rédigeant ces trésors de foi, tes enseignements; * puis tu devins aussi un aliment, * bienheureux Père, pour le Seigneur * qui ne cesse de nourrir l'univers en sa bonté.

C'est d'abord du Levant * que tu brillas en aurore resplendissante, * Ignace, sur les régions du Couchant; * et par le retour de tes reliques c'est depuis l'Occident * que tu déploies tes brillants rayons sur terre; * intercède pour que soient délivrés * de toutes sortes de périls * les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.

Gloire au Père, t. 8
Ignace, porteur de notre Dieu, * étreignant le Christ ton aimé, * en récompense de ton œuvre sacrée * au service de l'Evangile du Christ * tu as reçu du Seigneur * la grâce de le parfaire dans ton sang; * toi, le froment de l'immortel Jardinier, * sous la mâchoire des fauves tu fus broyé * pour devenir un pain agréable au Sauveur; * intercède pour nous, Martyr bienheureux.

Maintenant ... Théotokion
Sauve-moi, Souveraine immaculée * ayant mis au monde le Christ, * le Sauveur d'ineffable façon; * en toi seule je possède la protection, * le refuge, l'inébranlable rempart, * l'allégresse de mon âme, sa divine consolation; * délivre-moi du ver qui ronge sans fin * et du feu éternel, * ô Mère du Christ notre Dieu.

Ce stichère en surnombre n'existe pas dans les livres slaves.

Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de merveilleuse façon.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 1
Ignace digne de félicité éternelle, * âme endurante et bien trempée, * dans le désir inflexible qui te portait vers ton aimé, * tu disais: Il n'y a pas en moi de feu dévorant, * mais plutôt de vivifiantes eaux; * elles parlent au fond de moi, me disant: * C'est vers le Père qu'il faut aller! * C'est ainsi qu'enflammé par l'Esprit saint * tu excitas les fauves à te séparer * promptement de ce monde * pour t'envoyer vers le Christ que tu aimais: * prie-le de sauver nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Toi qui agrées les prières des pécheurs * et ne méprises pas les soupirs des affligés, * intercède auprès de celui qui a voulu * naître de tes chastes entrailles, ô Vierge immaculée, * pour qu'il nous donne le salut.

Stavrothéotokion
Debout près de la Croix * de ton Fils et ton Dieu * et voyant sa patience infinie, * pure Mère, tu dis en pleurant: * Hélas, très-doux Enfant, * combien tu souffres injustement, * Verbe de Dieu, pour sauver le genre humain!


Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Ignace, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Mon hymne chante Ignace, étoile de l'Orient.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Alignant ma vie sur la vertu, * répands sur elle la clarté * de la grâce ayant fait sa demeure en toi, * Ignace porteur-de-Dieu, * et par tes prières dissipe le trouble de mes passions.

Ignace porteur-de-Dieu, * tu fus une terre fertile produisant * le bon grain au centuple * pour le Christ, ce divin semeur * qui arrose les âmes avec la pluie de l'Esprit.

Connaissant en sa prescience * la noblesse de ton âme, le Tout-puissant, * le divin Maître de l'univers, * Ignace théophore, t'illumina * des divines clartés de l'Esprit.

Vénérable Père, illuminé * par les rayons du Soleil mystique, * tu te levas brillamment de l'Orient * pour éclairer en soleil visible * les ténèbres du Couchant par ta prédication.

Toute-pure, tu as enfanté * l'Un de la sainte Trinité * issu de toi, divine Epouse, dans une chair * semblable à la nôtre, par bienveillance du Père * et coopération de l'Esprit saint.


Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

A mon esprit malmené * par les passions funestes de la chair * envoie la guérison, * Ignace, témoin du Christ très-digne de nos chants.

Le Christ, sachant que tu avais * les mêmes sentiments que les divins Apôtres, * pour les Eglises fit de toi * un maître rayonnant de sa clarté.

Voyant qu'est mort pour toi * celui qui donne la vie, * Ignace, tu courus * te soumettre à la mort par amour pour lui.

Vierge sainte, purifiée par l'Esprit, * tu enfantas le Verbe du Père * pour combler de bienfaits * la nature douée de raison.


Cathisme, t. 3
Illuminé par l'Esprit divin, * dans ta liberté de Pasteur, tu confondis * noblement l'audace du tyran; * et, franchissant l'océan de l'erreur, * tu abordas au havre divin; * vénérable Père, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Il ne fut pas séparé de la nature divine * en s'incarnant dans ton sein, * mais se faisant homme demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.

Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * s'écria dans ses larmes de mère: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!


Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Celui qui reçut le nom de Théophore avec raison, * car il a revêtu le Christ par sa vie, * entraîne brillamment tout fidèle à imiter * la fermeté des Martyrs * par amour des couronnes.

Fortifié par la puissance de celui * qui fut mis en croix pour toi, * Ignace, tu excitas les fauves à te séparer * de ce monde pour gagner * l'aimable objet de ton désir.

Epris d'amour pour la beauté de ton Seigneur * et tendant vers lui ton désir inflexible, * martyr Ignace porteur-de-Dieu, * tu imitas de tout cœur * les souffrances du Christ.

Pontife orné de la pourpre de ton sang, * tu resplendis joyeusement en Martyr * sous l'onction du sacerdoce, * t'écriant pour le Christ: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Celui qui du non-être a façonné * l'univers par divine puissance, * divine Mère, est né de toi pour amener * sur le monde les rayons de la divinité * et les clartés de la connaissance de Dieu.


Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Face à face maintenant, * Ignace, contemplant le Christ, * puisque les miroirs ont disparu devant la vérité, * tu es uni à l'objet de ton amour.

Ignace, tu puisas l'illumination * à la source de clarté, * car le Christ, t'ayant saisi * de ses mains pures, te sanctifia.

En ton intelligence illuminé, * Ignace, par l'Esprit de Dieu, * comme tables divinement rédigées * tu envoies par tes lettres les lois de la grâce.

Dans l'allégresse te portant la voix du ciel, * l'Ange, ô Mère de Dieu, * t'annonça * ineffablement la conception du Seigneur.


Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Tu balayas les enseignements * de la sagesse des païens, * Pontife, possédant la divine Sagesse personnifiée, * et tu fis disparaître avec fracas * le souvenir de l'erreur.

Ne cesse pas d'intercéder * pour ceux qui célèbrent ta mémoire, Bienheureux, * afin qu'ils soient délivrés * des rudes épreuves et des périls, * Pontife dont la prière est agréée du Seigneur.

Tu excellas dans la vaillance et la sagesse, * vénérable Père, et la splendeur * de la justice et de la pureté, * Martyr porteur-de-Dieu, * et ta parure fut l'auréole des vertus.

T'ayant trouvée au milieu des épines, * toi seule, comme lis de toute pureté, * comme fleur en la vallée, * Mère de Dieu, le Verbe, ton Epoux, * s'avance au sortir de ton sein.


Kondakion, t. 4
S'étant levé de l'Orient * et ayant répandu la clarté * de ses enseignements * sur l'entière création, * saint Ignace porteur- de-Dieu fut orné du martyre.

Ikos
Ayant sanctifié Jérémie dès le sein maternel * et avant sa naissance déjà * dans sa prescience reconnaissant * qu'il serait un instrument de l'Esprit saint, * Dieu l'en comble aussitôt * dès l'âge le plus tendre de sa vie * et l'envoie comme Prophète et héraut * annoncer à tous sa parousie terrestre. * Et lorsque, né de la Vierge, ce même Dieu vint proclamer la bonne nouvelle du salut, * il trouva au berceau * un interprète de sa grâce vraiment digne de lui, * le futur pontife martyr saint Ignace porteur-de-Dieu.

Synaxaire
Le 29 Janvier, translation des reliques du saint hiéromartyr Ignace le Théophore.
Une part de ton corps, Ignace, est restée. Grâces
par les fidèles soient rendues aux lions voraces
qui leur abandonnèrent d'insignes reliefs!
Ignace le vingt-neuf fit retour en son fief.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

L'onction divine du sacerdoce t'ayant paré de son éclat, * vénérable Père, de même que ton sang de Martyr, * tu excellas doublement et tu chantais: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.

Ayant donné au monde entier la lumière de la loi, * tu nourris du pain céleste les croyants * qui chantaient à ton Maître: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.

Illuminé par les lueurs rayonnantes, * éclairé par la splendeur de la suprême clarté, * tu as trouvé dans l'allégresse la jouissance du ciel, * porteur de Dieu et gloire des Martyrs.

Etant, comme tu l'as dit, le froment de Dieu, * tu fus broyé sous les dents des fauves, illustre Martyr, * et devins un pain de toute pureté * pour celui qui nourrit le monde par divine bonté.

Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.


Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Au tribunal tu proclamas * la divinité de la Triade incréée, * Père saint, dans la pureté de ton esprit * et la limpidité de ton cœur, * sans craindre la cruauté des juges, mais t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ayant sagement réglé ton esprit, * bienheureux Ignace, sur les divins enseignements, * c'est le chef de l'erreur, le démoniaque tyran, * que tu as englouti sous tes flots de sagesse; * alors tu t'écrias: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Invincible Martyr, éclairé * par l'immense lumière de la divinité, * tu dissipas la nuit obscure des sans-Dieu, * envoyant tes épîtres pleines de clarté * à ceux qui psalmodiaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Saint Ignace, tu n'as pas craint * la fureur et la gueule béante des lions, * car la puissance du Très-Haut * qui se leva de la Vierge t'a revêtu * de l'armure de la Croix pour chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.


Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées; * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

L'amour tout à fait divin * qui s'empara de ton âme, Bienheureux, * a consumé au feu immatériel * les soucis du monde comme un fétu * et te valut la couronne, sommet de tes désirs.

Tu abordas brillamment au havre de sérénité, * fuyant l'agitation des vagues, Porteur-de-Dieu, * et l'assaut des féroces fauves spirituels; * aussi tu savoures maintenant * les délices de la félicité éternelle.

Pontife sacré, tu resplendis * sous la couronne aux ornements variés * car en toi se sont unies * la gloire de l'évêque et celle du martyr: * ayant servi deux fois le Maître, te voilà doublement glorifié.

Comme Pontife, usant de ton crédit * auprès de ton divin Seigneur, * Ignace, implore-le, * pour qu’il délivre à présent de toute épreuve * les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.

Vierge plus vaste que les cieux, * plus sainte que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * tu enfantas notre Dieu et dans tes bras * tu portas celui qui siège à la droite du Père.


Exapostilaire (t. 3)
Ceux qui fêtent de tout cœur ton brillant retour, * bienheureux Pontife martyr, Ignace porteur-de-Dieu, * garde-les de toute affliction et de tout dommage causé par le Maudit, * leur accordant la rémission de leurs péchés * selon le pouvoir que t'a donné le Christ Sauveur.

En deux natures et deux volontés, * en une seule personne, ô Vierge immaculée, * tu enfantes de façon inexprimable * le Dieu qui a voulu * se faire pauvre pour nous jusqu'à la Croix, * divine Mère, pour nous enrichir de sa divinité.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 1
Colonne vivante et image animée, * voici venue ta fête de chaque année * proclamant, saint Ignace porteur-de-Dieu, * ta doctrine et tes exploits sublimes, * ta résistance pour la foi jusqu'au don de ton sang, * ta bienheureuse parole de renommée éternelle, * disant: Je suis le froment de notre Dieu * et sous les dents des fauves je dois être broyé. * Toi qui fus l'imitateur de la Passion du Christ, * intercède pour que nos âmes soient sauvées.

Maintenant ... Théotokion
Toute-digne de nos chants, * guéris mon âme cruellement affligée * par la malignité de ses passions, * Vierge ayant enfanté le médecin de tous, le Christ, leur Sauveur, * qui guérit toute maladie, * car il a frappé notre ennemi, le Démon, * et nous a tous délivrés de la mort.

Stavrothéotokion
La Vierge, contemplant, * ô Christ, ton injuste immolation, * s'écria dans ses larmes: * Très-doux Enfant, combien tu souffres injustement! * Comment es-tu suspendu sur le bois, * toi qui suspendis la terre sur les eaux? * Ne laisse pas seule, je t'en prie, * Bienfaiteur du monde et Tendresse infinie, * la Mère et la Servante du Seigneur.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
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Monique
 
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30 janvier

Messagepar Monique » Ven 11 Jan 2008 12:47

30 JANVIER

Mémoire du saint hiéromartyr Hippolyte, pape de Rome;
et de nos Pères dans les Saints, les Docteurs universels
Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome
.


PETITES VEPRES

Lucernaire, t. 4

Monté au sommet de l'amour du Christ, * Basile, tu contemplas * ses mystères ineffables et divins, * qu'en sage prédicateur de la foi * tu révélas pour les peuples; * vénérable Père, intercède à présent * pour que soient délivrés des périls et de la mort * les fidèles qui suivent tes divins enseignements.

Tu brisas les chaînes de l'hérésie * par la sagesse de ta doctrine et tes discours, * vénérable Grégoire, et rassemblas * dans la concorde de la vraie foi * les orthodoxes louant le Christ; * prie-le pour que soient délivrés * des périls et de la mort * les fidèles qui suivent tes divins enseignements.

Pour son Eglise le Christ * fit de toi le solide fondement * la gardant inébranlable et capable de résister * aux assauts des ennemis, * Chrysostome, vénérable Père et théologien * qui intercèdes sans cesse auprès de lui * pour que soient délivrés des passions funestes * ceux qu'abreuvent tes paroles et l'océan de tes pensées.

Ce bouquet de la Trinité, * ces fleurs charmantes et parfumées de la divine prairie, * ces rayons du Soleil mystique * éclairant l'univers * de leur splendide rayonnement, * Basile, cet esprit éminent, * Grégoire le divin Théologien * et Jean Chrysostome, en nos hymnes acclamons-les.

Gloire au Père, t. 6
Hommes de Dieu et fidèles intercesseurs, * officiants du Seigneur, pleins de désirs spirituels, * instruments de choix, colonnes de l'Eglise et son appui, * héritiers du royaume, ne cessez pas * de prier pour nous en présence du Seigneur.

Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Docteurs et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.


Apostiches, t. 6
La grâce a triomphé, * la foi a pris le dessus, * l'univers est comblé de la connaissance de Dieu * grâce aux Apôtres, aux Docteurs; * notre richesse est désormais le salut.

Exultent les Saints dans la gloire,
qu'ils jubilent au lieu de leur repos!


Les mystères divins, * le savoir des humains, * l'abondance des charismes divers * et les justes actions surpassant tout discours * ont rendu admirables ces trois illustres Saints.

Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.


Basile comme esprit éminent, * Grégoire comme divine voix, * Jean comme luminaire universel, * ces trois serviteurs sacrés * de la Trinité suprême, soient ensemble glorifiés!

Gloire au Père ...
Serviteurs bons et fidèles, c'est bien, * vous les bons ouvriers de la vigne du Christ, * qui avez supporté la chaleur, le poids du jour * et fait fructifier le talent confié à vous * sans jalouser ceux qui vinrent après vous! * Aussi la porte du royaume s'est ouverte pour vous. * Entrés dans la joie de votre Créateur, * intercédez pour nous, vénérables et saints Docteurs.

Maintenant ...
Nul de ceux qui ont recours à toi * ne s'en revient confondu, * Vierge pure et Mère de Dieu; * mais qui implore ta grâce reçoit * selon sa prière le don qui lui convient.


Tropaire, t. 4
Imitateurs des Apôtres en leur genre de vie, * œcuméniques Docteurs, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu'il fasse don de la paix au monde * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.


GRANDES VEPRES

Premier cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4

Ces instruments de la grâce de Dieu * et cithares de l'Esprit, * ces trompettes sonores de la prédication divine * qui firent entendre d'en haut l'admirable son de leur voix * pour révéler au monde entier la gloire de Dieu, * ces trois hérauts de la suprême Trinité, * Basile, Grégoire et Jean, * vénérons-les dignement. (2 fois)

Ces champions de la Trinité, * ces remparts de la foi, * ces trois Apôtres après les douze du Christ, * ces fleuves faisant jaillir l'eau vive de l'Eden * pour abreuver la face de la terre et la vivifier * sous leur divin ruissellement, * ces éléments composant non la création mais la foi * soient honorés dignement! (2 fois)

Ce ne sont ni paroles ni récits, * ainsi qu'il est dit, * dont la voix ne puisse être entendue; * par toute la terre et la mer, en effet, * a retenti le message de ces Docteurs divins et universels; * alors, ce qu'il y a de meilleur * se rassemble sous leurs lois divines * et les confins de la terre se rejoignent dans l'unique orthodoxie. (2 fois)

Ces instruments de l'Esprit * claironnant la vérité, * ces orateurs du Verbe, acclamons-les de nos chants, * nous qui suivons leurs divins enseignements, * et de nos voix suppliantes demandons-leur, * en vertu du crédit qu'ils ont auprès du Seigneur, * d'obtenir une paix durable pour l'univers * et pour nous tous le pardon de nos péchés. (2 fois)

Gloire au Père, t. 6
Célébrons en ce jour les Pères théophores, * ces clairons mystiques de l'Esprit, * qui ont fait retentir au milieu de l'Eglise la divine harmonie, * proclamant l'unique essence de la divine Trinité; * contre Arius ils soutinrent la vraie foi * et sans cesse ils intercèdent auprès de Dieu, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.

Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, Ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, Ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * Ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui, pour qu'il ait pitié de nous.


Entrée. Lumière joyeuse.

Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture du Deutéronome
(1,8-11,15-17)
Moïse dit aux enfants d'Israël: Voici le pays que je vous ai livré; allez prendre possession de la terre que j'ai promise à vos Pères, Abraham, Isaac et Jacob, et à leur postérité après eux. En ce temps-là je vous ai dit: Je ne puis porter seul la charge de vous tous. Le Seigneur votre Dieu vous a multipliés, et vous voici nombreux comme les étoiles du ciel. Le Seigneur, le Dieu de vos Pères, accroisse votre nombre encore mille fois et vous bénisse, comme il vous l'a promis! Et j'ai choisi parmi vous des hommes sages, avisés, éprouvés, que j'ai mis à votre tête en qualité de chefs de milliers, de centaines et de dizaines, et de scribes pour vos tribus. En ce temps-là je prescrivis à vos juges: vous entendrez vos frères, et vous rendrez la justice entre un homme et son frère ou l'étranger en résidence près de lui. Vous jugerez sans faire acception de personne, vous écouterez le petit comme le grand, vous ne craindrez aucun homme, car le jugement relève de Dieu.

Lecture du Deutéronome
(10,14-21)
Moïse dit aux enfants d'Israël: C'est au Seigneur ton Dieu qu'appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s'y trouve. Entre tous le Seigneur a choisi vos Pères, par amour pour eux, et après eux c'est leur postérité, c'est vous, qu'il a élus parmi toutes les nations jusqu'à ce jour. Circoncisez votre coeur et cessez de raidir le cou; car le Seigneur votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, qui ne fait pas acception de personne et ne se laisse pas corrompre par des présents, il fait droit à la veuve et l'orphelin, il aime l'étranger, auquel il donne pain et vêtement. C'est le Seigneur ton Dieu que tu craindras, c'est lui que tu serviras seulement, à lui tu t'attacheras, par son nom seul tu feras serment. Il est ta gloire, il est ton Dieu, il fit pour toi ces exploits merveilleux que tu as vus de tes yeux.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3, 1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.


Litie, t. 2
Venez, les adorateurs de la Trinité céleste, * acclamons la triade terrestre des Pontifes divins, * Grégoire, l'éponyme de la théologie, * Basile, qui porte le nom du royaume, * et Jean le bien-nommé, cette grâce de Dieu, * abîmes de sagesse, immenses flots de l'Esprit, * sources faisant jaillir l'eau vive pour toujours, * limpides perles, terrestres soleils, * timons de l'Eglise, arbres aux splendides fruits, * intendants de la grâce et bouche du Christ, * champions de la Trinité, dont ils reçoivent la clarté immédiate: * ils intercèdent sans cesse pour nos âmes auprès de Dieu.

Fidèles, célébrons * dans la clarté qui nous en vient * les ardentes braises allumées au feu divin. * Embrasés par cette union, * ils furent des flambeaux pour le monde, * une force de vie pour les pauvres; * ils ont prêché selon la foi * le Père, le Fils et l'Esprit saint; * disons-leur: Réjouis-toi, * sage trio de la sainte Trinité.

t. 6
Fidèles, célébrons * la fronde à triple corde de David, * le cordon pourpre de Salomon, * les trois cordes que le Verbe utilisa comme fouet, * les sages Pontifes Basile le Grand, * Grégoire le Théologien et Jean la Bouche d'or; * avec la pierre d'angle terrassant un nouveau Goliath, * ils menèrent à la concorde la foi, * la protégeant non du cordon rouge de Rahab mais avec le sang du Christ; * quant aux hérésiarques, ces trafiquants, * par leurs paroles ils les chassèrent bien loin * de l'enceinte où se trouvait le divin troupeau du Christ; * encore maintenant ils affermissent la foi * et ils intercèdent auprès du Seigneur * pour qu'il ait pitié de nos âmes.

t. 8
A tous les hommes s'est révélée la grâce de Dieu, * nous apprenant par l'intermédiaire des Docteurs * à régler nos mœurs et améliorer notre genre de vie, * entourant notre esprit des divines lueurs; * aussi nous voulons dire à haute voix: * Trinité sainte qui domines l'univers * par les prières des trois Hiérarques, tes Pasteurs, * garde en paix ce troupeau qui est tien, * le préservant de la tristesse et de l'erreur, * et sauve-le dans ton amour pour les hommes.

t. 6
Trinité sainte et digne d'adoration, * que ta sage providence soit glorifiée, * puisque parmi l'humanité * tu as donné aux hommes ces trois luminaires géants * qui les illuminent de ton savoir * et font briller la splendeur de ton salut et de ta sainte volonté; * riche de ta connaissance lumineuse grâce à eux, * de ta gloire resplendit l'univers, * qui se hâte vers ton royaume bienheureux; * nous persuadant d'écouter leurs divins enseignements, * exauce toi-même leurs prières pour nous * et sauve nos âmes, ô notre Dieu, * Ami des hommes et Seigneur compatissant.

Gloire au Père, t. 6
Les trois Hiérarques du Christ, * la gloire des Pères, les donjons de la foi, * les Docteurs et gardiens des croyants, * amis de la fête, réunis, * chantons-leur nos éloges en leur disant: * Réjouis-toi, flambeau de l'Eglise, saint Basile, inébranlable pilier; * réjouis-toi, Grégoire, esprit céleste, grand archevêque et théologien; * réjouis-toi, saint Jean au verbe d'or, * tenace prédicateur du repentir; * Pères trois fois heureux, intercédez sans cesse auprès du Christ * pour les fidèles célébrant avec amour * votre sainte et divine festivité.

Maintenant ...
La joie des Anges, la beauté virginale, * l'unique Mère de Dieu, * le solide rempart des croyants, * amis de la fête, réunis, * chantons-lui nos éloges en lui disant: * Réjouis-toi, pure Vierge Mère, chandelier d'or et porte du ciel; * réjouis-toi, demeure sanctifiée * qui fis place à Dieu dans ton sein, * réjouis-toi, Immaculée qui surpasses sans conteste tous les Anges des cieux; * virginale Mère et notre Dame, sous ta protection * garde tes fidèles serviteurs qui te chantent avec amour * et se prosternent devant ton pur enfantement.


Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, Triade des Pontifes sacrés, * rempart aux trois tours de l'Eglise du Christ, * colonnade de la foi et soutien des croyants; * grâce à vous l'hérésie est renversée, * tandis que le peuple chrétien a vos divins enseignements pour pâture * et se nourrit de vos nombreuses vertus; * vous, les prédicateurs attitrés de la grâce de Dieu, * qui avez exposé les lois du Christ à l'ensemble des chrétiens * pour les guider vers le haut et leur ouvrir l'accès du Paradis, * intercédez auprès du Christ, demandez-lui * d'envoyer à nos âmes la grâce du salut.

Exultent les Saints dans la gloire,
qu'ils jubilent au lieu de leur repos!


Réjouis-toi, Triade des Pontifes sacrés, * Anges terrestres au chemin céleste, * salut du monde, allégresse des humains, * Docteurs de l'univers et champions du Verbe divin, * savants médecins connaissant * les maladies des âmes et des corps, * fleuves intarissables de l'Esprit, * dont les paroles ont arrosé entièrement la face de la terre, * bases de l'Eglise, théologiens au verbe d'or, * intercédez auprès du Christ, demandez-lui * d'envoyer à nos âmes la grâce du salut.

Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.


Réjouis-toi, Triade des Pontifes sacrés, * soleil du firmament terrestre, * rayons émis par la splendeur au triple éclat, * retour à la vue des cœurs enténébrés, * suaves et splendides fleurs du Paradis, * Chrysostome, Grégoire et Basile le Grand, * écritoire de l'Esprit, tables gravées par notre Dieu, * mamelles d'où jaillit le lait du salut; * vous, les joyaux de la sagesse, intercédez auprès du Christ, * demandez-lui * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Gloire au Père, t. 5
Faisons retentir, comme en l'éclat du cor, * les accents de nos cantiques festifs, * exultons d'allégresse en la célébration universelle de nos Docteurs. * Rois et princes, accourez pour chanter * les trois Hiérarques, ces fleuves géants * d'où jaillissent les ondes superbes des enseignements, les flots vivants de l'Esprit. * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrons * les trois Pontifes de la sainte Trinité, * philosophes, les Sages, prêtres, les Pasteurs, * pécheurs, nos fervents défenseurs, * pauvres, nos bailleurs de trésors, * affligés, nos chaleureux consolateurs, * voyageurs, nos compagnons de chemin, * navigateurs, nos timoniers, * nous tous, les divins Archevêques dont la prévenance nous réchauffe en tout lieu; * faisons donc leur éloge en disant: * saints Docteurs, empressez-vous * de soustraire les fidèles aux occasions de chute en cette vie * et de nous épargner toute peine en l'au-delà.

Maintenant ...
Faisons retentir le concert de nos chants, * car la Vierge Mère, la souveraine de l'univers, * du haut du ciel couronne de bénédictions les chantres de son nom. * Rois et princes, accourez pour acclamer * par des hymnes la Mère du Roi * qui voulut dans son amour sauver de la mort les captifs de jadis. * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrez * la Mère tout-immaculée * qui mit au monde le bon Pasteur. * C'est elle, le chandelier tout doré, * la Nuée porteuse de clarté, * qui surpasse en dignité les Chérubins, * l'arche vivante, le trône de feu du Seigneur, * l'urne d'or où la manne est conservée, * la table où fut inscrit le Verbe de vie; * disons donc les louanges de la Mère de Dieu, * invoquant de la sorte le Refuge des chrétiens: * Palais du Verbe, accorde à tes humbles serviteurs le royaume des cieux, * car rien n'est impossible à ta divine médiation.


Tropaire, t. 1
Aux trois immenses luminaires du triple Soleil divin, * qui ont embrasé le monde sous les rayons de leurs divins enseignements, * aux fleuves mellifères de la Sagesse, qui ont irrigué * sous les flots de la divine connaissance l'entière création: * Basile le Grand, Grégoire le Théologien * et l'illustre Jean au verbe d'or, * nous tous, les amants de leurs paroles, réunis, * chantons des hymnes en leur honneur, * car ils ne cessent d'intercéder pour nous * auprès de la sainte Trinité.

ou bien:
t. 4
Imitateurs des Apôtres en leur genre de vie, * Docteurs œcuméniques, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu' il accorde à nos âmes la grâce du salut.


COMPLIES

Office du saint hiéromartyr Hippolyte, pape de Rome. Canon du moine Jean.

Ode 1, t. 4
« A la mer il a jeté * les chars de Pharaon * et toute son armée, * le Puissant dans les combats; * chantons-lui un chant nouveau, * car il s'est couvert de gloire. »

Venez, acclamons le Pontife martyr * avec des cantiques appropriés, * nous qui le voyons * brillamment resplendir de grâces * en la divine clarté * et glorifions sans cesse le Christ.

Au pastorat mystique * promu au nom du Christ, * à son imitation * affrontant noblement le danger, * Père saint, tu offris ta vie * et fus orné d'une double couronne.

Par divine disposition * ayant reçu l'onction * de l'ordre épiscopal * avec l'huile d'exultation, * Hippolyte, tu fus aussi marqué * par le sceau du martyre en ton sang.

Sur la montagne du Sinaï * Moïse a contemplé * le buisson non consumé, * ô Vierge, te représentant, * puisque, sans brûler au feu divin, * tu enfantas notre Dieu.


Ode 3
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »

Tu fis paître les brebis mystiques * et fus immolé pour elles comme un agneau, * imitant l'Agneau de Dieu, * le suprême Pasteur de l'univers.

De lait spirituel * tu abreuvas tes ouailles par inspiration divine, * Hippolyte, et joyeusement * tu bus ton calice de témoin du Christ.

Conduisant un groupe de Martyrs, * tu allas témoigner pour la foi, * glorifiant comme un seul Dieu * le Père, le Fils et l'Esprit.

Réjouis-toi, ô Mère inépousée * qui logeas dans ton sein le Verbe Dieu * et le mis au monde dans la chair * comme Dieu et homme à la fois.


Cathisme, t. 1
Pour le monde tu fus un flambeau toujours allumé, * éclairant de tes divines paroles nos cœurs, * Hippolyte, pontife saint; * aussi nous célébrons en ce jour * dans la joie ta mémoire sacrée * et fidèlement te glorifions.


Ode 4
« Le Prophète annonçant d'avance ta parousie, * ta venue sur terre, ô Christ notre Dieu, * dans l'allégresse s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Divine chaîne où sont tressées tes vertus! * Hippolyte, comme Pasteur et Martyr * tu fus honoré par notre Dieu, * en qui tu exultes de joie.

Tu surpassas l'offrande d'Abel, * car tu offris à Dieu des agneaux spirituels * et de ton propre sang pour le Seigneur * tu fis une joyeuse libation.

Sous le souffle de l'Esprit ayant chassé * la discordante des hérétiques perversité, * tu devins un excellent pontife et martyr, * Bienheureux, par amour du Seigneur.

Lorsque les Anges virent le Fils de Dieu, * Vierge pure, sortir de ton sein, * dans l'allégresse, notre Dame, ils t'ont dit: * Gloire à ton enfantement.


Ode 5
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Tu as intimement uni * le martyre et l'épiscopat, * Hippolyte, et brillas doublement de leurs grâces.

Comme les pierreries sont remarquables sur l'or, * Hippolyte, ainsi l'éclat * de ton martyre sur ton épiscopat.

Avec foi tu réfutas les fables des païens, * ô le meilleur des Martyrs, * et l'égarement de la synagogue, par grâce de Dieu.

Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Au Sauveur tu as offert * un sacrifice de louange dans l'assemblée des Saints * en tant que médiateur * entre les hommes et Dieu * et tu lui remis de tout cœur ton âme par ton sang.

Tu as reçu de Dieu, Pontife martyr, * une multitude de grâces par l'Esprit * qui ouvrit divinement tes lèvres * et tu t'offris à lui * dans l'action de grâces par ta mort.

Qu'il est divin, ô Christ, * le chœur de tes Martyrs * qui déjà comme présents * savourent les biens dont ils espèrent jouir * et jugent la mort plus douce que la vie!

Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! * une Vierge dans son sein * a conçu sans épousailles, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.


Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Des clartés du martyre et du pontificat * tu illumines, Hiéromartyr, * ceux qui célèbrent ta mémoire en disant au Christ: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Voyant s'approcher de toi * le combat sacré du martyre que * tu connaissais déjà d'avance, Père saint, * tu crias joyeusement: Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Supportant patiemment les supplices * en martyr enflammé d'amour divin, * Hippolyte s'écria avec courage: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Toi qui, sans semence, dans ton sein * reçus merveilleusement le Dieu immuable * descendu par amour chez les hommes, * Souveraine très-digne de nos chants, nous t'acclamons * comme il se doit, en Mère de Dieu.


Ode 8
« Celui qui sous l'aspect d'un Ange se fit voir * à ses chantres dans la fournaise de feu, * louez-le, jeunes gens, c'est le Christ notre Dieu, * et vous, prêtres, bénissez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Sacrifice splendide et opulent! * le bon Pasteur comme brebis * est offert au Christ, tandis qu'il s'écrie: * Vous les prêtres, bénissez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Resplendissant de sa couronne de martyr, * sur ton Eglise, ô Christ, le Pontife s'est levé comme un astre * s'écriant joyeusement: * Jeunes gens, louez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Après la sentence le condamnant à mort * en athlète du Christ * Hippolyte s'écria dans l'allégresse: * Jeunes gens, bénissez le Christ, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Celle qui ineffablement sans semence * conçut puis enfanta pour l'univers * son allégresse, le Christ notre Dieu, * jeunes gens, bénissez-la, * peuple, exalte-la dans tous les siècles.


Ode 9
« Virginal fut ton enfantement: * Dieu s'avance hors de ton sein, * il se montre porteur de notre chair * et sur terre avec les hommes il a vécu; * c'est pourquoi, Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Comme illustre Pontife et Martyr * c'est d'une double splendeur * que tu as illuminé l'Eglise du Christ * et tu réjouis les cœurs de tes chantres; * à juste titre, nous tous, nous te disons bienheureux.

Ayant fait jaillir la source de tes enseignements, * saint Pontife, pour l'Eglise du Christ, * tu as offert à Dieu * comme flots d'un fleuve ton sang de martyr; * à juste titre, nous tous, nous te disons bienheureux.

Comme théologien tu enseignas * l'adoration du Dieu unique en la Trinité, * auteur de l'entière création, * de l’univers visible et invisible, * et tu fus orné de la couronne des Martyrs.

Un Ange resplendissant survint devant toi * et tu l'éclairas en retour * de l'éblouissante splendeur de ta virginité, * au point qu'il oublia sa propre gloire et t'adressa * dans la crainte sa joyeuse salutation.


Stichères, t. 1
Ayant reçu, Père saint,* la grâce du sacerdoce, tu éclairas * tous les fidèles par tes divins enseignements * et nous expliquas, Hippolyte, par tes sages écrits * le contenu des divines prophéties.

Couronné comme divin confesseur de la foi * et par le sang que tu versas * ayant bariolé l'ornement de ton sacerdoce, * tu parus, bienheureux Hippolyte, dans tout l'éclat de ta beauté * devant le Roi, ton Maître et Créateur.

Gloire au Père …
Grâce au crédit que tu possèdes maintenant, * bienheureux Père, auprès du Christ notre Sauveur, * sauve du péril tous les fidèles te vénérant, * délivre-les des passions, du péché, des épreuves, de tout malheur, * par tes prières agréées du Seigneur.

Maintenant ...
Avec la houlette de ta protection, * pure Mère de Dieu, * chasse de ma pauvre âme les passions bestiales * pour me guider paisiblement vers la vie, * en m'agrégeant au saint troupeau de tes ouailles choisies.
Dernière édition par Monique le Ven 11 Jan 2008 13:07, édité 1 fois.
Monique
 
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30 janvier (suite)

Messagepar Monique » Lun 14 Jan 2008 11:55

30 janvier (suite)

MATINES

Cathisme I, t. 4
Brillants flambeaux de l'Eglise du Christ, * vous avez illuminé le monde de vos enseignements, * consumant les hérésies de tous les mal-pensants, * éteignant les blasphèmes, ces mélanges flagrants; * Hiérarques du Christ, intercédez pour notre salut.

Vierge toute-digne de nos chants, * Mère du Christ notre Dieu, * Marie, divine Epouse inépousée, * secours des fidèles, délivre de tout péril * et de toute inquiétude, notre Dame, tous ceux * qui, pleins d'amour et de foi, * se réfugient sous ta protection, ô Mère de Dieu.


Cathisme II, t. 4
En la prairie des Ecritures sacrées * comme abeilles vous avez soigneusement butiné * les plus belles fleurs pour offrir aux croyants * pour leur régal le miel de vos enseignements; * jouissant d'une telle douceur, * chacun s'écrie dans l'allégresse: * Même après votre mort * vous voici de nouveau présents parmi ceux * qui célèbrent votre mémoire, Bienheureux.

Secoué par la houle des passions, * ô Vierge, je t'invoque ardemment. * Ne m'abandonne pas sans secours, * toi qui as enfanté le Seigneur si riche en pitié; * je n'ai nulle autre espérance qu'en toi, * ne laisse pas l'Ennemi se rire de mon espoir; * tu as tout pouvoir en tant que Mère de Dieu.


Après le Polyéléos:

Mégalynaire
Nous vous magnifions, * Pontifes Basile, Grégoire et Jean, * célébrant votre mémoire sacrée, * car vous intercédez pour nous * auprès du Christ notre Dieu.

Versets 1: Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers. 2: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence. 3: J'ai annoncé la justice du Seigneur dans la grande assemblée. 4: Et ma langue redira ta justice, ta louange tout le jour. 5: La bouche du juste murmure la sagesse, et sa langue proclame la justice. 6: Heureux les habitants de ta maison, ils te louent dans les siècles des siècles.


Cathisme, t. 4
Les sages Docteurs de l'univers * qui glorifièrent le Seigneur * par leurs œuvres et leurs paroles ici-bas * soient magnifiés en ce jour * comme ceux qui nous procurent le salut.

Gloire au Père ...
L'Eglise fête en ce jour * l'auguste solennité des trois Docteurs, * car ils l'ont affermie par leurs divins enseignements.

Maintenant ...
Protectrice invincible des affligés, * ardente sauvegarde de qui place en toi son espoir, * sauve-moi du péril, car tu es le secours de l'univers.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Tes prêtres se revêtent de justice, et tes fidèles jubilent de joie. Verset: Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l'intelligence.

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières des saints Docteurs ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, Ô Dieu ...
t. 6
L a grâce fut répandue sur vos lèvres, * vénérables Pères, et vous êtes devenus * les pasteurs de l'Eglise du Christ, * enseignant aux brebis spirituelles * la foi en l'unique divinité * de la Trinité consubstantielle.


Canon de la Mère de Dieu (t. 2), avec l'acrostiche: Ô Vierge, sauve qui se réfugie vers toi; puis les canons des Saints: le premier (même ton), avec l'acrostiche: La Clarté aux trois feux alluma trois soleils; le second (t. 8), comme les deux canons précédents, œuvre de Jean d'Euchaïtes. Catavasies de l'Hypapante.

Ode l, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »

Je te confesse hautement en ma piété * comme la Mère de mon Dieu: * veuille sauver des noirs dangers, * de tout mal et de toute transgression, * Vierge pure, mon âme et mon corps.

En toi nous voyons dans son immensité * l'océan de grâces * d'où jaillit notre salut, * lorsque de tout cœur nous accourons, * Mère de Dieu, sous ta divine protection.

Implore pour nous qui te chantons * celui qui s'incarna, * Vierge pure, de ton sein immaculé, * afin qu'il nous délivre du péché * et des cruelles maladies.

En toi, nous les fidèles, nous avons * notre commune fierté, * notre secours et notre appui, * notre allégresse et le salut de nos âmes, * Pleine de grâce, notre espoir et protection.

*

De quelle récompense digne d'eux * pourrions-nous récompenser, * nous les hommes, nos bienfaiteurs * qui nous ont pris par la main * pour nous guider vers le bien?

Que la langue des orateurs, * leur science et tout leur art, * la force de leur éloquence maintenant * s'emploient uniquement * à rendre honneur à ceux qui nous ont honorés!

Sur terre ces esprits célestes n'ont souffert * de posséder en propre quoi que ce fût, * mais se montrèrent les gardiens, * les défenseurs du bien commun: * qu'ils agréent en commun nos hymnes à présent!

Toute-pure, c'est le point d'honneur commun * de notre nature que nous glorifions en toi, * nous tous, en ne formant * qu'une bouche pour te consacrer * la symphonie de nos voix en parfait accord.

t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Ce que j'entreprends ici * ne peut réussir uniquement * avec l'application humaine, * mais que la Sagesse trônant, * Ami des hommes, près de toi * vienne à mon aide en m'accordant * la grâce de l'éloquence pour me permettre de glorifier * ceux qu'elle a déjà comblés d'une gloire méritée!

Comme une coupe débordante, * Seigneur, ta bonté * et le riche trésor de ton amour * en leur surabondance ont abouti * à faire qu'en la chair * semblables aux Anges soient devenus * ceux que voilà proposés * à nos éloges maintenant.

A ces hommes célestes il convenait * que leur vînt aussi la louange du ciel; * l'hymne des Anges s'adapte parfaitement * à ceux qu'a déifiés * leur communion au divin, * puisqu'en eux-mêmes ils possédaient * la parole et la vie * de celui qui est l'unique vrai Dieu par nature.

L'accompagnant d'éloges, * c'est la mémoire des Justes * que célèbre la divine assemblée; * avec eux la Mère de Dieu * est justement glorifiée * comme leur couronnement, * elle qui occupe tous les rangs, * du premier à l'ultime en passant par le milieu, * et prend sa part en la louange de chacun.

« Jadis le soleil atteignit * la terre ferme enfantée par l'océan; * comme en deux remparts l'eau se figea de chaque part * en faveur du peuple cheminant et psalmodiant pour Dieu: * Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert de gloire. »


Ode 3, t. 2
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui fis disparaître le péché sur la croix, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »

Par tes prières auprès du Dieu que tu conçus * rends-le propice envers ceux qui t'invoquent, suppliants, * les fidèles qui accourent sous ta protection, * ô Vierge, et se prosternent devant ton Fils.

Exauce, ô Vierge, les supplications * de mon âme troublée par les dangers mortels: * Vierge toute-digne de nos chants, * donne-lui la paix et sauve-la.

Ô Vierge, prends les rênes de ma vie, * toi qui es pour moi espoir et protection; * délivre-moi des tentations * et de tout danger, sainte Epouse de Dieu.

La Sagesse de Dieu hypostasiée, * tu l'as portée dans tes bras, sainte Mère du Seigneur: * de l'ignorance et de l'égarement * supplie-la de nous sauver, nous qui te chantons.

*

« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »

Le grand clairon de l'Eglise, le chandelier * illuminant tout l'univers, * le héraut dont la voix retentit * jusqu'aux limites du monde tout alentour, * Basile le Grand, convoque cette assemblée.

Brillant par ses œuvres et par sa vie, * par sa parole et ses enseignements, * surpassant en tout par son éclat tous les astres comme un soleil, * le Théologien si digne de nos chants, * en ce jour nous le disons bienheureux.

La lumière du monde apparaît sur terre, * le sel de la terre donne au monde sa saveur, * l'arbre de vie porte les fruits de l'immortalité: * c'est le saint Pontife au verbe d'or; * pour ne pas mourir, venez jouir de ces biens.

Celui qui a tout créé du non-être * à chaque être donne la nature lui convenant, * mais il sait aussi, lorsqu'il le veut, * échanger les natures données, au point que l'on apprend * qu'une Vierge enfante: merveille, vraiment!

t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Acclamons de brillante façon * ces brillants maîtres de vie * qui nous ont donné l'exemple par leurs paroles et leurs actions, * prenant soin des âmes et réformant les mœurs * au point de devenir pour nous tous des sauveurs.

Basile fut comblé de science par l'Esprit de Dieu; * Grégoire posséda l'une des langues de feu: * la sublime éloquence fut le feu qu'il respirait; * quant à la bouche du Christ, * c'est par Jean Chrysostome qu'elle s'est exprimée.

La « folie » de la divine prédication * a fait passer sous son joug * la sagesse de ce siècle manifestement abolie, * qui lui rend désormais un culte en servante; * quant aux rhéteurs, la grâce en fit de sages prédicateurs.

Celui qui demeura dans le sein virginal * a converti en demeures pour lui * les âmes des Saints porteurs de Dieu * et par leur bouche nous explique * les mystères concernant la Vierge, sa Mère immaculée.

« Soutien de ceux dont l'espoir repose en toi, * affermis ton Eglise, Seigneur, * que tu as acquise au prix de ton sang. »


Cathisme, t. 8
Nous qui jouissons de leur grâce, de leurs paroles et de leurs biens, * unissons nos voix pour acclamer * ces infrangibles tours de l'Eglise, ces brillants luminaires géants, * le sage Chrysostome, Basile le Grand et Grégoire l'illustre Théologien; * écrions-nous de tout cœur à leur adresse, disant: * Hiérarques de triple grandeur, intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour votre mémoire sacrée.

Ayant reçu de Dieu la sagesse comme trois nouveaux Apôtres du Christ, * au raisonnement de la science vous avez lié la doctrine que tout d'abord * par les simples paroles de la connaissance avaient exposée * dans la puissance de l'Esprit les pêcheurs de Galilée; * car il fallait que notre simple adoration * reçût de vous, vénérables Pontifes, son développement; * c'est pourquoi tous ensemble nous vous disons: * intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour votre mémoire sacrée.

Vierge toute-pure, vois mon âme misérable et naufragée, * sans gouvernail en la tempête de la vie et la fureur des tentations, * submergée visiblement par le fardeau de ses péchés * et risquant de sombrer jusqu'au fond de l'Enfer; * hâte-toi, Mère de Dieu, par ta chaleureuse intercession * sauve-la, toi qui procures le havre de paix, * afin que je puisse te crier dans la foi: * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es mon espoir et je suis ton serviteur.


Ode 4, t. 2
« Seigneur, j'ai perçu * le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, * seul Ami des hommes. »

Des blessures dont mon âme est vulnérée * et des maladies dont mon corps est accablé, * notre Dame, accorde-moi la guérison, * toi qui mis au monde notre Dieu.

Agité par les passions et les pensées, * ballotté par la tempête de la vie, * Vierge sainte, je te prie: * affermis mon cœur en l'espérance et la foi.
Sauve-moi des périls m'environnant, * de la fureur des flots, de toutes sortes de dangers, * Mère de Dieu, par ton intercession, * seule toute-digne de nos chants.

Ô Vierge, veuille m'arracher * aux vagues déchaînées en l'océan de cette vie; * montre-moi la route qui conduit * vers ton havre de paix.

*

« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ayant puisé à la sagesse d'ici-bas, * en la sagesse de Dieu * vous avez trouvé la bonne direction, * illustres Pontifes, et comme une servante * vous la lui avez soumise sagement.

Amis de la sagesse, si vraiment * vous aimez les Sages, soyez-le à votre tour, * et formez-vous à l'éloquence, * vous tous qui admirez leurs discours, * puis exercez-vous dans la rigueur de l'action et de la contemplation.

Comme pluie tardive en ces temps ultimes * le précoce Créateur des siècles et des eaux, * Toute-pure, s'est coulé dans ton sein * pour rafraîchir en temps opportun * ceux qui avaient fait défection.

t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

Colonne de feu guidant le peuple croyant * et brûlant les ennemis, * mais sauvant les foules le suivant, * tel fut Basile le Grand; * que prenne courage et soit victorieuse * l'Eglise du Christ * possédant comme trésor un si grand défenseur!

Grégoire, ta parole * fut délices pour la langue et charme pour l'ouïe, * manne de vie, rosée de nectar, * miel issu du rocher, * pain des Anges venu du ciel, * invitant à se rassasier de sa douceur * et comblant les convives de plaisir.

Le fleuve des charismes spirituels * s'est rempli jusqu'à déborder * et de sa bouche d'or * comme torrent de délices * il abreuve la bonne face de la terre, * comblant de joie et d'opulence toute la cité du Christ * par la vigueur de ses flots divins.

Notre Dame, en ton Fils * les trois Pères théophores * qui exposèrent la doctrine ont confessé * la nature divine supportant de passer du simple au composé, * mais trop haute pour subir la confusion, * tout en lui reconnaissant * deux natures, deux volontés, deux énergies.

« Ô Christ, tu as couvert les cieux de ton renom, * de ta louange fut rempli l'univers, * car tu sortis de la Mère immaculée * comme de l'arche de ta sainteté, * et comme un enfant que l'on porte sur le bras * tu as paru dans le Temple de ta gloire. »


Ode 5, t. 2
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »

L'arme invincible, nous la possédons * contre les diverses tentations, * et nous sommes délivrés * des insultes de nos ennemis, * nous qui te savons la Mère de Dieu.

Celui qui accomplit la Loi, tu l'enfantas, * le Fils unique de Dieu * qui s'est incarné de toi: * implore-le pour tes fidèles, * toi qui surpasses en dignité les Chérubins.

Vierge sainte qui portes dans tes bras * le Créateur de l'univers, * rends-le propice à notre égard * par tes prières, pour qu'il sauve * ceux qui de tout cœur se réfugient près de toi.

Dans l'angoisse et la détresse de mon cœur * c'est vers toi que je prie, * puisque tu as enfanté seule * le Verbe, source de miséricorde: * prends pitié de moi et sauve-moi.

*

« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * je veille devant toi, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »

Seigneur ami des hommes, tu as donné * à tes saints Pontifes de boire entièrement * la source de tes grâces qui, se vidant, ne tarit pas, * mais abreuve le monde entier * des flots divins qui coulent de leur sein.

Que sont pour moi la gloire et les trésors, * la puissance et l'or? fumée qu'absorbe l'air! * Que tout passe et que le vent l'emporte! * Le seul trésor qui me tienne à cœur, * c'est la triade éloquente des Docteurs.

D'un fleuve coulent l'ambroisie et le nectar, * nourriture immortelle pour les affamés, * breuvage incorruptible pour qui a soif, * eau vive dans les siècles gardant en vie qui en boit; * tous, rassasiez-vous de la surabondance de la vie.

Contre nous le mal usa de son pouvoir, * mais non jusqu'à la fin, car il s'affaiblit * lorsque la Vierge enfanta le Tout-puissant * qui assuma la faiblesse de la chair * et mit à mort la puissance du mal.

t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Les sages connaisseurs * des choses divines et humaines * qui nous ont expliqué en amis de la vérité * la nature des êtres et de plus près * fait connaître le Créateur de l'univers, * comme il est juste, offrons-leur nos chants d'action de grâces en retour.

L'amertume, l'acerbité * des remèdes procurant le salut, * les divins guérisseurs des âmes l'ont adoucie * par leurs sages incantations, * par l'art et la grâce de leurs discours; * savourez leur charme, vous tous fidèles, et vous serez sauvés.

Toute parole s'efface, * lorsque les divins prédicateurs parlent de Dieu, * et sur l'ancien Testament * l'emporte le nouveau, suscitant * les saints écrits de ces législateurs * sur lesquels se règle l'assemblée des croyants.

La nature mortelle a surpassé * l'immortelle en sainteté: * la Vierge a devancé les incorporels * en enfantant le Dieu * qui règne sur les Anges et vers lequel * il leur est impossible de lever leur regard.

« Isaïe, voyant en image sur le trône élevé * le Dieu de gloire escorté par les Anges, s'écria: * Je suis perdu, car j'ai vu le Dieu incarné, * lumière sans déclin et vrai prince de paix. »


Ode 6, t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Te connaissant comme le havre de salut * et naviguant sur cette vie toute pleine de soucis, * je t'invoque, ô notre Dame: * prends le gouvernail de ma vie.

Pour mon malheur j'ai revêtu l'habit de ma folie: * Mère toujours-vierge qui mis au monde notre Dieu, * donne-moi plutôt la tunique de joie.

Pour ma paresse je suis banni de la cité des saints; * mais toi, Vierge bénie, ramène-moi là-haut, * suivant les prescriptions de ton Fils.

Rends-moi digne de ta divine compassion, * toi qui enfantas le Seigneur compatissant * dont le sang nous a sauvés de la mort.

*

« L'abîme sans fond de mes péchés * m'encercle, mais toi, Seigneur, * comme le prophète Jonas, * à la fosse arrache ma vie. »

Formant une triade à vous trois, * en la Trinité vous avez affirmé ensemble * que le Verbe est né du Père inengendré * et que de lui seul procède l'Esprit saint.

En ce jour brille le salut pour cette maison, * puisque par honneur pour les deux ou trois * réunis en son nom * le Christ est présent au milieu d'eux.

Infini est l'abîme séparant * la terre et la hauteur du ciel, * mais de terre l’amour céleste * éleva les Saints bien au-delà des cieux.

Comme source nouvelle des mystères et leur commencement * te retenant, ô Vierge, les trois Théologiens * sur de nouvelles bases * ont merveilleusement harmonisé leurs discours.

t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Nous avons appris à proclamer divine et à chanter * en la Triade l'Unité, * en la Monade la Trinité, * et les Pères nous ont enseigné l'adoration * d'une seule nature en trois personnes.

Auprès du Père, au commencement, * était le Verbe coéternel, * avec le Verbe, l'Esprit divin de même éternité, * unique, consubstantielle, co-naturelle Divinité, * comme l'ont dit les divins Prédicateurs.

J'assemble et je distingue * ce qui peut être en son ensemble distingué; * je conçois l'indivisible unité * et contemple les trois personnes, recevant * des trois saints Docteurs ma conviction de croire ainsi.

Sans mère avant la chair, * sans père après l'incarnation * est le Fils du Père et de la Mère, qu'on appelle ainsi; * deux filiations qui dépassent l'entendement, * car à Dieu conviennent les merveilles dépassant l'ordre commun.

« Le Vieillard, contemplant de ses yeux * le salut que pour les peuples tu préparais, * s'écria: Ô Christ, tu es mon Dieu. »


Kondakion, t. 2
Seigneur, tu as offert le repos, la jouissance de tes biens * aux prédicateurs sacrés du message divin, l'élite des Docteurs; * à tout holocauste, en effet, * c'est leurs peines et leurs épreuves que tu as préférées, * toi qui seul procures la gloire à tes Saints.

Ikos
Qui donc serait capable * d'ouvrir dignement la bouche et de remuer ses lèvres en l'honneur * de ceux dont la bouche souffla le feu * par la puissance du Verbe et de l'Esprit? * Cependant j'ose entreprendre un tel discours, * car les trois Hiérarques ont surpassé * l'entière nature humaine par la grandeur * et le nombre de leurs dons, * devançant dans l'action et la divine contemplation * ceux qui ont excellé en l'une et l'autre; * aussi tu les comblas des plus grandes récompenses * comme fidèles serviteurs, * toi qui seul procures la gloire à tes Saints.

Synaxaire
Le 30 Janvier, mémoire de nos Pères dans les Saints, les Docteurs universels et Hiérarques Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome.
Trois astres: il était juste qu'on les assemblât:
leur vie a fait briller lumière au triple éclat.
Commun sera l'éloge qu'il faut que je fasse
pour ceux qui ont offert à tous la même grâce.
Une seule hirondelle ne fait le printemps;
le printemps de nos âmes: trois saints concertants.
La Trinité rayonne sur l'intelligible,
ce trio resplendit sur le monde visible.
Le culte du vrai Dieu, les anciens l'ont détruit:
leur Lune et leur Soleil n'ont engendré que nuit.
Admirant leur splendeur avec trop grande hâte,
ils leur ont décerné leur flamme renégate.
Mais par ces trois flambeaux leur brasier fut éteint,
ils nous ont ramenés au vrai culte divin.
La beauté de leur vie et leur sainte éloquence
nous ont fait adorer l'unique Providence.
Le feu ainsi que l'eau, la terre comme l'air
constituent le créé devant nos yeux de chair;
mais eux, réunissant le grand et vaste monde
et notre foi en Dieu, pour qu'en tous deux se fonde
la création nouvelle, ont par contre imité
en leurs trois éléments l'unique Trinité.
Des choses de la terre ils n'ont eu nulle cure,
et nul esprit terrestre en leur littérature.
Le verbe de Grégoire est un souffle de feu:
nous faire tous courir vers le haut, c'est son vœu.
A ceux que décourage une passion malsaine
le verbe de Basile fait reprendre haleine.
Imitant le débit des eaux d'un fleuve, encor,
le seul qui eut le cœur comme la bouche d'or
rafraîchit qui reçoit des passions la brûlure.
Ainsi par leurs paroles l'humaine nature
des bas-fonds est portée au sommet nonpareil;
Le trente, resplendisse leur triple soleil!
Ce même jour, Passion du saint hiéromartyr Hippolyte, pape de Rome et de ses compagnons Censurin, Sabaïn, Chrysè et les autres.
Vaillamment Hippolyte plonge dans le flot
comme frappe la plaine un cheval au galop.
Censurin présenta sous le glaive sa tête
comme pierre aiguisante pour ses co-athlètes.
Les enfants des ténèbres, ces bourreaux sans cœur,
ont brûlé les entrailles de Sabin vainqueur.
Chrysè, jetée à l'eau, va, fraîchement baignée,
vers la chambre du ciel en nouvelle mariée.
Hippolyte rejoint le céleste vivier,
plongé dans l'onde amère, le trente janvier.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7, t. 2
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »

Mis en croix, celui qui a pris chair de toi, * Génitrice de Dieu, * déchire la cédule du péché; * Vierge sainte, implore-le, * pour qu'il sauve de tout mal ceux qui lui clament dans la foi: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

Souveraine, tu es notre espérance et protection * et maintenant nous te prions * d'accorder ta riche compassion * à ceux qui mettent leur espoir en toi * et clament à l'adresse de ton Fils: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

Angoissé par la ténèbre obscure de ma vie, * je n'ai trouvé personne * pour compatir à ma douleur; * dissipe donc la sombre nuit de mes péchés, * ô Vierge, et fais briller ton jour sur ceux qui psalmodient: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

Hélas! j'ai souillé dans ma légèreté * le bel habit de salut * que j'ai reçu au Baptême; * accourant vers toi, ô Vierge immaculée, * je demande de pouvoir encor * revêtir la robe de sagesse, grâce à toi.

Adam, jadis déchu de la vie immortelle, * retrouve le salut * grâce à ton Enfantement: * Vierge sainte, donne force à ma faiblesse, * sauve-moi et rends-moi digne de chanter: * Bénie sois-tu qui dans la chair as enfanté notre Dieu.

*

« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »

Voici qu'est vaincue et que s'enfuit * l'insoutenable audace des hérésies; * comme cire fondant en face du feu, * ainsi toute fausse doctrine, Bienheureux, * s'approchant de vos paroles au souffle brûlant.

Des païens ils écartèrent les bavardages mensongers * et pour seul maître parmi les hommes choisirent l’éloquente persuasion; sous sa conduite ayant affermi la vérité, * de la sorte c'est tout l'ensemble des croyants * qu'ils soumettent et persuadent par leurs discours.

En toi toute prophétie s'est arrêtée * et fut réalisée à l'étonnement de leurs auteurs; * des miracles plus brillants que les prophéties * elles-mêmes jaillissent de toi, ô Vierge, et révélant * la sagesse de ceux qui les ont expliquées.

t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Par leur parole et leurs œuvres * les saints Docteurs sont devenus * des colonnes de sagesse et de vertu * silencieuses ou s'exprimant, visibles et entendues, * invitant à s'écrier: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Saints Hiérarques, recevant * votre message comme éclairs jaillissants * et le merveilleux écho faisant retentir * du haut du ciel la voix de Dieu pour nous, * avec vous nous chantons et psalmodions: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

De vos langues, ces lance-pierres, partira * la grêle pour briser tout à fait * le vase fêlé des hérésies, * si jamais au milieu de vains discours * quelqu'un se hasarde à ne pas dire correctement: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Celui qui transmue les éléments, * t'ayant prise comme maison virginale, * te laissa vierge même après l'enfantement, * toute-pure Marie, Génitrice de Dieu; * avec toi, l'Immaculée, nous lui disons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

« Toi qui dans la fournaise couvris de rosée * les Jeunes Gens bénissant le Seigneur * et choisis pour demeure la Vierge immaculée, * nous te louons comme Verbe et chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »


Ode 8, t. 2
« Le Dieu qui descendit dans la fournaise * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Hélas! mon esprit est sans force: * j'ai déjà rejoint * le fond du désespoir * et je suis la proie de tant de maux, * mais toi, ô Vierge, guéris-moi, * entoure-moi de clarté salutaire.

Possédant en toi la tour de garde et le rempart, * le solide donjon, * la très sûre protection, * Vierge sainte, nous voilà sauvés, * nous tous qui célébrons ton Fils * et l'exaltons dans tous les siècles.

Mère de Dieu, nous le savons, tu es pour nous * la source limpide d'immortalité, * toi qui as conçu le Verbe * du Père saint, céleste et immortel, * car il sauve de la mort * ceux qui l'exaltent dans tous les siècles.

Tu fis jaillir * intarissablement pour nous fidèles * le flot des guérisons; * puisant à la source la grâce immortelle, * Vierge immaculée, nous célébrons ton Fils * et l'exaltons dans tous les siècles.

*

« Méprisant la statue d'or, les Jeunes Gens * trois fois heureux contemplaient * l'Icône immuable et vivante de Dieu; * au milieu des flammes ils entonnaient ce chant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »

Selon la foi nous concevons et glorifions * l'unique nature où les personnes ont même rang, * la puissance infinie de l'unique Trinité, * qui par sa transcendance gouverne l'univers; * ainsi les trois Docteurs nous ont prescrit de la glorifier; * avec eux nous l'adorons dans les siècles.

Voici réunis les trois hérauts * ayant prêché l'unité divine de la Trinité; * ayant conservé en tout son indivision à la nature divine, * indivise est l'unique gloire qu’ils ont reçue d'elle * et qui invite à l'unique louange tous ceux * qui l'exaltent dans les siècles.

Assumant notre nature, ô Vierge, et en retour * nous donnant la sienne, notre Bienfaiteur * a non pas subi mais seulement agi; * car il nous divinise, sans prendre notre corruption; * bien plus, souffrant volontairement, * par ses souffrances il fait disparaître les passions, * comme nous l'ont enseigné les trois Docteurs.

t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Ceux que Dieu a unis dans les mêmes honneurs, * que l'homme, en faisant leur éloge, ne les sépare pas! * mais, les considérant comme égaux * en leurs charismes divins, * qu'il les juge dignes également * des mêmes hymnes, en psalmodiant: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ces combattants invincibles et vigoureux * qui défendirent ensemble la Divinité, * ces avocats sans feinte de la vérité, * ayant exploré les profondeurs de l'Esprit, * en ont tiré leur pensée remarquable sur Dieu * et nous ont appris à chanter: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Deux grands luminaires dans le ciel * se succèdent l'un à l'autre pour éclairer * tout ce qui se trouve au-dessous d'eux; * mais depuis la terre, avec plus de splendeur * et dans le même temps, trois astres supergéants * brillent ensemble sur l'univers, * s'éclairant l'un l'autre et chantant d'un même chœur: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

C'est pour nous qu'eurent lieu * l'incarnation et la vénérable Passion, * pour nous que se trouva parmi les morts * le Dieu ignorant la mort puisque libre des passions, * mais dont il est dit que pour communier * à notre chair mortelle il prit sa part * de nos souffrances et de la mort; * exaltons-le dans tous les siècles.

« Jetés dans le feu ardent sans que la flamme leur fît aucun mal, * fermes dans leur piété, les Jeunes Gens * chantaient un cantique divin: * Bénissez le Seigneur, toutes les œuvres du Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »


Ode 9, t. 2
Magnifie, Ô mon âme, * la Vierge plus vénérable * que tous les Anges des cieux, * la toute-pure Mère de Dieu.

« Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »

Ô Vierge bienheureuse en Dieu, * je place avec ardeur * tout mon espoir en toi; * sauve-moi, ô Mère de la Vie, * comble-moi du bonheur éternel, * Vierge pure que je magnifie * par des hymnes avec amour et foi.

Montre-toi, ô Vierge, et fais briller * sur mon âme enténébrée * les rayons immatériels de ta clarté, * toi qui es la porte du divin Soleil; * comble-moi du bonheur éternel, * Vierge pure que je magnifie * par des hymnes avec amour et foi.

Observe de quelle maladie * sont atteints nos âmes et nos corps * ravagés par les passions; * en ta miséricorde guéris-nous, * notre Dame, affranchis-nous des noirs chagrins, * afin que tous ensemble et sans répit * par des hymnes nous te magnifiions.

Dans ton sein il est venu pour y loger, * celui qu'avant les siècles * de son sein le Père a engendré, * le Fils qui s'est fait homme comme nous * et te révéla, ô Mère de Dieu, * comme source de miracles pour tous ceux * qui glorifient ton ineffable enfantement.

*

« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »

Magnifie, ô mon âme, * parmi les saints Hiérarques * ces trois luminaires géants.

Voici, votre verger, votre troupeau, * pour lequel vous avez tant peiné, * est rassemblé dans l'unité; * vous mettant ensemble tous les trois, * il exalte par une commune célébration * votre douce réunion.

Magnifie, ô mon âme, * le chandelier aux trois lampes * qui éclaire l'Eglise du Christ.

Ce n'est pas une épée à deux tranchants * que brandit la grâce, mais à trois, * contre ses ennemis: un seul glaive forgé au ciel, * bien aiguisé sur ses trois fils * et sans cesse combattant * pour l'unique divinité au triple éclat.

Magnifie, ô mon âme, * ces purs joyaux qui ont servi * de parure à l'Eglise du Christ.

C'est dans les cieux qu'était votre cité, * illustres Saints, bien que porteurs de la chair, * et ce, en toute pureté; * maintenant que vous y demeurez tout à fait, * intercédez pour nous qui sur terre vous couronnons: * puissions-nous méditer et mettre en pratique les choses d'en-haut!

Magnifie, ô mon âme, * la Vierge plus vénérable, * plus glorieuse que les Puissances d'en-haut.

L'ampleur de tes merveilles m'enserre et me restreint, * étouffant en moi * toute parole sous leur densité; * et paradoxalement * leur abondance me prive de moyens; * aussi je glorifie celui qui t'a magnifiée à ce point.

t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement, * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

Magnifie, ô mon âme, * les trois suprêmes Pasteurs * de la divine et toute-sainte Trinité.

L'excellence de la Trinité s'est imposée, * elle a rempli l'univers de sa gloire * en allumant pour nous une autre lampe au triple feu, * les initiateurs célestes, comme son propre reflet; * par eux nous les fidèles, nous sommes guidés vers sa divine contemplation.

Magnifie, ô mon âme, * les trois grands luminaires * recevant la lumière du triple Soleil.

Parmi ces trois, point de second: * chacun reçoit la préséance, * comme s'il était le premier pour l'avoir emporté sur ses pairs, * bien mieux, faisant sienne la victoire des autres joyeusement, * car là, point de place pour l'envie gâtant l'accord des esprits.

A la place de: Gloire au Père..
Magnifie, ô mon âme, * le Dieu en trois personnes, * l'indivisible majesté.

La Foi, ayant fait des Pères ses fils premiers-nés, * fait naître par eux des enfants de bon aloi * que l'Esprit de vie qui s'est exprimé par eux rend parfaits; * en outre elle réclame la sauvegarde perpétuelle de la paix, * cet héritage que les Pères lui ont légué.

A la place de: Maintenant ...
Magnifie, ô mon âme, * la Toute-vénérable, * la Reine des Anges.

L'élite des sages Docteurs a proclamé * comme Fils du Dieu vivant ton propre Fils, * Mère de Dieu, l'ayant appris non de la chair ni du sang, * mais par révélation du Père; c'est pourquoi, * enseignant que tu es Vierge et Mère, elle magnifia ta divine maternité.

Sainte Mère de Dieu, * espérance de tous les chrétiens, * garde sous ta constante protection * ceux qui placent en toi leur espérance.

« Dans l'ombre et l'écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré: * Tout enfant mâle qui ouvre le sein * doit être consacré au Seigneur! * Fils premier-né, Verbe du Père éternel, * et premier-né d'une Mère vierge, nous te magnifions. »


Exapostilaire (t. 3)
Ces porteurs de lumière, ces éclairs rayonnants, * les trois Hiérarques, Basile le Grand, * Grégoire le Théologien et la Bouche d'or que fut Jean, * tous ensemble acclamons-les par nos hymnes.

Divinité dont les personnes sont unies, * Père, Fils et saint Esprit, * de ta gloire puissé-je ne pas être sevré, * grâce à l'intercession de tes Saints, * Basile, Grégoire et Jean, * et par les prières de la pure Mère de Dieu.

Citadelle couverte d'or, * ville aux douze remparts, * trône baigné par le Soleil * et siège du grand Roi, * merveille impossible à saisir, * comment tu allaites le Seigneur?


Laudes, t. 2
De quels éloges couronner les saints Docteurs? * Bien que séparés par leurs corps, * ils ne firent qu'un en l'Esprit; * en eux les Pères théophores ont leurs chefs, * la Trinité, des serviteurs en nombre égal, * l'univers, des flambeaux resplendissants, * l'Eglise, ses piliers * auxquels décerne la glorieuse couronne des vainqueurs * le Christ notre Dieu, qui nous accorde la grâce du salut.

De quelles fleurs d'hymnographie * couronner les Pères porteurs-de-Dieu? * Ils sont les initiés célestes, * les hérauts de la vraie foi, * les théologiens les plus purs: * ce sont le pontife Basile le Grand, * Grégoire le divin Théologien * et l'illustre saint Jean, * l'orateur aux lèvres d'or; * la Trinité, le Seigneur, * qui nous accorde la grâce du salut les glorifia dignement.

De quels éloges louanger * les Pontifes sacrés? * Par la grâce ils furent égaux aux Apôtres * et pour leurs charismes ont reçu même honneur; * ils sont les destructeurs de l'impiété, * par leurs œuvres et leurs discours * ils sont nos guides, nos sauveurs, * Pasteurs ayant imité le Christ en leur foi, * Anges terrestres, hommes du ciel; * aussi, le Seigneur de gloire, le Christ, * qui nous accorde la grâce du salut * les a comblés de grands honneurs.

De quels éloges couronner, * avec Basile, Grégoire et Jean? * Ce sont les purs instruments de l'Esprit, * les fermes défenseurs de la foi, * les colonnes de l'Eglise, le soutien des croyants, * pour tout pécheur la consolation, * les sources faisant jaillir les ondes où nous puisons * pour réjouir nos âmes, en demandant * le pardon de nos fautes et la grâce du salut.

Gloire au Père ...
En ce jour les âmes des mortels * s'élèvent au-dessus des pensées terrestres; * en ce jour ils deviennent célestes en mémoire des Saints; * les portes du ciel en effet * s'ouvrent et nous font connaître ce qui concerne le Seigneur; * les paroles en rendent compte, et par les langues ses merveilles sont chantées; * et nous, nous crions pour le Sauveur: * Gloire à toi, ô Christ notre Dieu, * car la paix fut accordée par eux aux fidèles.

Maintenant ...
En ce jour le Christ est porté au Temple comme un enfant, * en ce jour vient en sujet de la Loi * celui qui l'a donnée à Moïse jadis; * les chœurs des Anges sont stupéfaits * de voir porté dans les bras d'un Vieillard * celui qui embrasse l'univers; * quant à Siméon, il s'écrie * plein de joie et de respect: * Maintenant, Sauveur, laisse-moi * m'en aller de cette vie, qui passe et disparaît, * à la condition éternelle; * car je t'ai vu et me suis réjoui.

Ou bien: Gloire au Père, t. 6: Serviteurs bons et fidèles, c'est bien ... Maintenant ... Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité ... Voir plus haut, aux Petites Vêpres.

Grande Doxologie Tropaire. Litanies et Congé.

Si ce jour tombe le dimanche du Publicain, du Prodigue ou de Carnaval:
Le samedi soir à Vêpres, Lucernaire: 3 stichères dominicaux du ton, 3 du Triode et 4 des Saints (Carnaval: 3 du ton, 4 du Tr., 3 des Sts). Gloire: du Triode. Maintenant: Dogmatique du ton. Prokimenon du jour et les 3 lectures des Saints. Apostiches du dimanche, Gloire: des Saints, Maintenant: du Triode. Tropaire du dimanche, des Saints et le théotokion de même ton (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire des Saints).
A Matines: tropaire du dimanche (2 fois), tropaire des Saints et théotokion de même ton. Cathismes du dimanche. Après les psaumes du Polyéléos (les dimanches du Prodigue et de Carnaval, on ajoute le Ps. 136 Près des fleuves de Babylone, qui est cependant omis dans certaines églises à cause du Mégalynaire des Saint)s. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de la Résurrection. Canons du ton (4), de la Mère de Dieu (2), du Triode (4) et des Saints (4) (Carnaval: ton: 4, Tr: 6, Sts: 4). Catavasies de l'Hypapante. Après la 3e ode: Kondakion et Ikos des Saints, Cathismes des Saints et du Triode. Après la 6e ode, Kondakion et Ikos du Triode. A la 9e ode on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche, des Saints et du Triode. A Laudes, 4 stichères dominicaux du ton et 4 des Saints. Gloire: du Triode. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe le samedi des Défunts:
L'office des Trois Hiérarques est anticipé le vendredi.
Si ce jour tombe le mercredi ou le vendredi de la Tyrophagie: L'office est anticipé, le mardi ou le jeudi.
Monique
 
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31 janvier

Messagepar Monique » Lun 14 Jan 2008 11:59

31 JANVIER

Mémoire des saints thaumaturges anargyres Cyr et Jean.


VEPRES

Lucernaire, t. 4

Généreux Athlètes, guérisseurs divins, * Cyr et Jean au grand renom, * de même que vous avez brisé l'audace impie des tyrans, * incisez les circonvolutions tyranniques de mon esprit, * guérissez en mon âme toute passion, * et veuillez me délivrer * de la condamnation future * en implorant pour moi le Rédempteur.

De la houle m'enserrant, * de la tempête d'afflictions m'assaillant, * délivrez-moi des souffrances corporelles, * saints Anargyres qui allégez * toute peine de l'âme qui lui survient * visiblement ou de façon invisible, * afin que je vous dise bienheureux avec amour et foi, * vous qui avez combattu à deux pour la sainte Trinité.

Vous, les splendides temples de Dieu, * de votre temple, Cyr et Jean, * faites pour nous une source de guérisons; * et moi qui accours en ce lieu, * épargnez-moi toute maladie, * saints Anargyres, en pacifiant * ma pauvre âme troublée par les menaces de l'ennemi, * et de l'esclavage du mal délivrez-moi.

Gloire au Père, t. 8
En ce jour comme deux astres se lèvent sur nous * les thaumaturges Cyr et Jean, * ces Martyrs qui guérissent en nos âmes les douleurs; * l'un, à l'imitation des Anges ayant mené * le combat d'une vie solitaire où il brilla jusqu'à la fin, * est uni au Christ par son sang de martyr; * l'autre, enrôlé sur terre comme soldat, * est inscrit sur les rôles des armées célestes. * Au jour de leur mémoire ils accordent les guérisons * à ceux qui la célèbrent fidèlement, * et pour nos âmes ils intercèdent auprès du Christ.

Maintenant ... Théotokion
L'arbre stérile dont parle notre Dieu, * Vierge pure, c'est bien moi * qui ne porte en aucune manière le fruit du salut; * aussi je crains d'être coupé * et jeté au feu qui ne s'éteint; * c'est pourquoi je te prie: délivre-m'en * et fais que je porte du fruit, * par ta médiation auprès de ton Fils, ô Vierge immaculée.

Stavrothéotokion
Ô mon Fils, combien je souffre de te voir, * toi qui donnes à tous la résurrection, * t'endormir à présent sur la croix * pour accorder le réveil salutaire et divin * aux mortels jadis endormis d'un sommeil funeste * à cause du fruit défendu, * disait en pleurant la Vierge immaculée * que nous magnifions pieusement dans nos hymnes.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 2
Venez, tous les fidèles, en ce jour * couronnons Cyr et Jean de nos hymnes, * car ils cultivent la grâce et la distribuent largement; * en de multiples occasions * à tous ils ont paru de brillants médecins * et ils intercèdent auprès du Christ pour nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
La protectrice des chrétiens, * leur refuge, c'est toi, * Mère de Dieu, leur sûr abri; * maintenant comme toujours * en ta prière vigilante ne cesse pas * d'intercéder pour que * soient sauvés de tout danger tes serviteurs; * car après Dieu, nous tous, les chrétiens, * nous possédons en toi notre refuge et notre abri.

Stavrothéotokion
Lorsque tu vis suspendu à la croix * le raisin mûr que tu avais produit sans labours, * ô Vierge, tu t'écrias en pleurant: * Ô mon Fils, laisse couler le doux nectar * qui fera cesser l'ivresse des passions, * lorsque j'intercéderai maternellement auprès de toi, * Dieu de tendresse et divin Bienfaiteur.


Tropaire, t. 5
Tu nous as donné comme invincible rempart * les miracles de tes saints Martyrs: * par leurs prières, ô Christ notre Dieu, * ruine les complots des païens, * affermis le règne de la foi, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l’Octoèque, puis le canon des Saints, œuvre du moine Jean l'Hagiopolite.


Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Bienheureux Cyr, tu as reçu * tout pouvoir contre l'erreur * avec le compagnon de tes efforts, * Jean l'illustre Martyr; * aussi vous jouissez des suprêmes délices dans les cieux.

Cyr, ayant revêtu la panoplie spirituelle, * et Jean, abandonné l'armée sur terre, * illustres et vénérés Martyrs, * vous avez remporté * les trophées de victoire sur les démons décernés par le Christ.

De Thècle voulant imiter la vertu, * les saintes femmes ont revêtu * pieusement l'habit angélique des vierges * et dans leur désir de témoigner * elles s'avancèrent vers les combats.

Pleine de grâce le Soleil de justice, * le Christ, s'est levé de toi sur nous, * pour illuminer de sa clarté * ceux qui jadis étaient assis * dans les prisons ténébreuses.


Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »

En la faiblesse de leur chair * fortifiée par les souffrances du Christ, * les illustres Martyrs * ont terrassé l'homicide Satan.

Pour leurs tourments corporels * ayant reçu les délices sans fin, * les Martyrs du Christ * se réjouissent en esprit.

Par la Croix fut affermi * ce qu'il y a de faible en la féminité; * et les Vierges * ont mis virilement en fuite l'hostile dragon.

Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue pour les hommes * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.


Cathisme, t. 4
Foulant aux pieds les plaisirs terrestres, * saints Martyrs, flambeaux de l'univers, Cyr et Jean, * vous êtes montés brillamment dans la grâce * vers le divin sommet du témoignage ; * c'est pourquoi nous vous prions de nous sauver * des ténèbres du péché et de guérir nos maladies * en suppliant le Maître universel, notre Dieu.

Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Après Dieu, c'est ta divine protection * que j'invoque, ô Mère de Dieu; * m'y réfugiant, malheureux que je suis, * j'implore, Vierge pure, ta pitié, * car mes fautes me dépassent la tête et je crains, * notre Dame, les terribles châtiments; * pour qu'il m'en délivre, lève tes mains suppliantes vers ton Fils.

Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né du Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ, gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi te laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi, le Dieu que chantent les Anges dans le ciel? * Longanime Seigneur, gloire à toi.


Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

La clarté sans soir de la grâce a dissipé * l'égarement crépusculaire de l'Ennemi * en lui opposant * comme adversaires Cyr et Jean, * ces flambeaux resplendissants.

Fascinés par l'amour de la Trinité * et puissamment fortifiés par elle, * les martyrs Cyr et Jean, * en s'unissant au bien supérieur, * sont devenus les instruments de Dieu.

Comme un sanctuaire des guérisons * votre saint temple chasse le fléau * des esprits mauvais, * invincibles Martyrs, et donne à tout patient * la grâce qui écarte les maux.

Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos voix incessantes * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.


Ode 5
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

C'est toi, Sauveur, qu'ont chéri les deux Martyrs; * et toi, Dieu Saint, tu reposes dignement * parmi les Saints: Cyr et Jean.

Ton œuvre, Seigneur, fut la destruction de l'ennemi; * par ta Croix tu mis à l'œuvre les Témoins de la foi * et tu les as couronnés de gloire.

Entraînant les Vierges à te chérir, * toi seul, d'un cœur intrépide, * Cyr et Jean les incitèrent à combattre virilement.

Tu es l'armure nous gardant de l'ennemi, * nous possédons en toi, sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.


Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Les Martyrs préférèrent s'immoler pour le Christ * plutôt que de sacrifier au Mauvais * et de faire prévaloir le cruel tyran * sur celui qui par amour pour nous * fut immolé comme brebis.

C'est eux qui eurent à souffrir, * les cruels bourreaux des Martyrs: * les plaies des innocents, * merveilleusement fortifiés par l'Esprit saint * leur furent en effet comme flèche.

Unanimes, les deux Martyrs * te confessèrent comme Roi * et Seigneur de l'entière création; * et, menant leur bon combat, * ils résistèrent aux impies jusqu'au sang.

La martyre Athanasie, * éponyme d'immortalité, * et ses trois filles, Eudoxie, * Théodote et Théoctiste, par leur mort * ont remporté le renom immortel.

Par ton enfantement nous fûmes délivrés * de la malédiction que mérita la mère des vivants; * Vierge Mère, en enfantant le Christ, * à sa place tu fis jaillir * la bénédiction universelle.


Kondakion, t. 3
De la divine grâce ayant reçu * le don des miracles, saints Martyrs, * vous faites sans cesse merveille en retranchant nos passions * par votre opération invisible, * Cyr et Jean, vous les thaumaturges, les médecins célestes.

Ikos
Vous étant vous-mêmes offerts à votre Dieu, * généreux et saints Martyrs, * vous avez souffert toute l'épreuve des tourments * et pour lui subi la mort de tout cœur; * après votre fin vous faites jaillir * les divines grâces pour tous ceux * qu'atteignent les diverses maladies * et qu'affligent de nombreux maux; * hélas! je suis l'un de ceux-là, * le premier, malheureux que je suis! * en mon âme et mon corps je souffre de cruelles plaies * et dans ma foi je vous crie: * guérissez-moi, vous les thaumaturges, les médecins célestes.

Synaxaire
Le 31 Janvier, mémoire des saints thaumaturges anargyres Cyr et Jean; de la sainte martyre Athanasie et de ses trois filles, les vierges Théodote, Théoctiste et Eudoxie.
Ensemble ils ont du glaive connu le tranchant,
ensemble font miracles, depuis, Cyr et Jean.
Sous le glaive, de même, une excellente mère
meurt avec ses trois filles pour le Dieu et Père.
Dans la main des bourreaux le fer dut raccourcir,
le trente et un janvier, les martyrs Jean et Cyr.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Comme sur la balance, ayant pesé leurs nobles sentiments, * grâce au poids de leur pure gloire les Martyrs * s'élevèrent pour crier au Seigneur: * Tu es béni dans le temple de ta gloire.

Loin d'ignorer les pensées de l'Ennemi, * les saints Martyrs ont fait fi * de toutes sortes de supplices ou de flatteries * pour s'écrier: Seigneur de gloire, tu es béni.

Couronné pour leur résistance à la douleur, * Cyr et Jean, ces véritables serviteurs * de la Trinité, crièrent au Seigneur: * Tu es béni dans le temple de ta gloire.

Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.


Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Les impies les incitaient cruellement * à renier celui qui est le vrai Dieu par nature; * mais les invincibles Martyrs à travers la création * leur montrèrent qu'il est le Créateur de l'univers * en s'écriant: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.

Avec la rage furieuse de l'erreur * les tyrans aux pensées terrestres * poussèrent vers la vie à travers la mort * ceux qui avaient indissolublement * leur cité dans le ciel et s'écriaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ô Christ, les reliques de tes Martyrs ont éclairé * de leurs miracles le monde entier, * en triomphant de l'égarement * causé par les prodiges des esprits mauvais * et distribuant les guérisons à ceux qui chantent comme il faut: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Le Verbe qui sans mère est issu du Père en premier lieu * secondement sans père, Vierge pure, est né de toi, * s'incarnant, lui qui d'abord était incorporel, * par miséricorde, car il a voulu * sauver ceux qui chantent: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.


Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Jusqu'à la mort ces deux martyrs, * les invincibles Cyr et Jean, * se montrèrent obéissants * aux divins préceptes du Seigneur * et remirent leur âme entre les mains du Créateur.

Ces deux flambeaux resplendissants * puisent pour ceux qu'afflige la maladie * leurs miracles éblouissants * à l'unique source lumineuse de la grâce immaculée: * comme il est juste, nous les magnifions.

Tous deux, les invincibles Martyrs * ont confessé avec courage comme Dieu * l'être divin dont l'Unité * en ses personnes est Trinité * et l'Un en deux natures, le Christ, comme Verbe incarné.

Ô Christ, fais-moi grâce, lorsque tu viendras * dans ta gloire juger le monde entier; * dissipe les ténèbres de mes passions, * par les prières de ta Mère et de tes saints Martyrs, * dans ta bonté et ta miséricorde infinie.


Exapostilaire (t. 2)
Elite des Anargyres, divins astres de l'univers, * en champions de la vérité vous avez paru, saints Martyrs; * ayant reçu de Dieu la compassion, * t vous traitez mystérieusemenceux qui souffrent en leur âme et leur corps; * aussi nous glorifions votre mémoire porteuse de clarté, * illustres théophores et thaumaturges Cyr et Jean.

(t. 3)
Thaumaturges resplendissants, * guérissez les maladies de nos âmes et de nos corps, * vous qui avez reçu du Seigneur, * Cyr et Jean, la grâce d'opérer des guérisons.

C'est toi que nous avons pour protectrice, nous tous, les pécheurs, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants; * Vierge comblée de grâce par Dieu, * implore l'indulgence de ton Fils envers nous tous.


Laudes, t. 4
Honorons tous de nos chants * les deux Martyrs éclairés * par la lumière de la sainte 'Trinité: * ils sont les bases de la foi, * les fleurs d'où s'exhale le vrai parfum * de la connaissance de Dieu, * Cyr et Jean, qui pour nous * intercèdent sans cesse auprès du Christ notre Dieu. (2 fois).

Pour les malades, Bienheureux, * vous vous êtes montrés des médecins, * par la foi vous avez lui comme astres sans déclin, * compagnons des Martyrs ayant reçu * en vérité la couronne des victorieux; * Cyr et Jean, thaumaturges renommés, * sans cesse intercédez * pour nous tous en présence du Sauveur.

En ce jour les Vierges sages du Christ * exultent en compagnie des saints Martyrs; * prenant part à leur gloire et leur splendeur, * elles magnifient avec eux * celui qui les doua d'un si grand pouvoir * et le prient de sauver * des périls et de la mort * les fidèles célébrant leur mémoire vénérée.


Après les Apostiches de l'Octoèque:

Gloire au Père, t. 4
Fidèles, magnifions * par des cantiques de louange Cyr et Jean, * ces frères consanguins en esprit * qui eurent des pensées jumelles en ce qui concerne la chair, * et faisons l'éloge, en leur compagnie, * de la généreuse Athanasie * et de ses filles Théodote, Théoctiste et Eudoxie, * martyres victorieuses ayant gardé la virginité; * désormais auprès du Christ * ils intercèdent pour nos âmes.

Maintenant ... Théotokion
Misérable que je suis, * je ne cache pas mon malheur: * je possède tout ce que déteste notre Dieu, * puisque j'ai souillé ma chair, mon esprit, * mon intelligence par des pensées, * des paroles et des actes vils et honteux; * si ma langue condamne les pécheurs, * moi-même je fais pire en réalité. * Donne-moi de m'en corriger, ô Mère de Dieu, * afin que, m'abstenant de mes habitudes dépravées, * je me prosterne et pleure mes fautes passées tout le reste de ma vie.

Stavrothéotokion
Ne me pleure pas, ô Mère, * bien que voyant suspendu sur la croix * le Fils et le Dieu qui suspendit la terre sur les eaux * et fut l'auteur de toute création; * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma force divine je briserai les royaumes de l'Enfer, * je ferai disparaître la puissance de l'Hadès * et de sa malice délivrerai tous les enchaînés * pour les mener vers mon Père, en ma tendresse pour eux.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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6 janvier (suite)

Messagepar Monique » Lun 14 Jan 2008 12:06

6 janvier (suite des matines)

Théophanie

Ode 8
« Mystère inouï que la rosée * jaillissant à Babylone dans le feu! * Mais les flots du Jourdain à leur tour * devaient accueillir le feu de la divinité * et couvrir le Créateur baptisé dans sa chair, * que les peuples bénissent et exaltent dans tous les siècles. »

Bannis toute crainte, dit le Rédempteur au Précurseur; * sois docile et viens à moi * comme au Christ, puisque je le suis par nature; * cède à mon commandement; * baptise-moi dans mon abaissement, * moi que les peuples bénissent et exaltent dans tous les siècles.

Dès qu'il entendit les paroles du Seigneur, * le Baptiste tremblant tendit la main; * mais en touchant la tête de son Créateur, * il criait au baptisé: * Sanctifie-moi, car tu es mon Dieu, * celui que les peuples bénissent et exaltent dans tous les siècles.

Au Jourdain se manifesta la Trinité, * la nature du suprême Dieu; * le Père proclama: Celui qui est baptisé, * c'est mon Fils bien-aimé; * et l'Esprit reposa sur son égal * que les peuples bénissent et exaltent dans tous les siècles.

*

« La création connaît la liberté: * les enténébrés deviennent fils de la clarté; * seul gémit le prince des ténèbres; * loin de la misère, l'héritage des nations * bénisse maintenant son Auteur! »

Dans la flamme couverts de rosée, les trois amis de Dieu * indiquèrent clairement la suprême divinité * resplendissant du feu de sa triple sainteté, * unie à la nature humaine pour brûler * selon son désir nos funestes errements.

Que de blanc s'habille tout le genre humain! * Déchu des cieux, il se relève maintenant: * purifié dans les ondes jaillissantes * par celui dont la parole garde l'univers, * il échappe aux fautes antiques grâce au baptême lumineux.


Ode 9

Magnifie, ô mon âme, * la Toute-vénérable, * la Reine des Anges.

« Toute langue hésitera * à prononcer l'éloge digne de toi * et l'esprit le plus subtil éprouve le vertige * à te chanter, Mère de Dieu; * mais dans ta bonté reçois l'hommage de notre foi * et l'élan de notre amour qui monte vers toi; * car tu es la protectrice du peuple chrétien: * nous te magnifions. »

Magnifie, Ô mon âme, * celui qui vient dans le Jourdain * pour s'y faire baptiser.
Magnifie, ô mon âme, * celui qui reçoit * du Précurseur le Baptême.

David, viens en esprit auprès des baptisés, * et dis-leur ce chant: * De Dieu en votre foi * approchez-vous, et vous serez illuminés; * un pauvre a crié - en sa chute c'est Adam -, * le Seigneur l'écoute, il est venu * dans les flots du Jourdain vers l'homme corrompu * lui apporter le renouveau.

Magnifie, ô mon âme, * l'objet du témoignage * que le Père rendit de sa voix.
Magnifie, ô mon âme, * l'Un de la sainte Trinité * inclinant la tête pour être baptisé.

Isaïe proclame: Lavez-vous, purifiez-vous, * ôtez votre perversité * de devant la face du Seigneur; * venez à l'eau vive, ceux qui avez soif; * car pour les fidèles s'approchant de lui * le Christ fait sourdre l'eau du renouveau * et pour la vie éternelle * les baptise dans l'Esprit.

Prophète, viens donc, * étends sur moi la main, * hâte-toi de me baptiser.
Prophète, à présent * baptise-moi sans hésiter: * je suis venu pour accomplir toute justice.

Le sceau de la grâce nous préserve, nous croyants: * comme les Hébreux jadis * ont évité la destruction * grâce aux portes marquées de sang, * ainsi nous soit, comme en l'exode, ce bain * que Dieu nous offre pour nous régénérer * et grâce auquel nous pourrons voir aussi * l'inaccessible lumière de la Trinité.

*

Aujourd'hui le Seigneur * sous la main du Baptiste et Précurseur * incline la tête.
Aujourd'hui saint Jean * baptise le Seigneur * dans les flots du Jourdain.

« Merveille qui dépasse tout esprit, * ton enfantement, Epouse immaculée; * par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, * nous t'offrons un chant d'action de grâces mérité * et comme Bienfaitrice t'acclamons. »

C'est la faute des mortels * que le Seigneur en ce jour * engloutit dans les ondes.
Il est mon Fils bien-aimé: * tel est le témoignage * que le Maître en ce jour reçoit d'en haut.
Voici que le Seigneur * est venu lui-même en ce jour * sanctifier la nature des eaux.
Aujourd'hui le Seigneur * des mains du Précurseur * reçoit le Baptême.

Ce qu'à Moïse le buisson a révélé, * nous le savons accompli selon le merveilleux dessein; * comme demeura sauve la Vierge portant le Feu, * lorsqu'elle enfanta le lumineux Bienfaiteur, * ainsi les flots du Jourdain l'accueillant.

A la place de: Gloire au Père ...
Magnifie, Ô mon âme, * le Dieu en trois personnes, * l'indivisible majesté.

A la place de: Maintenant ...
Magnifie, Ô mon âme, * celui qui nous rachète * de l'antique malédiction.
Tu consacres la nature humaine en la perfectionnant, * Roi d'éternité, par la communion du saint Esprit; * tu l'as purifiée dans les ondes immaculées; * et, vainqueur des ténèbres, de leur force et leur orgueil, * tu nous fais passer à la vie immortelle.


Exapostilaire (t. 3)
Dans les flots du Jourdain le Sauveur nous est apparu, * plein de grâce et de vérité, * illuminant ceux qui dormaient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, * car elle est venue, elle est apparue, * la Lumière et l'inaccessible Clarté. (3 fois)


Laudes, t. 1
Lumière de lumière, * le Christ notre Dieu * en sa divine épiphanie * a resplendi sur le monde: * peuples, prosternons-nous devant lui. (2 fois)

Nous, tes serviteurs, ô Christ, * comment pourrons-nous t'honorer dignement, * toi le Maître qui dans les eaux * nous as tous renouvelés?
Baptisé dans le Jourdain, * tu sanctifias les eaux, Dieu Sauveur, * en acceptant qu'un serviteur t'impose les mains * pour guérir le monde de toute passion. * Grand est le mystère de ton salut! * Seigneur ami des hommes, gloire à toi.

La vraie lumière est apparue, * à tous elle fait don de sa clarté. * Le Christ est baptisé avec nous, * lui qui surpasse tout être en pureté; * il insuffle la sanctification dans les eaux, * qui deviennent purification pour les âmes; * à la terre appartient ce que l'on voit, * mais ce que l'on conçoit est plus haut que les cieux; * par l'ablution vient le salut! * par l'eau nous vient l'Esprit, * par l'immersion notre montée jusqu'à Dieu. * Merveilles que tes œuvres, Seigneur, gloire à toi.

Celui qui revêt le ciel de nuées * revêt en ce jour les flots du Jourdain; * et celui qui enlève le péché du monde * opère également ma propre purification; * d'en haut témoigne l'Esprit consubstantiel * qu'il est le Fils unique du Père très-haut; * disons-lui: Toi qui es apparu et qui nous sauves, * Christ notre Dieu, gloire à toi.

Gloire au Père, t. 6
Sauveur, tu t'es drapé dans les flots du Jourdain, * toi qui te revêts de lumière comme d'un manteau, * tu as incliné la tête devant le Précurseur, * toi qui mesures le ciel à l'empan, * afin de ramener le monde égaré * et de sauver nos âmes.

Maintenant, t. 2
Le Christ en ce jour * vient se faire baptiser au Jourdain; * en ce jour le Précurseur * touche la tête du Seigneur; * les Puissances des cieux sont dans l'effroi * à la vue du mystère étonnant; * la mer prend la fuite à cette vue, * le Jourdain remonte son cours * et nous, les baptisés, nous crions: * Gloire à Dieu qui s'est montré * et sur terre est apparu * pour illuminer le monde entier.

Grande Doxologie. Tropaire de la fête. Litanies et Congé.

Si cela n'a déjà été fait à la fin des Vêpres, bénédiction des eaux (à moins qu'on ne veuille le faire à la fin de la Liturgie).

Noter que si l'Epiphanie tombe un dimanche, on ne célèbre pas l'office de la Résurrection, mais seulement celui de la fête.
Monique
 
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