Ménées d'avril

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Monique
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Ménées d'avril

Message par Monique » lun. 28 janv. 2008 16:01

MENEES D'AVRIL


1991
DIACONIE APOSTOLIQUE



1er AVRIL

Mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Egyptienne.


VÊPRES

Lucernaire, t. 6

De la divine contemplation * d'abord éloignée par le poids des passions, * tu as ensuite converti aux biens supérieurs * tes sentiments et tes actions; * contemplant l'image de la Vierge immaculée * et désormais te détournant de tout péché, * avec confiance tu as adoré la précieuse Croix.

Dans l'allégresse tu as visité les Lieux saints, * faisant provision de vertu * sur le chemin du salut; * rapidement tu as parcouru la route de la sainteté; * tu as franchi les flots du Jourdain * et du Baptiste tu habitas le désert, * maîtrisant l'exubérance de la chair * et faisant disparaître la nature sauvage des passions, * vénérable Mère, par ta sainte vie.

Habitant le désert, * tu éloignas de ton âme les images des passions * pour y inscrire l'image de Dieu * à la lumière des vertus; * et tu as resplendi d'un tel éclat * que tu marchas sur les eaux d'un pas léger * et de terre tu fus ravie dans ta prière vers Dieu; * auprès du Christ intercède maintenant * grâce au crédit que tu as devant, lui, * bienheureuse Marie, pour le salut de nos âmes.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Les noces du céleste Epoux * sont prêtes, disent les hérauts; * âme souillée, que tardes-tu? * tes vêtements sont sales, en vérité, * à cause de tes viles actions; * hélas, comment feras-tu pour entrer? * Avant la fin prosterne-toi, * à la Toujours-vierge criant de tout cœur : * Vierge sainte, purifie-moi, * lave-moi avec l'hysope de ton intercession * et rends-moi digne des noces de ton Fils, * afin que sans cesse je te magnifie.

Stavrothéotokion
Les juges d'Israël, ô mon Fils, * ont décidé de te condamner à mort, * te faisant comparaître comme un accusé devant le tribunal, * Sauveur qui juges les vivants et les morts; * ils te soumettent au jugement de Pilate, les impies, * mais avant la sentence t'ont déjà condamné; * à voir cela, je suis vulnérée et partage, Seigneur, ta condamnation, * car je préfère la mort à une vie pleine de gémissements, * disait la Mère du Dieu qui seul a compassion.


Si le 1e avril tombe un samedi:
Gloire au Père, t. 2
Les passions de l'âme et de la chair, * sous le glaive de la tempérance tu les as retranchées; * et les mauvaises pensées, tu les étouffas * par le silence d'une ascétique vie; *sous les flots de tes larmes tu arrosas le désert * et tu portas les fruits du repentir; * c'est pourquoi nous célébrons, * vénérable Mère, ta mémoire sacrée.

Maintenant... Théotokion
Du fond de l'âme gémissant * lorsque je songe à mes péchés, * je me frappe la poitrine en disant: * j'ai péché, notre Dame, et devant toi * je me prosterne, cherchant la conversion; * mais de nouveau, sottement, * je me laisse prendre à l'hameçon, * hélas, par habitude du mal: * vite, délivre-m'en * et montre-moi le chemin du salut.


Tropaire. t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine image se reflète exactement; * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme, qui vit jusqu'en la mon et par delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Marie, avec les Anges dans le ciel.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon de la Sainte, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante les exploits de l'illustre Marie.

Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »

Ayant trouvé l'illumination * de la pleine clarté dont t'auréole la splendeur, * sur mon âme enténébrée par les passions * envoie la lumière, je t'en prie, * illustre et vénérable Marie, * par tes prières au Seigneur.

Le serpent jadis par ses machinations * avait mené ton âme vers la mon, * et tes actes insensés * t'avaient fait glisser jusqu'à tom- ber * dans le gouffre de perdition, mais tu choisis, * méprisant ceux qui passent, les biens supérieurs.

Ayant sali par l'impureté de tes passions * la noblesse inasservie * que ton âme à l'origine possédait * et de la puante corruption * ayant endossé le vêtement, * tu oublias l'insaisissable gloire du Créateur.

Ayant nourri d'intempérance ton esprit * et de vains plaisirs * lots de tes larmes avili ceux qui t'aimaient, * en l'union suprême tu te retranchas, * repentir; * c'est admirable Mère, en rejetant * l'impudence du péché.

Moi dont l'esprit est souillé par les passions, * gravement troublé et meurtri par le péché, * de mes fautes affranchis-moi, purifie-moi, * Pleine de grâce qui as enfanté * la Pureté personnifiée * qui nous donne la vie.


Ode 3
«Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.

Tu pris les ailes de l'amour divin * et, cessant de t'illustrer par tes écarts, * tu t'approchas du Maître en proclamant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.

Tu t'avanças vers l'arbre du péché * pour t'initier à la connaissance portant la mort, * puis tu courus vers le Bois porteur de vie, * vers le Christ, en proclamant: Tu es mon Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.

T'éprenant de l'ineffable illumination * et méprisant tout ce qui ne dure pas, * tu courus vers l'immatérielle contemplation, * t'écriant avec foi: Tu es mon Dieu, * nul n'est juste comme toi~ Seigneur.

Aux chœurs des Anges nous voilà donc réunis, * divine Mère, par ton enfantement, * car ineffablement tu as conçu le Créateur * et donnas un corps à l'Infini: * aussi nous vénérons ta divine maternité.

Catavasie: l'hirmos, et ainsi également après les odes 6,8 et 9, et cela chaque jour d'avril, lorsque l'office du jour se combine avec l'office du temps.


Cathisme, t. 8
Par l'ascèse tu as freiné tous les élans de ta chair * et de ton âme tu as montré le courage et la fermeté; * désireuse de contempler la Croix du Seigneur, * pour le monde crucifiée, bienheureuse pour l'éternité, * à celle des Anges tu conformas ta propre vie; * c'est pourquoi nous célébrons fidèlement ton souvenir, * pour obtenir en abondance par ton intercession, * ô Marie, le pardon de nos péchés.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Je me suis enfoncé dans la fange du péché * et le courage me fait défaut; * le flot de mes fautes m'a submergé, * mais toi qui as enfanté le Verbe, notre seul Ami, * regarde, je t'en prie, vers ton serviteur; * délivre-moi du péché et des mortelles passions * et de tout dommage causé par notre ennemi, * afin que je te chante, ô notre Dame, dans la joie: * Intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * aux fidèles se réfugiant sous ta Sainte protection.

Stavrothéotokion
Voyant l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur * injustement suspendu à la Croix, * la Brebis mère s'écriait en pleurant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * quel est ce mystère sublime et redoutable que je contemple avec étonnement? * Mes entrailles se déchirent et je n'ai pas la force de me lamenter, * je ne puis souffrir de te voir mis à mort, * mais toi, Seigneur et Maître, prends en pitié les gémissements de ta mère; * comble-moi de l'allégresse dont tu m'as parlé, * en ressuscitant du tombeau comme Dieu tout-puissant.


Ode 4
«Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car jusqu'à moi tu es venu * vers la brebis perdue que tu cherchai.s, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »

Ta patrie, tu décidas de la quitter * et par amour de Dieu, illustre Sainte, naviguas * vers la terre de Sion * où, par la confession * des péchés que tu avais commis, * vénérable Mère, tu trouvas l'absolution.

Poussée de manière invisible et tout d'abord * ne voyant pas l'ineffable rayonnement * de la suprême contemplation, * sur ton être tu as établi * la souveraineté de l'esprit * pour connaître les profonds mystères divins.

Fortifiée par la grâce du Sauveur * et voyant la splendeur * rayonnante de ton Dieu, * tu appliquas tes yeux et ton cœur * à la Croix toute-digne de vénération * et de la sorte participas au salut. Dans l'allégresse ayant contemplé * l'image resplendissante * de la Vierge et Mère de Dieu, * dans les larmes tu courus, * Bienheureuse, lui confier * les destinées de ta vie.

Celui dont le vouloir donne l'être à l'univers, * Toute-pure, à ma nature * lui-même s'est uni, * en l'ineffable dessein de son incomparable providence; * et, sortant de toi porteur de notre chair, * il me renouvelle tout entier.


Ode 5
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô. Christ Sauveur, * salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi.

Comme un signe pouvant symboliser * ton départ du siècle et ta montée * vers le divin sentier de l'impassible condition, * avec amour tu as franchi * les célèbres flots du Jourdain * pour obtenir la gloire du ciel.

Ayant acquis une âme bien trempée, * tu t'élanças vers les combats * et luttas remarquablement, * avec l'ardeur des jeunes résistant * aux puissantes séductions de l'ennemi, * toi le joyau de la tempérance, ô Marie.

Vénérable Mère, secouant * la nature féminine, dans ta fermeté, *par la tempérance te lavant des passions * et te mouvant dans le désert comme en un pré divin, * tu te réjouissais de voir * la beauté du Dieu tout-puissant du Créateur.

Celui qui par ses paroles a corrompu * Eve jadis au Paradis * et dont les multiples stratagèmes * l'ont fait exiler de l'éternel bonheur * à présent est terrassé, foulé aux pieds, * vénérable Mère, par ton courage au combat.

L'aurore du Soleil de gloire, c'est bien toi, * le char resplendissant de notre Roi, * sur lequel est monté le Fils du Très-Haut; * tu es aussi, ô Vierge, comme nous le savons, * l'arche de la suprême, par la confession * bonté * portant au monde le Christ.


Ode 6
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Entièrement, Bienheureuse, tu fus charmée * par l’amour du Christ manifesté * et, fortifiée par l'Esprit, tu repoussas l'assaut des passions.

La splendeur de tes œuvres t’illuminant, * tu arrêtas les ténébreux soulèvements * et par les peines de l'ascèse tu assombris la face des démons.

Invoquant la seule Tout-immaculée, * vers elle fermement tu élevais les yeux, t’appuyant sur elle chaque jour.

Tu es le trône, surpassant les cieux, * du Roi dont tu contins, ô Vierge, dans ton corps * en plénitude la divine majesté.

En Carême, on ne dit le kondakion et l'ikos que le samedi et le dimanche. Les autres jours, on dit le martyrikon du ton occurrent.


Kondakion, t. 3
Celle qui d'abord s'adonna au vice et aux passions * par la pénitence devient en ce jour une épouse du Christ, * émule des Anges par son genre de vie, * destructrice des démons par les armes de la croix; * et c'est pourquoi tu apparus, ô Marie, * comme une épouse glorieuse au royaume des cieux.

Ikos
Par nos hymnes nous te célébrons maintenant, * agnelle et fille du Christ, vénérable Marie; * toi qui d'abord es apparue comme un surgeon des Egyptiens, * tu es devenue pour l'Eglise une précieuse fleur, * t'exerçant dans la tempérance et l'oraison * au-dessus de la commune mesure des humains; * c'est pourquoi tu fus exaltée dans le Christ * par les mérites de ta vie et de tes actions, * et tu apparus, ô Marie, * comme une épouse glorieuse au royaume des cieux.

Synaxaire
Le 1 er Avril, mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Egyptienne.
L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie:
terre, couvre les os, ces restes de Marie.
Le premier jour d'avril, la gloire du désert
goûte aux mets immortels que le Seigneur lui sert.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »

Le Maudit à l'orgueil démesuré * qui se vantait de triompher * sur la terre entière, une femme l'a vaincu; * celui par qui l'homme fut réduit à la mort * et dépouillé des délices de la vie * se laisse voir mortifié.

Celui qui par miracle avait nourri * jadis le peuple au désert * lui-même est devenu * ton soulagement et ta consolation, * te nourrissant par son ineffable puissance et t'abreuvant, * toi qui chantais: * Béni es-tu, * Dieu de nos Pères.

Protégée par la force de la Croix, * tu repoussas la houle des passions * et par ta contemplation divine tu fendis les flots; * les ayant franchis dans l'impassible condition * vers la terre promise, tu habites désormais * l'héritage qui jamais ne passera.

Le tentateur des fidèles, malgré tant d'assauts, * ne fut pas capable de terrasser * ta solide et patiente fermeté, * car tu as résisté à son dessein * de te détruire, en t'écriant: * Béni es-tu, Dieu de nos Pères.

Vierge Mère, en toi l'Insaisissable prend un corps, * en ton sein, dans sa bonté, * il refait le genre humain; * comme la médiatrice des mystères divins * nous te chantons en proclamant: * Bénie es-tu qui dans la chair enfantes Dieu.


Ode 8
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Rayonnant de l'éclat de tes vertus, * dans le monde entier * désormais s est répandue la renommée de tes exploits * c est pourquoi nous glorifions * ta mémoire avec foi.

Le sage Zosime a mérité * l'inexprimable joie, * lui qui te garda dans le désert * et qui sans cesse chantait: * Louez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans les siècles.

Recevant ta part de vénération * et la divine récompense méritée, * Mère théophore, tu t'es souvenue * du zèle de Zosime et avec lui * tu t'es mise à psalmodier: * Ô Christ, nous t'exaltons dans les siècles.

Afin d'arracher l'homme, Dieu Sauveur, * à son meurtrier, tu devins porteur de chair * sur la terre véritablement * et conservas ta Mère en la virginité; * c'est pourquoi nous te chantons * dans tous les siècles.


Ode 9
«L'astre divin qui avant l'aurore s'est levé * et vécut parmi nous * corporellement, * de tes entrailles virginales * tu lui donnas corps ineffablement: * Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Tu méritas le bienheureux passage vers Dieu, * communiant avec amour * à ses mystères et recevant * en plénitude sa radieuse clarté, * Bienheureuse qui as mérité * l'ineffable grâce de ton Epoux.

Sur les eaux tu marchas sans te mouiller, * Mère théophore, en y voyant * l'ineffable mystère de ton départ: * tu as quitté les choses d'ici-bas * pour la transcendante beauté * et le charme de ton Créateur.

Tenant ta lampe allumée et resplendissant * de l'éclat de tes vertus, * Bienheureuse, tu as pu voir * le trône de l'universel souverain * et tu jouis de sa douce beauté, * en exultant avec les justes.

De vos peines et de vos efforts * vous avez reçu la récompense abondamment * auprès du Dieu régnant sur l'univers: * théophores, obtenez-nous sa faveur * pour qu'à nos âmes il veuille concéder * le pardon de nos péchés.

Virginale Souveraine, tu t'es montrée * de toutes créatures la plus élevée * pour avoir porté corporellement * dans ton sein le Seigneur de l'univers * et maternellement l'avoir nourri de ton lait; * c'est pourquoi nous te magnifions.

Photagogikon et apostiches du jour.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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2 avril

Message par Monique » lun. 28 janv. 2008 16:43

2 AVRIL

Mémoire de notre vénérable Père Tite le thaumaturge.


VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Tite, notre Père sage en Dieu, * ayant pris ta croix, tu suivis le Christ * et tu as soumis à ton âme les passions; * aussi d'en haut tu as reçu * le pouvoir de guérir * les passions de ceux qui accourent vers toi, * de faire cesser les maladies * et de chasser les esprits; * c'est pourquoi tous ensemble nous célébrons ton souvenir.

Tite, notre Père bienheureux, * saintement purifié par l'ascèse de ta vie * et l'esprit illuminé par ton union avec Dieu, * du sacerdoce tu reçus la sainte onction * par la descente de l'Esprit * et sur terre comme un Ange tu servis * d'excellente façon * pour ton Dieu et Créateur les mystères divins.

Tite, vénérable et inspiré, * l'âme éclairée par la splendeur de la vraie foi, * tu dissipas les ténèbres de la sombre hérésie * et, te levant comme un astre lumineux, * tu éclairas le monde et ses confins * de tes miracles porteurs de clarté; * c'est pourquoi nous tous, avec foi * te glorifiant, nous te disons bienheureux.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
De quels yeux pourrai-je contempler * ton visage si beau, * moi qui ai souillé par mes passions le regard de ma chair, * et comment pourrai-je vénérer * de mes lèvres profanes et débauchée, * Vierge pure, ton image aux traits divins, * comment pourrai-je vers ta divine grâce élever * ces mains dont j'ai si mal usé, pour mon malheur? * Mais toi, notre Dame, obtiens-moi le salut.

Stavrothéotokion
Le soleil s'effraya, lorsqu'il te vit * étendu sur la croix, ô Jésus, * la terre trembla et se fendirent les rochers, * les sépulcres s'ouvrirent dans l'effroi, * les Puissances des cieux furent toutes saisies de frayeur * et la Vierge, te voyant sur la croix, * s'écria, Seigneur: * dans ton sein le Hélas, quelle vision frappe mes yeux!



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, oeuvre de Théophane, portant comme acrostiche (en dehors des théotokia): La colonne des moines, Tite, soit chantée!


Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Tout mon être enfoncé dans les charnelles passions * et corrompu par les plaisirs, sauve-le, * bienheureux Tite, par ton intercession, * toi le trésor de l'impassible condition.

Par divin choix de l’Esprit, à Dieu tu fus offert des les langes maternels : et tu vouas un culte plein de dévotion * à la virginale Mère de Dieu.
De l'abstinence ayant goûté la douceur, * tu rejetas l'amertume et purifié par l'ascèse des plaisirs: * plus que miel ou suc des rayons, * vénérable Père, tu adoucis notre cœur.

Comme un autre disciple de saint Paul, * bienheureux Tite, nous t'acclamons,. * car tu fus l'émule de ses combats * et reçus les couronnes avec lui.

Le Verbe né du Père sans mère éternellement, * sans père tu l'as enfanté, ces derniers temps, * comme Dieu et homme, toi qui seule as surpassé, * divine Mère, l'entière création.


Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

Distillant la sainteté par l'arôme de tes vertus, * Père saint, tu es devenu pour le Seigneur * un parfum d'agréable senteur.

Avec l'arme de la tempérance et le bouclier de l'oraison, * vénérable Père, tu confondis * le prince des ténèbres, dont tu as triomphé.

Lui opposant la loi de l'Esprit, * tu fis pâlir la loi de la chair * et loyalement tu servis le Seigneur.

Appliquant tout ton désir et ta pensée, * vénérable Père, à l'amour du Christ, * tu ne tins pas compte des choses d'ici-bas.

Au jour du jugement, je t'en prie, * notre Dame, rends-moi favorable * par tes prières le Fils né de toi.


Cathisme, t. 4
Tel un arbre toujours arrosé * par les flots de tes larmes, tu as produit * des fruits de justice abondamment; * c'est pourquoi tous en- semble réunis, * nous te vénérons comme il se doit: * joyau des ascètes, sauve-nous * par tes prières, Père Tite aux miracles nombreux.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge pure, sous ta protection nous réfugiant, * nous te prions tous ardemment: * ne cesse pas d'intercéder * auprès de l'ami des hommes, ton Fils, * pour qu'à tes serviteurs il accorde le salut.

Stavrothéotokion
La Brebis mère, te voyant, * Seigneur, cloué sur la croix, * dans sa douleur maternelle te cria: * Je célèbre, ô mon Fils, * ton ineffable miséricorde.


Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

Tu rejetas, Bienheureux, * la pourriture du péché * et sous les traits de l'ascèse tu blessas * la multitude des démons.

L'âme pénétrée, Bienheureux, * par l'amour de la pureté, * avec ardeur tu as suivi le Christ * et dans la chambre nuptiale de sa gloire tu es entré.

Comme un jardin aux suaves senteurs, * un Paradis tout fleuri de vertus, * de l'abstinence tu as fait éclore les fruits * dont tu nourris tes fidèles admirateurs.

En toi l'ascèse a son législateur * et les moines, leur modèle de douceur; * à l'instar de Moïse et de David, * vénérable Père, nous te magnifions.

Nous te chantons qui surpasses les Chérubins, * ô Vierge le senteur. toute-pure, et les Séraphins, * car le Dieu devant qui tremble l'univers, * en tes bras tu l'as porté lorsqu'il prit chair.


Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Tu as éteint le feu des passions, * bienheureux Tite, sous la rosée de tes pleurs, * tu as allumé le brasier * de l'amour et de la foi; * de la tempérance tu devins le chandelier, * un fils de lumière, une lampe de pureté.

Tu fis croître divinement * dans ton jardin la vigne de la foi; * par les travaux de l’ascèse tu en exprimas le suc * et, de la tempérance ayant rempli * le calice spirituel, * tu réjouis le cœur de tes mystiques brebis.

Ayant souffert noblement * les assauts et les coups des démons, * vénérable Père, tu devins * une colonne d'endurance affermissant tes brebis * et sous ta houlette les menant * vers les pâturages de l'abstinence et les eaux du repos.

En toi, Vierge toute-pure, possédant * le havre, le rempart, * la forteresse, le sûr abri * et l'irréprochable entrée vers le royaume, * dans de tes maternelles prières nous attendons * de ne pas déchoir de notre espérance.


Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Ayant dissipé la brume des passions * et leur ténébreuse obscurité, * vénérable Père, tu fis surgir * de tes nombreux combats et dangers courus pour la foi * le jour du Soleil levant et sa lumière sur ton chemin.

Tout entier tu fus transporté vers Dieu * par l'amour de l'ascèse et, délaissant * le monde et ce qui appartient * au prince de ce monde, tu obtins * la jouissance du royaume d'en-haut.

En ton âme tu recueillis * le divin trésor de la grâce, * l'oraison parfaite, la pureté, * la ferme vigilance, la sainteté, * qui ont fait de toi la demeure de Dieu.

Sans t'arrêter aux viles choses d'ici-bas, * tu élevas ton esprit * sur les ailes de l'immatérielle oraison, * et de la céleste condition * tu devins l'héritier par la perfection de ta vie.

Tu as conçu, en vérité, * le Dieu et Verbe dans ton sein, * tu l'as enfanté surnaturellement: * par tes prières obtiens de lui * qu'il délivre de tout danger tes serviteurs.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion.

Kondakion, t. 4
Tu quittas le trouble d'ici-bas, * sage Père, et sereinement * ayant passé toute ta vie, * en thaumaturge tu partis, * vénérable Tite, vers le Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 2 Avril, mémoire de notre vénérable Père Tite le thaumaturge.
Tite, tu quittes donc ta vie d'archimandrite?
- C'est rendant gloire à Dieu qu'en effet je la quitte!
Les Anges ont emporté, le deux, l'âme de Tite.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Toi que n'a pas éclaboussé le péché, * tu nous apparais comme un fleuve de tempérance * balayant les passions et de leur souillure purifiant * ceux qui chantent avec foi: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Bienheureux qui vis désormais * avec les chœurs immatériels et sans cesse jouis * du splendide royaume d'en-haut, * veille sur ceux qui chantent: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Immuable tu demeuras * dans la confession de la foi: * représentant par l'image le Christ en la chair, * tu te prosternais devant lui et chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Père qui portais dans ton corps * les stigmates du Seigneur - Jésus, * à moi qui suis blessé par les flèches de Bélial * procure la grâce, * l'oraison guérison pour que je chante: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

D'ineffable et surnaturelle façon * tu as porté le Maître de l'univers * et de tes mamelles tu as nourri * celui qui donne à tous la nourriture en son temps; * prie-le, bonne Mère, sans cesse pour nous.


Ode 8
«Le Roi des cieux * que chantent les célestes armées, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »

En toi, Père Tite, nous possédons en vérité * une vivante colonne, un modèle de sainteté * et dans les siècles nous vénérons ta mémoire sacrée.

Le chœur des moines exulte et se réjouit * la multitude des Justes et des saints, * car tu partages avec eux la couronne méritée.

Resplendissant de tes venus, * vers la chambre nuptiale de l'ineffable gloire tu es monté * et dans les siècles tu chantes pour le Christ.

Revêtu de la chasuble sacrée, * toi qui offrais des sacrifices non sanglants, * pour les siècles tu t'es offert en victime à notre Dieu.

Ayant conçu dans ton sein celui qui est avant toi, * Vierge pure et Mère de Dieu, * tu as enfanté d'ineffable manière le Christ notre Roi.


Ode 9
«Venez, tous les peuples, glorifions * la sainte Mère de Dieu * qui sans être consumée * fit naître de son sein le feu de la divinité; * par des hymnes incessantes nous la magnifions. »

Médecin de qui languit dans les passions, * Père Tite, Dieu t'a désigné * pour mettre en fuite et repousser * les esprits du mal; c'est pourquoi * nous te disons bienheureux.

Tu as quitté cette terre * comme demeure de corruption * pour rejoindre celle que les doux * reçoivent en héritage, Père saint, * et tu jouis avec eux de l'allégresse sans fin.

Comme règle immuable de foi * et modèle de tempérance, en vérité, * Tite, possédant tes exploits, * sans cesse par des hymnes * nous magnifions le Créateur.

C'est un jour de fête, aujourd'hui, * car saint Tite convoque * les chœurs des moines et leurs pasteurs * à se réjouir en esprit * à la table et au repas de l'éternelle vie.

Celui qui fit de toi sa demeure, * Vierge pure, afin de renverser * le meurtrier des hommes ayant séduit * jadis nos premiers parents * est né de toi et nous a tous sauvés.


Photagogikon et apostiches du jour.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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3 avril

Message par Monique » lun. 28 janv. 2008 17:17

3 AVRIL

Mémoire de notre vénérable Père Nicétas le Confesseur,
higoumène du monastère de Médiclus.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2

Sous la conduite du Verbe, tu t'es montré * un guide fidèle, un économe divin: * ayant semé le bon grain du salut * et moissonné l'épi qui porte cent fois plus, * joyeusement tu l'as porté au Seigneur; * auprès de lui, bienheureux Père, désormais * souviens-toi de ton troupeau, * qui sans cesse vénère ta mémoire sacrée.

Doux par nature et bienveillant, * tu te montras un combattant * animé de zèle pour l'orthodoxie: * portant la cuirasse de la foi * et l'épieu de la tempérance, Nicétas, * tu dénonças le blasphème de l'hérésie, * Père Théophore qui vénérais l'image du Sauveur * en suivant les règles que les Pères avaient laissées.

Lorsque le plus sombre des tyrans * avec la cruauté d'un fauve t'enferma * dans les lieux les plus obscurs et l'amertume de l'exil, * bienheureux Père, ayant à cœur * l'habitation du Paradis, * tu l'as souffert, l'esprit joyeux. * désormais tu mérites d'en contempler la splendeur, * ayant recueilli la récompense de tes labeurs.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Du fond de l'âme gémissant * lorsque je songe à mes péchés, * je me frappe la poitrine en disant: * j'ai péché, notre Dame, et devant toi * je me prosterne, cherchant la conversion; * mais de nouveau, sottement, * je me laisse prendre à 1'hameçon, * hélas, par habitude du mal: * vite, délivre-m'en * et montre-moi le chemin du salut.

Stavrothéotokion
De ténèbres le soleil * jadis s'est couvert, * te voyant, Sauveur, suspendu à la croix; * les régions souterraines ont tremblé de frayeur, * les morts se sont levés de leurs tombeaux, * les rochers se fendirent, les cieux furent saisis d'étonnement; * et, se tenant sous la croix, la pure Vierge pleurait, * célébrant, ô Christ, ton amour pour les hommes.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, oeuvre de Théophane, portant comme acrostiche (en dehors des théotokia): Père, je glorifie ta lumineuse vie.

Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'année de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »

Illuminé par le divin éclat, * tu as consacré, * Père saint, ta vie à Dieu, * choisissant dès l'enfance la radieuse splendeur * de la virginité, qui te conféra * une pureté semblable à celle des Anges.

Pour guide prenant l'Esprit divin, * des moines tu portas * l'habit rendant semblable à Dieu, * Père théophore, et tu vécus, * dans un splendide rayonnement, * la plus pure des vies.

Fortifié par la puissance de la Croix, * tu as mortifié les passions charnelles * pour illuminer ton esprit, très-sage Nicétas, * par la méditation des spirituels enseignements, * tout en récoltant l'inépuisable trésor * de la divine contemplation.

Rayonnant de totale sagesse et de pureté, * tu fus porté vers la cime du sacré, * et du splendide vêtement * du sacerdoce tu fus paré * en médiateur des mystères divins, * vénérable Père bienheureux.

Vierge pure, tu es .apparue * plus haute que toute créature : invisible ou que l'on voit, * car tu enfantas le Créateur * quand i1 lui a plu de prendre chair en ton sein: * intercède auprès de lui pour le salut de nos âmes.



Ode 3
«Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur, * s'est affermi. »

Menant céleste vie, tu devins un astre de piété, * illustre Père, rayonnant et lumineux, * paré de charismes divins.

Mortifiant les charnelles pensées, par la vertu * sagement tu vivifias ce que l'âme a de divin * et méritas l'immortelle vie.

Dans l'allégresse tu passas ta vie, * comblé de grâces et d'excellentes qualités: * par elles ton cœur fut affermi.

Sur la multitude des moines, Père théophore, tu brillas * comme un soleil, paré de tes venus, * vénérable Nicétas; aussi dans l'allégresse nous te disons bienheureux.

Notre Dame, par le crédit que tu possèdes auprès de lui, * prie ton Fils de protéger le troupeau qui t'appartient * et de briser l'arrogance des impies.


Cathisme, t. 4
Sur les monts de la solitude tu demeuras * et dans les citadelles de la tempérance fus élevé; * tu fus sublime en toute voie * et renonças aux terrestres voluptés * pour atteindre le repos * de la céleste habitation * où tu intercèdes auprès du Christ en notre faveur.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
L'esprit enténébré par mes nombreuses fautes de débauché, * j'invoque, divine Mère, ta sûre protection: * de mon âme illumine les yeux, * éclaire-moi des clairs rayons du repentir * et revêts- moi, Toute-pure, des armes de clarté.

Stavrothéotokion
Te voyant exalté sur la croix, * ta sainte Mère, ô Verbe de Dieu, * pleurait maternellement et disait: * Quelle est cette étrange merveille, ô mon Fils? * Toi qui es la vie de l'univers, * comment peux-tu descendre dans la mon? * Mais, dans ta miséricorde, tu veux rendre la vie aux défunts.


Ode 4
«Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

A la racine ayant retranché * de ton âme pure, Théophore, les passions, * vénérable Père, tu as renversé * tout ce que pour nuire aux âmes avaient forgé * les adversaires du culte divin.

Ayant remporté la couronne des vainqueurs, * tu reposes maintenant * dans les parvis célestes, Bienheureux * qui as rejeté les passions * pour revêtir l'impassible condition.

Ta vie, tu l'as offerte au Christ, * Père saint, comme victime sans défaut, * toute pleine de l'amour divin * et resplendissante, Bienheureux, * d'ascétique beauté.

Bienheureux, tu méprisas publiquement * les discours de l'hérésie * funeste aux âmes, en vénérant * la divine représentation du Christ, * de la Mère de Dieu et de tous les Saints.

Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, le havre du salut, * la forteresse inébranlable; * notre Dame, par ton intercession * délivre nos âmes de tout danger.


Ode 5
«Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, Ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »

La terre des humbles est ta demeure, Nicétas, * sage Père qui as cultivé l'humilité * tout en combattant pour la vérité * au point de ceindre le brillant diadème des confesseurs.

Vers la lumière divine tu es parti, * toi qui fus intimement un fils de la clarté, * pour jubiler avec les chœurs des Anges * dans l'allégresse et la joie.

Des ineffables délices au Paradis, * Père bienheureux, désormais tu prends ta part, * toi qui t'es montré dans la tempête un port serein * et le nourricier des affamés.

Vierge pure, prie ton Fils et ton Seigneur * d'accorder aux captifs * dans l'adversité leur rédemption * et la paix à qui se fie en ton os ta miséricorde, tu secours.


Ode 6
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Tu as trouvé selon ton espérance le bonheur * Père bienheureux, en héritant * la béatitude du Maître et la divine clarté.

De l’ascèse, théophore Père, et de ta confession * tenant la double lampe allumée, * tu partis pour le ciel, excellent Nicétas.

Toi qui jouis dans les parvis célestes désormais * des infinies délices auprès de Dieu, * prie pour nus le Maître et Seigneur de l’univers.

Ô Vierge, sans connaître d’homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement * la divinité de ton Fils et ton Dieu.
Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion


Kondakion, t. 2
Au ciel ayant conformé ton esprit et ta vie, * dans la lumière de tes œuvres tu brillas comme soleil, * illuminant ceux qui gisaient dans les ténèbres, ici-bas, * et les conduisant tous vers le Christ notre Dieu; * sans cesse auprès de lui intercède pour nous tous.

Synaxaire
Le 3 Avril, mémoire de notre vénérable Père Nicétas le Confesseur, higoumène du monastère de Médicius.
Nicétas, en perdrix fuyant la tomberelle,
de la vie jusqu'aux cieux s'envole à tire-d'aile.
Le trois, Dieu récompense un serviteur fidèle.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »

De façon remarquable ta douceur * abaissa dans la poussière le cruel tyran * que tu mortifias par tes fermes oraisons, * car le Seigneur sait accomplir * la volonté de qui le craint.

Sous le tonnerre de tes enseignements, * le brillant éclair de ta vie, * bienheureux Père, illumina * de clartés divines les croyants * par le rayonnement de tes paroles et actions.

Fortifié par la puissance du Paraclet, * tu échappas aux phalanges des démons * et aux lacets de l'hérésie, * puis tu montas vers la hauteur des cieux, * où dans les chœurs des Anges tu de- meures à présent.

En toi nous reconnaissons le Saint des saints, * qui seule as enfanté le Dieu sans changement; * Vierge sans souillure et Mère in- épousée, * tu fis jaillir pour tous l'incorruptible vie * en mettant au monde notre Dieu.


Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et, sur l'ordre de Dieu, * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »

Trois fois heureux, dans le dépassement de tous les sens, * tu contemples désormais la spirituelle clarté, * car tu as mérité la vision divine, * vénérable Père qui, rempli de sa lumière, t'écries: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ayant pris l'habit sous lequel meurent les passions, * tu t'en es allé vers la vivifiante célébration, * t'écriant sous le splendide éclat * des vertus et de ta foi: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Dès l'enfance ayant exercé toute vertu, * sur la fin de tes combats tu t'es montré paré * de la couronne que les divines grâces t'ont tressée * et tu reçus la récompense en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

D'en haut sur nous tu veilles maintenant * à côté de ton Seigneur, Père Nicétas le bien nommé, * et par le grand crédit que tu possèdes auprès de lui, * tu demandes, illustre Père, le salut * pour les âmes qui forment ton troupeau.

Le Dieu fait homme en ton sein a demeuré * sans être séparé de son Père dans les cieux; * sans semence, ô Vierge, tu l'as conçu, * ineffablement, ô Mère, tu l'as enfanté: * pour nous tous tu es vraiment le salut.


Ode 9
«Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute digne de louange, nous te magnifions. »

Etant pur, tu as mérité la splendeur de Dieu, * toi qui as brillé de toutes sortes de vertus * et qui pour toujours resplendis * sous ta couronne de confesseur; * c'est pourquoi nous célébrons * en ce jour ta glorieuse festivité.

Sagement tu as mené ta vie, * te laissant guider par les préceptes du Sauveur * et maintenant que l'ombre a disparu, bienheureux Père, tu as trouvé * la vie éternelle que tu as méritée en très-saint confesseur.

Père saint, tu as dépassé l'agitation * de ce qui passe avec telle rapidité * et joyeusement tu abordas * au calme havre du Christ; * vers son royaume conduis-nous qui te disons bienheureux * en glorifiant ta mémoire, Nicétas.

Ayant reçu, Vierge toute pure, dans ton sein, * comme la toison, la rosée venue du ciel, * tu nous enfantas celui qui distribue * l'aliment divin de l'immortalité * à ceux qui le chantent dans la foi * et te reconnaissent pour la Mère de Dieu.

Photagogikon et apostiches du jour.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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4 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 11:52

4 AVRIL

Mémoire de notre vénérable Père Georges du Mont-Malée.


VÊPRES

Lucernaire, t. 2

Avec ardeur et tout entier consacré, * uni de toute ton âme au Dieu saint qui voit tout, * Père saint, tu récoltas les fruits divins de l'Esprit: * recueillement, tempérance, charité, * espérance, douceur, longanimité, * en toi-même prouvant de sublime façon * que la foi et la bonté * sont le chemin conduisant vers le ciel.

La grâce de l'Esprit * qui demeurait dans ton cœur doux et En pur * t'orna de toutes sortes de vertus * et te fit resplendir, Père saint, * de multiples charismes; c'est pourquoi * tu parus comme le champ du Christ, en conformité avec ton nom, * toi qui de ton âme sagement * as cultivé, bienheureux Georges, les sillons.

Dans l'espérance des biens futurs, * avec insouciance tu supportas tes peines joyeusement, tendu que tu étais de tout cœur vers l'avenir * et dans l'oubli rejetant le passé * jusqu'à rejoindre bienheureuse fin * par les actions vertueuses qui te comblaient et d'obtenir, vénérable Georges, la divine félicité.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Réjouis-toi, véritable trône de Dieu, * arche de vie et siège du Roi, * réjouis-toi, source inépuisable de sainteté, * myrothèque de l'Esprit * et délices du Paradis, * spirituel enivrement des âmes, réjouis-toi, * allégresse des saints moines et jubilation * de tous ceux qui accourent, divine Epouse, vers toi.

Stavrothéotokion
L'irréprochable Brebis, * abattue par le chagrin * et le visage baigné de pleurs amers, * regardait vers le bois de la Croix * et, levant les mains, s'écriait: * Ô mon Fils, où irai-je désormais, * qui vais-je appeler du nom de fils? * Hélas, combien je serai seule, mon Enfant, * et combien ma lumière s'obscurcit, * tant mes entrailles sont déchirées * et tant se brise mon cœur maternel.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane avec l'acrostiche: Tes peines, je les chante, Père, de tout cœur.

Ode 1, t. 2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »

Illuminé par la splendeur au triple éclat * du Principe divin, * tu laissas le monde et les ténèbres des passions, * vénérable Père, et tu brillas * par le rayonnement de ta vie.

Guidé par la divine providence, tu as pris * le chemin portant, * saint Georges, vers le ciel, * ayant pour auxiliaire le seul Compatissant * et l'unique Bienfaiteur.

Clairement dirigé par le Seigneur, * bienheureux Père, tu persévéras * dans la lumière qui te procurait * la grâce de l'adoption, * dans une vie de justice et de sainteté.

En toi, Vierge toute-pure, possédant * notre rempart et notre protection, * nous qui te proclamons * comme virginale Mère de Dieu, * nous échappons aux remous de cette vie.


Ode 3
«Seigneur, affermis nos cœurs dans ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »

Ayant suivi avec joie et fermeté les chemins de la vie * qui demeure dans l'éternité, * aux demeures éternelles tu as trouvé ton logis.

Ta vie, saint Georges, a resplendi * et ta parole s'est montrée * assaisonnée de grâce et de sel divin, * comme un saint produit des de notre Dieu.

Par le baptême, Père bienheureux, * ayant accédé à la divine filiation, * de ton Père tu héritas le trésor * par la pureté de ta vie.

Virginale Génitrice de notre Dieu, * sois le fIrmament, le refuge, la protection * des fidèles qui accourent vers toi * et proclamant ta divine maternité.


Cathisme, t. 3
Tu as aimé l'incomparable beauté du Christ * et détesté les corporelles passions, * toi qui sur terre comme un ange as vécu; * c'est pourquoi nous célébrons ta sainte dormition * et vénérons la châsse de tes reliques sacrées, * d'où jaillissent, Père Georges, les guérisons pour qui t'honore avec amour.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Les célestes puissances se réjouirent avec amour * et le genre humain fut saisi d'émotion * lorsque l'angélique salutation * te adressée, ô Mère de Dieu; * sur la terre comme au ciel une même fête projette son éclat, * puisque le premier père est délivré de la mort; * avec l'Ange nous te crions, nous aussi: * Réjouis-toi, ô très-pure Mère et Vierge immaculée.

Stavrothéotokion
Ta pure et virginale Mère, ô Christ, * voyant ton corps suspendu sur la croix, * versant des larmes s'écria maternellement: * Voici Avec la récompense d'un peuple ingrat * qui a joui de tant de bienfaits! * Ô mon Fils, je chante ta divine condescendance.


Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »

Vers Dieu tu es monté, bienheureux Georges, tout orné * par ta vie resplendissante de vertus.

Pour le calme d'une vie dans l'amitié de Dieu * tu as fui le trouble des choses passagères d'ici-bas.

Ton âme ne fut pas troublée par les torrents d'iniquité, puisque le Fleuve de délices t'abreuvait.

Sans cesse appliqué à la divine méditation, * tu repoussas, Père Georges, les errantes pensées.

Nous chantons, Vierge pure, celui qui de ton sein a pris un corps * et nous te bénissons comme la Mère de Dieu.


Ode 5
«Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes préceptes: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »

Tu as trouvé, Père sage et bienheureux, * la béatitude, l'immortelle vie, * en accomplissant ta divine montée, * fortifié que tu étais * par la foi, l'espérance et l'amour.

Embelli par l'humilité selon le Christ, * Père vénérable et sage en Dieu, * clairement tu es monté * vers la suprême vertu en devenant * le grain récolté sur l’aire de Dieu.

Par les rigueurs de la tempérance tu parvins * à te défaire de ton tu corps pour acquérir * un cœur pur, grâce auquel * il te fut donné de contempler * celui que nul ne peut voir

Qu'il est difficile pour tout homme à contempler * et combien insaisissable, notre Dame, pour chacun, * l'ineffable mystère de Dieu de ton enfantement, * car, ô Vierge, tu as mis au monde pour nous * celui qui est vraiment notre Dieu.


Ode 6
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Avec ardeur tu chassas les esprits du mal, * bienheureux Georges, fortifié que tu étais * par la collaboration de l'Esprit saint.

Te distinguant par la hauteur de ton impassible condition, * manifestement tu revêtis l'habit des tempérants * pour calmer le trouble des passions.

Pour savourer les délices du Paradis, * tu as dépassé le glaive flamboyant, * protégé que tu étais par l'arme invincible de la Croix.

En toi j'ai mis l'espérance de mon salut, * Mère toujours-vierge, et c'est toi que j'ai choisie * comme sûre et ferme protection.
Martyrikon du ton occurrent.


Synaxaire
Le 4 Avril, mémoire de notre vénérable Père Georges du Mont-Malée.
C'est en chantant, saint Georges, que tu rends ton âme
au Jardinier des âmes qui plante nos corps.
Le quatre, Georges monte, aux célestes accords,
jusqu'en l'immense ciel où les Anges l'acclament
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve- nous. Amen.


Ode 7
«Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »

En ton âme fortifié par la puissance du Christ, * par son pouvoir tu repoussas * les phalanges de tes ennemis, * brandissant contre elles la Croix; * et, gardé par elle, tu chantais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

A toi le bonheur et la prospérité, * Père bienheureux qui as déjà reçu * la récompense de tes peines et combats * et qui chantes avec les Anges, à l'adresse du Seigneur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

Tu as été le clair logis de Dieu, * Père Georges, toi qui fus * trône de sagesse et de savoir, * plein de sainteté, brillant de grâce et de foi * et chantant pour le Seigneur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.

La nuée lumineuse, le chandelier de la Clarté, * le lieu de sanctification, * ô Vierge, c'est bien toi: * car ineffablement tu as reçu le Verbe, * le Saint des saints que nous chantons en disant: * Bénie es-tu qui dans la chair enfantes Dieu.


Ode 8
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Vers la vie qui n'aura pas de fin * et les délices qui jamais ne passeront, * vers l'éternelle gloire tu es parti, * vers la lumière sans couchant, * car tu étais la récolte de ce Dieu * que nous exaltons dans tous les siècles.

En tant que serviteur de Dieu * et ministre du Christ, * dispensateur de ses mystères saints, * tu fus un infaillible guide, * vénérable Georges, guérissant * les maux des âmes et des corps.

Rempli des fruits de l'ascèse, Père bienheureux, * jusqu'à l'aire du Christ tu fus apporté * et sous les célestes pressoirs * comme raisin mûr tu fis jaillir * le vin de la componction * pour nous les fidèles t'honorant.

Le fruit de tes entrailles s'est montré * pour moi cause d'immortelle vie * et d'éternelles délices, pure Mère de Dieu; * c'est pourquoi je fais monter vers toi * avec allégresse, ô Vierge, le salut * de l'Archange te disant: Réjouis-toi.


Ode 9
«Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »

Par la foi, bienheureux Père, fortifié * et soutenu en vérité * par la puissance du Christ, * tu as rompu les pièges des démons, * échappant à leurs embûches et complots, * afin de pouvoir exulter * près du Maître universel.

Reportant sur le Seigneur toute affection, * Père, et savourant * la beauté de notre Dieu, * dont toute créature veut jouir, * tu as fait de la contemplation et de l'action * ta parure, ainsi que d'une illustre vie; * c'est pourquoi nous te magnifions.

Pour nous, les fidèles célébrant * ta mémoire, Père bienheureux, * ne cesse pas d'implorer le Christ * avec ferveur pour qu'il veuille nous sauver * de la houle des tentations, * de la tempête, des périls et des passions * et que, par tes prières, il donne au monde la paix.

Seule Vierge toute-digne de nos chants, * pour le renouveau et le salut de tout mortel * tu as mis au monde le Verbe incarné * qui tout d'abord était sans chair, * puisqu'il est Dieu né de Dieu; * c'est pourquoi nous les fidèles, tous en chœur, * par des hymnes nous te magnifions.


En carême, photagogikon du ton occurren, et apostiches du Triode, puis l'heure de Prime et le Congé.

Monique
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5 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 11:58

5 AVRIL

Mémoire des saints martyrs Claude, Diodore, Victor,
Victorin, Pappias, Nicéphore et Sérapion.



VÊPRES

Lucernaire; t. 4

Les yeux crevés et arrachés, * les phalanges coupées, * les flancs lacérés tandis que vous étiez suspendus, * les os broyés, les membres par le glaive tranchés, * vous qui avez brisé la tête du séducteur, * vous n'avez point renié le Sauveur de l'univers * ni n'avez de façon irraisonnable, * illustres et grands Martyrs, aux images taillées.

Avec Claude vénérons * Nicéphore, l'illustre martyr, * Diodore, Victor et Victorin, * ainsi que Pappias et Sérapion, * l'assemblée sainte, le septuor, * la troupe, le corps au grand complet * qui sous le glaive du courage a frappé * les myriades entières des démons.

Magnifions les martyrs * qui, pour avoir imité * la sainte Passion du Christ, désormais * par divine grâce peuvent chasser * les passions dont souffrent l'âme et le corps, * colonnes inébranlables pièges des démons, * et phares des croyants, * calmes havres dans la tempête et pourfendeurs du Malin: * ils ont mérité les demeures d'en-haut.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Le tabernacle immaculé, * la vivante nuée, * le temple très-saint de notre Dieu, * la passerelle que lui seul a franchie, * l'espace trouvé libre par l'Infini, * l'urne d'or, l'arche d'alliance, l'échelle des cieux, * la Vierge, la Mère du Seigneur, * disons-la bienheureuse de solennelle façon.

Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * en sa plainte maternelle te disait: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur, * comment tes mains et tes pieds, * par des impies, ô Verbe, ont été cloués, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon des Saints, avec l’acrostiche: J'honore le pouvoir septuple des Martyrs. Joseph.

Ode l, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Ayant accompli la course sacrée, saints Martyrs, avec gloire vous vous tenez, * portant couronne, devant le trône de Dieu * et sur le monde vous projetez * les rayons lumineux de l'Esprit.

Qu'en ce jour soit magnifié * le septuple chœur des Athlètes divins * qui de beauté divine brille saintement * et qui exulte désormais * avec les chœurs des Anges dans le ciel.

Ayant selon les règles parcouru * le stade du martyre et supporté * avec grand courage le déchaînement * des supplices les plus variés, * vous avez reçu l'héritage éternel avec joie.

Dans le temps s'est incarné de toi * celui qui transcende tous les temps, * Vierge pure, pour mettre fin * à l'antique péché des mortels: * supplie-le de prendre nos âmes en pitié.


Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

Pour le Christ ayant subi * toutes sortes de tourments, * par grâce de l'Esprit, * saints Martyrs, vous avez lui plus que l'or.

Illustre martyr Victorin, * tu souffris d'avoir le dos brisé, * d'être privé de tes yeux, * de tes mains et de tes pieds.

Glorieux Martyrs, grâce aux liens * de votre amour envers le Christ, * vous avez défait les pièges compliqués * du perfide serpent.

Tu as enfanté l'universel Seigneur * qui délivre les mortels * de la spirituelle captivité, * Vierge pure et toute-digne de nos chants.


Cathisme, t.4
Supportant d'intrépide façon * les multiformes tourments, * saints Martyrs, vous avez surpassé * le brillant éclat du soleil; * c'est pourquoi nous célébrons * votre lumineuse mémoire en demandant avec foi * d'obtenir par votre intercession * la rémission de nos péchés * et la jouissance des biens éternels.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Nous qui jouissons de tes bienfaits, * divine Mère, nous ne cesserons de chanter * ta miséricorde en tout temps, * nous tes serviteurs, en te disant: * Très-sainte Vierge, éloigne de nous tous * les invisibles ennemis, les menaces et les dangers, * toi qui es notre protectrice en vérité.

Stavrothéotokion
Ta Mère s'écria, Roi de tous: Je ne puis * te voir étendu sur une croix, * toi que j'ai mis au monde comme fils et comme Dieu * en dépassant la nature et ses lois; * je connais ton amour pour les hommes, Seigneur, * je sais que tu souffres pour le salut des mortels; * mais, te voyant sur la croix, * je ne puis, mon Enfant, * sup- porter comme mère une telle douleur!


Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Dans la grâce, tu l'emportas * sur la venimeuse méchanceté de l’ennemi, * Victor, lorsque, la langue arrachée * et les flancs lacérés, * tu parvins à la gloire des martyrs.

Couvert par le bouclier de la foi, * martyr Nicéphore, tu supportas * fermement d'avoir le corps broyé * et pour ton Maître tu chantas: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Magnifiant le Dieu de l'univers, * l'excellent Claude fut amputé * de ses mains et de ses pieds * et joyeusement souffrit d'avoir les mâchoires broyées * à coups de pierre, par cruauté du tyran.

Glorieux Martyrs, vous n'avez craint * la houle multiforme des châtiments * ni la mort vous procurant * l'éternelle gloire, mais avec foi vous avez chanté: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ô Vierge, le Prophète en esprit * d'avance t'a vue comme la montagne ombragée * d'où le Maître, en vérité, * prit les traits de notre chair * pour sauver de la fosse le genre humain.


Ode 5
«Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui de la sombre ignorance fais revenir * ceux qui te chantent avec foi. »

Diodore, lorsqu'on t'exposa * aux grands supplices, tu supportas * de tout cœur les fers rougis au feu * et la brûlure des charbons ardents.

Inébranlable en ton esprit * tu demeuras, Sérapion, * suspendu pour les multiples châtiments * et par le glaive achevé.

Martyr Pappias, tu émoussas * les glaives ennemis en te laissant * lacérer, percer de clous * et suffoquer sous les eaux.

Notre Dame, tu as redressé * de leur chute les mortels en enfantant * le Verbe Dieu qui a pouvoir * de redresser les courbés.


Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion, tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Les saints Diodore et Sérapion * soient chantés avec Pappias, * Nicéphore et Victorin, * Claude et Victor, pour avoir parfaitement vaincu * l'égarement du perfide ennemi.

Dans l'Esprit, vous vous êtes montrés, * saints Martyrs, des glaives affilés * pour tailler en pièces les phalanges ennemies * et maintenant vous savourez * les biens du royaume des cieux.

Merveille, Victor et Victorin, * la façon dont, jetés dans un mortier * comme grain vous fûtes écrasés, * mais par le broyage de vos os * vous avez brisé les pièges de l'ennemi.

De mon âme renforce la vigueur * relâchée, ô Vierge immaculée, * par ma négligence continuelle et mon péché, * pour qu'avec empressement * sans cesse je te chante avec foi.


Martyrikon du ton occurrent

Synaxaire
Le 5 Avril, mémoire des saints martyrs Claude, Diodore, Victor, el Victorin, Pappias, Nicéphore et Sérapion.
Claude ne cloche pas des deux pieds, lui qui court
à tête décollée jusqu'aux pieds de son Maître.
Une main scélérate ce crime perpètre,
le cinq, en le rendant d'une tête plus court.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Tendu et les flancs labourés, * illustre Victor, puis broyé dans le mortier * et la langue tranchée, tu finis en chantant: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.

Flagellé sur le ventre et sur le dos * et les mâchoires brisées, tu souffris, * Claude, l'amputation des mains et des pieds, * chantant le Seigneur avec la force de l'Esprit.

Ayant supporté avec courage et magnanimité, * martyr Nicéphore, l'amputation des doigts * et le broyage de tout le corps, tu as ceint * le diadème de victoire conforme à ton nom.

Toi le sublime trône du Très-Haut, * l'arche sainte, le chandelier doré, * ô Vierge, nous te chantons: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.


Ode 8
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Bienheureux qui éleviez les mains * vers le Dieu capable de vos sauver, * vous avez souffert les tortures les plus variées * et vous êtes hissés vers lui * en vainqueurs chantant: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

En ce jour, fidèles, célébrons * Pappias, Diodore et Sérapion, * Claude, Nicéphore, Victorin * et Victor, ces témoins du Christ; * chantons en leur honneur: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

Répandu, votre sang a sanctifié * la terre, victorieux Martyrs, * et par divine grâce fit cesser * le flot de l'incroyance en abreuvant * richement les âmes des fidèles s'écriant: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur.

Par des cantiques sacrés * célébrons le Père sans commencement, * le Fils coéternel et l'Esprit saint * partageant même pouvoir et même royauté * en Dieu vivant pour qui nous chantons: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur.

Pleine de grâces, ton merveilleux enfantement * surpasse l'intelligence de notre esprit, * car Dieu demeure sans commencement * tout en commençant dans le temps pour sauver * les fidèles s'écriant pour lui: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur.


Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Victorieux Athlètes, pas à pas * suivant la sainte Passion du Christ, * avec courage vous avez souffert tout châtiment; * et pour votre glorieuse mort * dans les siècles vous êtes dits bienheureux.

Comme offrande, comme sacrifice d'agréable odeur * présentés à la table des cieux, * saints Martyrs, vous faites briller de joie * l'assemblée des premiers-nés * en resplendissant plus que soleil.

En ce jour, fidèles, réunis, * disons bienheureux le noble Victorin, * Claude et Sérapion, * Diodore et le divin Pappias, * Nicéphore et le sage Victor.

Votre mémoire pleine de clarté, * admirables Hoplites, s'étant levée, * illumine l'entière Eglise du Christ; * en elle vous intercédez * pour que la rémission de nos fautes nous soit donnée.

Vierge ayant porté dans tes bras le Christ * qui reçut de toi la chair des mortels, * prie-le d'accorder l'immortalité * aux fidèles te glorifiant * et magnifiant ta divine maternité.


Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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6 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 14:31

6 AVRIL

Mémoire de notre Père dans les saints
Eutychius, patriarche de Constantinople.




VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Seigneur, tu fis fleurir Eutychius * dans la prairie de tes délices et l'abreuvas * aux flots de ta sagesse, de divine façon; * c'est pourquoi il a produit * les flots de la connaissance, réjouissant * les fidèles nous chantons: * qui de tout cœur te magnifient.

Seigneur qui pénètres les cœurs * et sais d'avance leurs secrets, * voyant comme vase d'élection le patriarche Eutychius, * de ton Eglise tu en fis * le pasteur; c'est pourquoi * il l'a conduite aux pâturages de la foi.
Seigneur qui de grâces fis briller * le saint patriarche comme un joyau * et le fis resplendir sous l'ornement pontifical, * dans ta miséricorde, fais-nous briller, nous aussi, * par ses prières, de vertus * afin qu'en la vraie foi nous te chantions purement.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge pure ayant mis au monde le Seigneur * qui repose parmi les Saints, * purifie-moi des passions qui me souillent pour mon malheur * et guide-moi pour que je puisse avancer * sur les chemins de pureté, * toi l'intrépide protectrice de tous tes serviteurs.

Stavrothéotokion
Seigneur, si tu as de plein gré * étendu tes mains sur la croix, * c'est pour accomplir le dessein paternel en souffrant la Passion; * et, pour sauver les mortels, * dans ta miséricorde, tu es venu, * disait la toute-pure Mère de Dieu, que nous chantons et glorifions.



MATINES

Apres la lecture du Psautier et les cathismes, canons du Jour, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, portant comme acrostiche (en dehors des théotokia): J'admirerai le saint thaumaturge Eutychius.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »

Toi qui prospéras dans les vertus * et rayonnas de l'éclat lumineux * des charismes divins, * délivre-moi de l'infortune des passions * par ton intercession, * afin que je te chante, Sage en Dieu.

Dans les parvis de Dieu * tu as poussé, tel un sarment * divinement planté * et florissant, Père Eutychius, * par les fruits de tes vertueuses actions * et de tes miracles, en vérité.

De la tyrannie des passions * tu te rendis maître en donnant * à ton esprit la souveraineté; * et sur les ailes de l'impassible condition * toi-même tu fus porté * vers les demeures de Dieu.

Offrant à notre Dieu * un sacrifice de louange, * Bienheureux, en vérité * et t'acquittant de tes vœux envers le Très-Haut, * tu fus délivré, Eutychius, des passions * et chantas le Christ qui t'a sauvé.

Tu as reçu ton Créateur * comme lui-même l'a voulu; * sans semence, de ton sein * il prit chair ineffablement; * Vierge pure, tu es vraiment * la souveraine du monde créé.


Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »

Du saint Esprit * tu devins le temple, * Père théophore, en te purifiant * de la fange des passions * avec beaucoup de soin, * illustre pontife Eutychius.

Fils du jour, tu le fus * par communion à l'immatérielle clarté, * illustre Pontife, et par l'éclat * d'indéniables charismes * tu chassas la ténébreuse * nuisance des passions.

Dès l'enfance ayant sucé * les mamelles de la tempérance, * par tes constantes oraisons * tu arrivas en vérité * à l'âge adulte du Christ, * illustre pontife Eutychius.

Ouvrant ta bouche sacrée, * Père, tu aspiras l'Esprit saint * et sagement tu as fermé * toute bouche murmurant * d'injustes propos * contre la sublime incarnation de notre Dieu.

Vierge pure, * la merveille de ton enfantement divin * dépasse la nature et ses lois: * c'est Dieu lui-même qu'ineffablement * tu as conçu dans ton sein * et tu restes vierge même après l'enfantement.


Cathisme, t. 3
Ayant revêtu la force qui vient de Dieu, * tu as dépouillé la puissance du Trompeur * en faisant d'étonnants miracles, Père saint: * éloigné par injustice de tes brebis, * vers elles tu revins glorifié. * Vénérable Père, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein; * mais, se faisant homme, demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.

Stavrothéotokion
De la nature divine tu ne t'es pas séparé, * même en subissant de plein gré ta Passion, * mais, crucifié dans ta chair, suprême Bien,* comme Dieu tu remues l'entière création, * s'écriait la divine Mère en pleurant; * et comme unique Génitrice de Dieu * chantons-la pour demander la grâce du salut.


Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur ».

Illuminé par l'éclat * de la grâce divine, * sage Père, tu fis pâlir * toute hérétique sentence, * pour faire resplendir * l'ensemble des peuples proclamant la vraie foi.

Tu ne fus pas accablé * en souffrant les persécutions pour la foi: * tu avais en effet * pour combattre avec toi, * vénérable Père, le Christ * contre lequel blasphémaient les impies.

Sur le roc de sa vérité * le Seigneur, t'élevant, * de ton âme affermit les pas, * vénérable Père, * mais il fit trébucher * les orgueilleux desseins des ennemis.

La puissance de tes discours * rendit impuissantes * la doctrine et la force des ennemis, * Père vénérable, et devint * pour le peuple orthodoxe * ferme rempart et soutien.

Ineffables en vérité, * impossibles à cerner, * tels sont, Ô Mère de Dieu * et toujours-vierge Marie, * pour ceux de la terre et du ciel * les mystères de ton divin enfantement.


Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, Ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »

Avec courage supportant l'exil, * sage Père, tu fus injustement séparé * du troupeau que le sort t'avait confié; * mais dans l'allégresse vers lui * tu revins à nouveau, * acclamé par tous grandement.

Ce n'est plus en énigmes que tu peux voir, * bienheureux Eutychius, la gloire de Dieu * que dès l'enfance tu désirais, * mais c'est plutôt maintenant * face à face que tu la vois, * puisque sont brisés les miroirs de la chair.

Comblée de flots divins, * ton âme, Bienheureux, fit jaillir * pour l'Eglise, en vérité, * sage Père Eutychius, * un fleuve d'enseignements * dont tu en abreuves les sillons.

Sauve dans ta bonté, * Souveraine de l'univers, * ceux qui te reconnaissent de tout cœur * comme la Mère de Dieu: * en toi nous possédons en vérité * une invincible protection.


Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »

En toi qui étais pur * du trouble des passions, la Trinité * fit sa demeure et te combla * de charismes par lesquels * tu chasses en tout temps les maladies, * Eutychius aux divines pensées.

Tu t'élevas en acquérant * de façon véritable, en ton cœur, * l'exaltante humilité, * qui te permit d'abattre en même temps * toutes les intrigues des démons, * illustre Pontife du Seigneur.

Sans éclaboussure ayant traversé * l'océan de cette vie, * admirable Père, tu atteignis * les havres du royaume des cieux * après avoir sauvé * la cargaison de ton âme pour Dieu.

Toi-même étant comblé * des enseignements de la foi, * de cette herbe tu as nourri * tes spirituelles brebis * en les tenant éloignées du trouble flot * des doctrines ennemies.

Souveraine immaculée * qui enfantas pour les mortels * le Seigneur, ce timonier, * apaise le trouble incessant, * la tempête de mes passions * et donne le calme à mon cœur.
Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion.


Kondakion, t. 8
Tous ensemble, fidèles, chantons Eutychius * comme grand pontife et suprême pasteur, * comme sage docteur ayant chassé les hérésies, * et de tout cœur disons-le bienheureux, * car il intercède auprès du Christ en faveur de nous tous.

Synaxaire
Le 6 Avril, mémoire de notre Père dans les saints, Eutychius, patriarche de Constantinople.
Eutychius ayant dit à Dieu: Nunc dimittis,
de terre au ciel les Anges lui font une escorte,
et je m' estime heureux de le louer. Le six,
à 1’âmed’Eutychius le ciel ouvre sa porte.
Par ses saintes prières, Ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Par la blancheur de tes vertus * ayant eu l'âme comme neige, * tu fus semblable aux Anges; c'est pourquoi * avec eux tu exultes, * plein d’allégresse chantant : * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Père, les flots de tes pleurs * éteignirent l'incendie * des charnelles voluptés * et devinrent une pluie de guérisons * pour les fidèles sans cesse chantant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Mère toujours-vierge et tout-immaculée, * en toi, nous les fidèles, * nous reconnaissons notre salut * car en toi s’est incarné * le Fils qui dans le sein du Père est infini; * c'est pourquoi d'âge en âge tu es bénie.


Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »

Ayant rejeté le sommeil de la négligence pour cultiver les vertus, * Père saint, tu restas éveillé * jusqu'à voir la demeure du Dieu de Jacob * que nous exaltons dans tous les sIècles.

Protégé par le bouclier de la foi * et prenant comme glaive à deux tranchants la doctrine sacrée, * tu mis en pièces les hérétiques légions, * Père aux divines pensées.

A Dieu tu offris des sacrifices non sanglants, * Père Eutychius, dans l'humilité de ton cœur, * sacrifiant l'Agneau qui pour toi s'est immolé * et que nous exaltons dans tous les siècles.

T’élevant par la suppression du moins * et devenu semblable aux Anges immatériels, * encore vivant en la chair tu montas * par amour irrésistible vers le Christ, ton désir.

En ton enfantement tu échappas aux douleurs * et vierge demeuras après avoir enfanté; * tout cela fut rendu possible par Jésus, l'Homme-Dieu * que nous exaltons dans tous les siècles.


Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »

Echangeant pour les grandes * les petites choses et acquérant * les biens incorruptibles sagement * à la place des corruptibles, tu as trouvé * l'inébranlable royaume, * la gloire qui jamais ne passera, * en prenant pour parure * la beauté des vertus.

Tu as vécu dans l'innocence, * Père Eutychius, et te montras * de la Vierge immaculée, * bienheureux Pontife, le dévot, en véritable hiérarque divin, * toi le soutien de la foi, * la colonne de l'orthodoxie, * le rempart du peuple choisi.

A la raison tu pus soumettre * le souci de la chair * et sur terre dans un corps tu vécus * tel un incorporel, Eutychius; * c'est pourquoi dans l'allégresse * tu te tiens en présence de Dieu, * devant le Maître de tous, * avec les Anges dans les cieux.

Comme lumière matinale, * comme sublime soleil, * sur ceux de la terre tu as lui, * Eutychius aux divines pensées; * maintenant que de terre vers Dieu * tu es passé en recevant * sa brillante lumière, envoie-la * sur tout fidèle t'acclamant.

Fortifié par ta puissance, * je te consacre mon chant * du plus de profond de mon cœur, * mais en retour accorde-moi, * Vierge toute-pure, * de tes inaltérables trésors * ta grâce aux mille reflets, * toi que Dieu lui-même déclara bienheureuse.


En carême, photagogikon du ton et apostiches du jour, prière de saint Ephrem, heure de Prime et le Congé.

Monique
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7 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 15:59

7 AVRIL

Mémoire du saint martyr Calliope.

Et mémoire de notre vénérable Père
Georges, métropolite de Mytilène.

(Voir son office à la page suivante)

VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Athlète vainqueur, illustre Martyr, * avec grand courage ayant souffert * pour le Christ notre Dieu les torsions de ton corps * et les plus pénibles châtiments, * tu menas avec joie ton combat * et, maintenant que de gloire te voilà couronné, * tu implores miséricorde et pardon * pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.

Athlète dont le témoignage fut digne d'admiration, * lorsqu'on te crucifia pour le Christ * qui lui-même avait souffert sur la croix, * du ciel tu entendis la sainte voix * du Père tout-puissant qui t'appelait, * illustre Martyr, vers les demeures du ciel, * où tu as reçu ta récompense de vainqueur; * c'est pourquoi nous t'acclamons et te disons bienheureux.

Enflammé par l'amour de ton Dieu, * grâce à la rosée de l'Esprit * tu supportas le feu appliqué à ton corps; * et tu parus comme lampe aux mille feux * embrasant toute l'erreur des faux dieux; * c'est pourquoi, te disant bienheureux, * comme il se doit tous ensemble nous célébrons * en ce jour ta mémoire sacrée.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Notre Dame qui enfantas la lumière sans déclin, * éclaire-moi de ta splendeur, * moi qu'enténèbrent les funestes détours de mon es prit, * et de ta lumière signe-moi * afin que tout entier * je ne sois exposé aux attaques des loups, * mais que, gardé par toi, sûrement, * Vierge sainte, je sois guidé sur la voie qui mène à Dieu.

Stavrothéotokion
Le soleil s'effraya lorsqu'il te vit * étendu sur la croix, ô Jésus, * la terre trembla et se fendirent les rochers, * les sépulcres s'ouvrirent dans l'effroi, * les Puissances des cieux furent toutes saisies de frayeur * et la Vierge, te voyant sur la croix, * s'écria, Seigneur: Hélas, quelle vision frappe mes yeux!



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: De Calliope je loue les éclatantes peines. Joseph.

Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Ayant mené à bien ton combat, * victorieux Martyr, et gardé la foi, * tu as reçu la couronne du vainqueur * et tu exultes en présence de Dieu.

D'une sainte racine tu as poussé * comme rameau toujours florissant * pour rassasier des fruits de ton martyre les cœurs * de Vierge tous ceux qui te vénèrent, Calliope.

Ayant éclairé le regard de ton cœur * par l'explication des Ecritures et leur méditation continue, * Calliope, tu t'es avancé * très courageusement vers les luttes des martyrs.

Celui qui d'un signe créa le monde entier * de toi, divine Mère, a pris corps ineffablement: * c'est lui qui couronne le victorieux Martyr * avec lequel nous te disons bienheureuse en tout temps.


Ode 3
«Seigneur qui as tendu la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul avec Ami des hommes, * haut lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »

Tu supportas les combats surhumains * et multiformes, en t'opposant, saint Martyr, * avec courage à ton persécuteur * et tu as atteint le calme du ciel * en naviguant sous la brise de l'Esprit.

Tu t'es montré un noble soldat, * un excellent vainqueur en affrontant * avec courage les tourments, * bienheureux qui sur la roue et sous les coups * renversas l'arrogance de l'erreur.

L'altière audace de l'ennemi, * tu l'as fait tomber lorsque, suspendu sur le bois, * tu reçus des coups sur tout le corps * et resplendis joyeusement * de la beauté de tes blessures, saint Martyr.

Vierge toute-sainte, * gloire des Apôtres et fierté des Martyrs, * par ton intercession * sauve de toute angoisse * les fidèles qui te chantent avec joie.


Cathisme, t. 4
Elevé en croix sans que ton esprit fût renversé, * du Christ tu imitas la salutaire Passion; * c'est pourquoi nous célébrons avec foi * sainte mémoire porteuse de clarté, * demandant de recevoir grâce à toi le pardon de nos fautes et la grâce du salut.

Gloire au Père… Maintenant …Théotokion
Souveraine, exauce ton serviteur * dont l’âme affligée crie vers toi; * accorde-moi la rémission * de mes péchés si nombreux; * car de jour et de nuit, * c'est toi que j'invoque en tout temps; * de la géhenne de feu, * divine Mère, délivre-moi * et place-moi à la droite de ton Fils et ton Dieu.

Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, * un glaive a transpercé ton âme quand tu vis * sur la croix ton Fils et ton Dieu : * sans cesse intercède auprès de lui * pour qu'il nous accorde le don de nos péchés.


Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j’ai médité * et j’ai glorifié ta divinité. »

En athlète courageux * tu te montras sur le stade luttant, * martyr Calliope, pour renverser * la forteresse de l'erreur.

En sacrifice parfait * au Verbe immolé tu fus offert, * Calliope, avec la bonne odeur * de tes peines sacrées.

Ta chair, mise à mort * par de rudes peines, t'a procuré, * Calliope, bienheureux martyr, * la vie dont tu jouis tout là-haut.

Comme vigne portant son fruit, * Vierge pure, tu as produit le raisin * distillant le suc divin * pour les fidèles te disant bienheureuse en tout temps.


Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

T'illustrant par tes peines, * tu fus soumis à la roue; * et, brûlé par le feu des lampes, tu reçus de Dieu, * noble Martyr, la céleste rosée * par assistance des Anges, * Calliope, en athlète victorieux.

Par la puissance invisible du Rédempteur, * les impies qui devaient te supplicier * en furent empêchés, * car la flamme s'éteignit * sans nullement te toucher, * sur l'ordre du Maître universel.

Rendu brillant par les coups, * tel un or en la fournaise tu resplendis * et, pour avoir divinement gardé * les saints préceptes du Christ, * tu fus mis sous bonne garde, défaisant par tes liens * l'arrogance du culte insensé des multiples faux dieux.

Vierge toute-pure, délivrés grâce à toi * de la chute ancestrale, nous te chantons * avec l'archange Gabriel: * Réjouis-toi qui seule as procuré * à tout pécheur le salut, * réjouis-toi, forteresse de tous les martyrs.


Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

De belles blessures * ta mère te voyant ciselé * se mit à magnifier le Seigneur * dans l'allégresse qui la comblait * et saintement te couvrait de baisers.

Enfermé que tu étais dans la prison, * à toi se fit voir la lumière sans déclin * et du ciel se fit entendre une voix * te donnant courage, saint Martyr, * et faisant l'annonce de tes luttes sacrées.

Martyr aux multiples combats, * en toi nous voyons le paradis spirituel * ayant en son milieu l'arbre de vie, * le Christ qui t'a fait passer, * Calliope, vers l'éternel délassement.

De mon âme guéris les immenses péchés, * éclaire, Vierge pure, mon esprit * sans cesse enténébré par tant de transgressions, * afin que je te dise bienheureuse, * te rendant la louange qui t'est due.


Martyrikon du ton occurrent.

Synaxaire
Le 7 Avril, mémoire du saint martyr Calliope.
La tête en bas, Calliope, cloué sur la croix,
tu glorifies le Verbe cloué à l'endroit.
Le sept du mois d'avril, le saint martyr Calliope
trouve la vie sans fin près du Dieu philanthrope.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les saints, Georges, évêque de Mytilène.
La cité dont tu fus l’évêque, en ses trésors,
Georges, se glorifie de posséder ton corps.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Illustre Calliope, n'ayant rendu * aux idoles de culte insensé, * vaillamment tu supportas * la peine du feu en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Imitant, dans la sublimité de ton esprit, * celui qui fut élevé sur la croix, * c'est à l'envers que tu voulus y monter * pour accomplir ta marche avec joie * vers le ciel, où tu intercèdes pour nous.

Ayant avec courage affronté, * martyr Calliope, les multiples tourments, * tu as mérité beaucoup de biens * dans le ciel, où tu chantes: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Le fruit de tes entrailles bénies, * divine Mère, nous a vivifiés, * nous dont un fruit avait causé la mort; * aussi, te glorifiant comme il se doit, nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.


Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Immolé pour la loi de notre Dieu, * tu as fui tout le mal des sans-loi, * martyr Calliope, et le Christ t'a glorifié * au moment de ta sainte Passion, * alors que tu étais crucifié à l'envers, * selon ta propre volonté: * t'appelant à son repos, il t'a placé * en compagnie de ses Anges divins.

Surgi comme un soleil resplendissant, * tu éclaires sans cesse * des rayons de tes combats * tout ce qui se trouve sous le ciel * et tous nous invites à célébrer * ta lumineuse mémoire en chantant: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Toi l'athlétique Témoin * qui, au moment de tes luttes, as montré clairement * une incomparable patience, une admirable fermeté, * avec les chœurs des Anges désormais * te voilà compté pour ta gloire, * toi qui chantes: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple exalte le Christ dans les siècles.

Lui donnant corps, tu enfantas * et dans tes bras tu as porté, * Vierge pure, le Seigneur Jésus * qui porte lui-même l'univers * par toute-puissante volonté, * aussi nous te chantons comme la Mère de Dieu, * redisant pour sa louange: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.


Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * Ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

En guise d'ailes ayant pris la voile de l'Esprit saint, * ton âme traversa l'océan des supplices * pour aborder aux ports célestes joyeusement, * après avoir englouti * les troupes de l'erreur perfide * sous le déluge divin de ton sang.

Tel un beau jeune homme tu t'es montré * dans la splendeur de tes combats, * où tu as surpassé le soleil par ton éclat, * illuminant en effet âmes de ceux qui célèbrent avec amour * ta sainte fête porteuse de clarté.

Formons un chœur en esprit * pour acclamer joyeusement * La Calliope, ce courageux martyr * qui nous régale en ce jour * des peines subies en luttant pour le Christ * et renversant le culte impie des multiples faux dieux.

Ta châsse fait sourdre le parfum de la vie * et répand les miracles à flot; * l'entourant avec joie et de tout cœur la vénérant, * les fidèles qui glorifient ta mémoire sacrée, * Calliope, témoin du Seigneur, * y puisent leur sanctification et la lumière en tout temps.

Sous les mystiques rayons de ta clarté * dissipe les ténèbres de mon esprit, * divine Mère, et calme la tempête de mes pensées * pour me conduire vers les havres sereins, * afin que je puisse te dire bienheureuse, * toi la seule qui procures à tous les hommes le salut.


L'office suivant se chante si le Supérieur le désire et au moment choisi par lui.

Monique
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7 avril (suite)

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 16:02

Office de notre vénérable Père
Georges, métropolite de Mytilène.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1

Sagement tu vénéras, * Père Georges, la sainte image du Christ, * sans craindre nullement l'audace des adversaires de Dieu * dont la puissance te donna d'être fort; * à présent supplie-le * pour qu'il accorde à nos âmes la paix * et la grâce du salut.

Tu supportas la fureur * des orgueilleux insensés * que tu as vu tout d'abord * exaltés par l'arrogance de l'impiété, * puis à leur tour destitués * lorsque, pour la punition manifeste des insensés, * se mit en mouvement la providence de Dieu.

Comme prêtre, saint Georges, avec Dieu coopérant, tu offrit au Maître également, * comme récolte donnant au centuple son fruit, * les âmes des fidèles que ta parole avait sauvés; * et maintenant supplie-le * d'affermir par la doctrine de vérité * l'Eglise professant la vraie foi.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Divin char de pureté * qui dépasses tout esprit, * Marie, emporte-moi loin du cercle de mes péchés, * au pays de repentance conduis-moi, * m'entourant de ta puissante protection: * tu en as le pouvoir, en effet, * comme la Mère du Dieu tout-puissant.

Stavrothéotokion
La Brebis vierge, la Souveraine immaculée, * voyant sur la croix son Agneau * sans forme et sans grâce, s'écria * dans ses larmes: Hélas, ô mon Fils, * où est passée ta beauté, * où est ta belle apparence, doux Enfant, * et ton charme resplendissant, * ô mon Fils bien-aimé



MATINES

Le canon est l'oeuvre d'Ignace.

Ode 1, t. 8
«Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »

De ta miséricorde fais lever la lueur * sur moi qu'aveuglent mes fautes et mes péchés, * dissipe les ténèbres de ma cécité * par les prières de ton hiérarque, Seigneur.

Bienheureux Georges, tu cultivas la terre entière * par les peines et les sueurs de ton ascèse: * dans ton cœur ayant semé le froment du saint Esprit, * tu récoltas, l'épi de l'impassible condition.

Prenant sur tes épaules ta croix * et retournant au prince des ténèbres * les charmes de ce monde, tu suivis le Christ * pour acquérir les trésors de son royaume immatériel.

Arme, havre sûr, forteresse et rempart, * ancre divine, passerelle et abri: * telle est, divine Epouse, ta protection, * qui nous sauve de tous les dangers.


Ode 3
«Nul n'est saint comme le Seigneur, * nul n'est juste comme notre Dieu * que chante l'entière création, * et nul n'est saint * comme toi, Seigneur ami des hommes. »

Ayant gravi la hauteur des vertus, * vénérable Père, tu fus digne de scruter * les profondeurs de l'Esprit * et, devenu capable de voir Dieu, * avec les chœurs des Anges tu habites désormais.

Ayant acquis l’esprit de pauvreté, * tu devins riche du royaume immatériel * où fidèlement pour ton troupeau tu as préparé les trésors éternels; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux.

Par tes justes actions et ton genre de vie, tu imitas ce que l'âme de Jacob avait de naturel et doux * et, par la purification de l'esprit, * tu devins un véritable «israélite», capable de voir Dieu.

Tu as enfanté sans père celui qui était sans mère avant toi * et comme nourrisson tu allaitas le nourricier de l'univers: * prie-le de sauver les fidèles te chantant * à juste titre comme virginale Mère de Armé Dieu.


Cathisme, t. 8
Devenu remarquable par la hauteur de ton humilité, * tu as abattu complètement * l'insolence du Mauvais par tes brillants exploits; * Père vénérable, dans ta charité, * par de larges dons tu vins en aide aux malheureux; * c'est pourquoi dans l'allégresse après ta fin tu héritas * pour les siècles les délices qui n'ont pas de fin. * Bienheureux pontife Georges, prie le Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions; * mais en toi possédant mon refuge, ma protection, * j'accours me réfugier dans le laquelle havre de ta bonté; * Toute-sainte., prie celui qui sans semence s’incarna de toi * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu’il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton virginal enfantement.

Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * celle qui t'enfanta, dans ses larmes, disait: * le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que pour nous tu subis, dans la tendresse de ton cœur, * suprême Bonté et Seigneur sans péché! * C'est pourquoi nous lui crions dans notre foi: * use de miséricorde, ô Vierge, envers nous * et procure la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant les Souffrances de ton Fils.


Ode 4
«Ô Verbe, le Prophète inspiré * a reconnu ta future incarnation * de la montagne ombragée, * l'unique Mère de Dieu, * et dans la crainte il glorifiait ta puissance.»

Vénérable Père, ayant sauvé * la cargaison de ton âme * de la houle des passions, * tu arrivas à bon port, * au calme serein des tempérants.

Angélique fut ton esprit, * aussi te fut-il possible, de ton vivant, * lors d’une extase, d’écouter * l’hymne triadique des Anges, * Père digne de nos exclamations.

Armé de la fronde spirituelle, * comme un autre Goliath tu abattis * le prince des ténèbres, cet arrogant, * saint Pontife, car en Dieu * tu avais une foi semblable à celle de David.

Espérance du monde, sa protection, * Toute-sainte, prie le Fils né de, toi * en faveur de tes serviteurs; * .car, pour nous délivrer du péché, * nous possédons ta merveilleuse intercession.


Ode 5
«Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers.* sur la nuit de l’ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes.»

Puisqu'en toi nous possédons, * illustre Père, la colonne de pureté, * le clavaire de la chasteté, * par tes prières puissions-nous trouver grâce auprès de Dieu.

Par divine providence, * tu revêtis la pontificale dignité * à laquelle, pour ta pureté, * t'appelait la Vierge tout-immaculée.

La miséricorde, la compassion * étant pour toi familière et innée, * pour les pauvres tu devins * réfectoire de mets abondants.

Toute-pure, dans ton sein * ayant conçu le Maître du ciel, * en hauteur tu surpassas * les cieux mêmes et l'entière création.


Ode 6
«Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »

En toi trouvant demeure, l’Esprit très-saint * des esprits du mal repoussa, par tes prières, saint Pontife, les légions.

Vénérable Père, tu as été * un fleuve de paix, une rivière de douceur * au Torrent de délices nous abreuvant.

Mortifiant les plaisirs de la chair, * illustre Père, tu vécus pour l'esprit: * relève-moi des passions où j'ai chu.

Toute-pure, en ton sein tu as conçu * dans le temps l'ineffable Verbe de Dieu, * qui du Père resplendit hors du temps.


Ode 7
«Toi qui dans la fournaise jadis * couvris de rosée les Jeunes Gens * et préservas la virginité de ta Mère après l'enfantement, * Seigneur Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Par révélation de l'Esprit saint, * d'avance tu connus ton passage d'ici-bas * vers les biens supérieurs, et maintenant * tu exultes dans les demeures du ciel.

Au palais nuptial du royaume d'en-haut * tu es entré, vêtu de ta dignité, * pour t'asseoir au festin * des immatérielles délices avec l'Epoux.

Viens à moi, déclara le Rétributeur des œuvres * t'ayant préparé la récompense de tes peines; * pour les siècles avec lui, * vénérable Georges, tu exultes de joie.

A juste titre les célestes Puissances * te font escorte, notre Dame, * comme à la Mère de l'universelle Vie * et te chantent comme la protectrice de nos âmes.


Ode 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »

Toi dont le cœur eut Dieu pour timonier, * apaise la sombre houle de mes passions, * vénérable Père, et guide-moi * pour qu'au havre de ton calme je puisse aborder.

Planté sur les saintes issues * des ondes de l'amour, tu fis pousser * l'arbre de vie, et tu donnas * en leur temps les divins fruits de la piété.

Toi le médecin des incurables maladies, * le pourchasseur des immondes esprits, * bienheureux Georges, viens guérir * en moi les ravages du péché.

Qui dira, Génitrice de Dieu, * ton enfantement divin? * Les Anges et les mortels s'en trouvent stupéfaits * et tous ensemble te disent bienheureuse, ô Marie.


Ode 9
«Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes Incessantes nous le magnifions. »

Grâce aux flots de tes larmes, purement * tu cultivas le jardin de temps l'impassible condition, * vénérable Père, et produisis * abondance de fruits pour nourrir * de tes vertus le troupeau du Seigneur.

Ayant rendu un culte pur à notre Dieu * et mené à terme la course de la foi, * vénérable Père, tu as reçu * la couronne de justice * de la main du Christ, cet arbitre des combats.

L'inépuisable trésor, * la fortune de grâces que sont pour nous * tes cendres et la châsse où tes reliques sont conservées * nous comblent de spirituelle bonne odeur, * Georges, Père digne d'être dit bienheureux.

L'Homme Dieu né de toi, * Vierge toute-pure, sans cesse prie-le * comme Créateur des siècles et notre Dieu, * supplie-le de sauver * les âmes des fidèles qui chantent pour toi.

Monique
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8 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 16:39

8 AVRIL

Mémoire des saints apôtres
Hérodion, Agabus, Rufus, Asyncrite, Phlégon et Hermès,
du nombre des Soixante-dix.



VÊPRES

Lucernaire

Comme aigles d'envergure, vous avez parcouru * toute la terre en y semant * la sainte doctrine et retranchant * dans la grâce l'ivraie de l'erreur, * afin de récolter le centuple fruit * pour les siècles déposé * dans les greniers spirituels * et conservé pour l'immortel Jardinier.

Herodion, Agabus, * Asyncrite, Rufus, * Hermès et Phlégon, disons-les bienheureux * comme sarments de la Vigne porteurs de fruits * et distillant le suc de notre salut, * qui réjouit les cœurs altérés * des fidèles célébrant * leur insigne mémoire en la vraie foi.

Vous qui par votre esprit * fûtes des cieux élevés, * c'est la gloire de notre Dieu que vous avez annoncée * en sa volontaire in carnation, * Apôtres ayant vu Dieu, guides des croyants, fondements de l'Eglise, inébranlables donjons, * havres de la foi, serviteurs des ineffables mystères divins, * illuminateurs de nos âmes.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Virginale Mère de Dieu, * toute pure et immaculée, * que nul ne peut égaler en sainteté, * ne rejette pas le maudit et l'impur que je suis, * inventeur de toute action mauvaise et honteux péché, * ne me laisse point périr tout entier, * mais délivre-moi des passions et par la conversion sauve-moi.

Stavrothéotokion
Celui qui, répandant sur toi la rosée, * de tes entrailles prit chair ineffablement, * par compassion pour tes larmes amères et tes pleurs, * dans sa miséricorde, te déclara comme Fils: * Virginale Mère, ne pleure plus, * bien que je souffre, de plein gré, jusqu'à la mort; * car je me lèverai pour glorifier * ceux qui te magnifient par des hymnes sacrées.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon des Apôtres, avec 1'acrostiche: Aux Apôtres je chante un poème divin. Joseph.

Ode 1, t. 3
«Jadis il assembla les eaux en une seule masse, d'un geste divin, * et divisa la mer pour le peuple d'Israël, * notre Dieu hautement glorifié: * à lui seul offrons nos chants, * car il s'est couvert de gloire. »

Des saints Apôtres comme une fête célébrons * d'un même chœur la mémoire sacrée, * dans l'allégresse de nos âmes chantons-les, * car ils implorent le Verbe très-saint * pour qu'il nous pardonne et nous accorde sa merci.

Raclant la pourriture des multiples faux dieux, * sur les âmes jadis émoussées par une telle folie, * apôtres glorieux, vous avez répandu pour les soigner * le sel de la parole divine et les avez conduites sauvées * au Créateur de l'univers; aussi vous êtes glorifiés.

En nos hymnes disons bienheureux * Asyncrite, Rufus et Phlégon, * Hermès, Agabus et l'illustre Hérodion, * eux qui furent les divins prédicateurs, * les sages apôtres et les intimes amis du Rédempteur.

Gloire des Apôtres, renom des Martyrs, * ferme soutien des fidèles, ô Mère de Dieu, * affermis par compassion, je t'en prie, * mon esprit bouleversé par les attaques du Trompeur * et qui par mes fautes se trouve enténébré.


Ode 3
«Toi qui tiras toutes choses du néant * et par ton Verbe les créas, * par ton Esprit tu les mènes à leur perfection: * ô Maître tout-puissant, rends-moi ferme en ton amour. »

Etant les yeux de l'Eglise, à beaucoup * vous avez ouvert les yeux pour qu'ils voient la beauté prodigieuse du Verbe divin, * Disciples du Seigneur devenus semblables à Dieu.

Illustre Rufus tu t'es montré * une demeure lumineuse de la sainte Trinité, * et les temples de l'erreur, par grâce de Dieu * tu les as détruits pour bâtir des églises du Seigneur.

Rufus, ayant renouvelé, par la divine parole, les cœurs, * tu y semas les salutaires enseignements * et récoltas comme épi au fruit nombreux * le salut de ceux qui furent sauvés.

Celui qui par nature est inaccessible comme Dieu * me devient accessible désormais, * Vierge pure, en assumant la chair en ton sein pour s’unir à tout mon être, par suprême compassion.


Cathisme, t. 1
Vous les rayons du mystique Soleil, * sur terre par les rayons de vos paroles vous avez resplendi * les ténèbres de l’ignorance, * vous les avez dissipées * par grâce divine, c est pourquoi, illuminés par votre brillante mémoire en ce jour, * lumineux Apôtres, nous vous disons bienheureux.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Le Juge s'approche, la fin est sur le seuil: * éveille-toi, mon âme, et crie, en gémissant * du fond du cœur, à la Mère de Dieu: * Délivre-moi des terribles châtiments * et place-moi dans le lieu du repos, * Souveraine tout-immaculée.

Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque la Brebis vit son Agneau * suspendu à la croix au milieu des larrons, * amèrement elle gémit et dans ses larmes cria: * Quelle étrange vision, ô mon Fils bien-aimé! * Ô Mère très-pure, as-tu répondu, * cette vision doit révéler la vie de l'uni vers!


Ode 4
«Seigneur, tu nous as prouvé ton amour souverain * en livrant pour nous ton Fils unique à la mort; * aussi, dans l'action de grâces nous te chantons: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Par votre langue offrant aux fidèles un remède divin, * vous avez défoncé le mauvais terrain de l'impiété, * saints Apôtres, pour édifier les âmes sur la foi; * c'est pourquoi nous vous disons bienheureux.

Grâce à toi, bienheureux Hérodion, * clairement fut affermie la L cité de Patras, * puisque tu ornas son trône, le premier, * en y brillant des clartés divines de l'Esprit.

En toi Patras eut un sublime citoyen, * en vérité, bienheureux Hérodion, * pour la conduire vers la céleste cité de Sion; * elle te vénère par des cantiques divins.

A la parole de l'archange tu conçus * le Verbe du Père délivrant de toute déraison les mortels; * aussi par des paroles saintes, à haute voix, * nous te glorifions, virginale Mère de Dieu.


Ode 5
«Invisible, sur la terre tu parus, * avec les hommes librement tu conversas; * Ami des hommes que nul esprit ne peut saisir, * nous veillons en ta présence pour te célébrer. »

Le Verbe sur terre venu * pour sauver ce qui était perdu, * saints Apôtres, vous l'avez annoncé * et vous avez délivré tous les hommes de l'erreur.

Par miracle fut répandue sur toi de par Dieu * en abondance la grâce de prophétie * et, dans ta sagesse divine, Agabus, * clairement tu as prédit l'avenir.

A Paul tu te montras pour annoncer * par un signe le complot ourdi contre lui, * ses liens et ses peines, prophète Agabus, * lorsqu'avec sa ceinture tu lias tes propres mains.

Seule sur terre par miracle tu enfantas * le seul qui a pu nous réconcilier * avec l'unique Père précédant tout début; * aussi nous t'honorons comme unique Mère de Dieu.


Ode 6
«Encerclé dans l'abîme sans fond de mes péchés, * je sens mon âme défaillir: * ô Maître, lève ta main, tends-la vers moi * et sauve-moi comme Pierre, ô divin Timonier. »

Le Verbe vous a disposés, * Apôtres semblables à Dieu, * comme lampes brillantes pour éclairer l'univers, * dissiper les ténèbres montrer la voie du salut.

Prêchant la mort de l'impassible divinité, * vers la vie il a mené les ressortissants de la mort, * celui qui des apôtres fut la fierté, * sage Asyncrite, ce rempart de l'Hyrcanie.

En toi l'Hyrcanie a trouvé, * Asyncrite, un fleuve gorgé des flots de l'Esprit: * arrosée par tes saintes ondes, elle a porté * pour le Maître les plus beaux de tous les fruits.

L'arche de l'alliance t'a figurée, * toi qui portas l'accomplissement de la Loi, * divine Epouse ayant conçu dans la chair * et demeurée vierge même après l'enfantement.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion des Saints.

Kondakion, t. 2
Vénérables apôtres et disciples du Christ, * Hérodion, Asyncrite et Rufus, * avec les illustres Phlégon, Agabus et Hermès * priez sans cesse le Seigneur * d'accorder à ceux qui vous chantent le pardon de leurs péchés.

Synaxaire
Le 8 Avril, mémoire des saints apôtres Hérodion, Agabus, Rufus, Asyncrite, Phlégon et Hermès, du nombre des Soixante-dix
Ayant couru sa course en prêchant l'évangile,
Hérodion trouve au ciel couronne non fragile.
Le prophète et apôtre Agabus, rappelé
par le Sauveur des âmes, brille, auréolé.
Comme flammes contemple, avec David, les Anges
Phlégon qui éteignit les flammes de l'erreur.
De l'apôtre Rufus Paul vante la grandeur,
à cette âme choisie ajustant ses louanges.
Sans conteste, Asyncrite passe tout éloge,
puisque l'a salué la bouche de saint Paul.
Hermès par ses mérites la palme s'arroge.
Le huit, ils ont quitté pour le ciel notre sol.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve- nous. Amen.


Ode 7
«Devant l'image d'or des Chaldéens * les Jeunes Gens n'ont pas voulu se prosterner, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Béni es-tu, Dieu de nos Pères. »

Les Apôtres divins, ayant fondé * sur la pierre de la foi l'ensemble des nations, * illuminèrent sagement ceux qui jadis * rendaient un culte Vain aux pierres taillées.

Phlégon, tu consumas au feu divin * toutes les ronces de l’erreur; * et les cœurs qui avaient cessé de brûler, * tu les rallumas à la chaleur de l'Esprit.

En toi possédant un sublime protecteur, * un excellent maître, un luminaire, un conducteur, * sans cesse les habitants de Marathon * te vénèrent, illustre apôtre Phlégon.

Tu es pour nous le nouveau Paradis * possédant, virginale Mère de Dieu, * l'arbre de vie, dont la nourriture vivifie * ceux que mit à mort le fruit défendu.


Ode 8
«La fournaise de Babylone ne brûla pas les Jeunes Gens * comme la Vierge ne fut pas consumée par le feu divin; * fidèles, chantons en compagnie des Jeunes Gens: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »

Disons bienheureux les Apôtres du Verbe en ce jour, * les flambeaux de l'univers et docteurs des nations * Asyncrite, Rufus et reçu Phlégon, * Agabus, l'illustre Hermès et Hérodion.

L'illustre Hermès fut le guide et la clarté * de toute la Dalmatie, où il passa * faisant des prodiges et resplendissant comme soleil aux mille feux * sur les cœurs jusqu'alors privés de clarté.

Portant le Verbe, comme brillant chandelier * tu éclairas ceux qui gisaient dans la nuit du malheur, * illustre Hermès, et accomplissant de grands signes, des guérisons, * tu entraînas l'ensemble des nations vers la foi.

Glorifions le Père, prosternons-nous devant le Fils * et devant l'Esprit saint, vénérant la Trinité, * en trois personnes une seule divinité, * unie par nature, sans multiple ni division.

En toi tes serviteurs, ô Vierge, trouvent protection, * intrépide médiation près de ton Fils et notre Dieu; * sauve-nous des épreuves et des périls * pour qu'avec amour et foi sans cesse nous puissions te glorifier.


Ode 9
«Toi que Moïse d'avance décrivit * dans le buisson et le feu du Sinaï, * toi qui sans être consumée * as conçu dans ton sein le feu divin, * lampe toujours pleine de clarté * et Mère de Dieu en vérité, * par des hymnes nous te magnifions. »

Formons entre fidèles un saint chœur * pour dire, en l'harmonie de nos âmes et la ferveur, * bienheureux ceux qui du Verbe de Dieu * furent les oculaires témoins: * Hermès, Hérodion et Rufus * ainsi que Phlégon le divin, * Asyncrite et le sublime Agabus.

En toute vérité s'étant montrés * comme de mystiques oliviers, * par la grâce les divins Prédicateurs * ont fait briller tant nos âmes que nos traits, nous délivrant du pouvoir des sans-Dieu * et de l'ignorance ténébreuse; c'est pourquoi * à juste titre nous les disons bienheureux.

De tant de peines vous nous avez délivrés * ainsi que de l'esclavage où nous tenait * l'antique ennemi, le Séducteur, * sages Apôtres du Rédempteur, * pour nous montrer le chemin conduisant, * à travers la confiance en notre Dieu, * vers le royaume des cieux.

Lampe aux six flammes des Apôtres divins, * supplie avec instance pour nous * la Lumière formée par un triple soleil * d'illuminer les âmes de tous ceux * qui célèbrent votre clair souvenir, * afin que de l'éternelle condamnation * et des ténèbres nous soyons délivrés.

Comme la pince portant la braise enflammée, * en ton sein tu as reçu le brasier spirituel * consumant nos passions de son feu * et sur nos âmes projetant sa clarté * pour dissiper la ténébreuse obscurité * de la folle vénération des faux dieux, * Vierge pure et louable hautement.


Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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9 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 17:25

9 AVRIL

Mémoire du saint martyr Eupsychius de Césarée.


VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Le très-sage Eupsychius, par le glaive frappé, * a couvert de confusion * l'idolâtre Apostat soulevé par l'orgueil * et dans la joie s'est uni aux célestes armées. * Par ses prières, Sauveur, accorde-nous la grâce du salut.

L'illustre Eupsychius pour l'Eglise a été * une tour inébranlable, un pilier de la foi, * celui qui abattit l'adversaire et comme source fait jaillir; * sur les malades s'approchant, les guérisons. * Par ses prières, Seigneur, accorde-nous la grâce du salut.

Comme un lis, tu répands sur tout esprit * la bonne odeur de tes exploits, * noble Martyr, et tu dissipes les relents de l'erreur; * comme soleil tu resplendis sur l'univers, * intercédant pour que nous adviennent miséricorde et salut.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Virginale Génitrice de Dieu * qui as enfanté la Parole du salut, * délivre tes serviteurs des tentations de l'hostile guerroyeur; * illumine nos sentiments et conduis nos pas vers les voies du salut, * afin que dans la foi nous puissions te glorifier.

Stavrothéotokion
Lorsque ta Mère, longanime Seigneur, * te vit cloué sur la croix, * elle versa des fleuves de larmes à ton sujet, * mais vivement frappée par ton extrême bonté * et par ta compassion envers les humains, * elle se mit à chanter ta miséricorde infinie.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, portant comme acrostiche: Avec âme je dis les peines d'Eupsychius. Joseph.

Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Pour que je chante avec âme tes exploits, * bienheureux martyr l'uni, Eupsychius, je t'en prie, * par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu * délivre mon âme de la tyrannie des passions.

Par ton inclination vers Dieu, ton esprit * déclina tous les charmes de la vie * et rayonna de toute sa beauté, * Eupsychius, en régnant sur les passions.

Des œuvres les meilleures, Eupsychius, * tu as tissé ton manteau * et par le martyre tu l'as empourpré * pour te vêtir de beauté en présence du Seigneur.

Le Seigneur, né de toi dans une chair * semblable à la nôtre, renouvela, * ô Vierge, notre nature vieillie * et des mortels fit les hôtes du ciel.


Ode 3
«Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

Les insensés dénoncèrent * ta sagesse à l'empereur impie * qui follement rendait un culte aux démons.

Un Ange, t'apparaissant * lorsque tu affrontais le sommet du témoignage, * t'encouragea, saint martyr Eupsychius.

Chantant pour ton Seigneur, * tu fus comblé de toute joie * et de toute ton âme achevas ta course de martyr.

Par toi, Vierge sainte, le chœur des Martyrs * chante une hymne d'action de grâces * puisque sous ta conduite il s'est montré victorieux.


Cathisme, t. 1
Avec courage ayant mené le bon combat, * tu as vaincu l’hostile guerroyeur * et de Dieu en récompense tu as reçu * le don des miracles, saint Martyr; * c'est pourquoi toute l'assemblée des croyants, * Eupsychius, d'une même voix * en ce jour te dit bienheureux.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Mortels, exultez d'allégresse avec la Mère du Seigneur, * louez-la, vous les puissances des cieux; * rois de la terre, glorifiez l'Immaculée * et vous tous, les amis de la fête, venez, * chantons, dans l'allégresse de la foi, * à la Mère de notre Dieu * d'un même chœur: Réjouis-toi.

Stavrothéotokion
Merveille nouvelle et mystère étonnant, * s'écria la Vierge sainte, immaculée, * voyant suspendu sur le bois * le Seigneur qui porte l'univers en sa main, * jugé par des juges sans loi * et condamné à la croix.


Ode 4
«Seigneur, j’ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

Joyeusement, saint Martyr, * aux pauvres tu donnas tous tes biens * pour acquérir en échange l'éternelle joie * et le bonheur inviolable des martyrs.

Saintement illuminé, * tu dénonças les ténèbres des impies * qui de force entreprenaient * de te soumettre à l’erreur de Satan.

Ni la faim ni la mort * ni la jouissance des présentes félicités * ne purent t'arracher, * saint Martyr, à l'amour du Créateur.

Ô Vierge qui t'es montrée * supérieure aux Puissances des cieux, * accorde à mon esprit * de surpasser les charnelles passions.


Ode 5
«Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »

Très fermement tu supportas les tourments de la chair, * martyr Eupsychius, toi qui fus suspendu * comme le Maître de l'entière création.

Les flancs déchirés et la peau arrachée, * tu chantas le Christ, saint Martyr, * avec le courage dont ton âme était comblée.

Par la sagesse de tes paroles démontrant * la folie des avocats de l'erreur, * tu dissipas les brumes du mensonge en exposant la vérité.

Sans cesse, notre Dame, intercède pour tous ceux * qui en toi font reposer leur espoir, * afin que nous échappions à toute peine en l'au-delà.


Ode 6
«Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »

La masse des tourments fondait sur toi, * mais ne pouvait t'engloutir, Bienheureux, * car tu avais à bord * comme timonier le Christ ton Dieu * pour te mener sans avarie * jusqu'au havre serein de son royaume.

Montrant aux ennemis * la sublime élévation de ton âme, * saint Martyr, tu leur semblas * redoutable au point de stupéfier * par ta patience leur perversité, * et du Christ tu reçus les trophées de tes combats.

Pensant ravir le trésor de ton âme, * te flattant de tout son art par des présents, * par la menace des supplices le bourreau * essaya de briser ton allant, * mais par ta patience, fermement, * tu remportas la victoire, en illustre martyr.

Ayant ouvert la porte aux passions, * j'ai failli totalement: redresse-moi * et, par ton excellente médiation, * mène-moi jusqu'au seuil du repentir, * pour me sauver, toi qui as enfanté * le Seigneur et Sauveur de l'univers.


Synaxaire
Le 9 Avril, mémoire du saint martyr Eupsychius de Césarée
Le glaive fait partir Eupsychius de ce lieu
où le Christ arriva, région de Césarée.
Le neuf, le saint martyr au ciel fait son entrée,
décollé par le glaive et couronné par Dieu.
Par ses saintes prières, Ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

Tu t'es agrégé à la foule des martyrs * et aux chœurs des Anges incorporels, * Athlète du Christ trois fois heureux * qui pour rien avais compté les charnelles passions * et dans la grâce excellas grandement.

La bonne affaire que tu fis: * pour un peu de sang tu acquis * le céleste royaume, sagement; * et là tu chantes: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Pour toi qui, tranché par le glaive, t'élevais * s'ouvrirent les portes du ciel * et les chœurs des Anges, Bienheureux, * à ta rencontre vinrent en chantant: * Béni es-tu, Seigneur notre Dieu.

Dans l'Esprit saint, le prophète Daniel, * ô Vierge, t'appela * montagne d'où le Christ * comme pierre fut sans main d'homme détaché * pour amener à destruction * les idoles des mensongères divinités.


Ode 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Devenu vainqueur des tyrans * et des esprits impurs, tu illumines * sans cesse les cœurs des croyants; * aussi, dans l'action de grâce te chantant, * nous bénissons le Christ dans les siècles.

Les fleuves de tes miracles, saint Martyr, * guérissent par grâce les douleurs des patients * et les spirituelles maladies; * c'est pourquoi nous les fidèles, glorifiant ton souvenir, * nous chantons le Christ dans les siècles.

Ayant pénétré sur le stade des combats, * saint Martyr, avec courage tu te laissas déchirer * jusqu'aux jointures et aux viscères, Eupsychius de Césarée, mais tu parus * tout à fait inébranlable et inflexible; c'est pourquoi * tu as reçu la couronne des vainqueurs.

Vierge compatissante qui enfantas le Verbe de compassion, * gracieusement prends pitié de l'impitoyable que je suis, * désespéré par ses innombrables péchés * et ne prenant pas le chemin de la conversion, mais dans la paresse dépensant toute sa vie.


Ode 9
«A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: * par toi nous avons trouvé le salut; * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions.

Martyr Eupsychius, au gibet tu fus hissé, * représentant la Passion de l'Impassible * qui, dans la tendresse de son cœur, * en ses fidèles fit cesser les passions.

Un grand prodige se fit voir en ta fin: * en effet, au lieu de sang, ce fut du lait * qui jaillit avec de l'eau, * saint Martyr, de ta tête tranchée.

Tu as rejoint les célestes armées, * bienheureux Martyr, et, couronné, * tu exultes avec les chœurs des Témoins; * veille donc sur nous tous à présent.

De nous qui faisons mémoire de toi * et célébrons ta fête sacrée, * comme en tes prières auprès de Dieu, * saint martyr Eupsychius, souviens-toi.

Moi qu'enténèbre la nuit du péché * et que recouvre de brume le nonchaloir, * ô Vierge, éclaire-moi * de la lumière que procure la conversion.


Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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10 avril

Message par Monique » mar. 29 janv. 2008 17:43

10 AVRIL

Mémoire des saints martyrs
Térence, Pompée, Maxime, Macaire, Africanus
et de leurs compagnons



VÊPRES

Lucernaire, t. 4

C'est une multitude de tourments * que supporta fermement * la multitude des Martyrs aux noms divers: * dans l'allégresse elle est allée * vers l'unique Dieu que nous adorons * se réjouir avec les myriades d'Incorporels * pour avoir triomphé du serpent et de ses Marty légions * par leur fermeté et par grâce de l'Esprit.

Par des hymnes soient glorifiés * le sublime Térence et l'illustre Pompée, * Macaire et Maxime au grand renom, * le divin Africanus et avec eux * l'entière liste des saints Martyrs * qui par leur sang ont acquis * le royaume d'en-haut * et d'éternelle gloire sont comblés.

Ni la faim ni le danger * ni la vie ni la mort n'ont pu vous séparer * de l'amour du Créateur, illustres Martyrs; * c'est pourquoi vous avez hérité le royaume des cieux, * le bonheur inépuisable et la joie sans fin. * En notre faveur demandez * au dispensateur de tout bien * pour nos péchés miséricorde et pardon.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Comme la source de sainteté, * comme l'arche dorée * resplendissante d'éclat par œuvre de l'Esprit, * je te prie et supplie: * envoie, notre Dame, tes clairs rayons * sur mon âme livrée aux passions, * me délivrant de l'amère tyrannie des démons * et m'accordant par tes prières la voie du salut.

Stavrothéotokion
Ta Mère tout-immaculée * et si digne d'être chantée, * ô Maître, comme agneau te voyant * conduit à la volontaire immolation, * dans ses larmes te demanda: * Quelle est cette course, ô mon Fils, * où t'en vas-tu, bien-aimé? * avec toi vers la mort, Ô Verbe, je veux courir, * ne laisse pas toute seule et sans enfant * celle qui sans semence t'enfanta!



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Que me sauve l'armée des victorieux Martyrs! Joseph.

Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Multitude des illustres Martyrs, * supplie le Christ aux multiples compassions * de dissiper mes innombrables maux, * afin que j'acclame ta sainte festivité.

Martyrs qui serviez le Dieu vivant et vrai, * aux dieux inanimés vous n'avez accordé nul honneur, * mais à la source de la vie * vous êtes offerts en Esprit hosties vivantes.

Au milieu du stade quarante martyrs * invalidèrent le sacrilège décret * et proclamèrent le Verbe incarné * qui sauve le monde de l'absence de raison.

Avec courage les saints Martyrs * repoussèrent la folie de l'injuste tyran, * gardés qu'ils étaient par l'amour de Dieu * et mus par de justes sentiments.

Je te chante, Vierge digne de nos chants, * qui de tes chastes entrailles donnas corps, * Toute-sainte, à notre Dieu * et le mis au monde d'ineffable et merveilleuse façon.


Ode 3
«Tu es le rempart de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

De leur sainte bouche, les Martyrs * annoncèrent le Seigneur en présence des tyrans * et soutinrent de très fermes combats.

N'ayant qu'une âme, les Martyrs * s'empressaient de mourir pour le Christ * et piétinaient toute erreur des multiples faux dieux.

Les compagnons de Térence avec lui, * enchaînés qu'ils étaient pour le Christ, * défirent les liens de la vaine adoration.

Mère pure, sauve-moi, * qui enfantas le Seigneur de suprême bonté * et de mon âme apaise la tempête déchaînée.


Cathisme, t. 8
Ayant teint leur pourpre dans leur propre sang, les Martyrs, * encore tout brillants de leurs blessures, se sont offerts au Christ, * pour resplendir de l'éclat que leur donne la gloire au triple soleil * et nous illuminer, nous qui les proclamons bienheureux; * c'est pourquoi, célébrant leur mémoire lumineuse et sacrée, * nous recevons les grâces qui nous permettent de guérir. * Avec foi crions-leur: Intercédez auprès du Christ * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui chantent et célèbrent votre mémoire toute pleine de clarté.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Le Maître et Créateur de l'univers, * de ton sein pur ayant pris chair, * fit de toi, Toute-sainte, la protectrice des humains; * aussi nous réfugions-nous tous auprès de toi, * notre Dame, en demandant le pardon de nos péchés * et nous te prions d'être sauvés de l'éternel châtiment * et de tout mal que le prince de ce monde pour- rait nous causer, * afin que nous puissions te crier avec foi: * Intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission des péchés * aux fidèles qui te chantent avec amour, * ô Vierge toute digne d'être chantée.

Stavrothéotokion
Par crainte, le chœur des Disciples s'est caché, * nos proches se tiennent à distance maintenant: * seule, je suis accablée, vulnérée par le chagrin, * voyant, ô mon Fils, ton injuste immolation, * disait la Vierge au visage déchiré; * toi, l'entière création, viens, saisie de tremblement, * pleure avec la Mère de ton Seigneur * et chante avec crainte: Gloire à toi, Créateur de l'univers, * car tu souffres volontairement, suprême Bonté, * et de plein gré subis la croix pour sauver le genre humain.


Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j’ai médite * et j’ai glorifié ta divinité. »

Plus que l'or et le saphir * vous avez resplendi, saints Martyrs, * par les peines que vous vous êtes données * et vous avez brillé par vos fermes combats.

Du principe de vie, la Trinité, * ayant reçu la vivifiante énergie, * vous chassez de nos âmes et de nos corps * toute peine et maladie.

Nous ne renions pas le Seigneur * ni ne sacrifions aux démons sottement, * s'écriaient les sages Martyrs * en présence des peines et châtiments.

Bienheureux, faisant jaillir * sans cesse la grâce et la santé, * les charismes guérisseurs, * vous soignez les souffrances des humains.

Cerné par les épreuves, à mon secours * je t'appelle, Souveraine immaculée: * empresse-toi de me sauver, * toi qui mis au monde le Verbe sauveur.


Ode 5
«En cette veille dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

Victorieux Martyrs, vous avez abattu * la forteresse de l'erreur * grâce aux leviers de votre fermeté, * Athlètes dignes de toute acclamation.

Par les flots de votre sang * ayant asséché l'océan de l'erreur, * c'est toute âme que vous abreuvez, * vous les Martyrs bienheureux.

Victorieux Martyrs, en l'Esprit * comblés des paroles de Dieu; * vous avez fait cesser * le manque de raison des savants.

Toute-pure, de toi * le Dieu suprême est apparu, * devenant homme pour racheter, * ô Vierge, l'ensemble des humains.


Ode 6
«Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur J’expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma Vie est proche de l’Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »

Fortifiés par ta puissance, Jésus, * les saints Martyrs victorieux * ont affaibli le pouvoir de l'ennemi * et se sont montrés vraiment forts * en luttant dans la faiblesse de la chair * pour faire tomber le puissant.

Ayant vaincu le serpent aux multiples aspects, * puis écrasé sa tête sous tes pieds, * sur ton chef tu as reçu * le diadème des vainqueurs, * Térence, en témoin du Christ * et compagnon des Anges saints.

La châsse des Martyrs * fait jaillir les guérisons, * elle purifie les passions, * des âmes lave les scories, * engloutit les phalanges des démons, * par grâce abreuve le cœur des croyants.

D'avance t'a vue le prophète Habacuc, * Mère de Dieu, comme la montagne ombragée: * ineffablement de ton sein * est sorti le Dieu incarné, * il a sauvé le monde emporté * dans la tempête du sombre péché.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion des Saints.

Kondakion, t. 2
En ce Jour, pour la joie de l’univers * voici revenue la mémoire sacrée * de Térence et des autres martyrs, ses compagnons; * accourons donc avec ferveur pour trouver le salut, * car ils ont reçu de Dieu le pouvoir * de guérir les passions de nos âmes et de nos corps.

Synaxaire
Le 10 Avril, mémoire des saints martyrs Térence, Pompée, Maxime, Africanus et de trente-six autres, parmi lesquels Zénon, Alexandre, Théodore et Macaire.
Pour ta décollation, noble Athlète vainqueur,
quelle a été, dis-moi, au ciel ta récompense?
Ce qui échappe aux yeux, à l'ouïe et au cœur!
Neuf plus trente martyrs, émules de Térence, sièc
par le glaive cueillis pour le céleste chœur,
le dix, trouvent l'objet de leur ferme espérance.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

Prêtant l'oreille, avec attention, * à l'accomplissement des préceptes du Christ, * saints Martyrs, vous chantiez avec ardeur: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Les divines lois, saints Martyrs, * vous les avez opposées aux ordres impies * vous adjoignant de renier le Christ * auquel nous chantons: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Livrant vos membres aux châtiments, * vous avez renoncé à votre corps * par amour de celui qui sur terre avait paru, * assumant notre chair, et pour lui, saints Martyrs, * vous avez chanté: Notre Dieu, tu es béni.

Vers le ciel, nobles Martyrs, * élevant le regard de votre esprit, * courageusement vous avez supporté * les supplices en criant: Tu es béni, * Seigneur notre Dieu, dans les siècles.

Nos ancêtres, qui jadis avaient glissé * dans la folle erreur de la transgression, * toi, divine Mère, qui sans écoulement * as conçu le Christ en ton sein, * à leur première vie tu les as ramenés.


Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu' il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s' écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Devant le tribunal du tyran * Térence aux divines pensées, * Maxime, Théodore, Africanus, * le divin Macaire et l'illustre Pompée, * avec le reste de leurs compagnons martyrs, * comme Seigneur de l'univers,* confessèrent le Christ et noblement * par amour pour lui ont enduré le combat.

Torturés pour le Christ, * frappés avec des nerfs de bœufs, * cruellement déchirés, * étrillés, flagellés, * jetés aux bêtes et brûlés * sur la poitrine avec des piques rougies au feu, * les Athlètes chantèrent: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

En prêchant les paroles de vie * les Martyrs victorieux ont sauvé * ceux que l'erreur avait mis à mort * et ils ont tué l'ennemi; * re présentant par leurs supplices variés * la mort du Christ, sa lumineuse Passion, * ils ont trouvé bienheureuse fin * en chantant le Christ dans les siècles.

Telle une harmonieuse lyre, vibrant * au souffle de l'Esprit et charmant * le cœur des fidèles, s'est montrée * la quadruple décade des Martyrs * ayant pour divin coryphée * le sublime Térence, qui s'écriait: * Vous les prêtres, Bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Relève mon être déchu, * rends la vie à celui qui est mort, * Toute-pure, et mon âme vulnérée, * guéris-la par la lance ayant percé * le divin côté du Sauveur * qui de tes entrailles a pris chair, * celui que chantent les prêtres et bénissent les jeunes gens, * que les peuples exaltent dans tous les siècles.


Ode 9
«Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

La châsse des Martyrs, s'abreuvant à la source de l'Esprit, * sans cesse fait jaillir les guérisons; * amis des martyrs, venez avec empressement, * puisons pour sanctifier le corps, l'âme et le cœur * et magnifier le Seigneur Jésus Christ.

Comme divines fleurs des champs, * comme roses mystiques vous avez fleuri * et vous avez rempli l'Eglise de votre bonne odeur, * chassant au loin la malodorante erreur de l'ennemi * par lav divine grâce, admirables Athlètes du Christ.

En ce jour acclamons avec foi * et disons bienheureux, célébrant leurs exploits, * Maxime, Alexandre, Africanus, * Pompée, Théodore, Zénon, * Térence et tous les autres qui luttèrent avec lui.

La terre a donc reçu votre sang, * ses entrailles, vos corps de lutteurs, * le ciel, vos esprits divins, * l'armée des Anges en votre honneur s'est réunie * et le Christ vous couronne en vainqueurs.

Eclaire, divine porte de la Clarté, * mon âme assombrie et menacée * d'aveuglement par le péché; * fais que j'aie part à ta lumière et te puisse glorifier, * protectrice intrépide des croyants.


Photagogikon et apostiches du jour. Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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11 avril

Message par Monique » mer. 30 janv. 2008 14:32

11 AVRIL

Mémoire du saint hiéromartyr Antipas, évêque de Pergame.


VÊPRES

Lucernaire, t. 2

En abondance tu puisas * la grâce de connaître le Christ * à la source intarissable de celui * qui sur la poitrine du Maître se pen cha, * puis se mit à prêcher le Verbe Dieu; * copieusement à tous les hommes tu en as transmis les flots, * toi qui des Apôtres suivis le chemin; * par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * intercède pour tous ceux qui acclament ton nom.

Avec gloire ayant vécu * et réuni le trésor des vertus, * comblé de biens par ton combat, * vénérable Antipas, vers le Seigneur, * comme jadis Abraham, tu émigras; * c'est pourquoi tu méritas la gloire d'en-haut, * toi qui jubiles avec les disciples du Christ * et pour nous intercèdes auprès de lui, * qui vénérons ton martyre avec foi.

Des inépuisables dons du Paraclet * tenant la grâce des guérisons, * par ta visite veuille guérir * les souffrances de nos âmes et de nos corps, * apaisant toute douleur et maladie * et sauvant des malheurs et des périls, * vénérable Père, tous ceux * qui vénèrent ta mémoire et glorifient le Seigneur.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge comblée de grâce par Dieu, * tu as pitié et compatis, * de la miséricorde tu possèdes l’océan: * couvres-en donc mes péchés, * lave toute souillure contractée * par manque d'attention, * notre , Dame, afin que sauvé * de tout mal, je puisse magnifier * dans tous les siècles ton saint nom.

Stavrothéotokion
Lorsque tu fus cloué sur la croix, * tel un agneau sans défaut, * Sauveur, et que fut percé ton côté, * le soleil s'obscurcit, * la terre trembla et se fendirent les rochers, * de frayeur, le voile du Temple se déchira * et la Mère qui t'enfanta, * secouée de larmes, s'écria: * Gloire à ton ineffable miséricorde, ô mon Fils.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je vénère l'illustre martyr Antipas. Joseph.

Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Puisque la grâce au triple soleil, * martyr Antipas, t'illumine de son éclat, * éclaire les fidèles célébrant * ta brillante festivité * et sauve-les de l'aveuglement des passions.

De toi le Verbe divin * fit un proche témoin de sa Passion, * afin de renverser l'impiété * et de réduire à néant * la malfaisance des démons.

Selon les règles tu menas * ton saint troupeau et l'as nourri * sur les pâturages des enseignements du Christ; * et maintenant tu veilles sur lui depuis le ciel, * paré du glorieux diadème des martyrs.

Illumine des rayons de ta clarté, * Vierge tout-immaculée, * mon âme retenue par la nuit * des passions et du malheur, * toi qui fis lever sur tous le Soleil de justice ineffablement.


Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

Tu fis jaillir des fleuves d'enseignement * pour abreuver les croyants * et mettre à sec les troubles flots * des multiples divinités.

Fortifié par la puissance de celui * qui a pris notre faiblesse sur lui, * tu as brisé la force des démons, * illustre Martyr, par ton combat.

Tu convainquis les adorateurs des démons * de servir le véritable Dieu, * celui qui par immense amour * a porté la chair des mortels.

Le Rédempteur sauvant les mortels * de la servitude de l' ennemi, * Vierge pure, tu l'as enfanté: * aussi nous les fidèles, nous te glorifions.


Cathisme, t. 3
Enflammé par les braises ardentes de l'amour divin, * martyr Antipas, tu as éteint la flamme des sans-Dieu; * et, jeté dans l'ardente chaudière, tu es parti * vers la lumière sans couchant. * Père vénérable, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
La Consolatrice des affligés, * la propitiation des pécheurs, * souveraine Vierge et Mère, c'est bien toi, * car en mettant au monde le salut des mortels, * tu es devenue la seule forteresse des croyants; * c'est pourquoi nous te chantons: * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.

Stavrothéotokion
La terre trembla lors de ta crucifixion, * à ta mort, la lumière se cacha, * les morts furent délivrés de leurs liens, * et ta Mère, Seigneur, la tout-immaculée, * versant d'amères larmes s'écria: * Ô mon Fils bien-aimé, je chante ton grand amour; * c'est pour sauver les hommes que tu souffres tout cela.


Ode 4
«Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

L'hostilité des impies n'a pas ébranlé * la forteresse de ton cœur, * victorieux Martyr; mais, enflammé * par le zèle de la foi, * tu t'es montré plus fort que le feu.

Secouant ceux qu'avait pris * le sommeil de l'impiété, * illustre Père, tu les éveillas * par les enseignements du saint Esprit * à la connaissance du véritable savoir.

Des grâces de l'Esprit tu fus comblé * grâce aux paroles du Théologien * qui sur la poitrine du Maître se pencha; * et tu fis jaillir les enseignements divins, * Père vénérable, sur tous les croyants.

Intacte, Vierge Mère, tu fus gardée * après comme avant l'enfantement, * car tu mis au monde le Créateur de l'univers * qui de toi librement * a reçu le corps humain.


Ode 5
«Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui de la sombre ignorance fais revenir * ceux qui te chantent avec foi. »

Bienheureux, tu es monté * vers le sommet des vertus * et de la connaissance pénétras la suprême nuée * pour t'entretenir avec Dieu.

Aux mailles de tes paroles tu as pris * dans l'abîme privé de Dieu, * Pontife, les âmes égarées * et par grâce les sauvas.

Annonçant, Hiéromartyr, * le grand mystère de la venue de Dieu, * des idoles tu rabaissas * la sacrilège élévation.

Etant de nature divine, le Seigneur * fit sa demeure dans ton sein,* assumant, lui le suprême Dieu, * ma nature, Ô Vierge immaculée.


Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Dans la tempérance ayant crucifié * tes membres, Bienheureux, * tu couronnas tes ascétiques exploits * par le combat des martyrs * qu’avec courage tu affrontas.

Devant le tribunal tu es passé, * proclamant l'incarnation * de celui qui pour toi s'anéantit * et devant Pilate comparut * pour mettre à mort sur la croix notre ennemi.

Désirant la même fin * que celui qui sur la croix fut mis à mort, * dans le bœuf d'airain chauffé à blanc * tu entras et, par ta mort, * Père t'offris en victime au Seigneur.

Saint est le Seigneur qui a fait * de tes entrailles son logis, * lui qui repose parmi les saints * et glorifie, ô Vierge, les croyants * qui lui rendent gloire en vérité.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion.

Kondakion, t. 4
Toi le compagnon des Apôtres, Bienheureux, * toi le joyau des pontifes, le martyr glorifié, * tu as brillé comme un soleil * illuminant le monde entier, * car tu dissipas la sombre nuit privée de Dieu; * c'est pourquoi nous te vénérons, pontife Antipas, * comme véritable hiéromartyr et fameux guérisseur.

Synaxaire
Le 11 Avril, mémoire du saint hiéromartyr Antipas, évêque de Pergame.
Saint martyr Antipas, tu combats le taureau de
qui te doit consumer, non frapper de ses corrnes.
Antipas est, le onze, cuit par le bourreau
dans un bœuf qui du ciel lui fait franchir les bornes.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Illustre Martyr, représentant * comme en la fournaise les trois jeunes gens, * dans le bronze perfidement chauffé tu t'écrias: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.

De toute part entouré par la divine rosée, * au milieu du feu tu n'étais nullement brûlé * et n'as pas sacrifié aux démons, mais t'écriais: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.

Par divine puissance ayant fortifié * comme solide enclume la faiblesse de tes ans, * vers le stade tu marchas en t'écriant: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.

Coloré déjà par la divine grâce de l'épiscopat * et revêtu en outre de la pourpre de ton sang, * avec une éminente joie * tu courus vers le royaume d'en-haut.

De tes entrailles virginales a pris chair * le Verbe coéternel au Père * afin de redresser mon être brisé: * tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.


Ode 8
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Ce n'est plus dans les miroirs * ni en énigmes que tu vois le suprême bien, * mais face à face, puisqu'a disparu * son apparence et qu'avec joie * tu chantes pour celui qui t'a glorifié: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Toi la divine brebis * du Christ, suprême Pasteur, * qui as si bien mené, * sage Pontife, son troupeau, * en holocauste les impies t'ont brûlé comme agneau * chantant: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Sur la roche des commandements divins * ayant assis le socle de ton cœur, * tu n'as pas bougé sous la vague des tourments * ni sous l'ouragan des supplices cruels, * pontife Antipas, mais tu chantais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

La gloire du Christ, tu l’as obtenue, martyr Antipas, en vérité: * double couronne tu as reçue * en authentique pasteur * et victorieux athlète, pour chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Toi la Mère du Créateur universel, * le divin temple du Tout- puissant, * la terre sans labours qui as porté * l'épi sans peines produit, * ô Vierge, sauve les fidèles s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.


Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Ayant en évêque parcouru, * saint Hiérarque, ton chemin sacré, * très pieusement tu consacras * ta sainte vie à ton auteur et créateur, * pontife martyr Antipas.

Ayant brillé par la splendeur de tes vertus, * de la gloire du martyre tu as resplendi * et tu es parti vers la beauté du Seigneur, * auprès de qui tu t'es divinisé, * bienheureux Père divinement inspiré.

Embrasé d'amour pour le Seigneur, * de tout cœur tu descendis * dans la brûlante chaudière et t'es offert * en sacrifice d'holocauste à notre Dieu, * vénérable Père, martyr Antipas.

La sainte châsse, Bienheureux, * de tes reliques sacrées * distille la myrrhe des guérisons * et chasse les relents des passions, * elle embaume les fidèles glorifiant ton souvenir.

La lumière, ô Vierge, s'est levée sur nous * de tes entrailles porteuses de clarté: * c'est le créateur du soleil, * des étoiles et de l'entière création; * prie-le sans cesse d'illuminer ceux qui chantent pour toi.


Photagogikon du ton occurrent et apostiches du jour. Le reste de 1'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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12 avril

Message par Monique » mer. 30 janv. 2008 14:36

12 AVRIL

Mémoire de notre Père dans les saints
Basile, évêque de Parion.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4

Plus clairement que le soleil * s'est levée sur les croyants * ta brillante mémoire illuminant * de clartés divines la création, * bienheureux Basile, et chassant la nuit, * les ténèbres du diable et des passions; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux et chaque année te célébrons * comme luminaire universel et chaleureux intercesseur.

Sous la flèche de tes paroles tu as meurtri, * bienheureux Père, l'armée des impies; * c'est pourquoi les célestes nuées ont fait entendre leur voix, * les chœurs des Anges ont applaudi avec joie * ton courage dans les combats; * et nous, les fidèles, nous réjouissant avec eux, * nous te vénérons comme luminaire universel * et notre chaleureux intercesseur.

Ayant sagement échangé * les biens terrestres pour ceux du ciel, * les périssables pour les biens ne passant pas, * au lieu d'une gloire corruptible tu acquis * la gloire immortelle; au lieu de l'exil * l'ineffable royaume de Dieu * où tu exultes avec les Anges et intercèdes pour les fidèles t'acclamant.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Divine Epouse ayant porté * la Braise qu'Isaïe a vue jadis * et sur ses lèvres reçue de merveilleuse façon, * celle qui en toi s'est faite chair, * divine Mère, en ces derniers temps * afin de purifier les passions des mortels, * au feu de sa divinité consume mes péchés * et de toute souillure lave-moi.

Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui de ses entrailles était sorti * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des hommes, ne tarde pas à venir me consoler.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les Cathismes, canons du jour, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, portant comme acrostiche: Je chante, Père saint, ta montée vers le ciel.

Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Père, sur toi s'est levée dans le royaume des cieux * l'ineffable lumière au triple éclat, * et l'allégresse des cœurs droits * à juste titre te fut réservée.

Pour toi se sont ouvertes les portes de l'Eden, * avec les pontifes comme tel tu fus placé, * illustre Basile, et agrégé * à l'assemblée des premiers-nés.

Ayant purifié les regards de ton esprit, * comme un autre Moïse tu as gravi la montagne des vertus; * ayant contemplé celui qui est, * vénérable Père, tu t'y es attaché.

Personnellement uni à la chair * reçue de toi, le Créateur de l’univers * divine Mère, ineffablement s'est avancé: * avec les hommes il lui a plu de converser.


Ode 3
«Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

Ta mémoire illustre et digne d'admiration * fait exulter d'allégresse * l'ensemble de ceux qui professent la vraie foi.

Ayant déposé l'enveloppe de ton corps, * une fois libéré de ses liens, * Père vénérable, vers Dieu tu es parti.

Comme élu de Dieu, tu as reçu * à juste titre le bonheur des élus * et ta fin bienheureuse, Père saint.

Jouissant de ton secours, je n'aurai pas à rougir, * Mère de Dieu toute-pure, et de mes ennemis * par ta protection je serai délivré.


Cathisme, t. 1
Comme soleil sur nous s'est levée, * sage Père Basile, ta mémoire sacrée, * illuminant l'entière création * et l'éclairant de tes miracles divins; * la célébrant, nous te chantons en ce jour: * pour notre salut intercède auprès du Christ.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
La multitude des fidèles se réjouit, * divine Mère, d'invoquer ton nom chaque jour; * sans cesse elle magnifie * ta sainte gloire avec amour; * ô Vierge, tu es la fierté, le secours, l'infaillible protection * de tous ceux qui te vénèrent avec foi.

Stavrothéotokion
Le luminaire du soleil fut caché, * ô Verbe, quand tu montas sur le bois de la croix, * la création tout entière a frémi * et de frayeur a tremblé; * ta Mère s'écria: Mon enfant bien-aimé, * comment peux-tu mourir, ô Lumière sans couchant?


Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

En priant le Seigneur, * tu renversas la présomption * de l’hérésie * et réjouis la sainte Eglise du Christ.

Dans les tabernacles des cieux * te fit loger l'arbitre des combats, * qui agréa la fermeté * qu'à tes adversaires tu opposas.

Pour les vénérables traditions * gardées par l'Eglise du Christ * tu souffris persécution * et ne cessas d'affronter les périls.

Le Dieu que tu as enfanté, * ô Vierge toute-pure, supplie-le * d'accorder le pardon de leurs péchés * aux fidèles qui implorent ta faveur.


Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

La divine grâce qui en toi, * Père théophore, fixa son logis * pour l'Eglise fit de toi * un très fidèle pasteur.

Ayant mortifié les passions * et le souci de la chair, * illustre Père, tu t'es attaché * à l'esprit vivifiant.

Père aux divines pensées, * en juste et sage ayant mené * ton existence, tu reçus * la récompense des venus.

Tu as fait naître la source * de l'impassible condition, * toi qui en es le temple saint, * Vierge Mère tout-immaculée.


Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Pénétré par l'agréable lumière des cieux, * vénérable Père, tu as quitté * ton trône d'ici-bas * pour gagner, sur la terre des humbles, * par ta douceur, l’héritage éternel.

Stigmatisant la sacrilège hérésie, * tu enseignas avec ardeur * la doctrine conforme à la vraie foi, * nous demandant de vénérer, * admirable Père, l'image du Sauveur.

Voici comblé le désir * qui vers Dieu, illustre Père, te portait: * ,* dans l'allégresse tu l'as rejoint * et tu contemples maintenant * la splendeur rayonnante des Saints.

De la mort et du tombeau * tu as délivré le genre humain, * toi qui sans semence as enfanté, * Vierge pure, le Dieu vivifiant * pour le bonheur de ceux qui t'acclament avec foi.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion.

Kondakion, t. 2
Toi qu'illumine la clarté du Très-Haut, * fais descendre la lumière sur qui vénère de tout cœur, * Basile, les peines que tu as subies saintement, * vénérable Père, en pontife et confesseur; * et sans cesse auprès du Christ notre Dieu * veuille intercéder en faveur de nous tous.

Synaxaire

Le 12 Avril, mémoire de notre vénérable Père Basile le Confesseur, évêque de Parion.
Allégrement Basile termine sa vie
puisqu'à la joie céleste le Christ le convie,
son corps en tombe et l'âme, le douze, ravie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

Quelle ineffable allégresse * tu as mérité de savourer, Bienheureux, * toi qui habites l'immatérielle clarté * et chantes: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Rayonnant par l'éclat * dont te couronne la divine majesté, * tu exultes avec les armées d'en-haut, * t'écriant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Toi l'initié de la sainte Trinité, * le serviteur des célestes mystères, * fais descendre la faveur du Maître sur nous * qui chantons: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

La malédiction de notre prime aïeule, tu l'as changée, * Vierge pure, en bénédiction * lorsque tu enfantas le Fils de Dieu * auquel tous ensemble nous chantons: * Tu es béni dans les siècles.


Ode 8
«Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Délivrés des chagrins * et de la confusion de cette vie, * tu as trouvé, bienheureux Père, la Joie * et l’ineffable allégresse en t’écriant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Exposant les patristiques enseignements, * sans peine tu mis fin aux bavardages des impies, * Père et prédicateur, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Quelle douceur en ce lieu que tu habites, * Pontife sacré, quelle splendeur dans le séjour * que tu as hérité en chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

En toi nous, les fidèles, possédons * la protection, et nous sommes par tes prières délivrés * de tout mal en chantant pour le Christ: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le tous les siècles.


Ode 9
«Juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: par toi nous avons trouvé le salut; * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »

Ayant mené ta vie saintement * et par tes œuvres servi Dieu, * vénérable Père, tu as obtenu * en vérité le royaume des cieux.

Ayant poussé ta course à bonne fin, * gardé la foi et mené ton combat, * dans l'allégresse tu as reçu * la couronne de justice, Père saint.

En Dieu tu as trouvé l'objet de ton désir, * l'accomplissement de tes vœux: * auprès de lui ne cesse donc pas maintenant * d'intercéder pour ton troupeau.

Ayant par miséricorde assumé en ton sein, * Vierge pure, ma nature déchue * le Créateur l'a revêtue * du manteau de l'immortelle condition.


Photagogikon et apostiches du jour. Le reste comme d’habitude, et le Congé.

Monique
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13 avril

Message par Monique » mer. 30 janv. 2008 14:41

13 AVRIL

Mémoire de notre Père dans les saints
Martin, pape de Rome.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Comment t'appellerai-je, Martin? * illustre Maître des orthodoxes enseignements, * coryphée sans faille de la doctrine sacrée; * accusateur du mensonge, épris de vérité, * défenseur du Verbe, courageux avocat, * pontife sacré, thaumaturge vénéré. * Pour le salut de nos âmes intercède auprès de Dieu.

Comment t'appellerai-je, Martin? * fleuve regorgeant de flots spirituels * et sans cesse abreuvant les âmes pour les faire fructifier; * chandelier répandant la lumière de la foi, * montagne distillant l'allégresse de Dieu, * prédicateur des divines paroles, pourfendeur des hérésies. * Pour le salut de nos âmes intercède auprès de Dieu.

Comment t'appellerai-je, Martin? * illustre sacrificateur du tabernacle réel, * très digne médiateur entre la créature et son Dieu; * calice nous versant un breuvage divin, * astre rayonnant le verbe de vie, * surgi du couchant et paru au levant. * Pour le salut de nos âmes intercède auprès de Dieu.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Quel est le plus admirable de tes bienfaits? * tu soignes de tout mal et délivres des passions, * tu repousses l'assaut criminel des ennemis; * ceux qui te vénèrent, tu les éloignes des périls, * divine Epouse, tu fais cesser les afflictions, * tu es pour tes serviteurs l'intendante de la joie, * ô Vierge qui pour le salut de nos âmes intercèdes auprès de Dieu.

Stavrothéotokion
Quel est cet étrange spectacle, ô mon Fils, * disait maternellement la Vierge au Seigneur: * les douleurs que je n'ai pas connues lors de ton enfantement* pénètrent mon cœur âprement; * je ne supporte pas de te voir * cloué sur la croix, ô lumière de mes yeux! * Hâte-toi, ressuscite, rends glorieuse ta venue.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour. puis ce canon du sainte, Saint, avec l'acrostiche: Grand honneur de louer les peines de Martin. Joseph.

Ode 1, t. 8
«Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »

Toi qui pour le Christ notre Dieu * souffris, tant de peines, Martin, * puis vers la vie sans peine est parti * après avoir si bien combattu, * allège les pénibles douleurs * de mon âme, afin qu'illuminé * par tes prières je te puisse chanter.

L'Un de la sainte Trinité, * tu as enseigné qu'il avait deux natures, deux volontés * et doubles énergies: * tel est le Christ, suprême Dieu, * et tous ceux qui ne l'ont pas ainsi vénéré, * tu les as rejetés, saint pontife Martin.

Ces infirmes d’esprit qui, sans raison, attribuaient au Christ une seule volonté, * clairement tu les réfutas, pape Martin, * dans la vérité de ta doctrine et l'éminence de ta foi; * aussi dans l'allégresse tu t'écrias: * Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert de gloire.

Celui qui est invisible par nature comme Dieu, * comme enfant né de toi et fait homme on l'a vu * en une seule personne manifester * véritablement double énergie et volonté; * intercède, Vierge toute-pure, auprès de lui * pour qu'il sauve tous ceux * qui de tout cœur te glorifient.


Ode 3
«Plante ta crainte, Seigneur, dans les cœurs de tes serviteurs, et sois un ferme rempart * pour tous ceux qui t’invoquent en vérité. »

Etant plein de zèle pour Dieu, * tu réunis un synode sacré * et tu fis prévaloir * la doctrine de l'Eglise, bienheureux pape Martin.

Vénérable Père, tu réfutas * au milieu du synode Serge et Pyrrhus ainsi que Théodore et Cyr et ceux qui avec eux imitèrent leur folie.

Emmené de force, Père saint, * exilé de Rome, tu as dû circuler, * éclairer le monde, tel un soleil * émettant les rayons de la vraie foi.

Celui qui trône avec le Père et reçoit même honneur, * ineffablement tu l'as enfanté, * porteur de deux volontés, * Vierge toute sainte, et de deux énergies.


Cathisme, t. 8
Consacré à Dieu depuis l'enfance et croissant dans la vertu, * tu fus digne de succéder aux Apôtres spirituellement, * toi qui fis paître dans la vraie foi le troupeau du Seigneur * et qui repoussas les phalanges des hérétiques, pontife Martin; * c'est pourquoi, illustre Père, à la fin de ta vie, * tu fus couronné du diadème des témoins, * en athlète invincible, divinement inspiré; * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Gloire au Père... Maintenant… Théotokion
Ayant glissé sous le poids de mes perverses pensées, * je me suis enfoncé dans le gouffre du péché * et, gémissant, je te crie du fond de mon cœur: * Toute-pure, fais pour moi des merveilles d’amour, me découvrant l’océan sans borne de ta pitié * et l’immense trésor de ta compassion; * donne-moi la conversion, l'amendement de ma vie, * afin qu'avec amour je puisse m'écrier: * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Stavrothéotokion
Voyant l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur * injustement suspendu à la Croix, * la Brebis mère s'écriait en pleurant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * quel est ce mystère sublime et redoutable que je contemple avec étonnement? * Mes entrailles se déchirent et je n'ai pas la force de me lamenter, * je ne puis souffrir de te voir mis à mort, * mais toi, Seigneur et Maître, prends en pitié les gémissements de ta mère; * comble-moi de l'allégresse dont tu m'as parlé, * en ressuscitant du tombeau comme Dieu tout-puissant.


Ode 4
«Tu chevauchas tes Apôtres, Seigneur, * et pris leurs rênes dans tes mains; * ton équipage devint le salut * pour les fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Injustement chassé de ton trône, * tu préféras, en juste, souffrir * l'injustice des humains, * afin de garder sain et sauf * le juste enseignement de l'Eglise, Père saint.

Au milieu des iniques tenant bon * en loyal athlète, Pontife divin, * accablé par eux et ridiculisé, * traîné de force, mais en vain, * tu demeuras immuable en ton esprit.

Tu considéras comme flèches d'enfants * les outrages de ceux qui vainement * t'accablèrent, pape Martin: * fermement tu supportas, Bienheureux, * d'être déplacé, chargé de chaînes et mis en prison.

Celui qui s'est fait connaître en deux natures, * divine et humaine, l'Un de la Trinité, * comme Dieu et homme tu l'as enfanté, * Vierge toute-pure, portant les volontés * qui à ses deux natures correspondent respectivement.


Ode 5
«Sur la route où se perdent les âmes * sans cesse je m'égare, Seigneur: * depuis la nuit de l'ignorance me guidant * à la lumière de ta connaissance, conduis-moi * sur le sentier de tes divins commandements. »

Par tes paroles sacrées, * tu as clairement affermi * la doctrine sainte et renversé * la foule des hérétiques, en supportant * les outrages, la prison et l'exil.

Vénérable Père, à tes yeux * tu n'as pas donné de repos * que tu ne sois devenu l'habitation de Dieu * et n'aies renversé l'erreur de l'hérésie * grâce aux leviers de tes combats de témoin.

Furieusement, comme fauves, les ennemis, * te liant avec des chaînes, t'ont traîné * au milieu de la ville en se moquant de toi, * t'accablant d'insultes, de calomnies * et te rudoyant sans pudeur.

Ô Vierge qui dans la chair as enfanté, * sans connaître d 'homme, le Dieu incirconscrit, * mortifie mes charnelles passions; * et mon âme réduite à la mort * à cause de mes fautes, rends-lui la Vie.


Ode 6
«L'abîme de mes fautes, la houle du péché * me troublent et me poussent violemment * vers le gouffre du désespoir; * tends vers moi ta puissante main * et comme Pierre sur les flots, sauve-moi, ô divin Nautonier. »

A tes pieds de pontife gît le Malin * et les bouches indiscrètes des méchants * par ta parole furent fermées, * alors que le divin enseignement, * Père Théophore, s'est montré * resplendissant que le soleil.

Ils ont tendu tes bras sans pitié * et de cordes t'ont lié les égarés, * pontife sacré, pape Martin, * toi qui enchaînais toute erreur * et déchirais les liens des hérésies * grâce aux arrêts de tes divins enseignements.

Devant le tribunal qui te jugeait tu comparus, * condamnant l'erreur de ceux qui professaient * une seule volonté en Christ; * et la couronne des Témoins * fut ta parure, pour avoir * mérité la gloire qui leur revient.

En toi les lois de la nature n'ont plus cours: * tu enfantes, virginale Mère de Dieu * toute digne de nos chants, * ineffablement le Créateur de l'univers * comme Dieu et mortel * possédant deux énergies et volontés.


Martyrikon du ton occurrent, ou kondakion.

Synaxaire
Le 13 Avril, mémoire de notre Père dans les saints, Martin, pape de Rome.
Celui qui dans la joie mangeait ta chair, Sauveur,
prend congé de la chair et s'en trouve bien aise.
Après avoir servi l'Eglise avec ferveur,
Martin, l'illustre pape, s'endormit le treize.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve- nous, Amen.


Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: Dieu de nos Pères, bénis sois-tu. »

Ceux qui voulaient priver le Christ * de la double énergie et volonté, * Père, t'ont privé de ton trône en reléguant * dans un lointain exil celui qui chantait: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Passant des années sous bonne garde * Comme gardien d'une foi sans faille, * tu as dissipé les ténèbres des hérésies * et tu as éclairé les fidèles pour qu'ils chantent: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Alors que tu luttais contre le froid et le gel, * en tes longues infirmités, la grâce de Dieu * vint te réchauffer en fortifiant * celui qui chantait dans l'Esprit: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Comme un lion tu t'élanças * avec assurance et fermeté * sur les iniques Théodore, Serge, Cyr et Pyrrhus; * et ceux qui partageaient leur doctrine, * tu les as chassés de l'Eglise du Christ.

Unie par nature, en personnes est distinguée * la très-sainte Trinité: * le Père tout-puissant, le Fils consubstantiel * et l'Esprit saint; chantons-lui: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Celui qui en deux énergies et volontés * est né de toi sans qu'on puisse l'expliquer, * Vierge toute-pure, accorde le salut * à ceux qui pensent ainsi et s'écrient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.


Ode 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».

Affligé que tu étais * par la dureté de l'exil, les maladies * et toutes sortes de vexations, * en témoin tu as reçu la couronne des martyrs.

Persécuté pour la justice, * tu méritas la béatitude que Dieu même a formulée, * pape Martin qui as chassé * du milieu de l'Eglise l'injuste hérésie.

De Pierre ayant orné le trône divin * et sur sa pierre sainte ayant gardé * l'Eglise inébranlable, Martin, * avec lui tu as été glorifié.

Reprenant 1'hymne du Trois fois saint * à la langue enflammée des Anges divins, * chantons, fidèles: «Saint, saint, saint» * d'un même chœur à la divine Trinité.

Toi qui surpasses les Chérubins, * étant plus sainte que les célestes armées, * fais que je puisse surmonter, * divine Mère, les charnelles passions.


Ode 9
«Tu dépassas notre nature limitée * en concevant le Seigneur, ton créateur, * et pour le monde tu devins la porte du salut; * c'est pourquoi, ô Mère de Dieu, * en hymnes incessantes nous te magnifions. »

Devenu confesseur et martyr, * pontife sacré, sublime Martin, * tu as tu as mérité de te réjouir * avec les chœurs des patriarches: * c'est pourquoi nous, les fidèles, te disons bienheureux.

Comme soleil resplendissant ayant surgi, bienheureux, du couchant, * c'est toute la terre que tu éclairas * des rayons de la foi, et tu chassas * les profondes ténèbres de l'hérésie.

Debout dans sa maison de notre Dieu, * célébrons à nouveau les combats, * les exploits de confesseur * de notre Père Martin aux célestes pensées, * et de tout cœur disons-le bienheureux.

Ta mémoire bienheureuse a resplendi * comme l'astre du Jour illuminant * jusqu'au bout du monde tous ceux * qui t'acclament par des hymnes méritées, * Père Martin que Dieu même a glorifié.

Nous conformant à ce que disent les Pères, Vierge pure, avec foi nous confessons * en deux natures et volontés * l'Un de la Trinité né de toi; * et toi-même, nous te magnifions.

Photagogikon et apostiches du jour. Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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14 avril

Message par Monique » mer. 30 janv. 2008 18:15

14 AVRIL

Mémoire des saints apôtres Aristarque, Pudens et Trophime,
du nombre des Soixante-dix.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1

Sages Apôtres, par l'énoncé de la connaissance de Dieu * vous avez tiré les peuples de l'ignorance tout à fait * et, les ayant sauvés, leur avez permis d'accéder * au Verbe né du Père lui-même inengendré. * Intercédez auprès de lui * pour qu'à nos âmes il veuille accorder * la paix et la grâce du salut.

Acclamons les véritables hérauts du Christ * Trophime, Aristarque et Pudens, * car ils ont dissipé la froidure de l'erreur * sous la chaleur de la grâce de Dieu; * désormais, ils habitent la lumière sans couchant, * ayant récolté la récompense de leurs efforts * et devenus divins par ineffable communion.

Ayant suivi votre illustre maître, saint Paul, * vous fûtes soumis à de multiples dangers, * affrontant bien des peines et mis en prison, * pour finir sous le glaive en martyrs décapités. * Intercédez auprès du Christ * pour qu'à nos âmes il veuille accorder * la paix et la grâce du salut.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Aire plus vaste que les cieux * où fut à l'aise notre Dieu, * mets au large mon être réduit par les passions, * serré par les épreuves et l'assaut des malheurs; * dans les angoisses fortifie-moi, * adoucis mon sort en m'envoyant chaque jour, * Toute-pure, la brise de ta maternelle intercession.

Stavrothéotokion
La Vierge dit en voyant le Christ suspendu sur la croix: * Un glaive a transpercé mon cœur, * comme l'avait prédit le vieillard Siméon; * ressuscite, Seigneur immortel, * et glorifie avec toi * ta Mère et ta servante, je t'en prie.



MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes, canons du jour, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: J'entonne un chant divin pour les divins Apôtres. Joseph.

Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »

Vous qui servez devant le trône de Dieu * comme ses ministres, * vous les luminaires spirituels, * saints Apôtres, demandez * la lumière pour nous * qui honorons votre souvenir.

Celui qui sur terre s'est montré * par miséricorde * vous a choisis comme serviteurs * et disciples avec beaucoup d'autres * pour annoncer ici-bas * sa divine volonté.

Admis dans le groupe sacré * des septante Disciples du Christ, * en compagnie de saint Paul * sur toute la terre * vous avez fait descendre la clarté * des divins enseignements.

Le saint apôtre Pudens * et l'illustre Aristarque * comme astres lumineux * avec Trophime ont brillé * sur terre pour dissiper * l'obscurité de l'erreur.

Vierge pure, pour réunir * aux êtres célestes ceux d'en-bas * par miséricorde infinie, * Dieu prit chair en ton sein * et demeura ce qu'il était * même après l'incarnation.


Ode 3
«Nul n'est saint *comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »

En compagnie de l'illustre Paul, * avec lui comme soleil, * fortifie-moi, * vous avez, comme astres, fait le tour * du monde entier en dissipant * les ténèbres de l'ignorance à la clarté * de votre sainte prédication.

A grand'peine de leur chair * les Disciples du Verbe * se sont débarrassés * du pénible péché * pour garantir aux fidèles * le bonheur sans peine là-haut.

Ayant prêché clairement * le Verbe Dieu qui était au commencement, * né du Père ineffablement * et sur terre incarné, * c'est aux puissances de ce monde * que les Apôtres ont mis fin.

Tu nourris de ton lait * le nourricier du monde entier * né sans écoulement * de ton sein virginal * pour permettre aux hommes que la mort avait brisés * d'être façonnés à nouveau.


Cathisme, t. 4
Vous les sarments du cep vivifiant, * vous avez porté les raisins * distillant pour nous le vin de la vie, * Apôtres du Seigneur et célestes initiés.

Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Mon âme souillée par les peccamineuses passions, * virginale Génitrice de Dieu, * par tes prières purifie-la, * toi qui nous prépares le bain du salut.

Stavrothéotokion
Voyant sur le bois son Agneau, * la Brebis sans tache, la Mère immaculée, * élevant la voix, s'écria: * Je chante, ô Verbe, ta divine Passion.


Ode 4
«Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »

L'être suprême, * la Trinité, alluma * comme lampe au triple feu * les saints Trophime et Pudens * avec Aristarque pour éclairer * la terre de leur verbe divin.

Compagnons de voyage * de saint Paul, avec lui * vous avez supporté joyeusement * pour la vie future les persécutions * et toutes sortes de danger, * illustres Apôtres du Christ.

Vous avez par votre lutte * sanctifié la création * sous les flots de votre sang, * faisant cesser les sacrifices offerts * jadis aux démons, * saints Apôtres du Christ.

Toi qui es ma force, * mon refuge, Immaculée, * toi l'inexpugnable rempart, * l'avocate auprès de Dieu, *de l'éternelle flamme, * de la géhenne libère-moi.


Ode 5
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »

Ils ont renversé les pierres taillées * et les temples des idoles, * les illustres prédicateurs de Dieu * qui dans la grâce ont édifié * ces tabernacles ayant croulé sous les fautes, * les cœurs des humains.

Ayant remué l'océan * de l'absence de Dieu, * vous ses fameux chevaux, * vous avez ramené à la vie * par votre sainte prédication * ceux qui tout d'abord s'y noyaient.

Les assistant au nom de Dieu * de vos saintes visites, * vous avez guéri ceux qui souffraient * d'idolâtriques douleurs * ou ceux qui en étaient menacés, * et vous vous êtes faits nos sauveurs.

Saintement le prophète Isaïe, * jadis illuminé par l'Esprit, * s'est écrié: Voici, * la Vierge va porter * le Dieu par miséricorde fait chair, * bien que nul espace ne le puisse contenir.


Ode 6
«Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »

L'admirable Pudens, * Aristarque et le sage Trophime avec lui * en des cantiques sacrés * soient par nous acclamés * comme disciples du Verbe divin * et compagnons de voyage de saint Paul.

Vous qui étiez véritablement * comblés des flots de l'Esprit, * vous avez abreuvé * toute âme par vos enseignements, * faisant disparaître l'inflammation * de 1'erreur, par grâce de Dieu.

Unis que vous étiez en esprit, * vous ne fûtes point séparés * malgré la séparation de votre corps, * car vous avez été décapités * en même temps que l'apôtre Paul, * ce qui vous a valu la renommée.

Etonnante fut ta conception, * étonnant et merveilleux ton ineffable enfantement * qui réconcilie avec Dieu * tous ceux qui étaient exilés loin de lui * et leur procure à nouveau * leur première beauté.


Martyrikon du ton occurrent, ou bien le kondakion.

Kondakion, t. 2
La sainte fête des Apôtres brille sur nous, * elle chasse les ténèbres du péché pour ceux qui chantent: * Voici la lumière, notre délivrance est venue.

Synaxaire
Le 14 Avril, mémoire des saints apôtres Aristarque, Pudens et Trophime, du nombre des Soixante-dix.
Comme premier de file honorons Aristarque:
sa bravoure au combat vaut bien qu'on la remarque.
Pudens, cherchant un lustre non superficiel,
se répudie lui-même et sauve ainsi son âme.
Trophime, désirant les délices du ciel,
en nourriture s'offre à la tranchante lame.
Le quatorzième jour, la sainte Eglise acclame
trois apôtres qui voient le Superessentiel.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«Dans la fournaise, l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

En apôtres, vous avez éteint * le foyer de l'impiété * sous les pluies de votre prédication * et, comme divins martyrs, vous avez consumé * le bois des idoles sous les flots de votre sang; * aussi , êtes-vous glorifiés.

Comme sur des ailes ayant parcouru * la terre entière, illustres des flots de l'Esprit, * Apôtres, * en excellents cultivateurs, sur les âmes des païens * vous avez semé le message divin * et, comme du froment, * les avez tous amenés vers le Christ.

De splendides blessures vous fûtes parés, * Aristarque et Trophime, * vous avez brillé de plus d'éclat, * avec l'admirable Prudens,* que tout l’or éprouvé par le feu: * sans cesse pour nous tous intercédez auprès du Christ.

Bienheureuse es-tu qui donnas corps, * par œuvre de l'Esprit, * à l'Ange du grand conseil * qui envoie ses disciples * comme rayons sur le monde * pour illuminer les croyants.


Ode 8
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »

Coupant avec la faucille de Dieu * les racines des cultes l'excluant, * vous avez planté la véritable foi * et la connaissance parfaite dans les cœurs des croyants.

Les cœurs, vous les avez renouvelés sous la parole de Dieu * et, jetant la semence du savoir divin, * vous avez moissonné, comme épi qui porte beaucoup, * la multitude des hommes sauvés.

Vénérons Aristarque, Trophime et Pudens, * ces piliers inébranlables de l'Eglise du Christ, * ces raisins de la vigne de Dieu * qui ont distillé le suc de notre vie.

L'humanité brisée, tu l'as renouvelée * tout entière par la nouveauté de ta conception * renouvelant les lois de la nature surnaturellement, * Vierge pleine de grâce et Mère du Dieu vivant.


Ode 9
«Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »

Le Maudit voit sa puissance * lui échapper, et son orgueil * s'effondre de bien haut * puisque, dans la faiblesse de leur chair * se mesurant à lui, les saints Apôtres * l'ont anéanti * et de sa tyrannie * ont sauvé les croyants.

En menue poussière * vous avez réduit l'erreur, * Apôtres au grand renom, * luminaires du monde habité, * concitoyens des Anges : qui chantez avec eux: * Saint, saint, saint, le Seigneur, * Père, Fils et Saint Esprit.

Aux maladies de l'âme, * aux faiblesses de la chair * ayant porté guérison, * saints Apôtres du Seigneur, * en accomplissant des miracles prodigieux, * à la vraie lumière du savoir * vous avez attiré tous ceux qui en étaient privés; * aussi êtes-vous glorifiés.

Votre sainte mémoire, * répandant sa clarté, * divins Apôtres, réjouit * l'Eglise du Christ: protégez-la, * par vos saintes prières, * de tout danger d'hérésie; * et le peuple croyant, * gardez-le sain et sauf.

Du feu de la géhenne, Toute-pure, délivre-moi, * toi qui, dépassant notre esprit, * as enfanté le feu divin; * allume en nos âmes l'amour * de celui qui sur terre vient jeter * le feu de sa connaissance, * Vierge comblée de grâce par Dieu.


Photagogikon et apostiches du jour. Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

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