Ménées de Juin

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Monique
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Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 12:57

1er JUIN
Mémoire du saint martyr Justin le Philosophe,
d'un autre Justin et de ses compagnons.


VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Lorsque sur l'entière création * l'ignorance établit ses frimas * par instigation de l'ennemi * et que le culte des idoles florissait, * alors, de tout cœur saints Martyrs, * avec l'ardeur de votre foi en Dieu, * vous l'avez fait cesser en versant * avec amour votre sang * pour celui qui a versé son propre sang sur la croix.
Lorsque par divine inspiration * vous avez marché vers les combats surhumains, * renonçant au corps périssable, * alors, soutenus par la force du Tout-puissant, * vous n'avez pas tremblé devant le feu * ni redouté le glaive tranchant; * aussi, inclinant la nuque devant Dieu, * vous avez trouvé, jubilants, * votre fin bienheureuse, illustres Martyrs.
A la suite de Justin, * les généreux athlètes Péon, * Valérien et Chariton, * Evelpiste et Kharitô * ainsi que l'illustre Hiérax, * ayant teint de leur sang * l'ornement divin, l'ont revêtu * pour se tenir ensemble avec les Anges dans les cieux * devant le Maître de tous, le Christ, ce roi de l'univers.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
La joie des Anges, c'est toi, * la gloire des hommes, l'espérance des croyants, * Dame toute-pure, notre protection; * nous réfugiant vers toi, nous crions avec foi: * puissions-nous, par tes prières, échapper * aux traits de l'ennemi, * au chagrin funeste * ainsi qu'à toute sorte d'affliction, * nous tous qui t'acclamons, sainte Epouse de Dieu.
Stavrothéotokion
Vierge pure, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver les fils terrestres d'Adam! * C'est pourquoi, Vierge sainte, nous te supplions avec foi: * procure-nous la faveur de ton Fils.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Resplendissants de l'auréole des martyrs, * vous vous tenez devant le trône saint * du Seigneur de l'univers, * Témoins du Christ, et vous nous procurez * la rémission de nos péchés.
Les champions fidèles de la vérité, * ayant lutté d'un même cœur * devant le tribunal du tyran, * ont renversé l'erreur de Bélial * par la force de l'Esprit.
Par les coups et les flagellations * et par toutes sortes d'afflictions * les fidèles et grands Martyrs * ont acquis le royaume du Christ, * qu'ils habitent, couronnés.
Par pitié pour l'œuvre de tes mains, * Miséricordieux, * tu habitas le sein * de la Vierge inépousée, * dont tu fis notre protectrice.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui fis disparaître le péché sur la croix, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Ayant au cœur le Christ pour ferme appui, * tu t'opposas courageusement, Justin, * à l'injuste juge qui voulait * te voir embrasser l'iniquité.
L'armée choisie par Dieu, son brillant chœur, * la troupe sainte, les vaillants Martyrs * en leur corps ont combattu * les ennemis incorporels.
Les athlètes magnanimes, abandonnant * leur corps aux supplices, jubilèrent à la vue * de la jouissance éternelle, * de leur future gloire et splendeur.
Sans semence dans ton sein tu as conçu * et tu mis ineffablement au monde le Dieu fait chair * que les Puissances célestes n'osent regarder, * Mère pure et toujours-vierge.

Cathisme, t. 5
A haute voix chantons les louanges de Justin, * d'Evelpiste, Chariton, * Hiérax, Valérien, Kharitô et Péon, * ces astres illuminant sous la clarté * de leurs combats resplendissants * l'ensemble de la terre, ces martyrs * qui intercèdent auprès du Christ pour le salut de nos âmes.
Théotokion
Ardente et invincible protection, * inébranlable et sûr espoir, * havre et rempart de qui se réfugie auprès de toi, * Mère pure et toujours-vierge, * supplie avec les Anges ton Fils et ton Dieu * d'accorder au monde la paix, * la miséricorde et la grâce du salut.
Stavrothéotokion
Te voyant suspendu sur la croix * au milieu des larrons, * ta Mère, ô Christ, le cœur brisé, s'écria: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment souffres-tu sur la croix la peine des malfaiteurs, * toi qui es sans péché? * Mais tu veux rendre la vie * au genre humain, dans ton immense bonté.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
L'armée des Anges fut stupéfaite des combats * de Justin, Chariton, Kharitô et Péon.
Leur corps broyé par les supplices a procuré * la divine béatitude aux courageux athlètes.
Les princes des ténèbres ont redouté * le courage des inflexibles martyrs Evelpiste et Hiérax.
Vierge pure ayant mis au monde sans semence notre Dieu, * nous t'en supplions, prie-le sans cesse pour tes serviteurs.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Rempli de l'Esprit divin, tu étouffas * sous les flots de ton sang * les funestes esprits du mal, * bienheureux martyr Justin, * en la fermeté des tes combats.
Kharitô, ayant la grâce comme nom, * se trouva remplie de la grâce de Dieu: * oubliant la fragilité féminine, * elle a combattu loyalement * et mérité la gloire du ciel.
De l’ennemi antique tu émoussas * les traits perfides, toi dont l'âme était comblée * de grâce par ta confession de Dieu, * Chariton, martyr et pur joyau * des victorieux athlètes.
Vierge pure qui as enfanté le Christ, * le créateur de l'univers, * nous te crions: Réjouis-toi * qui fis lever la divine clarté sur nous * et pus loger en toi le Dieu infini.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Du ciel ayant reçu ton nom comme saint Paul, * c'est en droite ligne, Sage-en-Dieu, * que tu parcourus le stade des martyrs.
L'océan des supplices, vous l'avez franchi * sans éclaboussure, grâce au gouvernail divin, * pour aborder au port serein, dans le royaume du Christ.
Resplendissant, comme astres non errants, * au firmament de l'Eglise, vous illuminez * la terre entière des splendeurs de vos combats.
Ô Vierge, sans connaître d'homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement * la divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 2
Le héraut véritable de la piété, * l'orateur illustre des mystères divins, * Justin le philosophe, acclamons-le * avec des éloges, car il a, * par la force de la sagesse et de la grâce, rendu plus clair * l'exposé de notre foi; * et pour tous il implore la divine rémission.

Synaxaire
Le 1er Juin, mémoire du saint martyr Justin le Philosophe.
Accusé de folie, tu acceptes, Justin,
de boire, en philosophe, pour Dieu la ciguë.
Devant l'immense joie de l'éternel festin,
le premier juin, la terre te semble exiguë.
Ce même jour, mémoire des saints martyrs Justin, Chariton, Kharitô, Evelpiste, Hiérax, Péon et Valérien.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Ayant asséché le gouffre de l'erreur, * saints Martyrs, sous le fleuve de votre sang, * vous avez fait sourdre le flot de vos miracles * pour éteindre les braises des passions * en ceux qui s'écrient chaque jour: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Justin, ce philosophe que parait * la sagesse de Dieu, dans la grâce a démontré * combien la philosophie païenne était folle, * pour nous conduire vers l'adoration * de la Trinité et lui chanter fidèlement: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Sages Martyrs, au feu divin de votre amour * vous avez brûlé les broussailles de l'erreur * avec courage et comme torches allumées * vous illuminez le cœur * de tout fidèle s'écriant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Moïse sur la montagne du Sinaï *, Vierge pure, t'a vue d'avance comme un buisson * portant sans brûlure l'irrésistible splendeur * de l'ineffable nature de Dieu * unie à l'épaisseur de notre chair.

Ode 8
« Le Dieu qui descendit dans la fournaise * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Eprouvés au feu de vos tourments, * comme en la fournaise, patiemment, * saints Athlètes du Seigneur, * vous avez lui en vérité * plus que l'or, vous écriant: * Nous t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
Avec Justin soient chantés également * Chariton et Kharitô, * Péon, le grand Hiérax et Valérien: * ils ont mis fin par leur lutte * à l'erreur et se sont joints * aux chœurs des Anges dans le ciel.
Vous hâtant vers la vie éternelle, * saints Martyrs, vous avez vaillamment tendu la nuque * sous le glaive à l'unanimité * afin de vous offrir * en sacrifice à notre Dieu.
Divine Mère, lorsque tu portas le Christ, * cette myrrhe qui fut répandue pour nous, * tu as comblé le monde entier * de son divin parfum; * aussi nous te disons: Réjouis-toi, * et t'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Resplendissants de gloire divine, vous avez mis fin, * généreux Athlètes, * à la froidure de l'erreur; * et, devenus participants * des saintes souffrances de celui * qui assuma la chair pour nous, * à jamais dans le ciel vous jubilez avec lui.
Les Anges ont vu, émerveillés, * la sagesse de Justin, * la virilité de Kharitô, * l'audace en vérité de Chariton, * les nobles luttes de Péon et d'Hïérax * et, devant les supplices terrifiants, * la patiente fermeté de Valérien.
Dans la gloire et l'allégresse vers le ciel, * montés sur votre sang * comme sur un char divin, * vous avez couru pour recevoir * de la main vivifiante * les couronnes de victoire, saints Martyrs * qui sans cesse intercédez pour nous.
Ayant pris corps ineffablement * de tes chastes entrailles, nous est apparu, * Mère toute-pure, inépousée, * comme un soleil le Fils coéternel * que le Père engendre avant tous les temps * et qui, dissipant les ténèbres de l'erreur, * a illuminé l'univers.

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 12:59

2 JUIN
Mémoire de notre Père dans les Saints Nicéphore,
archevêque de Constantinople, le confesseur
.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En toi nous reconnaissons * le ferme appui de la foi, * le socle de la vérité, le rempart de la doctrine sacrée, * le défenseur de la piété, * le logis de la pureté, * l'urne précieuse du parfum de l'Esprit, * le trésor des enseignements, sur lequel repose l'Eglise du Christ, * Nicéphore, divin pontife.
En toi nous acclamons * le successeur des Apôtres, le compagnon des Martyrs * et le fidèle imitateur des Ascètes, * l'image des Docteurs, leur empreinte sacrée, * le bienheureux Pontife initiant au Christ, * le fleuve divin des guérisons * qui recouvre de ses flots * la malveillance des impies.
Ayant multiplié * le talent de la sagesse, Bienheureux, * tu entras à bon droit dans la joie de ton Seigneur, * auréolé par la grâce de la divine clarté * et reflétant la splendeur mystique de l'Esprit saint; * désormais, glorieux Pontife, tu te tiens * à la droite du Maître vivifiant, * dans l'inépuisable rayonnement des clartés célestes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Je te dis bienheureuse, Tout-immaculée * qui arrachas les mortels * au gouffre du désespoir, à l'abîme du mal; * je te chante, divine Epouse, bienheureuse en tout temps * et glorifie ton ineffable maternité, * car tu as enfanté pour le monde un Sauveur, * Vierge sainte, et délivré * de la malédiction ancestrale le genre humain.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit ta mise en croix, * ta Mère virginale, Seigneur, * fut saisie de stupeur et, te regardant, s'écria: * Voici ce que t'offrent en retour * ceux qui jouirent de tes bienfaits! * Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, * mais ressuscite bientôt, * pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Tropaire, t. 4
La justice de tes œuvres a fait de toi * une règle de foi pour ton troupeau, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu l'exaltation par ton humilité * et la richesse par ta pauvreté. * Nicéphore, pontife sacré, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante Nicéphore porteur de trophées.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Tu as fait de la pratique des vertus * l'accès vers la divine contemplation; * ayant réglé ton âme sur elles, bienheureux * Nicéphore, tu t'es envolé * vers la vision suprême.
Ta doctrine fut illustrée par tes actions * et ta vie fut ornée d'éclatante façon * de ta parole, Nicéphore; * c'est pourquoi le Christ t'a placé * en pontife sur le trône élevé.
Le funeste Léon, * atteint par l'hérésie de Mammon, * lorsqu'il s'élança contre toi, ce ferme roc, * Nicéphore, fut brisé * et bientôt l'insensé descendit vers l'Hadès.
Ayant mortifié par l'ascèse, * Nicéphore, les pensées terrestres * et dirigé ton âme avec soin, * pontife saint, tu abordas * au port de la condition impassible.
L'humanité broyée, tu l'as guérie, * Vierge toute-pure, en enfantant * le Créateur de l'univers, qui nous releva, * nous qu'avait fait crouler * la faute des premiers parents.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Ayant orné ta vie de toutes sortes de vertus * et devenu un luminaire possédant, * la parole de vie, Nicéphore, * tu guidas le troupeau sacré du Christ.
Ta langue enflammée de théologien * consuma au feu spirituel * les ronces de l'hérésie, * sage Père digne de nos chants.
Sagement tu as sondé * l'abîme de sagesse et, grâce aux lacets * de tes enseignements, tu étranglas * ceux qui rejetaient l'image du Christ.
Confessant le Verbe coéternel * au Père avant les siècles et en ces derniers temps * né de toi, ô Vierge immaculée, * nous te glorifions comme la Mère de Dieu.

Cathisme, t. 1
Les chœurs des Patriarches célèbrent ta mémoire sacrée, * Nicéphore, par des hymnes et des chants; * à leur nombre s'est ajoutée en effet * ton âme glorieuse; c'est pourquoi * la sainte Eglise, en ce jour te magnifiant, * glorifie le seul ami des hommes, le Christ notre roi.
Théotokion
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée * te vit suspendu à la croix, elle dit: * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut? * Par lui, Seigneur, tu as sauvé, dans ta bonté, * l'ouvrage de tes mains.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * s'écria en toute vérité: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Par force divine tu brisas * les mâchoires des impies * et, l'emportant sur eux par la fermeté de tes discours, * tu enseignas à vénérer * la divine image du Sauveur.
Par ta confession tu fis briller * le sacerdoce divin, * toi qui fus exilé par cruauté léonine, * Pontife divinement inspiré, * initiant aux ineffables secrets.
Avec courage présidant, * Nicéphore, aux pieux enseignements * de la sainte Eglise, tu chassas * les loups qui frelataient la vraie foi, * grâce aux fouets de tes paroles.
Ayant fait de ton cœur un paradis * au milieu duquel était planté, * Père Nicéphore, l'arbre de vie, * tu révélas, divinement inspiré, * à tous l'exposé de la foi.
Dans la chair ayant enfanté * le Verbe Dieu, jadis incorporel, * Pleine de grâce toute-digne de nos chants, * tu renouvelas le monde; c'est pourquoi * nous te glorifions, divine Epouse, en la vraie foi.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Grâce à ton esprit pur, * capable d'accéder aux cieux, * tu as pu cueillir, Bienheureux, * la fleur immarcescible de la sagesse et du savoir.
Aux âmes orthodoxes tu offris * tes discours comme remèdes, * mais la terre des insensés, * tu l'as bouleversée par tes enseignements.
Ta parole correspondant à tes actions, * dans la pureté de ta vie, * tu fis briller comme soleil éblouissant * le firmament de la sainte Eglise.
La malédiction a pris fin, grâce à toi, * de la prime aïeule, * car tu as conçu, Vierge toute-pure, celui * qui nous couronne de divines bénédictions.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Luminaire étincelant * des rayons de l'Esprit saint, * tu es devenu pour les Eglises * colonne s'élevant jusqu'aux parvis célestes * et nuée menant à l'héritage des cieux.
Ayant consacré à Dieu toute ta vie, * tu fus institué comme chef * de ton Eglise en premier lieu * et comme pasteur œcuménique, * Père et Pontife bienheureux.
Ta parole inspirée divinement, * grâce au glaive à deux tranchants du Paraclet, * rompt la trame des hérésies * et révèle à tous * la splendeur de la vérité.
Les lois de la nature * s'effacent merveilleusement, car une pucelle enfante à présent * et la Vierge, ayant conçu sans épousailles, * allaite le Seigneur * et Créateur de l'univers.

Kondakion, t. 4
Nicéphore, toi qui depuis le ciel as reçu * de Dieu la couronne de victoire en ce jour, * sauve les fidèles te vénérant comme Pontife et Docteur.

Synaxaire
Le 2 Juin, mémoire de notre Père dans les Saints, Nicéphore patriarche de Constantinople et confesseur.
Au déclin de son âge, Nicéphore marche
vers le sein d'Abraham, cet autre patriarche.
Le deux juin, Nicéphore accomplit son destin
et goûte au Paradis l'édénique festin.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Le temple vivant du Dieu de vie, * possédant à l'intérieur la Trinité comme chandelier d'or, * c'est toi, Nicéphore, qui t'écriais: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Des hérétiques tu arrêtas les bavardages impies * en enjoignant de vénérer l'icône du Christ, * Nicéphore, s'écriant aux fidèles: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Grâce au trésor de ta sagesse et par ta sainte vie * ayant permis à ton esprit de dominer les sens, * tu t'es présenté devant le Christ en chantant: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Sans confondre ni diviser les natures unies, * nous glorifions le Christ comme une seule personne, * le Verbe ayant pris chair de toi, et nous chantons: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Toi qu'avait racheté le sang du Christ, * tu acceptas pour lui la mort en esprit, * car c'est le martyre de ta conscience que tu souffris, * éclairé par ta grâce de confesseur * et t'écriant: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le corps et l'âme purifiés, * tu consacras au Verbe qui voit tout * ta parole le montrant * d'abord incorporel et sans commencement, * puis se faisant homme par compassion; * et tu chantais: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Pour obtenir l'héritage des cieux * et la gloire sans fin, * tu laissas la gloire qui se flétrit, * supportant, Père saint, * l'amertume de l'exil * et t'écriant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le céleste, le pur Epoux, * notre Dame, ayant trouvé en toi la seule immaculée, * la fleur splendide, le lis au doux parfum * et la chambre nuptiale pleine de clarté, * fit de toi son épouse; c'est pourquoi, * ô Vierge, nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Tu as trouvé ta bienheureuse fin * lorsque disparurent les miroirs et que se montra la réalité * dans la vision de la beauté éternelle; * toi qui en jouis à présent, * dans tes prières souviens-toi de nous.
Autour de la châsse contenant * les reliques de Nicéphore, ce porteur de Dieu, * fidèles, chantons-le de tout cœur * comme victorieux et célébrons * sa festivité avec allégresse.
Exercé en toutes les vertus, * au terme de tes luttes de confesseur * tu as reçu la couronne des martyrs, * dont tu es orné, Pontife saint, * en présence du Seigneur.
Nous tous, les fidèles, nous croyons * que tu es la cause, la racine, la source d'où jaillit * celui qui nous accorde l'immortalité; * et dans nos hymnes nous te célébrons, * car tu as fait éclore le Seigneur notre vie.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 13:02

3 JUIN
Mémoire du saint martyr Lucillien.

VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Les funestes enfants * des meurtriers du Seigneur, * consumés de jalousie, t'ont livré * et, triomphant par ton courage, * Lucillien, tu as reçu * la jouissance du Paradis; * intercède désormais pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
L’illustre et vénérable Paule * a fermement combattu avec toi * ainsi que les enfants remplis de sainteté * qui t'ont suivi comme un père, admirable Martyr; * habitant désormais les cieux * avec eux, prie le Christ * pour que la paix et la grâce du salut * soient données à nos âmes.
Ta châsse fait jaillir chaque jour * des flots de guérisons, pour les fidèles * qui accourent, Martyr aux multiples combats, * elle efface les passions et fait sombrer les phalanges des démons * avec l'aide de l'Esprit; * intercède pour que la paix et la grâce du salut * soient données à nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant...Théotokion
De moi, condamné, * misérable, rejeté * et sans excuse, ô Vierge immaculée, * n'aie pas honte, mais prends pitié; * hâte-toi de venir * me sauver lorsque le Seigneur jugera l'univers * et veuille m'arracher au châtiment: * tout ce que tu veux, tu le peux en effet.
Stavrothéotokion
La Vierge dit en voyant * le Christ suspendu sur la croix: * Un glaive a transpercé mon cœur, * comme l'avait prédit le vieillard Siméon; * ressuscite, Seigneur immortel, * et glorifie avec toi * ta Mère et ta servante, je t'en prie.

Tropaire, t. 1
Comme un astre éblouissant, dans la nuit de l'erreur * par ta foi tu as brillé, Lucillien; * tu as combattu selon les règles * et mis à mort le perfide tyran; * avec Paule la vénérable et les quatre enfants martyrs * intercède pour nos âmes auprès du Christ.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre d'Ignace, avec l'acrostiche: Je chante le renom du martyr Lucillien.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Je te chante, Lucillien, * serviteur du Verbe et gloire des martyrs; * procure-moi par tes prières * miséricorde pour mes péchés et guérison pour mon âme.
De toute ton âme et de tout ton esprit * tu t'adonnas tout entier à l'amour du Christ * et sagement tu méprisas * la faiblesse et l'erreur des faux-dieux.
Au milieu des supplices préférant * à toute gloire terrestre celle de Dieu, * Bienheureux, * tu as trouvé la jouissance de la gloire éternelle dans le ciel.
L'échelle vue par Jacob, c'est bien toi: * grâce à toi en effet, ô Mère de Dieu, * le Verbe s'est uni aux terrestres pour hisser * vers le ciel la nature des humains.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Si Judas a livré le Christ rédempteur * aux meurtriers du Seigneur, * ses congénères t'ont livré aux impies.
Au tyran qui essayait * de te séduire par ses flatteries * tes paroles ont répondu comme pierres.
Pour tes compagnons de lutte, saint Martyr, * tu fus un lumineux chandelier, les précédant * clairement sur les chemins du bonheur en l'au-delà.
Rends-moi favorable, je t'en prie, * notre Dame, au jour du jugement * par tes prières le Fils né de toi.

Cathisme, t. 1
Dans la fournaise tu ne fus nullement consumé, * Lucillien, magnanime lutteur, * car tu reçus de Dieu la rosée qui te rafraîchit; * c'est pourquoi dans l'allégresse tu menas * tes luttes surhumaines en compagnie des saints enfants: * avec eux souviens-toi de nous tous.
Théotokion
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * le salut, Vierge toute-pure.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée * te vit suspendu à la croix, elle dit: * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut? * Par lui tu as sauvé, dans ta bonté, * Seigneur, l'ouvrage de tes mains.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Par tes paroles tu brillas * et resplendis sur le monde par tes combats; * quant à l'opposition des tyrans, * tu la repoussas comme vapeur inconsistante.
Comme Abraham fut justifié par la foi, * toi-même tu le fus dans le Christ: * en reconnaissant ton Créateur, * tu rejetas la vanité des faux-dieux.
En toi, nous les fidèles jouissant * de tes remèdes, illustre Martyr, * nous voyons celui qui a détruit l'erreur * et qui guérit nos passions douloureuses.
Il dépasse l'entendement, * le mystère de ton enfantement: * Vierge Mère, l'ayant conçu dans ton sein * par l'ineffable parole, tu enfantes notre Dieu.

Ode 5
« Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
Seul Médecin des âmes et des corps, * par les prières de tes martyrs * guéris mes douleurs et mes passions.
Illustre Martyr, cultivé par l'Esprit, * tu devins une fleur sacrée * qui a donné dans les luttes son fruit.
Ayant au cœur les paroles de vie, * tu fis périr par ta résistance, * illustre Martyr, les flatteries des tyrans.
Possédant en toi l'inébranlable rempart, * le havre, la forteresse, l'espérance, le bouclier, * divine Mère toute-pure, nous sommes sauvés.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * retire-moi de l'abîme du mal, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Ayant élevé le désir de ton âme vers Dieu, * avec courage, tu marchas de toi-même * vers la flamme du tyran * et fus revigoré, ainsi que les enfants, * victorieux Athlète, par la rosée de l'Esprit.
Fortifiée par tes conseils, * la vénérable Paule fit preuve * vaillamment de virilité contre le maudit * et reçut la couronne de justice * de la main du Christ, cet arbitre des combats.
L'ennemi ne souffrait pas * de voir ta fermeté * inébranlable comme le mont Sion: * il fut pourtant confondu sous tes pieds, terrassé, * écrasé, saint Martyr, par ton combat.
Tu as vraiment conçu le Verbe Dieu, * Vierge toute-pure, en ton sein * et l'as enfanté merveilleusement: * par tes prières demande-lui de sauver * tes fidèles serviteurs de tout danger.

Kondakion, t. 2
Grâce aux tourments que tu affrontas avec courage, Lucillien, * tu as atteint la dignité des martyrs du Christ; * avec Paule et les saints Enfants tu chantas au Créateur: * Voici que par amour pour toi, Sauveur, nous sommes immolés comme brebis.

Synaxaire :
Le 3 Juin, mémoire du saint martyr Lucillien, de sainte Paule et des quatre enfants martyrisés avec eux: Claude, Hypatios, Paul et Denis.
Lucillien avec Paule et quatre enfants acquiert,
pour le prix de leur sang, la céleste couronne.
Mis en croix le trois juin, le saint martyr est fier
d'achever la Passion en sa propre personne.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens venus de Judée * foulèrent jadis à Babylone * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Avec Paule tu chantais, saint Martyr: * Rien ne pourra me séparer * de l'amour du Christ: ni le danger * ni l'affliction ni le glaive ni la faim; * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant posé tes pieds solidement * sur le rocher de la confession, * sous l'assaut des vagues tu ne fus pas ébranlé; * c'est pourquoi tu chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par tes prières pures, ô Mère de Dieu, * puissions-nous être délivrés * des passions, des malheurs et des périls, * des maladies de toute sorte, en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Le Roi des cieux * que chantent les armées célestes, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Bienheureux qui fus planté par le Seigneur * le long des allées de la foi, * tu fus un arbre porteur de vie.
Les Athlètes, resplendissants de beauté * en leur sainte confession du Christ, * ont reçu du ciel la couronne méritée.
Gisant que je suis sur un lit de douleur, * relève-moi de ma chute, ô Mère de Dieu, * afin qu'en tous les siècles je te puisse glorifier.

Ode 9
« Nous te magnifions, immaculée * Mère du Christ notre Dieu, * que de son ombre a couverte l'Esprit saint. »
Voyant ces fleurs parfumées * de la prairie mystique du Christ, * magnifions en ce jour les Martyrs.
Les Martyrs, ces astres lumineux * de l'Eglise du Christ notre Dieu, * irradient la clarté de leur sainte confession.
Toi qui guéris nos souffrances, nos passions, * Ami des hommes, à la prière de tes Martyrs, * guéris aussi mes douleurs à présent.
En toi nous possédons le calme port, * Vierge pure, le refuge et le rempart, * nous les fidèles sauvés grâce à toi.

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 13:18

4 JUIN
Mémoire de notre Père dans les Saints Métrophane,
archevêque de Constantinople.


VÊPRES

Lucernaire, t. 6
Saint et théophore tu t'es montré, * ayant reçu l'onction divine en l'Esprit saint * et ayant accès sans cesse au saint des saints, * étincelant de la divine splendeur, * initié par grâce comme prêtre aux mystères du salut, * toi le pontife illustre en vérité * qui intercèdes avec confiance pour nos âmes.
Bienheureux Métrophane, ta vie * a resplendi de l'éclat des vertus, * elle a dissipé les ténèbres de l'erreur; * tu fus vraiment un soleil lumineux, * saint pontife, et maintenant * tu demeures là où brille la lumière sans soir, * devenu fils du jour par grâce de l'Esprit; * et nous qui célébrons * ta mémoire sainte et porteuse de clarté, * Métrophane, de tout cœur nous te glorifions.
Ton esprit, tirant sa beauté * de la foi et de l'inclination vers le divin * et brillamment divinisé, * en un corps mortel et corruptible a distillé * l'incorruptible condition * au point d'acquérir la splendeur des anges incorporels; * astre lumineux, en impassible, désormais * non plus soumis aux passions, * Père et pontife Métrophane, nous te disons bienheureux, * toi qui intercèdes pour nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Les Prophètes, de leur regard divin, * t'ont vue de loin et fidèlement annoncée * comme l'urne, le bâton, l'écriture de Dieu, * l'arche, la table, le chandelier tout-doré, * l'échelle, le palais, la montagne sacrée, * la litière, le tabernacle de sainteté, * la passerelle conduisant de terre vers les cieux; * et nous qui voyons ces images parfaitement réalisées, * avec foi, ô Vierge immaculée, * nous proclamons ta divine maternité.
Stavrothéotokion
Versant des larmes et poussant * de profonds gémissements, * à la vue de ta croix, la Vierge près de toi, * dans ses pleurs maternels, atterrée, s'écria, * Ami des hommes: Jésus, * quel est ce mystère que je vois, * comment peux-tu mourir, Immortel, * toi qui désires vivifier ceux qui sont morts? * Je chante ton pouvoir et glorifie * ton ineffable condescendance, ô mon Fils.

Tropaire, t. 4
La justice de tes œuvres a fait de toi * une règle de foi pour ton troupeau, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu l'exaltation par ton humilité * et la richesse par ta pauvreté. * Métrophane, pontife sacré, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante le très-grand renom de Métrophane.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, *alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Toi qui te tiens devant Dieu * avec le chœur céleste * comme prêtre et serviteur divin, * Père Métrophane, * intercède sans cesse auprès de lui * pour que nous obtenions les biens éternels.
Choisi par le Seigneur * pour le ministère sacré * de son Evangile, Bienheureux, * tu as mené les peuples, * par tes sages exhortations, * à la connaissance de Dieu.
De la connaissance de Dieu * ayant fait ta richesse, * tu fis jaillir de ton cœur * la parole de vie, pour abreuver * les âmes desséchées par les passions, * Pontife divin et bienheureux.
Le chœur des saints Prophètes * a prédit de bien loin * que tu serais en vérité * la génitrice de Dieu, * surpassant, Vierge pure, les Chérubins * et la création entière.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
De tes lèvres distillant, * Père saint, la douceur, * tu fis sécher les flots * de l'amère absence-de-Dieu * en abreuvant les fidèles, Bienheureux, * avec l'eau divine du savoir.
Désigné par suffrage divin, * tu fus consacré pontife, * Père théophore, pour offrir * des victimes non sanglantes * au Dieu qui a bien voulu s* 'immoler pour nous.
Le sépulcre où saintement * repose ton corps * exhale un doux parfum * qui embaume nos cœurs, * tel un paradis divin, * Métrophane, pontife glorieux.
Il est incapable, l'esprit humain, * de connaître l'ineffable profondeur * de ton enfantement, * car Dieu par miséricorde s'anéantit * dans ton sein, Vierge pure, * pour sauver l'humanité.

Cathisme, t. 8
Tu imitas en vérité la vie et les paroles des Apôtres: * devant le Concile, comme Pierre tu prêchas * le Fils et Verbe consubstantiel au Père divin * et de Jean tu gardas les paroles saintes comme un trésor; * comme Paul tu as donné ton âme pour ton troupeau * et comme le Protoclite as montré le Messie tant désiré. * Bienheureux Métrophane, prie le Christ avec eux * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, * guéris les funestes passions de mon âme, je t'en prie, * accorde-moi la rémission des péchés * qu'en ma folie j'ai commis, souillant mon âme et mon corps. * Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, * à l'heure où les Anges sépareront mon âme de ce pauvre corps? * Alors, notre Dame, sois mon aide, mon ardente protection, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * celle qui t'enfanta, dans ses larmes, disait: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous, dans la tendresse de ton cœur, * suprême Bonté et Seigneur sans péché! * C'est pourquoi nous lui crions dans notre foi: * Use de miséricorde, ô Vierge, envers nous * et procure la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant les Souffrances de ton Fils.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Rempli que tu étais * de l'Esprit saint, tu chassas, * saint Père, les esprits du mal * et tu fis des mortels, * par tes enseignements, * les demeures de Dieu.
Tu prêchas la divinité * de la Monade incréée * qui est distinguée en trois personnes, * sans division ni confusion; * et tes paroles de théologien * ont illuminé les croyants.
Ayant mortifié tout d'abord * les élans de la chair * dans la tempérance, les peines, l'oraison, * saint Métrophane, tu devins * un pontife divin * au service du Créateur.
Comme porte menant * à l'antichambre de Dieu, * comme divin paradis, * comme point de sanctification * et comme beauté de Jacob, * disons bienheureuse la Vierge immaculée.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Accomplissant divinement * les choses de Dieu * et d'un esprit très-pur * t'appliquant à la pureté, * Père Métrophane, en la simplicité de ton cœur, * tu devins un pontife irréprochable de Dieu.
Par tes saintes exhortations * les servants des idoles * devinrent les adorateurs de Dieu; * et toi qui les fis sortir * de leur indigne condition, * tu te montras le serviteur du Tout-puissant.
A l'appel de la grâce, tu fis cesser * sous la pluie de tes paroles * la sécheresse des faux-dieux; * quant aux cœurs en friche, * par grâce de l'Esprit * tu les rendis fertiles, Père saint.
Après ton merveilleux enfantement * tu restas vierge comme avant, * car Dieu fut l'enfanté, * lui qui peut transformer * toute chose par sa volonté, * Vierge pleine de grâce et Mère inépousée.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Aiguisée par l'Esprit * comme roseau de scribe, * ta langue, Père saint, * dans les cœurs des fidèles inscrivit * la parole de la grâce, * par inspiration divine.
Initié aux choses de Dieu, * en pontife ayant accès * au mystique Saint des saints, * tu inities en l'Esprit * parfaitement les fidèles * au rayonnement de la Trinité.
Sous les flots de tes enseignements, * vénérable Pontife, * tu balayas les eaux troubles * de l'absence-de-Dieu * et comme un fleuve tu abreuvas * l'assemblée des croyants.
Le Verbe, en ton sein * sans semence prenant l'épaisseur de la chair, * devint homme parfait, * renouvelant divinement en lui * les natures, comme seul il le sait, * virginale Epouse de Dieu.

Kondakion, t. 4
Métrophane, pontife du Christ * et flambeau lumineux pour l'Eglise, * qui, au milieu des Pères théophores, prêcha * le Verbe consubstantiel au Père, * qui orna en premier lieu le trône de la reine des cités * et reçut de Dieu la grâce de prophétie, * chantons-le à l'unisson de nos voix.

Synaxaire
Le 4 Juin, mémoire de notre Père dans les Saints, Métrophane archevêque de Constantinople.
Quittant la terre mère quand l'âge te fane,
vers le Père de tous, bienheureux Métrophane,
tu voles pour trouver, non les myrtes ombreux,
le quatre, mais la terre où jubilent les preux.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
La grâce de l'Esprit t'illuminant, * par ton inclination vers Dieu * et ta communion avec lui * tu devins un astre lumineux, * éclairant les fidèles qui psalmodiaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Devenu un temple saint, * resplendissant de tes actions vertueuses, * tu abritas saintement * la Trinité demeurant * en toi qui chantais: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Ecartant le sommeil de tes yeux, * par tes veilles devant Dieu * tu as reçu la divine illumination * qui a fait de toi * un ange de lumière, un vrai pontife, * la colonne et le socle de la foi.
Celui qui siège, incirconscrit, * dans le sein du Père * trône maintenant sur ton giron, * dans les limites de la chair, * ayant pris, ô Vierge, ta nature * pour sauver le premier père en devenant nouvel Adam.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Par ton humilité tu abaissas l'orgueil du serpent * et par tes pures prières vers Dieu * tu t'élevas, Bienheureux; c'est pourquoi * nous te vénérons en exaltant le Christ.
Tu as prêché la divinité du Verbe incarné * et sauvé les peuples de l'esclavage de l'erreur * en chassant le culte impie des faux-dieux, * Père Métrophane, pontife aux divines pensées.
Harmonisant ta vie sur ta parole et faisant * correspondre tes propos à ta conduite, * plein des jours de l'Esprit, tu passas * d'ici-bas aux demeures d'en-haut.
Rachetés par ton enfantement de l'antique malédiction, * nous t'adressons la salutation angélique: * Réjouis-toi, cause de notre salut, * divine Génitrice et Vierge toute bénie.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Tu as trouvé demeure * sur la terre des doux, * Pontife qui étais * bienveillance et douceur, * et tu as rejoint les armées célestes, * resplendissant tout entier * d'un éclat divin et baignant * dans la lumière des vertus.
Des Anges, des Patriarches, * des Apôtres et des Martyrs, * Métrophane, tu peux voir * la splendeur divine: * avec eux prie l'Ami des hommes * d'accorder la rémission de leurs péchés * et l'amendement de leur vie * aux fidèles t'acclamant.
La pluie céleste * descendit comme rosée, * divine Mère, dans ton sein; * asséchant les flots de l'erreur, * elle fit pleuvoir grâce à toi * la rédemption pour tout homme * et l'incorruptible condition, * Vierge comblée de grâce par Dieu.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 13:41

5 JUIN
Mémoire du saint hiéromartyr Dorothée, évêque de Tyr.


VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Le livre de l'Esprit céleste, c'est toi, * Père divinement bienheureux, * car tu portais l'écriture des enseignements divins * avec la connaissance de Dieu; * en t'ouvrant, tu éclairas * ceux que l'ignorance mettait en péril; * intercédant pour nous tous, * procure-nous la grâce du salut.
Ayant teint sous les flots de ton sang * ton ornement pontifical, * avec joie tu es entré, Dorothée, * dans le temple des cieux * en présence de notre Dieu * qui distribue les couronnes du combat * et tu le pries d'accorder à tous la grâce du salut.
A celle des Anges fut semblable ta vie, * éclatant fut aussi le témoignage par lequel * tu as mérité d'exulter avec les Anges, plein de joie, * toi qui resplendis sur terre * par tes miracles divins * et tes enseignements, saint pontife Dorothée; * par tes prières procure à tous la grâce du salut.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
L'arbre stérile dont parle notre Dieu, * Vierge pure, c'est bien moi * qui ne porte en aucune manière le fruit du salut; * aussi je crains d'être coupé * et jeté au feu qui ne s'éteint; * c'est pourquoi je te prie: délivre-m'en * et fais que je porte du fruit, * par ta médiation auprès de ton Fils, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * gémissait dans ses larmes et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!

Tropaire, t. 4
Ayant partagé le genre de vie des Apôtres * et devenu leur successeur sur leur trône, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la contemplation divine: * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Dorothée, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Bienheureux Père, en toi je loue le «don de Dieu». Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
En don très-pur à notre Dieu * tu t'es offert, bienheureux Dorothée, * par une vie parfaite et le témoignage sacré.
Ayant pressé ton esprit * comme grappe mûre, tu as présenté * à tout fidèle la coupe de tes enseignements.
Tu arrêtas les flots de l'erreur * grâce au fleuve de ta langue sage, Dorothée, * et tu abreuvas la conscience des croyants.
Pour laver ma souillure, fais pleuvoir * sur moi, ô Vierge, la componction, * afin que je puisse te glorifier.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Tu as entièrement chassé, * Père et Pontife, la nuit des faux dieux * sous les clartés de ta sage prédication.
Sage Père, en saint pasteur * tu as affermi l'esprit des croyants * par tes miracles et tes divins enseignements.
Le Seigneur t'a consacré * de la sainte onction et fit de toi * pour son Eglise un suprême pasteur.
Toi la porte de la lumière * qui as chassé les ténèbres du péché, * fais luire en mon cœur la divine clarté.

Cathisme, t. 3
Toi qui faisais luire les enseignements divins, * au Roi immortel tu t'es offert * par le martyre comme un don sacré * et dans l'allégresse tu habites à présent, * Père saint, la métropole des premiers-nés; * prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du salut.
Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein; * mais, se faisant homme, demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Quand il se leva, tu n'as pas craint * l'hiver de l'absence-de-Dieu * et grâce à la ferveur du saint Esprit * tu gardas les cœurs à l'abri.
Devant toi, bienheureux Dorothée, * s'est brisée la ligne compacte des démons * et s'est évanouie * l'arrogance des ennemis.
Tu supportas l'affliction, * chassé de ville en ville; * aussi tu as trouvé * la bienheureuse gloire et l'éclat des martyrs.
Vierge Mère toute-sainte, * garde-moi des tentations * et de la tempête funeste des passions, * afin que je te dise bienheureuse avec foi.

Ode 5
« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »
Avec sagesse, Dorothée, * considérant les divines récompenses, * tu as supporté * les épreuves et les périls les plus grands.
En prêchant l'unité * de la divine Trinité, * tu as fait cesser les vains bavardages, * la folle croyance en de multiples divinités.
N'ayant voulu te prosterner * devant l'ouvrage de mains impies, * tu supportas, Dorothée, * les épreuves, les périls et la peine du fouet.
Du Soleil surgi avant l'étoile du matin, * Vierge pure, tu fus le lever; * et ceux qui gisaient dans les ténèbres du malheur * ont pu voir la lumière grâce à toi.

Ode 6
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Tu laissas ton cœur s'enflammer * au souffle de l'Esprit et dissiper, * Dorothée, la froide bise de l'ennemi.
Père divinement inspiré * dont l'âme rayonnait de savoir divin, * par tes écrits tu fis connaître la vie des Saints.
Le message de tes paroles, Bienheureux, * et la force de tes enseignements suaves * ont parcouru la terre, par grâce de Dieu.
Le Dieu fait homme que tu portas, * ô Vierge, implore-le * pour qu'il me sauve de la flamme des tourments.

Kondakion, t. 3
Ayant prêché l'enseignement de la vraie foi, * comme don divin tu t'es offert au Créateur * en brillant par ton ascèse tout d'abord, * puis en souffrant le martyre vaillamment * et selon les règles tu reçus * du Christ notre Dieu ta récompense de vainqueur.

Synaxaire
Le 5 Juin, mémoire du saint hiéromartyr Dorothée, évêque de Tyr.
Au regard de tout ce que le Christ a souffert
les fouets qui me flagellent, pense Dorothée,
ni plus ni moins ne semblent qu'une tripotée!
Le cinq, son pauvre corps est de plaies tout couvert.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Comme astre aux mille feux tu parus * dans la splendeur de tes combats, * Dorothée, illuminant les cœurs des fidèles s'écriant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Suivant le droit sentier, * tu évitas les précipices de l'erreur * et conduisis sur les chemins de vie * ceux qui chantaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Sous la pluie de ton sang * tu éteignis la fournaise de l'erreur * et près des flots de vie tu as trouvé * ta demeure en t'écriant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Délivre ma pauvre âme des liens du péché, * divine Génitrice, et soumets-la * au parfait amour de Dieu, * afin que je puisse avec foi * te glorifier, toi sa Mère, dans les siècles.

Ode 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur.
Celui qui excelle dans le mal, * le serpent, tu l'as humilié, Père saint, * par ton humilité, en psalmodiant: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur.
En ton âge avancé, * Père très-saint et joyau des martyrs, * le Créateur te fit trouver * la jeunesse éternelle dans le lieu du repos.
Puisque ta vie fut semblable à la leur, * tu te tiens désormais avec les Anges devant le trône * de ton Maître en psalmodiant: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur.
Tu as resplendi de beauté * en portant le Verbe bel et bon * pour lequel, ô Vierge, nous chantons: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes incessantes nous le magnifions. »
Vers les havres divins tu dirigeas * le troupeau du Christ en le gardant * à l'abri des intempéries funestes * en excellent hiérarque, Père saint, * accomplissant les préceptes de Dieu.
Comme pontife divin, * comme vaillant martyr, comme admirable thaumaturge, * bienheureux Père, comme auteur sacré * et comme inébranlable colonne de la foi, * tu as trouvé la gloire éternelle dans le ciel.
Le Dieu qui dans sa riche bonté * comble de ses dons ceux * qui l'en prient t'a donné à l'Eglise, * comme don divin, Dorothée, * pour assurer le salut aux croyants.
Ta mémoire porteuse de divine clarté * s'est levée sur le monde, illuminant * de ses grâces les croyants; * à nous qui la glorifions, procure-nous * une part de ta divine splendeur.
Vierge pure dont les mains ont porté * celui qui porte l'univers par volonté divine, * supplie-le sans cesse * de diriger l'élévation de nos mains * comme l'encens devant lui.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 13:55

6 JUIN
Mémoire de notre vénérable Père Hilarion le Jeune,
higoumène du monastère de Dalmate.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ayant mené ta vie sans reproche * dans la patience, la douceur, * la componction, la charité sans feinte, la maîtrise de soi, * les veilles de toute la nuit, * la foi, l'espérance, la compassion, * tu vécus sur terre dans un corps tel un Ange, * bienheureux Père Hilarion, * toi qui intercèdes auprès de Dieu pour nos âmes.
Tu fus un homme du ciel, * un ange sur la terre, Bienheureux, * une Source de componction, un fleuve de compassion, * un océan de miracles, la caution des pécheurs, * un olivier fertile de notre Dieu, * faisant briller avec l'huile de tes efforts * les visages des fidèles t'acclamant, * vénérable Père Hilarion.
Ton esprit, éclairé * par la connaissance de Dieu, * l'emporta sur les passions corporelles * sans se mêler à la fange d'ici-bas, * mais portant l'image de notre Roi * et reproduisant en lui-même la divine beauté * pour lui ressembler tout à fait grâce à l'œuvre du saint Esprit, * splendeur des moines, vénérable Père Hilarion.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Demeure très-pure du grand Roi, * Vierge toute-digne de nos chants, * je t'en prie, purifie mon esprit * souillé par tant de péchés * et fais-en l'agréable séjour de la Trinité, * afin que moi, ton inutile serviteur, * enfin sauvé, je magnifie * ta puissance et ta grande miséricorde.
Stavrothéotokion
Lorsqu'élevé sur la croix * celle qui t'enfanta te vit, * Ami des hommes, elle dit en gémissant: * Comment souffres-tu de plein gré la Passion, * toi que mes entrailles ont mis au jour sans souffrances, Dieu tout-puissant * qui délivres de la condamnation ancestrale * la nature humaine réprouvée? * Je chante ton infinie condescendance, ô mon Fils.

Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * saint Hilarion, avec les Anges dans le ciel.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon de saint Hilarion.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Toi qui montas de la misère d'ici-bas * vers la clarté immatérielle et spirituelle, * vénérable Père, éclaire-moi * par tes prières devant le Seigneur.
Dès l'enfance nourri de vertu, * dans les peines de la tempérance et les efforts de l'ascèse * tu devins un homme et atteignis * la mesure spirituelle de l'âge du Christ.
Ayant franchi l'océan des passions * en évitant la vague des démons, * tu as abordé sans éclaboussure, * vénérable Père, au havre de la condition impassible.
Le Verbe né du Père sans mère éternellement, * sans père tu l'as enfanté, ces derniers temps, * comme Dieu et homme, toi qui seule as surpassé, * divine Mère, la création entière.

Ode 3
« Tu s le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Par le feu de ton ascèse, Père saint, * tu consumas les ronces des passions * et réveillas la ferveur des fidèles.
Ayant revêtu la cuirasse de l'oraison * et portant l'arme de la tempérance, * tu renversas les phalanges des ennemis invisibles.
Par tes prières, Vierge immaculée, * viens à notre aide en détournant * les dangers dont nous sommes entourés.

Cathisme, t. 4
Au Seigneur tu as consacré ta vie, Bienheureux, * et tu fus vraiment un excellent prêtre du Christ; * après d'innombrables et pénibles efforts, * tu es passé joyeusement vers les demeures du ciel * et maintenant tu fais jaillir sur nous des flots de guérisons.
Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement * tu as renouvelé la nature humaine corrompue par les passions * et tu relevas tous les hommes de la mort * pour les mener vers la vie dans la condition incorruptible; * c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, * suivant ta propre prophétie, * nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.
Stavrothéotokion
Elevé sur la croix, * tu relèves les déchus de jadis; * mais ton élévation me renverse, ô mon Fils, * car tu acceptes librement ta passion, * pour nous, lumière de mes yeux, * tu supportes la croix, l'éponge, la lance, les clous; * et tu nous procures par eux l'impassible condition.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Sur les eaux de l'abstinence tu fus planté, * bienheureux Père, et tu devins pour nous * le sarment fructueux * où nous cueillons les raisins de la piété.
Entièrement divinisé et porteur de l'Esprit, * tu es parti tout entier vers Dieu, * bienheureux Hilarion; c'est pourquoi * tu exultes à jamais avec les Anges.
Sur la roche de la foi * tu posas les fondations de ton cœur et demeuras inébranlable, * sans craindre l'assaut des démons.
Nous te chantons qui surpasses les Chérubins, * ô Vierge toute-pure, et les Séraphins, * car le Dieu devant qui tremble l'univers, * tu l'as porté en tes bras lorsqu'il prit chair.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Irréprochablement * tu gardas ton œil vigilant * dans les préceptes de Dieu, * Père digne de nos chants.
Tu montas vers la cime * des vertus, Père théophore, * par l'ascèse de ta vie * jusqu'à la contemplation suprême.
Distribuant tes aumônes * aux pauvres de tout cœur, * vénérable Père Hilarion, * tu as acquis les richesses du ciel.
C'est l'arche du Verbe, * divine Mère, qu'a fait de toi * le Maître de la loi, * pour y loger ineffablement.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Avec la fronde de la foi, * tu as atteint dans ta lutte sans armes * cet autre Goliath qui excelle dans le mal * et, lui ayant pris les armes de son échec, * tu as décapité ce fanfaron.
Tu as imité la vertu * d'Hilarion le Grand, * vénérable Père, et, l'ayant suivi * pas à pas en esprit, tu devins * maître de tempérance et modèle du troupeau.
Par la sueur de tes travaux ascétiques * tu éteignis les traits enflammés de l'ennemi * et par le feu de ton ardente foi * tu consumas l'impiété * et l'insolence de l'hérésie.
En ton sein tu as conçu * réellement le Verbe Dieu * et, dépassant la nature, tu l'as enfanté: * prie-le, Toute-pure, en faveur * de qui célèbre ta divine maternité.

Kondakion, t. 1
Dans la fournaise tu ne fus nullement consumé, * Hilarion, magnanime lutteur, * car tu reçus de Dieu la rosée qui te rafraîchit; * c'est pourquoi tu menas dans l'allégresse * en compagnie des saints Moines tes combats surhumains: * avec eux souviens-toi de nous tous.

Synaxaire
Après avoir souffert geôle et flagellation,
dans la joie de l'esprit et du cœur Hilarion,
le six, trouve en Jésus céleste amphitryon.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Sur les verts pâturages du royaume des cieux, * Père saint, tu fis paître ton troupeau; * ayant chassé les fauves hérétiques * grâce au bâton de ta doctrine, tu chantas: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Déployant la splendeur des miracles, * tu éloignes l'affliction des malades * et tu accordes les rayons clairs * de la bonne santé à qui s'écrie: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Au festin nuptial du Christ notre Roi * tu es entré revêtu de l'ornement * digne de celui qui t'invitait * et chantant, Bienheureux: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
D'ineffable et surnaturelle façon * tu as porté le Maître de l'univers * et tu as nourri de tes mamelles * celui qui donne à tous la nourriture en son temps; * prie-le, bonne Mère, sans cesse pour nous.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Sous les flots de tes pleurs * tu engloutis le soulèvement de passions * et les pensées inconvenantes; * et tu devins un océan de longanimité * menant vers le havre tranquille * ceux qui s'écrient: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme solide acier possédant * tes exhortations ascétiques, * vénérable Père Hilarion, * nous avons le cœur bien trempé * et renversons les phalanges des passions, * nous écriant: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Par la tempérance et les mauvais traitements * ayant consumé les voluptés charnelles, * vénérable Père, tu as porté * à son achèvement l’énergie spirituelle * et gagné la condition impassible * en t'écriant: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
A l'abri de tes ailes saintes, * notre Dame, nous nous réfugions, * nous tous qu'ont mis à mal * les péchés, les épreuves, les afflictions; * t'ayant comme protectrice, * nous chantons: Jeunes gens, bénissez * et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Le Christ a fait de toi, Bienheureux, * une source de miracles, en vérité, * purifiant les marques douloureuses des passions * et dissipant les peines des maladies; * c'est pourquoi nous t'invoquons * comme un fleuve où nos âmes sont lavées.
Tel un palmier dans la maison de notre Dieu, * illustre Père, tu as poussé, * portant comme un doux fruit * les peines de la tempérance, dont tu réjouis * les cœurs de tes brebis mystiques; * rends-les dignes, par tes prières, d'être couronnées de gloire dans le ciel.
La course de l'ascèse, tu l'as menée à bonne fin * et tu as gardé, sage Père, la foi; * aussi double couronne te fut tressée, * que tu as reçue de Dieu à juste titre * en récompense de ta vie * et tu savoures avec les chœurs des Anges la félicité céleste.
C'est toi notre défense dans les épreuves et les dangers, * dans l'affliction notre havre et rempart, * et notre bouclier dans les combats, * notre propitiation lorsque le péché nous assaille; * Mère de Dieu, nous t'honorons comme il se doit * et magnifions ton divin enfantement.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 14:25

7 JUIN
Mémoire du saint hiéromartyr Théodote d'Ancyre.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
D'un cœur allègre, tu marchas * vaillamment de toi-même, * saint Martyr, vers les combats * sans redouter les douleurs des châtiments * ni la violente mort; c'est pourquoi, * Théodote, ayant lutté * selon les règles, tu fus brillamment couronné.
Par les déchirements de ta chair * tu as meurtri les ennemis * et tes réponses, Bienheureux, * percèrent leur cœur comme flèches; * sous les flots de ton sang * tu as stoppé entièrement * le déferlement des sans-Dieu.
Avec courage tu supportas * les flambeaux te brûlant de toutes parts * et, le dos broyé par les coups, * saint Martyr, tu te mis à chanter: * Ni la mort ni la vie * ni toute sorte de tourment * ne me sépareront de l'amour du Seigneur.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Allégresse des Anges dans le ciel, * sur terre protectrice du genre humain, * Vierge pure, sauve-nous * qui cherchons un refuge auprès de toi, * car après Dieu notre espoir repose en toi, ô Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
La Vierge qui t'enfanta, * te voyant, Dieu Sauveur, * sur la croix, toi l'Agneau et le Pasteur, * s'écria dans ses larmes: Mon Enfant, * douce clarté de l'univers, * comment te vois-je fixé * tel un malfaiteur sur le bois de la croix?

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et devenu leur successeur sur leur trône, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la contemplation divine; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Théodote, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: De Dieu tu fus le don en toute vérité. Joseph.

Ode l, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
T'ayant posé, Bienheureux, * comme un astre au divin rayonnement * dans les hauteurs de son Eglise, * le Soleil mystique * a fait briller la splendeur * de tes combats sur la terre entière.
Dès la jeunesse consacré * à Dieu, Théodote, * tu fis clairement briller ton âme * de divines vertus, * et le monde a resplendi * de tes luttes sacrées.
L'illustre Martyr, * voyant sur terre déployés * les filets de l'erreur, * ne cessa d'affermir * dans la grâce, par ses enseignements, * les âmes des fidèles en tout lieu.
En sa miséricorde infinie * inclinant les cieux, descendit, * Vierge pure, le Fils de Dieu * pour s'incarner en toi * et sauver les mortels * des artifices du serpent.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Sans cesse élevant vers Dieu * les regards de ton âme, * tu ne sentais ni les coups * auxquels ton corps fut exposé, * illustre Martyr, ni les tourments * qui t'environnaient de tous côtés.
Tu ne fus pas ébranlé * par les souffrances qui t'assaillaient * ni par les flatteries * que susurraient les impies, * glorieux Théodote, car tu étais établi * sur la foi du Christ, ce solide rocher.
Le persécuteur broyait ton corps * sous la multitude des coups; * mais il ne put absolument * fléchir la vigueur de ton âme * fortifiée, Bienheureux, * par l'amour du Sauveur.
Voyant de bien loin * la profondeur de ton mystère, * le chœur des Prophètes divins * t'annonça, divine Epouse immaculée, * par des oracles multiples * comme la pure Mère de Dieu.

Cathisme, t. 1
Tu fus vraiment un astre aux mille feux * répandant sur l'entière création * la splendeur de tes miracles et de tes luttes sacrées, * bienheureux Théodote; * c'est pourquoi, magnifiant le Christ dans la componction de nos cœurs, * nous fêtons en ce jour ta mémoire porteuse de clarté.
Théotokion
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée * te vit suspendu à la croix, elle dit: * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut? * Par lui tu as sauvé, dans ta bonté, * Seigneur, l'ouvrage de tes mains.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Par la sagesse de tes discours * et la grâce de tes œuvres, * tu confondis brillamment * le prince des ténèbres, * Théodote, et tu remportas sur lui * glorieuse victoire au combat.
Au feu de tes combats * tu brûlas, saint Martyr, * l'erreur des multiples divinités * et, mystiquement allumé * en l'Esprit saint, comme flambeau * tu éclairas le monde entier.
Les flancs déchirés * et environné de toute part * par de violentes douleurs, * inflexible, tu gardas * inébranlable ton esprit, * Martyr illustre, par la foi.
Te gardant sans corruption, * ô Vierge, avant comme après * ton merveilleux enfantement, * le Créateur en ton sein * logea pour renouveler * ceux que tant de fautes avaient corrompus.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Avec patience tu supportas * les assauts des impies, * les mauvais traitements * et les brûlures, saint Martyr, * protégé que tu étais * par l'alliance de Dieu.
Prêchant l'objet de notre foi, * tu fis route longuement, * Martyr aux divines pensées, * et ramenas vers la clarté * les égarés, qui délaissèrent * les ténèbres des faux dieux.
Suspendu comme un agneau * sur le bois et déchiré * par les ongles de fer, tu l'enduras * comme un incorporel, Bienheureux, * te dévêtant de l'épaisseur * d'une chair vouée à la mort.
Le Verbe du Père qui, en vérité, * de tes chastes entrailles a pris chair, * ô Vierge immaculée * et comblée de grâce par Dieu, * en deux natures parfaites, * mais une seule personne, tu l'as enfanté.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Par tes paroles sacrées * tu entraînas au combat * de saintes femmes, qui ont renversé * l'ennemi, saint Martyr, * et qui par leurs luttes viriles se sont tressé * la couronne d'immortalité.
L'âme fortifiée * par la puissance de l'Esprit, * tu renversas les esprits du mal * par ta patience sous les coups, * admirable Martyr, et de Dieu * tu as reçu le diadème des vainqueurs.
Sous les flots de ton sang * tu as éteint, Martyr du Christ, * le foyer des faux-dieux * et sous la rosée de tes peines * tu as rafraîchi les âmes que tu sauvas * de la fournaise de l'erreur.
Celui qui transcende vraiment * toute créature que l'on peut voir ou concevoir * est descendu dans ton sein * en toute vérité * et s'est fait chair pour façonner à nouveau, * Toujours-vierge, les mortels.

Kondakion, t. 2
Des pontifes ayant rejoint la dignité, * tu as imité les martyrs victorieux; * c'est pourquoi, Théodote, ayant reçu * double couronne dans le ciel, * tu exultes avec les Anges incorporels, * intercédant pour nos âmes en présence du Christ.

Synaxaire
Le 7 Juin, mémoire de saint hiéromartyr Théodote, évêque d'Ancyre.
Un bras (que le divin bras ne le fit sécher?)
en le frappant du glaive fait de Théodote
un don pour Dieu. Le sept, s'immolant sans broncher,
il touche au vaste havre en habile pilote.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Dans le feu de tes peines * tu as éteint le brasier des faux-dieux * et dans les flots de ton sang * tu fis sombrer les ennemis incorporels, * Théodote, en chantant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Par grâce divine supprimant * l'erreur malodorante, * comme encens d'agréable odeur * tu fus offert au Maître des combats; * c'est pourquoi tu chantes, plein de joie: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Tenant parole, tu es remis * tel un fardeau sacro-saint, * martyr Théodote, après ta mort, * au théophore prêtre Fronton * pour l'érection d'un temple sacré, * la protection des âmes et le réconfort des croyants.
Vierge Mère, tu as conçu * en une seule personne * le Verbe qui est doué * de deux natures et volontés, * car il est Dieu et homme, * celui qui s'est incarné pour nous.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Tu t'es montré, victorieux Athlète, comme destructeur de l'erreur, * comme don divin et champion de la piété, * inébranlable colonne, indestructible donjon, * inexpugnable rempart et fondement de la foi.
Avec la grâce divine pour gouvernail, * tu as franchi l'océan des supplices * pour aborder, illustre Martyr, plein de joie, * aux ports tranquilles du royaume d'en-haut.
Tous tes chemins furent dirigés vers le Christ, * vers le Dieu et Seigneur de l'univers, * entre les mains duquel tu as remis ton esprit, * Théodote, victorieux martyr trois fois heureux.
La langue des rhéteurs est incapable d'énoncer * l'ineffable profondeur de ton mystère; en effet * c'est le Verbe de Dieu qu'ineffablement tu as conçu * pour le salut de tous, ô Vierge immaculée.

Ode 9
« Toute langue hésite à prononcer tes louanges * et l'esprit le plus céleste éprouve le vertige à te chanter, Mère de Dieu, * mais dans ta bonté reçois l'hommage de notre foi * et l'élan de notre amour qui monte vers toi, * car tu es la protectrice du peuple chrétien; * nous te magnifions. »
Pour obtenir la gloire de l'au-delà, * joyeusement, saint Martyr, tu as méprisé celle que l'on voit * et tu marchas vers les tourments par divine instigation * sans craindre les supplices et l'amertume de la mort; * et tu as reçu pour tes combats * la couronne en compagnie des Martyrs.
Tu t'es édifié en pure demeure de la Trinité * par tes œuvres saintes, bienheureux Théodote, * paré que tu étais de la splendeur de tes exploits; * par eux, sage Martyr, en effet * tu renversas les temples et les idoles des démons * par la puissance du Paraclet.
Tu es la montagne distillant la divine douceur, * la source des miracles, l'océan des grâces, * le fleuve limpide de l'Esprit * abreuvant les âmes, engloutissant les passions * et procurant l'exultation * à tous ceux qui te chantent avec foi.
Ta mémoire sainte et porteuse de clarté * s'est levée sur nous comme soleil, * illuminant toute âme enténébrée; * et nous qui la célébrons avec soin, * visite-nous en nous sauvant * de tout mal qui pourrait nous advenir.
A la voix de l'Ange tu as enfanté le Verbe éternel * qui dans tes chastes entrailles assuma * une chair douée d'âme et d'esprit * pour renverser les ennemis incorporels, * Vierge sainte, et pour tous nous sauver * qui te reconnaissons comme véritable Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 14:35

8 JUIN
Translation des reliques du saint mégalomartyr Théodore Stratilate.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Dans l'Esprit saint tu t'es montré * un généreux athlète, un invincible soldat, * renversant l'ennemi par la sagesse de tes discours * et l'endurance dont tu fis preuve au combat; * c'est pourquoi tu as obtenu * la couronne des vainqueurs * et t'es uni aux assemblées festives dans le ciel, * Théodore, gloire des martyrs. (2 fois)
Attaché à la croix, * le corps meurtri par les coups, * blessé par les flèches aiguisées, * tendu sur le bois et les flancs déchirés, * assailli par les supplices les plus variés, * tu demeuras invincible et intact * par la puissance de celui qui fut cloué sur la croix, * Théodore, gloire des martyrs. (2 fois)
La divine image de la foi, * bienheureux Théodore, c'est toi: * méprisant les images taillées des impies, * tu t'es offert en sacrifice parfait, * en pure victime bien agréée * de celui qui pour toi fut immolé, * qui a glorifié ta mémoire sacrée * et comme un trésor de miracles t'a donné au monde entier. (2 fois)
Gloire au Père, t. 8
Théodore, sur le stade des martyrs * tu luttas avec courage contre l'erreur * et ta langue enflammée a confondu le cruel Licinius; * toi qui exultes avec les Anges, Bienheureux, * demande au Christ notre Dieu * de nous prendre en pitié au jour du jugement.
Maintenant de la fête, ou bien Théotokion
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, saint Théodore, soldat du Christ, * qui avec les armes de la foi * mis en fuite les bataillons de l'ennemi, * soutien des fidèles croyants, * toi qui au prix d'un grand nombre de tourments * as acquis le royaume des cieux, * dans lequel tu exultes à présent, * divinisé par ta communion avec Dieu * et rayonnant de la plus pure clarté; * souviens-toi de ceux qui vénèrent en ce jour * ton illustre mémoire et se prosternent avec foi * devant la châsse de tes reliques sacrées * d'où jaillit sur les fidèles suppliants * la santé et la grâce du salut.
Le Seigneur est admirable parmi les Saints,
le Dieu d'Israël.
Réjouis-toi, vénérable chef de martyr, * insigne relique, tête sacrée, * parure de l'Eglise et destructeur de l'ennemi, * don de Dieu, selon le sens de ton nom, * phare éclairant de tes miracles l'univers, * immense colonne que ne purent ébranler les coups des cruels châtiments, * toi qui mis à mort le dragon * avec la lance de ta patiente fermeté * et qui t'es signalé comme invincible soldat, * supplie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Martyr ayant détruit les idoles * par le moyen de la Croix, * tu supportas d'être éprouvé par les fouets * et sur l'arbre où tu fus tendu, Bienheureux, * tu enduras patiemment les déchirures; * roué de coups, brûlé par les torches, tu fus élevé sur une croix, * percé de flèches, qui te crevèrent les yeux; * aussi nous te disons bienheureux, * Théodore, toi qui as mené le bon combat * et mérité la couronne des cieux; * supplie le Christ d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Tous ensemble, fidèles, acclamons * l'éponyme des dons de Dieu, * l'héritier du bonheur céleste, * et disons à juste titre bienheureux * Théodore, le noble, le grand martyr,* le champion qui défend l'univers, * car il intercède pour nos âmes auprès du Christ notre Dieu.
Maintenant...
Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée, * et nous glorifions ton ineffable enfantement; * Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Dans l'armée véritable du Roi des cieux * tu fus un excellent stratège, Théodore, martyr victorieux; * car tu as combattu sagement, avec les armes de la foi, * exterminant les troupes des démons, en athlète vainqueur; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous te disons bienheureux.
Gloire au Père... Maintenant...
Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union, * et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, portant (en dehors des théotokia) l'acrostiche: En toi je loue l'éponyme des dons divins.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Splendide en ton éclat de martyr, * Théodore, tu te tiens * devant le Christ, l'auteur de toute beauté, * qui t'a donné de resplendir * comme éponyme des noms divins.
Théodore, protégé * par les divines armes de la foi, * tu taillas en pièces vaillamment * les phalanges du funeste ennemi * et, vainqueur, fus couronné parmi les martyrs.
A l'empereur impie * montrant la splendide élévation * de ton âme, tu le confondis * par la sagesse de tes discours * et la grâce de tes œuvres.
Selon la volonté du Père tu conçus * sans semence le Fils de Dieu * grâce à l'Esprit; et tu enfantas dans la chair * celui qui est sans mère dans les cieux * et qui est né sans père de toi pour nous sauver.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * se réjouit en toi et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Tu as triomphé des escadrons impies * en puissant chef d'armée * et méprisé les engins * du serpent perfide.
Avec un zèle ardent, * par une pieuse inspiration, * tu as détruit les simulacres aberrants des impies.
Avec force d'âme tu supportas * les assauts de l'ennemi * en imitant la vivifiante mise à mort * de l'Arbitre des combats.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue l'intendante * des trésors spirituels pour les hommes; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

Cathisme, t. 8
Ayant mené à terme tes combats surhumains, * tu as reçu de Dieu les récompenses surnaturelles méritées; * car, faisant fi de l'ordre impie, tu t'es livré aux châtiments * de bon gré, saint Martyr, aux-multiples-combats; * tu as souffert les torsions, les déchirements, la croix et la mort, * mais pour cela tu as été glorifié avec le Christ notre Dieu; * saint Théodore, intercède auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant...
Vierge toute-pure, vois mon âme misérable et naufragée, * sans gouvernail en la tempête de la vie et la fureur des tentations, * submergée visiblement par le fardeau de ses péchés * et risquant de sombrer jusqu'au fond de l'Enfer; * hâte-toi, Mère de Dieu, par ta chaleureuse intercession * sauve-la, toi qui procures le havre de paix, * afin que je puisse te crier dans la foi: * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * s'écria en toute vérité: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Par tes blessures tu as meurtri le serpent * et par ta ferme résistance tu as témoigné, * chantant mélodieusement * pour celui qui te rendait fort: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ta chair se consumant sous tant de coups, * tu demeuras inflexible en ton esprit, * Bienheureux, chantant de tout ton cœur * pour celui qui te rendait fort: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Unissant aux souffrances du Seigneur, * saint Martyr, ta propre passion, * tu as brillé en méritant * sa propre splendeur * et la gloire désirée.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Par l'aspersion de ton sang * tu fis cesser les sacrifices sanglants * funestement offerts aux démons, * invincible Théodore.
Quelle piété, quelle générosité, * quelle chaleur en la foi * de ce victorieux Martyr, * mais par elles c'est Dieu qu'il a trouvé!
Ton esprit ayant reçu * la lumière de Dieu, * glorieux Théodore, tu as assombri * le champion du mal, le serpent.
Tu es l'armure nous gardant de l'ennemi, * nous possédons en toi, * sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Par ta constante fermeté * tu as vaincu les insensés * lorsqu'étendu sur la croix et fixé par les clous, * Bienheureux, tu représentas * la passion salutaire du Créateur.
Alors que tu étais en prison * et que tu luttais selon les règles, * le Christ t'apparut pour t'entraîner * à la lutte contre l'ennemi, * lui l'arbitre des combats.
En victime pure, sainte, immaculée * tu t'offris toi-même * à celui qui de plein gré * s'est offert en sacrifice, * Théodore, pour toi.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis: * une Vierge dans son sein * a conçu sans épousailles, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.

Kondakion, t. 6
Ayant armé de courage ta foi * et pris comme lance la parole de Dieu, * tu as transpercé l'ennemi, * Théodore, fameuse gloire des martyrs; * avec eux ne cesse pas * d'intercéder pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

Ikos
Venez, tous les fidèles, couronnons * de nos hymnes Théodore, le splendide martyr; * car ses brillants miracles l'ont signalé * au monde comme un immense don de Dieu; * ayant triomphé de l'hostile Bélial par la puissance du Christ, * il fait pleuvoir, pour le sang qu'il a versé, le flot des guérisons; * avec les martyrs il exulte et ne cesse pas * d'intercéder pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 8 Juin, mémoire de la translation des reliques du saint mégalomartyr Théodore le chef d'armée.
«Ma patrie terrestre reçoit mes pauvres restes,
alors que moi, je vis dans la patrie des Saints.»
Le corps de Théodore entre au son des buccins,
en trésor transféré, livrant les biens célestes.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que, par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Dans la fournaise de tes combats * tu as brûlé le bois de l'impiété * et devins flambeau de foi, glorieux Martyr qui chantais: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
En stratège vraiment sobre et prudent, * tu l'emportas sur l'empereur impie et sot, * et montras son impuissance, toi que fortifiait * la puissance de l'Esprit.
La mesure des éloges est surpassée par ta grandeur, * car tu brillas de la plus pure splendeur, * toi le martyr qui chantais au Seigneur: * Beni soit, ô Maître, ton pouvoir!
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très- Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Me confiant en toi qui as souffert * la mort en croix pour moi, * me voici crucifié et transpercé par les flèches, * exposé aux plus rudes tourments, * disais-tu, noble Martyr, au Seigneur.
Les chœurs des Anges incorporels * célèbrent ton merveilleux enfantement: * seul, en effet, tu as comblé * de joie et d'allégresse l'univers; * c'est pourquoi nous les fidèles te glorifions * et chantons tes louanges, ô Vierge immaculée, * car la lumière qui a surgi sur nos ténèbres, * tu l'as fait lever, comme étoile du matin.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Tu t'es révélé au monde, * Théodore, saint martyr, * comme un trésor de vie divine, un don de sainteté, * car le Christ a glorifié ton souvenir, * et nous fidèles, d'un même chœur * nous chantons allégrement * les exploits de tes luttes sacrées.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 14:39

9 JUIN
Mémoire de notre Père dans les Saints Cyrille,
archevêque d'Alexandrie.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
L'intelligence illuminée * par les clartés de l'Esprit, * tu devins un soleil étincelant * déployant tes enseignements comme rayons sur tout l'univers, * éclairant l'ensemble des croyants, Père bienheureux, * et chassant les ténèbres de l'hérésie * par la puissance du Soleil mystique * qui s'est levé de la Vierge.
L'Eglise entière est embellie * par l'élégance de tes discours, * Cyrille, pontife très-saint; * elle rayonne dans la foi de splendeur radieuse * et saintement vénère ton souvenir, * gloire du sacerdoce et coryphée * des Pères réunis en concile * et champion de la toute-sainte Mère de Dieu.
Par tes enseignements de feu, * docte Cyrille, sont brûlés * le taillis et les broussailles des hérésies; * la profondeur de tes pensées * engloutit l'armée rétive des mal-pensants; * et ta sage doctrine demeure la beauté quotidienne * de l'Eglise des croyants * qui te vénère à haute voix.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Le redressement de ceux qui ont failli, * la résurrection de l'humanité mise à mort, * c'est toi, Vierge toute-sainte qui enfantas * le Fils de Dieu égal au Père en nos pensées * et qui, naissant de toi, réunit à notre chair la divinité; * prie-le d'épargner les périls * et les épreuves à tous ceux * qui te glorifient en la pureté de la foi.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit ta mise en croix, * ta virginale Mère, Seigneur, * fut saisie de stupeur et s'écria: * Voici ce que t'offrent en retour * ceux qui jouirent de tes bienfaits! * Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, * mais ressuscite bientôt, * pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Tropaire, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des pontifes inspiré de Dieu, * très-sage Cyrille, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du saint, œuvre de Théophane, portant (en dehors des théotokia) l'acrostiche: Cyrille fut la lyre des visions divines.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Cyrille, toi qui as reçu * la grâce éclairante de Dieu * et t'es montré brillant flambeau, * envoie sur nous la clarté spirituelle, * pour que nous chantions dignement ton souvenir.
Cyrille, tu fus rempli * de la lumière de l'Esprit, * en sage observateur des préceptes du Christ; * et, purifié des passions, * tu fus vraiment la demeure de la divine Trinité.
Plein de zèle et de liberté, * illustre Cyrille, tu réfutas * franchement les hérésies impies, * tous ces bavardages hostiles à Dieu, * en guidant l'orthodoxie.
L'humanité broyée, tu l'as guérie, * Vierge toute-pure, en enfantant * le Créateur de l'univers, qui nous releva, * nous qu'avait fait crouler * la faute des premiers parents.

Ode 3
« Ton Eglise, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Ayant trouvé ta force en Christ, * Cyrille, par la vigueur de ta pensée * tu brisas les pièges du tortueux dragon * comme toile d'araignée.
De ton âme, Cyrille, tu secouas * la fange des passions * en abaissant toute superbe pensée * élevée contre le Christ.
En athlète bien entraîné * tu évitas fermement * tout plaisir de la chair * comme nuisible et pernicieux.
La seule Vierge bénie * entre les femmes, glorifions-la * tous ensemble dans la joie * comme splendide tabernacle de Dieu.

Cathisme, t. 8
Ayant acquis la divine sagesse comme un trésor, * Père Cyrille, tu fis jaillir les sources de tes enseignements * pour nettoyer le bourbier malodorant des hérésies * et pour abreuver dans la grâce les sillons de l'Eglise et les cœurs des croyants; * c'est pourquoi nous les fidèles qui te vénérons, * nous célébrons ton souvenir, Père divinement inspiré; * illustre Pontife, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Mère de Dieu, tu as conçu ineffablement * dans ton sein la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tout ce que tu veux, tu peux l’accomplir.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle poussa d'amères plaintes et s'écria dans ses larmes: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes serviteurs qui célèbrent ta divine Passion.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Père théophore, te voyant * vainqueur des passions funestes * et dominant les raisonnements de la chair, * le Christ, Cyrille, te donna * de présider l'Eglise de Dieu.
Ayant hérité comme enfant bien-aimé * la vertu paternelle de Marc, * tu en devins le successeur sur son trône, * suivant pas à pas * l'Evangéliste divin.
Comme brebis tu fus mené par le Christ * et comme pasteur tu menas ton troupeau, * le nourrissant de tes paroles * en abondance, cet aliment spirituel, * comme sur le pré fleuri de la grâce.
Le Verbe qui a pris chair de toi, * demeurant vierge, tu l'as enfanté divinement; * c'est pourquoi, notre Dame, nos voix incessantes * dans une foi que rien n'ébranlera * t'adressent la salutation angélique.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Cyrille, ton langage imite vraiment * le cours tumultueux * d'un fleuve débordant * pour détourner les intrigues des mal-pensants.
Cyrille, tu as balayé * l'infâme division d'Arius * et tu as vidangé * l'infecte mixture de Sabellius.
Cyrille, ce n'est pas de l'or * que tu as laissé à l'Eglise du Christ, * mais tes paroles qui l'enrichissent * comme trésors et fins joyaux.
Ton mystère, qui pourrait l'expliquer, * Vierge toute-sainte? car en ton sein * tu fus capable d'abriter * celui que ne peut contenir l'entière création.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. » Avec une pince le Séraphin * tendit la braise au Prophète, mais toi * Pontife, tu distribuas de tes mains * à l'Eglise du Christ * la purification embrasée par le feu divin.
Ce n'est pas, comme Samson, * les étrangers limitrophes que tu broyas, * mais les étranges enseignements * des hétérodoxes, pour renforcer, * Cyrille, la vigueur de l'orthodoxie.
A la tête du Concile réuni par Dieu, * tu renversas l'audace de Nestorius, * cette ennemie funeste du Christ, * bienheureux Père, en Insufflant * le zèle pour la véritable Mère de Dieu.
Divine Mère, t'ayant trouvée, * toi la colombe parfaite et immaculée, * toi la fleur de toute beauté * et le lis en la vallée, * le céleste Epoux fit sa demeure en toi.

Kondakion, t. 6
Tu fis jaillir des sources du Sauveur * l'océan des enseignements théologiques * pour balayer les hérésies * et garder en la tempête ton troupeau sain et sauf, * vénérable Cyrille, Père bienheureux, * docteur universel nous révélant les mystères de Dieu.

Synaxaire
Le 9 Juin, mémoire de notre Père dans les Saints, Cyrille archevêque d'Alexandrie.
En Cyrille je chante l'ami de mon Sire,
le champion de la Dame toujours-vierge aussi.
Le neuf, il trouve au ciel le bonheur qu'il désire:
que nos âmes par lui puissent trouver merci!
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Jadis Moïse au sommet du Sinaï * reçut dans la nuée la Loi; de la lettre qui tue, * mais toi, bienheureux Cyrille, tu as dévoilé * la beauté secrète de l'Esprit.
De la Loi donnée jadis en énigmes, comme à des enfants, * tu découvris, bienheureux Père, les sens cachés * comme boutons de rose enveloppés en leur calices * et tu en expliquas clairement les images.
Les livres difficiles à saisir * des Prophètes inspirés par Dieu pour l'annoncer, * sous l'inspiration de l'Esprit qui les combla * tu nous les as rendus, Cyrille, parfaitement clairs.
En l'union divine sans confusion ni division, * Cyrille, tu distinguas nettement * trois personnes en l'unique divinité * immuables et consubstantielles.
Celui qui siège sur le trône élevé, * ayant trouvé en toi, Vierge sainte, * un trône vraiment digne de Dieu, * en fit le lieu de son repos: * bénie es-tu entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
En toi, Cyrille, comme vagues de la mer * a jailli la source de sagesse en vérité; * car des fleuves intarissables d'enseignements sacrés, * comme le Christ l'avait prédit, ont coulé de ton sein * et plus que grains de sable sont nombreux * tes ouvrages de théologie.
Pasteur et Docteur de l'Eglise, clairement * tu as expliqué les deux Testaments; * pourvue désormais de tes paroles * comme d'une ancre, d'un héritage paternel, * vénérable Père, elle chante: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
Du Verbe créateur de l'univers * qui s'est incarné pour nous, * Cyrille, tu enseignes l'ineffable union * sans division ni confusion, * évitant l'une et l'autre pente pour chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Toi qui mis au monde notre Dieu, * tu t'es montrée sa Mère en vérité, * portant le nom divin correspondant * à la vérité de ton enfantement; * aussi comme Mère de Dieu * nous te glorifions, Souveraine immaculée.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * tu as fait fleurir pour le monde * la bénédiction par le fruit de tes entrailles; * et tous ensemble nous te magnifions. »
De toutes tes forces tu as renversé, * Cyrille, tout le savoir orgueilleux * élevé contre le Christ et sa divine Mère, * cette impiété de Nestorius * distinguant le fils de la Vierge du Fils de Dieu, * et la confusion des natures que les Acéphales proposaient.
Sous la lumière de la grâce et par la force de l'esprit, * bienheureux Père, ayant confessé * la Trinité comme consubstantielle * et le Fils comme Dieu incarné, * toi le défenseur de la Mère de Dieu, * tu es glorifié maintenant dans les cieux.
Père digne de nos chants, * abaisse ton regard bienveillant sur tes chantres, * accorde la victoire à ceux qui sont marqués * du signe de la Croix; * relève par tes prières le front des croyants, * éclaire ceux qui magnifient ton souvenir.
La Braise qu'Isaïe a contemplée, * divine Epouse, tu l'as portée dans tes bras, * unissant l'éclat de sa divinité, * à notre humanité Mère de Dieu, * et faisant luire le salut sur le monde: * c'est pourquoi nous te magnifions.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 14:52

10 JUIN
Mémoire des saints martyrs Alexandre et Antonine.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Ce couple de martyrs * ayant reçu les clartés * de la divine Triade, a lutté vaillamment: * ensemble Alexandre et Antonine ont souffert * maint tourment pour le Christ * qu'ils supplient maintenant d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Vénérable Antonine, tu as reçu * la double couronne des vierges et des martyrs, * car tu l'as emporté sur les machinations de l'ennemi * avant ta passion et derechef au moment de tes combats; * intercède auprès du Christ * pour qu' il octroie la paix * et la grâce du salut à nos âmes.
Elevés sur le bois, * amputés de vos mains, * passés à la flamme et par le glaive lacérés, * puis disparaissant au fond de la fosse * pour y trouver bienheureuse fin, * victorieux Athlètes dignes d'admiration, * vous n'avez pas renié le Dieu de l'univers.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Très-saint temple de Dieu, * plus vaste que les cieux * et surpassant les Chérubins en sainteté, * Vierge pleine de grâce, comble aussi mon esprit, * illumine le regard de mon cœur * et par ton intercession accorde-moi * la rémission de mes fautes, je t'en prie.
Stavrothéotokion
La Vierge, contemplant, * ô Christ, ton injuste immolation, * s'écria dans les larmes: * Très-doux Enfant, combien tu souffres injustement! * Comment es-tu suspendu sur le bois, * toi qui suspendis la terre sur les eaux? * Ne laisse pas seule, je t'en prie, * Bienfaiteur du monde et Tendresse infinie, * la Mère et la servante du Seigneur.

Tropaire, t. 1
Chantons tous le couple saint des martyrs * Alexandre et Antonine au grand renom; * ayant brillé dans leurs combats par la foi et l'amour, * ils répandent la lumière des guérisons sur ceux qui chantent de tout cœur: * Gloire à celui qui vous a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui vous a couronnés, * gloire à celui qui opère en tous, le salut par vos prières.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Par des hymnes je loue le saint couple. Joseph.

Ode 1, t. 1
« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, * s'est couverte de gloire, * car, ô Seigneur immortel, * grâce à ta puissance, * elle a broyé les ennemis * en ouvrant pour Israël * une voie nouvelle au profond de la mer. »
A moi qui désire célébrer * par des hymnes votre solennité * procurez la clarté * qui chassera les ténèbres * de mon ignorance, car vous vous tenez, * saints Martyrs, à jamais * devant la lumière sans couchant.
Saints Athlètes qui désiriez, * en votre foi, les seuls biens * qui demeurent pour l'éternité, * vous avez dédaigné tout ce qu'on voit * et vous vous êtes avancés * vers les peines et les coups * dans la fermeté de votre cœur.
Saints Martyrs, vous qui meniez * selon les règles le combat du martyre, vous aviez * le secours du Seigneur * allégeant vos douleurs * et vous rendant courageux contre les tyrans.
Le Dieu qui a créé * par sa seule volonté * les Puissances invisibles * a trouvé en toi * la cause de sa formation * à notre image; prie-le donc * de sauver le monde, ô Vierge immaculée.

Ode 3
« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, * lui étant devenu semblable dans ta compassion, * revêts-moi de force d'en-haut, * pour que je chante devant toi: * Saint est le temple spirituel * de ta gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes. »
Antonine, désirant * voir le Christ, tu imitas * sa divine passion; * comme lui tu supportas * les soufflets en souffletant * les visages ténébreux * des démons incorporels.
Vaillamment tu résistas * à l'ennemi au tortueux esprit * qui ordonna de te fouetter, * puis t'envoya sous bonne garde en prison, * voyant que tu étais gardée * d'en haut par les Anges saints * sur l'ordre de ton Créateur.
Le tonnerre et les éclairs * sont descendus à ta prière, * vénérable Antonine, depuis le ciel: * grande lumière apparut * et voix divine * se fit entendre clairement pour t'encourager * et te sustenter en esprit.
Après l'enfantement * du Dieu que tu portas, * tu restas vierge, Immaculée, * et les chœurs des vierges désormais * recherchent ta faveur; * fais que nous aussi, nous obtenions * miséricorde, grâce et délivrance de tout mal.

Cathisme, t. 1
L'admirable duo des victorieux Martyrs * ayant supporté avec courage le feu des tourments * en présence de la Triade sainte * intercède glorieusement pour qu'en l'Esprit nous soient donnés * miséricorde, grâce et pardon de nos péchés, * à nous qui célébrons leur mémoire sacrée.
Théotokion
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * sans intercède avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu qu'ineffablement tu enfantas, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles glorifiant de tout cœur.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et gémissait maternellement en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4
« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, * Habacuc t'a reconnu de son regard de voyant. * De toi, a-t-il prédit, * sortira le Saint d'Israël * pour notre salut * et notre restauration. »
Votre lutte et vos exploits * sont chantés de par le monde * et vous avez fait plier par eux * les puissances funestes de l'ennemi * dans la grâce, et vous en êtes apparus, * saints Martyrs, les vainqueurs.
Contre toi le Mauvais * a tendu ses filets; * mais avec le courage d'un homme et son vêtement * tu rendis vains ses édits * et le terrassas complètement, * Martyre protégée par la main divine.
Le Christ te donna savoir et présence d'esprit * et de la main des impies, * Antonine, te garda pure, immaculée, * t'envoyant pour te délivrer * saint Alexandre comme du haut du ciel * un archange divin.
Vierge toute-digne de nos chants, * Antonine, possédant * en toi la force qui la soutenait, * supporta les peines et les tourments, * renversa le tyran * et le foula sous ses pieds de martyre * par grâce du Verbe issu de ton sein.

Ode 5
« Par l'éclat de ton avènement * tu as illuminé les confins de l'univers * en les éclairant, ô Christ, * par la splendeur de ta croix: * fais briller aussi la lumière de la divine connaissance * dans les cœurs qui te chantent selon la vraie foi. »
Etendu sur le bois et tailladé, * environné des pires douleurs, * Martyr si digne d'acclamation, * Alexandre, tu levas * les yeux de ton esprit * vers le Dieu capable de sauver.
Antonine jubilait, * savourant les flagellations sur son corps; * fixée au bois, elle souffrit * sous le glaive qui la tranchait * de douleurs cruelles, * glorifiant à haute voix le Seigneur.
Les Martyrs mis à mort * reçurent le vêtement de l'immortalité * en la nudité de leur corps * et pour le déshonneur d'un moment * c'est la gloire éternelle qu'ils ont héritée; * nous les disons bienheureux à jamais.
Renverse les démons * qui me combattent sans répit, * rends inefficaces leurs complots, * Vierge pure, en me gardant * sain et sauf de leurs pièges, * pour que je te dise bienheureuse en tout temps.

Ode 6
« Le fond de l'abîme nous entourait * et nous n'avions personne pour nous délivrer, * nous étions comptés comme brebis d'abattoir. * Sauve ton peuple, ô notre Dieu, * car tu es la force des faibles * et leur relèvement. »
Menant vos combats virils * où les miracles n'ont pas manqué, * saints Martyrs du Seigneur, * vous avez mis en fuite par milliers * les noirs démons et désormais * avec les chœurs des Anges rayonnez de joie.
Illuminés par la divine clarté, * saints Martyrs, vous ressemblez * par la splendeur de votre pureté * aux serviteurs immatériels, * vous qui avez servi le Donateur de tout bien * et qui, portant couronne, l'avez rejoint.
Ensemble dans la prison, * vous vous êtes réjouis * devant la lumière qui vous éclaira * et la voix venue du ciel * porter à vos âmes réconfort, * illustres Martyrs couronnés.
Mon âme que les fautes ont mise à mort, * visite-la, me vivifiant, * Vierge Mère qui as enfanté la vie, * le Christ que les Martyrs * grandement illustres ont confessé * comme Dieu de l'univers.

Kondakion, t. 4
La mémoire des Martyrs * a brillé digne d'éloge; * nous les fidèles, célébrons-la * et chantons avec foi: * c'est toi, ô Christ, qui donne force aux Martyrs.

Synaxaire
Le 10 Juin, mémoire de la Passion des saints martyrs Alexandre et Antonine.
Comme Antonine, aussi le martyr Alexandre
trouve en sa mort l'esquif le menant au bonheur.
Le dix, en la fournaise s'ils ont dû descendre
couverts de poix, au ciel ils se couvrent d'honneur.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, * la fournaise spirituelle; * et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, * le Très-Haut a renouvelé * en ton sein le monde entier, * le Seigneur Dieu de nos Pères, * digne de louange et de gloire. »
Amputés de ces mains * qu'ils tendaient vers Dieu, * vers le Seigneur de l'univers, * de façon merveilleuse * les Martyrs exultèrent, * fortifiés depuis le ciel et s'écriant: * Dieu de nos Pères, à toi revient * louange et haute gloire.
Par votre patience à supporter * les châtiments intolérables, * saints Martyrs, en vérité * brillant comme l'or, vous sembliez * un splendide joyau * et vous psalmodiez: * Dieu de nos Pères, à toi revient * louange et haute gloire.
Avec le courage des jeunes gens, * lorsqu'on vous mit sur le bois * et que le glaive pénétrait vos chairs, * vous ne sentiez nullement * la peine des châtiments, * secourus depuis le ciel et vous écriant: * Dieu de nos Pères, à toi revient * louange et haute gloire.
De même que la fournaise des Chaldéens * n'a pas brûlé les trois Jeunes Gens, * ainsi, ô Vierge immaculée, * ne fut consumé ton sein * par le feu de la divinité; * mais moi, je te crie: brûle donc * les ronces de mes passions, * afin que je puisse te glorifier.

Ode 8
« Dans la fournaise, comme en un creuset, * brillèrent les enfants d'Israël * par l'éclat de leur piété plus pure que l'or fin * et ils se mirent à chanter: * Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange en tous les siècles. »
Devant les impies nos deux Témoins * ont prêché l'incarnation du Verbe qui s'est laissé voir * ineffablement pour nous sur terre; * ayant supporté l'épreuve des tourments, * ils sont agrégés maintenant * et pour les siècles à la foule des martyrs.
Les flammes vous grillant * comme victimes sacrées, * saints Martyrs, vous éleviez les yeux * vers le Dieu capable de vous sauver, * chantant: Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Liés, couverts de poix, * ensemble, saints Martyrs, * on vous jeta dans une fosse allumée, * vous qui chantiez divinement: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Sans connaître d'homme tu as enfanté * le Dieu qui nous ressemble, Vierge immaculée; * prie-le sans cesse de sauver * ceux qui chantent: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »
Pour recevoir dans les cieux * la couronne qui ne se corrompt, * l'inviolable trésor * et la demeure pleine de clarté, * vous fûtes jetés dans l'ardente fosse, * y trouvant votre fin bienheureuse, * admirables Témoins du Christ.
Comme totale oblation, * vous fûtes offerts au Roi de tous, * Martyrs du Christ, rendus parfaits * par le feu, et vous vous êtes joints * à la brillante assemblée * des armées célestes; * avec elles nous vous glorifions.
Le corps et l'âme, vous les avez offerts * en sacrifice vivant au Christ qui * fut immolé pour nous comme brebis * et désormais vous exultez * dans les demeures des premiers-nés, * admirable Antonine et Alexandre sage-en-Dieu.
Pour moi qui gis dans les ténèbres du nonchaloir, * Toute-pure, fais lever * la clarté en dissipant * les nuages qui aveuglent mon esprit * et fais que règne profonde paix * en mon âme, Vierge immaculée, * afin qu'elle puisse te glorifier.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 15:07

11 JUIN
Mémoire des saints apôtres Barthélemy et Barnabé.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4
Avec ta langue comme filet, * saint Apôtre, annonçant le Verbe divin, * tu retiras le monde habité * du gouffre des vaines adorations * et de la funeste absence-de-Dieu * pour le mener vers le Christ par la foi, * vers ce Dieu qui te donna telle grâce, Barthélemy, * comme à son disciple choisi. (2 fois)
Le Soleil de gloire, Jésus * t'envoya comme rayon * vers l'ensemble du monde pour chasser * les ténèbres des sans-Dieu avec force * et pour illuminer tous ceux qui gisaient * dans la nuit et le sommeil de l'erreur * pour en faire, Barthélemy, * les héritiers de la lumière et du jour. (2 fois)
Obéissant aux volontés * de celui dont l'univers suit le vouloir * et l'imitant comme docteur de vérité, * par ta mort sur la croix * tu bus le calice de ta passion * dans l'allégresse et désormais * avec les Anges et les Apôtres, Barthélemy, * tu exultes devant le sommet de tes désirs.

Saint Apôtre, tu as reçu * la puissance invincible sur les démons * et le pouvoir de chasser le prince des ténèbres au nom du Christ; * tu parcourus comme un soleil * la terre entière en l'illuminant; * ayant atteint l'illustre Rome le premier, * glorieux Barnabé, tu y prêchas * la venue salutaire du Christ notre Dieu.
Imitant la suprême Bonté, * la vie que menait notre Dieu en la nature humaine, * apôtre Barnabé, tu fus toi-même, par communion * avec ton Maître, un homme de bien * et méritas le surnom de «fils de consolation»; * tu fis demeurer les croyants dans la grâce * par l'excellence de ta vie * et la pureté de ton esprit.
Devenu l'instrument * jouant de façon harmonieuse, * Barnabé, sous l'action divine de l'Esprit, * tu fus chargé d'appeler les nations * à la connaissance du Christ et de transformer, * le monde entier par tes paroles et tes œuvres * et tu l'as illuminé pour qu'il puisse confesser * la véritable divinité de Jésus, le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
Par des cantiques d'éloges vénérons * les véritables hérauts de la foi, * les astres tout-brillants de l'Eglise, * Barthélemy et Barnabé, * ces docteurs des croyants, * ces initiés du Christ Sauveur; * ayant semé la parole de vérité * dans les cœurs des croyants, * ils firent croître du fruit en tous; * ils intercèdent auprès du Christ pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.
Si l'on ne fait pas l'entrée (en ce cas on ne chante pas le premier cathisme, mais on lit le cathisme habituel et, au Lucernaire, on se contente de six stichères) on chante, au lieu de ce théotokion dogmatique, le théotokion Tu ne possèdes pas le repentir (voir au 14 Juin, à la fin des Laudes).

Entrée, Lumière joyeuse. prokimenon du jour et les Lectures (voir au 29 Juin).

Si l'on est encore dans le Pentecostaire, stichères de la fête; sinon, les suivants.

Apostiches, t. 1
Votre message de salut * a retenti par toute la terre, * illuminant les âmes égarées, * saints Apôtres qui avez vu notre Dieu * et dans la grâce avez mené les illuminés mortels au Christ; * intercédez auprès de lui pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux confins de l’univers.
Luminaires étincelants, * vases très-purs de Jésus Christ ayant reçu tout l'éclat de l'Esprit par la foi, * colonnes de l'Eglise, cieux illustres proclamant la gloire de Dieu, * intercédez auprès d lui * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Au Christ notre Dieu * vous avez conduit, Bienheureux, * les nations rachetées par le sang de celui * qui a voulu naître sur terre et mourir sur la croix; * intercédez auprès de lui * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Disciples du Sauveur, ayant parcouru le monde entier * et, consumant l'erreur des faux-dieux comme broussailles, * l'ayant illuminé par vos divins enseignements, * vous avez sauvé les nations en les tirant * de la profonde ignorance où elles s'étaient enfoncées * pour les mener à la connaissance de Dieu; * intercédez auprès du Christ * pour qu'il nous soit favorable au jour du jugement.
Maintenant de la fête,
ou bien Théotokion
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Tropaire, t. 3
Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
Gloire au Père... Maintenant... Tropaire de la fête,
ou bien Théotokion
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.


MATINES

Cathisme t. 1
Au monde fut envoyé * le chœur des Apôtres par le Dieu très-haut; * ils en guérirent les passions en prêchant * l'unique divinité des trois personnes * et ils ont décrit sagement * l’incarnation divine de l'Emmanuel.
Ô Vierge, nous te chantons, * buisson non consumé, tel que Moïse l'a vu, * sainte nuée, montagne de Dieu, * tabernacle immaculé, * divine table, palais du grand Roi * et porte infranchissable, resplendissante de clarté.

Cathisme II, t. 4
Comme astres, vous avez illuminé * tout le monde habité * de lumineuses clartés, * grâce aux enseignements de votre sainte prédication, * Apôtres du Seigneur et initiés célestes.
La fervente protectrice des affligés, * notre secours, notre réconciliation avec Dieu, * par laquelle nous fûmes rachetés de la mort, * la sainte Mère de Dieu, * fidèles, nous la disons bienheureuse.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous vous magnifions, * saints Apôtres du Christ, * vénérant les épreuves et les douleurs * que vous avez souffertes * pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets 1: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce. 2: Tu en feras des princes par toute la terre. 3: Ses éclairs ont illuminé tout le monde habité. 4: Par toute la terre a retenti leur message leur parole, jusqu'aux confins de l’univers. 5: Dieu se tient au conseil divin, a milieu des juges, pour juger. 6: Il donne à son peuple force et puissance.

Cathisme, t. 8
Avec le filet du Verbe ayant tiré divinement * du gouffre de l'ignorance les nations, * tu les as conduites vers la foi * et, comme une source d’eaux spirituelles, * tu as abreuvé l'univers de grâce; * sauvés par ta parole, Barthélemy, * nous te disons bienheureux comme intime du Verbe et nous écrions: * Intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Mystique porte de notre vie, * Mère de Dieu et Vierge immaculée, * délivre de tout danger les fidèles qui accourent vers toi afin que nous puissions glorifier ton enfantement très-saint * pour le salut de nos âmes.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...
Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux confins de l’univers. Verset: Les cieux racontent la gloire de l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de tes Apôtres...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t. 1
Apôtres qui avez vu notre Dieu, * votre message de salut * par toute la terre a retenti, * répandant la lumière sur les âmes égarées, * et vers le Christ a mené * les hommes que la grâce illumina; * intercédez pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons des Apôtres; celui de saint Barthélemy est l'œuvre de Théophane; celui de saint Barnabé porte (en dehors des théotokia) l'acrostiche: Apôtre Barnabé, j'écris pour toi ce chant.

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbuté * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Le Dieu qui d'avance connaît tout, * voyant l'aspect divin de ton esprit, * t'a choisi, Barthélemy, * et t'agrégea au chœur * de ses glorieux Apôtres, * illuminant ton cœur de grâce.
Ayant gravi la cime des vertus, * comme apôtre du Christ * par la venue du Paraclet * tu reçus la langue de feu * partagée en flammes, pour consumer * les vaines idoles des païens.
Excellent apôtre Barthélemy, * enflammé par les rayons du saint Esprit, * tu fus la braise théophore en vérité * consumant l'arrogance de l'erreur * et illuminant les cœurs * des fidèles te chantant.

Barnabé, en homme de bonté, * en fils de la consolation, * chasse de mon âme le mal * et le funeste découragement, * afin que plein de joie * je puisse te chanter.
Ayant reçu la divine clarté * de celui qui est issu * de la tribu de Juda, * le Christ ce roi de tous, * toi-même issu de la famille de Lévi, * tu annonças la transmutation du sacerdoce et de la Loi.
Barnabé, ta vie lumineuse * fit de toi par communion * à la nature du premier Bien * un bien second que bonifiaient * les grâces de l'au-delà, * glorieux Apôtre, fils de la divine consolation.
Le chœur des vierges saintes par divine inspiration * te chante, souveraine Mère de Dieu, * comme la plus belle entre les femmes * puisqu'embellie par la splendeur de la divinité, * car tu enfantas ineffablement * le Verbe, l'auteur de toute beauté.

Ode 3
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur; * en lui mon cœur s'est affermi. »
Comme pluie du ciel tu arrosas * la terre entière altérée * par la sécheresse des sans-Dieu, * saint apôtre Barthélemy, * oculaire témoin de notre Dieu.
Comme fontaine tu provenais * des sources du Sauveur * et comme fruit abondant * tu portas le salut des nations, * Apôtre digne d'admiration.
Avec la grâce comme sel, tu arrêtas * la pourriture des faux-dieux, * saint Apôtre, réjouissant * avec la douce parole de la foi * les cœurs des fidèles te vénérant.

Barnabé, tu as été pour nous * la nuée portant la pluie volontaire * depuis les sources de la grâce * et faisant affluer vers nous * le torrent de délices, le Christ.
La force toute-puissante de l'Esprit, * te voyant resplendir de toutes sortes de clartés, * fit de toi un serviteur * des mystères du Christ.
Eclairés par la grâce de ta Croix, * les illustres apôtres Paul et Barnabé * ont amené par la foi * vers toi, Seigneur, les nations.
Comme un lis au milieu des ronces tu parus * par la pureté et par l'éclat de ta virginité, * sainte Dame, auguste Mère de Dieu.

Cathisme, t. 4
Comme un ciel sur terre, Barthélemy, * tu racontas la splendide gloire de Dieu, * celle de sa divine incarnation, * illustre Apôtre qui parus comme un soleil * faisant cesser pour les cœurs enténébrés * l'obscure nuit des funestes démons; * illumine par ton intercession * les fidèles célébrant * ta mémoire porteuse de clarté.
t.8
Ayant abandonné avec sagesse l'ombre de la Loi, * tu rencontras la grâce, théophore Barnabé, * en toute ville et contrée portant le nom du Crucifié; * ayant amené par des signes et des miracles * à la vérité ceux qui d'abord la refusaient, * tu devins en Christ la consolation du monde entier.
Gloire au Père... Maintenant...
Avec les Apôtres, ô Mère de Dieu, * implore celui que tu as enfanté de façon merveilleuse, * le Fils et Verbe de Dieu que l'univers ne peut contenir, * pour qu'il donne au monde la paix véritable, * qu'il nous accorde avant la fin le pardon de nos péchés * et qu'il admette, en sa haute bonté, * tes serviteurs dans le royaume des cieux.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La Croix du Seigneur te protégeant, * tu fis cesser l'arrogance des démons, * excellent Apôtre, en dissipant * leur égarement funeste * par ta prédication, Barthélemy.
Le Reflet de la divine gloire, le Christ * fit de toi, Barthélemy, * la lumière du monde, toi qui éclairas * l'entière création de la divine connaissance, * bienheureux Apôtre divinement inspiré.
Devenu le char du Verbe, tu piétinas * comme excellent cheval * l'onde amère des nations; * et de la connaissance de Dieu * par la foi tu éclairas la création.

Suivant le précepte du Seigneur, * tu distribuas, * illustre apôtre Barnabé, * tous tes biens aux pauvres * et prêchas le Christ à haute voix.
Tu as atteint la cime lumineuse des vertus; * puis, ayant trouvé * le saint apôtre Paul, * vous avez annoncé à tous * l'ineffable profondeur du mystère divin.
Comme soleil parcourant le monde entier * dans la splendeur de ton rayonnement, * à la suite de Paul, tu as illuminé * toute la terre, illustre Barnabé, * par la parole de la grâce.
Ayant communié aux souffrances du Sauveur, * illustre Barnabé, * dans les parvis célestes * tu partages aussi sa gloire, * comblé d'une joie qui dépasse tout esprit.
La malédiction de la mère des vivants * est effacée par ton enfantement, * divine Mère tout-immaculée * qui as enfanté dans la chair le Verbe éternel * couronnant le monde de bénédictions.

Ode 5
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
Apôtre qui fréquentas le Christ de manière insigne, * lumière incréée qui s'est montré à nous dans la créature, * tu as brillé en sa compagnie * de son rayonnement divin.
En ce monde, bienheureux Barthélemy, * tu parus comme divine rosée * procurant aux hommes les guérisons * et tu retranchas, comme dit le Prophète, la terre des impies.
Vivant près de la prime lumière, tu devins * clarté seconde, saint Barthélemy, * illuminé en témoin oculaire du Verbe * par le splendide rayonnement de l'au-delà.

Ayant dépassé l'ombre de la Loi, l'apôtre Barnabé, * rayonnant de grâce, répandit * sur l'ensemble des nations la lumière de l'Evangile * par la prédication du Christ.
Saint Apôtre, clairement environné * par la puissante force de l'Esprit divin, * tu renversas les esprits du mal * et délivras le monde de leurs méfaits.
Bienheureux Barnabé, tu fus la voix * de celui qui crie dans ces déserts qu'étaient les nations, * pour annoncer à tous l'incompréhensible mystère * de la divine incarnation.
Voici, comme Isaïe l'avait prédit, * toute-pure Mère de Dieu, tu as porté dans ton sein * et, dépassant la nature, as enfanté, * divine Génitrice, le Christ notre Dieu.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Ayant reçu la grâce des miracles, Barthélemy, * et le pouvoir des guérisons, * tu as pris les nations dans tes filets.
Ta langue flamboyante consuma * toute erreur comme paille et fit briller * les cœurs des fidèles par la divine prédication.
Ayant eu pour maître le Verbe sans commencement, * cette source de sagesse, tu montras dans la grâce * que la sagesse de ce monde est folie.

Soleil de justice, ô Christ notre Dieu * levé sur le monde, Seigneur, tu as émis * comme rayons brillants les saints Paul et Barnabé.
Apôtre Barnabé, tu fus la cognée * aiguisée par des miracles qui dépassent la raison * pour trancher à la racine les broussailles de l'erreur.
Le législateur de la grâce, c'est bien toi, * qui portas les signes de l'antique Testament * à l'accomplissement de la réalité.
Celui qui tendit le ciel à son commandement * te déploya sur terre comme un autre ciel, pure Mère de Dieu, * et, se levant de toi, nous apparut.

Kondakion, t. 4
En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements et de tes miracles étonnants * ceux qui t'honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.

Ikos
En disciple du Verbe ayant saisi ses paroles sacrées, * tu as rendu fils de lumière ceux qui jadis * étaient soumis à la funeste absence-de-raison; * et, jetant tes filets dans les profondeurs de l'ignorance, * tu as pris les obéissantes nations; * quant aux esprits rendus incultes par l'erreur, * tu les renouvelas sous les labours de l'araire divin * et tu arrêtas l'ardente fièvre des divinités multiples * sous la rosée de ta prédication lumineuse, * faisant des enfants de la colère les fils de Dieu, * Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.

Synaxaire
Le 11 Juin, mémoire des saints apôtres Barthélemy et Barnabé.
Imitant jusqu'au bout le Christ, Barthélemy
endure sur la croix la passion des disciples.
Sous les pierres lancées vers lui par l'ennemi,
en saphir Barnabé reçoit les coups multiples.
Le onze ils crucifièrent, Seigneur, ton ami.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire. »
Barthélemy, tu révélas au monde * le grand mystère de la divine incarnation, * que nul ne pouvait comprendre ni saisir, * mais qui des seuls fidèles, sans qu'on puisse l'expliquer, * pénètre l'intelligence et la foi.
Dévalant comme un roc de sainteté, * tu détruisis violemment * la forteresse de l'erreur, Barthélemy, * et, comme inébranlable fondement de l'Eglise, * tu l'empêchas de chanceler.
Ayant pris les vertus pour couleurs, bienheureux Barthélemy, * tu peignis la divine ressemblance au naturel; * et, devenu l'apôtre de Dieu, * tu as annoncé à tous * la venue du Christ que nous chantons.

Saintement tu as prêché les Saints * qui repose dans les saints, Barnabé, * le Fils qui partage avec le Père * l'éternité et la régalité * et s'est fait homme pour accomplir notre salut.
Les hérauts du Christ partirent comme éclairs, * les saints apôtres Paul et Barnabé, * rayonnant la divine clarté * pour illuminer * l'héritage des nations sous la parole de la grâce.
Chypre, qui t'a nourri, fait croître et fait fleurir * pour le Christ comme suave essence de la foi, * se réjouit en ce jour; * en retour, par ton intercession * délivre-la de toute oppression.
Toute-pure, conduisant ma vie, * guide-moi vers ton havre de sérénité, * toi qui as enfanté notre Dieu, * source de bonté qui à tout croyant * accorde l'abondance de ses biens.

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et, sur l'ordre de Dieu, * elle consuma les Chaldéens, mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.»
Peu ou prou, mais tu enseignas sagement * l'évangile du Sauveur, * faisant comprendre à tous * Barthélemy par de brefs discours, * les grands miracles du Christ.
Comme fleuve jailli depuis Sion * pour abreuver l'ensemble de l'Eglise, Bienheureux, * tu as reçu le torrent * des divines délices en t'écriant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Comme apôtre, tu fus orné divinement * des splendides dons sublimes de Dieu, * car dans la grâce une telle dignité, Bienheureux, * te plaçait parmi les hommes, * au premier rang dans l'Eglise visible.
En bienfaiteur, Source de vie, tu as poussé * l'admirable Paul et l'illustre Barnabé, * comme chevaux, à piétiner * l'onde amère des nations, pour en chasser * l'erreur des multiples dieux par l'enseignement de la foi.
Etant Dieu, Esprit consolateur et tout-puissant, * en ton Eglise tu plaças des luminaires étincelants * pour qu'ils annoncent la puissance du Fils * et du Père, en s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Comme soleil tu brillas en ce monde * clairement au contact du mystique Soleil, * au point de devenir par ta luminosité * une clarté seconde révélant * à tous la puissance du mystère divin.
Ayant brillé sur la terre entière par tes enseignements, * tu as obtenu * dans les parvis célestes, Barnabé, * l'ineffable béatitude, en recevant * du Maître la splendide couronne méritée.
Pour effacer l'antique malédiction * et la condamnation à mort de celle qui jadis * fut la première à enfanter, * tu es né de la Vierge Mère, Verbe de Dieu, * pour donner à tous la véritable immortalité.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute digne de louange, nous te magnifions. »
Etant devenu le serviteur du Verbe, * le témoin oculaire, le disciple, le prédicateur, * là où il se trouve maintenant * tu as mérité de demeurer, * comme lui-même en vérité * l'avait promis, dans son extrême bonté.
Devant le trône du Maître désormais * tu te tiens, environné * des rayons de l'au-delà: * veille donc sur tes chantres, Barthélemy, * pour les délivrer de leurs passions * et de toute sorte de péril.
Tu as mérité par la foi de devenir * fils de Dieu et d'hériter * les trésors paternels: * généreuse main aux dons incomparables * que celle du Christ te glorifiant, * bienheureux Apôtre ayant vu Dieu!
Apôtres devenus lumière par vertu * et qui vous tenez maintenant * devant la grande Clarté, * priez le Maître d'accorder * au monde la paix et de sauver * l'Eglise que vous avez constituée.
Sous l'éclat de ta sagesse, Barnabé, * tu as éteint la verve des rhéteurs, * car en toi tu possédais * comme la source des clartés divines; * et c'est pourquoi nous magnifions * ta sainte et festive solennité.
Célébrant maintenant ta mémoire avec foi, * saint Apôtre, nous te déléguons * comme intercesseur devant le Maître, * demandant d'obtenir par tes prières * la rémission de nos péchés, * divin prédicateur, illustre Barnabé.
Comme l'aurore tu t'es trouvée au point du jour, * en la nuit de cette vie, * resplendissante d’éclat virginal * pour nous montrer à son lever * le Soleil de justice spirituel, * très auguste Mère de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
En ce jour acclamons comme il se doit * Barthélemy et Barnabé, * puisqu'en apôtres et disciples du Christ * ils intercèdent auprès de lui * pour nous qui célébrons comme une fête leur mémoire sacrée.
Tu es vraiment le pur encensoir d'or, * la demeure de la Trinité que nul espace ne peut contenir, * Vierge Marie, car en toi le Père s'est complu, * en toi le Fils a demeuré * et l'Esprit saint t'a couverte de son ombre, * faisant de toi la Mère de Dieu.

Laudes, t. 4
Le soleil de gloire, Jésus notre Dieu, * comme un rayon lumineux, * apôtre Barthélemy, t'envoya * sur l'ensemble du monde habité * afin de chasser au loin * les ténèbres du mal * et d'illuminer les cœurs obscurcis * par l'ignorance et l'emprise des passions. (2 fois)
Tu fus la pure habitation * de la sainte Trinité, * toi qui resplendis de l'éclat des vertus; * ayant reçu sa lumière en ton cœur, Barnabé, * tu as envoyé jusqu'aux limites de l'univers * une clarté plus brillante que soleil * et ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'ignorance, * tu les illuminas en apôtre divinement inspiré.
Comme nuages, Bienheureux, * vous avez fait pleuvoir la pluie du ciel * jusqu'aux limites du monde, pour abreuver * de grâce divine les âmes des croyants * et leur faire porter du fruit, * en étouffant l'ivraie semée par les impies, * saints Apôtres; c'est pourquoi * nous chantons des louanges en votre honneur.
Gloire au Père, t. 5
Comme la Sagesse de Dieu, * le Verbe qui partage l'éternité du Père, * l'a dit d'avance dans l'Evangile, * illustres Apôtres vous êtes les sarments * qui portez sur vos branches * le raisin mûr d'agréable saveur * dont nous, les fidèles, nous mangeons * pour goûter l'allégresse et la joie; * Barthélemy divinement inspiré * et Barnabé, fils de la divine consolation, * intercédez sans cesse pour nos âmes.
Maintenant...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire et théotokion. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 15:16

12 JUIN
Mémoire de nos vénérables Pères
Onuphre l'Egyptien et Pierre l'Athonite.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Onuphre, Père aux divines pensées, * conduis-moi sur le droit chemin des vertus, * moi qui habite le désert des passions; * guide-moi par tes prières * sur le sentier de conversion * vers l'accomplissement des divins préceptes * et l'inépuisable jouissance des vrais biens, * afin que je célèbre ta mémoire avec joie.
Onuphre, Père aux divines pensées, * tu supportas la chaleur du jour et le froid de la nuit * dans l'espérance des biens à venir; * ayant mortifié tes membres terrestres, en effet, * tu as trouvé la vie du ciel, * en pénétrant dans la salle du festin * où tu contemples avec joie * la prodigieuse beauté du divin Créateur.
Onuphre, Père aux divines pensées, * te retirant de la mondaine confusion, * tu gravis le sommet de la vie surnaturelle; * ayant cherché la source même de tout bien, * tu as atteint l'objet de ton désir; * toi qui brilles maintenant de sa clarté, * aux sombres ténèbres du péché * arrache-nous par tes prières, Bienheureux.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu, * demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant... Théotokion
Tu es pourvue de charismes divins, * virginale Epouse de Dieu, * car c'est l'Un de la sainte Trinité, * le Christ, la source de vie, * que dans la chair tu enfantas * pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, * te voyant suspendu sur la croix, * te cria dans ses larmes: * Ô mon Fils et mon Dieu, * ô mon Enfant bien-aimé, * comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Apostiches, t. 4
Désirant cette béatitude qui dépasse l'entendement, * tu fis de la tempérance tes délices, Père saint, * de l'absence de biens ta fortune la plus vraie, * de la pauvreté ton seul trésor, * de la modération ta célébrité; * ainsi fut comblé le désir de ton cœur, * puisque tu habites maintenant, * Onuphre, la demeure des Saints.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Tu as mené à bonne fin * la course de l'ascèse, sans t'arrêter; * la foi, tu l'as conservée, c'est pourquoi tu as reçu * la couronne de justice que le Christ t'a préparée, * lui qui selon les mérites donne à chacun * les récompenses, les honneurs * en échange des peines et des combats; * prie-le de nous sauver de tout danger.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.
A toute volupté, * en malmenant ton corps, tu renonças, * Père saint, rudoyant tes sens par les efforts * de la tempérance et fin, * les délices continues et l'ineffable allégresse dans les cieux.
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * gémissait dans ses larmes et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!

Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Onuphre, porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.
Ou bien le tropaire, t. 4: Dieu de nos Pères.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je chante avec amour la louange d'Onuphre.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Tout entier devenu l'habitation du Christ, * glorieux Onuphre, après avoir abandonné * la gloire instable de ce monde, * Père vénérable, tu jouis * à juste titre de la joie céleste.
Ayant médité les préceptes du Seigneur, * tu devins par tes vertus * un arbre de vie portant du fruit * et produisant par tes justes actions * la grâce des divines guérisons.
La demeure de la Sagesse, c'est bien toi, * Vierge pure; car, assumant la chair * en tes chastes entrailles, notre Dieu * nous a donné par sa mise en croix * de participer à son impassible condition.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Tu pris le joug du Christ sur tes épaules, * Onuphre, désirant le rencontrer seul à seul * dans les déserts inaccessibles * et jouir de sa divine splendeur.
Ayant fait descendre sur toi la lumière du savoir * et dissipé la nuée obscure des passions, * tu as reçu sur les tables de ton cœur * la loi de la condition impassible.
Sous la pluie de tes intercessions, * par miséricorde, virginale Mère de Dieu, * éteins la fournaise de mon âme, * en l'abreuvant à la source de ta compassion.

Cathisme, t. 4.
Tu t'es enfui au loin, vénérable Père, * et tu gîtas au désert, où sans cesse tu attendais le Seigneur te délivrant de tout mal; * c'est pourquoi tu plus au Maître, Bienheureux, * et reçus de lui le royaume éternel des cieux; * puisque tu l'habites désormais, souviens-toi en ce royaume de ceux qui te vénèrent.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement * tu as renouvelé la nature humaine corrompue par les passions * et tu relevas tous les hommes de la mort * pour les mener vers la vie dans l'incorruptible condition; * c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, * suivant ta propre prophétie, * nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.
Stavrothéotokion
Elevé sur la croix, * tu relèves les déchus de jadis; * mais ton élévation me renverse, ô mon Fils, * car pour nous, lumière de mes yeux, tu acceptes librement ta passion, * tu supportes la croix, l'éponge, la lance, les clous; * et par eux tu nous procures la condition impassible.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Fondé sur cette roche inébranlable qu'est le Christ, * tu repoussas, Onuphre, la vague des démons comme écume.
Comme acier trempé par la chaleur et par le froid, * tu vainquis les démons à la lutte.
Divine Mère, de mon âme ôtant le mal, * branche-la, pour mon salut, sur la clarté de ton Fils.

Ode 5
« Toi qui es la Source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Ayant offert en holocauste ton esprit * à celui qui par amour pour nous * souffrit la mort sur la croix, * en cohéritier de sa gloire * tu as mérité d'y prendre part.
En un temple que tes vertus font resplendir, * vénérable Père, tu t'es transformé, * rayonnant au loin, * bienheureux Onuphre, le pur éclat * des merveilles de Dieu.
Divine Génitrice ayant conçu * le Christ, la Source de tout bien, * guéris mon être ébranlé * par la tempête des passions, * en ta miséricorde, ô Vierge immaculée.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Poussé par les souffles de l'Esprit, * tu abordas, vénérable Père, au calme port, * ayant secoué le poids de la chair dans la tempérance.
Divinisé par divine inclination, * tu devins un ange sur terre, Onuphre bienheureux, * ayant imité la vie de Jean et d'Elie.
Entravé par mes fautes et déchiré par les passions, * je te prie délivre-moi du mal, * ô Vierge qui mis au monde notre joie.

Kondakion, t. 8
En ton cœur ayant reçu la clarté céleste, * vénérable Onuphre, tu es devenu * la demeure de la sainte Trinité; * et, compté parmi les Anges, désormais * tu chantes pour Dieu: Alléluia.

Ikos
Charité, resplendissante clarté, * résumé de toutes les vertus, * comblant de grâce et d'allégresse les armées célestes, * des Patriarches, des Prophètes, des Apôtres tu as fait ta demeure sacrée: * viens demeurer en nous aussi, par leurs prières, * afin que nous puissions avec eux * chanter pour Dieu: Alléluia.

Synaxaire
Le 12 Juin, mémoire de notre vénérable Père Onuphre l'Egyptien.
Le précepte d'avoir une seule tunique,
tu le transcendes, Père, en ton dépouillement.
Le douze, Onuphre quitte, nu complètement,
l'enveloppe du corps, son vêtement unique.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Pierre l'Athonite.
Le Christ tendit sa main: dès lors esquivais-tu
l'océan de la vie, Pierre, bien peu vêtu.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu: de nos Pères. »
Père Onuphre, ayant renouvelé * ton âme par les labours de l'oraison, * puis ayant semé la tempérance, * tu moissonnas l'épi de la pureté; * et, demeurant en elle, avec les Anges tu chantais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Tu t'es éloigné de l’existence mondaine, * vénérable Père, et, demeurant dans les déserts, * tu as reçu le pain du ciel; * car ton panetier, ce fut le Christ, * pour qui tu t'écriais joyeusement: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Il émerveille les Anges et les mortels, * le mystère divin de ton enfantement; * car seule, Vierge pure, tu as enfanté * sans semence le Verbe fait chair par miséricorde; * et nous, sauvés par lui, nous te chantons: * Bénie es-tu qui enfantes Dieu dans la chair.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Bienheureux, puisque ton âme * rayonne brillamment comme un astre * la lumière de l'Esprit, * verse les rayons de la contemplation, * Onuphre, et l'éclat des guérisons * sur qui exalte le Christ dans les siècles.
Fortifié par divine puissance * et renversant sans cesse * l'audace des démons, * vénérable Père, tu soumis * la nature animale en t'écriant: * Nous t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
Comme nuée lumineuse, * tu portes dans tes bras, ô Mère, le soleil, * le Christ, suprême Dieu: * sur mon âme enténébrée * envoie, divine Génitrice, la clarté * de la condition impassible.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Dans la flamme de l'amour divin * ayant consumé les voluptés charnelles * et fait briller ton âme, tu as resplendi * comme un astre dans le désert, * illuminant le monde entier, * vénérable Père, sous les rayons de ta vie * et la splendeur des guérisons.
Totalement uni à Dieu par l'amour, * tu as pris ta part de son royaume * et tu as reçu, Trois-fois-heureux, * la jouissance de la félicité éternelle, * Onuphre, le torrent de vie, * la festive exultation, * l'allégresse sans fin.
Toi qui jouis de la faveur de Dieu * grâce aux peines de ton ascèse, * aux sueurs de tes exploits, * rends-le favorable maintenant * envers ceux qui te chantent, pour les délivrer * des passions, des souffrances, des périls, * Onuphre, Père digne de nos chants.
En toi, divine Mère, possédant * l'unique protection, la force, le rempart * et l'enceinte crénelée, * je repousse l'assaut des ennemis * et le déferlement des passions; * en toi seule qui m'as tirée de la fosse * j'ai mis mon espérance pour toujours.

Exapostilaire, t. 2
Ta vie sublime est devenue pour les solitaires * un modèle de parfaite piété; * car toi-même, pétri avec le levain de l'esprit, * sous le joug du discernement * Père Onuphre, tu les invites à marcher.
En toi divine Mère, nous avons notre fierté, * en toi notre avocate auprès de Dieu; * étends ton invincible main pour écraser notre ennemi; * que Dieu, par tes prières, * nous envoie de son sanctuaire le salut.

Laudes, t. 8
Onuphre, Père aux divines pensées, * toi l'imitateur d'Elie en esprit, * tu t'exilas de la confusion mondaine, * renonçant aux désirs de la chair * et demeurant avec joie au désert, * sur les ailes de ton âme tu volas vers le ciel * où tu as acquis, bienheureux Père, ton droit de cité. (2 fois)
Onuphre, Père vénérable, ayant acquis * divinement la sainteté de l'âme, * tu supportas les épreuves, fortifié par la foi; * et, uni à Dieu par l'amour, * tu as trouvé demeure en la terre que possèdent les doux, * resplendissant de l'éclat des vertus; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire avec joie.
Onuphre, bienheureux Père, ayant reçu * les dons ineffables depuis le ciel, * tu livras ton ascétique savoir à ceux qui t'aiment; * et la voix de celui qui invite les bénis, * tu l'as entendue à l'intérieur * de la salle des noces où tu exultes maintenant, * admirable et trois fois heureux, devant le trône du Tout-puissant.
Gloire au Père, t. 2
Père théophore, tu désiras * contempler la beauté du Seigneur, * avec lui t'entretenir seul à seul; * aussi, quittant le monde, tu t'enfuis * pour vivre dans les monts et les déserts; * et là, ayant revêtu le Christ, * tu n'avais plus souci du vêtement, * puisque tu t'étais procuré * la tunique de l'immortalité * avec laquelle tu es entré * aux noces célestes, jubilant, * vénérable Onuphre, pour les siècles éternels.
Maintenant...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Apostiches de l'Octoèque. Le reste de l'office comme d'habitude, et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » mer. 27 oct. 2010 15:38

13 JUIN
Mémoire de la sainte martyre Aquiline.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ta mémoire lumineuse, nous la célébrons, * Martyre victorieuse au combat, * épouse virginale que l'Esprit saint a rendue splendide, * et devant la châsse de tes reliques sacrées * nous nous prosternons avec foi, * puisant en elle la guérison de nos maux, * nous qui te glorifions comme il se doit, * Aquiline toute-digne d'acclamations.
Eprise d'amour pour ton Créateur, * tu en imitas la Passion dans ta chair, * supportant la forte houle des tourments; * et désormais tu habites les cieux, * portant couronne qui ne flétrit, * invulnérable gloire, et contemplant, * Aquiline, ce que voient * les chœurs des Anges dans la joie.
Vénérable, tu as porté en dot, * à ton Epoux * les lambeaux de tes membres; c'est pourquoi, * t'ayant jugée digne de son palais lumineux, * l'Etre suprême te fait luire de la clarté * de sa gloire divine; auprès de lui * puisque tu te tiens dans la joie, * intercède pour nous qui célébrons ta mémoire avec foi.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Divine Epouse, Marie, * sous le flot de ton amour * lavant le bourbier de mon cœur, * assèche l'océan de mes péchés * et fais qu'arrive à la conversion * l'incorrigible que je suis; * en toi qui mis au monde le havre de miséricorde j'ai placé * mon espérance, Vierge tout-immaculée.
Stavrothéotokion
Lorsqu'élevé sur la croix * te vit celle qui t'enfanta, * Ami des hommes, elle dit en gémissant: * Comment de plein gré souffres-tu la Passion, * toi que mes entrailles ont mis au jour sans souffrances, Dieu tout-puissant * qui délivres de la condamnation ancestrale * la nature humaine réprouvée. * Je chante ton infinie condescendance, ô mon Fils.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon de la Sainte, avec l'acrostiche: Belle vierge Aquiline, reçois mon cantique. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Vénérable, tu te tiens, glorifiée, * en présence du Christ ton époux * et tu exultes dans les cieux; * ceux qui te célèbrent avec foi sur terre, * par tes prières glorifie-les en retour, * et qu'à ton sort prennent part ceux qui chantent pour le Seigneur: * car il s'est couvert de gloire.
Par la pureté que tu conféras à ton âme, * tu y fis entrer la grâce de l'Esprit, * et tu parus plus belle encor * sous les blessures de ton corps; * c'est pourquoi l'Epoux de nos âmes, te voyant * tout entière immaculée, * s'est uni à toi, vierge digne d'acclamations.
Les frimas de l'erreur ayant couvert * l'ensemble de la terre pour son malheur, * toi qui étais remplie de l'Esprit saint, * en témoin véridique du Seigneur tout-puissant, * tu as atteint le printemps de la vie, * admirable et illustre Aquiline, sage en Dieu, * et tu remportas le trophée de la victoire.
Celui qui partage l'éternité du Père, * se faisant homme, est descendu * dans ton sein pour nous sauver, * nous qui étions soumis au mal, * asservis à l'erreur de l'ennemi; * c'est pourquoi nous les fidèles, de tout cœur * nous te disons bienheureuse, divine Epouse, ô Marie.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Dans la grâce tu as tissé * le vêtement de lumière que saintement, * illustre Aquiline, tu as teint de ton sang.
L'amour divin t'ayant blessée, * tu supportas fermement * les blessures et les tourments les plus rudes.
Tout entière t'a sanctifiée * le Rédempteur et Seigneur, * car tu l'aimas de tout ton cœur.
Tu es l'épouse inépousée, * plus sainte que les Chérubins, nous le savons, * Vierge pure, le tabernacle du Créateur.

Cathisme, t. 8
Rayonnante de l'éclat divin de tes vertus, * tu fus ornée pour ta gloire de la couronne des martyrs; * et, dans la beauté dont la foi te fit resplendir, * tu t'es unie au souverain de l'univers * en épouse sans souillure et sans défaut; * c'est pourquoi tu as rejoint la chambre céleste de l'Epoux, * toi qui as si bien lutté et mis à mort le séducteur; * vénérable Aquiline, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Théotokion
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, * guéris les passions funestes de mon âme, je t'en prie, * accorde-moi la rémission des péchés * que j'ai commis en ma folie, souillant mon âme et mon corps. * Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, * à l'heure où les Anges sépareront mon âme de ce pauvre corps? * Alors, notre Darne, sois mon aide, mon ardente protection, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle poussa d'amères plaintes et s'écria dans ses larmes: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes serviteurs qui célèbrent ta divine Passion.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Dans la fragilité de ta chair * tu renversas l'arrogance du serpent * et par tes brillants exploits * fis disparaître l'audace des tyrans.
Du martyre ajoutant la splendeur * à l'éclat divin de la virginité, * Aquiline, tu es devenue * une épouse remarquable du Seigneur.
Sainte Martyre, ton corps meurtri * par toutes sortes de tourments * t'a procuré la vie * qui demeure dans les siècles.
Les flots de ton sang éteignirent * la flamme des multiples divinités * et les maladies des mortels sont effacées * par le fleuve de tes miracles.
L'insouciance, l'oisiveté * m'ont conduit au sommeil du péché: * par ton intercession qui ne dort pas, * Vierge pure, éveille-moi au repentir.

Ode 5
« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »
Alors que la tempête faisait rage * sur l'océan de l'erreur, * martyre Aquiline, ton vaisseau * parut gouverné par la droite du Christ.
Contemplant la récompense à venir, * de tes membres * tu supportas vaillamment le déchirement * et tu souffris la plus violente des morts.
Tu te montras rayonnante * devant les ennemis, qui furent frappés * par ta splendide beauté * et par l'élévation de ton âme.
Nous tous que ton enfantement * a délivrés de la condamnation ancestrale, * nous te disons: Réjouis-toi, * Pleine de grâce toute-digne de nos chants.

Ode 6
« Seigneur, tu as enfermé Jonas * tout seul dans le monstre marin; * et moi qui suis enserré dans le filet de l'ennemi, * comme Jonas sauve-moi de la mort. »
Les illustres souffrances du Christ, * tu désiras les suivre, pas à pas, * et tu as souffert, virilement, Aquiline * les tortures qui déchirèrent ton corps virginal.
Tu enduras les peines les plus variées, * Aquiline, et n'eus souci de la flamme; * allège donc en tout temps par tes prières les douleurs dont nous souffrons.
Le chœur des Anges, depuis le ciel * te voyant, illustre vierge, admira * la patience avec laquelle tu vainquis * par grâce l'ennemi incorporel dans ta chair.
Afin que l'homme devînt Dieu, * notre Dieu s'est montré aux hommes, * né, ô Vierge, inexplicablement * de tes entrailles et demeurant ce qu'il était, sans changement.

Kondakion, t. 3
Toi que purifièrent les flots de ton sang * et que le diadème des martyrs a couronnée, * le Christ ton époux, Aquiline, t'a donnée * pour la guérison des maladies à qui se trouve dans le besoin * et pour le salut des fidèles qui accourent vers toi, * lui qui est la source de la vie éternelle.

Synaxaire
Le 13 Juin, mémoire de la sainte martyre Aquiline.
Prépare, Epoux divin, le brillant lit nuptial:
vers toi, nouvelle épouse, s'envole Aquiline.
La martyre, le douze, sous le fer s'incline
et reçoit la couronne du Juge impartial.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Des souffrances de ton corps, * sainte Martyre, tu ne fis cas, * voyant déjà bien clairement * les récompenses et la gloire en l'au-delà, * la joie divine et la beauté de notre Dieu.
Dans la virginité de ton corps * ayant uni ton cœur au Seigneur, * devant le tribunal qui te jugeait * tu comparus et confondis, * Aquiline, le tyran insensé.
Tu échangeas ce monde corrompu * pour l'autre monde où la vie ne se corrompt * et les voluptés éphémères * pour celles qui demeurent à jamais, * le fiancé charnel pour l'Epoux immortel.
L'unique Principe divin * qui possède merveilleusement par nature l'unité * dans la trinité des personnes, * chantons-le par des hymnes en disant: * Tu es béni, ô Seigneur notre Dieu.

Ode 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »
Rayonnante d'éclat virginal * et fleurie par les roses vermeilles de ton sang, * vierge Aquiline, tu te tiens * en présence du Christ notre Dieu.
Tu t'es offerte au Christ notre Dieu, * Aquiline, en victime sacrée, * en oblation resplendissante, * en encens d'agréable senteur.
Gisant dans le tombeau, * illustre Aquiline, ton saint corps * guérit toutes sortes de maladies * et chasse au loin les méfaits du démon.
Sans corruption tu enfantas * ineffablement, ô Vierge, * le Verbe qui nous délivre de toute corruption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te glorifions.

Ode 9
« A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu; * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
La vierge, fixée au poteau, * fut crucifiée avec toi, Sauveur, * menant son combat en esprit * et foulant aux pieds la tête du serpent.
Admirable Aquiline, * splendide fut ta beauté * et prodigieuse s'est montrée * ta noblesse d'âme vraiment digne de Dieu.
Toi qui es unie désormais * aux chœurs des Anges et à la foule des Martyrs, * implore en notre faveur, * illustre Sainte, le Dieu de l'univers.
Ta glorieuse mémoire, * martyre Aquiline, en ce jour * nous invite à chanter joyeusement * tes peines et tes illustres combats.
Toute-pure, nous t'adressons * la salutation angélique: * Réjouis-toi, car tout homme te doit le salut, * réjouis-toi, couronne des Martyrs glorieux.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » jeu. 28 oct. 2010 10:38

14 JUIN
Mémoire du saint prophète Elisée;
et de notre Père dans les Saints
Méthode, archevêque de Constantinople, le Confesseur.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Réjouis-toi, sage prophète Elisée; * car, ayant purifié ton esprit des voluptés charnelles, * tu reçus avec gloire les clartés de l'Esprit, * que tu as transmises à tous peu à peu; * et tu devins tout entier lumineux; * c'est pourquoi tu demeures auprès de la lumière sans déclin * et pour nous qui t'acclamons tu la pries en tout temps.
Elie, ce prophète au zèle divin, * ce conducteur de char éthéré, * en te quittant, bienheureux Elisée, * te fit resplendir d'une double grâce; * à son imitation, tu arrêtas, en effet, * le cours du fleuve, qu'avec gloire tu franchis, * toi qui brilles de joie et magnifies le Christ notre Dieu.
A la fidèle Sunamite jadis * tu procuras par grâce un enfant * que tu éveillas de la mort par ta prière, * accomplissant des miracles en prophète divin; * et par le sel tu rendis fécondes les eaux qui faisaient avorter, * bienheureux Prophète; c'est pourquoi nous te chantons, * toi qui accomplis de grands miracles par la grâce de l'Esprit tout-puissant.
t. 4
En toi nous reconnaissons * le ferme appui de la foi, * le socle de la vérité, le rempart de la doctrine sacrée, * le défenseur de la piété, * le logis de la pureté, * l'urne précieuse du parfum de l'Esprit, * le trésor des enseignements, sur lequel repose l'Eglise du Christ, * Méthode, pontife divin.
Tu étais l'instrument * se mouvant de lui-même * et résonnant sous le souffle du saint Esprit; * de ta langue enflammée * tu fis retentir les divines vérités et tu consumas * l'ivraie des ennemis impies qui ne voulaient * se prosterner devant la représentation matérielle du Seigneur, * devant l'image de notre Dieu et de sa Mère immaculée.
Tu fais partie, à la fois, * de l'ordre sacerdotal, * de l'assemblée des ascètes et du chœur des martyrs, * puisque pour le Christ, tu as fermement résisté jusqu'au sang, *dénonçant la folie du juge inique, qui t'enferma, * par ordre de l'empereur impie, dans un caveau, * dont tu sortis, vénérable Père, sain et sauf.
Gloire au Père, t. 6
Prophète qui annonças le Christ, * tu n'es jamais séparé * du trône de sa divine majesté, * même si tu es présent * au chevet de tout patient, * car en servant dans les cieux, * tu bénis l'univers * dont tout lieu te glorifie. * Implore pour nos âmes la grâce et le pardon.
Maintenant... Théotokion
De charismes divins tu es pourvue, * virginale Epouse de Dieu, * car c'est l'Un de la sainte Trinité, * le Christ, la source de vie, * que tu enfantas dans la chair * pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, * te voyant suspendu sur la croix, * dans ses larmes te cria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * ô mon Enfant bien-aimé, * comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Après les Apostiches de l'Octoèque:
t. 4
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
En ce jour l'Eglise de Dieu * s'habille de fête et, joyeuse, s'écrie: * Ma beauté resplendit plus que toute cité; * le grand trésor des pontifes, le voici en effet, * le glorieux Méthode, arrivé au ciel. * Amis de la fête, venez, * tous les orthodoxes, en chœur, * auprès de la sainte châsse nous procurant * d'abondantes guérisons, * prions le Christ notre Dieu * de délivrer le monde de toute hérésie.
Gloire au Père, t. 8
Par des hymnes, fidèles, honorons * les sommets des prophètes, brillant sur l'univers, * Elie et Elisée, et dans la joie chantons au Christ: * en la tendresse de ton cœur, * accorde à ton peuple, Seigneur, * par les prières de tes prophètes au grand renom * la rémission des péchés et la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion .
Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée, * et nous glorifions ton ineffable enfantement; * Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * gémissait dans ses larmes et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!

Tropaires, t. 4
L'ange dans la chair, le glorieux Elie, * le socle des divins prophètes, * le second précurseur de la venue du Christ, * celui qui envoie du ciel la grâce sur Elisée, * chasse au loin les maladies * et purifie les lépreux; * sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons.
La justice de tes œuvres a fait de toi * une règle de foi pour ton troupeau, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu l'exaltation par ton humilité * et par ta pauvreté la richesse. * Méthode, pontife sacré, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons des Saints. Le canon du Prophète (t. 8), œuvre du moine Jean, a pour acrostiche (en dehors des théotokia): Réjouis-toi, divin et bienheureux Prophète; celui du saint Hiérarque (t. 2) porte l'acrostiche: Je chante pour Méthode, pontife de Dieu.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Réjouis-toi, Elisée, * qui as mené sur terre parfaitement dans la chair * la vie d'un ange.
De ton âme ayant conservé le regard immatériel, * Prophète, sous l'éclairage de l'Esprit * tu méritas de prévoir l'avenir.
A Dieu demande, Elisée, * pour les malades guérison * et pour tes chantres rémission de leurs péchés.
Chantons le Seigneur qui a voulu * sans semence prendre chair de la Vierge * pour notre salut et notre rédemption.
t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Délivre-moi de l'esclavage du péché, * ce pillard qui m'a pris dans son butin, * et vers le repentir, * Dieu de tendresse, guide-moi * en prisonnier de ton amour.
De ton cœur ayant fait un cours de vie, * comme fleuve de Dieu, * gorgé d'enseignements, * c'est la face de l'Eglise * que tu arrosas, Père saint.
Réfrénant la fougue des passions, * Père saint, par l'amour * de la tempérance, tu changeas * le sombre taillis de la chair * en cime de condition impassible.
Vierge pure, voici, dit Isaïe, * ayant conçu sans semence * dans ton sein l'Ange du grand conseil, * tu l'as enfanté en conservant, * même après sa naissance, ta virginité.

Ode 3, t. 8
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Saint Elie t'a consacré prophète, * glorieux Elisée, se conformant * à la parole divinement insufflée.
En toi elle trouva son repos * et fixa sa demeure, illustre Elisée, * l'abondante grâce du saint Esprit.
Trouvant labouré par les peines * le sillon de ton âme, Seigneur * Elisée y sema la grâce prophétique.
En toi, en tout temps nous possédons, nous les chrétiens, * notre refuge et rempart: * divine Epouse, nous te glorifions sans nous lasser.
t. 2
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom *, dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Par ta ferveur et par le zèle de ta foi * tu devins un coryphée parmi les Pères * et tu brisas l'opposition des hérétiques * comme porte d'Enfer.
Divine, ta parole et sainte fut ta vie, * tes discours ont couronné ta pratique des vertus * et tu empilas dans ton cœur * les gradins de la véritable contemplation..
Merveille que l'enfantement * dans un sein virginal * de celui qui est sorti pour relever * la nature jetée dans la corruption par le séducteur.
Kondakion, t. 2
Sur terre tu luttas en incorporel * et tu reçus en héritage les cieux, * Méthode, toi qui as affermi dans l'univers * la vénération des images sacrées; * admirable dans les peines et les douleurs, * tu ne cessas de reprendre franchement * ceux qui rejetèrent l'icône du Christ.

Cathisme, t. 1
Par divine providence, le grand Elie * t'entraîne comme disciple, Elisée, * te désignant comme prophète éclairé par l'Esprit; * c'est pourquoi, te vénérant pieusement avec lui, * nous fêtons en ce jour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Comme un immense soleil, * par tes enseignements et tes miracles rayonnants, * tu ne cesses d'illuminer * l'ensemble de la terre habitée, * bienheureux Méthode, initié aux mystères du ciel.
Maintenant...
Vierge Mère de Dieu, * étendant tes mains immaculées, * protège ceux qui se confient en toi * et qui implorent ton Fils en disant: * Sur nous tous envoie ta miséricorde, Seigneur.

Ode 4, t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Bienheureux Elisée, * de tout mal l'Esprit saint * te fit le retrancheur * et de toute vertu l'implanteur.
Celui qui connaît déjà l'avenir * et qui appelle le néant à l'existence, * te prévoyant digne de lui, * t'a choisi d'avance, prophète Elisée.
Lumineuse est ta mémoire * pour qui prône, bienheureux Elisée, * en trois personnes d'égale majesté * l'unique nature de la divinité.
Ta vie, saint Prophète, * s'accompagna d'une foule de vertus; * aussi les foules rassemblées * en ta mémoire te fêtent à présent.
Le Dieu que tu as enfanté, * ô Marie toute-pure, supplie-le d'accorder le pardon de leurs péchés * aux fidèles qui implorent ta faveur.
t.2
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car tu es venu jusqu'à moi, * vers la brebis perdue que tu cherchais, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »
En la terre de la pénitence tu semas, * à la sueur de ton front, Méthode, tes exploits; * ayant récolté l'épi de la condition impassible, * tu es parti demeurer * sur cette terre que les doux possèdent en héritage * et tu jubiles avec les Anges pour toujours.
Veillant dans la prière, tu conçus * en ton sein la crainte de Dieu * et par l'Esprit tu enfantas * les enseignements pour ton troupeau * grâce auxquels, repoussant les hérésies, * il se répand sur la terre de l'orthodoxie.
Ayant allumé tes dispositions naturelles * avec l'huile des bonnes actions, * tu devins pour les pauvres * une lampe vigilante, Bienheureux; * aussi avec les vierges le Christ t'a permis * d'entrer en la demeure de l'Epoux.
Conçu sans semence, Tout-immaculée, * le Verbe Dieu * devint en ton sein, sans changement, * consubstantiel au genre humain * et par miséricorde remodela * de façon plus divine sa création.

Ode 5, t. 8
« Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
Qui racontera tes actes de vertu * et qui pourrait décrire, Prophète divin, l'élévation de ton esprit?
Ayant trouvé l'océan des charismes divins, * pour qui t'approchait tu fis sourdre les prophéties, * les guérisons du corps et de l'âme, Elisée.
Le sépulcre n'a pu cacher, Elisée, * tes vertueuses et justes actions * qui sont chantées à présent par tous.
Implore sans cesse ton Fils et notre Dieu, * ô Marie, sainte Vierge inépousée, * pour qu'il envoie sur les fidèles la grâce du salut.
t. 2
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Tu chasses, avec la houlette de la foi, * ces fauves que sont les hérésies * et, liant les brebis de ton bercail * avec la chaîne de l'amour divin, * tu les gardes inébranlables en l'espérance et la foi.
Ayant secoué toute volupté, * de tempérance tu nourris * ton âme, ayant pour mets * l'exaltante humilité, les ferventes oraisons * et la divine méditation.
Par ta pratique des vertus, * sage Père, tu as tissé * la tunique de l'Eglise; * y brodant la sainte image du Christ par ta foi, * tu as affermi l'enseignement de l'orthodoxie.
En toi, Vierge pure, nous possédons * l'ancre de notre espoir, * la sûre protection, * le refuge, le ferme rempart, * la passerelle menant au royaume de Dieu.

Ode 6, t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Sans mélange fut ton esprit * et limpide, ta parole; * d'une source pure jaillissent en effet, * bienheureux Prophète, * les ondes claires révélant les choses cachées.
Tu n'as pas supporté * d'être séparé de ton maître; * l'ayant vu prendre son surprenant essor, * bienheureux Elisée, * avec lui tu montas sur les ailes de l'amour.
Tu en appelas, Elisée, * au char et à la cavalerie * en voyant ton maître emporté * sur le quadrige flamboyant des vertus; * mais avec ses charismes tu héritas son manteau.
Par tes prières, sainte Mère de Dieu, * puissions-nous être délivrés de nos péchés * pour obtenir, ô Vierge immaculée, * la divine illumination du Fils de Dieu * qui merveilleusement s'est incarné dans ton sein.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Toi-même, en victime et sacrificateur, * tu t'offris à Dieu pour la foi et tu gardas * la perfection du culte divin en toute chose.
Maintenant que tu as quitté la terre pour l'éclat immatériel, * à mon âme où pullulent les passions charnelles * applique le remède purificateur de ton intercession.
Ayant raclé le chancre de la lettre * à la clarté divine de tes pensées, * tu devins pour l'Eglise un calame aiguisé.
Mystère étrange que ton enfantement: * Vierge, tu allaites qui n'a pas de poids, * de ton lait tu nourris l'Immatériel * et dans tes bras tu portes le Créateur!

Kondakion, t. 2
Prophète de Dieu, tu le devins, * bienheureux Elisée, en recevant * la double grâce vraiment digne de toi, * puisque d'Elie tu as été le compagnon; * sans cesse en faveur de nous tous * intercède avec lui auprès du Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 14 Juin, mémoire du saint prophète Elisée.
Un char ravit Elie; quant à sa «double part»,
un char spirituel l'emporte à l'Elysée.
De juin, le quatorzième sonne ton départ
vers le destin suprême, prophète Elisée.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les Saints, Méthode, archevêque de Constantinople.
La nuée de la mort éteint ce luminaire,
Méthode, confesseur que l'Eglise vénère.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Dans l'Esprit tu as reçu * le double de ton maître, bienheureux Elisée; * et, devenu théophore, tu t'écrias: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
De ton maître tu recueillis * l'inépuisable grâce, l'entière vie, * devenant un trésor de virginité et psalmodiant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Tu as franchi les eaux du Jourdain * que, te souvenant de ton maître, tu frappas * et traversas à pied sec en t'écriant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
L'esprit du Thesbite repose sur Elisée! * s'écrièrent dans l'admiration * les frères prophètes et ils chantaient: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Réjouis-toi, Vierge toute-pure * qui mis au monde et dans la chair * le Dieu qui sauve de l'égarement * les fidèles te glorifiant * comme divine Mère et Souveraine en vérité.
t. 2
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Tu fus la coupe de la Sagesse, pleine de vertus, * et, l'ayant convoqué * par la prédication de ta vie sublime, * tu guidas, sage Père, ton troupeau, * avec lequel tu t'écriais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Avec honneur, Père saint, tu as gagné * les demeures et le repos de l'au-delà, * où tu exultes et jubiles d'allégresse avec ton Seigneur; * c'est pourquoi, bienheureux Père, nous te vénérons * et nous chantons à celui qui t'a glorifié: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
De courage ayant ceint ton cœur * et revêtu, par ta vie, * la tunique de la foi, * tu as couru vers le festin * du royaume céleste en t'écriant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Sans père, Vierge pure, naît de toi * celui que sans mère le Père a engendré * et, te conservant les signes de ta pureté, * il causa sans épousailles ton enfantement * et garda sans tache ta virginité, * car en toi se renouvellent la nature et ses lois.

Ode 8, t. 8
« Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié * et pour Moïse révéla dans le buisson ardent * le mystère de la Mère toujours-vierge, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Tu fus dans l'Esprit saint * le divin sel, théophore Elisée, * et par le sel tu assainis les eaux qui faisaient avorter, * chantant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Pour faire cesser * l'impudente méchanceté des jeunes garçons, * prophète Elisée, tu les livras en proie * aux bêtes sanguinaires, en t'écriant: * Louez le Seigneur, exaltez-le dans les siècles.
Tout entier tu fus consacré à Dieu, * Prophète, et au sein stérile d'une femme * tu fis porter son fruit, * t'écriant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Envoyé au bain par Elisée * et lavé de sa lèpre dans le Jourdain, * Naaman préfigura * la divine purification du baptême et s'écria: * Louez le Seigneur, exaltez-le dans les siècles.
Le Seigneur qui repose dans le sein * du Père que nul espace ne contient * et, sans qu'on puisse l'expliquer, * se montre à tous dans le giron de la Mère inépousée, * chantez-le, exaltez-le dans les siècles.
t.2
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles. »
Toi qui fus dans la maison de Dieu * un olivier fertile, avec l'huile des bienfaits * et les délices de la tempérance tu as réjoui le cœur des indigents * et pour ton âme tu as allumé * une lampe brillante de clarté.
Ayant fait luire ton ornement pontifical * de l'éclat de tes œuvres, tu es devenu * clavaire de sagesse, * délices des tempérants, * maître de prière en vérité, * voie de conversion et norme de vie.
Ô mon âme, le temps du repentir * te propose le fruit de conversion * et menace de te retrancher * comme le figuier stérile; * crains la malédiction et nourris le Christ * avec les nombreux fruits de tes vertus.
Vénérable protectrice de tes serviteurs, * n'oublie pas leurs cris, * mais de toutes leurs douleurs * et de toute menace préserve-les * par tes prières, car ton intercession maternelle * est capable de fléchir notre Dieu.

Ode 9, t. 8
« A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu; * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
La Sunamite criant de douleur, * Bienheureux, tu la pris en pitié * et tu ressuscitas son fils, * faisant disparaître aussi la mort après la stérilité.
Par la parole de vérité * ta vie, Prophète illustre, fut guidée * et, à cause de ta vie vertueuse, * ta parole trouva force en l'Esprit.
Toi qui reposes désormais * dans la béatitude, bienheureux Elisée, * intercède pour qu'à nous aussi * le salut de nos âmes soit donné.
Mon Seigneur et mon Sauveur, * tu as accompli d'ineffable façon, * conjointement selon tes deux natures, * ma délivrance et mon salut par ta propre volonté.
t. 2
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Les engins et les traits de l'ennemi, * sous le feu de la tempérance tu les as détruits * et par la braise ardente de la chasteté * ayant consumé en vérité * le taillis des passions charnelles, * saint Méthode, tu méritas * les clartés de l'au-delà.
Sans nullement désemparer malgré l'infirmité, * tu t'adonnais assidûment aux choses divines * et, voyant s'approcher le trône * de celui que Daniel nomma l'Ancien des jours, * Père saint, tu n'as point fait cas * du grand âge, mais as soutenu * par tes peines la faiblesse de ton corps.
Dans le chœur des Patriarches auquel tu appartiens, * avec eux tu chantes * l'invocation angélique: * Saint, le Père qui engendre, * saint, le Fils qui naît de lui * et saint, l'Esprit qui procède sans division, * Trinité sainte, gloire à toi.
Epouse, Mère, Vierge immaculée, * espérance des croyants, * accueille-moi et prie ton Fils, * avec les chœurs des Anges, * d'accorder la paix au monde, * la victoire aux vrais amis du Christ * et le salut à tout fidèle te chantant.

Exapostilaire, t. 3
De laboureur que tu étais, * tu es devenu prophète, Elisée; * et, recevant le manteau d'Elie, * tu fus doublement doué de son esprit; * aussi nous te vénérons avec lui.
t. 2
Surgi, comme soleil, de l'orient, * tu descendis, en confesseur, vers l'occident; * mais le monde a reçu par la suite * la lumière de tes sages enseignements; * théophore Père Méthode, intercède pour nous.
En toi, divine Mère, nous avons notre fierté, * en toi notre avocate auprès de Dieu; * étends ton invincible main pour écraser notre Ennemi; * que Dieu par tes prières * nous envoie de son Sanctuaire le salut.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Méthode, ce grand pontife, a surgi * tel un astre de foi, * depuis le couchant du visible soleil; * ayant traversé le brouillard des hérésies, * il est allé reposer vers le véritable levant * du soleil de justice, le Christ notre Dieu; * et là, dans le chœur des Anges incorporels, * devant le trône de la Trinité, * en moine, pontife, témoin * et patriarche ayant uni * la contemplation et la pratique des vertus, * il demande pour nous * qui célébrons avec foi * sa mémoire sainte, la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Tu ne possèdes pas le repentir, * âme impénitente, que tardes-tu? * Voici que s'approche la césure de la mort * et le terme survient comme un voleur: * vite, prosterne-toi devant la Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'avait mis au monde s'écria: * Ô mon Fils, quel mystère étonnant frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, toi qui donnes la vie?

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juin

Message par Monique » jeu. 28 oct. 2010 10:46

15 JUIN
Mémoire du saint prophète Amos.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
La lumière de l'Esprit a trouvé, * Prophète, dans la pureté de ton cœur * un miroir resplendissant de clarté; * elle a fait luire sur le monde l'éclat * de la connaissance de Dieu * et figura d'avance * les images des mystères divins * et la grâce que tous les hommes devaient recevoir.
Toi la bouche de Dieu, * tu repris sans ambages les artisans d'impiété, * leur promettant l'inéluctable et fatal jugement, * Prophète bienheureux, te conformant * aux décrets de la justice et aux sentences de Dieu; * aussi, nous qui voyons * tes sages oracles réalisés, * nous te chantons des louanges méritées.
Dieu fit de toi, Prophète bienheureux, * l'initié de ses ineffables jugements; * tu éclairas et illuminas les nations, * Amos, et tu annonças la Trinité; * c'est pourquoi nous glorifions * ton illustre souvenir. * Délivre donc de tout malheur * tous ceux qui t'acclament et te célèbrent avec foi.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Toi qui as enfanté le flot de vie, * le nectar d'immortalité, * le Christ notre Seigneur, * verse-moi, Toute-pure, les flots du pardon * et gratifie mon âme de divines pensées, * afin que j'accomplisse les commandements salutaires; * ainsi, par leur pratique, j'atteindrai * le port du salut, où je pourrai te glorifier.
Stavrothéotokion
Vierge pure, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver les terrestres fils d'Adam! * C'est pourquoi, Vierge sainte, nous te supplions avec foi: * procure-nous la faveur de ton Fils.

Tropaire, t. 2
Célébrant la mémoire d'Amos ton prophète, Seigneur, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Prophète, avec l'acrostiche: Amos, pour toi je chante, sublime prophète.

Ode 1, t. 7
« Au Seigneur Dieu qui fit tomber * dans la mer Rouge le Pharaon et ses armées * chantons une hymne de victoire, * car il s'est couvert de gloire. »
De mon esprit veuille chasser * la sombre ténèbre des passions * et donne-lui, Seigneur, la clarté * pour que je chante ton prophète Amos.
Lorsque Dieu a fait de toi * le mystagogue de ses mystères qui dépassent l'esprit, * glorieux Prophète, il t'a permis * de voir d'avance l'avenir.
Pour ton Dieu tu as été, * Amos, une demeure de pureté; * c'est pourquoi tu as reçu * l'énergie divine de l'Esprit.
Conformément aux prophéties, * tu relevas la demeure déchue d'Adam, * Vierge pure, et tu as enfanté * le Sauveur notre Dieu.

Ode 3
« Sur la pierre de la foi * l'Eglise du Christ fut affermie; * en des hymnes incessantes elle s'écrie: * Saint es-tu, Seigneur, * et c'est toi que chante mon esprit. »
Reprenant les transgresseurs, * tu montrais la justice de Dieu, * prophète Amos, en t'écriant: * Saint es-tu, Seigneur, * toi qui sauves nos âmes.
De l'Alliance renouvelée * tu fus, Prophète, le pilier * soutenant son pinacle et t'écriant avec foi: * Saint es-tu, Seigneur, * et c'est toi que chante mon esprit.
Bouche de Dieu, prophète Amos, * initié à ses mystères divins * pour éclairer les peuples, tu chantais: * Saint es-tu, Seigneur, * toi qui sauves nos âmes.
Reconnaissant ton divin Fils, * Vierge Mère, je me trouve affermi * et gagne ta protection en m'écriant: * Saint es-tu, Seigneur, * toi qui sauves nos âmes.

Cathisme, t. 3
Vibrant aux souffles incessants du Paraclet, * tu en es le divin instrument: * tes oracles nous montrent les mystères cachés, * tu éclaires les fidèles qui accourent et tu pries, * illustre Amos, le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein; * mais, se faisant homme, demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, * toi qui veux sauver la condition humaine de ses infâmes passions!

Ode 4
« J'ai ouï ta voix, Seigneur, * car sur terre tu t'es manifesté * pour nous sauver; et nous chantons: * Gloire à ta puissance. »
Tu repris le peuple d'Israël * qui adorait de sourdes idoles, * Prophète admirable, et lui prédis * sa future captivité.
Dieu te fit passer au rang de prophète, * toi qui étais auparavant un berger; * c'est pourquoi nous tous fidèlement, * Amos, nous te disons bienheureux.
Recevant tel un miroir, * Amos, les clartés de l'Esprit saint, * tu fais resplendir joyeusement * la piété pour tous les hommes.
Prophète illustre, Dieu, voyant * ta vie sans reproche, te choisit * pour annoncer à tous * sa gloire et sa divine incarnation.
Vierge pure, te prenant * pour logis, le Verbe reforma * ma nature déchue * pour son antique transgression.

Ode 5
« Devant toi je veille et je m'écrie: * Dieu de tendresse, éclaire mon esprit * assombri par les ténèbres du péché * et guide-le à la clarté * de tes préceptes divins. »
Tu blâmas ceux qui se laissaient frapper * par les traits de la mollesse, Bienheureux, * car ils pensaient que leurs biens éphémères * pourraient fixer à leur profit * l'instable cours des jouissances corrompues.
Visiblement auréolé * d'une intense luminosité, * tu fis connaître à tous * le salaire de l'impiété en familier de Dieu.
Intercède, Bienheureux, * pour que tes chantres soient tous délivrés * des pièges et des filets de l'ennemi * et resplendissent à la clarté * de ta prophétie céleste.
Nous les fidèles confessant, * Vierge Mère, ta divine maternité, * puissions-nous atteindre grâce à toi, * divine Génitrice, * les délices du royaume sans fin!

Ode 6
« Du sein de l'Hadès cria Jonas: * A la fosse rachète ma vie! * Et nous-mêmes, nous clamons: * Aie pitié de nous, Sauveur tout-puissant. »
Tout rayonnant de vérité, * tu cinglas le prophète mensonger, * avec force reprenant Amasias * et lui prédisant sa destruction.
Tu fis pâlir la flamme de l'erreur, * Prophète, faisant se lever sur tous * la lumière, comme un soleil de piété, * ayant reçu l'éclat; de l'Esprit.
Ton irréprochable virginité, * Toute-sainte, je la chante et je vénère * ton auguste et virginal enfantement * qui nous a sauvés de la mort et du tombeau.

Kondakion, t. 4
Ayant purifié par l'Esprit * ton cœur resplendissant de clarté, * illustre prophète Amos, et du ciel * reçu le don de prophétie, * à haute voix tu crias aux nations: * Notre Dieu, le voici * et nul autre ne lui peut être associé.

Synaxaire
Le 15 Juin, mémoire du saint prophète Amos.
Ce berger cultivant jadis les sycomores
cueille les fruits du ciel sans plus les cultiver.
Le quinze juin, Amos voit son temps s'achever
et rejoint en l'Hadès les premiers frugivores.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de feu * les Jeunes Gens transformèrent en rosée * l'ardente flamme qui les entourait, * car ils louaient le Seigneur en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Admirable prophète Amos, * le salut que tu avais annoncé * dans l'éclat de la piété * s'est révélé au monde qui s'écrie: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Fortifié par puissance divine, * tu devins invulnérable * pour les ennemis du vrai Dieu * et proclamais, avec la fermeté d'un diamant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
De la Vierge nous glorifions * l'enfantement que notre esprit ne peut saisir: * par lui nous fûmes délivrés de la mort * pour devenir incorruptibles et chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Le Roi de gloire, le seul éternel, * devant qui tremblent les Puissances des cieux * et que les Anges n'osent regarder, * vous les prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Tout entier, Amos, tu t'élevas * vers la hauteur céleste et tu fus initié * à la connaissance des secrets ineffables * pour révéler l'incarnation du Verbe; c'est pourquoi * nous te chantons dans tous les siècles.
Avec la finesse de ton esprit * tu fus digne, autant qu'il est possible, * de comprendre le Maître universel qui t'initiait * à la science de l'ineffable, toi qui psalmodiais: * Peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Comme prophète, tu as trouvé * la béatitude, la joie ineffable * et le royaume des cieux, * céleste visionnaire, en t'écriant: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Sans semence, divinement * tu as mis au monde son Sauveur, * en deux natures l'Un de la sainte Trinité, * divine Mère; et nous les fidèles, avec amour * nous t'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
« Toute-digne de nos chants * et plus sublime que les cieux, * sans semence tu conçois le Verbe éternel * et pour les hommes enfantes Dieu dans la chair: * nous tous, les fidèles, nous te magnifions. »
Comme langue mue par Dieu * pour révéler en prophétie ses mystères divins, * tu annonces à tous, prophète Amos, * la divine miséricorde; c'est pourquoi * tous ensemble nous te disons bienheureux.
Ineffable est le renom * des Prophètes, car l'Esprit saint * qui habite en eux les fait participer * à l'effusion de sa lumière, et grâce à eux * nous, les fidèles, sommes tous illuminés.
La tunique de la mort, * ô Vierge, tu me l'ôtas en enfantant * pour les hommes la tunique du salut, * le Dieu qui s'est fait chair; et nous tous, * sans cesse nous te magnifions.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

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