Ménées de Juillet

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Monique
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Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:38

1er JUILLET
Mémoire des saints thaumaturges anargyres Cosme et Damien.



VÊPRES
Si l'on veut fêter les saints Anargyres avec plus de solennité, on chante, après le psaume 103 (et la grande litanie), Bienheureux l'homme, et au Lucernaire 6 stichères en répétant les suivants.

Lucernaire, t. 6
Ayant mis tout leur espoir dans les cieux, * les Saints ont amassé pour eux-mêmes * un inviolable trésor; * ils ont reçu gratuitement, * ils donnent aussi gratuitement * aux malades la guérison; * conformément à l'Evangile, ne possédant * ni or ni argent, * aux hommes et au bétail ils accordent leurs bienfaits; * et, puisqu'en tout ils furent soumis au Christ, * ils intercèdent avec confiance auprès de lui * en faveur de nos âmes.
Dédaignant la matière corrompue, * comme des Anges dans la chair * les deux saints compagnons * devinrent citoyens des cieux dès ici-bas * partageant les mêmes sentiments * et n'ayant qu'une âme en la communauté de leur vie. * Aussi accordent-ils à tout patient la guérison, * prodiguant leurs bienfaits * gratuitement à qui en a besoin; * en leur fête annuelle chantons-les dignement, * car ils intercèdent auprès du Christ * en faveur de nos âmes.
Tout entier devenu * la demeure de la sainte Trinité, * ce couple digne de nos chants, * les sages Cosme et Damien * comme d'une source vivifiante au double jet * font jaillir le flot des guérisons; * et leurs reliques, elles aussi, * en qui les touche guérissent les douleurs; * leurs seuls noms éloignent des mortels les maladies; * secourables envers tous ceux qui recherchent leur protection, * ils intercèdent avec confiance auprès du Christ * en faveur de nos âmes.
Gloire au Père...
Sans fin est la grâce que les Saints * ont reçue de par le Christ; * c'est pourquoi leurs reliques, elles aussi, * par divine puissance ont le pouvoir * d'opérer des miracles de façon continue; * et leurs seuls noms, invoqués avec foi, * préservent des incurables maladies; * par leur intercession, nous aussi, * délivre-nous des souffrances de l'âme et du corps, * Seigneur ami des hommes.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné: * il est Dieu par nature et, s'est fait homme par nature, pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Si l'on fête les Anargyres, on fait l'Entrée et, après le prokimenon du jour, les lectures des Martyrs (voir au 27 Juillet).

Litie, t. 2
La fontaine aux guérisons * soignait un seul homme dans l'année; * le temple des Anargyres à présent * guérit une multitude de patients, * car il est riche et ne s'épuise jamais, * le trésor des Saints. * Par leur intercession, * ô Christ, aie pitié de nous.
Dans l'amour de Dieu et le désir des biens à venir * ayant vécu en pratiquant les bonnes actions, * vous avez parcouru les voies du salut; * et, conservant sans faille * votre âme en toute pureté, * vous vous êtes éloignés des biens matériels: * rendus par l'Esprit saint brillants comme l'or * sans or vous accordiez aux malades les guérisons, * saints Anargyres, Cosme et Damien, * brillants compagnons, divin couple illuminé, * nos protecteurs dans les souffrances et l'affliction, * qui sans argent guérissez nos âmes de toute maladie.
Saints illustres, pourvus de grands dons, * sur terre en toute humilité * vous avez mené votre vie; * en tout lieu où vous passiez * guérissant les souffrances des malades gratuitement, * des Anges vous avez semblé les compagnons; * frères pleins de charme, Cosme et Damien, * de nous tous également * par vos prières guérissez les douleurs.
Pour les siècles se réjouit le chœur des Saints, * car ils ont hérité le royaume des cieux. * La terre, ayant reçu leurs corps, * en exhale le parfum. * Les serviteurs du Christ ont leur demeure en la vie éternelle.
Médecins des infirmes, trésors de guérisons, * sauveurs des fidèles, Anargyres au grand renom, * guérissez qui vous invoque dans l'angoisse et la douleur, * suppliant le Dieu de bonté * de nous délivrer des filets de l'ennemi.
Gloire au Père, t. 6
Radieuse et toute claire s'est levée en ce jour * la mémoire des Anargyres du Christ: * les rayons de leurs miracles nous illuminent brillamment. * Amis de la fête, venez donc * et tous empressons-nous d'accourir * afin de recevoir en abondance leurs secours toujours prompts; * car ils procurent à tous sans argent * la grâce des guérisons * par la puissance du saint Esprit.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Anargyres et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Apostiches de l'Octoèque ou bien, si l'on veut, les suivants.
Apostiches, t. 1
En mémoire des Anargyres, accourons * tous ensemble d'un cœur pur * et, la conscience purifiée, chantons-leur: * médecins des malades, réjouissez-vous tous les deux * qui avez reçu de Dieu le pouvoir des guérisons.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Pour observer parfaitement * les préceptes du Seigneur, * vous avez retranché sagement le mal de l'avarice * et c'est pourquoi vous guérissez gratuitement; * comme il se doit, nous vénérons * votre auguste dormition: * Thaumaturges, intercédez pour notre salut.
Voyez! Qu'il est bon, qu'il est doux
d'habiter en frères tous ensemble!
Ayant reçu de Dieu seul * le pouvoir de faire grâce et de sauver, * de toutes sortes de périls * délivrez ceux qui vous chantent avec foi; * des épreuves et des douleurs * affranchissez leur âme et leur corps, * saints Anargyres porteurs-de-Dieu.
Gloire au Père, t. 6
Puisque le Christ ne cesse d'agir en vous, * saints Anargyres, vous continuez à faire des miracles ici-bas, * guérissant toute faiblesse ou maladie; * vos traitements sont une source inépuisable, en effet; * lorsqu'on y puise, elle jaillit plus encor, * déversée, elle surabonde en ses flots; * vidée chaque jour, elle se répand de plus en plus, * pourvoyeuse de tous et jamais dépourvue; * ceux qui puisent sont abreuvés de guérisons, * mais elle demeure inépuisable à jamais. * Comment donc vous appeler? * médecins des âmes et des corps, * traitant les douleurs incurables, * guérissant tout le monde gratuitement * par les charismes reçus du Christ Sauveur * qui nous accorde la grâce du salut.
Maintenant...
Tu ne possèdes pas le repentir, * âme impénitente, que tardes-tu? * Voici que s'approche la césure de la mort, * et le terme survient comme un voleur: * vite, prosterne-toi devant la Mère de Dieu.

Tropaire, t. 8
Saints Anargyres et thaumaturges Cosme et Damien, * visitez- nous lorsque nous frappe l'infirmité: * gratuitement vous avez reçu, * gratuitement donnez-nous, vous aussi.


MATINES

Cathisme I, t. 8
Ayant reçu du Christ de façon merveilleuse * le don céleste des miracles, * vous guérissez sans cesse toutes sortes de maux; * car en vous se manifeste la grâce de l'Esprit, * vous accordant le pouvoir des saintes guérisons; * c'est pourquoi vous avez acquis par votre foi sans avarice * l'abondante richesse des biens non soumis à corruption. * Anargyres théophores, intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant...
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles se réfugiant sous ta divine protection.

Cathisme II, t. 4
Fidèles, célébrons * la radieuse solennité des Anargyres, * les suppliant d'éloigner de nous toute maladie de l'âme et du corps.
Gloire au Père... Maintenant...
Protectrice invincible des affligés, * ardente sauvegarde de qui place en toi son espoir, * sauve-moi du péril, car tu es le secours de l'univers.

Psaume 50. Canons de l'Octoèque (ou de la Mère de Dieu), puis des Saints (et catavasies: Ma bouche s'ouvrira). Le canon des Saints a pour acrostiche: Je chante les fameux guérisseurs des mortels. Joseph.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Vous qu'illumine la gloire de Dieu, * brillants Anargyres, * veuillez illuminer * nos âmes en dissipant * les ténèbres des passions, * afin que nous puissions vous glorifier dans la foi.
Vous qui vous êtes purifiés * des passions funestes * par l'offrande de vos peines, saints Martyrs, * purifiez-nous aussi * de nos graves maladies * et soulagez nos âmes de tout mal.
Du Maître de l'univers * ayant reçu le don des miracles, * saints Anargyres, gratuitement, * guérissez, nous vous prions, * les nombreuses maladies, * les incurables passions de notre chair.
Tu enfantes, Vierge immaculée, * hors des lois de la nature * l'auteur même de la Loi, * Jésus, le Rédempteur: * prie-le de nous sauver * de nos iniquités, ô Mère de Dieu.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Le monde chante chaque jour * vos bienfaits si nombreux * et la multitude de vos miracles, * thaumaturges guérisseurs * qui vraiment * êtes devenus les égaux des Anges.
Vous, les deux astres lumineux * qui brillez mystiquement sur la voûte de l'Eglise, * saints Cosme et Damien, * répandez, nous vous prions, * votre clarté sur tous les cœurs.
Voici, de tous côtés * se rassemble le peuple * pour chanter vos dons sublimes * dans votre temple, saints Martyrs; * en retour, exaucez * les prières de tous.
Toi qui par la parole donnas corps * au Verbe de suprême sainteté, * délivre-moi de mes passions * si peu conformes à la raison, * moi qui te chante par des cantiques divins, * Vierge sainte et Souveraine immaculée.

Cathisme, t. 8
Par la grâce de l'Esprit vous vous êtes révélés * comme thaumaturges procurant les guérisons, * comme flambeaux des miracles, brillant aux yeux de tous; * répandant sur la flamme des passions la rosée de votre foi, * en elle vous réchauffez le cœur de tout croyant; * c'est pourquoi nous cherchons refuge en votre temple divin * comme en un lieu où nos âmes sont guéries. * Anargyres théophores, intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions; * mais, sachant l'ardeur avec laquelle tu protèges et tu secours, * j'accours me réfugier dans le havre de ta bonté; * Toute-sainte, prie celui qui s'incarna de toi sans semence * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, * intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Dans l'allégresse acclamons * les saints Anargyres * comme les divins sarments * de cette vigne qu'est le Christ, * car de leurs fruits si nombreux * coule pour nous le vin de la foi.
Vous qui avez abattu * comme glaive à deux tranchants * les ennemis invisibles, * saints Anargyres, délivrez-nous * en protégeant également, * notre vie de leurs flèches.
Saints Anargyres, qui donc * ne possède en vous * d'excellents intercesseurs * auprès du Christ notre Dieu? * De la flamme éternelle * priez-le de nous sauver.
En ton sein ayant fixé * sa sainte demeure, * Toute-pure, le Seigneur en fit * la source de nombreuses guérisons * et le bain nous purifiant de nos passions, * Mère toujours-vierge de notre Dieu.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Les Saints au grand renom * qui ont chéri de tout leur cœur * la source même des clartés * ont trouvé la divine illumination * et nous éclairent chaque jour * de leurs miracles resplendissants.
Splendide attelage, saints Martyrs, * vous œuvrez dans les sillons des âmes * chaque jour par vos miracles divins, * retranchant l'ivraie des passions * et faisant croître au centuple * le bel épi de la foi.
Fortifiés par la puissance du Christ, * vous avez anéanti les forces * de celui qui est puissant dans le mal; * de sa funeste tyrannie * délivrez-nous, saints Anargyres, * comme nos vigilants protecteurs.
Notre Dame, délivre-moi * des séductions de l'ennemi, * de l'esclavage des passions * et du châtiment de l'enfer; * moi qui te chante, ne permets pas * que je sois confondu.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Anargyres qui habitez, * dans l'allégresse, les cieux, * dans votre saint temple hâtez-vous * de descendre pour déloger * de nos corps les maladies * et les passions de nos cœurs.
Vous les Saints ayant revêtu * comme double manteau * la divine splendeur, * revêtez-nous des vertus * dont nous nous sommes défaits * et dépouillez-nous de l'infamie des passions.
Ils vous parent comme colliers, * vos miracles à la ronde, * vous les sauveurs de tout le monde: * saints Martyrs, délivrez- nous * de la dépravation mondaine, * des passions infâmes et du châtiment éternel.
Sans consumer ton sein * Jésus, ce feu divin, * est issu de ta chair: * Vierge pure, supplie-le * de sauver du châtiment par le feu * ceux qui te chantent avec foi.

Kondakion, t. 2
Ayant reçu le pouvoir des guérisons, * à ceux qui en manquent vous conférez la vigueur: * illustres médecins, thaumaturges renommés, * renversez aussi par votre visite l'audace des ennemis * et par vos miracles sauvez le monde entier.

Ikos
Le diagnostic de ces habiles médecins * surpasse toute sagesse, tout savoir; * à tous ils rendent la vigueur, sans qu'on les voie, * ayant reçu du Très-Haut ce pouvoir; * moi aussi, je leur dois la grâce de les chanter * comme divins bienfaiteurs accordant une multitude de guérisons, * car ils délivrent de toute douleur * et par leurs miracles ils sauvent le monde entier.

Synaxaire
Le 1er Juillet, mémoire des saints thaumaturges anargyres Cosme et Damien, martyrisés à Rome.
Les pierres meurtrières qui les assaillaient
ne purent séparer les frères Anargyres
soudés au Roc unique. Le premier juillet
ont été lapidés ces deux excellents mires.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
A tire-d'aile vous êtes montés vers les cieux en esprit * à cause des bienfaits que vous prodiguiez * et, communiant aux dons de Dieu, * vous parcourez comme des aigles le monde entier * en thaumaturges vigilants.
Anargyres, comme l'or fin * brillants de grâce divine, * vous avez reçu en abondance * le pouvoir des guérisons: * pitié pour nous qui chavirons sous le choc * de tant d'épreuves.
Saints Anargyres qui avez remis * au Seigneur vos purs esprits, * de lui vous avez reçu la grâce de chasser * les esprits impurs en tout temps: * de leurs funestes méfaits * veuillez tous nous délivrer.
Vous vous êtes endormis * du sommeil des justes, * mais vous êtes pour les croyants * des intercesseurs vigilants; * endormez donc les passions * de nos âmes et de nos corps.
Ne cesse pas de supplier * l'Ami des hommes, notre Dieu, * afin que nous soient pardonnés * totalement nos péchés * et que nous trouvions les biens préparés dans les cieux * pour ceux qui t'aiment, Vierge tout-immaculée.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Vous qui, avec l'Esprit divin pour allié, * avez déclaré guerre à toutes sortes de maladies, * apaisez tous les maux de nos âmes * et soulagez les douleurs de nos corps.
Théophores qui voyez en vérité * désormais la splendeur de votre Maître, * visitez ce splendide temple qui vous est consacré * et faites-en la source de nombreux miracles.
Comme deux fleuves issus de la source du Paradis, * sous des flots de guérisons vous arrosez * toute la face de la terre, en asséchant * un déluge de maladies.
Vous qui avez trouvé la béatitude conforme à votre esprit, * à présent tous les hommes vous disent à juste titre bienheureux, * Anargyres, pour avoir accompli * les volontés de notre Dieu.
Guérisseurs des irrémédiables maladies, * guérissez nos incurables passions, * apaisez la tempête des tentations * et dissipez les nuages du chagrin.
Chantons avec les Anges du ciel * le Père, le Verbe, l'Esprit saint, * en trois personnes une seule divinité, * une seule puissance et royauté.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Voici que votre temple * resplendit brillamment * de vos miracles, ces astres lumineux; * dans l'allégresse d'un même chœur * il vous dit bienheureux en tout temps * et célèbre en ce jour, * saints Anargyres, pieusement * votre mémoire sacrée.
Vous les saints Anargyres, * vous parez de lumière, * comme deux immenses soleils, * le firmament mystique * et des rayons de vos miracles * vous faites briller les cœurs des croyants; * c'est pourquoi nous vous prions: * dissipez les ténèbres de nos passions.
Depuis la demeure * que dans le ciel vous habitez * ayez à cœur de venir * invisiblement parmi nous * qui, au milieu de votre temple, * chantons des hymnes au Tout-puissant * et sans cesse, illustres Martyrs, * vous disons bienheureux.
A la joie céleste * s'unit la terre, fêtant * votre sainte et lumineuse solennité; * et nous qui la célébrons, * saints Anargyres, délivrez-nous * du fléau des maladies, * de toute angoisse ici-bas * et de la peine éternelle en l'au-delà.
Toi qui de façon merveilleuse, * Toute-pure, as enfanté, * délivre-moi de la terrible condamnation * au jour du redoutable jugement * et fais que je trouve place * dans le chœur des fidèles sauvés, * moi qui te chante avec foi, * Vierge comblée de grâce par Dieu.

Exapostilaire, t. 3
Ayant reçu de Dieu le pouvoir des guérisons, * Anargyres bienheureux, * vous soignez les maladies * et guérissez tous les fidèles s'approchant de votre temple sacré; * c'est donc à juste titre que nous disons * bienheureuse votre mémoire, en la chantant d'un même chœur.
Vierge immaculée, tu enfantas * celui que Dieu engendre, le Verbe divin * qui porte au monde le salut * et très sagement accomplit la rédemption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te chantons * comme celle qui intercède auprès de lui * pour nous délivrer de tout péril et de toute maladie.

Laudes, t. 4
Comme fleuves gonflés * par les flots de l'Esprit * et débordant de leur lit, vous abreuvez la création * de miracles divins * et de la merveille des guérisons: * vous asséchez les funestes passions, * guérissez les maladies et chassez les esprits, * Anargyres théophores qui intercédez pour nos âmes. (2 fois)
Soumettant les passions bestiales * aux puissances spirituelles, vous procurez * vos bienfaits aux hommes et au bétail, * saints Anargyres qui * avez reçu du Christ la grâce des guérisons; * c'est pourquoi, célébrant en ce jour * votre fête lumineuse et sacrée, * nous vous prions d'illuminer nos âmes.
Votre saint temple est devenu * un firmament céleste, lumineux, * possédant comme étoiles vos merveilles de salut * et comme soleil resplendissant * l'énergie divine des guérisons, * illustres serviteurs du Seigneur, * bienheureux Cosme et Damien, * qui intercédez pour nos âmes.
Gloire au Père...
Vous qui possédez la source des guérisons, * saints Anargyres, guérissez * tous ceux qui les implorent de vous, * car le Sauveur dont la source * ne tarit pas vous a comblés de sublimes dons. * Le Seigneur, en effet, vous a dit * comme aux imitateurs des Apôtres en leur zèle divin: * Voici que je vous donne la faculté * de chasser les démons et de guérir * toute faiblesse ou maladie. * Aussi, vous conformant à sa volonté, * comme vous avez reçu, donnez gratuitement, * guérissant les souffrances de nos âmes et de nos corps.
Maintenant…
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.
Si l'on veut, on chante la Grande Doxologie; sinon, après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Les miracles des Anargyres au grand renom, * qui ne voudrait les admirer, * les glorifier, les chanter avec foi? * Car, après leur sainte dormition, * ils procurent à tous ceux * qui s'approchent d'eux les remèdes à profusion * et leurs saintes reliques vénérées * font jaillir la grâce des guérisons. * Quelle sagesse, quelle gloire, par grâce de Dieu, * fut donnée à leurs deux têtes vénérées! * Aussi dans nos hymnes nous chantons * le bienfaiteur divin qui suscita leur pouvoir * pour la guérison de nos âmes et de nos corps.
Maintenant...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:42

2 JUILLET
Mémoire de la Déposition aux Blachernes
du précieux vêtement de la Mère de Dieu.




VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En la tendresse de ton cœur, * Ami des hommes, tu as donné * ta propre Mère en secours à tes serviteurs; * par elle tu as accompli l'œuvre ineffable du salut * et ramené l'humanité à sa dignité divine; * c'est pourquoi, en célébrant cette auguste festivité, * c'est ta majesté que nous chantons, * Christ Jésus, Seigneur tout-puissant.
La ville qui te glorifie * et te vénère comme il se doit, * notre Dame, garde-la par ton précieux vêtement * de la guerre civile et des barbares impies, * de la famine, des tremblements de terre, très-sainte Epouse de notre Dieu, * afin qu'elle puisse te magnifier, * pure Vierge inépousée, * comme le secours des mortels.
Ton précieux Vêtement, * tu l'as donné à ta cité, * Souveraine comblée de grâce par Dieu, * pour sa gloire et protection, * comme rempart indestructible et trésor inviolable des guérisons, * comme source d'où jaillissent les miracles sans tarir * et comme port de salut pour les naufragés de cette vie; * c'est pourquoi nous te louons, Souveraine toute-digne de nos chants.
Gloire au Père... Maintenant, t. 2
Purifiant nos cœurs et nos esprits, * avec les Anges, nous aussi, * célébrons cette fête dans la joie, * entonnant le psaume que David a chanté * pour la jeune Epouse du Roi de tous, * le Christ notre Dieu: * Lève-toi, Seigneur, disait-il, * vers le lieu de ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté. * Comme un charmant palais, en effet, * tu l'as ornée, Seigneur, et l'as donnée * en héritage à ta cité, * pour l'entourer, la protéger, * la délivrer des ennemis, * dans ta puissance et grâce aux prières qu'elle fait monter vers toi.

Apostiches de l'Octoèque, ou bien les suivants.
Apostiches, t. 1
Seule, tu as été * le vivant palais de notre Dieu * et tu as donné ton précieux Vêtement, * celui qui est gardé comme un trésor dans ton saint temple, * pour sanctifier les croyants * et leur servir d'inexpugnable rempart, * afin que soit sauvée la cité * qui chante, divine Mère, ton pouvoir souverain.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Ton précieux vêtement * qui entoura ton corps très-pur, * tu l'as donné à tous, sainte Mère de Dieu, * comme un trésor de gloire et comme source d'où jaillit * la grâce, en flots toujours vifs; * et nous fêtons en ce jour * sa Déposition aux Blachernes en t'honorant * comme celle qui a rendu à tous les hommes leur honneur.
Les plus riches du peuple
rechercheront ta faveur.
Ton temple, possédant * comme un trésor de sainteté, * notre Dame, ton voile sacré, * sanctifie tous les fidèles qui accourent vers toi * et te disent, comme il se doit, * bienheureuse, car ils ont * leur force en toi, leur appui, * l'espérance de leur âme et leur plus sûre protection.
Gloire au Père... Maintenant, t. 2
Comme un diadème éblouissant, * toute-pure Mère de Dieu, * l'Eglise du Christ * a mis ton précieux Vêtement; * en ce jour elle éclate de joie, * en ce mystère, notre Dame, elle exulte et s'écrie: * Réjouis-toi, diadème précieux, * couronne de la gloire de Dieu, * sa plénitude, notre joie éternelle, * réjouis-toi, protectrice de ceux * qui accourent vers toi, * leur havre de paix, notre ancre de salut.

Tropaire, t. 8
Mère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés; * c'est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie * et d'accorder à nos âmes la grâce du salut.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Mère toute-digne de nos chants, * ton peuple fête en ce jour * la déposition de ton Vêtement * et te crie sans cesse: * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Cathisme II, t. 4
Divine Mère, le monde entier * célèbre comme une fête en ce jour * la déposition de ton Vêtement * et te crie avec amour: * Réjouis-toi, ô Vierge, secours des croyants.

Deux canons de la toute-sainte Mère de Dieu, dont le premier a pour acrostiche: Honneur au vêtement de la très-pure Vierge. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Ton Vêtement sacré, * Vierge Mère de Dieu, * tu l'as donné pour toujours * au peuple qui t'honore comme un saint rempart; * c'est pourquoi nous repoussons * les assauts de l'ennemi * par la force de l'Esprit.
Par le contact avec la chair * de celui qui s'est montré sur terre pour nous * au sortir de tes chastes entrailles * et par le contact de ton propre corps * tu as consacré le Vêtement * par ,lequel, ô Vierge, tu sanctifies * tous tes serviteurs qui te chantent.
Comme un trésor sacré, * ô Vierge, tu as donné * à ceux qui te vénèrent fidèlement * ton précieux Vêtement * pour tous nous enrichir * des dons de l'Esprit saint * et de miracles nombreux.
Agnelle immaculée * qui surnaturellement * as enfanté l'Agneau de Dieu, * tu nous as donné ton précieux Vêtement * pour effacer les défauts * et les rides en l'âme de ceux * qui se prosternent devant lui.

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Comme brillante lampe sans déclin * le temple de la Vierge, * tel un ciel serein, * ayant trouvé le Vêtement qui surpasse tout l'éclat, * illumine l'univers * de la splendeur de ses miracles en ce jour.
Vierge toute-pure, ta cité, * enveloppée de ton Vêtement comme d'une force éprouvée * et d'un lien de sûreté, * trouve en toi sa joie et sa fierté.
Ta châsse sur la terre nous est apparue * plus précieuse que l'arche de jadis: * ce ne sont plus des symboles en effet * mais la connaissance de la vérité, * divine Mère, qu'elle enclôt fidèlement.

Ode 3
« Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
Chantons la Mère de notre Dieu, * cette porte du ciel, * et vénérons avec amour * son Vêtement sacré * qui pour notre sanctification * fait jaillir les grâces de Dieu.
Du vêtement de l'immortalité * par ton virginal enfantement * tu as revêtu ceux que la corruption * avait mis à nu et tu leur as donné * comme inviolable trésor * ton Vêtement sacré.
Celui qui enveloppe tout le ciel * de nuages, Vierge immaculée, * tu l'as entouré de ton Vêtement; * et, nous prosternant devant lui, * avec foi nous te glorifions, * toi le refuge de nos âmes.
Ton divin temple est devenu * un lieu où * les infirmes sont guéris gratuitement, * car il possède ton Vêtement * comme source d'où jaillit * l'intarissable flot des guérisons.

Ton Eglise, ô Christ
En ce jour, fidèles, célébrons * le Vêtement de la Vierge immaculée, * vénérons-le comme un lien de notre union avec Dieu.
Le Vêtement de la Vierge comblée d'honneur * qu'en ce jour nous célébrons de nos chants * dans la grâce répand sur les fidèles les guérisons.
Pour les fidèles te célébrant, * ton allégresse, ô Vierge, comme rosée du matin * apaise la fournaise des passions.
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Cathisme, t. 4
Issus de ta châsse comme ceux de l'Eden, * des fleuves de miracles, ô Mère de Dieu, * abreuvent la face de la terre en versant * leurs grâces aux fidèles te vénérant; * c'est pourquoi nous te louons et t'acclamons * et dans l'action de grâces te disons: * Réjouis-toi, seule espérance de ceux qui chantent pour toi.

Ode 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Magnifions la seule bénie * et vénérons avec foi * son précieux Vêtement * afin de puiser * la grâce du saint Esprit.
Vierge sainte, la cité * qui t'honore, possédant * comme un trésor de grand prix * ton Vêtement, l'embrasse avec foi * et reçoit la grâce de Dieu.
Vierge toute-pure, nous vénérons * ton Vêtement qui fait jaillir * la condition incorruptible * et qui devient un ornement * de gloire pour tes chantres.
Toi la Vierge tout-immaculée * qui seule t'es montrée * plus sainte que les Chérubins, * sauve de tout danger les âmes de ceux * qui te vénèrent avec foi.

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Telle un précieux firmament, ô Mère de Dieu, * l'Auteur de la création t'ayant posée, * t'a parée de ces divines splendeurs comme d'étoiles * dont tu éclaires les confins de l'univers.
Divine Mère, ton Vêtement sacré * nous fait monter de terre vers le ciel * dans l'ardeur que tu allumes en nous; * aussi nous te glorifions, * cause de notre gloire en l'au-delà.
Voici la grâce qui jamais ne tarira: * d'un cœur pur venez puiser, * amis de la fête, dans la foi * les flots jaillissant sans cesse * de la sainte châsse de la Mère immaculée.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Notre Dame, tu nous as donné, * à nous tes serviteurs, * ta Robe et ta Ceinture de grand prix * comme forteresse et rempart divins.
Le temple qui détient * ton Vêtement est devenu * un agréable Paradis * exhalant la bonne odeur de l'Esprit.
Toute-sainte, sanctifie * les âmes et les corps * de ceux qui vénèrent avec foi * comme inestimable ton Vêtement sacré.
De nous qui te disons bienheureuse, * divine Mère, dans ton temple saint, * fais les temples de ce Dieu * qui fit de toi son logis.

Tu as magnifié ta Mère, Seigneur; * au-dessus de toutes les puissances des cieux * tu exaltas sa gloire de façon incomparable.
Ta précieuse châsse, divine Mère immaculée, * accorde en abondance la grâce de Dieu * aux fidèles qui se prosternent devant toi.
Tu es la puissance dont s'entourent les croyants, * tu es le lien dont se glorifie ta cité, * et ton Vêtement, divine Mère, fait sa fierté.

Ode 6
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
A la reine des cités, * toi qui enfantas le Roi de l'univers, * tu as montré ton Vêtement sacré * comme indestructible rempart.
Dans l'allégresse glorifions * la grâce de la Vierge et vénérons * son Vêtement très-saint, d'où jaillit * sans cesse pour les infirmes la santé.
Nous te savons la source des vivifiantes eaux, * divine Mère, et vénérons ton Vêtement, * où nous puisons chaque jour, * nous les fidèles, les guérisons.
Etant avec toi, le Seigneur * a fait sienne la nature des humains, * divine Mère, pour en bannir * tout méfait de l'ennemi.

Ton Eglise te crie à pleine voix.
Surnaturellement le Seigneur * tout entière t'a glorifiée, * exaltée, comblée d'honneur, * ainsi que ton peuple, ô Mère de Dieu, * avec ton Vêtement et ta châsse sacrée.
Des flots de grâce coulent abondamment * de ta châsse immaculée; * ils entourent l'entière création * pour abreuver les croyants * qui se prosternent devant ton Fils.
Tous les Prophètes jadis * furent impatients de contempler * ton ineffable gloire, ô Mère de Dieu, * mais s'est montré sur la fin des jours * celui qui transcende tous les temps.
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Kondakion, t. 4
Comme voile d'immortalité, * Vierge comblée de grâce par Dieu, * tu as donné aux croyants * le Vêtement avec lequel * tu couvrais ton corps sacré, * divine protection des mortels; * avec amour nous célébrons comme fête sa Déposition * et nous chantons avec foi: * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Ikos
La vraie demeure, le pur tabernacle du Verbe Dieu, * l'urne de la Manne, la nuée vivante, * la Mère de Dieu, la Vierge Marie, * disons-la bienheureuse en notre foi, * nous tous qui fûmes sauvés * par son enfantement virginal; * et vénérons le saint Vêtement * dans lequel fut tenu et porté * le Seigneur comme un enfant, * lorsqu'il porta notre chair * par laquelle la nature humaine fut élevée * à la vie céleste et au royaume des cieux; * c'est pourquoi nous chantons dans l'allégresse à haute voix: * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Synaxaire
Le 2 Juillet, nous faisons mémoire de la déposition dans la sainte châsse du précieux Vêtement de la très-sainte Mère de Dieu aux Blachernes, sous le règne de Léon le Grand et de sa femme Vérine.
Les gardes et bourreaux partagèrent jadis
entre eux, près de la croix, les vêtements du Fils.
Cité gardée par lui, t'échoit (quel avantage!)
le deux la robe de sa Mère en héritage.
Par les prières de ta divine Mère, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes s'écriant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Dans l'élévation de notre esprit * et l'humilité de notre cœur, * glorifions le trône élevé du Roi, * la Vierge toute-sainte * et comblée de grâce par Dieu.
Demeure élue de notre Dieu, * nous vénérons ton Vêtement * déposé avec foi * dans ce vénérable palais * comme l'arche sainte et le secours des croyants.
Tout fidèle est renouvelé * quand il s'approche pour baiser * la sainte châsse contenant, * ô Vierge immaculée, * ton lumineux Vêtement.
L'âme est purifiée * de toute souillure quand on voit * la châsse contenant, * Vierge pure, le Vêtement * ayant couvert ton saint corps.
Divine Génitrice immaculée, * sauve de la famine et de tout mal, * du tremblement de terre, de l'assaut des païens * et des méfaits de l'ennemi * la cité qui te vénère.

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Seul Soleil de la justice, Auteur de la clarté, * tu éclairas de tes multiples dons * le temple de ta Mère dans lequel resplendit * le rayonnement de sa Robe sacrée.
Les fonts de tes miracles, Vierge immaculée, * débordent de vraie grâce pour les croyants; * de ta précieuse châsse coulent, abondants, * de fleuves mystiques, comme d'un autre Paradis.
Approchez dans l'allégresse, tous les mortels, * venez, la sainte châsse invite mystiquement * à vénérer comme un trésor la Robe renommée * de la Souveraine immaculée.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
En action de grâces nous te chantons, * toi qui nous procures tant de biens, * Vierge sainte, et nous baisons * ta sainte Robe en disant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Voyant sur une table exposé * le saint voile de la Vierge immaculée * comme lampe sur le chandelier, * de sa lumière sont éclairés * chaque jour les yeux de notre cœur.
Ô Vierge, tu n'as pas exclu * tes indignes serviteurs * de ton contact sacré; * car, au lieu de ton corps porteur de vie, * tu nous as donné à tous ton Vêtement.
Vénérons par des hymnes sacrées * la vaste demeure de Dieu, * la seule Mère immaculée, * la porte céleste par laquelle fut fermée * la porte conduisant à la mort.

Les Anges, Vierge immaculée, * exultent dans ton saint temple maintenant * et volent à l'entour * de ta Robe vénérable et sacrée; * et nous, dans l'allégresse et la joie, * nous te chantons comme la gloire du genre humain.
Tu es le rameau qui fit pousser, * Vierge pure, la fleur de notre vie, * tu es le vase de grand prix * contenant la myrrhe de l'Esprit, * le trésor des biens, la source des parfums, * la sainte châsse dont émanent les guérisons.
Tes merveilles sont chantées, * Vierge pure, par les armées célestes; * les Patriarches et les Prophètes clairement * proclament tes hauts faits; * avec les saints Apôtres, les chœurs des Martyrs * et la multitude des saints Moines, nous nous prosternons devant toi.
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Voici, par des cantiques joyeux, * ô Vierge, nous glorifions en toi * la litière de Salomon; * et, faisant cercle autour de ton précieux Vêtement * cette nouvelle arche de sainteté, * nous recevons les guérisons salutaires.
Ô Vierge, comme source de clarté * nous apparaît ta divine châsse contenant * ton précieux Vêtement * qui émet le rayonnement des guérisons * et chasse les ténèbres des maladies; * nous la vénérons de tout cœur.
De vénérer ton Vêtement * avec nous se réjouissent en ce jour * toutes les Puissances des cieux, * les Apôtres, les Prophètes, les Martyrs, * les Justes, les Moines saints, * Mère toujours-vierge, Souveraine immaculée.
Toute la terre est sanctifiée * par la déposition de ton Vêtement, * sainte demeure du Seigneur, * et David se réjouit * à cause du repos * de l'arche qui t'a jadis d'avance symbolisée.
Ton voile, tu l'as donné * comme enceinte lumineuse, comme rempart * à la reine de toutes les cités * qui te vénère comme étant * la Reine de l'entière création, * Vierge Mère, Génitrice de Dieu.

Le Christ, pierre angulaire
Ta châsse est vraiment, Génitrice de Dieu, * une garde-robe de grand prix, * car elle est digne de posséder * ta ceinture virginale et ton habit nuptial, * qu'elle garde comme un trésor de vie.
Fidèles, en occupant aujourd'hui * ce temple de la Vierge qui reproduit * l'harmonieuse parure des cieux, * dans la grâce nous brillons * de la splendeur des miracles, ces astres rayonnants.
Ta ville, Génitrice de Dieu, * possède ta Ceinture sacrée * et ton Vêtement comme rempart * protégeant l'unité de la doctrine sacrée, * gloire des orthodoxes et trophée royal.
Ta gloire ineffable, nous la chantons * ainsi que ta grâce inégalée; * tu es la source de sagesse * d'où vient la parole en tous ceux * qui te vénèrent et magnifient ton Enfant.
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Exapostilaire
Lumière immuable, ô Verbe
Toi seule, très-pure Mère de Dieu, * tu rends nouveaux la nature et le temps, * car tu enfantes chastement * et ta Robe ne se corrompt; * garde aussi de même façon * tes fidèles dans la foi * et ton peuple dans la sainteté.

Laudes, t. 4
La châsse contenant, Mère de Dieu, ton vêtement * pour les fidèles est une arche de sainteté, * une enceinte sacrée, leur gloire et leur fierté; * chaque jour elle répand * comme une source les guérisons; * aussi, réunis saintement, * nous célébrons en ce jour * l'océan de tes miracles et tes hauts faits si nombreux. (2 fois)
Voici la place renommée, * voici la demeure sans cesse éclairée * où, dans la grâce, est gardé comme un trésor * le précieux Vêtement de la Servante de Dieu; * mortels, venez puiser le pardon, l'illumination, * et, rendant grâce, écriez-vous de tout cœur: * Toi dont l'enfantement nous a sauvés, * Vierge toute- sainte, nous te bénissons.
Notre Dame, la sainte déposition de ton Vêtement, * nous la célébrons comme une fête, dans la joie: * à ta ville en ce jour tu as daigné * le remettre comme une enceinte sacrée, * un inviolable talisman, un précieux cadeau, * un imprenable trésor de guérisons, * un fleuve débordant * des charismes de l'Esprit.
Gloire au Père... Maintenant, t. 2
Purifiant nos cœurs et nos esprits, * avec les Anges, nous aussi, * célébrons cette fête dans la joie, * entonnant le psaume que David a chanté * pour la jeune Epouse du Roi de tous, * le Christ notre Dieu: * Lève-toi, Seigneur, disait-il, * vers le lieu de ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté. * Comme un charmant palais, en effet, * tu l'as ornée, Seigneur, et l'as donnée * en héritage à ta cité, * pour l'entourer, la protéger, * la délivrer des ennemis, * dans ta puissance et grâce aux prières qu'elle fait monter vers toi.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:44

3 JUILLET
Mémoire du saint martyr Hyacinthe.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Tu parus, sous l'éclairage de l'Esprit, * comme une pierre étincelante du royaume du Christ, * Athlète qui luttas avec courage pour la foi, * renversant le front des sans-Dieu * et remportant sur eux la victoire en martyr; * c'est pourquoi nous te glorifions comme invincible soldat. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Guidé par l'invincible droite du Christ, * tu évitas les vagues de l'erreur, * martyr Hyacinthe, pour rejoindre le port spirituel, * où tu es comblé d'un calme infini * et d'une gloire qui jamais ne passera; * toi qui goûtes pour toujours l'allégresse des cieux, * intercède pour le salut de nos âmes.
En tes membres tu glorifias le Dieu immortel, * car tu fus pour lui mis à mort; * mais aux dons immortels il te fait prendre part * et te glorifie par des miracles prodigieux; * car ta châsse est exposée aux yeux de tous * comme une source qui sanctifie les croyants. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
A qui, ma pauvre âme, te comparer, * qui te refuses au repentir * et ne crains pas le feu en persistant dans le mal? * Relève-toi, invoque l'unique prompt secours, * dis-lui: Vierge Mère, supplie ton Fils et notre Dieu * de me sauver des pièges du Maudit.
Stavrothéotokion
L'Agnelle, voyant son Agneau * fixé de plein gré sur le bois de la Croix, * comme une Mère s'écria, gémissant et pleurant: * Quel est cet étrange spectacle, ô mon Fils, * toi qui donnes à tout être la vie, * comment peux-tu mourir, longanime Seigneur, * puisque tu ressuscites les mortels? * Je glorifie, ô mon Dieu, ta condescendance infinie.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, les canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: En toi je loue, Martyr, la pierre étincelante.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Toi qui, dans la lumière du martyre, es devenu * une pierre précieuse pour le temple de Dieu, * je t'invoque maintenant: aide-moi dans la composition de tes éloges.
Ayant renoncé à la gloire d'ici-bas, * tu as hérité la gloire du ciel, * où tu portes couronne, illustre Martyr, * dans l'union incessante avec le Maître de tous.
Pour le Christ tu as montré * l'ardeur de ta jeunesse et noblesse de ton cœur * en combattant contre l'erreur * avec courage, Martyr victorieux.
Le Créateur de tous les êtres * pour le salut des hommes prend chair, * divine Mère, et loge dans ton sein * en assumant notre nature créée.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante Seigneur. »
Malgré ta jeunesse, Témoin du Christ, * tu montras que tu possédais * l'intelligence et la sagesse des anciens.
En athlète ayant couru la plus rude des courses, * tu as mérité la précieuse proclamation * de tes exploits de martyr.
Dirige par tes prières, * Pleine de grâce, vers la porte du ciel ceux qui reconnaissent ta divine maternité.

Cathisme, t. 3
Toi qui es pour l'Eglise une pierre de grand prix * gardée dans les trésors célestes, * Hyacinthe, tu as confondu * ceux qui adoraient les pierres comme dieux; * et le calice du martyre, tu l'as bu; * illustre Témoin, prie le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Théotokion
Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les passions charnelles; * aux flots divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * s'écria dans ses larmes de Mère: * Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Bienheureux Martyr, en athlète loyal * tu t'es montré dévêtu * pour les luttes de la foi, * sans être effrayé par l'audace des tyrans.
Sage-en-Dieu qui as reçu * la couronne de jacinthe aux célestes couleurs, * en martyr céleste tu as mérité * d'exulter avec les êtres du ciel.
Allégrement tu annonças * la parole de la foi * et confondis le tyran * par la force intrépide qui t'animait.
Bienheureuse au dire même de Dieu * qui seule as reçu le Tout-puissant, * sauve de tout malheur * et de toute alarme les chantres de ton nom.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Le tyran insensé, * tu l'as confondu, Martyr victorieux * que le Christ avait revêtu * de puissance invincible.
L'immortelle renommée, * tu l'as acquise, Martyr couronné * qui vers la mort volontaire * avais marché par amour pour le Christ.
Par tes prières, Vierge pure, * puissions-nous être sauvés * des filets de l'ennemi, * nous qui vénérons ton merveilleux enfantement!

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Sous les tortures des impies * le Martyr souffrant jubilait * et, l'esprit fortifié par la Passion de l'impassible Dieu, * il triompha des insensés * en allant sans fléchir vers l'Arbitre des combats.
Comme brillante jacinthe, * tu as réjoui de ton éclat la demeure de Dieu * et, rougi par le sang de ta passion, * tu devins une offrande choisie, * Bienheureux, en l'Assemblée des premiers-nés.
Divine Génitrice immaculée, * par toi puissions-nous être sauvés * des périls et du malheur, pour obtenir * la divine illumination du Fils de Dieu * qui a pris chair ineffablement de ton sein.

Kondakion, t. 4
Pour Hyacinthe en ce jour, * nous tous, les fidèles, tressons une couronne immarcescible de fleurs * en élevant la voix pour chanter: * Réjouis-toi, Hyacinthe, grande gloire des martyrs.

Synaxaire
Le 3 Juillet, mémoire du saint martyr Hyacinthe le Cubiculaire (et Chambellan).
Comme pierre brillant déjà par la vertu,
sous les flots de son sang étincelle Hyacinthe.
De toutes parts son corps par les verges battu,
il meurt de faim le trois, méritant gloire sainte.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Puisqu'en toi la piété * régnait en souveraine sur les passions, * Bienheureux que la divine parole nourrissait, * tu refusas la nourriture des impies en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu t'es offert au Seigneur * en victime sainte et sacrée * dans la pureté de ton esprit * et la sincérité de ton âme, en t'écriant: * Ô Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vierge pure et bénie, * en concevant le Dieu de nos Pères, * cette source de vie immortelle, * tu as arrêté la corruption de la mort * qui dévastait le genre humain.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Après les angoisses et la prison * tu as trouvé les charmes * du vaste Paradis, * où tu vois la splendeur lumineuse des Saints * et contemples les chœurs des Anges * qui se tiennent devant Dieu * et ne cessent de chanter: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
De toute ton âme tu as chéri * ton Dieu jusqu'à l'effusion de ton sang, * bienheureux Martyr, en t'opposant au péché; * ayant mis en fuite l'ennemi * et paré de la couronne des vainqueurs, * tu t'écries avec empressement: * Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Resplendissant comme l'hyacinthe, * comme offrande magnifique * tu as orné le temple des cieux * de la plus belle des pourpres, * décorant le Saint des saints * de ton éclat de martyr * chantant sans cesse: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Le Verbe éternel de notre Dieu, * tu l'as enfanté de façon ineffable * pour le bien de la nature douée de raison; * par lui nous fûmes délivrés * de la mort corruptrice * et nous avons reçu l'Esprit vivifiant; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous glorifions * ta divine maternité dans tous les siècles.

Ode 9
« Mère de Dieu et Vierge inépousée * qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer * par ta parole le vrai Dieu, * plus haut que les Puissances immaculées * par nos hymnes incessantes nous te magnifions. »
Rends favorable par tes prières le Seigneur * envers tous les fidèles chantant * ton invincible Passion; * par elle tu as mis fin à l'erreur des faux-dieux * et fait triompher la parole de vérité.
Pour les armées des Anges * tu fus un spectacle délicieux, * Jacinthe à la couleur des cieux, * rougi de sang pour confesser ta foi en Christ * et paré de la couronne des martyrs.
Tout entier tu fus un tabernacle de Dieu: * ton corps et ton âme ont été sanctifiés * par l'inflexible résistance que tu opposas à la folle démence du tyran; * c'est pourquoi nous te dis bienheureux.
Mets à mort le péché qui survit en moi, * vivifie mon âme proche de la mort, * par la puissance de la vraie vie * qui par amour ineffable naquit de ton sein, * notre Dame, pour les fidèles te magnifiant.

Le reste de l'office, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:47

4 JUILLET
Mémoire de notre Père dans les Saints
André le hiérosolymitain, archevêque de Crète.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
De quel nom t'appeler, saint André? * ascète ayant stoppé l'élan des passions, * pontife ayant prêché l'Evangile du Christ, * cithare mélodieuse de l'Esprit, * harpe charmant l'univers, chantre divin, nouveau David exultant * devant l'arche de la grâce et du nouveau Testament.
De quel nom t'appeler, saint André? * imitateur des élus qui luttèrent vaillamment, * louangeur infaillible des Martyrs et des Saints, * entraîneur des fidèles pour le renouveau de la vertu, * peintre de la vanité de cette vie, * maître parfait, véritable docteur. * Intercède pour le salut de nos âmes.
De quel nom t'appeler, saint André? * charmante fleur de la sainte Jérusalem, * ferme appui soutenant l'orthodoxie de la foi, * très-saint pontife des Crétois, * illuminant le monde de tes clartés, * issu de l'Orient pour éclairer le Couchant. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
A qui, ma pauvre âme, te comparer, * qui te refuses au repentir * et ne crains pas le feu en persistant dans le mal? Relève-toi, invoque l'unique prompt secours, * dis-lui: Vierge Mère, supplie ton Fils et notre Dieu * de me sauver des pièges du Maudit.
Stavrothéotokion
L'Agnelle, voyant son Agneau * fixé de plein gré sur le bois de la croix, * comme une Mère s'écria, gémissant et pleurant: * Quel est cet étrange spectacle, ô mon Fils, * toi qui donnes à tout être la vie, * comment peux-tu mourir, longanime Seigneur, * puisque tu ressuscites les mortels? * Je glorifie, ô mon Dieu, ta condescendance infinie.

Tropaire, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des pontifes inspiré de Dieu, * saint André, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque et ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Par de vaillantes hymnes acclamons saint André.

Ode 1, t. 5
« Dans la mer Rouge cheval et cavalier * furent précipités par celui qui brise les combats, * le Christ élevant ses mains, * le Sauveur que célèbre Israël * lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
Ayant chassé de tes paupières le sommeil, * tu t'es préparé pour le Seigneur par la vertu * comme brillante demeure, * vénérable prédicateur divin; * c'est pourquoi Dieu fit de toi son logis.
Faisant vibrer ta harpe d'une harmonieuse mélodie, * tu as réjoui de tes hymnes * l'Eglise du Christ, * saint André, en te faisant l'écho * de la grâce du saint Esprit.
Avec sagesse obéissant au précepte de l'Ecriture, * dans l'ascèse tu mortifias les passions du corps * et ton esprit, tu l'élevas * sur les ailes de ton vif amour * en chantant des cantiques divins.
Ton divin Fils, ô Vierge immaculée, * est tout entier l'objet de nos désirs, * pure douceur et somme de tous biens; * intercède auprès de lui * pour qu'il sauve les fidèles qui accourent vers toi.

Ode 3
« Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance * et malgré son poids tu l'as fermement suspendue; * affermis ton Eglise, Christ, * sur le roc inébranlable de tes commandements, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.»
Conduisant ta vie dans la vertu * et uni à Dieu par l'amour divin, * tu fus un instrument du Verbe, * toi qui éclairas de tes cantiques l'univers * en puisant aux trésors de notre Dieu.
Tu fus rempli de sagesse céleste, * car en ouvrant largement la bouche de ton âme, tu reçus * tout l'éclat lumineux du triple Soleil, * en pontife sacré.
Affermissant les forces de ton âme, Bienheureux, * et par l'ascèse maîtrisant ton corps, * tu devins un astre éblouissant, charmant l'Eglise par l'orthodoxie de tes enseignements * et par tes cantiques harmonieux.
Délivre-moi de l'esclavage des passions, * je t'en prie, ô Mère immaculée de notre Dieu, * efface les cicatrices de mes péchés toi qui as porté de merveilleuse façon * celui qui ôte le péché monde.

Cathisme, t. 8
Eclairé par la divine lumière en ton cœur, * tu as chanté la doctrine en un langage resplendissant * et tu as éclairé, bienheureux Père, le monde entier; * devenu l'instrument divin de l'Esprit, * chaque jour tu réjouis le cœur de tous les croyants * par tes suaves poèmes chantant la Trinité, * le cortège des Saints et la Vierge immaculée; * intercède, saint André, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car en toi le feu de la divinité fit sa demeure * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur, * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés aux fidèles se réfugiant sous ta divine protection.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle poussa d'amères plaintes et dans ses larmes s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous, dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta divine Passion.

Ode 4
« Comprenant ton divin abaissement, * le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: * Tu es venu pour le salut de ton peuple, * pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
Ton œuvre, illustrée par ta sainte vie, * est devenue, Bienheureux, un parfait modèle de théologie * rendant manifeste la gloire * de la Trinité toute-digne de nos chants.
Ayant montré que la contemplation * a pour base la pratique des vertus, * saint André, tu t'es servi mieux que tous * de la contemplation comme sceau de ta vie.
En divin pontife, Bienheureux, * défendant l'Eglise à la manière d'un pasteur, * tu as repoussé l'attaque des lions, * éponyme du courage, saint André.
Ayant trouvé digne des plus grands éloges la Mère de Dieu, * tu as montré un zèle correspondant * et tu glorifias par de multiples louanges * celle qui est au-dessus de tout éloge.
Sans épousailles, virginalement * dans ton sein tu as conçu et sans douleurs tu enfantas, * et tu restas vierge après l'enfantement, * car c'est Dieu que tu fis naître en la chair.

Ode 5
« Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, * devant toi je veille et vers toi monte mon cri: * illumine les ténèbres de mon âme, * ô Christ, en vertu de ton amour. »
Nous qui profitons de tes enseignements * et jouissons pieusement * de tes cantiques inspirés, * bienheureux André, nous glorifions ta mémoire.
Eclairé par la lumière de l'Esprit divin, * tu as loué saintement * les chœurs des Saints, avec lesquels, * bienheureux André, tu exultes maintenant.
A présent, ce n'est plus avec les corruptibles sens du corps * ni avec l'imagination * que tu contemples le divin, * mais avec les facultés de l'âme tu lui es uni mystiquement.
Avec larmes je me prosterne devant toi, * suppliant d'être délivré de mes péchés * grâce à toi, ô Vierge immaculée, * et d'être digne de la joie éternelle.

Ode 6
« Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, * ô Christ et Seigneur, apaise l'océan de mes passions * et délivre-moi du mal, * ô Dieu de miséricorde. »
Par tes œuvres tu as contredit, * d'une bouche éloquente, les impies, * saint Pontife, car tu as mis en relief * la vénération des images sacrées.
Ta vie, tu l'as ornée de sainteté, * illustre Père, et tu as apaisé * le tumulte des passions pour aborder * au rivage de la vie impassible.
Tous les fidèles qui jouissent pieusement * des beautés de tels discours * et de tes enseignements * jubilent en repoussant le bavardage des impies.
La Lumière issue du Père dans l'éternité * s'unit entièrement à moi * par l'incarnation rendue possible grâce à toi, * divin Epouse tout-immaculée.

Kondakion, t. 2
Claironnant tes cantiques divins, * tu es devenu pour le monde un astre de clarté * rayonnant la lumière de la sainte Trinité, aussi nous te chantons, saint André: * Intercède sans cesse pour notre salut.

Synaxaire
Le 4 Juillet, mémoire de notre Père dans les Saints, André hiérosolymitain, archevêque de Crète.
Le pasteur des Crétois, l'auteur du Grand Canon,
a trouvé pour ses peines couronne aussi grande.
Son âme, il fallait bien qu'au Seigneur il la rende:
sa vie cesse le quatre, et non point son renom.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, * détourna flamme et couvrit de rosée les Jeunes Gens * qui chantaient d'une même voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Vénérable, afin de contempler * en esprit le brillant éclat des Saints, * par tes œuvres tu as fait briller ta vie * en t'écriant: Seigneur, tu es béni.
En ton corps tu as imité les Incorporels, * vénérable Père, et désormais * avec eux tu jubiles et chantes * d'une même voix: Seigneur, tu es béni.
Jérusalem exulte clairement, * qui t'a fait lever comme un astre aux mille feux * sur le monde, Bienheureux, * pour chanter: Seigneur, tu es béni.
Celui qui était d'abord incorporel, * Toute-pure, dans ton sein * par amour sans limites prend un corps; * nous lui chantons: Seigneur, tu es béni.

Ode 8
« Pour toi, Dieu créateur, * dans la fournaise les Jeunes Gens * formèrent un chœur avec tout l'univers et chantaient: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
De joie tu exultais * devant l'arche nouvelle de l'Eglise, Père saint, * formant des chœurs, afin de chanter: * Toutes ses œuvres, louez le Christ, * exaltez-le dans tous les siècles.
Dans l'assemblée des Saints * entonnant un cantique nouveau, * tu chantas pour le Dieu tout-puissant: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Très-sage Père André, * tu consacras tes œuvres à la vertu * et chantas les exploits de tous les Saints * que le Christ a comblés de sa faveur * et rendus parfaits pour les siècles.
Venez et célébrons * la divine Mère en des cantiques saints, * disant: Réjouis-toi, ô Vierge bénie * par qui la joie fut donnée à la nature des humains.

Ode 9
« Isaïe, danse d'allégresse, * car la Vierge a mis au monde un fils, * de son sein est né l'Emmanuel: * parmi nous Dieu se fait homme, * il a pour nom Soleil levant, * et nous qui te glorifions, * ô Vierge, nous te disons bienheureuse. »
Le message de tes paroles * a retenti par toute la terre, * bienheureux André, * ainsi que le charme, * la pureté de tes enseignements; * aussi le Christ, roi de tous, * t'a couronné du diadème de beauté.
En l'union suprême, * de la lumière au triple éclat * tu jouis, saint André, * révélateur des plus hauts mystères: * par tes prières sauve du péril * ceux qui célèbrent maintenant * de tout cœur ta mémoire sacrée.
Avec les chœurs des Anges * tu exultes dans le ciel, * toi qui as mené sans fléchir * leur même vie sur terre * et qui as excellé * comme héraut de la vraie foi, * divin chantre suscitant l'admiration.
L'élan irrésistible * de la Mort vorace, * tu l'arrêtas en enfantant selon la chair * ineffablement la Vie éternelle, * car l'Enfer, l'ayant voulu happer * de sa bouche amère, en fut anéanti, * virginale Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:53

5 JUILLET
Mémoire de notre vénérable Père Athanase l'Athonite;
et de notre vénérable Père Lampade le thaumaturge.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 2
Quels éloges t'adresser, * Athanase, pour te louer? * La pratique des vertus * fut ton véritable ornement, * et la lumière qui émane de Dieu * te combla de ses grâces; * glaive coupant aux passions leur élan, * colonne resplendissante de la divine contemplation, * flambeau de la tempérance faisant briller * sur le chandelier de ton âme les préceptes divins * de celui qui accorde à tous les hommes la vie.
De quels éloges te couronner, * Athanase, dignement? * Tu es l'aigle parcourant l'éther, * emporté comme un être du ciel * sur les ailes de la divine contemplation, * le donjon de l'humilité, * l'inébranlable rempart du discernement, * la majesté vénérable des bonnes mœurs, * l'intercesseur auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il protège tes enfants, * en l'unique tendresse de son cœur.
Tel un matin lumineux, * grâce aux feux de tes charismes tu menas * ceux qui étaient aveuglés par les ténèbres des passions * vers la lumière sans soir, * Père Athanase, sage-en-Dieu; * et, pour avoir accru ton talent, * le Christ a fait de toi * un guérisseur des âmes, incisant * avec le scalpel de tes paroles les plaies purulentes * et rendant la santé * aux fidèles qui s'approchent de toi.
t. 8
Lampade, Père saint et bienheureux, * par la tempérance et l'oraison * tu as soumis à l'âme l'arrogance de la chair; * et tu fus comblé de grâces par l'Esprit saint * dont la force t'a permis * de soumettre et d'écraser totalement * les esprits du mal qui t'assaillirent si nombreux.
Lampade, Père inspiré divinement, * tu t'es montré à nous comme un trésor * caché dans les cavernes où tu vivais en embaumant * de tes miracles prodigieux * les âmes des fidèles accourant * vers toi, bienheureux Père; c'est pourquoi nous te chantons: * intercède pour que tes chantres soient délivrés de tout malheur.
Lampade, Père saint et bienheureux, * uni à Dieu par l'ascèse que tu menais * et saintement illuminé par ses vives clartés, * tu devins une lampe faisant briller * pour tous les hommes les vertus salutaires; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous fêtons avec joie * en ce jour ta mémoire porteuse de clarté.
Gloire au Père, t. 6
Quelle divine grâce en ta vie, * Père Athanase, et combien * ta mort fut empreinte de sacré; * ce jour-là toute la multitude de la Sainte Montagne, réunie, * te voyant sur ta couche sans vie, * s'écria en gémissant: * Donne une dernière parole à tes serviteurs, * dis-nous comment tu laisses tes enfants, * que tu as aimés tel un père compatissant. * Même si le tombeau, sur terre, va te couvrir, * nous qui te vénérons de tout cœur, * nous aurons dans le ciel un protecteur, * un intercesseur auprès du Christ notre Dieu.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les lectures des saints Moines (voir office du 19 juillet saint Séraphim de Sarov)

Litie, t. 1
L'astre sans couchant * éclairant le monde entier, * c'est le vénérable Athanase, chantons-le; * plus que soleil, en effet, il a brillé * au firmament de la foi * pour mener à la vertu * l'ensemble des fidèles par sa clarté * et les entraîna vers le zèle divin * non seulement par l'explication des paroles du salut * et les enseignements divinement inspirés * qui de ses lèvres jaillissaient * comme flots d'une source abondamment, * mais aussi par sa vie angélique * et son admirable pratique des vertus; * de sorte qu'en l'un et l'autre domaine il montra * le rayonnement de sa parole et de sa vie, tel un maître excellent. * Ô Christ notre Dieu, * par ses prières sauvegarde ce troupeau * et veuille, en ton amour des hommes, affermir la vraie foi.
t. 2
Pères, formant un même chœur, * acclamons l'ami du Christ, l'éponyme de l'immortalité, * le vrai disciple du Sauveur, * la gloire, la fierté de tous les moines, leur conducteur, * celui qui dès l'enfance fut consacré au Seigneur. * En son âme ayant reçu l'amour divin, * il quitta le monde et ses appâts pour prendre sur ses épaules le joug du Christ; * avec courage il repoussa les hordes des démons et par sa pratique nous montra * l'excellent chemin de ceux qui aiment Dieu; * et lui-même, l'ayant parcouru, * s'empressa d'atteindre la véritable clarté * de la toute-puissante Trinité. * Merveille étonnante, prodige divin: * terrestre par nature, il devint * semblable aux êtres purement spirituels, * si bien qu'il a reçu de Dieu immense gloire et honneur * et pour nous il intercède, afin que nous trouvions, * au jour du jugement, les biens éternels.
t. 4
Les admirables exploits * de la vie que tu menas en l'ascèse * émerveillèrent les Anges et stupéfièrent les mortels; * toi qui étais, en effet, * en ton corps terrestre un incorporel, * tu as lutté avec les ennemis invisibles; * c'est pourquoi d'âge en âge te chantent les croyants * et ton vénérable troupeau tout spécialement * célèbre de brillante manière tes efforts, * car tu en as fait une agréable cité dans le désert * en fondant pour tant de moines un habitacle majestueux; * et, comme en de splendides vêtements, * il resplendit sous tes miracles et tes exploits généreux, * Athanase, et réclame sa protection * par tes prières d'intercession * auprès du Christ notre Dieu * qui lui accorde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 5
Faisons retentir le concert de nos chants, * car la grâce de l'Esprit, plus sonore que tout clairon, * nous convoque tous pour chanter ce Père porteur de Dieu. * Que les rois et les princes admirent ce véritable serviteur du grand Roi, * qui a renversé le maître de ce monde, ses puissances, ses principautés, * en revêtant l'armure complète de l'Esprit saint. * Evêques et Docteurs, ensemble célébrez * la règle, le modèle des véritables bons pasteurs, * la pureté de sa doctrine, la noblesse de sa foi, * sa hauteur, atteignant jusqu'aux nues, * dans la contemplation et la pratique des vertus, * le torrent de délices de ses enseignements, * le guide conduisant les égarés, * celui qui redresse les fidèles ébranlés, * et pour tous les malades un trésor de compassion. * Louant la grande gloire de l'Athos, disons tous: * Couronnement des Pères, Athanase, par tes prières ne cesse pas * de protéger tes serviteurs et de sauver ton troupeau.
Maintenant...
Faisons retentir le concert de nos chants, * car la Vierge Mère, la souveraine de l'univers, * du haut du ciel couronne de bénédictions les chantres de son nom. * Rois et princes, accourez pour acclamer * par des hymnes la Mère du Roi * qui voulut, dans son amour, sauver de la mort les captifs de jadis. * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrez * la Mère tout-immaculée * qui mit au monde le bon Pasteur. * C'est elle, le chandelier tout doré, * la Nuée porteuse de clarté * devenue plus vaste que les cieux, * l'arche vivante, le trône flamboyant du Seigneur, * l'urne d'or où la manne est conservée, * la porte close que seul le Verbe a franchie; * disons donc les louanges de la Mère de Dieu, * invoquant de la sorte le Refuge des chrétiens: * Palais du Verbe, accorde à tes humbles serviteurs le royaume des cieux, * car rien n'est impossible à ta divine médiation.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, vénérable Père Athanase, * toi qui exultes avec les Anges, dans leurs chœurs, * puisque déjà sur la terre en vérité * c'est leur vie que tu menas en t'exerçant dans la vertu, * en révélant la pureté d'un miroir sans défaut * et recevant les rayonnantes clartés de l'Esprit saint; * aussi tu voyais clairement l'avenir, * prévoyant toute chose grâce aux divines lumières du Christ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Réjouis-toi, chef des ascètes, leur invincible défenseur; coupant à la racine les passions * et soutenant avec courage le assauts des démons, * Athanase, tu triomphas de leur funeste égarement; * et tu rendis manifeste la vigueur, * la puissance invincible de la Croix du Sauveur; * sous cette armure, tu vainquis tous les adversaires contestant * la divine manifestation du Christ en la chair; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.
Colonne lumineuse appuyée sur les vertus, * nuée procurant l'ombre au désert, * de terre conduisant vers le ciel les moines de l'Athos, * tu déchiras l'océan des passions grâce au bâton de la Croix * et, faisant fuir cet autre Amalec, le démon, * sans obstacle tu trouvas la céleste montée, * bienheureux Père, l'héritage sans fin * où tu exultes avec les Anges devant le trône du Christ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Le joyau des Pères saints, * la gloire des ascètes chrétiens, la source des miracles divins, * notre chaleureux intercesseur auprès de Dieu, * amis de la fête réunis, * chantons-lui nos éloges en disant: * Réjouis-toi, emblème et règle de la vie monastique, son modèle le plus exact, * réjouis-toi, brillant luminaire éclairant la terre de tes vertus, * réjouis-toi, consolateur des affligés et fervent protecteur des malheureux. * Car tu ne cesses d'intercéder, * Athanase, auprès du Christ notre Dieu * pour les brebis de ton bercail * et pour tous les fidèles qui vénèrent ton auguste dormition.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints, * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 3
La vie que tu as menée, Athanase, dans la chair * a l'admiration des armées angéliques * te voyant marcher corporellement * vers les combats invisibles * et massacrer les phalanges des démons; * c'est pourquoi le Seigneur t'a récompensé de ses dons abondants; * illustre Père, prie le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Ayant pris sur tes épaules la croix du Christ, * vénérable Athanase, tu l'as suivi par tes labeurs ascétiques; * et tu devins, illustre Père, un modèle parfait * pour tous les moines s'exerçant dans la sainteté; * toi dont les exploits divins t'ont mérité * à présent le royaume d'en-haut, * ne cesse pas d'intercéder pour le salut de nos âmes.
Comme le Prophète, je m'écrie: * N'entre pas en jugement, Seigneur, avec moi; * car mes fautes, je le sais, * me condamnent, et je te dis: * par les prières de celle qui t'enfanta, * Ami des hommes, prends pitié * de moi ton humble, ton indigne serviteur, * comme du Larron, de la Courtisane, du Prodigue, du Publicain; * car tu n'es pas venu sauver les justes, mais plutôt les pécheurs.

Cathisme II, t. 4
Vénérable Athanase, ayant plu au Seigneur * par tes saintes œuvres et la pureté de ta vie, * tu as mérité la part des Anges incorporels.
Invincible protectrice des malheureux, * diligente avocate de ceux dont l'espoir repose en toi, * délivre-moi de tout danger * et ne méprise pas mon appel, * toi qui viens au secours de l'univers.

Psaume 50 et les canons des Saints: celui d'Athanase (t. 8), avec l'acrostiche: Je célèbre Athanase et je loue sa vertu. Amen; et celui de Lampade (t. 2).

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi l'éponyme de l'immortalité, * avant même le terme de ta vie, * Père Athanase, manifestement * tu participas à la condition immortelle * en quittant les choses éphémères. * Désormais devant le Christ, * souviens-toi de nous tous * qui faisons mémoire de toi.
Dès la plus tendre enfance * tu fis preuve de piété envers Dieu * et la privation de tes parents * ne t'empêcha nullement d'acquérir la vertu: * tu dirigeas entièrement * tout ton désir et ton amour * vers le seul Créateur.
Bien que mes lèvres soient souillées, * j'ose chanter ta louange, * vu l'affection que je nourris pour toi * et l'amour qui m'enchaîne; * sois indulgent toutefois, * Père vénérable, et donne-moi * de pouvoir te préparer * un éloge vraiment digne de toi.
Comme enfant nouveau-né, * de manière ineffable, * tu as mis au monde l'Ancien des jours * qui vint nous montrer sur terre * les voies nouvelles de la vertu; * et Athanase, ton illustre serviteur, * épris d'amour pour ton Fils, * a fait construire, ô Vierge, ce temple pour toi.
t.2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Par la pluie de tes intercessions * viens alimenter, * Lampade porteur-Dieu, * la lampe de mon âme et souffle-moi, * vénérable Père, les paroles pour te louer.
Sur tes épaules ayant pris ta croix * et mortifiant ta chair, * Père saint, tu as suivi * celui qui a souffert pour toi * la crucifixion volontaire.
Invoquant la puissance du Très-Haut, * tu as humilié l'ennemi * avec lequel tu combattais * dans l'ascèse pour acquérir, * Père saint, le diadème des vainqueurs.
Qui pourrait décrire justement * ta conception dépassant l'entendement? * C'est Dieu que tu as mis au monde, * Toute-sainte, le Sauveur universel * qui nous est apparu dans la chair.

Ode 3, t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les ciel et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Epris d'amour, dès l'enfance, pour Dieu, * tu réunis les enfants du même âge que toi * et, formant un chœur, tu les dirigeais * spirituellement pour les tirer * très-sagement des usages enfantins.
Par amour de la sagesse, tu es venu * dans l'heureuse cité de Constantin * et, comme abeille sage et produisant du miel, * butinant parmi les paroles l'essentiel, * tu en laissas le superflu.
De ton âme gouvernant la nef * grâce à la voile de la Croix, * bienheureux Père, tu as accompli * aisément la traversée difficile de cette vie * et tu abordas aux calmes havres de Dieu.
Celui qui est né du Père avant les siècles ineffablement * est issu de ton sein, * Vierge Mère, en ces derniers temps * pour diviniser notre nature * et se faire suivre d'une foule de Saints.
t.2
« Seigneur qui par ta parole as affermi les cieux, * affermis aussi mon cœur dans la foi. »
Au creux des montagnes recherchant la paix, * tu as trouvé la grâce divine, bienheureux Père sage-en-Dieu.
Exalté par ton humilité, sur les ailes de l'amour, * Père, tu es parti vers les demeures des cieux.
Dans la tempérance, Père théophore, tu vécus; * aussi tu évitas les méfaits de l'ennemi.
Délivre de tout danger, nous t'en prions, * ceux qui se réfugient vers toi, Mère du Christ notre Dieu.

Cathisme, t. 8
Dès la jeunesse ayant quitté les charmes périssables de cette vie, * tu as suivi avec empressement celui qui t'appelait * et, selon son précepte, ayant pris sa croix sur tes épaules, * vénérable Père, dans les jeûnes tu épuisas ton corps; * c'est pourquoi le Seigneur te désigna, * dans sa bonté, comme le pasteur de ses brebis. * Intercède, Athanase, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Mère de Dieu, tu as conçu, sans être consumée, * dans ton sein la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Ode 4, t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi moi Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Faisant de ton esprit le dominateur des passions * et te laissant guider par l'action divine, * tu menas ta route à bonne fin; * quant aux pièges, aux séductions * et aux embûches du démon, * tu les repoussas pieusement * comme un sage ayant choisi le meilleur.
Ayant reçu le joug léger du Seigneur * et formé à la crainte de Dieu, * par la purification de ton âme et de ton corps * tu devins un modèle de chasteté, * un sommet de tempérance, * le sceau de la condition impassible, * Athanase, une icône de l'amour.
Ayant suivi avec soin * l'enseignement de l'Eglise et celui du siècle, * très-sagement tu distinguas en chacun d'eux * ce qui était utile et convenant, * paré que tu étais de justice, de bon sens, * de courage, d'intelligence, d'humilité * et te signalant par tant d'autres qualités.
Le Seigneur porté sur les épaules des Chérubins, * Vierge Pure s'est établi dans ton sein * comme en un trône flamboyant * et, par l'assomption de notre chair, * divinisa la nature humaine, * comme l'enseigne l'illustre moine Athanase, * Souveraine toute-digne de nos chants.
t.2
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Devenu par tes divines vertus bonne odeur en Christ, * Père divinement inspiré, tu répands la myrrhe des guérisons.
Caché, bienheureux Père, pendant de longues années, * tu fus révélé par Dieu, pour sa gloire.
Possédant désormais la châsse de tes reliques, nous y puisons, * Lampade, la santé, en t'acclamant.
Vierge pure ayant mis au monde sans semence notre Dieu, * nous t'en supplions, prie-le sans cesse pour tes serviteurs.

Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Par la douceur de tes paroles * tu attirais comme l'aimant * vers ton enseignement * et vers l'écoute de tes conseils * ceux qui sans cesse désiraient * contempler ton visage radieux.
Toi qui obéissais aux préceptes divins * et mettais en pratique les commandements du Créateur, * tu devins un législateur pour les moines, * un modèle parfait, * l'instructeur et le guide des esprits égarés, * un flambeau pour les cœurs enténébrés.
Toi l'effigie des vertus, * le réceptacle des grâces du saint Esprit, * tu as édifié * un saint lieu de méditation * où tu instituas un genre de vie * convenant aux solitaires.
La bouche la plus éloquente * ne peut te chanter comme il se doit, * Vierge toute-digne de nos chants, * toi qui surpasses les Chérubins et toute créature; * avec saint Athanase prie donc * le Seigneur en faveur de nous tous.
t. 2
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Toi la lampe qui brilles pour toujours * de la divine clarté, * tu émets la splendeur des guérisons * illuminant ceux qui célèbrent, * vénérable Père, ta mémoire sacrée.
Rendant tes œuvres conformes à ton nom, * tu devins une lampe allumée * par le feu divin du saint Esprit * et capable de consumer * les broussailles du péché.
Vénérable Père, depuis les intarissables trésors * des sources divines tu fais jaillir * la myrrhe au doux parfum, * chassant toute mauvaise odeur des passions * pour la gloire de notre Dieu.
Vierge pure qui as enfanté le Christ, * le créateur de l'univers, * nous te prions: Réjouis-toi * qui fis lever sur nous la divine clarté * et pus loger en toi le Dieu infini.

Ode 6, t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Par tes peines tu mortifias les désirs de la chair, * par tes larmes et tes jeûnes * tu t'es crucifié pour le monde et les passions; * par tes hymnes et tes prières incessantes * tu fus assidu en présence de Dieu.
Toi le chef de file * des moines qui vivent sur la montagne de l'Athos, * l'image même de la vie vertueuse, * tu es aussi l'ornement * de tous les solitaires qui y résident.
Droiture, douceur et bonté, * indulgence, mesure, affabilité, * miséricorde, sympathie, compassion et joie, * telles furent tes qualités * à l'imitation de ton maître le Christ.
Tel un autre Moïse, tu édifias * comme un nouveau tabernacle, Bienheureux, * l'enclos de tes brebis * que tu as agrandi par tes peines et tes efforts * et consacré à la Mère de Dieu.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Conduit par les souffles de l'Esprit divin, * vénérable Père, tu as franchi la tempête de cette vie, * pour atteindre le havre du repos céleste.
Tu as été le modèle des moines, en reproduisant * par ton calme l'ermitage d'Elie * et en faisant sécher les passions corporelles.
L'abîme de tes larmes, Père bienheureux, * est devenu la ruine des démons * et l'illumination de ton fidèle troupeau.
Rends-moi digne de ta divine compassion, * toi qui enfantas le Seigneur compatissant * dont le sang nous a sauvés de la mort.

Kondakion, t. 8
Comme excellent contemplateur des êtres immatériels * et comme un authentique maître en la pratique des vertus * nous t'acclamons, nous tes brebis, nous écriant: * auprès du Seigneur ne cesse pas d'intercéder * pour qu'il sauve des épreuves et du malheur les fidèles te chantant: * Réjouis-toi, saint Athanase de l'Athos.

Ikos
Du ciel ayant reçu la merveille de ton nom, * tu as hérité la vie immortelle; * et, avec ton corps ayant mené sur terre la vie des incorporels, * tu es devenu inaccessible aux passions et pour cela nous te chantons:
Réjouis-toi, gloire des moines, leur splendeur, * réjouis-toi, lumineuse colonne de chasteté, * réjouis-toi, signe de courage évident, * réjouis-toi, preuve d'une sage pensée.
Réjouis-toi, parfaite balance d'équité, * réjouis-toi, qui as soumis tes œuvres à la raison, * réjouis-toi, esprit jouissant d'ineffables réflexions, * réjouis-toi, observateur attentif de l'entière création.
Réjouis-toi, qui as couvert de honte les démons, * réjouis-toi, qui as mortifié toute passion, * réjouis-toi, tranquille havre après la tempête de la vie, * réjouis-toi, sauveur de ceux qui te chantent avec foi:
Réjouis-toi, saint Athanase de l'Athos.

Synaxaire
Le 5 Juillet, mémoire de notre vénérable Père théophore Athanase l'Athonite.
Des Pères le premier fut Antoine le Grand,
mais leur couronnement, ce fut saint Athanase.
Si la chronologie le place au dernier rang,
de l'ascèse il exprime la plus haute phase.
Leur temple s'effondrant, six disciples sont morts
avec lui, désertant le temple de leur corps.
Athanase le cinq est porté par les Anges
en la cité de Dieu: à lui soient nos louanges!
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Lampade.
De l'huile des vertus sa lampe était remplie:
l'Epoux venant, Lampade aux chœurs festifs se lie.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
En presque toute la création * a retenti le message * de ta vie et de tes justes actions, * et tu as gagné, Père saint, le sommet de la gloire, * car Dieu t'a glorifié * et t'a donné la renommée universelle.
A l'imitation de ton Maître, * tu es devenu, Père saint, * le secours des pauvres, la providence des orphelins, * la protection des veuves, le havre des gens en péril, * la prompte consolation des affligés * et celui qui protège les opprimés.
Te connaissant comme un astre universel * et un luminaire sans déclin pour les moines, * comme le secours dans les difficultés et l'immense refuge des pécheurs, * je te choisis pour médiateur intercédant, * auguste Père, auprès du Christ notre Dieu.
Divine Génitrice, ton serviteur, * désirant contempler la gloire ineffable * de ton Fils et de ton Dieu, * en a pris la sainte croix et l'a suivi en marchant * sur ses traces divines et porteuses de vie.
t. 2
« Toi qui jadis éteignis la fournaise qui crépitait * et couvris les Jeunes Gens * de la rosée du saint Esprit, * tu es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Sous la rosée de la tempérance tu as éteint * la fournaise ardente des passions, * bienheureux Père, et t'écrias: * Tu es béni Seigneur, * Dieu de nos Pères.
Sous l'éclairage des grâces t'habitant, * tu illumines les cœurs des fidèles psalmodiant: * Tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.
Père saint qui fus un humble de cœur, * sublime par ta vie, * et tes miracles, tu chantais: * Tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.
Toi qu'une Vierge porta, puis enfanta, * toi qui dépouillas l'Enfer * et as illuminé les nations, * tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.

Ode 8, t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Athanase, ayant vaillamment repoussé * les puissances et principautés des ténèbres, * tu fus un instructeur sublime, * un guide de salut * découvrant leurs intrigues, * leur ruse, leurs complots * et gardant ton troupeau * à l'abri de tout méfait du démon.
Demeurant sur terre comme un homme, * tu as acquis en vérité * la citoyenneté des cieux, * te montrant le compagnon des Anges, * partageant leur genre de vie; * avec eux tu chantes désormais: * Vous, les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Réunis en ce jour, * nous te chantons dignement * et la châsse de tes reliques, nous la vénérons, * demandant par tes prières * la délivrance des passions, le pardon de nos péchés, * la fin de tout malheur funeste * et célébrant dans l'allégresse et la foi * ta sainte mémoire dans les siècles.
Comme Elie demeura jadis au Carmel, * ainsi toi-même tu désiras * trouver ton repos sur la montagne de l'Athos * pour t'y unir au Seigneur; * et, brillant de la contemplation divine, * tu te montras un serviteur * de la pure Mère de Dieu * à laquelle tu chantais avec l'Archange: Réjouis-toi.
t. 2
« Le Dieu qui descendit dans la fournaise * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Par des miracles et d'étonnantes apparitions * tu t'es révélé à ceux qui t'ignoraient * et, après plusieurs années d'oubli, * tu es sorti de ta cachette * pour nous verser la myrrhe des guérisons, * bienheureux Père aux divines pensées.
Pour nous tu fais sourdre, Père bienheureux, * l'intarissable grâce * que tu puises aux sources du salut * et tu nous sauves tous * des passions, des périls, de l'affliction, * nous qui célébrons ta mémoire sacrée.
Sur terre tu menas ta vie angélique * dans la pureté du cœur * et, lorsque tu pris congé de la chair, * tu t'es uni aux Anges pour chanter: * Bénissez l'Ami des hommes, louez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le Fils unique engendré divinement * par le Père avant les siècles * et qu'en ces temps ultimes * a enfanté la Vierge dans la chair, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez- le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Dans la pureté, la chasteté * ayant mené ton existence immaculée * et comme un incorporel ayant vécu sur terre, * tu es monté vers le séjour céleste * pour te réjouir avec les Justes et les Saints * en intercédant pour nous tous auprès du Christ.
Ayant grandement magnifié ton Maître sur terre * et l'ayant glorifié en tes membres * par la contemplation et l'action, * tu es devenu célèbre et renommé, * Père théophore, en tout lieu, * car même l'ennemi sait reconnaître la vertu.
A la multitude des Anges tu t'es uni, * aux chœurs des saints Moines tu t'es agrégé * et tu exultes avec tous les élus, en communiant * à la véritable divinisation, à la vie immortelle; * avec eux ne cesse pas d'intercéder * auprès du Maître pour les brebis de ton bercail.
Notre Dame, ô temple sanctifié * ayant trouvé place pour l'Un de la Trinité, * ton serviteur Athanase a bâti pour ta gloire * une église, un sanctuaire en ton honneur; * par tes prières ne cesse pas * de lui offrir ton alliance en tout temps.
t. 2
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Celui qui est né pour nous de la Vierge en une grotte * aux fidèles a révélé * sous l'éclairage de l'Esprit * la châsse de tes reliques, Père théophore, * qu'une grotte avait cachée saintement * et qui désormais * a fait jaillir les guérisons.
Toi qui as mené le bon combat dans l'ascèse * et qui as foulé aux pieds * tous les filets de l'ennemi, * tu sauves de la perdition * ceux qui te vénèrent de tout cœur: * bienheureux Lampade conduis-nous * vers le chemin céleste.
Epargne-moi, Seigneur, épargne-moi, * lorsque tu viendras' prononcer mon jugement; * ne me condamne pas au feu, * ne me corrige point dans ton courroux; * laisse-toi fléchir, ô Christ, par la Vierge qui t'a mis au monde, * par les Anges si nombreux et le Moines en chœur.

Exapostilaire, t. 2
Tu t'es levé des pays de l'orient * comme un luminaire brillant de loin, * Athanase, et tu as illuminé * les régions situées à l'occident par l'éclat resplendissant de tes vertus; * ne cesse donc pas de prier pour le monde le Seigneur.
Toute-pure Souveraine de l'univers, * garde par les prières du vénérable Athanase * à l'abri de toute adversité le troupeau * qui te chante comme protectrice du monde en tout temps.

Laudes, t. 8
Seigneur, précieuse fut devant toi * la mort de ton saint Moine, en vérité; * voici qu'en effet ton serviteur a fait jaillir * une puissante source de guérisons: * il chasse, après sa mort, toutes sortes de maladies * et met en fuite les esprits funestes * auxquels il résista durant sa vie jusqu'au sang. (2 fois)
La châsse de tes reliques, le Seigneur * en a fait pour les mortels * une source de miracles et un fleuve de dons: * elle a procuré la vie aux aveugles, * elle a purifié les lépreux; * quant à ceux que retiennent en leur pouvoir les démons, * elle les en délivre et les rend sains d'esprit.
Joyau des ascètes, réjouis-toi, * étoile des moines, fierté des pasteurs, * Père Athanase, compagnon de tous les Justes dans le ciel; * réjouis-toi, fontaine d'innocence et d'amour, * réjouis-toi, demeure de la sainte Trinité, * réjouis-toi, luminaire du discernement aux brillantes clartés, * réjouis-toi, vivante colonne, pur modèle des vertus.
Gloire au Père, t. 6
Tous ensemble, acclamons * l'éponyme de l'immortalité, * le noble et courageux ascète de l'Athos: * il y a rassemblé le premier troupeau, * y bâtit un temple avec amour pour le Seigneur * et l'a consacré à la Mère de Dieu; * devant elle il intercède pour nous * qui célébrons avec foi sa mémoire sacrée.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Grande Doxologie, Tropaire du Saint. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 10:58

6 JUILLET
Mémoire de notre vénérable Père Sisoès le Grand.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Radieuse comme un soleil s'est levée * ta festive mémoire, étincelant, * bienheureux et vénérable Père, des rayons * de tes œuvres pleines de vertu * et de tes miracles faisant briller * leur éclat sur les âmes des croyants; * en cette fête, nous te glorifions avec joie, * fierté des Moines, et te disons bienheureux.
Comme un Ange tu vécus sur terre, * bienheureux Père, faisant dépérir * ton corps par les veilles et la tempérance * et dans la pensée de la mort * sans cesse absorbé en la divine méditation, * pour atteindre, par de sublimes élévations, * le sommet de tes désirs; * et tu as rejoint la plus haute perfection.
Lors de ta dormition, il advint * une merveille dépassant l'entendement: * le cortège des Saints accourut en grand nombre; * et ton visage prit l'éclat * du soleil levant, comme pour montrer * la splendeur de ton âme, sa pureté, * et pour confirmer aux yeux de tous * la bienheureuse fin que tu avais méritée.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Demeure très-pure du grand Roi, * Vierge toute-digne de nos chants, * je t'en prie, purifie mon esprit * souillé par tant de péchés * et fais-en l'agréable séjour de la Trinité, * afin que moi, ton inutile serviteur, * enfin sauvé, je magnifie * ta puissance et ta grande miséricorde.
Stavrothéotokion
Vierge toute-pure, en ton cœur * tu as souffert le glaive à deux tranchants, * comme jadis te l'avait prédit Siméon; * par lui furent déchirés, en effet, * ton âme et ton esprit lorsque tu as vu * ton Fils suspendu sur la croix; * et tu lui crias: Ne m'oublie pas, mon Enfant, * mais empresse-toi de ressusciter selon ta parole, longanime Seigneur.

Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, Père Sisoès, porteur de Dieu; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Je suis meurtri par les passions: vivifie-moi * par tes prières et le crédit que tu possèdes, Père saint, * en abondance auprès du Christ, notre vie.
Bienheureux Sisoès, repoussant * pour l'amour de Dieu les désirs de la chair, * de tout cœur tu as suivi le Seigneur qui t'appelait.
Ayant reçu au fond de ton cœur * la lumière immatérielle, tu resplendis * et dissipas les ténèbres des passions.
J'enfonce dans la tempête des voluptés: * sauve-moi, Vierge pure ayant conçu * le Sauveur qui apaise l'univers.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Vénérable Père, ayant soumis * fermement la chair à l'esprit, * tu libéras ton âme de l'esclavage des passions.
Par tes peines ayant labouré sagement * le champ de ton âme, tu as produit * l'épi des miracles et de l'impassible condition.
La mort vivifiante, tu l'as revêtue * en suivant les traces du Christ * qui te donna le pouvoir de ressusciter les morts.
Nous te chantons, Vierge pure, comme lieu saint * et table mystique ayant reçu * le Christ, ce pain qui fait vivre l'univers.

Cathisme, t. 1
Par la force de la tempérance et la pratique des vertus, * sage Père, tu mortifias les passions charnelles; * c'est pourquoi, par de sublimes élévations, * tu es arrivé par le chemin céleste * en présence du Christ notre Dieu * avec les Anges, bienheureux Père Sisoès.
Théotokion
Par la voix de sa mère le héraut de la grâce t'appela * Mère et nourricière du Dieu * qu'il reconnut dans tes entrailles par l'Esprit; * et, après sa naissance, il le désigna comme l'agneau * qui, ayant assumé notre infimité, * ôte le péché du monde, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée * te vit suspendu à la croix, elle cria: * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut? * Par lui tu as sauvé, dans ta bonté, * Seigneur, l'ouvrage de tes mains.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Sous les pluies de la grâce * tu fis jaillir des fleuves de miracles * purifiant de leurs souillures, Père bienheureux, * les fidèles qui s'approchèrent de toi.
Ayant purifié ton âme * par tes prières de toute la nuit * et tes stations de tout le jour, * tu en fis un temple de la sainte Trinité.
Tu t'es éloigné en fuyant * au désert, où tu attendis, Bienheureux, * celui qui t'a sauvé * de la défaillance et du mal.
Grâce au frein de la tempérance * tu as retenu l'élan des passions * et sur les ailes de ton âme tu t'es envolé * pour contempler notre Dieu et lui seul.
Dans l'Esprit, jadis Habacuc * a vu en toi la montagne non taillée * d'où le Seigneur Dieu est apparu, * ô Vierge, pour tous nous sauver.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Toi qui étais le temple * de la Divinité au triple éclat, * en ton âme tu as détruit * les idoles des passions.
Ayant mortifié, Père théophore, * l'arrogance de la chair, * tu as ressuscité les morts * avec l'aide de la grâce.
Visiblement tu as chassé * les esprits impurs: * tu étais, en effet, * un vase pur de l'Esprit saint.
Illumine mes ténèbres, * Vierge Mère de Dieu, * toi qui as enfanté * le Soleil sans déclin de la grâce.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Tu as évité la perdition * dans les entrailles du monstre, * vénérable Père, en pratiquant * la tempérance, l'oraison, la charité sans feinte, * l'humilité véritable et un solide amour du Christ.
Le Christ a dirigé * ta démarche vers lui: * dans sa puissance, il t'a donné le pouvoir * de fouler aux pieds la tête des serpents * et des scorpions, Théophore bienheureux.
Par ton inclination vers Dieu, * tu fus toi-même divinisé; * par ton seul amour de la clarté * tu devins lumière à ton tour, * un Ange terrestre et un homme du ciel.
Marie, pur trésor de la virginité, * purifie mon esprit * de la noirceur des passions * et comble mon cœur * de grâce et de justice, ô Vierge immaculée.

Kondakion, t. 4
Sur terre tu as paru, vénérable Sisoès, * comme un ange de l'ascèse, illuminant * de tes miracles divins * l'âme des fidèles chaque jour; * c'est pourquoi nous te glorifions avec foi.

Synaxaire
Le 6 Juillet, mémoire de notre vénérable Père Sisoès le Grand.
Sur le livre de Dieu par sa mort fut inscrit
Sisoès, qui fut un livre du saint Esprit.
Après avoir mené une vie exemplaire,
le six il a quitté pour le ciel cette terre.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
L'entière clarté de l'Esprit, * tu l'as reçue en ton cœur purifié * et tu illumines les fidèles chantant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Au feu divin de la tempérance * tu as brûlé les ronces du péché * et vers la clarté du ciel tu es parti en chantant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Mère du Sauveur, sauve-moi * qui enfonce dans le gouffre du péché; * délivre-moi de tout méfait de l'ennemi * afin que, sauvé, * je magnifie ta divine protection.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Par tes oraisons et tes incessantes prières * tu as chassé de ton âme * la souillure des passions * et purifié le regard de ton cœur; * c'est pourquoi tu méritas de prévoir * en prophète l'avenir, * Sisoès, et de chanter: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Vénérable Père, tu as vécu * dans la chair comme un Ange, * tu as mis en fuite les phalanges de l'ennemi; * c'est pourquoi tu es allé avec joie * vers la vie immatérielle * rejoindre les chœurs des Anges avec lesquels * tu chantes: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Par ton intercession auprès de Dieu * purifie mon âme où pullulent les passions, * Père théophore, et sauve-moi * de leur emprise qui me tient captif, * afin que je puisse chanter * en toute pureté: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Sanctifiée par l'Esprit, * tu as reçu dans ton sein * le Créateur du genre humain * et l'as enfanté, Vierge pure, * sans qu'on puisse l'expliquer; * le chantant sans cesse, nous disons: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Un étonnant miracle s'est produit * à l'instant même de ta dormition: * ton visage, vénérable Père, brilla plus que soleil * lorsque les chœurs des Saints vinrent accueillir ton esprit * et l'accompagner auprès du Dieu Créateur.
Bienheureux qui jouis des divines beautés, * divinisé auprès de Dieu et recevant tout l'éclat * des splendeurs éblouissantes de l'au-delà, * sauve par tes prières des sombres et ténébreuses passions * les fidèles glorifiant ta mémoire porteuse de clarté.
Tu fus un homme juste, pur, éloigné de tout mal, * bienveillant et chaste, servant Dieu en toute sainteté; * aussi a reposé en ton cœur * la Trinité dont tu jouis plus clairement désormais, * Père digne de toute admiration.
Je n'ai rien fait qui puisse m'assurer le salut, * car je suis rempli de ténèbres, ayant suivi, * Vierge immaculée, la voie de l'ennemi; * toi qui as fait lever sur nous la lumière de lumière, * sauve-moi, éclaire-moi, pour m'éviter la perdition.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:01

7 JUILLET
Mémoire de notre vénérable Père Thomas du mont Malée;
et de la sainte mégalomartyre Cyriaque (Dominique).



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
En toi, bienheureux Thomas, nous reconnaissons * l'astre au divin éclat, illuminant * le monde entier de ses rayons mystiques * et dissipant le trouble funeste des sombres démons; * c'est pourquoi nous célébrons avec foi ta mémoire porteuse de clarté.
Toi qui menais d'abord grand train de vie, * possédant richesse et pouvoir, * saintement tu revêtis l'habit des moines, pour imiter * la pauvreté de celui qui s'incarna pour nous * et qui t'a fait riche de nombreux charismes.
Dans la colonne de feu * Dieu t'a mené visiblement vers le salut, * vers le havre tranquille, vers le rivage de l'impassible condition; * l'eau jaillit à ta prière, les aveugles ont pu voir * et les boiteux se sont mis à marcher.
t. 2
Victorieuse Martyre du Christ, * virilement devant les tribunaux tu prêchas * celui qui a souffert la crucifixion de plein gré; * supportant les chaînes et toutes sortes de tourments, * tu es montée joyeusement vers le ciel * pour t'adjoindre à la foule des martyrs * ayant confessé depuis les siècles le Seigneur * et pour jouir de sa gloire dans les siècles sans fin.
Tu t'es montrée comme épouse choisie * du Verbe qui a paru sur terre, * Dominique, et tu brillas * de la beauté de tes divines actions * et de l'éclat resplendissant * de ta passion soufferte pour Dieu; * Vierge et Martyre qui sans cesse exultes dans les parvis célestes, * souviens-toi de tous ceux qui font mémoire de toi.
Toi le splendide rameau * issu d'une illustre souche, tu portas * comme fruits salutaires les exploits de ta passion * et dans la grâce fis dépérir les plantes des impies; * c'est pourquoi nous vénérons avec amour * ta mémoire de sainteté * et nous embrassons la châsse de tes reliques en esprit, * pour recevoir la grâce des guérisons.
Gloire au Père, t. 6
A la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l'invincible manteau des vertus, * parée de virginale pureté, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant: * J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, * ne t'éloigne pas de moi, céleste Epoux! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.
Maintenant... Théotokion
Vierge toute-digne de nos chants, * renverse la force meurtrière des ennemis, * change la tristesse de ton peuple en joie et fais-nous grâce, en ton amour, * afin que, sauvés, nous puissions te chanter.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 2
Dans la cité de notre Dieu, * sur sa sainte montagne s'est fixée * la Sainte ayant tenu sa lampe allumée. * Ecoutons comment une vierge est louée: * La virginité, c'est le temple de Dieu, * la gloire des martyrs * et la compagne des Anges dans le ciel.
Maintenant... Théotokion
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.
Stavrothéotokion
Vierge pure, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver les terrestres fils d'Adam! * C'est pourquoi, Vierge sainte, nous te supplions avec foi: * procure-nous la faveur de ton Fils.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi, * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque et ces deux canons des Saints, dont le second porte en acrostiche: Martyre, pieusement je t'acclame avec joie. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Illustre Père, en ton âme ayant reçu * l'illumination de la grâce de Dieu, * tu as quitté, comme une autre Egypte, les ténèbres des passions * et tu as trouvé la vie dans le ciel.
Dans l'éclat de ta vie mondaine, tu as remporté * sur les barbares d'immenses trophées * et dans ta sainte vie de moine * tu as triomphé d'une foule de démons.
Combattant par l'ascèse l'ennemi, * tu l'as humilié * avec, pour allié, l'Esprit divin * et du ciel tu as reçu la couronne des vainqueurs.
Toi seule, ô Vierge, tu as enfanté * l'insaisissable Dieu qui par bonté * s'enferma dans les limites de ta chair; * prie-le de sauver les chantres de ton nom.

En mémoire de la Martyre victorieuse jubilons * d'allégresse et chantons: * par ses prières, Christ sauveur, * prends en pitié et sauve le monde qui est tien.
L'illustre Dominique, illuminée, * Ami des hommes, par ta clarté, * évita le sombre leurre des dieux multiples * et fit briller sur tous l'éclat des guérisons.
Afin de plaire à ton époux immortel, le Christ, * tu as compté pour rien * la mort, le feu et les tourments, * et gloire immortelle t'en revint.
L'élan de la mort, tu l'as stoppé, * ô Vierge, en enfantant le Christ * qui nous procure l'immortalité * et que l'Hadès fut effrayé de voir mourir de plein gré.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Cédant à tes prières, Dieu te délivra * par la main du Prophète, de tes liens * et te laissa marcher * vers les pénibles exercices de l'ascèse.
Celui qui jadis permit à Israël, * grâce à la colonne, de franchir le désert, * prévoyant la noblesse de ton âme, * t'a guidé par la colonne de feu.
Ô Vierge, nous te désignons * comme l'encensoir d'or, en vérité, * l'urne ayant porté la manne, * la montagne sainte, le charmant palais de notre Dieu.

En sa bonté suprême s'étant épris de toi, * sainte Martyre, le Verbe de Dieu * a fait de toi sa épouse virginale, * resplendissante de beauté.
Ayant laissé flétrir les charmes extérieurs, * tu révélas ta beauté intérieure * à celui qui sait tous les secrets * et qui, pour cela, devint ton Epoux.
Sur la sainte racine tu as bien poussé, * Vierge et Martyre, comme un rameau sacré * et tu as porté les splendides fruits * qui te procurent la jouissance infinie.
Délivre-moi du sophiste du mal * par ta médiation, Vierge seule digne de nos chants, * toi qui as enfanté * la Sagesse divine personnifiée.

Cathisme, t. 4
Vénérable Thomas, ayant plu au Seigneur * par tes saintes œuvres et la pureté de ta vie, * tu as mérité la part des Anges incorporels.
Gloire au Père...
Tu as fleuri, en l'éclat de ta pureté, * comme un lis au doux parfum * dans la vallée des Martyrs, * illustre Dominique, pour le Christ. * Tu fus illuminée par les clartés * de la connaissance de Dieu * en rejetant les méfaits * et la pestilence de l'erreur; * c'est pourquoi nous célébrons, sainte Martyre, ta mémoire sacrée.
Maintenant... Théotokion
La Stérile ayant vu d'avance ta venue * et dont les oreilles retentissaient de la salutation angélique, * ô Vierge, fut saisie d'admiration, * lorsque toi-même tu vins la saluer, * car en ses entrailles l'enfant tressaillit * et c'est ainsi qu'elle connut * l'incarnation de notre Dieu dans ton sein.
Stavrothéotokion
Te voyant exalté sur la croix, * ta sainte Mère, ô Verbe de Dieu, * pleurait maternellement et disait: * Quelle est cette étrange merveille, ô mon Fils? * Toi qui es la Vie de l'univers, * comment peux-tu descendre dans la mort? * Mais, dans ta miséricorde, tu veux rendre la vie aux défunts.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Au feu divin de la tempérance tu brûlas les ronces du péché * et resplendis de l'éclat des miracles, Père saint.
Ayant purifié le regard de ton âme de la fange des passions, * tu as ouvert les yeux des aveugles, Père bienheureux.
Tu te fis étranger aux troubles d'ici-bas, * Père théophore, et trouvas le calme de l'au-delà.
Souveraine qui sans épousailles mis au monde notre Dieu, * des épreuves et de l'affliction délivre-nous tous.

Au tribunal, Dominique, tu fus jugée injustement, * toi qui vers le juste Juge élevais ton regard.
Aux supplices tu livras les membres de ton corps * et submergeas les ennemis incorporels sous les flots de ton sang.
Tu demeuras inflexible sous les châtiments * et tu abaissas le front des orgueilleux.
Vierge toute-pure, délivre des méfaits de l'ennemi * ceux qui te reconnaissent en vérité pour la Mère de Dieu.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Pour te conduire saintement vers le désert, * tu avais Elie le Thesbite: * vénérable Père, il t'apparut * de nuit et t'initia * aux mystères divins.
Comme un autre Carmel tu habitas, * sage Père Thomas, * la montagne du Malée, * où tu jouissais des visions divines et reçus * d'étonnante façon ton pouvoir miraculeux.
Vierge pure, dans ta compassion, * guéris mon cœur vulnéré * par les assauts de l'ennemi, * toi qui mis au monde ineffablement * celui qui sur la croix fut cloué dans sa chair.

De ton âme pure, Dominique, ayant fait * un vrai temple divin, * tu renversas les temples des faux-dieux * en invoquant le Christ * qui te donna ce pouvoir.
Illustre Dominique, en élevant * vers le Christ tes mains et ton esprit, * tu frappas d'un terrible tremblement de terre * les impies, qui furent terrassés * et privés de la vue.
D'en haut le Dieu de l'univers * t'encourage de vive voix * à souffrir généreusement * les coups des impies, afin de ceindre * la couronne des vainqueurs.
Tu as mis fin à la malédiction de nos premiers parents, * Vierge pure, en enfantant * de la chair sans le vouloir * celui dont la divine volonté * donne à l'univers d'exister.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Tu habitas le désert aride et méritas, * par la pluie de tes prières, que le Seigneur * y fît jaillir de l'eau à profusion.
Comme jadis le juste Abraham, * tu t'éloignas de ton pays natal * pour habiter, près de Dieu, la terre des doux.
Tu fus un moine véritable et par grâce de l'Esprit, * Père Thomas, tu fais jaillir, après ta mort, * pour les malades la grâce des guérisons.
Celui qui par sa volonté fit l'univers * a voulu demeurer dans le sein de la Vierge inépousée, * et ceux qu'avait frappés le mal de la corruption, * il les rendit incorruptibles, en la tendresse de son cœur.

De la nature tu as dépassé les lois, * sainte Martyre, en ton combat surnaturel, * et tu as meurtri par tes peines sublimes * celui qui avait meurtri la mère des vivants.
Sous les flots de ton sang tu asséchas, * Bienheureuse, l'abîme des dieux multiples * et tu as fait jaillir un océan de guérisons * pour ceux qui s'approchent avec foi.
Sur le stade les fauves t'ont respectée, * illustre Dominique, en brebis immaculée, * et t'ont rendu l'hommage * que toi-même tu rendais au Christ.
Toi la Reine qui as enfanté, * Pleine de grâce, le Seigneur notre Roi, * rends dignes du royaume des cieux * ceux qui accourent vers toi.

Kondakion, t. 2
La sainte Martyre du Christ * en ce jour nous a convoqués pour chanter * l'éloge de ses illustres combats * et de sa divine passion; * en son âme courageuse, en effet, * elle s'est montrée, conformément à son nom, * maîtresse de son esprit aussi bien que des passions.

Ikos
Tandis que l'erreur des idoles sévissait * et se répandait sur toute la terre, * alors que régnait l'impie Dioclétien, * le plus cruel de tous les hommes, * partout était objet d'adoration * l'ignominie des sans-Dieu, leur infâme égarement; * les foules obéissaient à sa voix * menaçant de male mort ceux qui n'acceptaient pas son impiété. * Mais Cyriaque, la martyre du Christ, * défiant les ordres impies et les menaces des bourreaux * et prêchant au milieu du stade le Christ notre Dieu, * foula aux pieds l'ennemi * et, de la sorte, se montra en vérité * maîtresse de son esprit aussi bien que des passions.

Synaxaire
Le 7 Juillet, mémoire de notre vénérable Père Thomas mont Malée.
Comme un des chérubins aux ailes déployées,
Père, pour le Saint des saints tu quittes le sol.
Le sept juillet, Thomas vers le ciel prend son vol
pour y jouir des récompenses octroyées.
Ce même jour, mémoire de la sainte martyre Kyriaké, c'est-à-dire Dominique.
Librement Dominique allant vers le martyre,
avant d'avoir la tête sous le glaive, expire.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères! »
Par la puissance du Christ procurant, Père Thomas, * aux aveugles la vue, * aux boiteux la marche aisée, * aux opprimés la délivrance, * la guérison aux malades, tu chantais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
Bienheureux Père, tu as mené * ta vie dans le calme, * étincelant de pauvreté, * paré de tempérance et chantant * pour ton Maître, en la componction du cœur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
Ô Marie, toujours-vierge, sainte, pure et bénie, * redressement de ceux qui ont failli, * rédemption des pécheurs, sauve-moi, * sauve le prodigue que je suis, * lorsqu'à l'adresse de ton Fils je m'écrie: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
Ton esprit, illuminé par la clarté * de l'amour de Dieu, * vierge Dominique, n'a point changé, * alors que tu étais au milieu de la fournaise * sans nullement brûler, mais chantant au Créateur: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
La fournaise jadis n'a point brûlé * les trois jeunes gens * ni la martyre maintenant: * inébranlable, elle y priait et recevait * la rosée divine en psalmodiant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
Par le glaive de ta franchise tu as mis à mort, * vierge et martyre Dominique, * l'ennemi de la vérité, * toi qui voulais hériter * la gloire éternelle et t'écriais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!
N'ayant trouvé de pur asile qu'en ton sein, * l'unique Dieu a pris un corps humain * pour sauver l'humanité; * aussi, comme la source de ces biens, * à bon escient nous te chantons: * Béni sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu!

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Grâce au frein de la tempérance ayant soumis * les passions de l'âme, ces chevaux fougueux, * tu ressemblais aux Anges immatériels * et t'écriais: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Pas à pas suivant la vie sacrée * du thesbite Elie, * sur la montagne tu montas * t'entretenir avec Dieu et chanter, * l'esprit purifié par le jeûne: Bénissez * le Christ dans les siècles.
Virginale Mère de Dieu, * source vivante qui as enfanté * cette eau vive qu'est le Christ, * abreuve mon âme consumée par la flamme du péché, * afin que je puisse te glorifier * dans tous les siècles.

Comme épouse du Christ, Dominique, tu t'es montrée * parée des grâces de la virginité; * c'est pourquoi lui-même t'a permis * à juste titre de pénétrer * en sa demeure céleste pour le chanter * dans tous les siècles.
Comme Daniel au milieu des fauves tu fus jetée, * glorifiant le Christ * et, par l'Esprit divin, * Dominique, tu changeas * leur nature sauvage; c'est pourquoi * nous t'honorons dans tous les siècles.
De toi, la brebis conduite vers l'immolation * par amour pour le Verbe, pour l'Agneau de Dieu, * le Christ a eu pitié et, dans sa compassion, * il t'envoya des Anges lumineux * pour te délivrer, sainte Martyre, de ton corps, * avant que le glaive ne t'en séparât.
Le Dieu suprême, ô Vierge, assume en toi * notre nature, et se laisse voir * comme enfant celui qui est * avant les siècles avec le Père et l'Esprit saint: * c'est pourquoi nous te glorifions * comme la Mère de Dieu.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Ayant eu l'esprit de pauvreté, * tu as hérité le royaume des cieux, * comblé de gloire ineffable avec tous les élus * et recevant, Thomas, * les récompenses que tes peines ont méritées; * aussi, avec amour et foi * nous te disons bienheureux.
Pour ceux qui s'en approchent avec foi * la châsse de tes reliques fait jaillir * des fleuves de guérisons * qui submergent les passions * et qui emportent les douleurs, * Père Thomas, chaleureux intercesseur * des fidèles qui sans cesse te disent bienheureux.
Agrégé au brillant cortège des Moines saints * et resplendissant * de la lumière sans couchant, * illumine, bienheureux Thomas, * les fidèles célébrant * ta divine mémoire et permets leur * d'obtenir le salut par tes prières.
Toi que Dieu combla de grâces, Vierge immaculée, * et qui plus que tous, par l'éclat * de tes merveilles, resplendis, * tu chasses les ténèbres des passions * et dissipes le brouillard de l'affliction * en déployant la clarté de la joie spirituelle * sur ceux qui te magnifient comme la Mère de Dieu.

Par ta confiance absolue dans le Seigneur * et tes nobles sentiments, tu as évité * l'assaut des fauves et de la flamme, * sainte Martyre, ainsi que les tourments * dans les châtiments corporels; . aussi, avec amour et foi * nous te disons bienheureuse.
Martyre dont l'âme a resplendi * d'une beauté sublime * pour le plus bel Epoux, * tu conservas intacte ta virginité * et comme dot tu lui offris * les souffrances de ton corps, * Dominique toute-digne d'acclamations.
Ton corps aux multiples combats, * enseveli en terre, fait jaillir, * pour qui s'approche pieusement, * des fleuves de guérisons, * il balaye les passions * et fait sombrer les méfaits des démons, * Dominique, épouse de Dieu.
Ta mémoire très-sainte s'est levée, * vierge et martyre Dominique, * pour nous comme un soleil: * elle chasse les nuages des passions * et illumine tous ceux qui dans la vraie foi * te vénèrent avec joie * et te disent bienheureuse de tout cœur.
Reconnaissant ta divine maternité, * Vierge toute-sainte, * nous sommes illuminés * par les brillantes clartés de celui * qui de toi prit chair ineffablement * et nous échappons aux ténèbres des passions, * à tout péril et tout malheur.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:04

8 JUILLET
Mémoire du saint et illustre mégalomartyr Procope.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Dès le sein maternel * distingué sagement par Dieu, * c'est du ciel que tu reçus * par la suite, comme Paul, un autre nom; * ayant appris la passion volontaire du Christ, * tu en devins le héraut * et le véritable imitateur, Procope, saint martyr.
Ayant sagement revêtu * comme une panoplie mystique * cette arme de victoire qu'est le signe du Christ, * Procope aux divines pensées, * tu fis crouler totalement * l'hostile audace des ennemis * et, renversant les idoles, tu as lutté jusqu'au sang.
Comme jadis tu menas * au Roi céleste, le Seigneur, * douze femmes croyantes, saint Martyr, * ainsi que l'armée de tes soldats, * de même à présent * par tes prières mène au Christ * ceux qui célèbrent ta mémoire, joyau des martyrs.
t. 4
Tu as surgi depuis l'Orient * tel un astre aux mille feux, * Procope, illuminant les confins de l'univers * par tes miracles, ton endurance au milieu des tourments * et l'éclat sublime de tes hauts faits; * c'est pourquoi nous célébrons en ce jour * ta lumineuse et festive solennité, * Procope, martyr victorieux.
Ton corps en lambeaux, * consumé par le feu, * illustre Procope, et jeté en prison, * au milieu de toutes sortes de tourments * et décapité par le glaive, * Bienheureux, t'a procuré le royaume des cieux, * où tu exultes, plein de joie, * compagnon des Anges, martyr aux multiples combats.
Au Créateur tu as conduit * une armée qui dans la foi, * saint Procope, mena la lutte sacrée: * avec elle tu entras dans le chœur des Martyrs, * ayant mis à terre avec courage notre ennemi; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux, * admirable, invincible soldat, * noble diamant et champion de la foi.
Gloire au Père, t. 6
Ton illustre mémoire, en ce jour, * Procope aux multiples combats, * resplendit, nous invitant, * nous les amis de la fête, à célébrer * la gloire du Christ notre Dieu: * c'est pourquoi nous accourons * vers la châsse de tes reliques sacrées * pour recevoir la grâce des guérisons, * et dans les siècles nous chantons * pour le glorifier sans cesse, * le Christ Sauveur qui t'a couronné.
Maintenant... Théotokion
Notre Dame, j'élève vers toi * les regards de mon cœur: * ne méprise pas la pauvreté de mes soupirs, * mais à l'heure où le monde sera jugé par ton Fils, * sois pour moi le refuge, le secours et l'abri.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Apostiches, t. 4
C'est du ciel que te vint, * ton nom, illustre Procope, comme au prédicateur des gentils; * illuminé en esprit, tu rejetas ténèbres des faux-dieux * et devins un luminaire pour les croyant, * éclairant les confins de l'univers * sous la divine lumière de tes luttes sacrées, * gloire des Martyrs et leur fierté.
Le Seigneur est admirable parmi les Saints,
le Dieu d'Israël.
Par la tempérance, tout d'abord, * ayant mis un frein aux élans de la chair, * au combat, par la suite, tu marchas virilement, * par la puissance de l'Esprit, * n'ayant, bienheureux Procope souci du corps; * aussi, pour avoir souffert toutes sortes de tourments, * tu es monté en courant * vers les chœurs célestes, Martyr couronné.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
En invincible chef d'armée * ayant pris pour armure la Croix, * tu engloutis sous les flots de ton sang * toutes les forces ennemies * et fis pleuvoir en abondance les guérisons, * puisant aux Sources du Sauveur * pour abreuver tous ceux qui sont atteints * par la brûlure des passions.
Gloire au Père, t. 8
Eclairé par les rayons mystiques * de la Triade, suprême clarté, * au contact de Dieu, tu l'es devenu par communion, * Procope, martyr aux nobles pensées; * par tes prières sauve donc * de toute sorte d'épreuve et tentation * les fidèles qui célèbrent ta lumineuse festivité.
Maintenant... Théotokion
Réjouis-toi, char de feu, mystique lueur, * qui dans le monde as introduit * le brillant soleil sans déclin ni couchant; * réjouis-toi, coquillage ayant teint de ton sang * la pourpre destinée au Roi de tous, * réjouis-toi, toute-pure sauvegarde des croyants * qui invoquent, pleins de confiance, ton nom.
Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de façon merveilleuse.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode l, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Toi qu'auréole, saint Martyr, * le riche éclat de l'Esprit saint, * délivre des passions ténébreuses * et des épreuves ceux qui glorifient * ta sainte et lumineuse festivité.
Ce n'est pas des hommes, mais du ciel * que tu reçus Procope, ton nom: * comme jadis saint Paul, en effet, * le Christ t'a pris dans ses filets, * faisant de toi un familier de ses souffrances, en vérité.
Sagement tu as quitté * le service éphémère pour l'éternel * le mortel empereur, * Procope, pour le Roi immortel * t'accordant un royaume qui jamais ne passera.
Tu as mis au monde le Créateur * qui nous divinise vraiment par l'union des natures, ô Mère de Dieu; * sans cesse prie-le d'illuminer * les fidèles qui chantent pour toi.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Le Christ par miracle t'apparut * au milieu de la croix pour t'enseigner * clairement sa condescendance envers nous * et t'appeler au suprême combat.
Comme temple et stèle de l'Esprit divin, * animé de zèle toi-même tu t'édifias, * mais les temples et les statues inanimées des démons, * martyr Procope, tu les as brisés.
Sous les coups te déchirant * tu as déposé la tunique de peau * pour endosser le vêtement de l'immortalité * et dépouiller ainsi le diable, saint Martyr.
Vierge Mère immaculée, * délivre-moi de tout funeste assaut du serpent * et veuille illuminer mon cœur * qui te glorifie dans la foi.

Cathisme, t. 1
Du ciel, comme jadis saint Paul, * le Christ t'appelle, * Procope, à la foi, * prévoyant la beauté divine de ton cœur; vaillamment tu as lutté, Bienheureux, * en prêchant les souffrances du Sauveur * et sa descente parmi nous.
Théotokion
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * sans cesse intercède avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu qu'ineffablement tu enfantas, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles te glorifiant de tout cœur.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et gémissait maternellement en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
L'orgueilleux tyran, soulevé * par la force de l'impiété, * tu l'as fait crouler, saint Martyr, * par tes sublimes élévations vers Dieu, en t'écriant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Dans la prison où tu étais enfermé * le Rédempteur, Procope, t'apparaît, * te donnant courage, t'éclairant * de sa lumière et t'accordant * le nom conforme à ton progrès.
Voyant ton visage illuminé * par la grâce de Dieu, * ceux que les ténèbres de l'incroyance recouvraient * reçoivent, par divine disposition, * la lumière de la foi.
Moi qu'appesantit le sommeil des nonchalants, * éveille-moi au matin du repentir * par ta vigilante intercession, * notre Dame, et sauve-moi, * toi qui seule as mis au monde le Sauveur.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la splendeur paternelle, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
A la clarté de tes paroles tu conduisis * au Christ une armée de croyants * qui par le sang du témoignage, Procope, avec toi * hérita le royaume inébranlable à jamais.
Les femmes de rang sénatorial * devinrent membres de l’assemblée céleste, * renonçant à leur noble position * et préférant mourir pour le Verbe immortel.
Leur âme brûlant du feu divin, * elles n'eurent souci de leur corps * brûlé et déchiré sans pitié, * celles qui désiraient ton royaume, Sauveur.
Ayant conçu, tu enfantas l'Emmanuel, * le Dieu qui se fit chair pour recréer les mortels; * Vierge toute-sainte, supplie-le sans cesse pour le salut de nos âmes.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Ta langue distillant le miel * répandait les doux enseignements * et de l'amertume des sans-Dieu * délivrait ceux qui vers toi, * martyr Procope, accouraient avec foi.
Ayant eu pour mère la piété, * tu arrachas à l'impiété * ta propre mère selon la chair * et par le martyre tu l'as menée * vers ce Père qui est aux cieux.
Le tyran qui, par le fer, * déchirait ton visage, saint Martyr, * ne put ébranler la fermeté * de ton âme fondée sur l'amour * de celui qui dans sa chair endura la Passion.
C'est le Saint des saints qu'ineffablement, * très-sainte Vierge, tu as enfanté, * celui qui sanctifie tous les croyants * et unit les chœurs des Martyrs * à ceux des Anges dans le ciel.

Kondakion, t. 2
Enflammé de zèle divin pour le Christ * et gardé par la puissance de la Croix, * Procope, tu renversas l'orgueilleuse audace des ennemis, * exaltant l'Eglise, progressant dans la foi et répandant sur tous la clarté.

Ikos
Accorde à ma bouche le savoir, * Verbe précédant tout début: * mon but, c'est de chanter Procope, ton soldat, * et tu possèdes un trésor de tendresse, ô Christ, en l'abîme de tes jugements; * en mon âme les ténèbres seront ainsi balayées * et mon esprit sera net de toute souillure; * devenu par mes œuvres divines un temple de sainteté, * je pourrai chanter dignement ton Martyr, * progressant dans la foi et répandant sur tous la clarté.

Synaxaire
Le 8 Juillet, mémoire du saint mégalomartyr Procope.
Procope, ayant penché la tête, dit: Coupez,
car aux dieux de mensonge point ne sacrifie!
De sa tête, le huit, ils se sont occupés,
mais d'un diadème au ciel le Christ le glorifie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Tu fus insensible au poids du plomb * qui t'écrasait la nuque, saint Martyr, * car sur tes épaules tu voulais porter le joug léger * de celui qui a vécu par amour parmi nous.
Ayant reçu d'en haut la grâce des guérisons, * saint Martyr, tu éloignes les maladies * et chasses les esprits du mal en t'écriant: * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu,
Recevant des ennemis une grêle de coups * et brûlé au feu, par ta patience, Bienheureux, * tu consumas l'impiété en t'écriant: * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.
D'une Vierge pure vient au monde ineffablement * le Verbe ayant créé l'univers par sa parole * et désirant sauver de l'absence de raison * ceux qui glorifient son abaissement volontaire.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Cruellement brûlé par les flambeaux * et les broches traversant ta chair, * déchiré, couvert de plaies inguérissables, * en tes horribles souffrances, bienheureux Martyr, * tu t'écriais: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
De ta droite tu as souffleté * la sombre face des démons * en montrant que cette main * sous les braises se consumait * devant l’injuste juge et t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ayant pour ferme assise le Christ, * cette roche inébranlable, saint Martyr, * lorsque sous les pierres on t'écrasa sans pitié, * tu jubilais, car elles t'allégeaient * pour rejoindre la joyeuse apesanteur en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ô Vierge, comme tu l'avais prophétisé, * voici que toutes le générations * te disent bienheureuse pour avoir enfanté * le Dieu bienheureux qui rend tels * les fidèles qui suivent ses préceptes en s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Trouvant la fin que tu souhaitais, * magnanime, tu inclinas la tête devant Dieu; * et, frappé du glaive, saint Martyr, * sur le char de ton sang * tu montas en courant vers le Seigneur.
Tu fais jaillir des fleuves de guérisons, * devenu source de miracles, saint Martyr; * tu calmes les brûlures des passions * et tu engloutis les phalanges des démons * par la toute-puissance divine de l'Esprit.
Ceux qui célèbrent avec joie ta mémoire sacrée, * Procope, sauve-les de tout danger, * de toute menace ou maladie * par tes saintes intercessions * auprès du Seigneur et Créateur.
La lumière, ô Vierge, s'est levée sur nous * de tes entrailles porteuses de clarté: * c'est le créateur du soleil, * des étoiles et de l'entière création; * prie-le sans cesse d'illuminer ceux qui chantent pour toi.

Exapostilaire, t. 3
Du ciel te vint ton nom, comme pour saint Paul; * et progressant, Procope, conformément à ce nom, * c'est tout un chœur de martyrs que tu menas au Seigneur; * intercède avec eux pour ceux qui chantent tes éloges.
Fortifie ton Eglise, ô Verbe, dans ses combats, * donne à ton peuple victoire sur l'ennemi, * par les prières de la Mère de Dieu, * qu'en protectrice tu donnas aux chrétiens.

Laudes, t. 2
Procope, grande gloire des martyrs, * toi dont le nom signifie progrès en Dieu, * par le crédit que tu possèdes auprès de lui * puisque devant son trône tu te tiens sans cesse, * intercède pour qu'en lui progressent tous ceux * qui, sur les voies qui lui agréent, * par leurs saintes œuvres, sont agréables à ses yeux * et de tout cœur te disent bienheureux.
t. 3
En ta jeunesse, tu as reçu * du ciel, comme saint Paul, la grâce de Dieu * et, sous l'armure de la Croix, * tu renversas l'audace du terrible guerroyeur; * Procope, illustre gloire des martyrs, * en notre faveur invoquant le Seigneur, * pour le salut de nos âmes intercède auprès de lui.
t. 4
Procope, martyr aux multiples combats, * en ta sainte mémoire est chantée * par des lèvres terrestres louange à notre Dieu; * car tu t'es montré un excellent soldat du Verbe en qui nous croyons * lorsqu'en l'arène tu fis crouler * l'apparence des faux-dieux; * et maintenant que t'illumine la Trinité, * par tes prières envoie sur nous sa clarté.
t. 5
Parée de tes exploits, saint Martyr, * l'Eglise en ce jour exulte en esprit * et célèbre dignement ta mémoire en chantant: * Réjouis-toi, imitateur de saint Paul, * qui as porté la croix du Christ * et rompu les filets de l'ennemi; * réjouis-toi, le meilleur des martyrs, * refuge de ceux que frappe la maladie, * rempart de la foi et ferme assise des croyants. * Par le crédit que tu possèdes auprès de lui, * ne cesse pas de prier le Seigneur pour nous.
Gloire au Père, t. 8
De Dieu même ayant reçu ton nom comme Paul, * martyr Procope, et progressant en Dieu, * vaillamment tu méprisas, en ta confiance dans la Croix, * l'impiété des bourreaux et la cruauté des tourments; * c'est pourquoi tu résistas jusqu'au sang * au péché en combattant les ennemis invisibles; * tu intercèdes sans cesse auprès du divin Rédempteur * pour qu’au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Maintenant...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Si l'on veut, grande Doxologie. Sinon, les Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:20

9 JUILLET
Mémoire du saint hiéromartyr Pancrace, évêque de Taormine.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Lorsque Pierre, le coryphée des Apôtres divins, * parcourant le monde, l'affermissait, * il trouva en toi une pierre de grand prix * et te désigna comme fondateur d'Eglise, Bienheureux, * pour renverser les temples et les stèles des faux-dieux * par divine puissance du Verbe qui a voulu, * en sa bienveillance, prendre chair * afin de vivre parmi les mortels.
Par ta parole chassant * les esprits funestes du mal, * Pancrace, tu as rendu spirituels * les peuples, par grâce de l'Esprit, * ouvrant les sillons de leur cœur * pour y verser le bon grain, * que tu présentes au céleste Jardinier, * en intercédant pour les fidèles qui t'acclament, saint Martyr.
Du Couchant tu as fait * un Levant de clarté spirituelle, * lui portant comme soleil la divine connaissance de celui * qui de la Vierge s'est levé ineffablement pour nous; * puis, te couchant dans le martyre, Père saint, * tu t'es levé dans la lumière sans soir; * maintenant que les miroirs ont disparu, * tu contemples la beauté désirable du Maître des combats.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Ô Vierge, tu protèges, en ta bonté, * par la puissance de ta main * tous les fidèles qui se réfugient vers toi; * devant Dieu nous, les pécheurs, * n'avons d'autre défense que toi, * affligés que nous sommes au milieu des périls; * aussi, Mère du Dieu très-haut, nous nous prosternons devant toi: * délivre tes fidèles serviteurs de toute adversité.
Stavrothéotokion
Toute-pure, quand tu vis * le Créateur de l'univers * souffrir de nombreux outrages et sa mise en croix, * tu gémissais en disant: * Seigneur très-digne de nos chants, * ô mon Fils et mon Dieu, * toi qui désires honorer ta création, * comment souffres-tu le déshonneur en ta chair? * Ami des hommes je glorifie ta condescendance et ta miséricorde infinies.

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et devenu leur successeur sur leur trône, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * saint Pancrace, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire * pour les merveilles de notre Dieu * qui de son bras puissant a sauvé Israël * en se couvrant de gloire. »
L'Eglise, solidement fondée * sur l'assise de tes paroles, te reconnaît, * Pancrace, comme pierre de grand prix * et pour cela vénère ta mémoire en ce jour.
Prêchant l'Unité de trois personnes * en l'identité de nature, tu as dissipé * les ténèbres des sans-Dieu, afin d'illuminer * les peuples à la clarté de tes enseignements.
Sous l'araire de ta divine prédication, * Pancrace, ayant renouvelé * les cœurs jadis en friche et desséchés, * tu les as rendus fertiles par la foi.
De toi, Vierge pure, s'est levée * la source illuminant de sa clarté * les confins du monde, le Seigneur Jésus; * par lui ceux de l'ombre et des ténèbres ont vu clair.

Ode 3
« Puisse mon cœur s'affermir * en ta volonté, Christ notre Dieu, * comme toi-même tu as affermi * sur les eaux le second ciel * et sur ses bases l'univers, * ô Seigneur tout-puissant! »
Soutenu par l'Esprit divin, * tu as chassé les esprits du mal * et tes prières, comme des leviers * ont abattu les temples des faux-dieux * pour édifier des églises du Seigneur, * Pontife digne d'admiration.
Sous le tranchant de ta prédication, * vénérable Père, tu as retranché * les épines de l'erreur * et planté l'enseignement du salut * dans les âmes préparées * par la croissance des vertus.
Vu que tu avais reçu * les purs rayons de l'Esprit saint, * l'Apôtre coryphée * t'envoya vers l'Occident, * vénérable Père, pour y dissiper * les ténèbres des sans-Dieu.
Nuée resplendissante de clarté, * urne d'or de notre Dieu, * plus vaste que le ciel, * sublime échelle de Jacob, * nous les fidèles, ô Vierge inépousée, * nous te disons bienheureuse.

Cathisme, t. 4
En victorieux champion de la foi, * saint Pancrace, avec les Anges dans le ciel * tu intercèdes pour notre salut en présence du Seigneur.
Recevant notre prière, ô Vierge immaculée, * lorsque nous cherchons refuge sous ta sainte protection, * ne cesse pas, nous t'en prions, * d'intercéder auprès de ton Fils * pour qu'il sauve tes fidèles serviteurs.

Ode 4
« Prophète Habacuc, tu as prévu en l'Esprit * l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: * Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, * au temps fixé tu te révéleras; * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Exhalant le feu du Paraclet, * saint Pancrace, tu as consumé l'erreur * et, comme un phare illuminant, * tu as guidé les naufragés des cultes païens * vers le havre de la divine volonté.
Pierre, ayant bu à satiété * t'envoya à la pierre d'angle, * comme un fleuve pour abreuver les âmes désolées * et pour assécher les torrents de l'impiété * sous les cours de sa divine prédication.
Par ta vie resplendissant * de beauté divine, tu as fait pâlir * les assauts des noirs démons * et, dissipant les ténèbres des sans-Dieu, * en fils du jour tu as changé ceux qui suivirent tes enseignements.
Ton message a retenti, * resplendissant du clair savoir du Christ, * grâce auquel la sagesse des païens devint folie * et fut réduite en cendres celle des méchants, * sage Pancrace, pontife et martyr.
Ô Vierge, en deux natures et volontés * tu as enfanté le Verbe fait chair * qui a montré merveilleusement les portes du salut * à ceux qu'avait asservis l'erreur, * Vierge pure et toute-digne de nos chants.

Ode 5
« Fils de Dieu, donne-nous ta paix, * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi, * et c'est ton nom que nous portons; * tu es le Dieu des vivants et des morts. »
Par tes miracles tu as pris les peuples en tes filets, * par ta parole furent abattus les temples des faux-dieux, * saint Pontife, et tu as édifié * de splendides églises pour le renouveau des mortels.
De ton sang tu empourpras ton ornement sacré, * mais tu asséchas le sang offert en sacrifice aux démons * et, victorieux, tu es monté * recevoir ta couronne dans le ciel.
Le mur des idoles s'est écroulé devant toi, * une porte s'est ouverte pour les nations * et la grâce divine s'est répandue * dans le cœur des croyants.
En ton sein comme pluie le Christ est descendu, * Vierge pure, pour assécher * le flot des dieux multiples * et verser la connaissance divine sur le brasier de l'erreur.

Ode 6
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: * A la fosse arrache ma vie; * Sauveur du monde, sauve-moi * quand je chante: Gloire à toi. »
Ayant répandu sur ton esprit en abondance * la grâce et la lumière, Jésus, * notre Dieu, notre illumination, * a sauvé les peuples de l'erreur par ta parole.
Tu délivras les peuples des libations * et du sang offerts aux divinités; * puis, immolé, Pancrace, comme agneau, * tu t'es offert à Dieu en sacrifice vivant.
Ton culte, ce fut l'Evangile de Dieu * et tu as brillamment scellé de ton sang * les divins enseignements, * saint Pancrace, pontife et martyr.
J'étouffe sous les coups de mes pensées stériles: * vers la lumière du salut et de la vie * ramène-moi, ô Vierge immaculée * qui as conçu le Christ Sauveur.

Kondakion, t. 4
Sur Taormine, Pancrace, tu brillas * tel un astre resplendissant, * saint pontife martyr * qui témoignas pour le Christ: * intercède auprès de lui pour qui te chante, Bienheureux.

Synaxaire
Le 9 Juillet, mémoire du saint hiéromartyr Pancrace, évêque de Taormine.
S'étant posé lui-même comme fondement,
des pierres du martyre édifia sa demeure
Pancrace qui le neuf, passée la dernière heure,
du Tout-puissant peut voir la maison dignement.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise, les Jeunes Gens * ne furent touchés ni gênés par le feu; * et tous trois d'une seule voix * te bénissaient, Sauveur, en disant: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
En ton sang, Pancrace, tu fus plongé * après avoir baptisé les foules dans les eaux * et tu es allé vers le Christ, plein de joie; * en ses parvis, te voilà divinisé, * si près de lui, Pontife bienheureux.
Ceux qui enfonçaient dans les eaux de perdition, * tu les en as tirés par l’hameçon de tes paroles * et sous la pluie de tes oraisons * tu asséchas les troubles fonds de l'erreur, * saint pontife du Christ.
La pierre inébranlable t'a posé * comme base et solide fondement * de l'Eglise sacrée, * par laquelle s'effondre la perversité * de l’ennemi puéril.
Seule toute-pure t'ayant trouvée, * de ton sein très purement naquit le Verbe de Dieu, * divine Epouse tout-immaculée; * de la souillure provoquée par les passions * il purifie les croyants.

Ode 8
« Le Seigneur et Créateur * que les Anges dans le ciel * servent avec crainte et tremblement, * vous les prêtres, chantez-le, jeunes gens, glorifiez-le, * peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
Léché par le feu de multiples tentations, * tu demeuras sain et sauf, * l'esprit fortifié * par de brillantes contemplations, * sage Père, et tu fus un glaive retranchant * le taillis des multiples faux dieux.
A la connaissance du Christ * menant les foules, tu accomplissais * des signes et des prodiges éclatants, * prédisant clairement l'avenir * en prophète divin * sous l'inspiration du Paraclet
Montrant au peuple l'image du Créateur, * celle qu'il assuma volontairement * en s'unissant à nous, * par elle tu accomplissais * des miracles prodigieux * pour refouler la honte des multiples faux dieux.
En ton sein le Christ comme pluie * est descendu pour abreuver * toute créature, en vérité, * asséchant, ô Vierge, les torrents bourbeux * du culte des faux-dieux, * comme notre unique Bienfaiteur.

Ode 9
« La Source vivifiante qui ne tarit, * le chandelier de la Lumière tout-doré, * le temple vivant du Seigneur, * son tabernacle immaculé, * plus vaste que la terre et le ciel, * c'est la Mère de Dieu que nous fidèles, nous magnifions. »
Pierre, ayant de ses clartés * illuminé ton âme et ton esprit, * tu partis vers l'occident * comme un astre aux mille feux, * Pancrace, pour éclairer de tes enseignements * ceux qui avaient chu dans le gouffre de l'erreur.
Sachant que la vénération * de l'image va au modèle représenté, * en tout lieu tu exposas * celle de Jésus notre Dieu, * illustre Père, pour éliminer * les statues des démons.
Toi qui déjà brillais de splendeur pontificale, * tu resplendis de l'éclat des martyrs, * voyant dans l'allégresse de ton âme * et contemplant la gloire de Dieu, * saint Pancrace, joyau * des pontifes et des martyrs.
Cette lumineuse festivité, * admirable Pancrace, ton peuple et ta cité * la célèbrent dans la joie * et te glorifient avec foi: * les bénissant comme leur pasteur, * ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.
Fais-nous grâce, lorsque nous chantons * l'ineffable enfantement * de ta Mère vierge, Seigneur; * par ses prières sauve des passions, * des épreuves et de toute affliction * tes serviteurs, Ami des hommes et Bienfaiteur.

Exapostilaire, t. 3
Saint Pierre, le roc de la foi, martyr Pancrace, t'a posé * comme socle et base de l'Eglise, solidement; * sauvegarde ton troupeau de tout dommage causé * par l'ennemi, avec lui, Père saint.
C'est toi seule que nous avons choisie * comme médiatrice auprès de ton Fils et ton Dieu, * nous tous, les fidèles crucifiés avec lui; * divine Génitrice, ne cesse donc pas * d'intercéder pour nous qui te chantons avec foi.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:23

10 JUILLET
Mémoire des quarante-cinq Martyrs de Nicopolis en Arménie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Illustres Martyrs, * sous les pierres qui vous broyaient * vous n'avez pas renié le Christ, * cette pierre qui ne peut chanceler; * par grâce devenus * porteurs de trophées, * dans le chœur des Anges vous exultez: * avec eux demandez au Seigneur * pour nos âmes la paix et la grâce du salut.
Martyrs victorieux, * tous ensemble enfermés * dans la prison comme gardiens * des divins préceptes salutaires * et consumés par la soif, * vous avez reçu la rosée du ciel * vous rafraîchissant en esprit; * dans le ciel demandez au Seigneur * pour nos âmes la paix et la grâce du salut.
Invincibles Martyrs, * désirant la vraie vie, * celle qui dure à jamais, * vous avez supporté avec allégresse * l'inique jugement * et l'injuste sentence de mort; * en compagnie des Martyrs vous jubilez à présent: * avec eux demandez au Seigneur * pour nos âmes la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Moi qui suis en tout temps * la proie de tant de maux, * où fuirai-je, malheureux que je suis * si ce n'est, notre Dame, auprès de toi, * mon unique secours * et l'espérance des sans-espoir? * Divine Epouse, ne méprise donc pas * ton serviteur, tout indigne qu'il soit, * toi le prompt secours des affligés.
Stavrothéotokion
La Vierge dit en voyant le Christ * suspendu sur la croix: * Un glaive a transpercé mon cœur, * comme l'avait prédit le vieillard Siméon; * mais ressuscite, Seigneur immortel, * et glorifie avec toi * ta Mère et ta servante, je t'en prie.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, œuvre du moine Jean, ayant pour acrostiche en dehors des théotokia: Je chante les Martyrs que Dieu a couronnés.

Ode 1, t. 5
« Le Dieu sauveur qui a conduit à pied sec * sur la mer Rouge le peuple d'Israël, * submergeant le Pharaon et toute son armée, * chantons-le comme le seul digne de nos chants, * car il s'est couvert de gloire. »
Fidèles, chantons les Martyrs, * chantons les soldats du Christ * qui ont détruit l'erreur * et remporté de brillants trophées, * en chantant à Dieu l'hymne de victoire.
Ayant combattu brillamment sur terre * et supporté les châtiments, * vous avez reçu dans le ciel * la couronne, saints Martyrs, * et chanté d'un même chœur l'hymne de victoire.
Unis par la conformité * de vos sentiments fidèles, * contre l'erreur vous avez marché * et vous avez reçu la couronne des vainqueurs, * chantant d'un même chœur l'hymne de victoire.
Le Dieu qui a pris chair de ton sein * sans quitter celui du Père dans les cieux, * divine Mère et Vierge immaculée, * intercède sans cesse auprès de lui * pour qu'il sauve de tout danger ceux qu'il forma de sa main.

Ode 3
« Ô Christ, par la puissance de ta Croix * affermis nos sentiments * pour nous permettre de chanter * et de glorifier ta Passion salutaire. »
Par la sagesse dont vous étiez parés, * soldats du Christ, vous avez étouffé * le maudit, l'antique serpent, * sous les flots de votre sang.
Aux intolérables et cruels châtiments * ayant livré votre corps, * vous avez reçu, pour votre foi, * Martyrs admirables, l'héritage divin.
Broyés, sur l'ordre du tyran, * sous les coups de pierres, * victorieux Martyrs, * vous avez gardé sans faille l'ancre de la foi.
Vierge pure, intercède constamment * devant celui que ton sein a mis au jour, * pour que soient délivrés de tout égarement * ceux qui te chantent comme la Mère de Dieu.

Cathisme, t. 4
Les soldats du Christ, ayant lutté vaillamment, * ont englouti Bélial sous les flots de leur sang; * broyés par les pierres, décapités, * brûlés par le feu ou dans les ondes jetés, * ils ont reçu dans le ciel * la couronne et les honneurs, * et leur mémoire est glorifiée par les croyants.
Théotokion
Qui pourrait dire la multitude de mes pensées impures, * les inconvenances dont foisonne mon esprit, * et les assauts des ennemis incorporels contre moi, * leurs maléfices, qui pourrait les dénombrer? * Mais toi, Vierge tout-immaculée, * accorde-moi dans ta bonté, * par tes prières la délivrance de tout mal.
Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né d'un Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi me laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi le Dieu que chantent les Anges dans le ciel? * Longanime Seigneur, gloire, toi.

Ode 4
« Seigneur, j'ai entendu ta voix, * j'ai reconnu la puissance de la Croix, * puisque par elle fut ouvert le Paradis, * et j'ai dit : Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Poussé par les lois de l'amour divin, * sur l'ennemi hostile Dieu * le chœur des Martyrs l'emporta, * par la puissance Christ.
La phalange divinement recrutée * des Martyrs du Christ a repoussé * la multitude des impies contraires à Dieu * en chantant: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Les Martyrs, ayant vu dans la prison * la lumière inaccessible, ont dissipé * les fumées et l'ivresse des multiples dieux, la puissance divine les fortifiant.
La foule des Martyrs, contemplant * la beauté des biens suprêmes, * a renoncé à la condition incertaine * des affaires humaines ici-bas.
Ô Vierge, la puissance du Très-Haut * t'a couverte de son ombre et elle a fait de toi * un Paradis ayant en son milieu, * tel un arbre de vie, le médiateur et Seigneur.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Les Martyrs, s'étant nourris * des paroles du saint Esprit, * ont pulvérisé * les idoles sans verbe ni raison.
Les astres qui nous portent la clarté, * victorieux Athlètes, c'est bien vous; * et, de même, les fleurs exhalant * le parfum de la foi.
Le verger du Dieu très-haut * que les serpes du témoignage ont émondé, * c'est vous encore, saints Martyrs * dignes de toute acclamation.
Divine Mère, ne cesse pas * d'intercéder auprès de ton Fils, * pour qu'il sauve les âmes de ceux * qui chantent sans cesse pour toi.

Ode 6
« L'abîme m'entourait de toutes parts, * le monstre me tenait comme au tombeau; * Ami des hommes, j'ai crié vers toi * et ta droite, Seigneur, m'a sauvé. »
Les Martyrs s'écrièrent, pleins de joie: * Entre tes mains, Seigneur, * reçois nos âmes en ton repos; * c'est toi que nous aimons, seul Seigneur compatissant.
Ami des hommes, la phalange de tes Martyrs, * ayant mené sa course à bonne fin, * partage la condition des Anges * et pour nos âmes intercède à présent.
Grande gloire des Martyrs et leur splendeur, * chœur des Témoins choisis par Dieu, * avec ardeur supplie-le de sauver * ceux qui cherchent refuge auprès de toi.
Quelle parole est capable d'exprimer * la merveille de ta conception virginale? * Car, ô Vierge, tu enfantes le Dieu * qui par amour a vécu parmi nous.

Kondakion, t. 8
Par amour pour le Christ vous avez subi maints tourments, * saints Martyrs, et vous avez abattu les multiples faux-dieux; * détruisant toute erreur, vous avez triomphé par la puissance du Christ * et vous avez appris à chanter avec foi: * Alléluia, gloire à toi, ô Dieu.

Synaxaire
Le 10 Juillet, mémoire des quarante-cinq Martyrs ayant témoigné à Nicopolis en Arménie.
Nouvelle compagnie se présente pour Dieu:
elle prend position jusqu'au milieu du feu.
Le dix, la flamme brûle les Nicopolites
rivalisant de zèle, en courageux hoplites.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sauveur qui dans la fournaise de feu * préservas les Jeune Gens qui te chantaient, * béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Ô Christ, dans la fournaise de feu * les victorieux Athlètes psalmodiaient: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Martyrs illuminés par la clarté * de la divine Trinité, * vous lui avez remis vos âmes avec joie.
En présence du Seigneur Dieu * portant couronne, saints Martyrs, * vous intercédez sans cesse pour nous.
Pour les fidèles vous êtes devenus * des flambeaux de vérité, saints Martyrs, et les phares étincelants de la foi.
Comme celle qui nous procure le salut, * divine Mère, nous supplions: * rends-nous favorable le fruit de ton sein.

Ode 8
« Le Fils de Dieu, né du Père avant les siècles, * en ces derniers temps, * de la Vierge Mère s'est incarné: * vous les prêtres louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Fidèles, que nos prières soient unies * à celles des Martyr et puissions-nous mériter de prendre part * à leur héritage pour chanter le Christ * et l'exalter dans tous les siècles!
Le chœur des Athlètes courageux * a reçu avec joie * Christ les couronnes méritées; * l'âme radieuse, ils le chantent là-haut * et l'exaltent dans tous les siècles.
Empourprés sous les flots de votre sang, * vous régnez pour toujours * dans le ciel avec le Christ, * admirables Martyrs qui le chantez * et l'exaltez dans tous les siècles.
Chantons les courageux soldats, * les flambeaux d'une clarté qui ne meurt pas, * les compagnons des Anges, les astres sans déclin, * chantons-les, fidèles, en exaltant * le Christ dans tous les siècles.
Tu t'es montrée plus vénérable que les Chérubins, * sainte Mère de Dieu, lorsqu'en ton sein tu as porté * celui qui est porté sur leurs ailes dans les cieux * et qu'avec les Anges incorporels * nous les mortels, nous glorifions dans tous les siècles.

Ode 9
« Dépassant notre esprit et notre entendement, * tu mis au monde et dans le temps * le Seigneur intemporel: * Mère de Dieu, d'une même voix et d'un seul cœur, * nous les fidèles, nous te magnifions. »
Illustres Martyrs, intercédez * pour le salut de tous, * car vous vous tenez devant le Christ * pour lequel, en vérité, * vous avez souffert au combat.
Avec force ayant abattu, * invincibles Martyrs, * la forteresse de l'erreur, * vous avez bien mérité * d'habiter avec les Anges dans le ciel.
Ces luminaires toujours étincelants * que sont devenus pour nous * les victorieux Martyrs * sans cesse éclairent nos âmes * d'une éclatante splendeur.
Vénérables, ayant lutté loyalement * et selon les règles du martyre * ayant vaincu le criminel tyran, * vous avez reçu pour récompense * couronne de justice dans le ciel.
Divine Mère, réjouis-toi, * qui mis au monde le Christ notre Dieu; * prie celui que tu as enfanté * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui te chantent avec foi.

Exapostilaire, t. 3
Avec courage et sagacité * les quarante-cinq Martyrs ont lutté * jusqu'à mettre en pièces l'ennemi; * par leurs prières, Sauveur, sauve-nous.
C'est toi que nous avons pour protectrice, nous tous, les pécheurs, * Vierge comblée de grâce par Dieu; * par le crédit que tu possèdes, en tant que mère, auprès de lui, * implore l'indulgence de ton Fils envers nous tous.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:27

11 JUILLET
Mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Merveille inouïe, * la brebis du Seigneur * qui, dans les peines du martyre, imita sa mise à mort volontaire, * bien que gisant dans le tombeau, * fait jaillir par la puissance de l'Esprit * le sang vivant qui s'écoule de son corps; * et nous qui, pour guérir nos âmes, puisons * à cette source, nous chantons * chaque jour la louange de Dieu. (2 fois)
Martyre glorieuse en vérité, * tu supportas l'assaut des fauves, comme Daniel autrefois * et dans la grâce tu affrontas le feu en te riant du danger; * ayant souffert tous les autres châtiments, * tu as reçu pour cela * couronne de victoire qui jamais ne passera; * et tu es montée joyeusement * vers celui que tu aimais; * c'est pourquoi nous te glorifions et te disons bienheureuse. (2 fois)
L'assemblée des Pères divins * a mis à ton chevet, * illustre Euphémie, la définition de la foi, * que tu as prise dans ta main, gardant sans faille la foi, * renversant toute doctrine erronée * et couvrant de confusion * les défenseurs de l'hérésie; * c'est pourquoi nous te glorifions et te disons bienheureuse. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
A la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l'invincible manteau des vertus, * parée de pureté virginale, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant: * j'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, ne t'éloigne pas de moi, céleste Epoux! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Seigneur tout-puissant.
Maintenant... Théotokion
Vierge toute-digne de nos chants, * renverse la force meurtrière des ennemis, * change la tristesse de ton peuple en joie * et fais-nous grâce, en ton amour, * afin que, sauvés, nous puissions te chanter.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Toi que fleurirent tes vertus * et qui resplendis en tes pensées, * toi qui embaumes les cœurs des croyants, * toi qui t'es levée de l'Orient * comme un astre éblouissant * et réunis les Pères divins * sous l'inspiration du saint Esprit, * sans cesse, illustre Euphémie, * intercède auprès du Seigneur * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Gloire des Apôtres, réjouis-toi, * allégresse des Anges dans le ciel, * réjouis-toi, fierté de l'univers * et joyau des fidèles, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'avait mis au monde s'écria: * Très-doux Enfant, ô mon Fils et mon Dieu, * comment peux-tu souffrir cette infamante Passion?

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon de la Sainte, avec l'acrostiche: J'honore par des hymnes l'illustre Euphémie. Joseph.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Moi qui entreprends avec foi * de te célébrer par des hymnes sacrées, * tout entier éclaire-moi * des clartés qui sont en toi, * vénérable Martyre, en suppliant * Jésus, la suprême bonté.
Initiée aux mystères divins, * en virginale épouse du Christ, * par un corps à corps visible * tu as triomphé vaillamment * de l'ennemi invisible, * Martyre digne d'acclamations.
Déposée avec gloire au tombeau, * selon les lois de la nature, * tu sauvegardes, lorsqu'elle t'y fut confiée, * la définition de la vraie foi, * glorieuse Euphémie, en scellant * la doctrine sacrée.
Le Verbe, coéternel * au Père dans sa gloire, * Vierge pure, a pris chair * de ton sein immaculé * et s'est montré un homme parfait * en deux natures et volontés.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
La puissance du Christ, * sainte Martyre, te fortifiant, * tu as livré ton corps * aux châtiments multiformes, * brisant l'ennemi par ta grande fermeté; * c'est pourquoi nous t'acclamons.
Avec courage tu supportas * d'être exposée à la roue * pour être meurtrie * en toute part de ton corps, * mais un Ange te sauva * de ce châtiment cruel.
En tes saintes mains tu as pris * le fameux parchemin déposé près de toi; * ainsi tu gardas la perfection * des véritables enseignements * et couvris les hérétiques de confusion.
En toi s'est incarné * le Christ, se laissant voir * en deux natures * et une seule personne; * Vierge pure, supplie-le * d'éclairer nos pensées.

Cathisme, t. 8
Sous les flots de ton sang tu ne cesses d'engloutir, * illustre Martyre, l'impiété; * et, sous les pluies de la grâce arrosant les guérets mystiques, * en eux tu fais croître l'épi de la foi; * après ta mort tu nous apparais comme nuée * faisant jaillir le témoignage de la vie; * illustre Martyre, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Mère de Dieu, tu as conçu, sans être consumée, * dans ton sein la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Sous les flots de ton sang, * vierge et martyre, tu éteignis * les braises de l'erreur; * c'est pourquoi tu fais jaillir * désormais sur nous, * en fleuves, la grâce et les guérisons.
Tu supportas vaillamment, * illustre Martyre, en ta chair * d'intolérables châtiments, * te dépouillant ainsi de l'épaisseur * d'une chair mortelle et corrompue, * pour endosser le vêtement incorruptible.
Faisant sourdre les guérisons, * tu effaces en tout temps * l'infection des maladies, * en pure épouse du Christ; * à juste titre nous t'acclamons * et te disons bienheureuse.
L'assemblée des Pères * a découvert aisément ce qu'on cherchait * en te voyant tenir en main * le document sacré, * où les multitudes ont trouvé * la ferme assurance de leur foi.
Comme porte de clarté, * Vierge pure, tu as reçu * le Fils de Dieu qui, dépassant * l'entendement et la raison, * s'est fait homme, en deux natures douées * d'énergies et volontés.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Patiemment tu supportas * les coups de bâton, * illustre Martyre, fortifiée * par le bois de la Croix, * faisant l'admiration de tous les assistants * et fermant la bouche des ennemis.
Toi dont l'âme était déjà sanctifiée * avant le martyre, * désormais tu es devenue * myrothèque de l'Esprit, * faisant jaillir la grâce en bonne odeur * et répandant sur le monde son parfum.
Aux abominables et mortes divinités * tu n'accordas nul honneur; * c'est pourquoi, morte et gisant au tombeau, * tu confirmes le document * où se trouve écrite la doctrine de vie; * et, la tenant en main, tu confonds les ennemis.
Celui qui siège avec le Père, ineffablement, * Vierge pure, tu l'enfantas, * doué de deux natures et volontés * et de deux énergies; * sans cesse supplie-le * de sauver tes serviteurs.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
En ta pureté virginale, * illustre Martyre, tu épousas * le Christ, en lui portant * comme présent de noces * les blessures de ton corps, * qui te servirent d'ornement.
Selon les règles tu combattis * avec courage, affrontant * les instruments munis de scies * et par divine puissance demeuras, * sainte Martyre, inébranlée; * aussi nous te disons bienheureuse, de tout cœur.
Ils ont rougi, les ennemis * te voyant tenir en ta main, * vénérable Martyre, merveilleusement * la définition de la vraie foi * pour la joie des orthodoxes, de tous ceux * qui acclament ton nom.
Vierge pure, nous te chantons: * par toi l'allégresse nous fut donnée * et la tristesse bannie; * par toi la vie immortelle a fleuri * et ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur * ont pu jouir de la clarté.

Kondakion, t. 2
Dans le domaine du martyre et dans celui de la foi * tu as mené combat sur combat * avec ardeur, vénérable Euphémie, * pour le Christ ton époux; * à présent, pour que triomphe encore la vraie foi * sur les hérésies et l'orgueil des ennemis * intercède auprès de lui avec l'aide de la Mère de Dieu, * toi qui des six cent trente Pères théophores réunis en concile * as reçu la définition de la foi pour la sauver.

Ikos
De quoi nous étonner en premier lieu: * tes combats, tes exploits, ta virginité, ta vie pure? * Le Père, tu l'as réjoui comme épouse de son Fils, * et pour l'Esprit saint tu t'es parée de splendeur. * Quel éloge pourrait suffire pour cela, * et qui pourrait dire quel renom t'auréole sans déclin? * Du tombeau te levant comme soleil de l'orient, * en tout lieu tu répands tes rayons: * sur les îles, la terre ferme et la mer, * tu sanctifies l'univers, où tu exhales ton parfum; * car c'est toi qui des six cent trente Pères théophores en concile réunis * as reçu la définition de la foi pour la sauver.

Synaxaire
Le 11 Juillet, mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.
Gisante dans la châsse, martyre Euphémie,
de ta main pour l'Eglise tu dictes la loi,
confirmant ce pour quoi tu as lutté, la foi.
Le onze, la doctrine est par elle affermie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Vénérable Euphémie, toi qui brûlais d'amour divin, * joyeuse, tu fus jetée dans le feu, * mais grâce à la divine rosée * tu demeuras saine et sauve pour chanter * au Créateur de toutes choses, le Christ: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Au milieu du chaudron bouillonnant, * illustre Martyre, tu apparus * resplendissante comme un soleil, * car un Ange de lumière fut envoyé * à ton secours; ce que voyant, * ceux des ténèbres furent effrayés.
Ayant mené ta lutte à bonne fin, * tu es allée demeurer * dans la chambre des cieux, * en épouse exultant * et chantant sans cesse pour le Christ: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Vénérable, tu as gardé * la définition de la foi qu'on te donna, * sauvegardant ainsi * les enseignements orthodoxes * et couvrant de honte les ennemis hérétiques * qui confondaient en une seule les natures du Christ.
Les lois de la nature sont renouvelées * en toi, Pleine de grâce, vraiment, * car tu as enfanté * l'auteur de la Loi, notre Dieu, * une seule personne, douée, * selon ses natures, de deux énergies.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Gardée que tu étais par l'Esprit saint, * lorsqu'on te jeta aux fauves, Euphémie, * tu élevas les regards de ton cœur vers le ciel * et restas saine et sauve, divine fiancée.
Les magistrats des ténèbres, toujours aveuglés, * ne crurent nullement aux miracles faits pour toi, * mais te poussant avec un outil brûlant, * furent vaincus et couverts de confusion.
Victorieuse Martyre, la bouche même des rhéteurs * est incapable d'énoncer tes merveilles; en effet, * de la main des Pères tu as reçu le rouleau, * sauvegardant la doctrine de la foi.
Seigneur en trois personnes, éternel, suprême Dieu, * Père inengendré, Fils unique, saint Esprit, * toi la gloire au triple soleil, * sauve ton peuple qui te chante avec foi.
Comme chandelier le Prophète, en esprit, * t'a vu porter comme lampe le Christ, * qui éclaire le monde par la connaissance de Dieu * et dissipe, ô Vierge, les ténèbres des impies.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
En vertu de la puissance * par laquelle le Christ * né de la Vierge abattit * la force du guerroyeur perfide, * de jeunes vierges se rient du démon * en affrontant les peines des tourments * pour exulter à l'intérieur * du Paradis délectable.
Martyre vénérable, * comme un Soleil éblouissant * tu t'es montrée, illuminant * les confins de l'univers * sous les rayons de tes combats * et de tes miracles; c'est pourquoi * toute langue te glorifie allégrement * et célèbre ta mémoire avec joie.
L'escorte des Anges * a conduit vers le Seigneur * ton âme sainte passant vers lui; * et le donneur de couronnes, le Christ, * t'a remis le diadème * de l'immortalité; * sans cesse implore-le, * glorieuse Martyre, pour nous.
Ta mémoire festive * réunit en ce jour * l'entière création * pour célébrer tes combats * et chanter les merveilles de Dieu; * supplie-le donc en tout temps * d'accorder à nous tous * grâce, miséricorde et pardon des péchés.
Habitacle de la lumière, * Comblée de grâce par Dieu, * éclaire, je t'en prie, * le regard de mon cœur, * chassant les ténèbres de mes passions, * afin que je te puisse magnifier, * protectrice de tous ceux * qui te chantent avec foi.

Exapostilaire, t. 3
Bien que morte, tu fais jaillir ton sang * tel une myrrhe de vie, * toi qui es vive dans le Dieu vivant, * et tu retiens dans tes mains * les tables où fut inscrite la doctrine du Christ; * c'est pourquoi nous t'acclamons, sainte martyre Euphémie.
En toi, Vierge pure, Dieu nous a donné, * dans le malheur et l'affliction, * le refuge, la forteresse et le secours: * c'est pourquoi de nos misères veuille tous nous délivrer.

Laudes, t. 1
Fidèles, voyant divinement célébrée * la solennité de la sainte martyre Euphémie, * chantons dans l'action de grâces * une hymne à notre Dieu admirable en ses desseins; * car, en la nature d'une femme, il terrassa * le pouvoir invisible de la puissance ennemie * et dans la faiblesse de la martyre Euphémie * il réalisa sa force divine à perfection. * Par ses prières, qu'il accorde à nos âmes le salut! (2 fois)
L'illustre Martyre du Christ, ayant rempli * de son propre sang la coupe de vérité par ses combats * et l'ayant présentée à l'Eglise de façon inépuisable, * par la voix de la sagesse y convoque les fils de la foi et leur dit: * Buvez ce témoignage de la divine Résurrection, * qui chasse les ennemis de la foi, * purifie les passions * et protège les âmes des croyants; * criez donc au Sauveur: * Accorde à nos âmes le salut, * toi qui nous verses à flots les délices de l'Esprit.
Nous dont l'âme fut marquée, * au jour de la Rédemption, par le sang du Sauveur, * dans l'allégresse de l'esprit, * comme dit le Prophète, puisons * le sang que fait sourdre pour nous * la sainte source du martyre le conformant * aux souffrances vivifiantes du Christ * de même qu'à sa gloire sans fin; * disons-lui donc à haute voix: * Seigneur glorifié dans tes Saints, * par les prières de ton illustre martyre Euphémie, * accorde à nos âmes le salut.
Gloire au Père, t. 8
Toute langue se meuve pour célébrer * la louange de la glorieuse Euphémie, * que tout homme et tout âge, les jeunes vierges, les jouvençaux * couronnent d'éloges la virginale Martyre du Christ; * car, ayant combattu virilement * et secoué la faiblesse du sexe féminin, * selon les règles, par ses labeurs athlétiques, * elle a renversé l'hostile tyran; * et sous la couronne divine et céleste qui pare son front * elle prie le Christ, son Epoux, * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande doxologie, tropaire et théotokion, litanies et Congé. Ou bien, si l'on ne chante pas la grande doxologie, après les apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. l
En ce jour, Euphémie, * le chœur des Pères assemblés pour le Christ * te remet le rouleau contenant * la foi orthodoxe clairement définie; * l'ayant pris dans tes mains, * tu le gardes jusqu'à la fin; * c'est pourquoi nous, les chœurs des mortels, * tous ensemble nous glorifions ton martyre et disons: * Réjouis-toi, sainte Euphémie * qui as gardé sans faille * la foi orthodoxe, cet héritage * que les Pères nous ont transmis; réjouis-toi * qui intercèdes pour nos âmes.
Maintenant...
Allégresse des Anges dans le ciel, * protectrice du genre humain sur terre, * Vierge pure, sauve-nous * qui cherchons un refuge auprès de toi, * car après Dieu notre espoir repose en toi, Ô Mère de Dieu.

Le reste de l'office comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:31

12 JUILLET
Mémoire des saints martyrs Proclus et Hilaire.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Pour avoir enduré * de multiples châtiments, * vous avez reçu, tous les deux, * de brillantes couronnes, Hilaire et Proclus; * c'est pourquoi nous célébrons * votre mémoire festive avec foi, * vous priant d'intercéder sans cesse pour nous.
Proclus, tu supportas * les déchirements de ta chair, * voyant d'avance, Bienheureux, * le bonheur éternel au Paradis * et la lumière sans couchant: * toi qui en jouis, intercède là-haut * pour que ceux qui t'honorent en soient eux-mêmes illuminés.
Hilaire et Proclus, * victorieux Athlètes du Seigneur, * comme deux luminaires vous éclairez * des reflets de vos miracles l'entière création, * dissipant les ténèbres des passions; * aussi nous vous chantons * en célébrant votre mémoire avec joie.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * toi qui fus dite bienheureuse par ton Fils, * présente nos prières au Créateur, * en bienveillante protectrice des croyants * et procure à tes serviteurs, * divine Epouse, le pardon, * toi qui as enfanté le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Debout près de la Croix * de ton Fils et ton Dieu * et voyant sa patience infinie, * pure Mère, tu dis en pleurant: * Hélas, très-doux Enfant, * combien tu souffres injustement, * Verbe de Dieu, pour sauver le genre humain!

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, ayant pour acrostiche: Aux Athlètes sacrés je dédie ce cantique. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Puisque vous êtes réunis à Dieu * et que sans cesse, généreux Martyrs, * vous êtes baignés des ses rayons, * répandez sur mon âme * votre lumière, Bienheureux: * alors, dans la componction du cœur, je chanterai * votre sainte et lumineuse passion.
Le désir du ciel vous a donné * des ailes pour y parvenir; * aussi avez-vous mis au rebut * tous les charmes de cette vie; * et, déjà divinisés * par votre inclination vers Dieu, * vous avez terrassé la puissance des impies.
Enflammés que vous étiez * par le feu de la divine Trinité, * vous avez éteint, sages Martyrs, * sous les flots de votre sang * le brasier de l'impiété; * effacez donc l'impureté de nos passions * sous une pluie de guérisons.
Saints Martyrs, vous qui cherchiez * vie sans peine, gloire dans le ciel, * les délices du Paradis, * la clarté divine et la douce joie, * en échange de tout cela * vous avez supporté avec courage * la tempête des tourments.
Les chœurs célestes ont admiré * votre endurance au combat; * car avec courage, saints Martyrs, * vous avez supporté joyeusement * les tortures de la chair * et maint supplice, en écrasant * la perversité de l'ennemi.
Gabriel, en te disant, * notre Dame: Réjouis-toi, * a vraiment neutralisé * le venin qui fut injecté * aux oreilles de la prime aïeule jadis, * car celui qui nous sauva de la malice du serpent, * tu l'as mis ineffablement au monde.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Tu as confondu les insensés * par la sagesse des paroles divines, Proclus, * et tu supportas, par la puissance de l'Esprit, * bienheureux Martyr, les torsions de ta chair.
Cruellement le juge, en sa folie, * ordonna de te suspendre pour te déchirer, * mais tu élevas les yeux de l'âme vers Dieu * et ta patience te couvrit de beauté.
Vaillamment tu supportas * d'avoir les membres broyés * et par ton sang tu as éteint la flamme des impies, * fortifié par la grâce de Dieu.
Brise les liens de mes péchés * en m'attachant à l'amour du Verbe né de toi, * Dame tout-immaculée, * et par tes prières, ô Vierge, sauve-moi.

Cathisme, t. 1
Fidèles, magnifiant le Christ, * honorons tous d'un même chœur * Hilaire et l'illustre Proclus, * ces courageux martyrs qui triomphèrent de l'ennemi; * ils chassent par leurs miracles les ténèbres des passions * et sur tout fidèle qui les approchent répandent leur clarté.
Théotokion
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * sans cesse intercède avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu qu'ineffablement tu enfantas, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles te glorifiant de tout cœur.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et maternellement gémissait en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
A tes paroles a succédé, * Proclus, leur réalisation, * car le bourreau assoiffé de sang * fut empêché d'avancer * qu'il n'ait confessé le Christ * comme seul Seigneur de l'univers * et Dieu de suprême bonté.
Suspendu au gibet * et lié par des courroies, * saint Martyr, puis frappé * de toutes sortes de coups, * tu n'as pas accordé * de culte aux dieux sans vie, * fortifié que tu étais par le Seigneur ton Dieu.
Avec audace et fermeté, * sans te laisser vaincre, Proclus, * tu comparus devant les tribunaux, * prêchant à haute voix * l'incarnation du Rédempteur * qui s'est anéanti * jusqu'à prendre la forme du serviteur.
Le persécuteur éhonté * menaçait les saints martyrs * de toutes sortes de châtiments * et de la plus violente mort; * mais, voyant qu'ils ne se troublaient pas, * il fut lui-même troublé * et sa défaite le remplit de fureur.
Ô Verbe, par pitié * pour l'œuvre de tes mains * brisée par le péché, * tu habitas le sein virginal, * puis t'avanças en deux natures, * inaugurant pour ceux qui t'ont connu * les voies de l'immortalité.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Seigneur, tu es la force des martyrs et leur soutien, * tu es, Dieu saint, l'inébranlable rempart * des saints athlètes qui luttent de tout cœur.
L'âme enflammée d'amour divin, * tu supportas d'être brûlé par des flambeaux, * bienheureux et admirable Martyr.
Le seul feu que je craigne, c'est l'éternel, * s'écria Proclus brûlé et mis à mort * sur l'ordre du tyran.
Ton mystère, qui pourrait l'expliquer, * Vierge Mère de Dieu en qui s'est incarné * ineffablement le Créateur de l'univers?

Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »
Ni le feu ni les coups de fouet * ni les fauves ni l'épreuve de la mort * n'ont pu vous séparer, * Martyrs au noble cœur, * du très-pur amour de Dieu.
Le courage des martyrs * ayant lutté jusques au sang * sous la loi des éloges ne tombe pas: * seul le Seigneur qui les glorifia * comme serviteurs les magnifie.
Ayant bien traversé * l'océan des pires châtiments, * vous avez abordé, victorieux Martyrs, * au havre divin * de la jouissance éternelle du Christ.
Comme Isaïe jadis l'avait prédit, * voici, la Vierge a enfanté * l'Ange du grand Conseil, * l'Emmanuel, Dieu et Seigneur, * le Sauveur de nos âmes.

Kondakion, t. 2
Etant de même famille et de mêmes sentiments, * en toute chose vous avez concordé, * Proclus, admirable martyr, * et Hilaire aux divines pensées; * ayant reproduit en vous-mêmes les souffrances du Christ, * vous avez reçu de lui la gloire méritée * et vos prières procurent à tous la divine rémission.

Synaxaire
Le 12 Juillet, mémoire des saints martyrs Proclus et Hilaire.
Proclus souffre la grêle des flèches, tout nu,
et le tranchant du glaive, Hilaire l'a connu.
Le douze, l'un et l'autre au ciel est parvenu.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de sauve-nous. Amen.

Ode 7
«A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes s'écriant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Ayant livré vos corps aux supplices * par amour du Verbe incarné, * saints Martyrs, vous avez reçu, * à juste titre, de lui * la couronne de justice.
La clarté divine illuminant * votre esprit dans la foi, * Martyrs illustres, vous avez franchi * la ténèbre des épreuves en psalmodiant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
De tes lèvres distillant le miel * bienheureux Proclus, coulait * le remède divin * de tes paroles abreuvant ceux qui psalmodient: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
La puissance de Dieu * fortifiant ton esprit, * tu enduras les pires châtiments, * Hilaire, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Toi la plus sainte de la création, * tu enfantes le Créateur de tous, * demeurant Vierge immaculée * et bénie en tout temps, * Mère pure et glorifiée.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Après d'innombrables châtiments * l'ennemi te fit subir, * cruellement, glorieux Proclus, * une grêle de flèches, puis, décapité, * entre les mains de Dieu tu remis allégrement ton esprit.
Ton vénérable corps * fut frappé d'une infinité de flèches, * mais ainsi tu infligeas d'incurables plaies * aux ennemis incorporels qui ne voulaient chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Toi que la grâce illuminait de son éclat, * comme rocher qui roule sur le sol * tu fis crouler les forteresses de l'erreur, * Hilaire, en chantant bien haut: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Les fleuves de ton sang * ont éteint le feu de l'impiété, * mais abreuvé les fidèles psalmodiant * sans cesse: Louez, bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
De tes chastes entrailles prenant chair, * le Dieu qui m'a formé et façonné, * divine Génitrice, a renouvelé * le monde qui s'écrie: * Louez, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Voici que la mémoire des Martyrs, * insigne, lumineuse et sacrée, * a brillé, illuminant * la terre entière et dissipant * loin de nos âmes les ténébreuses nuées du mal, * et faisant jaillir les guérisons.
Comme deux mamelles, en esprit * vous offrez le lait des guérisons, * saints Martyrs, et nourrissez tout cœur * en chassant l'amertume des maladies * et guérissant les passions; * pour cela nous vous disons bienheureux.
Glorieux Athlètes qui portez * avec noblesse le manteau royal * qu'ont empourpré les flots de votre sang, * vous régnez pour toujours avec le Christ, * l'unique Roi et notre Dieu, * et pour le monde intercédez auprès de lui.
La terre fut bénie par votre sang * et par la déposition de vos corps; * vos esprits ont fait briller de joie * l'assemblée des premiers-nés, * où vous intercédez pour le monde, * en Témoins du Christ, avec les autres martyrs.
Vierge Mère, tu es devenue * la demeure de la clarté, * de celui qui grâce à toi, * est apparu en un corps * pour que nos ténèbres fussent éclairées; * aussi nous te disons avec foi bienheureuse.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:35

13 JUILLET
Synaxe du saint archange Gabriel;
et mémoire de notre vénérable Père Etienne
le thaumaturge, moine sabbaïte.


VÊPRES

Lucernaire, t. 1
L'archange Gabriel, * esprit lumineux, annonciateur du salut * et tout à fait divin par son aspect, * contemple la lumière du triple Soleil; * il chante en compagnie * des armées célestes * le redoutable mystère de Dieu, * qu'il implore pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Le grand mystère que d'abord * les Anges mêmes ne connaissaient * et qui fut caché pendant les siècles * te fut confié à toi seul, Gabriel, * et toi-même, en arrivant * à Nazareth, tu l'annonças * à la seule Vierge immaculée; * intercède avec elle, pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Toi qui toujours es comblé * de la divine clarté, * toi qui fais la volonté * et accomplis les ordres du Seigneur tout-puissant, * archange Gabriel, * en ta bonté, sauvegarde tous ceux * qui t'honorent de tout cœur * et sans cesse demande qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
t. 8
Etienne, Père théophore et bienheureux, * ayant muni brillamment * ton esprit de divine intelligence, * tu transformas en courage tes sentiments, * en chasteté ton désir, * en justice ta force d'âme entièrement, * ajustant bien sagement l'agréable char des vertus * sur lequel tu montas avec allégresse vers les cieux.
Etienne, Père théophore et bienheureux, tu as fait briller ton esprit * à la lumière des divins enseignements, * brandissant comme une lance ton cœur * contre le blasphème des hérésies, * dans ton désir de goûter aux délices d'en-haut; * rends-nous dignes d'y prendre part, nous aussi, * toi qui te tiens devant le trône du Roi tout-puissant.
Etienne, Père théophore et bienheureux, * dans la tempérance ayant repu ton esprit, * tu le fis sans cesse monter vers la cause première; * ayant apaisé le trouble des passions * et secoué la confusion de ce monde, * tu atteignis, par la pureté de ton esprit, * le véritable sommet de tes désirs, * vénérable Père aux divines pensées.
Gloire au Père, t. 6
Réjouissez-vous avec nous, * toutes les divisions angéliques: * celui qui est pour vous un chef, en effet, * et pour nous un protecteur, * le grand archistratège Gabriel, * sanctifie la présente journée * en se montrant de merveilleuse façon * dans son temple sacré; * c'est pourquoi, le célébrant comme il se doit, * nous lui chantons: Protège-nous * à l'ombre de tes ailes, archange Gabriel.
Maintenant...
Nul de ceux qui ont recours à toi * ne s'en revient confondu, * Vierge pure et Mère de Dieu, * mais qui implore ta grâce reçoit * selon sa prière le don qui lui convient.

Apostiches, t. 4
L'Esprit qui précède tous les temps, * Gabriel, a fait de toi * une seconde lumière éclairant * par communion divine * toute la terre et nous révélant * le grand, le divin mystère caché depuis les siècles, * l'incarnation dans le sein virginal * de l'Incorporel fait homme pour sauver l'humanité.
D'esprits célestes il fit ses Anges,
de flammes de feu, ses serviteurs.
Toi qui es proche du triple Soleil, * devant le trône de Dieu, * et qu'illumine richement la divine splendeur * qu'il envoie sans cesse de l'au-delà, * délivre des ténèbres de leurs passions * ceux qui t'acclament sur terre et te chantent allégrement; * fais descendre sur eux la clarté, * toi qui intercèdes pour nos âmes, archistratège Gabriel.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
Seigneur mon Dieu, tu es si grand.
Brise l'orgueil des fils d'Agar * assaillant sans cesse ton troupeau; * mets un terme aux schismes dont l'Eglise est déchirée; * apaise la houle des épreuves sans fin; * délivre du péril et de tout malheur * les fidèles te glorifiant de tout cœur * et cherchant refuge sous ta sainte protection, * toi qui intercèdes pour nos âmes, archistratège Gabriel.
Gloire au Père... Maintenant, t. 8
Comme chef conduisant les Anges au combat, * délivre de tout péril et de toute affliction, * des sombres fautes et de toute maladie * ceux qui d'un cœur sincère te prient * et te chantent, glorieux archistratège Gabriel, * toi qui vois clairement l'Immatériel en incorporel * et resplendis de l'inaccessible clarté * du Seigneur de gloire qui par amour * pour nous les hommes assuma notre chair * en s'incarnant de la Vierge pour sauver l'humanité.

Tropaire, t. 4
Archistratège des célestes armées, * malgré notre indignité nous te prions * de nous protéger par tes prières et nous garder * à l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle, * nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment: * délivre-nous de tout danger, * grand Prince des Puissances d'en-haut.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion apolytikion du même ton, selon le jour de la semaine (voir Appendice).


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, un canon de l'Octoèque, puis le canon de l'Archange (t. 4), avec l'acrostiche: Je louerai le sublime archange Gabriel. Joseph; et celui du Vénérable (t. 2), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Etienne, de nos hymnes nous te couronnons.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint; * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Archange du Seigneur, * toi qui es lumière par communion * à l'immatérielle et divine clarté, * par tes prières éclaire-moi, je t'en prie, * afin que je puisse te chanter.
Formons un chœur divin, * dans l'allégresse de ce jour, * pour glorifier le prince des Incorporels, * qui annonça l'ineffable joie * venue en ce monde par bonté.
T'ayant pour défenseur auprès de Dieu * et pour suprême protecteur, * pour rempart et forteresse, nous tes amis * qui te chantons, nous sommes délivrés * de tout péril et des méfaits du serpent.
Lorsqu'il te vit si pure, immaculée, * Gabriel fit retentir sa voix: * Dame inépousée, réjouis-toi, * gloire des Anges, leur fierté * et sauvegarde des mortels.
t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Pour t'offrir la récompense de ton enseignement, * nous te décernons un prix, * bienheureux Etienne, en composant l'éloge de ta vie; * veuille favorablement le recevoir, * vénérable Père, et m'accorder * par tes prières la grâce de l'Esprit.
L'élan des funestes passions, * Père, tu l'as stoppé * avec l'aide de la raison et de la foi; * car tu fus doux, affable, bienveillant, * saint Etienne, et plein de modération, * toi que la sagesse et le savoir ont couronné.
Saintement, vénérable Père, tu t'es orné * de la grâce par tes œuvres et ton savoir, * désireux que tu étais * des couronnes de la gloire du Christ; * c'est pourquoi merveilleusement l'espérance * ne t'a pas manqué, Bienheureux.
Vierge pure et tout-immaculée, * tu as surpassé toute créature invisible ou que l'on voit, * car tu enfantas le Créateur * lorsqu'en ton sein il lui a plu de s'incarner; * avec confiance supplie-le * d'accorder à nos âmes le salut.

Ode 3, t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Eclairé de façon immatérielle, * Gabriel, comme Ange incorporel, * par communion à la clarté immatérielle, * tu es une seconde lumière éclairant * les êtres matériels qui te chantent chaque jour.
Archange, tu as mérité * la plus haute gloire, toi qui nous as révélé * le grand mystère qui nous fit monter * de terre jusqu'au plus haut des cieux, * nous qui te vénérons grandement.
Depuis le ciel montre-toi * à qui recherche ta faveur, * apaise la tempête des afflictions * et des épreuves déchaînées contre nous, * archistratège Gabriel.
Ô Vierge, te révélant * le mystère jusqu'alors caché, * devant toi Gabriel s'est écrié: * Réjouis-toi, palais qu'habite Dieu * pour diviniser les mortels, en sa bonté.
t. 2
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Ta vie, Père théophore Etienne, a resplendi * sur le monde avec autant d'éclat que le soleil, * illuminant les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.
L'univers est éclairé par tes enseignements, * comme un flambeau tu as brillé pour l'Eglise du Christ, * en laquelle mon cœur s'est affermi.
Ton âme, tu l'as gardée de l'esclavage des passions, * vénérable Etienne, et des voluptés charnelles; * c'est pourquoi nous t'acclamons.
Comme un lis au milieu des ronces tu parus * par ta pureté et par l'éclat de ta virginité, * sainte Dame, auguste Mère de Dieu.

Cathisme, t. 1
L'archange Gabriel, en chef des Anges, avec eux * chante joyeusement l'hymne divine à la sainte Trinité. * A pleine voix, fidèles, chantons-le tous * et d'un cœur pur glorifions-le.
Gloire au Père...
Ton sang mystiquement crie de terre vers Dieu, * comme celui d'Abel, vénérable Père aux divines pensées; * clairement tu prêchas la Trinité incréée; * c'est pourquoi, tel un pasteur excellent, * tu repoussas comme loups les hérésies, * Etienne, avec la fronde de l'Esprit.
Maintenant...
Ô Vierge inépousée, sainte Mère de Dieu * qui seule nous protèges et nous défends, * délivre le peuple des fidèles qui espère en toi * de toute menace et de tout danger qui pèse sur lui; * ô Vierge, intercède auprès de Dieu * pour le salut de nos âmes.

Ode 4, t. 4
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Jadis par participation divine, * admirable Gabriel, * tu descendis éclairer le prophète Daniel * et lui révélas en esprit * ce qui lui était inconnu.
De nos bouches terrestres joyeusement * nous célébrons ton être flamboyant; * au feu qui ne s'éteint * arrache-nous, Gabriel, * par ta divine médiation.
Revêtu de l'ornement * resplendissant de l'ineffable gloire * de Dieu plus que soleil, * Archange, tu te tiens * joyeusement devant le Roi du ciel.
Découvrant la pureté totale * dont l'Esprit t'enveloppait, * Gabriel à haute voix s'écria: * Réjouis-toi, qui fais cesser la malédiction * et rappeler Adam et Eve au Paradis.
t. 2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La couronne des Moines, c'est bien toi, * car tu fus auréolé * non de joyaux, mais de vertus; * bienheureux Etienne, tu es apparu * comme une demeure comblée de grâces par Dieu.
La divine sagesse, tu l'as honorée, * Père théophore; c'est pourquoi * elle te fit briller de la couronne de ses dons, * t'accordant la gloire qui ne passe point, * Père très-digne de nos chants.
Couronne impérissable t'a tressée, * en récompense de ta vertu, * le juste Maître, Bienheureux, * car tu fus un excellent disciple * du vénérable Sabbas.
Eve m'a présenté le fruit de mort, * mais toi, ô Vierge tout-immaculée, * en enfantant la Vie personnifiée, * tu m'as relevé, et je m'écrie: * Mère toujours-vierge, réjouis-toi.

Ode 5, t. 4
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Esprit illuminé * au premier par communion, * tu resplendis comme seconde clarté, * chantant avec les armées célestes: * Saint est le Dieu créateur de l'univers, * saint, le Fils coéternel * et l'Esprit qui partage sa royauté.
Flamboyant est ton aspect, * merveilleuse est ta beauté * qui frappe d'admiration tout esprit; * grande est ta gloire, Gabriel, * grand-prince des Incorporels, * toi l'ornement de tous ceux * qui te célèbrent avec foi.
Lorsqu'en sa présence jadis * saint Zacharie t'a vu * au moment de l'encensement, * il demeura muet, * car il n'avait pas cru * au redoutable message que tu lui portais, * archistratège Gabriel.
Temple de la sainteté, * ô Vierge tout-immaculée, * à la voix de l'archange Gabriel * tu enfantas le Dieu très-saint * qui repose parmi les Saints * et sanctifie tous les mortels, * les délivrant de tout mal.
t. 2
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
L'élan des passions, tu l'as stoppé * avec ton amour de l'Impassible, Etienne bienheureux, * et tu as éclairé la condition de ton âme * par la contemplation et l'action.
Vénérable Père, avec la pureté de ton esprit * tu fréquentas les Ecritures inspirées, * et tu as réuni le trésor * de la contemplation et de l'action.
Ayant sondé l'abîme de sagesse, tu es parvenu * à trouver, Etienne, tous les biens de qualité; * et par tes peines tu acquis, Bienheureux, * la précieuse perle du savoir.
Voici, comme Isaïe l'avait prédit, * toute-pure Mère de Dieu, dans ton sein tu as porté * et, dépassant la nature, as enfanté, * divine Génitrice, le Christ notre Dieu.

Ode 6, t. 4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Les langues terrestres n'ont pas le pouvoir * de te glorifier, Esprit céleste et lumineux, * clairement illuminé par le divin éclat * surpassant toute parole et tout esprit.
Lumineux rayon du vrai Soleil, * archistratège des Serviteurs flamboyants, * par tes brillantes prières au Seigneur * sauve tes chantres des passions ténébreuses.
Archange, par ton intercession * auprès du Créateur de l'univers, * dissipe les complots des païens, * arrête les schismes et fortifie la vraie foi.
Vierge pure, tu as obéi * aux divines paroles de Gabriel * et dans la chair tu enfantas le Verbe éternel * délivrant le monde de l'absence-de-raison.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Pour l'univers tu fus un astre resplendissant, * illuminant, Père Etienne, à la clarté du Verbe les croyants * qui accourent vers toi de tout cœur.
En bienheureux tu as passé ta vie, * car tu as fui le monde, ses voluptés, sa confusion, * pour t'entretenir avec Dieu.
Qu'il est beau, le diadème dont tu es couronné, * sage Etienne, ceint de la couronne des vertus, * toi qui as dominé royalement les passions!
Dépassant la nature, ô Vierge, tu as enfanté * et, demeurant vierge, tu as montré clairement * la véritable divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 4
Comme au prince des Serviteurs incorporels * te fut confié, Gabriel, * ce redoutable mystère scellé avant les siècles, * l'ineffable enfantement de la Vierge immaculée, * que tu lui annonças, lui disant: Pleine de grâce, réjouis-toi; * c'est pourquoi nous les fidèles, comme il se doit, * dans l'allégresse nous te disons bienheureux.

Synaxaire
Le 13 Juillet, nous célébrons la Synaxe de l'Archange Gabriel.
Pas plus que des bienfaits dus à toi, ce me semble,
archange Gabriel, je ne me lasserai
de tes nombreuses fêtes; et qui donc s'en plaindrait?
Le treize, Gabriel en son nom nous rassemble.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Etienne le Sabbaïte.
Fuyant scandales, rets et pièges de la vie,
l'âme d'Etienne vole vers l'Eden, ravie.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'enfantement du Précurseur, * tu l'annonças jadis, * Archange illustre, à Zacharie * se tenant à l'intérieur du temple de Dieu * et chantant pour notre Rédempteur: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
La rayonnante beauté * de ton saint temple, Gabriel, * sanctifie les âmes des croyants * et les invite à chanter * en élevant la voix: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Mystiquement illuminé * par communion à la première clarté, * Archistratège, tu es vraiment * la clarté seconde illuminant * ceux qui chantent sans répit: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Pour t'annoncer la joie * l'archange Gabriel fut envoyé, * Vierge Mère immaculée * qui fis cesser le chagrin, * disparaître la malédiction * et fleurir pour les croyants * dans tous les siècles la bénédiction.
t. 2
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Quel parfum répandent tes enseignements * éclairés par la grâce de l'Esprit: * toi qui vénérais l'unique Dieu en trois personnes * et chantas l'incarnation du Verbe, * de sa bonne odeur tu nous combles, Bienheureux.
A tes paroles s'accordant ta vie, * tu t'es procuré double couronne, Bienheureux; * car tu fus un instrument de la Sagesse, * vénérable Père qui chantais au Créateur: * A toi bénédiction et haute gloire!
L'âme pure et le cœur illuminé, * vénérable Père, tu parcourus la vie: * par la pureté du corps et la virginité, * au Tout-puissant qui voit dans le secret * tu t'es offert en sacrifice parfait.
Toute-pure, dirigeant ma vie, * guide-moi vers ton havre de sérénité, * toi qui enfantas la source de tout bien, * le Dieu qui donne à tout croyant * le bonheur de l'immortalité.

Ode 8, t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une mage * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l’univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
En des hymnes sacrées * le peuple saint te chante allégrement, * toi qui annonces ineffablement * à cette Vierge de chez nous * que le Verbe, cause de tout, * selon notre nature doit prendre chair; * aussi nous te vénérons dans tous les siècles.
Uni à l'Etre suprême, au premier Esprit, * de façon immatérielle, * Archange, de ta bouche de feu * tu entonnes l'hymne sacrée * que chantent tous les Anges en chœur: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Paré de la divine renommée, * tu traverses les cieux, * puis la terre, accomplissant * la sainte volonté * du Christ, ce Dieu de l'univers, * archange Gabriel, * gloire des fidèles t'acclamant.
Le Verbe qui choisit de demeurer * parmi les hommes, en s'unissant * personnellement à la chair, * trouve en toi, saint Gabriel, un précurseur * pour lui préparer son divin palais * et chanter: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Comme l'agréable trône du Roi, * comme le sommet de toute sa création * et la seule qui transmit le don d'exister * à l'Etre suprême divinisant les mortels * par la sublime union * de l'ineffable et merveilleux enfantement,* chantons la Vierge bénie.
t. 2
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Eponyme couronne, Etienne, sur ton front * le Seigneur vivifiant, le Christ, a déposé * la splendide couronne, car tu excellas * par ton action et, contemplant, tu t'écriais: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Ayant dépassé toute sensible perception, * avec le prime Esprit, Bienheureux, tu t'entretins * dans la pureté de l'âme et la magnificence de ta vie, * porte-couronne Etienne, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Illustre et bienheureux Etienne, par amour de Dieu * tu as suivi le théophore Sabbas * dont tu as imité, par ta vie, la sainteté * jusqu'à devenir * son image en tout point.
L'Intelligence impassible dans ton sein * s'est unie, Vierge pure, à l'esprit humain * et assume l'épaisseur de la chair; * le Maître surpassant les siècles s'est soumis au temps; * aussi nous glorifions ta divine maternité.

Ode 9, t. 4
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »
Devant le trône de la grâce * tu te tiens merveilleusement en serviteur * éclairé par la splendeur * qui dépasse l'entendement; * uni à Dieu et contemplant sa lumière, Gabriel, * tu illumines par tes prières les fidèles te vénérant.
Tu brilles comme un ciel étoilé * par le scintillement divin, * comme chef d'armée tu tiens en main le sceptre resplendissant * et parcours la terre entière, accomplissant * la volonté du Maître en tout temps * pour délivrer les croyants du mal.
Apaise le tumulte renaissant sans cesse * des barbares déchaînés contre tes serviteurs, * fais cesser en l'Eglise les déchirements, * accorde à tes chantres d'être délivrés de tout péché, * et donne la victoire aux croyants, * Gabriel, par ta fervente protection.
Michel et Gabriel, qui vous tenez * tous les deux, comblés d'honneurs et de beauté, * devant le trône de la gloire de Dieu, * demandez pour nous tous la rémission de nos péchés * et l'éloignement du mal, en tant que protecteurs * imitant parfaitement la bonté du Seigneur.
L'éclatante lumière de ton Enfant * a brillé sur la terre entière pour l'éclairer; * pour le prince des ténèbres elle fut la perdition, * toute-pure Génitrice de Dieu, * gloire des Anges et salut de tous les humains, * dont la voix ne cesse de chanter pour toi.
t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Vénérable Etienne, maintenant * que tu jouis purement * des charmes et des délices qui surpassent tout esprit, * là où les Saints en foule exultent auprès de Dieu, * hisse vers toi, par ta sainte médiation, * ceux qui se réfugient vers toi, Bienheureux.
Tu es monté allégrement vers le sommet * de tes désirs, vers Dieu, l'unique bienheureux, * vers la suprême beauté, * vers la vie qui n'aura pas de fin, * vers la lumière sans couchant, * Etienne, vénérable porte-Dieu.
Toi qui fus, dès la tendre enfance, consacré, * dans l'assemblée des Moines tu as resplendi, * très-doux Etienne, en vrai soleil * et les rayons que tu émets * sont les vertus de ta vie, * Père théophore vénéré.
Les Prophètes, qui t'ont reconnue de loin * de leurs regards de voyants, * tous en chœur t'ont désignée * comme la future Mère du Seigneur * et Créateur de l'univers; * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 3
Eclairé par l'ineffable splendeur * qui surpasse toute lumière en la divine Trinité, * tu parcours, tel un éclair, la création entière, * archange Gabriel au clair aspect, * pour accomplir ce que t'ordonne le Seigneur, * toi qui défends, garde et protèges les fidèles qui te chantent avec joie.
L'image excellente que j'avais reçue par œuvre divine, * je m'en suis éloigné, malheureux que je suis, * par l'intempérance dont je fis preuve jadis; * mais toi, ô Christ, dans la tendresse de ton cœur * et par ta communion ineffable avec moi, * tu as pris ma piètre image sur toi, * renouvelant mon être, Sauveur, * dans les entrailles de la Vierge immaculée.

Laudes, t. 1
Archange Gabriel, * tu t'es montré le serviteur de Dieu, * l'archistratège divin, * lumière seconde par immédiate communion, * et par l'éclat de ses rayons * tu illumines, Gabriel, * resplendissant de sa gloire, le monde entier. (2 fois)
Prince des Anges, Gabriel, * ta gloire se proclame en tout lieu, * admirable est ta puissance, * ta grâce divine, ton bel aspect, ton apparence de feu; * sublime est ton rang, * immatériel ton éclat, * instantané ton mouvement vers les plus faibles, par volonté du Tout-puissant.
Archistratège Gabriel, * annonciateur de la joie, * toi qui as préparé les noces divines de la Mère de Dieu, * supplie avec elle le Créateur * d'épargner affliction et malheur * à ceux qui te célèbrent et reçoivent en tout temps * ta bonne Nouvelle avec foi.
Gloire au Père, t. 5
De tout lieu que protège ta grâce, archange Gabriel, * la puissance du Diable est chassée: * car Lucifer, après sa chute, ne supporte plus ta clarté; * aussi nous te prions d'éteindre les traits enflammés * qu'il lance contre nous, * archange Gabriel très-digne de nos chants, * et de nous sauver de ses pièges par ta sainte médiation.
Maintenant...
Ô Vierge bénie, nous t'implorons comme la Mère de Dieu, * intercède auprès de lui pour que nos âmes soient sauvées.

On chante, si l'on veut, la grande Doxologie,. sinon, les Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:42

Entre le 13 et le 19 Juillet
DIMANCHE DES SAINTS PÈRES
des six premiers conciles œcuméniques.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire
On chante 10 stichères: 6 de l'Octoèque dominical, selon le ton occurrent, puis les 4 stichères suivants:
t. 6
Verbe inexplicable et incirconscrit * qui t'es fait chair pour nous, * Ami des hommes, la sainte assemblée * des sages Pères a proclamé * la perfection de ta divinité et de ton humanité, * l'unité de ta personne en deux natures, énergies et volontés; * c'est pourquoi te reconnaissant comme Dieu * avec le Père et l'Esprit, * Seigneur unique, nous t'adorons avec foi * et les Pères saints, nous les disons bienheureux.
Ensemble, les Pères théophores ont défini incréée * l'énergie divine et la divine volonté * de celui qui s'est appauvri en assumant l'humanité, * mais ils ont assigné à la chair * ce que son énergie et sa volonté * ont reçu de créé, * tout en évitant sagement * de confondre les natures et de diviser la personne du Christ; * honorant les premiers par des festivités annuelles, * ensemble nous glorifions celui qui les a glorifiés.
La Triade incréée, * les Pères théophores l'ont proclamée * d'un cœur unanime seul Seigneur et seul Dieu, * de l'unique nature montrant, selon les personnes, l’unité respective, * de même pour l'énergie et la volonté qu'ils possèdent en commun, * leur reconnaissant aussi l'absence de commencement et de fin; * c'est pourquoi nous chantons les Pères saints * qui des Apôtres se sont montrés * les imitateurs en prêchant * au monde entier l'Evangile divin.
Ensemble vous avez abattu * les doctrines de Serge et de Pyrrhus, * d'Honorius, Eutychès, Dioscore et Nestorius, * sauvant de leurs précipices le fidèle troupeau * en proclamant les deux natures et l'unique personne du Christ * comme le démontrent les seules énergies; * et nous, fidèles, nous prosternant devant celui * qui est homme et Dieu à la perfection * et devant le Père et l'Esprit, * nous vous glorifions, illustres Pères, en ce jour.
Gloire au Père...
Célébrons en ce jour les Pères théophores, * ces clairons mystiques de l'Esprit * qui ont fait retentir au milieu de l'Eglise la divine harmonie, * proclamant l'unique essence de la divine Trinité; * contre Arius ils soutinrent la vraie foi * et sans cesse ils intercèdent auprès de Dieu * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.

Maintenant... Dogmatique du ton occurrent. Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour, et les Lectures.

Lecture de la Genèse
(14,14-20)
Abram, ayant appris la capture de Lot son parent, leva les gens de sa maison, au nombre de trois cent dix-huit, et poursuivit les rois jusqu'à Dan. Il les assaillit de nuit, lui et ses serviteurs, il les battit et les poursuivit jusqu'à Hobal, au nord de Damas. Il reprit tous les biens pillés et ramena Lot, son parent, avec ses biens, ainsi que les femmes et les gens. Quand Abram revint après avoir battu Kodor-Lagomor et les rois, ses alliés, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Savé, qui est la vallée du Roi. Melchisédech, roi de Salem, offrit du pain et du vin; il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant: Béni soit Abram par le Dieu très-haut qui a créé le ciel et la terre! Et béni soit le Dieu très-haut qui a livré tes ennemis entre tes mains!

Lecture du Deutéronome
(1,8-11,15-17)
Moïse dit aux enfants d'Israël: Voici le pays que je vous ai livré; allez prendre possession de la terre que j'ai promise à vos Pères, Abraham, Isaac et Jacob, et à leur postérité après eux. En ce temps-là je vous ai dit: Je ne puis porter seul la charge de vous tous. Le Seigneur votre Dieu vous a multipliés, et vous voici nombreux comme les étoiles du ciel. Le Seigneur, le Dieu de vos Pères, accroisse votre nombre encore mille fois et vous bénisse, comme il vous l'a promis! Et j'ai choisi parmi vous des hommes sages, avisés, éprouvés, que j'ai mis à votre tête en qualité de chefs de milliers, de centaines et de dizaines, et de scribes pour vos tribus. En ce temps-là je prescrivis à vos juges: vous entendrez vos frères, et vous rendrez justice entre un homme et son frère ou l'étranger en résidence près de lui. Vous jugerez sans faire acception de personne, vous écouterez le petit comme le grand, vous ne craindrez aucun homme, car le jugement relève de Dieu.

Lecture du Deutéronome
(10, 14-21)
Moïse dit aux enfants d'Israël: C'est au Seigneur ton Dieu qu'appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s'y trouve. Entre tous le Seigneur a choisi vos Pères, par amour pour eux, et après eux c'est leur postérité, c'est vous, qu'il a élus parmi toutes les nations jusqu'à ce jour. Circoncisez votre cœur et cessez de raidir le cou; car le Seigneur votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, qui ne fait pas acception de personne et ne se laisse pas corrompre par des présents, il fait droit à la veuve et l'orphelin, il aime l'étranger, auquel il donne pain et vêtement. C'est le Seigneur ton Dieu que tu craindras, c'est lui que tu serviras seulement, à lui tu t'attacheras, par son nom seul tu feras serment. Il est ta gloire, il est ton Dieu, il fit pour toi ces exploits merveilleux que tu as vus de tes yeux.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 3
Scrupuleusement, Pères saints, * vous avez gardé la tradition apostolique; * selon la vraie foi vous avez enseigné * la doctrine de la Trinité consubstantielle; * réunis en concile, vous avez rejeté le blasphème d'Arius, * réfuté Macédonius, l'adversaire de l'Esprit, * condamné Nestorius, Eutychès, * Dioscore, Sabellius et Sévère le sans-chef. * Nous vous prions d'intercéder pour que, sauvés de leurs erreurs, * nous puissions garder, toute notre vie, la pureté de la vraie foi.
Maintenant...
Selon la volonté du Père, * tu as conçu du saint Esprit le Fils de Dieu * sans le concours d'une mère * né du Père avant les siècles; * pour nous tu l'as enfanté sans père selon la chair, * tu l'as allaité comme un enfant nouveau-né; * sans cesse intercède auprès de lui * pour qu'à nos âmes il épargne tout danger.

Après le tropaire dominical du ton occurrent:
Gloire au Père, t. 8
Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi: * Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
Maintenant...
Toi qui es né de la Vierge et souffris pour nous la croix, * qui par ta mort vainquis la mort et nous montras la Résurrection, * ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés; * montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, * exauce les prières de celle qui t'enfanta * et sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque (de la Résurrection: 4, de la Mère de Dieu: 2), puis ces deux canons des saints Pères (8).

Ode 1, t. 3
«Chantons pour le Seigneur notre Dieu * qui fit merveille autrefois: * sur la mer Rouge il sauva le peuple d'Israël, * il engloutit ses ennemis; * à lui seul offrons nos chants, car il s'est couvert de gloire. »
Plantés dans la maison de Dieu par la foi, * pour le monde les Pères saints ont fait fleurir * la doctrine orthodoxe en prêchant * divinement la Triade incréée, * Trinité indivisible et unique divinité.
Le Dieu qui s'est fait homme * de la Vierge Mère pour nous sans subir de changement, * les Pères saints l'ont prêché * en deux natures et une seule personne sans division, * proclamant sa perfection sans changement ni confusion.
Les pontifes du Christ t'ont confié * comme tables divinement gravées, glorieuse Euphémie, * la juste définition de la foi: * sans faille tu l'as tenue en ta main * et gardée, par tes prières, de toute hérésie.
Nous te chantons, Vierge Mère de Dieu, * pour le Seigneur nouveau trône des Chérubins; * toi seule, tu es la source d'immortalité * qui fais jaillir sur le monde la vie * et le flot où nous trouvons la guérison.
t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
La sainte assemblée des Pères * qui retentit jadis * contre l'hérésie d'Eutychès * a défini en la personne du Sauveur * deux natures indivisibles, * suivant en cela clairement * et de façon irrévocable * les enseignements de notre Père saint Cyrille.
Des hommes de grande foi * au nombre de six cent trente, * rejetant l'erreur d'Eutychès * et l'hérésie de Sévère, ont déclaré: * C'est en deux natures * que nous prêchons le Christ, * suivant en cela * les paroles du bienheureux Cyrille.
Anathème à celui * qui se refuse de prêcher * en deux natures et deux énergies * le Verbe du Père, le Christ; * ainsi a décrété sagement * le quatrième Concile, en effet; * et nous disons bienheureux * les saints Pères de cette assemblée.
Glorieux, ce qui fut dit * d'âge en âge à ton sujet, * ô Marie, Mère de Dieu * qui as accueilli en ton sein * la Parole de Dieu, * demeurant vierge cependant; * après Dieu tu es le seul appui, * c'est pourquoi nous te chantons d'un même cœur.
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Ode 3, t. 3
« Mon cœur est affermi dans le Seigneur, * en mon Dieu je relève le front, * car il n'est d'autre saint que toi, Seigneur.»
Que toute la terre soit dans la joie * et qu'exulte avec les Anges le ciel * en mémoire des Pontifes du Christ.
En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons * les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
Pontifes, assiégeant la citadelle de l'erreur * avec les moyens de la foi, * vous avez fait crouler les bastions de l'hérésie.
Imitant l'Ecriture, Euphémie, nous te disons: * mieux que tout genre d'aromate se répand * de tes vêtements le parfum de la foi.
Divine Mère ayant reçu dans ton sein, * puis en la chair enfanté notre Dieu, * implore-le pour notre salut.
t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes.»
Vous qui étalez impudemment * les paroles de Sévère au venin mortel, * soyez à jamais confondus, * vous éloignant de l'Eglise * comme des loups et des chiens ravisseurs.
Nous, les tenants de la vraie foi, * nous adorons le Créateur et Sauveur * en deux natures, deux volontés * et deux énergies qui ne peuvent se diviser, * et nous rejetons à jamais l'hérésie de Sévère.
Venez, fidèles, réprouvons clairement * l'erreur de Sévère, d'Eutychès et de Jacques, * de Théodore et de Dioscore avec eux; * et célébrons par des cantiques divins * les saints Pères du quatrième Concile.
Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, * et nous fidèles, en nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse.
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »

Cathisme, t. 4
Pour le monde clairement, * bienheureux Pères, vous êtes devenus * des flambeaux resplendissants de vérité, * consumant les blasphèmes des bavards hérétiques, * éteignant les tourbillons enflammés * des doctrines impies; * Pontifes du Christ, intercédez pour notre salut.
Gloire au Père …Maintenant...
Ô Vierge, empresse-toi de recevoir * les prières que nous t'adressons; * très-sainte Dame, présente-les * à ton Fils et ton Dieu; * apaise la détresse de ceux * qui accourent vers toi; * déjoue les ruses du Mauvais * et renverse l'ardeur * de l'ennemi qui combat tes serviteurs.

Ode 4, t. 3
« A l'écoute de ta voix, je suis rempli de frayeur, * saisissant tes œuvres, je te glorifie. »
Mieux que joyaux d'or ou d'argent, c'est la définition de la foi * qu'ont offerte comme parure les Pères saints à l'Eglise.
Suivant les Pères en leur confession de la foi, * de façon orthodoxe nous chantons le Sauveur de l'univers.
Acclamons les Pontifes divinement convoqués * comme gardiens de la foi et célébrons le Sauveur.
Euphémie, te conformant aux souffrances du Seigneur, * tu lui ressembles par les flots de ton sang.
Le mystère de ton ineffable enfantement * éclaire ciel et terre, ô Vierge immaculée.
t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Dis-nous, Sévère, est-il bien vrai * qu'une seule nature est le Verbe éternel, * le reflet du Père et son propre Fils? * Or, si tu parles ainsi, * c'est une autre nature que tu as désignée: * la chair et le Verbe, en effet, * ne sont pas une, mais deux substances, malheureux!
En disant «une seule nature du Verbe incarnée», * le docteur et pontife alexandrin * évoquait la nature de l'humanité * sans nul mélange ni changement, * enseignant à ceux qui désirent * penser selon la vraie foi * les deux natures et volontés.
Nous tous, les fidèles, nous proclamons * deux natures du Christ sans confusion * et flétrissons toute hérésie * de Dioscore et d'Eutychès, * suivant en cela * la définition des Pères saints * et les paroles de Cyrille.
Tu es le char des Chérubins, * divine Mère immaculée, * l'habitacle, le logis * du Verbe du Père, notre Dieu, * qui assuma la chair en tes chastes entrailles; * sans cesse nous le glorifions, nous prosternant devant celui * qui s'incarna de toi en deux natures.
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5, t. 3
« Fils de Dieu, fais-nous don de ta paix, * hors de toi nous ne connaissons d'autre Dieu * dont la gloire, avec le Père et l'Esprit, * soit chantée jusqu'au plus haut des cieux. »
Comme phares lumineux, vous avez éclairé * l'Eglise du Christ qui combattait de nuit * et ses fils, vous les avez initiés, Pères saints, * après le baptistère, aux divins enseignements.
Resplendissant des rayons de la clarté divine, * Pères saints, vous avez dissipé * sous l'éclat de la doctrine et le feu de vos pensées * la récente berlue des hérésies.
Euphémie, ayant conçu en esprit dans ton cœur * la crainte de Dieu par la foi, * c'est l'esprit de la confession salutaire * que tu as enfanté par ta langue.
Vierge pure, tu enfantas de façon merveilleuse * le Dieu fait chair sans confusion ni changement * et qui, en leur union, a conservé * la perfection à l'une et l'autre de ses natures.
t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Sévère, ne confonds pas * injustement les natures du Christ, * car les bienheureux pontifes et docteurs, * unanimes, ont exposé * et par l'univers enseigné que le Christ * est une seule personne en deux natures.
Il a clairement pris la nature humaine, * le Verbe du Père, bien qu'éternel, * lui l'ami des hommes, car il voulait, * après notre chute, nous prendre en pitié; * aussi je proclame * ses deux natures et ses deux volontés.
Le quatrième concile rejeta * Sévère et Dioscore, qui blasphémaient contre le Christ, * et confirma le tome de Léon, * évêque de Rome, définissant * bel et bien les deux natures du Sauveur * qui ne peuvent se diviser.
Ayant l'assurance d'une Mère auprès de ton Fils, * Vierge toute-sainte, nous t'en prions, * ne refuse pas ta protection * au peuple chrétien, * car tu es notre unique propitiation * devant le Christ notre Maître et Seigneur.
« L'Univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »

Ode 6, t. 3
«Ceux qui approchent le seuil d'éternité * et risquent d'être emportés par la houle des tentations, * Ami des hommes, ne les méprise pas lorsqu'ils te crient: * Sauveur, sauve-nous comme jadis tu sauvas * du monstre marin le prophète Jonas.»
Célébrons par des hymnes sacrées * les pontifes que Dieu a réunis, * nous tous dont l'âme fut illuminée par la doctrine qu'ils ont définie * et disons tous ensemble au Sauveur: * sauve-nous comme du monstre le prophète jadis.
Offrons aux Pères saints nos louanges et faisons * leur éloge en psalmodiant: * Par toute la terre a retenti * le message de vos enseignements, * grâce auxquels nous avons pu chanter la Trinité.
Plongeant dans l'abîme des pensées, * les Pères en ont extrait sagement * la perle précieuse de la foi, * afin d'illuminer divinement * par la fidélité au Christ le cœur des croyants.
Euphémie, en répandant ce flot de sang * qui coule par miracle de ton corps, * c'est l'erreur des impies que tu noies * et tu guides vers le havre de la foi * les fidèles qui chantent: Sauveur, * sauve-nous comme du monstre le prophète jadis.
Réjouis-toi, infranchissable porte du Seigneur, * buisson qui brûles sans être consumé, * réjouis-toi, vase d'or et montagne non taillée, * Mère de Dieu, notre espérance de toujours, * forteresse de ceux qui ont confiance en toi.
t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Les deux lettres que Cyrille * jadis a envoyées * à Succensus, évêque d'Orient, * dénoncent l'erreur de Sévère en prêchant, * selon la vraie doctrine, le Christ.
En deux natures et deux énergies * Cyrille prêche le Christ * et de Sévère renverse l'hérésie; * c'est pourquoi nous nous en tenons * aux enseignements du docteur alexandrin.
Nous les fidèles, à juste titre, ô Marie, * nous te proclamons à la fois * Vierge et pure Mère de Dieu, * fermant ainsi la bouche à Nestorius * et de Dioscore rejetant l'hérésie.
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »

Kondakion, t. 8
Le message des Apôtres et l'enseignement des Pères saints * affermissent l'unité de la foi pour l'Eglise: * portant la tunique de vérité * tissée par la révélation céleste, * elle dispense fidèlement * et fortifie le grand mystère de la foi.

Ikos
Ecoutons l'Eglise de Dieu nous crier, en une sublime proclamation: * Qu'il vienne à moi et qu'il boive, celui qui a soif! * C'est dans le cratère de la Sagesse que je mêle mon vin; * je l'ai mêlé à la parole de vérité; * et l'eau que je verse n'est pas celle de la contestation, * mais celle de la concorde dans la foi * dont boit le nouvel Israël à qui Dieu apparaît en disant: * Regardez et voyez, je suis le même, je n'ai pas changé, * je suis Dieu au commencement comme après le temps, * il n'en existe pas d'autre que moi. * Ceux qui prennent part seront rassasiés * et loueront le grand mystère de la foi.

Synaxaire
Ce même jour, nous faisons mémoire des six cent trente Pères saints et théophores réunis à Chalcédoine pour le quatrième concile œcuménique, ainsi que des trois cent dix-huit Pères du premier concile œcuménique, celui de Nicée, des cent cinquante Pères du deuxième concile œcuménique et premier de Constantinople, des deux cents Pères du troisième concile œcuménique, celui d'Ephèse, des cent soixante-cinq Pères du cinquième concile œcuménique et deuxième de Constantinople, et des cent soixante-dix Pères du sixième concile œcuménique, troisième de Constantinople.
Astres resplendissant au ciel mystique, Pères,
faites qu'en mon esprit rayonnent vos lumières.
Par les prières de nos saints Pères, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 3
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * ont éteint l'ardente flamme et reçu, * pour leur foi, la céleste rosée. »
La mémoire des Pères a brillé * sur le monde et par la foi * illumine tout le genre humain.
Les Pères vénérables ont consumé * comme ronces les hérésies * sous les rayons de leurs miracles noblement.
Sans cesse, fidèles, vénérons * les Pères théophores en glorifiant * le roi de gloire, le Christ.
Euphémie, toi qui as allumé * la flamme de l'amour divin, par la foi * tu consumas les invisibles Chaldéens.
Comme la Mère du Seigneur célébrons * sans cesse la Vierge, ineffablement * demeurée telle même après l'enfantement.
t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dansaient d'un pas joyeux dans la fournaise, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
En confessant le Christ * en deux natures et deux énergies * sans confusion ni changement, * nous rejetons l'erreur de Sévère; * c'est pourquoi nous chantons à celui qui a souffert la Passion * en assumant la chair: Béni es-tu, notre Dieu.
Celui que nous voyons, comme uni à la chair, * sur la croix et dans le sépulcre, * nous le savons aussi * dans le sein du Père, comme Dieu très-haut, * et lui chantons d'un même chœur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
D'Arius, qui abaisse la divinité, * rejetant le vide et la division * et de Sabellius détestant l'hérésie, * contre ces ennemis de la Trinité * nous chantons à la Triade incréée: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ô Dieu, parlant de toi, * nous te chantons selon la foi * comme le Seigneur de l'univers, * Père du Fils unique Jésus Christ, * Père dont procède uniquement * l'Esprit consubstantiel, éternel comme toi.
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait, * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Ode 8, t. 3
« Prêtres, bénissez le Seigneur * qui s'est montré dans la fournaise de feu * descendant auprès des enfants des hébreux: * exaltez-le dans tous les siècles. »
Venez, fidèles, célébrons de tout cœur * la mémoire annuelle des saints Pères * dans l'allégresse et glorifions notre Dieu * qui les a ceints de couronne dans les cieux.
Vous les tours inébranlables de la foi, * les havres de la patrie céleste, intercédez * sans cesse pour ceux qui de partout * célèbrent votre mémoire sacrée.
Les éclairs de vos divins enseignements * ont éclipsé l'aveugle doctrine d'Arius * et fait connaître, au lieu de son étrange berlue, * aux fidèles les clartés de la vraie foi.
Pères théophores, éclairés * par la lumière véritable du Christ, * vers la connaissance des justes enseignements * vous conduisez tout fidèle vous célébrant.
Comme lampe du divin rayonnement * la martyre Euphémie répand la vraie foi * en tout temps sur qui l'acclame fidèlement * et la glorifie dans tous les siècles.
Vierge sainte, quelle femme, comme toi, * a gardé, après l'enfantement, la virginité, * mis au monde et allaité comme un enfant * celui que glorifie tout être sur la terre comme au ciel?
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Que rougisse le visage et que se ferme la bouche * de qui ne proclame l'unique Fils * en deux natures, sans division * ni changement ni confusion; * car nous tous, les fidèles, * nous croyons communément que le Christ * possède non point deux personnes, mais deux natures, * deux volontés ainsi que deux énergies.
Vous tous qui vous rangez * sous le nom de Jacques, disparaissez * loin de nous; est-ce, par hasard, * qu'en son nom vous avez été baptisés * jadis, quand on vous a plongés dans les fonts? * En vous séparant de la grâce du Christ, * vous déraisonnez comme lui * et comme lui vous serez confondus.
Le quatrième Concile, * celui de Chalcédoine, a rejeté * Dioscore, Sévère et Eutychès, * et banni pour toujours * les ronces de leurs hérésies * confondant les natures du Sauveur * loin de la sainte Eglise du Christ, * avec laquelle nous proclamons la vraie foi.
Comme un triple flambeau, la Divinité * rayonne le seul éclat * de l'unique nature partagée en trois personnes: * le Père qui engendre éternellement, * le Verbe consubstantiel et l'Esprit qui règne avec lui: * jeunes gens, bénissez le Seigneur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
« Les nobles Jeunes Gens dans la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Ode 9, t. 3
« Vierge sainte, buisson non consumé, * Mère de Dieu et de la divine Clarté, * notre espérance, nous te magnifions. »
La mémoire des saints Pères en ce jour * invite l'Eglise du Christ * à célébrer leur fête dans la joie.
De leurs paroles divines les Pontifes sacrés * ornent l'Eglise du Christ comme de fleurs, * en puisant aux multiples grâces dans les prés de l'Esprit.
Fidèles, disons bienheureux ces cratères divins * qui ont mêlé pour l'Eglise du Christ * ce vin de la divine connaissance, la définition de la foi.
En toi, sainte Martyre, nous magnifions * celle qui, pour avoir acquis l'esprit du Christ, * a reçu la grâce de demeurer incorruptible en son corps.
Eternelle Trinité, par les prières des saints Pères * accorde une part de ton royaume à tous ceux * qui célèbrent leur mémoire sacrée.
Toi qui par la parole as enfanté le Verbe ineffablement * et délivré les êtres raisonnables de la folie des passions, * pure Mère de Dieu, nous te magnifions.
t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Sévère a quitté l'Eglise du Christ * et, par suffrage des Pères saints, * pour son blasphème et ses discours * a reçu la punition qu'il méritait * en se voyant banni hors du cercle des Docteurs.
Sévère, pourquoi mêles-tu les natures du Christ, * en introduisant confusion et changement, * en assignant les souffrances de la croix * et la sépulture à l'impassible divinité * du Fils unique et Verbe de Dieu, ce que nous rejetons comme une erreur.
Créateur né de la Vierge, * renverse l'audace et l'orgueil des ennemis * ainsi que les complots des mal-pensants; * rends inébranlable l'assemblée des fidèles et relève leur front, * affermis notre foi, pour que nous puissions tous te magnifier.
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Après l'exapostilaire de la Résurrection:
Exapostilaire des saints Pères

Femmes myrophores
De nos saints Pères en ce jour célébrant la mémoire, * par leurs prières nous te demandons, Maître de tendresse: * de toute erreur et de toute hérésie sauvegarde ton peuple, * Seigneur, accorde- nous de chanter la gloire * du Père, du Verbe et du saint Esprit.
Théotokion, t. 3
En deux natures et deux volontés, * en une seule personne, ô Vierge immaculée, * tu enfantes d'inexprimable façon * le Dieu qui a voulu jusqu'à la Croix * se faire pauvre pour nous, * divine Mère, pour nous enrichir de sa divinité par sa Résurrection d'entre les morts.

Laudes
On chante 5 stichères de l'Octoèque dominical, selon le ton occurrent, puis ces 3 stichères des saints Pères.
t. 6
Réunissant tout leur savoir spirituel * sous la conduite de l'Esprit, * les Pères saints rédigèrent divinement * le bienheureux symbole de foi * dans lequel ils proclamèrent très clairement * le Verbe coéternel au Père qui l'engendra * et consubstantiel, en toute vérité, * suivant l'enseignement des Apôtres divins.
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères,
à ton nom louange et gloire éternellement.
Recevant toute clarté de l'Esprit saint, * les saints Pères ont proclamé, * sous l'inspiration de Dieu, le mystère de la foi, * court en paroles, mais riche de sens, * et, comme des hérauts du Christ, s'inspirant * des enseignements évangéliques * et de la sainte tradition, * ils ont reçu d'en haut la révélation lumineuse * et, tout brillants de clarté, * il ont défini les dogmes divins.
Assemblez devant lui tous les Saints
qui par un sacrifice scellèrent l'alliance avec lui.
Réunissant tout leur savoir pastoral * et mus par une juste indignation, * les saints Pasteurs chassèrent, comme avec la fronde de l'Esprit, * les loups redoutables et pestiférés * qui avaient glissé de la plénitude de l'Eglise * dans une maladie incurable conduisant à la mort; * en cela les Pères saints ont agi * comme les nobles serviteurs du Christ * et les initiateurs du message divin.
Gloire au Père...
Le chœur des saints Pères * accourus depuis les confins de l'univers * a proclamé l'unique essence et l'unique nature * du Père, du Fils et de l'Esprit * et transmis clairement à l'Eglise * le mystère de l'enseignement divin; * aussi, les célébrant dans la foi, * nous les disons bienheureux et chantons: * divine garde du Seigneur, * astres étincelants du firmament spirituel, * bastions imprenables de la Sion mystique, * suaves fleurs de Paradis, * bouches du Verbe toutes dorées, * vous dont l'Eglise tire sa fierté, * vous la splendeur de l'univers, * intercédez pour nos âmes auprès du Seigneur.
Maintenant...
Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l'Enfer; * par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction; * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés; * c'est pourquoi nous élevons la voix pour chanter: * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu qui l'as voulu ainsi. Gloire à toi.

Grande Doxologie. Tropaire de Résurrection. Litanies et Congé. L'Eothinon se chante au narthex.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 11:47

14 JUILLET
Mémoire du saint apôtre Aquilas, un des Soixante-dix.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Saint Paul, ce grand soleil, * t'envoya, Bienheureux, * comme un rayon lumineux * pour répandre sur l'entière création, * que mettait en péril * la nuit de l'ignorance jadis, * la lumière de ta sainte prédication.
Aquilas, ton cœur pur * éclairé abondamment * par les rayons lumineux * que l'Esprit répandait saint sur lui, * tu devins resplendissant * et par grâce divine dissipas * les sombres ténèbres des païens.
Les fidèles accourant * vers ton temple divin * et t'y suppliant, Bienheureux, * sont délivrés de toutes sortes de maladies, * des dangers, de l'affliction * par tes prières, Aquilas, * et tes intercessions auprès de Dieu.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * toi qui fus dite bienheureuse par ton Fils, * présente nos prières au Créateur, * en bienveillante protectrice des croyants * et procure à tes serviteurs, * divine Epouse, le pardon, * toi qui as enfanté le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Debout près de la croix * de ton Fils et ton Dieu * et voyant sa patience infinie, * pure Mère, tu dis en pleurant: * Hélas, très-doux Enfant, * combien tu souffres injustement, * Verbe de Dieu, pour sauver le genre humain!

Tropaire, t. 3
Saint apôtre Aquilas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, ayant pour acrostiche: Chantons avec amour le fameux Aquilas. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Célébrons le saint apôtre Aquilas * par des cantiques sacrés * et chantons au Dieu d'amour: * Par ses prières, Compatissant, * sauve-nous tous, en ta bonté.
De toi-même, Apôtre bienheureux, * tu as fait pour l'Esprit * un réceptacle lumineux, * resplendissant de son éclat, * et sur ceux des ténèbres tu répands la clarté.
Puisant aux préceptes du Christ * la force de ton esprit, * tu renversas toute arrogance des impies, * Bienheureux, et fis crouler, * en ta lutte, les temples des faux-dieux.
Par la force purificatrice de tes oraisons, * illustre Apôtre, purifie * les passions de l'âme et du corps * en tous ceux qui dans la foi * célèbrent ta mémoire sacrée.
Vierge pure, en ton sein tu as conçu * le Verbe par ta parole * dont la parole a tout créé; * c'est pourquoi nous t'adressons, * Pleine de grâce, des cantiques sacrés.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Apôtre glorieux, tu as aimé * Dieu, le seul Seigneur et l'unique Roi, * et tu as, sans hésiter, * accompli sa volonté.
Avec la force de l'Esprit divin, * saint apôtre Aquilas, * tu renversas les forces de Bélial * par ton courage au combat.
Toi qui déjà, en la pureté de ton esprit, * contemplais la gloire du Seigneur, * tu l'as goûtée plus parfaitement * en passant de l'éphémère à l'éternel.
De toutes les créatures te sachant * la plus pure, ô Vierge immaculée, * l'unique pur, le seul Seigneur, * a pris corps de tes chastes entrailles.

Cathisme, t. 4
L'âme éclairée par les discours de saint Paul, * comme un soleil tu as brillé * de la connaissance de Dieu, * bienheureux Aquilas; * et selon les règles tu méritas * la couronne du martyre; c'est pourquoi * tu fais jaillir des fleuves de guérisons * pour les fidèles célébrant, * Bienheureux, ta mémoire sacrée.
Théotokion
Ô Vierge, empresse-toi de recevoir * les prières que nous t'adressons; * très-sainte Dame, présente-les * à ton Fils et ton Dieu; * l'audace des barbares, en ta puissance, brise-la, * que les nations belliqueuses connaissent ton pouvoir: * il te suffit d'un signe pour tous nous garder.
Stavrothéotokion
Te voyant exalté sur la croix, * ta sainte Mère, ô Verbe de Dieu, * pleurait maternellement et disait: * Quelle est cette étrange merveille, ô mon Fils? * Toi qui es la Vie de l'univers, * comment peux-tu descendre dans la mort? * Mais, dans ta miséricorde, tu veux rendre la vie aux défunts.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Ceux qui gisaient dans le sommeil de l'impiété, * saint Apôtre, tu les éveillas à la lumière de la foi.
Tu renversas le fol orgueil de l'ennemi * en prenant pour cuirasse la sainte humilité.
Pour le Christ tu luttas et répandis ton sang, * pontife et témoin de ses souffrances, Aquilas.
Comme palais spirituel et trône du grand Roi * nous te désignons, Souveraine et Mère de Dieu.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Sans cesse faisant couler * le doux flot de tes discours * comme initiateur sacré, * illustre Aquilas, tu as adouci * les âmes soumises à l'amertume de l'erreur.
Le saint apôtre Luc * fit l'éloge de toi en ses écrits, * ce prédicateur divin, * car tu fus le disciple de saint Paul * et tu as appris de ton hôte les choses de Dieu.
En saint Paul ayant découvert * comme un astre éblouissant * rayonnant la divine prédication, * tu as trouvé auprès de lui * les clartés du Verbe dont tu fus illuminé.
Du Christ qui s'est incarné pour nous * tu fus la Mère et la servante; prie-le donc * sans cesse avec ardeur * de nous sauver qui t'appelons, * Vierge pure, Génitrice de Dieu.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi.»
Sur tes lèvres la grâce fut répandue * et dans les siècles t'a béni le Seigneur de l'univers, * Aquilas, bienheureux apôtre divinement inspiré.
Elle protège de toutes sortes de maladies * et secourt les âmes des pécheurs, * ton intercession, bienheureux et théophore Aquilas.
Ta démarche accomplie divinement * et menant droit sur les chemins de Dieu * guida les égarés comme voie de salut.
Marie, Vierge pure dont le nom rappelle le Seigneur, * toi qui as porté la divine Source de bonté, * sauve de toute épreuve ceux qui chantent pour toi.

Kondakion, t. 4
Compagnon des Apôtres, siégeant et faisant route avec eux, * bienheureux Aquilas, * tu as éclairé l'univers * de tes miracles et de tes enseignements; * c'est pourquoi tu as reçu couronne de gloire dans le ciel.

Synaxaire
Le 14 Juillet, mémoire du saint apôtre Aquilas.
Paul, ayant déployé comme rets ses paroles,
de l'abîme a tiré, belle prise, Aquilas.
Sur terre le tombeau couvrant ton corps, hélas,
vers le ciel le quatorze, Apôtre, tu t'envoles.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Pour toi-même ayant tissé dans l'Esprit saint * l'ornement de l'immortalité, tu devins resplendissant * et tu as dépouillé l'ennemi, * tandis que tu fis endosser * à ceux qu'il avait mis à nu * le vêtement de gloire et la lumière du salut.
Les peuples qui étaient en grand danger, * tenaillés par la faim spirituelle, * tu les as nourris du pain de ta sagesse * et par ta parole tu en as fait, * admirable et divin prédicateur, * les convives du banquet céleste.
Ceux qui accourent vers ton temple saint * y trouvent la santé, * la délivrance des passions * et la guérison des maladies; * alors, ils te chantent avec amour et s'écrient: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Jadis Adam connut la mort * pour avoir mangé le fruit de corruption, * mais toi, Vierge pure, mettant au monde notre vie, * tu l'as vivifié; aussi nous te chantons * comme la cause de ces biens, et nous nous écrions: * Bénie sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Aquilas, toi qui demeures dans les cieux, * exultant de joie * avec les Disciples du Seigneur, * les serviteurs et témoins oculaires du Verbe divin, * et toi-même divinisé auprès de lui, * souviens-toi des fidèles qui te vénèrent de tout cœur.
Les flots de tes sueurs ont fait jaillir, * Bienheureux, pour nous tous * les fleuves des miracles divins; * ils assèchent le flux des passions * et dans l'abîme font sombrer * le déploiement de l'erreur.
Divinisé par la proximité * de ton esprit immatériel * sans cesse auprès de Dieu, * libéré de la chair, tu es devenu toute-clarté * et tu vois ce que les Anges voient, * illustre Aquilas, apôtre du Christ.
Le Dieu par qui s'explique l'univers, * tu l'as conçu, sans qu'on puisse l'expliquer, * en ton sein, ô Vierge immaculée, * et pour nous tu as enfanté * celui qui s'est montré semblable à nous: * pour qui te chante implore-le.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Aquilas, toi le saint trésor * du Verbe et son très-sage prédicateur, * luminaire éclairant le monde entier * et soutien de notre foi, * par des cantiques sacrés, * tous ensemble réunis, * d'un même chœur nous te magnifions.
Aquilas, prédicateur divin, * toi qui as détruit l'erreur * et servi de guide aux nations, * victorieux athlète du Sauveur, concitoyen et compagnon des saints Anges, * avec eux demande au Seigneur * d'accorder à nos âmes le salut.
En toi, saint Aquilas, reconnaissant * le disciple de Paul, l'astre éclairant le monde sans errer, * le très-saint Martyr du Christ, * le destructeur des idoles qui nous a menés * vers la connaissance de Dieu, * avec foi nous te magnifions.
Ta mémoire très-sainte, s'étant levée * sur le monde, éclaire comme un soleil * les âmes de tous ceux * qui t'acclament pieusement: * en cette fête, Bienheureux, * intercède pour que soient données à tous rémission des fautes, grande paix et grâce du salut.
D'avance le Prophète a contemplé * en toi, divine Mère immaculée, * le chandelier de la clarté, * portant la lumière qui s'est levée de la lumière, * pour répandre sur les cœurs enténébrés * la riche illumination * de son ineffable divinité.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

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