Ménées de Juillet

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Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 13:10

15 JUILLET
Mémoire des saints martyrs Ciryque (ou Cyr) et Julitte.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Tu confondis vaillamment * par la maturité de ton esprit * contrastant avec la petitesse de ton corps, * martyr Ciryque, le tyran * qui s'est conduit en l'occurrence comme un enfant; * car il te jeta cruellement * contre les marches du tribunal, * te procurant par la mort la vie éternelle, * vers laquelle tu es monté * encore tout bariolé * des éclaboussures de ton sang.
Comme vigne portant du fruit * grâce aux ondées de l'Esprit, * tu présentes Ciryque, ce fruit de ton sein, * glorieuse Julitte, pour qu'il soit immolé * et dans les pressoirs du martyre comme écrasé; * ensemble ayant versé le vin de componction, * vous réjouissez les cœurs des croyants * qui célèbrent votre mémoire sacrée.
Virilement tu supportas * toutes sortes de châtiments, * admirable Julitte, et les multiples tourments; * voyant de tes yeux la fin de ton fils, * c'est un double martyre que tu subis; * aussi double couronne t'a remis, * en sa toute-puissance, l'Arbitre des combats * qui accorde la victoire aux martyrs.
Gloire au Père, t. 6
Venez, tous ensemble, contemplez * ce spectacle étrange et nouveau :* un tyran confondu par un enfant de trois ans. * Merveille, à sa mère le nourrisson * disait: Ne crains pas les châtiments * que le prince de ce monde peut infliger en sa fureur, * car le Christ est la force de ceux qui espèrent en lui.
Maintenant... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Cet enfant de trois ans proclamait la Trinité, * il affermissait la mère qui l'allaitait: * Cesse, ô ma mère, de répandre tes pleurs, * puisque d'en haut le Créateur * veille sur nous et sauve nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.
Stavrothéotokion
La Brebis Virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * dans ses larmes gémissait et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, moi Enfant bien-aimé!

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canon; de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, ayant pour acrostiche: Je chante avec Ciryque sa mère Julitte. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Ayant prêché clairement * le Verbe né du Père et qu'une Mère a enfanté, * vous êtes devenus les Témoins de sa Passion à travers les souffrances et la mort.
La sainte Martyre et Ciryque son fils, * comme lune et soleil, * illuminent des rayons * de leurs miracles l'entière création.
Ce qui passe, tu l'échangeas * pour ce qui demeure immuable et, portant * ton fils, sainte Martyre, sur tes bras, * tu fis pâlir avec lui l'erreur du diable et des impies.
Toi qui étais de noble race, * par le martyre et les multiples tourments, * sainte Julitte, tu devins * la propre fille du Roi immortel.
Grâce à toi la mort fut vaincue * et disparut l'aiguillon de l'Hadès, * Mère pure, car tu as enfanté * le Seigneur immortel qui subit la mort en sa chair.

Ode 3
« Seigneur qui as tendu la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Vous avez mérité, * illustres Martyrs, la demeure des cieux, * la gloire éternelle et le séjour lumineux * en faisant disparaître * les aiguillons du diable par vos peines de martyrs.
Comme l'oisillon ravissant * de la chaste colombe, tu l'as imitée, * glorieux Ciryque, en t'opposant * au trompeur qui s'avançait pour te flatter * et te dépouiller, mais n'eut pas le dessus.
L'orgueilleux serpent qui élevait * vers les cieux sa bouche et se vantait * d'engloutir la terre, voici donc * qu'un enfant sans malice l'a terrassé * et fait disparaître grâce à l'armure de la Croix.
Sans quitter le sein paternel, * le Verbe qui donne à toute chose d'exister * fit sa demeure de ton sein immaculé, * Vierge pure, et sans changer s'est fait chair, * lui le Dieu suprême, pour diviniser les mortels.

Cathisme, t. 8
Venez tous, vous les amis des Martyrs, et célébrons * Ciryque et sa mère, ces perles de grand prix, ces athlètes du Seigneur; * car elle offre à Dieu en sacrifice immaculé * à l'âge de trois ans celui qu'elle avait nourri de son lait; * c'est pourquoi elle a reçu d'en haut la couronne de victoire avec lui * et tous deux avec le Christ se réjouissent; chantons-leur: * Saints Martyrs, intercédez auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Théotokion
Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions; * mais, sachant l'ardeur avec laquelle tu protèges et tu secours, * j'accours me réfugier dans le havre de ta bonté; * Toute-sainte, prie celui qui s'incarna de toi sans semence * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, * intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton virginal enfantement.
Stavrothéotokion
Voyant l'Agneau sur la croix, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle poussa d'amères plaintes et dans ses larmes s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs qui se prosternent devant ta divine Passion.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
En féconde vigne tu fis pousser, * martyre Julitte, comme raisin * Ciryque, ton noble fils, * qui distilla le suc du témoignage, en martyr.
Admirable et glorieuse martyre Julitte, * toi-même immolée en sacrifice, * tu regardais avec compassion * comme brebis ton agneau martyrisé.
Fortifiés par la divine humilité, * saints Martyrs, vous avez abattu * le tyran bouffi d'orgueil * et reçu la couronne des vainqueurs.
Ton enfantement surnaturel * a transformé les lois de la nature, * Toute-pure, car ineffablement * tu as mis au monde son propre Créateur.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Tendue, sainte Martyre, et ton corps * se consumant sous les coups de fouet, * de la chair corruptible tu déposas l'épaisseur * pour revêtir l'ornement * dont le Fils unique né de la Vierge et porteur de notre chair, * pour les diviniser, a revêtu les mortels.
Surmontant la pudeur de la chair, * Martyre toute-digne de nos chants, * tu fus dépouillée corporellement, * mais, Julitte, tu couvris de honte éternelle, * par ta fermeté virile * l'ennemi par lequel Eve jadis fut mise à nu.
Sainte Martyre, décapitée, * tu broyas la tête du serpent; * privée de ta richesse, tu as hérité * un trésor dans le ciel, en recevant, * illustre Julitte, avec tous les martyrs * un royaume qui ne peut chanceler.
Le Verbe de Dieu et Dieu lui-même assuma * en ton sein, ô Vierge, une chair * douée d'âme et d'esprit, * et par miséricorde il s'est fait homme * pour me diviniser, moi qu'une faute avait banni; * intercède auprès de lui pour qu'il sauve l'univers.

Ode 6
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Les illustres Martyrs ont franchi * la houle des châtiments cruels * avec la Croix pour gouvernail * et ont abordé au plus calme port * après avoir englouti * l'invisible Pharaon sous les flots de leur sang.
Elle exulte de joie, * la cité d'Iconium qui t'a nourrie, * et Tarse se glorifie, * Julitte, de ta mémoire sacrée, * car tu y parcourus le stade du martyre avec ton fils * et remportas, pour votre victoire, les couronnes méritées.
Au mépris des multiples tourments, * colombe de toute beauté, * à tire-d'aile, avec ton petit, * illustre Martyre, tu survolas * les pièges du reptile et sagement * demeures trouvas ton repos dans les célestes.
A la racine viens couper * avec la tranchante faux de ta prière, * les pensées mauvaises de mon âme, je t'en prie, * pour qu'elle porte du fruit, * Vierge pure, car tu as enfanté * l'universel Jardinier, le Sauveur notre Dieu.

Kondakion, t. 4
Portant Ciryque dans ses bras, * Julitte, la martyre du Christ, * sur le stade * avec allégresse proclamait virilement: * C'est toi, Seigneur, qui donnes force aux martyrs.

Ikos
A la clarté de tes préceptes, Seigneur, * illumine mon esprit * pour que je puisse chanter les Martyrs * et décrire leurs combats. * Quelle langue serait capable d'énoncer * leurs luttes victorieuses, leurs exploits? * Ami des hommes, je me prosterne devant toi: * accorde à ma pauvre âme le pardon, * lui donnant l'occasion du repentir: * alors je chanterai tes Martyrs * et décrirai les combats de tes athlètes victorieux; * toi qui désires pour tout homme le salut, * c'est toi, Seigneur, qui donnes force aux martyrs.

Synaxaire
Le 15 Juillet, mémoire des saints martyrs Cyr et Julitte,.
Compagne de combat fut Julitte pour Cyr,
elle, décapitée, lui, la tête brisée.
D'une tête le juge la fit raccourcir
le quinze, et son petit eut la tête écrasée.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Brisant ton corps sous les coups de bâton, * l'inique juge ne put ébranler, * sainte Julitte, la fermeté de ta foi; * tu avais en effet * pour sceptre de puissance la Croix du Christ.
Les Athlètes du Christ * ont éteint le foyer des sans-Dieu * sous les flots de sang qu'ils ont versés * en s'écriant de tout cœur: * Tu es béni dans les siècles, Seigneur notre Dieu.
Sainte Martyre, tu parus * sur le stade, portant dans tes bras * celui que tu avais enfanté; * ainsi tu menas doublement le combat, * t'écriant: Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Suivant tes paroles, ô Vierge, nous te disons bienheureuse * d'âge en âge, en te désignant * comme la Mère du Dieu bienheureux, * de celui qui rend tels * tous les hommes qui croient en lui.

Ode 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Les astres lumineux, * sans errance fixés au firmament de l'Eglise * pour éclairer de leurs miracles le monde entier, * sont vénérés en ce jour par tous les fidèles * qui chantent le Christ dans les siècles.
Racine plantée par Dieu et portant * comme un jeune rameau ton enfant, * tu fis périr les plantations de l'impiété, * Julitte, en proclamant avec ton fils: * Nous t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
Brebis de toute beauté, * tu offres, Julitte, comme agnelet * le glorieux Ciryque en sacrifice vivant * à l'Agneau qui s'est levé de la Vierge * pour être immolé, par extrême bonté.
Le Verbe qui a pris chair * de tes chastes entrailles, ô Vierge immaculée, * se faisant connaître, a divinisé * ceux qui étaient enclins aux passions irrationnelles: * nous l'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Porteuse de guérisons est la châsse des illustres athlètes, * sous les flots de grâce de l'Esprit saint; * amis des martyrs, venez puiser, * sanctifiez vos âmes, purifiez-vous des maladies * en magnifiant le donateur de tels biens.
Comme roses vous avez fleuri, Bienheureux, * en la vallée des martyrs, comme lis parfumés, * comme divines fleurs de Paradis, * distillant votre arôme en vérité * et réjouissant les fidèles de votre parfum mystique.
Les blessures du témoignage vous font resplendir, * vous ressemblez aux Anges par votre éclat, * victorieux Martyrs, en présence de Dieu, * auprès duquel vous portez brillamment le diadème des vainqueurs * et demandez pour vos chantres le pardon de leurs péchés.
La sainte Martyre, portant son fils, * comme brebis son agneau, est passée * sans dommage au milieu des loups * et pour toujours demeure au céleste bercail: * par leurs prières, Seigneur, * sauve-nous qui vénérons leur mémoire sacrée.
Mon âme aveuglée par les passions, * enténébrée, mise en péril par les perverses pensées, * éclaire-la, toi la porte de la Clarté, * arrache-moi aux dangers, aux épreuves, à l'affliction, * pour que je puisse te glorifier, * toi l'espérance et la force des croyants.

Exapostilaire (t. 3)
Merveilleusement tu as uni * à l'âge tendre la maturité de l'esprit; * Ciryque, martyr victorieux, * et toi, Julitte, qui l'as nourri de ton lait, * vous avez obtenu la couronne du martyre en compagnie de tous les Saints: * par leurs prières puissions-nous trouver grâce auprès du Christ.
Réjouis-toi, trône et palais du Seigneur, * réjouis-toi, merveilleux sceptre ayant fleuri, * encensoir d'or et légère nuée, * Mère très-pure et siège du grand Roi, * virginale Génitrice de Dieu, tranquille port, universelle protection.

Laudes, t. 1
Comme il est juste, acclamons * le généreux athlète, le héraut de la foi, * avec sa mère aux divines pensées, * car tous deux, en leur patience de martyrs * ont renversé avec courage * par la puissance de la Croix * l'hostile prince du mal; * c'est pourquoi ils ont été couronnés * par l'Arbitre des combats * et, grâce au crédit * qu'ils possèdent auprès de Dieu, * ils le prient d'accorder le salut * aux fidèles célébrant leur sainte passion. (2 fois)
t. 2
Venez, fidèles rassemblés, * couronnons d'éloges le duo * qui fit honneur à la Trinité; * car sous leurs pieds ils ont foulé * l'erreur des idoles et le dessein des tyrans; * fidèles, acclamons-les en disant: * vénérable Julitte, réjouis-toi, * qui as surmonté la fragilité féminine * et lutté virilement; * réjouis-toi, bienheureux Ciryque, renversant * l'industrieux ennemi * à l'âge de trois ans; * réjouissez-vous, gloire et fierté * des fidèles célébrant * votre sainte passion; * et nous vous prions d'intercéder * sans cesse auprès du Seigneur de l'univers * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Toi qui fus rempli de grâce au berceau * et possédas la sagesse d'un vieillard, * en vertu de ta victoire au combat * et comme sublime confesseur de la Trinité, * martyr Ciryque, avec ta mère implore le Christ notre Dieu * pour qu'au monde il accorde la paix.
Gloire au Père...
Tu es apparu comme enfant * au milieu des Témoins, * mais sans parler, tu as prouvé * la maturité de ton esprit; * c'est pourquoi tu as reçu le Verbe éternel * et n'as pas craint le feu des impies; * avec ta mère implore donc * le Créateur pour qu'en Sauveur * il accorde à nos âmes le salut.
Maintenant … Théotokion
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.
Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée * vit son Agneau conduit * de plein gré en mortel vers l'immolation, * elle dit dans ses larmes: * Ô Christ, tu vas donc me priver, * moi ta Mère, de son Enfant! * Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? * Ami des hommes, je chante cependant * et glorifie ton ineffable et suprême bonté.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Cité d'Iconium, * exulte d'allégresse et danse de joie, * car de toi est sorti un illustre fruit: * Julitte, la victorieuse martyre toute-digne d'acclamation * et d'elle un vénérable enfant, Ciryque le bien-nommé; * virilement ils ont foulé au pied toute machination de Bélial le tyran * et reçu les couronnes méritées pour leur victoire, * car ils ont prêché le culte et l'adoration de la Trinité. * Et nous aussi, avec confiance nous disons * au Christ notre Dieu, qui les a glorifiés: * pacifie le monde et sauve nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.
Stavrothéotokion
Vierge toute-pure, en ton cœur * tu as souffert le glaive à deux tranchants, * comme jadis te l'avait prédit Siméon; * par lui furent déchirés, en effet, * ton âme et ton esprit lorsque tu as vu * ton Fils suspendu sur la croix; * et tu lui crias: Ne m'oublie pas, mon Enfant, * mais empresse-toi de ressusciter * selon ta parole, longanime Seigneur.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 13:47

16 JUILLET
Mémoire du saint martyr Athénogène et de ses dix disciples.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
L'illustre Athénogène, revêtu * de l'ornement sacerdotal, * l'a rendu plus sacré sous les flots de son sang; * il est entré avec lui dans le temple du ciel, * en présence du Seigneur qui voit tout, * pour le servir avec les chœurs immatériels * et resplendir de la clarté divine; disons-le bienheureux.
Le très-sage Athénogène a conduit * vers le Christ un chœur d'athlètes victorieux * qui luttèrent fermement pour la foi * et menèrent leur course à bonne fin; * avec eux il triompha du Malin * et fut reçu dans les chœurs des Martyrs, divinisé auprès de Dieu * et sans cesse priant pour nous qui célébrons sa mémoire sacrée.
La dizaine de disciples choisis par Dieu * a lutté en soumettant * par leur vie ascétique l'élan des passions; * elle a mis à mort le serpent * sous la conduite sainte d'Athénogène et la puissance de Dieu; * par leurs prières, en ton amour, sauve-nous * qui mettons notre espoir en ta suprême bonté.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Toute-pure, nous implorons ta protection; * ne méprise pas l'affliction * de tes serviteurs menacés de perdition; * hâte-toi de nous arracher à la détresse, aux périls, * bienheureuse et toute-sainte Mère de Dieu, * car tu es notre rempart, notre secours invincible.
Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de façon merveilleuse.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Je chante le renom de tes Martyrs, ô Christ. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Admirable Pontife martyr * qui exultes avec les chœurs des Anges à présent, * sauve tous ceux qui te chantent avec foi.
Entièrement consumé, Bienheureux, * en victime sans tache dans le feu des tourments, * tu t'es offert au Seigneur par la foi.
Le vénérable groupe des Athlètes du Christ, * obéissant aux lois de leur Seigneur, * des iniques ont repoussé les conseils.
Le Verbe éternel devenu chair * en tes entrailles, ô Mère inépousée, * tu l'as enfanté de manière ineffable.

Ode 3
« Affermis nos esprits et nos cœurs, * toi qui affermis par ton verbe les cieux, * pour te chanter et glorifier comme Sauveur, * comme Rédempteur et trésor de pitié. »
Grande gloire a mérité * avec ses disciples Athénogène le pontife martyr * pour avoir fait cesser les machinations de l'ennemi * par son incessante inclination pour le Seigneur.
Par leur résistance de martyrs * les Saints ont émoussé l'aiguillon * et les flèches de l'ennemi, * puis illuminé tous les cœurs de leurs splendides rayons.
Ayant fait tendre les vaillants martyrs, l'insensé * les déchira cruellement sous les fouets, * mais il ne put ébranler * l'invincible fermeté de leur foi.
Tu as dépassé les cieux en hauteur * et les Séraphins en sainteté, * Vierge pure, car tu as enfanté * merveilleusement le Maître et le Roi de l'univers.

Cathisme, t. 4
Père théophore, ayant purifié * ton âme par l'ascèse tout d'abord, * en second lieu, par la perfection de ton esprit * tu as plu à Dieu en l'épreuve du combat, * toi qui fus à la fois son prêtre et son témoin, * et tu menas au Maître un groupe de disciples martyrs: * avec eux sans cesse intercède pour nous.
Théotokion
Toi qui seule as conçu le Créateur de l'univers * et seule ornas l'humanité de ton enfantement, * Vierge pure, sauve-moi des filets de l'Ennemi, * établis-moi sur le roc des préceptes du Christ, * sans cesse suppliant celui qui prit chair de ton sein.
Stavrothéotokion
Hâte-toi de prendre les devants, * ô Christ notre Dieu, * avant que nous soyons asservis * aux ennemis qui t'insultent et fondent sur nous; * ceux qui nous font la guerre, réduis-les par ta Croix, * qu'ils sachent la puissance de la vraie foi, * par les prières de la Mère de Dieu, seul Ami des hommes!

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Ayant montré par leurs divines élévations * que leur esprit transcendait toute chose ici-bas, * les sages-en-Dieu n'ont pas tremblé * devant les horribles tourments de leur chair.
S'étant montré à la fois * un prédicateur divinement inspiré * et un invincible hiéromartyr, * Athénogène a mérité la grâce de Dieu.
Prêchant l'incarnation du Verbe, * vous avez enduré, saints Martyrs, * les supplices et la mort * pour parvenir à la condition immortelle.
Au Dieu suprême partageant * avec son Père même puissance et royauté, * Vierge toute-pure, tu as donné corps * lorsque par amour il visita les mortels.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Ayant trempé ton âme en la condition impassible, * admirable Père, tu as reproduit * la Passion de l'impassible Dieu * dont les souffrances ont mis un terme aux passions.
C'est une foule de disciples * que l'illustre Athénogène * par ses saintes exhortations * a conduits vers le Seigneur.
Celui qui nous donne la clarté * a fait briller ta mémoire, saint Martyr, * en exauçant les demandes de ceux * qui accourent vers toi dans la foi.
Toute-sainte, reconnaissant * ta maternité virginale, * nous te glorifions d'un même chœur * et te disons bienheureuse en tout temps.

Ode 6
« Sauveur, accorde-nous ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Athénogène a trouvé * la gloire des martyrs et avec lui * le chœur de ses disciples fut couronné * pour avoir mené l'ascèse tout d'abord * et mis en échec la folle audace des démons.
Ton Maître a fait briller * ta sainte mémoire, Bienheureux, * en exauçant tes prières; car voici, * la biche amène son faon * devant ton icône, par volonté divine.
Le Paradis mystique * possédant l'arbre de vie en son milieu, * admirables Pères, c'est bien vous, * car vous charmez nos sens en exhalant * de vos fleurs divines un agréable parfum.
Comme une arche mystique, tu as porté * celui qui nous donne la Loi, * comme brillant luminaire tu as fait naître la clarté * et, sans être arrosée, ta racine a produit, * Mère de Dieu, le raisin de la vie.

Kondakion, t. 3
Comme palme ayant fleuri en l'ascèse tout d'abord, * tu t'es ensuite élevé comme cèdre par tes exploits, * conduisant vers le Christ un groupe de martyrs * par tes divins enseignements; * Athénogène, hiéromartyr trois fois heureux, * avec eux, nous les fidèles, nous te vénérons.

Synaxaire
Le 16 Juillet, mémoire du saint hiéromartyr Athénogène, évêque de Pidakhtoé.
Par le glaive Athénogène meurt, lui qui n'a
point vénéré la fausse déesse Athéna.
Le seize, Athénogène au ciel chante: Hosanna!
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La fournaise ardente des Chaldéens, * Dieu aidant, fut couverte de rosée par l'Esprit * et les Jeunes Gens se mirent à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Sous les flots de ton sang tu as éteint la flamme de l'erreur * et tu as incendié le taillis des faux-dieux * sous le feu de tes combats, en t'écriant, Bienheureux: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme soldats du Christ acclamons * ces martyrs qui ont fait disparaître * sous les peines de la tempérance les élans de la chair * et les cultes de l'erreur sous la pluie de leur sang.
Déchirés en votre chair par toutes sortes de tourments * et par un ordre inique décapités, * comme d'inébranlables tours * vous n'avez chancelé, vénérables Martyrs.
Rachetés, Vierge pure, grâce à toi * de l'antique faute de nos premiers parents, * nous te chantons: Réjouis-toi, et glorifions * celui qui nous a sauvés par toi de la tombe.

Ode 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »
Levant les yeux vers la divine splendeur, * Athénogène dissipa * les profondes ténèbres des faux-dieux * et lui-même devint lumineux.
Le chœur des Anges, des Martyrs, * des Pontifes et des saints Moines se réjouit * et glorifie le Seigneur * en la mémoire des Athlètes victorieux.
Tu as rejoint le nombre des Martyrs, * saint Pontife, en amenant * la dizaine de tes disciples à témoigner: * avec eux nous te disons bienheureux.
Le Verbe qu'ineffablement tu conçus, * divine Génitrice, ô Marie, * implore-le pour nous qui te chantons * et te disons bienheureuse en tout temps.

Ode 9
« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes incessantes nous le magnifions. »
Voici venue, aujourd'hui, * la fête lumineuse des Martyrs, * resplendissante de miracles et faisant briller * de lueurs divines les cœurs des croyants: * à cette lumière venez, fidèles, puisons.
Comme agneaux sans tache, comme pure oblation, * vous vous êtes offerts, saints Martyrs, * à celui qui s'immola pour nous * et de l'Arbitre des combats * vous avez reçu la couronne des vainqueurs.
Tes peines distillent la douceur, * ôtant l'amertume des passions, * victorieux Athlète, pour les croyants * qui accourent vers ton temple sacré * pour célébrer ta mémoire de tout cœur.
Comme astres lumineux * au firmament de l'Eglise, * saints Martyrs, vous éclairez * toute la terre habitée, * repoussant la ténèbre des tentations.
Tu portes dans tes bras, Vierge pure, * le Dieu qui porte l'univers, * tu nourris le Nourricier qui s'est fait notre pareil: * supplie-le d'accorder à ton peuple * la délivrance de tout mal.

Exapostilaire (t. 3)
Exauçant la prière d'Athénogène ton hiéromartyr, * ô Christ, tu renouvelles le miracle de la biche menant son petit, * au jour de sa mémoire annuelle, devant l'icône de celui * qui, avec la dizaine de ses disciples, intercède auprès de toi.
Le Dieu auquel tu donnas corps * en tes chastes entrailles, sainte Dame et Vierge immaculée, * sans cesse supplie-le d'accorder * à nous, fidèles qui te chantons, miséricorde et salut.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 13:51

17 JUILLET
Mémoire de la sainte mégalomartyre Marine.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Merveille inouïe, * le fol orgueil de celui * qui se vantait de faire disparaître la terre et la mer, * une tendre vierge l'a terrassé, * faisant échouer ses complots * par la puissance et la grâce de la Croix, * qui affermit notre faiblesse d'évidente façon. (2 fois)
Martyre Marine au grand renom, * toi qui habites les demeures des cieux * à juste titre avec les vierges et les martyrs, * sauve par tes prières les fidèles célébrant ta mémoire sacrée * et se réfugiant sous ta protection, * et demande au Seigneur la rémission de leurs péchés, * la délivrance et la grâce du salut. (2 fois)
Martyre toute-digne d'acclamation, * ni le feu des châtiments * ni les charmes du monde ni l'attrait du bonheur, * ni les grâces de la jeunesse n'ont pu te séparer * de l'amour du Christ, toi qui désirais obtenir * la transcendante beauté de ton Epoux, le Seigneur; * et tu as mérité la suprême félicité. (2 fois)
Gloire au Père, t. 2
La martyre Marine, chantons-la * par des cantiques de joie * faisant retentir l'exultation, * puisqu'elle renversa à terre * l'erreur des idoles, foulant virilement * aux pieds notre ennemi; * en son ultime perfection, * elle s'est envolée vers les cieux, * la tête couronnée et s'écriant: * C'est toi que je désire, mon Epoux, * j'ai bu le philtre de ton amour, * j'ai livré au feu ma chair pour toi; * ainsi donc j'habiterai * pour toujours ta maison, * là où les justes demeurent dans la joie.
Maintenant...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Litie, t. 1
Illustre Marine, fondée * sur le ferme rocher * de la confession du Christ, tu engloutis * dans l'abîme le perfide ennemi * et, pour ta victoire, tu as reçu la couronne méritée.
Au mépris du monde, ayant fait * du Christ l'objet de ton amour, * illustre et vénérable Marine, tu as rejoint * les armées suprêmes dans le ciel * où tu demandes pour nous la grâce du salut.
t. 2
Comme vase d'albâtre rempli de parfum, * pour le Christ ton époux, * invincible Marine, tu as versé ton sang; * mais de lui tu as reçu * l'incorruptible couronne en retour, * martyre très-digne d'admiration; * car tu as foulé sous tes pas * splendidement l'auteur du mal, notre ennemi, * en invoquant le nom du Christ Sauveur; * c'est pourquoi tu as trouvé dans les cieux * la demeure méritée par tes multiples combats, * comme vierge et martyre du Christ.
t. 4
Ô Christ, nous glorifions * la grande tendresse et la bonté * que tu as voulu manifester envers nous: * Ami des hommes, par la puissance de ta Croix, * des femmes ont aboli l'erreur de l'idolâtrie * et n'ont pas craint le perfide tyran, * mais l'ont écrasé sous leurs pieds; * à ta suite elles furent capables de cheminer, * courant sur les traces de ton parfum; * auprès de toi, désormais, * elles intercèdent pour nos âmes
Gloire au Père, t. 5
Le Christ, ce roi de gloire, charmé * par ta virginale beauté, * chastement fit de toi son épouse immaculée; * accordant par sa divine volonté * la puissance à ta beauté, * il t'a rendue invincible contre les ennemis et les passions; * pour les supplices et les cruels tourments que tu souffris, * il t'a ceinte d'une double couronne et placée * à sa droite, comme reine vêtue de brocarts. * Vierge et martyre toute-digne d'acclamations, * Marine, supplie-le d'accorder * à tes chantres la vie et la grâce du salut.
Maintenant...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Apostiches, t. 2
Venez, les amis des Martyrs, * vénérons avec foi Marine, l'épouse du Christ, * cette martyre ayant fermement combattu pour le roi de l'univers; * ayant fait de la virginité la tunique de son corps, * comme fil d'or elle y broda * le sang de son témoignage sacré; * et, d'une double couronne parée, * elle se tient maintenant devant l'Arbitre des combats.
Le Seigneur est admirable
parmi les Saints, le Dieu d'Israël.
Sublimes, vraiment, * furent ta victoire, tes exploits: * Marine, ta frêle et craintive complexion * l'emporte sur l'invisible dragon, * sur l'esprit aux mille ressources, la montagne en travail, * comme sur un oisillon * et, l'ayant foulé aux pieds, tu exultes à présent * avec les Anges, sainte martyre suscitant l'admiration.
J'espérais le Seigneur d'un grand espoir,
il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière.
Du Verbe qui est apparu sur terre * tu t'es montrée l'épouse choisie, * Marine, toi qui as resplendi * de la beauté de tes saintes actions * et qui, par grâce, fis dépérir * les plantations des sans-Dieu; * c'est pourquoi nous vénérons ta mémoire sacrée * et la châsse de tes reliques nous procurant les guérisons.
Gloire au Père, t. 6
A la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l'invincible manteau des vertus, * parée de pureté virginale, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant: * J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, * ne t'éloigne pas de moi, céleste Epoux! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque (ou bien, si l'on veut, le canon de la Mère de Dieu), puis ces deux canons de la Sainte: le premier (t. 8), œuvre de Théophane, a pour acrostiche: Je chante la martyre et virginale épouse; le second (t. 4) est signé Joseph dans la 9e ode.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Martyre qui exultes devant Dieu, * comblée de lumière par lui, * procure-moi la clarté, * splendide vierge, par ton intercession.
De ce qui s'écoule et se corrompt, * martyre du Christ, sagement * tu méprisas l'instabilité, * à juste titre méritant la suprême clarté.
Suppliant, je viens à toi, * vénérable et victorieuse Martyre: * par tes prières sauve-moi des malheurs de cette vie * et apaise le trouble de mes passions.
Sagesse et grâce illuminant ton esprit * et la puissance divine te fortifiant, * Marine, en témoignant pour le Sauveur * tu n'as pas craint les menaces des tyrans.
En concevant la vie suprême, * divine Mère, et l'enfantant dans la chair, * tu as brisé les chaînes de la mort * et nous as montré le chemin de la vie.
t.4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d' Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Auréolée de la splendeur des martyrs, * tu exultes devant Dieu, * illustre Martyre, divinisée * et par tes prières procurant * à qui te chante la divine clarté.
Par les labours du martyre ayant renouvelé * le champ de ton âme, Sage-en-Dieu, * tu fis croître le froment du témoignage * mis en grange par le divin Jardinier * qui t'insuffla sa force, Vierge-martyre digne d'admiration.
Dans ton splendide vêtement * teint de pourpre par ton sang, * tu habites le royaume d'en-haut * comme vierge et resplendis, * sainte Marine, en la divine clarté.
Fortifiée par le pouvoir * de l'Esprit tout-puissant, * illustre Martyre, tu as humilié * par ta lutte virile le tyran qui se vantait * et l'as étendu sous tes pieds.
Tu fus capable d'accueillir * la grâce divine, pure Mère de Dieu; * c'est pourquoi Marine, te chérissant, * comme vierge s'est présentée * à la suite de ton Fils.

Ode 3, t. 8
« Nul n'est saint comme le Seigneur, * nul n'est juste comme notre Dieu * que chante l'entière création, * et nul n'est saint comme toi, Seigneur ami des hommes. »
Ni le feu ni les fouets ni le fil de l'épée * ni la cruauté des bourreaux * ni les bêtes sauvages ni la mort, * Bienheureux n'ont pu * te séparer de l'amour de ton Dieu.
Tu fus au temps du malheur * une tour inébranlable qui peut chanceler, * un socle de piété, * illustre et bienheureuse Martyre, * posé sur le roc de la foi.
Tu appartiens à la fois * au chœur des Vierges et à celui des invincibles Martyrs, * épouse du Christ qui t'a donné, Bienheureuse, doublement la couronne.
L'égarement des faux-dieux * a disparu entièrement * sous fleuve de ton sang * qui porta vers ton époux, * splendide vierge, une foule de Témoins.
Fortifiés par la grâce, * nous glorifions d'un même cœur * divine maternité, * car tu renouvelas le monde en enfantant dans la chair * celui qui donne à tout être d'exister.
t. 4
« Ton Eglise, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Amante des souffrances de l'impassible Dieu * et de la mise à mort de qui mourut pour nous, * en Témoin tu as subi la mort des martyrs.
Désireuse d'obtenir les dons suprêmes, * vénérable Martyre, tu supportas les peines dans ta chair, * comme étrangère à ton corps.
Sainte Marine, sous les flots de ton sang * tu éteignis le brasier de l'impiété * et tu désaltéras les âmes des croyants.
Avec patience ayant montré * la résistance des martyrs, * splendidement tu foulas aux pieds le Séducteur.
A juste titre nous vénérons, * nous les fidèles, ta divine maternité, * Vierge pure qui enfantas le Dieu fait chair.

Cathisme, t. 4
Nous les fidèles, nous t'acclamons, * Marine, martyre du Christ, * car tu as foulé aux pieds vaillamment, * par la puissance de la Croix, l'hostile tyran; * tu incarnes pour nous le courage de la foi * écrasant toute la puissance de l'ennemi; * sur ton chef tu as reçu * la couronne depuis le ciel. * Prie le Christ de sauver tout fidèle célébrant ta mémoire sacrée.
Joseph fut saisi d'effroi en contemplant * le mystère où la nature est dépassée, * il se souvint de la toison couverte de rosée, * Mère de Dieu, lorsque sans semence tu conçus, * du buisson non consumé par le feu, * du rameau d'Aaron qui fleurit; * ton époux et ton gardien * te rendit témoignage devant les prêtres en criant: * La Vierge enfante et demeure vierge même après l'enfantement!

Ode 4, t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Vraiment digne de Dieu * fut ta vie, Marine: * elle suscita l'admiration des Anges, * fut inaccessible à l'armée des démons * et aux ministres de leurs cruautés, * car tu chantais au Christ: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Sur terre ayant lutté, * Bienheureuse, et supporté * les peines passagères, tu reçois * à présent du Seigneur * ta récompense dans les cieux * et chantes avec les Anges pour l'éternité: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
La fleur des Vierges * se réjouit maintenant à ton sujet, * avec elles jubile aussi la foule des Martyrs, * et la multitude des Justes réunis * exulte d'allégresse en disant au Seigneur * de leurs voix incessantes: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Comme vierge pure et de toute beauté, * comme épouse tout-immaculée, * celui qui aime la beauté des âmes t'a chérie; * et, dans le feu des tourments, * tu as resplendi plus encor, * Bienheureuse qui chantais au Christ: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Seule, divine Epouse, tu restas * vierge même après l'enfantement; * car, dans la chair qu'il prit de toi, * seule, tu enfantas le Verbe hypostasié, * le Fils égal au Père en royauté, * et dans tes bras tu portes l'Infini * qui détient le pouvoir sur toute chose.
t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Resplendissante de l'éclat des martyrs * et ceignant la couronne d'immortalité, * tu te tiens dans l'allégresse * en présence du Christ ton époux, * Martyre toute-digne d'acclamations.
Celui par qui la première Eve fut trompée, * tu l'as mis en fuite et renversé; * l'ayant réduit à l'impuissance, * dans l'allégresse tu chantais: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Toi l'agnelle sans défaut, * les ennemis, comme des loups, * dans les supplices t'ont déchirée, * sainte Martyre, faisant de toi * une victime pure immolée à notre Dieu.
Suivant les divines traces du Pasteur, * tu enduras pour lui ta passion de plein gré, * sainte Marine, et tu as pu loger * au bercail céleste * avec la foule des Martyrs.
Toi la Vierge tout-immaculée, * la divine Epouse, qui seule t'es montrée * plus sainte que les Chérubins, * sauve de tout danger les âmes de ceux * qui te vénèrent avec foi.

Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Vierge et Martyre, tu menas * sur le stade la ferme course des Athlètes, * car en toi l'amour divin * donna des ailes à ta fragilité féminine * et rendit évidente * la maîtrise de ton âme sur la douleur.
C'est une pourpre de grand prix * qu'a produite l'effusion de ton sang, * et de la sorte fut tissée * la tunique de la joie éternelle * que tu portes maintenant dans les cieux * en présence du Christ ton époux.
Avec la chaîne de tes prières * tu enchaînas le serpent, ce vantard, * et tu as terrassé * l'audace de l'antique révolté; * car celui qui veille sur tous, dans sa bonté, * sait accomplir la volonté de qui le craint.
Ton époux, le Verbe, t'a parée * du diadème divin * de la suprême gloire, quand il vit * que tu luttais pour lui, * supportant patiemment * la douleur des supplices et les brûlures du feu.
Toute-pure, voyant * la nature humaine purifiée * de l'antique souillure par ton enfantement virginal, * nous glorifions le Fils né de toi, * dans la tendresse de son cœur: * Vierge sainte, prie-le de nous sauver.
t. 4
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
En t'approchant de la grande Clarté, * tu devins une lumière de plus d'éclat * et tu éclaires ceux qui fêtent ton souvenir lumineux.
Seigneur, te chérissant, me voici immolée par le glaive * pour jouir comme vierge de ta seule beauté; * c'est ainsi que Marine s'écriait dans sa foi.
Tu asséchas le flot hostile de l'impiété * par les flots de ton sang versé injustement, * sainte Martyre, et tu as éteint le feu de l'erreur.
Tu t'es offerte totalement à Dieu, * rendant plus vif sous la couleur de ton sang * le rouge de la pudeur virginale.
Le flux de la corruption s'est arrêté, * car la Vierge enfante purement celui qui en affranchit * la nature humaine corrompue.

Ode 6, t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Glorieuse Marine, tu as gardé * ton innocence et ta beauté * pour le Christ * et pour lui tu fus ainsi * une source limpide, un jardin plein de fruits, * une fidèle épouse, un paradis inviolable.
La splendide vierge, Seigneur, * t'a suivi pas à pas en courant * sur la trace de ton parfum, * pour imiter résolument * ta sainte et vénérable Passion.
Martyre aux multiples combats, * tu supportas la lutte vaillamment * et celui qui se vantait si fort, en sa folie, * tu l'as anéanti avec fracas * par la puissance de la Croix * et de main de «maître», comme indique ton nom.
Toi le pur, le vénérable séjour * du Créateur de l'univers, * accorde-moi les pleurs * pour purifier mon âme, Vierge immaculée, * et exauce ma prière, ô Marie.
t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Sous la marée montante de ton sang * tu asséchas l'océan des fausses vénérations * et tu irriguas la sainte Eglise du Christ, * Marine, toi la fierté * des vierges victorieuses au combat.
Sans éclaboussure tu as traversé * la tempête des châtiments *, et sans naufrage tu as abordé, * illustre Sainte, au calme port * où tu jouis du repos.
L'inique persécuteur commanda * de te broyer impitoyablement sous les coups de verge, * toi la brebis du Seigneur * ayant l'âme tendue vers le Christ.
Toi qui veillais dans l'attente du Christ * notre Soleil sans couchant, * tu éclairas de son rayonnement, * sainte Martyre, ton âme et ton cœur, * et tu rejoignis la clarté éternelle.
Lui qui entoure l'océan de nuages, * le Créateur se laisse enfanter * par la Vierge inépousée * et comme nouveau-né * il accepte d'être langé!

Kondakion, t. 3
Parée de splendeur par ta virginité, * tu as ceint, par tes blessures, la couronne des martyrs; * et, purifiée par le sang de tes combats, * resplendissante sous l'éclat des guérisons, * vierge Marine, tu as reçu * la récompense de ta victoire au combat.

Ikos
Dès l'enfance, ayant nourri en ton cœur * un amour enflammé pour le Christ ton époux, * vénérable vierge martyre, tu courus * vers les eaux sans cesse jaillissantes, comme biche assoiffée; * jusqu'au martyre ayant gardé ta virginité, * tu as gagné la pure chambre nuptiale du Créateur * en épouse glorifiée, * parée de brocarts et couronnée de victoire, * resplendissante porteuse de lampe allumée * et de ton époux ayant reçu * la récompense de ta victoire au combat.

Synaxaire
Le 17 Juillet, mémoire de la sainte mégalomartyre Marine.
Si la main du bourreau décapite Marine,
de sa main toute-pure le Seigneur, en fait,
dans le ciel la couronne par grâce divine.
Elle fut décollée en juillet, le dix-sept.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée, * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
A juste titre la lumière inaccessible, * Marine, a resplendi sur ton âme, * t'illuminant de ses clartés, * toi qui chantais: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Tu es montée vers la hauteur divine, * à cause de la sublimité de ton esprit, * pour habiter la chambre brillante de l'Epoux * en chantant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Marine, porteuse de Dieu, * en épouse fidèle du Seigneur * et comme invincible martyre, incessamment * tu lui chantes: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Il n'est plus de prince en Juda, * car de toi s'est levé le Seigneur, * lui l'espérance des nations, * que d'âge en âge bénit * toute langue et tribu.
t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Enflammée par la divine ardeur, * tu ne t'es pas souciée du feu; * et sans cesse tu fais sourdre pour les croyants, * sainte Marine, les flots qui guérissent les passions.
De toutes sortes de supplices t'ayant menacée, * en ton âme le tyran a trouvé * un ferme roc, puisque tu chantais: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Comme cadeau nuptial tu as offert à ton Epoux * tout un peuple de croyants * qui rejeta les ténèbres de l'erreur * grâce à tes miracles pleins d'éclat.
Vierge Mère, pure et sans péché, * dans sa pureté, le Verbe t'a chérie; * incarné de toi, il restaura l'entière humanité, * celui qui glorifia Marine par des miracles étonnants.

Ode 8, t. 8
« Au son de la musique et de tous les instruments, * alors que les peuples adoraient la statue d'or, * les trois Jeunes Gens, refusant de s'incliner, * chantaient le Seigneur, * le glorifiant dans tous les siècles. »
Dans la fermeté de ta foi, * tu supportas fermement le combat * et reçus la couronne de victoire en t'écriant: * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
L'époux de nos âmes, le Verbe Dieu, * a préparé ta demeure mystique dans les cieux; * et, lorsque tu le vis, tu t'écrias: * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Toi qui étais parée de multiples vertus, * tu as trouvé ta grande récompense en voyant * le suprême objet de tes désirs et t'écrias: * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Pour beaucoup tu as été la cause du salut * et tu menas au Christ une foule de martyrs, * avec lesquels tu psalmodiais: * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Grâce à toi, divine Génitrice, * nous fut accordé le pardon, * car tu as acquitté la dette en concevant * le Seigneur Dieu de l'univers, * Vierge pure, pour notre salut.
t.4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Pour Dieu tu gardas vierges ton âme et ton corps * et comme riche dot tu lui portas, * glorieuse Marine, ton illustre combat; * alors tu entras dans la chambre de l'Epoux * en chantant: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Obéissant aux ordres du cruel tyran, * les insensés, dignes eux-mêmes du feu, * t'y jetèrent vive, Martyre vénérée, * mais la flamme ne t'a pas brûlée, * car tu fus couverte de rosée * par ton amour envers l'Epoux que tu chantais.
Devant le tribunal tu confessas le Christ, * Dieu immortel ", soumis à la crucifixion, * par qui l'erreur fut mise à mort * et qui accorde la vie éternelle * aux fidèles chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu t'es montrée plus haute que les cieux, * Vierge pure, en enfantant * le Dieu céleste qui permet * à la terre de rejoindre le ciel * et qui glorifie la mémoire de Marine; chantons-lui: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9, t. 8
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
C'est l'impérissable vie éternelle au Paradis * que par tes peines tu as récoltée, * Marine, martyre du Christ; * et sans mal tu dépassas le glaive dégainé, * resplendissante sous le sang des martyrs.
En ton cœur l'amour divin consuma * l'attachement aux choses d'ici-bas * et fit qu'en toi furent unies * la fermeté des martyrs et l'éclat de la virginité; * c'est pourquoi nous, les fidèles, te disons bienheureuse.
Brise les liens de mes fautes, * déchire la cédule de mes péchés * et dissipe la nuée de mes passions, * par tes prières, Martyre qui te tiens * en épouse choisie près du Roi de compassion.
L'outrecuidance du Séducteur a cessé, * car voici, des jeunes filles, oubliant * leur féminité, ont combattu * et remporté sur lui brillante victoire, * réparant la faute de la Mère des vivants.
Je récolte le fruit mûr de la vie * sans être lésé par l'arbre du savoir, * car tu as fait croître l'arbre de vie, le Christ * qui nous a fait connaître les chemins de la vie: * Vierge toute-pure, nous proclamons ta divine maternité.
t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Voyant Marine se couvrir de gloire * en ses combats pour la foi, * les Anges admirèrent qu'elle ait confondu, * dans sa féminité, celui qui mit à mort * notre prime aïeule au Paradis.
Dans ton adresse et ta beauté, * selon les règles, tu tressas * ta couronne de justice en piétinant * l'incorporel avec ta chair * sur lequel tu remportas la victoire.
Comme l'hirondelle mystique nous te célébrons, * comme la colombe et la tourterelle immaculée; * par ton martyre tes ailes se couvrirent d'or * et c'est ainsi que tu t'envolas * vers Dieu pour trouver ton repos.
Comme lis dans la vallée des Martyrs, * victorieuse Marine, tu as fleuri * et comme rose fleurant bon la virginité * tu fus pour ton mystique Epoux * un parfum de divine senteur.
De tes entrailles inépousées * s'est levé pour nous la Clarté * qui par son divin rayonnement * fit resplendir Marine de sa joie, * Vierge Mère et Génitrice de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Marine, martyre du Seigneur, * sa virginale épouse resplendissante de beauté, * sauve ton peuple et ta cité * en priant Dieu d'épargner à chacun * les malheurs qui nous menacent et toute sorte de péril.
Citadelle couverte d'or, * ville aux douze remparts, * trône baigné par le Soleil * et siège du grand Roi, * merveille impossible à saisir, * comment tu allaites le Seigneur?

Laudes, t. 4
De toi-même, courageusement * tu vins te soumettre aux douloureux châtiments * et mis en cendre les cultes païens; * quant à l'hostile tyran * qui se vantait de poser son trône au-dessus des cieux, * tu l'as couvert de confusion, * illustre Marine, martyre toute-digne d'acclamations, * et sur les peuples tu fis briller la divine clarté. (2 fois)
Le prince du mal, le serpent * qui avait jadis mis à nu * Eve en suscitant sa transgression, * tu l'as enchaîné par tes luttes sacrées * et l'as mis à mort par la Croix du Christ qui te fortifiait; supplie-le, illustre Martyre, d'épargner * les périls mortels à tous ceux * qui célèbrent avec foi ta mémoire vénérée.
Comme cadeau de noces très-précieux, * Martyre illustre, tu offris à ton Epoux * un peuple saint conquis par tes prodiges à la foi, * car toi-même tu les accomplis fidèlement, * te montrant supérieure à tout châtiment, * le feu brûlant et les torsions de ton corps, * dans le Christ qui t'accordait comme Dieu, * Vierge sainte, la victoire du haut du ciel.
Gloire au Père, t. 6
Ayant pris le chemin des combats, * Martyre sainte et vénérée, * à la prime aïeule tu ne t'es pas conformée, * mais comme une vierge sage, tenant ta lampe allumée, * tu es entrée dans les parvis de ton Seigneur; * et comme vaillante martyre tu as reçu * la grâce de guérir les maladies corporelles; * quant à nous qui en ce jour te célébrons, * délivre aussi nos âmes de leurs maux * par tes prières au Seigneur notre Dieu.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Si l'on veut, on chante la grande Doxologie.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 13:55

18 JUILLET
Mémoire du saint martyr Emilien.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Tu as revêtu, Seigneur, ton martyr * de l'invincible puissance d'en-haut, * tu lui donnas la force de supporter vaillamment pour toi * les peines infligées par l'ennemi * et de recevoir la couronne que son martyre lui mérita; * par ses mérites fais descendre sur nous * la rémission de nos péchés, * Seigneur tout-puissant et Sauveur de nos âmes.
Ayant revêtu l'armure de la Croix, * enflammé de zèle pour toi, * Seigneur, ton martyr mit le feu * à tous les temples des faux-dieux; * et l'illustre Emilien, pour avoir battu * les troupes du démon, a reçu * de toi, en récompense de sa victoire, le royaume des cieux, * où il intercède pour notre salut.
Du martyr Emilien * tu as fait pour l'Eglise un astre éblouissant, * un hoplite de choix, illuminant désormais * toute la terre de ses exploits mystiques * et dissipant les ténèbres non éclairées par la foi en Dieu; * ayant reçu la clarté qu'il nous transmet, * divinement nous te chantons, * Seigneur tout-puissant et Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Lave la souillure de mon pauvre cœur, * Mère de Dieu, toute-digne de nos chants, * purifie les blessures et les plaies * que lui cause le péché, * affermis aussi mon esprit changeant, * afin que dans ma misère je magnifie, * moi l'inutile serviteur, * ta puissante et souveraine protection.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui était sorti de ses entrailles * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des hommes, ne tarde pas à venir me consoler.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je chante le renom du martyr Emilien. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Louons en ce jour notre Dieu suprême et célébrons * son Témoin qui, dans la force de l'Esprit, * selon les règles a combattu * et remporté la couronne des vainqueurs.
Bienheureux Martyr, ayant revêtu * la puissance de celui * qui assuma notre faiblesse par bonté, * tu as mis à nu la vanité * et la fragilité des faux-dieux.
Avec joie tu as prêché * les trois Personnes unies * par l'identité de nature, et tu mis fin * au mensonge des multiples dieux * par ta ferme lutte, admirable Martyr.
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur, * et l'illumination de mon cœur, * Vierge tout-immaculée, * c'est celui que tu as enfanté * comme unique personne en deux natures, le Christ.

Ode 3
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire, * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Une lampe guidant tes pas, * une lumière sur ton chemin * te fut la loi de notre Dieu; * c'est ainsi que tu fis trébucher les autels * et la marche des iniques, en ta gloire de martyr.
Ayant mis le cap de ton esprit * sur le havre serein * de la volonté divine, * tu as fui l'océan des multiples dieux * agité par le souffle du mal.
Les Puissances célestes ont admiré * les divins exploits d'Emilien, * sa foi, sa vaillance jusqu'à la fin * et comment cet être de chair * humilia et renversa l'Incorporel.
Les lois de la nature, tu les ignoras * en ton enfantement surnaturel * et demeuras vierge après lui, * virginale Mère, pour avoir conçu * le Créateur de l'univers.

Cathisme, t. 3
Enflammé de zèle pour ton Dieu, * tu n'as pas craint le feu qui le servait comme toi, * mais de plein gré, sans frémir, tu es entré, * pour l'holocauste, dans la fournaise allumée * et t'es offert en sacrifice à ton Seigneur; * illustre Martyr, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein, * mais, se faisant homme, demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon enfant, quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Le saint amour de Dieu * te consumait merveilleusement; * c'est pourquoi tu supportas * le feu de la flagellation; * ainsi tu incendias, Bienheureux, * les divinités des sans-Dieu * et couvris de rosée les âmes des croyants.
Pour les seuls biens durables tu méprisas * ce qui passe et disparaît; * tu attachas à l'amour de Dieu * toute ton âme, saint Martyr; * ainsi tu fis cesser * le pouvoir de l'impiété, * admirable Emilien.
Toi qui célébrais, selon la foi, * la Divinité au triple éclat * et l'unique nature glorifiée, * tu pénétras sur le stade * comme un valeureux soldat, * Emilien, et fis crouler * la puissance du dragon.
En toi nous glorifions * la seule qu'a trouvée * comme lieu de sainteté * celui qui nous sanctifie * et par qui nous les terrestres devenons * citoyens du ciel et prenons part, * Vierge pure, à la nature de Dieu.

Ode 5
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Emilien, tu éteignis * sous la pluie de ton sang * la flamme des sans-Dieu * et fis jaillir le flot de tes miracles refoulant * l'eau stagnante des passions, * engloutissant les démons * et submergeant les maladies.
Ordre fut donné par l'impie * de te tendre pour te flageller; * et toi, blessé par les coups * qui déchirent ta chair, * tu reproduis, saint Martyr, * la bienheureuse passion * de celui qui fut meurtri sur la croix.
Toi qui es comblé * par les dons de l'Esprit saint, * tu guéris les maux incurables, * calmes l'ardeur des maladies, * chasses les esprits du mal * et prodigues tes secours * à ceux que frappe l'affliction.
Le glaive du péché * m'ayant blessé, guéris-moi * par ton remède souverain, * Vierge pure dont est né * le Christ Sauveur qui pour moi * fut blessé d'une lance, * mais atteignit au cœur le Serpent.

Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à l'abîme tu arraches ma vie. »
Ton témoignage, saint Martyr, * a fait de toi un bienheureux, * comblé de gloire divine et demeurant * avec les Anges dans le ciel, * où tu pries pour le salut de nos âmes.
Pour n'avoir point épargné * un corps mortel, tu as gagné * ce bien durable, l'immortalité, * en mourant par amour * de celui qui mit à mort les passions.
La châsse de tes reliques fait jaillir, * tel un fleuve, son parfum * et ne cesse d'éloigner * les maladies malodorantes, * bienheureux et saint Martyr.
Eve à l'arbre avait cueilli * un fruit porteur de mort; * mais toi, Vierge pure, tu produis * l'arbre dont le fruit * fait revivre les mortels.

Synaxaire
Le 18 Juillet, mémoire du saint martyr Emilien.
Le martyr Emilien, jeté dans la fournaise,
comme en un pré fleuri semble tout à son aise.
Près du trône du Christ, le dix-huit, Emilien
jubile avec les Anges, sans terrestre lien.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Martyr illuminé * par la grâce du saint Esprit, * tu es entré, Bienheureux, * dans la fournaise de feu * et chantas, divinement inspiré: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Bienheureux, toi qu'enflammait * l'amour du Christ, ton aimé, * tu n'as pas eu peur du feu, * mais en lui tu chantais, * couvert de rosée par l'Esprit: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par la splendeur de tes exploits, * Emilien, tu ressemblas * aux Incorporels; et avec eux * devant le Maître resplendissant * tu chantes, plein de joie: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Divine Epouse dont le nom * rappelle le Seigneur, * nous te disons avec foi * la salutation angélique, * car tu as enfanté l'ineffable joie, * le Christ Seigneur, auquel nous chantons: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Après avoir brisé * les objets de culte païens, * tu fis relâcher celui * qui était détenu à ta place * et de toi-même allas vers le martyre en t'écriant: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
A ceux qui ne te cherchaient point, * à ceux qui ne t'interrogeaient, * tu déclares: Me voici, je comparais, * iniques juges, comprenez! * Et tu vas te faire immoler comme un agneau * en t'écriant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le martyr Emilien * nous convoque à son festin, * fidèles, nous offrant * comme mets ses exploits; * en esprit savourons-les et chantons: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Fais pleuvoir la miséricorde sur moi, * divine Mère, Vierge Marie, * toi qui as enfanté * la source de miséricorde, le Christ; * assèche le flot de mes péchés * et apaise les remous de mon âme, pour qu'en tous les siècles je puisse te glorifier.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir par le fruit des tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Toi qui désirais voir la beauté de Dieu, * contempler l'ineffable joie, * tu renonças de bon gré * à tous les charmes de cette vie * et témoignas allégrement; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux.
A la divine table de celui * qui s'immola comme brebis * tu fus offert, illustre Martyr, * en victime rôtie au feu, * conservé en bonne odeur spirituelle * et rendu digne de la vraie gloire; c'est pourquoi * tous ensemble nous te disons bienheureux.
En ce jour ta mémoire, victorieux Martyr, * brille sur nous plus que soleil, * réjouissant le cœur de tous, * illuminant les âmes des croyants * et chassant la ténèbre des maladies; * à juste titre nous te disons bienheureux.
L'assemblée élue des premiers-nés * acquiert en toi un concitoyen; * et, te voyant avec eux, * tous les Martyrs exultent de joie; * en leur compagnie souviens-toi * de nous qui te commémorons, * mégalomartyr au grand renom.
De ta lumière éclaire-moi * qui chemine en l'obscurité; * Vierge toute-digne de nos chants, * donne-moi ta main secourable, * de mon âme chasse les sombres nues, * apaise la tempête de mes passions, * toi le refuge des sans-espoir.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 14:11

19 JUILLET
Mémoire de notre vénérable Mère Macrine,
sœur de Basile le Grand; et de notre vénérable Père Die.


Et invention des reliques de notre vénérable Père Séraphim de Sarov.
(Voir son office à la page 258)


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En amie de la sagesse, tu montras * l'immortalité de l'âme et sa libre détermination; * c'est pourquoi tu t'empressas d'échapper * à l'esclavage du corps * en te gardant pure de tout péché, * afin de pouvoir te présenter * sans ride et sans tache, toute pure, immaculée, * Bienheureuse, devant le Christ ton époux.
Sans souillure tu gardas * ton impeccable virginité, * purement tu vécus et distribuas ton avoir, * accomplissant le précepte du Christ, * que tu suivis, quittant la terre et ses possessions; * alors, des biens célestes et du ciel te fit don * l'Ami des hommes, Jésus, * le Sauveur de nos âmes.
Même après la mort * ton visage brilla, * illustre Macrine, de splendeur lumineuse, * car le Christ t'a glorifiée * comme vierge à l'aspect divin, * sereine, compatissante, parlant de Dieu, * toi qui telle un ange vécus sur terre * et qui plus à Dieu par l'éclat de ta vie.

Bienheureux, nous te chantons * comme un astre universel * surgi mystiquement au firmament de l'Eglise, * car ton divin rayonnement * illumine sans cesse l'âme et l'esprit * de ceux qui vénèrent chaque année, * auteur de merveilles, prêtre saint * et joyau des moines, ton lumineux souvenir.
Tel un autre Aaron * dont a fleuri le bâton, * saint Père, tu accèdes au sacerdoce divin * et, comme Moïse, tires l'eau du rocher, * comme Elie ressuscites un mort par ton oraison, * glorifié de prodiges sans pareil, * auréolé d'une sainte renommée, * bienheureux Père aux divines pensées.
Ayant hérité * manifestement les clartés de l'Esprit saint, * tu chasses les esprits du mal et construis * un saint lieu de méditation spirituelle * où chaque jour trouve son salut * la multitude vénérant avec foi, * gloire des Pères, ton souvenir, * tes vaillants combats et tes miracles étonnants.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Délivre ma pauvre âme, très-sainte Epouse de Dieu, * de la condamnation que lui valent ses péchés; * par tes prières éloigne-moi de la mort * et permets qu'au jour du jugement * comme la multitude de tous les Saints, * j'obtienne ma propre justification, * me purifiant avant la fin * par mon repentir et le flot de m pleurs.
Stavrothéotokion
Agnelle ayant porté, * Toute-pure, l'agneau sans défaut, venu guérir le monde entier de son péché, * par son propre sang, et s'immoler pour nous, * afin que l'univers trouve en lui la vie, * ô Vierge, revêts mon être dépouillé * de la condition immortelle * sous le manteau de la divine grâce que ton enfantement nous a tissé.

Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Macrine, avec les Anges dans le ciel.
t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, théophore Père Die; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, un canon de l’Octoèque, puis ces deux canons des Saints: le premier, œuvre de Théophane, a pour acrostiche: Je couronne Macrine, l'épouse du Christ; le second, en l'honneur de saint Die: Eponyme de Dieu, je t'acclame. Joseph.

Ode l, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Le Christ, le saint époux * des âmes dont il aime la beauté, * celui que tu as chéri et désiré, * Macrine, de tout ton cœur, * prie-le de répandre sur tes chantres sa clarté.
Ô Christ, toi l'océan * de l'ineffable bonté, * tu as glorifié ton épouse immaculée * que ton amour avait transpercée, * la vierge Macrine toute-digne de nos chants.
Illustre Macrine, avec ardeur * tu as gardé l'intégrité * de ta glorieuse virginité, * en soumettant la chair à l'esprit * par ton ascèse et par ta vie.
Porteuse de lumière, s'est levé * dans le cœur des fidèles vénérant * ta divine maternité, le Christ * qui a lui comme jour ensoleillé, * divine Epouse, au sortir de ton sein.

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Arnalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Tout entier resplendissant * par ton inclination vers le divin, * sage Père, tu as pris ta croix * et tu as suivi le Christ, * mortifiant par l'ascèse les désirs de la chair.
Toi qui veillais la nuit devant le Christ, * soleil de gloire sans déclin, * tu devins un astre lumineux, * irradiant sur les fidèles la splendeur * de tes miracles et de tes vertus.
Ayant rendu ton cœur étranger * aux charmes de ce monde, tu chéris * la gloire surnaturelle avec plus de vérité, * par grâce divine renversant * dans un corps de chair l'Incorporel.
Mère toujours-vierge, tu devins * le tabernacle du Soleil mystique * qui chasse les ténèbres de l'erreur * et de sa divine splendeur * nous éclaire dans la foi.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Toi que la beauté donnée par Dieu * et sa grâce faisaient briller, * illustre descendante de la race des martyrs, * tu as imité leur sainte vie.
Obéissant au précepte divin, * tu as quitté les troubles de la vie, * tu en as fui la confusion, * t'adonnant de tout cœur aux jeûnes, à l'oraison.
Dès la tendre enfance éprise de sainteté * et protégée par les regards maternels, * Macrine, tu as conservé * ta virginale intégrité.
Vierge toute-sainte, nous voyons en toi * la terre vierge ayant produit * sans semence l'épi de notre vie: * fortifiés par lui, nous te disons bienheureuse.

« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Eclairé par les divins rayons * tu devins un luminaire, Bienheureux, * illuminant les fidèles qui de toi s'approchaient.
Vers la vie tu conduisais, * Vénérable, ceux qui te suivaient, * car tu avais mortifié les passions charnelles. par divine puissance
Aux habitants du ciel tu t'es uni divinement, * car sur terre c'est l'angélique vie * que tu as menée, théophore Père Die.
En toi fit sa demeure, Vierge immaculée, * celui qui habite les cieux: demande-lui * de sauver les âmes des fidèles te chantant.

Cathisme, t. 1
Mystiquement tu t'es unie au Seigneur, * en ton innocence de pure brebis, * la beauté de la grâce te servant * de parure, en la sainteté de ta vie; * c'est pourquoi tu as reçu le pouvoir des guérisons * et tu soignes toute maladie par la puissance de l'Esprit.
t. 8
Dès l'enfance consacré au Seigneur Dieu * et l'ayant suivi jusqu'à la fin, * vénérable Père, tu as obtenu les charismes divins, * chassant par grâce la multitude des démons * et construisant un monastère pour la louange du Seigneur; * c'est pourquoi, illustre Père, tu as mérité le pouvoir miraculeux * de ressusciter les morts par ta confiante oraison. * Intercède, nous t'en prions, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions; * mais, sachant l'ardeur avec laquelle tu protèges et tu secours, * j'accours me réfugier dans le havre de ta bonté; * Toute-sainte, prie celui qui sans semence s'incarna de toi * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, * intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.
Stavrothéotokion
Ton côté transpercé par la lance, Créateur * qui n'as pas transpercé mon sein pour ton enfantement, * mais qui sur la croix frappas de la lance le tyran, * tu opères en nouvel Adam la divine recréation, * toi qui avais formé la femme à partir du premier; * et, dormant d'un sommeil fécond, tu donnes vie à tous; * comme du sommeil tu nous éveilles, ô Verbe, par ta dormition; * mais par tes Souffrances, mon Enfant, * tu as cruellement transpercé mon cœur * et par ton sommeil tu me prives de la vie.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Morte au monde désormais * et à ses œuvres, tu désiras * ne vivre que pour Dieu, * vénérable Macrine, par amour * de ton époux divin * conservant, dans la virginité, * ta plus pure beauté.
Afin de rivaliser * avec Thècle, qui témoigna la première, * tu cherchas à imiter * sa sainte vie et sa foi * et, par divine inspiration, * tu as reçu d'en haut * comme un symbole son nom.
En nymphagogue tu menas * de virginales fiancées * au Verbe vierge qui s'est levé * de la Vierge comme un soleil, * Macrine, et leur montrais clairement * qu'à l'Impassible s'adapte bien * notre absence de passions.
Le flot des charismes saints, * le jaillissement des guérisons, * la distribution des trésors divins, * tout cela est réparti * par la vivifiante main * du Fils né de ton sein, * divine Epouse comblée de grâce par Dieu.

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Le cœur illuminé * par le rayonnement immatériel de l'Esprit, Père théophore, tu traitas * comme songe les attraits de la chair, tes yeux fixant la cité d'en-haut qui t'attendait.
Tel un nuage porteur de pluie * paraissant à l'impériale cité, tu l'arrosas de tes enseignements, * saint Die, en y construisant un lieu splendide de méditation spirituelle.
Toi qui étais mort au péché * grâce à la tempérance, tu rendis * avec l'aide de Dieu la vie aux morts * et tu fis jaillir des flots de componction * pour nous qui célébrons ton souvenir.
Ô Vierge, nous savons * qu'en ton sein tu as porté * comme luminaire la divine clarté; * c'est pourquoi nous te prions d'illuminer * les âmes des fidèles te chantant.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui veillons la nuit devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
En vierge sage, tu n'as pas voulu * souiller par les passions * l'aspect divin de ton âme et sa beauté, * car tu saisissais l'ineffable splendeur de ton Epoux.
Dans le Christ ayant trouvé * ta puissante, inébranlable et sûre consolation, * tu mortifias les passions tumultueuses, * veillant la nuit pour glorifier le Seigneur.
Pour le Christ tu gardas ferme ta foi, * à lui dès ta naissance tu fus confiée, * à lui tu consacras ton âme et ton corps, * dès ta jeunesse t'exerçant dans l'ascèse.
Tu as mis au monde le Créateur de l'univers, * le Christ qui a voulu renouveler * notre nature glissée dans la corruption * et vers l'ineffable gloire, divine Mère, l'a fait monter.

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Sur la montagne de ta sainte vie, * par l'élévation de ton cœur, * tu t'es affranchi des passions * et conversas avec Dieu.
Père théophore, comme Aaron * c'est par la floraison merveilleuse * de ton bâton que tu accédas * au sacerdoce divin.
De quels dons te comble notre Dieu! * avec la houe de tes prières tu extrais * l'eau vive, Père saint, * des entrailles de la terre.
Ni l'esprit des anges ni l'esprit humain * n'est capable d'expliquer, * Vierge toute-pure, le mystère profond * de ton merveilleux enfantement.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
L'amour du Christ, fleurissant * clairement dans ton cœur, * y implante en particulier * toute sorte de vertu * et les divins enseignements de la foi.
En tes oraisons incessantes * chantant Dieu, tu attiras * son aide puissante sur toi * et tu as reçu de lui * la grâce de la sainte virginité.
D'une couronne de grâces le Christ * comme vierge pure t'a couronnée * et comme guide d'un chœur virginal; * puis dans les demeures célestes il t'a menée, * Mère aux divines pensées.
Ce qui jadis était séparé * a trouvé son unité: * en deux natures unies l'une à l'autre, * Vierge pure, tu as enfanté * ineffablement le Verbe fait chair.

Vers Dieu tu élevas * les désirs de ton cœur, * tu as humilié les passions * et renversé l'orgueil des démons, * ferme assise des moines, Père saint.
Des plaies de la tempérance tu frappas, * vénérable Père, l'Egypte des passions * et de leur servitude rachetas * bon nombre de célibataires et de consorts * qui te suivirent pieusement.
Riche du rayonnement * de tes miracles et de tes vertus, * sage Père, tu es parti * vers la cité d'en-haut, et là tu pries * pour que ton troupeau soit délivré du péril.
De mon âme mortifie, * Vierge toute-pure, les passions, * toi qui as enfanté * par l'ineffable parole la vie de tous * et donne à mon esprit le calme et la paix.

Kondakion, t. 2
Fortifié divinement par la pureté de ton âme * et comme lance empoignant l'oraison incessante, * avec force tu frappas les phalanges des démons, * auteur de miracles, vénérable Père Die * qui sans cesse intercèdes pour nous tous auprès du Christ.

Ikos
Comment, vénérable Père, ferai-je pour louer, * misérable que je suis, tes combats * et comment décrirai-je l'océan de tes pleurs? * Remarquable fut ta vie et tu as connu la condition des Anges * pour avoir mortifié par la tempérance les passions; * ayant réduit en servitude la chair, tu l'as soumise à l'esprit; * et le prince des ténèbres, tu l'as renversé avec l'oraison pour glaive, * toi qui sans cesse intercèdes pour nous tous auprès du Christ.

Synaxaire
Le 19 Juillet, mémoire de notre vénérable Mère Macrine, sœur de saint Basile le Grand.
En sœur qui partageais les pensées de tes frères,
dans le ciel avec eux tu habites, Macrine.
D'ici-bas, le dix-neuf, gloire des solitaires,
les Anges t'ont portée à la vision divine.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Die le thaumaturge.
Toi aussi, bienheureux Die, tu goûtes la mort,
admirable de nom, mais d'œuvres plus encor.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé; * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ne désirant que le seul Christ * et blessé du plus parfait amour, * tu lui chantais: Je cours sur tes pas, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant rejeté le trouble des passions, * tu revêtis le brillant habit * de l'absence de passions en t'écriant: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant abattu l’orgueil bestial * qui soulevait l'hostile prince du mal, * tu reçus le prix de ta victoire, * admirable Sainte, en psalmodiant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Brise les liens de nos péchés * par ton intercession maternelle: * à ton Fils, ô Vierge, nous chantons fidèlement: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
De ton cœur tu avais fait, Père saint, * la demeure de la Trinité; * c'est pourquoi tu élevas un monastère en t'écriant: * Tu es béni, mon Seigneur et mon Dieu.
Ouvrant la source des miracles, Bienheureux, * tu fis jaillir l'eau du salut * pour les fidèles célébrant ta dormition, * luminaire des moines, admirable Père Die.
Ayant orné ta vie de tes vertus, * tout entier tu devins resplendissant, * colonne lumineuse guidant ceux qui psalmodient: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Plus sainte que les Chérubins t'a rendue * le Dieu saint qui sanctifie, * ô Vierge, ceux qui chantent de tout cœur: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Illustre Sainte qui brillais * par ta vie pure et consacrée, * comme offrande réservée, * comme beauté secrète et divine splendeur * à nos yeux tu apparais, * t'écriant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Ayant revêtu l'habit de mortification, * tu passas à la divine immortalité, * toi qui avais si bien enseigné, * en amie de la sagesse, la libre détermination * et l'immortalité de l'âme; tu partis donc * en t'écriant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
De la splendeur au triple éclat, * Bienheureuse, illuminée * en ton visage et ton esprit, * tu t'endormis du sommeil bienheureux, * avec allégresse contemplant celui que tu aimais * et t'écriant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Arche de toute sainteté * que de son ombre couvre l'Esprit saint, * Mère de Dieu qui enfantas * le Verbe devançant l'éternité * et prenant chair en notre humanité, * dans son ineffable compassion, * nous te louons et t'exaltons dans tous les siècles.

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
En faisant fleurir ton bâton, * Dieu montra que ton âme fertile en fruits * ferait croître des plants mystiques et féconds * au Paradis de délices, par volonté divine, * à savoir une multitude de moines s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ton esprit, illuminé * par les beautés divines, a resplendi; * désormais, en sa totale pureté, * il a rejoint le suprême bien, * divinisé auprès de Dieu et sans cesse psalmodiant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Afin que nous puissions te glorifier, * nous qui te célébrons de nos allègres voix, * sauve les brebis de ton bercail * qui fêtent ta mémoire et conduis-les * vers les parvis de Dieu pour y chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu t'es montrée plus vaste que les cieux, * Vierge Marie, en faisant place à l'Infini; * notre Dame, supplie-le * de me libérer de mes passions * et de la redoutable sentence, moi qui m'écrie: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Imitant le grand amour de Dieu, * tu as accompli la charité, * illustre Sainte, en nourrissant * ceux qu'affligeait la pauvreté; * c'est pourquoi le Dieu compatissant * t'a glorifiée pour ta miséricorde.
Devant Dieu te voici donc, * toi qui par ta vie et tes discours * as resplendi, porteuse de clarté, * parée de toutes sortes de vertus, * illustrée par ta noble extraction * et par tes sublimes élévations.
Sainte Macrine, ton logis, * c'est la demeure lumineuse, le palais des cieux; * là, comme vierge, en compagnie * des Hiérarques de ton sang, * tu pries Dieu avec confiance * de sauver tous les fidèles te chantant.
Le fruit de tes entrailles resplendit plus que tous * par sa beauté suprême, * car tu as enfanté le Dieu fait chair * venu sauver l'humanité; * et nous les fidèles, pour cela, * divine Mère, nous te magnifions.

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Père comme un ange apparu * par la perfection de tes vertus * et qui es monté au ciel * à tire de tes ailes dorées, * nous faisons ton éloge et te glorifions avec joie.
Comme un soleil aux mille feux, * tu t'es levé de l'Orient * et déployas comme rayons * tes miracles et tes vertus, * éclairant le monde entier.
Père devenu resplendissant * par l'éclat de tes vertus, * vers la lumière sans couchant * avec joie tu es parti * là où les esprits des Justes ont leur repos * et tu y pries pour ton troupeau.
Ô Christ, épargne-moi * lorsqu'avec gloire tu viendras dans le monde pour le juger, * ô Verbe, puisque t'en supplient * la toujours-vierge Mère de Dieu, * le chœur des Anges et les Justes rassemblés.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 14:16

19 Juillet
Office de notre vénérable Père Séraphim de Sarov.


VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Merveille inouïe: * un champion de la piété se montre à Sarov * et Séraphim devient pour nous * un chaleureux intercesseur auprès de Dieu; * réjouis-toi, monastère de Sarov * qui fis éclore cette fleur de sainteté, * jubilez, tous les fidèles orthodoxes, qui possédez * en l'admirable Séraphim un secours dans le malheur * et lui chantez: Réjouis-toi, * luminaire de la Russie, * toi qui éloignes les ténèbres de l'ennemi * et supplies le Seigneur d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Merveille, vraiment: * au monastère de Sarov * comme inébranlable colonne de piété * nous apparaît le bienheureux Séraphim; * aussi, les sages-en-Dieu, * élevez-vous en esprit vers le ciel * pour chanter au saint moine: Vénérable Père Séraphim, * veuille prier le Seigneur d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Admirables sont tes mystères, ô Christ notre Dieu, * car tu nous as donné pour luminaire le vénérable Séraphim; * sa force nous protège de l'ennemi, * il intercède pour tout fidèle chrétien; * des moines il est la gloire et le soutien, * et maintenant, Seigneur, il te supplie d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Lorsque tu gagnas le désert de Sarov, * vénérable Père, tu renonças * pour toujours à ta propre volonté * et te montras en toute chose obéissant; * avec joie tu supportas * les outrages, les vexations, * tu reçus coups et blessures de malfaiteurs, * mais pour eux aussi, Vénérable, tu prias; * et nous qui glorifions * ta mémoire sacrée, * nous te demandons d'intercéder auprès du Christ * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Bienheureux le monastère de Sarov * qui en toi, vénérable Père, posséda * le trésor des vertus, le vase de pureté, * l'habitacle de la grâce, le gardien de la chasteté, * la Source des guérisons, * pour les malades celui qui soigne sans argent, * un ascète véritable, un consolateur dans l'affliction, * le havre tranquille pour ceux que la tempête des passions met en péril; * à nous qui célébrons, * Père Séraphim, ta mémoire sacrée, * intercède pour que soient données la paix et la grâce du salut.
En ce jour exultent les assemblées * des fidèles célébrant * ta mémoire, vénérable Séraphim; * elles élèvent la voix pour chanter: * Par amour pour le Christ * ayant quitté le monde et ses attraits * pour habiter le désert de Sarov, * tu n'as pas redouté le combat * contre les ennemis invisibles, * que tes prières ont balayés * comme poussière; c'est pourquoi * tu demandes au Seigneur d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Assemblées des fidèles, venez, * par des cantiques de louange glorifions * l'admirable Père en ce jour et disons-lui: * vénérable Père Séraphim, * tu as trouvé la vie divine en vérité * et le Seigneur t'a couronné de gloire incorruptible; * ta sainteté a rendu fameux le monastère de Sarov * et pour les miracles opérés * les foules glorifient le Seigneur qui te glorifia lui-même; * Père vénérable, supplie-le * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant...
Le Roi des cieux, dans son amour pour les hommes, * s'est manifesté sur la terre, * il a conversé avec les hommes; * ayant pris chair d'une Vierge pure * et sorti d'elle par l'enfantement, * il est le Fils unique, une seule personne en deux natures. * Et nous qui proclamons en toute vérité * la perfection de sa divinité et de son humanité, * nous confessons le Christ notre Dieu. * Mère inépousée, intercède auprès de lui, * pour qu'il accorde à nos âmes sa miséricorde.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours. Ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(5,15-6,3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur; c'est le Très-Haut qui en prend soin. Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté; de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera. Pour armure il prendra son ardeur jalouse, il armera la création pour châtier ses ennemis; pour cuirasse il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux; avec lui l'univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d'un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère, les flots de l'océan feront rage contre eux, et sur eux sans merci passeront les torrents, le souffle du Puissant s'élèvera contre eux et les dispersera comme fait l'ouragan; l'iniquité rendra toute terre déserte, le mal renversera le trône des puissants. Ecoutez donc, ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines, prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples: c'est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir, la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompît son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Litie, t. 2
De quels éloges couronner * ce grand ascète, le vénérable Séraphim? * Il s'est montré un maître dans la fermeté de la foi et la vertu: * par son enseignement divinement inspiré * et sa vie angélique, il a instruit * tous ceux qui se sont approchés de lui; * c'est pourquoi nous lui chantons: * vénérable Père, prie le Christ * d'affermir la vraie foi et d'accorder à nos âmes le salut.
Multitude des moines, venez, * louons en ce jour comme il se doit * le véritable disciple du Sauveur, * celui qui a triomphé des séductions mondaines, * a pris sur ses épaules le joug du Christ * et couvert de honte les escadrons diaboliques; * chantons-lui: vénérable Père Séraphim, * souviens-toi de nous qui louons * et célébrons ta mémoire sacrée.
Ta mémoire divine et porteuse de clarté * a rempli d'admiration * les pontifes, les princes et les rois, * vénérable Père Séraphim, * car dans la chair tu as vaincu, * tel un incorporel, les ennemis invisibles; * tout le pays de Tambov * et le saint monastère de Sarov * se sont félicités * de posséder tes reliques sacrées, * puisqu'à tout fidèle s'approchant * de ta sainte châsse fut donnée la santé; * et nous, illuminés par toi, nous te chantons: * intercède pour que nos âmes obtiennent le salut.
Gloire au Père, t. 5
Qu'en ce jour toute la terre de Russie * se réjouisse avec nous * et que jubilent dans le ciel tous les saints moines de Sarov; * et nous fidèles, réunis à présent, * glorifions en ce vénérable Père le maître, le pasteur, * le sage conducteur des brebis égarées, * pour tout malade le prompt guérisseur, * le plus bel ornement de la Russie; * et, chantant ses louanges, disons-lui: * vénérable Père Séraphim, * que tes prières nous procurent le salut.
Maintenant...
Ô Vierge toute-sainte, tu es le Temple, * la porte, le palais et le trône du Roi: * par toi le Christ, mon libérateur et Seigneur, * s'est levé sur ceux qui dormaient dans les ténèbres, * Soleil de justice pour illuminer * ceux qu'il avait créés de sa main à son image; * Ô Toute-vénérable, * forte de l'assurance dont tu jouis devant ton Fils, * intercède auprès de lui pour le salut de nos âmes.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, compagnon des Anges, * vénérable Séraphim: * sur terre ayant mené ta sainte vie, * tu éduquas dans la crainte du Seigneur * la multitude des croyants * qui s'approchèrent pieusement de toi; * illuminé par la grâce du saint Esprit, * tu voyais le futur comme présent; * tu as comblé de joie et de tendresse tant d'âmes affligées; * c'est pourquoi nous venons te supplier: * intercède auprès du Christ pour les fidèles te vénérant.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Réjouis-toi, illustre maître des égarés, * toi qui méritas de contempler * dans son temple avec les anges et les archanges le Christ Seigneur; * et maintenant, vénérable Père jouissant * pour toujours de sa vision dans les cieux, * prie pour nous qui célébrons ta mémoire avec foi.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.
Réjouis-toi, vénérable Séraphim, * car tu recommandas à tous de garder la vraie foi dans le Christ; * et, désirant la vie suprême, tu méprisas les richesses d'ici-bas; * maintenant tu contemples l'ineffable beauté dans le ciel * et te délectes suavement du chant des Anges; * prie donc le Seigneur de nous accorder la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Vénérable Père Séraphim, * qui racontera tes peines, tes douleurs, * quelle langue décrira ta rude existence au désert, * tes veilles, tes jeûnes, ton expérience de reclus, * le silence de tes lèvres, ta prière continue? * Des ascètes vraiment tu nous parais le joyau * et près de Dieu tu intercèdes constamment; * c'est pourquoi nous te chantons: Réjouis-toi * qui pour les moines fut un modèle de vie, * réjouis-toi, consolateur * des malheureux, des affligés, * et pour tous un chaleureux intercesseur; * vénérable Père, prie le Christ * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s'est revêtu pour délivrer Adam de l'antique malédiction; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaire, t. 4
Dès ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, * et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, * au désert tu excellas * dans le travail et la prière continue; * par la tendresse de ton cœur tu as acquis l'amour du Christ * et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu; * c'est pourquoi nous te chantons: * vénérable Père Séraphim, * que tes prières nous obtiennent le salut.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Par la prière et le signe de la croix * ayant résisté aux tentations de l'ennemi, * tu fus agréable au Seigneur * par l'abstinence et le jeûne; c'est pourquoi * tu as reçu le don des miracles pour guérir * tout fidèle qui s'approche de toi; * vénérable Séraphim, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui vénèrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
La redoutable merveille de ton enfantement, * l'ineffable manière dont tu conçus, * Mère toujours-vierge, frappe mon esprit * et me remplit d'étonnement: * ta gloire, divine Mère, s'étend à tous, pour le salut de nos âmes.

Cathisme II, t. 1
Au plus profond de l'ermitage de Sarov, * tu as fléchi les genoux sur le rocher, * élevant tes vénérables mains vers le Seigneur; * aussi tu as reçu du Sauveur la grâce de l'Esprit saint * pour guérir ceux qui souffrent dans leur corps * et pour éclairer les âmes des croyants; * c'est pourquoi, vénérable Père, nous te chantons: * prie le Christ notre Dieu de nous sauver, * nous qui fêtons en ce jour ta mémoire sacrée.
Agréant la prière de tes serviteurs * qui se réfugient sous ta protection, ô Vierge immaculée, * ne cesse pas d'intercéder * auprès de l'Ami des hommes pour notre salut.

Mégalynaire
Nous te magnifions, * vénérable Père Séraphim, * célébrant ta mémoire sacrée, * modèle des moines et déjà * concitoyen des Anges sur la terre.
Versets 1: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière. 2: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 3: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 4: Pour moi tu as changé en allégresse mon deuil. 5: Chantez pour le Seigneur, vous qui l'aimez, célébrez sa mémoire de sainteté.

Cathisme, t. 7
Vénérable, ta vie vertueuse * a brillé sur la terre de Russie * et tout fidèle te glorifie * avec des chants de louange désormais; * comme Elie étant monté sur le char de tes vertus, * en ton âme tu t'envolas vers le ciel * et là tu as été couronné * de l'éclatante couronne méritée; * prie le Christ notre Dieu d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Vierge toute-pure, prends pitié de nous * qui nous réfugions avec foi vers ta miséricorde * en implorant ta chaleureuse protection: * toi qui es la Mère du Très-Haut, * prie ton Fils, le Christ notre Dieu, * de sauver tes fidèles serviteurs.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.. Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile (Matthieu n° 43) et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de Séraphim...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t.6
En ce jour, fidèles, célébrant * dans l'allégresse de l'esprit * la fête solennelle du vénérable Père, exultons * en toute piété et disons-lui: * Réjouis-toi, bienheureux Séraphim, * réjouis-toi, ange terrestre, homme du ciel, * réjouis-toi qui as conduit * tant d'âmes vers le chemin du salut, * réjouis-toi, gloire et firmament de la Russie; * pour nos âmes intercède auprès de Dieu.

Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons du Saint.
Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Ouvre mes indignes lèvres, Seigneur, * et donne-moi l'éloquence * pour chanter dignement * la mémoire du bienheureux Séraphim * qui te prie avec les Anges maintenant * de nous délivrer de tout malheur.
Intensément tu as prié, * vénérable Père, la Mère de Dieu * et tu as mérité * de la voir avec les Apôtres: * par tes prières ne cesse pas désormais * de consoler tes enfants.
Dès l'enfance, Père vénéré, * tu t'es offert à Dieu en esprit * et par la force de la tempérance ayant apaisé * les passions corporelles, * sage Père, tu as resplendi * de toutes sortes de vertus.
Dame comblée de tant de biens, * toi qui as enfanté dans la chair * notre Dieu, la suprême bonté, * fais du bien à mon cœur malmené par les passions, * afin que dans la foi et l'amour * je te puisse magnifier.
t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Selon le précepte du Seigneur, * c'est par le chemin étroit, malaisé, * que tu es entré, vénérable Père, dans le royaume des cieux, * en méprisant la voie large et facile; * prie donc pour nous qui célébrons * ta mémoire étincelante de clarté.
Dès la jeunesse ayant pris ta croix * pour gravir la montagne de la condition impassible, * sans retour tu as suivi le Christ; * ayant acquis la sagesse de l'esprit, * tu as atteint la Jérusalem céleste: * prie pour nous l'unique Ami des hommes.
Maintenant que tu te tiens devant le trône de Dieu, * intercède pour qui souffre en ta patrie * et procure pour les russes amis du Christ, * vénérable Père, le salut par tes prières.
Exauce, notre Dame, * la voix suppliante de ceux * qui t'approchent avec amour et foi * et qui chantent avec crainte pour toi.

Ode 3, t. 6
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Toi qui te tiens devant Dieu * avec les Anges, vénérable Séraphim, * pacifie par tes prières le monde entier, * fais cesser les guerres entre nations * et procure la victoire sur l'ennemi * aux Chrétiens qui professent la vraie foi.
Dès la jeunesse, avec amour et foi * tu as adhéré, vénérable Séraphim, * au Maître des puissances d'en-haut * et, brillant comme soleil au désert de Sarov, * tu consolas les affligés qui s'approchèrent de toi. * Intercède pour notre salut.
Aux fidèles te priant * tu es apparu, vénérable Père, * comme inébranlable pilier, * comme un sûr refuge * pour tous ceux qui accourent vers toi * et reçoivent l'inépuisable grâce des guérisons.
Eve, la prime aïeule, a entendu: * Tu enfanteras dans les douleurs; * mais toi, ô Vierge pure, en entendant: * Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi, * en cris d'allégresse tu as changé * le deuil de la mère des vivants.
t. 8
« Seigneur qui as tendu la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Bienheureux Père, prie le Christ notre Dieu * de nous délivrer de la famine, des épidémies, * de la mort subite, des fautes secrètes et des mauvaises pensées, * afin que nous chantions au Christ d'un cœur pur: * sauve-nous, Seigneur, par les prières de Séraphim.
Ayant suivi le Maître avec douceur, humilité, * tu t'es vraiment fait tout pour tous: * instruisant sans cesse riches et pauvres en la piété, * d'avance tu as vu comme présent l'avenir. Prie le Christ de nous accorder la rémission de nos péchés.
Délivre ton monastère du mal causé par l'ennemi, * remplis-le de grâce et d'amour, * pour qu'oubliant les nécessités de cette vie * on y puisse par tes prières * trouver les biens qui procurent aux âmes le salut.
Notre confiance, notre espoir, * très-sainte Dame, repose en toi; * sauve donc de tout malheur * notre patrie et tous ceux * qui te prient et invoquent ton nom.

Cathisme, t. 4
Tu as franchi l'océan de cette vie * en triomphant par l'abstinence des passions; * abordant au havre de la condition impassible, * tu es apparu, vénérable Père, comme un trésor de pureté; * prie le Christ de nous accorder la grâce du salut.
Lorsqu'au jour de son juste jugement * je comparaîtrai en présence du Créateur, * notre Dame, assiste-moi * et délivre-moi du châtiment éternel; * puissé-je ne pas descendre en enfer, * très-sainte Mère de Dieu, * mais qu'avec ton aide je trouve le salut !

Ode 4, t. 6
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
L'Eglise fête brillamment * en ce jour ta mémoire, * vénérable Père, et te prie * de demander au Seigneur * la paix pour le monde * et pour nos âmes la grâce du salut.
Tel un palmier tu as fleuri, * portant comme fruits tes sublimes exploits * pour délecter de tes paroles et de ta vie pure * les cœurs de ceux qui accourent vers toi; * intercède pour que nous trouvions * miséricorde auprès du Christ notre Sauveur.
Par tes prières intercède pour nous * auprès de Dieu, vénérable Séraphim, * dissipe les sombres ténèbres de nos péchés, * procure l'absence de passions, * la foi et l'amour à tous ceux * qui vénèrent ton illustre souvenir.
Vierge souveraine, réjouis-toi, * joyau de nos églises, * force et fierté des chrétiens: * sans cesse prie le Christ notre Dieu, * afin que par tes prières * nous soyons sauvés de tout malheur.
t.8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Bienheureux, ce n'est plus seulement la Russie, * c'est la terre entière qui possède en toi désormais * un chaleureux intercesseur, un secours toujours prompt, * un protecteur invincible et pour nos âmes un médiateur.
En médiateur intercède pour nous * auprès de la très-sainte Trinité; * éveille à la prière avec toi * les chœurs des Saints dont tu as imité la pure vie.
Avec eux prie pour la paix * et l'harmonie du monde entier, * afin qu'ici-bas nous vivions dans le calme, paisiblement, * et que nous jouissions de la vie éternelle dans le siècle à venir.
En ascète sublime, tu as mené * la rude vie d'un moine au désert * et dans la prière tu l'as achevée: * prie le Christ de nous sauver.
Refuge et force, tu l'es pour nous, * divine Mère immaculée: * prie ton Fils et notre Dieu de nous accorder * la rémission de nos fautes et le salut.

Ode 5, t. 6
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Pour tous ceux qui s'approchent de toi * tu fus un maître véritable; * grande fut ta dévotion envers la Mère de Dieu, * immense est ton crédit auprès du Christ: * ne cesse donc pas de le prier, * vénérable Père, pour tes enfants.
Que le peuple chrétien maintenant * se rassemble en esprit dans le temple de Sarov, * bienheureux Père Séraphim, * en vénérant tes reliques sacrées, * et te demande la guérison, * la santé, le salut, en magnifiant le Seigneur.
Alors que de nuit tu priais Dieu, * vénérable Père, * l'ennemi invisible * essaya de t'effrayer; * mais, confondu par ta prière, * l'esprit du mal a dû s'enfuir.
Vierge tout-immaculée, * intercède auprès du Dieu * que dans la chair tu as conçu, * pour qu'il accorde en son amour * à tes fidèles serviteurs * la rémission de leurs péchés.
t. 8
« Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
Vénérable Père, par tes jeûnes et ta prière continue * tu glorifias le monastère de Sarov, * oignant les malades avec l'huile de la lampe qui brûlait * devant l'icône de la Mère de Dieu * et par elle accordant sans cesse la guérison. * Intercède à présent pour le salut de nos âmes.
Pontifes et prêtres, exultez avec les moines * et tout le peuple, chantez le bienheureux Séraphim, * ce calme havre après la tempête des afflictions * et ce médecin qui guérit promptement * les maladies de nos âmes et de nos corps.
Offre tes prières, Bienheureux, * comme un sacrifice agréable, immaculé, * à la très-sainte Trinité * et ne nous oublie pas, nous qui célébrons ta mémoire en ce jour; * implore miséricorde pour ceux qui nous haïssent, * nous offensent, nous traitent en ennemis, * et délivre-nous tous de toutes sortes d'afflictions.
Prends le gouvernail de mon esprit * traversant la tempête des nombreuses passions * et sauve les fidèles qui se réfugient vers toi: * pure Souveraine, ô Mère de Dieu, * hors de toi nous n'avons d'autre secours.

Ode 6, t. 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Ton âme sainte fut pour Dieu * une demeure qu'habita * le Père avec le Fils et l'Esprit saint; * c'est pourquoi, Vénérable, nous t'en prions: * éloigne de tes fidèles les assauts de l'ennemi * et donne à tes Eglises la paix.
Vénérable Séraphim, nous célébrons * tes exploits sublimes au désert, tes labeurs * et la douceur de ton enseignement: * par eux tu as illuminé * les multitudes qui s'approchèrent de toi * et tu leur enseignas à chanter la Trinité consubstantielle.
Ayant suivi ton Maître le Christ, * bienheureux Père, en la pureté de ta vie, * tu as mené ta course à bonne fin * et dans les demeures éternelles à présent * tu contemples ce que voient les Anges; c'est pourquoi, * vénérant ta mémoire, nous magnifions le Christ.
Vers toi je me réfugie, * ô Vierge toute-pure, à présent: * par ton intercession * sauve-moi, garde-moi; * tout ce que tu veux, tu le peux en effet, * comme la Mère du Tout-puissant.
t. 8
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Nous sommes tous chargés de fautes, * mais tes prières, vénérable Séraphim, * montent vers Dieu comme encens de bonne odeur; * nous te prions donc d'assécher * l'océan de la funeste incrédulité * qui déferle sur notre pays; * et demande au Seigneur pour nos âmes le salut.
Tu es devenu vraiment bienheureux, * vénérable Séraphim, toi qui as acquis * par ta pauvreté la richesse et par tes larmes la joie * que tu as transmise en abondance à tes visiteurs; * et maintenant tu rayonnes de miracles * pour la guérison de tous les fidèles qui accourent vers toi.
Ayant creusé de tes mains, * vénérable Père, un puits dans le désert, * tu as abreuvé les pèlerins qui avaient soif; * et maintenant tu guéris de leurs douleurs * de nombreux malades avec l'eau de ton puits; * en vérité le Seigneur a fait de toi pour tous * un thaumaturge, un merveilleux intercesseur.
Divine Mère, en toi nous reconnaissons * à juste titre la véritable Mère de Dieu: * par ton enfantement nous fûmes délivrés * de la funeste condamnation * grâce à la tendresse de l'ami des hommes, notre Dieu, * et c'est à la vie immortelle que nous sommes appelés.

Kondakion, t. 8
Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, * tu as élu demeure au monastère de Sarov * et, par la vie angélique que tu menas, * pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut; * c'est pourquoi le Christ t'a glorifié en t'accordant * le don des guérisons et des miracles; aussi nous te chantons: * Réjouis-toi, vénérable Père Séraphim.

Ikos
Ayant délaissé ta famille et tes amis * et considéré les richesses comme rebut, * tu as habité le désert de Sarov; * l'ayant emporté sur les passions comme un incorporel, * tu as mérité de rejoindre les Anges dans leurs chœurs; * toi qui as reçu le discernement des esprits, * donne-nous le discernement pour te chanter ainsi:
Réjouis-toi, ange terrestre, homme du ciel, * réjouis-toi, imitateur du Christ en son amour, * réjouis-toi, vénérable demeure de l'Esprit saint, * réjouis-toi, grande allégresse des sans-espoir.
Réjouis-toi, fontaine d'où jaillissent les guérisons, * réjouis- toi, douce consolation des âmes affligées, * réjouis-toi, calme havre des moines et sage père spirituel, * réjouis-toi, fierté de la terre de Russie.
Réjouis-toi, vénérable Père Séraphim.

Ode 7, t. 6
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Ayant mené ton admirable vie, * toute pleine de la grâce du saint Esprit, * tu as eu en vérité * la fin bienheureuse des justes, dans l'allégresse du Christ; * à celui qui t'a glorifié nous chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Avec la multitude des pèlerins * qui affluait dans ton monastère en ce jour * pour se prosterner devant tes reliques sacrées, * en esprit nous y puisons les guérisons * et chantons sans cesse: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Par toute la terre ce message a retenti: * à Sarov est apparu un thaumaturge glorieux * faisant jaillir une multitude de guérisons * pour tous ceux qui s'approchent de lui * et chantent avec foi: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Vierge Mère de Dieu * qui as mis au monde ton propre Créateur * en enfantant ineffablement le Verbe, * intercède auprès de lui * avec le vénérable Séraphim, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Aie pitié de nous, Seigneur, et garde-nous * de tout mal funeste aux âmes * par les prières de ton serviteur le vénérable Séraphim, * afin que tous avec tendresse nous te chantions: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Qui ne voudrait admirer ou glorifier * l'abîme insondable de ta miséricorde, Seigneur, * puisqu'au monde entier tu as montré * ton serviteur, le vénérable Séraphim, * comme chaleureux intercesseur pour nous qui te chantons; * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Agrée ce chant d'action de grâces que nous t'offrons, * accorde, vénérable Père, la guérison * à nous tous qui fêtons ta mémoire sacrée * et nous prosternons devant ton icône en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Refuge et force, tu l'es pour nous, * divine Mère immaculée: * prie ton Fils et notre Dieu * de bien vouloir nous accorder * la rémission de nos fautes et le salut.

Ode 8, t. 6
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Ayant dompté les passions de la chair et devenu pour le monde comme mort, * en ton cœur tu as reçu les paroles de la vie éternelle, Bienheureux, * afin que tous les visiteurs apprennent à chanter: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur dans les siècles.
En ce jour de ta glorieuse mémoire, Séraphim, * l'Eglise entière jubile de joie * et chante pour le Dieu qui est admirable dans les saints: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur dans les siècles.
Père comblé de la grâce du saint Esprit, * implore par tes prières le pardon des péchés * pour les fidèles célébrant ta mémoire et chantant: * Prêtres, bénissez, peuple, exalte le Seigneur dans les siècles.
Tu nous es montrée comme la médiatrice du salut, * divine Mère qui as enfanté le Sauveur et Maître de tous; * aussi rends dignes du salut, nous t'en prions, * tous les fidèles qui te chantent dans les siècles.
t. 8
« Le Roi des cieux * que chantent les célestes armées, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Jaloux de ta vie vertueuse, le perfide ennemi * essaya de te créer des obstacles, mais toi, * l'ayant confondu par la grâce divine et les prières de la Mère de Dieu, * tu glorifias le Seigneur en chantant: * Toutes ses œuvres, exaltez-le dans les siècles.
Comme resplendissent les rayons du soleil sur le monde, * ainsi par toute la terre la nouvelle de tes miracles se diffusa; * et nous, admirant ta gloire, nous chantons: * Prêtres, bénissez, peuple, exalte le Seigneur dans les siècles.
Guéris notre esprit agité par les passions et les vaines pensées, * apaise les vagues de l'athéisme dans notre patrie, * affermis nos cœurs affaiblis par les préoccupations de cette vie, * afin que nous puissions glorifier * le Christ notre Créateur dans les siècles.
Réjouis-toi, trône flamboyant du Seigneur, * réjouis-toi, aurore de la clarté immatérielle, * réjouis-toi, nuée du Soleil de justice, le Christ notre Sauveur * que nous exaltons dans les siècles.

Ode 9, t. 6
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
De nos lèvres indignes * nous t'avons adressé * ces modestes louanges, Bienheureux: * ne les méprise pas, mais reçois-les; * sanctifie tous ceux qui te louent, * délivre-nous de la misère, du malheur * et du châtiment éternel, * pour que nous puissions te chanter à jamais.
Ayant souffert avec courage * dans la solitude du désert * la froidure des nuits, la chaleur durant le jour, * tu es devenu la maison * de la Sagesse divine, * puis es parti, Bienheureux, * vers la lumière sans soir: * intercède pour notre salut.
Grande gloire au monastère * dans lequel tu as voulu * prendre sur toi le joug du Christ: * c'est là qu'en effet tu as passé * dans le désert les jours de ta vie; * et les nombreux fidèles qui s'approchèrent de toi, * tu les amenas par tes enseignements * à vivre en fils de l'Eglise du Christ.
C'est toi notre force, * notre fierté, notre joie, * celle qui nous garde en sûreté, * notre refuge, notre abri, * notre invincible protectrice: * toute-sainte Mère de Dieu, * procure le salut * à tes fidèles serviteurs.
t. 8
« A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: * par toi nous avons trouvé le salut; * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Ayant imité les anciens Pères qui brillèrent jadis par le jeûne et leurs exploits, * tu passas tous les jours de ta vie dans la prière, les larmes, le labeur, * vénérable Père, jusqu'à rejoindre les demeures des cieux; * aussi, comme il est juste, nous te disons bienheureux.
De puissante force t'a ceint le Christ notre Dieu, * il t'a fortifié pour que tu évites les pièges de l'ennemi; * prie donc l'Ami des hommes de tous nous délivrer * des tentations dont nous assaille l'ennemi * et de sauver nos âmes, nous t'en prions.
Vers toi nous cherchons refuge dans la douleur et l'affliction * et du fond de notre âme te crions: * sois pour nous le havre de paix, la guérison de nos maux, * délivre-nous de tout mal et de toute douleur, * afin que nous puissions te magnifier sans cesse.
Vierge toute-pure, tu as enfanté * l'Un de la sainte Trinité, le Fils et Verbe de Dieu: * avec les Justes et les saints Moines prie-le pour tes serviteurs * qui demandent avec foi le pardon de leurs péchés.

Exapostilaire (t. 3)
Venez, tous les fidèles, glorifions * par des cantiques sacrés * l'admirable thaumaturge Séraphim, * ce nouveau luminaire de la Russie, * compagnon des Anges et chaleureux intercesseur auprès de Dieu * pour les fidèles qui célèbrent sa mémoire sacrée.
Après Dieu, c'est en toi que nous mettons, * divine Mère, notre espoir: * intercède auprès du Fils né de toi * pour qu'il accorde au monde la paix et la grâce du salut.

Laudes, t. 8
Voici la festivité solennelle * en mémoire du vénérable Séraphim * pour lequel en ce jour nous chantons: * Réjouis-toi, lumière des ascètes, leur firmament, * nouvelle étoile des mages, montrant * aux moines le chemin des parvis célestes, * gloire éclatante des prêtres, leur fierté, * intarissable source d'amour et chasteté, * brillant luminaire du discernement des esprits, * réjouis-toi, modèle de ceux qui s'exercent en la vertu. (2 fois)
Le Christ, tu l'as suivi en vérité, * bienheureux Père Séraphim, * attirant tous les hommes vers toi * par ton innocence et ton amour fraternel * et, dans la douceur, l'humilité, * leur enseignant à prendre le chemin des vertus; * c'est pourquoi nous glorifions avec amour * ta sainte mémoire, bienheureux Séraphim.
Au désert tu habitas, Bienheureux, * et, poussant la sagesse spirituelle à sa perfection, * tu as atteint le sommet de la vertu; * c'est pourquoi nous te chantons: réjouis-toi, * car de l'Eglise tu es vraiment le joyau, * des prêtres l'allégresse et des moines la fierté; * bienheureux Séraphim, prie le Christ notre Dieu * de faire au monde le don de la paix * et d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Assemblées des moines, venez * avec l'ensemble des jeûneurs * et la multitude des chrétiens, * célébrons par des cantiques ce véritable ascète, en disant: * réjouis-toi qui as suivi, pas à pas, * sur l'étroit chemin ton Maître le Christ, * réjouis-toi, prompt secours de qui s'approche de toi * dans le malheur et l'affliction * et lui procures merveilleusement le salut; * réjouis-toi qui as reçu le don de prophétie * pour annoncer comme présent l'avenir; * intercède, vénérable Séraphim, * pour les fidèles célébrant * avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Apôtres et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Grande doxologie. Tropaire du Saint et théotokion apolytikion dominical : du même ton. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 14:27

20 JUILLET
Mémoire du saint et glorieux prophète Elie le Thesbite.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Verbe dont la tendresse transporta * de terre sur un char enflammé * le prophète Elie de Thesbé, * par ses prières sauve-nous * qui te glorifions avec foi * et dans la joie célébrons * sa divine et vénérable mémoire.
Ce n'est pas dans l'ouragan, * mais dans la brise légère que tu as vu * la parousie de notre Dieu * qui t'illumina jadis, bienheureux prophète Elie; * emporté sur un quadrige, tu t'élanças * à travers le ciel d'étrange façon, * dans l'émerveillement, Prophète inspiré.
Par le glaive tu égorgeas * les prêtres de l'infamie; * sur terre tu interdis au ciel de répandre la pluie, * enflammé que tu étais par le zèle de Dieu; * et, par le don de ton manteau, * d'une double grâce divine tu comblas, * sage Elie, le prophète Elisée.
t. 2
Sur l'univers se sont levés * deux astres éblouissants, * Elie et Elisée. * Le premier par sa parole divine ferma les sources des cieux * et fit ses remontrances aux souverains, * puis monta vers le ciel sur un char de feu. * Le second assainit les eaux qui faisaient avorter * et, recevant double grâce, traversa * à pied sec les flots du Jourdain. * Et maintenant avec les Anges dans la joie * ils intercèdent en faveur de nous tous * pour le salut de nos âmes.
Des prophètes a resplendi * en ce jour la sainte venue, * convoquant les amis de la fête mystiquement; * celui qui monta sur un char vers les cieux, * l'étoile sans couchant du Matin * et l'admirable Elisée * ont ouvert les flots du nouveau Jourdain * et donné clairement l'annonce de la foi, * régénérant par une double image la gloire sœur * de l'ancien Testament et du nouveau, * doublant aussi la bénédiction * sur les fidèles célébrant leur mémoire en festive solennité.
Astres des Eglises qui n'as pas de couchant, * prophète Elie, enflammé de zèle divin, * tu fermas les sources des cieux et fus nourri par un corbeau; * tu confondis les rois et mis à mort les prêtres de Baal, tu fis descendre le feu du haut du ciel * et périr cinquante hommes par deux fois; * tu as nourri la veuve de Sarepta * avec l'huile et le peu de farine qui restaient * et, par ta prière, ressuscitas son fils; * tu allumas le feu sur l'autel inondé * et traversas à pied les flots du Jourdain, * puis sur un char de feu tu fus emporté vers les cieux; * et tu donnas double grâce à Elisée, * sans cesse intercédant auprès de Dieu * pour que nos âmes soient sauvées.
Gloire au Père, t. 6
Venez, tous les croyants, * rassemblons-nous en ce jour * dans le saint temple des Prophètes inspirés * pour chanter et psalmodier * en l'honneur du Christ notre Dieu, qui les a glorifiés, * disons tous dans l'allégresse et la joie: * Elie au nom sublime, réjouis-toi, * ange sur terre, homme du ciel; * réjouis-toi, vénérable Elisée * qui reçus double grâce de par Dieu; * réjouissez-vous, chaleureux protecteurs, * médecins des âmes et des corps * de tous ceux qui aiment le Christ; * intercédez auprès de lui, * pour que soient délivrés de tout danger, * de toute menace et hostilité * les fidèles célébrant votre festive commémoration.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture du troisième livre des Rois
(17,1-23)
La parole du Seigneur fut adressée à Elie le prophète, qui dit à Achab: Par le Dieu vivant, le Seigneur des puissances, le Dieu d'Israël, en présence de qui je me suis tenu aujourd'hui, il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, si ce n'est à mon commandement! Et la parole du Seigneur fut adressée à Elie en ces termes: Pars d'ici vers l'orient et cache-toi près du torrent de Khorath, qui est en face du Jourdain; tu boiras au torrent, et je donne l'ordre aux corbeaux de t'y porter à manger! Elie partit et s'établit près du torrent de Khorath, en face du Jourdain, et les corbeaux lui portaient du pain le matin et de la viande le soir, et il buvait l'eau du torrent. Mais, au bout d'un certain temps, le torrent fut à sec, parce qu'il n'y avait pas eu de pluie dans le pays. Alors la parole du Seigneur fut adressée à Elie en ces termes: Lève-toi et va à Sarepta, au pays de Sidon, et tu y demeureras, car là-bas j'ai ordonné à une veuve de te donner à manger. II se leva et alla à Sarepta. En arrivant à la porte de la ville, il vit une veuve qui ramassait du bois; il l'interpella et lui dit: Apporte-moi donc un peu d'eau dans ta cruche, que je boive! Comme elle allait en chercher, il la rappela et lui dit: Apporte-moi aussi un morceau de pain dans ta main! La femme répondit: Par le Dieu vivant, ton Seigneur, je n'ai pas de pain cuit; je n'ai qu'une poignée de farine dans une jarre et un peu d'huile dans une cruche: je viens de ramasser deux bouts de bois, je vais préparer cela pour moi et mes enfants, nous mangerons et nous mourrons! Mais Elie lui dit: Sois sans crainte, va faire comme tu l'as dit; mais prépare-moi d'abord un petit pain, que tu m'apporteras; ensuite tu prépareras le reste pour toi et tes enfants, car voici ce que dit le Seigneur, le Dieu d'Israël: La jarre de farine ne s'épuisera et la cruche d'huile ne se videra, jusqu'au jour où sur tout ce terroir le Seigneur fera pleuvoir! La femme s'en alla et fit comme Elie lui avait dit. Il y en eut pour lui, pour elle et pour ses enfants, et depuis ce jour la jarre de farine ne se vida et la cruche d'huile ne s'épuisa, selon la parole du Seigneur transmise par Elie. Après cela il arriva que le fils de la maîtresse de maison tomba malade, et sa maladie fut si violente qu'il en mourut. Alors elle dit à Elie: Qu'y a-t-il entre nous, homme de Dieu? Serais-tu venu chez moi pour me rappeler mes fautes et faire mourir mon fils? Elie dit à la femme: Donne-moi ton fils! Et il le prit des bras de sa mère, le porta dans la chambre haute où il logeait et le coucha sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur en disant: Seigneur mon Dieu, veux-tu donc aussi du mal à la veuve qui m'héberge, pour que tu fasses mourir son fils? Il souffla par trois fois sur l'enfant et il invoqua le Seigneur en disant: Seigneur mon Dieu, je t'en prie, fais revenir en lui l'âme de cet enfant! Et il en fut ainsi: comme Elie l'invoquait, le Seigneur écouta son appel, l'âme de l'enfant revint en lui et il fut rendu à la vie. Elie prit l'enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison et le remit à sa mère en disant: Voici ton fils, il est vivant! La femme dit à Elie: Maintenant je sais que tu es un homme de Dieu et que la parole de Dieu dans ta bouche est vérité.

Lecture du troisième livre de Rois
(18, 1,17-41,44,42,45-46; 19, 1-9,11-13,15-16)
La parole du Seigneur fut adressée à Elie le Thesbite, la troisième année, en ces termes: Va te montrer à Achab, et j'enverrai la pluie sur la face de la terre! Dès qu'il vit Elie, Achab lui dit: Te voilà, toi le fléau d'Israël! Elie répondit: Le fléau d'Israël, ce n'est pas moi, mais toi et ta famille, parce que vous avez abandonné le Seigneur notre Dieu pour aller à la suite de Baal. Fais donc rassembler tout Israël près de moi sur le mont Carmel, avec les quatre cent cinquante prophètes de Baal et le quatre cents prophètes d'Astarté, qui mangent à la table de Jézabel! Achab convoqua tout Israël et rassembla tous les prophètes sur le mont Carmel. Elie s'approcha de tout le peuple et dit: Jusques à quand clocherez-vous des deux pieds? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le; si c'est Baal, marchez à la suite de Baal! Mais le peuple ne lui répondit rien. Elie poursuivit: Moi, je reste seul comme prophète du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante et les prophètes d'Astarté quatre cents. Donnez-nous deux jeunes taureaux; qu'ils en choisissent un pour eux, qu'ils le dépècent et le placent sur le bois, mais qu'ils n'y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l'autre victime, sans y mettre le feu. Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j'invoquerai le nom du Seigneur; le dieu qui répondra par le feu, c'est lui qui est Dieu! Tout le peuple répondit: Voilà qui s'appelle bien parler! Elie dit aux prophètes de Baal: Choisissez un taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux; invoquez le nom de votre dieu, mais n'allumez pas! Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu'à midi, en disant: Exauce-nous, Baal, exauce-nous! Mais il n'y eut ni voix ni réponse. Et ils dansaient devant l'autel qu'ils avaient élevé. A midi, Elie le Thesbite se moqua d'eux et leur dit: Criez plus fort car votre dieu a des soucis ou des affaires, ou bien il est voyage; peut-être il dort et se réveillera! Ils crièrent plus fort et se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu'à l'effusion du sang. Quand midi fut passé, ils se mirent à vaticiner jusqu'à l'heure où l'on présente l'oblation, mais il n’y eut aucune voix ni réponse, ni signe d'attention. Alors Elie Thesbite dit aux prophètes de Baal: Assez, maintenant, je vais préparer mon holocauste! Il dit au peuple: Approchez-vous de moi! Et tout le peuple s'approcha de lui. Elie prit douze pierres selon le nombre des douze tribus issues de Jacob, à qui Seigneur avait dit: Israël sera ton nom. Il dressa les pierres au nom du Seigneur et rétablit l'autel qui avait été renversé. Il fit un fossé, capable de contenir deux boisseaux de grain, tout autour de l'autel. Il disposa le bois sur l'autel qu'il avait érigé, dépeça la victime de l'holocauste, la plaça sur le bois et l'entassa sur l'autel. Puis il dit: Apportez-moi quatre jarres d'eau et versez-les sur l'holocauste et sur le bois! Et ils firent ainsi. Il dit: Doublez! et ils doublèrent; puis: Triplez! et ils triplèrent. L'eau se répandit autour de l'autel, et même le fossé fut rempli d'eau. Puis Elie cria vers le ciel et dit: Seigneur, Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, exauce-moi aujourd'hui en envoyant le feu, afin que tout ce peuple sache que tu es le seul Seigneur, le Dieu d'Israël, et que je suis ton serviteur; que pour toi j'accomplis tout cela et que toi-même tu fais revenir le cœur de ce peuple vers toi! Alors le feu du Seigneur tomba du ciel: il consuma l'holocauste et le bois; le feu absorba l'eau qui se trouvait dans le fossé, il lécha même les pierres et la poussière du sol. Et tout le monde tomba face contre terre en disant: Vraiment le Seigneur est Dieu, c'est lui qui est Dieu! Elie dit au peuple: Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d'eux n'échappe! Et ils les saisirent. Elie les fit descendre au torrent de Kisson, et là il les mit à mort. Alors Elie dit à Achab: J'entends venir la pluie; attelle et descends, pour que la pluie ne t'arrête pas! Elie monta vers le sommet du Carmel, il s'agenouilla, le visage contre terre, et pria le Seigneur. Soudain le ciel s'obscurcit de nuages en tempête, et il y eut une forte pluie. Achab parvint à Jezraël et il apprit à Jézabel, sa femme, tout ce qu'Elie avait fait et comment il avait massacré les prophètes par l'épée. Alors Jézabel envoya dire à Elie: Demain, à la même heure, je prendrai ta vie, comme tu as pris la leur! Elie, à ces mots, prit peur et s'en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Bersabée en Juda et y laissa son serviteur. Lui-même, il s'avança dans le désert une journée de marche et alla s'asseoir sous un genévrier. Il se coucha et s'endormit sous cette plante. Mais voici qu'un ange le toucha et lui dit: Lève-toi, mange et bois! Elie regarda, et voici qu'il y avait à son chevet une fougasse de froment et une cruche d'eau. Il se leva, mangea et but, puis il se recoucha. L'Ange du Seigneur vint une seconde fois, le toucha et lui dit: Lève-toi, mange et bois, autrement le chemin sera trop long pour toi! Il se leva, mangea et but, puis soutenu par cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'au mont Horeb. Là il entra dans une grotte pour s'y reposer. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée, et le Seigneur lui dit: Sors d'ici et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car le Seigneur va passer! Et voici que, précédant le Seigneur, il y eut un vent fort et violent qui fendait les montagnes et brisait les rochers: ce n'est pas dans le vent qu'était le Seigneur. Après le vent, il y eut un tremblement de terre: ce n'est pas dans le tremblement de terre qu'était le Seigneur. Et après le tremblement de terre, un feu: ce n'est pas dans le feu qu'était le Seigneur. Et après le feu, le murmure d'une brise légère, et là était le Seigneur. Quand il l'entendit, Elie se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la grotte. Et le Seigneur lui dit: Va, retourne par le même chemin vers le désert de Damas, pour oindre Elisée, fils de Saphat, à ta place, comme prophète.

Lecture du troisième livre des Rois
(19, 19-21; IV Rois 2, 1,6-14)
En ces jours-là, Elie trouva Elisée, fils de Saphat, en train de labourer avec des bœufs. Elie s'approcha de lui et jeta sur lui son manteau. Elisée quitta ses bœufs, courut à la suite d'Elie et se mit à son service. Voici ce qui arriva lorsque le Seigneur enleva Elie au ciel dans un tourbillon: Elie et Elisée allaient à Galgala; et Elie dit à Elisée: Reste ici, je te prie, car le Seigneur m'envoie au Jourdain! Elisée répondit: Par la vie du Seigneur et par la tienne, je ne te quitterai pas! Et ils s'en allèrent tous deux. Cinquante fils de prophètes arrivèrent et se tinrent à distance vis-à-vis, pendant que tous deux se trouvaient au bord du Jourdain. Alors Elie prit son manteau, le roula et frappa les eaux, qui se divisèrent de part en part, et tous deux traversèrent à pied sec. Lorsqu'ils eurent passé, Elie dit à Elisée: Demande; que puis-je faire pour toi avant d'être enlevé d'auprès de toi? Elisée répondit: Que me revienne une double part de ton esprit! Elie reprit: Tu demandes une chose difficile; cependant, si tu me vois tandis que je serai enlevé d'auprès de toi, cela t'arrivera; sinon, cela n'arrivera pas. Or, tandis qu'ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon. A cette vue, Elisée s'écria: Mon Père, mon Père! Char et cavalerie d'Israël! Puis il ne le vit plus et, saisissant son vêtement, il le déchira en deux. Il ramassa le manteau qu'Elie avait laissé tomber et revint se tenir sur le bord du Jourdain. Tenant le manteau qu'Elie avait laissé tomber, il en frappa les eaux, mais les eaux ne furent pas divisées. Elisée dit alors: Où est le Seigneur, le Dieu d'Elie? Où est-il? Elisée frappa les eaux une seconde fois: les eaux se divisèrent et il passa à pied sec.

Litie, t. 1
Elie, plein de zèle pour Dieu * et dominant les passions, * en ce jour se laisse voir * comme celui qui chemine dans les airs, * de la sorte devenant l'initiateur * du salut de l'univers; * gloire immense que mérita * ce joyau des prophètes volant jusqu'au ciel; * par la vie qu'il a menée * il s'est montré en effet * un ange dans la chair, un homme incorporel; * faisant son éloge, disons-lui: * viens à notre aide au jour du jugement.
A l'instar de David, * en ce jour, fidèles, honorons * par des hymnes le prophète du Seigneur, * Elie le Thesbite, et son zèle éblouissant; * par sa parole fermant les cieux, * il rendit stérile un sol fécond; * ô merveille inégalée, un homme fait de boue * interdit au ciel de répandre la pluie; * et l'homme corruptible revêt * la condition immortelle, * sur un char de feu monte en courant vers les cieux * et, par son manteau, procure double grâce à Elisée. * Il réprimande les rois * et fait périr un peuple infidèle par la faim, * il couvre de honte les prêtres de l'infamie * et d'un mot rend à la veuve son fils ressuscité. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * garde en paix tes fidèles serviteurs, * leur accordant la victoire sur l'ennemi.
Par des cantiques spirituels * célébrons les Prophètes du Christ, * car Elie le Thesbite s'élance en courant vers les cieux * et son manteau procure à Elisée double grâce de par Dieu; * et tous deux se sont montrés * à l'univers comme astres lumineux, * sans cesse intercédant pour nos âmes.
t. 2
Le char de feu t'emportant * comme en un tourbillon vers les cieux * t'accorda la grâce des miracles au souffle embrasé, * te rendant incorruptible, Elie de Thesbé, * afin que tu ne puisses voir la mort * jusqu'à ce que tu annonces l'universel achèvement; * sois donc présent parmi nous, * nous accordant l'initiation à tes saintes vertus.
Gloire au Père, t. 4
Solidement assis * sur un char enflammé, * tu fus transféré au pays de la lumière, * Elie de Thesbé, * après avoir confondu les prophètes de l'infamie. * Toi qui d'un mot enchaînes le ciel, * par tes prières auprès du Seigneur * délie les chaînes de nos péchés * et sauve nos âmes.
Maintenant...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Apostiches, t. 4
Sanctifié avant sa conception, * ange dans la chair, esprit de feu, * homme céleste, divin précurseur de la seconde venue du Christ, * fondement des Prophètes, dans l'Esprit * le glorieux Elie nous a convoqués, * nous les amis de la fête, pour célébrer * sa divine mémoire en ce jour. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * garde ton peuple de tout dommage causé par l'Ennemi.
Ne touchez pas à qui m'est consacré,
gardez-vous de nuire à mes prophètes.
Le céleste prophète Elie, * voyant le peuple d'Israël, * prostitué loin du Seigneur son Dieu, * se consumer pour les idoles de Baal, * enflammé de zèle, arrêta les nues, * assécha la terre et par sa parole ferma les cieux, * disant: Il n'y aura sur terre de pluie * si ce n'est par mon injonction. * C'est lui qui aujourd'hui préside le festin, * procurant largement * aux fidèles qui l'honorent l'ineffable grâce de Dieu.
Tu es prêtre à jamais
selon l'ordre de Melchisédech.
Tu séparas les flots du Jourdain * comme initié aux mystères divins * que nulle langue ne peut exprimer; * tu réduisis en cendres le mensonge des faux-dieux * par l'éclair de tes paroles inspirées par Dieu; * tu réprimandas les princes violant la Loi, * fis flamber par ta prière l'oblation * et mis à mort les prêtres de l'impiété; * calme à présent l'inflammation de nos douleurs * et, par la ferveur de tes prières, saint Elie, * éteins le brasier des misères dont ton peuple est affligé.
Gloire au Père, t. 6
Prophète qui annonças le Christ, * tu n'es jamais séparé * du trône de sa divine majesté, * même si tu es présent * au chevet de tout patient, * car en servant dans les cieux, * tu bénis l'univers, * dont tout lieu te glorifie. * Implore pour nos âmes la grâce et le pardon.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
L'ange dans la chair, le glorieux Elie, * le socle des prophètes divins, * le second précurseur de la venue du Christ, * celui qui du ciel envoie la grâce sur Elisée, * chasse au loin les maladies * et purifie les lépreux; * sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons.


MATINES

Cathisme I, t. 1
D'un même chœur nous te chantons comme astre resplendissant, * conducteur de char enflammé, * comme un ange dans la chair respirant le zèle de Dieu, * réprimandant les rois iniques et chassant l'impiété; * coryphée des Prophètes, bienheureux qui vis Dieu, * garde-nous sous ta protection, saint Elie.
Marie, précieuse demeure du Seigneur, * relève-nous de l'abîme où nous sommes tombés, * délivre-nous du terrible désespoir, * de nos fautes et de toute affliction; * tu es en effet le refuge des pécheurs, * le secours, la protection et le salut de tes serviteurs.

Cathisme II, t. 1
A ton Dieu tu fus uni par ta profonde vertu, * menant sur terre une vie digne du ciel; * possédant la vie de la grâce, Bienheureux, * par ton souffle tu fis surgir de la mort un enfant; * et tu demeures par la suite plus fort que la mort, * Elie, prophète inspiré.
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car aux pécheurs tu offres ton secours; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * Prophète de Dieu, saint Elie, * vénérant ta montée vers le ciel * et sur un char de feu * la glorieuse assomption de ton corps.
Versets 1: Voici, j'ai fui au loin, j'ai demeuré au désert. 2: Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair. 3: J'ai proclamé ta vérité, ton salut. 4: Je n'ai pas caché ton amour et ta vérité devant la multitude rassemblée. 5: Et ma langue redira ta justice, ta louange, tout le jour.

Cathisme, t. 8
Source de miracles, ornement des Prophètes, Elie de Thesbé, * nous les fidèles, nous t'adressons la louange de nos chants: * dans ta chair demeurant encore immortel, * comme mortel tu confirmes la résurrection des morts; * par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * tu procures la guérison aux fidèles t'implorant * et sans cesse tu pries le Christ d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions; * mais, sachant l'ardeur avec laquelle tu protèges et tu secours, * j'accours me réfugier dans le havre de ta bonté; * Toute-sainte, prie celui qui sans semence s'incarna de toi * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, * intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton virginal enfantement.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Ne touchez pas à qui m'est consacré, gardez-vous de nuire à mes prophètes. Verset: Rendez gloire au Seigneur et invoquez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de saint Elie...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t. 4
Solidement assis * sur un char enflammé * au pays de la lumière tu fus transféré, * Elie de Thesbé, * après avoir confondu les prophètes de l'infamie. * Toi qui d'un mot enchaînes le ciel, * par tes prières auprès du Seigneur * délie les chaînes de nos péchés. et sauve nos âmes.
Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons du Saint: le premier (t. 2) l’œuvre du moine Jean, avec l'acrostiche: Je chante, jubilant, les miracles d'Elie le second (t. 8), avec l'acrostiche: Accorde-moi la divine grâce, bienheureux Elie. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Chantons pour le Seigneur qui a conduit * à travers la mer Rouge son peuple jadis * et y fit sombrer toute l'armée de Pharaon * une hymne de victoire, * car il s'est couvert de gloire. »
Nous proposant de chanter Elie, * ses miracles et leur puissance pleine de feu, * comme il se doit nous invoquons * la force de l'Esprit divin * et sa langue enflammée.
Sois-nous propice, Elie porteur-de-Dieu, * libère de la gêne et maintiens dans l'harmonie, * par l'œuvre de l'Esprit qui siège en toi, * notre langue embarrassée, * nous éclairant pour célébrer tes hauts faits.
Tu distribues tes dons surnaturels, * ô Verbe, à ceux qui suivent tes divins commandements * et tu leur soumets les vannes de la pluie, * conférant par ton Esprit * à leur parole la force de se réaliser.
Seule bénie, pur et divin trésor * de la virginité, * purifie mon cœur * de la fange des passions, * en implorant le pardon de mes péchés.
t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Comme le fils de la Veuve, * bienheureux Prophète, vivifie * mon âme réduite à la mort; * des vertus divines fais-la resplendir * et conduis-moi vers la vie; * aux délices éternelles * fais que puisse prendre part * celui qui désire se délecter de tes biens.
Au moment de ta naissance, * ton père eut la révélation * d'un grand miracle, en vérité; * car il te vit nourri d'une flamme, * bienheureux Prophète, et entouré * de langes flamboyants; * aussi, par tes prières * délivre-moi du feu éternel.
Magnifié que tu étais * par ton inclination vers le Seigneur, * en tout temps tu as brûlé * de zèle véritable pour Dieu; * aussi fortifie-moi et comble-moi * de ce même zèle, Bienheureux, * pour que j'accomplisse la divine volonté * et que, sauvé, je puisse te glorifier.
De toi le Dieu suprême, * Toute-pure, s'est incarné * et pour nous s'est laissé voir * tel un homme nous ressemblant; * sans cesse, ô Vierge, supplie-le * de m'épargner le châtiment * à moi qui ai péché plus que tout homme, * et de m'accorder, par tes prières, le salut.

Ode 3, t. 2
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Qu'il est bon, le céleste Nourricier * qui te procure ton repas par le corbeau, * celui qui comble de sa bienveillance tout vivant; * chantons-lui tous: c'est toi notre Dieu, * Seigneur, nul n'est saint comme toi.
Grâces soient rendues au tutélaire Bienfaiteur * qui a fait du Prophète et de la Veuve, * dans sa providence ineffable, de mutuels nourriciers; * chantons-lui tous: c'est toi notre Dieu, Seigneur, nul n'est saint comme toi.
Toi qui fermes les nuages porteurs de pluie, * pour la Sareptienne à bout de vivres * tu fais pleuvoir sans fin les restes d'un repas * et pour ce miracle tu chantes: * Seigneur, nul n'es saint comme toi.
Seule en toute la lignée d'Adam, * tu as mérité ce don sublime dépassant la nature: * celui que ne peut contenir l'entière création, * en ton sein tu l'as porté, lui donnant corps; * aussi nous vénérons avec foi ta divine maternité.
t. 8
« Seigneur qui as tendu la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse de croyants. »
Glorieux Prophète, comme ennemis * tu fis périr les prêtres de l'infamie, * toi qui brûlais de zèle pour Dieu; * aussi je te demande de m'arracher * aux œuvres infâmes et au feu éternel.
Comme intercesseur je te délègue, Bienheureux, * auprès du Dieu suprême * qui peut me délivrer de tout malheur: * sur mon humble prière penche-toi * et ne méprise pas mon ardente invocation.
Le Dieu tout-puissant t'a jadis magnifié * en te faisant porter la nourriture par un oiseau, * glorieux prophète Elie; * supplie-le de m'accorder en partage * les délices éternelles et la lumière venir.
Infranchissable Porte qui mènes à Dieu, * je t'en prie, Vierge, ouvre-moi * les portes du repentir * en lavant la souillure de mes péchés, * Pleine de grâce, sous les flots de ton amour.

Cathisme, t. 8
En prophète de la lumière véritable qu'est notre Dieu * renversant les prophètes de la fausseté, * tu as confondu Achab et son impiété, * glorieux Elie, en enseignant * à ne pas se prosterner devant Baal * et par ta prière demandant les flots du ciel; * c'est pourquoi tu es monté vers le Seigneur, * porté dans les airs sur un char de feu; * et nous te crions: Prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car en toi le feu de la divinité fit sa demeure * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton virginal enfantement.

Ode 4, t. 2
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Prophète, à la racine tu as retranché le mal, * en implanteur de la vertu; c'est pourquoi nous te disons bienheureux.
La veuve nourricière, te reprochant sa mort, * réclamait la résurrection de son fils.
Par le triple souffle, c'est la gloire de la Trinité * que tu as montré, en rendant à sa mère un fils plein de vie.
Grâce au zèle, au feu divin dont tu brûlais, * tu as confondu les rois coupables d'iniquités.
Comme vigne fructueuse, tu portas, ô Vierge, le raisin * pour verser à tous le vin du salut.
t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Dieu incline ton zèle enflammé, * prophète Elie, et t'envoie * chez une veuve pour être nourri, * toi que mit en fuite jadis * la menace d'une femme; * je t'en prie, à mon âme affamée * donne pour nourriture les grâces de Dieu.
Les sombres nuages du péché me recouvrent, * la houle de l'existence me secoue * et l'ouragan du mal * souffle violemment contre mon âme; * mais toi, Prophète divin, * prends à ma place le gouvernail * et guide-moi vers le port du salut.
Procure-moi la force d'âme et de corps, * bienheureux Elie, en suppliant * le Seigneur de gloire qui guérit * en tout homme les maladies; * guide ma course pour que je franchisse sans mal * les obstacles de cette vie: * en toi je délègue un excellent défenseur.
Avec toutes les Puissances des cieux, * avec tous les Prophètes et les Martyrs, * Souveraine immaculée, * avec les Apôtres, les Moines saints, * intercède pour que je trouve le salut * malgré la multitude de mes péchés, * et que j'échappe au châtiment éternel.

Ode 5, t. 2
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
La Loi des Pères, Elie, t'a révélé * comme intercesseur véritable, * faisant des miracles et transformant * la nature des éléments, * toi qui fis brûler ton juste sacrifice avec de l'eau.
Vénérable, en présence de la vérité, * tu as bel et bien confondu * les prophètes de l'infamie, * bienheureux Elie, en faisant paraître clairement * la puissance de la Trinité.
Les sacrifiant au Verbe de la grâce, * tu immolas de tes mains innocentes * les prêtres des abominations, * prophète Elie, avec pour ornement * la chasuble de ton zèle divin.
Vierge pure qui as enfanté le Christ, * le créateur de l'univers, * nous te crions: Réjouis-toi * qui sur nous fis lever la divine clarté * et pus loger en toi le Dieu infini.
t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Enflammé par le zèle de la foi, * tu chassas les nuages porteurs de pluie: * par tes saintes prières, prophète Elie, * sur mon âme consumée * par la brûlure des passions * verse les pluies divines et sauve-moi.
Comme un prêtre, tu as immolé * de tes mains innocentes, Bienheureux, * les prêtres des abominations qui opéraient l'infamie; * saint Prophète, à présent, * de tout infâme péché * garde-moi sauf, je t'en prie.
Tu as suscité l'admiration, * prophète Elie, en consumant * les victimes par tes divines invocations; * je te prie donc d'allumer * en mon cœur l'amour sacré * pour y brûler le taillis de mes passions.
Sur toi, comme pluie, * est descendu le Verbe divin: * ô Vierge, supplie-le * de répandre sur moi, à présent, * les ondes pures qui laveront * toute souillure de mes immenses péchés.

Ode 6, t. 2
« L'abîme sans fond de mes péchés * m'encercle, mais toi, Seigneur, * comme le prophète Jonas, * à la fosse arrache ma vie. »
Tu es devenu l'image de la foi, * du service divin et de l'intégrité, * l'implanteur de la chasteté, l'imitateur des Anges, * porteur de Dieu et prophète inspiré.
Elle t'a mis en fuite, glorieux Elie, * la fureur menaçante de la tueuse de prophètes, * bien que tu aies reçu pouvoir * d'ouvrir et de fermer les écluses du ciel.
Elevant, à genoux, le regard suprême de l'esprit, * par ta prière sacrée * tu délias le ciel * pour abreuver de pluie les sillons terrestres.
C'est toi, divine Mère inépousée, * toi la mère toujours-vierge, ô Marie, * que préfigure le buisson du Sinaï * s'unissant au feu sans être consumé.
t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Malgré le nombre de mes fautes insensées, * pardonne-moi, Sauveur, délivre-moi * des peines qui m'attendent en l'au-delà: * j'ai comme intercesseur, en effet, * le grand Elie et ta Mère immaculée.
Implanteur de la chasteté, garde pure mon âme, * prophète zélé, veuille emplir mon esprit * du même zèle pour Dieu, * afin que je repousse * les attaques du mal, saint Elie.
N'ayant pris qu'un seul repas, * tu fis route quarante jours en jeûnant * pour obéir à la divine volonté; * donne-moi la force, je t'en prie, * de m'abstenir de toute transgression.
Ouvre à ma pauvre âme * les accès divins, toi la Porte de Dieu, * afin que par eux je puisse entrer * en rendant grâces et trouver, * divine Mère, la fin de mes maux.

Kondakion, t. 2
Prophète au nom sublime, saint Elie, * toi qui vis d'avance les hauts faits de notre Dieu * et soumis à ta parole les nuées porteuses de pluie, * auprès du seul Ami des hommes intercède pour nous tous.

Ikos
Voyant la monstrueuse iniquité des humains * et l'immense amour de Dieu pour eux tous, * Elie le prophète s'indigna, courroucé, * au point d'adresser au Dieu de miséricorde un impitoyable discours, * disant: Juge très-juste, emporte-toi * contre ceux qui violent ta loi. * Mais Dieu, en la tendresse de son cœur, * ne s'est pas mis à punir ceux qui l'avaient offensé: * selon son habitude, en effet, * c'est la conversion qu'il attend de nous tous.

Synaxaire
Le 20 Juillet, mémoire de la flamboyante ciel du glorieux prophète Elie de Thesbé.
La pluie, le triple feu du ciel il fit descendre;
au ciel, fendant les flots, on vit Elie se rendre.
Le vingt, un char flambant sur terre vint le prendre.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
« Le buisson brûlant sans être consumé * et l'ardente flamme source-de-rosée, * divine Epouse, préfigurent ton mystère, * car ton sein n'a pas brûlé au feu divin qu'il a reçu; * c'est pourquoi nous chanterons au fruit de tes entrailles: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Ayant endossé la puissance improvisée * qui par miracle de Dieu te fut donnée, * glorieux Elie, avec un seul repas * tu as accompli la longue marche des quarante jours * et sur l'Horeb tu as chanté en exultant: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
C'est la brise douce et légère, prophète Elie, * qui t'a montré le Seigneur * tandis que tu brûlais de zèle pour le Tout-puissant, * et non point le vent violent, le tremblement de terre, le feu menaçant; * aussi nous chanterons au cœur humble et doux: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Tu as mérité, glorieux Elie, * comme le grand Moïse, * vision de Dieu et prophétie, * toi qui dans l'Esprit consacrais les prophètes et les rois * et qui, voyant la gloire du Christ au Thabor, t'es écrié: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Le Verbe de Dieu le Père, en sa bonté, * demeurant dans ton sein, * Vierge pure, merveilleusement * nous a recréés pour nous faire vivre en l'Eden; * et, devant ta divine maternité nous prosternant, * nous chantons: Seigneur, tu es béni.
t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Dans ton zèle pour la foi * prenant pitié d'un peuple perdu, * par tes invocations divines * tu as fait descendre un feu dévorant * sur ton juste sacrifice, glorieux Elie: * délivre-moi, je t'en prie, de la flamme éternelle et sauve-moi.
Tu méritas de contempler * sur le Thabor la face de Dieu; * Prophète, prie-le donc * de détourner ses yeux de mes péchés * pour que mon âme, au jour du jugement, * puisse voir son visage sans être condamnée.
Sur le chemin de cette vie * je fais, en marchant, maint faux pas; * mais toi, mon défenseur, dirige-moi * sous ton excellente protection, * affermis mon esprit chancelant, * mon âme encline aux voluptés charnelles.
Je te chante et magnifie * ta virginale maternité, * Pleine de grâce toute-digne de nos chants; * viens à mon aide sur la tempête de la vie * et donne à ma pauvre âme souillée * la componction qui pourra la purifier.

Ode 8, t. 2
« Le septuple feu, sans cesse alimenté, * recula tout tremblant devant les nobles jeunes gens * dont le corps reflétait la pureté du cœur; * et l'ardente flamme s'affaiblit au chant de l'hymne éternelle: * Chantez le Seigneur, toutes ses œuvres, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Achab expia, par l'extermination totale de sa lignée, * sa haine meurtrière envers le Prophète qui le reprenait; * et le Thesbite, dans la flamme de son zèle, * entonna une hymne pour le Dieu de vie: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Du ciel tu fis pleuvoir le feu * consumant la double cinquantaine de tes poursuivants, * Elie, sublime serviteur de Dieu; * et tu chantas une hymne à l'éternel Vivant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
De toi, l'implanteur de la chasteté, * le Christ a fait l'initié de sa divine incarnation, * lui le Dieu suprême qu'une Vierge fit pousser; * en sa chair il te montra l'insaisissable lumière de sa divinité, * et tu t'écrias: Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Bienheureux le sein de la Mère de Dieu * en qui le Verbe s'est uni * à la chair et à la forme des mortels; * il est devenu la cité de Dieu * où le Très-Haut, le Seigneur Dieu, se plaît à demeurer; * disons donc: Toutes ses œuvres, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
En toi nous voyons l'habitacle * de l'Esprit divin, prophète Elie, * un ange soufflant sur terre le feu du zèle divin, * chassant l'impiété, réprimandant les rois, * consacrant les prophètes et faisant périr * par le glaive les prêtres de l'infamie; * c'est pourquoi nous te crions: * délivre-nous de la honte en l'au-delà.
Un char de feu t'enleva de terre, * toi qui brûlais de zèle pour Dieu, * Elie, prophète divinement inspiré; * élève donc, je t'en prie, * grâce au quadrige de tes vertus, * au-dessus de tous les maux terrestres mon esprit * et supplie le Roi universel et divin * pour que j'atteigne la borne des cieux.
Par ta vivante parole * tu as fermé les écluses du ciel; * par ta mystique parole, maintenant * ouvre-moi, je t'en prie, les portes du repentir, * envoyant à mon âme les flots de la componction, * et sauve ton serviteur qui s'écrie: * Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Adorant les trois personnes * d'égale force, d'égale dignité, * consubstantielles et partageant un même trône dans les cieux, * en une seule divinité nous glorifions * le Père, le Fils et l'Esprit saint, * royale majesté, lumière sans déclin, * et chantons d'un même chœur: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte Dieu dans tous les siècles.
Dame toute-sainte, * l'Emmanuel né de toi est apparu, * instaurant notre foi et prêchant la conversion; * supplie-le donc à présent * de m'ouvrir les portes de la justice, * pour me sauver, moi qui m'écrie: * Vous les prêtres, bénissez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 2
« L'astre divin qui avant l'aurore s'est levé * et vécut parmi nous * corporellement, * de tes entrailles virginales * tu lui donnas corps ineffablement: * Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Ayant sur terre accompli la marche irréversible des humains, * le Thesbite, franchissant * avec son manteau le cours du Jourdain * et chevauchant sur les airs, * mena grâce à l'Esprit * sa merveilleuse course vers le ciel.
Consumé de zèle pour la foi, * le Thesbite est ravi * sur un char de feu; * et, prenant son manteau, Elisée * par divine grâce reçut * le double de ce qu'il n'avait pu lui cacher.
Le Thesbite, se révélant doué de la vision de Dieu, * voit avec Moïse ce que l'œil n'avait pas vu, * ce que l'oreille n'a pas entendu, * ce dont l'idée n'est pas venue * au cœur de l'homme terrestre: sur le Thabor * le Seigneur tout-puissant incarné.
Tu es celle qui efface l'antique malédiction, * réparant la faute de la mère des vivants, * réconciliant avec Dieu le genre humain, * comme un pont reliant la créature à son Auteur; * Mère de Dieu, nous te magnifions.
t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu méritas de voir Dieu * en la brise légère, autant qu'il est possible de le voir, * glorieux Prophète, après avoir allégé ton corps * par un genre de vie ascétique; * allège aussi, par tes prières, l'épaisseur de mon esprit * et sous les divins rayons du repentir éclaire-le.
Toi qui jadis traversas le Jourdain, * bienheureux Prophète, en le frappant de ton manteau, * assèche l'épanchement de mes péchés * en procurant à mon âme * chaque jour des flots de larmes * pour que le torrent de délices devienne mon lot.
Glorieux Prophète, par tes prières éloigne de moi * toute affliction causée par d'injustes ennemis, * les multiples scandales de cette vie, * les maladies du corps et de l'esprit * et la condamnation au feu éternel, * je t'en prie, toi mon excellent protecteur.
Tu fus ravi au ciel, prophète Elie, * laissant à Elisée * double part de ton esprit; * avec lui sans cesse, du haut du ciel, * demande au Maître la rémission des péchés * pour ceux qui te possèdent comme défenseur auprès de lui.
Dame toute-pure, en ta bonté, * ne méprise pas les supplications de tes serviteurs, * mais sans cesse prie le Créateur universel * de nous accorder, Vierge sainte, * le salut de l'âme et du corps * et la splendeur du royaume divin.

Exapostilaire, t. 3
Le feu divin qui fit de toi * le passager céleste d'un char flamboyant * ne t'a pas consumé, prophète Elie, * toi dont la langue terrestre eut le pouvoir * de faire descendre le feu du ciel et disparaître les pluies.
Ô Vierge qui enfantas le feu divin, * par tes prières implore ton Fils, * divine Mère, de me prendre en pitié * et de me sauver de l'éternelle obscurité, * moi qui me confie à ta divine protection.

Laudes, t. 8
Illustre Prophète, lorsque tu t'es uni à Dieu * par la vertu et la pureté de ta vie, * tu as reçu de lui également le pouvoir * de transformer à ta guise la création, * car tu fermas les vannes de la pluie * et tu fis descendre le feu du ciel pour la perte des impies. * Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Enflammé par le zèle du Seigneur, * tu repris violemment les rois impies * et mis à mort les prêtres de la honte avec ardeur; * par miracle tu allumas un feu sur les eaux, * tu puisas la nourriture sans labours * et de ton manteau pus fendre les flots du Jourdain. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Illustre Prophète, qui menas sur terre * la vie céleste en vérité * et qui possédais en toi-même le trésor de la vie personnifiée, * tu as ressuscité par ton souffle un enfant mort, * puis, sur la mort elle-même l'emportant, * tu es monté dans les airs, en passager d'un char de feu. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père...
Par des hymnes, fidèles, honorons * les sommets des prophètes, ces astres brillant sur l'univers, * Elie et Elisée, et dans la joie chantons au Christ: * En la tendresse de ton cœur, * accorde à ton peuple, Seigneur, * par les prières de tes prophètes au grand renom * la rémission des péchés et la grâce du salut.
Maintenant...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande Doxologie, tropaire, litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 14:31

21 JUILLET
Mémoire de nos vénérables Pères
Jean et Siméon le fol en Christ.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Habitant le désert * dans la concorde, Bienheureux, * sagement vous avez arrêté * les mouvements de la chair * par vos prières et vos brillantes contemplations, * et vous avez fait de votre cœur * le splendide réceptacle du rayonnement de l'Esprit, * ferme assise des moines, vénérables Jean et Siméon.
Feignant d'être fou, * tu as montré la folie * de celui qui fait passer le mal pour sagesse, * bienheureux Père qui chassais les démons, * accomplissais des prodiges miraculeux, * illuminais ceux qui gisaient dans la nuit du péché; * et tu gardas au milieu du tumulte la pureté de ton esprit, * Siméon, toi qui avais reçu de Dieu l'absence de passions.
D'esprit mesuré, * aimant Dieu, compatissant, * humble et doux, et rempli de charité, * comme un ange allant et venant sur terre, * tu avais dans le ciel ton droit de cité; * c'est pourquoi, bienheureux Siméon, * dans ta pureté trouva son repos * le Père avec le Fils et l'Esprit saint.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Réjouis-toi, qui as l'aspect du soleil * et du Soleil fus le char réservé, * d'où resplendit l'insaisissable Clarté, * réjouis-toi, dont l'esprit rayonne de splendeur divine, * éclat fulgurant dont s'illumine le monde entier, * colombe aux reflets d'or, toute belle, immaculée, * qui fis briller pour les croyants * la lumière n'ayant pas de couchant.
Stavrothéotokion
Voyant le Christ ami des hommes crucifié * et le côté transpercé par la lance du soldat, * la Toute-pure en pleurant s'écria: * Est-ce là, ô mon Fils, la reconnaissance d'un peuple ingrat * en échange de tes bienfaits? * Vas-tu me laisser sans enfant? * Dieu de tendresse, bien-aimé, * je suis frappée d'effroi par ta crucifIxion volontaire.

Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canon de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je célèbre tes peines et tes déplacements.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Vénérable Père, tu as resplendi * par ta communion avec Dieu; * ayant rejoint l'objet suprême de tes désirs, * Père Siméon, tu as trouvé * la plénitude des biens espérés.
Enflammé par le désir de Dieu, * tu as tout quitté, Père saint, * trouvant pour compagnon de route l'illustre Jean; * avec lui joyeusement * tu parcourus la voie du salut.
En toi l'Eglise a reconnu * le luminaire étincelant * du splendide éclat de l'Esprit saint, * sage Siméon; c'est pourquoi elle jubile en ta mémoire porteuse de clarté.
Ayant désiré vous enrichir * des biens qui ne s'épuisent nullement, * vous avez, saints Pères, rejeté avec noblesse * la gloire et la richesse qui ne durent qu'un moment, * les délices passagères et les dignités mondaines.
Ayant remarqué ta beauté sainte et choisie, * le Fils de Dieu est devenu * ton propre Fils, ô Vierge immaculée, * accordant par grâce la divine filiation * à qui te glorifie comme la Mère de Dieu.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
De tout cœur, Siméon, tu t'engageas * dans les combats spirituels, * renversant les phalanges de l'ennemi * avec la divine alliance de l'Esprit.
Etant sorti sain et sauf * de la fournaise des plaisirs, * tu as consumé le taillis des passions * avec les braises de tes oraisons.
Avec tes prières comme fouets * et la tempérance comme plaies * tu as frappé l'Egypte des passions, * vénérable Père Jean.
Tes ascètes, Seigneur Jésus, * ont mis à mort l'ennemi * en chérissant de tout cœur * ta vivifiante mise à mort.
C'est la suprême cause de l'univers, * celui qui sauve les mortels * de la chute due au péché, * que tu as enfanté, Vierge tout-immaculée.

Cathisme, t. 1
L'étroit chemin, les divins Pères l'ont parcouru, * dilatés par la foi, tous les deux; * ensemble, ils ont mis à l'étroit * le serpent aux multiples tromperies. * Nous tous, vénérons-les avec foi, * fêtant leur sainte mémoire pour la gloire de Dieu.
Théotokion
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * sans cesse intercède avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu qu'ineffablement tu enfantas, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles te glorifiant de tout cœur.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et gémissait maternellement en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
De la justice ayant pris le chemin ensemble, * vénérables Pères, vous êtes arrivés * à l'enclos du théophore Nikon * et, par ses conseils, vous avez acquis * l’illumination salutaire.
Le théophore, vous voyant, * vénérables Pères, partager * même vie et même sainteté, * vous instruisit pour vous vêtir, * comme moines, de l'habit divin.
En ton cœur étincela * la grâce de l'Esprit très-saint * qui avait trouvé en toi * la beauté d'une vie simple, Siméon, * bienheureux Père suscitant l'admiration.
La grâce du saint Esprit * ayant trouvé en ton cœur * une tablette nettoyée, * vénérable Père, y inscrivit * le parfait détachement, la charité sans feinte et la foi.
Vierge Marie toute-digne de nos chants, * celui qui siège sur le trône élevé, * notre Dieu que glorifie tout l'univers, * a trouvé son trône des Chérubins * en reposant dans tes bras.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Admirable Jean, ayant reçu * le suprême éclat, tu resplendis comme soleil en dissipant * les ténèbres des démons.
Les vénérables Pères, s'élevant * sur les ailes de ton amour, ô Christ, * ont secoué sagement l'amour du corps * comme écume de la mer.
Vos âmes fortifiées par la puissance de Dieu, vous avez habité le désert, * faisant table rase des passions, * Pères aux célestes pensées.
De la corruption s'est arrêté le cours: * sans elle, la Vierge met au monde, en effet, * demeurant vierge, le Verbe Dieu d'ineffable et surnaturelle façon.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Ton esprit que d'incessantes méditations * faisaient tendre vers Dieu seul * méprisa toute inclination charnelle * et te permit, Siméon, * d'acquérir les biens supérieurs.
Par feinte, sagement * Siméon contrefait la folie, * hébétant le sophiste du mal * par la puissance de l'Esprit * qui rend sage l'univers.
Tu ne contractes ni tache ni ride, Bienheureux, * au milieu du monde où tu vivais; * bien mieux, tu purifies, * par tes pures oraisons, * de leurs souillures les âmes qui s'approchent de toi.
Toi qui transcendais les soucis charnels, * tu n'étais pas effleuré en tes pensées, * même si dans ta nudité * tu passais au milieu de femmes, Siméon, * car tu avais revêtu la condition impassible.
De bouche, de cœur et de pensée * je proclame ta divine maternité, * car me voilà réconcilié avec Dieu, * Vierge pure, grâce à toi, * exilé que j'étais par la faute des premiers parents.

Kondakion, t. 1
Devenus le pur séjour de la Trinité * pour la pieuse vie que vous avez menée dans la foi, * illustres Pères théophores Jean et Siméon, * pour qu'à nos âmes il accorde maintenant * en abondance le pardon et la paix, * priez, bienheureux Pères, le Christ notre Dieu.

Ikos
Surgeons de cette vigne qu'est le Seigneur, * dès l'enfance vous avez reçu la sagesse des cieux; * réunis par elle, vous avez quitté * la terre pour courir vers le haut; * ayant tressé votre couronne de fleurs immatérielles, * vous en avez orné vos têtes sanctifiées; * aussi veuillez obtenir du Seigneur * qu'il mette la sagesse en mon discours, * afin que je puisse dignement chanter votre vie * qu'a glorifiée, bienheureux Pères, le Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 21 Juillet, mémoire de nos saints Pères Jean et Siméon le fol en Christ.
Fol en Christ, ta sagesse par ruse se cache,
pour que jusqu'à la fin le serpent ne le sache.
Jean, pour stériliser les passions de la chair,
tu choisis d'habiter le stérile désert.
Le sage Siméon, qui feignait la folie,
parvient le vingt et un au terme de sa vie.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
A l'instar du Christ, Père épris d'amour divin, * c'est pour sauver les autres qu'avec joie * tu t'es livré toi-même en t'écriant: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Tu recevais la nourriture que te procurait le ciel * pour en nourrir ceux qui fidèlement, * Bienheureux, suivaient tes prescriptions * en renonçant au sordide péché.
Suivant les Pères en leurs décrets, * tu as prescrit de fuir comme un péril * la doctrine origéniste à ceux qui psalmodiaient: * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très- Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Pour ceux qui enfonçaient dans la bourbe des passions * tu fus un astre lumineux qui les guida vers la vie; * c'est ainsi qu'à des femmes dévoyées * tu fis embrasser la chasteté * et tu chassais les graves maladies en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Etant sain d'esprit, c'est en cachant * tes sages miracles, Bienheureux, * que tu pris les multitudes en tes filets, * préférant subir pour le Christ injures et moqueries, * toi qui d'une âme pure t'écriais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Vénérable, parcourant à jeun * le double stade des quarante jours, * Siméon, tu fus nourri par Dieu * de jubilation céleste * et, réjoui par lui, tu t'écrias en esprit: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur.
Vierge pure qui as enfanté * le Verbe du Père venu pour nous sauver, * sans cesse supplie-le * d'illuminer ceux qui te chantent et de sauver * de tout danger tes serviteurs s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Vous vous êtes consacrés * de tout cœur à la divine Trinité; * ayant accueilli son rayonnement, * vous êtes devenus resplendissants * et vous exultez avec les Anges dans le ciel.
Réunis par votre amour de Dieu * et ayant brillé dans l'ascèse, * vous voici déjà en possession * des biens que vous espériez, * jouissant de votre condition de bienheureux.
Ces flambeaux des moines, qui ont renversé * par leur ascèse les complots de l'ennemi, * dans l'éclat de leurs vertus * sont partis vers les cieux * jouir de la condition divine.
A vos peines et vos sueurs * a succédé la joie sans fin; * maintenant que vous en jouissez, * illustre Jean et vénérable Siméon, * souvenez-vous sans cesse de nous tous.
Sauve-moi, toi qui as enfanté * le Sauveur et Bienfaiteur de l'univers, * dissipe les nuages de mon âme et rends-moi fort * contre les passions qui me livrent leur combat, * sainte Dame et Souveraine de tous.

Exapostilaire (t. 3)
N'ayant qu'une âme en deux corps, * vous n'aviez qu'un but en vos genres de vie différents, * vénérables Jean et Siméon; * c'est pourquoi vous méritez notre ovation.
Douceur des Anges, consolatrice des affligés, * protectrice des chrétiens, * Vierge Mère du Seigneur, * des peines éternelles délivre-moi et sauve-moi.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 14:35

22 JUILLET
Mémoire de la sainte myrophore égale-aux-Apôtres
Marie Madeleine.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Tu préparas des onguents * pour le Christ déposé au tombeau, * pour celui qui insuffle la résurrection à tous les morts; * et, l'ayant vu la première, théophore Marie, * tu te prosternas devant lui en pleurant. * Prie-le d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut. (2 fois)
Voyant le Christ mis en croix, * Madeleine, tu pleurais, t'écriant: * «Quelle est cette vision, et comment peut mourir notre Vie? * A cette vue la création est ébranlée * et les astres sont obscurcis.» * Prie donc le Christ d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut. (2 fois)
En compagnie du Créateur, * illustre Marie, tu fus comblée * d'intelligence et de véritable savoir * et tu prêchas aux peuples, Toute-digne de nos chants, * sa passion, sa condescendance envers nous. * Prie-le d'accorder à nos âmes la paix * et la grâce du salut. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
La première, tu as vu, * Marie Madeleine, la divine résurrection * de la cause première de tous les biens, * de celui qui divinisa notre nature par bonté; * et la première, tu fus aussi * l'annonciatrice de la bonne nouvelle en disant * aux Apôtres: Réjouissez- vous, * reprenez cœur et venez * voir le Christ ressuscité * qui accorde au monde la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Nul de ceux qui ont recours à toi * ne s'en revient confondu, Vierge pure et Mère de Dieu, * mais qui implore ta grâce reçoit selon sa prière le don qui lui convient.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, * te voyant suspendu sur la croix, * te cria dans ses larmes: * Ô mon Fils et mon Dieu, * mon Enfant bien-aimé, * comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Apostiches, t. 8
Du Christ paru sur terre tu suivis le chemin, * l'accompagnant et le servant, * sainte Myrophore, avec le zèle de ton cœur; * tu ne l'as pas abandonné dans la mort, * mais, touchée de compassion, * en y mêlant tes larmes tu préparas les onguents; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire sacrée.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux confins de l’univers.
Brillante Marie, désirant contempler * dans le tombeau la Vie mise à mort, * tu partis avant l'aube et tu appris des Anges: * comme il l'avait lui-même prédit, * le Christ est ressuscité. * Alors, tu t'empressas de l'annoncer à ses Disciples; * et, rejetant la tristesse de ton cœur, * à la place du deuil tu éprouvas * l'inexprimable joie, bienheureuse Marie.
Le Seigneur est admirable parmi les Saints,
le Dieu d'Israël.
Fidèles, jubilant en ce jour * de ta mémoire sacrée, * nous rendons gloire au Seigneur, la suprême bonté, * qui t'a lui-même glorifiée; * sainte Myrophore, supplie-le, * grâce au crédit que tu possèdes auprès de lui, * pour que nous obtenions, nous aussi, * dans les siècles la gloire et la splendeur de tous les Saints.
Gloire au Père...
En disciple ayant servi avec foi * le Christ notre Dieu, qui de plein gré * assuma notre pauvreté, en son extrême compassion, * Marie Madeleine, le voyant * étendu sur la croix puis déposé au tombeau, * s'écria dans ses larmes: Quelle étrange vision! * Voici compté parmi les morts * celui qui est venu les vivifier! * Quel onguent préparerai-je pour celui * qui m'a détournée de la puanteur des démons, * et quelles larmes verser * pour celui qui fait cesser les pleurs de la mère des vivants? * Mais le Souverain de l'univers, * qui lui sembla le gardien du Jardin, * sous la rosée de ses paroles fit cesser la brûlure de ses pleurs, * lui disant: Va auprès de mes frères, annonce-leur * la bonne nouvelle de la joie: * je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu, * pour accorder au monde la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée, * et nous glorifions ton ineffable enfantement; * Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
L'Agnelle, voyant son Agneau * fixé de plein gré sur le bois de la Croix, * comme une Mère s'écria, gémissant et pleurant: * Quel est cet étrange spectacle, ô mon Fils, * toi qui donnes à tout être la vie, * comment peux-tu mourir, longanime Seigneur, * puisque tu ressuscites les mortels? * Je glorifie, ô mon Dieu, ta condescendance infinie.

Tropaire, t. 1
Le Christ qui de la Vierge est né pour nous, * Marie Madeleine, tu l'as suivi, * gardant ses préceptes et ses lois; * et nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * avec foi nous t'acclamons * et te glorifions avec amour.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon de la Sainte, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante avec amour Marie de Magdala.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Mon cœur enténébré, * par tes prières éclaire-le, * Marie, puisque la beauté de Dieu * et son lumineux éclat brillent en toi.
Le Verbe du Père t'a sanctifiée, * te délivrant des esprits du mal, * et comme sa disciple tu fus comblée * des charismes du saint Esprit.
Ayant puisé les eaux vivifiantes * à l'abondante source du Seigneur * qui par amour s'est montré sur terre, * tu asséchas les troubles flots du péché.
Comme la Mère du Créateur divin * qui a réconcilié avec Dieu * la nature humaine déchue, nous te chantons, * divine Génitrice, Dame tout-immaculée.

Ode 3
« Seigneur qui as tendu la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des homme, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Ayant chéri la cause première de tous les biens * qui par amour a divinisé notre nature, * tu l'as suivie de tout cœur, * Marie Madeleine, obéissant * à ses divins commandements.
Pour ta joie tu as atteint le tombeau du Sauveur, * constatant la première sa divine Résurrection, * et tu devins l'annonciatrice * de la bonne nouvelle en disant: * Battez des mains, car le Christ est ressuscité.
Vierge pure, le Verbe fait chair * en tes chastes entrailles, m'a sauvé, * faisant cesser, en sa riche bonté, * l'antique sentence nous condamnant; * prie-le sans cesse de sauver ton troupeau.

Cathisme, t. 8
Le Verbe qui se fit pauvre par extrême compassion, * Marie Madeleine, tu l'as servi comme disciple en vérité; * puis, le voyant mis en croix et déposé * au sépulcre, tu gémis en le pleurant; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous célébrons ta festivité, * te vénérant et nous écriant d'une même voix: * Illustre Myrophore, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui enfantas Dieu sans semence dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car en toi le Seigneur et Créateur fit sa demeure; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.
Stavrothéotokion
Te voyant sur la croix, la Vierge ta Mère s'écria, * pleurant et gémissant: Jésus, très-doux Enfant, * comment, dans leur ingratitude, hélas, injustement * les enfants des Hébreux t'ont cloué sur le bois? * Mais c'est par miséricorde que tu souffres tout cela, * ô mon Fils, Dieu de miséricorde et longanime Seigneur, * en ta chair, selon ton bon plaisir, afin de racheter * ta créature de l'esclavage du maudit; * c'est pourquoi je chante, ô Verbe, ta condescendance infinie.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Ayant libéré ton esprit * des vanités mondaines, * tu servis celui qui est venu * pour sauver le monde entier de l'erreur.
Arrivant, baignée de tes pleurs, * au sépulcre de la vie, * tu vis un Ange t'annonçant * la Résurrection du Christ, ô Marie.
Impeccable devint ton cœur * dans les préceptes du Christ. et le seul objet de ton désir * fut dès lors sa parfaite beauté.
L'insouciance, l'oisiveté * m'ont conduit au sommeil du péché: * par ton intercession qui ne dort pas, * Vierge pure, éveille-moi au repentir.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
La prime aïeule, voyant celui qui l'avait séduite par ses discours * et l'avait fait chasser du Paradis * foulé aux pieds par de saintes femmes * douées de fermeté virile, * jubile avec elles à jamais.
Pour celui qui donne à tous le souffle de vie * mis à mort et couché au tombeau, * blessée que tu étais par le désir * de son doux amour, tu préparas, * Marie Madeleine, des onguents et tu mêlas tes pleurs aux aromates.
Après la divine Passion, * après la merveilleuse Ascension du Sauveur, * tu parcourus le monde pour y annoncer, * illustre Marie, sa parole sacrée * et comme disciple du Verbe tu pris en tes filets. les multitudes que l'ignorance égarait.
Il me relève, moi qui avais chu * dans les multiples gouffres du péché, * celui qui par immense amour, * Vierge sainte, a voulu naître de toi; * supplie-le d'épargner tout malheur * à ceux qui te chantent avec foi.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Sous la rosée de tes discours * tu fis cesser la brûlure du chagrin * chez les Disciples, lorsque tu leur dis: * Le Christ est ressuscité, * voici la vie, le soleil resplendissant!
Voici qu'a resplendi * ta brillante mémoire, illuminant * les fidèles qui te chantent en ce jour * et chassant comme ténèbres les assauts * des noirs démons, admirable Marie.
Nous qui te chantons comme la Mère de Dieu, * en toi, Vierge pure, nous voyons * le propitiatoire que nul ne peut toucher, * l'arche mystique, le brillant chandelier, * la passerelle qui mène vers Dieu.

Kondakion, t. 4
Le Dieu suprême, sainte Myrophore, venu en ce monde * dans la chair, * tu l'as aimé en vraie disciple, * portant sur lui tous les désirs de ton cœur; * c'est pourquoi tu accomplis de nombreuses guérisons * et, passée de terre vers les cieux, * tu intercèdes pour le monde en tout temps.

Ikos
La lumière du monde, le Christ, * voyant la vigilance de ta foi * et la fidélité de ton amour, * en premier lieu t'apparut ressuscité du tombeau, * alors que tu t'empressais de lui porter, * à lui l'Inaccessible, la myrrhe avec tes pleurs; * et pour récompense il t'accorda * ce que l'Esprit réservait aux Apôtres: même pouvoir et volonté; * il t'envoie donc annoncer la bonne nouvelle de sa résurrection * à ceux dont il en avait fait les initiés; * et tu intercèdes pour le monde en tout temps.

Synaxaire
Le 22 Juillet, mémoire de la sainte myrophore égale-aux-Apôtres Marie Madeleine.
De ton immatérielle étreinte est réjouie
celle dont ta parole, Seigneur, fut ouïe
lui disant: Ne me touche pas! Et celle-là
mourut le vingt-deux: c'est Marie de Magdala.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Avec l'aide du Verbe, * tu chassas toutes sortes de maladies; * en sa présence, Myrophore, désormais * tu chantes: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Seule avant tous les autres, * tu as vu ressuscité le Christ notre vie, * que tu pris pour le jardinier, * et t'écrias: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
L'élan de la mort, tu l'arrêtas, * Vierge Mère, en concevant, * puis enfantant le Dieu immortel; * c'est pourquoi nous chantons: * Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Lumineuse fut ta vie * éclairée par la splendeur de tes actions vertueuses, * de ta sainte prédication, * de ton inclination vers Dieu * et par l'éclat de ton amour envers le Créateur, * pour lequel tu psalmodies avec les Anges: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Debout près de la croix, * tu contemplais l'injuste immolation * de celui qui s'est lui-même anéanti * par miséricorde ineffable; * gémissante et baignée de tes pleurs, * tu disais, Marie: Quelle merveille est-ce là, * comment peut être mis à mort et périr * le meurtrier de la mort, qui par nature est la Vie?
Comme la Mère de Dieu * et la plus haute de ses créatures, * Vierge sainte, nous te glorifions d'un même cœur, * puisqu'est abolie grâce à toi * la malédiction des fils d'Adam * et que la nature humaine rejetée * se réconcilie en chantant: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu es partie vers la joie divine, * vers la dilatation du vaste Paradis, * vers les demeures mystiques, dans le ciel, * dans les chœurs des Justes, où résonnent purement * les cris de fête; c'est pourquoi * nous te disons bienheureuse, myrophore Marie.
Tu n'as préféré sur terre nul bien * à l'amour du Christ notre Dieu: * éprise de sa seule beauté * et de son rayonnement immédiat, * tu as suivi ses pas en chantant: * Dieu de tendresse, je te magnifie.
Ayant trouvé la divinisation qui nous transmue en Dieu * et savourant les flots de la grâce, tu reçois * divinement la récompense de tes peines: * tu es comptée au nombre des Apôtres; * Madeleine, disciple du Verbe, * par tes prières sauvegarde ceux qui t'honorent de tout cœur.
Toi la Mère de celui qui a souffert pour nous, * sauve mon âme des passions funestes; * brise, compatissante, les liens de mes péchés; * dans ta bonté, fais du bien à mon cœur malmené * par l'assaut des démons; alors je chanterai, * divine Mère, ta pure virginité.

Exapostilaire (t. 3)
Myrophore Marie, * dont le nom rappelle le Seigneur, * toi la disciple du Christ, * avec les autres myrophores et la Vierge Marie, * l'unique Mère de Dieu, * sans cesse implore le crucifié, le Seigneur, * pour nous tous qui t'honorons avec amour.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:40

23 JUILLET
Translation des reliques du saint hiéromartyr Phocas.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
De son sang de martyr * ayant rempli le cratère pour les croyants, * Phocas, le témoin de Jésus Christ, * leur verse les guérisons et repousse les maladies, * par la sublime prédication * de son martyre appelant l'univers: * Ceux qui ont soif, venez puiser aux fleuves de grâces avec foi.
L'égarement des sans-Dieu, * par ta divine résistance tu l'as vaincu * et la tempête des multiples divinités, * tu l'arrêtas par la puissance de la sainte Trinité; * quant au fil de l'épée, * à la brûlure du feu, à la grêle des tourments, * tu les enduras comme flèches d'enfants.
Devenu le héraut * du Dieu qui donne la vie, * en athlète tu renversas les tyrans * et remportas la victoire au combat; * à l'Immortel confiant ta vie, * bienheureux Phocas, tu es monté * vers sa lumière sans couchant.
Gloire au Père, t. 4
Dès l'enfance tu aimas le Seigneur, * bienheureux Phocas, témoin du Christ; * ayant pris l'armure de la Croix sur tes épaules, * tu suivis sans dévier le chemin du salut, * grâce auquel tu es devenu * le compagnon des Anges saints, * l'adversaire des démons, * et pour le monde tu intercèdes puissamment.
Maintenant... Théotokion
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit ta mise en croix, * ta Mère virginale, Seigneur, * fut saisie de stupeur et s'écria: * Voici ce que t'offrent en retour * ceux qui jouirent de tes bienfaits! * Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, * mais ressuscite bientôt, * pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et devenu leur successeur sur leur trône, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr, illustre Phocas, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, portant (sauf dans les théotokia) l'acrostiche: Phocas répand sur tous les clartés de la grâce.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
La Providence surnaturelle t'éclaira * des rayons de la divine clarté * dès ta naissance, bienheureux Phocas; * et c'est pourquoi tu devins * un luminaire pour le monde et ses confins.
Comme un palmier qui tend vers les hauteurs, * dès l'enfance tu montas * vers le mystique faîte des vertus; * et, multipliant les fruits de tes exploits, * tu donnes à tous leur douce part de tes miracles.
Grâce au levier de tes paroles tu as renversé * les statues élevées par les sans-Dieu, * sage Père, et tu gardas * inébranlable l'Eglise du Christ, * à l'abri de tes enseignements.
De tout le haut de sa folie * tu fis choir l'esprit hautain, * le renversant par la simple grâce de tes discours, * et sur lui, par tes victorieux exploits, * tu remportas le trophée.
C'est la jalousie qui engendra * la mort des hommes au Paradis; * mais il l'a détruite avec fracas, * Vierge pure, le Fils du Dieu et Père né de toi, * en donnant la vie immortelle au genre humain.

Ode 3
« Ton Eglise, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Tu as accordé l'harmonie des croyants * à la louange du Christ * et par ta résistance de martyr * tu as confondu les voix des sans-Dieu.
C'est l'amour de Dieu qui te porta * des choses de la terre vers le ciel * et, tandis que tu luttais dans la chair, * t'adjoignit aux armées immatérielles.
Ayant illuminé les croyants * de tes miracles comme d'éclairs, * tu as éteint la flamme des sans-Dieu * sous la pluie de tes paroles, Bienheureux.
Sous ton sang de martyr ayant teint * comme de brillantes couleurs * ton ornement sacerdotal, * tu es allé célébrer la lumière du Christ.
Le mur de notre malédiction, * notre Dame, est démoli * par ton ineffable enfantement * et nous sommes unis à la nature de Dieu.

Cathisme, t. 4
Toi qui offrais au Christ le sacrifice non sanglant, * tu t'es offert toi-même en sacrifice par ton sang; * Phocas, Père et Pontife divinement inspiré * qui demeures en l'allégresse, auprès de Dieu * souviens-toi des fidèles célébrant le jour insigne de tes exploits.
Théotokion
Toi qui seule as conçu le Créateur de l'univers * et seule ornas l'humanité de ton enfantement, * Vierge pure, sauve-moi des filets de l'Ennemi, * établis-moi sur le roc des préceptes du Christ, * suppliant sans cesse celui qui prit chair de ton sein.
Stavrothéotokion
Elevé sur la croix, * tu relèves les déchus de jadis; * mais ton élévation me renverse, ô mon Fils, * car pour nous, Lumière de mes yeux, * tu acceptes librement ta passion, * tu supportes la croix, l'éponge, la lance, les clous; * et par eux tu nous procures la condition impassible.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
L'Eglise secouée sur l'océan de l'impiété, * Phocas, tu l'as poussée * vers le havre de la foi en Christ, * pour qu'elle chante incessamment: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
De ton être charnel ayant secoué * ce qu'il avait de terrestre, tu menas, * illustre Phocas, de ton vivant * dans un corps la vie immatérielle * et tu fus, par grâce, un ange dans la chair. L'inépuisable source du Paraclet, * illustre Pontife, t'a comblé * de merveilles spirituelles, de miracles divins, * et pour tous fait couler * un fleuve de grâces au cours incessant.
Ineffable et prodigieux * est vraiment, Mère de Dieu, * le fait étrange et inouï * de ton singulier enfantement * qui dépasse notre entendement.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Ayant rasé les fortifications de l'ennemi * sous la puissance de tes miracles, Phocas, * tu offert, comme butin au Seigneur * des hommes sauvés.
Sage Père, tu as renvoyé * au cœur de qui les décochait * les flèches lancées contre toi * et tu demeuras sain et sauf.
La tête du serpent, * tu l'as broyée en le foulant aux pieds * courageusement, Phocas, * par la divine puissance de ton ferme combat.
Que le ciel fasse pleuvoir * sur terre grâce et joie, * puisque celle-ci a produit * le comble de l'allégresse, l'unique Mère de Dieu.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Du bourbier, du gouffre des sans-Dieu * tu as tiré, illustre Père, ton troupeau * que tu avais purifié * dans les eaux de la divine filiation * pour le faire monter vers la lumière de la grâce.
Celui qui chevauche les nuées * t'a donné ce glorieux pouvoir, * Phocas, de traverser les airs * pour devancer qui te supplie * dans les périls de la mer et l'affliction.
Tu rompis les entrelacs du mensonge, * tu lias les langues confessant les vanités * avec les chaînes de la vérité, * sage Père, et tu prêchas * dans le monde la parole de la foi.
De l'union sans mélange tu as produit * en ce monde le fruit, * divine Génitrice, procurant ainsi * l'incorruptible, l'immortelle vie * aux fidèles qui te chantent avec amour.

Kondakion, t. 6
Comme évêque ayant offert des victimes, Père saint, * pour finir, c'est toi-même que tu offris en sacrifice vivant, * rendant un témoignage loyal au Christ notre Dieu, * fortifié par les Anges et subissant la mort de plein gré; * et tu demeures avec ceux qui te chantent: Viens, Phocas, avec nous * et personne ne pourra jamais rien contre nous.

Synaxaire
Le 23 Juillet, mémoire du saint hiéromartyr Phocas.
La lumière du Christ illuminant ton cœur
a fait de toi, Phocas, un foyer de lumière.
Le vingt-trois, si ton corps retourne à la poussière,
ton âme chante Dieu dans le céleste chœur.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Toi qui étais rivé à l'amour du Christ, * saint Martyr, la multitude des tourments cruels * et des menaces n'ont pu t'ébranler ni t'arracher * à la noblesse de ton attachement pour Dieu.
A celui qui pour nous racheter * a versé son propre sang * en retour tu as offert le tien et tu chantas: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Saint Martyr, les saints Anges du Christ * te transportèrent dans les airs * et, sur son ordre, tu volas comme jadis Habacuc, * délivré par ta vertu de la pesanteur terrestre.
Divine Génitrice, les Anges ont vu, par ton enfantement, * cette merveille: la nature corruptible du genre humain * retourner vers l'immortel, incorruptible état * et vers la gloire du ciel.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Toi dont l'âme, bienheureux Phocas, * brûlait sans cesse de l'amour du Christ, * tu as mené la course intolérable vers lui * par ton martyre; puis, ayant trouvé * l'objet de ton désir, tu chantas avec les Anges: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
C'en est fait des cultes frelatés des païens * et se sont tues les fables de la vanité, *le mensonge des faux dieux est mis au pilori * par le véritable savoir * des victorieux Athlètes du Christ * prêchant la sagesse de Dieu personnifiée.
Phocas, ayant revêtu * l'invincible force de l'Esprit divin, * ton imbattable résistance, ton insurmontable ardeur, * tu t'es montré le défenseur de ton troupeau * et, victorieux, tu chantes désormais * avec les Anges le Dieu de l'univers.
Illustre Phocas, le Christ t'a donné * l'inépuisable grâce de Dieu * accordant, selon sa demande, à chacun * le miracle qui lui convient * pour qu'il puisse chanter incessamment: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
L'inaccessible par nature, le Fils et Verbe de Dieu, * ayant fait sa demeure en toi * et revêtu notre humanité, * Vierge pure, s'est montré accessible dans la chair * en vivant parmi nous; c'est pourquoi de tout cœur * je te vénère, je te chante et je te loue.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Ayant pour char de feu tes lumineuses vertus * et l'attelage de tes combats, * vénérable Père, tu volas * vers les demeures des cieux, * où tu goûtes ton repos avec les Anges.
Sous le flot de la sagesse de Dieu * et la crue de tes paroles, tu emportas * le bois du mensonge, mais tu arrosas * les âmes des croyants et les rendis * fertiles en saintes œuvres par la foi.
Dans le corps à corps de tes combats * tu as vu l'éblouissante splendeur, * tu as eu la vision mystique du Christ, * l'arbitre bien-aimé, et t'empressas * de le rejoindre au terme de tes luttes sacrées.
Maintenant que tu vois plus clairement * la gloire de ton créateur, * prie-le pour qui t'acclame de tout cœur, * afin qu'il nous réserve notre part * de son incomparable splendeur.
Je chante ta grâce, Vierge immaculée, * et ta gloire, je la magnifie: * tu es la lumière de mon âme en vérité, * notre Dame, la consolation de tous tes serviteurs * qui te vénèrent et chantent pour toi.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:42

24 JUILLET
Mémoire de la sainte mégalomartyre Christine.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Seigneur, illuminant * de sa connaissance divine ton cœur pur * bienheureuse martyre Christine, t'a délivrée * des profondes ténèbres de l'erreur, * lui qui est le soleil de justice précisément; * c'est pourquoi tu as brisé les idoles du mal * et dans ton corps as reproduit * courageusement les souffrances du Christ.
Ayant subi patiemment * les peines de la chair, tu passas, * Christine, avec joie vers le bonheur sans peine; * et là, dans ta splendide beauté * d'épouse choisie du Roi céleste, * illustre Sainte, souviens-toi de tous ceux * qui célèbrent ta mémoire avec foi, * afin que nous trouvions miséricorde et suspension de nos maux.
En épouse, parée * des ciselures de ta chair, * tu revêtis la brillante pourpre de ton sang * et, sous ton splendide ornement, * martyre Christine, dorénavant * en présence du Christ ton époux * tu exultes, jouissant * de la condition divine avec les vierges et les martyrs.
Gloire au Père, t. 2
Comme vase d'albâtre rempli de parfum, * pour le Christ ton époux, * invincible Christine, tu as versé ton sang; * mais tu as reçu de lui * la couronne incorruptible en retour, * martyre très-digne d'admiration; * par l'invocation du saint Esprit * et par ta parole tu as rendu à la vie * celui qu'avaient mordu de serpents venimeux; * c'est pourquoi dans les demeures célestes t'a reçu * l'Ami des hommes, Jésus, * le Sauveur de nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Sauve de tout danger tes serviteurs, * car c'est en toi qu'après Dieu, * ô Mère, nous trouvons un abri, * unique rempart, inébranlable protection.
Stavrothéotokion
Vierge pure, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver les terrestres fils d'Adam! C'est pourquoi, Vierge sainte, nous te supplions avec foi: procure-nous la faveur de ton Fils.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 2
Au nom du Christ que tu portais * tu conformas vraiment ton action: * devenue son épouse en ta pureté virginale, * par bienveillance du Père et avec l'aide de l'Esprit, * en tes fermes luttes de martyre tu brillas * plus clairement que les rayons du soleil. * C'est pourquoi tu fus offerte à la table des cieux comme victime pure, immaculée, * exultant pour les siècles dans le chœur des vierges et des martyrs; * avec eux supplie le Seigneur, * Christine, toi qui portes son nom, d'accorder * à qui te vénère la paix et la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Réjouis-toi, que jadis le Voyant * dans l'Esprit saint a contemplée * comme la porte fermée * et que seul a franchie * le Créateur de l'univers; * réjouis-toi, bonne nouvelle et merveille inouïe; * urne d'or portant la manne des cieux, * réjouis-toi, seul secours et protection des chrétiens, * et puissant refuge pour tes humbles serviteurs.
Stavrothéotokion
Lorsque tu vis, suspendu à la croix, * le raisin mûr que tu avais produit sans labours, * ô Vierge, tu t'écrias, gémissant et pleurant: * Mon Fils, laisse couler le doux nectar * faisant cesser l'ivresse des passions * et montre, à cause de moi * qui t'ai enfanté, Bienfaiteur, * ta miséricorde, Seigneur.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui s'immole pur toi par amour. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, deux canons de l’Octoèque, puis ce canon de la Sainte, avec l'acrostiche: Eponyme du Christ, je te chante. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour le Seigneur qui nous a délivrés. »
Réjouis-toi, illustre et victorieuse Christine, * qui témoignas pour le Christ notre Sauveur * et qui délaissas pour lui * l'erreur paternelle et toute forme d'impiété.
Aux pieds de la vierge martyre voyant * l'ennemi étendu, renversé, * chantons tous les louanges du Sauveur * qui lui a permis de triompher.
Tu désiras voir, en toute pureté, * la beauté splendide du céleste époux; * c'est pourquoi tu as brillé, * sainte Martyre, en tes luttes sacrées.
Ineffablement, Vierge Mère, tu conçus * le Verbe du Père uni à la chair; * et Christine, l'ayant chéri, * a trouvé le renom du martyre.

Ode 3
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Illustre Christine, ayant tendu * tes yeux et ton esprit vers le ciel, * tu reconnus ton Créateur à travers ses œuvres.
Possédant comme inviolable trésor, * Vénérable, ta foi dans le Seigneur, * tu délaissas la misère des faux-dieux.
Enchaînée au bois cruellement * et souffrant les déchirures, tu chantas * une hymne d'action de grâces pour le Christ ton créateur.
Apaise le tumulte de mes pensées, * en mon âme fais cesser tout chagrin, * toi qui as enfanté le Christ, Souveraine immaculée.

Cathisme, t. 1
Ton sang, tu l'as versé, par amour pour le Christ ton époux, * comme vase d'albâtre rempli de parfum; * de lui tu as reçu en retour * l'incorruptible couronne et le pouvoir des guérisons, * et tu chasses les phalanges des démons, * admirable Christine, par la puissance de l'Esprit.
Théotokion
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * intercède sans cesse avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu que tu enfantas ineffablement, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles te glorifiant de tout cœur.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et gémissait maternellement en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta Passion volontaire, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Sous les fouets tu savourais, *Martyre portant le nom du Christ, *la vision de ton époux * en contemplant sa divine beauté.
Ton père, en sa cruelle impiété, * Christine, te menaçait * des pires châtiments, * ne souffrant pas ton amour pour le Christ.
Sainte Martyre, tu disais: * A tes pas je me suis attachée, * blessée par l'aiguillon de ton amour; * accorde-moi la victoire en ma passion.
Ton visage qu'illuminait * la splendeur de tes combats * reflétait l'allégresse et la beauté * qui conviennent à la gloire de Dieu.
Mère toujours-vierge de notre Dieu, * l'illustre prophète Isaïe * t'a désignée jadis * comme sceptre portant cette fleur qu'est le Christ.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Devenue comme un ange en ton corps, * sainte Martyre, tu recevais * la visite des Anges du ciel * te portant le pain des anges en ta prison.
Tu n'avais pas renié, * Christine, le Roc de notre vie; * c'est pourquoi les ennemis, * te liant à une pierre, te jetèrent dans les eaux.
Vers la hauteur tu as pris * ton vol sur les ailes de l'Esprit * comme colombe * et près du Créateur as trouvé ton repos.
Mis à mort par le péché, * je t'en prie: vivifie-moi, * ô Vierge immaculée * qui mis au monde la Vie sans péché.

Ode 6
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est remplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Ton cœur fut charmé par la beauté * de celui que tu aimais tendrement; * et, courant sur les traces parfumées * de sa passion, tu t'écrias: * Brûlante d'ardeur, ô mon Roi, * je me laisse immoler par amour pour toi.
Ton père terrestre, voyant * ton amour pour le Père des cieux, * manifesta ses sentiments barbares * et te soumit à de multiples châtiments; * car cet impie oubliait * en vérité, les limites de sa nature.
Comme lis en la vallée des Martyrs, * comme rose d'agréable odeur tu as fleuri, * exhalant la grâce au doux parfum, * et tu as embaumé le cœur des croyants, * vénérable Martyre portant le nom du Christ * et compagne des saints Anges.
De ton mystère découvrant la profondeur, * ô Vierge, les Prophètes divins * dans la lumière de l'Esprit saint * ont annoncé d'avance * que tu serais en vérité * la Mère du Seigneur universel.

Kondakion, t. 4
La brillante colombe aux ailes d'or, c'est bien toi, * et vers la hauteur des cieux tu as trouvé ton repos, * vénérable Christine; c'est pourquoi * nous célébrons ton illustre fête avec foi, * nous prosternant devant la châsse de tes reliques sacrées * de laquelle jaillit sur tous en vérité, * par grâce de Dieu, la guérison de l'âme et du corps.

Synaxaire
Le 24 Juillet, mémoire de la sainte mégalomartyre Christine.
A son époux, le Christ, Christine s'est unie
par son sang de martyre, qu'elle verse à flots.
L'épouse immaculée qui son Dieu ne renie
le vingt-quatre est percée de pointus javelots.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Au milieu du feu crépitant, * tu entonnas une hymne au Bienfaiteur de l'univers * qui rafraîchissait ton cœur de sa rosée, * et tu chantais: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Ne désirant trouver que Dieu seul, * tu ne te souciais pas de tes membres brûlés * et tu n'as pas renié le Christ, * mais tu chantais: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Sous la pluie de ton sang * tu asséchas le cours de l'idolâtrie; * et tu fis pleuvoir des flots de guérisons, * Vierge martyre, calmant * la brûlure des passions.
Ayant dépassé les lois de la nature * par ta divine conception, * tu enfantas surnaturellement le Seigneur Dieu, * ô Vierge, en disant: * Tu es béni dans les siècles.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Sans dommage, tu pus franchir, * avec Dieu au gouvernail, * l'océan déchaîné des épreuves et des tourments, * sainte Martyre, faisant sombrer * le serpent dans l'abîme de tes luttes; * et tu atteignis les calmes ports du Paradis * en chantant: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
En tes combats de bestiaire * tu as mis à mort le terrible serpent * et sous le charme de tes oraisons * tu as endormi les bêtes sauvages, * demeurant à l'abri de leurs méfaits, * Christine, et chantant pour le Créateur: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Par ta parole de vie, tu réveillas de la mort * celui qu'avaient mordu les serpents venimeux, * car le Christ qui a foulé aux pieds la mort, * par sa divine sépulture, * victorieuse martyre Christine, obéissait * à tes prières, et tu psalmodiais sans cesse: * Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Ferme secours des croyants, * Mère toujours-vierge, sauve-moi * de l'égarement du perfide dragon * qui me fait la guerre méchamment * et s'efforce de m'humilier; * car tu es le guide infaillible de tous ceux * qui ont confiance en toi et chantent incessamment: * Peuple exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu; * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Tu as mérité de voir ton Epoux, * toi que le témoignage a revêtue * d’ornements splendides, * Christine, martyre aux multiples combats.
Ayant chéri ton bel aspect, * le Christ qui plus que tous * excelle par sa beauté * t'a jugée digne du palais céleste.
Au chœur des Anges incorporels, * glorieuse Christine, tu es unie * et tu as rejoint la foule des Martyrs, * priant pour nous le Seigneur compatissant.
Plus que soleil resplendit * sous les grâces de l'Esprit, * Christine, ta mémoire illuminant * ceux qui te vénèrent avec foi.
Ô Vierge amie du bien, * sur mon âme mise à mal par le péché * veuille répandre tes bienfaits, * et de la flamme éternelle, par tes prières, sauve-moi.

Exapostilaire (t. 3)
Honorons comme il se doit * Christine, ce vase honorable du Seigneur: * elle est vraiment la gloire des vierges et des martyrs * et procure, par grâce de Dieu, * aux enfants nouveaux-nés d'abondantes guérisons.
Les chœurs des Anges incorporels * célèbrent ton merveilleux enfantement: * seule, en effet, tu as comblé * de joie et d'allégresse l'univers; * c'est pourquoi nous, les fidèles, te glorifions * et chantons tes louanges, ô Vierge immaculée, * car la lumière qui a surgi sur nos ténèbres, * tu l'as fait lever, comme étoile du matin.

Laudes, t. 4
Ô Christ, nous glorifions * la grande tendresse et la bonté * que tu as voulu manifester envers nous: * Ami des hommes, par la puissance de ta Croix, * des femmes ont aboli l'erreur de l'idolâtrie * et n'ont pas craint le tyran perfide, * mais l'ont écrasé sous leurs pieds; * à ta suite elle furent capables de cheminer, * courant sur les traces de ton parfum; * auprès de toi, désormais, * elles intercèdent pour nos âmes.
Dédaignant le trésor paternel * par amour sincère du Christ, * Christine a trouvé la richesse et la gloire des cieux; * et, la grâce lui servant de panoplie, * elle écrasa le tyran au moyen de la sainte Croix; * c'est pourquoi les Anges dirent, admirant ses exploits: * Vaincu par une femme, l'ennemi est tombé, * et la Martyre a bien mérité * la couronne des vainqueurs; * pour les siècles règne le Christ comme Dieu, * accordant au monde la grâce du salut.
Elle fait merveille, Seigneur, * la puissance de ta Croix: * des athlètes la martyre Christine a mené le combat * et, la faiblesse naturelle rejetée, * avec courage elle a tenu contre les tyrans. * C'est pourquoi, selon les règles ayant reçu * le prix de sa victoire dans le ciel, * elle intercède pour nos âmes auprès du Christ.
Martyre Christine, tenant en mains * l'arme puissante de la Croix, * le bouclier de l'espérance, l'arc de la charité et la cuirasse de la foi, * tu as surmonté virilement les peines des bourreaux * et fait échouer les maléfices des noirs démons, * puisque, la tête coupée, * tu exultes dans le Christ, * auprès duquel tu ne cesses d'intercéder pour nos âmes.
Gloire au Père, t. 5
Le Christ, ce roi de gloire, charmé * par ta beauté virginale, * chastement fit de toi son épouse immaculée; * accordant par sa divine volonté * la puissance à ta beauté, * il t'a rendue invincible contre les ennemis et les passions; * pour les supplices et les cruels tourments que tu souffris, * il t'a ceinte d'une double couronne et lacée * à sa droite, comme reine vêtue de brocarts. * Vierge et Martyre qui du Christ portes le nom, * demande-lui d'accorder * à tes chantres la vie et la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.
Stavrothéotokion
Pour nous tu as versé la rançon, * tu as daigné nous racheter * au prix de ton sang inappréciable et très-pur, * ô Christ, toi le seul sans péché, * toi qui veux que tous obtiennent le salut. * c'est pourquoi, te voyant cloué sur la croix, * ta Mère s'égratignait le visage en sa douleur, * disant: Mon enfant, toi l'agneau sans défaut * qui désires sauver le monde au prix de ton sang, * comment à mes yeux tu déclines, Soleil sans déclin * qui accordes à tous l'illumination, la paix et la grâce du salut.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 1
Au mépris du monde, ayant fait * du Christ l'objet de ton amour, * illustre et vénérable Christine, tu as rejoint * les armées suprêmes dans le ciel * où tu demandes pour nous la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Toi qui agrées les prières des pécheurs * et ne méprises pas les soupirs des affligés, * intercède auprès de celui qui a voulu * naître de tes chastes entrailles, ô Vierge immaculée, * pour qu'il nous donne le salut.
Stavrothéotokion
La Vierge dit en voyant * le Christ suspendu sur la croix: * Un glaive a transpercé mon cœur, * comme l'avait prédit le vieillard Siméon; * ressuscite, Seigneur immortel, * et glorifie avec toi * ta Mère et ta servante, je t'en prie.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:45

25 JUILLET
Dormition de sainte Anne, l'aïeule du Seigneur.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Fidèles, célébrant * la mémoire de Joachim et d’Anne, * les saints et illustre aïeux du Seigneur, * nous glorifions par des cantiques sacrés * celui qui en a fait, * dans la tendresse de son cœur, * de fervents intercesseurs pour notre salut.
Celle qui tout d'abord * fut stérile et sans enfant, * puis a fait naître les prémices de notre salut, * en ce jour est passée de cette vie en l'au-delà, * où elle prie le Seigneur * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui la chantent avec foi.
Ô Christ, célébrant * la mémoire de tes justes aïeux, * nous te chantons qui fis passer en ce jour * de la vie éphémère à l'éternelle près de Dieu * Anne, la mère ayant porté * la virginale et divine Génitrice qui, à son tour, * sans semence t'enfanta de merveilleuse façon.

Voici la lumineuse solennité, * jour de fête pour l'univers, * la sainte et glorieuse dormition * d'Anne, l'illustre mère dont est née la Génitrice de la vie, * arche vivante où put loger * le Verbe que nul espace ne contient, * celle qui fit cesser notre deuil, * nous procurant l'allégresse sans fin, * celle qui accorde à tout fidèle la grâce du salut.
Merveille inouïe, * celle qui enfanta par miracle la source de la Vie, * la seule Vierge bénie entre les femmes, * passe de la vie d'un temps à l'existence sans fin: * est élevée de terre * Anne l'illustre vers les cieux * pour exulter en compagnie * de la multitude des Anges, en ce jour * où nous célébrons sa fête sacrée.
En ce jour nous célébrons, * nous les chœurs des croyants, * dans la ferveur de l'Esprit saint, * la brillante fête de ta sainte dormition; * la voici, répandant * les grâces des guérisons, * consumant tous les esprits impurs dans les airs * et faisant briller les cœurs des fidèles chantant, * sainte Anne, ton vénérable trépas.
Gloire au Père... Maintenant, t. 8
D'entrailles jadis infertiles ayant produit * la divine Mère, le saint rameau * d'où sortit le salut du monde, le Christ notre Dieu, * le couple saint formé par Joachim et Anne * est passé vers les tabernacles des cieux; * avec leur fille, la Vierge immaculée, * en compagnie des Anges ils exultent à présent * et pour le monde ils intercèdent constamment; * nous unissant à eux dans la foi, chantons-leur et disons: * Vous qui, par la Servante de Dieu, * la très-pure Marie, * êtes les grands-parents de son Fils, Jésus Christ, * intercédez pour nos âmes.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et, si l'on veut, les Lectures (voir page 262).

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, hirondelle mystique * qui nous annonças le printemps de la grâce, * ayant vécu ta chaste vie sans reproche, * toi qui fis naître saintement * le trésor de la virginité, * la divine Génitrice immaculée. * Brebis ayant porté l'Agnelle vierge qui, à son tour, * enfanta par sa parole l'Agneau, * le Verbe qui enlève les péchés du monde, * sainte Anne, grand-mère du Seigneur qui t'a fait passer de terre vers lui, * prie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur,
aux cœurs droits convient la louange.
Réjouis-toi, couple vénérable, * chéri de Dieu et choisi, pour l'éclat de ta sainteté, par le Seigneur, * toi qui dans la divine grâce préparas * l'accomplissement de la Loi * en faisant naître celle qui devait enfanter le prince de notre vie, * sainte Anne à bienheureux Joachim, * luminaires ayant fait lever la lampe de clarté * et fleurir la grâce, la pure Mère de Dieu, * avec elle priez le Seigneur * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Heureux ceux qui craignent le Seigneur,
ceux qui marchent dans ses voies.
Réjouis-toi, terre bénie qui fis pousser * en ce monde le rameau porteur de notre Dieu, * toi qui sans cesse méditais sa loi et en qui la grâce fut ébauchée; * qui, libérée de la stérilité par ton enfantement, * par ta mort as quitté la corruption * et brillamment passée de terre vers le divin; * aïeule bienheureuse du Christ notre Dieu, * toi qui as enfanté * sa mère, le chandelier porteur de la clarté, * avec elle supplie le Seigneur * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père... Maintenant, t. 8
Venez, terre entière, acclamons, * au son des cymbales tous ensemble chantons * celle dont les entrailles ont porté la montagne de Dieu, * Anne la divinement sage, qui en ce jour est partie * vers les monts mystiques, les demeures du Paradis, * et chantons-lui: Bienheureux est ton sein * qui porta celle dont les entrailles devaient porter * la lumière du monde en vérité, * heureuses les mamelles ayant allaité la mère du nourricier de notre vie; * prie-le de nous délivrer de tout assaut de l'ennemi * et de sauver nos âmes de toute affliction.

Tropaire, t. 4
Celle qui enfanta la Vie, la divine Mère immaculée, * tu l'as mise au monde, sainte Anne, sage-en-Dieu; * c'est pourquoi tu es partie avec gloire en ce jour * vers la béatitude des cieux, * là où demeurent ceux qui exultent de joie, * et tu implores, Bienheureux se, la rémission de leurs péchés * pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Sainte Anne, l'illustre aïeule digne d'éloges et d'honneurs, * passe de l'éphémère existence d'ici-bas * à la vie immortelle des siècles éternels * pour exulter avec les Anges dans le ciel * et sans cesse avec sa fille, la pure Mère de Dieu, * intercéder auprès de lui * pour le salut des fidèles qui la disent bienheureuse.

Cathisme II, t. 1
Ayant gardé les préceptes de la Loi * d'une manière agréable au Seigneur, * tu surpassas toutes les mères d'Israël * en enfantant l'unique et toujours-vierge Mère de Dieu, * sainte Anne, aïeule du Christ, * qui, passée de terre vers le divin séjour, * l'emportes sur les Justes de tous temps.

Psaume 50, puis les canons de l'Octoèque et ce canon de la Sainte. A la fin de chaque ode, on peut chanter, si l'on veut, les catavasies Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Pour moi qui vais chanter en ce jour * ta mémoire porteuse de clarté, * sainte Anne, demande à présent * délivrance du mal et rémission de mes péchés, * amendement de ma vie et divine illumination.
Tu as enfanté divinement * la Génitrice de la Vie; * tu es donc partie vers la vie sans fin * jouir de la joie ineffable * et de la lumière sans couchant.
Celle qui avait reçu la grâce comme nom * est partie vers la divine Joie * que sa fille immaculée avait conçue sans semence; * et, par le crédit qu'elle possède auprès du Christ, * elle intercède pour notre salut.
Sainte Anne, ayant vécu * dans la justice et la sainteté, * vers le juste Seigneur, tu es partie * te réjouir avec les Justes de tous les temps; * et d'un même cœur nous t'exaltons avec foi.
Sur nous a resplendi * le Soleil de justice né de toi, * éclairant la terre entière du savoir divin * pour dissiper les ténèbres des sans-Dieu, * Vierge bienheureuse et tout-immaculée.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Tu as conçu celle qui devait concevoir * celui qui tient l'univers dans sa main * et tu as enfanté l'ineffable génitrice du Verbe Dieu; * c'est pourquoi nous glorifions ta sainte dormition.
Ton illustre mémoire est accompagnée d'éloges, * car tu as enfanté pour nous * celle qui surpasse tout éloge, la pure Mère de Dieu, * sainte Anne, divinement bien nommée.
Avec sainte Anne l'illustre Joachim, * comme soleil et lune, ont émis * le rayon de la virginité * grâce auquel a brillé l'éclat de la divinité.
De tes entrailles tu as enfanté, * Anne bienheureuse, la montagne de Dieu * et tu es partie vers les monts mystiques * et les demeures du Paradis.
En toi, Mère de Dieu, nous possédons * la plus sûre protection; * en toi mettant notre espérance, nous sommes sauvés; * vers toi nous réfugiant, nous trouvons un abri.

Cathisme, t. 8
Sainte Anne, tu as enfanté le Mère du Seigneur et Créateur * dont tu gardas sans cesse les commandements; * c'est pourquoi tu es partie, après ta mort, * vers la vie immortelle et la lumière sans couchant; * et nous qui célébrons ta sainte mémoire porteuse de clarté, * en esprit nous sommes constamment illuminés * et d'une même voix nous te crions: intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Sainte Anne, ayant médité * les Ecritures de la Loi, * tu les as réalisées en enfantant * la Mère du Législateur; * c'est pourquoi l'entière création * se doit de célébrer * avec allégresse ton souvenir.
Bienheureux ton sein où fut formée * celle dont les entrailles devaient porter * la lumière du monde, en vérité, * et bienheureuses les mamelles qui ont allaité * celle qui devait nourrir de son lait, * sainte Anne, le Christ, * la nourriture de nos âmes.
En la mémoire sacrée * de Joachim et d'Anne, * amis de la fête, délectons-nous * de l'ineffable splendeur * de ce couple bienheureux * aux divines pensées * qui a mené la vie des Anges ici-bas.
Ayant vécu sans reproche, * tu as enfanté la Vierge Mère de Dieu, * qui a conçu sans reproche * le Verbe du Père, et vers lui * tu partis dans la gloire, * véritablement divinisée * par ta communion au divin.
Le sein de la Vierge fut vraiment * comme la meule de froment * sur l'aire, portant l'épi * qu’elle a produit sans labours * et dont l'entière création * se nourrit en proclamant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Tu as mis au monde celle qui porta, * comme ciel sur terre en vérité, * le Créateur du ciel, qui te fit passer en ce jour * avec gloire, sainte Anne, vers le séjour céleste.
Dans l'allégresse, avec les chœurs immatériels * tu exultes, en esprit incorporel, * comblée de l'abondante clarté: * souviens-toi de nous qui te commémorons avec foi.
Tu as fait croître le rameau fertile, * la Vierge qui fit éclore l'impérissable fleur * sur la racine de Jessé, * Jésus, notre divin Rédempteur.
Ayant resplendi du lumineux éclat * de tes vertus divines, tu es partie * en ce jour vers la lumière éternelle de la vie; * aussi nous te disons bienheureuse, comme il se doit.
Vers toi, seule protectrice des croyants, * je me réfugie et c'est en toi * que je place l'espérance de mon salut: * ne me déçois pas, toute-sainte Mère de Dieu.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
A juste titre soient acclamés * par des hymnes en ce jour * ceux que leur justice a fait briller, * Joachim et Anne, * les aïeux du Seigneur Jésus notre Dieu.
Sainte Anne a surpassé * tout éloge pour avoir conçu * celle qui, derechef, * surpasse tout éloge; c'est pourquoi * elle exulte dans le chœur des Saints.
Resplendissante, pleine de clarté * et comblée de toutes grâces, * sainte Anne, est ta mémoire, qui émet * les rayons pour ceux du monde * portant la lumière du salut.
Sainte Anne, tu as enfanté * l'urne qui devait porter * la manne céleste, notre Dieu; * habitant avec elle les cieux, * tu intercèdes pour nous tous.
C'est d'Anne que tu es issue, * Reine du monde ayant conçu * le divin Roi de l'univers, * demeurant vierge après l'enfantement, * Toute-pure, et surpassant les Chérubins.

Kondakion, t. 2
Célébrant la mémoire des ancêtres du Christ, * demandons-leur secours avec foi, * pour être délivrés de toute affliction, * nous qui chantons: sois avec nous, Seigneur * qui, dans ta bienveillance, les as glorifiés.

Ikos
Venez tous, comme dit le Prophète, et chantons divinement * la sainte dormition de l'aïeule du Christ. * En ce jour, de la vie temporelle passant * vers les demeures célestes, en effet, * chemin faisant, elle exulte de joie * et comme mère de la divine Génitrice, proclame avec foi: * Mon âme magnifie le Seigneur, * car j'ai mis au monde la Mère de celui * qui, dans sa bienveillance, nous a glorifiés.

Synaxaire
Le 25 Juillet, mémoire de la Dormition de sainte Anne, dont est née la très-sainte Mère de Dieu.
Anne, mère de la Vierge Mère, tu meurs,
qui des femmes en couches fais cesser les pleurs.
Le vingt-cinq, à la fin de sa vie elle touche,
l'aïeule qui pour Dieu, bien que stérile, accouche.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé; * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ayant conçu la Mère de la véritable vie, * avec foi, sainte Anne, tu partis * vers la vraie vie en t'écriant: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Etant l'aïeule du Rédempteur, sainte Anne, * tu montes de terre vers le ciel, ornée de ton renom * et pour sa louange t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu es partie vers la vie sans fin, * vers la dilatation du vaste Paradis, * vers la lumière sans couchant, * divine aïeule, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sous les brocarts de tes vertus, * ornée de grâces et de beauté, * tu es partie vers Dieu en t'écriant: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Parée de la splendeur de tes vertus, * Toute-pure, tu as enfanté celui * qui surpasse tout fils d'homme en sa beauté, * le Verbe, qui d'un splendide éclat * pare ceux qui chantent pour lui.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
La mère de la Génitrice de Dieu, * la stérile devenue l'aïeule du Christ, * comme autrefois de la stérilité * se dépouillant de la mortalité, * s'écrie sur la terre des vivants: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Avec joie le Christ t'a reçue, * t'ouvrant les portes d'en-haut, * car tu as enfanté la porte que lui seul * a franchie puis refermée * après son passage; c'est pourquoi, * admirable sainte Anne, nous te vénérons * dans les siècles des siècles.
Ayant saintement mené ta vie, * tu devins la mère de la Vierge sanctifiée * qui enfanta le Verbe saint * nous procurant la sanctification, * admirable sainte Anne, et la rédemption; * c'est pourquoi nous te vénérons * dans les siècles des siècles.
Celle qui, par divine volonté, * avait reçu le nom de la grâce * et qui fut comblée de grâce divine * quitte le monde visible avec joie * pour habiter l'au-delà en s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Cerné que je suis par les périls, * je risque le naufrage sous la houle du péché; * mais toi, souveraine Mère de Dieu, * guide-moi, sous les brises de l'Esprit, * vers le port tranquille, toi le havre des chrétiens, * qu'à juste titre nous chantons * dans les siècles des siècles.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, délivrée de la maudite stérilité, * tu as enfanté, sainte Anne, la pure Mère de Dieu, * qui mit au monde la bénédiction * et avec laquelle tu exultes dans les cieux.
De la terre de ton sein, en vérité, * est née la terre sainte ayant produit * le froment sans labours et sans semence * le Seigneur, nourricier du monde * qui sagement, sainte Anne, t'a portée * vers les délices sans fin.
C'est la vie sans peine et sans corruption * que tu as trouvée après la fin * et tu jouis de l'arbre de vie, * exultant avec les Justes réunis * et l'armée des Anges incorporels; * c'est pourquoi nous te disons bienheureuse.
En ce jour s'est levée sur nous * ta mémoire plus brillante que soleil, * nous éclairant de la splendeur * de tes riches grâces et dissipant * les ténèbres des passions: * garde-nous-en, qui te fêtons.
Sainte Anne, l'illustre et sage en Dieu, * et Joachim, le bienheureux, * ce couple saint et lumineux, * nous invitent à jouir divinement * de leur mémoire qui a fait briller * la source de clarté, le Seigneur de l'univers.
Souveraine de l'univers, * délivre-moi, qui suis le serf * de toutes sortes de passions, * car tu as mis au monde le Libérateur * qui nous a rachetés de la servitude du péché par divine volonté.

Exapostilaire, t. 2
Comme il se doit, chantons sainte Anne la bien-nommée, * car c'est elle qui a mis au monde la Mère de Dieu, * la Vierge Marie, contre toute espérance et devint * l'aïeule selon la chair de notre Rédempteur, le Christ, * qui l'accueille en ce jour divinement dans le ciel * où elle intercède pour nous et demande la paix pour le monde.

Laudes, t. 1
Célébrant sa mémoire sacrée, * ô Christ, nous te chantons, * qui fis passer sainte Anne en ce jour * de la vie éphémère à la gloire sans fin, * comme celle dont est née * la virginale Mère de Dieu, * qui, dépassant la nature, t'enfanta sans semence. (2 fois)
Célébrant la mémoire sacrée * des ancêtres du Christ * Joachim et Anne, irréprochables en leur voie, * nous glorifions sans cesse le Seigneur, * ce rédempteur compatissant * qui les fit passer de terre * vers la vie immortelle et impérissable.
Vers les chœurs immatériels, * vers les demeures des Justes, en ce jour, * vers la multitude des Anges et des Saints, * là où les cris de fête retentissent joyeusement, * sont conduits les esprits * de sainte Anne et du juste Joachim: * acclamons-les et disons-les bienheureux.
Gloire au Père... Maintenant, t. 2
Amis de la Vierge, venez, * et vous qui aimez la pureté, * de sainte Anne célébrons l'auguste dormition, * puisque, dépassant la nature, elle enfanta * Marie, la servante de Dieu et la source de la vie, * dont est né celui qui sanctifie nos âmes et les illumine, le divin Rédempteur.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:49

26 JUILLET
Mémoire du saint hiéromartyr Hermolaüs
et de ses compagnons; et de la sainte hosiomartyre Parascève.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Athlète martyr Hermolaüs, * devenu prêtre du Seigneur tout-puissant, * tu menas sainte vie dans le sacerdoce; * tu sauvas les peuples des ténèbres impies, * dans la grâce, par tes paroles sacrées * et, baigné par ton sang de martyr, * Bienheureux, tu partis vers les demeures des cieux.
Athlète martyr Hermolaüs, * jadis caché par crainte des impies, * tu révèles avec joie le mystère caché * de la connaissance et de la foi * au saint martyr Pantéléïmon; * et, découvert, tu meurs de plein gré pour le Christ * qui lui-même a choisi de souffrir par bonté.
Hermippe, Hermocrate et Hermolaüs, * ces témoins du Seigneur * qui ont lutté d'admirable façon * et mis à mort le perfide serpent, * ont pris un bain qui d'autres taches ne se laisse souiller: * leur rendant gloire, acclamons-les saintement * et célébrons comme une fête leur mémoire sacrée.

Merveille inouïe, sainte Parascève, en luttant de tout cœur, * tu renversas avec courage l'arrogance d'Antonin; * toi qui as mérité la couronne et le prix * de ta vocation céleste, * souviens-toi de tes serviteurs qui te vénèrent avec foi * auprès du Seigneur, pour qu'il nous prenne en pitié.
Illustre Martyre du Christ, * de toute ton âme ayant aimé le Seigneur, * tu supportas avec patience les coups des châtiments; * les flancs déchirés par les fouets, * endurant tout supplice pour celui que tu aimais, * tu as reçu de lui la couronne méritée; * c'est pourquoi nous t'acclamons, bienheureuse auprès de Dieu.
Martyre vénérable et renommée, * qui pourra dire tes pénibles exploits * et tes prodiges de vaillance au combat, * la patience et la douceur que tu montras, * telle une incorporelle; c'est pourquoi * tu es devenue la compagne des Anges dans le ciel, Parascève, épouse du Roi et vase saint de l'Esprit.
Gloire au Père, t. 6
Ceux qui célèbrent dignement ta passion, * demande qu'ils soient délivrés * des épreuves, de l'affliction, du jugement à venir, * par tes prières auprès de Dieu, * illustre Parascève, vierge et martyre victorieuse au combat.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute- sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le Reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Apostiches, t. 4
Courageusement tu te présentas * pour te soumettre aux châtiments douloureux, * illustre Parascève, et réduisis * en poussière les idoles des païens; * par la force de la Croix tu mis à mort l'adversaire qui se vantait * de trôner au-dessus des astres dans le ciel; * ayant fait de lui un jouet, * tu l'as brisé sous tes pieds.
J'espérais le Seigneur d'un grand espoir,
il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière.
Un Ange, par providence de Dieu, * fit en sorte, rapidement, * que le poids de la plaque et la brûlure du feu * devinrent légère feuille et fraîche rosée, * comme jadis il advint, par la vision du quatrième, aux trois jeunes gens; * avec eux tu disais: Grande est ta miséricorde, Seigneur compatissant; * c'est pourquoi je vénère avec joie * ton nom très-digne de nos chants.
Il dressa mes pieds sur le roc,
affermissant mes pas.
Sans reproche tu gardas * la pureté de ton corps * et ton âme fut limpide en tout temps; * car, chérissant le Christ ton époux, * tu marchas sur les traces de son parfum; * sainte Parascève, prie le Sauveur de l'univers * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 6
Tous les confins de la terre, venez, * formons un chœur spirituel, * acclamons la virginale Martyre du Christ * en disant: Réjouis-toi, * vénérable Parascève chère à Dieu, * réjouis-toi, qui as si bien témoigné, * réjouis-toi, compagne des saintes moniales, partageant le rang des martyrs; * intercède avec eux * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions, * avec les Martyrs et tous les Saints, * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 1
Ayant rendu ton zèle conforme à ton nom, * tu as reçu en héritage la promptitude de la foi, * Parascève, martyre victorieuse et bien-nommée; * c'est pourquoi tu répands les guérisons * et tu intercèdes pour nos âmes.
Ô Vierge, lorsque Gabriel te disait: Réjouis-toi, * à sa voix s'incarnait le Maître de l'univers * en toi, l'arche sainte, * selon la parole du juste David, * et tu as paru plus vaste que les cieux, * puisqu'en ton sein tu portas le Créateur. * Gloire à celui qui fit sa demeure en toi, * gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui est né de toi pour nous sauver.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Ayant chéri la beauté splendide du Christ * et fait resplendir ton âme de pureté, * par toutes sortes de peines et d'afflictions * tu t'es approchée de lui en épouse immaculée; * dès lors, il te jugea digne des parvis célestes, * où tu intercèdes auprès de lui * pour qui te vénère, Parascève au grand renom.
Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, * malgré notre indignité, de louer ta majesté; * car, si tu ne dirigeais l'intercession, * qui nous délivrerait de tant de périls? * Tu es celle qui nous garde en liberté; * notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, * car tu sauves de tout danger tes serviteurs.

Cathisme II, t. 1
Comme agnelle pure et sans reproche, mystiquement * tu t'es unie au Seigneur par la sainteté de ta vie * et toi-même, par ta passion, * tu t'es ornée de beauté; * c'est pourquoi tu as reçu le pouvoir des guérisons, * soulageant toute affection par la puissance de l'Esprit.
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.

Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons des Saints; le premier (t. 8), en l'honneur des Martyrs, a pour acrostiche: D'Hermolaüs je chante les peines. Joseph; le second (t. 4), œuvre de Théophane en l'honneur de la Sainte, porte (en dehors des théotokia) l'acrostiche: Par des hymnes je loue la vierge au grand renom.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Par des hymnes louons * la mémoire glorieuse, illustre et lumineuse d'Hermolaüs * en magnifiant le Christ.
Grande est ta gloire, illustre Hermolaüs: * de notre grand Dieu, en effet, * tu t'es montré un ardent serviteur.
Selon les règles ayant mené le combat, * tu écrasas l'audace des sans-loi, * illustre martyr Hermolaüs.
Possédant le Christ comme inépuisable trésor, * tu fus capable d'enrichir * les cœurs indigents, bienheureux Hermolaüs.
Vierge toute-pure, procure-moi * la faveur de ton Fils au jour du jugement, * en me sauvant de la terrible condamnation.
t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
A nous qui chantons ta mémoire porteuse de clarté, * illustre Martyre, prie le Christ * d'accorder la grâce et la rémission de nos péchés, * Parascève toute-digne de nos chants, * par ton intercession auprès de Dieu.
Toi le joyau des Martyrs, * tu renversas au moyen de la Croix * les machinations de l'ennemi * et combattis en athlète la cruauté des tyrans * pour prêcher la foi en Dieu.
Pour briser ton endurance, le tyran * t'ordonna cruellement * de rendre un culte aux faux-dieux, * mais son audace fut vaincue * par tes sages paroles.
De tes entrailles immaculées, * notre Dame, le Verbe est né, * assumant la chair animée, * et nous qu'avait perdus la morsure du trompeur, * par divine puissance il nous a recréés.

Ode 3, t. 8
« Tu es le firmament de qui chemine vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Père saint, fortifié * par la puissance de l'Esprit créateur, * tu renversas les forces du Puissant-dans-le-mal.
Tu étais connu du Tout-puissant, * puisque de tous tu faisais * ses amis par ta sainte parole.
Sage Père, instruit par toi, * Pantéléïmon connut le Dieu Créateur * et combattit, selon les règles, pour lui.
Toute-pure, délivre-moi * de la tempête des passions et des pensées * qui assaillent mon cœur sans pitié.
t. 4
« Ton Eglise, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
L'Esprit saint a fortifié * ta faible nature et l'a rendue * radieuse pour refléter * la limpidité de ton âme.
Fortifiée par la puissance du Christ, * sainte Martyre, tu supportas * avec la fermeté d'un diamant * les impitoyables coups de fouet.
Par amour de Dieu tu enduras * patiemment sur le stade * les déchirures de ton corps * et les intolérables châtiments.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue pour les hommes * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

Cathisme, t. 8
Ayant mené ta vie dans la sainteté, * tu es devenu un prêtre du Rédempteur, * illuminant les fidèles qui s'approchent de toi chaque jour, * bienheureux Père, et pour finir tu as brillé divinement * de l'éclat du martyre, dont tu éclairas le monde entier; * c'est pourquoi, célébrant ta mémoire sainte et porteuse de clarté, * nous te chantons avec foi et te disons bienheureux; * victorieux martyr Hermolaüs, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père...
Ayant consacré dès l'enfance ta personne au Christ, * sans cesse tu fus agréable au Sauveur de l'univers; * fermement tu écrasas l'audace des tyrans * et supportas avec grand courage les châtiments; * c'est pourquoi le Christ, te couronnant, t'a fait entrer * glorieusement dans les demeures des cieux; * admirable Parascève, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant...
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.

Ode 4, t. 8
« Seigneur j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »
Facilitée par l'Esprit saint, * ta marche fit trébucher * les pas du Maudit * et pour beaucoup tu as été le droit chemin.
Admirable Hermolaüs, * tu fus un prêtre de grande sainteté, * un Témoin de parfaite vérité; * c'est pourquoi nous te glorifions.
T'opposant à l'impie * de toute la force de ta volonté, * tu as reçu la couronne des martyrs * pour le courage avec lequel tu combattis.
Comme un trône flamboyant, * Pleine de grâces, tu portes le Seigneur: * supplie-le de nous sauver, * qui sommes en péril sur l'océan du péché.
t.4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Toi qui as reçu le don * des guérisons, des charismes, des visions, * tu fais jaillir les grâces divines chaque jour * sur les fidèles qui te glorifient * et qui accourent vers ton temple sacré.
Nulle ride ni souillure ne t'ayant marquée, * en ton corps déjà sanctifié, * tu as eu la vision des Anges * et avec eux tu t'écrias: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
En ton corps de femme tu as vu * la Couronne et la Croix, * l'Eponge et le Roseau * représentés comme signe étonnant * du redoutable jour de la Passion du Sauveur.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge * même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos voix incessantes * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.

Ode 5, t. 8
« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »
Ceux qui gisaient dans la nuit de l'erreur, * tu les as conduits vers la clarté, * et il te fut donné pour récompense * de rejoindre par ton sang la perfection.
Ces hoplites du Christ, * Hermippe et Hermocrate, * sont glorifiés par des cantiques * en compagnie d'Hermolaüs.
Ces trois Martyrs, ayant lutté * pour la divine Trinité, * en compagnie des Anges si nombreux * se réjouissent à présent dans les cieux.
Grâce à toi, ô Vierge, puissions-nous * être sauvés de toute affliction, * nous tous qui possédons en toi * protection, refuge et sûr abri.
t. 4
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Sainte Martyre, tu as combattu * et fait périr le tyran * lorsque tu annonças le Christ * par tes sages paroles devant le tribunal.
Dans la fermeté de ton esprit, * intrépide, tu réfutas * tous les cultes des faux-dieux * avec les preuves de l'Ecriture à l'appui.
Illustre Parascève, tu as mérité * le palais mystique, la chambre de l'Epoux; * avec les Vierges sages c'est là * que tu exultes divinement.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

Ode 6, t. 8
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Hermolaüs, en courageux soldat, * Hermocrate et Hermippe, avec lui, * ont montré la même fermeté * en prêchant l'unique Dieu de l'univers; * et, mourant pour le Christ, * ils ont reçu leur couronne dans le ciel.
Sous les flots de votre sang * ayant teint de pourpre votre manteau, * devant le Roi des siècles divinement, * victorieux Athlètes du Seigneur, * vous priez pour nous en compagnie * de toutes les Puissances d'en-haut.
Le sublime Pantéléïmon * en l'Esprit saint et par toi * fut initié à la vraie foi; * puis, combattant selon les règles, * il te procura le martyre, saint Hermolaüs; * avec lui prie pour nous le Christ notre Dieu.
Le flot de mes immenses péchés * me trouble et m'entraîne constamment, * ô Vierge, dans le gouffre du désespoir; * viens donc, tends-moi la main * et donne-moi d'aborder * au calme port du repentir.
t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Par l'intervention d'un Ange, divinement, * le Seigneur eut tôt fait d'enlever * la lourde plaque posée par les bourreaux * sur ta poitrine et d'ôter, * sainte Martyre, les clous de tes mains.
En seconde Thècle nous te glorifions: * comme la protomartyre, en effet, * par la divine parole que tu prêchas à tous * tu as illuminé les multitudes et mené * les infidèles vers la foi en Dieu.
De tes lèvres, comme d'un rayon de miel, * coulaient tous les enseignements divins * et tu instruisais librement * tout homme dans la connaissance de Dieu, * Parascève, joyau des martyrs.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis: * une Vierge dans son sein * a conçu sans épousailles * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.

Kondakion, t. 4
En ton temple ayant trouvé * le lieu où nos âmes sont guéries, * en lui nous tous, les croyants, * à haute voix nous t'honorons, * vénérable Parascève, martyre digne de nos chants.

Ikos
L'Epoux, dont la voix t'appela comme épouse, * t'a remis la couronne d'immortalité, * illustre Parascève, sage-en-Dieu, * et dignement tu fus comptée * au nombre des martyrs victorieux; * toi qui exultes avec eux, * souviens-toi des fidèles rassemblés * dans ton temple pour célébrer ta fête sacrée; * et nous qui y pénétrons maintenant en esprit, * de toute notre âme nous offrons des hymnes en ton honneur, * vénérable parascève, martyre digne de nos chants.

Synaxaire
Le 26 Juillet, mémoire des saints hiéromartyrs Hermolaüs, Hermippe et Hermocrate.
Hermolaüs, Hermippe, avec eux Hermocrate
en braves font rougir qui adorait Hermès.
Le vingt-sixième jour, la lame scélérate
décolle Hermolaüs, primum inter pares.
Ce même jour, mémoire de la sainte et vénérable martyre Parascève.
Pour Dieu tu préparas comme pure demeure,
Parascève, le temple sacré de ton corps.
Si le fer, le vingt-six, frappe ta dernière heure,
tu peux entendre au ciel d'angéliques accords.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Eclairé par la splendeur sans déclin * de la foi divine, Bienheureux, * vers la lumière de la divine connaissance tu guidas * une multitude sauvée qui chantait: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
En frères unanimes, bienheureux Hermolaüs, * le grand Hermocrate et le divin Hermippe * burent avec toi * le calice du martyre en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant rejoint le suprême objet de ton désir, * Hermolaüs, divinisé auprès de lui, * avec joie tu chantes désormais * au Seigneur, en compagnie des Martyrs: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Illustres Martyrs, enflammés * par l'amour de la suprême Trinité, * vous avez éteint sous les flots de votre sang * la flamme des sans-Dieu, en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vierge sainte ayant conçu * le Dieu porteur de notre chair, * sauve de l'affliction et du péché * ton peuple qui s'écrie: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t.4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Gardée par le Seigneur, tu supportas * devant le tribunal des impies * d'avoir les aisselles brûlées, * sainte Martyre, et tu chantais: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.
Plutôt que de te consumer, * le feu brûle les impies, * car saine et sauve t'a gardée le Christ, * comme jadis, de sa main puissante, il a sauvé * de la flamme grondante les intrépides Jeunes Gens.
Périssent les idoles des démons * et ces faux dieux qui, sûrement, * n'ont créé ni la terre ni le ciel, * disais-tu, sainte Martyre, en ta prédication; * le Créateur de toute chose, c'est le Christ Seigneur.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8, t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Le saint prêtre Hermolaüs, * ayant reçu la sainte illumination, * offrait le sacrifice non sanglant * à celui qui, par miséricorde, pour nous * s'immola comme brebis; * et, sacrifié pour lui de son plein gré, * comme agréable victime il s'offrit en chantant: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Tel une branche morte, Pantéléïmon * s'était laissé gagner par le manque de foi; * mais, ayant retrouvé la vie * grâce à tes saintes exhortations, * puis ayant ressuscité un mort * par la vivifiante invocation du Christ, * il gravit le sommet du témoignage avec toi * glorifiant le Sauveur dans les siècles, bienheureux Hermolaüs.
Le saint prêtre Hermolaüs, * le sublime Hermippe et Hermocrate avec lui, * ces hommes d'acier, n'ont épargné la chair * ni sacrifié aux images taillées, * mais comme victimes agréables au Seigneur * se sont offerts eux-mêmes en chantant: * Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Fortifié par le Christ, le sage Hermolaüs * révélait aux fidèles le mystère scellé dès l'origine, * mais il se cachait par crainte des ennemis; * découvert, il annonça le Verbe Dieu * immolé pour tous au grand jour, * fut mis à mort et désormais * il vit en compagnie des Martyrs * dans les siècles des siècles.
Dame toute-sainte, nous te chantons * comme l'agréable palais, * l'habitacle lumineux du Roi de tous, * et te prions: fais de nous * des temples du Seigneur né de toi, * en nous purifiant de tout mal causé par l'ennemi, * nous qui psalmodions sans cesse: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Sainte Martyre, ayant montré * que les simulacres des démons * sont des faux dieux, tu renversas * et mis en miettes leurs statues * en psalmodiant sans cesse pour le Christ joyeusement: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Sur le sol s'est effondré, * ébranlé par ta présence, le temple d'Apollon * et les idoles furent abattues * par la puissance de la sainte Croix; * protégée par elle, tu chantas en pleine liberté: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Eprise de ta beauté, ô Christ, * la vierge Parascève a supporté * la brûlure du feu en s'écriant: * Sur les traces de ton parfum divin, * je cours à ta suite, en mon ferme combat, * sans cesse bénissant ton saint nom.
Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la Mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté, * Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.

Ode 9, t. 8
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Devant les ennemis tu confessas, Bienheureux, * le Christ qui devant Pilate avait si bien répondu; * et, conduit vers l'immolation, * tu sanctifias la terre de ton sang * et fis briller, de ton âme, les cieux.
Hermippe, Hermocrate, Hermolaüs, * comme lampe à trois flammes allumée * au feu du saint Esprit, * vous chassez les ténèbres de l'impiété * et vous éclairez, par divine grâce, les âmes des croyants.
De nos lèvres radieuses et le cœur à la joie, * chantons tous les victorieux Athlètes du Christ * ayant revêtu la divine gloire pour ornement * et, du ciel où ils vivent désormais, * faisant jaillir les miracles à flots.
Soleil sans déclin, par les saintes prières d'Hermolaüs, * d'Hermocrate, de Pantéléïmon * et de leurs compagnons de lutte, n'éloigne pas de nous * ta miséricorde, ô Christ, mais selon ton habitude * nous faisant grâce, délivre-nous de tout mal.
Sauveur qui, même après l'enfantement, * conservas ta Mère vierge comme avant, * lorsque tu viendras juger les œuvres de ma vie, * fais-moi grâce, malgré mes fautes, mes iniquités, * Dieu de tendresse, ami des hommes et sans péché.
t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
La vie éphémère qui se corrompt, * tu l'as échangée pour la vie future, * pressée que tu étais de contempler * la prodigieuse beauté de ton Epoux * et tu obtins la couronne d'immortalité.
Du ciel tu entendis la voix de Dieu * réalisant, Parascève, ton vœu; * alors tu menas ta course avec ardeur, * sainte Martyre; et, ta précieuse tête retranchée, * tu montas en courant vers le Christ.
Pour ceux qui s'approchent de ton saint temple dans la ferveur de leur foi, * Parascève, demande au Christ * de leur accorder victoire sur les ennemis, * rémission de leurs péchés * et délivrance de tout mal.
Tu t'es montrée supérieure aux Chérubins * et plus haute que les cieux * en enfantant, pure Vierge Marie, * le Fils coéternel au Père, l'Ange du Grand Conseil, * celui qui viendra juger l'univers.

Exapostilaire (t. 3)
Fortifiée par la Croix de ton Seigneur, * tu as brisé l'audace des tyrans, * sainte Martyre, en luttant courageusement * et tu as reçu du Christ la récompense des vainqueurs; * admirable Parascève, supplie-le * pour les fidèles qui l'honorent de tout cœur.
Tu es vraiment le pur encensoir d'or, * la demeure de la Trinité que nul espace ne peut contenir, * Vierge Marie, car en toi le Père s'est complu, * en toi le Fils a demeuré * et de son ombre t'a couverte l'Esprit saint, * faisant de toi la Mère de Dieu.

Laudes, t. 1
Martyre vénérable, exultant * dans les parvis du Seigneur * en compagnie des Vierges sages, * Parascève, tu as reçu le pouvoir * de guérir les maladies * et de chasser les esprits impurs * loin des fidèles qui s'approchent de toi. (2 fois)
Martyre, ayant brisé * la force impie des tyrans * et entrepris ta montée vers Dieu, * tu n'as redouté ni les fouets garnis de plombs * ni les déchirements de ta chair * ni le bouillonnement des chaudrons * ni le feu ni le glaive t'immolant.
Ayant déjà consumé * ton corps dans l'ascèse, * puis affermi ton cœur pour le combat, * splendide vierge et martyre du Christ, * tu parus aux yeux de tous * comme un glaive forgé par le ciel, * comme un or éprouvé dans le creuset des tourments.
Gloire au Père, t. 2
Dans la cité de notre Dieu, * sur sa sainte montagne s'est fixée * la Sainte ayant tenu sa lampe allumée. * Ecoutons comment une vierge est louée: * La virginité, c'est le temple de Dieu, * la gloire des martyrs * et la compagne des Anges dans le ciel.
Maintenant...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:57

27 JUILLET
Mémoire du saint mégalomartyr et guérisseur Pantéléïmon.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4
Pantéléïmon, toi le bien-nommé, * lorsque tu déployas l'amour des hommes sur tous, * en veillant sur les âmes et des corps prenant soin, * alors tu as reçu le nom qui te convient, * pour prix de ta vertu, comme honoraires de ta piété, * et t'es montré un invincible soldat * couronné par notre Dieu: * prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Ayant reçu le pouvoir des guérisons, * lorsqu'à toute chose tu préféras la piété, * t'adonnant à la foi que ta mère pratiquait * et détestant l'impiété de ton père, * alors te donna son éclat divin * le Verbe de Dieu, cet océan de clartés, * dont la prescience prévoyait la splendeur * que tu allais montrer au monde par ta vie. (2 fois)
Toi qui puises sans cesse la grâce des guérisons * aux sources immatérielles du Sauveur, * qui les verses largement et distribues à qui s'approche de toi, * éclaire par grâce divine tous les fidèles célébrant * ta glorieuse, sainte et lumineuse festivité, * Bienheureux dont le nom et la bonté * sont à l'image du Dieu compatissant; * prie-le de prendre tous tes chantres en pitié. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
En ce jour a brillé * la vénérable mémoire de l'Anargyre, convoquant * les fidèles à son banquet mystique * et menant tous les amis de la fête à sa célébration festive; * car voici l'admirable médecin * guérissant toute maladie, * le vaillant martyr Pantéléïmon, * qui prie sans cesse le Seigneur * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les lectures.

Lecture de la prophétie d'Isaïe
(43,9-12)
Ainsi parle le Seigneur: Que toutes les nations se rassemblent, que les peuples se réunissent! Qui d'entre eux a révélé cela et jadis l'a proclamé? Qu'ils produisent leurs témoins, pour être justifiés; qu'on les entende, pour pouvoir dire: c'est vrai! Vous êtes mes témoins, dit le Seigneur, mes serviteurs que j'ai choisis, pour qu'on me connaisse et qu'on me croie; avant moi il n'y eut pas d'autre dieu, et il n'y en aura pas après moi. C'est moi qui suis le Seigneur, il n'y a point d'autre sauveur que moi. C'est moi qui ai révélé, sauvé et proclamé: point de dieu étranger parmi vous! Vous êtes mes témoins, dit le Seigneur, et moi, je suis Dieu, de toute éternité je le suis. Nul ne pourrait délivrer de ma main; lorsque j'agis, c'est sans appel. Ainsi parle le Seigneur Dieu, votre rédempteur, le Saint d'Israël.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(5,15-6,3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur; c'est le Très-Haut qui en prend soin. Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté; de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera. pour armure il prendra son ardeur jalouse, il armera la création pour châtier ses ennemis; pour cuirasse il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux; avec lui l'univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d'un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère, les flots de l'océan feront rage contre eux, et sur eux sans merci passeront les torrents, le souffle du puissant s'élèvera contre eux et les dispersera comme fait l'ouragan; l'iniquité rendra toute terre déserte, le mal renversera le trône des puissants. Ecoutez donc, ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines, prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples: c'est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir, la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.

Litie t. 1
Tu combattis le bon combat * et menas la course du martyre à bonne fin, * Pantéléïmon, en témoin du Seigneur; * c'est pourquoi tu exultes avec les Anges dans le ciel, * comme prix de tes peines ayant reçu * le royaume d'en-haut. * Intercède, bienheureux médecin, * pour que nous soit donnée la grâce du salut.
t. 2
Aux hommes tu accordes la grâce sans argent, * illustre martyr Pantéléïmon; * tu chasses les esprits en invoquant le Christ; * et, comme son fidèle serviteur, * tu redonnes la vue aux aveugles. * Intercède, bienheureux médecin, * pour qu'au monde il offre paix durable * et à ceux qui t'aiment la grâce du salut.
De ton père tu rejetas, * illustre Martyr, l'égarement; * et de ta mère sagement * ayant gardé les paroles plus que l'or, * tu les fis fructifier, * selon le précepte du Seigneur; * et tu t'es montré un excellent médecin, * illustre martyr Pantéléïmon: * progressant dans la grâce, en chemin * se traînant à terre tu trouvas * un enfant mordu par un serpent; * ayant prié le Seigneur instamment, * tu ressuscitas l'enfant aussitôt * et le reptile fut écrasé. * Souviens-toi donc de nous tous * qui célébrons ta mémoire avec foi, * afin que nous trouvions grâce au jour du jugement.
De ta pieuse mère ayant chéri la sainte foi, * tu corrigeas l’impiété paternelle; * affermi par les enseignements d'Hermolaüs, * tu reçus de lui le baptême, Pantéléïmon, * illustre martyr du Dieu compatissant, * qui guéris les malades et chasses les douleurs. * Intercède pour que soient délivrés de tout malheur * les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
t. 5
La mémoire du Martyr sur la terre et ses confins * brille, resplendissante comme soleil, * sans cesse elle répand sur les fidèles la lumière des guérisons, * écartant les maladies et soignant les douleurs, * car en tout temps Pantéléïmon * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père...
Venez, les amis des martyrs, * d'un même cœur acclamons * tous ensemble le victorieux Athlète du Christ, * celui qui a si bien lutté pour la foi * au point de ceindre la récompense des vainqueurs, * ce flambeau de l'univers, cet astre dont l'Eglise est toujours éclairé; * chantons-lui: glorieux martyr Pantéléïmon, * sois pour nous le sûr abri, * le salut de nos âmes et de nos corps, * en notre faveur priant sans cesse le Seigneur.
Maintenant...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous tes fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Apostiches, t. 1
Aux amis des martyrs * il convient de célébrer * avec des éloges la mémoire * de Pantéléïmon, ce trésor de bonté; * ayant imité la compassion * de celui qui est sans égal * dans la miséricorde et l'amour, * il a reçu de lui la grâce de Dieu.
Le juste fleurira comme un palmier,
il grandira comme un cèdre du Liban.
Sagement tu cultivas * ton pouvoir spirituel, * t'y appliquant dans les vertus * dont tu fis la base de la véritable contemplation, * et tu devins le bienfaiteur * de ceux qu'affligent toutes sortes de maladies, * en prescrivant comme divin remède le Christ.
Planté dans la maison du Seigneur
il fleurira dans les parvis de notre Dieu.
Martyr Pantéléimon, * qui pourrait dignement * raconter les luttes que tu menas noblement? * Tu rendis sans effet toute espèce de châtiment * à cause de l'amour * que tu nourrissais pour le Christ * qui, en retour, t'a glorifié.
Gloire au Père, t. 8
De ta mère ayant suivi la sainte foi, * tu corrigeas l’impiété paternelle * et, pour servir le Médecin des âmes, tu étudias l'art de guérir; * en tout domaine ayant, par grâce divine, réussi, * tu fais disparaître les douleurs * et tu deviens le guérisseur des âmes. * Toi qui te montres ferme au combat * et assidu dans la prière, * Témoin du Christ, intercède auprès de lui, * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant...
Les cieux chantent ta grâce, ô Mère inépousée, * et nous glorifions ton ineffable enfantement; * Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 3
Victorieux martyr et guérisseur, saint Pantéléïmon, * intercède auprès du Dieu de miséricorde * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
Vierge Marie, nous te chantons, * médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.


MATINES

Cathisme I, t. 1
Ayant suivi la foi de ta mère, Bienheureux, * tu corrigeas pieusement l’impiété paternelle; * c'est pourquoi tu as reçu du Dieu tout-puissant, * illustre martyr Pantéléïmon, * le pouvoir de guérir les maladies * des infirmes qui te consultent dans la ferveur de leur foi.
Ô Vierge toute-sainte, espérance des chrétiens, * sans cesse intercède avec les Puissances d'en-haut * auprès du Dieu qu'ineffablement tu enfantas, * pour qu'il nous accorde à tous la rémission de nos péchés * ainsi que l'amendement de leur vie * aux fidèles te glorifiant de tout cœur.

Cathisme II, t. 4
Comme invincible soldat de Jésus Christ * et comme généreux athlète vainqueur, * nous tous, les fidèles, nous t'acclamons, * joyau des martyrs, en fêtant * avec foi ta mémoire sacrée; * et par des hymnes nous glorifions tes exploits, * saint Martyr, et magnifions le Christ notre Sauveur.
Qui pourrait dire la multitude de mes pensées impures, * les inconvenances dont foisonne mon esprit, * et les assauts des ennemis incorporels contre moi, * leurs maléfices, qui pourrait les dénombrer? * Mais toi, Vierge tout-immaculée, * accorde-moi, dans ta bonté, * par tes prières la délivrance de tout mal.

Après le Polyéléos:
Cathisme, t. 4
Le monde entier célèbre en ce jour * tes saintes luttes, martyr Pantéléïmon, * et glorifie le Seigneur vivifiant * qui a voulu faire de toi * pour nous fidèles un chaleureux protecteur.
Vierge Mère de Dieu, * étendant tes mains immaculées, * protège ceux qui se confient en toi * et qui implorent ton Fils en disant: * envoie sur nous tous ta miséricorde, Seigneur.

Anavathmi, la le antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban. Verset: Planté dans la maison du Seigneur, il fleurira dans les parvis de notre Dieu..
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de ton Martyr...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t. 2
Le Christ compatissant, Pantéléïmon, * supplie-le maintenant, * divin Médecin, * de m'éloigner des passions * et d'avoir pitié de moi.

Prière Sauve, Seigneur, ton peuple et les 12 Kyrie eleison.

1: Canon de la Mère de Dieu (t. 2), œuvre de Théophane, alphabétique (dans l'ordre inverse); et le canon du Saint (même ton), œuvre du même, avec l'acrostiche: Je chante l'excellent martyr Pantéléimon. Catavasies de la Transfiguration (t. 4).

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Entre les femmes Dieu t'a distinguée * pour ta pureté, * pour ton charme et ta beauté; * il choisit ton sein pour y loger; * Vierge sainte, supplie-le de délivrer * de toute faute ceux qui chantent pour toi.
Selon le psaume, tu te tiens comme Reine * à la droite du Roi * qui se leva de ton sein pur; * supplie-le, ô Vierge immaculée, * pour qu'au jour du jugement * il veuille aussi me placer à sa droite.
Tout entière, tu renouvelas * la nature humaine, * terre en friche désolée par le péché, * car tu enfantas la pluie du ciel; * fais que de mon âme le sillon désert * porte fruit par tes prières, sainte Epouse de Dieu.

De tout cœur étant allé au Christ, * avant qu'il ne trouve en lui son ultime perfection, * tu as ressuscité jadis un mort; * et moi que la morsure du péché a fait périr, * par tes prières maintenant vivifie-moi, * bienheureux Pantéléïmon.
Comme un astre tu as surgi, * portant en ta jeunesse * la sagesse divine et l'intelligence des anciens; * ayant ajouté aux grâces de ton corps * la beauté de l'âme, tu as resplendi * aux yeux du Verbe glorifié.
Mort au monde et revêtu du Christ, * par le bain du baptême tu devins un instrument * porteur de Dieu, un réceptacle * de l'énergie de l'Esprit saint, * soignant tout homme et guérissant * les maladies d'un chacun.
Ayant fait de la sagesse ton amie * et l'ayant prise pour compagne de ta vie, * tu fus honoré par elle, Bienheureux, * et tu fus couronné de grâces, * étincelant de la splendeur * de la divine clarté.
Notre nature, frappée de malédiction * pour avoir désobéi au Créateur, * tu l'as couronnée de bénédictions * et l'as délivrée de la corruption * en mettant le Christ au monde; c'est pourquoi * nous te disons bienheureuse, nous les fidèles, avec joie.
« Ayant passé à pied sec * en la mer Rouge l'abîme des eaux * et vu les hostiles cavaliers de Pharaon * engloutis par les flots, * les chœurs d'Israël psalmodièrent dans la joie: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations * à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Toute-pure, de ton sein le Créateur * est sorti porteur de mon humanité * pour donner la robe d'immortalité * à ceux qu'ont mis a nu leurs transgressions.
En tout honneur tu conçus le Verbe Dieu: * Vierge pure, de tout cœur implore-le * pour qu'il prenne en grâce ma pauvre âme * déshonorée par l'habitude des plaisirs.
Guéris les blessures de mon cœur, * Toute-sainte, et sur mon âme empoisonnée * par la morsure venimeuse du serpent * applique ton remède le plus sûr.

Ayant écouté les paroles de l'Esprit * et reçu la semence de grand prix, * en bonne terre, tu portas du fruit * et produisis le salut des âmes, Bienheureux.
Tu fis périr les pensées que suscitait la morsure du dragon; * et ton âme, tu l'as vivifiée, * régénéré que tu étais par le souffle divin * en présence du Roi de tous.
Contrevenant aux ordres des tyrans impies, * tu accours vers le Christ * et, de la perle rare ayant fait l'achat, * tu deviens un habile marchand.
De ta mère ayant suivi la foi, * tu rejetas l’impiété paternelle, * source de tant de trouble, et tu choisis, * en homme sensé, le meilleur.
Le Seigneur qui, par volonté divine, * porte dans ses mains l'entière création, * ô Vierge, tu l'as porté dans tes bras; * prie-le de sauver nos âmes du péril.
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »

Cathisme, t. 8
Ayant témoigné avec courage pour le Christ * et converti ton père à la vraie foi, * tu l'as tiré du gouffre de l'erreur; * et, sans craindre le paganisme des tyrans, * tu as confondu l'audace impuissante des démons; * c'est pourquoi tu as reçu de Dieu la grâce de pouvoir guérir * les maladies des âmes et des corps; * illustre Pantéléïmon, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant...
Mère de Dieu, tu as conçu, sans être consumée, * dans ton sein la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Verse sur moi une pluie de componction * pour apaiser entièrement * l'effervescence de mon cœur, * pour refouler mon désespoir * et ses funestes épanchements.
Frappé par l'aiguillade du plaisir, * me voilà blessé, ô Vierge immaculée: * ne te détourne pas de moi, * mais guéris-moi par la lance et par le sang * de ton Fils, notre Dieu crucifié.
Toi qui es riche de ta souveraineté * prends pitié sur l'entière création, notre Dame, * de moi si pauvre en la divine grâce, * afin que je magnifie * ta protection et ta bonté.

Transpercé par les flèches de l'amour divin, * tu distribuas aux pauvres tous tes biens, * te dépouillant pour la lutte athlétique, * que tu as menée à bonne fin, * voyant déjà l'objet éternel de ton espoir.
Traitant le culte des idoles avec dégoût, * c'est un sacrifice de louange * que tu offris à Dieu; * et tu foulas aux pieds * toute audace des impies.
Calomnié et combattu par jalousie, * tu opposas aux méchants * l'invincible force du Seigneur, * saint Martyr, et l'emportas * sur l'impiété des tyrans.
Celui qui fut porté jadis * dans les bras du vieillard Siméon * t'amena, grâce aux paroles d'un ancien, * à sa divine connaissance, pour le salut * et la délivrance de beaucoup.
A ta suite des jouvencelles ont accouru, * te voyant comme jeune Vierge et Mère; * car seule, tu as réuni * l'une et l'autre qualité, * virginale Epouse de Dieu.
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut, * car tu es né de la Vierge, ô Christ notre Dieu, * pour sauver ceux qui s'écrient: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
Vierge pure qui enfantes le chemin de notre vie, * veuille me conduire par le droit chemin, * car ma folie m'a fait tomber * dans les ornières et les ravins du péché.
M'exilant, dans mon étourderie, * Vierge pure, j'ai mené une vie de débauché; * me voilà perdu dans le pays lointain des passions, * mais par tes prières appelle-moi et sauve-moi.
Abreuve ton serviteur à tes eaux vivifiantes, * car je brûle en la fournaise du péché * et je suis en butte aux flèches du démon, * Vierge Mère immaculée.

« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Vers les luttes du martyre * tu t'avanças allégrement, fortifié par la puissance de Dieu; * et, supportant avec constante fermeté les châtiments, * tu t'écrias, plein de joie: * Je ne connais point d'autre Dieu que toi.
Toi qui excellais dans le championnat athlétique, * tu l'emportas par divine puissance * sur la tyrannie des sans-Dieu * et sur les folles superstitions, * car tu avais revêtu le Christ, l'arbitre des combats.
Possédant la résistance des jeunes gens * avec une âme bien trempée, * tu supportas courageusement, * Bienheureux, toute blessure, * fortifié par le pouvoir de la Croix.
Le bavardage discordant des égarés * fut ébranlé par l’enseignement céleste * du victorieux Athlète, fortifié, * ô Christ, par ton alliance et devenu * cause d'éternel salut pour beaucoup.
Les dits des sages, les oracles de tous les temps * et les prédictions des Prophètes, Vierge glorifiée, * ont manifestement avancé que tu serais * à la fin des temps la génitrice de Dieu: * nous ne connaissons d'autre vierge mère que toi.
« Toi qui dans la nuit des premiers temps * fis apparaître la clarté, * pour qu'en plein jour tes œuvres, ô Christ, * célèbrent en toi leur Créateur, * dans ta lumière dirige nos pas. »

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Ne fais pas de moi la risée des noirs démons * au jour du jugement, mais par ton intercession, * notre Dame, que me prenne en grâce le Juge, ton Fils!
Je t'ai courroucé par mes crimes et forfaits, * mais voici ta Mère qui plaide en ma faveur: * prends pitié de moi, Seigneur, et sauve-moi.
Sauve-moi de la condamnation que méritent mes péchés, * Souveraine qui conçus le Juge d'un chacun, * le Seigneur et Dieu de l'univers.

Tu as méprisé les idoles de l'erreur * et tu as renversé le mensonge porté aux nues, * saint Martyr, en accomplissant miracles et guérisons.
La couronne te convient parfaitement, * car tu es passé par l'eau et par le feu * et, tendu sur la roue, tu balayas les insensés.
Tu renversas l'audace des tyrans * et tu supportas fermement dans la grâce * les intolérables supplices corporels.
Celui qui tient l'orbe de la terre comme Dieu, * ô Vierge, est entouré par la courbe de tes bras, * dans les limites de son corps, lui par nature divine incirconscrit.
« Dans la détresse de mon cœur, * j'ai crié vers le Seigneur * et le Dieu de mon salut * s'est empressé de m'exaucer. »

Kondakion, t. 5
Imitateur de la Compassion suprême, * ayant reçu le pouvoir des guérisons, * Athlète vainqueur et Témoin du Christ notre Dieu, * par tes prières guéris nos maladies spirituelles, * écartant les pierres d'achoppement * qu'en tout temps met l'ennemi sous les pas * de ceux qui ne cessent de chanter: * Seigneur, accorde-nous ton salut.

Ikos
Amis du Christ, célébrons avec foi * la mémoire de l'Anargyre, la passion du noble Martyr, * les guérisons opérées par ce fidèle médecin, * afin que nous trouvions miséricorde auprès de Dieu, * nous surtout qui avons profané, * en le souillant, notre propre temple, comme moi; * car ce Martyr accorde, bien-aimés, * la guérison des âmes et des corps; * frères, empressons-nous donc d'accueillir * en nos cœurs celui qui délivre de l'erreur les fidèles s'écriant: * Seigneur, accorde-nous ton salut.

Synaxaire
Le 27 Juillet, mémoire du saint et illustre mégalomartyr et guérisseur Pantéléïmon.
Si le Christ a versé pour toi le sang et l'eau,
c'est du lait que tu mêles au sang de ta tête.
Le vingt-sept, Pantéléïmon, ce pur joyau
des martyrs, accueille la mort comme une fête.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Notre Dame, tu es ma force et mon salut, * mon cantique de louange, mon refuge le plus sûr, * mon rempart inébranlable: * chasse au loin les diables ennemis * qui en veulent à mon âme pour la faire périr.
Ayant formé en ton chaste sein le corps de Dieu, * ô Vierge, tu divinisas le genre humain; * et moi que souillent les passions * et que l'Ennemi séduit de tout son art, * sauve-moi par tes prières devant Dieu.
La fournaise préfigura, * Toute-pure, ton enfantement, * car les Jeunes Gens n'y furent point brûlés, * comme tes entrailles furent préservées du feu divin; * je t'en prie, délivre de la flamme éternelle ton serviteur.

« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
En luttant selon les règles et triomphant de l'ennemi, * tu deviens un calme port * pour ceux qui luttent avec les flots, * la lumière pour ceux qui gisent en la ténèbre de la vie, * et tu leur enseignes à psalmodier: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
A toi le bonheur et la prospérité, * Bienheureux qui as trouvé * la béatitude que tu espérais, * celle qui est réservée * aux fidèles psalmodiant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Les chœurs des Justes, les âmes de tous les Saints * et l'armée des Anges incorporels * t'attendaient pour prendre part à leur exultation, * Bienheureux, car la tête retranchée par le glaive, * tu psalmodiais joyeusement: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Le glaive qui jadis nous empêchait * d'accéder à l'arbre de la vie, * détourné maintenant, laisse passer * ceux qu'a marqués le sang issu * du côté de ton Fils, ô Vierge immaculée: * bénie es-tu qui dans la chair enfantes Dieu.
« A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Recherche le bien, ô mon âme, en t'éloignant du mal * dans la diligence à faire ce qui plaît à Dieu: * la Vierge mère t'assure son intercession * et son intrépide protection, * dans sa compassion et sa bonté.
Mère de Dieu, tu as délivré le genre humain * de l'antique chaîne de la condamnation: * je te prie de délivrer aussi mon cœur * de tout lien qui le rattache au mal, * en me reliant à l'amour du Créateur.
Toi qui enfantes le Reflet de la gloire paternelle, * sur mon cœur souillé par l'infamie de mes péchés, * Mère de Dieu, répands ta lumière, * pour que j'aie ma part de gloire sans déclin * et qu'avec foi je puisse te glorifier.

« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
L'efficience de ta bonté * qui a guéri ton père * de la cécité spirituelle * rend aussi la lumière, Bienheureux, * aux fidèles qui s'approchent de toi * et les guide vers le Christ notre Sauveur.
Ayant subi l'immolation pour le Christ, * tu es emporté vers la vie éternelle, * toi qui étais appelé par Dieu * et qu'honorait le nom divin du Christ; * c'est pourquoi nous te chantons * dans les siècles des siècles.
Rejetant les vaines discussions * des sophistes et des rhéteurs, * c'est par l'invocation du Christ * que tu retranches à la racine les douleurs, * guérissant ceux qui par-dessus tout * exaltent le Christ dans les siècles.
Mère de Dieu, nous le savons, tu es pour nous * la source limpide d'immortalité, * toi qui as conçu le Verbe * du Père saint, céleste et immortel, * car il sauve de la mort * ceux qui l'exaltent dans tous les siècles.
« A Babylone les Jeunes Gens, * brûlant de zèle pour Dieu, * méprisèrent vaillamment * l'ordre du tyran et la menace du feu: * au milieu des flammes tout couverts de rosée, * ils se mirent à chanter: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Ayant pris sur l'arbre la nourriture défendue, * Adam goûta l'amertume de la mort; * mais, cloué à l'arbre de la croix, * ton Fils, ô Vierge, fit jaillir sur nous * la douceur de l'immortalité: * c'est pourquoi nous te magnifions.
Toi la Reine, tu as enfanté * ineffablement le Roi de l'univers * qui renversa l'empire de l'Hadès: * ô Vierge, implore-le sans te lasser, * pour qu'il accorde le royaume d'en-haut * à tous ceux qui te célèbrent par leurs chants.
Fais du bien à mon pauvre cœur * perverti par le grand nombre des plaisirs, * Vierge irréprochable * qui as mis au monde le suprême Bien, * et fais-moi franchir * les portes de la pénitence pour mon bien.

Vers le suprême objet de ton désir * tu es parti avec joie * et dans ta demeure, Bienheureux, * tu jouis de la béatitude méritée, * en compagnie de ton Seigneur * dans les siècles sans fin.
Tu as trouvé la plénitude de l'amour * et l'accomplissement de ton désir, * Bienheureux, encore baigné du sang * que tu venais de verser pour le Christ; * et tu as reçu de lui * la couronne pour tes exploits.
Comme Daniel le fit jadis, tu as bridé * les gueules béantes des fauves et des lions, * car la nature animale, même privée de raison, * sait rendre hommage à la vertu des Martyrs; * aussi nous unissons nos voix * pour te dire bienheureux.
Si le Christ t'a fait le don de la bonté, * il nous offre en toi * le trésor des guérisons * et t'accorde à tous les affligés * comme un port tranquille, Pantéléïmon, * comme leur secours et protection.
Ayant reçu, Vierge toute-pure, dans ton sein, * comme la toison, la rosée venue du ciel, * tu nous enfantas celui qui distribue * l'aliment divin de l'immortalité * à ceux qui le chantent dans la foi * et te reconnaissent pour la Mère de Dieu.
«Immortel s'est révélé celui que tu as mis au monde * et Dieu lui-même a voulu sortir de ton sein: * revêtu de notre chair, il a paru sur terre * pour converser avec les hommes: * ô Mère de Dieu, d'un seul cœur nous te magnifions.»

Exapostilaire, t. 2
Joyau des Anargyres, Pantéléïmon, * gloire des saints Martyrs et de tous les chrétiens, * à ton peuple accorde la victoire depuis le ciel, * donne au monde la paix * et le salut aux fidèles te chantant, * car avec la Mère de Dieu tu intercèdes pour nous tous.

Laudes, t. 8
Imitant la miséricorde de Dieu, * tu as bien mérité, Pantéléïmon, * ce nom correspondant à la nature des faits; * car tu exerces envers tous la compassion, * leur accordant la double guérison, * toi qui les nourris, qui les soignes et les conduis * vers la connaissance divine et lumineuse du Christ. (2 fois)
Clairement ce qui advint à ton sujet * fut l'œuvre de la providence d'en-haut, * car ayant appris à soigner les souffrances du corps, * tu es devenu, Pantéléïmon, * le médecin des âmes toujours prompt, * délivrant des ténèbres de l'erreur * et, par la parole de la grâce, guérissant ceux qui accourent vers toi.
A la beauté corporelle, Sage-en-Dieu, * tu as substitué la splendeur spirituelle * et la magnificence de l'esprit au bel aspect de la chair; * et tu as stupéfait ceux qui t'ont vu, saint Martyr, * en brillant de prodiges merveilleux * et recevant, dans la fleur de la jeunesse, l'intelligence des anciens, * puisqu'en toi resplendissaient la grâce et la foi.
Gloire au Père, t. 4
En ce jour a brillé * la mémoire du Martyr. * Venez, fidèles, jubilons en esprit * et couronnons-le de nos chants, * car il a renversé courageusement, * par la puissance de la Croix, l'ennemi invisible * et sans crainte devant les multiples châtiments des bourreaux, * selon les règles il a reçu le prix de l'appel divin; * à présent il exulte avec les Anges pour toujours. * Et toi, martyr du Christ, Pantéléïmon, * médecin des malades et calme havre des naufragés, * ne cesse pas d'intercéder * auprès du Dieu compatissant * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Grande Doxologie, tropaire et théotokion. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Juillet

Message par Monique » ven. 29 oct. 2010 15:59

28 JUILLET
Mémoire des saints apôtres et diacres
Prochore, Nicanor, Timon et Parménas.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Par élection divine * vous fûtes choisis pour servir * aux besoins des Saints, en hommes remplis * de la sagesse, de la lumière et de la grâce de Dieu; * maintenant vous habitez * sans cesse les cieux * et partagez la sainte joie des Anges.
Révélés au monde * par grâce de l'Esprit * comme lampes lumineuses, * vous avez rayonné abondamment la connaissance de Dieu, * saints Apôtres, mettant fin * aux ténèbres du mal et, trépassant, * vous êtes partis vers la lumière sans déclin.
Acclamons Nicanor, * Parménas et Timon * et le divin Prochore avec eux, * car ils ont accompli les préceptes du Seigneur, * comblant de biens les indigents * et devenant pour nous * de chaleureux intercesseurs auprès de Dieu.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge Mère de Dieu, * toi qui fus dite bienheureuse par ton Fils, * présente nos prières au Créateur, * en bienveillante protectrice des croyants * et procure à tes serviteurs, * divine Epouse, le pardon, * toi qui as enfanté le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Debout près de la Croix * de ton Fils et ton Dieu * et voyant sa patience infinie, * pure Mère, tu dis en pleurant: * Hélas, très-doux Enfant, * combien tu souffres injustement, * Verbe de Dieu, pour sauver le genre humain!

Tropaire, t. 3
Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Je chante les rayons du mystique Soleil. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Saints Apôtres devenus lumineux * par votre communion avec Dieu, * délivrez de la ténèbre des passions * et daignez illuminer * ceux qui célèbrent votre sainte fête porteuse de clarté.
Charmés par le très-doux amour du Christ, * Bienheureux, et ayant pieusement rejeté les charmes de la vie corruptible, * vous avez marché à sa suite * en disciples véritables.
Comme luminaires surgis * de l'Orient d'où se lève la clarté, * Parménas, Prochore, l'admirable Timon * et Nicanor, par divine inspiration, * ont illuminé les âmes.
En toi furent connues, * Toute-pure, les voies de Dieu * par ton merveilleux enfantement * et l'incomparable union: * comme Souveraine de toutes ses créatures nous te magnifions.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Vous les nuées spirituelles, * illustres Apôtres, en la sanctifiant, * sur terre vous avez fait tomber * la pluie du véritable savoir.
Par choix du saint Esprit, * il vous fut assigné, * comme remplis de sa grâce, Bienheureux, * de servir aux besoins des Saints.
Chantons l'illustre Parménas * et le sage Timon; * et saint Prochore soit loué * avec Nicanor, cet esprit élevé.
Tu as enfanté le Seigneur * qui, dans sa bonté, distille la douceur * et la délivrance du mal, * Vierge pure et tout-immaculée.

Cathisme, t. 3
Vous les vases sacrés de notre foi, * les prémices du salut dans un monde égaré, * les divins clairons de la vérité, * réjouissez-vous, saints Apôtres du Seigneur, * et suppliez le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein; * mais, se faisant homme, demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!
A la place de ce cathisme du 3e ton et de ses théotokia, que nous empruntons au Ménée slave, le grec donne ici le cathisme Avec foi vous vous êtes montrés (voir plus loin, après la 6e ode), puis, comme théotokion, Ô Vierge inépousée (voir au 13 juillet) et, comme stavrothéotokion, Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée (voir au 6 juillet).

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Dans le ciel de l'Eglise resplendissant * comme astres sans déclin, * les Apôtres du Bienfaiteur * ont dissipé les ténèbres de l'impiété * et répandu sur le monde leur clarté.
Servant l'Evangile du Christ, * bienheureux Prochore, tu devins * pour Nicomédie un excellent prédicateur * et, sur son trône, le premier * tu dirigeas le troupeau du Seigneur.
Bienheureux Nicanor, tu as reçu * en partage l'honneur divin * d'être immolé comme brebis * avec deux mille fidèles du Christ * le jour où mourut saint Etienne, le premier martyr.
Sans connaître d'homme, tu as enfanté, * Toute-pure, le Verbe Dieu * ineffablement devenu chair; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous te glorifions * et te disons bienheureuse, comme il se doit.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Tu as envoyé tes disciples, Seigneur, * comme clairons pour réveiller * des sépulcres de l'erreur * les âmes de ceux qui chantent pour toi.
Le saint apôtre Timon, * devenu pasteur de Bostra, * endura sa fin bienheureuse * en martyr consumé par le feu.
Le sublime Parménas * sous les yeux des Apôtres s'éteignit, * achevant avec un zèle ardent * son service divin.
Nous te chantons, Vierge pure, grâce à qui * nous fûmes délivrés de la corruption mortelle * et de la tyrannie du mal * que faisait régner sur nous le Maudit.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Nicanor, annonçant la vie sans fin * et prêchant la croix, la passion * de celui qui par pitié pour nous * a souffert en sa chair, * par la main des Juifs est mis à mort.
Le sublime Timon, qu'enflammait * l'ardent amour du Seigneur, * au milieu des flammes est achevé * sur l'ordre des impies, * devenant un holocauste divin.
Votre sainte mémoire, porteuse de clarté * et comblée de grâce, sanctifie, * Apôtres bienheureux, * les âmes de tous ceux * qui la célèbrent avec foi.
L'armée des Anges incorporels, * les chœurs des Apôtres et la foule des Martyrs, * divine Mère, te glorifient, * car tu as enfanté * ineffablement le Roi de tous.

Kondakion, t. 1
Avec foi vous vous êtes montrés * de saints Diacres, les témoins du Verbe, ses vases d'élection, * Prochore, Nicanor, Parménas et Timon; * c'est pourquoi nous fêtons en ce jour votre mémoire sacrée, * dans l'allégresse du cœur vous disant bienheureux.

Synaxaire
Le 28 Juillet, mémoire des saints apôtres et diacres Prochore, Nicanor, Timon et Parménas.
Quatre disciples de la Parole faite homme
par leur parole annoncent Dieu, la Trinité.
Le vingt-huitième jour, au céleste royaume
quatre diacres savourent l'immortalité.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
De tout cœur ayant aimé le Christ, * le seul dont la beauté * soit sans égale en vérité, * vous avez hérité, saints Apôtres, le royaume des cieux.
Le Verbe qui de la Vierge s'est levé sur nous * vous a donné de parler et d'œuvrer saintement * et vous êtes devenus pour les fidèles des sauveurs * en les amenant à confesser leur foi en Dieu.
Admirablement tu combattis, * bienheureux Nicanor, tué par ordre des impies * et offert au Christ comme un agneau t'écriant: * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.
Par ta parole, ô Vierge, tu as enfanté * le Verbe du Père qui a créé par sa parole terre et ciel * et qui donne aux fidèles croyant en lui * la parole pour le glorifier dignement.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
De la fange des passions et de la vanité * vous avez tiré ceux qui ont cru, * saints Apôtres, à vos enseignements * et vers la cime de la connaissance vous avez mené * ceux qui plurent à Dieu et s'écriaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Honorons par des cantiques divins * Parménas et Timon, * l'illustre Prochore et l'admirable Nicanor, * ces disciples de Jésus * qui firent chanter aux païens: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
A la suite de Pierre et des autres apôtres préférés * le Seigneur vous choisit comme disciples * pour vous agréger au nombre des Soixante-dix, * et vous fûtes sélectionnés * comme remplis de foi, pour subvenir, * illustres Diacres, aux besoins des Saints.
Les oracles des prophètes, les voici réalisés, * puisque tu enfantes le suprême Dieu, * le Christ montré par eux, * Pleine de grâce, pour le salut * des fidèles s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Saints Diacres, vous vous êtes montrés * les vases choisis capables de contenir * tout l'éclat du Verbe, vous qui serviez * aux besoins des Saints et jouissez * de l'ineffable gloire avec le Christ.
En ce jour l'entière création * fête votre mémoire en vous disant bienheureux, * témoins oculaires de notre Dieu, * Timon, Parménas et Nicanor * avec Prochore, ce héraut du Christ.
Vers la grande gloire vous êtes montés * en disciples du Verbe Dieu; * avec les chœurs des Apôtres et des Incorporels * à présent vous jubilez; avec eux * priez Dieu d'avoir pitié de nous.
Ô Vierge, nous t'adressons joyeusement * la salutation angélique: * Joie des Anges, réjouis-toi, * gloire des Apôtres que les Prophètes ont annoncée * et couronne des Martyrs.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

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