Ménées d'avril

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Monique
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30 avril

Message par Monique » mar. 05 févr. 2008 16:01

30 AVRIL

Mémoire du saint et illustre apôtre Jacques,
frère de saint Jean le Théologien.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 8

Jacques, bienheureux témoin oculaire de Dieu, * à l'appel du Verbe ayant répondu sur le champ, * tu n'as pas mis en compte le respect dû à ton père ni ton amour envers lui; * laissant donc les troubles de la vie, * tu es allé remuer, * bienheureux Apôtre, l'océan de la pensée * avec les enseignements de la foi * et les tonnantes révélations provenant de l'au-delà.

Jacques, bienheureux apôtre du Christ, * par tes œuvres servant * le Verbe, prince de notre vie et du monde à venir, * du droit d'aînesse tu as privé la descendance d'Israël, * qui de son ventre s'était fait un dieu, * tu l'as confondue et dépouillée complètement * de la paternelle protection, * tu l'as exclue de l'héritage et privé de bénédiction.

Sur toute la terre désormais * le Seigneur, illustre Jacques, a fait de toi * un prince, comme il est écrit à ton sujet: * en disciple du Créateur universel, * à cause de ton zèle ardent, tu as souffert * d'être mis à mort sous le glaive des impies, * le premier parmi tes compagnons de la Douzaine sacrée.

Gloire au Père, t. 8
Le premier de la Douzaine choisie par Dieu, * pour ton Maître tu as souffert * sous le glaive d'Hérode, la mort; * le premier, tu as bu le calice promis, * aussi l'Ami des hommes t'a reçu * en cohéritier de son royaume dans le ciel, * où tu intercèdes avec ton frère pour nos âmes.

Maintenant... de la fête.


Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les Lectures.

Lecture de l'êpitre catholique de Jacques
(1,1-12)
Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Dispersion, salut! Tenez pour une joie suprême, mes frères, d'être en butte à des épreuves multiples, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience; mais il faut que la patience s'accompagne d'une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, sans aucune défaillance. Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu - qui donne à tous sans discrimination et sans reproche - et elle lui sera donnée. Mais qu 'il la demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer, agité et soulevé par le vent. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quoi que ce soit du Seigneur: c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. Que le frère d'humble condition se glorifie de son élévation et le riche de son abaissement, car il passera comme la fleur des champs. Le soleil se lève plein d'ardeur, il dessèche l'herbe, et sa fleur tombe, sa belle apparence disparaît. Ainsi se flétrira le riche dans ses entreprises. Bienheureux l'homme qui supporte l'épreuve, car une fois éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l'aiment.

Lecture de l'êpitre catholique de Jacques
(1,13-27)
Frères, que personne, au moment de la tentation, ne dise: C'est Dieu qui me tente! Car Dieu est inaccessible au mal et n'y induit personne. Mais chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'attire et le séduit. Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés, tout don excellent, toute donation parfaite vient d'en haut et descend du Père des lumières, en qui n'existe aucun changement ni l'ombre d'une variation. Il a voulu nous donner le jour par sa parole de vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures. Ainsi, mes frères bien-aimés, que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. Rejetez donc toute souillure, tout reste de malice, et recevez humblement la parole semée en vous: elle est capable de porter vos âmes au salut. Soyez de ceux qui mettent la parole en pratique, et non pas seulement des auditeurs: ce serait vous faire illusion. Car, si l'on écoute la parole sans la mettre en pratique, on ressemble à qui observe son propre visage dans un miroir: à peine s'est-il observé, il s'en va et oublie comment il était. Celui, au contraire, qui se penche sur la Loi parfaite, celle de la liberté, et y reste fidèle, non pas en auditeur oublieux, mais pour la mettre en pratique, celui-là trouve son bonheur en s’y employant. Si parmi vous quelqu'un s'imagine être religieux, mais ne mette pas un frein à sa langue, abusant ainsi son propre coeur, vaine est sa religion! Car devant Dieu notre Père, la pure et sans tache consiste en ceci: visiter dans leur détresse les veuves et les orphelins, et se garder du monde en toute purete.

Lecture de l'êpitre catholique de Jacques
(2,1-13)
Frères, ne mêlez pas des considérations de personnes à la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire. Supposons qu'il entre dans votre assemblée un homme à bague d'or, en habit resplendissant, et qu'il entre aussi un pauvre en habit malpropre; si vous vous tournez vers l'homme au splendide vêtement et lui dites: Asseyez-vous à cette place d'honneur! tandis que vous dites au pauvre: Toi, reste là debout! ou bien: Assieds-toi par terre à mes pieds! ne faites-vous pas des différences entre vous, ne jugez-vous pas selon d'injustes valeurs? Ecoutez donc, mes frères bien-aimés, Dieu n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour en faire des riches selon la foi, les héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment? Mais vous, vous méprisez le pauvre! N'est-ce pas les riches qui vous oppriment, qui vous trainent devant les tribunaux? N'est-ce pas eux qui discréditent le nom sublime dont vous êtes appelés? Si donc vous suivez le maître mot de l'Ecriture, «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», vous faites bien; mais si vous établissez des distinctions entre les personnes, vous commettez un péché, et la Loi vous condamne comme transgresseurs. On a beau observer toute la Loi, si l'on s'en écarte en un seul point, on devient coupable entièrement. En effet, celui qui a dit: «Tu ne commettras pas d'adultère» a dit aussi: «Tu ne tueras point». Si donc tu évites l'adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens un transgresseur de la Loi. Que vous parliez ou agissiez, faites-le en personnes devant être jugées par une loi de liberté, car impitoyable sera le jugement pour qui n'aura pas fait miséricorde, tandis que la miséricorde se rit du jugement.


Apostiches de la fête.

Si l'on veut donner plus de solennité à l'Apôtre, on chante comme apostiches les stichères de Laudes, avec les versets:
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde;
et: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'oeuvre de ses mains, le firmament l'annonce.


Après les Apostiches de l'Apôtre ou de la fête:
Gloire au Père, t. 1
Saint Jacques, apôtre et martyr, * brebis choisie du bon Pasteur, * toi qui exultes avec ton frère dans le ciel, * demande pour qui célèbre ta mémoire sacrée * le pardon des péchés et la grâce du salut.
Maintenant... de la fête.


Tropaire, t. 3
Toi l'apôtre choisi du Christ, * le propre frère du Théologien bien-aimé, * illustre Jacques, pour nous qui te chantons * demande la rémission de nos péchés * et prie le divin Maître de tous * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père... Maintenant... et le tropaire de la fête.


MATINES

Après Le Seigneur est Dieu, tropaire de la fête, 2 fois, Gloire au Père: de l'Apôtre, Maintenant: de la fête.

Cathisme I, t. 2
L'Apôtre illustre dans ses filets a pris les nations * et enseigné au monde entier * à t'adorer avec le Père et l'Esprit, * ô Christ notre Dieu; * par ses prières, affermis ton Eglise, Seigneur, * et sur les fidèles fais descendre ta bénédiction, * unique Ami des hommes et Seigneur compatissant.
Gloire au Père... Maintenant... de la fête.

Cathisme II, t. 4
Le Soleil de justice, le Christ, * illustre apôtre Jacques, t'envoya comme rayon * pour illuminer la terre entière: éclaire donc * de lumière divine et sans déclin, * par tes prières, tous les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant... de la fête.


Après le Polyéléos:
Megalynaire
Nous te magnifions, * Apôtre du Christ, saint Jacques, * vénérant les épreuves et la passion * que tu as souffertes * pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets: 1. Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonœ. 2. Tu en feras des princes par toute la terre. 3. Ses éclairs ont illuminé le monde habité. 4. Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. 5. Dieu se tient au conseil divin, au milieu des juges, pour juger. 6. Il donne à son peuple force et puissanœ. Béni soit Dieu!


Cathisme, t. 8
Comblé de lumière céleste, illuminé par la divine clarté, * tu as vu transfiguré sur la montagne du Thabor, * saint apôtre Jacques, ton Seigneur et Créateur * et méritas d'entendre la paternelle voix; * . c'est pourquoi tu fus pourvu de charismes prodigieux * comme témoin des mystères divins, * ayant vu le Seigneur en disciple de la grâce; * prie le Christ notre Dieu d'accorder la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.

Gloire au Père... Maintenant... de la fête.


Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Depuis ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Ayant contemplé la Résurrection du Christ...
Gloire au Père... Par les prières de ton Apôtre...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu...
Aie pitié de moi. Ô Dieu...
t. 1
Saint Jacques, tu as suivi le Christ, * abandonnant les choses d'ici-bas, * et tu devins son apôtre en faisant * ton trésor de ses divins enseignements; * envoyé vers les nations, * vers les âmes enténébrées par l'erreur et les passions, * tu leur donnas comme lumière les préceptes du Sauveur, * pour qu'elles croient en la consubstantielle Trinité.


Les canons de la fête, puis ce canon de l'Apôtre, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je glorifie saint Jacques, le fils du tonnerre.

Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur.»

En habile pêcheur * prenant mon âme à ton filet * pour l'arracher à l'océan de mes péchés, * illumine-la, Bienheureux, * de ta splendide clarté * et dirige-la * pour qu'elle chante dignement, * saint Jacques, ta mémoire sacrée.

Le Verbe d'avant les siècles, * le Fils coéternel et suprême Dieu * a pris chair et s'est montré * comme un homme sur terre, * faisant de toi, Bienheureux, * l'auxiliaire de sa grâce, * le ministre fortifié * par sa divine puissance.

Considérant la noblesse de ton âme, * comme aussi ta fermeté, * l'invincible force de ton cœur, * illustre Apôtre, notre Dieu * qui d'avance connaît tout * a préféré te placer * au nombre de tes serviteurs * pour annoncer aux païens sa venue.

L'Ange du Grand Conseil paternel * qui de la Mère inépousée, * venant au monde, prit chair, * saint Jacques, a fait de toi, * en te parant de vertus, * son disciple en vérité * et son divin prédicateur, * afin d'énoncer sa parole en public.

Glorieux, ce qui fut dit * d'âge en âge à ton sujet, * ô Marie, Mère de Dieu * qui en ton sein as accueilli * la Parole de Dieu, * demeurant vierge cependant; * après Dieu tu es le seul appui, * c'est pourquoi nous te chantons d'un même coeur.


Ode 3
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes.»

Venu d'en haut dans le feu, * le souffle violent du Paraclet * fit de toi un sage prédicateur * énonçant les merveilles du Verbe incarné, dont tu fus l’oculaire témoin.

Comme flèche aiguisée, * saint Jacques, le Verbe t'a choisi * pour t'envoyer au cœur de l'ennemi, * enlever aux adversaires la vie * et ramener leurs dépouilles en butin.

Sainte fut ta naissance, * porteuse de lumière, Bienheureux * qui avais pour frère le Théologien: * à son contact tu resplendis, * formé dès l'enfance à devenir pour le Verbe un compagnon.

Avant même de t'appeler, * le Maître, ayant vu la sérénité * de ton âme sans tache, Bienheureux, * tu lui parus digne de son choix * et fus initié au mystère du salut.

Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne contient, * et nous fidèles, en nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse.


Cathisme t. 1
En disciple du Christ ayant bu * son calice, comme lui-même te l'avait dit, * sous le glaive, bienheureux apôtre Jacques, tu fus mis à mort; * aussi l'Eglise entière exulte en célébrant * comme une fête ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant... de la fête.


Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.»

Tu fus, saint Jacques, pour le Christ * un divin prédicateur; * appelé par lui, tu le suivis aussitôt, * sans égard pour l'amour paternel, * mais échangeant pour ceux qui demeurent les biens terrestres; * c'est pourquoi tu méritas, Bienheureux, * l'ineffable héritage des cieux.

Quelle chaleur en ton amour * envers ton Maître le Christ: * tu l'as tant aimé qu'illuminé par son éclat * et te conformant à lui tu semblas * un foyer second réverbérant, * bienheureux apôtre Jacques, * la gloire et la lumière du premier.

Tu menas une vie sainte, * plus que toutes digne d'admiration, * attirant par ton amour celui de l'Infini; * alors tu as trouvé la suprême béatitude, * celle qui mène les désirs au principe du bien, * et tu chantes avec les Anges désormais: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

A la volonté du Seigneur * ayant soumis tout ton être, * Disciple du Maître divin, * tu es monté jusqu'à la cime, * jusqu'au céleste sommet des vertus;*de là tu fais jaillir des flots de guérisons * sur les fidèles glorifiant ton souvenir.

Tu es la gloire des croyants, * c'est toi leur avocate, * le refuge et le rempart * et le havre des chrétiens: * tu portes leurs prières devant ton Fils * et tu sauves de tout danger * les fidèles qui te reconnaissent pour la Mère de Dieu.


Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi.»

Etant jeune, tu voulais, * enflammé de zèle comme Elie, * consumer par ta prédication, * illustre Apôtre, les incroyants; * mais celui qui veut la miséricorde t'en empêcha * et de la grâce t'enseigna la douceur.

Sur les ailes de l'amour ayant gravi * la vertu suprême, tu désiras * recevoir du Seigneur * un des premiers sièges auprès de lui, * non par goût de la vaine gloire, * mais pour voir côte à côte celui que tu aimais.

Ton Disciple, Sauveur, a surpassé * les frontières de l'humanité: * revêtu de ta puissance comme d'un manteau, * il fait jaillir à grands flots * les miracles, les guérisons * et répand sur la terre les clartés de la foi.

La nuée lumineuse * couvrit de son ombre le Verbe que tu voyais * resplendir de gloire sur le mont Thabor * et tu méritas d'entendre * la voix du Père confirmant, * bienheureux Jacques, sa divine filiation.

Ayant l'assurance d'une Mère auprès de ton Fis, * Vierge toute- sainte, nous t'en prions, * ne refuse pas ta protection * au peuple chrétien, * car tu es notre unique propitiation * devant le Christ notre Maître et Seigneur.


Ode 6
«L'abîme de mes fautes, la houle du péché * me troublent et me poussent violemment * vers le gouffre du désespoir; * tends moi ta puissante main * et comme Pierre sur les flots * sauve-moi, ô divin Timonier.»

Toi qui fais couler, sans tarir, * comme d'une source le flot des guérisons * et qui répands, illustre Jacques, la clarté * des divins enseignements, * tu fais briller, Bienheureux, * les âmes des fidèles qui t'expriment leur amour.

En toi le Maître ayant trouvé * l'agent le plus apte à servir * son abondante et sainte diffusion * t'a comblé de ses dons, * ceux de la vie éternelle, * Serviteur des mystères qui dépassent l'entendement.

Ayant demandé que le Christ * en roi terrestre t'accordât * la gloire sur terre, tu as obtenu * non le royaume corruptible d'ici-bas, * bienheureux Jacques, nais l'immortel, * où ta passion t'a permis d'arriver.

Ayant voulu se soumettre pour nous * à la mort qui devait causer pour les morts * la véritable résurrection, * le Maître t'a choisi, Bienheureux, * la nuit où il fut livré, * comme auxiliaire pour initier les croyants.

Toi qui as enfanté * l'océan de miséricorde, * sauve mon âme des chagrins de cette vie * et veuille m'ouvrir * la porte de la joie spirituelle, car en toi * j'ai mis mon espérance, Vierge Mère de Dieu.


Kondakion, t. 2
Ecoutant la voix divine qui t'appelait, * au mépris de l'amour paternel tu accourus, * illustre apôtre Jacques, avec ton frère vers le Christ; * et comme lui tu méritas * de voir la divine Transfiguration du Seigneur.

Ikos
Toi le pêcheur des mystiques poissons, * prends au filet de tes prières, Bienheureux, * pour l'arracher à l'océan de mes péchés, * mon âme capturée par les plaisirs de cette vie, * afin que, parcourant sans fléchir * le reste de mon âge, * je puisse célébrer ton nom et glorifier * la sainte vie que sur terre tu menas, * celle qui sur la montagne t'a permis * de voir la divine Transfiguration du Seigneur.

Synaxaire
Le 30 Avril, mémoire du saint et illustre apôtre Jacques, frère de saint Jean le Théologien.
Le saint apôtre Jacques, immolé comme agnel
ruminant les paroles de l'Agneau de Pâques,
gagne, en second martyr, les pacages du ciel.
Un glaive meurtrier, le trente, frappe Jacques.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.


Ode 7
«La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.»

Tu as bu, comme promis, * le calice de ton Maître le Christ, * Bienheureux, et tu fus baptisé * du baptême de celui pour lequel * de tout cœur tu chantes avec joie: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ayant vu Dieu, tu rayonnais, * c'est pourquoi le Christ ton Seigneur, * saint Jacques, t'a orné * de la couronne du royaume * pour que tu chantes avec les Anges: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Lorsque tu vis sur le Thabor * la lumière sans soir, * tu t'es couché le front contre terre, ne souffrant pas * de la contempler de tes yeux * et, lorsque tu entendis la voix du Père, * tu t'écrias: Sois béni, ô notre Dieu.

En deux natures, mais une seule personne nous prêchons * celui qui de toi s'est incarné * et que selon la chair nous représentons, * nous prosternant devant l'image lui ressemblant, * nous qui avons été réconciliés * grâce à toi, Vierge pure, avec Dieu.


Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.»

Avec la disponibilité d'Abraham * tu as suivi le Christ qui t'appelait * à devenir un sage en Dieu; * et comme officiant tu chantas * pour lui, ton Créateur et Rédempteur: * Jeunes gens, bénissez * et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

L'éclat de ton tonnerre résonna * plus fort que la modeste rumeur * des docteurs de la Loi, * puisque par tout le monde habité * retentit ta voix annonçant le Christ * comme Créateur et Rédempteur, en chantant: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

La splendeur de ta foi * et l'éclat de ton martyre ont fait de toi, * illustre Apôtre, un objet d'admiration: * établi comme prince sur toute la terre, * tu t'es mis à chanter: Jeunes gens, * bénissez le Créateur et le Rédempteur * et vous, prêtres, chantez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ta parole, saint Jacques, a parcouru * la terre entière en frappant * comme un tonnerre le cœur des incroyants, * mais illuminant comme un éclair * sous la divine clarté de la foi * ceux qui chantent: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

La langue des rhéteurs * est incapable de te chanter, * Marie, divine épouse et Mère de Dieu: * car tu as mis au monde le Christ, * le Dieu de l’Univers, son Createur et Rédempteur, * pour lequel nous chantons: Jeunes gens, bénissez * et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte-le dans tous les slecles.


Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie.»

Ayant mené ta course de sainte façon, * illustre apôtre Jacques, désormais * joyeusement tu contemples la splendeur au triple feu; * toi qui en jouis, Bienheureux, * comble ceux qui te chantent, * par tes prières, d'allégresse et de joie.

Ne souffrant pas ta vue, bienheureux Apôtre, * comme celle de ton Maître jadis, * car ta vie, comparée à leurs œuvres, les confondait, * les funestes meurtriers t'ont tué par le glaive, * toi l'imitateur du Christ qui pour nous * en sa chair a souffert sur la croix.

Hérode, châtié par le céleste glaive, * mourut de ses plaies pour n'avoir pu, * le misérable, tuer, ô Verbe, tes amis, * diacres et disciples, ceux que tu appelas tes apôtres; * quant à nous, frappés par la divine providence, * Bienfaiteur, nous te magnifions.

Vénérant ta mémoire avec joie, * bienheureux Apôtre du Christ, nous t'acclamons; * chantant ton zèle chaleureux, * ta longue course, tes combats et ta mort, * comme fils du tonnerre, lumière, juge et apôtre choisi * nous te désignons tous ensemble avec foi.

Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, * toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon * le Verbe très-bon que le Père a proféré * de son sein avant les siècles, car il est bon, * et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.


Exapostilaire, t. 2
Le Verbe qui a pris chair, dans la tendresse de son cœur, * saint Jacques, t'a choisi comme apôtre et mis au nombre des coryphées; * avec eux prie le Christ notre Dieu * pour nous qui célébrons ta mémoire sacrée.


Laudes, t. 4
De l'océan des vaines illusions * tu repêchas les mortels * avec la grâce divine pour roseau, * admirable Jacques, te soumettant * aux ordres du Maître qui éclaira * ton âme en plénitude et fit de toi * un apôtre, Bienheureux, * prédicateur de son insaisissable divinité. (2 fois)

La clarté de l'Esprit * sur toi descendit * sous forme de feu et fit de toi, * bienheureux apôtre Jacques, son instrument * pour chasser vigoureusement * les ténèbres de l'absence-de-Dieu * en illuminant le monde par l'éclat * de tes sages paroles, témoin oculaire du Christ.

Sous les éclairs de ton enseignement, * illustre apôtre Jacques, illuminant * ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur, * tu en fis par la foi * des fils du Maître et de notre Dieu * dont tu imitas les souffrances et la mort, * et de sa gloire tu devins l'héritier * comme vrai disciple et divin prédicateur.

Gloire au Père, t. 8
Venez, par des psaumes et des cantiques louons * saint Jacques, le prédicateur des mystères du ciel, * le serviteur de l'Evangile du Christ; * car ce fleuve du mystique Paradis * grâce aux pluies célestes arrosa * le champ des âmes et lui fit porter du fruit * pour le Christ notre Dieu * qui, par ses prières, accorde à tous * le pardon et la grâce du salut.

Maintenant... de la fête.

Grande Doxologie. Tropaire de la fête et de l'Apôtre. Litanies et Congé.

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