Ménées d'Août

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Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 14:50

1er AOÛT
Procession de la précieuse et vivifiante Croix; et mémoire des sept frères Maccabées, de leur mère
Solomonie et de leur maître, le vieillard Eléazar.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Vénérons la précieuse Croix * comme le talisman universel, * comme la source d'où jaillit la sainteté; * elle calme les passions, * elle arrête les maladies * et délivre les patients de toute douleur, * répandant les miracles en flots plus nombreux que ceux de l'océan * pour les fidèles baisant son image et se prosternant devant elle.
Nous les hommes agités par les flots, * secoués par les vagues de cette vie, * ballottés par la houle des passions, * comme vers la nef du salut * réfugions-nous fidèlement vers le mât de la sainte Croix; * alors s'apaiseront la mer et les vents, * toute passion sera calmée * et dans l'allégresse nous atteindrons le havre tranquille du salut.
Plus que soleil a resplendi * la Croix très-sainte du Seigneur, * projetant comme flèches ou rayons * les miracles, les guérisons; * et nous, les hommes, qui chaque jour * sommes la proie des ténèbres de malheur, * approchons pour recevoir la grâce lumineuse des guérisons, * magnifiant le Dieu qui dans sa chair fut cloué sur ce bois.
t. 1
La tyrannie fut incapable d'ébranler * la dalle de la Loi reposant sur sept colonnes; * car ils supportèrent virilement * la fureur insensée du cruel persécuteur, * livrant à ceux qui les tranchaient * tous les membres de leur corps, * les gardiens des préceptes de Moïse, * ces nobles jeunes gens et frères par le sang.
Elevant leur esprit * au-dessus de ce qu'on voit, * les pieux et nobles jeunes gens * se laissèrent tailler tous les membres de leur chair, * en compagnie de leur sage mère * fortifiés par de sublimes espoirs; * ils les voient réalisés maintenant * qu'ils reposent dans le sein de leur ancêtre Abraham.
Dans la noblesse de leur cœur * s'armant de fermeté * et comme excitant sa fureur, * ils se portèrent avec courage au-devant de l'ennemi * pour la cause de la foi * et l'observance de la Loi, * les jeunes gens pleins de sagesse, * leur sainte mère et le vénérable Eléazar.
Gloire au Père, t. 8
Les saints frères Maccabées déclarèrent au tyran: * Pour nous, Antiochus, il n'y a qu'un seul Roi, * c'est le Dieu dont nous tenons l'existence et vers lequel nous retournons; * un autre monde nous attend, * plus stable et plus élevé que celui que l'on voit; * notre patrie est l'indestructible et puissante Jérusalem; * et pour nous c'est une fête de vivre avec les Anges là-haut. * Par leurs prières, Seigneur, aie pitié de nous et sauve-nous.
Maintenant ...
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, * lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec, * ce que le psalmiste nous prescrit d'adorer comme l'escabeau de tes pieds, * c'est ta précieuse Croix, ô Christ notre Dieu, * et nous pécheurs, en ce jour * de nos lèvres indignes l'embrassons et devant elle nous prosternons; * toi qui daignas être fixé sur la croix, * nous te chantons et nous crions: * Rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.

Apostiches, t. 1
Pour la procession de la Croix, * amis de la fête, venez, * célébrant cette solennelle festivité, * réjouissons-nous et chantons dans la sûreté de notre foi: * Croix du Christ, sanctifie-nous * par la grâce de qui sur toi fut élevé * et par ta puissance délivre-nous de tout mal.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Ce sont les chemins du ciel * que prépare la sainte Croix * à tous ceux qui dans la crainte et l'amour * se prosternent humblement devant elle; * aux chœurs des Anges incorporels * celui qui fut cloué sur elle * agrège qui la chante avec ardeur.
Dieu est notre roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Nous qui nous prosternons * dans la foi devant la précieuse Croix, * nous adorons le Seigneur * qui jadis fut cloué sur elle; * à son invitation * nous purifions nos lèvres et nos cœurs * et dans sa mystique clarté * nous rayonnons d'allégresse en le chantant.
Gloire au Père, t. 8
Les âmes des justes sont dans la main du Seigneur: * ainsi les premiers pères d'avant la Loi * Abraham, Isaac et Jacob * et les descendants des Maccabées * qu'en ce jour nous célébrons; * car ces hommes au courage indompté, * en dignes fils d'Abraham, * imitèrent sa foi * et ont combattu pour elle jusqu'à la mort; * élevés ensemble dans la piété, * ayant lutté ensemble selon les règles, * ils ont mis en échec l'impiété d'Antiochus le maudit; * tenant pour rien les biens de cette vie * à cause de la félicité éternelle, * ils ont consacré toute chose au Seigneur: * leur âme, leur vaillance, leurs sentiments, * la tendresse de leur corps * et le salaire d'une sainte éducation. * C'est bien sur la racine de la foi * que vous avez poussé, Maccabées, * cette pieuse mère qui vous enfanta aussi nombreux que les jours. * C'est pourquoi nous vous prions, frères saints, * avec votre mère Solomonie * et votre sage maître le prêtre Eléazar: * puisque vous vous tenez en présence du Christ notre Dieu * pour lequel vous avez souffert noblement * et jouissez des fruits que vos peines ont mérités, * sans cesse intercédez pour l'ensemble des humains, * car ce qu'il veut, il le fait * et de ceux qui le craignent il exauce les vœux.
Maintenant ...
Seigneur, voici qu'est accomplie * la parole de ton prophète Moïse disant: * Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux. * En ce jour la Croix est exaltée, * le monde est affranchi de l'erreur; * en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; * les confins de la terre exultent de joie, * au son des cymbales avec David * t'offrant une hymne de louange et disant: * Au milieu de la terre, notre Dieu, * dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, * la Croix et la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. * Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Tropaires, t. 1
Par les souffrances que les Saints endurèrent pour toi * laisse-toi fléchir, ô notre Dieu; * guéris toutes nos douleurs, * Seigneur ami des hommes, nous t'en prions.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.

N.B. Avant que l'on ne sonne pour les Vêpres, le Prêtre pose la précieuse Croix sur l'autel de la prothèse. Après le Congé des Vêpres, le Prêtre et le Diacre se revêtent de leurs ornements. Le Diacre encense la Croix et dit: Bénis, Seigneur. Le Prêtre: Beni est notre Dieu ... Le Lecteur dit le trisagion et la prière du Seigneur. Puis le Chœur chante le tropaire et le kondakion de la Croix. Le Prêtre porte sur sa tête le plateau où repose la Croix et se dirige vers l'autel, précédé du Diacre portant un cierge allumé. Le Prêtre dépose la Croix sur l'autel à la place de l'Evangéliaire, lequel est mis en position verticale ou appuyé contre l'artophore comme à l'offertoire de la Liturgie. Une lampe est allumée devant l'autel pour la durée de la nuit.


MATINES

Cathisme 1, t. 1
L'ensemble du genre humain célèbre cette fête et il exulte mystiquement, * car le bois de la Croix est offert en ce jour * comme une source inépuisable de guérisons * à ceux qui s'en approchent avec amour et piété * et glorifient l'ami des hommes, le Christ * qui sur elle fut cloué.

Cathisme II, t. 4
La procession de la Croix * en ce jour est pourvoyeuse de joie; * elle sanctifie en effet * nos âmes aussi bien que nos corps, * lorsque nous nous prosternons devant elle avec foi.

Canon de l'Octoèque, puis celui de la Croix (t. 8) avec l'acrostiche: Ce bois vénérable, chantons-le tous. Joseph; et le canon des Saints (t. 1), œuvre d'André de Crète.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Devant la Croix du Seigneur * avançons pour nous prosterner * dans la pureté de notre cœur, * car elle accorde à ses adorateurs * la sainteté et le salut, * la miséricorde, la gloire et la clarté.
La vivifiante Croix * est exposée devant nos yeux * et de la grâce fait briller l'éclat; * avançons pour recevoir dans la joie * la lumière, le salut, le pardon, * et chantons la louange du Seigneur.
Une étrange vision s'offre à nos yeux: * la précieuse Croix fait jaillir, * comme une source, les dons spirituels, * car elle écarte le péché, * elle guérit les maladies, elle affermit les sentiments * de ceux qui s'en approchent en toute pureté.
Le bâton fendant la mer * figurait la victorieuse Croix * grâce à laquelle nous traversons sans naufrage * dans la foi l'océan troublé de cette vie, * évitant les remous du péché, * et sommes comblés de la divine sérénité.
La Toute-sainte disait en pleurant: * Ô mon Fils, je t'ai mis au monde ineffablement * sans connaître les douleurs; * comment, seule, maintenant * je souffre de te voir suspendu comme un larron sur la croix, * toi qui suspends la terre au-dessus du néant?
t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire * pour les merveilles de notre Dieu * qui de son bras puissant a sauvé Israël * en se couvrant de gloire. »
Jeunes Gens ayant gardé selon les règles * les préceptes de Moïse et * ayant pieusement imité la mort du Christ, * intercédez sans cesse pour que tous nous soyons sauvés.
Qui a vu ou entendu rien de pareil * aux combats qu'avec courage ont soutenus * les observateurs de la Loi, les fils de Solomonie, * luttant d'une seule âme et d'un seul cœur?
S'encourageant l'un l'autre, ainsi criaient * les sept fils de Solomonie: * Selon les règles combattons, * pour les coutumes de nos Pères empressons-nous de mourir.
Le tyran est confondu, résistons avec courage, * les tourments demeurent vains, Bélial est terrassé, * le feu est sans ardeur, que nul de nous, * frères, ne renonce au combat!
Au milieu du stade dépouillés, * les jeunes gens s'écrient: Antiochus, * c'est pour les coutumes de nos Pères que nous luttons, * pour elles nous préférons la mort à la vie.
Sur le stade déchirés dans leur chair * par les ongles de fer, les défenseurs de la Loi * disaient à Antiochus: Douces nous sont * les flammes et les peines pour l'Auteur de toute vie.
Glorifions en l'unique divinité * l'éternelle et consubstantielle Trinité * partageant même puissance et royauté, * le Père, le Fils et l'Esprit saint.
Pour l'Eglise du Christ, Mère de Dieu, tu as été * la vivifiante vigne ayant produit * ineffablement en ton sein le raisin mûr * pour la joie de tous.
« Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, * la mer Rouge se fendit * pour le peuple d'Israël qui passa à pied sec; * puis il ferma l'immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l'arme invincible; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3, t. 8
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
La Croix, dispensatrice de tous biens, * est offerte à notre vue, à notre adoration; * toute la création la célèbre dans la joie, * illuminée par la grâce de notre Dieu * qui sur elle fut élevé par sa propre volonté.
Eclairés par la lumière de la Croix, * nous qui mettons en elle tout notre espoir, * fuyons les ténèbres du péché * et crions à celui qui est notre clarté: * Seigneur de tendresse, gloire à toi.
Nous te louons, précieuse Croix, * nous te vénérons avec foi, * par ta puissance délivre-nous du filet de l'Ennemi; * nous sommes les chantres de ton nom: * dirige-nous vers le havre du salut.
Voyant sur la croix la Vie mise à mort * et ne pouvant souffrir la peine de son cœur, * la Vierge pure tremblait en s'écriant: * Hélas, mon Fils bien-aimé, * quelle ingratitude de la part des pécheurs!
t. 1
« La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs * est devenue la pierre d'angle; * sur cette pierre le Christ * affermit son Eglise * qu'il a rassemblée * du milieu des nations. »
Jeunes Gens qui saintement * avez crû et grandi * et reçu d'Eléazar * l'enseignement de la Loi, * selon les règles vous avez lutté * et foulé aux pieds les volontés d'Antiochus.
Allons, disaient au roi * les descendants d'Abraham, * fais ce que tu veux et montre ton courroux; * quant à nous, plutôt que d'obéir à tes édits, * nous préférons la peine des tourments * par amour de notre Dieu.
Que nul en ce jour ne manque le bon combat * ou ne se laisse prendre par l'insensé, * car il est habile, le dragon; * que nul de nous n'en soit la proie! * C'est ainsi que les fils de Solomonie * s'exhortaient l'un l'autre.
Venez, observateurs de la Loi, * subissons ensemble les tourments; * soyons virils pour être couronnés, * disaient les jeunes gens qui pieusement * se poussaient l'un l'autre vers les combats. * Imitons-les, nous aussi.
Fidèles, glorifions l'unique essence de Dieu, * l'unique seigneurie, l'unique royauté, * proclamant sans confusion * l'unité de la Divinité * et distinguant selon la foi * trois personnes en un seul Dieu.
Divine Génitrice, le buisson non consumé * fut ton image au Sinaï; * à Daniel tu t'es montrée * comme la montagne sainte dont se détacha * sans main d'homme l'Indivisible, le Christ, * le roc de notre vie, le Fils unique né de toi.
« Un bâton devient la figure de ce mystère: * fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron * et dans l'Eglise naguère stérile fleurit à présent l'arbre de la Croix * pour être sa force et la puissance qui l'affermit. »

Kondakion, t. 4
Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, * donne force à tes fidèles serviteurs, * les protégeant de toute adversité: * que ton alliance leur soit une arme de paix, * un invincible trophée!

Cathisme, t. 8
Jeunes Gens élevés dans la sagesse et la piété, * en courageux défenseurs de la Loi, * vous avez couvert de honte les menaces du tyran; * ayant suivi saintement l'exemple de votre père, * vous avez lutté de tout cœur en compagnie de votre mère; * ayant acquis la vie céleste par votre mort, * âmes bien trempées, vous exultez dans l'éternité. * Intercédez auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour votre mémoire sacrée.
Gloire au Père ...
Tu fus un prêtre selon la tradition mosaïque, Bienheureux, * offrant sans cesse un culte conforme à la Loi * au divin Maître de la création; * dans ton zèle à défendre la Loi du Seigneur, * tu souffris noblement toutes sortes de tourments. * Et pour tous tu devins un modèle de sagesse et de fermeté * par ta courageuse constance et tes sublimes combats. * Intercède, Eléazar, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant, t. 6
Ta Croix, Seigneur, est sanctifiée, * elle répand la guérison * sur ceux qui languissaient dans le péché; * par elle nous t'implorons: Prends pitié de nous.

Ode 4, t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes. »
La puissante protectrice des mortels, * la Croix, cette arme invincible de la foi, * est exposée pour notre salut; * en sa grâce elle sanctifie, * elle illumine les cœurs de tous ceux * qui s'en approchent fidèlement.
La précieuse Croix sur laquelle, Seigneur, tu fus élevé * au milieu de la terre selon ton bon vouloir * au milieu de nous est exposée; * elle sanctifie l'univers * qui devant elle se prosterne fidèlement * et par elle sont chassés les démons.
Le ciel et la terre sont dans la joie: * les Apôtres, les Martyrs victorieux * et les âmes des Justes se réjouissent maintenant, * voyant la salutaire et vivifiante Croix * au cœur du monde exposée * et de sa grâce sanctifiant les fidèles.
En mon insouciance n'ayant pas observé tes lois, * je vais être con- damné, quand tu viendras * du ciel juger les hommes et leurs actions; * c'est pourquoi je te crie: * convertis-moi par la puissance de la Croix, * donne-moi les larmes du repentir et sauve-moi.
De mon sein maternel * je t'ai enfanté, ô mon Fils, * et, te voyant suspendu à la Croix, * j'hésite à comprendre la profondeur * de tes desseins mystérieux, * disait la Vierge que sans cesse nous magnifions comme la Mère de Dieu.
t. 1
« Prophète Habacuc, en l'Esprit tu as prévu * l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: * Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, * au temps fixé tu te révéleras; * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Exulte, Eléazar, en constatant * que tes saints élèves luttent pieusement * pour les lois de leurs Pères en ce jour * et rejettent par leurs sages propos * la folie du persécuteur Antiochus.
Solomonie, réjouis-toi de voir * tes sept rameaux porter en même temps * ces fruits de la Loi que l'Eglise immaculée * a cueillis pour en nourrir chaque jour, * telle une mère, les héritiers du culte dans la grâce du Christ.
Patriarches, tressaillez de joie, * battez des mains pour les défenseurs de la Loi, * voyant leur pieuse lutte pour un culte s'y conformant * et subissant l'épreuve des tourments * sans dévier des ancestrales traditions.
Dansez selon les règles, valeureux champions, * exultez en cette fête avec les Martyrs chrétiens, * vous qui avant eux avez lutté pour la Loi * et qu'avec eux célèbre comme il se doit * dans l'allégresse l'entière Eglise du Christ.
Fidèles, de nos incessantes voix * glorifions dans l'Unité la Trinité: * Unique Dieu qu'en trois personnes nous adorons * et que, sans les confondre, nous chantons, * Trinité sainte, gloire, honneur à toi.
Ô Vierge, divine Epouse, nous te chantons * comme rempart des fidèles et Génitrice de Dieu, * car tu relèves le genre humain déchu * et restaures l'image et ressemblance de celui * qui précède tous les temps.
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »

Ode 5, t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Peuples, battez des mains, * chantez et jubilez, familles des nations, * pour le présent que Dieu nous fait * en nous offrant la protection de la Croix: * la voyant exposée, nous y puisons, * nous les fidèles, la jouissance de tout bien.
Très-sainte Croix, les célestes armées * volent à l'entour de ton bois très-précieux * et nous les mortels, de nos lèvres souillées * nous t'embrassons en ce jour, * puisant avec amour à ta source sainte et bénie * et glorifiant notre Dieu crucifié.
Seigneur compatissant, * de mon âme guéris les anciennes passions * et fais de moi l'adorateur * de ta précieuse Croix dont le pouvoir * fait que tout obstacle est éloigné * et que nous demeurons à l'abri de tout mal.
Ô Vierge, lorsque tu vis sur la croix * le Dieu de bonté que tu enfantas d'ineffable façon, * ton cœur fut blessé et tu crias: * Hélas, ô mon Enfant, * comme tu souffres pour l'univers! * J'adore, Seigneur, ta divine bonté.
t. 1
« Fils de Dieu, donne-nous ta paix, * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi, * c'est ton nom que nous proclamons; * tu es le Dieu des vivants et des morts. »
Imitons par une pieuse adoration, * amis du Christ, les sept Enfants * qui dans la loi de Moïse furent élevés * et qu'Eléazar instruisit des ancestrales traditions.
Ne crois pas, Antiochus, persécuteur des croyants, * que ton feu brûlant nous terrifie; * par surcroît, impie tyran, immole-nous, * accomplis ta volonté, criaient les jeunes gens.
Selon les règles combattons; * les préceptes de Moïse nous ordonnent en L'un à l'autre se disaient les jeunes gens * en martyrs du Christ: effet * de ne pas toucher aux aliments souillés.
Père éternel et tout-puissant, * Fils coéternel, Esprit de sainteté, * partageant le même honneur au sein de l'unique Trinité, * sauve les fils d'Adam qui te chantent fidèlement.
Donne-nous la paix, seul Dieu de compassion, * à la prière de ta Mère immaculée * et des Saints qui ont mené le bon combat * pour les coutumes de leurs Pères et la loi de Moïse.
« Ô bois de l'arbre trois fois heureux et béni * sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre Seigneur! * Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu * et qui fut pris au piège * de ta chair clouée sur la croix, ô Dieu de majesté * qui nous procures pour nos âmes la paix. »

Ode 6, t. 8
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie, * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
La Croix en terre plantée * causa la chute des démons; * et nous qui maintenant la voyons glorieusement exposée, * nous voilà relevés * du péché où nous sommes tombés.
T'exaltant, ô Christ, comme Roi et Seigneur, * nous embrassons la Croix dont tu nous fais le don * pour être notre invincible protection, * et nous exultons de joie, * délivrés que nous sommes du mal.
La Croix du Seigneur * qui nous accorde l'abondance de ses dons * maintenant est exposée devant nos yeux: * venez, tous les mortels, * puiser la lumière de nos âmes et de nos cœurs.
Vierge pure, accorde-nous * la force de rester vigilants, * nous abstenant de tout péché, * de toute faute et de tout mal; * car tu es la protectrice de tous les humains.
t. 1
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: * A la fosse arrache ma vie; * Sauveur du monde, sauve-moi * quand je chante: Gloire à toi. »
La Sagesse de Dieu, qui a bâti sa maison * et sur sept colonnes l'a fondée, * de la sorte préfigura ces jeunes gens * comme les soutiens de la Loi.
La sage Solomonie enfanta sept fils * qu'instruisit le sage Eléazar * et la divine grâce les a couronnés * pour leur vaillance au combat.
Que tardes-tu, disait à Antiochus * au milieu des supplices le chœur des sept enfants; * châtie-nous, immole-nous, * accomplis donc ta volonté!
Comme déjà le père a combattu, * ensemble luttent aussi les fils; * ô juge, que notre mère nous suive aussi * pour nous assister de ses conseils!
Quand tu brûlerais nos corps au feu, * Antiochus, disaient avec fierté * les sept frères en chœur, ne pense pas * que tu puisses vaincre même un seul d'entre nous.
Adorons fidèlement * Père, Fils et saint Esprit * en l'unique Divinité: * Trinité sainte, sauve ce monde qui est tien.
Comment fis-tu pour enfanter un Fils * sans qu'un père ne l'eût engendré? * comment vierge es-tu restée après l'enfantement? * Dieu le sait qui réalise tout comme il l'entend.
«Dans les entrailles du monstre marin * Jonas, étendant les mains en forme de croix * à l'image de ta Passion, après trois jours en sortit, * ébauchant l'universelle Résurrection * du Seigneur notre Dieu crucifié dans sa chair, * le Christ illuminant le monde * par sa Résurrection le troisième jour. »

Kondakion, t. 2
Colonnes de la divine Sagesse au nombre de sept, * chandelier aux sept branches de la lumière de Dieu, * très-sages Maccabées, avant la lettre sublimes Martyrs, * avec ses Témoins priez le Dieu de l'univers * pour le salut de qui vous chante en ce jour.

Ikos
Célèbre avec ardeur ton Dieu, ô Sion, * car il a renforcé les barres de tes portes et béni tes enfants. * Voici, telle une armée victorieuse, la phalange des nobles coeurs * saintement s'est opposée aux complots des impies. * Ensemble jouissant des triomphales couronnes en la céleste Sion * et vous tenant devant le trône de Dieu, * sans cesse en notre faveur intercédez * pour le salut de qui vous chante en ce ,jour.

Synaxaire
Le 1er Août, mémoire des sept martyrs, les saints frères Maccabées, Abim, Antoine, Gourias, Eléazar, Eusébon, Akhim et Marcel, de leur mère Solomonie et de leur maître Eléazar.
Le premier avant Christ, sur l'ordre du tyran,
Eléazar fraya le chemin du martyre.
Avant Thècle voici l'autre protomartyre:
Solomone avant Christ sur la flamme expirant.
Du septième la roue, l'amputation, la flamme
vers le huitième jour conduisent sept enfants.
Le premier du mois d'août a vu la pieuse femme
rejoindre par le feu les sept fils triomphants.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Celui qui surpasse tous les temps * se montre dans le temps porteur de notre chair; * il vient guérir en sa bonté * les antiques passions de nos âmes et de nos corps * et déjà nous sanctifie par sa Croix.
Nous chantons, Seigneur, et glorifions, * nous adorons et magnifions ton pouvoir, * car à tes serviteurs tu as fait le don * de ta divine Croix * pour être l'immortel réconfort, * la protection de nos âmes et de nos corps.
Au jour du jugement * ne me compte pas parmi les méchants, * de ton visage, Seigneur, n'éloigne pas * ton serviteur humilié, * mais sauve-moi dans ta bonté * par la puissance de ta sainte Croix.
Moïse, adoucissant l'amertume des eaux, * préfigura ta grâce, sainte Croix: * par ta puissance nous sommes libérés * de l'amertume des passions; * nous qui t'embrassons maintenant * fais goûter la douceur de la componction.
Desserre l'angoisse de mon cœur, * ô notre Dame, par ton intercession, * toi qui as déjoué toute ruse de l'Ennemi; * ô Mère de Dieu, * conduis-moi par l'étroit chemin * qui ouvre sur l'éternelle vie.
t. 1
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * ne furent touchés ni gênés par le feu; * et tous trois d'une seule voix * te bénissaient, Sauveur, en disant: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Les zélateurs des ancestrales traditions, * les défenseurs unanimes de la Loi, * inflexibles, confessèrent pieusement * l'unique Dieu en trois personnes * à la fois distinctes et unies.
Tyran, pourquoi tarder ainsi? * crièrent les Martyrs à l'insensé qui les jugeait; * nous confessons l'unique Dieu de l'univers; * notre patrie, c'est la Jérusalem d'en-haut, * c'est d'elle que nous sommes les fils.
Nous ne prendrons point de nourriture souillée, * pour les faux dieux ni sacrifice ni génuflexion, * nous confessons l'unique Dieu de l'univers * et vénérons celui * dont nous tenons l'existence et vers qui nous retournons.
Chantons l'hymne triadique en glorifiant * le Père éternel, le Fils et l'Esprit saint, * l'unique essence que nous célébrons d'une triple acclamation: * Saint, saint, saint, trois fois sainte Trinité.
Réjouis-toi, rempart de tous et notre joie, * espérance de la terre en ses confins, * charme des Anges et des mortels: * en la chair tu as conçu l'unique Dieu, * Vierge pure, toute-digne de nos chants.
« L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu; * cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »

Ode 8, t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Jadis le prophète Elisée * par le bois tira du fleuve la hache de fer, * te préfigurant de loin, très-sainte Croix; * du gouffre de l'erreur * ramenés par toi sur la terre ferme de la foi, * nous sommes parvenus jusqu'à ce jour * où dans l'héritage du salut * nous nous prosternons fidèlement devant toi.
Jacob, par ses bénédictions, * clairement te préfigura, très-sainte Croix; * et par la grâce il nous est donné * de te contempler dans l'assurance de la foi; * aussi nous venons tous * recevoir la riche bénédiction, * la lumière et le salut * et pour nos fautes la rémission.
Blanchis par nos actes vertueux, * dans l'allégresse avançons-nous pour dire au Christ: * Seigneur plein de bonté, * par la hauteur de ta Croix * relève le front du peuple chrétien, * afin que dans la paix et la foi * il puisse chanter ton pouvoir * dans les siècles des siècles.
Nous chantons le Père inengendré, * le Fils unique et l'Esprit 'saint * qui partagent même nature et même trône dans l'éternité; * de leur essence proclamant l'unité, * de leurs personnes la distinction, * nous glorifions la divinité en disant: * Prêtres, louez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Comme un agneau sans tache je te vois * maintenant suspendu à la croix, * ô mon Fils qui devances l'éternité, * et je suis frappée de douleur, * la détresse saisit mon cœur maternel, * disait la Toute-sainte en gémissant; * et de nos incessantes voix * comme il se doit nous la chantons dans tous les siècles.
t. 1
« Le Seigneur qui affermit avec sagesse les cieux, * qui fonda la terre sur les eaux * et fut l'auteur de toute création, * vous les prêtres, bénissez-le, * chantez-le dans tous les siècles. »
Les défenseurs des ancestrales traditions, * de Moïse proclamant la loi, * sur le monde ont fait paraître la clarté * d'un chandelier aux sept flambeaux * grâce aux combats dont ils nous ont illuminés.
Ceux qui excellaient en la divine loi * et méprisaient les ordonnances d'Antiochus * avec audace lui crièrent: Quant à nous, * ni feu ni glaive, ni les bêtes ni les fouets * ne pourront nous séparer de notre Dieu.
Ceux qui ornaient la chaire de Moïse * et défendaient les paternelles institutions, * comme sept étoiles sur le monde resplendissant, * éclipsèrent tous les astres errants * par la splendeur de leur foi.
Les enfants de la pieuse Solomonie, * les élèves du fidèle Eléazar, * comme sept flambeaux resplendissants, * furent posés sur le chandelier de la Loi * dans le tabernacle de Dieu.
Gloire au Père, au Fils et à l'Esprit, * au Dieu sans cesse célébré * dans la trinité de ses aspects * et l'unité de nature que partagent ses personnes * par l'entière création dans tous les siècles.
Trésor en qui le Père se complaît, * séjour de la venue du Fils, * habitacle de l'Esprit divin, * en toi, Marie, tu as montré * la manifestation de la sainte Trinité.
« Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, * et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint * qui à tous les êtres donne la vie. »

Ode 9, t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu as guéri ma peine en ta bonté * lorsque jadis sur la croix * tu te laissas clouer les mains et les pieds * et transpercer le côté, * abreuver de vinaigre et de fiel, * Joie de tous et Roi de l'univers, * notre gloire et notre douceur, * notre rédemption pour l'éternité.
Plus brillante que l'or et le saphir, * comme le soleil tu as fait briller, * divine Croix, l'éclat de tes rayons; * si dans l'espace on peut te cerner, * c'est avec crainte que les Puissances des cieux * volent sans cesse autour de toi; * mais de ton éclat divin * illumine le monde entier.
La Croix est le port des naufragés, * le guide et le soutien des errants, * elle est la gloire du Christ, * la force des Apôtres et des Prophètes, * le ferme appui des Martyrs, le refuge du genre humain; * la voyant exposée à nos regards, * tous ensemble embrassons-la pieusement.
Lorsque sur terre tu viendras * pour juger le monde que tu for- mas, * précédé des Anges par milliers * et de la lumière de ta Croix * plus que soleil répandant ses rayons, * en ce jour fais-moi grâce, Seigneur, * par sa puissance sauve-moi * qui ai péché plus que tous les mortels.
De mon sein virginal je t'ai enfanté, * toi que le Père avant les siècles a engendré: * comment se fait-il que des hommes corrompus, * ô mon Fils, te déchirent sans pitié, * te clouant les mains et les pieds * et perçant de la lance ton côté? * Ainsi parlait la Vierge immaculée * que sans cesse nous magnifions.
t. 1
« La nuée lumineuse en qui le Maître universel * descendit depuis le ciel * comme pluie sur la toison * et pour nous s'est incarné, * lui le Dieu infini, * pour se faire homme comme nous, * fidèles, nous la magnifions * comme la sainte Mère de Dieu. »
Elevés selon la Loi * et pour elle subissant la mort, * les disciples d'Eléazar * dans leur zèle pour Moïse s'écriaient, * déchirés par les bourreaux: * Antiochus, que tardes-tu? * accomplis sans hésiter * ce que tu projettes contre nous.
Les combattants de la Loi, * dans leur courage méprisant * la fureur d'Antiochus, * allèrent au-devant des coups, * l'un à l'autre se donnant * courage, exhortations, * et se hâtant d'affronter * les peines, les supplices, la mort * pour la vie de l'au-delà.
Imitant des olympiques champions * la noblesse et la virilité, * Solomonie, voyant ses fils égorgés, * sans que son âme chancelât, * à l'adresse d'Antiochus s'écria: * Si l'on peut encore invoquer * la clémence des ennemis, * accorde-moi le sort de mes enfants!
Perfection de la féminité! * ô noblesse inégalée! * celle qui a con- sacré à Dieu * pour la cause de la Loi * le septuple chœur de ses fils * révèle la vaillance de son grand cœur * en se livrant aux châtiments * pour rejoindre en la mort ses enfants.
Les jeunes gens représentant * par leur nombre le chiffre sacré des jours, * désireux d'atteindre par la mort * le trésor de la vie, * résistèrent généreusement * aux menaces du persécuteur * et firent échouer ses vils complots * par un culte conforme à la Loi.
Ces champions de la Loi * qu'Eléazar avait formés, * prêchant d'exemple en s'offrant * lui-même au supplice des martyrs, * vénérons-les comme il se doit * en glorieux intercesseurs * pour qu'au monde soit donnée la paix * et à nos âmes le pardon.
Ceux qui célèbrent en ce jour * le souvenir de vos combats sacrés, * saints Enfants de la divine Loi, * par vos prières délivrez-les * de tout mal et perdition, * accordant aussi la paix * à notre sainte communauté * et l'éloignant de tout malheur.
Lumière est le Père que je glorifie, * lumière le Fils que je magnifie, * lumière aussi l'Esprit saint * devant qui je me prosterne, sainte Trinité, * éternelle majesté, * en trois personnes un seul Dieu * qui du non-être fait surgir * l'univers tout entier.
Ô Vierge, dis-le nous, * comment fis-tu pour enfanter, * pour être mère de l'unique Fils * qui sans mère est né du Père là-haut * et qui sans père est né de toi? * Comment tes mamelles ont allaité * le nourricier du monde entier? * - Comme il le sait, comme bon lui a semblé.
« Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l'image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
« Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, * notre race a vu sur elle fondre la mort * qui cède en ce jour devant le triomphe de la Croix, * car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est effacée * par le fruit de la pure Mère de Dieu * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »

Exapostilaire, t. 2
Chantons les admirables frères Maccabées, * les disciples d'Eléazar, les fils de Solomonie, * qui renversèrent l'arrogante fierté * du dragon, ce prince du mal, * et reçurent couronne pour leur culte de la Loi.
Croix, gardienne de tout l'univers, * Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, * sceptre vraiment royal * qui soutient la vigueur de notre foi, * Croix, le suprême effroi des légions de l'Enfer, * Croix, la gloire des Anges dans le ciel.

Laudes, t. 4
Faisons retentir nos chants d'acclamation * et par nos hymnes magnifions la précieuse Croix; * vers elle crions en l'embrassant: * vénérable Croix, sanctifie * par ta puissance nos âmes et nos corps * et protège des blessures de l'Ennemi * les fidèles qui se prosternent devant toi.
Venez puiser à l'intarissable flot * que fait sourdre la grâce de la Croix: * voici qu'est exposé devant nos yeux * le bois très-saint, la source d'où jaillit * la grâce donnée par le sang et l'eau * du Seigneur de l'univers * qui librement sur la croix * fut élevé pour exalter les mortels avec lui.
Sur toi l'Eglise fut fondée, * les Moines trouvent en toi leur splendeur, * les Prêtres, leur sauvegarde et leur fierté: * précieuse Croix, nous nous prosternons, devant toi * en ce jour où nous sommes illuminés * en nos âmes et nos cœurs * par la grâce de celui * qui sur toi se laissa clouer, * détruisant la force de l'Ennemi * et faisant disparaître l'antique malédiction.
t. 1
La mère qui s'illustra dans le combat, * invitant à la lutte ses propres enfants, * disait: Suivez Abraham en sa vieillesse, * pour communier au sacrifice d'Isaac! * Ceux-ci devancèrent celle qui les conduisait, * ils prévinrent celle qui les exhortai~, * voyant l'un après l'autre * les supplices dont ils furent châtiés. * Par leurs prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous.
t. 4
Le Seigneur est admirable parmi les Saints, le Dieu d'Israël.
Sept colonnes choisies * extraites d'une seule roche * soutinrent inébranlablement le donjon de la Loi; * par leurs mérites qu'il te plaise, Sauveur, * de garder nos âmes dans la paix.
t. 5
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Luttant sur le stade, les défenseurs de la Loi, * les fils de Solomonie, crièrent à l'adresse d'Antiochus: * Ô roi, c'est pour les lois de nos Pères que nous endurons tout cela; * ni le feu ni les fauves ni les fouets * ni le glaive ne pourront nous séparer, * mais ensemble, avec notre mère et notre maître, nous mourrons * afin de nous réjouir avec eux * et de vivre dans les siècles qui jamais ne finiront.
Gloire au Père, t. 4
En cette guerre déchaînée * contre les frères Maccabées, * venez, fidèles, contemplons leur vaillance au combat; * car le roi qui tenait en son pouvoir * comme tyran toutes les nations * fut dominé à son tour par un vieillard, * une femme et sept enfants. * Par leurs prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous.
Maintenant ...
Seigneur qui assistais David dans le combat * pour lui soumettre les païens, * assiste-nous de l'arme de ta Croix pour repousser nos ennemis; * montre-nous ton amour comme autrefois, * pour que les peuples reconnaissent en vérité * que tu es Dieu et que notre victoire vient de toi; * et ta sainte Mère intercède constamment * pour que nous soit don- née la grâce du salut.

Grande Doxologie. Le Prêtre se revêt de tous les ornements sacerdotaux. Précédé du Diacre portant un cierge allumé, il encense l'autel et la précieuse Croix. Puis le Prêtre, portant sur sa tête le plateau où repose la Croix, sort du sanctuaire par la porte nord, précédé des céroféraires et du Diacre encensant, et se rend vers les portes royales. A la fin du trisagion qui termine la grande Doxologie, le Prêtre dit à haute voix: Sagesse, tenons-nous debout! et l'on chante trois fois le tropaire Sauve ton peuple, Seigneur. Le Prêtre, portant toujours la Croix sur sa tête, se rend au milieu de la nef et dépose la Croix sur une table ornée de fleurs et, si possible, de rameaux de basilic.
Aussitôt a lieu la bénédiction des eaux, soit qu'on reste dans l'église (en ce cas on aura préparé sur la table un récipient avec de l'eau), soit qu'on se rende à quelque source ou fontaine voisine de l'église. (Noter que dans les paroisses la bénédiction se fait de préférence à la fin de la Liturgie.)
Après la bénédiction des eaux, le Prêtre dépose la précieuse Croix sur le plateau, puis il chante, une ou trois fois, selon l'usage suivi: Seigneur notre Dieu, nous nous prosternons devant ta Croix et nous glorifions ta sainte Résurrection. Le Chœur chante ce même tropaire deux ou trois fois, selon l'usage suivi. Chacun fait trois grandes métanies, le front contre terre, pendant ce triple chant. Puis les frères avancent deux à deux pour se prosterner devant la Croix. Le Prêtre se tient à côté de la table, sanctifiant avec l'eau bénite les frères qui ont baisé la Croix et leur distribuant les rameaux de basilic ou les fleurs. Pendant ce temps le Chœur chante les stichères suivants:


t. 2
Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois vivifiant * sur lequel le Roi de gloire, le Christ, * étendit ses mains librement * afin de nous élever * jusqu'à notre ancienne félicité * dont jadis nous avait privés l'En- nemi * pour une amère volupté * en nous exilant loin de Dieu. * Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois qui nous permet * de broyer la tête de l'invisible Ennemi. * Venez, toutes les familles des nations, * par nos hymnes vénérons * la Croix du Seigneur; * Salut, parfaite rédemption * de la faute d'Adam, * salut, vénérable Croix; * remplis de crainte, nous t'embrassons * glorifiant notre Dieu * et lui disant: Seigneur, * toi qui fus cloué sur la croix, * aie pitié de nous * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.
t. 6
Espérance des chrétiens, * guide des errants et havre des naufragés, * victoire dans les combats et rempart de l'univers, * guérisseuse des malades et résurrection des morts, * Croix du Christ, aie pitié de nous.
t. 5
Te voyant suspendu sans vêtement sur la croix, * toi le Créateur de l'univers, * la création tout entière fut secouée de frayeur; * le soleil suspendit ses rayons, * les rochers se fendirent, la terre chancela * et le voile du Temple fut déchiré en deux; * les morts ressuscitèrent de leurs tombeaux * et les Puissances d'en-haut * furent stupéfaites et disaient: * Merveille! voici que le Juge passe en jugement * et souffre librement sa Passion * pour le salut du monde et sa restauration.
t. 8
En ce jour le Roi de gloire, le Maître de l'univers * sur la croix se laisse clouer, * une lance transperce son côté; * il goûte le vinaigre et le fiel, * celui en qui l'Eglise trouve sa douceur, * il est couronné d'épines, celui qui couvre le ciel de nuées; * il est revêtu d'un manteau de dérision * et des hommes il reçoit les soufflets, * celui qui de sa main a façonné les mortels; * il est flagellé sur le dos, celui qui de nuages habille le ciel, * il reçoit les coups et les crachats, * les soufflets, les injures, et il souffre tout cela * pour sauver le monde de la mort, * car il est mon Rédempteur et le Dieu compatissant.
Gloire au Père ... Maintenant ...
En ce, jour l'inaccessible Seigneur * me fait accéder auprès de lui, * il souffre sa Passion pour m'affranchir de mes passions; * celui qui rend aux aveugles la clarté * reçoit les crachats de lèvres impies * et se laisse flageller pour sauver les captifs. * La Vierge, sa mère, le voyant sur la croix, * lui dit en gémissant: * Hélas! ô mon Enfant bien-aimé, * toi qui surpasses tout mortel par ta beauté, * te voilà sans charme et sans attrait, * sans grâce, sans forme et sans vie. * Hélas! ô Lumière de mes yeux, * un glaive transperce mon cœur * et mes entrailles souffrent de te voir ainsi! * Je célèbre et je chante ta Passion, * je me prosterne devant ta miséricorde infinie, * Seigneur longanime, gloire à toi.

Litanie triple Aie pitié de nous, ô Dieu, et litanie de demandes Achevons notre prière de matines. Dans un monastère, lustration des lieux conventuels et des cellules. Retour à l'église et Congé.
Le soir, après le Congé des Vêpres, le Prêtre reporte la Croix là où elle est conservée habituellement.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 14:54

BÉNÉDICTION DES EAUX

P. Béni soit notre Dieu en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
L. Amen. Trisagion et Prière du Seigneur.
P. Car à toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire ...
L. Amen. Kyrie eleison (12 fois). Gloire au Père ... Maintenant ... Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu. Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 142
Seigneur, écoute ma prière: dans ta fidélité prête l'oreille à ma supplication, dans ta justice exauce-moi. Ne cite pas en jugement ton serviteur, car nul homme vivant n'est justifié devant toi. L'ennemi pourchasse mon âme, contre terre il écrase ma vie; il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts à jamais. Mon esprit est abattu, mon cœur se trouble au fond de moi. Je me souviens des jours d'autrefois, je médite sur toutes tes œuvres, sur l'ouvrage de tes mains je médite; je tends les mains vers toi, mon âme est une terre assoiffée de toi. Seigneur, hâte-toi de m'exaucer, car je suis à bout de souffle. Ne cache pas loin de moi ta face, de peur que je ne ressemble à ceux qui descendent dans la tombe. Fais que j'entende au matin ta miséricorde, car je compte sur toi. Montre-moi, Seigneur, la route à suivre, car vers toi j'élève mon âme. Délivre-moi de tous mes ennemis; Seigneur, j'ai fui près de toi, apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Que ton Esprit, dans sa bonté, me conduise par le droit chemin; pour l'amour de ton nom, Seigneur, rends-moi la vie. En ta justice délivre mon âme de la tribulation, en ta miséricorde fais disparaître mes ennemis; et supprime tous les oppresseurs de mon âme, car je suis ton serviteur.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

t. 4
Le Seigneur est Dieu, il nous est apparu, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Versets 1: Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. 2: Toutes les nations m'ont entouré, au nom du Seigneur je les ai repoussées. 3: C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux.

Tropaire, t. 4
Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourons humblement * et, pleins de repentir, nous prosternant devant elle, * crions-lui du fond de notre cœur: * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs, * notre unique espérance repose en toi.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, * malgré notre indignité, de louer ta majesté; * car si tu ne dirigeais l'intercession, * qui nous délivrerait de tant de périls? * Tu es celle qui nous gardes en liberté, * ô notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, * car tu sauves de tout danger tes serviteurs.

Psaume 50
Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta grande miséricorde, et dans ton immense compassion, efface mon péché. Lave-moi de plus en plus de mon iniquité, et de mon péché purifie-moi. Car je connais mon iniquité, et mon péché est constamment devant moi. Contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait le mal ou tes yeux. Ainsi, tu seras trouvé juste en tes paroles, et tu seras vainqueur quand on te jugera. Vois : dans l’iniquité j’ai été conçu, et dans les péchés ma mère m’a enfanté. Mais tu aimes la vérité : tu m’as révélé les mystères et les secrets de ta sagesse. Tu m’aspergeras avec l’hysope, et je serai purifié, tu me laveras, et je deviendrai plus blanc que la neige. Tu me feras entendre des paroles de joie et d’allégresse, et ils exulteront, les os humiliés. Détourne ta face de mes péchés, efface toutes mes iniquités. Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle en ma poitrine un esprit droit. Ne me rejette pas loin de ta face, et ne retire pas de moi ton Esprit-Saint. Rends-moi la joie de ton salut, et fortifie-moi par l’Esprit souverain. J’enseignerai tes voies aux pécheurs, et les impies reviendront vers toi. Délivre-moi du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut,
et ma langue exultera pour ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres ; et ma langue exultera pour ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres ; et ma bouche annoncera ta louange. Si tu avais voulu un sacrifice, je te l’aurais offert, mais tu ne prends aucun plaisir aux holocaustes. Le sacrifice qui convient à Dieu, c’est un esprit brisé ; un cœur broyé et humilié, Dieu ne le méprise point. Accorde tes bienfaits à Sion dans ta bienveillance, Seigneur, et que soient relevés les murs de Jérusalem ; alors tu prendras plaisir au sacrifice de justice, à l’oblation et aux holocaustes, lors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

Si l'on se rend en procession à quelque source ou fontaine, on chante les stichères suivants:
t. 6
« Toi qui de l'Ange reçus * la joyeuse salutation, * puis enfantas ton propre Créateur, * ô Vierge, sauve qui te magnifie. »
Très-sainte Mère de Dieu, intercède pour nous.
Ô Vierge, nous célébrons * ton Fils et te crions: * Souveraine immaculée, * de tout péril affranchis tes serviteurs.
Tu es la gloire et la fierté * des Prophètes, des Rois, * des Apôtres, des Martyrs, * la protection du monde, ô Vierge immaculée.
Toute langue en la vraie foi * déclare bienheureux et glorifie * ton enfantement virginal, * ô Marie, épouse de Dieu.
Malgré mes indignes forfaits, * je t'en prie, ô Christ, accorde-moi * la rémission de mes péchés * par l'intercession de ta Mère, Seigneur compatissant.
Sur toi, ô Mère de Dieu, * repose mon espoir, * par tes prières sauve-moi, * accorde-moi le pardon de mes péchés.
Toi qui enfantas la Source de vie * et le Sauveur, vivifie-moi, * par tes prières me sauvant, * espérance de nos âmes, ô Vierge bénie.
Toi qui as conçu dans ton sein * le Créateur de l'univers, * par ta divine intercession * sauve nos âmes, ô Vierge immaculée.
Toute-digne de nos chants * qui par ton verbe enfantas * le Verbe d'ineffable façon, * sauve nos âmes, sainte Mère de Dieu.
Moi qui ai péché plus que tous, * fais que je trouve le pardon * auprès du Juge, ton Fils * Souveraine, par ton intercession.
Comme il se doit, nous te chantons * la salutation angélique, * toujours-vierge Mère de Dieu, * de tes prières attendant le salut.
Délivre-moi du feu éternel * et des supplices dont je suis menacé, * afin que, Génitrice de Dieu, * je te dise bienheureuse en tout temps.
Ne méprise pas les supplications * des fidèles t'implorant, * Vierge toute-digne de nos chants, * afin que nous soyons délivrés de tout danger.
De toute sorte de douleur, * des périls, des maladies, * délivre-nous qui cherchons * notre refuge sous ta sainte protection.
Merveille étrange, ô Mère de Dieu: * le Créateur de l'univers, * notre Dieu, naît de toi * à notre image, afin de nous sauver.
Ton temple, ô Mère de Dieu, * est devenu le lieu où l'on guérit * gratuitement de ses maladies * et la consolation des âmes affligées.
Très-sainte Mère de Dieu * qui enfantas le Sauveur, * de toute inquiétude ou péril * veuille sauver tes fidèles serviteurs.
Eloigne de tes serviteurs * tout danger les menaçant, * sauve leurs âmes et leurs corps, * très-sainte Dame, de tout mal.
Vierge Mère de Dieu, * par tes prières sauve ceux * qui accourent vers toi; * délivre-les de toute affliction.
Vers ton saint temple accourant, * Mère de Dieu, qui n'obtient * promptement la guérison * de son âme et de son corps?
Accorde-moi ton pardon * par les prières de celle qui t'enfanta, * Dieu de tendresse imploré * par tous les Saints et les Puissances d'en-haut.
Epargne, Sauveur, * les âmes de nos frères trépassés * dans l'espérance de la vie; * remets, efface leurs fautes passées.
Propitiation du monde, réjouis-toi, * Virginale Epouse de Dieu, * ciboire où la divine manne fut conservée * et chandelier tout-doré de la Clarté.
Gloire au Père ...
En la Trinité nous te chantons, * Dieu unique, en t'adressant * la louange du Trois-fois-saint * et demandant pour nos âmes le salut.
Maintenant ...
Vierge sainte qui enfantas * notre Maître et Seigneur, * le Sauveur du monde, supplie-le * d'accorder à nos âmes le salut.
t. 6
Montagne sainte, buisson ardent, * échelle céleste, porte du ciel, * divine table, réjouis-toi, * notre Dame, secours de l'univers.
Très-sainte Mère de Dieu, intercède pour nous.
Par les prières de tous les Saints * et de ta Mère immaculée * fais le don de ta pitié * à ton peuple, Dieu d'amour.
Saints Anges et Archanges, intercédez pour nous.
Par les prières, Sauveur, * des Anges et des Archanges glorieux * et de toutes les Puissances d'en-haut * garde et protège tes serviteurs.
Saint et illustre Prophète et Précurseur du Seigneur, intercède pour nous.
Par les prières de ton Précurseur, * l'illustre Prophète et Baptiste Jean, * ô Christ mon Sauveur, * garde et protège tes serviteurs.
Saints et illustres Apôtres et Martyrs, intercédez pour nous.
Par les prières de tous les Saints, * des illustres Apôtres et Martyrs, * fais le don de ta pitié * à ton peuple, Dieu d'amour.
Saints et illustres Anargyres, intercédez pour nous.
Protectrice du monde et son appui, * par les prières des Anargyres glorieux * sauvegarde, Mère de Dieu, * tes fidèles serviteurs.
Gloire au Père ...
Nous glorifions le Père et le Fils * et le saint Esprit, * disant à la divine Trinité: * à nos âmes accorde le salut.
Maintenant ...
Vierge qui conçus puis enfantas * ineffablement en ces temps, les derniers, * ton propre Créateur, * sauve les fidèles qui te magnifient.

Tropaire, t. 6
Ouvre-nous la porte de ta compassion, * Mère de Dieu et Vierge bénie; * ayant mis en toi notre espoir, * puissions-nous ne pas nous égarer, * mais que par toi nous soyons délivrés de tout mal, * car tu es le salut du peuple chrétien.

D. Prions le Seigneur. Ch. Kyrie eleison.
P. Car tu es saint, ô notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Tropaires, t. 6
Voici qu'approche le temps * où nous serons sanctifiés * et déjà nous attend * le Juste qui doit nous juger; * reviens, ô mon âme, sur tes pas, * sur le chemin du repentir, * comme la Courtisane dans les larmes criant: * Seigneur, aie pitié de moi.
Ô Christ, tu nous abreuves de tes flots * à la source des guérisons * dans le saint temple de la Vierge en ce jour * et sous l'aspersion d'une eau bénite par toi * tu chasses les maladies des infirmes, * Médecin de nos âmes et de nos corps.
Vierge, tu enfantas sans épousailles * et demeuras vierge, ô Mère inépousée; * Mère de Dieu et Vierge Marie, * pour notre salut prie le Christ notre Dieu.
Très-sainte Vierge, Mère de Dieu, * dirige les œuvres de nos mains; * demande pour nous le pardon de nos péchés * lorsqu'avec les Anges nous chantons * l'hymne: Saint Dieu, Saint fort, * Saint immortel, aie pitié de nous.

D. Soyons attentifs! P. Paix à tous. L. Et à ton esprit. D. Sagesse!
Prokimenon, t. 3: Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte? Verset: Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je?

Lecture de l'épître du saint apôtre Paul aux Hébreux
(2, 11-18)
Frères, le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C'est pourquoi il ne rougit pas de les nommer « frères » quand il dit: J'annoncerai ton nom à mes frères, au milieu de l'assemblée je te louerai. Et encore: Je mettrai ma confiance en lui. Et encore: Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. Puis donc que les enfants avaient en commun le sang et la chair, lui-même y participa pareillement, afin de réduire à l'impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et d'affranchir tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort. Car ce n'est pas à des anges, assurément, qu'il vient en aide, mais à la race d'Abraham. En conséquence il se devait de ressembler en tout à ses frères, afin de devenir dans le service de Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle, pour expier les péchés du peuple. Car du fait qu'il a lui-même souffert par l'épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés.

Alleluia, t. 6. Versets 1: Mon cœur a fait jaillir un verbe bel et bon. 2: Et je dis: mon œuvre est pour le Roi.

Lecture du saint Evangile selon saint Jean
(5, 1-4)
En ce temps-là, Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine qu'on appelle en hébreu Béthesda. Elle a cinq portiques, sous lesquels gisait une foule d'infirmes aveugles, boiteux, paralytiques - qui attendaient le bouillonnement de l'eau. Car l'ange du Seigneur descendait par intervalles dans la piscine et l'eau s'agitait; et le premier qui y entrait, après que l'eau eut bouillonné, se trouvait guéri, quelle que fût sa maladie.

Litanie
D. En paix prions le Seigneur. Ch. Kyrie eleison.
Pour la paix qui vient d'en haut et pour le salut de nos âmes prions le Seigneur.
Pour la paix du monde entier, la prospérité des saintes Eglises de Dieu et pour l'union de tous prions le Seigneur.
Pour ce saint temple et pour ceux qui y pénètrent avec foi, respect et crainte de Dieu, prions le Seigneur.
Pour notre archevêque (ou évêque) N. pour l'ordre vénérable des prêtres, pour les diacres qui servent dans le Christ, pour tout le clergé et le peuple prions le Seigneur.
Pour tous les chrétiens fidèles et orthodoxes prions le Seigneur.
Pour cette ville (ou ce village ou ce saint monastère), pour toute ville et village, le pays tout entier et les fidèles qui y demeurent prions le Seigneur.
Pour qu'il nous accorde un temps favorable, l'abondance des fruits de la terre et des jours de paix, prions-le Seigneur.
Pour les voyageurs, les navigateurs, les prisonniers, les malades, les affligés, et pour le salut de tous, prions le Seigneur.
Pour que cette eau soit sanctifiée par la puissance, l'action et la présence de l'Esprit saint, prions le Seigneur.
Pour que descende sur cette eau l'action purificatrice de la très-sainte Trinité, prions le Seigneur.
Pour que cette eau puisse servir à la guérison des âmes et des corps et chasser toute puissance adverse, prions le Seigneur.
Pour que cette eau reçoive la même bénédiction et vertu rédemptrice que celle du Jourdain, prions le Seigneur.
Pour tous ceux qui ont besoin du secours et de la protection de Dieu, prions le Seigneur.
Pour que nous soyons illuminés de la lumière de connaissance et de piété par la Trinité consubstantielle, prions le Seigneur.
Afin que le Seigneur notre Dieu fasse de nous les fils et les héritiers de son royaume par la communion à cette eau et par son aspersion, prions le Seigneur.
Pour être délivrés de tout mal, de tout danger, de toute inquiétude, prions le Seigneur.
Protège-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.
Faisant mémoire de notre Dame, la très-sainte, très-pure, toute bénie et glorieuse Mère de Dieu et toujours-vierge Marie ainsi que de tous les Saints, offrons-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu.
Ch. A toi, Seigneur.
P. Car à toi reviennent toute gloire, tout honneur et toute adoration, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen.

D. Prions le Seigneur. Ch. Kyrie eleison.
Le Prêtre dit cette prière:
Seigneur notre Dieu, sublime en ton dessein, admirable en tes œuvres, auteur de l'entière création, toi qui gardes ton alliance et ta miséricorde envers ceux qui t'aiment et observent tes commandements, toi qui agrées en ta pitié les larmes de tous les malheureux; c'est pour cela que tu es venu sous la forme du serviteur, sans nous effrayer par des visions, mais nous offrant en vérité la santé corporelle et disant: Te voilà guéri, ne pèche plus désormais! Et, prenant de la boue, tu vivifias les yeux de l'Aveugle, puis, lui ordonnant de se laver, tu fis par ta parole que la lumière y habitât. Toi qui brises les écueils des passions ennemies, qui apaises les flots amers de cette vie et calmes les vagues portant le fardeau des plaisirs; toi-même, ô Roi, qui dans ton amour pour les hommes nous donnes de porter grâce à l'eau et l'Esprit un vêtement plus blanc que neige, par notre communion à cette eau et par son aspersion envoie sur nous ta bénédiction pour effacer la souillure de nos passions.
Oui, nous t'en prions, visite notre faiblesse en ta bonté, guéris en ta miséricorde les maladies de nos âmes et de nos corps; par l'intercession de notre Dame, la très-pure et toute-bénie Mère de Dieu et toujours- vierge Marie; par la puissance de la précieuse et vivifiante Croix; par la protection des célestes puissances angéliques; du vénérable et glorieux Prophète, le Précurseur et Baptiste Jean; des saints, glorieux et illustres Apôtres; de nos Pères vénérables et théophores; de nos Pères dans les saints, les grands docteurs œcuméniques et hiérarques, Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome; de nos Pères dans les saints Athanase et Cyrille, patriarches d'Alexandrie; de notre Père dans les saints Spyridon le thaumaturge de Trimythonte; de notre Père dans les saints Nicolas, archevêque de Myre en Lycie, le thaumaturge; des saints mégalomartyrs Georges le tropéophore et Démètre le myroblyte; des saints et victorieux Martyrs; des saints et justes aïeux de Dieu Joachim et Anne; des saints et glorieux thaumaturges anargyres Cosme et Damien, Cyr et Jean, Pantéléimon et Hermolaüs, Samson et Diomède, Mocius et Anicet, Thallalée et Tryphon; des saints ... dont nous célébrons la mémoire en ce jour, et de tous les Saints.
Garde, Seigneur, (ton serviteur le roi N., son épouse la reine N., leur maison royale et) tous les chrétiens fidèles et orthodoxes. Accorde-leur santé de l'âme et du corps, et agis selon ta clémence envers ton peuple chrétien.
Souviens-toi, Seigneur, de tout l'épiscopat orthodoxe dispensant fidèlement la parole de ta vérité, de tout l'ordre sacerdotal et monastique, et veille sur leur salut.
Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui nous haïssent et de ceux qui nous aiment, des frères qui nous servent, de tous les présents, de ceux qui sont absents pour un juste motif, de ceux qui nous ont demandé, malgré notre indignité, de prier pour eux. Souviens-toi, Seigneur, de nos frères qui se trouvent en captivité et dans l'affliction; aie pitié d'eux selon ta grande miséricorde, les délivrant de tout malheur.
Car tu es la source des guérisons, ô Christ notre Dieu, et nous te rendons gloire, ainsi qu'à ton Père éternel et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Ch. Amen.

P. Paix à tous. Ch. Et à ton esprit. D. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.
Le Prêtre dit à voix basse cette prière:
Incline, Seigneur, ton oreille et exauce-nous, toi qui daignas être baptisé dans le Jourdain et sanctifias les eaux; bénis chacun de nous lorsqu'en inclinant la tête nous signifions par là notre dépendance envers toi; fais que nous soyons entièrement sanctifiés par notre communion à cette eau et par son aspersion; puisse-t-elle nous procurer, Seigneur, la santé de l'âme et du corps!
A haute voix:
Car tu es notre sanctification, ô Christ notre Dieu, et nous te rendons gloire, action de grâce et adoration, ainsi qu'à ton Père éternel et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen.
Le Prêtre, prenant la précieuse Croix, bénit les eaux par trois fois en plongeant puis élevant la Croix verticalement et entonnant chaque fois ce tropaire:
Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent. (3 fois)
t. 2
Mère de Dieu, rends-nous dignes de tes dons, * sans tenir compte de nos péchés; * accorde, Vierge pure, la guérison * aux fidèles recevant ta céleste bénédiction.
Le Prêtre, et tout le peuple après lui, baisent la sainte Croix; puis le Prêtre asperge le sanctuaire et toute l'église, tandis qu'on chante les stichères suivants:
t. 4
Possédant la source des guérisons, * saints Anargyres, guérissez * tous ceux qui l'implorent de vous, * car le Sauveur dont la source ne tarit pas * vous a comblés de sublimes dons. * Le Seigneur, en effet, vous a dit * comme aux imitateurs des Apôtres et de leur zèle divin: * Voici que je vous donne la faculté * de chasser les démons * et de guérir toute faiblesse ou maladie. * Aussi, vous conformant à sa volonté, * comme vous avez reçu, donnez gratuitement, * guérissant les souffrances de nos âmes et de nos corps.
Gloire au Père ...
Ô Vierge immaculée, * exauce les prières de tes serviteurs, * délivre-nous de tout mal, écarte de nous toute affliction: * tu es notre ancre de salut, notre protection infaillible, * ne déçois pas notre attente lorsque nous t'invoquons, * hâte-toi de secourir les fidèles qui te crient: * Souveraine, réjouis-toi, * secours de tous, joie, refuge et salut de nos âmes.
Maintenant, t. 8
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Litanie
D. Aie pitié de nous, ô Dieu, dans ton immense miséricorde, nous t'en prions, écoute et prends pitié.
Ch. Kyrie eleison (3 fois).
Nous te prions encore pour qu'obtiennent merci, longue et paisible vie, santé de l'âme et du corps, pardon et rémission de leurs péchés, les serviteurs de Dieu ici présents et les fidèles orthodoxes du monde entier.
Nous te prions encore de protéger ce saint monastère (ou cette sainte église, cette ville, ce village, cette maison) et le pays tout entier contre la famine, les épidémies, les invasions et la guerre civile; et de nous être propice et bienveillant, dans ta bonté pour les hommes, de détourner de nous toute adversité, de nous délivrer de toute menace qui pèse sur nous, et d'avoir pitié de nous.
Le Prêtre:
Exauce-nous, Dieu notre Sauveur, espoir de ceux qui demeurent aux extrémités de la terre et de ceux qui sont loin sur mer; sois indulgent, ô Maître, pour nos péchés et prends pitié de nous, car tu es un Dieu plein de miséricorde et d'amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Ch. Amen.

S'il veut, il ajoute la prière suivante:
P. Paix à tous. Ch. Et à ton esprit.
D. Inclinez la tête devant le Seigneur. Ch. Devant toi, Seigneur.
Maître plein de miséricorde, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par l'intercession de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu et toujours-vierge Marie; par la puissance de la précieuse et vivifiante Croix; par la protection des célestes Puissances angéliques; du vénérable et glorieux Prophète, le Précurseur et Baptiste Jean; des saints, glorieux et illustres Apôtres; des saints et victorieux Martyrs; de nos Pères saints et théophores; des saints et justes aïeux de Dieu Joachim et Anne et de tous les Saints; rends acceptable notre prière; accorde-nous la rémission de nos péchés; mets-nous à l'ombre de tes ailes; chasse loin de nous tout ennemi et adversaire; pacifie notre vie, Seigneur, aie pitié de nous et du monde qui est tien, et sauve nos âmes, car tu es bon et ami des hommes.
Ch. Amen.
P. Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance gloire à toi.
Ch. Gloire au Père ... Maintenant ... Kyrie eleison (3 fois). Père, bénis.

Et le Prêtre dit la formule ordinaire du Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:07

2 AOÛT
Translation des reliques du saint
protomartyr et archidiacre Etienne.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Le cœur illuminé * par la grâce de l'Esprit, * d'un Ange, Etienne, tu avais comme l'aspect * par l'éclat intérieur conféré à ton corps * et révélant la splendeur de ton âme à qui te voyait; * par elle tu obtins la lumineuse vision, * lorsque les cieux s'ouvrirent pour toi par miracle, * premier des Martyrs et leur fierté.
La grêle de pierres devint pour toi les degrés * de l'escalier qui mène à la route du ciel; * les gravissant, tu as vu le Seigneur, se tenant à la droite du Père, * de sa droite vivifiante tendre vers toi * la couronne conforme à ton nom; * près de lui tu te tiens en athlète victorieux, * toi le sommet des Martyrs.
Resplendissant par tes miracles, tes prodiges, ton enseignement, * tu as fait pâlir l'assemblée des impies; * entraîné par eux et frappé de pierres, * tu prias pour le pardon des meurtriers, * imitant la parole de ton Sauveur; * alors, tu remis ton esprit entre ses mains, * admirable Etienne.
t. 2
Parmi les Diacres le premier, * tu fus aussi le premier des Martyrs, * Etienne bienheureux; * tu es la route que suivirent les Saints * et tu menas de nombreux Martyrs au Seigneur; * aussi, le ciel s'ouvrit devant toi * et Dieu lui-même t'apparut. * Intercède auprès de lui, pour que nos âmes soient sauvées.
Vénérons comme il se doit * le noble serviteur du Christ Jésus, * Etienne, l'archidiacre et le protomartyr; * car, se tenant au milieu des impies, * à la droite du Père il a vu le Fils de Dieu.
Tu t'es revêtu de sainteté, * Etienne, bienheureux compagnon des Anges dans le ciel, * archidiacre et protomartyr; * implore et prie pour nous * le Seigneur et Sauveur, le seul sans péché.
Gloire au Père, t. 6
Toi, le premier des Témoins * et des Diacres, Etienne bienheureux, * le plus bel ornement des Martyrs, * la gloire des Justes, la fierté des croyants, * devant le trône du Christ, ce Roi de l'univers, * demande pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée * le pardon de leurs fautes et le royaume des cieux.
Maintenant …
Réconfort des infirmes, consolatrice des affligés, * Vierge Mère de Dieu, * sauve ton peuple chrétien, * car tu es la paix des opprimés, * le repos des naufragés * et l'unique protection des chrétiens.

Apostiches de l'Octoèque.
Gloire au Père, t. 6
Réjouis-toi dans le Seigneur, * Etienne couronné, * imitateur de ton Maître Jésus, * car tu fus aussi le premier des Témoins * du Christ notre Roi; * et l'erreur des impies, * tu en as triomphé par ton martyre; * intercède pour nous auprès du Seigneur.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Sur ton front tu reçus le diadème royal * à cause des souffrances supportées * pour le Christ notre Dieu, * premier à combattre parmi les Martyrs; * tu confondis l'assemblée des impies, * à la droite du Père tu vis le Sauveur. * Sans cesse prie-le pour que nos âmes soient sauvées.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je couronne de chants le premier des Martyrs.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Etienne, illuminé * par l'éclat rayonnant de l'Esprit, * de ta lutte sans égale * et de ton ferme combat, * éclaire les chantres de ton nom, * porteur de couronne qui te tiens * en présence du Seigneur, * bienheureux diadème des saints Martyrs.
Prémices des Athlètes * qui parcourent le stade et fleuron * de la couronne des Martyrs, * tu fus digne de voir * le divin Maître des combats * t'imposant de sa droite vivifiante * la couronne tressée par Dieu, * admirable Etienne, martyr glorieux.
Sauveur qui seul possèdes * le riche trésor de ta bonté, * du sein de la terre tu as extrait * ce trésor de grand prix, * cette richesse inépuisable, * ce bien que nul ne peut ravir, * ce patrimoine indestructible, * Etienne, le premier de tes Martyrs.
Rayonnant d'un vif éclat * semblable à celui des Anges, * premier dans l'ordre des Martyrs * et prince des Diacres, * lorsqu'on vit le lieu où tu gisais, * tu fus honoré d'hymnes angéliques * comme il était juste en vérité, * glorieuse splendeur des Martyrs.
Pour nous tu enfantas, * ô Vierge toute-pure, dans un corps * le Fils d'abord incorporel, * le Verbe du Père divin, * toi le tabernacle virginal, * le temple de la pureté, * l'habitacle de la candeur, * divine Epouse, souveraine de l'univers.

Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Prêchant la parole de Dieu, * tu affrontas les membres du sanhédrin, * leur reprochant bien clairement * leur impiété hostile à Dieu, * Etienne, le meilleur des Martyrs.
Le premier Diacre et Témoin du Christ, * celui qui a montré sur le stade * le terme de sa course à tout martyr, * ce compagnon des Anges, d'un seul chœur * venez tous l'honorer par des hymnes sacrées.
Voici qu'est découvert le trésor * qui était caché sous la terre: * le premier Diacre, le Protomartyr, * répand sur le monde sa bonne odeur * et comble l'univers de ses riches présents.
Par la force de la Vie * que tu proclamas sagement * relève mon âme réduite à la mort, * pour que je chante ta sainte festivité, * bienheureux Etienne, et que je marche sur tes pas.
Tu es la porte mystique de l'Orient * venu d'en haut et manifesté sur terre: * c'est par toi, ô Vierge pure, qu'en effet * le Verbe est arrivé vers nous * pour tous nous sauver de l'absence-de-raison.

Cathisme, t. 5
Eclairé par la splendeur de l'Esprit, * grandi par la Sagesse en vérité, * tu dissipas les ténèbres des impies; * renversant l'ennemi en athlète sur le stade, * tu devins la couronne des Martyrs; * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
Ardente et invincible protection, * inébranlable et sûr espoir, * havre et rempart de qui se réfugie auprès de toi, * Mère pure et toujours-vierge, * supplie avec les Anges ton Fils et ton Dieu * d'accorder au monde la paix, * la miséricorde et la grâce du salut.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes. »
Un flot de myrrhe jaillit en ce jour, * pour nous surgit la source parfumée; * le fleuve des trésors divins, * le torrent de délices coule à flot: * c'est le premier des Martyrs, * celui qui fut comblé de foi, * de la puissance et de la grâce de Dieu.
Brillamment paraît le jour béni, * le jour sacré du Protomartyr, * plein de lumière et de joie spirituelle, * sur la cité reine, pour affermir * la sainte Eglise du Christ * et lui donner la force de repousser * les attaques effrontées de l'ennemi.
C'est à bon droit que tu reçus, * bienheureux Etienne, l'héritage du ciel, * en y trouvant logis * auprès du Christ, roi de tous, * car tu fus son Diacre, ayant pouvoir * de faire des miracles prodigieux * et procurant aux malades la guérison.
Voici que de terre jusqu'au ciel * se dresse le solide pilier, * la colonne de l'Eglise qui ne branle pas, * éclairant le monde et ses confins * par la splendeur de la foi, * le sublime Etienne, héraut de vérité, * protagoniste des luttes sacrées.
A cause du premier tu devins * nouvel Adam, d'une Vierge prenant chair * à cause de la mère des vivants, * Rédempteur de tous et Sauveur, * et contre la mort notre Vie immortelle; * en celle qui t'enfanta reconnaissant la Mère de Dieu, * nous la disons bienheureuse à bon droit.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Avec courage tu réfutas * la vaine assemblée, le sanhédrin des impies; * par eux, divin prédicateur, * enseveli sous un jet de pierres, * Etienne, triomphant et vainqueur, * en ton âme tu t'élevas jusqu'au ciel.
Tel un matin resplendissant, * tu parus au monde, glorieux Etienne, * dissipant l'obscurité des ténèbres, * chassant les simulacres des démons, * guérissant les douloureuses maladies * et les plaies des infirmités spirituelles.
Partageant en esprit * l'allégresse des Anges, Bienheureux, * tu sanctifies le monde et ses confins * par la grâce de ta venue, * l'embaumant de bonne odeur spirituelle, * le sauvant de l'infortune et des périls.
Ayant l'assurance d'une Mère auprès de ton Fils, * Vierge toute-sainte, nous t'en prions, * ne refuse pas ta protection * au peuple chrétien, * car tu es notre unique propitiation * devant le Christ notre Matîre et Seigneur.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Imitateur des Anges par ta vie, * d'un ange tu obtins l'aspect, Bienheureux; * toi qui jubiles désormais * et te trouves en leur compagnie, * sauve ceux qui t'honorent de leurs chants.
La puissance de tes paroles * comme bruit de tonnerre frappa * les oreilles des impies * et fit pâlir leur visage, * bienheureux Etienne, prédicateur inspiré.
Tu fus digne de contempler * la gloire du Père éternel * et son Reflet consubstantiel, * prédicateur vénérable, t'annonçant * les brillantes couronnes, en récompense des combats.
Le Fils unique, invisible, éternel, * en ces jours qui sont les derniers * devient ton premier-né, * divine Mère, et le Dieu de mon salut * se laisse voir en un corps né de toi.

Kondakion, t. 6
Premier sur terre semé * par le céleste Jardinier, * le premier sur terre tu versas, * bienheureux Etienne, ton sang pour le Christ; * le premier, dans le ciel tu ceignis * de sa main le diadème des vainqueurs * comme l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Ikos
Voyant les fleurs du Paradis * remplissant l'univers d'agréable parfum * j'admire ce spectacle merveilleux, * que malgré le froid de l'hiver * elles fleurissent plus qu'en la belle saison, * ce qui pour des fleurs est assez surprenant; * ainsi le Martyr du Christ qui fleurit le premier * et devint la porte par où sont passés * ceux qui ont combattu selon les règles, * fleurissant au frisson des tourments, * celui qui a montré le chemin sans détour * à tous ceux qui désirent lutter, * le chef de file de toute beauté, * resplendissant par ses rudes exploits, * l'aîné des Athlètes couronnés, * le premier à combattre parmi les Martyrs.

Synaxaire
Le 2 Août, translation des reliques du saint protomartyr et archidiacre Etienne.
Fallait-il que Sion jalousement détint
tout insigne vestige en seule possession?
Du premier des martyrs, cité de Constantin,
voici que la dépouille désormais est tienne.
Le second jour du mois eut lieu la translation
de ce précieux trésor, les reliques d'Etienne.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Le flot de ton sang * ouvrit les portes du ciel * et te montra l'Arbitre des combats * de son trône tendant la couronne du vainqueur * vers toi qui lui chantais à pleine voix: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme fauves ravisseurs, * de leurs mains criminelles souillées de sang * les meurtriers de notre Dieu * saisirent le divin prédicateur * qui priait pour ses bourreaux et chantait: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Imitateur fidèle du Sauveur, * selon les règles tu réfutas les impies * et démontras qu'ils s'opposaient à Dieu; * frappé de pierres par eux, * tu te mis à psalmodier: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sans épousailles tu conçus, * Vierge pure, dans le temps l'Intemporel, * et le Verbe d'abord incorporel, * en son incarnation tu l'enfantas; * pour lui nous chantons d'un même chœur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Resplendissant de clarté merveilleuse, * de ton visage tu conformais l'aspect * à celui d'un Ange éblouissant, * tandis que la grâce transparaissait * de ton âme où comme un riche trésor * elle était cachée, et tu chantais: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
De mon âme fais disparaître les plaies, * efface les cicatrices de mon péché, * Etienne, sous le sang que tu versas; * cherchant refuge sous ta sainte protection, * accourant vers ton amour compatissant, * imitateur du Christ, je psalmodie: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
La couronne de grâces correspondant * au nom que tu portes, Bienheureux, * fut posée sur ta vénérable tête * par le Juge intègre qu'avec foi * tu proclamais comme Dieu et Roi de tous, * comme Créateur, en ne cessant de chanter: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Entre les mains du Créateur, * Etienne, tu remis ton esprit; * et les armées du ciel reçurent en compagnon * dans l'allégresse celui qui déjà * avait sur terre l'aspect d'un Ange; * agrégé à leurs chœurs, tu chantes sans répit: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
De la Lumière sans déclin, * Toute-sainte, tu fus l'habitation, * pour les hôtes des ténèbres et de la mort * tu enfantas la lumière éclairant * de la divine connaissance le monde et ses confins; * pour elle, nous fidèles, nous chantons sans fin: * Jeunes gens, bénissez, et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement, * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Prémices des Martyrs en leur combat, * Etienne le protomartyr, leur montrant * le droit chemin qui mène au ciel, * nous invite tous à la joie divine * pour prendre notre part de lumière et sainteté.
Fortifié par l'amour du Christ, * imitant sa douceur et sa parole, tu disais: * Ne tiens pas compte de leur crime, Seigneur, * reçois mon esprit et donne-moi * les délices ineffables du royaume, près de toi.
Resplendissant de beauté angélique, * rempli de sagesse et de foi, * rayonnant l'éclat de la divine splendeur * et de ta bouche inspirée faisant jaillir ta sainte prédication, * Bienheureux, tu obtins l'héritage d'en-haut.
Couronné de grâce, environné d'un chœur de Témoins * près du Christ, ce maître des combats, * prie pour nous qui de tout cœur * célébrons ta lumineuse festivité * et de tout danger, saint Martyr, sauve-nous.
En protectrice de tous les chrétiens, * délivre par pitié des périls et tentations * tes serviteurs affligés par la douleur * de leurs fautes si lourdes et par le poids du malheur, * Vierge toute-pure et Mère de Dieu.

Exapostilaire, t. 2
Le premier qui fraya le chemin des Martyrs * et celui qu'ont les Diacres pour chef, * Etienne, plein de grâce, est transféré * dans la cité des empereurs, * faisant sourdre la grâce de miracles prodigieux.
Celui que les armées célestes * entourent avec crainte et tremblement, * incapables de soutenir le vif éclat * de son être ineffable et rayonnant, * le Christ, a trouvé place dans ton sein, * de tes chastes entrailles, Vierge pure, prenant chair.

Laudes, t. 4
Sur terre le Protomartyr * devenu un ange déjà * fut enlevé dans les airs jusqu'au ciel * et pour autant qu'il le pouvait * contempla la gloire de Dieu, * initié aux mystères divins * de l'inaccessible Trinité * qui dépasse l'entendement; * aussi proclame-t-il ton insaisissable pouvoir, * Christ Jésus tout-puissant, * Sauveur de nos âmes. (2 fois)
Lors du transfert de ton corps * tu fis paraître ta splendeur, * Etienne, protomartyr glorieux, * rayonnant de charismes divins * et de la grâce des guérisons; * aussi de tes prodiges éclaires-tu * l'ensemble des fidèles célébrant * l'ami des hommes, Jésus tout-puissant, * le Sauveur de nos âmes.
D'un scribe agile, en ta piété, * ta langue fut le roseau vénéré; * par elle en tes divins enseignements * tu éclairas tous les hommes, Protomartyr, * tu les fis monter de l'ignorance vers la foi; * aussi nous célébrons ton souvenir annuel, * Etienne, et te chantant, nous magnifions * ta primauté dans le combat.
Gloire au Père …
Etienne, splendides prémices des Martyrs, * rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, * opérant parmi le peuple * des miracles et des prodiges étonnants, * fut lapidé par des mains injustes; * mais comme un Ange il resplendit * et voit ta gloire, Christ incarné pour nous, * à la droite du Tout-puissant; * et par l'Esprit de grâce il est reçu dans les cieux; * c'est pourquoi, demeurant avec les chœurs des Anges, auprès de toi, * Seigneur, il intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Apostiches de l'Octoèque.
Gloire au Père, t. 5
Protomartyr, Apôtre et premier Diacre, * fierté des Apôtres, gloire des Justes et porte des Martyrs, * sur le stade tu vis les cieux s'ouvrir devant toi * et, se tenant à la droite du Père invisible, * tu contemplas le Fils de Dieu; * aussi, tel un Ange, le visage rayonnant, * dans la joie tu priais pour ceux qui te lapidaient, et tu disais: * Seigneur, ne leur compte pas ce péché! * Et maintenant, demande pour ceux qui te célèbrent avec amour * le pardon de leurs fautes et la grâce du salut.
Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:10

3 AOÛT
Mémoire de nos vénérables Pères Isaac, Dalmate et Fauste.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Tes Saints, Seigneur, devenus semblables aux Incorporels, * par la tempérance et l'oraison * subjuguèrent les passions charnelles; * impassibles et par là-même rayonnants, * ils ont illuminé tous les cœurs; * par leurs saintes prières, Seigneur, * accorde à ton peuple la grâce du salut.
Dalmate et Isaac, animés * d'un zèle vertueux, * renversèrent l'hérésie d'Arius et Nestorius; * combattant avec les orthodoxes, * ils s'illustrèrent aux yeux de tous; * par leurs saintes prières, Seigneur, * accorde à ton peuple la grâce du salut.
Ayant paru au firmament de l'ascèse, * Pères vénérables, vous avez lui, * sur l'âme des Moines comme autant d'astres rayonnants, * chassant les ténèbres des démons; * après la mort nous vous disons bienheureux, * vous qui sans cesse intercédez pour le salut * de tous ceux qui célèbrent votre divin souvenir.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Impures sont les pensées de mon cœur, * mes lèvres sont pleines de fausseté, * couvertes d'infamie sont les œuvres de ma vie; * que faire, et devant le Juge comment me présenter? * Vierge souveraine, implore ton Fils, ton Créateur et Seigneur, * pour qu'il agrée la conversion de mon esprit, * dans l'unique tendresse de son cœur.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * gémissait dans ses larmes et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon des Saints, avec l'acrostiche: Des Moines je célèbre les astres brillants. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Pères qui vous tenez, rayonnants, * en présence de la divine Clarté * et qui êtes comblés * en tout temps de la lumière au triple éclat, * divinisés par sa présence, Bienheureux, * éclairez les fidèles célébrant * votre sainte mémoire en chantant pour le Seigneur.
Elevant vos regards seulement * vers les biens qui demeurent, Pères saints, * vous avez repoussé totalement * le cours des biens éphémères; * et, de tout cœur attachés au Seigneur, * vous avez renoncé aux plaisirs de la chair; * par là vous avez rejoint la lumière sans déclin.
Comme emporté sur des ailes, * Dalmate, par tes saintes méditations * et paré de plus d'éclat * grâce aux divins enseignements d'Isaac, * tu montas en courant vers le sommet des vertus, * devenant la colonne et le soutien des Moines; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux.
Toi qui enfantas notre Dieu, * ô Vierge glorifiée, délivre-moi * de l'infamie de mes passions; * donne-moi des pensées de componction, * éclaire-moi de la clarté du repentir, * afin qu'en mon âme je magnifie * la Toute-pure qui nous a tous magnifiés.

Ode 3
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
En toi, vénérable Père Isaac, * nous avons reconnu, surgi de l'Orient, * un astre fixe et sans détours, * dissipant les ténèbres de la sombre hérésie * et dont les paroles ont éclairé les croyants.
Fauste, te levant en esprit * dans la pure splendeur de tes exploits, * tu fus une lumière, Père bienheureux, * éclairant tout fidèle te voyant et suivant l'exemple de ta sainte vie.
Par des prières et des hymnes sans fin, * vénérables Pères, endormant * toutes les passions du corps, * de Dieu vous avez reçu, Bienheureux, * la grâce qui ne dort, l'imprenable trésor.
Dalmate, par tes jeûnes prolongés * tu rendis manifeste pour tous, * nouveau Moïse, ta constante fermeté, * embelli par tes efforts splendides, * orné de plus d'éclat par la beauté de ta vie.
En toi, ô Vierge, nous voyons le chandelier * mystique et lumineux ayant reçu * le feu qui ne peut se cacher sous le boisseau, * le palais divin, le trône élevé * où le Dieu suprême a trouvé son repos.

Cathisme, t. 8
Eclairés par la lumière de la sainte Trinité, * bienheureux Pères, vous avez quitté * les profondes ténèbres des plaisirs * et par vos œuvres saintes vous avez paru * comme des flambeaux pour éclairer les âmes des croyants; * votre sainte mémoire qui nous porte la clarté, * en ce jour nous l'honorons et d'un seul chœur nous écrions: * Pères théophores, intercédez auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu as conçu dans ton sein sans être consumée * la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tout ce que tu veux, tu peux l’accomplir.
Stavrothéotokion
Voyant sur la Croix * l'Agneau injustement élevé, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle s'écria dans ses larmes: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion: * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta divine Passion.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
De la Vigne véritable vous vous êtes montrés * les sarments qui portent beaucoup de fruit, * car de la pure componction * vous nous avez versé le nectar salutaire.
Du Concile tu fus le défenseur, * vénérable Dalmate, et nous savons * que tu affermissais la foi, * rejetant le mensonge des orgueilleux.
Puisque tu brillais plus que tous, * le Concile sacro-saint décida * de te mettre à la tête de tous les couvents, * toi qu'illustrèrent tes divines vertus.
L'insouciance, l'oisiveté * m'ont conduit au sommeil du péché: * par ton intercession qui ne dort pas, * au repentir, Vierge pure, éveille-moi.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Du Levant tu émigras * vers la reine des cités, * vénérable Père Isaac, * et tu comblas ses enfants de semence divine, * déracinant totalement * l'arianisme, ce terrible fléau.
Comme d'Elie Elisée, * saint Dalmate, tu fus le disciple d'Isaac, * grâce au manteau des charismes spirituels * brisant le flot de l'hérésie, * ce fléau suscité par le démon, * et des fidèles aplanissant le chemin.
Fauste, obéissant aux lois de Dieu, * tu fis fléchir les lois du péché * et fus une colonne précédant, * Père théophore, la divine assemblée, * pour les Moines un modèle à imiter, * pour les fidèles un solide rempart.
Tous les âges te glorifient en vérité, * Vierge pure, comme la Mère de Dieu * plus que les Anges ornée de sainteté; * c'est pourquoi je m'écrie: * ô Vierge toute-sainte, sanctifie * mon âme souillée par les passions.

Ode 6
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Des Anges tu fus le compagnon; * en ton passage sur terre, en effet, * Dalmate, tu as imité leur vie * et par la tempérance tu allégeas ton corps, * devenant pour les Moines un entraîneur * et le modèle le plus sûr en vérité.
Isaac, pour l'amour du Seigneur * enflammé de zèle comme Elie, * avec audace, Bienheureux, tu dénonças * le défenseur du mensonge, nouvel Achab, * ce malade souffrant dans sa folie * de l'arianisme qui divise le Christ.
Vous vous êtes manifestés * comme les guides des brebis errantes, * le havre de salut pour les croyants, * Pères théophores, serviteurs de Jésus, * thaumaturges Dalmate, Fauste et Isaac, * flambeaux des Moines toujours allumés.
Mon âme endolorie par le péché * et par toutes les attaques de l'ennemi, * Vierge toute-sainte, empresse-toi * de la visiter pour lui porter le salut * et guéris-la dans ta bonté, * mon espérance, sainte Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2
Ces astres ayant brillé par leur ascèse ici-bas * et renversé les hérésies par leur foi, * Dalmate, Fauste et leur maître Isaac, * comme serviteurs du Christ en nos hymnes chantons-les, * car en sa présence ils intercèdent pour nous tous.

Ikos
Quel homme serait capable d'énoncer * à lui seul les brillantes vertus * des Pères vénérables et leurs exploits, * leur zèle divin, leur confiance devant Dieu, * leurs œuvres divines, la pureté de leur vie, * ce que ces anges ont accompli sur terre; * dans la foi, tout au moins, vénérons avec eux la Trinité * qu'avec les chœurs des Anges ils ne cessent d'implorer, * car en sa présence ils intercèdent pour nous tous.

Synaxaire
Le 3 Août, mémoire de nos vénérables Pères Dalmate, Fauste et Isaac.
Par leur nombre déjà reproduisant l'icône
du Dieu trine, Dalmate et Fauste et Isaac
en soldats, un, deux, trois, gardent le divin trône.
Le trois marque leur mort. Sauveur, nos salvos tac.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils chantaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Comme braises allumées * au feu divin du Paraclet, * Pères théophores, vous avez brûlé * les broussailles du mal * pour éclairer les fidèles dans les siècles.
Par tes jeûnes tu as soumis, * Dalmate, * la chair rétive à l'empire de l'esprit et tu noyas * sous les flots de tes larmes la perversité de l'ennemi, * Père théophore, pour les siècles.
Ayant trouvé l'heureuse fin, * vous habitez le royaume des cieux * et vous avez rejoint le chœur des Saints * en compagnie desquels vous chantez: * Béni sois-tu, ô Seigneur notre Dieu.
Tu freinas l'élan de la mort, * Vierge pure et Mère de Dieu, * en enfantant le Dieu immortel * pour qui nous chantons dans la foi: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Grâce au bâton de la Croix * ayant ouvert l'océan des passions, * Pères saints, vous y avez détruit * toute la puissance du Pharaon spirituel, * puis vers la terre d'où sont absentes les passions * vous avez entraîné la multitude sacrée * des Moines, chantant sans cesse: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
L'orgueil des hérétiques, tu l'abaissas, * prévoyant d'avance leur fin, * tu vins au secours des indigents, * tu montras le chemin aux aveugles, * assistance des veuves et bâton des vieillards, * Dalmate, qui ne cessais de chanter: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Pendant trois fois trente jours * tu observas le jeûne et tu dormis, * Dalmate, par miracle le même temps, * tenant éveillés ton âme et son regard * illuminé par la gloire de Dieu * en l'honneur duquel tu t'écriais: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Le Seigneur, demeurant dans ton sein virginal, * te laissa toute pure et comblée de clarté; * et moi que les morsures venimeuses du serpent * et les attaques meurtrières de l'ennemi * ont couvert de souillures et profané, * purifie-moi et donne-moi, * ô Vierge, de chanter: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu, * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Fortifiés par la puissance de Dieu, * les chefs des Moines, en esprits célestes, * purent maîtriser l'impuissant orgueil de l'ennemi; * dans la gloire ils ont rejoint désormais, * pleins d'allégresse, les parvis spirituels.
Comme lampe de la triple Clarté, * vous rayonnez la splendeur sans déclin; * comme roses inflétrissables du Paradis, * Pères trois fois heureux, vous embaumez les cœurs des croyants; * aussi nous célébrons votre mémoire avec foi.
Pères, splendidement couronnés * par votre éloignement des passions * et revêtus des œuvres de l'amour divin, * aux noces du Christ allégrement vous êtes allés * recevoir la récompense que méritaient vos efforts.
Votre divine mémoire a fait briller * son pur éclat sur l'ensemble des croyants; * bienheureux Dalmate, Fauste et Isaac, * chefs des Moines et flambeaux universels, * de nos âmes aussi éclairez les sentiments.
Mon cœur aveuglé par le mal, pure Mère de Dieu, * éclaire-le, toi la porte de la Clarté, * ne permets pas que je m'endorme dans la mort, * enténébré pour toujours par d'impures pensées, * mais qu'en l'action de grâce je puisse te glorifier.

Exapostilaire, t. 3
Compagnons des Anges, célestes esprits, * Dalmate et Fauste avec l'admirable Isaac, * souvenez-vous en présence du Seigneur, * auprès duquel vous vous tenez constamment, * de nous qui célébrons, Pères saints, * votre mémoire illustre et rayonnante de clarté.
Théotokion
Marie, dont le nom révèle la seigneurie, * vite, délivre mon âme dominée * par tant de passions meurtrières; * fais-en ta servante et celle de ton Fils, * Vierge pure et Mère de Dieu, * afin que je te chante, espérance des chrétiens.
Stavrothéotokion
Toute-pure, près de la Croix voyant ton Fils * étendu sans vie sur le bois, * tu versas des larmes, gémissant comme une mère, et tu disais: * Quelle est cette chose inouïe? * la mise en croix du Créateur de l'univers!

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:19

4 AOÛT
Mémoire des Sept Dormants d'Ephèse.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Les bienheureux jeunes gens * dociles aux ordres de Dieu * méprisèrent l'ordre impie du tyran; * enchaînés, ils défirent les chaînes de l'erreur * et, repoussant toute dignité de ce monde, * obtinrent celle qui les rendit si fameux * et leur procura la jouissance du royaume d'en-haut.
Avec courage vous étant dépouillés * en vue des combats athlétiques, * vous êtes enfermés dans la grotte, * priant sans cesse le Seigneur * de vous donner la force de résister; * mais pour la raison qu'il est seul à savoir, * l'Ami des hommes divinement vous enjoint * de tous vous endormir dans la paix.
Le mystère suprême est présenté par les Saints: * de même qu'ils ne s'étaient pas aperçus de leur mort, * de même furent-ils surpris de leur réveil; * car ce miracle est advenu * pour que la résurrection des morts en fût confirmée, * afin que ceux qui en rejettent l'idée * soient détrompés en l'apprenant * et glorifient les Martyrs dans la foi.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Délivre ma pauvre âme, très-sainte Epouse de Dieu, * de la condamnation que lui valent ses péchés; * par tes prières éloigne-moi de la mort * et permets qu'au jour du jugement * comme la multitude de tous les Saints * j'obtienne ma propre justification, * me purifiant avant la fin * par mon repentir et le flot de mes pleurs.
Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * en sa plainte maternelle te disait: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur? * comment tes mains et tes pieds *, ô Verbe, ont été cloués par des impies, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

ou bien ce tropaire, même ton:
Prodigieux miracle de la foi: * dans une grotte comme en la chambre du Roi * sont demeurés les sept jeunes gens * qui moururent sans que leur corps fût corrompu * et se levèrent longtemps après * comme au sortir d'un sommeil * pour confirmer notre foi * en l'universelle résurrection. * Par leurs prières aie pitié de nous, ô Christ notre Dieu.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Aux sept Enfants je chante la louange due, dans les théotokia: Clément.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Venez, fidèles, vénérons * les précieuses pierres en leur septuple éclat * illuminant l'Eglise du Christ * plus qu'autrefois le chandelier * à sept branches de la Loi.
Les sept jeunes qui ont rejoint * par leur mort corporelle la vie du Christ Jésus, * ayant reçu la mort comme sommeil, * surgirent merveilleusement, * confirmant la croyance en l'universelle résurrection.
Au son de sept trompettes Jéricho tomba * et l'orgueilleuse erreur * à présent, sous les sept voix * que la foi des victorieux Athlètes a fait retentir, * est descendue jusqu'aux Enfers, anéantie.
Vous avez reçu double couronne, * l'une avant la mort, l'autre grâce à votre éveil, * saints jeunes gens, tous les sept, en vérité, * pour avoir ruiné l'erreur qui refusait * l'universelle résurrection.
Tu renouvelles la manière d'enfanter, * Vierge inépousée, merveilleusement, * car le Verbe coéternel au Père dans l'Esprit * de ton sein assume notre chair * sans mélange ni changement.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui le louent. »
Athlètes victorieux, vous êtes apparus * comme sept astres fixes brillant par votre foi * et ceux qui émergeaient du gouffre de l'erreur, * vous les avez conduits vers le havre du salut.
Comme jadis les frères Maccabées, * comparaissant avec courage devant le tribunal du tyran, * vous avez échangé la gloire périssable * de l'armée terrestre pour celle du Christ.
Saints jeunes gens, vous méritiez d'être agréés * comme sacrifice de louange par le Christ, * comme un parfum de très-suave odeur, * vous qui chassiez les miasmes de l'erreur.
Ô Vierge, le buisson du Sinaï * préfigure la merveille de ton enfantement, * car tu n'as pas brûlé, toi qui reçus avec foi * dans ton sein le feu de la Divinité.

Cathisme, t. 4
Vous, les colonnes de l'Eglise du Christ, * vous avez renversé la muraille des incroyants; * avant la mort ayant mis en déroute la fureur des païens, * après la mort vous dissipiez encore la tempête de l'hérésie; * vous qui avez affermi la croyance en l'universelle résurrection, * frères martyrs au nombre de sept, * priez le Christ notre Dieu de nous garder en la vraie foi.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Je t'implore, moi le pauvre pécheur, * Vierge pure qui enfantas l'impeccable Seigneur, * le Dieu qui enlève le péché du monde; * à mon âme pécheresse accorde ta pitié, * efface mes péchés si nombreux, * car tu es la propitiation des pécheurs, * le secours et le salut des croyants.
Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né du Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ, gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi te laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi, le Dieu que chantent les Anges dans le ciel? * Longanime Seigneur, gloire à toi.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Célébrons ce vénérable septuor * des jeunes gens dont la mort fut précieuse devant Dieu.
Ce roi impie qui déclarait sages les vains mensonges, * de jeunes Ephésiens en démontrèrent la folie.
Hosties sans tache et victimes saintes du Seigneur, * c'est ainsi que dans la foi vous apparûtes, en vérité.
Jeunes gens par votre mort corporelle et votre merveilleux éveil * précédant la commune résurrection, vous voici couronnés de gloire.
N'oublie pas, Vierge pure et bénie, d'intercéder * pour que nous soyons délivrés de toute affliction.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Sur terre, sans vous en apercevoir, * étant d'abord passés par la mort commune, * vous êtes merveilleusement ressuscités, * jeunes gens d'Ephèse, afin de confirmer * la résurrection de tous les morts.
Comme loyaux athlètes du Seigneur * vous étant consacrés à Dieu * par sincère confession de votre foi, * vous avez échappé aux chaînes, aux coups de fouet * et reçu couronne dans les cieux.
Avec courage, Martyrs au bon renom, * l'ayant emporté sur le mensonge des faux-dieux * et sur l'enseignement de l'hérésie, * sans cesse vous gardez * ceux qui proclament la resurrection des morts.
En deux natures tu es apparu * en une seule personne, étant sans confusion * homme et Dieu en toute perfection, * Etre suprême, lorsque tu naquis * de ta Mère immaculée.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés,.* j'invoque l’abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Célébrons les sept Saints au nombre égal * à celui des colonnes où la Sagesse bâtit maison: * comme pierres, leurs paroles ont brisé l'ordre impie du tyran.
Les lois de la divine providence vous gardant, * une grotte fut votre tombe improvisée * où de longues années vous êtes restés incorruptibles dans la mort.
Saints Martyrs partageant l'incorruptible condition, * vous chassez les doctrines de mort et corruption * et vous intercédez pour qui espère en la résurrection.
A présent se réjouit le genre féminin, * le chagrin cesse et l'allégresse a refleuri, * car Marie enfante le Dieu sauveur, notre joie.

Kondakion, t. 4
Ceux qui méprisèrent comme périssables les biens d'ici-bas * et reçurent les incorruptibles dons de l'au-delà, * sans se corrompre sont restés dans la mort * d'où ils surgissent après de longues années * pour ensevelir toute incroyance des impies; * et nous fidèles, en ce jour * chantant leur louange, célébrons le Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 4 Août, mémoire des sept Dormants d'Ephèse, Maximilien, Jamblique, Martinien, Jean, Denis, Constantin et Antonin.
J'honore ces Martyrs, vivante catéchèse,
qui donnèrent au monde la preuve en leur corps
de l'universelle résurrection des morts.
Le quatre ont disparu les sept Dormants d'Ephèse.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères! »
Les jeunes gens se montrèrent en vérité * des instruments très purs et choisis de notre Dieu; * par eux l'enseignement de l'hérésie * fut chassé de l'Eglise et resplendit l'orthodoxie, * car selon ce qui est arrivé, * toute âme et toute chair sera ressuscitée.
Jeunes gens, tout comme avant la mort * vous vous êtes montrés courageux dans le combat, * ainsi après la mort êtes-vous restés en vie, * fortifiés par la divine gloire et pieusement * confirmant en vous-mêmes la vérité * de l'universelle résurrection.
Tous les corps doués de perception * tout comme les esprits seront ressuscités; * de même que toute âme en vérité * n'est pas venue au monde sans un corps, * ce n'est pas sans corps, au témoignage de nos Martyrs, * que l'âme sera glorifiée ou jugée.
Ayant conçu le Dieu qui sauve l'univers, * tu es l'amendement des cœurs désespérés, * le réconfort des égarés, * l'espérance des sans-espoir * et le secours de qui te chante, ô Marie: * Béni soit le fruit de ton sein!

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
A la racine ils coupèrent l'hérésie * et l'erreur des impies, * cette plante amère et ce fléau, * les jeunes gens qui désormais * jouissent du fruit de la foi * par leur vie, leur sépulture et leur résurrection.
Les sept Dormants, protecteurs des Ephésiens, * se sont révélés * par leur foi divine * comme victorieux athlètes de l'Eglise du Christ * et soutiens de tout l'empire des chrétiens; * nous les exaltons dans tous les siècles.
Ayant paru comme athlètes courageux * et d'un nombre égal à celui des planètes dans le ciel, * les jeunes gens, qui ont tracé * tous ensemble la droite route de la foi * sans errance aucune, se sont écriés: * Ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles.
La lumière, la résurrection de vie fut merveilleusement donnée dans la grotte par Dieu aux jeunes gens; * ressuscitant, ceux que la mort avait touchés * s'écrièrent comme des vivants: * Sauve, Seigneur, qui te chante dans la foi.
Vierge pure, nul ne se fourvoie * qui possède en toi les espérances de la foi * selon la vraie doctrine, ô Mère de Dieu, * sinon ceux-là qui par envie * refusent de se prosterner * devant l'image reproduisant ton aspect.

Ode 9
« L'astre divin qui avant l'aurore s'est levé * et vécut parmi nous * corporellement, * de tes entrailles virginales * tu lui donnas corps ineffablement: * Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Trésor de mystères en vérité * et révélation des merveilles de Dieu * fut la résurrection des sept Dormants, * car ayant trouvé la mort physiquement, * ils sont ressuscités sans corruption, * revêtus de chair comme au sortir du sommeil.
Trésor de force, scellé de la plus sûre foi, * s'est montrée la grotte abritant les jeunes gens, * car elle annonce la gloire * de la future résurrection: * non celle de Lazare, un mort de quatre jours, * mais de tous les hommes endormis depuis les siècles.
Par leur nombre et par leur foi en Christ, * les sept jeunes gens se sont montrés sûrement * «les yeux » de l'Eglise brillant de plus d'éclat * que « la pierre d'angle de Zorobabel », * et ces esprits divins, célébrons-les * par des cantiques spirituels.
La couronne du martyre, vous l'avez reçue * pour avoir lutté selon les règles, jeunes gens, * vous les sept colonnes de la Sagesse de Dieu, * la résurrection selon l'enseignement de la vraie foi, * les champions de l'Eglise qui intercédez toujours * pour ceux qui chantent vos exploits.
Vierge pure qui as conservé sans tache * ton corps et ton âme pour le Seigneur ton Dieu, * le Christ notre Roi s'est épris de ta beauté * et fit de toi la Mère de son incarnation, * ô Marie comblée de gloire qui * accomplis toujours le salut pour moi.

ExapostiIaire (t. 2)
Devant le tribunal du tyran * les saints Martyrs au nombre de sept * avec audace proclamèrent le Christ * Dieu, sauveur et créateur de l'univers; * par providence divine demeurés en la grotte * dans la mort physique de longues années, * par miracle ils sont ressuscités comme au sortir du sommeil, * fermant la bouche aux hérétiques du monde entier.
Avec Jamblique chantons Maximilien, * Martinien et Jean et Denis, * Constantin de même qu'Antonin, * célébrant leur illustre mémoire dans la joie, * afin que par leurs prières et celles de la Mère du Sauveur * nous puissions trouver la rémission de nos fautes auprès du Christ notre Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:25

5 AOÛT
Avant-fête de la Transfiguration de notre Seigneur
et mémoire du saint martyr Eusigne.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Venez, montons avec Jésus * gravissant la sainte montagne, * pour entendre la voix du Dieu vivant, * le Père qui précède l'éternité, * témoigner dans l'Esprit divin, * à travers la nuée lumineuse, * de la Filiation éternelle, * et dans la lumière éclairant nos cœurs * nous verrons la divine clarté.
Venez, exultons par avance, * purifions nos sentiments, * dans la foi préparons-nous à la divine ascension * de la citadelle de notre Dieu, * afin d'y contempler en témoins oculaires sa majesté * et de rencontrer la gloire que ses Apôtres choisis * furent jugés dignes d'apercevoir * mystiquement sur la montagne du Thabor.
Venez, nous transformant * et progressant vers le bien, * préparons-nous à gravir demain la sainte montagne de Dieu * afin de contempler la gloire immuable du Christ * plus éclatante que le soleil; * et sous le rayonnement de sa triple clarté, * en elle glorifions la condescendance de Dieu.

Par grâce de Dieu, * illustre Martyr, tu revêtis * la chlamyde teinte dans la pourpre de ton sang; * tu as reçu sur ton front * le diadème d'une vie qui ne passe pas; * et, tenant comme sceptre en ta main * le trophée de la Croix, * dans la joie éternelle tu règnes avec le Christ.
Eusigne, invincible soldat, * protégé par l'arme de la Croix, * tu es sorti pour combattre l'ennemi; * tu l'as renversé par tes nobles exploits, * recevant la couronne des victorieux * de la main du seul arbitre des combats, * le Seigneur qui règne pour les siècles.
Par tes souffrances dignes d'honneur * tu imitas la vénérable Passion, * Eusigne, athlète illustre du Seigneur; * devenu porteur de trophées, * avec tous les athlètes triomphateurs * dans l'allégresse tu habites la cité céleste, * déifié par ton approche de Dieu; * aussi nous célébrons ta fête sainte et sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Venez, gravissons la montagne du Seigneur * jusque dans la maison de notre Dieu * et contemplons la gloire de sa Transfiguration, * gloire que le Fils unique de Dieu tient du Père; * à sa lumière prenons la lumière; * puis, élevés par l'Esprit, nous chanterons * dans tous les siècles la Trinité consubstantielle.

Apostiches, t. 2
Illuminés par l'éclat des vertus, * gravissons la montagne sacrée * afin de contempler * la Transfiguration du Seigneur notre Dieu.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Aux Disciples avant la Croix, * resplendissant comme soleil, * de sa divinité le Christ révèle en ce jour * sur la montagne le signe éclatant.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Voulant transformer la nature issue d'Adam, * le Christ va dévoiler * à présent sur le mont Thabor * la nature de Dieu aux Disciples.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Glorieusement transfiguré sur la montagne du Thabor, * tu montras à tes Disciples, ô Christ notre Dieu, * la gloire de ta divinité; * de ta connaissance répands * sur nous aussi la clarté * et guide-nous sur le chemin * de tes divins commandements * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.

Tropaire, t. 4
Allons à la rencontre du Christ transfiguré, * fidèles, célébrant dans la joie l'Avant-fête, et disons: * De la divine allégresse voici qu'approche le jour, * car le Seigneur gravit la montagne du Thabor * pour rayonner de sa divine splendeur.
Ce tropaire se chante sans théotokion.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canon alphabétique et triode de l'avant-fête (t. 4), puis le canon du Saint (t. 8), avec l'acrostiche: Je me dois de chanter gloire à l'illustre Eusigne. Joseph. Si l'avant-fête tombe un dimanche, le triode se chante à Complies.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Plus que soleil, lumière céleste, rayonne ici-bas, * terre, écoute les paroles du Dieu vivant: * le Père témoigne en effet * de la Filiation du transfiguré * sur la montagne du Thabor.
Homme visible et Dieu caché, * le Christ monte sur le Thabor * dévoiler la splendeur de sa divinité * par une gloire dont l'éclat * est supérieur au soleil.
A Moïse le Christ à présent * va se faire connaître et se manifester, * il va lui montrer sa gloire ineffable sur le mont Thabor, * lui parlant face à face, directement; * en ce jour célébrons l'avant-fête dans la joie.

« Je te chante, Seigneur mon Dieu, * car tu as délivré ton peuple de la servitude des Egyptiens, * tu as jeté à l'eau les chars de Pharaon * et tu as fait sombrer ses puissantes armées. »
De la Transfiguration du Christ * notre divin Rédempteur * célébrant l'avant-fête en ce jour, * fidèles, rythmons des cantiques en son honneur.
Approchant déjà le seuil * de la sainte Transfiguration du Christ, * offrons-lui notre vénération * en rayonnant aussi par un divin changement.
Comme une haute montagne possédant * notre cœur purifié de ses passions, * nous verrons la Transfiguration du Christ * répandre sa clarté sur nos esprits.
Prosternons-nous devant le Père éternel, * devant le Fils et l'Esprit saint, * Trinité qu'on distingue en ses aspects * et, selon sa divine nature, Unité.
La Vierge pure d'où sortit sans changement, * revêtu de chair, le Christ notre Dieu, * fidèles, tous ensemble chantons-la * comme divine Mère en vérité.
t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Bienheureux Martyr sans cesse prenant part * aux illustres chœurs des Anges dans le ciel, * sauve-nous qui glorifions ta mémoire sacrée.
Victorieux Athlète, ton âme sanctifiée * se révéla maison du Paraclet; * c'est pourquoi nous t'honorons dans l'ardeur de notre foi.
En ton corps tu imitas, Bienheureux, * la vivifiante mort de qui souffrit en la chair * et tu méritas de rejoindre la Vie.
Fortifié par l'Esprit, tu renversas, * bienheureux Martyr, la puissance des impies * et tu donnas force aux préceptes du Seigneur.
Deuil et malédiction prennent fin * en vertu de ton divin enfantement, * Vierge pure et bénie, allégresse des croyants.

Ode 3, t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Toi qui domines l'entière création, * tu te laissas voir en assumant la forme du serviteur; * en elle tu montras à tes Disciples * l'inaccessible reflet de la divinité, * autant qu'ils étaient capables de la voir.
Sur la montagne s'apprête à resplendir * le soleil de gloire, le Christ, * faisant pâlir par sa lumière * le luminaire qui brille là-haut; * éclairés par ses rayons, célébrons l'avant-fête en ce jour.
Voici le Christ accomplissant * les paroles de vie éternelle; * leur en montrant la réalisation, * il donne à ses amis de reconnaître en lui * la gloire paternelle en sa pure splendeur.
t.8
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Devant le tribunal, saint Martyr, * tu comparus, chantant le divin Roi * qui assuma la chair et recréa les mortels.
Sur les braises du martyre entièrement brûlé, * c'est en pure victime que tu t'offris * à la divine Braise qui est issue de la Vierge.
Baignant dans les flots de l'Esprit, * tu asséchas les torrents pleins de boue * roulés par le culte des multiples faux-dieux.
Vierge pure, empresse-toi d'écarter * loin de moi les désirs de la chair, * puisque tous mes se dirigent vœux vers toi.

Cathisme, t. 5
En présence des impies tu confessas * le Seigneur Dieu et Maître de l'univers, * sans égard pour la chair cruellement torturée; * soldat du Christ, compagnon des armées célestes, * héritier de la gloire d'en-haut, * intercède pour notre salut.
t.4
Le soleil de gloire s'est montré, * sur ceux des ténèbres il a fait resplendir * sa rayonnante divinité * en s'élevant sur la montagne du Thabor; * vénérons sa lumineuse venue.

Ode 4, t. 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Le chœur céleste se réjouit * avec les mortels et célèbre déjà * le rayonnement de la Source de clarté; * sa lumière incomparablement * transfigure sur le Thabor, * la nature des humains selon son bon plaisir.
Dieu fait homme, par ta venue * tu conversas avec les hommes; * par tes miracles si nombreux * tu éclairas mystiquement le monde; * et dans la gloire éblouissante de ta divinité * plus que soleil tu resplendis * de lumière inaccessible sur le Thabor.
Josué, le fils de Noun, * arrêta jadis le soleil, * préfigurant le jour de ta Passion; * mais avant ta précieuse Croix, * Sauveur, toi-même, tu couvris * la lumière du soleil * par la clarté de ton visage, Seigneur.
t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Rejetant le sommeil insouciant, * dans ta vigilance tu te portas, * martyr Eusigne, vers le combat, * soutenu par la sûreté de ta foi.
En Dieu ton Sauveur te réjouissant, * Martyr très-digne d'admiration, * tu considéras les supplices de ton corps * au même titre que délices et voluptés.
Les orgueilleuses pensées * du Mauvais qui rampe sur le sol, * victorieux Martyr, tu les as terrassées * par l'humilité de ta sainte vie.
Invincible soldat, * tu as montré ton ardeur au combat * et, t'avançant vers le martyre, * tu écrasas l'ennemi incorporel.
Tu enfantas le Verbe d'égale royauté * et de même puissance que le Père et l'Esprit; * supplie-le de me sauver, * Mère toute-sainte qui restes vierge en tout temps.

Ode 5, t. 4
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Dans l'allégresse de la foi * faisons cortège au Seigneur; * voici qu'il monte, conduisant * ses Disciples choisis, vers le Thabor; * et là, resplendissant plus que soleil * de son incomparable beauté, * il leur révélera sa gloire.
Ciel, en ce jour accrois ta splendeur: * sur la montagne voici * que le Christ s'élève en effet * pour y briller d'une immense clarté, * faisant pâlir les rayons du soleil * sous la gloire de sa divinité, * lui, la source de toute beauté.
Aux Disciples sur le mont Thabor * le mystère est dévoilé par le Christ * dont le visage surpasse tout éclat * et dont le vêtement * resplendit de blancheur comme neige, * car selon le psaume il est celui * qui se revêt de lumière comme d'un manteau.
t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Attaché sincèrement * à ton Maître, saint Martyr, * c'est à la perversité, * Eusigne, que tu fus étranger.
Aux idoles sans vie * tu refusas tout honneur, * Bienheureux, puisque tu connaissais * comme Dieu vivant le Seigneur qui est aux cieux.
Lié sur l'échafaud, * de toute la noblesse de ton cœur, * saint Martyr, tu imitas * la Passion de l'Impassible dans la foi.
Le Verbe dans ton sein, * Vierge pure, a pris corps * pour sauver le monde entier * des passions corporelles contraires à la raison.

Ode 6, t. 4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Voulant préparer pour ses amis * les allègres noces de la gloire à venir, * le Christ s'élève sur la montagne, * les menant de cette vie terrestre à celle d'en-haut.
Etonnant ses Disciples, le Christ a resplendi * sur terre d'un éclat céleste * en présence de ses serviteurs, les chefs des Prophètes et de la Loi, * attestant qu'il est le Dieu des vivants et des morts.
La lampe du Christ commence à briller * de son éclat divin sur le désert; * à la clarté de son visage cheminons * vers la lumière dans la joie.
t. 8
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Affirmant par tes nobles actions * la vérité cultivée en ton cœur * et sans ignorer les pensées de l'ennemi, * tu courus vers le stade, saint Martyr, * et grâce à l'alliance de la Croix * tu détruisis ses puissantes armées.
Les adorateurs des Démons * reconnurent en toi l'adorateur de la Trinité; * aussi, martyr Eusigne, ils t'ont fait subir * les chaînes, les tourments, la mort injuste; * mais ils furent vaincus, Bienheureux, * par ta résistance dont ils ne purent triompher.
Saint Martyr, les flots de ton sang * asséchèrent les flots bourbeux de l'impiété, * les fleuves des perfides sans-Dieu * et les torrents de la perversité, * mais devinrent aux yeux des croyants * l'océan de miracles où l'on puise sans fin.
Toi qui desséchas les plantes du mal * en permettant au Verbe de pousser, * pure Mère, dans ton sein, * arrache à la racine * en mon âme les mauvaises pensées * et plante, ô Vierge, les fleurs des vertus.

Kondakion, t. 4
En ce jour par la divine Transfiguration * le genre humain tout entier * resplendit divinement, * s'écriant plein de joie: * Le Christ se transfigure, sauvant le monde entier.
t. 8
En ce jour l'Eglise honore le Témoin de la foi * et le champion de la sainte Trinité, * glorifiant Eusigne en ses divins exploits * et s'écriant sans cesse: * Par ses prières garde tes serviteurs, ô Dieu de bonté.

Ikos
Célébrant la mémoire d'Eusigne, l'ensemble des fidèles se réjouit. * Vous, les chefs des Eglises et des cités, * étrangers et compatriotes, pauvres et gens de condition, * accourez vers les miracles de ce Martyr; * de sa châsse jaillit la grâce des guérisons, * le peuple des fidèles y puise et chante Dieu en s'écriant: * Par ses prières garde tes serviteurs, ô Dieu de bonté.

Synaxaire
Le 5 Août, Avant-fête de la sainte Transfiguration de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, et mémoire du saint martyr Eusigne.
Eusigne, ami du Christ et soldat du Seigneur,
s'écrie jusqu'à la mort: Au Christ va ma prière.
Le cinq Août, retranchée de l'ancien batailleur,
sa tête décollée s'unit à la poussière.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
A présent suivons le Christ * conduisant ses Disciples choisis * vers les sommets spirituels * pour contempler l'étrange vision; * partageant leur étonnement, * écrions-nous d'un même chœur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Toi qui purifies le genre humain * de ses fautes par l'eau et par le feu, * en ta propre chair tu as montré * sa splendeur originelle, * Sauveur, en ton visage resplendissant * plus que soleil pour nous donner * l'image de sa gloire à venir.
Sur la montagne sacrée * montons avec le Christ accompagné * de Pierre, le disciple d'élection, * et des fils de Zébédée * qu'il a choisis comme témoins * de sa gloire pour chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Par le sang que tu versas * par amour pour le Christ incarné * ayant fait briller ton âme, saint Martyr, * tu es passé vers lui, t'écriant dans la joie: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Brûlant d'amour pour le Sauveur, * tu évitas la froidure des sans-Dieu * et supportas le rude hiver des châtiments, * Eusigne, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Encore baigné par les flots * de ton sang, illustre Martyr, * tu parus devant ton Maître, le Christ, * chantant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
C'est afin d'hériter * la vie éternelle du royaume divin, * Eusigne, que tu méprisas * la gloire d'une vie éphémère, en disant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Comme Enfant nouveau-né tu enfantas * celui qu'avant les siècles * le Père engendre, pure Mère de Dieu; * chantons-lui tous: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Ode 8, t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Qui n'admirerait * la magnificence de ta gloire, Verbe souverain? * En te transfigurant tu l'as montrée * à tes amis, sur lesquels tu fis briller * l'éclat de ta divine splendeur; * de ta lumière éclaire-nous * qui te chantons en célébrant avec eux * l'Avant-fête dans la foi.
De la vie céleste d'en-haut * et de la gloire éternelle qui brillent divinement * fais le don à tes serviteurs; * éblouissant de splendeur en elle, * tu illumines, ô Christ, * ceux qui te chantent comme Source de clarté.
Principe et Source dans l'éternité * de l'inaccessible clarté, * toi qui de lumière te revêts * comme d'un manteau, * en ce monde tu as lui * par ta venue dans la chair * et sur la montagne tu resplendis, * de la gloire paternelle montrant le reflet.

« Les Jeunes Gens captifs * confessèrent le Christ comme Roi, * lorsque dans la fournaise ils disaient à pleine voix: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Ce jour qui fait resplendir * par avance sur le monde la brillante Transfiguration du Seigneur * nous invite à dire: Chantez le Christ, * exaltez-le, toutes ses œuvres, dans les siècles.
Venez, fidèles, montons en esprit * vers la montagne sainte afin de voir le Christ * illuminer par sa Transfiguration * ceux qui la glorifient dans tous les siècles.
A la veille de la Transfiguration du Christ * allons à sa rencontre d'un cœur pur * et crions-lui: Toutes ses œuvres, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
L'unique Divinité en trois personnes célébrée, * Père, Fils avec l'Esprit très-saint, * toutes ses œuvres, chantez-la, * exaltez-la dans tous les siècles.
Merveille redoutable! Servante de Dieu, * comment, vierge et mère, tu enfantes le Seigneur * du ciel et de la terre, que nous, ses œuvres, nous chantons, * l'exaltant dans tous les siècles.
t. 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Protégé par le bouclier de la foi, * par grâce divine, Bienheureux, * tu mis en fuite les impies, * toi qui chantais sans cesse: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Dans ta détresse tu crias * vers le Seigneur, ton Dieu, ton bienfaiteur; * il t'exauça et te sauva * du malheur, toi qui chantais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu n'as pas offert un culte irrationnel * aux dieux sans âme, saint Martyr, * mais c'est en pure victime que tu t'es offert, * toi qui chantais sans cesse: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Pour obtenir en l'au-delà * la vie et la gloire à venir, * tu es mort au monde et tu chantais, * Eusigne, jusqu'en la mort: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Vierge de tendresse ayant mis * au monde le Dieu compatissant, * de la divine compassion * rends-nous dignes qui chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9, t. 4
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel * célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Le ciel se réjouit, sentant monter d'avance * de terre le Soleil sans déclin * qui s'apprête à faire pâlir * de sa divine gloire les rayons du soleil, * et la terre exulte en devenant clarté, * illuminée par la splendide lumière du ciel.
David en un psaume proclamait déjà * ta Transfiguration, disant: Qui est semblable à toi, * Seigneur, parmi les fils de Dieu, * toi qui, glorifié dans l'assemblée des Saints, * pour ton entourage t'es montré * grand et redoutable en la gloire de ton aspect divin?
Verbe, Sagesse et Puissance de Dieu, * image du Père, dont les croyants * saisissent la divinité et connaissent l'humanité, * rends-nous dignes d'accomplir * la brillante fête de ta Transfiguration * dans la lumière de nos bonnes actions.

« Mère de Dieu, épouse inépousée, * temple du ciel, qui enfantas * le principe de notre salut, * dans nos hymnes nous te magnifions. »
En ce jour accomplissant * le prélude, Seigneur, * de ta claire et glorieuse Transfiguration, * dans nos hymnes nous te magnifions.
Embellis et transformés * par la Transfiguration du Christ, * puissions-nous devenir resplendissants * de bonnes œuvres, en la magnifiant!
Nous tenant sur le seuil * de la Transfiguration du Seigneur, * rayonnons de clarté spirituelle * dans nos cœurs, en la magnifiant.
Etre suprême et tout-puissant, * unique en la trinité, * Père, Fils et saint Esprit, * dans nos hymnes nous te magnifions.
Très-sainte Mère de Dieu, * seule Vierge pure surpassant * les Anges et toute la création, * dans nos hymnes nous te magnifions.
t. 8
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Saint Martyr, par la force du Christ * tu mis à mort l'impuissant ennemi * soulevé par son absurde orgueil; * sous le tranchant du glaive ta tête s'inclina * et tu sanctifias la terre par les flots de ton sang.
Ornement des Athlètes, beauté des Martyrs, * tu fus l'inébranlable pilier de l'Eglise, * rempart illustre des croyants, * divine splendeur pour qui s'approche de toi, * Eusigne bienheureux, astre plein de clarté.
Tes efforts ont produit un parfum délicat, * Eusigne, et comblé de bonne odeur * les cœurs des fidèles t'honorant; * ils chassent les miasmes des passions, * des périls et de l'affliction, noble Athlète du Christ.
Soleil de gloire, Jésus, * qui fais luire la mémoire de ton Martyr en ce jour, * par ses prières éclaire, je t'en prie, * mon âme enténébrée par le mensonge du serpent, * pour que je glorifie en toi l'ami des hommes, le vrai Dieu.
Porte de la Lumière, je t'en prie, * illumine les yeux de mon cœur * aveuglés par les ténèbres du péché; * fais qu'ils reçoivent les divines lueurs, * afin qu'avec les Anges, Toute-pure, je te loue.

Exapostilaire (t. 2)
Eusigne, protégé par l'armure du Christ, * tu mis en fuite les bataillons des tyrans apostats; * illustre et grand Martyr, e combattantavec courag, * tu remportas le prix des vainqueurs; * et toi qui te tiens maintenant * avec les Anges en présence de la divine Trinité, * sans cesse intercède pour nous * qui de tout cœur vénérons ton souvenir.
Désirant l'unique gloire de Dieu, * franchissons le nuage de la chair, * nous élevant là-haut vers la montagne du Thabor, * efforçons-nous de rejoindre les premiers Disciples, Moïse et Elie, * pour être dignes de l'inaccessible et divine clarté, * prenant notre lumière à la Lumière sans déclin.

Apostiches, t. 1
En ce jour, marchant déjà au-devant * de la très-sainte et glorieuse Transfiguration du Seigneur, * nous glorifions le Christ qui restaura * grâce au feu de sa divine splendeur * notre nature corrompue * et comme avant la chute la fit resplendir.
Amour et Vérité marcheront devant ta face.
Venez, gravissons la montagne sacrée, * afin de voir dans la foi * la Transfiguration lumineuse du Seigneur, * nous prosternant devant lui et disant: * c'est toi notre unique Dieu * qui prends chair et déifies le genre humain.
A la clarté de ton visage, Seigneur, nous marcherons.
Voici le prélude du jour * où le Christ se transfigure * en présence de Moïse, d'Elie * et de ses Disciples sur la montagne du Thabor, * tandis que se fait entendre la divine voix: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Dans la nuée te contemplaient, ô Christ, * toi l'auteur de la Loi * et l'accomplissement des prophéties, * Moïse qui-vit-Dieu * et Elie, ce conducteur de char enflammé * qui, sans brûler, mène sa course dans le ciel. * De ta Transfiguration ils furent les témoins; * avec eux rends-nous dignes de la même clarté, * Seigneur, pour te chanter dans les siècles.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:30

6 AOÛT
Transfiguration de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.


Si la Transfiguration tombe un dimanche, on ne célèbre pas l'office de la Résurrection, mais seulement celui de la fête.


PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Venez, nous transformant * et progressant vers le bien, * remplis de pensers célestes * pour nous conformer au Christ dans la foi * et, nous élevant de terre jusqu'au sommet des vertus, exultons de joie, * puisque, transfigurant le genre humain corrompu, * il l'a fait resplendir dans sa miséricorde sur le Thabor, * le Sauveur de nos âmes. (2 fois)
Amis des voix célestes * et des visions qui dépassent l'entendement, * contemplons en ce mystère le Christ * resplendissant de son divin rayonnement, * et que la voix du Père vibre en nos cœurs, * car il proclame comme son Fils bien-aimé * celui qui éclaire la faiblesse humaine sur le Thabor * et fait jaillir la clarté sur nos âmes.
Que l'ensemble des êtres peuplant * ce monde et le céleste séjour * se lève pour la louange du Christ notre Dieu, * seigneur des vivants et des morts, * divinement transfiguré sur le mont Thabor, * car il s'entoure des chefs et des hérauts * de la grâce et de la loi, selon son bon plaisir, * le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Succédant à l'obscurité de la Loi, * voici la nuée lumineuse * qui entoure le Christ transfiguré; * en elle se trouvaient Moïse et Elie * qui, jugés dignes de la gloire plus brillante que soleil, * dirent au Christ: Tu es notre Dieu, Roi des siècles.

Apostiches, t. 2
Le Christ en ce jour, * sur la montagne du Thabor * transformant la nature humaine ternie, * lui conféra sa divine splendeur.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Illuminés par l'éclat des vertus, * gravissons la montagne sacrée * afin de contempler * la Transfiguration du Seigneur notre Dieu.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
S'il éclaire la terre, le soleil * connaît encore son déclin, * mais le Christ, rayonnant de gloire sur le Thabor, * illumine le monde entier.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Moïse et Elie * ont vu sur le Thabor * le Dieu qui a pris chair d'une Vierge * pour le salut du genre humain.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.


GRANDES VÊPRES

Après les prières initiales, le Psaume 103 et la grande litanie de paix, pas de lecture du Psautier.

Lucernaire, t. 4
Avant ta mise en croix, Seigneur, * la montagne fut l'image du ciel, * la nuée se déploya comme tente, * tandis que tu étais transfiguré * et que le Père te rendait témoignage. * Pierre était présent avec Jacques et Jean, * car ils devaient aussi t'accompagner * au moment de la trahison, * de sorte qu'ayant contemplé tes merveilles * ils n'aient pas à craindre ta Passion * devant laquelle en ton grand amour * juge-nous dignes, Seigneur, * de nous prosterner dans la paix. (2 fois)
Avant ta mise en croix, Seigneur, * ayant pris tes Disciples avec toi, * tu te transfiguras en leur présence sur une haute montagne, * faisant luire sur eux * la lumière de ta puissance; * dans ton amour pour les hommes et ton pouvoir souverain, * tu voulais en effet leur montrer * la splendeur de ta divine Résurrection * à laquelle nous te demandons, Seigneur, * de nous faire participer dans la paix, * car tu es bon et ami des hommes. (2 fois)
Sur la montagne élevée * tu t'es transfiguré, Dieu Sauveur, * ayant avec toi les coryphées des Disciples: * tu révélas soudain ta glorieuse splendeur, * montrant quelle divine gloire mériteront * ceux qui se distinguent par la hauteur de leurs vertus. * Conversant avec le Christ, Moïse et Elie * prouvèrent qu’il est le Seigneur des vivants et des morts, * le Dieu qui avait parlé jadis par la Loi et les Prophètes; * en sa faveur la voix du Père témoignait depuis la nuée lumineuse en disant: * Ecoutez-le, car il dépouillera l'Enfer par sa mise en croix * pour faire aux morts le don de la vie éternelle. (2 fois)
Couverte jadis de ténèbres et de fumée, * la voici maintenant vénérable et sainte, * la montagne où tes pieds, Seigneur, se sont posés; * le mystère caché depuis les siècles, en effet, * ta redoutable Transfiguration l'a révélé en ces derniers temps * à Pierre, à Jacques et à Jean; * ne pouvant soutenir l'éclat de ton visage rayonnant * et la splendeur de tes vêtements, * ils tombèrent la face contre terre; * saisis d'effroi, ils s'étonnèrent de voir * Moïse et Elie parler avec toi * de ce qui devait t'arriver. * Et la voix du Père rendait témoignage en disant: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé * en qui j'ai mis ma complaisance. * Ecoutez-le, car il accorde au monde la grâce du salut. (2 fois)
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Pour leur montrer d'avance ta Résurrection, * Christ notre Dieu, tu pris avec toi * trois de tes Disciples, Pierre, Jacques et Jean, * et tu montas au Thabor. * Et, te transfigurant, Dieu Sauveur, * tu couvris la montagne de clarté. * Tes Disciples, ô Verbe, se jetèrent contre le sol, * incapables de contempler * l'apparence qui ne peut être vue. * Et les Anges te servaient avec crainte et tremblement, * les cieux frémirent et la terre trembla, * voyant ici-bas le Seigneur en sa gloire.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de l'Exode
(24, 12-18)
Le Seigneur dit à Moïse: Monte vers moi sur la montagne et restes-y; je vais te donner les tables de pierre - la Loi et les commandements - que j'ai écrites pour leur instruction. Moïse se leva ainsi que Josué, son serviteur, et ils gravirent la montagne de Dieu. Il avait dit aux anciens: Attendez-nous ici jusqu'à notre retour. Vous avez avec vous Aaron et Rur. S'il y a quelque affaire à régler, qu'on s'adresse à eux! Et Moïse gravit la montagne. La nuée couvrit la montagne, et la gloire de Dieu reposa sur le mont Sinaï, qui fut couvert par la nuée six jours durant. Le septième jour, le Seigneur appela Moïse du milieu de la nuée. La gloire du Seigneur avait, aux yeux des enfants d'Israël, l'aspect d'un feu brûlant au sommet de la montagne. Et Moïse pénétra au milieu de la nuée; il gravit la montagne, sur laquelle il demeura quarante jours et quarante nuits.

Lecture de l'Exode
(33,11-23; 34,4-6,8)
Le Seigneur conversait avec Moïse face à face, comme un homme converse avec son ami. Puis Moïse regagnait le camp, tandis que son serviteur Josué, fils de Noun, un jeune homme, ne quittait pas l'intérieur de la Tente. Moïse dit au Seigneur: Tu me dis de faire monter le peuple, sans me faire connaître celui que tu enverras avec moi. Et pourtant tu m'avais dit: C'est toi que je préfère et tu as toute ma faveur. Si donc j'ai trouvé grâce auprès de toi, daigne te révéler à moi, afin que je te connaisse véritablement, pour jouir de ta faveur, et que je sache dans quelle mesure cette grande nation est vraiment ton peuple. Le Seigneur répondit: Moi-même, je marcherai devant toi et te conduirai vers le repos. Moïse ajouta: Si tu ne viens pas toi-même avec nous, ne nous fais pas quitter ce lieu. A quel signe saura-t-on que nous jouissons de ta faveur, moi et ton peuple, sinon à ce que tu marches avec nous? Alors on nous distinguera, moi et ton peuple, de toutes les nations qui sont sur la face de la terre. Le Seigneur dit à Moïse: Ce que tu demandes, je le ferai, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et c'est toi que je préfère. Moïse lui dit: Montre-moi ta gloire. Dieu dit: Je passerai devant toi dans ma gloire et le Seigneur prononcera son nom devant toi. Je donne ma faveur à qui je veux, et je fais miséricorde à qui me plait. Et il dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car il est impossible à l'homme de voir ma face et de vivre. Et il ajouta: Voici une place près de moi; tu te tiendras sur le rocher. Quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher et je t'abriterai de ma main durant mon passage. Puis je retirerai ma main et tu me verras de dos; mais ma face ne peut être vue! De bon matin Moïse gravit le mont Sinaï, comme le Seigneur le lui avait prescrit. Et le Seigneur descendit dans la nuée, il se tint là près de lui et proclama son nom de Seigneur. Le Seigneur passa devant lui et s'écria: Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en miséricorde et fidélité. Moïse aussitôt, s'inclinant jusqu'à terre, se prosterna devant le Seigneur.

Lecture du troisième livre des Rois
(19, 3-9,11-13,15-16)
En ces jours-là, Elie vint à Bersabée en Juda et y laissa son serviteur. Lui-même, il s'avança dans le désert une journée de marche et alla s'asseoir sous un genévrier. Il se coucha et s'endormit sous cette plante. Mais voici qu'un ange le toucha et lui dit: Lève-toi, mange et bois! Elie regarda, et voici qu'il y avait à son chevet une fougasse de froment et une cruche d'eau. Il se leva, mangea et but, puis il se recoucha. L'Ange du Seigneur vint une seconde fois, le toucha et lui dit: Lève-toi, mange et bois, autrement le chemin sera trop long pour toi! Il se leva, mangea et but, puis soutenu par cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'au mont Horeb. Là il entra dans une grotte pour s'y reposer. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée, et le Seigneur lui dit: Sors d'ici et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car le Seigneur va passer! Et voici que, précédant le Seigneur, il y eut un vent fort et violent qui fendait les montagnes et brisait les rochers: ce n'est pas dans le vent qu'était le Seigneur. Après le vent, il y eut un tremblement de terre: ce n'est pas dans le tremblement de terre qu'était le Seigneur. Et après le tremblement de terre, un feu: ce n'est pas dans le feu qu'était le Seigneur. Et après le feu, le murmure d'une brise légère, et là était le Seigneur. Quand il l'entendit, Elie se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la grotte. Et le Seigneur lui dit: Va, retourne par le même chemin vers le désert de Damas, pour oindre Elisée, fils de Saphat, à ta place, comme prophète.

Litie, t. 2
Toi dont la lumière a sanctifié tout l'univers, * tu t'es transfiguré sur la montagne élevée, * révélant ta puissance à tes Disciples, Dieu de bonté, * car tu rachètes le monde du péché; * c'est pourquoi nous crions: * Seigneur de miséricorde, sauve nos âmes.
Avec gloire transfiguré sur la montagne du Thabor, * tu montras à tes Disciples, ô Christ notre Dieu, * la gloire de ta divinité; * répands sur nous aussi la clarté de ta connaissance * et guide-nous sur le chemin * de tes divins commandements * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.
Splendeur qui précède le soleil, * séjournant dans un corps sur terre, * le Christ, voulant accomplir avant la Croix * toute l'œuvre divine du salut, * en ce jour sur le Thabor * révèle mystiquement l'image de la Trinité; * prenant à l'écart avec lui * ses trois Disciples choisis, * Pierre, Jacques et Jean, * et voilant quelque peu l'incarnation, * il se transfigura devant eux, * manifestant la splendeur de la beauté originelle, * non pas entièrement toutefois, * car s'il les affermissait dans la foi, * il les épargnait cependant, * de peur qu'à cette vue ils ne perdent la vie; * aussi leurs yeux de chair ne le voyaient * qu'autant qu'ils pouvaient le supporter. * De même il invita Moïse et Elie, * les prophètes les plus éminents, * à témoigner de sa divinité, * attestant qu'il est en vérité * le reflet du Père divin, * le Seigneur des vivants et des morts. * Aussi, comme une tente la nuée les enveloppe * et d'en haut la voix du Père retentit * qui lui rend témoignage en disant: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé * engendré avant l'aurore * virginalement de mon sein; * c'est lui que j'envoie pour sauver * les baptisés dans le Père et le Fils * et dans l'Esprit très-saint * qui reconnaissent selon la foi * que la puissance de la Divinité * est une et indivisible; écoutez-le. * Toi donc, ami des hommes, ô Christ notre Dieu, * fais-nous resplendir aussi dans la clarté * de ta gloire inaccessible, et fais de nous, * dans ta suprême bonté, * les dignes héritiers de ton royaume sans fin.
Gloire au Père, t. 5
Venez, gravissons la montagne du Seigneur * jusque dans la maison de notre Dieu * et contemplons la gloire de sa Transfiguration, * gloire que le Fils unique de Dieu tient du Père; * à sa lumière prenons la lumière; * puis, élevés par l'Esprit, nous chanterons * dans tous les siècles la Trinité consubstantielle.
Maintenant ...
Dans la nuée te contemplaient, ô Christ, * toi l'auteur de la Loi * et l'accomplissement des prophéties, * Moïse qui-vit-Dieu * et Elie, ce conducteur de char enflammé * qui, sans brûler, mène sa course dans le ciel. * De ta Transfiguration ils furent les témoins; * avec eux rends-nous dignes de la même clarté, * Seigneur, pour te chanter dans les siècles.

Apostiches, t. 1
Celui qui conversa en symboles * sur le mont Sinaï jadis avec Moïse, * lui disant: Je suis celui qui est, * en ce jour transfiguré sur la montagne du Thabor, * manifesta aux Disciples * la nature des humains * revêtue en lui-même * de la beauté que son image possédait à l'origine: * de Moïse et d'Elie * faisant les témoins * d'une telle grâce, * c'est à son allégresse qu'il leur fit prendre part, * puisqu'ils avaient prédit * son passage par la Croix et sa Résurrection qui nous sauve.
A toi le ciel, à toi aussi la terre. En l'Esprit contemplant * d'avance la venue dans la chair * du Fils unique parmi les hommes, * l'ancêtre de Dieu, le prophète David, * invite de loin * la création à l'allégresse * et s'écrie, prophétisant: * A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie. * Gravissant en effet * cette montagne avec tes Disciples, Sauveur, * transfiguré, tu fis resplendir à nouveau * notre nature ternie par Adam, * lui conférant la gloire et la splendeur * de ta propre divinité; * c'est pourquoi nous te chantons: * Créateur de toutes choses, Seigneur, gloire à toi.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie. Contemplant l'immense flot de la clarté * et ton inaccessible divinité, * Seigneur éternel, tes Apôtres choisis * sur la montagne où tu fus transfiguré * furent ravis en extase * et, illuminés de toutes parts par la claire nuée, * ils entendirent la voix du Père confirmant * le mystère de ta venue dans la chair, * attestant que même après l'incarnation * tu demeures, et toi seul, * le Fils unique et le Sauveur de l'univers.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
A Pierre, Jacques et Jean, * tes Disciples préférés, * en ce jour tu montres, Seigneur, * sur la montagne du Thabor * la gloire de ton aspect divin; * ils voyaient en effet tes vêtements * resplendissants de clarté * et ton visage plus brillant que le soleil; * et, ne pouvant supporter la vision immédiate * de ton éclatante illumination, * ils se jetèrent sur le sol, * incapables de regarder. * Et du ciel ils entendirent une voix * qui te rendait témoignage: * Celui-ci est mon Fils bienaimé * venu dans le monde sauver l'humanité.

Tropaire, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi. (3 fois)

Si l'on fait la vigile, bénédiction des pains.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Montrant le changement que subiront les mortels * sous l'effet de ta gloire, Sauveur, * lors de ta seconde et redoutable venue, * tu t'es transfiguré sur le Thabor. * Elie et Moïse s'entretinrent avec toi, * et les trois Disciples que tu avais invités, * voyant ta gloire, Seigneur, * furent frappés de ta splendeur. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie ta clarté sur nos âmes.

Cathisme II, t. 4
Sur la montagne du Thabor * tu t'es transfiguré, ô Jésus; * et, déployée comme une tente, la nuée lumineuse * couvrit les Apôtres de ta gloire, Seigneur; * vers le sol ils abaissèrent leurs regards, * incapables de soutenir * la gloire inaccessible de ton visage resplendissant, * éternel Sauveur, ô Christ notre Dieu. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, ô Christ source de vie, et nous vénérons de ta chair immaculée la sainte Transfiguration.
Versets 1: Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne. 2: Qui montera sur la montagne du Seigneur et qui se tiendra dans son lieu saint? 3: Seigneur, qui séjournera sous ta tente, qui demeurera sur ta sainte montagne? 4: Tu répands un éclat merveilleux depuis les montagnes éternelles. 5: A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie. 6: A la carté de ton visage, Seigneur, ils marcheront, en ton nom jubilant tout le jour.
Gloire au Père ... Maintenant … Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 4
Lorsque tu gravis la montagne avec tes Disciples, Seigneur, * et que tu resplendis en la gloire du Père, * Elie et Moïse se tenaient près de toi, * car les Prophètes et la Loi te servent comme Dieu; * et le Père, attestant ta Filiation * selon la nature divine, t'appela son Fils bien-aimé; * avec toi nous le chantons en l'unité de l'Esprit.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse …
Prokimenon, t. 4: A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie. Verset: A toi le ciel, à toi aussi la terre.

Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père, t. 2: L'univers en ce jour * d'allégresse est comblé: * le Christ se transfigure * devant ses Disciples au Thabor.
Maintenant … L'univers en ce jour … Aie pitié de moi, ô Dieu …
t. 2
Toi dont la lumière a sanctifié tout l'univers, * tu t'es transfiguré sur la montagne élevée, * révélant ta puissance à tes Disciples, Dieu de bonté, * car tu rachètes le monde du péché; * c'est pourquoi nous crions: * Seigneur de miséricorde, sauve nos âmes.

Canon I, œuvre du moine Cosmas, avec l'acrostiche: Le Christ sur la montagne éclaire son aspect de lumière infinie
Canon II, œuvre de Jean Damascène, avec l'acrostiche: Moïse au Thabor vit la face de Dieu.


Ode 1, t. 4
« Ayant passé à pied sec * en la mer Rouge l'abîme des eaux * et vu les hostiles cavaliers de Pharaon * engloutis par les flots, * les chœurs d'Israël psalmodièrent dans la joie: * Chantons notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »
Gloire, Seigneur, à ta sainte Transfiguration.
Adressant à ses amis ces paroles de vie * au sujet du royaume de Dieu, * le Christ leur dit: En moi c'est le Père que vous connaîtrez * lorsque je brillerai d'inaccessible clarté * et dans l'allégresse vous entonnerez: * Chantons pour notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.
Vous absorberez la puissance des nations * et susciterez l'admiration, * car vous serez comblés de gloire, Disciples, mes amis, * lorsque je paraîtrai plus brillant que le soleil * et dans l'allégresse vous entonnerez: * Chantons pour notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.
En ce jour le Christ au mont Thabor, * rayonnant d'une lumière atténuée, * dévoile un reflet de sa divine splendeur * à ses Disciples, comme il l'avait promis; * comblés par la divine clarté, ils dirent dans la joie: * Chantons pour notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.
t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Le prophète Moïse, voyant sur la mer * jadis dans la colonne de feu et la nuée * la gloire du Seigneur, s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
Protégé comme au creux du rocher * par le corps divinisé, Moïse qui-vit-Dieu, * contemplant l'Invisible, s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
A Moïse, sur la montagne de la Loi, * tu t'es fait voir dans l'obscure nuée, * et maintenant, sur le Thabor, * dans l'inaccessible lumière de ta divinité.
« Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d'Israël qui passa à pied sec; * puis il ferma l'immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l'arme invincible; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3, t. 4
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
Ayant revêtu Adam tout entier, * en échange tu fis resplendir * sa nature ternie jadis * et l'as divinisée en transformant ton aspect.
Celui qui au désert menait Israël * jadis par la colonne de feu et la nuée, * le Christ, en ce jour au mont Thabor * brille d'ineffable clarté.
t. 8
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
La gloire qui ombrageait le tabernacle jadis * et conversait avec Moïse ton serviteur * fut l'image de l'ineffable Transfiguration * par laquelle, Seigneur, * tu resplendis sur la montagne du Thabor.
Verbe, Fils unique, Dieu très-haut, * avec toi l'élite des Apôtres gravit * la montagne du Thabor, * et comme serviteurs de Dieu Moïse et Elie, * seul Ami des hommes, se tenaient avec toi.
Entièrement, toi le Verbe de Dieu, * tu devins un mortel, unissant * l'humanité à ton entière divinité * dans ta personne que * Moïse et Elie ont contemplée en deux natures sur la montagne du Thabor.
« Un bâton devient la figure de ce mystère: * fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron * et dans l'Eglise naguère stérile fleurit à présent l'arbre de la Croix * pour être sa force et la puissance qui l'affermit. »

Cathisme, t. 4
Sur le mont Thabor tu t'es transfiguré, ô notre Dieu, * entre les bien-heureux Moïse et Elie * en présence de Pierre, de Jacques et de Jean; * ce que voyant, Simon Pierre déclara: * Il serait bon de faire ici trois tentes, une pour Moïse et une pour Elie, * et une pour toi, notre Maître, Jésus. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Ode 4, t. 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut, * car tu es né de la Vierge, ô Christ notre Dieu, * pour sauver ceux qui s'écrient: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Lorsqu'au Sinaï tu rédigeas la Loi, * c'est sur la nuée, l'ombre et le feu * et sur l'ouragan que tu parus transporté; * gloire à ta puissance, Seigneur.
Pour affermir la foi en ton œuvre de salut, * Christ notre Dieu, toi qui précèdes tous les temps * et qui te fais un char des nues, * ineffablement tu resplendis sur le Thabor.
Avec toi s'entretinrent comme serviteurs, * Christ notre Maître, ceux à qui jadis tu as parlé * dans l'ombre, la fumée, le vent léger; * gloire à ta puissance, Seigneur.
Ils annoncèrent ton départ, ta mise en croix, * ô Christ, ceux qui parurent avec toi sur le Thabor, * Moïse qui jadis te vit dans le buisson ardent * et Elie, céleste passager d'un char de feu.
t. 8
« De ta chair émanaient * les rayons de ta claire divinité; * aussi les Prophètes et les Apôtres choisis * chantèrent: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Toi qui gardas l'intégrité * du buisson embrasé par le feu, * tu montras ta chair brillante de l'éclat divin * à Moïse chantant: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Le soleil visible fut éclipsé * par les rayons de ta claire divinité * lorsqu'il te vit transfiguré sur le Thabor; * gloire à ta puissance, Seigneur Jésus.
Tel un feu immatériel brûlant sans consumer * la matière corporelle, ô Maître, t'ont vu * Moïse, les Apôtres ainsi qu'Elie, * attestant l'unité de tes deux natures.
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »

Ode 5, t. 4
« Toi qui dans la nuit des premiers temps * fis apparaître la clarté, * pour qu’en plein jour tes oeuvres, ô Christ, célèbrent en toi leur Créateur, * dans ta lumière dirige nos pas. »
Les heures s’inclinèrent devant toi, * car le soleil a déposé * à tes pieds, ô Christ, * sa lumière parcourant le ciel, * lorsqu’il te plut de transformer la nature des humains.
Sur la sainte montagne du Thabor * à l’adresse des Disciples Moïse et Elie * s’écrièrent: Voici le Sauveur, * le Christ que nous avons annoncé * d’avance jadis comme étant le vrai Dieu.
L’immuable nature de Dieu * unie à celle des humains * brilla d’ineffable clarté, * dévoilant aux Apôtres du Christ * un reflet de la Divinité immatérielle.
Quand les Disciples t’ont vu, * toi l’éternelle clarté, * resplendissant dans la gloire du Père, ô Christ, * ils se sont écriés: * Dans ta lumière dirige nos pas.
t. 8
« Pourquoi m’as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m’ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t’en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
La langue des rhéteurs * est incapable d’énoncer tes hauts-faits: * toi qui régis la vie et domines sur la mort, * tu fis paraître près de toi * sur le Thabor Moïse et Elie * comme témoins de ta divinité.
Ô Christ qui de tes mains invisibles * formas à ton image le genre humain, * en ton oeuvre tu as montré la beauté originelle: * non point en image cependant, * mais comme toi-même tu es, * par nature homme et Dieu en vérité.
En ton union sans confusion, * tu nous montras sur le Thabor * la braise de ta divinité * illuminant les âmes et consumant les péchés, * et tu remplis d’étonnement * Elie et Moïse et tes Disciples choisis.
« Ô bois de l’arbre trois fois heureux et béni * sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre Seigneur! * Il causa la chute de qui nous séduisit sous l’arbre défendu * et qui fut pris au piège * de ta chair clouée sur la croix, ô Dieu de majesté * qui nous procures pour nos âmes la paix. »

Ode 6, t. 4
« Dans la détresse de mon coeur * j’ai crié vers le Seigneur * et le Dieu de mon salut * s’est empressé de m’exaucer. »
Lumière surpassant * le clair rayonnement du soleil, * en resplendissant sur le Thabor * le Sauveur nous a tous illuminés.
Gravissant le mont Thabor, * tu t’es transfiguré * et, plongeant dans l’ombre toute erreur, * ô Christ, tu resplendis de clarté.
Sur le Thabor les Apôtres glorieux * te reconnurent comme Dieu * et, frappés d’étonnement, * fléchirent le genou devant toi.
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés, * de l’abîme du mal retire-moi, je t’en supplie; * c’est vers toi que je crie, * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Grand et redoutable, * le spectacle qui se fait voir en ce jour! * Tandis que le soleil visible brille au ciel, * sur terre incomparablement c’est le soleil spirituel, * celui de la justice, qui resplendit au mont Thabor.
L’ombre sans force de la Loi * disparaît, puisqu’arrive clairement * le Christ, la pleine vérité, * s’écria Moïse au Thabor à la vue de ta divinité.
A Moïse la colonne de feu * révéla le Christ transfiguré, * mais la nuée lui a montré * en toute évidence la grâce de l’Esprit * couvrant de son ombre la montagne du Thabor.
« Dans les entrailles du monstre marin * Jonas, étendant les mains en forme de croix * à l’image de ta Passion, après trois jours en sortit, * ébauchant l’universelle Résurrection * du Seigneur notre Dieu crucifié dans sa chair, * le Christ illuminant le monde * par sa Résurrection le troisième jour. »

Kondakion, t. 7
Sur la montagne tu t’es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu’ils le pouvaient, * afin qu’en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos
Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le ba, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension: avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressonsnous de gravir le mont Thabor * de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu et d’écouter la voix céleste qu’ils ont eux-mêmes entendue, * si bien quils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet de la splendeur de la gloire du Père.

Synaxaire
Le 6 Août, mémoire de la divine Transfiguration de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.
En gloire surpassant tout terrestre sommet,
le Thabor a pu voir la lumière qu'émet
en sa gloire infinie la divine nature.
Le six, changeant d'aspect, le Christ se transfigure.
A lui la gloire et la puissance dans les siècles. Amen.

Ode 7, t. 4
« A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Entourés par la clarté * de ta gloire inaccessible, ô Christ, * les Apôtres sur le mont Thabor * se sont écriés: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Charmés par ta splendeur, * par la nuée porteuse de rosée * et par l'éclat de la divine voix, * les Apôtres s'écriaient: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Lorsqu'en l'inaccessible clarté * sur la montagne du Thabor * il te vit resplendissant, * Pierre, ô Christ, s'écria: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Les fils de Zébédée, accompagnant * le Christ, ce prince de la vie, * lorsqu'il émit sa divine clarté, * de leur voix tonnante lui ont dit: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
t. 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
A présent l'invisible Divinité, * resplendissant dans la chair sur le Thabor, * s'est laissé voir aux Apôtres s'écriant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Ils furent saisis de frayeur * devant la splendeur de ta divine royauté * sur le Thabor, les Apôtres s'écriant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Nouvelle inouïe, ce qu'on entend: * le Fils qu’une Vierge enfanta sans père * reçoit glorieusement le témoignage * de la voix du Père qu'il est à la fois * homme et Dieu pour les siècles.
C'est par nature et non par adoption * que tu es le Fils bien-aimé du Très-Haut, * Dieu éternel qui sans subir de changement * as vécu parmi nous qui te crions: * Tu es béni dans les siècles.
« L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu; * cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souille de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »

Ode 8, t. 4
« A Babylone les Jeunes Gens, * brûlant de zèle pour Dieu, * méprisèrent vaillamment * l'ordre du tyran et la menace du feu: * au milieu des flammes tout couverts de rosée, * ils se mirent à chanter: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Celui qui porte l'univers * par un effet de sa volonté * gravit de ses pieds divins le mont Thabor * où faisant resplendir * son visage plus que l'éclat du soleil, * il invite les élus de la Loi et de la grâce à chanter: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
La lumière insoutenable et sans déclin * ineffablement révélée sur le mont Thabor * en sa gloire inaccessible et le reflet * que le Père envoie pour éclairer la création * a déifié les hommes qui s'écrient: * Toutes les œuvres du Seigneur, * bénissez le Seigneur.
Dans une attitude sacrée * sur le mont Thabor Moïse et Elie, * en la gloire paternelle voyant le Christ * faire resplendir clairement * les traits de sa personne divine, chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, * bénissez le Seigneur.
A cause de la voix divine parlant dans la nuée, * Moïse en son visage fut glorifié jadis; * quant au Christ, il se revêt * de lumière et de gloire comme d'un manteau; * étant lui-même auteur de la clarté, * il éclaire ceux qui chantent: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
Voyant le Christ environné * de nuée lumineuse sur le Thabor * et se prosternant jusqu'au sol, * les Disciples, remplis de clarté spirituelle, * le chantèrent avec le Père et l'Esprit, * disant: Toutes les œuvres du Seigneur, * bénissez le Seigneur.
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Seigneur, ayant ouï * le Père témoigner en ta faveur * et ne pouvant souffrir de voir * l'éclat de ton visage, trop puissant * pour la vue d'un homme ici-bas, * tes Disciples tombèrent la face contre sol, * avec crainte chantant: Vous, les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Tu es le plus beau de tous les rois, * le Seigneur universel des seigneurs, * toi qui demeures, Maître bienheureux, * en l'inaccessible clarté; * pour toi les Disciples émerveillés * chantèrent: Jeunes gens, bénissez * et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme roi de la terre et maître du ciel * et comme ayant pouvoir sur les enfers, * ô Christ, se tinrent à tes côtés, * comme étant de la terre, tes Apôtres divins, * venant du ciel, Elie de Thesbée, * et Moïse, du séjour des morts, * pour entonner d'un même chœur: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Ils déposèrent tout souci * sur la terre, tes Apôtres choisis, * Ami des hommes, lorsque, te suivant, * au-dessus de la terre ils s'élevaient * vers la divine cité; * ayant mérité de contempler * ta manifestation divine, ils chantaient: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
« Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, * et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint * qui à tous les êtres donne la vie. »

Ode 9, t. 4
Magnifie, ô mon âme, * le Christ notre Dieu * glorieusement transfiguré * sur la montagne du Thabor.
« Immortel s'est révélé celui que tu as mis au monde * et Dieu lui-même a voulu sortir de ton sein: * revêtu de notre chair, il a paru sur la terre * pour converser avec les hommes. * Ô Mère de Dieu, d'un seul cœur nous te magnifions. »
Saisis de frayeur commune * devant la clarté nouvelle qui les illuminait, * les Disciples, se regardant l'un l'autre * et s'inclinant jusqu'à terre en leur effroi, * Maître de l'univers, se prosternèrent devant toi.
Confirmant la merveille, la voix de Dieu * retentit depuis la nuée; * car * le Père des lumières s'adressa aux Apôtres disant: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le.
Voyant ce prodige étrange et nouveau, * puis entendant la voix du Père sur le Thabor, * les serviteurs du Verbe divin * s'écrièrent: Voici l'empreinte de l'original, * voici vraiment notre Sauveur.
Fidèle image de Celui qui est, * marque immuable et sans changement, * Fils et Verbe, sagesse et bras, * force de la droite du Très-Haut, * nous te chantons avec le Père et l'Esprit.
t. 8
« Toute oreille fut saisie d’étonnement * devant l’ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Afin de nous montrer clairement, Dieu très-haut, * ce que sera ton ineffable et second avènement * et pour nous faire voir que tu surpasses tous les dieux, * tu resplendis devant tes Apôtres au Thabor avec Moïse et Elie; * c’est pourquoi tous ensemble nous te magnifions.
Peuples, venez et suivez-moi, * montons sur la sainte montagne, vers le ciel, * tenons-nous en esprit dans la cité du Dieu vivant * et contemplons la divinité immatérielle du Père et de l’Esprit * qui dans le Fils unique resplendit de clarté.
Ô Christ, tu m’as transformé par le charme de ton amour; * au feu immatériel brûle donc mes péchés, fais que je sois comblé de tes délices, * afin que dans l’exultation, * Dieu de tendresse, je magnifie tes deux avènements.
« Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
« Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, * notre race a vu sur elle fondre la mort * qui cède en ce jour devant le triomphe de la Croix, * car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est effacée * par le fruit de la pure Mère de Dieu * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »

Exapostilaire
Lumière immuable, ô Verbe, * Lumière du Père inengendré, * dans ta lumière en ce jour * nous avons vu au Thabor * la lumière du Père, * la lumière de l’Esprit * qui éclaire le monde entier.

Laudes, t. 4
Avant ta Passion et ta Croix, * Seigneur, prenant avec toi * ceux que tu choisis parmi tes saints Disciples, * tu gravis la montagne du Thabor, * pour que ta gloire leur apparût; * or, te voyant transfiguré et plus brillant que le soleil, * ils inclinèrent leur face vers le sol * et, stupéfaits de ta puissance, ils te déclaraient: * Tu es, ô Christ, la Clarté intemporelle, * tu es le reflet du Père, * bien que tu te sois mon¬ré librement * dans notre chair, sans subir de changement. (2 fois)
Toi qui précèdes les siècles en l'éternité * et te revêts du manteau de la lumière, * transfiguré en présence de tes Disciples, * plus que l'éclat du soleil * tu as brillé, ô Verbe de Dieu. * Près de toi se tenaient Moïse et Elie, * te révélant ainsi comme Seigneur des morts et des vivants * et glorifiant l'œuvre ineffable de ton salut, * ainsi que ton amour et la condescendance infinie * par laquelle tu sauvas le monde perdu à cause du péché.
Seigneur qui es né en t'incarnant de la virginale Nuée * et qui, transfiguré sur la montagne du Thabor, * fus entouré de lumineuse nuée, * en présence de tes Disciples la voix du Père * te proclama clairement son Fils bien-aimé partageant même trône et consubstantiel; * aussi, frappé d'effroi et sans savoir ce qu'il disait, * Pierre déclara: Qu'il est bon d'être ici, * Seigneur dont l'immense miséricorde nous comble de bienfaits.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Le Christ prit à part avec lui * sur une haute montagne Pierre, Jacques et Jean * et fut transfiguré en leur présence. * Son visage brilla comme soleil * et ses vêtements furent blancs plus que neige; * alors apparurent Moïse et Elie * qui s'entretenaient avec lui; * puis la nuée lumineuse les recouvrit * et une voix se fit entendre dans la nue: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé * en qui j'ai mis ma complaisance, écoutez-le.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé. ___________________________________________________________________________
Vers la fin de la Liturgie, après la prière de l'ambon:

Bénédiction des grappes de raisin
D. Prions le Seigneur. Ch. Kyrie eleison. Le Prêtre:
Bénis, Seigneur, ce fruit nouveau de la vigne, que grâce au climat favorable, aux gouttes de pluie et au beau temps tu as bien voulu faire venir à pleine maturité; afin qu'il nous procure la joie, lorsque nous goûterons au produit de la vigne et que nous puissions te l'offrir en don, pour la rémission de nos péchés, à travers le précieux Sang de ton Fils Jésus Christ, avec lequel tu es béni, ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen.
Autre prière:
Dieu rédempteur, toi qui as béni cette Vigne qu'est ton Fils unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, et par lui nous as donné le fruit de l'immortalité, bénis toi-même à présent ces fruits de la vigne et fais de nous, tes serviteurs qui en goûtons, les communiants de la vraie Vigne; garde-nous sains et saufs, accorde-nous la paix en tout temps, et pare notre vie de tes dons inépuisables et éternels, par les prières de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu et toujours-vierge Marie et de tous les Saints qui te furent agréables depuis les siècles.
Car tu es un Dieu de bonté, plein d'amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père éternel, ainsi qu'à ton Fils unique et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:38

7 AOÛT
Mémoire du saint moine martyr Domèce.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Avant ta Passion et ta Croix, * Seigneur, prenant avec toi * parmi tes saints Disciples ceux que tu choisis, * tu gravis la montagne du Thabor, * pour que ta gloire leur apparût; * or, te voyant transfiguré et plus brillant que le soleil, * ils inclinèrent leur face vers le sol * et, stupéfaits de ta puissance, ils te déclaraient: * Tu es, ô Christ, la Clarté intemporelle, * tu es le reflet du Père, * bien que tu te sois librement montré * dans notre chair, sans subir de changement.
Toi qui précèdes les siècles en l'éternité * et te revêts du manteau de la lumière, * en présence de tes Disciples transfiguré, * tu as brillé plus que l'éclat du soleil, * ô Verbe de Dieu. * Près de toi se tenaient Moïse et Elie, * te révélant ainsi comme Seigneur des morts et des vivants * et glorifiant l'œuvre ineffable de ton salut, * ainsi que ton amour et la condescendance infinie * par laquelle tu sauvas le monde perdu à cause du péché.
Seigneur qui es né en t'incarnant de la virginale Nuée * et qui, transfiguré sur la montagne du Thabor, * fus entouré de lumineuse nuée, * en présence de tes Disciples la voix du Père * te proclama clairement son Fils bien-aimé partageant même trône et consubstantiel; * aussi, frappé d'effroi et sans savoir ce qu'il disait, * Pierre déclara: Qu'il est bon d'être ici, * Seigneur dont l'immense miséricorde nous comble de bienfaits.
t. 6
Ayant totalement rejeté l'imposture de la magie, * les souillures des Perses et leurs prodiges monstrueux, * tu as couru vers le Dieu * qui gouverne les cieux dans la sagesse de sa providence; * en son nom, tel un Apôtre, tu guéris * aussi bien les maladies du bétail * que les infirmités des hommes accourant de tout cœur * près de toi, serviteur du Christ: * avec confiance supplie-le pour nos âmes.
Toute ta vie, tu l'as remise au Seigneur, * vénérable Père, et plein d'ardeur * tu marchas sur le chemin de l'ascèse, * t'adonnant à la calme oraison, * à l'incessante louange, aux veilles de toute la nuit, * à la vie sans reproche comme un Ange du ciel; * aussi tu reçus le pouvoir de miracles nombreux; * car le Seigneur sait glorifier ses serviteurs: * avec confiance supplie-le pour nos âmes.
Ayant revêtu entièrement l'armure de la Croix, * couvert de l'infrangible bouclier de la foi, * tu devins redoutable pour les hostiles Démons qui t’assaillaient * et tu les chassas sous les coups de ta foi * et de tes divines intercessions; * du mal qu'ils pouvaient leur causer * tu sauvas les voyageurs, * Domèce, fidèle serviteur du Christ: * avec confiance supplie-le pour nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Pour leur montrer d’avance ta Résurrection, Christ, notre Dieu, tu pris avec toi * trois de tes Disciples, Pierre, Jacques et Jean, * et tu montas au Thabor. * Et, te transfigurant, Dieu Sauveur, * tu couvris la montagne de clarté. * Tes Disciples, ô Verbe, se jetèrent contre le sol, * incapables de contempler * l'apparence qui ne peut être vue. * Et les Anges te servaient avec crainte et tremblement, * les cieux frémirent et la terre trembla, * voyant ici-bas le Seigneur en sa gloire.

Entrée. Lumière joyeuse.

Prokimenon, t. 7: Notre Dieu est au ciel et sur la terre: selon son bon plaisir il a créé toutes choses. Versets 1: Quand Israël sortit d'Egypte et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare, Juda devint le sanctuaire du Seigneur. 2: La mer, à cette vue, s'enfuit, le Jourdain retourne en arrière. 3: Qu'as-tu, mer, à t'enfuir, et toi, Jourdain, à retourner en arrière?
Le samedi soir, on chante le prokimenon, t. 6: Le Seigneur règne, revêtu de majesté, avec ses versets, et le grand prokimenon: Notre Dieu, avec ses versets, se chante aux vêpres de la fête.

Apostiches, t. 2
Le Christ en ce jour, * sur la montagne du Thabor * transformant la nature humaine ternie, * lui conféra sa divine splendeur.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Moïse et Elie * ont vu sur le Thabor * le Dieu qui d'une Vierge a pris chair * pour le salut du genre humain.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Aux Disciples avant la Croix, * resplendissant comme soleil, * le Christ révèle en ce jour * le signe éclatant de sa divinité sur la montagne.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
A ceux qui s'élevèrent avec toi sur la montagne * dévoilant clairement ta divine splendeur, * tu les fis communier à ta gloire qui transcende l'univers; * alors, pleins d'enthousiasme, ils ont crié: * Il nous est bon d'être ici! * Christ Sauveur, avec eux, nous aussi, * nous te chantons, Transfiguré, dans les siècles.

Tropaire, t. 4
T'exerçant dans la montagne aux combats ascétiques, * tu brisas l'assaut des ennemis spirituels avec l'armure de la Croix; * de même tu luttas vaillamment sur le stade * pour abattre l'empereur apostat grâce au glaive de la foi; * pour l'un et l'autre de ces exploits * tu fus couronné doublement par Dieu, * bienheureux Domèce, moine et martyr.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Voici venue l'éblouissante fête du Seigneur: * venez tous, gravissons la montagne du Thabor * pour voir le Christ en purifiant nos esprits.

Cathisme II, t. 4
En ce jour, célébrant dans la joie * l'après-fête de l'illustre et redoutable Transfiguration du Seigneur, * fidèles, chantons d'un même cœur: * Tu as transformé notre nature, Sauveur, * toi qui l'as fait resplendir en ta chair comme Dieu * et par amour lui as rendu sa première dignité. * C'est pourquoi nous glorifions en toi notre unique Dieu.

Canon I de la fête, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Saint porteur de couronne, au Christ je te présente comme intercesseur.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Toi qui es parti vers Dieu, * rayonnant de la gloire des martyrs, * aux fidèles te chantant * insuffle la divine clarté, * intercédant auprès du Christ, Bienheureux.
Rompant les filets de l'erreur, * de tout cœur tu as couru vers le Christ * dans la pureté de ton esprit, * fuyant la magie des Perses * et délaissant les cultes impies.
Selon la science t'apercevant * que n'est pas Dieu, mais créé, le soleil * ni aucune des choses qu'on peut voir, * c'est vers le Dieu invisible que t'a conduit * un très-sage raisonnement.
Vierge toute-sainte, immaculée, * nous, les fidèles, reconnaissons en toi * la divine Mère ayant enfanté le Fils de Dieu * qui assuma notre nature pour nous * et te disons bienheureuse.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Affermi par une sûre foi, * comme une tour qu'on ne peut ébranler * tu t'es montré immuable, * sans te laisser influencer * par les charmes des savants * ou les discours magiques.
Fuyant le funeste venin * d'un culte idolâtre rendu * aux créatures et au soleil, * par amour de la piété * tu recherchas le vrai Dieu, * le Créateur de l'univers.
De la nouvelle naissance * recevant les flots divins, * ton âme illuminée, * tu devins en vérité * par la grâce fils de Dieu, * héritier des trésors célestes.
La Sagesse a bâti sa divine maison, * demeurant d'une façon * qui dépasse l'esprit, la raison, * dans ton sein pur, immaculé, * purifié par l'Esprit, * Vierge toute-digne de nos chants.

Cathisme, t. 3
Tu as aimé la beauté du Christ * et mortifié les passions dans l'ascèse; * en luttant vaillamment, tu pulvérisas l'erreur, * illustre Domèce, compagnon des Anges ici-bas; * c'est pourquoi tu fais jaillir aussi les flots des guérisons, * Martyr admirable, sur les fidèles célébrant ton souvenir.
De ta gloire divine en vérité * autant qu'il se pouvait tu montras le reflet * à tes Disciples, Verbe de Dieu * transfiguré sur la montagne du Thabor; * avec eux puissions-nous être illuminés, nous aussi * qui te chantons, seul immuable, Jésus tout-puissant, * unissant nos voix pour te crier dans la foi: * Gloire à ta royauté, Christ notre Dieu, gloire à toi.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu ! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d’un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Illustre Martyr, ayant reconnu * celui qui est inconnaissable par nature comme Dieu, * selon la raison tu l’as cherché, * puis, l’ayant trouvé, tu l’aimas * et dans la joie te prosternas * devant son immense majesté.
Avec ardeur tu accourus * vers le chaste chœur des Moines saints * et dès lors, enflammé * par le zèle de la vertu, * tu as vécu purement * dans le jeûne et l’oraison.
De la nature aisément ton amour de Dieu brisa les liens; * et la fournaise des passions, * vénérable Père, il l’éteignit sous la rosée de l’Esprit * qui t’envoyait sa clarté.
Il est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu, * divine Mère et Vierge, celui * qui a pris chair de ton sein pur, * le Verbe, ce Dieu suprême * qui nous donne la vie.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t’en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu’ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Excellant, Bienheureux, * dans la connaissance de Dieu, * aux choses visibles tu préféras * l’éternité de celles qu’on ne voit pas, * rayonnant que tu étais * d’une éclatante pureté.
Père Domèce, ayant goûté * à la divine vertu, * c’est la sérénité * et la solitude que tu aimas * pour y conserver ton âme * sans cesse en toute pureté.
Qu’il fut grand et merveilleux * le très-sage dessein * de ta conversion au bien supérieur! * ce fut l’oeuvre, en effet, de la main du Très-Haut * et de la grâce de Dieu.
Vierge tu demeuras sans faille * et tu connus l’état des mères, * Souveraine immaculée, car en toi s’est uni * à la virginité l’enfantement * et tu portes les signes de tous les deux.

Ode 6
« Lorsque je vois * l’océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j’accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Du funeste ennemi, * bienheureux Père, tu supportas * les violentes tentations * et, diversement éprouvé, * dans ta lutte contre l'envieux * tu te montras vainqueur et digne d'admiration.
Ton existence fut pleine de Dieu, * divine et lumineuse fut ta vie; * de ce monde en effet * délaissant les plaisirs, * Père saint, tu récoltas * les charmes de la divine splendeur.
Tu méritas d'accomplir * des miracles et des signes prodigieux, * Père digne d'admiration, * fortifié par la puissance de Dieu, * car la grâce d'en-haut * agissait en toi, Bienheureux.
Habitacle de la Clarté, * chambre nuptiale où s'opéra divinement * l'incarnation ineffable * du Créateur de l'univers, * ô Vierge, toi seule tu fus * la demeure digne de Dieu.

Kondakion, t. 7
Sur la montagne tu t'es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu'ils le pouvaient, * afin qu'en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos
Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le bas, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension; * avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressons-nous de gravir le mont Thabor * afin de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu * et d'écouter la voix céleste qu'ils ont eux-mêmes entendue, * si bien qu'ils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Synaxaire
Le 7 Août, mémoire du saint moine martyr Domèce le Persan.
Vaillamment tes disciples se sont décidés
à combattre avec toi les idoles de pierre.
Le sept, comme ils chantaient leur fervente prière,
Domèce et deux disciples furent lapidés.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Père, sur toi reposa * la grâce lumineuse de l'Esprit * qui te donna la force d'opérer * des miracles étonnants, * toi qui chantais et psalmodiais fidèlement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Dans la force de tes sentiments, * tu parcourus le chemin de l'ascèse * et sur la fin de tes combats * tu devins un martyr en vérité, * disant au Christ à pleine voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Dans l'ascèse ils luttèrent avec toi, * ces jeunes gens que tu avais fait naître à la foi * par tes prières comme tes fils; * et dans la grotte ils partagèrent vaillamment * ton martyre en chantant d'un même chœur: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Te possédant comme havre de salut, * de la tempête nous sommes sauvés * et l'ancre de nos âmes, c'est l'espoir * qu'en toi, Vierge sainte, nous plaçons, * disant au Christ à pleine voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * Ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Epris d'amour envers ton Créateur, * tu rejetas toute passion pour le créé, * car te guidait clairement l'Esprit de Dieu * que nous exaltons dans tous les siècles.
Ayant secoué les soucis terrestres, * tu acquis l'espérance des cieux, * vénérable Père, et la béatitude en Christ * dont tu jouis maintenant dans tous les siècles. Père très-sage, ayant reçu * les rayons lumineux du saint Esprit, * en ses divins mystères, Bienheureux, * tu as vu de tes yeux sa redoutable venue.
La lyre au son divin de ton ancêtre David * t'a chantée d'avance comme l'arche sainte, * Vierge pure, porteuse du Dieu qui prit notre chair * et que nous exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
La lumière immatérielle * t'illuminant, Père saint, * tu méritas de devenir * resplendissant de clarté * en menant ta vie très saintement * et sans reproche; * auprès du Maître divin tu intercèdes à présent * pour les brebis de ton bercail.
Tes combats dans l'ascèse * furent dignement couronnés * par tes combats de martyr * et tu as doublement reçu * la récompense des exploits * que tu accomplis avec courage * et tu trouvas la jouissance * de la félicité éternelle.
Fortifié par la puissance * et la grâce de Dieu, * tu t'es montré pour tous les moines * un maître clair et lumineux, * doué des miracles de la foi, * affermissant et guérissant * tous les fidèles survenant, * bienheureux Père, auprès de toi.
En toi s'accomplirent * les mystères surnaturels * qui dépassent l'humanité; * tu devins en effet, * ô Vierge, la Mère de Dieu, * puis dans tes bras tu as porté * et nourri celui que chantent * les armées célestes.

Exapostilaire (t. 2)
Issu de la Perse adoratrice du feu, * dès ta jeunesse tu accourus * vers la foi divine du Christ, * Domèce, proclamant le vrai Dieu; * c'est pourquoi dans nos hymnes, Père saint, * nous te vénérons comme ascète et martyr, * comme officiant des mystères divins * et comme intercesseur de qui célèbre ta mémoire vénérée.
Seigneur, avant ta Croix ayant pris tes Disciples choisis, * tu t'es transfiguré sur la montagne du Thabor; * et là Moïse et Elie avec crainte près de toi * se tenaient en serviteurs et te parlaient; * avec eux de même que le Père et l'Esprit * nous adorons en toi, Christ Sauveur, * le Soleil né de la Vierge pour le salut des mortels.

Laudes, t. 2
Voulant transformer la nature issue d'Adam, * sur le mont Thabor à présent * le Christ a dévoilé * aux Disciples la nature de Dieu.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
A Moïse et Elie * jadis tu apparus, * ô Christ, dans la ténèbre, l'ouragan, le vent léger, * et maintenant dans la lumière de ta gloire.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
D'ineffable façon * resplendissant du triple éclat * de ta gloire divine, Sauveur, * tu éclairas l'univers sur la montagne du Thabor.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Dans la nuée te contemplaient, ô Christ, * toi l'auteur de la Loi * et l'accomplissement des prophéties, * Moïse qui-vit-Dieu * et Elie, ce conducteur de char enflammé * qui, sans brûler, mène sa course dans le ciel. * De ta Transfiguration ils furent les témoins; * avec eux rends-nous dignes de la même clarté, * Seigneur, pour te chanter dans les siècles.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:50

8 AOÛT
Mémoire du saint confesseur Emilien, évêque de Cyzique.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En ce jour tu révélas ta divinité * à tes saints Apôtres, Seigneur, * en présence de Moïse et d'Elie, * comme Dieu de la grâce et de la loi, * qui nous as délivrés de l'emprise de la mort; * avec eux nous glorifions, Ami des hommes, * ton œuvre de salut, * Jésus tout-puissant et Sauveur de nos âmes.
En ce jour tu resplendis, * sur la montagne du Thabor * brillant de plus d'éclat que le soleil; * à tes amis tu montras, Seigneur, que tu es * le reflet de la gloire et de la splendeur, * toi qui par amour assumes la nature des mortels; * aussi nous glorifions ton œuvre de salut, * Jésus tout-puissant et Sauveur de nos âmes.
En ce jour exultent de joie * les Anges dans le ciel, * célébrant en compagnie des mortels * ta redoutable et divine splendeur * qui rayonne sur le Thabor * en présence de Moïse et d'Elie, * de Pierre, Jacques et Jean, Ami des hommes, te chantant, * Jésus tout-puissant et Sauveur de nos âmes.

Toi qui vénérais au grand jour l'icône du Christ, * lorsque faisait rage l'audace du lion * au point de troubler les peuples chrétiens, * renouvelant l'hérésie de Copronyme l'impie, * alors, sage Père, tu l'as clairement rejetée * avec courage dans l'assemblée des Pontifes réunis * et te révélas, Bienheureux, * un vaillant soldat du Christ notre Dieu, * auprès duquel nous te prions d'intercéder * pour qu'il éclaire et sauve nos âmes.
Toi qui habites les demeures des cieux, * lorsque l'impie manifesta * ses féroces dispositions contre Dieu * en condamnant par l'exil * la fermeté de tes convictions, * alors, ne connaissant d'autre patrie * que le Paradis dont nous sommes tombés, * plein d'allégresse tu l'enduras; * aussi à juste titre, Père saint, * tu méritas de contempler * la vie immortelle, le Christ notre Dieu, * auprès duquel nous te prions d'intercéder * pour qu'il éclaire et sauve nos âmes.
Usant très-sagement de ta langue de feu, * lorsque Léon le tyran * promulgua le décret barbare * interdisant de jamais se prosterner * devant l'auguste icône du Christ Sauveur, * alors tu opposas le principe sacro-saint * selon lequel c'est au modèle divin * que va la vénération de l'image, comme on l'a dit; * et tes paroles foudroyèrent le fauve au nom maudit, * Père vénérable, très-sainte bouche de Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Celui qui en symboles conversa * sur le mont Sinaï avec Moïse jadis, * lui disant: Je suis celui qui est, * en ce jour transfiguré sur la montagne du Thabor, * aux Disciples manifesta * la nature des humains * en lui- même revêtue * de la beauté que son image à l'origine possédait: * de Moïse et d'Elie * faisant les témoins * d'une telle grâce, * c'est à son allégresse qu'il leur fit prendre part, * puisqu'ils avaient prédit * son passage par la Croix et sa Résurrection qui nous sauve.

Apostiches, t. 6
De la Vierge prenant, * ô Christ, par compassion, * la forme du premier homme Adam, * tu devins le nouvel Adam, le second; * et sur la montagne du Thabor * tu t'es transfiguré, Sauveur, * dévoilant ainsi ta divinité.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Les éminences de la grâce et de la loi * s'étonnèrent de voir * sur la montagne du Thabor, * ô Christ, ta divine Transfiguration; * avec eux nous nous prosternons devant toi * comme devant le Père et le saint Esprit.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Ô Christ, la création * rayonne de joyeuse clarté * en la divine Transfiguration * que tu révélas à tes Apôtres * sur le Thabor en présence de Moïse et d'Elie, * plus que soleil resplendissant * en ta divinité, d'ineffable façon.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
En l'Esprit contemplant * d'avance la venue dans la chair * du Fils unique parmi les hommes, * l'ancêtre de Dieu, le prophète David * invite de loin * la création à l'allégresse * et s'écrie, prophétisant: * A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie. * Gravissant en effet * cette montagne avec tes Disciples, Sauveur, * transfiguré tu fis resplendir à nouveau * notre nature ternie par Adam, * lui conférant la gloire et la splendeur * de ta propre divinité; * c'est pourquoi nous te chantons: * Créateur de toutes choses, Seigneur, gloire à toi.

Tropaire, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, Ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Montrant le changement que subiront les mortels * sous l'effet de ta gloire, Sauveur, * lors de ta seconde et redoutable venue, * tu t'es transfiguré sur le Thabor. * Elie et Moïse s'entretinrent avec toi, * et les trois Disciples que tu avais invités, * voyant ta gloire, Seigneur, * furent frappés de ta splendeur. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Cathisme II, t. 4
Transfiguré sur la montagne du Thabor, * à tes Disciples choisis tu montras, * Christ Sauveur, ta gloire, faisant briller * la splendeur de ton immuable divinité. * Dans la nuée lumineuse tu invitas * Elie et Moïse qui s'entretinrent avec toi; * Pierre alors déclara: * Dieu de tendresse, il est bon d'être ici avec toi. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.


Canon II de la fête, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante hautement le sublime Emilien.

Ode 1, t. 1
« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, * s'est couverte de gloire, * car, ô Seigneur immortel, * grâce à ta puissance, * elle a broyé les ennemis * en ouvrant pour Israël * une voie nouvelle au profond de la mer. »
Bienheureux Père demeurant * avec les Anges dans le ciel, * veille sur nous qui célébrons * dans l'allégresse de nos cœurs * ta chère festivité * et rends-nous dignes du salut.
Tout entier ravi en Dieu * et rayonnant de la splendeur * qui brille en l'au-delà, * de tes divins enseignements * tu éclairas le peuple des croyants * comme Pontife inspiré.
Sur les passions par la vertu, * Pontife, tu as établi * en maître ton esprit, * Père saint, distribuant * à ton âme et à ton corps * en juste arbitre ce qui leur convient.
Rigoureux initiateur * des mystères qui dépassent notre esprit, * présidant l'Eglise brillamment, * tu devins aussi le ferme défenseur * de la vérité, lorsque * tu fermas la gueule des lions en leur brisant les crocs.
Celui qui fut enfanté de ton sein, * Toute-pure, nous savons qu'il est * un en deux natures selon la vraie foi, * homme et Dieu de façon merveilleuse, * de l'un et l'autre possédant * les propriétés à la perfection.

Ode 3
« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, * lui étant devenu semblable dans ta compassion, * revêts-moi de la force d'en-haut, * pour que je chante devant toi: * Saint est le temple spirituel * de ta gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes. »
Nous les fidèles, nous te déléguons * comme intercesseur auprès du Christ, * toi qui brillas de tant d'éclat pour lui, * vénéras son icône, Père saint, * observas tous les commandements * de l'enseignement divin * et gardas la foi venue d'en haut.
Manifestant la fermeté des martyrs, * Père digne d'admiration, * tu foulas aux pieds l'orgueil impie, * te montrant comme un rempart pour l'église * que l'on ne put briser ni ébranler, * un médiateur divin qui * mis patiemment en échec les insensés.
Le maudit buvant à satiété * le venin de l'hérésie * fut confondu par ton enseignement; * car les ténèbres sont chassées par la clarté * et les fictions de la perversité * sont mises à nu par la splendeur * de la sagesse de Dieu.
Hautement et de tout cœur * à pleine voix nous proclamons en toi, * divine Mère, celle qui enfante notre Dieu, * l'Incorporel prenant de toi la chair * pour fixer sa tente parmi nous * sans subir nul changement * ni mélange ni confusion.

Cathisme, t. 3
Illuminé par l'Esprit divin, * en toute liberté tu proclamas la doctrine de la vraie foi * et tu couvris de honte l'empereur impie * par l'exil où tu fus envoyé injustement; * Père vénérable, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
De ta gloire divine en vérité * autant qu'il se pouvait tu montras le reflet * à tes Disciples, Verbe de Dieu * transfiguré sur la montagne du Thabor; * avec eux puissions-nous être illuminés, nous aussi * qui te chantons, seul immuable, Jésus tout-puissant, * unissant nos voix pour te crier dans la foi: * Gloire à ta royauté, Christ notre Dieu, gloire à toi.

Ode 4
« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, * Habacuc t'a reconnue * de son regard de voyant. * De toi, a-t-il prédit, * sortira le Saint d'Israël * pour notre salut * et notre restauration. »
Fortifié au point de renverser * l'orgueil du Séducteur, * tu as rejoint par tes vertus, * bienheureux Emilien, * le tout-puissant, le fort dans les combats, * et maintenant tu chantes devant lui: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Tu acceptas d'être envoyé * en un lointain exil * que tu supportas patiemment, * sage Emilien, protégé * par la parole de la grâce, et tu chantais, * Pontife digne d'admiration: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Dès ta jeunesse consacré, * tu brillas dans l'ascèse, * Emilien trois fois heureux, * tout d'abord par tes vertus * et par la suite tu t'es montré * un saint Pontife et confesseur, * excellent Porteur-de-Dieu.
Celui qui se révèle à nous * comme transcendant l'entière création accomplissant * et sur terre * des merveilles qui dépassent tout esprit, * Vierge pure, a demeuré * dans tes entrailles illuminées * de virginale splendeur.

Ode 5
« Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »
Dans sa prescience divine le Christ, * connaissant les dispositions * de ton âme sublime, l'a parée * des plus hautes vertus et l'a fait briller * sous les ornements épiscopaux, * Pontife vénérable, et dans le témoignage des martyrs.
Ayant puisé la grâce de l'Esprit, * tu fis jaillir des fleuves d'enseignement, * bienheureux Pontife, pour le troupeau du Christ; * ayant appris à vénérer * l'image du Christ et de tous les Saints, * nous confondons les adversaires de Dieu.
Dans les peines de l'ascèse ayant déjà * mortifié les prétentions de la chair, * tu vivifias ton âme par l'éclat de l'Esprit saint; * et tu resplendis doublement, * plaisant à Dieu comme hiérarque et martyr, * Pontife digne d'admiration.
Vierge pure, plus sainte que les Saints, * tu enfantas le Christ sauveur, * le Saint des saints qui sanctifie tous les mortels; * c'est pourquoi nous te magnifions * comme reine et souveraine du créé, * toi la Mère du Créateur.

Ode 6
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »
Voulant barrer la route à l'hérésie, * plein de zèle, tu marchas vers les périls * et, faisant preuve d'un courage sans égal, * tu combattis la sentence impie * de l'empereur au pouvoir * et tu fus le premier * à parler dans l'assemblée * du Concile sacro-saint.
Tendu vers le seul Christ * avec ferveur et désireux * d'obtenir de lui * la divine illumination, * Pontife inspiré du Seigneur, * tu montras la fermeté des Martyrs, * toi qui avais brillé dans l'ascèse tout d'abord, * et fus couronné doublement.
Elevant ton âme vers le haut * dans la proximité de Dieu * et l'éclairage de sa splendeur, * Père vénérable et bienheureux, * tu as franchi aisément * l'océan de cette vie * et, te laissant conduire par le souille de l'Esprit, * tu as atteint les havres des cieux.
Le Dieu suprême, dans sa compassion * ayant bien voulu sauver * la nature humaine corrompue * par la jalousie funeste du Serpent, * fit sa demeure dans ton sein * et sans changer prit notre chair, * t'ayant trouvée, toi seule, immaculée, * Vierge toute-pure et Mère de Dieu.

Kondakion, t. 7
Sur la montagne tu t'es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu'ils le pouvaient, * afin qu'en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos
Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le bas, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension; * avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressons-nous de gravir le mont Thabor * afin de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu * et d'écouter la voix céleste qu'ils ont eux-mêmes entendue, * si bien qu'ils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Synaxaire
Le 8 Août, mémoire de notre vénérable Père Emilien, le confesseur, évêque de Cyzique.
Emilien de son âme tint le plus grand compte,
mais jusqu'au bout la chair, il l'a tenue pour rien.
Le huit du mois d'août, voici la terre prompte
à recevoir en elle les os d'Emilien.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, * la fournaise spirituelle * et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, * le Très-Haut a renouvelé * en ton sein le monde entier, * le Seigneur Dieu de nos Pères, * digne de louange et de gloire. »
Père saint, tu fus en vérité * la splendeur des Pontifes et leur éclat; * par ta maîtrise des passions * tu t'es montré, Pontife digne d'admiration, * pour l'Eglise un vrai rempart, * un imprenable donjon, * chantant le Dieu que nous louons * et que nous glorifions par-dessus tout.
A nos yeux tu apparais, * Père digne de nos chants, * comme un nouveau David * renversant les doctrines erronées * par la fronde de tes paroles visant leur but * et les flèches de tes enseignements, * toi qui chantais le Dieu que nous louons * et que nous glorifions par-dessus tout.
Brillamment tu comparus * devant le tribunal qui te jugeait, * Père saint, à cause du Christ * et tes paroles ont jailli * comme d'une source divine, car à tous * tu prêchas la vénération des icônes, * sachant bien clairement qu'elle va * au modèle représenté.
Vierge Mère toute-digne de nos chants, * seule bienheureuse au plus haut point, * tu restes vierge en enfantant * de façon merveilleuse * le Créateur de l'univers * qui repose sur le trône des Chérubins, * le Dieu de nos Pères que nous louons * et que nous glorifions par-dessus tout.

Ode 8
« La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
Au feu spirituel tu fis brûler * toutes les broussailles de l'hérésie, * comme Elie, faisant appel à Dieu, * et, te servant du glaive de l'Esprit, * tu égorgeas les prêtres d'infamie; * maintenant tu chantes, Père saint, * dans l'allégresse et la joie: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Bienheureux Père, tu t'es montré * à nos yeux comme rempli * de la grâce et du pouvoir de Dieu, * splendidement paré * des charmes de la pureté, * gardant solidement la foi; * et maintenant tu chantes devant lui: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Puisses-tu veiller d'en haut * sur les chantres de ton nom, * Père et Pontife très-saint, * par tes prières nous frayant * la route droite et détruisant * les arrogantes hérésies, * afin que dans la joie nous entonnions: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Il n'est point de tache en ta beauté, * car seule, Toute-pure, tu parus * immaculée depuis les siècles * et des reflets de ta virginité, * de la lumière de ta pureté, * tu as fait luire l'univers; * aussi nous te chantons, nous écriant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Ode 9
« Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »
Tu as reçu le prix de tes efforts, * Père théophore Emilien, * devenu digne d'habiter * dans les demeures des cieux * avec l'armée des saints Martyrs * comme évêque et témoin, * Pontife digne d'admiration.
Emilien, Pontife excellent, * tu laissas voir en toi la beauté * du Verbe et Sagesse de Dieu * en ses enseignements; * aussi le Christ a couronné * ta précieuse tête, Bienheureux; * pour nous sans cesse supplie-le.
Ouvrant les portes des cieux, * le Maître a reçu * ton âme, vénérable Emilien, * t'accordant comme juste le repos * dans le séjour de la fraîcheur; * et te voilà maintenant * près du trône du grand Roi.
Tes merveilles dépassent l'entendement, * car toi seule, Tout-immaculée, * Vierge souveraine, tu nous as donné * de percevoir l'ultime exploit * de ton merveilleux enfantement; * c'est pourquoi, Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifions.

Exapostilaire (t. 2)
Contre l'Eglise lorsqu'en fauve * le barbare Léon s'élança, cet Enfer dévorant, * interdisant aux fidèles de vénérer * les Images saintes et sacrées, * alors, bienheureux Emilien, tu t'opposas fermement * à l'infâme hérésie blasphématrice du tyran * sous lequel tu enduras l'affliction et l'amertume de l'exil.
Seigneur, avant ta Croix ayant pris tes Disciples choisis, * tu t'es transfiguré sur la montagne du Thabor; * et là Moïse et Elie avec crainte près de toi * se tenaient en serviteurs et te parlaient; * avec eux de même que le Père et l'Esprit * nous adorons en toi, Christ Sauveur, * le Soleil né de la Vierge pour le salut des mortels.

Apostiches, t. 2
Plus que neige, Sauveur, * tu resplendis de blancheur, * à tes Disciples révélant * l'inaccessible gloire dont tu jouis comme Dieu.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Interrompant sa course dans le ciel, * à tes pieds le soleil dépose sa clarté * pour montrer, Christ Sauveur, * que tu es le Maître et l'Auteur de l'entière création.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Lorsqu'ils virent au Thabor * avec Moïse et Elie * la gloire que tu voulais leur montrer, * tes Disciples, Sauveur, tremblèrent d'effroi.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Contemplant l'immense flot de ta clarté * et ton inaccessible divinité, * Seigneur éternel, tes Apôtres choisis * sur la montagne où tu fus transfiguré * furent ravis en extase * et, illuminés de toutes parts par la claire nuée, * ils entendirent la voix du Père confirmant * le mystère de ta venue dans la chair, * attestant que même après l'incarnation * tu demeures, et toi seul, * le Fils unique et le Sauveur de l'univers.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 15:59

9 AOÛT
Mémoire du saint Apôtre Matthias.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
En ce jour, célébrant la solennité * de la très-sainte et glorieuse Transfiguration du Seigneur, * nous glorifions le Christ qui restaura * grâce au feu de sa divine splendeur * notre nature corrompue * et la fit resplendir comme avant la chute.
Venez, gravissons la montagne sacrée, * afin de voir dans la foi * la Transfiguration lumineuse du Seigneur, * nous prosternant devant lui et disant: * C'est toi notre unique Dieu * qui prends chair et déifies le genre humain.
Voici le vénérable jour * où se transfigure le Christ * en présence de Moïse, d'Elie * et de ses Disciples sur la montagne du Thabor, * tandis que se fait entendre la divine voix: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé.

Apôtre Matthias, * tu complétas le chœur divin * d'où Judas était tombé * et par la splendeur de tes sages discours * tu chassas dans l'Esprit * les ténèbres de l'idolâtrie; * prie donc le Christ d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Apôtre Matthias, * tu as jailli du Paradis spirituel, Bienheureux, * comme un fleuve porteur des divines eaux; * tu arrosas la terre de tes flots mystiques * et lui fis produire du fruit; * prie donc le Christ d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut. (2 fois)
Apôtre Matthias, * l'éclat de ta doctrine inspirée a brillé sur l'univers * * illuminant les hommes et les guidant vers la science de Dieu, * transformant en demeures de la clarté * ceux qui gisaient tout d'abord * dans la nuit des vaines illusions * et les ténèbres de l'entière absence de Dieu.
Gloire au Père, t. 6
Sur tes lèvres fut répandue * la grâce de Dieu, * illustre apôtre Matthias, * et tu fus un flambeau * pour l'Eglise du Christ, * enseignant aux sbrebis pirituelles * la foi en la Trinité consubstantielle et l'unique Divinité.
Maintenant, t. 2
Toi dont la lumière a sanctifié tout l'univers, * tu t'es transfiguré sur la montagne élevée, * révélant ta puissance à tes Disciples, Dieu de bonté, * car tu rachètes le monde du péché; * c'est pourquoi nous crions: * Seigneur de miséricorde, sauve nos âmes.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture des Actes des Apôtres
(1, 15-26)
En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des disciples - ils étaient réunis au nombre d'environ cent vingt personnes - et il dit: Frères, il fallait que s'accomplît ce passage de l'Ecriture où, par la bouche de David, l'Esprit saint a parlé d'avance de Judas, qui s'est fait le guide de ceux qui ont arrêté Jésus. Car il était compté comme un des nôtres et avait part à notre ministère. Or, ayant acquis un champ avec le salaire de son forfait, cet homme est tombé la tête la première, il a éclaté par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues. La chose fut si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ fut appelé dans leur langue Hakeldama, c'est-à-dire Champ du Sang. Or il est écrit au livre des Psaumes: «Que son enclos devienne un désert, qu'il soit sans habitants! » et aussi: «Qu'un autre prenne sa charge! » Il faut donc que, de ces hommes qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur a passé parmi nous, depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il nous fut enlevé, il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection! Ils en présentèrent deux, Joseph dit Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Puis ils firent cette prière: Seigneur, toi qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel de ces deux tu as choisi, pour qu'il reçoive la part de ministère et d'apostolat dont Judas s'est désisté pour aller en son lieu. Alors on tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut mis au nombre des douze Apôtres.

Lecture de la première épître catholique de saint Jean
(3,21 - 4,6)
Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons pleine assurance devant Dieu; quoi que nous lui demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et ce qui lui est agréable, nous le faisons. Or voici son commandement: croire au nom de son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres, comme il nous en a donné le commandement. Et celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui; à ceci nous savons qu'il demeure en nous: à l'Esprit qu'il nous a donné. Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car en ce monde beaucoup de faux prophètes sont venus. A ceci reconnaissez l'esprit de Dieu, et l'esprit de l'erreur: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir en ce monde; eh bien! maintenant il y est déjà. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez triomphé de ces gens-là, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde; eux, ils sont du monde, c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu: celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas.

Lecture de la première épître catholique de saint Jean
(4, 11-16)
Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais vu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en nous son amour est accompli. A ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous: c'est qu'il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils en Sauveur du monde. Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Apostiches, t. 6
Verbe de Dieu dont la clarté * s'est levée ineffablement * de la très-sainte Mère de Dieu, * ayant assumé la nature d'Adam * tout entière obscurcie par le péché, * tu l'as fait briller par le divin changement de ton aspect, * lorsque sur la montagne du Thabor, * tu t'es transfiguré avant ta vénérable Crucifixion, * ô Christ notre Dieu.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
La montagne qui * était d'abord couverte de ténèbres et de fumée, * la voici vénérable et sainte à présent; * car celui qui jadis conduisait, * selon l'Ecriture, le peuple d'Israël * dans la colonne de feu et la nuée, * le Christ, en ce jour y a fait luire, comme Dieu, * ineffablement sa clarté * plus forte que le soleil, pour éclairer l'univers.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Voyant deux hommes sur le Thabor * parler au Maître en serviteurs, * Pierre s'écria: Il est bon d'être ici; * faisons trois tentes, si tu veux, * une pour toi, ô Christ, * et les autres pareillement * pour tes serviteurs Moïse et Elie, * ne sachant ce qu'il disait, * si grande était sa frayeur.
Gloire au Père, t. 2
Rempli de zèle divin, * digne de toute admiration, * apôtre Matthias, tu t'es montré * brûlant d'ardeur pour le Dieu tout-puissant * qui t'a comblé lui- même * de miracles étonnants; * et par ton zèle sans égal * tu méritas, Bienheureux, * de rejoindre la vraie Vie. * Toi qui habites là-haut * dans les chœurs célestes, Apôtre ayant vu Dieu, * prie le Christ et Verbe divin * de nous accorder la grâce du salut.
Maintenant ...
Avec gloire transfiguré sur la montagne du Thabor, * tu montras à tes Disciples, ô Christ notre Dieu, * la gloire de ta divinité; * de ta connaissance répands * aussi sur nous la clarté * et guide-nous sur le chemin * de tes divins commandements * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.

Tropaire, t. 3
Saint apôtre Matthias, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'il accorde à nos âmes le pardon de nos péchés.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 2
Les Apôtres ont pris les nations dans leur filet, * ils ont enseigné aux confins de la terre * à t'adorer, ô Christ notre Dieu, * avec le Père et l'Esprit; * affermis ton Eglise, Seigneur, * et fais descendre sur les croyants * ta bénédiction, seul Ami des hommes.
t. 4
Sur la montagne du Thabor * tu t'es transfiguré, ô Jésus, * et, déployée comme une tente, la nuée lumineuse * couvrit les Apôtres de ta gloire, Seigneur; * ils abaissèrent leurs regards vers le sol, * incapables de soutenir * l'inaccessible gloire de ton visage resplendissant, * éternel Sauveur, ô Christ notre Dieu. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Cathisme II, t. 4
Le Soleil de justice, le Christ, * t'envoya comme un rayon * illuminer la terre entièrement, * illustre apôtre Matthias; * éclaire aussi par tes prières auprès de Dieu * et fais briller de la lumière sans déclin * tous les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Ô Jésus, transfiguré * par l'inaccessible gloire de ta divine clarté, * tu resplendis sur tes Disciples divins * Pierre et les fils de Zébédée; * par ta grâce divine tu les remplis de stupeur, * car ils entendirent la voix du Père attestant * que tu es son Fils bien-aimé * et de ton visage ils virent la gloire dans l'effroi. * Toi qui désires nous sauver, illumine nos âmes, Sauveur.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, Apôtre du Christ saint Matthias, vénérant les épreuves et la passion que tu as souffertes pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets 1: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce. 2: Tu en feras des princes par toute la terre. 3: Ses éclairs ont illuminé tout le monde habité. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. 5: Dieu se tient au conseil divin, au milieu des juges, pour juger. 6: Il donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu!

Cathisme, t. 8
Ayant renversé la superbe des faux-dieux * et désiré les souffrances du Sauveur, * tu en fus l'Apôtre, bienheureux Matthias, * faisant sourdre les merveilles des cieux pour tous les hommes * et devenant un maître pour toutes les nations; * c'est pourquoi, vénérant ta mémoire comme il se doit, * nous te glorifions dans nos hymnes, * Apôtre du Seigneur, et fidèlement te magnifions. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant avec amour ta mémoire sacrée.
t. 4
Sur le mont Thabor tu t'es transfiguré, Ô notre Dieu, * entre les bienheureux Moïse et Elie * en présence de Pierre, de Jacques et de Jean; * ce que voyant, Simon Pierre déclara: * Il serait bon de faire ici trois tentes, une pour Moïse et une pour Elie, * et une pour toi, notre Maître, Jésus. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux confins de l’univers. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire, loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de ton Apôtre ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu. Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Sur tes lèvres fut répandue * la grâce de Dieu, * illustre apôtre Matthias, * et tu fus un flambeau * pour l'Eglise du Christ, * enseignant aux brebis spirituelles * la foi en la Trinité consubstantielle et l'unique Divinité.

Canon I de la fête; puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Matthias, ami du Christ, je te loue par ces chants.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Matthias, intercède auprès de Dieu * pour que du ciel me soit donnée la clarté du salut, * à moi qui chante ta lumineuse festivité.
Intimement, tel un soleil, tu as vécu * en compagnie de la grande Lumière venue parmi nous, * Apôtre digne de toute admiration.
Obéissant au précepte du Seigneur, * dans le filet de tes paroles tu as pris, * pour les tirer du gouffre d'ignorance, la terre et ses confins.
Tout entier me sauve le Verbe, suprême Dieu * qui a bien voulu dans sa bonté, * s'incarner de ton sein, Vierge Mère.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. » Soutenu par le vouloir du Créateur, * tu fus capable de spolier le puissant * et d'en faire un esclave par grâce de Dieu.
Par amour du Maître te soumettant * à ses ordres tout-puissants, tu sauvas les mortels * de toute erreur, admirable Matthias.
Pour compléter la Douzaine sacrée * dans le chœur des Disciples, l'Esprit tout-puissant, * divin prédicateur, a guidé ton élection.
Fort de ton aide, je ne crains pas, * Vierge pure, l'assaut des ennemis; * sous ta protection, je mets en fuite leurs légions.

Kondakion de la fête, t. 7
Sur la montagne tu t'es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu'ils le pouvaient, * afin qu'en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos
Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le bas, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension; * avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressons-nous de gravir le mont Thabor * afin de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu * et d'écouter la voix céleste qu'ils ont eux-mêmes entendue, * si bien qu'ils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Cathisme de l'Apôtre, t. 8
Sous la foudre de tes paroles divines, Bienheureux, * tu consumas la perversité de l'erreur, * tu éclairas les croyants, pour qu'ils puissent chanter * la parousie corporelle du Maître universel, * et tu imitas sa divine Passion; * c'est pourquoi tous ensemble nous célébrons dans la joie * ta mémoire sacrée, te chantant d'un même chœur: * Apôtre Matthias, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Voici venue l'éblouissante fête du Seigneur: * venez tous, gravissons la montagne du Thabor * pour voir le Christ en purifiant nos esprits.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Annonçant, Bienheureux, * l'unique nature de Dieu, * l'unique royauté, l'unique seigneurie, * tu as pris au filet la multitude des nations.
Sur l'océan de cette vie, * Apôtre, le Seigneur t'entraîna * comme un cheval pour piétiner * l'onde amère des multiples divinités.
Grâce à la parole divine labourant * les cœurs en friche, Matthias, * tu y semas la connaissance de la vérité * et fis pousser le bon grain de la foi.
Illumine mon âme enténébrée, * divine Epouse, par tant de passions, * toi le trésor de la virginité, * la demeure du Dieu par nature infini.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
La Vigne véritable t'a fait pousser * comme un sarment qui porte beaucoup de fruit * et produit le raisin qui nous verse le salut; * en buvant de son vin * les captifs de l'ignorance, Bienheureux, * ont rejeté l'ivresse des croyances erronées.
Des douze Disciples, Matthias, * comme apôtre choisi par le sort, * tu complétas le groupe bienheureux dont le traître s'est exclu * pour gagner le funeste gibet * après avoir levé contre le Christ son talon.
Bienheureux apôtre Matthias, * le Seigneur t'a répandu comme sel * sur la terre afin de purifier * par tes enseignements les plaies de l'erreur, * pour éloigner les maladies * et chasser les souffrances des âmes et des corps.
Des tuniques difformes et de l'antique malédiction * voici qu'Adam s'est dépouillé, * divine Epouse, par ton virginal enfantement, * pour se vêtir désormais * de la robe sainte en vérité * que les passions ne souilleront jamais plus.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Dieu, tu l'es devenu par adoption, * déifié par l'union avec Dieu; * et, recevant directement ses rayons, * tu as illuminé les croyants * et purifié la terre des ténèbres des faux-dieux.
A toi, Disciple, font allusion * les saints Prophètes en mainte prédiction; * tu fus celui qu'ils ont jadis annoncé * comme témoin oculaire, Matthias, * serviteur, apôtre, imitateur du Messie.
Nous, les fidèles, te désignons * comme l'arche spirituelle de sainteté, * le propitiatoire que nul ne put toucher, * le chandelier doré, la table vivante ayant porté, * ô Vierge, le pain de notre vie.

Kondakion, t. 4
Tel un soleil aux rayons lumineux * ton message s'est levé sur le monde entier, * illuminant dans la grâce * l'Eglise formée par les nations, * admirable apôtre Matthias.

Ikos
Accorde-moi les fleuves d'éloquence, Seigneur, * toi qui jadis réunis la masse des eaux; * Dieu de tendresse, donne force à mon cœur, * toi dont la parole affermit le continent; * illumine les pensées de mon esprit, * toi qui te revêts de la lumière comme d'un manteau; * afin que je puisse te dire et chanter: * dans ta miséricorde tu as couvert de justes honneurs * ton admirable apôtre Matthias.

Synaxaire
Le 9 Août, mémoire du saint apôtre Matthias.
De la sainte Douzaine Judas comme traître
exclu pend à la corde; Matthias par le sort
y entre et sur le bois meurt, imitant son Maître.
Le neuf Août environ Matthias fut mis à mort.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Tu asséchas les flots de l'erreur * grâce au flux de sagesse de tes discours; * tu as abreuvé aux torrents de délices, * illustre Apôtre, les fidèles chantant: * Tu es béni, ô Seigneur notre Dieu.
Par la force du Dieu tout-puissant * s'affaiblirent les intrigues de l'Ennemi, * saint Apôtre, devant tes pas * et furent mis en morceaux * les monts et les collines du culte des faux dieux.
Celle que le grand prophète Isaïe * désigna comme Vierge dans l'Esprit, * voici qu'en ses entrailles elle a conçu, * elle enfante le Dieu pour qui nous chantons: * Tu es béni, ô Seigneur notre Dieu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Devenu la bouche de Dieu, * tu arrachas à la gorge du Meurtrier * les hommes qu'il avait engloutis * et dont il avait fait la proie * de sa funeste perversité; * et par le bain de la seconde naissance tu les as conduits * au Seigneur pour chanter sans cesse: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Char illustre du Verbe divin, * tu as brisé les essieux de l'erreur * et les chars de la perversité, * renversant de fond en comble * les temples et les stèles des faux-dieux * par puissance divine, pour transformer * en temples du Dieu trine les fidèles chantant: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Un nouveau ciel est apparu * pour raconter l'ineffable gloire * du Fils unique de Dieu: * c'est Matthias, clair rayon de l'Esprit, * pêcheur des hommes égarés, * chandelier de la divine clarté, * initiateur des ineffables secrets; * dans l'allégresse chantons-le d'un même chœur.
Dépassant la nature, l'entendement, * tu as conçu puis enfanté * le Créateur du genre humain * qui se fit homme sans être séparé * du Père, Souveraine immaculée; * pour lui l'entière création s'écrie: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Le Seigneur t'a déclaré son ami, * bienheureux Apôtre soumis à ses commandements, * héritier de son royaume et siégeant avec lui * au jour terrible du jugement, * saint Matthias qui complétas la Douzaine sacrée.
Ayant traversé grâce à la voile de la Croix * la mer en fureur de cette vie, * tu as atteint les havres du repos; * avec le chœur des Apôtres, au sommet de tes désirs, * dans l'allégresse tu pries pour nous le Seigneur notre ami.
Ta langue fut la lampe aux reflets d'or * allumée à la mèche de l'Esprit * pour consumer les hérésies, * éteindre les brasiers de l'ennemi * et combler de clarté ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur.
Seule, parmi les femmes, tu fis cesser, * divine Epouse, la malédiction ancestrale, * mettant au monde l'Infini dans les limites de la chair; * tu as renouvelé la nature et ses lois * et réuni par merveilleuse médiation ce qui jadis fut séparé.

Exapostilaire (t. 2)
De plein gré l'impie Judas s'est exclu * et retranché de la Douzaine des Apôtres divins; * Matthias par divine élection * y fut agrégé à sa place, * choisi comme Apôtre et Disciple du Christ, * pour faire luire sur toute la terre l'enseignement de la sainte Trinité.
Seigneur, avant ta Croix ayant pris tes Disciples choisis, * tu t'es transfiguré sur la montagne du Thabor; * et là Moïse et Elie avec crainte près de toi * se tenaient en serviteurs et te parlaient; * avec eux de même que le Père et l'Esprit * nous adorons en toi, Christ Sauveur, * le Soleil né de la Vierge pour le salut des mortels.

Laudes, t. 2
Sur la montagne du Thabor * la gloire de la sainte Trinité * se révéla manifestement * lorsque tu fus transfiguré, * Dieu Sauveur, en ton extrême bonté.
La lumineuse nuée * brillamment déployée * lorsque tu fus transfiguré * a frappé de stupeur * l'élite des Disciples divins.
Moïse et Elie * se tinrent près de toi, * ô Verbe, lorsque tu fus transfiguré; * et le Père témoigna, * lorsque sa voix retentit du haut du ciel.
t. 4
De l'océan des vaines illusions * tu repêchas les mortels * à l'aide du roseau de la grâce de Dieu, * Matthias très digne d'admiration, * te soumettant aux ordres du Maître qui éclaira * ton âme en plénitude et fit de toi * un apôtre, Bienheureux, * prédicateur sacré de son insaisissable divinité.
La clarté de l'Esprit * descendit sur toi * sous forme de feu et fit de toi * son instrument divin, bienheureux apôtre Matthias, * pour chasser vigoureusement * les ténèbres de l'absence-de-Dieu, * illuminant le monde par l'éclat * de tes sages paroles, témoin oculaire du Christ.
Sous les éclairs de ton enseignement, * illustre apôtre Matthias, * illuminant ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur, * tu en fis par la foi * des fils du Maître et de notre Dieu, * dont tu imitas les souffrances et la mort, * et de sa gloire tu devins l'héritier * comme vrai disciple et divin prédicateur.
Gloire au Père, t. 2
Ayant quitté les choses d'ici-bas, * tu as marché à la suite du Christ * puis, sous l'inspiration de l'Esprit saint, * tu fus envoyé vers les peuples perdus * pour convertir les hommes à la clarté * de la connaissance de Dieu, * saint apôtre Matthias; * après les supplices variés * et les exploits de ta divine Passion, * tu remis ton âme au Seigneur; * et maintenant supplie-le, Bienheureux, * de nous accorder la grâce du salut.
Maintenant ...
Moïse et Elie * ont vu sur le Thabor * le Dieu qui a pris chair d'une Vierge * pour le salut du genre humain.

Grande Doxologie. Litanies. Tropaires et Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 16:26

10 AOÛT
Mémoire du saint martyr et archidiacre Laurent.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Venez, nous transformant * et progressant vers le bien, * remplis de célestes pensers * pour nous conformer au Christ dans la foi * et, nous élevant de terre jusqu'au sommet des vertus, exultons de joie, * puisque, transfigurant le genre humain corrompu, * dans sa miséricorde il l'a fait resplendir sur le Thabor, * le Sauveur de nos âmes.
Amis des voix célestes * et des visions qui dépassent l'entendement, * contemplons le Christ en ce mystère * resplendissant de son divin rayonnement, * et que la voix du Père vibre en nos cœurs, * car il proclame comme son Fils bien-aimé * celui qui éclaire la faiblesse humaine sur le Thabor * et fait jaillir la clarté sur nos âmes.
Que l'ensemble des êtres peuplant * ce monde et le céleste séjour * se lève pour la louange du Christ notre Dieu, * seigneur des vivants et des morts, * divinement transfiguré sur le mont Thabor, * car il s'entoure des chefs et des hérauts * de la grâce et de la loi, selon son bon plaisir, * le Sauveur de nos âmes.

Le Maître et Seigneur * t'a donné, saint Martyr, * comme une aide la braise de feu: * enflammé à son contact, * plus vite tu dépouillas * l'enveloppe terrestre de ton corps * et comme héritage trouvas * le royaume et la vie qui ne passent pas; * aussi dans l'allégresse nous célébrons * ton aimable fête, Laurent, * porteur de couronne bienheureux.
Tu consumas les charbons * du culte des faux-dieux * sur les braises où tu grillas, Bienheureux; * allégé par elles de l'épaisseur de la chair, * tu secouas ce pesant fardeau, * l'argile où nos ancêtres sont retournés par la mort; * aussi tu fus pour nous comme une braise éclairant sans cesse * de son éclat les fidèles vénérant ton souvenir.
Par Dieu furent allumés * comme braises les invincibles Martyrs * qui chassèrent avec ardeur et par l'éclat de l'Esprit * les ténèbres de l'erreur et de l'absence-de-Dieu * pour allumer la flamme de notre foi; * parmi eux le vénérable Laurent, * véritable Diacre du Sauveur, * brille par ses miracles étonnants.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Avant ta mise en croix, Seigneur, * la montagne fut l'image du ciel, * la nuée se déploya comme tente, * tandis que tu étais transfiguré * et que le Père te rendait témoignage. * Pierre était présent avec Jacques et Jean, * car ils devaient aussi t'accompagner * au moment de la trahison, * de sorte qu'ayant contemplé tes merveilles * ils n'aient pas à craindre ta Passion * devant laquelle en ton grand amour * juge-nous dignes, Seigneur, * de nous prosterner dans la paix.

Apostiches, t. 2
D'une manière atténuée * le Seigneur vient de montrer * sur la montagne du Thabor * sa divine gloire aux Disciples choisis.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Venez, vite montons * avec les Disciples, nous tous, * sur le sommet des vertus * afin d'être dignes de la grâce, nous aussi.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Gens de la terre, nous tous, * nettoyons le seuil de nos cœurs, * afin que viennent jusqu'à nous * la gloire et la grâce du triple Soleil.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Avant ta mise en croix, Seigneur, * ayant pris tes Disciples avec toi, * en leur présence tu te transfiguras sur une haute montagne, * faisant luire sur eux * la lumière de ta puissance; * dans ton amour pour les hommes et ton pouvoir souverain, * tu voulais en effet leur montrer * la splendeur de ta divine Résurrection * à laquelle nous te demandons, Seigneur, * de nous faire participer dans la paix, * car tu es bon et ami des hommes.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Sur la montagne du Thabor * tu t'es transfiguré, Ô Jésus, * et, déployée comme une tente, la lumineuse nuée * couvrit les Apôtres de ta gloire, Seigneur; * ils abaissèrent leurs regards vers le sol, * incapable de soutenir * l'inaccessible gloire de ton visage resplendissant, * Verbe éternel, ô Christ notre Dieu. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Cathisme II, t. 4
Transfiguré sur la montagne du Thabor, * tu montras à tes Disciples choisis, * Christ sauveur, ta gloire, faisant briller * la splendeur de ton immuable divinité. * Dans la nuée lumineuse tu invitas * Elie et Moïse qui s'entretinrent avec toi; * Pierre alors déclara: * Dieu de tendresse, il est bon d'être ici avec toi. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Canon II de la fête, puis le canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante de grand cœur l'héroïque Laurent.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Toi qui goûtes justement * les délices du Paradis * et comme un bon soldat du Christ * exultes avec les Anges dans le ciel, * intercède pour que soient données * à moi qui te célèbre par ce chant, * bienheureux Laurent, de brillantes clartés.
Ayant affronté les combats * du témoignage sacré, * Laurent, tu t'es montré * par ta force d'âme et ta vigueur * un athlète couronné, * toi qui portes brillamment * la couronne de justice, le diadème des vainqueurs.
Fils de lumière, fils du jour, * tu t'es levé merveilleusement * comme un vivant soleil * de l'occident pour éclairer * d'éblouissante clarté * les confins de l'univers, * martyr Laurent très-digne de nos chants.
Par ton virginal enfantement * sauvés, ô Vierge, de l'Enfer * comme des chaînes de la mort * et de la condamnation universelle, * dans l'action de grâces nous te chantons: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * Vierge pure et porte du salut.

Ode 3
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
Comme trophée portant la Croix, * tu es sorti puissamment * au-devant de l'ennemi * et, vainqueur, portas couronne, Bienheureux.
Protégé par les préceptes du Seigneur, * tu résistas invinciblement * d'un noble cœur aux ordres des impies, * martyr admirable, Laurent.
Fortifié par la divine aspiration, * tu réduisis à l'impuissance les faux dieux * et proclamas la divinité du Christ * qui précède tous les siècles.
Egal au Père et à l'Esprit * par la nature de sa divinité, * semblable aux hommes est devenu * le Verbe, Toute-pure, qui prit chair de ton sein.
Cathisme, t. 8
Amassant le trésor céleste et le portant aux besogneux, * tu fis largesse, donnant ton pain aux indigents; * puis, en échange recevant la vie sans fin, * dans le témoignage pour le Christ tu resplendis avec gloire; * ayant combattu selon les règles et triomphé, * tu reçus la couronne de Dieu pour tes efforts, * victorieux martyr Laurent; * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
t. 4
Voici venue l'éblouissante fête du Seigneur: * venez tous, gravissons la montagne du Thabor * pour voir le Christ en purifiant nos esprits.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Orné de sa parole comme d'un joyau, * le serviteur du Verbe est immolé * dans la force de son âme * et son amour pour le Christ; * avec le Verbe il a bien mérité * de régner à présent *' dans la plénitude de sa gloire et de sa joie.
Fidèlement tu t'es gardé * de t'assoupir dans l'impiété, * mais dans l'éveil divin * de ta résistance de témoin, * très-saint Martyr du Christ, * de tes paupières tu rejetas * le sommeil qui mène à la mort.
Gardé par ta piété envers Dieu, * muni des armes de la vérité * contre les croyances impies * des esprits soumis à l'erreur, * tu effaças totalement * jusqu'à leur souvenir * par ta foi et le courage de tes convictions.
De la nourriture de jadis * rejetant ce qui nous a souillés, * nourrissons-nous du Pain de vie * qui descend du ciel pour nous * et qu'en sa terre a fait pousser * la Vierge que nous chantons * comme la source de ces biens.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Vers la beauté divine ayant porté ton regard inflexible, * tu méprisas tout charme d'ici-bas * et les souffrances horribles de ton corps, * martyr Laurent, très-digne d'admiration.
Des dons du Père vu que le Christ * est devenu pour nous le serviteur, * tu l'as servi comme diacre, * Bienheureux, et l'as rejoint par ton sang.
Au Christ tu fus offert, Bienheureux, * en victime sainte, en pur joyau * pour étinceler dans la demeure des cieux * où maintenant tu jouis de sa clarté.
Consubstantiel au Père et de même nature que lui, * le Fils unique a bien voulu * revêtir la nature des humains * et de toi, Mère vierge, s'incarna le Très-Haut.

Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie.
Le feu immatériel dont tu brûlais * fit de toi un succulent rôti, * bienheureux Martyr, apprêté * pour le Roi de l'univers * si friand de notre salut.
Exposé à toute la clarté * de la Trinité souveraine, * toi qui en fus le serviteur, * victorieux Martyr, tu rayonnas * au point d'illuminer les chantres de ton nom.
Fortifié par la puissance de Dieu, * tu supportas de reposer, * saint Martyr, sur des charbons ardents, * toi dont l'âme se consumait * en l'amour du Christ et la rosée de l'Esprit.
Vierge Mère, tu fus pour notre Dieu * la coupe à même de le contenir, * la montagne sainte, le trône vivant, * l'arche, le tabernacle divinement construit, * le chandelier aux reflets d'or.

Kondakion, t. 2
Ton cœur au feu divin se consumant, * tu as réduit en cendres le brasier des passions, * soutien des Athlètes victorieux, * Laurent, saint martyr porteur-de-Dieu; * au combat tu t'écrias, plein de foi: * Nul ne pourra me séparer de l'amour du Seigneur.

Ikos
Cet astre non errant qui a brillé sur le monde, * le victorieux athlète Laurent, * le serviteur des ineffables mystères sacrés, * venez, fidèles, en nos cantiques chantons-le, * afin que nous soyons délivrés * par ses prières de nos sombres péchés * et que, la conscience purifiée, * nous voyions le Christ qui l'a grandement glorifié * alors que, plein de force, il combattait et disait: * Nul ne pourra me séparer de l'amour du Seigneur.

Synaxaire
Le 10 Août, mémoire des saints martyrs Laurent l'archidiacre, Xyste pape de Rome et Hippolyte.
Je célèbre Laurent qui gagna ses lauriers
pour le Christ sur la braise en guise de grillade.
De la gloire voulant devenir l'héritier,
par le glaive saint Xyste a fini sur le stade.
Hippolyte, je vois qu'on l'attache au coursier:
c'est par antonymie qu'il souffre sa passion!
Le dix Août les bourreaux devenus cuisiniers
au gril ont cuit Laurent comme on fait d'un poisson.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants, d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Choisi pour célébrer les mystères saints * et servir le Verbe, tu devins * toi-même offrande et vase sacré * du temple céleste, et tu chantais au Créateur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Gardé par la loi de vie, celle du Christ, * tu n'as pas courbé ton esprit * devant les légistes de mort et de corruption, * mais tu chantais, saint Laurent: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme enveloppé réellement, * bienheureux Martyr, d'un impassible corps, * tu bravas le feu dévorant, * plein de courage, et t'écriais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Telle une porte tu parus * pour l'Orient venu d'en haut * sur la terre aux hommes se manifestant, * ineffablement, divine Epouse, né de toi, * le Dieu de nos Pères qui est béni.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Dans la force de tes sentiments * tu dominas l'intolérable feu; * brûlé comme en un autre corps, * tu t'écriais, Bienheureux: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
A l'instar des Jeunes Gens * éteignant les charbons ardents * sous la rosée de la divine grâce, * Laurent chantait à pleine voix: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
Devenu ton illumination, * le Christ t'a ceint de sa vigueur * et t'a fait monter vers lui * plein de foi, toi qui chantais: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
Devenue rameau sur la racine de Jessé, * merveilleusement tu fis pousser * le Christ mon Dieu et mon Seigneur, * la fleur de la divinité; * aussi, toutes ses œuvres, nous te bénissons.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
A ton Maître tu t'es offert * comme parfaite oblation, * comme encens de bonne odeur, * comme l'or dans le creuset * éprouvé au feu des tourments * pour orner tel un bijou l'Eglise des premiers-nés.
Par ton inflexible tension vers Dieu * et déifié par union suprême, * par la parole et la divine contemplation * tu es parvenu à resplendir, * Laurent, de la plus haute clarté; * tous ensemble nous te magnifions.
De l'occident tu t'es levé comme un soleil, * merveille étrange et inouïe, * Bienheureux, pour éclairer * toute l'Eglise de tes admirables rayons * et réchauffer le monde par l'ardeur de ta foi; * tous ensemble nous te magnifions.
D'avance les Prophètes ont divulgué * les signes de ton enfantement, * révélant de loin, ô Vierge immaculée, * et sous l'inspiration du saint Esprit * annonçant au monde puissamment * ce dont nous admirons l'accomplissement.

Exapostilaire (t. 2)
Illustre et grand Martyr qui partages l'exultation * des Puissances célestes et du chœur des Martyrs * près du trône de l'éblouissante Trinité, * entouré des splendeurs de l'au-delà, * demande la lumière et la paix * pour les fidèles qui célèbrent ton lumineux souvenir * et, rayonnants, te glorifient, saint archidiacre Laurent.
Seigneur, avant ta Croix ayant pris tes Disciples choisis, * tu t'es transfiguré sur la montagne du Thabor; * et là Moïse et Elie avec crainte près de toi * se tenaient en serviteurs et te parlaient; * avec eux de même que le Père et l'Esprit * nous adorons en toi, Christ Sauveur, * le Soleil né de la Vierge pour le salut des mortels.

Apostiches, t. 2
D u ciel on entendit * la voix du Père attestant: * Celui-ci, écoutez-le, * car il est mon Fils bien-aimé.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Fidèles, en esprit * gravissons la cime de la contemplation * afin de percevoir * la gloire du Sauveur notre Dieu.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Ô Christ mon Sauveur, * en un psaume David * proclamait qu'en ton nom * exulteraient de joie le Thabor et l'Hermon.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Roi souverain de l'univers, * accorde la paix au monde * par les prières de la Vierge immaculée, * reine universelle, et de tous les Saints.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 16:40

11 AOÛT
Mémoire du saint diacre et martyr Euplos.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
De la Vierge prenant, * ô Christ, par compassion, * la forme du premier homme Adam, * tu devins le nouvel Adam, le second; * et sur la montagne du Thabor * tu t'es transfiguré, Sauveur, * dévoilant ainsi ta divinité.
Les éminences de la grâce et de la loi * s'étonnèrent de voir * sur la montagne du Thabor, * ô Christ, ta divine Transfiguration; * avec eux nous nous prosternons devant toi * comme devant le Père et le saint Esprit.
Ô Christ, la création * rayonne de joyeuse clarté * en la divine Transfiguration * qu'à tes Apôtres sur le Thabor * tu révélas en présence de Moïse et d'Elie, * plus que soleil resplendissant * en ta divinité, d'ineffable façon.
t. 1
Euplos très-digne de nos chants, * avec courage tu déjouas * les hostiles complots de l'ennemi * par ta lutte contre lui et ton ferme combat; * au Christ ton Créateur * en victime sans défaut * de manière à lui plaire tu t'offris * et pour les siècles tu exultes désormais * avec le Roi de l'univers.
Euplos très-digne de nos chants, * ayant mis tes sentiments * sous la protection de la Croix, * tu marchas de propos délibéré * fermement vers l'ennemi * auquel tu fis tourner les talons d'éclatante façon * et pour les siècles tu règnes, exultant désormais * avec le Roi de l'univers.
Euplos très-digne de nos chants, * ayant le Christ pour défenseur, * tu ne tins pas compte des choses d'ici-bas * et, livrant pour sa cause, saint Martyr, * ton propre corps au bourreau * pour qu'il subisse les tourments, * tu résistas dans ta lutte jusqu'au sang; * c'est pourquoi ton Maître, le Sauveur et Seigneur, * t'orna de la couronne des vainqueurs.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Couverte jadis de ténèbres et de fumée, * la voici maintenant vénérable et sainte, * la montagne où tes pieds, Seigneur, se sont posés; * le mystère caché depuis les siècles, en effet, * ta redoutable Transfiguration l'a révélé en ces derniers temps * à Pierre, à Jacques et à Jean; * ne pouvant soutenir l'éclat de ton visage rayonnant * et la splendeur de tes vêtements, * ils tombèrent la face contre terre; * saisis d'effroi, ils s'étonnèrent de voir * Moïse et Elie parler avec toi * de ce qui devait t'arriver. * Et la voix du Père rendait témoignage en disant: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé * en qui j'ai mis ma complaisance. * Ecoutez-le, car il accorde au monde la grâce du salut.

Apostiches, t. 2
Voulant transformer la nature issue d'Adam * sur le mont Thabor à présent * le Christ a dévoilé * aux Disciples la nature de Dieu.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
D'ineffable façon * resplendissant du triple éclat * de ta gloire divine, Sauveur, * tu éclairas l'univers sur la montagne du Thabor.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Les Disciples, voyant soudain * le merveilleux changement * de tes vêtements et de tout ton aspect, * ô Verbe, tombèrent la face contre sol.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Sur la montagne élevée * tu t'es transfiguré, Dieu Sauveur, * ayant les coryphées des Disciples avec toi: * tu révélas soudain ta glorieuse splendeur, * montrant quelle gloire divine mériteront * ceux qui se distinguent par la hauteur de leurs vertus. * Conversant avec le Christ, Moïse et Elie * prouvèrent qu’il est le Seigneur des vivants et des morts, * le Dieu qui jadis avait parlé par la Loi et les Prophètes; * en sa faveur la voix du Père depuis la nuée lumineuse témoignait en disant: * Ecoutez-le, car il dépouillera l'Enfer par sa mise en croix * pour faire aux morts le don de la vie éternelle.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples * contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes * ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, * Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Voici venue l'éblouissante fête du Seigneur: * venez tous, gravissons la montagne du Thabor * pour voir le Christ en purifiant nos esprits.

Cathisme II, t. 5
Le Verbe recevant même honneur que le Père et l'Esprit, * s'étant incarné de la Vierge pour notre salut, * a vécu parmi les hommes, ainsi qu'il est écrit; * puis, gravissant le Thabor * avec ses Disciples choisis, * dans la gloire il s'est transfiguré; c'est pourquoi nous chantons * la condescendance infinie de notre Dieu.

Canon I de la fête, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Je louerai pieusement l'illustre Euplos. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Toi qui sous la voile éployée de la Croix * as accompli le beau périple de ta vie, * illustre Euplos, et rejoignis * le havre où tu rayonnes de joie, * calme la houle de mon cœur, * afin qu'en pleine sérénité * je puisse glorifier ton souvenir.
Tel un astre resplendissant * faisant luire sur les croyants * le rayonnement de tes vertus, * saint Euplos, tu t'es levé * au firmament de l'Eglise pour chasser * les ténèbres des démons * par la puissance de l'Esprit.
Fortifié, illustre Saint, * par le pouvoir divin, * rempli de nobles sentiments, * tu proclamas le Dieu né de Dieu * qui volontairement * souffrit la mise en croix * et par sa mort a triomphé de la mort.
Que tout être doué de voix * ouvre la bouche pour te célébrer, * car du gosier de l'Ennemi * par tes divins enseignements, * Porteur-de-Dieu, tu arrachas * tous les fidèles ayant reçu * tes paroles, noble Athlète du Christ.
Le Christ, ayant fait resplendir * par sa descente parmi nous * ton sein porteur de la Clarté, * Vierge pure, s'est levé comme un soleil * sur la terre afin de dissiper * le crépuscule des faux dieux, * en éclairant le monde et ses confins.

Ode 3
« Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
Toi-même, comme un agneau * tu t'es livré de plein gré, * désireux d'être immolé * pour le Christ qui * pour toi, Euplos, a bien voulu * s'appauvrir librement et s'immoler.
Comme victime sans défaut, * comme sacrifice d'agréable odeur, * en parfaite oblation * dans l'allégresse, Bienheureux, * tu t'es offert en chantant: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu.
Puisant ta force, Bienheureux, * en l'Evangile et dans ses lois, * au milieu d'hommes sans-loi tu as paru, * leur criant à haute voix: * De ceux qui ne me cherchent pas * je suis venu confondre l'impiété.
En tes entrailles demeurant, * Dieu n'a fait bouger aucunement, * Vierge pure, les verrous de ta virginité; * sans cesse supplie-le * d'affermir les chantres de ton nom.

Kondakion, t. 1
Dans tes mains portant les tables de la loi du Christ, * tu parus sur le stade, criant aux ennemis: * C'est de mon chef que devant vous * je me présente pour lutter vaillamment; * et, plein de joie, inclinant la nuque, tu te soumis * au tranchant du glaive, menant ta course à bonne fin.

Cathisme, t. 4
Transfiguré, ô Jésus, * dans l'inaccessible gloire de ta divine clarté, * devant Pierre, Jacques et Jean, * tes Apôtres divins, tu resplendis; * ta divine grâce les combla de frayeur, * car ils entendirent la voix du Père attestant * que tu es son Fils bien-aimé * et virent l'étonnante gloire de ton visage, Sauveur; * illumine aussi nos âmes, toi qui désires sauver l'univers.

Ode 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Temple vivant de la très-sainte Trinité, * tu l'as été en vérité; * et comme hoplite de la foi, * Euplos, tu renversas * de fond en comble les temples des faux-dieux.
Charmé par la beauté de Dieu, * tu ne tins pas compte, Bienheureux, * des peines et des tourments, * des innombrables châtiments, * Euplos, et tu as lutté plein de joie.
Le cœur hautain du Meurtrier, * tu l'abaissas par ton humilité; * et de la sorte, saint Martyr, * tu es monté vers celui * qui élève les mortels jusqu'à lui.
Enflammé d'amour divin * pour ton Maître, saint Martyr, * tu incendias réellement * toute erreur et t'avanças * de grand cœur vers le martyre.
Ils implorent ta faveur, * les plus riches de ton peuple, Vierge immaculée, * car tu as mis au monde celui * qui nous enrichit tous * de sa divine connaissance, le Christ notre Dieu.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Eclairé par les divins commandements, * plein de courage, comme un lion * tu t'élanças vers le stade * dans ta foi, pour mettre en fuite l'impiété.
Vie sans peine te donna le Rédempteur * pour qui tu supportas une mort cruelle, * glorieux Athlète, et pour prix de tes exploits * il t'agrégea aux chœurs de ses Martyrs.
Tu inclinas la nuque de grand cœur * et privé de tête, rejoignis ton chef, * le Christ, en la plus pure réalité, * pour jouir de sa divine condition.
Plus haute que les Anges tu parus en vérité * pour avoir mis au monde d'insaisissable façon * le Créateur des Anges qui lui-même glorifie * les saints Martyrs, Vierge Mère de Dieu.

Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »
Encore tout baigné de sang, * tu parus devant l'Arbitre des combats, * généreux martyr Euplos, * et tu as reçu de lui * dans l'allégresse la couronne des vainqueurs.
Euplos, tenant en mains * l'évangélique loi de ton Seigneur, * tu comparus noblement devant le tribunal, * pour réfuter avec ardeur * l'impiété de ces hommes sans-loi.
Sans craindre les nombreux tourments * et voyant le glaive sans effroi, * de tu proclamas vant les juges au tribunal, * plein de foi, la vérité * et tu causas la perte de l'erreur.
Merveille étrange, ô Mère de Dieu: * sans connaître d'homme, comment * tu enfantes et nourris de ton lait * l'Auteur de tout allaitement, * le nourricier de l'entière création?

Kondakion, t. 7
Sur la montagne tu t'es transfiguré * et tes Disciples * contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, * pour autant qu'ils le pouvaient, * afin qu'en te voyant sur la croix * ils comprennent que ta Passion était voulue * et proclament à la face du monde * que tu es en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Ikos
Réveillez-vous de la torpeur dont vous êtes accablés, * ne restez pas toujours couchés sur le sol; * pensées qui inclinez mon âme vers le bas, * élevez-vous vers le sommet de la divine ascension; * avec Pierre et les deux fils de Zébédée * empressons-nous de gravir le mont Thabor * afin de contempler nous aussi la gloire de notre Dieu * et d'écouter la voix céleste qu'ils ont eux-mêmes entendue, * si bien qu'ils proclamèrent à la face du monde * celui qui est en vérité le reflet * de la splendeur et de la gloire du Père.

Synaxaire
Le 11 Août, mémoire du mégalomartyr, le diacre Euplos.
Euplos, sous ton habit tu fus un saint lévite,
sous le tranchant du glaive un généreux hoplite.
Le onze expire Euplos qu'un glaive décapite.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« A Babylone les trois Jeunes Gens, * considérant comme folie * l'ordre donné par le tyran, * au milieu des flammes te criaient, Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Ton sang qui fut versé sur terre * éteignit la flamme des faux dieux, * mais il abreuva, Bienheureux, * en abondance l'Eglise du Christ * qui te chante pieusement.
Par ton courage et tes inébranlables sentiments * c'est l'erreur que tu as fait branler * et par ton infaillible enseignement, * très-sage Euplos, tu réfutas * le mensonge des puissants.
Les portes du Paradis * s'ouvrirent devant toi en te voyant, * bien-heureux Témoin du Christ, * paré des stigmates de ta passion * et du diadème des vainqueurs.
En ton âme purifié * par la divine braise, saint Martyr, * tu éteignis les brasiers * des multiples dieux, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Pour que la fournaise ardente figurât, * Toute-pure, à Babylone ton sein, * elle a gardé sains et saufs * les Jeunes Gens qui s'écriaient: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Purification de toute maladie, * éloignement des esprits mauvais, * tels sont les fruits de tes reliques, Bienheureux, * et devant elles nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
En toi se réjouit le peuple des croyants, * te possédant auprès du Christ * comme médiateur et défenseur, * comme chaleureux intercesseur, * bienheureux Lévite, compagnon des Anges saints.
Bonnes gens, venez puiser * à la châsse du Martyr * le remède propre à toute maladie * et chantez fidèlement: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
Tu surpasses en ta beauté, * Vierge tout-immaculée, * la splendeur des Anges, ayant conçu * le Créateur des Anges et des mortels * pour qui ses œuvres chantent: Bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Tu fus jugé digne, Bienheureux, * de contempler en vérité * ce que tu désirais de loin, * car tu as rejoint la cime de tes aspirations, * l'accomplissement réel de ton désir, * Euplos, lévite digne d'admiration.
Comme sceptre, Bienheureux, * tenant en main la Croix * et revêtu splendidement * de la pourpre teinte par ton sang, * te voilà devant le Christ ton Roi, * Euplos, élite des Martyrs.
La sainte métropole de Catane en ce jour, * avec toute la province et les bourgs, * célébrant ta sainte Passion, * te fête comme protecteur * par excellence de la cité; * garde-la par ton intercession.
Tel un soleil aux clairs rayons, * saint Martyr, tu es allé loger * près de la divine clarté * et, déifié à son contact, * tu illumines, Bienheureux, * ceux qui chantent ta Passion lumineuse.
Divine Epouse, sur mon âme envoie * les rayons de la clarté qui est en toi; * du gouffre où me voilà perdu * relève-moi, confonds les ennemis * qui affligent sans cesse mon cœur * et me font choir vers les passions.

ExapostiIaire (t. 3)
Tout entier consacré au Tout-puissant, * éclairé par les rayons de l'au-delà, * victorieux Athlète, souviens-toi * de ceux qui célèbrent ton lumineux souvenir * et comme Diacre des mystères du Christ * te vénèrent, saint et grand martyr Euplos.
Lumière immuable, ô Verbe, * Lumière du Père inengendré, * dans ta lumière en ce jour * au Thabor nous avons vu * la lumière du Père, * la lumière de l'Esprit * qui éclaire le monde entier.

Apostiches, t. 2
Vous, les trois Apôtres divins, * réjouissez-vous d'avoir vu * sur la montagne du Thabor * la Trinité, par nature Unité.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Thabor jadis ténébreux, * merveille! tu as pu recevoir * non la clarté du soleil visible, * mais la splendeur qui émane d'en haut.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Les Disciples éclairés * par la lumière de ton visage, Sauveur, * incapables d'en soutenir l'éclat, * tombèrent aussitôt la face contre sol.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Moïse et Elie * ont vu sur le Thabor * le Dieu qui a pris chair d'une Vierge * pour le salut du genre humain.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 16:44

12 AOÛT
Mémoire des saints martyrs Photius et Anicet.


Ce même jour on chante l'office de notre vénérable Père Maxime le Confesseur, à cause de la clôture de la fête de la Transfiguration le 13.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Vous n'avez craint ni le feu * ni le tranchant des instruments * ni l'absurde colère de l'insensé qui vous jugeait * ni l'assaut des fauves ni l'eau bouillante des chaudrons * ni la section des membres ni l'amère sentence vous condamnant * à cette mort qui devait vous rendre immortels * et vous conduire d'illustre façon, * généreux Athlètes, vers l'immortel Seigneur notre Dieu.
Vous avez trouvé la bienheureuse fin * vénérable par-dessus tout et désirable hautement, * l'objet de l'espérance éternelle, intrépides Martyrs, * et pour nous vous faites surgir * des flots de miracles pour étouffer * les brûlantes passions de l'âme et du corps * en ceux qui célèbrent pieusement * votre fête annuelle, Martyrs au grand renom.
L'illustre Photius, * le divinement sage Anicet, * illuminés à merveille tous les deux * par l'éclat des trois personnes qui sont en Dieu * et décorés des ciselures de tant de plaies, * se réjouissent avec les Anges maintenant * et donnent aux fidèles célébrant leurs illustres combats * l'illumination et la grâce du salut.

Celui qui s'est fait homme par amour * comme bon lui a paru * et se révèle à nos esprits en deux vouloirs, deux énergies, * vénérable Maxime, tu l'as prêché, * fermant les bouches béantes des scélérats * qui par instigation diabolique * de celui qui machine le mal * prônaient l'unique volonté, l'unique énergie.
Sous la vigueur de tes enseignements, * vénérable Maxime, tu étouffas * le bavardage insensé de Pyrrhus; * tu supportas d'être affligé, * persécuté, durement fouetté, * privé de ta langue qui fut coupée * ainsi que ta main s'élevant sans cesse vers Dieu * et de laquelle tu écrivis tes sublimes enseignements.
Ta sainte langue, Bienheureux, * fut le roseau d'un habile écrivain, * aiguisée par l'Esprit et rédigeant dans la grâce * sur les tables de nos cœurs * la loi des vertus divines, l'enseignement sans déviation, * l'incarnation de celui qui a voulu * se révéler aux humains * en deux natures et une seule personne.
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant ...
Succédant à l'obscurité de la Loi, * voici la lumineuse nuée * qui entoure le Christ transfiguré; * en elle se trouvaient Moïse et Elie * qui, jugés dignes de la gloire plus brillante que soleil, * dirent au Christ: Tu es notre Dieu, Roi des siècles.

Apostiches, t. 2
Sur la montagne du Thabor * empressons-nous d'aller voir * la gloire du Christ * notre Rédempteur et le Roi de l'univers.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
En présence d'Elie * et de Moïse, Sauveur, * pour les Disciples que tu choisis * plus que soleil tu rayonnas sur le Thabor.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
La voix du Père confirmant * ta gloire, Sauveur, * les Disciples l'ont entendue * et dans l'effroi tombèrent la face contre sol.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et tu as rejoint les chœurs des Anges, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant, t. 8
A ceux qui s'élevèrent avec toi sur la montagne * dévoilant clairement ta divine splendeur, * tu les fis communier à ta gloire qui transcende l'univers; * alors, pleins d'enthousiasme, ils ont crié: * Il nous est bon d'être ici! * Christ Sauveur, avec eux, nous aussi, * nous te chantons, Transfiguré, dans les siècles.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Gloire au Père, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * docte saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant, t. 7
Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, * laissant tes Disciples contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient: * fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes ton éternelle clarté * par les prières de la Mère de Dieu, Source de lumière, gloire à toi.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Montrant le changement que subiront les mortels * sous l'effet de ta gloire, Sauveur, * lors de ta seconde et redoutable venue, * tu t'es transfiguré sur le Thabor. * Elie et Moïse s'entretinrent avec toi, * et les trois Disciples que tu avais invités, * voyant ta gloire, Seigneur, * furent frappés de ta splendeur. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Cathisme II, t. 4
Transfiguré sur la montagne du Thabor, * à tes Disciples, choisis tu montras, * Christ Sauveur, ta gloire, faisant briller * la splendeur de ton immuable divinité. * Dans la nuée lumineuse tu invitas * Elie et Moïse qui s'entretinrent avec toi; * Pierre alors déclara: * Dieu de tendresse, il est bon d'être ici avec toi. * Comme sur eux tu resplendis alors, envoie sur nos âmes ta clarté.

Canon II de la fête, puis les canons des Saints: le premier (t. 4), avec l'acrostiche: Je loue le charme des deux Martyrs. Joseph; le second (t. 8), œuvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): Maxime, ce géant, est ici glorifié.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Ayant subi les peines de la chair * avec patience et dans la force de la foi, * c'est vers la vie sans peine et dans la joie * que vous vous êtes transférés, * Martyrs illustres qui intercédez pour nous.
Muni des armes de la foi, * plein de force, tu sortis * au-devant des ennemis incorporels * et mis en pièces leurs armées * par divine puissance, Anicet.
Sous l'éclairage du divin savoir * tu confondis le bavardage des rhéteurs * et la frivolité des païens; * puis, de tout cœur tu t'es livré * aux luttes du stade, Anicet.
Vierge et pure en vérité, * tu l'as été avant que d'enfanter * et même après l'enfantement, * car étonnamment tu as conçu le Dieu * qui couronne les Martyrs après leur lutte.
t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
De ta douce langue melliflue, * divin Maxime, fais couler sur moi, * pour m'inspirer, la grâce de l'Esprit.
Contre les hérésies tu fus un feu brûlant: * comme paille tu les consumas, * bienheureux Père, avec le zèle de l'Esprit.
La doctrine monothélite sans raison * fut proposée par sacrilège hérésie; * par tes paroles tu l'as mise en échec.
Sainte Mère de Dieu, nous te chantons * qui as enfanté de merveilleuse façon * le Verbe éternel et divin qui a pris chair de ton sein.

Ode 3, t. 4
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Victorieux martyr Anicet, * avec le Christ ayant vaincu les rangs de l'ennemi, * tu as reçu la couronne des vainqueurs.
Sans tenir compte de la chair qui se corrompt, * les Témoins du Christ ont supporté * dans leur force d'âme les plus rudes tourments.
Comblés des flots qui vivifient, * vous avez stoppé les fleuves troubles de l'erreur, * saints Martyrs, avec les flots de votre sang.
Mère de Dieu, celui qui loge dans les cieux, * le Seigneur, fit son logis en toi * et a délogé toute erreur loin de nous.
t. 8
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Avec grandeur Maxime s'est montré vraiment * un prédicateur de la vraie foi, * un témoin du Christ par le sang qu'il a versé.
Bienheureux Maxime, tu devins * par ton ascèse un pur logis, * la maison de la Sagesse vraiment digne de Dieu.
Ta langue répandit comme fleuves * le véritable enseignement du Christ, * enfant de la Sagesse, Maxime bienheureux.
En toi nous possédons, nous les chrétiens, * en tout temps notre refuge et rempart: * Vierge inépousée, nous te glorifions sans nous lasser.

Kondakion, t. 6
Demeurant dans ton âme, la lumière au triple feu * a fait de toi un instrument de choix, Bienheureux; * car tu éclaires pour les confins de l'univers, * Maxime, les vérités concernant notre Dieu * et l'interprétation de concepts difficiles à saisir * en proclamant pour tous clairement * l'éternelle et suprême divinité, * vénérable Père, la sainte Trinité.

Ikos
Ayant imité les souffrances du Sauveur * et les méditant dans ton âme, Bienheureux, * tu disposas des montées en ton cœur * et le Seigneur te donna la grâce du haut du ciel; * vaillamment tu t'opposas au tyran, * prêchant l'éternelle, divine et consubstantielle Trinité; * et, réfutant les blasphèmes de l'hérésie, * tu supportas d'innombrables tourments: * on arracha ta langue de vénérable théologien * et l'on coupa de même ta main; * mais tu ne cessas de parler en toute liberté * et d'affermir les fidèles par tes divins enseignements, * confessant l'éternelle et suprême divinité, * vénérable Père, la sainte Trinité.

Cathisme, t. 4
Abattant l'orgueil de l'ennemi, * victorieux Martyrs, par votre patience dans les tourments, * pleins de joie, vous avez trouvé demeure dans le ciel, * illustre Photius et bienheureux Anicet; * c'est pourquoi vous jouissez de la félicité éternelle * et vous intercédez devant le Christ * pour nous qui célébrons votre mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 3
Saint Maxime, la droiture de ta vie * éclaire les pas de tous ceux * qui te suivent vraiment dans la foi; * aussi veuille sauver de toute angoisse * ceux dont l'amour te redit sans cesse bienheureux * et prie pour nous le Christ, ce Dieu de bonté, * vénérable Père méritant l'admiration.
Maintenant ...
De ta gloire divine en vérité * autant qu'il se pouvait tu montras le reflet * à tes Disciples, Verbe de Dieu * transfiguré sur la montagne du Thabor; * avec eux puissions-nous être illuminés, nous aussi * qui te chantons, seul immuable, Jésus tout-puissant, * unissant nos voix pour te crier dans la foi: * Gloire à ta royauté, Christ notre Dieu, gloire à toi.

Ode 4, t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Segneur. »
Enflammés par votre amour de Dieu, * vous avez marché vers la fournaise de feu * et vous y êtes demeurés * sains et saufs sous la rosée de l'Esprit, * Martyrs invincibles qui intercédez pour nous.
Ils renoncèrent à leur corps, * les Athlètes lacérés de coups, * car ils tendaient de tout leur cœur * vers le Dieu qui leur donna * la persévérance dans la foi.
Puissants donjons de notre foi, * vous avez pu détruire les remparts de l'ennemi * et dans la cité de notre Dieu * comme citoyens vous proclamez: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Vous n'avez pas sombré dans le sommeil de l'impiété, * mais par votre vigilance devant Dieu * à ceux qui s'endormirent dans la mort * vous avez porté l'éveil de la clarté * dans la grâce et la connaissance de Dieu.
Toute belle, tu as enfanté, * Vierge Mère immaculée, * le beau Dieu ornant de sa beauté * les Martyrs qui par leur ferme combat * ont mis fin à la laideur des sans-Dieu.
t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Les mortels te célèbrent, Père saint, * et les Anges dans le ciel t'admirent, * puisqu'en véritable incorporel * ton amour de la sagesse t'a changé.
Effronté fut le tyran, * mais ta patience ne put être ébranlée; * et tandis que fut banni le scélérat, * tu as trouvé la félicité éternelle.
Avec toi, Maxime, ont lutté * ces deux disciples bienheureux * qui ont participé à tes combats * et ont trouvé même récompense pour cela.
L'Eglise du Christ, arrosée * par le sang que tu as répandu, * sur cette divine semence a fait fleurir * l'enseignement que les Pères lui ont transmis.
Tu fis germer l’épi vivifiant * qui donne la vie au monde, * toi la terre sans labours: * sauve, ô Mère de Dieu, tous les chantres de ton nom.

Ode 5, t. 4
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Ta chair mortifiée par d'innombrables tourments * t'a procuré, bien-heureux Anicet, * la gloire immortelle dans l'éternité.
Tu fus inaccessible au feu qu'on allumait, * Photius, participant à la divine splendeur * comme enfant véritable du jour sans déclin.
Les illustres Martyrs ont repoussé * le cours des choses éphémères, désirant * de toute leur âme la beauté des trésors immuables.
Ton mystère, qui pourrait l'expliquer? * car, dépassant l'entendement de notre esprit, * ineffablement, divine Mère, tu enfantas notre Dieu.
t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Ayant accumulé sagement * la connaissance de la terre et des cieux, * Maxime a reçu avec raison * l'appellation d'ami de la sagesse.
Par amour de la Sagesse suprême, * tu t'es montré à perfection * l'imitateur de Jésus Christ * Maxime très-digne de nos chants.
Par la folie du tyran * tu fus envoyé hors des frontières, * mais en Jésus tu as trouvé * Bienheureux, la divine consolation.
Apaise le flot déchaîné, * la tempête de mes passions, * toi qui mis au monde notre Dieu, * le Seigneur qui nous guide sur les flots.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Sur le bois où sans pitié * on te dressa pour te lacérer, tu dépouillas * l'épaisseur d'un corps de mort *, pour revêtir, Anicet, * le vêtement divin reçu du ciel.
Brisant les chaînes de l'erreur * par les chaînes dont ils furent liés, * avec force les saints Martyrs, * grâce aux divins lacets − patience et fermeté − * étouffèrent le prince des ténèbres.
Comme grands luminaires vous avez paru, * illuminant l'entière création * de la splendeur des guérisons * et de l'éclat divin de vos combats, * généreux Athlètes du Christ.
Hors des lois de la nature tu conçus * le véritable Auteur de la Loi; * Toute-pure, supplie-le * de sauver et prendre en pitié * mon âme assujettie à la loi du péché.
t. 8
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Offrant à Dieu ton ardente prière, * Père théophore, délivre-moi des passions * de l'âme et du corps, et de toute perdition.
La fontaine bourbeuse de l'hérésie * fut tarie et bouchée entièrement * par le charme de ta langue, Bienheureux.
Unique bonté, montre-moi ta faveur, * ô Christ, par les prières de ton Saint * fais jaillir la source de ta grâce en mon cœur.
Toi qui seule par la parole enfantas * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

Kondakion, t. 2
Célébrons les hoplites fidèles de Dieu, * louange à l'attelage de gloire du Christ; * nous tous, les amis des Martyrs, * chantons ces vaillants prédicateurs de la foi * et couronnons de nos hymnes ces vrais amis du Seigneur.

Ikos
Moi qui suis, par la honte et l'infamie * de mes pensées, de mes actions, * terre et cendre, pourriture pour les vers, * Ami des hommes, prosterné, je te prie * d'effacer avec l'éponge de ton amour * les souillures accumulées par mes œuvres et mes discours, * d'illuminer les ténèbres de mon esprit * sous l'éclat de ta grâce, Jésus, * afin que je célèbre dignement * la ferme résistance de tes Martyrs * et couronne de mes hymnes ces vrais amis du Seigneur.

Synaxaire
Le 12 Août, mémoire des saints martyrs Photius et Anicet.
Le feu brûla Photius et son oncle Anicet,
mais vers lui le Soleil de justice a hissé
le douze en son foyer plus brillant que Phébus
Anicet l'invincible et l'illustre Photius.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Ayant mené votre admirable combat, * vous avez paru comme étrangers à tout souci charnel, * concitoyens des Anges, Martyrs au grand renom, * cohéritiers de la gloire du Christ.
Par la patience et le courage vous avez vaincu * tous les complots des ennemis de Dieu * et, par vos peines devenus resplendissants, * vous avez rejoint la lumière sans déclin.
Devenus le temple de la sainte Trinité, * les Martyrs illustres ont renversé * vaillamment les stèles et temples des sans-Dieu * et rejoint dans l'allégresse l'assemblée des cieux.
Vierge pure, étant plus vaste que les cieux, * tu as reçu ineffablement le Verbe illimité * qui nous fait passer de l'étroit chemin * à la vaste plaine de la vie en Dieu.
t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
La Trinité possède, disais-tu, * une seule nature, énergie, volonté; * mais tu les attribuas en double * au Dieu incarné, en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ce n'est pas deux volontés divisées * par une opposition de leur dessein, * mais par nature différant en qualité * que tu prêchais en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tenant comme pilier de la vraie foi * tes paroles divines, Père saint, * en deux natures et volontés nous adorons * l'Un de la sainte Trinité, * le Dieu de nos Pères venu dans la chair.
Sachant qu'elles sont deux, les énergies * du Dieu incarné par amour, * et deux aussi les respectives volontés * comme tu nous l'as enseigné, nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
De ton sein est sorti le Seigneur de l'univers, * de toi, ô Vierge, il s'incarna; * et, te disant Mère de Dieu, * nous crions à ton Fils: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Montrant la force de vos convictions, * vous n'avez craint, vaillants Martyrs, * ni l'assaut des fauves ni l'eau bouillante des chaudrons * ni l'ablation des membres ni les autres tourments, * mais sans cesse vous chantiez: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Par vos souffrances ayant imité * la bienheureuse Passion, vous guérissez * les peines des croyants, leurs maladies, * et vous mettez en fuite les esprits mauvais * en vous écriant: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Splendidement les deux Martyrs * ont confessé la Trinité incréée, * anéanti l'immense armée des ennemis * et rejoint les myriades d'Anges dans le ciel, * chantant: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Vierge sainte ayant conçu * le Dieu de toute sainteté * qui de sa grâce a couronné les saints Martyrs, * sauve et sanctifie * ceux qui chantent de tout cœur: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
t. 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Par amour pour l'amant suprême du genre humain, * Maxime, tu t'es chargé de ta croix * pour être crucifié avec lui, * t'écriant: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
T'éloignant des voluptés funestes * tu devins un pur miroir de notre Dieu, * bienheureux Maxime, et tu chantais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Maxime, tu n'as pas craint * la cruelle barbarie du tyran, * mais tu fus comme un donjon de la vraie foi * inflexible, inébranlable, et tu chantais: * Toutes ses œuvres, dans les siècles exaltez le Seigneur.
Tel un soleil recevant * de l'unique et tripersonnelle Divinité * la splendeur qui vivifie, * tu parus dans les ténèbres de l'erreur en chantant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur dans les siècles.
Ô Vierge, tu es apparue * comme la fille d'Adam le déchu * et la Mère du Dieu par qui ma nature fut renouvelée; * toutes ses œuvres, louez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées; * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Voici, porteur de grâce et de clarté, * a rayonné le jour des saints Martyrs * Photius et Anicet, * illuminant tous les fidèles célébrant * leur éclatante Passion.
Comme braises vous avez paru * pour mettre en flammes les broussailles du mal * et comme des agneaux de choix * volontairement immolés * pour être offerts à celui qui ôte les péchés.
Glorifiant avec solennité * vos blessures, vos souffrances, vos tourments, * votre inimaginable fermeté, * vos combats et votre fin, * tous ensemble nous jubilons en ce jour.
Les victorieux Martyrs en leur beauté * ont fleuri saintement comme roses * dans les vallées du témoignage * et, chassant les miasmes de l'erreur, * leur parfum embaume les cœurs des croyants.
Vierge qui as enfanté * la lumière inaccessible, éclaire-nous; * de joie et d'allégresse, de savoir divin, * comble-nous qui d'un cœur pur * te disons bienheureuse en notre foi.
t. 8
« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes incessantes nous le magnifions. »
Comme autrefois celui d'Abel * ton sang crie vers Dieu et pour toujours * à haute voix l'Eglise du Christ * proclame ta doctrine inspirée, * bienheureux Maxime, géant de sainteté.
Oui, ta main fut coupée, * mais se servant de ta langue taillée, * vénérable Père, et de ton sang * comme de plume et d'encre, le doigt de Dieu * inscrivit la vraie foi dans le cœur des croyants.
Par le monde sont chantés * la flamme dont ton cœur brûlait pour Dieu, * vénérable Père, et le courage saint * avec lesquels tu supportas de bon gré, * Maxime, l'effusion de ton sang.
Devant le trône divin * tu te tiens en compagnie des Martyrs * dont tu partageas le zèle pour la foi; * à ton imitation, fais de nous, * Père saint, les familiers du Seigneur.
Mère de Dieu, tu es notre rempart et bouclier, * tu es la protectrice de ceux * qui accourent près de toi; * et nous comptons sur ton appui * pour être délivrés de nos ennemis.

Exapostilaire (t. 3)
La profondeur de tes jugements, * Seigneur, nous fut révélée par l'Esprit; * mais le mystère de l'Esprit fut approfondi, * Sauveur, en la puissance de son esprit * par Maxime, cet ami de la Sagesse en vérité, * proclamant deux volontés, deux énergies; * c'est pourquoi nous le couvrons d’honneure et gloire en ce jour.
Lumière pour les peuples est devenu * le témoignage lumineux de Photius * et d'Anicet, l'invincible martyr, * triomphant de l'erreur par ses tourments; * tous deux ont glorifié par leurs combats * la naissance divine et terrestre du Christ; * célébrons la gloire qu'ensemble ils ont trouvée.
Lumière immuable, ô Verbe, * Lumière du Père inengendré, * dans ta lumière en ce jour * au Thabor nous avons vu * la lumière du Père, * la lumière de l'Esprit * qui éclaire le monde entier.

Apostiches, t. 2
Elle est passée, l'ombreuse Loi, * voici venue la grâce, * disait Moïse, Sauveur, * sur la montagne du Thabor, * contemplant ta divinité.
A toi le ciel, à toi aussi la terre.
Sur la montagne du Thabor * Moïse et Elie * s'entretenaient du départ, * Ami des hommes, que pour nous * tu étais sur le point d'accomplir.
A ton nom le Thabor et l'Hermon exultent de joie.
Les trois Disciples choisis, * incapables de regarder * l'éclat de ton aspect divin, * saisis de crainte, Sauveur, * se prosternèrent la face contre sol.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Relève le front * des fidèles chrétiens, * Roi de tous, en ton amour, * accorde-leur la victoire, Sauveur, * par les prières de la Mère qui t'enfanta.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 16:49

13 AOÛT
Mémoire de notre vénérable Père Maxime le Confesseur.


Clôture de la fête de la Transfiguration: on chante l'office du 6 Août, à l'exception des Lectures, de la Litie et du Polyéléos.

Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête. Maintenant: Dogmatique du ton. Apostiches du dimanche, Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Canon du ton et canons de la fête. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, de la fête. Après la 6e ode, du dimanche. A la 9e ode on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: Eothinon, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie.


Synaxaire
Le 13 Août, mémoire du transfert des reliques de notre vénérable Père Maxime le Confesseur.
Maxime, les fidèles font bouger ta cendre,
démontrant que tu vis, changeant même de lieu.
Du Caucase le treize on a fait redescendre
le corps de l'exilé. Rendons grâces à Dieu.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 16:52

14 AOÛT
Avant-fête de la Dormition
de la très-sainte Mère de Dieu et toujours-vierge Marie;
et mémoire du saint prophète Michée.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Au son des cymbales entonnons * des cantiques d'ovation * comme prélude à la fête des adieux; * élevons la voix pour chanter * près du sépulcre un brillant choral; * car la Mère de Dieu, cette arche dorée, * se prépare maintenant * à passer de la terre vers les hauteurs, * vers la nouvelle vie * et la divine splendeur.
En chœur assemblez-vous * de merveilleuse façon * en ce jour, saints Apôtres, depuis les confins de l'univers; * car la cité vivante * de celui qui domine le monde entier * va bientôt s'élever * dans la gloire vers le ciel * pour exulter comme reine près de son Fils; * et pour sa divine sépulture chantez d'un même cœur * avec les armées célestes un chant d'adieu.
Cortège des prêtres saints, * tous les princes et les rois, * chœurs des vierges, hâtez-vous maintenant, * avec tout le peuple accourez * pour chanter ensemble près du tombeau; * la souveraine de l'univers * est à la veille, en effet, * de gagner le logis éternel * pour y remettre son esprit * entre les mains de son Fils.

D'avance tu annonças * que l'enseignement du Sauveur, * tel un sommet que l'on voit de toutes parts, * s'élèverait plus haut que tous les monts, * révélant ainsi, bienheureux Michée, * la sublime connaissance de Dieu * vers laquelle les nations devaient * accourir et se réfugier dans l'élan de la foi * afin d'apprendre les voies du Seigneur * et trouver pour les siècles le salut.
Issu de Bethléem, * un prince sortira * qui fera paître son peuple, as-tu prédit, * divin prophète Michée, * de tes lèvres inspirées par Dieu; * son origine remonte au commencement, * aux jours d'éternité; * et maintenant que nous avons vu * ta prophétie réalisée, * nous glorifions celui qui a parlé par ta bouche.
Vénérable prophète qui désormais * côtoies le trône de Dieu, * dans l'allégresse que tu as méritée, * pour contempler sa gloire et jouir * divinement de ses délices, * comblé de félicité spirituelle, * veille sur ceux qui dans la foi * maintenant célèbrent ton souvenir, * les délivrant de tout danger * par tes prières assidues.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges dans le ciel * et l'ensemble des humains sur terre * nous célébrons ta bienheureuse Dormition, * car tu fus la Mère du Créateur * de toutes choses, le Christ notre Dieu; * ne cesse pas de l'implorer * pour nous qui t'en supplions * et mettons en toi notre espérance après Dieu, * divine Mère inépousée, toute-digne de nos chants.

Apostiches, t. 2
Ô merveille inouïe, * ô prodige nouveau! * comment est soumise à la mort * la Vierge porteuse de notre Vie * et comment le tombeau la recouvre à présent?
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Exulte de joie * le genre humain tout entier: * voici que la Vierge, en effet, * la fille d'Adam, * passe de terre vers le ciel.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Puissé-je voir en esprit * sur son lit funèbre * la Vierge entourée * de splendide façon * par le chœur des Apôtres chantant son trépas!
Gloire au Père ... Maintenant ...
Celle qui est plus haute que les cieux, * plus glorieuse que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * celle dont l'éminente pureté * fit l'habitacle de la divinité éternelle, * entre les mains de son Fils * remet son âme tout-sainte en ce jour, * tandis qu’avec elle l’univers * et au comble de la joie * et que nous est donnée la grâce du salut.

Tropaire, t. 4
Peuples, d'avance exultez, * fidèlement battez des mains, * avec amour rassemblez-vous * dans l'allégresse de ce jour, * tous ensemble criant de joie, * car de terre va s'élever jusqu'en la gloire des cieux * la Mère de Dieu qu'en nos hymnes nous glorifions.


MATINES

Cathisme I, t. 4
De ce monde corruptible transférée * vers le céleste Paradis, * ton âme toute-pure, ce tabernacle spirituel, * Vierge sainte, exulte de joie, * tandis que le Seigneur a fait justice des impies * qui tentèrent d'outrager tes restes mortels; * aussi en compagnie des saints Apôtres nous chantons: * Réjouis-toi, ô Pleine de grâce.

Cathisme II, t. 4
Entre les mains de celui qui pour nous * a reçu l'humanité de toi * ayant remis ton âme comme à ton Dieu, ton Créateur, * c'est vers la vie éternelle que tu passas; * bienheureuse nous te disons dans notre foi, * seule Vierge pure, immaculée, * et tous ensemble à haute voix * te reconnaissant comme Mère de Dieu, * nous te prions d'intercéder * auprès du Christ vers lequel tu es passée, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.

Canon d'avant-fête, avec l'acrostiche: Je chante dans la joie la Mère de mon Dieu. Joseph; et canon du Prophète, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je veux chanter Michée, ce prophète inspiré.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Chantons pour le Seigneur * qui fit passer vers la terre des vivants * la pure et sainte Mère qui l'enfanta selon la chair.
Pour contempler la splendeur * et jouir de la beauté de ton Fils, * Vierge, tu t'élevas, transportée vers lui.
Comment t'es-tu soumise à la mort, * toi la Mère de celui qui fit périr l'Enfer * et grâce à toi fit aux hommes le don de la vie?
Ayant conçu celui qui purifie tout péché, * ô Vierge, tu rayonnas d'incomparable pureté; * c'est pourquoi nous fidèles, nous te glorifions.

« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Tel un pur miroir de notre Dieu * tu te tiens en présence du Créateur; * Bienheureux, de tout danger * prie-le de sauver ceux qui te chantent dans la foi.
Comblé d'intelligence par l'Esprit * et de sagesse, prophète Michée, * tu as reçu en ta pureté * la connaissance des choses à venir.
Exposant les oracles divins, * tu déclaras que le Seigneur apparaîtrait * du ciel sur terre, Bienheureux, * décrivant ainsi sa venue parmi nous.
Divine Mère, pour délivrer les captifs de jadis, * en ces temps derniers, sur terre * s'est montré porteur de notre chair * celui dont nous savons qu'il précède tous les temps.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
En ton passage vers Dieu, * divine Mère, se réjouissent la terre et les cieux * atteignant leur union merveilleuse grâce à toi.
Joie pour les Anges du ciel * te recevant lorsque tu montas de terre, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants.
Extraordinaire en vérité * de même que ton enfantement, * Vierge pure, fut ton passage vers Dieu.
Vers les tabernacles du ciel, * Vierge sainte et pure, tu fus portée, * puisque de Dieu tu étais le temple saint.

Ta langue fut pour l'Esprit saint * le roseau qui lui permit de nous montrer * l'accomplissement de ce qui devait arriver.
Celui qui précède les siècles, le Sauveur, * le prince et le chef de l'univers, * tu l'as montré se faisant chair à Bethléem.
Tu fus pour nous l'initiateur très précis * des mystères qui dépassent l'entendement, * glorieux Prophète illuminé de clartés prophétiques.
La montagne visible de toutes parts, c'est bien toi, * sur laquelle le Seigneur a paru, l'ayant gravie; * et vers elle, Toute-sainte, nous nous réfugions à présent.
Cathisme, t. 5
En ton âme ayant trouvé son très-pur instrument, * la grâce de l'Esprit * y fixa sa demeure et l'éveilla * pour exposer comme présent l'avenir, * Prophète qui annonces le Christ; * aussi ne cesse pas d'intercéder * pour nous qui vénérons comme il se doit * en ce jour ton illustre souvenir.
t. 3
Célébrant l'avant-fête du passage vers Dieu * de la divine Mère, chantons-lui * dans l'allégresse de cette brillante solennité: * Réjouis-toi qui fus élevée de terre vers le ciel, * réjouis-toi qui vivifias les confins de l'univers * par ta sainte Dormition; * et maintenant que te voici loin de lui, * souviens-toi du monde, Vierge pleine de grâce.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
L'effroi, l'étonnement * saisirent les Disciples du Verbe te voyant, * Vierge pure, sans parole et sans vie, * toi la Mère du Seigneur vivifiant.
Quelle grâce en ton trépas! * Quelle hymne surpassant tout discours, * Vierge bienheureuse, t'adressaient * les saints Apôtres faisant cercle autour de toi!
Toi qui fis place largement au Verbe, * ô Mère de Dieu, le Verbe, * te fit passer vers la félicité * sainte et sans limites de l'éternité.
Bienheureuse est ta sainte Dormition * au dire des Anges et des humains, * car notre Reine universelle, c'est bien toi * qui mis au monde le Roi de l'univers.

Illuminé par le divin rayonnement * de l'Esprit t'inspirant depuis le ciel, * Prophète admirable, tu annonças * l'avenir que tu voyais comme présent.
C'est de Sion que la loi est venue * comme d'avance tu l'as dit, Bienheureux, * et jusqu'au bout de l'univers * fut proclamée la parole du Christ.
Le Seigneur de tous est apparu * pour régir la maison de Jacob * et dans la gloire de son nom * c'est son peuple qu'il mène en pasteur.
C'est bien la fille d'Adam * qui fut Mère du Dieu créateur; * lorsqu'en elle il se fit chair, * elle l'enfanta d'ineffable façon.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Vierge pure, ton sépulcre * témoigne en même temps * de ton ensevelissement * et de ton passage corporel vers les cieux.
Chœurs des vierges, chantez, * jeunes gens, avec les princes et les anciens, * glorifiez la Dormition * de la Mère de Dieu.
Par ta mort tu es passée * vers les demeures immortelles du ciel, * toi qui avais mis à mort notre Ennemi, * Toute-pure, par ton enfantement divin.
Ils firent cercle autour de toi, * les chœurs des Apôtres choisis par Dieu, * et sur des paroles d'adieu, * notre Dame, ils chantèrent ton départ.
Plein de sagesse, il t'a plu * de marcher à la suite du Seigneur, * puisque tu étais déjà prêt * à cheminer sur ses voies.
Prophète inspiré, tu as saisi * que le salut à venir * viendrait de la Judée * pour l'ensemble des nations.
D'avance tu annonças, * divin Prophète, au cours d'une vision * la grâce vers laquelle devait se réfugier * la multitude des peuples sauvés.
Divine Mère, pour le Seigneur * tu fus le lieu dont il sortit * lorsque de l'erreur * il sauva le monde entier.

Ode 6
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
La demeure qui put contenir * celui qui maintient l'univers * monte vers les cieux pour y loger, * car elle fut pour le Christ comme un ciel, * un trône, un palais, cette Colombe de pureté * dont nous chantons la divine Dormition.
Emportés sur les ailes des nuées * comme aigles de haute volée * et se réunissant à Gethsémani, * les messagers du Verbe, Toute-digne de nos chants, * célébrèrent ta future montée vers les cieux * et comme enfants de ton Fils tu les bénis.
Quelle est-elle, celle-ci * qui s'en va montant des vallées du monde? * quel est ce cortège, ce merveilleux convoi * et ce grand mystère que l'on voit? * − C'est la gloire et la fierté du monde entier, * notre Dame, la Reine de l'univers.
Le chœur des Apôtres à grands cris * versa d'abondantes larmes en voyant * ton âme abandonner * le tabernacle saint qui abrita le Seigneur * et chanta de sublime façon, * Toute-pure, ta divine Dormition.

« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Prophète digne de nos chants, * gardant les lois de Dieu, tu accusas * tous ceux qui délaissaient l'observance de la Loi.
Toi l'instrument divin de l'Esprit, * par tes prières, prophète Michée, * garde les fidèles à l'abri de tout danger.
Tu as illustré la maison de Juda, * ô Vierge, lorsque tu donnas le jour * au Soleil qui s'est levé de ton sein.

Kondakion, t. 4
En ta mémoire glorieuse l'univers, * sous l'ornement de grâces brodé par l'Esprit, * s'écrie dans l'allégresse: * Vierge sainte, réjouis-toi, * car tu es la fierté des chrétiens.

Ikos
Que le ciel à présent soit dans la joie, * exulte aussi l'entière création! * car voici, la Vierge quitte notre sol * en direction du Paradis; * pour tous les hommes secours, intercession, * elle apparaît comme le salut venant de Dieu. * Aussi le chœur des Apôtres accourt au grand complet, * se rassemblant des quatre coins de l'univers; * car soudain des nuées ont apparu * qui les ont transportés * à la rencontre de la Mère et du Fils; * alors ils se sont écriés: * Réjouis-toi, trésor de la Manne des cieux, * Vierge sainte, réjouis-toi, * car tu es la fierté des chrétiens.

Synaxaire
Le 14 Août, mémoire du saint prophète Michée.
De terre on m'a hissé, mais pour que j'aille au ciel
et là je rende grâce au bois providentiel
qui m'est donné par Dieu pour que grâce m'échée.
Au gibet le quatorze fut pendu Michée.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Hors des lois de nature tu conçus, * mais tu te soumets à la condition humaine * en mourant, ô Vierge immaculée, * après avoir vivifié les morts de jadis * par ton enfantement qui nous porte la vie.
Il demeure vide de ton corps * mais rempli de grâce, le tombeau; * car il fait jaillir pour nous * des fleuves de guérisons, sainte Mère de Dieu, * et met fin aux fluctuations de cette vie.
Ton corps s'éleva du tombeau, * mais il nous reste, ô Vierge immaculée, * ta sainte bénédiction * qui rend aux aveugles la clarté * et nous manifeste le trésor de ta compassion.
Livre nouveau où fut inscrit * le Verbe par merveille d'union, * prie-le d'inscrire aussi * au registre de vie * tous ceux qui chantent ta merveilleuse Dormition.

« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Tu rendis service au Maître de l'univers, * car de manière efficace tu fis échec * à l'audace des puissants, * admirable Prophète, leur enseignant à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Rayonnant la splendeur * de la vie pure que tu menais en Dieu, * tu fus le prophète de sa divine manifestation, * et tu chantais, Bienheureux: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tel un homme se laisse former * par bienveillance du Père dans le sein virginal * le Verbe partageant l'éternité, * l'œuvre et la puissance de celui qui l'engendra: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Les brillants piliers des confins de l'univers * depuis les limites du monde sont venus * t'ensevelir en Sion, * Vierge pure qui gagnes le terme de la vie.
Impuissante est la langue des rhéteurs * aussi bien que les Anges à te louer comme il se doit: * notre Dame, incomparablement * tu l'emportes sur tous en effet.
En la présente journée * se réjouisse la création et que les nues * répandent la justice en vénérant * le passage de la Vierge vers Dieu.
Voici, le trône du Seigneur * surpassant les Trônes, les Chérubins, * la seule Immaculée de terre est élevée * pour être placée au royaume divin.
« Au son de la musique et de tous les instruments, * alors que les peuples adoraient la statue d'or, * les trois Jeunes Gens, refusant de s'incliner, * chantaient le Seigneur, * le glorifiant dans tous les siècles. »
Celui dont l'origine remonte au commencement, * le Verbe de Dieu, est apparu, comme Michée l'a prédit, * pour délivrer les fils d'Adam * qui chantent le Seigneur * et l'exaltent dans tous les siècles.
Initié en esprit, tu proclamas: * Celui qui veut la miséricorde, c'est le Seigneur; * il pardonne en sa bonté * les fautes de qui le chante avec foi * et l'exalte dans tous les siècles.
Comme lueur d'éclair tu parus, * comme un limpide miroir ayant reçu * la splendeur de Dieu, prophète Michée, * et t'écrias: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Possédant comme puissante consolation, * ô Vierge, le Fruit de ton sein, * nous suivons les Apôtres et leur sainte confession, * célébrant de nos hymnes le Seigneur * et l'exaltant dans tous les siècles.

Ode 9
« Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Toi qui surpasses en éclat * tout Ange céleste, veuille éclairer * dans la splendeur de tes dons * ceux qui chantent ta lumineuse Dormition.
En la sainte Dormition * de l'unique Servante de Dieu, * exultez, cœurs des fidèles sauvés * par son intercession qui ne s'endort jamais.
La terre est en fête ici-bas, * les Anges exultent dans le ciel, * et tous les Justes dans la joie * te chantent, ô Vierge, en ta sainte Dormition.
Vierge qui aimes le bien, * répands sur tous les flots de ta bonté * et sauve-nous dans ton amour, * toi qui mis au monde le Verbe bel et bon.

En présence du pur Esprit, * illuminé par la splendeur de la foi, * te voici pour toujours * intercédant pour le monde, prophète Michée.
Ta mémoire porteuse de clarté, * Prophète, voici qu'elle est venue: * de charismes prophétiques elle est remplie * et sur nous fait sourdre des flots de conversion.
Voyant qu'il est venu, * selon ta divine prophétie, Sauveur du monde, Bienheureux, * jouis d'une allégresse qui dépasse tout esprit.
Toi qui possèdes au plus haut point la pureté, * en mon âme purifie * la souillure du péché, * Vierge ayant conçu la suprême Bonté.

Exapostilaire, t. 2
Michée, prophète de Dieu, * suivant ce que tu annonças d'avance, * voici qu'est venu le prince, le chef * devant paître son peuple dans la paix, * celui qui est issu de Bethléem * et dont l'origine remonte au commencement: * par lui tous les hommes ont trouvé le salut.
Célébrant le souvenir éblouissant de ta sainte Dormition, * Mère de Dieu, avec amour nous chantons: * ô Mère toute pure élevée * dans la gloire vers ton Fils, le Seigneur, * intercède pour les chrétiens qui te chantent avec foi.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples est réuni * pour ensevelir la Mère de Dieu: * des confins de la terre ils sont venus * sur un signe du Seigneur tout-puissant.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
La Vierge reine, l'épouse de Dieu, * la gloire des élus, * le joyau de la virginité, * de ce monde passe vers son Fils.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
De merveilleuse façon * le chœur des Disciples se réunit * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir ton corps immaculé.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tes saintes mains, élève-les, * notre Dame, vers ton Fils, * le Créateur de notre vie, * pour qu'il prenne en pitié tes fidèles serviteurs.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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