Ménées de Juillet

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Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 16:03

29 JUILLET
Mémoire du saint martyr Callinique;
et de la sainte martyre Théodote.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Martyr Callinique aux-divines-pensées, * toi qui préféras une sainte mort à la vie, * en vérité tu fus l'image de la mort du Christ; * c'est pourquoi tu as trouvé * la condition immortelle * et la béatitude sans fin, toi qui demeures, jubilant, * avec les chœurs des Anges et de tous les Martyrs.
Callinique, martyr bienheureux, * contre les ennemis invisibles possédant * comme invincible allié l'invisible Seigneur, * tu as remporté la grande victoire de la condition immortelle, * renversant dans le corps à corps de tes combats * celui qui se vantait d'effacer tant la terre que la mer, * et tu l'as englouti sous les flots de ton sang.
Le champion de la foi, qui fit périr l'ennemi, * le compagnon des Martyrs, * devenu un temple du saint Esprit, * le soldat du Christ notre Roi, * l'inépuisable trésor des guérisons, * l'admirable soutien des croyants, * c'est Callinique: en ce jour célébrons-le par des chants.
t. 4
Comme vierge ayant témoigné, * comme épouse immaculée de notre Dieu, * rayonnante des clartés de l'Esprit, * ayant chéri le Christ et confondu l'ennemi * et dans ta ferme lutte supporté les peines les plus variées, * nous t'acclamons avec foi, * Théodote, et célébrons * ta mémoire porteuse de lumière et de salut.
Promise à lui dans l'Esprit saint, * tu apportas au Christ dans la foi * la brûlure de tes membres comme dot, * avec les peines de ta passion, * les supplices et le sang que tu as versé; * et dans la chambre divine tu pénétras, * où tu intercèdes, couronnée, * Théodote, pour les fidèles te vénérant.
Comme un acier bien trempé, * comme la martyre aux divines pensées * ayant mis fin à l'erreur du Maudit * et écrasé sur terre l'ennemi d'Eve par ton sang-froid, * glorieuse Théodote, nous t'acclamons, * toi qui es partie demeurer * dans le vaste Paradis * où tu as trouvé ta part avec Dieu.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Notre Dame, réjouis-toi, * lumineux palais de notre Dieu, * allégresse des Anges, réjouis-toi, * qui rachetas la faute d'Eve et rappelas Adam au Paradis, * mystique échelle, réjouis-toi, * qui fais passer les mortels * vers la gloire éternelle du ciel; * réjouis-toi, sceptre royal et invincible talisman.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit ta mise en croix, * ta Mère virginale, Seigneur, * fut saisie de stupeur et s'écria: * Voici ce que t'offrent en retour * ceux qui jouirent de tes bienfaits! * Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, * mais ressuscite bientôt, * pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dame, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces canons des Martyrs: celui de Callinique, avec l'acrostiche: Callinique martyr, veuille agréer ce chant; celui de Théodote, avec l'acrostiche: Théodote, dirige mon chemin vers Dieu.

Ode 1, t. 4
« A la mer il a jeté * les chars de Pharaon et toute son armée, * le Puissant dans les combats: * chantons-lui un chant nouveau, * car il s'est couvert de gloire. »
Monté sur ton char mystique, * tu as englouti les cavaliers * de l'invisible Pharaon * dans la mer Rouge de ton sang, * Callinique, gloire des Martyrs.
Ayant revêtu l'ornement divin, * Bienheureux, tu déposas * le vêtement terrestre * et, t'élançant vers le combat, * tu as triomphé de l'ennemi.
De l'ennemi ayant brisé * les machines compliquées, * tu l'enchaînes par tes combats * et sans forces le jettes au sol, * où tu l'écrases sous tes pieds.
Toi que le chœur des Prophètes a vue * d'avance comme porte du ciel * et buisson non consumé, * Vierge Mère immaculée, * nous te reconnaissons comme Génitrice de Dieu.

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d' Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Toi qui rayonnes à la fois * la splendeur du martyre et de la virginité, * Théodote, supplie le Christ * pour que tes chantres soient illuminés * par la grâce de la divine clarté.
Toi qui, fortifiée par l'Esprit saint, * confondis la multitude des esprits mauvais, * fais briller sur tes chantres * ton éclat spirituel, * Théodote au grand renom.
Martyre glorieuse, tu marchas * selon les règles vers le combat, * brillamment ornée par les enseignements * des paroles divinement inspirées, * et fis paraître fous les conseils des impies.
Comme vierge tu es présentée au Christ * pour te tenir devant le Roi, * à la suite de celle qu'il a choisie, * l'ineffable Mère de Dieu, * et tu devins une victime sainte pour le temple des cieux.

Ode 3
« Créateur du tonnerre et des vents, * affermis, Seigneur, mon esprit, * afin que je te chante en vérité * et que j'accomplisse ta volonté, * car il n'est d'autre Saint que toi, notre Dieu. »
Blessé par l'amour du Christ, * le Martyr s'est écrié * en la fermeté de ses combats: * Je cours sur la trace de ton parfum * et je suis ta Passion en luttant jusqu'au sang.
Tu n'as pas été mordu * par la langue du serpent, * mais le perfide, clouant tes pieds, * eut la tête écrasée, * Callinique, par tes exploits.
Ayant retranché les ronces de l'erreur * avec la serpe de l'Esprit, * sans faille tu as cultivé la foi du Christ * et fait produire à tes peines cent fois plus, * pour l'offrir à ton Maître, Bienheureux.
Seule, tu fus mère sans qu'on puisse expliquer * ta conception et ton enfantement, * en ton sein concevant le Verbe Dieu antérieur à toi, * Vierge pure, et comme un nourrisson * allaitant celui qui précède tout début.

« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Le tyran impie, emprisonné * par les mailles de tes discours, * aux yeux des gardes semblait * le contraire de ta virile fermeté.
Ton amour pour Dieu * et l'inspiration du Sauveur, * Martyre du Christ, ont fortifié * le zèle de ton âme.
Tu t'es empressée de mépriser la chair * pour t'occuper de l'âme; c'est pourquoi * tu souffris d'être lacérée * par les terribles coups de fouet.
Tu fus le doux encens * répandu sur les charbons du martyre * pour la Braise mystique * née de la Vierge Marie.

Cathisme, t. 3
Ton âme brûlant de zèle divin, * tu as mis avec courage en échec * ceux qui violaient la loi pour des vanités; * et, au milieu des châtiments, * tu menas noblement ta lutte à bonne fin; * glorieux martyr Callinique, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 4
Ayant chéri la beauté suprême du Christ * et fait resplendir ton âme d'un chaste éclat, * par toutes sortes de peines et d'afflictions * tu t'en es approchée comme épouse immaculée; * c'est pourquoi il t'a jugée digne des palais célestes, * où tu intercèdes auprès de lui, * Théodote, pour nous qui te vénérons de tout cœur.
Maintenant... Théotokion
Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur: * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs; * notre unique espérance repose en toi.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale et toute-pure, * voyant cloué sur la croix le Fils qu'elle avait enfanté, * fut frappée en son âme * de douleurs mortelles et s'écria en pleurant: * Mon enfant bien-aimé, * qui se souvient à présent * des miracles et des bienfaits * dont ce peuple ingrat a joui? * Mais tu souffres tout cela * pour sauver le genre humain; * et je chante la tendresse de ton cœur.

Ode 4
« Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi ton œuvre de salut, * disait le Prophète de Dieu, * et j'ai glorifié ta puissance. »
Bienheureux qui fus baigné * dans les flots de ton sang, * martyr Callinique, tu as brillé * par la pureté de ton esprit * et goûté aux jouissances des Incorporels.
Comme pierre de grand prix * tu fus érigé pour l'Eglise * et tu ébranlas les temples des faux-dieux, * que tu renversas jusqu'au sol * par ton inflexible force au combat.
Des ennemis tu repoussas * les flatteries venimeuses * et, ton âme fortifiée * par les paroles de l'Esprit, * tu remportas la victoire sur l'erreur.
Le grand prophète Moïse, te préfigurant * comme le buisson du Sinaï, * Vierge pure, t'a vu porter, * sans être consumée, * en ton sein le feu de la divinité.

« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Sainte Martyre qui planais * sur les ailes de l'amour divin, * tu ne t'es pas aperçue * des châtiments pénibles, * transportée en esprit vers celui que tu aimais.
Celui qui séduisit * Eve au Paradis * est écrasé sous les splendides pieds * d'une vierge aux divines pensées, * la martyre Théodote.
Illustre Martyre, fiancée * à l'immortel Epoux, * par la mort corporelle * tu es passée vers la vie * en trouvant le bonheur éternel.
Initiée aux mystères divins, * tu chantais à celui qui s'est incarné de la Vierge Mère: * Ma force et mon chant, * Ami des hommes, c'est toi.

Ode 5
« Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, * car mon esprit, ô Christ, veille devant toi * et te chante: Tu es mon Dieu, * en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »
Seigneur, je suis tombé dans le bourbier sans fond, * dans le gouffre de mes péchés, * j'enfonce dans la houle de mes fautes et je te crie: * Sois pour moi le secours.
Martyr aux pieds cloués, tu psalmodiais: * Sur la voie de ton témoignage richement, * Arbitre des combats, je me suis délecté * et dans l'espoir des récompenses j'ai souffert les clous.
Ayant acquis de l'huile au prix de ton amour, * tu as allumé ta lampe de martyr * et par elle tu devins entièrement * un sacrifice pur, un holocauste agréé.
La gloire des Apôtres que les Prophètes ont annoncée, * la parure des Martyrs, c'est bien toi, * divine Mère toute-pure, car ineffablement tu as porté * le Verbe Dieu né du Père avant les siècles.

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Théodote, ton esprit, * uni par amour au Créateur, * sans fléchir a dédaigné * tous les charmes d'ici-bas.
Vers la future, la joie éternelle * dirigeant tes pensées, * tu ne fus pas découragée * par le souci des châtiments.
Désormais te sont données * longueur de jours et douce joie * pour les coups des châtiments * et les peines que tu as vues.
Sur les vierges et les martyres * les dons divins ont jailli * de la Vierge qui enfanta le Christ, * l'unique Mère de Dieu.

Ode 6
« Naufragé dans la tempête du péché * et comme englouti dans le ventre du poisson, * avec le Prophète je te crie: * A la fosse arrache ma vie * et sauve-moi, Seigneur. »
Inaccessible fut tenu * aux bestiales hérésies, * le bercail de ton troupeau * ayant, pour repousser les loups, * le solide bâton de tes combats.
La nuit de l'erreur fut dissipée * par ta lutte, et s'est levée * comme soleil sur l'univers * la splendide foi que tu as confessée, * glorieux hoplite de la Trinité.
En sûr prédicateur de la foi, * tu déclares promptement à l'impie: * Pourquoi menaces-tu * celui dont l'âme est plus trempée que l'acier? * Contre elle les flèches des sans-Dieu ne peuvent rien!
Après comme avant l'enfantement * tu conserves intacte ta virginité, * divine Epouse, car en toi * le mystère dépasse * ineffablement l'entendement.

« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Les glaives de l'ennemi * ont finalement disparu, * puisque de jeunes vierges le foulent aux pieds, * fortifiées manifestement * par la puissance de la Croix.
La chute de la Mère des vivants, * ses filles l'ont redressée, * qui ont élevé brillamment * toutes sortes de trophées * et reçu la couronne pour leurs victorieux combats.
Martyre Théodote, enflammée * par l'amour de ton Epoux, * tu supportas l'âcreté du feu * et courageusement * tu éteignis la flamme de l'erreur.
Par la sage confession de Dieu * que tes lèvres ont prononcée, * tu repoussas les caresses des tyrans * en proclamant celui qui a pris chair * en la Vierge Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2
A bon droit tu savoures désormais * les délices d'en-haut, * Callinique, puisqu'enflammé d'amour pour le Christ * avec courage tu affrontas la flamme pour lui; * en sa présence tu te trouves maintenant: * ne cesse pas d'intercéder auprès de lui pour nous tous.

Synaxaire
Le 29 Juillet, mémoire du saint martyr Callinique.
Jeté dans la fournaise ardente, Callinique
y trouve la couronne, en victorieux martyr.
Le vingt-neuf, dans son zèle pour le Dieu unique,
le martyr par les flammes se laisse engloutir.
Ce même jour, mémoire de la sainte martyre Théodote.
«Ce n'est donc pas si mal!» (passez-moi la litote)
dit le Christ couronnant par deux fois Théodote.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Le feu brûlant de la fournaise fut troublé * et les Jeunes Gens, couverts de rosée, * se mirent à chanter: * Béni sois-tu qui es vraiment * l'unique Dieu de nos Pères. »
Le spectre des châtiments * me procure le bonheur, * disait le Martyr, et ni le feu * ni les fouets ne me sépareront * de celui que j'aime en vérité.
Fortifié par l'alliance du Christ, * glorieux Martyr, en combattant * tu jetas à terre l'ennemi * et remportas, comme l'indique ton nom, * belle victoire sur les tyrans.
Illustre Callinique, par tes exploits * tu confondis le Diable et fis la joie des Anges; * et pour le Christ tu psalmodiais: * Béni sois-tu qui es vraiment * l'unique Dieu de nos Pères.
Tu as effacé par ton enfantement, * Vierge pure, la malédiction * qu'Eve, la prime aïeule, a méritée, * car tu es la Mère du seul Seigneur * et la source de joie universelle.

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
En martyre désireuse du royaume des cieux, * sans fléchir tu as suivi l'étroit chemin * à travers le martyre et t'écrias: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
L'impie fit preuve de férocité cruelle * en te lacérant sous les coups de fouet, * martyre Théodote qui chantais: * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.
Pour prix de ta patience et de ta fermeté, * c'est la gloire et le bonheur sans fin * que t'a donnés le Christ, alors que tu chantais: * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.
La nature humaine mise à mort, * divine Epouse, tu l'as fait revivre en enfantant * la vie immortelle qu'est le Christ: * bénie es-tu entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« En ta sagesse, Seigneur, tu rassembles l'univers, * les bases de la terre, tu les fondes à nouveau, * ses fondements, tu les fixes sur les immenses eaux; * c'est pourquoi nous te chantons joyeusement: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Réjouis-toi, délices des Témoins de vérité, * réjouis-toi, joyau et gloire de la foi, * réjouis-toi, splendide aurore des Martyrs * qui dissipas l'erreur par ta passion * et fis luire sur le monde la clarté.
Le tyran fut confondu par ton ardeur dans les combats, * les bourreaux furent vaincus par tes blessures, Bienheureux, * l'erreur, percée des clous rivant tes pieds * et tout temple des idoles, consumé, * brûlé au feu de ton martyre, Sage-en-Dieu.
Par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * pour ceux qui te vénèrent prie sans te lasser * et préserve de tout piège du maudit * le troupeau que tu conduis; * toi, sa gloire et sa vigueur, fortifie-le dans la foi.
Les Prophètes, ô Vierge, dans l'Esprit * comme table et tabernacle t'ont préfigurée, * comme l'urne, la montagne sainte, la nuée, le chandelier, * l'arche, le bâton, les tables de la Loi * et la divine porte ouvrant pour tous l'antique Paradis.

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Sainte Martyre, ni le feu ni les coups de fouet * ni les torsions de tes membres ni la mort, * aucun de ces tourments ne put briser * les liens de ton amour envers le Christ, * pour lequel tu psalmodiais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ton époux le Christ t'a fait le don * de l'agréable et pur séjour, * vénérable Martyre qui brillais * d'une double grâce et qui chantais, * pleine de joie, en ton amour ardent: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Le Christ ton aimé, Bienheureuse, t'inspira * la force en proportion de ton amour; * grâce à elle tu fis échec à l'impiété * et supportas les épreuves les plus variées * en chantant: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
Selon tes propres termes nous te disons * bienheureuse, comme Dieu lui-même t'a nommée, * puisqu'en toi nous avons trouvé * la base du bonheur divin, * la Mère du bienheureux Verbe pour lequel nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
«Le Christ notre Dieu que tu enfantas, * sainte Mère, de virginale façon, * par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »
Glorieux Martyr, le manteau de foi * grâce auquel tu dépouillas sur le stade l'ennemi * te fut tissé d'en haut.
Le tyran pensait, dans sa folie, * fléchir par des caresses le Martyr, * mais il a tenu bon dans sa foi.
En pur holocauste, en agréable encens, * illustre Callinique, tu fus offert à Dieu * dans le feu de ta passion.
Te découvrant comme un autre Paradis, * nous les fidèles, nous puisons aux flots divins * grâce aux peines de tes combats.
Qu'ils sont beaux, martyr Callinique, tes pieds * qui s'avancent, percés de clous, * pour la divine prédication!
En toi, Vierge pure, nous possédons * le refuge, le havre, l'ancre, le mât * et la solide espérance au milieu des périls.

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Supplie ton Epoux immortel * d'accorder sa faveur * à ceux qui te chantent avec amour, * admirable Martyre sage-en-Dieu, * qui rayonnes en tout temps de grâces brillantes.
Devant le trône du Maître te voilà * sans crainte, intercédant, en fidèle et martyre, * toi qui fus agréable doublement * à celui qui t'inspira vigueur * et t'a richement couronnée.
Tu es toute belle et chère à ton Seigneur, * Théodote, car tu es toute clarté; * sainte Martyre, point de tache en toi: * d'une double grâce, en effet, * tu as été gratifiée.
Comme épouse et génitrice du Roi de tous, * tu surpasses en sainteté * tout ce qui depuis les siècles fut créé; * et nous, sauvés grâce à toi, * divine Mère, nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 3
Bien que morte, tu fais jaillir ton sang * tel une myrrhe de vie, * toi qui es vive dans le Dieu vivant, * en héritière de son divin testament, * et tu gardes, Théodote, les fidèles qui te chantent avec amour.
Mère plus vaste que les cieux * et transportée dans le ciel, * dans ta bonté ne nous délaisse pas, * nous les terrestres, ici-bas, * mais intercède pour le monde en levant * tes saintes mains vers le Seigneur compatissant.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 16:05

30 JUILLET
Mémoire des saints apôtres
Silas, Silvain, Crescent, Epénète et Andronique,
du nombre des Soixante-dix.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Sous l'éclairage de l'Esprit, * vous avez parcouru * l'ensemble de la terre, pour dissiper * les profondes ténèbres de l'erreur * et répandre vos lumières sur les croyants, * saints Apôtres du Verbe; c'est pourquoi, * sanctifiés par vous, nous célébrons avec joie en ce jour * votre mémoire sainte et porteuse de clarté.
Comme nuages, Bienheureux, * vous avez fait pleuvoir la pluie du ciel * jusqu'aux limites du monde, pour abreuver * de grâce divine les âmes des croyants * et leur faire porter du fruit, * en étouffant l'ivraie semée par les impies, * saints Apôtres; c'est pourquoi * nous chantons des louanges en votre honneur.
Venez, fidèles, vénérons * et tous ensemble disons bienheureux * Silas, Epénète et Crescent, * l'excellent Andronique et Silvain avec eux, * de toute notre âme les magnifiant * comme prédicateurs de la foi * qui font couler à flots les guérisons * et balayent les passions sous le souffle de l'Esprit.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Délivre ma pauvre âme, très-sainte Epouse de Dieu, * de la condamnation que lui valent ses péchés; * par tes prières éloigne-moi de la mort * et permets qu'au jour du jugement * comme la multitude de tous les Saints * j'obtienne ma propre justification, * me purifiant avant la fin * par mon repentir et le flot de mes pleurs.
Stavrothéotokion
Agnelle ayant porté, * Toute-pure, l'agneau sans défaut, * venu guérir le monde entier de son péché, * par son propre sang, et s'immoler pour nous * afin que l'univers trouve en lui la vie, * ô Vierge, revêts mon être dépouillé * de la condition immortelle * sous le manteau de la divine grâce que ton enfantement nous a tissé.

Tropaire, t. 3
Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Je chante les illustres disciples du Verbe. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Houleuse et infranchissable était la mer, * mais Dieu lui ordonna de s'abaisser * pour y conduire à pied sec le peuple d'Israël: * Chantons le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Saints Apôtres qui devant le trône de Dieu * recevez sans cesse sa clarté sans déclin, * demandez-lui de faire descendre l'illumination de l'Esprit * venant du Père des lumières sur nous tous * qui vous glorifions avec foi.
Ayant vu le Soleil de justice, qui s'est levé * de la virginale Servante de Dieu, * vous vous êtes joints à lui, * devenant lumière par divine communion * et dissipant les ténèbres de l'erreur.
Portant sur vos lèvres la loi de Dieu, * vous avez parcouru le monde entier, * ôtant de la terre toute impiété * et semant la connaissance du salut, * Crescent et Andronique, Silas et Silvain.
L'illustre Epénète, louons-le, * qui devint la fierté de Carthagène, * ce disciple du Verbe, cette source de guérisons, * ce prédicateur des mystères qui dépassent l'entendement, * ce fondement de la foi.
Ineffablement, Vierge toute-digne de nos chants, * tu as enfanté le Dieu louable hautement * qui prit chair de toi, en sa bonté; * c'est pourquoi, rendant grâces, nous te chantons * et te disons bienheureuse, comme jadis tu l'as prédit.

Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Prêchant l'incarnation du Seigneur * et brisant les chaînes du péché, * vous avez délivré, sages prédicateurs, * ceux que l'incroyance avait emprisonnés * et les avez conduits à Dieu par la foi.
Vous les flambeaux de la lumière sans déclin, * vous avez chassé les ténèbres des impies, * montrant aux hommes les clartés du savoir, * saints Apôtres dignes d'acclamations; * c'est pourquoi nous vous disons bienheureux.
Comme le chante David, a retenti * par toute la terre le message divin * des Apôtres enseignant la Passion du Sauveur * et sa Résurrection, par laquelle nous tous, * nous avons surgi des tombeaux de la vanité.
L'ayant trouvé plus pur que les Anges du ciel, * c'est dans ton sein qu'est descendu, ô Mère de Dieu, * celui qui habite l'inaccessible clarté; * il s'est laissé voir en homme incarné de toi * et nous fut révélé en deux natures.

Cathisme, t. 4
Astres géants qui répandez * sur le monde les clartés de la foi, * saints Apôtres du Seigneur * qui êtes porteurs de miracles, * pour les siècles vous êtes glorifiés.
Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * étendant tes mains immaculées, * protège ceux qui se confient en toi * et qui implorent ton Fils en disant: * Envoie sur nous tous ta miséricorde, Seigneur.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * Vierge pure, déchirée en tes entrailles, * comme une Mère, tu t'écrias: * Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, * toi, ma lumière intemporelle, Jésus?

Ode 4
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car jusqu'à moi tu es venu, * vers la brebis perdue que tu cherchais, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »
Parcourant, grâce au pouvoir du Créateur, * la terre entière comme gent ailée, * vous avez sauvé, porteurs de Dieu, * ceux qui sur l'océan du mal * étaient en danger et les avez guidés * vers le havre de paix.
Par ta parole, glorieux Silas * affermissant les esprits paralysés, * avec saint Paul tu es allé, * parcourant le monde entier * et, de nombreux périls environné, * tu prêchas à tous le Sauveur.
Doué des plus grandes qualités, * tu fis route avec saint Paul, * du Levant jusqu'au Couchant, * comme un rayon de ce brillant soleil * et tu as illuminé les cœurs * des païens, saint apôtre Silas.
Crescent et Andronique soient loués, * avec Silas soit magnifié Silvain, * Epénète reçoive nos éloges en ce jour, * car ils furent les raisins * de cette vigne qu'est le Christ, * en distillant le suc du salut.
La merveille qui se fit en toi * dépasse toutes les merveilles de jadis: * hors des lois de la nature, en effet, * tu enfantes l'Auteur même de la loi, * Vierge toute-pure, le Christ * qui rachète la faute de nos premiers parents.

Ode 5
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Plus haute que les cieux s'est élevée * la magnificence de tes apôtres proclamant * ta venue sur terre, Jésus, * ta Passion et ta Résurrection, * Verbe de Dieu, Seigneur de toute bonté.
Le vase transparent du Paraclet, * le guide des errants, * l'illustre gloire des Saloniciens, * le joyau des apôtres divins, * acclamons-le, c'est le sage Silvain.
Encouragé, en conformité avec ton nom, * Andronique, par le Verbe combattant à ton côté * en tout lieu tu affermis les cœurs * exposés aux attaques du guerroyeur * et les menas à la claire connaissance de Dieu.
D'avance, ô Vierge, t'a désignée David * comme fertile montagne de notre Dieu, * car en toi ses pas furent connus * lorsqu'il s'est appauvri, prenant la chair, * pour nous ramener vers le bonheur des premiers temps.

Ode 6
« Jonas dans le poisson criait vers le Seigneur: * Je t'en prie, retire-moi des antres de l'Hadès, * Rédempteur, pour que je t'offre un sacrifice * dans les chants de laude et en esprit de vérité. »
Elevés, par vos purs penchants, vers le Seigneur, * vous avez hissé ceux qui dévalaient * la pente de la perdition * vers la hauteur céleste de la contemplation et des vertus.
Bienheureux Apôtres, ayant prêché par le monde * le Dieu unique par nature et trine en ses aspects, * vous avez dissipé la ténèbre des multiples dieux * et resplendi comme flambeaux sur les âmes.
Le Christ, donnant vigueur à tes pensées, * de l'huile d'allégresse t'a consacré * suprême pasteur de Chalcédoine pour montrer, * comme son disciple, le chemin aux égarés.
T'ayant trouvée resplendissante de beauté, * en toi le Créateur fit sa demeure et, dans un corps, * devint le plus beau parmi les fils des hommes, * très-sainte Vierge toute-digne de nos chants.

Kondakion, t. 4
De cette vigne qu'est le Christ * vous êtes devenus les sarments, * sages disciples qui portiez comme raisins les vertus, * et vous avez distillé le vin du salut, * dont nous avons bu, comblés de joie, * nous qui fêtons votre mémoire sacrée; * en ce jour, pour la rémission de nos péchés * intercédez, saints Apôtres du Seigneur.

Synaxaire
Le 30 Juillet, mémoire des saints apôtres Silas, Silvain, Crescent, Epénète et Andronique, du nombre des Soixante-dix.
Andronique et Silas, Crescent comme Silvain
aient avec Epénète un éloge divin!
Pour rejoindre le ciel où le Christ les convie,
le trente, cinq apôtres quittent cette vie.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens se muèrent en rhéteurs, * car du fond de leur cœur * versé en la sagesse de Dieu * s'éleva jusqu'à leurs lèvres ce chant: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni. »
Rendons hommage à Silas et à Silvain * qui ont reçu dans leur cœur * toute grâce du Paraclet * et qui des réceptacles de l'erreur * firent des vases d'élection pour notre Dieu.
Qui donc sera capable de chanter * l'éloge d'Epénète, si digne d'admiration? * Car il s'est conformé au Christ * en souffrant pour lui sa passion * et prend part à son royaume pour avoir bien combattu.
Crescent soit honoré de chants divins: * lui qui a montré les voies secrètes du Christ, * dans sa chair il expia * la condamnation due au péché * et blanchit la conscience de beaucoup.
Délivre-moi des chaînes du péché, * Vierge pure, par ta sainte médiation; * enchaîne-moi à l'amour de ton Fils * qui par l'inconvenance de mes passions * chaque jour m'éloigne de lui.

Ode 8
« Pour avoir méprisé l'ordre du tyran, * les trois nobles Jeunes Gens * furent mis dans la fournaise, * mais ils chantèrent pour rendre gloire à Dieu: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Les serviteurs vigilants du Christ * n'ont point donné de sommeil à leurs yeux * qu'ils n'aient délivré les croyants * de la profonde somnolence de l'erreur * pour en faire des fils de lumière, et du jour.
Illustres Apôtres, devenus les chars de Dieu, * c'est lui que vous avez trouvé * pour vous mener jusqu'à la borne des cieux * et briser tous les chars de l'erreur.
A juste titre le très-sage Silas * soit loué comme serviteur du Christ; * avec lui Andronique fidèlement * soit glorifié avec Crescent * comme luminaires ayant éclairé les nations.
Chantons la vivifiante Trinité, * par nature unique Dieu, * mais trine en ses aspects, * et disons-lui en psalmodiant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« L'astre divin qui avant l'aurore s'est levé * et vécut parmi nous corporellement, * de tes entrailles virginales * tu lui donnas corps ineffablement: * Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Sauveurs des âmes et guérisseurs des corps, * Apôtres lumineux, * grâce aux remèdes spirituels * vous purifiez les malades * pour leur rendre en tout domaine la santé; * c'est pourquoi nous vous disons bienheureux.
Vous les braises allumées par la flamme de l'Esprit, * vous avez mis fin * à la froidure de l'erreur * et, réchauffant par la foi * les cœurs glacés, vous les avez conduits * vers le printemps du salut.
Formons un chœur dans la maison de notre Dieu * pour glorifier Silas, * Andronique et Silvain, * le sublime Epénète, le très-sage Crescent, * ces hérauts de vérité * qui intercèdent pour nous.
Votre mémoire de sainteté, * digne d'éloge, sacrée * et comblée des grâces de l'Esprit divin, * illumine l'ensemble des fidèles * de ses rayons divinisants * et nous invite à vous chanter.
Désespéré que je suis par mes péchés, * ne m'envoie pas au feu, mais épargne-moi * par l'intercession de ta virginale Mère, * Maître tout-puissant qui dois revenir * dans la gloire de ta divinité * pour juger le monde entier.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 16:08

31 JUILLET
Avant-fête de la Procession de la Croix;
et mémoire du saint et juste Eudocime.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Le genre humain tout entier * exulte de joie en ce jour, * célébrant l'avant-fête de la Croix, * dont le bois va s'offrir aux regards des croyants * comme source inépuisable de guérisons * pour nous délivrer des maladies, * des passions et de toutes sortes de périls.
Fidèles, venez, * admirons ce prodige inouï, * voyons comment le bois de la Croix * arrête les fièvres et apaise les douleurs, * délivrant de toute souffrance les patients; * d'avance fêtons-la * et que sa Procession nous remplisse de joie!
Mourants et bien-portants, * préparons-nous, puisque l'arbre de vie * qui fit périr Adam au Paradis, * mais sauvegarde les hommes et ressuscite les morts, * s'avance à présent * pour accorder à tous ceux qui la demandent avec foi * l'inépuisable grâce de Dieu.

Eudocime, tu as trouvé * la béatitude en ta fin, * toi qui dans les vertus divines fus éprouvé, selon ton nom, * et que n'ont pas terni les séductions mondaines, * mais qui brillas plus clairement * que les rayons du soleil * et répandis ta lumière sur l'ensemble des croyants.
En ce jour soit acclamé * Eudocime au cœur compatissant, * ce luminaire de charité * qui venait au secours des orphelins, * prenait soin des indigents * et cultivait la chasteté, * en accomplissant les préceptes du Seigneur.
Dans la pureté de ton cœur, * Eudocime aux divines pensées, * tu cherchais Dieu et méprisas * tous les charmes de ce monde; c'est pourquoi * tu as reçu du Seigneur * la récompense de tes peines, en vérité, * comme ta fin l'a révélé.
Gloire au Père, t. 2
De tout juste le souvenir * s'accompagne d'éloges, en vérité: * ainsi ta mémoire, serviteur du Christ; * car ton arme fut la Croix * et ton invincible force, la foi * en la Trinité consubstantielle, * inoubliable Eudocime; c'est pourquoi * tu reposes avec les Anges dans le ciel.
Maintenant...
Tu es ma force, ma protection, * Croix aux trois branches, Croix du Christ; * par ta puissance sanctifie-moi, * afin que dans la foi et l'amour * je te glorifie et me prosterne devant toi.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père... Maintenant, t. 6
Espérance des chrétiens, * guide des errants et havre des naufragés, * victoire dans les combats et rempart de l'univers, * guérison des malades et résurrection des morts, * Croix du Christ, procure-nous sa pitié.

Tropaire, t. 4
Celui qui t'appela de terre * vers les demeures éternelles du ciel * conserve, même après la mort, * sans dommage ton corps, * puisqu'en ta chaste et sainte vie * tu as gardé sans souillure ta chair. * Eudocime saint et bienheureux, * par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * intercède pour notre salut.
Gloire au Père... Maintenant... t. l
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je chante, Bienheureux, ta sainte vie. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Sublime fut ta vie, et tu brillas * par l'éclat de tes divines élévations: * fais donc descendre ta clarté * sur moi qui célèbre tes vertus * grâce auxquelles, Eudocime, tu as trouvé * bon renom et les biens espérés.
Toi qui aimais les divins enseignements * et vaquais à la méditation * des Ecritures sacrées, * tu évitas l'infamie et les relents des plaisirs * et tu as resplendi de beauté * en exhalant le parfum de tes vertus.
Aux paupières de ton âme, Bienheureux, * tu n'as point donné de sommeil, * toi qui veillais, uni à Dieu, * dans les offices de toute la nuit, * sans épargner la nature; c'est pourquoi * tu es parvenu au jour sans déclin.
Toi le palais vivant de notre Dieu, * l'encensoir ayant porté * l'éclatante braise qu'est le Christ, * divine Mère bienheureuse en tout temps, * nous te chantons: Réjouis-toi * grâce à qui nous fûmes recréés et sauvés.

Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Puisant aux sources des paroles de vie, * Eudocime, tu as bu les ondes du salut * et rejeté les flots amers du péché * pour chanter à notre Dieu: * Nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Imitant le Christ, tu fus compatissant * et distribuas tes biens aux indigents, * te procurant ainsi un trésor dans le ciel * et, trouvant ce bonheur, tu t'écrias: * Nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Uni au Créateur par l'amour divin, * tu as reçu l'héritage des cieux; * à l'arbre de vie tu communies, Bienheureux, * divinisé auprès de Dieu et lui chantant: * Nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Plus vénérable que les Anges, tu portas * dans ton sein, puis enfantas, * divine Mère, leur propre Créateur * pour la délivrance des hommes te chantant: * Nul n'est sans tache, notre Dame, comme toi.

Cathisme, t. 4
Ayant acquis bon renom par tes œuvres de bien, * au creuset des tentations tu fus éprouvé comme l'or, * illustre Eudocime; c'est pourquoi * tu fais jaillir en abondance * les miracles à flots * et tu arrêtes les maladies, * priant sans cesse pour la rémission de nos péchés.
Gloire au Père... Maintenant...
Celui qui siège sur le trône des Chérubins * et repose dans le sein paternel * reposa corporellement sur ton sein, * notre Dame, comme sur son trône divin: * c'est le Dieu qui règne sur l'ensemble des nations; * nous le chantons comme il se doit; * intercède auprès de lui pour qu'il sauve tes serviteurs.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Gardant sans faille les enseignements patristiques, * toi qui avais reçu * dès ton enfance la vraie foi, * sans reproche tu menas ta vie * et te montras compatissant.
Eudocime, ni l'exercice du pouvoir * ni la confusion du monde * ni la gloire d'un moment * n'ont émoussé ton amour pour le Seigneur * et par de saintes œuvres tu acquis bon renom.
Exalté par de saintes méditations, * chaque jour tu humilias notre ennemi, * et tu reçus le don des guérisons, * Eudocime, par juste décision * de celui qui dirige l'univers.
La châsse de tes reliques, distillant * la douceur des guérisons abondantes, * Eudocime, purifie les passions * des fidèles t'honorant * et consume les phalanges des démons.
Vierge Mère toute-digne de nos chants, * tu as enfanté le Dieu qui est chanté * par les armées célestes et s'est fait homme; * pour tes serviteurs ne cesse pas * d'intercéder auprès de lui.

Ode 5
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Eclairé par la lampe de la chasteté * et gardé par sa loi, Bienheureux, tu as franchi * sans faux pas la nuit de cette vie * en t'élevant sur les ailes de la contemplation * jusqu'à rejoindre la vie en Dieu.
Un grand miracle suscitant l'admiration * désormais se laisse voir en toi: * longtemps après ta sépulture, * Bienheureux, ton corps demeure intact dans le tombeau * par les voies que seul connaît le Dieu qui a voulu te glorifier.
Bravo pour le crédit que tu possèdes auprès de Dieu * et pour l'amour qu'en ton cœur tu as nourri à son égard, * devenant un chrétien à toute épreuve, selon ton nom, * et des clartés divines dont tu resplendis * éclairant l'ensemble des croyants.
Vierge Mère, ne cesse pas d'intercéder * auprès du Fils né de toi * pour nous tous qui te chantons, * afin qu'il nous délivre des passions et des périls, * des maux funestes aux âmes et de toute affliction, * de la flamme éternelle et du terrible châtiment.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Bienheureux, tes peines et tes sueurs ont distillé * comme gouttes de pluie la douce joie * et l'éclat des guérisons, pour la louange du Christ notre Dieu.
Tu as poussé dans les parvis de notre Dieu * comme une vigne fructueuse aux beaux sarments * et pour le vigneron des âmes tu as amassé le raisin des vertus.
Le royaume de Dieu, tu l'as chéri * et, régnant sur les passions, Bienheureux, tu as trouvé * la joie des Justes, par bienveillance du Seigneur.
Vierge sainte, tu fus choisie par Dieu * comme la table, le palais, le chandelier, * comme sa demeure spacieuse et resplendissante de beauté.

Kondakion, t. 3
Ta mémoire sainte nous a rassemblés * devant la châsse de tes reliques, en ce jour; * car tous ceux qui s'en approchent et se prosternent devant toi * échappent à tout dommage causé par les démons * et de toutes sortes de maladies, * saint Eudocime, sont bien vite délivrés.

Synaxaire
Le 31 Juillet, mémoire du saint et juste Eudocime.
Au Seigneur il a paru bon de rappeler
celui qui dans sa vie eut la joie pour maxime
et qui dans les vertus ne cessa d'exceller.
Le trente et un, la tombe accueillait Eudocime.
Ce même jour, nous célébrons l'avant-fête de la précieuse et vivifiante Croix, c'est-à-dire sa Procession depuis le palais impérial vers la ville.
En procession quittant la demeure des rois,
pour sanctifier la ville s'avance la Croix.
Par sa puissance, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l’ordre impie d’un injuste tyran * la flamme s’éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Fortifié par la puissance du Donneur de vie, * tu as maîtrisé les convoitises de la chair * et donné des ailes à ton esprit * pour atteindre le ciel et t'écrier: * A toi bénédiction et haute gloire!
Bienheureux, tu as anobli ton propre cœur * en menant le plus noblement ta vie; * et, t'adonnant, dans la pureté de ton esprit, * à la méditation des Ecritures divinement inspirées, * tu as élevé tout ton désir vers le Dieu qui voit tout.
Tu méritas, bienheureux Eudocime, de trouver * le royaume d'en-haut, la cité céleste, * le bonheur des Justes, le Paradis de Dieu, * les délices incorruptibles, le trésor inviolable * et la lumière sans couchant.
Saisissant l'instabilité des choses d'ici-bas, * tu dirigeas les penchants de ton âme vers Dieu seul; * illuminé par son éclat divin, * sans entraves tu as parcouru * sagement tous les obstacles de la vie.
Celui que tu as enfanté, supplie-le sans cesse * de me délivrer de l'esclavage des passions, * de la condamnation, du terrible désespoir * et de l'emprise de ceux qui tourmentent dans l'éternité, * Souveraine comblée de grâce par Dieu.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Considérant le redoutable feu * qui doit couler devant le trône de Dieu, * tu as versé dans la componction du cœur * des flots de chaudes larmes, qui en toi * ont réduit en cendre la fournaise des passions, * Eudocime aux divines pensées.
Le désir de ton âme, tout entier * tu l'as porté sagement vers le Seigneur * et tu t'es uni à lui, * en chantant selon le psaume: Ô Christ, * pour les siècles délivre-moi * de la fange des passions qui conduisent à la mort.
Humble de cœur et d'un naturel patient, * tu as montré ta compassion aux indigents, * faisant preuve de bonté * et menant ta vie vertueuse; * grâce à quoi, doué de bon renom, * tu fis jaillir la grâce des miracles sur tous.
Possédant l'intelligence qui porte à Dieu, * tu as accompli les préceptes du Seigneur, * recherchant ton chemin à sa droite * et des voies qui mènent à sa gauche te détournant, * en homme sage et avisé; * c'est pourquoi nous t'honorons dans les siècles.
Le Créateur d'Adam se laisse façonner * dans tes chastes entrailles, * ô Vierge, et tu allaites celui * qui est le nourricier de toute vie; * c'est pourquoi nous te glorifions * comme la Mère de Dieu.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute digne de louange, nous te magnifions. »
Désireux de contempler la gloire de notre Dieu, * tu t'es paré de la prestance des vertus * et, tenant ta lampe, tu es entré * dans la demeure des Anges pleine de clarté * pour t'unir à ton Seigneur * et jouir de la condition divine.
Ta mémoire s'est levée comme soleil, * comme aurore illuminant les cœur enténébrés; * car tu fus en vérité * un fils de la lumière et du jour, * Eudocime, sage-en-Dieu; * et nous te glorifions pour cela.
Dans l'éclat de la sagesse et du savoir * et dans la beauté de ton humble cœur, * excellant par la sublimité de ta vie, * tu es monté vers les parvis célestes; * avec les Justes souviens-toi * de nous tous qui t'honorons.
Ton passage de terre vers le ciel, * admirable Eudocime, nous le célébrons * comme jour de fête et d'édification; * car tu t'es montré un serviteur * intrépide du Seigneur, * en accomplissant ses préceptes divins.
De la lumière qui nous éclaire tous, * Vierge pleine de grâce, * tu es le tabernacle et le séjour; * tu es le pont, tu es l'échelle * conduisant les terrestres vers le ciel; * et, te disant bienheureuse, nous te glorifions avec foi.

Exapostilaire, t. 3
Eudocime, tu as maîtrisé de ton vivant, * toutes sortes de passions; * et tu es encore maintenant * la source limpide des miracles guérissant * les passions de l'âme et les souffrances de nos corps.
Voici l'avant-fête de la Croix, * et le monde est sanctifié; * et celui qui fut crucifié pour nous, * les chœurs des Anges le chantent et le célèbrent avec nous, * s'unissant à notre joie en s'écriant comme David: * Au milieu de la terre le Seigneur a fait connaître son salut.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père... Maintenant, t. 6
Les oracles des Prophètes ont prédit * le bois très-saint par lequel * Adam fut délivré de la malédiction antique et de la mort; * en ce jour, la création * élève la voix pour demander * à Dieu sa miséricorde à profusion; * et toi seul dont la tendresse est infinie, * fais-nous grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.

Le reste de l'office de Matines comme de coutume, et le Congé.

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