Ménées d'Août

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Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 16:56

15 AOÛT
Dormition de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu
et toujours-vierge Marie.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 2
De quelles lèvres, sans apprêt, * dirons-nous bienheureuse la Mère de Dieu? * Elle est plus vénérable que l'entière création, * plus sainte que les Chérubins et tous les Anges du ciel, * c'est le trône inébranlable du Roi, * la maison où demeura le Très-Haut, * le salut du monde, le sanctuaire de Dieu, * celle qui accorde aux croyants, * au jour où nous fêtons son divin souvenir, * en abondance la grâce du salut. (2 fois)
Quelles hymnes t'adressèrent en tremblant * tous les Apôtres du Verbe en ce jour * faisant cercle autour de ton lit funèbre, Vierge immaculée? * Frappés de stupeur, ils s'écriaient: * Voici qu'est enlevé le palais du grand Roi * et se lève l'arche de sa sainteté; * portes, ajustez vos frontons, * pour qu'en la plénitude de la joie * puisse entrer la Porte de Dieu * qui sans cesse appelle sur le monde la grâce du salut.
Quelles hymnes spirituelles t'adresser, * Vierge toute-sainte, à présent? * Par ton immortelle Dormition * tu sanctifias tout l'univers * et vers le ciel tu es passée * pour contempler la beauté du Tout-puissant * et telle une Mère te réjouir avec lui, * tandis que t'escortaient * l'armée des Anges et les âmes des Justes, Vierge immaculée; * avec eux demande pour nous la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père … Maintenant ...
Celle qui est plus haute que les cieux, * plus Glorieuse que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * celle dont l'éminente pureté * fit l'habitacle de l'éternelle divinité * entre les mains de son Fils * remet son âme toute-sainte en ce jour, * tandis qu'avec elle l'univers * est au comble de la joie * et que nous est donnée la grâce du salut.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples est réuni * pour ensevelir la Mère de Dieu: * ils sont venus des confins de la terre * sur un signe du Seigneur tout-puissant.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté,
La Vierge reine, l'épouse de Dieu, * la gloire des élus, * le joyau de la virginité, * de ce monde passe vers son Fils.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
De merveilleuse façon * le chœur des Disciples se réunit * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir ton corps immaculé.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tes saintes mains, élève-les, * notre Dame, vers ton Fils, * le Créateur de notre vie, * pour qu'il prenne en pitié tes fidèles serviteurs.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1
Merveille, vraiment! * La source de la Vie * est déposée au tombeau * et sa tombe devient l'échelle du ciel. * Réjouis-toi, Gethsémani, * temple sacré de la Mère de Dieu. * Fidèles, écrions-nous avec l'archange Gabriel: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)
Mystère sublime que le tien! * Toi, le trône du Très-Haut, * en ce jour, ô notre Dame, * tu es transférée de la terre jusqu'au ciel. * Ta gloire brille du pur éclat * de la grâce de Dieu. * Vierges, accompagnez vers les hauteurs * le cortège de la Mère du Roi. * Pleine de grâce, réjouis- toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)
Ta Dormition est glorifiée * par les Puissances, les Trônes, les Principautés, * les Dominations, les Vertus, les Chérubins * et les sublimes Séraphins. * Les mortels sont dans la joie: * ta gloire divine est leur plus bel ornement. * Les rois se prosternent devant toi * avec les Anges et les Archanges chantant: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (2 fois)
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins de l'univers * portés sur les célestes nuées, *
t. 5 Recueillirent ton corps très-pur * qui avait mis au monde notre Vie, * et pieusement l'entouraient de respect. *
t. 2 Les plus hautes puissances des cieux, * présentes ainsi que leur Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps * qui fut de Dieu même le temple très-saint; *
t. 6 Elles s'avançaient dans les cieux * et criaient, sans être vues, * aux chefs des armées célestes: *
t. 3 « C'est la Souveraine de l'univers, * la Vierge divine qui s'avance. * Elevez les frontons * pour accueillir de merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable Clarté. *
t. 7 Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle nous ne pouvons porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir * l'hommage qui convient à son rang; *
t. 4 Car sa précellence * dépasse l'entendement. .* Vierge sainte et très pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils, * le Roi de la Vie,
t. 8 Sans cesse prie le Christ * pour qu'il sauve de tout danger, * de toute atteinte de l'Ennemi * ce nouveau peuple qui est tien.
t. 1 Nous tous, nous sommes sous ta protection * et te magnifions dans les siècles.
ou bien:
t. 1
Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins de l'univers portés sur les célestes nuées, * recueillirent ton corps très-pur qui avait mis au monde notre Vie, * et pieusement l'entouraient de respect. * Les plus hautes puissances des cieux, présentes ainsi que leur Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps qui fut de Dieu même le temple très-saint; * elles s'avançaient dans les cieux * et criaient, sans être vues, aux chefs des armées célestes: * « C'est la Souveraine de l'univers, * la Vierge divine qui s'avance; élevez les frontons * pour accueillir de merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable Clarté. * Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle nous ne pouvons porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir l'hommage qui convient à son rang, * car sa précellence dépasse l'entendement ». * Vierge sainte et très-pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils, le Roi de la vie, * sans cesse prie le Christ pour qu'il sauve de tout danger * de toute atteinte de l'Ennemi ce nouveau peuple qui est tien. * Nous tous, nous sommes sous ta protection * et te magnifions dans les siècles.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Genèse
(28,10-18)
Jacob quitta le Puits du Serment et partit pour Haran. Il s'avança jusqu'en un lieu où il passa la nuit, car le soleil s'était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et dormit en ce lieu. Il eut un songe: voici qu'une échelle était fixée en terre et son sommet arrivait jusqu'au ciel, et les Anges de Dieu y montaient et descendaient. Sur elle s'appuya le Seigneur, qui lui dit: Je suis le Dieu d'Abraham ton père et le Dieu d'Isaac; ne crains pas! La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne ainsi qu'à ta postérité. Ta descendance sera comme les grains de poussière dans le sol, elle s'étendra sur l'occident et l'orient, le nord et le midi, et toutes les nations de la terre seront bénies à cause de toi et de ta postérité. Voici que je suis avec toi pour te garder partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t'abandonnerai pas que je n'aie accompli ce que je t'ai promis! Jacob s'éveilla de son sommeil et il dit: Vraiment, le Seigneur est en ce lieu, et je ne le savais pas! Saisi de crainte, il ajouta: Que ce lieu est redoutable! C'est bien ici la maison de Dieu, c'est ici la porte du ciel!

Lecture de la prophétie d'Ezéchiel
(43,27 - 44,5)
Ainsi parle le Seigneur: Le huitième jour et dorénavant, les prêtres offriront sur l'autel vos holocaustes et vos sacrifices de paix; et je vous serai favorable, dit le Seigneur. Puis il me ramena du côté de la porte extérieure du sanctuaire qui regardait vers l'orient: elle était fermée. Le Seigneur me dit: Fils d'homme, cette porte restera fermée, on ne l'ouvrira pas, et personne n'y passera; car le Seigneur Dieu d'Israël entrera par cette porte, et elle sera fermée. C'est là que le Prince s'assoira pour prendre son repas en présence du Seigneur. Il entrera par le vestibule du porche et sortira par le même chemin. Il me conduisit ensuite par le porche septentrional, devant le temple; je regardai, et voici qu'était rempli de sa gloire le temple du Seigneur.

Lecture des Proverbes
(9, 1-11)
La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a mêlé son vin et préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la cité: Que le simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon pain et boire du vin que j'ai mélangé. Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants, de peur qu'ils ne te haïssent; reprends le sage, et il t'en aimera. Donne au sage l'occasion, il deviendra plus sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de sagesse, la crainte du Seigneur; et la science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de la Loi: de cette façon tu vivras longtemps, et des années de vie te seront ajoutées.

Litie, t. 1
Puisqu'aux Disciples il fut donné * de voir le Verbe et le servir, * de même il convenait qu'ils eussent la vision * de l'ultime mystère concernant sa Mère, sa Dormition selon la chair; * afin que de terre vers le ciel * ils n'aient pas vu seulement la montée du Sauveur, * mais soient également les témoins * du passage vers Dieu de la Mère qui l'enfanta; * aussi, par divine puissance transportés de tous lieux, * ils atteignirent Sion * pour escorter la Vierge surpassant les Chérubins, * qui se hâtait dans sa marche vers le ciel; * avec eux nous nous prosternons aussi * devant celle qui intercède pour nos âmes.
t. 2
Celle qui est plus haute que les cieux, * plus glorieuse que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * celle dont l'éminente pureté * fit l'habitacle de l'éternelle divinité, * entre les mains de son Fils * remet son âme toute-sainte en ce jour, * tandis qu'avec elle l'univers * est au comble de la joie * et que nous est donnée la grâce du salut.
L'Epouse immaculée, * la Mère de celui en qui le Père s'est complu, * celle que Dieu avait prédestinée * à devenir l'habitation * de ses natures unies sans confusion, * en ce jour remet son âme pure au divin Créateur; * les Anges l'accueillent divinement * et vers la vie est transférée * celle qui est vraiment la Mère de la Vie, * le chandelier de l'inaccessible Clarté, * l'espérance de nos âmes et le salut des croyants.
t. 3
Venez, tous les confins de la terre, * chantons le bienheureux trépas de la Mère de Dieu: * entre les mains de son Fils * elle a remis son âme sans péché; * par sa sainte Dormition * le monde est vivifié à nouveau * et c'est avec des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels * qu'avec les Anges et les Apôtres il la célèbre dans la joie.
Gloire au Père, t. 5
Venez, tous les amis de la fête, * venez et formons des chœurs, * venez et faisons retentir l'Eglise de nos chants * en l'honneur de la déposition de l'arche de Dieu. * En ce jour en effet le ciel ouvre son sein * pour recevoir la Mère de celui que l'univers ne peut cerner; * et la terre, laissant aller la Source de la Vie, * se pare de splendeur * et reçoit la bénédiction du Seigneur. * Les Anges et les Apôtres en chœur * regardent comme passe de la vie à la vie * celle qui enfanta le Prince de la vie. * Tous ensemble prosternons-nous devant elle et disons: * Ô notre Dame, n'oublie pas * les familiers de ta propre maison * qui célèbrent avec foi ta très-sainte Dormition.
Maintenant ...
Peuples, chantez la Mère de notre Dieu, * chantez, car en ce jour * elle remet son âme toute claire entre les mains immaculées * de celui qui prit chair en elle sans semence * et en présence de qui * elle ne cesse d'intercéder pour qu'il accorde à l'univers * la paix et la grâce du salut.

Apostiches, t. 4
Venez, tous les peuples, chantons * la Vierge pure et toute-sainte * de qui le Verbe du Père est issu * ineffablement incarné; * disons-lui, élevant la voix: * Entre les femmes tu es bénie, * heureux le sein qui a porté le Christ! * Toi qui as remis ton âme entre ses mains, * intercède, Immaculée, * pour que nos âmes soient sauvées.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges dans le ciel * et sur terre l'ensemble des humains * nous célébrons ta bienheureuse Dormition, * car tu fus la Mère du Créateur * de toutes choses, le Christ notre Dieu; * ne cesse pas de l'implorer * pour nous qui t'en supplions * et mettons en toi notre espérance après Dieu, * divine Mère inépousée, toute-digne de nos chants.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Avec David en ce jour * chantons un cantique pour le Christ notre Dieu: * A sa suite, dit-il, des vierges sont amenées vers le Roi, * ses compagnes lui sont présentées * dans l'allégresse et les chants de joie. * Car la descendante de David * grâce à qui nous fûmes déifiés * remet son âme entre les mains du Maître, son propre Fils, * d'ineffable et glorieuse façon; * et comme Mère de Dieu * la chantant, nous disons, élevant la voix: * Sauve-nous qui reconnaissons ta divine maternité, * de tout danger qui nous menace délivre nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Vierge Mère de Dieu, * lorsque tu allas rejoindre celui * qui fut mis au monde d'ineffable façon par toi, * il y avait Jacques, premier hiérarque et frère du Seigneur, * Pierre le vénérable et souverain coryphée des Théologiens * et tout le chœur des Apôtres divins; * en des hymnes d'explicite théologie * ils chantaient le divin mystère de l'Economie du Christ notre Dieu; * et tandis qu'ils mettaient ton corps au tombeau, * ce corps porteur de Dieu et source de vie, * ils étaient dans la joie, Vierge toute-digne de nos chants. * Au-dessus d'eux les très-saintes et vénérables Puissances des cieux, * admirant la merveille et courbées de respect, * se disaient mutuellement: * Elevez les portes et recevez * celle qui enfanta le Créateur de la terre et du ciel; * glorifions et chantons l'auguste corps plein de sainteté * qui porta le Seigneur invisible pour nous! * C'est pourquoi, dans la célébration de ta mémoire, nous crions, * Vierge toute-digne de nos chants: * Relève le front des chrétiens * et sauve nos âmes.

Tropaire, t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières. (3 fois)

Si l'on fait la vigile, bénédiction des pains.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Dis-nous, David, quelle fête est célébrée maintenant? * − Celle, dit-il, que dans le livre des Psaumes j'ai chantée * comme Vierge, fille et servante de Dieu, * le Christ l'a transférée dans ses demeures en l'au-delà, * lui qui est né virginalement de son sein; * c'est pourquoi se réjouissent les mères, les filles, les épouses chrétiennes en disant: * Réjouis-toi, Vierge passée au royaume d'en-haut.

Cathisme II, t. 1
Pour ensevelir ton corps immaculé, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * fut réuni de façon merveilleuse * le vénérable chœur des Apôtres divins; * avec eux chantèrent aussi les Anges si nombreux * en l'honneur de ton passage vers les cieux * que nous célébrons dans la foi.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, ô tout-immaculée Mère du Christ notre Dieu, et nous célébrons ta glorieuse Dormition.
Versets 1: Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre, chantez à la gloire de son nom. 2: Qui parle de toi te glorifie, cité de Dieu. 3: Le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour. 4: En paix je trouverai sommeil et repos. 5: Retourne, mon âme, vers ton repos, car le Seigneur t'a comblée de biens. 6: Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l'arche de ta sainteté. 7: À ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours. 8: Je célébrerai ton nom d'âge en âge.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 3
En ton enfantement, virginale fut ta conception, * incorruptible fut ton corps en ta Dormition; * de merveille en merveille, Mère de Dieu, tu es passée: * sans connaître d'homme, comment la Vierge nourrit-elle un enfant * comment la divine Mère connut-elle la mort? * Pleine de grâce, nous te chantons avec les Anges: Réjouis-toi.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Je célébrerai ton nom d'âge en âge. Verset: Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50. Gloire au Père ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Tabernacle immaculé, * lorsqu'advint ton trépas, * les Apôtres qui entouraient ta couche * te considéraient avec tremblement; * les uns te contemplaient, saisis d'admiration; * et Pierre dans ses larmes te cria: * Ô Vierge, je te vois étendue, * toi qui enfantas la Vie de l'univers, * et je suis frappé de stupeur, * car en toi demeure celui qui sera notre jouissance en la vie de l'au-delà. * Vierge pure, intercède constamment * auprès de ton Fils et ton Dieu, * pour qu'il sauve le peuple chrétien.

Canon I (t. 1), œuvre de Cosmas, avec l'acrostiche: Qu'ils aient le cœur en fête, les amis de Dieu! Canon II (t. 4), œuvre de Jean Damascène. Catavasies: les deux hirmi.

Ode 1, t. l
« Ornée de la gloire divine, * Vierge sainte, ta mémoire glorieuse * réunit dans l'allégresse les croyants * qui sous la conduite de Miriam chantent ton Fils unique, * car il s'est couvert de gloire. »
L'armée céleste des incorporels * faisait cercle en Sion * autour de ton saint corps; * et soudain, volant des quatre coins de l'univers, * se rassemblèrent les Apôtres qui se tinrent près de toi; * avec eux, ô Vierge pure et Mère de Dieu, * nous glorifions ta mémoire sacrée.
Sur la nature tu as remporté * la victoire, Vierge immaculée, * lorsque tu mis au monde notre Dieu; * mais, suivant l'exemple de ton Fils et Créateur, * aux lois de la nature surnaturellement * tu t'es soumise et c'est pourquoi * de la mort avec ton Fils tu t'éveilles pour toujours.
t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi * et l'on me verra en cette fête solennelle * chanter avec allégresse sa sainte Dormition. »
Avec la prophétesse Miriam, * jeunes vierges, maintenant * chantez ensemble un chant d'adieu, * car la virginale Mère de Dieu * est transportée vers l'allégresse du ciel.
A juste titre, comme un ciel vivant, * Toute-pure, les tabernacles divins t'ont reçue dans les cieux; * et telle une fiancée tu as paru * brillamment ornée devant Dieu notre Roi.

Ode 3, t. 1
« Sagesse et Puissance de Dieu, * Créateur et Providence de l'univers, * affermis solidement * ton Eglise, ô Christ, * car toi seul es saint * qui parmi les Saints reposes. »
Te sachant mortelle et cependant * par surnature aussi Mère de Dieu, * Vierge pure, les Apôtres glorieux * tendirent leurs mains tremblantes * vers toi, le tabernacle divin * resplendissant de gloire à leurs yeux.
Les mains audacieuses de l'impudent * furent bien vite tranchées * par la justice de Dieu * afin de préserver l'honneur * de l'arche vivante, gloire de la divinité, * où le Verbe avait pris chair.
t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Issue de la race des mortels, * Vierge pure, tu as trouvé * une fin correspondant à leur condition; * mais puisque tu as enfanté la Vie, * tu as rejoint la vie divine personnifiée.
Des confins du monde les divins prédicateurs, * du haut du ciel les Anges si nombreux * se hâtent vers Sion sur un signe du Tout-puissant, * notre Dame, pour célébrer * des funérailles dignes de toi.

Hypakoi, t. 5
D'âge en âge nous te disons bienheureuse, * Vierge Mère de Dieu: * en toi le Christ notre Dieu infini * a bien voulu se laisser limiter; * et nous avons le bonheur * de posséder ta constante protection: * jour et nuit tu intercèdes pour tous * et par tes prières est affermie * la force du peuple chrétien, * Aussi dans nos hymnes nous te chantons: * Réjouis- toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Ode 4, t. 1
« Les paroles mystérieuses des Prophètes * firent entrevoir, ô Christ, * ton incarnation virginale * dont la splendeur devait briller * pour illuminer les nations * et l'abîme te crie dans l'allégresse: * Gloire à ta puissance, Seigneur ami des hommes. »
Peuples, voyez et admirez: * la montagne sainte de Dieu, * celle qu'on voit de toutes parts, * est élevée bien au-dessus * des hauteurs célestes, * comme un ciel terrestre s'établissant * dans l'incorruptible domaine des cieux.
Vierge pure, ta mort * te fut le sauf-conduit * pour la vie éternelle et meilleure, * de l'éphémère te menant * vers la divine qui ne passe pas, * pour contempler dans la joie * ton Fils et ton Seigneur.
Tandis que s'élevaient * les portails célestes * et que les Anges te chantaient, * le Christ t'a reçue en Mère * comme trésor de la virginité, * toi que servent dans la joie les Chérubins * et que les Séraphins glorifient allégrement.
t. 4
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Quel étonnement de voir * le ciel vivant du Roi de tous * pénétrer au creux de la terre! * Que tes œuvres sont dignes d'admiration! * Gloire à ta puissance, Seigneur.
En ton passage vers Dieu, * divine Mère, les Anges dans le ciel * de leurs ailes saintes ont recouvert * 'avec joie et tremblement ton corps * où Dieu trouva sa place largement.
Si dans son immensité * le Fruit qui fit d'elle un ciel * au sépulcre a bien voulu descendre en mortel, * comment le tombeau refuserait * celle qui l'enfanta sans connaître d'homme?

Ode 5, t. 1
« De tes hauts faits je chanterai, ô Christ, * l'ineffable et divine beauté; * toi qui d'éternelle gloire * brilles comme le vivant reflet coéternel, * du sein d'une Vierge * pour ceux qui étaient dans l'ombre et les ténèbres * comme soleil tu t'es levé. »
Transportés sur la nuée, * ô Vierge, les Apôtres se sont réunis * des confins de l'univers * en Sion pour te servir, * Nuée légère d'où le Dieu très-haut * pour ceux qui étaient dans l'ombre et les ténèbres * comme soleil de justice a resplendi.
Plus que trompettes retentissant * fut le chant que dans l'Esprit * de leurs bouches inspirées * entonnèrent les divins prédicateurs: * Réjouis-toi, Source pure de l'incarnation * du prince de la vie, * le Dieu qui sauve l'univers.
t.4
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car depuis la terre passée * vers l'éternel logis * et la vie qui jamais n'aura de fin, * tu accordes le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Comme trompettes qu'en ce jour * sonne la voix des prédicateurs divins, * que de leur bouche les humains * fassent retentir l'acclamation, * qu'aux alentours en vibre l'air * resplendissant d'immense clarté * et que les Anges chantent la Dormition de la Vierge!
L'Instrument de choix se distingua * par des hymnes en ton honneur, * d'aspect comme en réalité * se montrant parfaitement inspiré, * consacré à Dieu totalement, * dans l'extase et l'admiration, * Mère de Dieu, Vierge toute-digne de nos chants.

Ode 6, t. 1
« Le monstre marin soufflant le feu * préfigure ta sépulture de trois jours * dont Jonas fut l'interprète: * car, sauvé de l'engloutissement, * sain et sauf il s'écria: * Je t'offrirai, Seigneur, sacrifice de louange. »
Au-dessus de la nature sont les dons * que t'alloue le divin Roi de l'univers; * comme vierge il t'a gardée en ton enfantement, * au sépulcre il conserva ton corps sans corruption * et, t'accordant ce privilège comme un Fils à sa Mère, * il te donna la gloire du passage vers Dieu.
Ton Fils, ô Vierge, dans le Saint des saints * t'a permis de résider en vérité * comme claire lampe de son feu immatériel, * encensoir doré où il reposa comme braise, * urne, table écrite de sa main, bâton ayant fleuri, * arche et sainte table pour le pain de vie.
t.4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
De toi la vie a pu germer * sans rompre les scellés de ta virginité: * comment ton corps, ce temple pur et vivifiant * a pu subir l'épreuve de la mort?
Etant le sanctuaire de la vie, * tu es parvenue à celle de l'éternité; * c'est par ta mort que tu es passée vers la vie, * toi qui as conçu la vie personnifiée.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Ikos
Sauveur, entoure mon cœur, pour que j'ose célébrer * ce rempart du monde, ta Mère immaculée; * puissent mes paroles avoir la force d'une tour * et mes pensées acquérir puissance et gravité; * de ceux qui les présentent avec foi * tu exauces les demandes en tout temps; * donne-moi donc une langue, des expressions, * des pensées dont je n'aie pas à rougir; * car tout don qui nous éclaire vient de toi, * illuminateur de nos âmes, Seigneur * qui demeuras dans le sein virginal.

Synaxaire
Le 15 Août, mémoire de la vénérable Dormition de notre Dame, la très-sainte Mère de Dieu et toujours-vierge Marie.
Qu'en la mort corporelle se soit endormie
la Porte du salut, cela n'étonne mie,
si toi le Créateur du monde t'y soumets.
Bien que morte le quinze, elle vit à jamais.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 1
« S'opposant à la colère et au feu, * l'amour divin changea les flammes en rosée; * quant à la colère du tyran, * il la tourna en dérision * par la lyre spirituelle formée des trois voix saintes que Dieu inspirait * pour répondre aux instruments de toutes sortes du milieu de la fournaise: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni. »
Moïse en sa colère avait brisé * les tables composées par Dieu * et rédigées par l'Esprit saint; * mais son Maître, ayant gardé sans faille celle qui l'avait conçu, * à présent l'a fait entrer dans les demeures des cieux; * partageant sa joie, chantons au Christ: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
Sur les cymbales purifiées de nos lèvres, * sur l'harmonieuse lyre de nos cœurs, * sur la sonore trompe des sublimes pensées, * en ce jour illustre et faste du transfert en Dieu * de la Vierge, pure, immaculée, * accompagnons au rythme de nos mains ce chant: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
Le peuple des fidèles s'est réuni, * car le tabernacle de la gloire de Dieu * est transféré depuis Sion vers la demeure des cieux, * là où résonnent le pur écho de la célébration festive, * la voix de l'ineffable jubilation * et les cris joyeux de ceux qui chantent pour le Christ: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne le louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Vénérant le souvenir * de la Vierge Mère de Dieu, * jeunes filles et jeunes gens, * princes et anciens, * rois et magistrats, chantez: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sur la trompette de l'Esprit * que résonnent les hauteurs des cieux, * que les montagnes crient de joie, * qu'exultent les Apôtres divins, * car voici qu'est amenée * la Reine vers son Fils * pour régner avec lui.
Le très-saint transfert auprès de toi * de ta divine Mère immaculée * a rassemblé les rangs célestes * des Puissances d'en-haut, * pour qu'ils s'unissent à la joie * de ceux qui te chantent ici-bas: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 1
« Flamme couvrant de rosée les justes * mais consumant les iniques, * tel fut ce que l'Ange de Dieu montra aux Jeunes Gens; * et de la Mère de Dieu il fit une source de vie * faisant jaillir l'immortalité sur ceux qui chantent: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles. »
Les Apôtres, réunis au grand complet * dans Sion, de ces paroles accompagnaient * l'arche divine de la sainteté: * Tabernacle du Dieu vivant, où t'en vas-tu? * Ne cesse pas de veiller sur les fidèles psalmodiant: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles.
Au moment de son départ la Vierge immaculée, * élevant ces mains qu'en toute liberté * elle avait portées sur Dieu pour l'embrasser, * disait comme une Mère à son Enfant: * Garde pour toujours mon héritage qui te crie: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles.
t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Vierge pure, ta mémoire est glorifiée * par les Puissances, les Principautés, * les Anges, les Archanges, les Vertus, * les Trônes, les Dominations, * les Chérubins, les redoutables Séraphins; * et nous, le genre humain, nous la chantons * et l'exaltons dans tous les siècles.
Mère de Dieu, celui qui, s'incarnant, * fit sa demeure dans ton sein immaculé * reçut ton esprit entre ses mains * et comme un Fils reconnaissant * lui donna de reposer en lui-même; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.
Merveilles qui dépassent notre esprit, * celles de la Toujours-vierge et Mère de Dieu! * Du tombeau qu'elle habita * elle fit un Paradis; * devant lui dans l'allégresse nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 1
Toutes les générations * te disent bienheureuse, * seule Mère de notre Dieu.
« La nature et ses lois * par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte: * tu restes vierge en ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce la vie; * toujours vierge après l'enfantement * et vivante encore après la mort, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu. »
Les Anges dans le ciel * étaient frappés d'étonnement, * voyant que dans Sion * leur propre Seigneur * tenait une âme dans ses mains; * car à la Femme qui très purement * l'avait mis au monde il s'adressa * filialement et déclara: * Viens partager la gloire de ton Fils et ton Dieu.
Les Apôtres réunis * entouraient ton corps * où Dieu avait trouvé logis; * avec crainte ils regardaient * et clairement ils s'écriaient: * Toi qui t'en es allée * vers les noces célestes de ton Fils, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu.
t. 4
Lorsqu'ils virent la Dormition * de la toute sainte et immaculée, * les Anges furent émerveillés, * admirant que la Vierge pût monter * de la terre jusqu'aux cieux.
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »
Venez, exultons de joie * en Sion, divine et fertile montagne du Dieu vivant, * réjouissons-nous en contemplant la Mère de Dieu; * car celle qui fut son tabernacle éminent * et tout à fait divin, * le Christ l'a transférée, * puisqu'elle est sa Mère, dans le Saint des saints.
Venez, fidèles, approchons-nous du tombeau * de la Mère de Dieu; * appliquons-y les lèvres de nos cœurs, * nos yeux, nos fronts avec ferveur, * pour y puiser les dons * fertiles en guérisons '* jaillissant de cette source qui jamais ne tarit.
Reçois de nous ce chant d'adieu, * Mère du Dieu vivant; * de ta divine grâce porteuse de clarté * comme d'une ombre couvre-nous; * donne au peuple ami du Christ * la victoire et la paix, * à nos âmes qui te chantent le pardon et le salut.

Exapostilaire, t. 3
Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit. (3 fois)

Laudes, t. 4
Enta glorieuse Dormition * se réjouissent les cieux, * d'allégresse exultent les armées angéliques; * toute la terre est dans la joie, * te chantant l'hymne des adieux, * Mère du Maître de l'univers, * très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l'ancestrale condamnation. (2 fois)
Des confins de l'univers * sur un signe divin * les Apôtres choisis accoururent pour t'ensevelir; * et te voyant portée de terre vers le ciel, * ils t'adressèrent dans la joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l'entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.
Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as franchi les frontières de la vie immortelle; * les Anges, les Principautés, les Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège, tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge Mère et divine Epouse.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs; * eux qui étaient dispersés dans l'univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l'ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi! * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes. Grande

Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Si le 15 Août tombe un dimanche:
A Vêpres: Premier cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères, dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire ... Maintenant: de la fête. Entrée. Prokimenon du jour et les 3 lectures de la fête. Litie de la fête. Apostiches du ton. Gloire ... Maintenant: de la fête. A l'artoclasie: tropaire de la fête, 3 fois. A Matines: tropaire du dimanche, 2 fois. Gloire ... Maintenant: de la fête. Cathismes du dimanche, avec les cathismes de la fête en guise de théotokia. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi du ton. Prokimenon et Evangile de la fête. Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Stichère de la fête. Canons du dimanche et de la fête. Catavasies de la fête. Après la 3e ode, kondakion du ton et hypakoï de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, Plus vénérable que les Chérubins. Exapostilaires du dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: de la fête. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection.
Vers la fin de la Liturgie, après la prière de l'ambon: Bénédiction des herbes fines, potagères et médicinales, des légumes et des fruits nouveaux.
Prions le Seigneur. Ch. Kyrie eleison.
Dieu éternel et tout-puissant, qui du néant par ta parole as créé le ciel, la terre, la mer, les choses visibles et invisibles; qui as donné l'ordre à la terre de produire les herbes et les arbres pour l'usage des hommes et du bétail, et à chaque plante de porter du fruit selon son espèce; et qui par ineffable bonté as voulu que l'herbe servît non seulement de nourriture aux animaux, mais aussi de médecine aux malades; nous te demandons de cœur et de lèvres de bénir en ta miséricorde ces herbes, ces plantes, ces légumes et ces fruits et, par la force divine qui leur vient de toi, de répandre la grâce de ta nouvelle bénédiction, afin qu'ils protègent les hommes et le bétail de tout mal et de toute infirmité.
Car tu es notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen.
Autre Prière:
Seigneur qui par ton serviteur Moïse as ordonné aux enfants d'Israël d'offrir aux prêtres les prémices des fruits nouveaux et de prendre les fruits du meilleur arbre pour se réjouir devant toi, leur Dieu, viens à notre appel et dans ta miséricorde répands l'abondance de ta bénédiction sur nous et sur les prémices des nouveaux grains, des baies, des herbes et des fruits qu'en action de grâce nous te présentons et qu'en ton nom, au cours de cette fête, nous bénissons; fais que pour les gens, le bétail, les animaux, ils soient une aide contre les maladies, les épidémies, les poisons, les drogues, les intoxications, les vertiges, les cauchemars, les hallucinations, les morsures des serpents et les autres bêtes venimeuses, partout où ils seront appliqués et absorbés; afin qu'avec les prémices de nos bonnes œuvres, par les prières de notre Dame toute-bénie, la Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, dont nous fêtons solennellement en ce jour la Dormition, là même où elle a été élevée nous soyons reçus nous aussi.
Par la miséricorde et l'amour pour les hommes de ton Fils unique, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Ch. Amen. Et le Prêtre encense les primeurs.
Là où se fait la bénédiction, on aura soin de placer sur une table, en une ou plusieurs corbeilles, ces différentes espèces végétales de manière telle que le prêtre, en les désignant successivement de la main, trace de son geste une croix (même disposition que pour le pain, le froment, le vin et l'huile sur le plateau de l'artoclasie).

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:00

16 AOÛT
Translation d'Edesse à Constantinople
de l’Image non-peinte-de-main-d’homme, c’est-à-dire
du saint Mandylion de notre Seigneur Jésus Christ;
et mémoire du saint martyr Diomède.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
De quels yeux, nous les mortels, * verrons-nous ton Image, Seigneur, * celle que les Anges ne peuvent * contempler sans trembler * dans la splendeur de sa divine clarté? * En ce jour, en effet, * quittant la terre des incroyants, * elle arrive par volonté divine * chez le peuple fidèle et dans la reine des cités; * de sa venue se réjouissent les rois * qui se prosternent devant elle, pleins de crainte et de foi.
Nous les terrestres, de quelles mains * toucherons-nous ton Image, Sauveur, * celle du Dieu sans péché, * de l'inaccessible Seigneur, * alors que nos fautes font de nous * des êtres impurs et souillés? * Les Chérubins se couvrent le visage en tremblant; * ta gloire, les Séraphins ne peuvent pas la regarder, * c'est dans la crainte que te sert la création. * Ô Christ, ne nous condamne pas si dans la foi, * bien qu'indignes, nous embrassons ta redoutable effigie.
De la fête du Seigneur * voici à nouveau le jour divin: * celui qui siège en les hauteurs * à travers son image sacrée * nous rend visite à présent * et celui qui demeure invisible aux Chérubins * se laisse voir en ses traits * que l'image reproduit, * puisque le Père de sa main * l'a formé ineffablement à sa ressemblance; * devant elle nous prosternant avec amour et foi, nous sommes sanctifiés.
t. 4
De guérir les douleurs, * d'éloigner les maladies, * de chasser les esprits mauvais avec l'aide de l'Esprit, * tu fus jugé digne, Bienheureux, * puisqu'en ta vaillance tu renversas * les cultes des païens par la fermeté de tes combats, * concitoyen des Anges, Martyr couronné, * compagnon des lutteurs victorieux.
Tu as mené le bon combat, * conduit ta course à bonne fin * et la foi, tu l'as gardée, Bienheureux, * tu es allé vers Dieu et de lui * tu as reçu en récompense * les miracles et la couronne inflétrissable des vainqueurs, * Martyr invincible qui intercèdes pour nous * en héritier du royaume d'en-haut.
Diomède sur la voie * de ton témoignage, Seigneur, * chérissant comme un trésor ta volonté * remit son âme entre tes mains, * trouvant, ô Christ, bienheureuse fin * lorsque sa tête fut coupée; * alors il conduisit de merveilleuse façon * vers la vérité les aveugles sans-Dieu qui purent voir dans la foi.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Venez, célébrons l'universelle Dormition * de la Mère immaculée de notre Dieu; * en ce jour les Anges fêtent son transfert auprès de lui * et nous invitent à l'allégresse, nous mortels, * pour lui chanter inlassablement: * Réjouis-toi qui de terre es transférée * pour habiter les demeures des cieux; * réjouis-toi, Nuée légère qui réunis * les Disciples en un seul chœur; * réjouis-toi, notre espérance et protection; * tous ensemble, nous chrétiens, * de nos voix incessantes nous te disons bienheureuse.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples s'est réuni * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir à Gethsémani, * divine Mère, ton corps porteur de Dieu.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Mystères surnaturels que les tiens! * Comme Mère de Dieu, en effet, * pure et divine Mère, c'est vers lui * qu'à présent tu t'en vas de brillante façon.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Echelle vers les cieux * est vraiment le tombeau * de la Vierge Mère de Dieu * pour y mener les fidèles qui toujours la glorifient.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Lorsque tu passas de terre * vers le Fils né de toi, * les Apôtres, portés sur les nuées, * vinrent ensevelir ton corps, ô Vierge.

Tropaire, t. 2
Devant ta sainte Icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu, * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix * pour sauver ta créature de la servitude de l'Ennemi; * aussi dans l'action de grâce nous te crions: * tu as rempli de joie l'univers, * ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Les armées des Anges, voyant ton trépas, * sainte Mère de Dieu, * pure, bénie, toute-digne de nos chants, * et suivant le dessein de ton Fils * ayant réuni les Disciples au grand complet, * dans l'allégresse portèrent ton corps au Paradis, * chantant le Christ qui pour les siècles est la source de vie.

Cathisme II, t. 4
Entre les mains de celui qui pour nous * a reçu de toi l'humanité * ayant remis ton âme comme à ton Dieu, ton Créateur, * c'est vers la vie éternelle que tu passas; * bienheureuse nous te disons dans notre foi, * seule Vierge pure, immaculée, * et tous ensemble à haute voix * te reconnaissant comme Mère de Dieu, * nous te prions d'intercéder * auprès du Christ vers lequel tu es passée, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.

Canon I de la fête, canon de l'Image (t. 6), œuvre du patriarche Germain, avec l'acrostiche: Je vénère, Sauveur, l'empreinte de ta face; et le canon du Saint (t. 4).

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Celui qui d'abord incorporel, * par bienveillance du Père, * n'a pas refusé * de se conformer à nous par la chair * nous a donné l'empreinte divine de ses traits.
Le Dieu par nature sans changement, * l'exacte description du Père, * prenant la chair des mortels, * nous laissa sur terre ses propres traits, * lorsqu'il remonta vers les cieux.
Ton héritage ébranlé * par la séduction de l'Ennemi, * ô Christ, tu l'as justifié * en le fondant sur ta sainte Passion * et sur l'empreinte de tes traits.
Ayant pris chair de façon merveilleuse * dans tes chastes entrailles, * celui qui donne à tout mortel d'exister, * ô Vierge toute-pure, s'est laissé voir * sans quitter ce que d'abord il était.
t.4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Toi qu'illumine la clarté * du triple Soleil, dissipe l'obscurité * de mon ignorance, Bienheureux, * afin que je puisse chanter * ta mémoire lumineuse et les exploits de ta vie.
Ayant fermé ton cœur aux passions, * tu fus un instrument de l'Esprit, * saint Martyr, et fis jaillir * l'océan des guérisons * qui submerge la menace de tout mal.
Désireux de la vie éternelle, * c'est le calice de la mort * que tu t'empressas de boire, illustre Martyr; * et comme le savait celui qui t'appelait, * tu gagnas l'immarcescible couronne des vainqueurs.
Cité vivante du grand Roi, * toi qui fis merveille, Toute-digne de nos chants, * par ton enfantement et ta divine Dormition, * garde saine et sauve ta cité, * la préservant de tout malheur.

Ode 3, t. 6
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Sauveur, tu as couvert * ta sainte Eglise * du vêtement des vertus; * et d'un roi tu portas * le cœur à rechercher * ton image pour le garder.
Voulant que le bien fût dérobé * pour être ensuite détruit par le temps, * effrontément le père de l'envie * le livra aux mains des impies, * mais son vain calcul * fut soumis à l'échec.
David autrefois, * dansant devant l'arche, * fut au comble de la joie; * et celui qui tenait le sceptre royal * s'est réjoui plus encore * devant l'Empreinte de Dieu.
Ton Fils, ô Vierge, désirant * couper à la racine * la désobéissance de nos premiers parents, * dans ton sein, Vierge pure, * tout entière assuma * notre condition humaine.
t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Pour délivrer de leurs souffrances les mortels * par l'œuvre ineffable et divine de ta main, * tu fus donné par Dieu * aux fidèles comme un excellent médecin, * comme chaleureux intercesseur de qui t'honore, Bienheureux.
La voie de ton témoignage, je veux la parcourir * et j'imiterai vaillamment * ta Passion volontaire: * c'est ainsi que le Martyr avant l'immolation * criait vers toi, notre unique Dieu.
L'illustre martyr Diomède, nous invitant * en ce jour à son banquet mystique, * nous présente ses exploits * comme un condiment immatériel: * venez, fidèles, jouissons de son festin.
Vierge comblée de grâce par Dieu, * sauve de tout malheur * le peuple qui t'est consacré * et garde dans la paix * et la concorde ton troupeau.

Cathisme, t. 1
Roi de tous qui ne possèdes ni sceptre ni soldats, * mais par ta parole produis des miracles nombreux, * sachant cela, le roi d'Edesse te pria, * toi l'Ami des hommes, de venir près de lui; * mais, voyant ton Image, il te cria: Mon Seigneur et mon Dieu!
t. 8
Saint Martyr, ayant reçu de Dieu la grâce des guérisons, * tu es devenu sous l'action de l'Esprit divin * le médecin de tous les malades, Bienheureux, * accordant le remède à tous ceux qui dans la foi * recourent à ta divine protection; * par miracle tu chasses également les démons * chaque jour, médecin qui suscites l'admiration; * victorieux martyr Diomède, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Toi qui sans semence as conçu notre Dieu * et sans corruption l'as enfanté, une fois incarné, * nouvellement tu revêtis l'incorruptible condition de l'Esprit; * car, étant la Mère de la Vie et la Reine de l'univers, * ô Vierge, tu es passée vers la vie immatérielle; * c'est pourquoi tu t'es montrée à juste titre en vérité, * divine Mère toute-pure, comme la nuée * d'où jaillissent pour nous les ondes de la vie. * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles se prosternant devant ta sainte Dormition.

Ode 4, t. 6
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Ton Image sacrée, * ayant laissé la cité * qui la tenait en son pouvoir, * Sauveur, s'est approchée * de la nôtre, et c'est ainsi * que le pieux monarque l'a reçue.
Douce est la lumière du soleil * qui brille à nos yeux, * mais plus douce est la vue * de ton image, ô Christ: * l'une éclaire nos sens, * l'autre illumine nos esprits.
La force abandonna * la droite de l'Ismaélite; * car le roi puissant * fit tomber jusqu'à terre * l'enceinte de ses murs * par la force de la Croix.
Intercède, nous t'en prions, * afin que ton peuple soit gardé, * Vierge pure, sain et sauf * lorsque l'assaillent les païens; * regarde en effet * ce qu'ils trament contre lui.
t. 4
« L'ineffable projet divin * de ta Virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Telle un fleuve, ayant au cœur * la parole du savoir divin, * Diomède en glorieux martyr * submergea les torrents de l'erreur * et engloutit la force des faux-dieux.
Comme soleil il a brillé * sur terre par l'éclat de ses vertus * et par ses miracles si nombreux * il éclaire l'ensemble des croyants, * Diomède, ce très-sage martyr.
Ayant trouvé la fin bienheureuse * et ayant reçu dans l'allégresse * l'ineffable gloire désirée depuis longtemps, * souviens-toi de qui t'honore, * bienheureux Martyr vainqueur au combat.
Merveilleux fut ton enfantement, * Vierge toute-pure et bénie, * de même aussi ta Dormition * que vénère ton troupeau: * du malheur le sauve ta fervente protection.

Ode 5, t. 6
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Ton accueil, ô Christ, fut préparé * d'avance dans la petite cité * que délivrent des maladies * l'arrivée de Thaddée, * la lettre écrite de ta main * et l'empreinte de ton visage divin.
Ô Christ, voici multipliés * les dons de ta grâce: * car ce qu'Edesse jadis * se glorifiait de conserver, * la nouvelle Rome à présent * se réjouit de l'accueillir.
Ô Vierge, mets fin * aux fréquentes attaques des ennemis; * brise leurs complots, * viens au secours de ton héritage; * tu vois en effet * que nous ployons sous le malheur.
t. 4
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, Ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Sans avoir versé ton sang * tu fus un admirable Témoin * et sans avoir subi * les coups et les douleurs * tu as reçu couronne de vainqueur, * noble Diomède, renversant * les ennemis par tes exploits.
La lumière qui ne s'éteindra jamais * s'est levée sur ton âme juste; * en compagne l'a suivie * l'allégresse qui te fut donnée * en vertu de ton cœur droit * si parfaitement soumis * aux préceptes du Seigneur.
Tes bourreaux furent privés * de la lumière de leur corps * pour avoir coupé * ta tête après ta mort, * mais s'approchant du Christ, * bienheureux Diomède, ils ont ouvert * les yeux de leur âme à la clarté de la foi.
La reine des cités, * royale Souveraine, possédant * en toi sa tour et son rempart, * repousse le féroce élan des ennemis; * de toute épreuve délivrée, * puisse-t-elle accroître sa vigueur, * divine Mère immaculée!

Ode 6, t. 6
« Enfermé dans les entrailles du monstre marin, * Jonas n'y fut point retenu, car il portait l'image de ta Passion; * préfigurant ton séjour dans le tombeau, * il en sortit comme d'une chambre nuptiale, en disant aux soldats: * C'est en vain que la garde veille encor * celui qui nous accorde la grâce du salut. »
Sauveur, par ta beauté, * tu surpassas tous les fils des mortels; * bien que n'ayant ni forme ni beauté au moment de ta Passion, * tu éclairas le monde en vérité, * témoin l'aspect de ton corps dont l'image imprimée * sur le voile nous est donnée comme un riche trésor.
Privé de sa vigueur, le peuple des Agaréniens, * comme une arche rendue au nouvel Israël par les païens, * vient de restituer l'empreinte de ton visage, ô Christ, * et la gloire dont il s'était emparé; * il n'est pas permis en effet * de jeter aux chiens les trésors de sainteté.
J'ai échappé à la force de ta main, * Sauveur, mais éloignant de moi tes coups * grâce aux prières de l'Inépousée * qui t'enfanta, ô Verbe, ne permets pas * que je fasse naufrage, seul Rédempteur, * et me laisse engloutir par la tempête du péché.
t.4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Sous les flots de tes exploits * tu as englouti l'ennemi incorporel, * et sous le jet de tes miracles tu purifies * toute souillure des passions, admirable Martyr.
Poussé par les divins zéphyrs, * dirigé par le gouvernail céleste, * tu es allé droit sur le calme port * et tu intercèdes pour nous, illustre Martyr.
Les croyants sont purifiés de leurs passions, * Bienheureux, par tes illustres soins * et les phalanges des démons sont repoussées, * Martyr admirable, par tes divines consultations.
En toi, ô Vierge, nous nous glorifions, * en toi nous sommes délivrés du mal; * te faisant confiance, nous ne craignons pas * les assauts de l'ennemi, nous qui te célébrons.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Synaxaire
Le 16 Août, mémoire du saint martyr Diomède.
Diomède combattit en sa vie et sa mort:
vivant, par cette foi qui le mène à bon port, et mort,
lorsque, le seize, eut la tête coupée
son cadavre soumis au tranchant de l'épée.
Ce même jour, mémoire de la translation d'Edesse à Constantinople: de l'Image non-faite-de-main-d'homme de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.
Vivant, sur le suaire imprima son visage
celui qui dans la mort fut couvert d'un linceul.
L'argile façonnée transporte ton image
non faite de main d'homme, Auteur du prime aïeul.
Ce même jour, nous faisons mémoire de l'effroyable danger de tremblement de terre que nous avons couru ces temps-ci et dont nous a sauvés contre toute espérance l'ami des hommes, notre Dieu.
A lui la gloire et la majesté dans tous les siècles. Amen.

Ode 7, t. 6
« Jadis dans la fournaise de Babylone les Jeunes Gens * ne craignaient point le feu où ils furent jetés, * mais ils marchaient dans les flammes, tout couverts de rosée, * et ils chantaient: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Lors de ton passage sur terre, Verbe de Dieu, * tu chassais par ta parole toute maladie; * mais, remonté vers le trône du Père, tu guéris * par l'empreinte de ta face nos passions et nos douleurs.
Celui qui a créé l'univers par sa parole * et prit une forme étrangère à sa nature * nous a laissé le détail de ses traits; * recevant son image, nous exultons de joie.
De toute son âme ayant cherché, * Seigneur, l'empreinte de ton aspect, * le roi fidèle trouva ce qu'il cherchait * dans l'accomplissement de son désir le plus saint.
Par ton enfantement le genre humain * fut délivré de l'antique condamnation; * seule t'ayant trouvée plus vaste que les cieux, * Dieu fit sa demeure, Toute-pure, dans ton sein.
t.4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos, Pères, béni sois-tu. »
Ta tête retranchée, glorieux Martyr, * éblouit de sa clarté les insensés; * la voyant comme vivante, le tyran * fut couvert de confusion; * mais son esprit éteint * ne parvint pas à chanter: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Bienheureux, tu as quitté * la tunique difforme de la mortalité * et dans la grâce as revêtu * le splendide vêtement * de l'immortalité, * dans l'allégresse chantant * à ton Seigneur: Notre Dieu, tu es béni.
Par le feu de ta constante fermeté * tu as réduit en cendres * les broussailles de l'erreur * et tel un astre tu parus, * rayonnant de guérisons * pour ceux qui chantent: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Reine du monde qui as enfanté * le Christ notre Roi, * sauve de l'attaque des païens, * des tremblements de terre et du malheur * ta royale cité, * Vierge toute-sainte, psalmodiant: * Béni soit le Fruit de ton sein!

Ode 8, t.6
« Pour obéir à la loi de leurs Pères, les nobles Jeunes Gens * affrontèrent la mort et du roi de Babylone méprisèrent l'ordre insensé; * tous ensemble, dans le feu qui ne pouvait les consumer, * ils chantaient dignement la louange du Tout-puissant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Dans l'espérance d'abriter ta face, Seigneur, * le noble peuple de ta cité * partit à ta rencontre en merveilleux arroi, * précédé du chœur des Pontifes sacrés; * porté sur leurs épaules vers ton héritage, Dieu d'amour, * dans le temple de ta Mère tu allas reposer.
La bouche des enfants, des tout petits, te célébrait * lorsque tu marchais vers la cité qui tue les prophètes, * mais l'assemblée des malfaisants, irritée contre toi, * arma la main des meurtriers; * maintenant c'est l'entière cité qui te voyant, Créateur, * se réjouit d'accueillir l'impression de ton aspect.
L'Ange du grand Conseil paternel, ayant choisi de s'incarner, * Toute-pure, fut mené à terme dans ton sein; * comme sa Mère ici-bas il t'inscrivit * et renouvela la nature humaine corrompue; * tous ensemble comme Dieu créateur * nous le bénissons et l'exaltons dans tous les siècles.
t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Sur les chemins du témoignage, saint Martyr, * tu as dirigé tes pas * et maintenant tu te promènes allégrement * sur la terre des vivants, * dans les délices du Paradis; * tous ensemble nous te vénérons, * célébrant le Christ dans les siècles.
La couronne d'immortalité * fut tressée pour toi qui vaillamment * as combattu, puis triomphé * du Serpent, l'auteur du mal; * et l'assemblée des saints Martyrs t'a reçu, * chantant: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Revêtu de la puissance de Dieu, * tu rayonnes de miracles éclatants, * Martyr, et tu mets fin aux maladies, * tu délivres des infirmités, * tu chasses les esprits du mal en proclamant: * Toutes ses œuvres, chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Ebranlés par les assauts de nos péchés, * ô Vierge, nous nous réfugions * sous ton inébranlable protection; * affermis tes serviteurs, * leur donnant force contre les passions; * de la famine, du séisme, des invasions * sauve le peuple qui t'est consacré.

Ode 9, t. 6
« A l'immortelle et sainte table * que le Maître a préparée dans la chambre haute, * venez, fidèles, prenons part * en élevant nos cœurs, * car le Verbe est présent là-haut: * nous l'avons appris du Verbe lui-même, dont nous chantons la gloire. »
Contre toi s'enflamma un peuple insensé * qui en échange de tes bienfaits * eut l'audace de te mettre à mort; * mais nous qui nous tenions au loin, * grâce à tes souffrances, Sauveur, * nous sommes devenus tes fils par adoption.
Contre les ennemis accorde ton secours, * Seigneur, aux fidèles chrétiens * qui possèdent l'image de ta chair *, comme un invincible soutien, * afin qu'ils puissent contempler * à travers elle leur salut.
A ceux de la terre est apparu * le Verbe porteur de notre chair * en deux natures né de toi * et par le don de sa divinité * uni à notre nature sans confusion * en une seule personne que nous glorifions.
t.4
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel * célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
En récompense de tes peines tu as trouvé * les délices préparées pour toi là-haut; * en ce séjour, paré de la splendeur des martyrs, * tu jouis de la beauté du Créateur * et près de lui tu intercèdes pour que soient donnés * à qui t'honore le pardon, la délivrance de tout mal.
Colonne des vertus, soutien de la foi, * immobile tour, inébranlable pilier, * tel es-tu, Diomède, pour l'Eglise du Christ * aussi bien qu'un fleuve répandant * gratuitement des flots de guérisons * pour qui célèbre ta mémoire de tout cœur.
Tu as quitté la terre en dissipant * l'obscure idolâtrie des sans-Dieu * et c'est vers la clarté sans soir * d'une lumineuse vie dont tu avais déjà les reflets * que tu es passé pour resplendir en l'au-delà, * rempli d'une joie éternelle.
Ville inébranlable où notre Dieu * a fixé lui-même son logis, * sauve ton peuple, Vierge immaculée, * des tremblements de terre, de la destruction, * des invasions, du feu, du glaive et de tout mal * par ta fervente médiation auprès de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Divinement tu as empourpré * l'Eglise du Christ sous les flots de ton sang; * tu as éteint l'erreur funeste des faux-dieux, * illustre Diomède, martyr bienheureux; * et sans cesse tu intercèdes à présent * pour nous tous en présence du Seigneur.
Les Apôtres, portés sur les nuées, * tous ensemble se sont réunis * pour ensevelir dignement la Mère du Seigneur, * le Sauveur lui-même étant présent * et tous ses Anges par myriades l'escortant.

Apostiches, t. 2
En cortège accompagnant * ton corps porteur de Dieu, * les Disciples divins * dans leurs hymnes chantaient: * Notre Dame, où vas-tu maintenant?
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Venez, formons un chœur, * nous les mortels, pour chanter * une hymne d'adieu * en l'honneur du transfert * de sa Mère vers Dieu.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Ô Vierge, fut bénie * la terre qui t'ensevelit * lorsque par loi de nature tu mourus, * et l'air fut sanctifié * lorsque tu montas de merveilleuse façon.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Puisqu'aux Disciples il fut donné * de voir le Verbe et le servir, * de même il convenait qu'ils eussent la vision * de l'ultime mystère concernant sa Mère, sa Dormition selon la chair; * afin que de la terre vers le ciel * ils n'aient pas vu seulement la montée du Sauveur, * mais soient également les témoins * du passage vers Dieu de la Mère qui l'enfanta; * aussi, par divine puissance transportés de tous lieux, * ils atteignirent Sion * pour escorter la Vierge surpassant les Chérubins, * qui se hâtait dans sa marche vers le ciel; * avec eux nous nous prosternons aussi * devant celle qui intercède pour nos âmes.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:03

17 AOÛT
Mémoire du saint martyr Myron.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
De quelles lèvres, sans apprêt, * dirons-nous bienheureuse la Mère de Dieu? * Elle est plus vénérable que l'entière création, * plus sainte que les Chérubins et tous les Anges du ciel, * c'est le trône inébranlable du Roi, * la maison où demeura le Très-Haut, * le salut du monde, le sanctuaire de Dieu, * celle qui accorde aux croyants, * au jour où nous fêtons son divin souvenir, * en abondance la grâce du salut.
Quelles hymnes spirituelles t'adresser, * Vierge toute-sainte, à présent? * Par ton immortelle Dormition * tu sanctifias tout l'univers * et tu es passée vers le ciel * pour contempler la beauté du Tout-puissant * et telle une Mère te réjouir avec lui, * tandis que t'escortaient * l'armée des Anges et les âmes des Justes, Vierge immaculée; * avec eux demande pour nous la paix et la grâce du salut.
Quelles hymnes t'adressèrent en tremblant * tous les Apôtres du Verbe en ce jour * faisant cercle autour de ton lit funèbre, Vierge immaculée? * Frappés de stupeur, ils s'écriaient: * Voici qu'est enlevé le palais du grand Roi * et se lève l'arche de sa sainteté; * portes, ajustez vos frontons, * pour qu'en la plénitude de la joie * puisse entrer la Porte de Dieu * qui sans cesse appelle sur le monde la grâce du salut.

Quand la fournaise des cultes impies * dévorait la terre entière, Bienheureux, * alors, enflammé par la ferveur de l'Esprit, * tu prêchas le Verbe incarné * de la divine Servante par amour; * pour cela tu supportas les terribles châtiments * de la flamme et des tourments, * fortifié par la puissance de l'Esprit.
Quand l'adversaire au nom maudit * s'efforça de dépouiller ton âme en te flattant, * alors dans la splendeur de ton courage, Myron, * tu résistas fermement * et supportas les peines te menant, * Martyr très-digne d'admiration, * vers les joies sans peine du royaume des cieux * et la jouissance de la félicité éternelle.
Quand l'ennemi, sans pitié * te lacérant de coups de fouet, * frappa ton vénérable corps jusqu'à l'épuisement, * saint Myron, tu levas les yeux vers le Christ, * ce maître des combats qui * tendait sa divine et puissante main vers toi; * alors, menant ta course à bonne fin, * tu obtins la suprême récompense, très-noble Martyr.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Celle qui est plus haute que les cieux, * plus glorieuse que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * celle dont l'éminente pureté * fit l'habitacle de la divinité éternelle, * entre les mains de son Fils * remet son âme toute-sainte en ce jour, * tandis qu'avec elle l'univers * est au comble de la joie * et que nous est donnée la grâce du salut.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples s'est réuni * depuis les confins de l'univers * avec les Anges pour ensevelir, * divine Mère, ton corps porteur de Dieu.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Venez, tous les mortels, * avec les Anges en ce jour * formons un brillant chœur * pour la Dormition de la Mère de Dieu.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Inaccessible fut ton corps * à la poussière du tombeau: * bien qu'il y fût déposé * pour suivre la nature et sa loi, * incorruptible il demeura toutefois.
Gloire au Père ... Maintenant ...
L'Epouse immaculée, * la Mère de celui en qui le Père s'est complu, * celle que Dieu avait prédestinée * à devenir l'habitation * de ses natures unies sans confusion, * en ce jour remet son âme pure au divin Créateur; * les Anges l'accueillent divinement * et vers la vie est transférée * celle qui est vraiment la Mère de la Vie, * le chandelier de l'inaccessible Clarté, * l'espérance de nos âmes et le salut des croyants.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.



MATINES

Cathisme I, t. 3
De ce monde corruptible transférée * vers le Paradis céleste, * ton âme toute-pure, ce tabernacle spirituel, * Vierge sainte, exulte de joie, * tandis que le Seigneur a fait justice des impies * qui tentèrent d'outrager tes restes mortels; * aussi en compagnie des saints Apôtres nous chantons: * Réjouis-toi, ô Pleine de grâce.

Cathisme II, t. 4
Entre les mains de celui qui pour nous * a reçu de toi l'humanité * ayant remis ton âme comme à ton Dieu, ton Créateur, * c'est vers la vie éternelle que tu passas; * bienheureuse nous te disons dans notre foi, * seule Vierge pure, immaculée, * et tous ensemble à haute voix * te reconnaissant comme Mère de Dieu, * nous te prions d'intercéder * auprès du Christ vers lequel tu es passée, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.

Canon II de la fête; puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je veux chanter, Myron, ta grâce au goût de myrrhe. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
En mémoire du victorieux Martyr, * dans l'exultation * chantons tous louange à Dieu * qui lui a donné la force * de détruire le pouvoir de l'Ennemi.
Toi-même comme un don précieux, * comme une offrande d'agréable odeur, * en sacrifice, saint Martyr, * tu t'es offert au Bienfaiteur, * luttant selon les règles et triomphant.
Comme un temple spirituel * du Soleil qui de la Vierge s'est levé, * Martyr illustre, tu chassas * le funeste loup qui s'élançait * pour semer le trouble au milieu de ton troupeau.
Toi seule, Vierge immaculée, * sans connaître d'homme tu as enfanté * le Dieu qui, a voulu nous ressembler * et que les victorieux Martyrs, * détruisant toute erreur, ont confessé.

Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis; * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Elevant tout le désir de ton cœur * vers le Seigneur qui sur la croix fut élevé, * toi-même, fixé au bois, saint Martyr, * tu te laissas déchirer en lui chantant: * Nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Au cœur du tyran tu as planté * tes paroles comme flèches aiguisées, * illustre et vaillant soldat du Christ, * ce Roi que tu chantais en lui disant: * Nul n'est juste comme toi, Seigneur.
Te levant comme soleil au clair matin, * tu dissipas l'obscurité de l'ignorance * et tu éclairas ceux qui chantent chaque jour, * victorieux Martyr: Ô Christ, tu es mon Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.
L'entière création souffrante loin de Dieu, * de manière étonnante, ô Vierge, tu l'as guérie * en mettant au monde l'unique Médecin; * dans l'action de grâces pour cela nous te chantons: * Nul n'est sans tache, notre Dame, comme toi.

Kondakion de la fête, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Cathisme, t. 4
Venez, fidèles, couronnons * du parfum de nos hymnes et de nos chants * Myron, l'illustre martyr * qui nous donne la vigueur * pour supporter toute sorte de malheur.
Célébrant la fête sacrée, * Vierge sainte, de ton passage vers Dieu, * dans la foi nous te chantons, * divine Mère toute-digne de nos chants; * ne méprise pas qui te chante de tout cœur.

Ode 4
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car jusqu'à moi tu es venu, * vers la brebis perdue que tu cherchais, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »
Saint Martyr, en confessant le Dieu, * le Sauveur et Seigneur * qui s'est levé de la Vierge, * au milieu du stade tu as abaissé * par ta fermeté l'audace du tyran * et détruit le culte des multiples faux dieux.
Inflexible sous les blessures et sous les coups, * tu stupéfias les Anges, généreux Martyr, * qui furent les témoins * de la patience avec laquelle tu défis * les ennemis invisibles * et te montras victorieux.
Imprégné par la divine rosée, * tu es entré vaillamment * dans la fournaise de feu, * montrant qu'avec les Anges, bienheureux Myron, * dans le feu tu exultais de joie * sans en être brûlé.
Vierge pure, ton enfantement * par son terrible et grand mystère stupéfait * l'entendement de tous, * car Dieu a bien voulu * prendre chair en toi dans sa bonté * pour le salut du monde et sa restauration.

Ode 3
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Ta mémoire porteuse de clarté, * étendue au monde entier * par la puissance de l'Esprit, * illumine dans la foi ceux qui l'honorent * par l'exaltation de tes hauts-faits.
Avec ardeur tu souffris d'amers tourments, * généreux Martyr, comme un incorporel; * et tu supportas d'être écorché, * comme si ce fût un autre qui souffrait, * grâce à l'invisible force qui te soutenait.
Tes efforts, Martyr, ont distillé * la myrrhe aux doux parfum * chassant les miasmes de l'erreur, * embaumant la sainte Eglise du Christ, * dont les fidèles te proclament avec amour bienheureux.
Implore, Vierge toute-sainte et bénie, * celui qui s'incarna pour nous * par la parole ineffable dans ton sein, * pour que de tout ennemi visible et invisible * nous soyons sauvés qui te disons très-pure Mère de Dieu.

Ode 6
« Jonas dans le poisson criait vers le Seigneur: * Je t'en prie, retire-moi des antres de l'Hadès, * Rédempteur, pour que je t'offre un sacrifice * dans les chants de laude et en esprit de vérité. »
Soldat au grand courage, sous les flots sacrés * de ton sang, tu engloutis les phalanges des démons * et, portant couronne, tu montas vers Dieu * dans la perfection de ta victoire, Bienheureux.
Voyant ton visage illuminé d'éclat divin, * saint Martyr, les tyrans furent frappés d'étonnement; * mais, ignorant Dieu, ils eurent en partage les ténèbres, * dans la peine éternelle où ils furent envoyés.
Ecorché sur l'ordre du cruel tyran, * tu surpassas la nature en supportant l'affreux tourment, * manifestant ainsi pour notre admiration, * Bienheureux, le pur désir qui t'élevait vers Dieu.
Ô Vierge, les lois de la nature sont renouvelées en toi, * puisque, les dépassant, tu as conçu l'Emmanuel, * par nature insaisissable Dieu, * que tu mis au monde pour la seconde naissance des croyants.

Kondakion, t. 2
Dès l'enfance ayant montré ton amour pour le Christ * et gardé ses divins commandements, * tu es monté vers lui de tout cœur, * saint Myron, pour trouver en lui le repos; * avec les Anges le glorifiant dans le ciel, * pour tout homme tu implores la divine rémission.

Ikos
Celui qui dès le sein fut sanctifié, * chantons-le tous comme agréable et vraie myrrhe du Christ; * aux fidèles qui s'en approchent avec ferveur * il accorde vraiment la guérison de tout mal; * car, brûlant de l'amour du Créateur, * il compatit aux souffrances des affligés, * en martyr bienheureux les délivrant du malheur * et de sa myrrhe embaumant tous les cœurs * par la grâce qui lui vient de l'Esprit; * et pour tout homme il implore la divine rémission.

Synaxaire
Le 17 Août, mémoire du saint martyr Myron.
Que m'importe à présent que la tête on m'enlève,
si la sainte couronne doit orner mon front?
déclarait fièrement le courageux Myron.
Le dix-sept il mourut sous le tranchant du glaive.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Allumé par la flamme de l'amour divin, * ton esprit exultait d'allégresse, sage Martyr * au milieu de la fournaise jubilant * comme autrefois les Jeunes Gens * avec qui tu t'écriais dans la foi: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Voyant au milieu de la fournaise près de toi * l'ineffable aspect * des Anges éblouissants, * ceux qui regardaient, saisis d'étonnement * pour le Seigneur se mirent à chanter: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Partageant dans la pureté de ton esprit * la spirituelle compagnie des Anges, tu louais, * au milieu de la fournaise réjoui, * le Seigneur qui retenait la flamme en sa bonté * et te sauvait, toi qui sans cesse lui chantais: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Divin domaine et charmant palais, * trône où Dieu lui-même s'est assis pour préparer * à tout homme un siège dans les cieux, * telle, Vierge pure, tu es apparue * et c'est pourquoi nous te chantons: * Bénie sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Le juge insensé qui te voyait, * généreux Martyr invincible en ton combat, * souffrir d'être écorché jusqu'aux os * eut recours aux ongles de fer * pour te déchirer en t'infligeant * par surcroît d'irrémédiables plaies.
Du ciel, et tout le peuple l'entendit, * te fut adressée la parole de Dieu * t’appelant à l’ineffable joie * du repos en l’au-delà, * glorieux Martyr, et t'invitant * à t'unir au chœur des Anges dans le ciel.
Comme Daniel, tu étais debout * au milieu de fauves respectant * ta bienheureuse Passion * et la sublimité, * bienheureux Martyr, de tes combats, * attentifs à ta vivante voix.
Transpercé par les traits de l'Ennemi, * en mon âme me voici tout vulnéré * et je souffre d'incurables maux; * Toute-pure qui as enfanté * ineffablement le Christ Sauveur, * guéris-moi et sauve-moi, espérance des sans-espoir.

Ode 9
« Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Pour être digne de voir en l'au-delà * la future gloire et l'ineffable splendeur * du Christ arbitre des combats * tu inclinas la tête, généreux Martyr, * et par le glaive te la fis couper; * d'allégresse alors tu as rempli * les divines phalanges des Martyrs.
Tel une myrrhe d'agréable odeur * embaumant les cœurs * des fidèles, saint Myron, * sur ceux qui t'aiment est arrivé * ton admirable souvenir; * en cette fête comble-nous * par tes prières du parfum de notre Dieu.
De ton berceau et de tes luttes l'Achaïe, * généreux Athlète du Seigneur, se glorifie; * plus encore se réjouit Cyzique * de ce corps, témoin de tes exploits, * qu'elle garde comme un vrai trésor, * comme source d'où jaillit la guérison * et comme un remède libérant des maladies.
La cité où demeurent tous les Saints, * la céleste Sion, * spirituelle métropole des élus, * l'assemblée sainte, comme il est écrit, * des premiers-nés possède pour toujours, * fleur des martyrs, en toi celui * qui intercède pour nous.
Nous tous, ô Vierge, t'adressons * comme au palais, au trône du Seigneur, * l'angélique salutation: * Réjouis-toi par qui nous sommes devenus * dignes du royaume des cieux, * nous qui jadis en fûmes éloignés, * perdant ainsi la beauté originelle.

Exapostilaire (t. 3)
L'Eglise te possède comme une rose au doux parfum, * Myron, saint martyr aux multiples exploits; * tu t'es montré, Bienheureux, comme la bonne odeur du Christ * pour lequel tu combattis avec joie, * duquel aussi tu as reçu la gloire du ciel; * sans cesse auprès de lui souviens-toi de qui t'honore avec amour.
Au roulement du tonnerre, sur les nuées: * le Sauveur envoie ses Apôtres ensevelir * avec tendresse la Mère qui l'enfanta; * et lui-même il descend avec ses Anges l'escortant.

Apostiches, t. 2
Ô Vierge, le royaume d'en-haut, * la gloire des élus, te reçoit, * toi l'Epouse de Dieu, * lorsque tu prends ton départ vers ton Fils.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Le chœur des Disciples est réuni * pour ensevelir la Mère de Dieu: * des confins de la terre ils sont venus * sur un signe du Seigneur tout-puissant.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
La Mère du Créateur * entre les mains de son Seigneur * remet son âme à présent: * gloire dans le ciel, et sur terre quelle joie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Divine Mère, Jésus, ton Fils et notre Dieu, * confirmant ses deux natures en notre foi, * meurt en homme et ressuscite comme Dieu. * A la loi de nature il a voulu * que tu te soumettes aussi par ta mort, * pour que l'œuvre du salut ne semble pas imaginaire aux incroyants. * De terre tu es passée vers la contrée du ciel, * toi la fiancée céleste, * t'éloignant de ce temple que fut ton corps. * L'air se trouva sanctifié par ta montée, * comme en ton enfantement la terre avait reçu la clarté; * les Apôtres t'accompagnent, le chœur des Anges te reçoit. * Au moment d'ensevelir ton corps très-pur * et de chanter une hymne près du tombeau * ils élevaient leurs regards et, pleins de crainte, disaient: * Voici qu'elle est changée, la droite du Très-Haut, * car il se trouve en ton milieu * et désormais tu ne peux chanceler! * Vierge toute-digne de nos chants, * sans cesse veille sur nous; * car nous sommes ton peuple, les brebis de ton bercail, * c'est ton nom que nous avons invoqué, * demandant par toi la grâce et le salut.

La fin de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:06

18 AOÛT
Mémoire des saints martyrs Flore et Laure.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ce n'est pas un char de feu * qui t'enleva de terre * comme le juste prophète Elie, * mais le Soleil de justice, de ses mains * prenant ton âme sainte et immaculée, * lui donna le repos en lui-même; * et t'ayant fait passer vers lui de merveilleuse façon, * il te combla d'honneur dans une joie qui dépasse notre esprit.
Amis de la fête, venez, * en ce jour fêtons brillamment * le trépas de la sainte Mère de Dieu; * car elle a remis dans la joie * son âme sainte et immaculée * entre les mains de celui * qui à l'origine s'est levé * du Père éternel puis, ces derniers temps, * est issu de son sein, * Jésus notre Dieu; * et désormais elle intercède pour notre salut.
Merveille qui suscite l'effroi! * Celle qui porta dans son sein * le Roi que nul espace ne contient, * voici qu'on la dépose au tombeau: * avec les Apôtres les chœurs des Anges, pleins de respect, * ensevelissent son corps porteur de Dieu; * et vers les cieux le fait monter * son Fils Jésus, le Sauveur de nos âmes.

Pierres parfaitement taillées * par leur témoignage de martyrs * et polies par les peines, les tourments, * les Saints eux-mêmes se sont édifiés * en un temple pour le Seigneur, * lorsqu'ils renversèrent les autels * et les temples des faux-dieux; * en conséquence proclamons-les * à juste titre bienheureux * comme habitants du Paradis, * comme parures du temple des cieux.
Puisez la grâce, l'illumination, * la miséricorde et la joie * au contact des reliques sacrées * de Flore et Laure, ces martyrs * d'où jaillissent en abondance les guérisons; * et, les disant bienheureux * comme serviteurs du Seigneur, * chantons avec ardeur: Gloire à toi, notre Dieu.
Enfermés dans un puits * et couverts de terre * sur l'ordre d'un juge cruel, * par divine instigation * et sur révélation de l'Esprit très-saint * vous nous êtes apparus comme deux astres rayonnants * de prodigieux miracles, de guérisons, * frères martyrs et compagnons des Anges dans le ciel.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Venez, tous les peuples, chantons * la Vierge pure et toute sainte * de qui le Verbe du Père est issu * ineffablement incarné; * disons-lui, élevant la voix: * Entre les femmes tu es bénie, * heureux le sein qui a porté le Christ! * Toi qui as remis ton âme entre ses mains, * intercède, Immaculée, * pour que nos âmes soient sauvées.

Apostiches, t. 2
Portes des cieux, ouvrez-vous: * voici qu'en effet * survient par son trépas * la Vierge toute-pure, la Mère du Très-Haut.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
De merveilleuse façon * le chœur des Disciples se réunit * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir ton corps immaculé.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Puissances des cieux, * chantez une hymne au Seigneur * avec les Disciples du Verbe réunis * depuis les confins de l'univers * autour de la sainte Mère de Dieu.
Gloire au Père … Maintenant, t. 4
Avec David en ce jour * chantons un cantique pour le Christ notre Dieu: * A sa suite, dit-il, des vierges sont amenées vers le Roi, * ses compagnes lui sont présentées * dans l'allégresse et les chants de joie. * Car la descendante de David * grâce à qui nous fûmes déifiés * remet son âme entre les mains du Maître, son propre Fils, * d'ineffable et glorieuse façon; * et comme Mère de Dieu * la chantant, nous disons, élevant la voix: * Sauve-nous qui reconnaissons ta divine maternité, * de tout danger qui nous menace délivre nos âmes.

Tropaire, t. 4
Nous les fidèles, nous chantons * votre louange, frères saints et resplendissants de beauté, * Flore bienheureux et Laure très-digne d'honneur, * qui devant tous avez confessé la divine Trinité; * vous qui avez lutté jusqu'au sang pour elle * et reçu la brillante couronne sur vos fronts, * priez le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.


MATINES

Cathisme I, t. 4
En ta mémoire glorieuse l'univers * sous l'ornement de grâces brodé par l'Esprit, * s'écrie dans l'allégresse: * Vierge sainte, réjouis-toi, * car tu es la fierté des chrétiens.

Cathisme II, t. 4
Sur l'ordre du Créateur né de toi, * sur la nuée tu rassemblas les Apôtres près de toi * pour assister à ton passage vers lui; * et, te célébrant avec gloire et grande joie, * ils ensevelirent ton corps très-pur, bienheureuse Mère du Christ nôtre Dieu.

Canon 1 de la fête puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Je célèbre le charme des deux Martyrs. Joseph.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Vous qu'enveloppe la splendeur * lumineuse et rayonnante de l'Esprit, * en mon âme dissipez * l’obscurité ténébreuse, * afin que je chante dans la joie, * généreux Martyrs du Christ, * votre mémoire sacrée, * votre souvenir qui nous porte la clarté. Sur la pierre de la foi * vous étant vous-mêmes édifiés * grâce aux divines vertus, * vous êtes apparus * dans le charme et la beauté * comme une demeure, Bienheureux, * où le Père s'est fixé * avec le Fils et le saint Esprit.
Ayant coupé les épines de l'erreur à la racine, * les Martyrs au grand renom, * comme soc utilisant * la parole de la divine foi, * ont labouré les cœurs laissés en friche par l'erreur * et leur ont fait porter du fruit * sur la foi sans faille qu'ils avaient plantée.
De ton sein virginal, * racine que nul n'irrigua, * Toute-pure, tu as fait pousser * le Jardinier de l'univers * qui s'est fait homme et souffrit sa Passion; * c'est pour lui que les divins Martyrs * avec amour et foi ont lutté, * ô Vierge toute-digne de nos chants.

Ode 3
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Accomplissant le précepte divin, * en abondance, illustres Martyrs, * vous avez donné du pain aux pauvres * et les avez conduits vers la foi, * leur procurant de la sorte le salut.
La double source de clarté * rayonnant des Martyrs a chassé * sous l'éclat de leurs miracles l'obscurité, * l'erreur des multiples faux-dieux, * et conduit les égarés vers la lumière de la foi.
Par vos divins conseils et votre foi * vous avez guidé un peuple vagissant * vers la route du savoir divin * et renversé les autels des démons * par vos prières, Martyrs bienheureux.
Ô Vierge inépousée * de qui le Verbe qui surpasse * tout pouvoir s'est levé pour nous, * veuille sauver de tout malheur, * Pleine de grâce, toute ville et contrée.

Cathisme, t. 8
Fidèles, tous ensemble, par des hymnes célébrons * Flore et Laure, ces martyrs pleins de sagesse, ces athlètes excellents; * ils ont annoncé le Dieu d'avant les siècles, le Christ, * et par leur martyre ont abattu le mensonge des faux-dieux; * par leur foi ils ont couvert de honte les tyrans * et dans la grâce ils ont trouvé la gloire qui jamais ne passera. * C'est pourquoi nous leur disons: Intercédez auprès du Christ * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Toi qui as conçu notre Dieu sans semence * et sans corruption l'as enfanté, une fois incarné, * nouvellement tu revêtis l'incorruptible condition de l'Esprit; * car, étant la Mère de la Vie et la Reine de l'univers, * ô Vierge, tu es passée vers la vie immatérielle; * c'est pourquoi tu t'es montrée à juste titre en vérité, * divine Mère toute-pure, comme la nuée * d'où jaillissent pour nous les ondes de la vie. * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles se prosternant devant ta sainte Dormition.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes. »
Affrontant l'Ennemi avec ardeur, * les nobles Martyrs l'ont renversé * grâce à l'arme puissante de la Croix; * et ceux qui étaient brisés par le péché, * ils en firent des temples vivants du Seigneur, * pour qu'ils chantent dans la foi: * Gloire à ta puissance, Ami des hommes, Jésus.
Illustres Martyrs, fortifiés * par le Christ, cette pierre taillée, * ainsi qu'il est écrit, * de la montagne, la Servante de Dieu, * vous avez brisé les statues des faux dieux; * élevés alors jusqu'à la cime du salut, * c'est aux Anges que vous avez ressemblé.
C'est l'unique splendeur * de la divinité au triple feu * que dans l'allégresse annoncèrent aux païens * Flore et Laure, tous les deux; * et du martyre ils ont bu sans tarder * le calice, en psalmodiant: * Gloire à ta puissance, Ami des hommes, Jésus.
A la divine loi s'étant soumis, * les Martyrs inclinèrent les païens * vers le culte de l'unique Dieu; * alors s'ouvrirent leurs yeux * et la vue de leur âme fut éclairée * par Flore et Laure, ces flambeaux * illuminant les confins de l'univers.
Le divin Créateur de l'univers * t'a choisie pour ta pureté parmi toutes les générations, * ô Mère de Dieu; * et l'unique Roi des siècles, le Christ, * de ton sein toujours-vierge a voulu * faire son palais très-pur * pour se montrer aux hommes en naissant de ta chair.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Le couple fraternel des Martyrs * n'eut pas à subir de division: * ayant la même espérance et la même foi * en l'indivisible et sainte Trinité, * dans la charité ils réunirent tous ceux * que la funeste erreur avait pu diviser.
Prenant la vérité pour cordeau * et pour ciseau la connaissance de Dieu, * saints Martyrs, en votre foi * vous avez taillé, pleins de sainte vigueur, * les cœurs de pierre sous l'éclairage de l'Esprit * pour en faire des temples de la divine Trinité.
Illustres Martyrs, ayant coupé * à la racine toute sorte de mal, * par vos paroles vous avez semé la foi * et par vos œuvres cultivé * dans les cœurs incultes le rameau * qui a poussé sur la racine de Jessé.
Le grand mystère tenu secret * depuis les siècles, Vierge immaculée, * et que les âges précédents n'ont pas connu * grâce à toi fut révélé: * c'est le Verbe du Père qui, précédant l'éternité, * a pris chair et s'est fait homme pour nous.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Par leur patience que nul ne put fléchir * les Martyrs, ces loyaux athlètes du Christ, * ayant mis en fuite les scélérats, * loin d'être ensevelis sous l'impiété, * ont trouvé la fin qui les comble d'honneur.
Vous dont l'Esprit tout-puissant * s'est servi comme d'un glaive à deux tranchants * pour meurtrir les ennemis incorporels, * vous avez reproduit la bienheureuse Passion * de celui dont le côté fut transpercé.
Par vous l'Eglise du Christ * comme de splendides mamelles a versé, * bienheureux Martyrs, en guise de lait * la grâce inépuisable et le salut * des guérisons que vous faites jaillir.
Toute-pure, guéris * mon âme affaiblie par le péché, * puisque de nos âmes tu as enfanté * le Médecin que les Martyrs ont confessé, * devenant à leur tour guérisseurs de nos passions.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Synaxaire
Le 18 Août, mémoire des saints martyrs Flore et Laure.
Pour le Verbe de Dieu qui eut soif en mourant
vers le puits Flore et Laure s'en vont en courant;
dans ce gouffre profond la terre voit se clore
le dix-huitième jour la vie de Flore et Laure.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Les martyrs au grand renom * Flore et Laure ayant détruit * les dieux de bois et ceux de pierre des sans-Dieu, * se sont eux-mêmes élevés * en stèles de la divine connaissance pour ceux qui psalmodient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Remplis du feu de l'Esprit saint, * vous avez gardé sains et saufs, * glorieux Martyrs, sous la rosée * de votre divine intercession * les vénérables hommes condamnés * à être jetés dans la fournaise par un cruel jugement.
Flore et Laure, saints Martyrs, * sans cesse vous accordez le salut * à ceux qu'entourent les dangers, * aux malades la guérison, * aux opprimés la délivrance, et vous chantez: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme rose en la vallée de cette vie, * Vierge pure, Dieu t'a choisie; * en toi il demeura et dans la chair * il s'avança pour embaumer * du parfum de la connaissance de Dieu * ceux qui proclament ta divine maternité.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Bienheureux qui nourrissiez * grâce aux paroles de vie les âmes affamées * de la nourriture du salut, * vous étiez la providence des pauvres, des orphelins, * subvenant aux besoins de tous et chantant: * Jeunes gens, bénissez le Seigneur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Ayant mené sainte vie * et saintement l'ayant achevée, * après être restés longtemps cachés * de terre vous nous fûtes rendus * resplendissants plus que soleil de l'éclat * de vos miracles étonnants * pour les fidèles qui chantent: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme deux astres brillants * vous avez paru au firmament spirituel * de l'Eglise saintement, * et de vos miracles, saints Martyrs, * vous ne cessez d'illuminer la création * qui chante: Jeunes gens, bénissez, * et vous prêtres, louez le Christ, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Plus sainte que les Anges, tu enfantas, * ô Vierge toute-sainte, le Saint des saints * devenu ce que nous sommes en son amour, * sans confondre les natures, un mortel, * pour sauver ceux qui chantent sans répit: * Jeunes gens, bénissez le Seigneur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Voyez, comme il est bon, comme il est doux * et salutaire, disait David autrefois, * d'habiter ensemble dans l'Esprit, * de lutter contre le Diable et d'en être vainqueurs * pour des frères saints que nous disons bienheureux.
Dans la grâce, les beaux yeux de l'Eglise, c'est vous, * qu'on priva de lumière de cruelle façon, * mais avant la mort comme au-delà de votre fin * vous les avez ouverts sur la gloire du Bienfaiteur universel, * Flore et Laure, admirables martyrs.
Le Christ, comme il l'avait d'avance annoncé, * révéla par des signes et des prodiges éclatants, * impassibles Martyrs, la sépulture de vos corps * au lieu où ils gisaient saintement et répandaient * un parfum de bonne odeur et la splendeur des guérisons.
Flore et Laure, ces deux martyrs victorieux * qui nous portent vraiment la divine clarté, * se tenant au ciel près de la sainte Trinité, * puissent-ils implorer la délivrance de nos fautes et du malheur * pour nous fidèles qui célébrons sur terre leur mémoire sacrée!
Ta conception, pure Mère, nous inspire l'effroi; * car celui devant qui tremblent les célestes armées, le Verbe de Dieu, * merveilleusement tu l'enfantas sur terre en son incarnation, * demeurant vierge comme avant; c'est pourquoi * de cœur et de lèvres te reconnaissant pour la Mère de Dieu, nous te magnifions.

Exapostilaire (t. 3)
Au contact de vos saintes reliques, Bienheureux, * nous, les fidèles, nous sentons fortifiés; * Flore et Laure, grands martyrs, en présence du Seigneur * faites mémoire de nous tous * qui célébrons votre mémoire rayonnante de clarté.
Les Apôtres, portés sur les nuées, * tous ensemble se sont réunis * pour ensevelir dignement la Mère du Seigneur, * le Sauveur lui-même étant présent * et tous ses Anges par myriades l'escortant.

Apostiches, t. 2
Réjouis-toi, Gethsémani, * toi le temple divin * de l'unique Mère de Dieu, * où reposa la Reine de l'univers.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
La Mère de Dieu, * la seule bénie par-dessus tout, * dans la gloire est transférée * depuis la terre jusqu'aux cieux.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Chantez tous, célestes chœurs: * la Vierge Mère en effet merveilleusement s'est transférée * depuis la terre jusqu'aux cieux.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges dans le ciel * et sur terre l'ensemble des humains * nous célébrons ta bien-heureuse Dormition, * car tu fus la Mère du Créateur * de toutes choses, le Christ notre Dieu; * ne cesse pas de l'implorer * pour nous qui t'en supplions * et mettons en toi notre espérance après Dieu, * divine Mère inépousée, toute-digne de nos chants.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:13

19 AOÛT
Mémoire des saints martyrs André, le chef d'armée,
et ses deux mille cinq cent quatre-vingt-treize compagnons.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
Nous souvenant des paroles de Gabriel, * nous t'adressons la salutation angélique: * Vierge pure et Mère du Seigneur, * toi qui es passée près de lui, * souviens-toi aussi de ceux qui chantent pour ton nom.
L'infinie Sagesse de Dieu * a bâti en toi, divine Mère, * sa demeure dans l'Esprit saint * et t'a fait passer maintenant * vers les tabernacles immatériels, Toute-digne de nos chants.
Je viens à toi suppliant, * Mère du Dieu de l'univers: * délivre-moi de toute épreuve; * divine Génitrice réunie à ton Fils, * sauve et protège le peuple chrétien.
t. 1
Modèle de courage, tu le fus, * encourageant l'armée de tes soldats * à descendre sur le stade pour lutter * à la suite de leur chef, bienheureux martyr André; * sans cesse tu fais jaillir sur les fidèles * le flot des guérisons, * toi qui as reçu la grâce du ciel.
Doué de ce courage que signifie ton nom, * corps à corps tu l'emportas sur l'ennemi * et comme un autre Pharaon, avec toute son armée, * tu le fis périr englouti sous les flots de ton sang; * à présent supplie le Christ, * Martyr admirable, d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Sous l'armure invincible de la Croix, * pour cuirasse et bouclier prenant la foi, * tu inspiras la crainte aux ennemis * et tu mis en fuite leurs puissantes armées; * à présent supplie le Christ, * bienheureux Martyr, d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Vierge Mère de Dieu, * lorsque tu allas rejoindre celui * qui fut mis au monde par toi d'ineffable façon, * il y avait Jacques, premier hiérarque et frère du Seigneur, * Pierre le vénérable et souverain coryphée des Théologiens * et tout le chœur des Apôtres divins; * en des hymnes de théologie explicite * ils chantaient le divin mystère de l'Economie du Christ notre Dieu; * et tandis qu'ils mettaient ton corps au tombeau, * ce corps porteur de Dieu et source de vie, * ils étaient dans la joie, Vierge toute-digne de nos chants. * Au-dessus d'eux les très-saintes et vénérables Puissances des cieux, * admirant la merveille et courbées de respect, * se disaient mutuellement: * Elevez les portes et recevez * celle qui enfanta le Créateur de la terre et du ciel; * glorifions et chantons l'auguste corps plein de sainteté * qui porta le Seigneur invisible pour nous! * C'est pourquoi, dans la célébration de ta mémoire, nous crions, * Vierge toute-digne de nos chants: * Relève le front des chrétiens * et sauve nos âmes.

Apostiches, t. 2
Portes des cieux, ouvrez-vous: * voici qu'en effet * survient par son trépas * la Vierge toute-pure, la Mère du Très-Haut.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
De merveilleuse façon * le chœur des Disciples se réunit * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir ton corps immaculé.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Réjouis-toi, nouvelle Sion: * avec gloire ton Roi est venu * dans la forme transfigurée * que possède l'Homme-Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Venez, tous les amis de la fête, * venez et formons des chœurs, * venez et faisons retentir l'Eglise de nos chants * en l'honneur de la déposition de l'arche de Dieu. * En ce jour en effet le ciel ouvre son sein * pour recevoir la Mère de celui que l'univers ne peut cerner; * et la terre, laissant aller la Source de la Vie, * se pare de splendeur * et reçoit la bénédiction du Seigneur. * Les Anges et les Apôtres en chœur * regardent comme passe de la vie à la vie * celle qui enfanta le Prince de la vie. * Tous ensemble prosternons-nous devant elle et disons: * Ô notre Dame, n'oublie pas * les familiers de ta propre maison * qui célèbrent avec foi ta très-sainte Dormition.

Tropaire, t. 5
Laissant la gloire des honneurs terrestres, tu héritas le royaume des cieux; * et sous les flots du sang que tu versas * tu as orné ta couronne immortelle de joyaux très précieux; * au Christ tu amenas une armée de martyrs; * avec les Anges dans la lumière sans couchant * tu as trouvé le Soleil sans déclin, le Christ; * sans cesse avec tes compagnons, saint André, supplie-le * pour qu'à nos âmes il accorde le salut.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Les armées des Anges, voyant ton trépas, * sainte Mère de Dieu, * pure, bénie, toute-digne de nos chants, * et suivant le dessein de ton Fils * ayant réuni les Disciples au grand complet, * dans l'allégresse portèrent ton corps au Paradis, * chantant le Christ qui pour les siècles est la Source de vie.

Cathisme II, t. 4
Entre les mains de celui qui * a reçu de toi l'humanité pour nous * ayant remis ton âme comme à ton Dieu, ton Créateur, * c'est vers la vie éternelle que tu passas; * bienheureuse nous te disons dans notre foi, * seule Vierge pure, immaculée, * et tous ensemble à haute voix * te reconnaissant comme Mère de Dieu, * nous te prions d'intercéder * auprès du Christ vers lequel tu es passée, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.

Canon II de la fête; puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Par des hymnes je t'acclame, André, chef d'année. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Puisque je dois chanter * ta sainte festivité, * illumine mon âme des clartés de l'Esprit saint * et dissipe l'obscurité * de mon ignorance, glorieux Martyr.
Bienheureux, tu as acquis * le trésor éclatant des Martyrs * en écrasant le Séducteur * dans ta vaillance et par force divine triomphant, * martyr André au grand renom.
Ayant mortifié les pensées terrestres, * Martyr aux multiples combats, * tu as suivi vaillamment * le Verbe qui mourut pour toi * et par ta mort tu as rejoint l'impérissable vie.
Celui qui par extrême bonté, * Toute-pure, s'incarna de toi * pour le salut de tout croyant, * en deux natures nous savons * qu'il est homme et Dieu à la fois.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
Sous la voile de la Croix * ayant franchi l'océan des épreuves, glorieux Martyr, * tu engloutis les ennemis sous les flots de ton sang.
Toi qui surmontas en vainqueur * les pièges et les obstacles du Mauvais, * tu as trouvé la gloire, Martyr excellent.
Paré d'une couronne au bel aspect, * Martyr, en compagnie des élus * tu exultes en présence du Christ.
Tu as mis au monde le Seigneur de l'univers * qui nous sauve de la tyrannie de l'Ennemi, * virginale Epouse de Dieu.

Kondakion, t. 2
En prière constante devant le Seigneur, * comme un astre précédant le Soleil, * tu contemples, selon ton désir, le céleste trésor * dans l'ineffable joie dont ton âme est comblée; * et tu chantes dans les siècles sans fin * pour le Roi immortel que louent sans cesse les Anges dans le ciel. * André, vénérable chef d'armée, * avec eux ne cesse pas de prier pour nous tous.

Cathisme, t. 1
Par ton courage ayant fortifié ton âme, saint Martyr, * tu as détruit l'audace impuissante de l'Ennemi; * plein d'allégresse tu as combattu * et tu fus agréable au Seigneur; * nous tous, nous célébrons ta mémoire sacrée, * bienheureux André, dans la joie de nos cœurs.
Pour ensevelir ton corps immaculé, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * fut réuni de merveilleuse façon * le vénérable chœur des Apôtres divins; * avec eux chantèrent aussi les Anges si nombreux * en l'honneur de ton passage vers les cieux * que nous célébrons dans la foi.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
L'Eglise qui possède en toi, * saint Martyr, un très solide rempart * échappe aux coups de l'ennemi * et demeurant inébranlable s'écrie: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
L'affermissant par ton exemple divin * en chef d'armée, Bienheureux, * tu exhortas la phalange des Martyrs * à n'épargner aucunement * un corps destiné à périr.
Armé de ton courage comme d'une épée * et comme glaive à deux tranchants, * bienheureux André, portant la sainte croix, * tu fis disparaître l'ennemi * en intrépide chef d'armée.
En toi nous célébrons * l'invincible athlète, le champion de la foi, * l'héritier de la splendeur céleste * et la source d'où jaillit * un flot de guérisons pour les malades.
De toutes langues, Vierge immaculée, * nous te célébrons, fierté des Martyrs, * toi le salut de tout croyant * qui mis au monde notre Dieu, * conservant sans faille ta virginité.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Dans la vaillance que signifie ton nom, * bienheureux André, tu as chassé les ennemis * et tu les as complètement anéantis.
Chaque jour tu répands à flots sur les fidèles, * Martyr illustre, les guérisons salutaires * du trésor de grâces qui te vient de l'Esprit.
Par toute la terre s'est répandu * le renom de tes miracles, Bien-heureux, * et par divine grâce ton éclat de Témoin.
L'ennemi a déposé les armes pour finir, * Mère de Dieu, car tu as enfanté celui * qui, percé d'une lance, a recréé l'humanité.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Par tes peines tu brisas * les aiguillons du Mal * et tu passas sans peine vers la vie * plein d'allégresse, martyr André, * commandant en chef la phalange sainte des Témoins.
Au prix d'un peu de sang, * Bienheureux, tu as acquis * la splendeur qui dure dans l'éternité, * l'allégresse qui n'aura jamais de fin * et la lumière sans couchant.
Avec toi, Martyr, a combattu * une armée nombreuse de soldats * que les Anges ont accueillis dans leurs chœurs * pour se réjouir dignement avec toi * en présence du Seigneur de l'univers.
Divine Génitrice, tu as enfanté * ineffablement le Fils coéternel * devenu semblable aux hommes sans qu'on puisse l'expliquer: * supplie-le de délivrer * de tout danger tes serviteurs.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Synaxaire
Le 19 Août, mémoire du saint mégalomartyr André, le chef d'armée, et de ses deux mille cinq cent quatre-vingt-treize compagnons.
D'un si grand nombre d'hommes la terre jonchée
forme un immense lac sous le flot de leur sang
pour celui qui jadis a formé l'océan.
Saint André le dix-neuf eut la tête tranchée.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Le sang que tu versas, Martyr, a fait jaillir * la source guérissant toute douleur * pour les malades s'approchant de toi * dans la sûreté de leur foi.
Saint Martyr, tu menas au Verbe * tout un peuple de témoins qui hérita par le sang * de la vie éternelle; avec eux * prie pour nous le Christ notre Dieu.
Dans ton sang tu empourpras * le manteau que tu as revêtu * pour régner avec le Roi de tous, * saint Martyr portant couronne de vainqueur.
Vierge qui as déifié clairement les hommes * par ton merveilleux enfantement divin * lorsqu'ineffablement tu donnas un corps à Dieu, * tu es bénie parmi les femmes, Tout-immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Tu supportas l'assaut de lions féroces, * Martyr illustre, en un combat serré, * par divine force tu abaissas * l'orgueil impie des tyrans * et montas vainqueur vers le ciel en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Saint Martyr, tu méritas de voir * la splendeur des Saints et d'habiter * le séjour de l'allégresse, ayant mené * le bon combat que sous le glaive tu achevas * et maintenant tu chantes dans la joie: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
En accourant au temple du Martyr, * c'est la lumière que nous obtenons; * au contact de ses reliques sacrées, * près de sa châsse nous trouvons * la grâce sanctifiante, et nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Vierge sainte qui as enfanté * le Dieu plus saint que tous les Saints * que les Martyrs ont confessé sur le stade, * envoie sur nous lumière et sainteté * lorsque nous chantons: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Voici que brille la mémoire lumineuse du Martyr * chassant l'obscurité des noirs démons * et répandant sa clarté sur tout fidèle; * célébrant cette fête dans la joie, * à juste titre disons-le bienheureux.
Tel un grand soleil tu as paru, * martyr André, parmi tes compagnons * que tu menas par tes paroles * vers la clarté sans soir de la splendeur des cieux; * avec eux nous, les fidèles, te disons bienheureux.
Toi dont les prodiges éclatants * illuminent entièrement la création, * toi le martyr inébranlable et couronné, * colonne de l'Eglise et force des croyants, * saint André, nous te disons bienheureux.
Dans le pré des victorieux Martyrs * comme une rose tu fleuris, * exhalant mystiquement ton doux parfum * pour réjouir l'ensemble des croyants * et chasser les miasmes de l'erreur par grâce de Dieu.
Toi qui portes dans tes bras le Christ * dont la volonté soutient l'univers, * notre Dame, supplie-le de m'arracher * à la main de l'adversaire, moi qui sans répit * te magnifie dans la vraie foi.

Exapostilaire (t. 2)
André, l'illustre général et martyr, * par grâce divine de la Croix * renversa l'impuissante audace du tyran * et reçut la couronne de gloire dans le ciel; * avec lui brille aussi l'armée divine des Martyrs, * phalange porteuse de trophées, * infrangible colonne, invincible secours; * célébrant leur mémoire dans la joie, nous chantons le Christ notre Dieu.
t. 3
Au roulement du tonnerre, sur les nuées, * le Sauveur envoie ses Apôtres ensevelir * avec tendresse la Mère qui l'enfanta; * et lui-même il descend avec ses Anges l'escortant.

Apostiches, t. 2
Mystères surnaturels que les tiens! * Comme Mère de Dieu, en effet, * pure et divine Mère, c'est vers lui * qu'à présent tu t'en vas de brillante façon.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Echelle vers les cieux * est vraiment le tombeau * de la Vierge Mère de Dieu * pour y mener les fidèles qui la glorifient toujours.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Lorsque de terre tu passas * vers le Fils né de toi, * les Apôtres, portés sur les nuées, * vinrent ensevelir, ô Vierge, ton corps.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, nous mortels, * avec les Anges incorporels * accourons de tout cœur * vers le sépulcre de la Mère qui enfanta * l'Auteur divin de l'entière création.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:16

20 AOÛT
Mémoire du saint prophète Samuel.



VÊPRES

Lucernaire, t. 5
Lorsqu'à celui qui pour nous * assuma notre nature de tes entrailles immaculées * il a plu de te faire passer de ce monde vers lui * et d'accueillir auprès de lui ta pureté, * il rassembla ses propres Disciples sur les nuées * avec mission de t'ensevelir et d'assister à ton départ; * comblés de grâce en te voyant, ô Vierge, saintement * ils se prosternèrent, s'écriant dans la foi: * Réjouis-toi qui mis au monde la grâce du salut.
Comment avez-vous su que je quitte mon corps? * disait aux saints Disciples la pure Mère de Dieu; * mes enfants, quel est ce spectacle étonnant? * Ils répondirent: Soudain sur les nuées * nous fûmes emportés et nous voici, Tabernacle divin, * pour nous prosterner devant toi comme devant le trône de feu, * contempler ton glorieux passage vers Dieu * et t'ensevelir de nos mains, toi la demeure très-sainte du Seigneur * qui fis trouver la grâce du salut au monde.
Entourant ton lit funèbre, les Disciples du Sauveur * pour obéir à la nature te portèrent au tombeau, * Toute-sainte, chantant pour toi cette hymne d'adieu: * Réjouis-toi, Vierge pure, disaient-ils, * palais divin et prompt secours des humains, * réjouis-toi, char enflammé qui transportes notre Dieu; * élève-toi, passe vers les monts éternels, * demeure de la gloire, habite les demeures divines à présent, * pour les fidèles demandant la paix et la grâce du salut.
t. 4
La mère qui t'enfanta * et t'obtint comme un fruit * résultant de sa prière, Samuel, * tel un agréable don te consacra * pour te remettre, selon son vœu, * de ses bras maternels au divin Bienfaiteur; * aussi la grâce de l'Esprit que ton âme abrita * te fit exceller en sagesse et croître en vertu.
Comme prêtre consacré par l'onction * et d'un prophète possédant le pouvoir, * tu vois d'avance ce qui est sur le point d'arriver; * sur l'ordre de Dieu tu consacres les rois * et révèles les choses de l'avenir, * jugeant le peuple d'Israël avec justice * qui prévarique sans cesse et s'éloigne du Seigneur, * admirable porteur-de-Dieu, bienheureux Samuel.
Ce n'est plus en énigmes à présent * ni de manière confuse comme autrefois, * mais face à face que tu vois, Samuel, * celui qui fut l'objet de ton désir, * ayant quitté la chair, ses ombres et son poids * pour atteindre les cieux dans la joie, * toi l'égal des Prophètes, vénérable Voyant, * confident des Justes, compagnon des Anges dans le ciel.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs; * eux qui étaient dispersés dans l'univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l'ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi. * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.

Apostiches, t. 2
En cortège accompagnant * ton corps porteur de Dieu, * les Disciples divins * dans leurs hymnes chantaient: * Notre Dame, où vas-tu maintenant?
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Venez, formons un chœur, * nous les mortels, pour chanter * une hymne d'adieu * en l'honneur du transfert * de sa Mère vers Dieu.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Elevez vos frontons, * portes des cieux, en voyant * la Porte du Très-Haut * s'avancer dans la gloire * vers son Fils, le Seigneur.
Gloire au Père ... Maintenant …
Ô Vierge, la terre qui t'ensevelit fut bénie * lorsque tu mourus par loi de nature, * et l'air fut sanctifié * lorsque tu montas de merveilleuse façon.

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Samuel, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.



MATINES

Cathisme I, t. 3
De ce monde corruptible transférée * vers le Paradis céleste, * ton âme toute-pure, ce tabernacle spirituel, * Vierge sainte, exulte de joie, * tandis que le Seigneur a fait justice des impies * qui tentèrent d'outrager tes restes mortels; * aussi en compagnie des saints Apôtres nous chantons: * Réjouis-toi, ô Pleine de grâce.

Cathisme II, t. 4
Entre les mains de celui qui * a reçu de toi pour nous l'humanité * ayant remis ton âme comme à ton Dieu, ton Créateur, * c'est vers la vie éternelle que tu passas; * bienheureuse nous te disons dans notre foi, * seule Vierge pure, immaculée, * et tous ensemble à haute voix * te reconnaissant comme Mère de Dieu, * nous te prions d'intercéder * auprès du Christ vers lequel tu es passée, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.

Canon l de la fête; puis ce canon du Prophète, avec l'acrostiche: Du voyant Samuel je célèbre la gloire. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Toi que la Stérile a fait pousser, * fais croître l'abondance des vertus * par tes prières, Samuel, * en mon âme stérile je t'en prie * afin que par des hymnes sacrées * je puisse célébrer * ta lumineuse festivité.
Celui qui fit s'ouvrir jadis * le sein stérile de Sara * exauce la prière d'Anne clairement; * et par sa grâce ayant rendu * la Stérile porteuse d'enfant, * Samuel, a bien voulu * te faire naître comme un astre de son sein.
Bienheureux, ayant grandi * sous le vêtement sacré * et l'âme illuminée * par les rayons mystiques de l'Esprit, * à tout mystère tu fus initié * et comme un Ange tu servais * le Seigneur tout-puissant.
Celui qui est avec le Père * antérieur aux siècles comme Fils, * Vierge pure, vers la fin des temps * prenant chair est devenu * ton propre Fils pour adopter * comme fils de Dieu par la foi * tous ceux que l'Adversaire avait asservis.

Ode 3
« Ce n'est pas en la Sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Attaché profondément à Dieu, * tu fus aimé de lui, Prophète glorieux * paré de la divine raison * dans le charme de ta pure vertu.
Sur terre ayant mené * la vie des Anges, bienheureux Samuel, * tu les eus pour interlocuteurs, * pour t'enseigner ce qui dépasse notre esprit.
Au regard de ton âme saintement * ayant permis de s'éclairer, * tu vis comme présent ce qui était lointain, * bienheureux Prophète du Seigneur tout-puissant.
De toi s'est avancé Jésus, * le Christ, ayant pris corps; * assumant la chair, il nous a déifiés: * comme sa Mère nous te glorifions.

Kondakion, t. 8
Comme un don précieux tu fus offert à Dieu avant ta conception, * Bienheureux, et dès l'enfance comme un Ange le servant, * tu fus jugé digne de prédire l'avenir; * c'est pourquoi nous te disons: Réjouis-toi, * grand prêtre et prophète de Dieu, Samuel.

Cathisme, t. 3
Nourri par les préceptes de la Loi * et l'onction précieuse ayant coulé sur ton front, * tu excellas dans le sacerdoce comme Aaron * et, ton cœur illuminé par l'Esprit, * tu vis comme présent ce qui était lointain. * Prophète sacré, prie le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
En ton enfantement, virginale fut ta conception, * incorruptible fut ton corps en ta Dormition; * de merveille en merveille, Mère de Dieu, tu es passée: * sans connaître d'homme, comment la Vierge nourrit-elle un enfant * et comment la divine Mère connut-elle la mort? * Pleine de grâce, nous te chantons avec les Anges: Réjouis-toi.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Puisque tu étais paré * saintement d'une vie exemplaire, * il te fut confié * de publier les lois de Dieu * pour Israël qui les transgressait * et courrouçait sans cesse * le Seigneur compatissant.
Pour l'impiété de ses fils * Héli fut condamné * et par un juste jugement * il fut exclu du service divin; * mais pour son âme sans détours * Samuel en fut chargé * comme obéissant au Dieu qui l'appelait.
Présidant avec bonheur * aux jugements selon la loi, * comme jadis Aaron * tu servis le Roi de tous; * et selon les règles tu lui présentas * des sacrifices préfigurant * l’immolation salutaire du Christ.
Pour ton peuple, Samuel, * qui dans sa folie n'observait pas * les divins commandements * du Roi de l'univers, * comme il le demandait, tu consacras * par volonté divine un roi * qui outragea son magnanime dessein.
Celui qui sans quitter * le sein du Père a bien voulu * reposer, ô Vierge, sur ton sein * comme un enfant nouveau-né * afin de rappeler vers lui * nos âmes égarées, nous lui chantons: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Initié à la sagesse par l'Esprit divin, * dès l'enfance tu fus mis au service de Dieu; * et par l'huile de l'onction tu consacras des rois * dans la grâce, Prophète illustre, par divine instigation.
A Saül l'indocile qui persévérait * dans sa bizarre inconstance tu as prédit, * bienheureux Samuel, la décision de Dieu * et l'abandon manifeste de l'Esprit divin.
Vivant constamment dans l'innocence, * tu dénonças la perverse inconstance d'Israël, * corrigeant au grand jour ses errements * comme vrai prophète et prêtre divin.
Pour être avec nous, le Sauveur * par amour a pris un corps de tes entrailles * de manière ineffable, Tout-immaculée, * et celui qui nous aime s'est révélé homme et Dieu.

Ode 6
« Le prophète Jonas dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Ta parole, par grâce du Verbe sanctifiée, * annonçait comme proche ce qui était lointain, * prophète Samuel, * demeure divine de l'Esprit.
Rendu sublime par l'action et la contemplation, * comme prêtre du Dieu tout-puissant * tu purifiais le peuple, Prophète digne d'admiration, * par un culte conforme à la Loi.
Inutile devint Saül le transgresseur * et Dieu t'ordonna, prophète Samuel, * à sa place de sacrer par l'onction * le doux et humble David.
Eve fut délivrée de ses douleurs * lorsque sans douleurs tu enfantas, * Vierge immaculée, le Christ notre Dieu * qui guérit nos douleurs et nos passions.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Synaxaire
Le 20 Août, mémoire du saint et glorieux prophète Samuel.
Il ferme aussi les yeux, le voyant Samuel,
pour voir après sa mort la vivante lumière.
Le voyant du futur trouvant sa fin dernière
a mérité le vingt notre hommage annuel.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« A Babylone les trois Jeunes Gens, * considérant comme folie * l'ordre donné par le tyran, * au milieu des flammes te criaient, Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
La mère qui t'enfanta, Bienheureux, * comme un don précieux te présenta * au Roi de tous, accomplissant son vœu * et chantant pour le Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Toi qui te tenais dans le temple * et selon l'ordre d'Aaron * servais le Maître qui est aux cieux, * la grâce de Dieu t'illumina, * glorieux prophète Samuel.
Par tes oracles tu jugeais, * Bienheureux, le peuple d'Israël, * lui annonçant les jugements divins * et par tes prières incessantes détournant * tout mal qu'aurait pu faire l'ennemi.
Glorieux Prophète, purifiant ton cœur * de tout ce qui l'appesantit, * tu devins le clair miroir de l'Esprit, * chantant sans cesse: Seigneur, * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Toute-pure, tu parus inconsumée * bien qu'enfantant le feu de la divinité: * divine Génitrice, brûle donc * les broussailles de mes passions, * compatissante Vierge amie du bien.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Paré du vêtement d'Aaron, * tu pénétrais dans le Saint des saints, * purifiant Israël, Prophète bienheureux, * par des sacrifices annonçant * l'immolation salutaire de l'Agneau.
En ton âme pure ayant reçu, * Samuel, les clartés de l'Esprit, * tel un prophète divin * tu annonçais l'avenir comme présent; * c'est pourquoi nous te chantons dans la foi.
C'est David qui fut élu * parmi les fils de Jessé, * comme tu l'as montré, Samuel, * en le sacrant par l'onction et t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Nous qui célébrons ta fête, Samuel, * compagnon des Justes, puissions-nous * par tes prières obtenir * le royaume céleste pour chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Rends-moi digne de ta compassion, * compatissante Amie du bien; * des ténèbres extérieures sauve-moi * et de la géhenne, pour que dans la foi * je puisse te chanter avec amour.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Debout comme officiant * devant le Maître notre Dieu, * dans le charme de ta pure vie, * Bienheureux, tu le servais, * recevant ses divines révélations * pour les annoncer au grand jour.
Dès le sein maternel tu apparus * comme un instrument de l'Esprit saint: * ayant grandi sous l'ornement sacré, * c'est dans l'humilité du cœur * et la perfection des sentiments * que tu servais Dieu, Prophète digne de nos chants.
Ta mémoire s'est levée sur nous * en ce jour comme un soleil, * de l'éclat de ses charismes abondants * illuminant les âmes t'honorant * et chassant loin de nous les noirs malheurs; * Porteur-de-Dieu, nous te magnifions.
Tu es monté vers les demeures de clarté * pour briller de plus d'éclat que le soleil; * là tu vois, Prophète inspiré * qui participes à la divinité, * ce que les Prophètes, les Apôtres et tous les Justes voient; * tous ensemble nous te disons bienheureux.
N'ayant pas connu la corruption, * tu as reçu dans ton sein * l'incorruptible Verbe de Dieu * qui par les souffrances de sa chair immaculée * sauve nos âmes souillées de tant de forfaits, * seule Vierge pure et sans péché.

Exapostilaire (t. 3)
Par des hymnes célébrons Samuel, * celui qui fut donné au Dieu très-haut * par son illustre mère dès avant sa conception; * chantons en lui le Prêtre et le Prophète qui consacre les rois.
Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit.

Apostiches, t. 2
Lorsque tu passas de terre * vers le Fils né de toi, * les Apôtres, portés sur les nuées, * vinrent ensevelir, ô Vierge, ton corps.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Mystères surnaturels que les tiens! * Comme Mère de Dieu, en effet, * pure et divine Mère, c'est vers lui * qu'à présent tu t'en vas de brillante façon.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Tous les Disciples divins, * sur les nuées rassemblez-vous * en hâte pour ensevelir le corps * de la seule Mère qui fut porteuse de Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, nous mortels, * avec les Anges incorporels, * accourons de tout cœur * vers le sépulcre de la Mère qui enfanta * l'Auteur divin de l'entière création.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:21

21 AOÛT
Mémoire du saint apôtre Thaddée et de la sainte martyre Bassa.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Thaddée, bienheureux apôtre du Seigneur, * au contact de la suprême Clarté * tu devins lumière à ton tour par divine communion; * dissipant la nuit des multiples faux dieux, * tu menas les âmes au Tout-puissant; * aussi dans l'allégresse célébrant ton souvenir * dont le faste répand son éclat sur nous, * nous glorifions le Christ notre Dieu.
Thaddée, bienheureux apôtre du Seigneur, * après la divine et lumineuse Résurrection * et l'Ascension très-sainte du Christ vers les cieux, * tu reçus la mission de prêcher * le divin message en Edesse, ta cité; * et là par tes paroles et tes miracles tu affermis * dans la vérité de la foi * le chef Abgar et tous ceux de sa contrée.
Thaddée, bienheureux apôtre du Seigneur, * ton divin contact permettait * aux aveugles de voir, aux boiteux de marcher, * aux malades de recouvrer la santé, * aux paralytiques de se redresser, * aux non-initiés de connaître le salut; * car tu étais comblé de charismes par l'Esprit créateur; * c'est pourquoi, Bienheureux, nous te chantons dans nos hymnes.
t. 4
Illustre martyre Bassa, * désireuse de lutter pour le Christ, * avec courage tu supportas maints tourments; * aussi es-tu passée vers la vie sans peine, * vers la clarté sans soir, la brillante joie * et la jouissance éternelle de Dieu; * c'est pourquoi nous te disons bienheureuse et célébrons, * victorieuse Martyre, ta sainte fête en ce jour.
Après tant de supplices variés, * lorsqu'en mer tu fus jetée, * le Sauveur de l'univers, notre Dieu, * te sauva par son divin pouvoir, * toi qui écrasas la force de l'Ennemi, * Martyre aux multiples combats; * alors tu illuminas le cœur des croyants * par tes prodiges qui dépassent nos esprits.
Comme un oiseau sur la ramée * fait entendre son chant gracieux, * dans le bois des splendides combats * tu appelas tes aimables petits * pour échapper aux pièges du Séducteur; * avec eux tu es allée demeurer, * admirable Bassa, dans les colombiers célestes * où tu intercèdes chaque jour pour nous.
Gloire au Père … Maintenant, t. 6
Venez, célébrons la Dormition universelle * de la Mère immaculée de notre Dieu; * en ce jour les Anges fêtent son transfert auprès de lui * et nous invitent à l'allégresse, nous mortels, * pour lui chanter inlassablement: * Réjouis-toi qui es transférée de terre * pour habiter les demeures des cieux; * réjouis-toi, Nuée légère qui réunis * les Disciples en un seul chœur; * réjouis-toi, notre espérance et protection; * tous ensemble, nous chrétiens, * de nos voix incessantes te disons bienheureuse.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples s'est réuni * depuis les confins de l'univers * avec les Anges pour ensevelir, * divine Mère, ton corps porteur de Dieu.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Venez, tous les mortels, * avec les Anges en ce jour * formons un brillant chœur * pour la Dormition de la Mère de Dieu.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Inaccessible fut ton corps * à la poussière du tombeau: * bien qu'il y fût déposé * pour suivre la nature et sa loi, * incorruptible il demeura toutefois.
Gloire au Père ... Maintenant ...
L'Epouse immaculée, * la Mère de celui en qui le Père s'est complu, * celle que Dieu avait prédestinée * à devenir l'habitation * de ses natures unies sans confusion, * en ce jour remet son âme pure au divin Créateur; * les Anges l'accueillent divinement * et vers la vie est transférée * celle qui est vraiment la Mère de la Vie, * le chandelier de l'inaccessible Clarté, * l'espérance de nos âmes et le salut des croyants.

Tropaire, t. 3
Saint apôtre Thaddée, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Vierge pure, nous célébrons ta Dormition * en ce jour où le Christ notre Dieu, * incarné grâce à toi, est venu * dans sa gloire ineffable recevoir ton esprit; * dans la gloire tu es passée vers lui, * sans quitter le monde, ô Mère de Dieu, * mais par tes prières protégeant les chantres de ton nom.

Cathisme II, t. 5
La multitude des Anges te glorifie; * le genre humain te chante dans la foi: * tu es passée de terre vers les cieux; * tu pries sans cesse ton Fils et ton Dieu * d'affranchir du péril les croyants * qui célèbrent, ô Vierge, ta sainte Dormition.

Canon II de la fête; puis le canon de l'Apôtre, avec l'acrostiche: Je chante Thaddée, le sage héraut de Dieu. Joseph; et celui de la Martyre, avec l'acrostiche: Bassa, je m'empresse d'honorer tes combats. Joseph.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Depuis le trône du Seigneur * accorde-moi tes lumières, Thaddée, * pour que je chante ta fête porteuse de clarté.
L'intemporelle et suprême Clarté * qui se laissa voir dans le temps parmi nous * t'envoya comme rayon pour éclairer le monde entier.
Te ceignant de puissance, Thaddée, * l'Invincible en sa force t'a donné le pouvoir * d'anéantir la puissance du Maudit.
Tu devins souveraine de toutes les créatures, ô Mère de Dieu, * pour avoir mis au monde d'ineffable façon * celui qui est leur Maître, Vierge toute-digne de nos chants.

« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Implore le Seigneur pour qu'il m'accorde, * Bienheureuse, la clarté céleste * et la rémission de mes péchés funestes, * puisque je vais chanter ton illustre souvenir.
Tu n'as pas craint le décret des impies, * car ton âme était munie de la crainte de Dieu; * aussi tu affrontas avec courage * toute espèce de périls et de coups.
Avec tes trois fils tu supportas patiemment, * victorieuse Martyre, toutes sortes de tourments; * avec eux tu as tressé les couronnes d'immortalité, * glorifiant la très-sainte Trinité.
Tu as conçu le Verbe du Père, * Toute-sainte, sans connaître les douleurs maternelles; * de manière ineffable qui dépasse notre esprit * tu l'as mis au monde pour notre salut.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Illuminant les peuples sous l'éclat de la divine grâce, * pour ceux qui se trouvaient dans les ténèbres du malheur * tu fus toi-même, illustre Apôtre, une pure clarté.
C'est la délivrance, la guérison, * que sur l'ordre de Dieu tu portas * au roi Abgar en allant près de lui.
En demeures de l'Esprit tout-puissant * tu transformas, sage Apôtre, les mortels * après avoir détruit les habitacles de l'erreur.
Les oracles des Prophètes, les ébauches de la Loi, * notre Dame, ont annoncé clairement, * Mère de Dieu, ton merveilleux enfantement.

« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Illustre Martyre, enflammée * par ta foi et ton désir chaleureux * de l'amour infini de Jésus Christ, * avec l'aide d'un Ange tu éteignis le feu * et tu embrasas le peuple dépourvu de jugement.
Bénie fut la lignée des cœurs droits, * illustre Bassa, qui de ton sein * ont resplendi puis combattu avec toi, * brisant la sombre opposition des impies * par l'inflexible fermeté de leur foi.
Ô mère qui l'emportas sur les lois * d'une nature qui passe, en t'unissant * à ce qui dépasse la condition commune! * Comment tu supportas de voir la mort injuste et multiforme * de ceux que tu avais nourris tant de foi que de lait?
De la mort que me valut la nourriture défendue * tu m'as sauvé, ô Vierge immaculée, * toi qui seule as enfanté la vie personnifiée; * aussi, comme il se doit, maintenant * nous te disons bienheureuse en tout temps.

Cathisme, t. 8
Au contact du Soleil spirituel tu en reçus les rayons mystiques * et devins comme un astre illuminant de ton éclat * l'ensemble de la terre et dissipant la sombre erreur; * c'est pourquoi, Bienheureux, nous célébrons fidèlement * ta mémoire sainte et porteuse de clarté * et nous unissons nos voix pour te chanter: * Saint apôtre Thaddée, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
T'envolant sur les ailes de la divine foi, * comme une colombe en compagnie de tes enfants * tu as trouvé ton repos dans les nids immatériels, * après avoir combattu saintement, * compagne des Anges, victorieuse martyre Bassa, * et tu fais jaillir sur les malades des flots de guérisons; * célébrant ton souvenir comme il se doit, * nous t'honorons en glorifiant le Sauveur * et nous unissons nos voix pour te chanter: * Intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Toi qui sans semence as conçu notre Dieu * et sans corruption l'as enfanté, une fois incarné, * tu revêtis nouvellement l'incorruptible condition de l'Esprit; * car, étant la Mère de la Vie et la Reine de l'univers, * ô Vierge, tu es passée vers la vie immatérielle; * c'est pourquoi tu t'es montrée à juste titre en vérité, * divine Mère toute-pure, comme la nuée * d'où jaillissent pour nous les ondes de la vie. * Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles se prosternant devant ta sainte Dormition.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
En la profondeur de ton esprit * tu accueillis les divines pensées, * saint apôtre Thaddée, * et les charismes de l'Esprit souverain.
Initié aux mystères divins, * bienheureux apôtre Thaddée, * tu illuminas les non-initiés, * pour qu'ils vénèrent la Trinité consubstantielle.
Dans les cœurs tu inscrivis, Bienheureux, * la loi divine, effaçant tout d'abord * les caractères des sans-Dieu * et les idoles des cultes païens.
Ayant enfanté le Créateur, * de toute créature tu as paru * la Souveraine; c'est pourquoi, * Mère de Dieu toujours-vierge, nous te glorifions.

Sans t'écarter de ton propos, * tu es allée te mesurer * avec le perfide Ennemi * et tu l'as englouti sous les flots de ton sang.
L'abîme qui t'accueillit dans son sein * condamnée à cette injuste mort * te respecta et te sauva * sur un ordre de Dieu, victorieuse Bassa.
En compagnie de tes illustres fils, * glorieuse Martyre, tu héritas * l'inébranlable royaume de Dieu, * les noces célestes et la lumière sans déclin.
Dans l'Esprit jadis Habacuc * a vu en toi la montagne non taillée * d'où le Seigneur Dieu est apparu, * ô Vierge, pour tous nous sauver.

Ode 5
« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »
Portant sur toi, Bienheureux, * l'image divine du Seigneur, * tu es allé résider * auprès du roi Abgar en divin guérisseur.
Après la divine Ascension du Verbe * le saint apôtre Thomas, * sage Thaddée, t'envoie prêcher * la parole de Dieu à ceux qui l'attendaient.
Voyant disparaître les maladies * et les cœurs recevoir la guérison, * par ta sainte médiation * Abgar fut comblé de la divine clarté.
C'est le Verbe incarné * en deux natures, deux énergies, * que tu mis au monde, Vierge inépousée, * conservant sans faille ta parfaite virginité.

« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Illustre et bienheureux Agapios, * ayant eu soif de l'amour du Christ, * tu pris en haine le péché; * tu supportas avec constance * les souffrances provoquées par les bourreaux, * lorsque la peau fut arrachée de ton corps.
Bienheureux Théognios, * torturé sur la poitrine par les ongles de fer, * tu fus reconnu selon ton désir * plus pur encore par le Dieu de l'univers; * et tu montas dans la gloire vers lui * tout rayonnant de tes splendides combats.
Dans la sûreté de ta foi * supportant le martyre, très-sage Pistos, * tu étonnas les incroyants * et leurs cœurs privés de sens, * lorsque les os te furent rompus * et qu'on brisa les jointures de ton corps.
Après sa chute tu rappelas * la prime aïeule des vivants, * divine Mère, en enfantant * le rédempteur du monde, le Sauveur, * le Seigneur et Créateur; c'est pourquoi, * bénie entre les femmes, nous te glorifions dans la foi.

Ode 6
« Seigneur, tu as enfermé Jonas * tout seul dans le monstre marin * et moi qui suis enserré dans le filet de l'Ennemi, * comme Jonas sauve-moi de la mort. »
La lumière du saint Esprit, * demeurant dans ton cœur, apôtre Thaddée, * fit de toi un vrai flambeau pour le monde * qui dissipa les ténèbres de l'erreur.
Portant sur ta chair comme un bel ornement * les blessures salutaires du Christ, * tu sauvas les peuples de toute laideur * et tu montas vers l'allégresse des cieux.
Comme l'aurore tu parus, * nous montrant le Soleil de justice, Thaddée; * nous sommes devenus illuminés en lui, * nous les terrestres, fils de lumière grâce à lui.
Vierge pure, pour nous tu enfantas * le Verbe consubstantiel au Père en nouveau-né; * de la corruption c'est lui qui ramena * le genre humain vers sa première beauté.

« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
De fond en comble tu as détruit * les temples des dieux impurs et tu fondas * ton âme sur l'ineffable amour de Dieu; * des Anges alors tu partageas la condition, * victorieuse martyre Bassa.
Sublimes furent les combats, * Martyre, que tu menas pour le Christ, * sublimes aussi les récompenses reçues de lui: * la gloire immortelle, la demeure avec Dieu * et les délices qui jamais ne manqueront.
Comme autrefois Jonas de l'abîme marin, * par sa toute-puissance t'a sauvée, * Martyre illustre, notre Dieu * admirable en toi et chaque jour * glorifié en l'assemblée des Saints.
Vois mon esprit naufragé * sur l'océan de mes fautes, sous la houle du désespoir; * notre Dame, en la tendresse de ton cœur * tends vers moi ta main et sauve-moi * ô Vierge qui mis au monde le Sauveur.

Kondakion, t. 3
La joyeuse fête de l'Apôtre, la voici; * en ce jour allégrement célébrons-la; * aux fidèles qui le vénèrent il accorde en effet * le pardon de leurs fautes et la force de Dieu * en vertu du crédit qu'il possède auprès de lui * comme disciple de la grâce du Christ.

Ikos
Tous ensemble célébrons le Disciple du Christ, * vénérons le témoin oculaire du Verbe en ce jour; * au monde il a prêché l'Evangile sacré, * du gouffre de l'erreur il a repêché les nations; * leur montrant le chemin de la vérité, * il y mena les fidèles vers la patrie céleste; * et se tenant dans toute sa splendeur près du trône divin, * il accorde en abondance la lumière à qui l'honore de tout cœur * en vertu du crédit qu'il possède auprès de Dieu * comme disciple de la grâce du Christ.

Synaxaire
Le 21 Août, mémoire du saint apôtre Thaddée.
Thaddée, quelle autre couronne te tresserai-je
que de chanter en toi celui qui de ses yeux
vit le Verbe en disciple? Aux divins chœurs des cieux
Thaddée, quittant la vie, le vingt et un s'agrège.
Ce même jour, mémoire de la sainte martyre Bassa et de ses enfants Théognios, Agapios et Pistos.
De cette unique mère trois sont les enfants,
vers le glaive pourtant ils vont d'une seule âme.
Pour l'unir à ses fils, ô glaive, tu pourfends
Bassa le vingt et un sous le fil de ta lame.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« A Babylone les Jeunes Gens dans leur piété * n'adorèrent pas l'image d'or, * mais au milieu de la fournaise de feu * couverts de fraîche rosée, * ils entonnèrent un cantique, disant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Faisant des miracles en invoquant * le Seigneur réellement apparu dans un corps, * tu amenas les peuples et les cités, * illustre apôtre Thaddée, * à la sûre foi, pour qu'ils puissent chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par le sel divin de tes savoureuses paroles * tu arrêtas la gangrène de l'impiété * et tu guéris les cœurs meurtris * par les flèches du serpent, * bienheureux Apôtre, en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vers la sublime contemplation * tu t'élevas, rempli de l'Esprit saint, * divinement tu possédas comme un trésor * la parole du salut * et tu enseignas aux peuples à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tombé sous les coups de ma propre pensée, * du milieu de mes actions scélérates * c'est vers toi que je me réfugie: * notre Dame, porte-moi ton secours, * accordant à ma pauvre âme la conversion, * pour que je puisse te glorifier.

« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Saine et sauve ayant traversé * par la force divine la fournaise de feu, * dans l'ardeur de ton âme tu consumas * comme broussailles l'erreur, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Toi qui retins la fougue des lions * pour sauver dans la fosse ton prophète Daniel, * tu gardas des fauves ta martyre Bassa * qui te chantait, Seigneur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Illuminée par les clairs rayons de la Croix, * impassible, la glorieuse Bassa * traversa les ténèbres de l'erreur * et s'en alla vers la lumière en chantant: * Ô Christ notre Dieu, tu es béni.
Divine Epouse, romps les liens * si fort enchevêtrés de mes péchés, * toi qui enfantas de merveilleuse façon * le Dieu qui ôte le péché du monde, * Vierge bénie et sans cesse glorifiée.

Ode 8
« Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Comme un ciel racontant la gloire de Dieu * tu parus, saint apôtre Thaddée, * et vers la foi divine tu menas * les peuples s'écriant avec ferveur: * Bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Par la puissance de l'Esprit * accordant la santé aux malades, * aux paralytiques la marche, aux aveugles la vue, * pour la ville d'Edesse tu devins un flambeau * que nous célébrons dans la foi, saint Thaddée.
Comme il se doit, nous glorifions Thaddée * qui par l'abondance de ses miracles a mené * tout un peuple de l'incroyance vers la foi, * sauvant ainsi de l'erreur des faux-dieux * les fidèles qui s'approchèrent de lui.
Les ombres de la loi ont disparu, * ô Vierge, quand tu mis au monde l'Auteur de la loi, * dont la grâce éclaire l'univers; * et moi qui ai suivi la loi du péché, * je t'en prie, supplie-le de me prendre en pitié.

« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Celui qui assuma notre faible nature * donna des ailes à ta faiblesse, martyre Bassa, * et te rendit plus forte que le feu, * l'eau, les fauves, les coutelas, * car dans la foi tu t'écriais: * Jeunes gens, bénissez le Seigneur, * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Dans leur jeune ardeur ils ont lutté * et, pleins de courage, triomphé * de l'hostilité des ennemis * par leurs œuvres et leurs paroles, ces trois enfants * Théognios, Agapios et Pistos; * ayant reçu auprès de Dieu * la couronne des vainqueurs, * ils l'exaltent dans tous les siècles.
Comme un olivier florissant, * comme une vigne portant beaucoup de fruit, * Bassa, tu fis croître trois sarments: * avec eux tu as produit comme grappes la confession * d'où jaillit le témoignage comme un vin * qui réjouit les cœurs * des fidèles s'écriant: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Avec les Anges incorporels, * avec toute l'armée des Martyrs * vous tenant devant le trône de Dieu, * comblés de gloire, de grâce, de clarté, * illustres Martyrs, dissipez * les ténèbres de nos fautes au jour où nous fêtons * dans la foi votre auguste mémoire * porteuse de lumière et de charismes divins.
Le Verbe de Dieu qui a créé * selon son ordre les cieux * et la terre selon sa volonté, * puis façonna l'humanité * assuma dans ton sein notre chair * afin de rebâtir en lui * notre nature broyée par la ruse du serpent, * ô Vierge, lui le seul compatissant.

Ode 9
« Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, * par toi nous avons trouvé le salut: * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Voyant les divines récompenses de l'éternité, * en présence du sommet de tes désirs, * bienheureux apôtre Thaddée, * exulte d'allégresse et de joie.
Comme un cèdre, comme un cyprès, * illustre apôtre Thaddée, * tu t'es élevé bien haut par tes vertus, * embaumant le cœur de qui célèbre ton nom.
Dans la joie tu as rejoint, * bienheureux Disciple, les chœurs * des Apôtres, des Martyrs et des Incorporels: * pour notre salut intercède avec eux.
Ta mémoire illuminant * du riche éclat de tes dons * les âmes des croyants * nous stimule tous à ta louange, Thaddée.
Ô Vierge amie du bien, * sur mon âme mise à mal par le péché * veuille répandre tes bienfaits, * toi qui mis au monde le Verbe si bon.

« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Désireuse de voir en vérité * ce que l'œil des mortels n'a pas vu, * tu supportas vaillamment les peines de la chair, * rupture des membres, assaut des fauves, brûlure du feu et la houle des flots, * Bienheureuse illuminée de clarté immatérielle.
Comme une claire et brillante lune tu t'es levée, * conduisant dans la grâce le divin chœur * de ces astres lumineux qui sont issus de toi; * et maintenant, Porteuse-de-Dieu et vous tous, Bienheureux, * vous faites briller sur le monde votre clarté immatérielle.
Sur le roc de la patience ayant affermi * l'édifice de votre âme, Bienheureux, * sous tant d'épreuves vous n'avez pas branlé; * mais, ayant remporté la victoire avec le Christ, * avec lui vous avez mérité de régner pour toujours.
La pure tourterelle, la colombe amie de Dieu, * l'hirondelle accompagnée de ses petits * s'est envolée vers le ciel pour demeurer tout près de la divine majesté, * ayant échappé à l'hiver et aux pièges du démon: * c'est Bassa, que de tout cœur nous disons bienheureuse.
Admirable et pure Souveraine amie du bien * qui enfantas l'Ami des hommes, le Rédempteur, * par tes prières accorde-moi la rémission de mes péchés; * comble de bien mon âme malmenée par les pensées * et délivre-la des passions funestes.

Exapostilaire (t. 3)
En toi, divin prédicateur, saint apôtre Thaddée, * Edesse posséda son flambeau; * c'est là que tu prêchas le Verbe et son œuvre de salut, * tu baptisas Abgar et tous ceux de sa contrée * et tu en fis les adorateurs de la divine Trinité.
Les Apôtres, portés sur les nuées, * tous ensemble se sont réunis * pour ensevelir dignement la Mère du Seigneur, * le Sauveur lui-même étant présent * et tous ses Anges par myriades l'escortant.

Apostiches, t. 2
Vierge Mère de Dieu, * souviens-toi de tous ceux * qui t'implorent avec ferveur * et chantent de tout cœur ta sainte Dormition.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
Tous les Disciples, venez, * que chacun d'entre vous * en cette fête maintenant * chante à la Vierge son hymne d'adieu.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Tous les Disciples divins, * sur les nuées rassemblez-vous * en hâte pour ensevelir le corps * de la seule Mère qui fut porteuse de Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Elevez vos frontons, * portes des cieux, en voyant * la Porte du Très-Haut * dans la gloire s'avancer * vers son Fils, le Seigneur.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:25

22 AOÛT
Mémoire du saint martyr Agathonice et de ses compagnons.


Ce même jour on chante l'office de saint Loup, à cause de la clôture de la fête de la Dormition le 23.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Recherchant la première beauté, * la splendeur qui dépasse tout esprit, * Agathonice, tu t'avanças joyeusement vers les nobles combats; * te mesurant avec l'ennemi, * tu l'as terrassé courageusement * et tressas brillamment ta couronne de vainqueur; * auprès de l'Ami des hommes désormais * tu intercèdes pour les chantres de ton nom.
Paré de la sagesse de Dieu, * tu fis jaillir la parole de vie, * corrigeant les insensés, reprenant les tyrans, * apaisant la tempête des multiples faux dieux, * donnant aux fidèles la force de demeurer * dans la grâce de Dieu; * c'est pourquoi, supportant les plus rudes tourments, * tu montas couronné vers le royaume d'en-haut.
Encore baigné de ton sang * répandu en ton ferme combat, * devant le Maître tu parus en victime de bonne odeur, * en sacrifice pur, en agréable don, * en offrande sainte, en hostie parfaite et immaculée; * par tes prières puisses-tu * garder l'entière Eglise du Christ, * martyr Agathonice, dans la paix.

Le bienheureux saint Loup * grâce à la chaleur de l'Esprit saint * fit cesser l'intense froidure des faux dieux; * tranché par le glaive, il fit jaillir des flots de guérisons * et sur les âmes consumées répandit la grâce comme rosée; * amis des martyrs, célébrons-le * comme intercesseur excellent * et comme fervent défenseur.
A l'abîme des eaux tu livras * les idoles des païens * et stupéfias ces hommes sans-Dieu * qui voyaient les merveilles accomplies * par ta foi, bienheureux Martyr; * au milieu d'eux tu reçus d'en haut la divine effusion, * tandis qu'en vrai martyr, en pur joyau, * en compagnie des Anges Dieu te magnifiait.
Essayant de t'abattre, les ennemis * l'un l'autre se sont déchirés, * et de même ils se blessèrent avec les flèches qu'ils te lançaient; * ils entaillèrent l'arbre, croyant te scier, * aveuglés qu'ils étaient, bienheureux Martyr; * car tu étais sous la garde du Seigneur * pour lequel tu avais choisi de souffrir, * compagnon des Anges qui intercèdes pour nous.
Gloire au Père, t. 1
Ton nom fut bien choisi, * éponyme des splendides vainqueurs, * Agathonice aux multiples combats; * transpercé en effet par l'amour de ton Dieu, * refusant l'erreur du tyran * et le mensonge des faux-dieux, * c'est vers meilleure vie * que tu es passé d'étonnante façon; * au jour de ton illustre souvenir, * grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Puisqu'aux Disciples il fut donné * de voir le Verbe et le servir, * de même il convenait qu'ils eussent la vision * de l'ultime mystère concernant sa Mère, sa Dormition selon la chair; * afin que de terre vers le ciel * ils n'aient pas vu seulement la montée du Sauveur, * mais soient également les témoins * du passage vers Dieu de la Mère qui l'enfanta; * aussi, par divine puissance transportés de tous lieux, * ils atteignirent Sion * pour escorter la Vierge surpassant les Chérubins, * qui se hâtait dans sa marche vers le ciel; * avec eux nous nous prosternons aussi * devant celle qui intercède pour nos âmes.

Apostiches, t. 2
Le chœur des Disciples est réuni * pour ensevelir la Mère de Dieu; * des confins de la terre ils sont venus * sur un signe du Seigneur tout-puissant.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
La Vierge reine, l'épouse de Dieu, * la gloire des élus, * le joyau de la virginité, * de ce monde passe vers son Fils.
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
De merveilleuse façon * le chœur des Disciples se réunit * depuis les confins de l'univers * pour ensevelir ton corps immaculé.
Gloire au Père, t. 8
Ayant reçu comme nom celui des trésors excellents, * toi-même comme un temple te consacras, * martyr Agathonice, au Roi de tout l'univers; * selon les règles ayant lutté dans les tourments, * tu renversas la puissance du terrible Bélial; * ayant remporté le trophée, la couronne du vainqueur, * au plus haut des cieux te voici devant Dieu; * ne cesse pas d'intercéder auprès de lui * pour ceux qui t'honorent, joyau des Martyrs.
Maintenant ...
En ce jour les chœurs des vierges en esprit * forment un cercle d'honneur * autour du lit funèbre de la Mère de Dieu; * les âmes des Justes et des Saints, * volant tout à l'entour, * viennent honorer la sainte Mère du Roi; * les premières portent en présent * au lieu de myrrhe leur propre virginité; * les autres, leurs vertus et leurs chants immatériels; * il convient en effet que la Mère de Dieu * comme une Reine soit entourée * par l'escorte royale et brillante des vertus. * Avec elles portant nous aussi * la pureté de notre vie, * allons ensevelir la Mère de notre Dieu, * en des hymnes et des cantiques spirituels * la disant bienheureuse à l'unisson de nos voix.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.


MATINES

Cathisme I, t. 4
Toi qui t'es montrée sur terre, * ô Vierge, plus vaste que les cieux * lorsqu'en la chair tu enfantas * le Créateur de l'univers, * vers ces mêmes cieux maintenant * depuis la terre tu es passée. * Les âmes des Justes, à cette vue, * et les chœurs des Anges, te contemplant, * comme à leur Reine t'adressent en tout temps * la louange qui t'est due. * Intercède sans cesse pour les chantres de ton nom.

Cathisme II, t. 4
Le chœur des Apôtres, sur terre dispersé, * s'est réuni en Sion * pour accompagner de terre vers le Très-Haut * la Mère de Dieu qui l'avait enfanté. * Les Puissances célestes ont accouru * pour exulter en esprit et chanter: * Que se réjouissent les cieux * en recevant la Mère de Dieu, * la Souveraine des créatures invisibles et de celles que l'on voit.

Canon l de la fête; puis le canon de saint Agathonice (t. 1), avec l'acrostiche: Il m'échoit de chanter les peines d'Agathonice. Joseph; et celui de saint Loup (t. 4), avec l'acrostiche: Je te chante, saint Loup, resplendissant martyr. Joseph.

Ode 1, t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire * pour les merveilles de notre Dieu * qui de son bras puissant a sauvé Israël * en se couvrant de gloire. »
Mon âme mise à mal par les passions, * comble-la de biens, saint Martyr * qui fus l'excellent imitateur du bon Maître, * et donne-moi de bien parler pour glorifier ton souvenir.
Connu du Dieu qui connaît tout, * Martyr, tu as reçu divine inspiration * et tu prêchas aux peuples son incarnation * sans redouter la mort de la chair.
Ta parole a fait surgir les déchus, * tu leur fis prendre part à la Résurrection * ainsi qu'à la splendeur éternelle, * saint Martyr aux multiples combats.
Dépassant toute merveille, est apparue, * Ô Vierge, la merveille immense de ton enfantement: * sans confusion ni changement tu enfantas le Christ, * lorsqu'il s'est fait semblable à nous dans la chair.
t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin, * par la mortification de mon corps, * je te chante l'hymne de victoire. »
Pour que je chante brillamment * ton lumineux souvenir, * noble athlète, soldat du Christ, * sur mon âme verse les rayons * de cet éclat sans couchant * dont sans cesse tu resplendis * en présence de la divine clarté.
Avec courage tu t'avanças * pour mener la lutte des martyrs, * confessant très-sagement * le Dieu apparu sur terre * pour déifier le genre humain * et tu brisas les dieux des païens * par la puissance de l'Esprit.
Des eaux vivifiantes * ayant rempli ton cœur, * tel un fleuve divin * tu assèches les torrents de l'erreur * et tu irrigues dans la foi * les âmes des mortels, * pour qu'en elles croisse le fruit céleste.
Ô Vierge inépousée, * tu fis lever de ton sein, * telle une belle aurore, Jésus, * l'illumination de l'univers, * ce Dieu qui dissipa la nuit * des multiples dieux et fit briller * sur le monde sa lumière sans couchant.

Ode 3, t. 1
« Puisse mon cœur s'affermir * en ta volonté, Christ notre Dieu, * comme toi-même tu as affermi * sur les eaux le second ciel * et sur ses bases l'univers, * ô Seigneur tout-puissant! »
Perfidement l'insensé * espérait te dépouiller par flatterie; * mais son étrange calcul, * saint Martyr, se montra vain, * puisque tu étais fondé * sur le roc de la vraie foi.
Ayant franchi l'océan * des douleurs corporelles, * avec le Christ pour timonier, * Agathonice, victorieux martyr, * tu abordas dans la joie * au calme port du salut.
Que sur moi fondent en ce jour * les coupures, les torsions du corps: * je ne redoute ni le glaive ni le feu * ni l'eau bouillante des chaudrons * ni les fauves ni la mort! * s'écriait Agathonice en combattant.
Celui qui est infini par nature, * ô Vierge, en assumant * grâce à toi la condition humaine * s'est inscrit dans les limites de la chair * et se fit connaître à nous * en deux natures et volontés.
t. 4
« Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
Invinciblement fortifié * par la puissance de l'Esprit, * vaillamment tu t'équipas * pour marcher vers les combats, * bienheureux saint Loup, et terrassas * l'effronterie du Séducteur.
Comprenant que tu te présentais * en témoin de la Passion du Christ, * le cruel persécuteur * espérait séduire ton esprit * par le moyen des flatteries, * mais le Maudit s'est bien trompé.
Comme une lyre qui vibrait * sous le plectre de l'Esprit, * en présence des tyrans * tu entonnas joyeusement * l'hymne de la connaissance de Dieu, * charmant ceux qui l'ouïrent dans la foi.
Le Dieu qui descendit loger * au milieu de toi comme il le sait, * Vierge pure, n'a pas fait bouger * les verrous de ta virginité * et tous il nous fonda * sur le roc inébranlable de la foi.

Kondakion, t. 1
Saint Martyr qui avais le bon renom en partage, * tu fis cesser la vénération des hommes pervers, * sans craindre toute espèce de châtiments; * c'est pourquoi tu héritas les biens éternels, * Agathonice, et tu fus digne d'obtenir * avec tes compagnons de lutte la couronne des cieux.

Ikos
Agathonice, prie le Dieu de bonté, * l'Ami des hommes, l'implorant * de répandre sur ma pauvre âme ses bienfaits, * de m'accorder la parole pour chanter dignement * les combats que tu soutins pour la foi * en Jésus Christ notre Dieu, * la façon dont tu observes de tous côtés, * saint Martyr, à la manière d'un pasteur, * chassant les loups pour conduire ton troupeau * vers la terre de vérité, * avec confiance t'écriant: Nous sommes comptés comme brebis d'abattoir, * mourons donc pour obtenir la couronne des cieux!

Cathisme, t. 1
A la clarté de tes luttes, bienheureux Martyr, * tu resplendis comme l'or au creuset * et répandis les clairs rayons des guérisons, * dissipant dans la grâce les ténèbres des démons; * aussi, tous ensemble nous célébrons, * martyr Agathonice, ta mémoire sacrée.

De ton âme ayant purifié le regard, * tu reçus la lumière de la sainte Trinité * pour éclairer les cœurs enténébrés * à la clarté de tes divines paroles, saint Loup, martyr du Seigneur; * c'est pourquoi tu es passé vers la splendeur sans couchant * et là tu intercèdes sans cesse pour nous * qui t'honorons et te chantons dans la foi.
Dis-nous, David, quelle fête est célébrée maintenant? * − Celle, dit-il, que dans le livre des Psaumes j'ai chantée * comme Vierge, fille et servante de Dieu, * le Christ l'a transférée dans ses demeures en l'au-delà, * lui qui est né virginalement de son sein; * c'est pourquoi se réjouissent les mères, les filles, les épouses chrétiennes en disant: * Réjouis-toi, Vierge passée au royaume d'en-haut.

Ode 4, t. 1
« Prophète Habacuc, en l'Esprit tu as prévu * l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: * Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, * au temps fixé tu te révéleras; * gloire à ta puissance, Seigneur. »
Tu pénétras sur le stade des Martyrs * revêtant l'armure de la sainte foi * et, provoqué par l'ennemi, * tu en triomphas dans ta force, * Pigathonice, le mettant sous tes pieds.
Agathonice, par la sagesse de tes discours * et l'exemple de tes divins exploits, * Témoin du Christ, tu effrayas les ennemis * qui pensaient vaincre la fermeté de ton esprit * et t'entraîner vers l'erreur.
Consumant entièrement ton cœur, * bienheureux Martyr, au feu de l'amour divin, * tu n'as pas craint les flammes des impies, * mais comme un charbon ardent * tu fis flamber le bois des faux dieux.
Celui qui est porté sur les épaules des Chérubins, * en ta chair se faisant homme divinement, * siège dans tes bras comme un nouveau-né * pour sauver par son enfance le premier homme créé * qui jadis se conduisit comme un enfant.
t. 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Bienheureux qui surpassas * les limites qu'ici-bas * sa faiblesse impose au genre humain, * tu supportas d'être bastonné, * Martyr très-digne de nos chants * qui tel un sceptre de puissance portais * la Croix salutaire de notre Dieu.
T'appuyant sur le Seigneur, * comme la montagne de Sion, * victorieux Martyr, tu demeuras * inébranlable grâce au divin secours, * supportant d'avoir les membres déchirés * puisque l'amour de Dieu * t'élevait vers le ciel.
Etant rempli de foi, * de sagesse et de grâce, saint Loup, * tu confessas au milieu des impies * le Verbe de Dieu, * sans te soucier aucunement * des flèches lancées contre toi * et que détourna la puissance du Christ.
Sur toi comme une pluie * est survenu Jésus, * cet abîme de sagesse infinie * qui seule pure te trouva, * Vierge Mère de mon Dieu; * et par sa grâce divine il submergea * les torrents de l'impiété.

Ode 5, t. 1
« Fais lever le jour de ta clarté sans fin * sur nous qui veillons, sans cesse méditant * tes préceptes et justes jugements, * Maître plein d'amour, ô Christ notre Dieu. »
Aux ordonnances du Maudit tu opposas * en loyal martyr la loi salutaire * du législateur et maître universel, * le Christ notre Dieu.
En illustre et glorieux Martyr * Agathonice est proclamé bienheureux: * avec les Puissances des cieux * il exulte de joie pour toujours.
A la vie tu préféras la mort * pour gagner en l'avenir * la vie des siècles éternels; * et tu offris ta nuque au tranchant de l'épée.
Voyant d'avance tes merveilles, en l'Esprit saint * Isaïe s'écrie, ô Vierge immaculée: * Voici, tu portes dans ton sein * l'Infini se faisant chair.
t. 4
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Les ennemis menaçaient de te couper en morceaux, * mais eux-mêmes se déchirant plutôt, * ils constatèrent que tu étais resté * sain et sauf sur l'ordre de Dieu.
De ton âme ayant levé les yeux * vers le roc inébranlable, * sous le flot des pires châtiments * tu ne fus pas ébranlé, saint Martyr * fortifié par la puissance de Dieu.
Sous les flots de sang que tu versas * tu éteignis la lampe des faux-dieux; * enflammé par l'Esprit saint, * tu brûlas toute erreur * au feu de ton martyre, saint Loup.
Célébrons la Vierge pure, d'un esprit purifié; * par nos œuvres saintes glorifions la gloire de Jacob; * chantons-la pieusement: * elle est la Mère de notre Dieu.

Ode 6, t. 1
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: * A la fosse arrache ma vie; * Sauveur du monde, sauve-moi * quand je chante: Gloire à toi. »
C'est la multitude des noirs démons * que tu as affrontés par milliers * dans la faiblesse de ta chair * pour t'unir aux myriades des serviteurs incorporels.
Tu pris le chemin du martyre vaillamment * et tu resserras les voies du mal; * alors tu atteignis * les vastes demeures des cieux.
Comme l'or, étincelant * au creuset des pires tourments, * martyr Agathonice, tu devins * le sceau du Christ apposé sur les trésors divins.
Tu restes vierge en enfantant le Christ * et tu allaites, Vierge immaculée, * celui qui donne à tous de quoi manger: * merveille étrange, difficile à saisir!
t. 4
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
En ta chair tu souffris les plus cruels tourments, * mettant au supplice l'esprit des impies * et frappant la multitude des démons * de cruelles plaies, Martyr si digne d'admiration.
Tu fis chanceler les dieux des impies, * tu les réduisis en poussière; * et toi-même en vivante colonne de la foi, * en icône du courage tu te dressas, divin Martyr.
L'illustre et victorieux Témoin * se réjouissait dans les délices des tourments, * en esprit voyant d'avance pour l'éternité * les couronnes et la future gloire des Martyrs.
Tu as enfanté celui que, précédant les temps, * le Père a engendré avant tous les siècles, * et de tes mamelles tu allaitas le Nourricier: * mystère qui dépasse, ô Vierge, tout esprit.

Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Synaxaire
Le 22 Août, mémoire du saint martyr Agathonice et de ses compagnons Zotique, Zénon, Théoprépios, Akindynos et Sévérien.
Le nom d'Agathonice lui va sans fiction:
par le glaive il remporte victoire splendide.
Sous l'atroce machine vont en perdition
pour trois martyrs les machinations du Perfide.
Dans le chœur des Témoins parés du saint diadème
par la décollation prend place Sévérien.
Voici donc un nouveau Simon Cyrénéen,
porte-croix non requis mais s'offrant de lui-même.
Par le glaive immolé pour le Nazaréen,
Agathonice meurt en août, le vingt-deuxième.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 1
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * ne furent touchés ni gênés par le feu; * et tous trois d'une seule voix * te bénissaient, Sauveur, en disant: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Tu participes à la gloire des cieux, * toi qui ne tins pas compte de celle d'ici-bas * et de tout cœur, illustre Martyr, * aimas le Maître de la terre et du ciel; * aussi nous vénérons ta mémoire sacrée.
Imitant la Passion du Christ * qui versa pour tout croyant l'absence-de-passions, * tu supportas dans la joie * les outrages, l'affliction * et l'injuste mort par décollation.
Aux idoles mortes tu n'accordas aucune vénération, * car tu vénérais le Dieu immortel * qui se laissa voir pour nous dans la mort * et fit périr la force de l'erreur; * c'est pourquoi te fut donnée la vraie vie.
Dieu se fit homme dans ton sein * pour déifier le genre humain * et faire participer * à sa nature divine, Vierge entre toutes bénie, * ceux qui te disent bienheureuse en vérité.
t. 4
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Dans la splendeur dont tes souffrances t'ont paré, * en présence de celui qui sur la Croix * souffrit sa Passion pour nous * tu exultes maintenant, * illuminé par la divine clarté.
L'eau qui te fut versée depuis le ciel, * en un prodige vu de tous, * illumina ton âme et lui donna la force de crier: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Au milieu des ennemis * tu restais debout en donjon imprenable, * sans que ton esprit chancelât * sous les supplices de toutes sortes, saint Martyr * qui brisas l'erreur avec fierté.
C'est toi seule qu'a choisie, * pure Beauté de Jacob, * celui qui seul demeure au ciel * et, lorsqu'en toi il vint loger, * il n'a pas déverrouillé ta virginité.

Ode 8, t. 1
« Le Seigneur et Créateur * que les Anges dans le ciel * servent avec crainte et tremblement, * vous, les prêtres, chantez-le, * jeunes gens, glorifiez-le, * peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
Entraîné de lieu en lieu, * tu sanctifias, saint Martyr, * la terre sous tes pas * puis, inclinant la nuque sous le glaive tranchant, * tu te séparas de la chair * pour t'unir au Seigneur.
Les coups et les divers tourments de la chair, * tu les as tenus pour rien, * enflammé d'amour pour Dieu, * et tu fus uni dans la joie, * ayant mené le bon combat, * aux myriades d'en-haut.
A terre fut jetée * la force de l'ennemi incorporel; * car les Martyrs du Christ * dans la faiblesse de leur corps * l'ont mis en fuite, fortifiés * par la toute-puissance du Seigneur.
Urne d'or ayant porté * la manne de la vie, * arche, table, tabernacle divin * et montagne sacrée, * c'est ainsi que nous t'appelons, * Vierge Marie, bénie dans les siècles.
t. 4
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Après tant de tourments, Bienheureux, * tu inclinas la tête vers Dieu; * le glaive te décapita, * mais d'étonnement ta foi * fit perdre la tête aux impies.
Avec l'innocence d'un agneau * tu t'es livré toi-même pour être immolé, * sans discuter et sans crier, * imitant ainsi l'Agneau de Dieu * qui enlève le péché du monde.
Tes reliques sont pour nous * la source inépuisable où sont guéries * les passions de l'âme et les maladies corporelles; * car auprès de Dieu, saint Loup, tu as reçu * en abondance le pouvoir des guérisons.
Toute la création bénit ton Fils * qui nous couronne de bénédictions * et nous arrache à la malédiction, * Vierge bénie et glorifiée * comblant de grâces le genre humain.

Ode 9, t. 1
« La nuée lumineuse en qui le Maître universel * descendit depuis le ciel * comme pluie sur la toison * et pour nous s'est incarné, * lui le Dieu infini, * pour se faire homme comme nous, * fidèles, nous la magnifions * comme la sainte Mère de Dieu. »
Mis au nombre de tous les Saints, * avec les chœurs des Apôtres divins, * en compagnie des Martyrs, * des Justes et des Prophètes réunis, * en présence de la Trinité, * Agathonice, maintenant * tu portes couronne avec eux tous * dans la lumière et la joie.
Ton zèle fut digne d'admiration * et constante fut ta foi, * Martyr qui mis en Dieu * ta confiance excellemment; * lumineuse fut ta vie * et comblée de grâce ta mort * qui t'a fait participer * à la gloire immortelle des cieux.
En toi nous célébrons, * Agathonice, comme il se doit, * l'agneau qui fut immolé pour le Christ * en victime sacrée, * l'ornement des saints Martyrs, * la source des merveilleuses guérisons, * toi que l'Eglise a pour charmant éclat * et les fidèles pour défenseur.
Voici venue pour nous, * Martyr très-digne de nos chants, * ta mémoire sacrée * sanctifiant le monde entier; * en ce jour nous demandons * d'obtenir ta protection, * nous qui vénérons en toi de tout cœur * le fidèle adorateur du Seigneur.
Ami du vice en mes pensées, * incorrigible en ma vie, * par mes fautes j'ai souillé * tant mon âme que mon cœur; * comme le Prodigue devant toi * je me prosterne, Vierge immaculée: * viens à mon aide, redresse-moi, * avant que ne m'atteigne la mort.
t. 4
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Dans la puissance divine tu as puisé * la force de combattre avec ta chair, * admirable Saint, l'antique serpent * et comme vainqueur fus couronné; * aussi en compagnie des Martyrs * voici que tu exultes dans les cieux.
Tel un astre aux mille feux * tu donnas l'annonce du soleil, * saint Martyr, à ceux qui dormaient * dans les ténèbres de perdition; * illuminés par lui dans la foi, * ils devinrent fils de la lumière sans couchant.
En ce jour ton souvenir annuel * plus brillant que le soleil * sur nos cœurs en fête a resplendi, * chassant loin de nos âmes l'obscurité * et les ténèbres des passions * pour répandre sur la terre sa clarté.
La céleste Jérusalem, * la métropole des élus, * exulte en accueillant ton esprit, * l'assemblée des premiers-nés se réjouit; * et nous fidèles, nous te vénérons, * demandant le salut par tes prières.
Sous les rayons de la lumière qui se trouve en toi * illumine mon âme, Epouse de Dieu; * relève-moi du gouffre de perdition, * renversant les ennemis * qui affligent sans cesse mon cœur * et qui me poussent vers les passions.

Exapostilaire (t. 2)
Célébrons de brillante façon * l'éclatante mémoire d'Agathonice le Martyr, * dont la grâce a lié le souvenir * à la Dormition de la Vierge immaculée. * Dans la noblesse de son âme il confondit les tyrans * par, sa vaillance au combat; * portant couronne, il exulte maintenant devant le Christ, * intercédant pour nous qui de tout cœur le glorifions.
t. 3
Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit.

Apostiches, t. 2
Ô Vierge, fut bénie * la terre qui t'ensevelit * lorsque par loi de nature tu mourus, * et l'air fut sanctifié * lorsque tu montas de merveilleuse façon.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos,
toi et l'arche de ta sainteté.
En cortège accompagnant * ton corps porteur de Dieu, * les Disciples divins * dans leurs hymnes chantaient: * Notre Dame, où vas-tu maintenant?
A David le Seigneur l'a promis en vérité,
jamais il ne s'écartera de son serment.
Inaccessible fut ton corps * à la poussière du tombeau: * bien qu'il y fût déposé * pour suivre la nature et sa loi, * incorruptible il demeura toutefois.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, nous mortels, * avec les Anges incorporels * accourons de tout cœur * vers le sépulcre de la Mère qui enfanta * l'Auteur divin de l'entière création.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:28

23 AOÛT
Mémoire du saint martyr Loup.


Clôture de la fête de la Dormition: on chante l'office du 15 Août, à l'exception des Lectures, de la Litie et du Polyéléos.
Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête. Maintenant: Dogmatique du ton. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Canon du ton et canons de la fête. Catavasies: les hirmi du canon I de la fête. Après la 3e ode, Kondakion et Ikos de la fête. Après la 6e ode, Kondakion et Ikos du dimanche. A la 9e ode on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.


Synaxaire
Le 23 Août, mémoire du saint martyr Loup.
Saint Loup était esclave ou simple serviteur,
mais le tranchant du glaive en fit un homme libre,
pour le Christ un ami, puisqu'en vaillant lutteur
il fut porté vivant le vingt-trois sur le livre.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:33

24 AOÛT
Mémoire du saint hiéromartyr Eutychès,
disciple de saint Jean le Théologien.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Bienheureux martyr Eutychès, * instruit de sainte façon * par le Théologien du Verbe, l'auguste prédicateur, * auprès de ce Disciple tu reçus * l'initiation complète aux choses sacrées * et comme une lumière dans la grâce te montras, * illuminant de tes enseignements divins tous les cœurs; * aussi nous célébrons ta mémoire sacrée.
Grâce aux leviers de ta constante fermeté * tu renversas les remparts de l'erreur; * tu souffris les chaînes et glorieuse fut ta mort; * alors, Bienheureux, tu as trouvé * l'immortalité en compagnie * de tous les Anges, dans le chœur des Martyrs, * et par divine communion au Bien suprême, tout entier * tu fus déifié de splendide façon.
Enfermé dans la prison, tu reçois * depuis le ciel le pain de vie; * jeté dans la fournaise, tu demeures inconsumé; * Bienheureux, tu endures les plaies * qu'on t'inflige cruellement; * l'élan des fauves, tu l'apaises en priant; * le glaive te décolle et ton sang, * tel un char divin, te fait monter vers le ciel.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Allons, mon âme, soupire et gémis, * de tout cœur fais jaillir * des flots de larmes, et crie à la Mère de Dieu: * Vierge pure, en ton immense compassion * délivre-moi, je t'en prie, * de l'effroyable et terrible châtiment * et fais que je demeure dans le lieu du repos * pour y jouir de la félicité éternelle.
Stavrothéotokion
Le soleil s'est obscurci, mon Enfant, * la lune a changé sa clarté * en ce vêtement noir dont les ténèbres l'ont cachée; * la terre tremble, le voile du Temple * s'est déchiré en deux: comment * n'éprouverai-je aussi le déchirement de mes entrailles et de mes yeux * à voir ton injuste mort, doux Sauveur? * disait dans ses larmes la Mère de Dieu.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et devenu leur successeur sur leur trône, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Eutychès, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Chantons la divine grâce d'Eutychès. Joseph.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Compagnon des Apôtres et des Martyrs, * toi que la divine splendeur * comble en tout temps de son éclat, * fais que partagent ta clarté * les fidèles en ce jour célébrant * ta sainte festivité, * admirable martyr Eutychès.
Auprès du Disciple bien-aimé * ayant reçu l'instruction de la foi * et en tout point ayant suivi * l'exemple de sa vie, * tu aimas le Seigneur, accomplissant * ses divins commandements, * Bienheureux, et tu devins * l'imitateur de sa divine Passion.
Obéissant au précepte divin, * c'est dans les peines de l'ascèse, pieusement, * que tu mortifias la chair, * t'éloignant du monde et vivant * dans les montagnes, Martyr bienheureux; * là tu purifias ton âme et tu acquis * ton éclatante ressemblance avec Dieu.
Vierge sainte, je mets en toi * l'espérance de mon salut; * efface entièrement * la souillure de mes péchés, * lave-moi, je serai pur, * afin d'être agréable à ton Fils * et d'accomplir sa très-sainte volonté.

Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ; rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Ayant trouvé en saint Paul * le soleil rayonnant de la clarté * du très-sage enseignement, * Bienheureux, tu fis route avec lui et devins * un astre illuminant tous les cœurs dans l'Esprit.
Le fondement des Théologiens, le sommet des Disciples, * Jean, le fidèle ami du Sauveur, * lorsque de terre il est passé vers Dieu, * t'a remis, Bienheureux, * pour le faire paître, le troupeau du Seigneur.
Splendide et lumineux, * rempli de l'Esprit saint, tu parus * devant celui qui te jugeait injustement, * rejetant son impiété * et confessant l'incarnation divine du Christ.
Réjouis-toi qui seule as enfanté * notre Joie, sans qu'on puisse l'expliquer; * réjouis-toi, ô Vierge inépousée, * nuée du Verbe, char et trône de Dieu, * gloire des Justes et couronne des Martyrs.

Cathisme, t. 3
Tu fis luire la claire connaissance de Dieu * et dissipas les ténèbres des multiples faux dieux, * en martyr tu as mené ta course à bonne fin; * et faisant sourdre les charismes des guérisons, * de leurs maladies tu purifies ceux qui s'approchent de toi: * illustre Martyr, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Théotokion
Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les passions charnelles; * aux flots divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui veux sauver de ses passions infâmes la condition humaine?

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
De tout ton esprit * t'élevant vers le Seigneur, * tu ne sentais pas les coups pleuvant de tous côtés * ni les déchirements cruels; * mais, comme un encens de bonne odeur, * du parfum de Dieu tu as rempli les assistants, * Bienheureux, par la puissance de l'Esprit.
Divin Martyr, gardé par Dieu, * lorsque tu étais enchaîné dans la prison, * tu reçus le pain du ciel, * visiblement réjoui, * car Dieu, l'unique Maître des combats, * te donnait courage, victorieux Témoin, * et tu imitas sa divine Passion.
Ouvrant ta sainte bouche dans l'Esprit, * lorsque tu comparus, saint Martyr, * devant le tribunal qui te jugeait, * tu exposas clairement * la foi véritable en la Trinité; * et tu mis au pilori * l'erreur des idoles et l'impiété des tyrans.
Après bien d'autres tourments corporels, * enflammé par l'amour de ton Dieu, * allégrement tu pénétras * dans la flamme ardente du feu * sur l'ordre du juge, Bienheureux; * mais tu n'as pas été brûlé, * recevant du ciel la divine rosée.
Seule parmi les femmes tu demeuras * vierge avant comme après l'enfantement, * car c'était Dieu qui, prenant chair * ineffablement dans ton sein, * renouvelait les natures, Vierge immaculée, * lui qui, engendré avant les siècles là-haut, * fut enfanté sur terre vers le terme des temps.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
A ceux qui le désiraient tu communiquas * le trésor de la parole de Dieu; * et comme prêtre, Bienheureux, * tu fis paître le troupeau du Christ, * le conseillant, l'instruisant, le guidant vers le salut, * victorieux Athlète aux multiples combats.
Par la force de l'Esprit saint * ayant secoué la funeste erreur, * vers le Christ tu t'avanças * et lui menas tous les fidèles sauvés * par tes divins enseignements, * Eutychès, ornement des Martyrs.
Splendides furent tes pas * qui suivirent la route du témoignage divin * et marchèrent sur le bon chemin * pour atteindre, Bienheureux, * la grande plaine du royaume des cieux, * saint Martyr vraiment digne de nos chants.
Vierge Mère qui enfantas * le Verbe que nul ne peut cerner, * gloire des Anges, toi qui blesses les démons, * divine Epouse, sur mon cœur * vulnéré par le péché * veuille appliquer le remède divin.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Inspiré par le désir * d'atteindre la perfection dans le Christ, * c'est dans les chaînes que tu quittas Ephèse, saint Martyr, * pour finir à Sébaste, ta patrie, * sous la parure de tes splendides exploits.
Comme un temple très-pur et superbe de Dieu, * dans la grâce tu renversas * les horribles temples des faux-dieux; * et tu montas vers le temple des cieux, * Eutychès, en présence du Seigneur.
Sur la route que tu suivais * un Ange divin te fortifia, * te prédisant très clairement l'avenir, * bienheureux Eutychès semblable aux Anges, * toi qui dans l'Esprit fus étranger à la chair.
Redresse les courbes de mon esprit, * corrige les mouvements passionnés * de mon âme, Vierge immaculée; * sauve-moi, garde-moi des ennemis * qui m'assaillent chaque jour sans merci.

Kondakion, t. 4
Toi qui siégeas parmi les Apôtres du Seigneur * et des Pontifes as atteint la splendeur, * en martyr, Eutychès, * tu fus également glorifié; * comme un soleil tu brillas sur l'univers * et dissipas la sombre nuit de l'impiété; * aussi nous t'honorons comme initiateur des divins mystères du Christ.

Synaxaire
Le 24 Août, mémoire du saint martyr Eutychès, disciple de saint Jean le Théologien et du saint apôtre Paul.
Quel bonheur fut le tien, bienheureux Eutychès,
lorsque tu fus inscrit au divin palmarès!
En martyr sur le stade s'il a dû combattre,
la terre le reçoit dans la paix le vingt-quatre.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Sur un ordre de Dieu * le feu qui devait te faire périr * s'éteignit pour toi, Bienheureux; * car le tonnerre se fit entendre depuis le ciel * et la grêle fut envoyée pour recouvrir * ceux qui refusaient de connaître le Christ.
Vigoureusement déchiré, * tu exhalais la myrrhe au doux parfum, * car toi-même tu courais * sur les traces du parfum répandu par la Passion * du Verbe Créateur en sa kénose et lui chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sans reproche fut ta vie, * ton témoignage suscite l'admiration, * et la sainte châsse où tes reliques sont conservées * offre à qui s'en approche le salut, * faisant jaillir les guérisons * et disparaître en plus d'un la souillure des passions.
De ton mystère ayant connu * d'avance l'ineffable profondeur, * les saints Prophètes ont révélé * à tous les hommes ton enfantement, * ô Vierge, en s'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Illustre Martyr, levant les mains * vers le Christ notre Dieu, * au milieu du stade tu affrontas les lions * et demeuras sain et sauf * comme jadis le prophète Daniel, * car un Ange te protégeait * et sans cesse tu chantais: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Te voyant sans raison * jugé par des hommes impies, * le fauve qui devait te faire périr * prit une claire décision * sur un ordre du Tout-puissant * et proclama les merveilles du Sauveur, * frappant d'étonnement ceux qui chantent: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Ayant mené le grand combat * avec la force et la grâce de Dieu, * dans la joie tu as trouvé * ta couronne de vainqueur * et reçu ta place dans les chœurs * des Apôtres et des Martyrs; * avec eux tu chantes sans cesse: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Suivant les traces de sa Passion, * tu combattis selon les règles * comme serviteur du Christ * et dans le sang du témoignage tu empourpras * le manteau royal que désormais * tu revêts dans le royaume des cieux, * où tu es passé en chantant, plein de joie: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Mon âme que le serpent * a mise à mort par sa morsure, * Vierge immaculée, vivifie-la, * toi qui seule as mis au monde la Vie; * et donne-lui de faire la volonté * de celui qui est né de toi pour nous, * pour qu'elle chante: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu répands toutes sortes de guérisons * et fais cesser les plus graves maladies, * ayant reçu la véritable grâce auprès du Christ * pour avoir bien combattu en affrontant les ennemis, * concitoyen des Anges et sommet des Martyrs.
Rendu splendide par tes combats, * tu es allé demeurer dans la splendeur éternelle, * et ton chef tranché par le glaive, Jésus le couronna * du saint diadème de victoire, flambeau de l'Eglise, * gloire et force des fidèles qui te disent bienheureux.
Tu brisas la puissance du Mal * et sur lui remportas la victoire vaillamment; * en victorieux martyr tu brilles dans les cieux, * illustre Eutychès, jouissant d'un grand crédit * devant le trône de la sainte Trinité.
Ta mémoire divine et pleine de clarté * a resplendi sur tous plus que soleil, * illuminant de clairs rayons les fidèles qui chaque année * pieusement la célèbrent; et puisque tu en as le pouvoir, * nous te prions d'obtenir pour nous tous le salut.
Nous t'adressons la salutation de Gabriel: * Réjouis-toi, sainte Mère de Dieu, * terre choisie, table d'or, refuge des humains, * allégresse des Anges et fierté des Martyrs, * soutien des fidèles qui te disent bienheureuse.

Exapostilaire du jour. Apostiches de l'Octoèque.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:36

25 AOÛT
Translation des reliques du saint apôtre Barthélemy;
et mémoire du saint apôtre Tite.


VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Disons à juste titre bienheureux * l'illustre Barthélemy * comme un soleil aux mille feux, comme un astre sans déclin, * comme le ciel vivant qui décrit * la gloire salutaire de notre Dieu, * le héraut divin, le flambeau des nations, * le fleuve répandant les flots du savoir * pour en abreuver tous les cœurs.
Tes voyages en mer, * saint apôtre Barthélemy, * ont laissé voir une splendeur qui dépasse tout esprit; * déposé dans un cercueil, en effet, * de l'Orient jusqu'à l'Occident * tu voguas en compagnie * d'illustres Martyrs qui te faisaient une escorte d'honneur * sur l'ordre du Seigneur tout-puissant.
Tu sanctifias les flots * par ton admirable traversée * et tu arrivas sur l'île de Lipari, * fleurant bon la myrrhe et guérissant les douleurs incurables, * devenant un sauveur pour ses habitants, * un refuge, un protecteur, * un défenseur auprès du Roi qui sauve l'univers, * bienheureux apôtre Barthélemy.

L'unique divinité prêchant en trois personnes, * tu piétinas l'océan * aux multiples faux dieux des nations, * et ceux qui nageaient sur l'abîme sans-Dieu, * tu les menas les plus sereins vers les havres, * bienheureux Apôtre, et pour cela * tu reçus la récompense des cieux, * où tu pries l'Ami des hommes pour les chantres de ton nom.
Illuminé en ton âme * par la divine splendeur, * bienheureux Tite, en compagnie de saint Paul, * tu avanças tel un rayon * de ce grand soleil éclairant la nuit; * et tu éloignas de toute la terre les profondes ténèbres avec lui; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux comme Pontife inspiré, * comme saint Apôtre et chaleureux intercesseur.
Parti de Crète, il y revint * comme inébranlable fondement * sur lequel fut affermie la vraie foi, * tandis qu'il édifiait les croyants * grâce à la puissance de notre Dieu, * Tite, le compagnon de voyage de saint Paul, * le premier qui siégea sur le trône de sa patrie, * celui qui intercède pour les croyants.
Gloire au Père, t. 6
Ton chemin passa sur la mer, * ton sentier sur les grandes eaux, * lorsque tu partis de l'Orient, * déjà mort depuis de longues années, * illustre apôtre Barthélemy, * car les Justes sont vivants pour les siècles * selon le dessein providentiel de ton Maître, le Christ notre Dieu; * saint Apôtre, supplie-le * de nous accorder la grâce du salut.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Comme disciple de saint Paul, * cet instrument de choix, ce divin prédicateur, * initié par lui aux enseignements de notre Dieu, * tu fus envoyé vers les nations * pour les convertir à la foi * et les illuminer à la clarté de tes discours; * aussi tu parcourus l'univers, * apôtre Tite, pour annoncer * à tous la bonne nouvelle du Dieu incarné; * supplie-le donc de sauver * les fidèles célébrant * ta mémoire vénérable en tout temps.
Maintenant ...
Vierge tout-immaculée, * prie le Fils né de toi * de prendre ma pauvre âme en pitié * et de lui donner la part des élus * à l'heure du jugement * comme un effet de son extrême bonté.

Tropaire, t. 3
Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'il accorde le pardon des péchés à nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * Médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort * dans son amour pour les hommes.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis les canons des Saints, œuvre de Théophane, le premier, en l'honneur de saint Barthélemy, avec l'acrostiche: Par des hymnes je loue mon ardent protecteur; le second, en l'honneur de saint Tite, avec l'acrostiche: Je chante de tout cœur le disciple de Paul.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Le Roc de notre vie a fait de toi * une pierre grandement choisie * sur laquelle il édifia * son Eglise, saint apôtre Barthélemy: * nous te vénérons et te disons bienheureux.
Ayant trouvé la Sagesse personnifiée * pour t'initier de sublime façon * à ce qui dépasse notre esprit, * tu fis tourner en folie la sagesse des païens * et tu assagis l'univers par tes divins enseignements.
Dans un cercueil ton corps chemine sur la mer * pour obéir à l'ordre de Dieu * et, comme le soleil, de l'Orient * tu gagnes l'Occident, * saint Apôtre, pour y répandre ta clarté.
Plein de gloire, il s'est anéanti, * précédant les siècles, il débute dans le temps, * celui qu'enfante la virginale Servante de Dieu * et qu'en deux natures, Bienheureux, * mais tu prêchas une seule personne.

T'ayant comblé de toutes sortes de charismes, * la grâce de l'Esprit * t'envoya prêcher * l'incarnation du Verbe à l'univers, * saint Tite, apôtre digne de nos chants.
Ayant reçu l'éclat de la divine grâce, * tu resplendis comme un soleil * sur les âmes enténébrées * que tu illuminas, Bienheureux, * ôtant leurs fautes et les affranchissant de l'erreur.
Grâce aux charismes de l'Esprit * dont il avait la plénitude, saint Paul * fit de toi le serviteur, * l'interprète et le prédicateur de la foi, * saint Tite, pontife inspiré.
Comme soleil il est sorti de ton sein, * le Seigneur qui délivre de l'erreur, * divine Epouse, le monde et ses confins; * prie-le sans cesse, supplie-le * de sauver ceux qui te chantent dans la foi.

Ode 3
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
C'est un intercesseur puissant, * une lumière et l'éloignement de leurs malheurs * qu'en toi, Barthélemy, ont trouvé * ceux qui étaient sous l'emprise de l'erreur * dans les ténèbres funestes de l'impiété.
Comme bouche du Verbe divin, * bienheureux Barthélemy, tu as sauvé * de la bouche du Loup spirituel * les peuples que tu menas * par le bain du Baptême au Créateur.
De ta langue enflammée tu as brûlé * les amères broussailles de l'erreur * et tu renouvelas par tes labours * les cœurs en friche que tu préparas * à cultiver les pensées célestes.
Le Verbe Dieu qui a daigné en toi * prendre chair de façon ineffable, * Vierge Mère, s'est choisi * pour disciple et fidèle serviteur * le glorieux Barthélemy.

« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Ce n'est pas en la sagesse rendant fous ceux qui la possédaient, * mais par la connaissance véritable, Bienheureux, * que tu as dissipé l'ignorance de ceux * qui s'approchèrent de toi.
Le champ couvert de ronces par l'impiété * dans l'héritage des nations, * grâce à la divine faux tu l'as nettoyé * pour y semer le bon grain du savoir.
En trois personnes prêchant l'unique divinité, * tu chassas les ténèbres des multiples dieux, * conduisant les confins du monde, Bienheureux, * vers la connaissance de Dieu.
Plus qu'aux Anges t'a donné la sainteté * et plus que toute créature t'éleva * celui qui dans la chair est né de toi: * comme Souveraine universelle nous te célébrons.

Cathisme, t. 1
La venue de tes saintes reliques nous donne l'occasion * d'une brillante fête, illustre Apôtre du Seigneur: * la célébrant, nous vénérons pieusement, Barthélemy, * ton astre sans déclin et magnifions le Christ.
Gloire au Père, t. 8
Comme un astre, saint Tite, tu fis route avec Paul, ce soleil; * clairement vous avez illuminé la terre et chassé l'obscurité; * sur l'île de Crète, Bienheureux, te couchant dans la mort, * à tous tu laissas comme rayons divins * tes peines et tes paroles sans déclin; * jouissant de leur clarté, pieusement nous te célébrons * et te disons d'une même voix: * Intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant …
Trône flamboyant de notre Dieu, réjouis-toi, * siège royal, ô Vierge, réjouis-toi, * lit nuptial recouvert de pourpre dorée, * chlamyde écarlate, temple richement orné, * char étincelant, chandelier porteur de la Clarté; * réjouis-toi, ô Mère de notre Dieu, * ville aux douze remparts et porte dorée, * chambre illuminée, glorieuse épouse rayonnante de soleil, * réjouis-toi, unique splendeur de mon âme.

Ode 4
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La parole prophétique s'est réalisée: * en effet, pour le salut des nations * le Disciple a fait route, prêchant Dieu, * afin d'illuminer * l'ensemble du monde habité.
Illuminé par la splendeur qui prend sa source en Dieu, * en vertu de la divine participation * tu t'es montré comme seconde clarté, * saint Apôtre, ayant servi * celui qui est apparu pour nous dans l'épaisseur de la chair.
Pour que la mer fût sanctifiée * par tes voyages, Barthélemy, * tu l'as traversée dans un cercueil de pierre * de l'Orient vers l'Occident * par un merveilleux déplacement.
Illustre Apôtre, sauve ton troupeau * de la tempête du péché, * du péril et du trouble que suscite l'ennemi, * par tes prières nous conduisant * vers le havre du salut.
Toi qui enfantas sans qu'on puisse l'expliquer * l'inexplicable divinité * dans l'extrême richesse de son amour, * pour nous qui sommes appauvris par le péché * ouvre, Toute-pure, les trésors divins.

« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute-pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Puisant aux inépuisables trésors, * tu comblas les âmes assoiffées * des richesses de la vérité; * quant aux cœurs réduits à la mort, * tu leur as rendu la vie, * de l'ignorance chassant l'obscurité, * très-sage Apôtre digne de nos chants.
C'est le filet de Paul * qui t'a pêché par grâce, * saint Tite, car il était prévu * que par la suite tu devais tirer * avec zèle par ta parole comme à l'hameçon * du gouffre de l'erreur tant de nations * pour les conduire vers la foi.
Comme un agneau ayant suivi * l'illustre saint Paul, * du milieu de ton troupeau * tu écartas les redoutables loups, * tu renversas les temples des faux-dieux * et des terrestres tu fis * des temples parfaits de notre Dieu.
Bienheureuse est déclarée * la sainte Mère de Dieu, * tabernacle immaculé, * porte de la divine clarté, * table et ciboire tout-doré, * montagne d'ombre non taillée * qui offre asile au Créateur.

Ode 5
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Qu'ils sont beaux, les pieds qui t'ont porté * pour annoncer à tous * la bonne nouvelle du salut; * à tous les hommes tu prêchas la paix, * les éloignant de l'antique inimitié * par tes divins enseignements, * saint Apôtre du Sauveur.
Ta parole, Barthélemy, * fut un remède pour qui avait reçu * le poison mortel du serpent; * et selon la prophétie * la terre des impies * fut renversée par les leviers * de tes sages enseignements.
Bien que mort depuis longtemps, * c'est l'intarissable vie * que tu fis jaillir, Barthélemy, * lorsque sur le dos de l'océan * tu en franchis l'immensité * en compagnie de saints Martyrs * pour aborder en l'île de Lipari.
Hautement je te glorifie, * très-pure Mère de Dieu, * avec l'Ange te disant: * Réjouis-toi, comblée de grâce par Dieu, * Vierge bénie que dans la crainte nous entendons nommer, * toi le merveilleux séjour * du Maître de la création.

« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
La plaie malsaine qui dévorait les âmes des païens, * tu l'as réduite par le sel savoureux * de tes saintes paroles, Bienheureux, * en serviteur de la grâce, en excellent médecin.
Docile aux ordres de saint Paul, * tu parcourus la terre entière avec lui * pour annoncer l'évangile du savoir divin, * vénérable prédicateur de notre Dieu.
Le Verbe égal au Père en puissance et majesté, * sagement tu l'enseignas, divin prédicateur, * engageant les hommes aux vaines pensées * à rejeter l'erreur des faux-dieux.
Célébrons la Vierge pure, d'un esprit purifié; * par nos œuvres saintes glorifions la gloire de Jacob; * chantons-la pieusement: * elle est la Mère de notre Dieu.

Ode 6
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Tu fus un rayon du grand Soleil * qui a brillé sur le monde en s'incarnant, * Apôtre qui chassas la nuit des multiples faux dieux * par tes lumineux enseignements.
Aux peuples tu révélas le salut de Dieu * qui dans l'immensité de son amour, * prenant la chair, s'est fait semblable à nous, * apôtre des nations, Barthélemy.
Pour chemin tu pris la mer, * pour sentier les grandes eaux, * et tes traces, bienheureux Apôtre, nul ne les connut, * comme David l'avait prédit en l'Esprit.
Temple de la gloire, porte de clarté * et montagne d'ombre, tu le fus, * merveille que les Prophètes ont chantée, * Vierge Mère comblée de grâce par Dieu.

« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Ce soleil sans couchant * que saint Paul fut pour le monde * t'envoya comme un rayon lumineux * pour illuminer, Bienheureux, * ceux dont l'ignorance enténébrait le cœur.
Comblé de vivifiantes eaux, * Bienheureux, tu submergeas * les torrents de l'ignorance sous les flots * de tes divins enseignements, * pour abreuver l'ensemble des nations.
Toutes les générations * te chantent, ô Vierge, car tu enfantas * ineffablement le Verbe de Dieu * qui transcende la louange de nos chants * et qu'ensemble glorifient les Anges et les mortels.

Kondakion, t. 4
En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t'honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
t.2
Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi; * c'est pourquoi nous te disons: * Ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Ikos
Par le monde tu annonças le Sauveur * qui sur terre s'est laissé voir * et devins l'ami intime, l'héritier * de sa véritable divinité; * avec foi me prosternant, je te supplie * de m'accorder par tes prières le pardon, * éloignant de mon âme la ténébreuse obscurité, * pour que je puisse dignement te chanter et sans fin te crier: * Ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Synaxaire
Le 25 Août, mémoire de la translation des reliques du saint et glorieux apôtre Barthélemy.
Pour tous nous abreuver d'intarissable grâce,
Apôtre, fut trouvée ta vénérable châsse:
la terre, le vingt-cinq, aux fidèles remit,
après l'avoir caché, ton corps, Barthélemy.
Ce même jour, mémoire du saint apôtre Tite, évêque de Gortyne en Crète, disciple du saint apôtre Paul.
De mes très humbles fleurs accueillant le bouquet,
au même titre agrée laude grande et petite:
toi qui meurs dans la paix, je te chante, saint Tite
arrivé le vingt-cinq au céleste banquet.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'humanité frappée de folie par le péché, * illustre Apôtre, tu l'as guérie * par le sel de tes paroles pleines de saveur * et tu l'incitas à chanter: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Devenu un ciel très haut * comme apôtre divin, * tu proclamas, Bienheureux, * à haute voix la gloire de ce Dieu * pour lequel nous chantons: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Bienheureux, tu revêtis * du vêtement tissé par la grâce de Dieu * ceux qui furent dépouillés * par l'antique perversité du serpent * et tu les incitas à chanter: * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Riches de ta protection * comme d'un secours et d'un rempart, * pure Génitrice de Dieu, * nous tes serviteurs, en tout temps * dans la foi nous te chantons: * Réjouis-toi, passerelle bénie * qui de terre nous conduis vers Dieu.

« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Saint Tite, en apprenant aux mortels * à chanter l'unique divinité, * à vénérer l'unique seigneurie, * détourna des multiples faux dieux les fidèles chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ces âmes mortes qui vénéraient * la matière inanimée * ont reconnu le Dieu de vie mourant pour nous, * lorsqu'elles écoutèrent ton enseignement, * Disciple initié aux ineffables secrets.
Comme serviteur de la vérité, * tu parus le destructeur du mensonge, * comme disciple de saint Paul tu enduras * dangers, persécutions, mais avec lui chantas: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sous les broderies de tes vertus, * te voici à la droite du grand Roi * qui a pris chair de tes entrailles, * Vierge inépousée qui ne cesses de prier * pour que nous soyons sauvés de toute angoisse.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Gonflé par les flots divins, * comme un fleuve de l'Eden * tu es sorti pour arroser * l'univers de tes enseignements, * asséchant les ondes de l'erreur * dans la grâce et t'écriant: * Louez le Sauveur, exaltez-le dans tous les siècles.
Le Verbe comme divin théologien * t'ayant formé aux ineffables secrets, * tel une flèche de salut * t'envoya pour vulnérer, * glorieux Apôtre, l'ensemble des ennemis * et sauver ceux qui le chantent dans la foi * et l'exaltent dans tous les siècles.
Comme une montagne distillant la douceur, * Apôtre digne d'admiration, * tu fendis la mer pour cheminer * grâce à la puissance de Dieu * après ta mort et traverser * sans naufrage ses flots * en compagnie de victorieux Martyrs.
Ignorant la nature et ses lois, * tu enfantes et restes vierge pour toujours: * car c'est le Verbe que tu as porté * lorsque par extrême bonté * il se fit homme; et nous chantons pour lui: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Sous les flots de tes paroles fut éteint * l'étrange feu de l'erreur; * démons et maladies furent chassés * par ton intercession auprès de Dieu, * saint apôtre Tite; c'est pourquoi * nous célébrons en toi le serviteur divin * du Christ, ce roi de l'univers.
Entièrement consacré à Dieu * et muni de tous les dons divins, * tu fis connaître à tous * le Verbe qui nous porte le salut * en nous délivrant de la déraison, * nous qui le bénissons dans la vraie foi * et l'exaltons dans tous les siècles.
Tu fus un pur instrument * de la Lumière en éclairant * l'univers de ton éclat divin, * Tite digne d'admiration; * et, faisant pâlir l'opposition des impies, * tu t'écriais: Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
L'épée jadis tournée contre moi * maintenant s'en est détournée, * ô Vierge, car tu as enfanté * le Verbe en l'enveloppe de sa chair, * celui que nous connaissons en deux natures: * devant lui tremblent les Anges dans le ciel * et les mortels le glorifient dans tous les siècles.

Ode 9
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel * célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Le chœur des Apôtres en ce jour * célèbre une fête en mémoire de toi; * les Martyrs exultent de joie * et tous les Justes se réjouissent en esprit; * nous les fidèles, te vénérant par nos hymnes, nous te chantons: * Disciple du Christ, délivre-nous de tout malheur.
Sur la croix ayant trouvé ta bienheureuse fin, * glorieux Apôtre, tu t'es conformé * aux souffrances de ton Maître Jésus; * à sa divine et lumineuse gloire pour toujours * tu participes avec les Anges devant lui, * à juste titre jouissant de l'ineffable clarté.
Ta mémoire insigne et pleine de clarté * a répandu son éclat sur nous tous, * saint Barthélemy qui as vu le Christ de tes yeux; * souviens-toi de nous tous, nous t'en prions, * par tes prières nous délivrant * de toute sorte de péril.
Divine Génitrice immaculée, * mortifie nos pensées charnelles, * apaise la tempête de nos passions, * calme leur tumulte et, comme d'un rempart, * entoure nos cœurs te vénérant de pensées divines, * Protectrice intrépide des croyants.

« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Dirigeant vers le Sauveur * ton entière confiance et ton amour, * à ses voyages Paul te fit participer, * saint Apôtre, pour annoncer avec toi * le saint Evangile aux nations; * avec lui nous te glorifions.
Loin des fidèles tu chasses les maladies * et par grâce divine les démons; * en toi la Crète a son puissant protecteur, * son premier pontife divin, * son flambeau céleste et lumineux, * saint Tite, apôtre digne d'admiration.
Comme un soleil a resplendi sur nous * ta mémoire brillamment parée * des splendeurs de l'Esprit saint: * elle dissipe les brumes des passions; * et nous qui la célébrons dans la foi, * bienheureux Tite, sauve-nous.
Vierge pure, par ta médiation * brise les liens de mes péchés, * chasse de mon âme l'obscure nuit, * calme les remous de mes passions; * brise ceux qui me combattent vainement, * Mère toujours-vierge, sauve-moi.

Exapostilaire (t. 2)
La sainte déposition de tes reliques, Barthélemy, * nous la fêtons de tout cœur et te célébrons dans la foi; * depuis l'Orient jusqu'en l'île de Lipari * ayant navigué de merveilleuse façon, * par tes voyages tu éclairas tout l'Occident, * Apôtre du Christ et divin prédicateur.
Apôtre initié dans la grâce de Dieu, * saint Tite, avec Paul aux-divines-pensées, * intercède auprès de la sainte Trinité * pour la paix du monde et pour nous qui célébrons * ta mémoire très-sainte et de tout cœur te vénérons, * afin que nous soyons affranchis du malheur, * libérés de nos fautes et méritions le salut, * la gloire et la splendeur du royaume des cieux.
Avec les Anges incorporels, avec les chœurs des Martyrs, * avec les Justes, les Prophètes, les divins Apôtres, * Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * car tu as enfanté celui qui par la Croix * renversa dans son ineffable sagesse la tyrannie de l'Enfer * et sauva l'ensemble du genre humain.

Laudes, t. 4
Comme un fleuve divin * t'a fait jaillir la Source de notre vie, * Bienheureux, pour assécher les ondes des multiples faux dieux, * pour abreuver l'univers * aux flots de ta doctrine, Barthélemy, * pour submerger l'ivraie de l'erreur * et délivrer de tout malheur, * Apôtre du Seigneur, ceux qui t'écoutèrent avec foi.
Comme un soleil parti de l'Orient * pour se coucher à l'Occident, * par tes voyages sur les ondes * nous, les fidèles, t'avons clairement connu, * Apôtre du Seigneur digne de nos chants, * et chaque année nous célébrons * le souvenir de ton voyage merveilleux, * glorifiant tes miracles si nombreux.
Dans un cercueil * ton corps chemine sur la mer, * parti de l'Orient, bienheureux Barthélemy, * en compagnie de saints Martyrs * pour naviguer jusqu'en l'Occident, * où reposant tu donnes à tous le repos, * par tes miracles la délivrance de tout mal, * luminaire sans déclin de l'Eglise du Christ.
Illuminé en ton esprit * par la divine splendeur, * saint Tite, avec Paul, ce soleil * illuminant les cœurs enténébrés, * tu fis route comme un rayon; * avec lui tu chassas la sombre nuit de l'univers; * aussi nous te disons bienheureux comme Pontife inspiré, * comme Apôtre divin qui intercède pour nous.
Gloire au Père, t. 5
Comme la Sagesse de Dieu, * le Verbe qui partage l'éternité du Père, * l'a dit d'avance dans l'Evangile, * illustres Apôtres, vous êtes les sarments * qui portez sur vos branches * le raisin mûr d'agréable saveur * dont nous, les fidèles, nous mangeons * pour goûter l'allégresse et la joie; * Barthélemy divinement inspiré * et Tite, fierté des Crétois, * sans cesse intercédez pour nos âmes.
Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Apostiches de l'Octoèque.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:38

26 AOÛT
Mémoire des saints martyrs Adrien et Nathalie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ayant assisté aux vénérables combats, * aux vaillantes luttes des Martyrs, * toi-même tu marchas vers le stade * plein de pensées courageuses, * négligeant la chair par amour de Dieu; * alors tu menas le noble combat, * humiliant l'orgueil de l'ennemi, * Adrien, par ta sublime fermeté.
Enfermé dans la prison, * frappé avec des nerfs de bœufs, * accablé par les entraves de fer, * comprimé par les barres de bois * en compagnie de nombreux Martyrs, * avec eux tu obtins le bonheur céleste, * encouragé par ton épouse Nathalie, * cette élue de Dieu, très-noble Adrien.
Adam fut exilé * par son épouse du Paradis * sur le conseil du perfide serpent; * mais Nathalie conduisit sagement * Adrien vers le Paradis, * l'encourageant par de saintes exhortations, * l'engageant à supporter les peines du combat * qui procurent la gloire éternelle et la récompense des cieux.
Gloire au Père, t. 1
Le zèle de l'homme pieux * porta la femme élue de Dieu * à la brillante exhortation, * car le noble Adrien, sous l'influence de Nathalie, * suivit jusqu'au bout le chemin des combats, * car cette épouse amie de Dieu * ne fut pas une Eve causant la chute d'Adam: * à son époux elle offrit plutôt la vie éternelle. * Faisant l'éloge de tous les deux, * chantons au Christ: Aide-nous * par les prières de tes Saints.
Maintenant ... Théotokion
De ton image sacrée, * Vierge tout-immaculée, * jaillit en abondance la guérison des maladies * pour les fidèles qui s'approchent de toi; * en ma faiblesse visite-moi, * prends mon âme en pitié, * accorde aussi à mon corps la santé.
Stavrothéotokion
La Vierge qui t'enfanta, * te voyant, Dieu Sauveur, * sur la croix, toi l'Agneau et le Pasteur, * dans ses larmes s'écria: Mon Enfant, * douce clarté de l'univers, * comment te vois-je fixé * tel un malfaiteur sur le bois de la Croix?

Apostiches, t. 1
Dans la pourpre de ton sang * tu as rougi le vêtement * sous lequel avec ton Maître, saint Martyr, * tu règnes à présent selon sa promesse * dans la splendeur de tes combats * et la divine beauté; * prie le Christ d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Le Seigneur est admirable parmi les Saints,
le Dieu d'Israël.
Saint martyr Adrien, * abandonnant la voie des passions, * tu as pris le chemin du salut * pour trouver le séjour incorruptible, * Bienheureux, en compagnie * de tous ceux qui suivirent le Christ; * avec eux supplie-le d'accorder * à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Merveille nouvelle et vraiment * insolite en sa grandeur! * Voici la sage Nathalie * qui persuade son propre conjoint * de souffrir le tranchant de l'épée! * Qui jamais vit rien de tel? * qui ouit dire tel exploit? * Celui qui était la pupille de sa vie, * elle préfère le livrer à la mort pour son salut.
Gloire au Père, t. 6
Irréprochable couple élu de Dieu, * nobles conjoints, bienheureux dans le Seigneur, * aimable union chérie par le Christ! * Qui ne serait saisi d'étonnement * devant leurs œuvres dépassant la condition humaine? * En cette femme, quelle mâle vaillance à l'encontre du tyran * lorsqu'elle encouragea son époux * à ne pas fléchir sous les tourments, * mais à préférer pour la foi la mort à la vie! * Quelle sagesse dans les divins propos de Nathalie, * saintes exhortations qui ouvrirent les cieux * et placèrent l'illustre Adrien devant le trône même du grand Roi! * Priez pour nous le Seigneur, tous les deux, * pour qu'il nous sauve des épreuves et de toute affliction, * nous qui célébrons avec amour votre mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'enfanta s'écria: * Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, ô Prince de la vie?

Tropaire, t. 3
Comme un trésor que nul ne peut ravir * tu as estimé la foi salutaire, Bienheureux; * délaissant le culte impie de tes ascendants * et suivant les traces du Seigneur, * richement tu as reçu les dons divins; * illustre Adrien, prie le Christ notre Dieu * pour qu'à nos âmes soit donné le salut.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire * en l'honneur de notre Dieu. »
En la nuit de cette vie * plongé que je suis dans le sommeil du péché, * Christ mon Dieu, éveille-moi * à la lumière du repentir * par les prières de tes Martyrs, * pour que je puisse te glorifier.
Aux lèvres qui distillaient * la douce connaissance de Dieu * ayant puisé ta douceur, * tu rejetas le venin * de l'ignorance de jadis, * bienheureux Adrien.
Toi dont l’âme brillait * plus clair que le lever du soleil, * tu poussas ton mari * vers la lumière des combats, * bienheureuse Nathalie, * entre les femmes pur joyau.
Tu as reçu ton Créateur * comme lui-même l'a voulu; * sans semence, de ton sein * il prit chair ineffablement; * Vierge pure, tu es vraiment * la souveraine du monde créé.

Ode 3
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Echappant aux liens * des vaines idoles, saint Martyr, * tu t'es lié de tout cœur * à l'amour du Christ * et tu pris part avec joie * aux chaînes de ses Athlètes victorieux.
Lorsque vos jambes * furent broyées par les barres de fer, * saints Athlètes du Seigneur, * votre patience et votre ardeur * en véritables leviers * brisèrent les os de l'impiété.
En ton âme * brûlant du feu de la divine charité, * tu allumas en ton époux * l'ardent amour pour le Christ, * Nathalie, en rejetant * toute inclination pour la chair.
Vierge pure, * la merveille de ton enfantement divin * dépasse la nature et ses lois: * c'est Dieu lui-même qu'ineffablement * tu as conçu dans ton sein * et tu restes vierge même après l'enfantement.

Cathisme, t. 8
Embrassant les peines des Martyrs, * avec courage prenant l'armure de la foi, * tu t'es offert volontairement à ton Seigneur; * dans la grâce tu renversas l'audace de l'ennemi, * glorieux Témoin du Christ, et Nathalie, * te voyant combattre, t'exhorta de propos salutaires. * C'est pourquoi nous te crions: Prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, * guéris les cruelles passions de mon âme, je t'en prie, * accorde-moi la rémission des péchés * qu'en ma folie j'ai commis, souillant mon âme et mon corps. * Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, * à l'heure où les Anges sépareront mon âme de ce pauvre corps? * Alors, notre Dame, sois mon aide, mon ardente protection, * car tu es mon espérance et je suis ton serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la Croix * l'Agneau injustement élevé, le Pasteur et le Rédempteur, * l'Agnelle s'écria dans ses larmes: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que tu subis pour nous dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta divine Passion.

Ode 4
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Les Martyrs dont le Christ * soutenait la vigueur * ont foulé aux pieds * l'impuissante audace des persécuteurs * et reçu du ciel * la couronne des vainqueurs.
De ton propre sang * tu as tissé pour toi-même * l'incorruptible vêtement, * te dépouillant de la corruption; * en présence de Dieu * te voici dans la gloire à présent.
Le corps des Martyrs * tout ruisselant de sang * comme agréable parfum * fut offert au Seigneur: * il purifia puissamment * la putréfaction de l'erreur.
Adam fut induit en erreur * par les paroles trompeuses de son épouse; * mais par les tiennes, Nathalie, * Adrien se détourna de l'erreur * et partit demeurer * dans la joie du Paradis.
Ineffables en vérité, * impossibles à cerner, * tels sont, ô Mère de Dieu * et toujours-vierge Marie, * pour ceux de la terre et du ciel * les mystères de ton divin enfantement.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Double décade et un trio, * les vingt-trois Martyrs qui maintenant * sont réunis au Christ * par leur vaillance ont brisé * l'impuissante chaîne de l'impiété * par la puissance de la Trinité.
Tel un soleil, Adrien, * parmi ces astres lumineux, * au milieu des Martyrs, tes compagnons, * tu répandis la lumière de la foi, * dissipant les ténèbres de l'impiété * et sur le monde faisant luire ta clarté.
La rosée de tes saints propos * fut un remède guérisseur * pour les souffrances de ton époux, * Nathalie, compagne des Martyrs * emportés par l'amour * des biens suprêmes vers le ciel.
Sauve dans ta bonté, * Souveraine de l'univers, * ceux qui te reconnaissent de tout cœur * comme la Mère de Dieu: * en toi nous possédons en vérité * une invincible protection.

Ode 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Dirigés par la main du Christ, * sans dommage vous avez traversé * l'océan de l'impiété, * saints Martyrs du Seigneur, * pour atteindre le calme port * de la suprême splendeur.
Les exploits surhumains * de tes combats, saint Martyr, * embaument comme fleurs, * car tu fus, Adrien, * pour Dieu l'encens de bonne odeur * brûlé au feu des tourments.
Ton âme sainte fut embellie * par la splendeur de la foi, * vénérable Nathalie, * et recherchant en vérité * l'inégalable beauté du Christ, * tu ne fus pas déçue dans ton amour.
Souveraine immaculée * qui enfantas pour les mortels * leur Chef et Seigneur, * apaise le trouble incessant * de mes violentes passions * et donne le calme à mon cœur.

Kondakion, t. 4
Témoin du Christ, accueillant * dans ton cœur les saints propos * de ta pieuse femme, Adrien, * tu courus au-devant des tourments; * avec elle tu reçus la couronne des Martyrs.

Ikos
Voici venu pour les fidèles le temps de la joie, * le jour de fête du martyr Adrien; * dans la divine allégresse crions-lui: * Témoin du Christ qui menas le bon combat * et reçus la couronne de justice dans le ciel, * sauve-nous tous des attaques de l'ennemi, * accorde-nous la guérison de nos âmes et de nos corps * et de toute souillure purifie nos esprits, * toi qui reçus avec ta femme la couronne des Martyrs.

Synaxaire
Le 26 Août, mémoire des saints martyrs Adrien et Nathalie, et de leurs compagnons.
Ses pieds courant au crime, l'impie de sa main
a tranché mains et pieds au martyr Adrien.
Comme sur terre, au ciel pour le meilleur se lie
au sort de son conjoint l'épouse Nathalie.
Sans pieds ni mains, Adrien grimpe néanmoins
le vingt-sixième jour dans le chœur des Témoins.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Vous, les imprenables tours * de la céleste Sion, * saints Martyrs, vous avez renversé * les machines de siège de l'ennemi * grâce aux leviers de vos exploits: * nous vénérons votre mémoire en tout temps.
Comme une aide donnée par Dieu * Adrien reçut Nathalie; * elle lui évita le gouffre de l'erreur * et l'encouragea à proclamer: * Dieu de nos Pères, * Seigneur, tu es béni.
Comme un précieux trésor * conservant la main du Martyr, * tu ne l'as pas livrée à ceux qui essayaient * de t'enlever le trésor de ta modestie, * sainte Nathalie, toi que dirigeait * la main du Seigneur tout-puissant.
Il fut l'image de ton enfantement, * le feu qui n'a pas consumé * dans la fournaise les trois Jeunes Gens, * car le feu divin qui demeura dans ton sein * ne t'a pas brûlée, mais nous éclaire tous pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Comme holocauste, brûlés au feu des tourments, * vous avez étouffé toute flamme d'impiété, * saints Martyrs, sous votre sang, et vous chantiez: * Ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles.
Les ruisseaux de sang de tes Athlètes, Seigneur, * devinrent pour le monde des fleuves de guérisons * asséchant l'océan des terribles passions; * glorifiant les Martyrs, ô Christ, nous te bénissons.
En cette admirable femme qui n'admirerait * un tel amour du Seigneur qu'elle en vint à mépriser * l'amour charnel et persuada son époux * de vénérer le Christ et le glorifier dans tous les siècles.
Lumière de lumière, le Verbe que tu conçus * et gloire t'en revient pour l'avoir ineffablement enfanté, * car l'Esprit divin a fait sa demeure en toi: * ô Vierge, nous te chantons dans tous les siècles.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
La torsion des membres, * la violence des tourments, * le feu, le glaive, la mort * passagère de votre corps * n'ont pu vous séparer, saints Martyrs, * de l'amour de Jésus Christ; * c'est pourquoi dans les siècles * vous exultez sans cesse avec lui.
Illustres Athlètes, * vous vous êtes montrés * comme l'armée dont nul ennemi ne triompha, * la cité de Dieu, le royaume fortifié, * l'inviolable clôture du Paradis, * la phalange porteuse de trophées, * le peuple choisi de notre Dieu, * et pour l'Eglise d'inébranlables piliers.
Martyrs vénérables, * vous vous êtes montrés * comme lampes de la divine clarté, * astres brillants, chandelier * faisant briller la lumière de la foi, * reflets du Soleil de gloire, le Christ, * et dans le ciel les enfants * de la béatitude sans couchant.
Martyrs intrépides, * vous vous êtes montrés * comme source regorgeant des flots de l'Esprit, * fleuve grossi de charismes divins, * coupe versant les filets * de vos nobles exploits, * océan du salut nous délivrant * de la tempête des multiples tentations.
Toi qui jouxtes le trône * du Seigneur de l'univers * dans le chœur des illustres Martyrs, * Témoin du Christ, veuille sauver * les fidèles qui de tout cœur * célèbrent ta mémoire sacrée; * par tes prières délivre-les * de toute épreuve les assaillant.
Mère de Dieu et Souveraine, * par ton ineffable enfantement * que nul esprit ne peut saisir, * aux morts est donnée la Résurrection, * car de toi est sorti le Seigneur, notre Vie, * revêtu de notre chair; * et, dissipant la sombre nuit de la mort, * il a resplendi sur l'univers.

Exapostilaire (t. 2)
Glorifions comme soutien des Athlètes victorieux * l'invincible martyr Adrien * en même temps que la pieuse Nathalie; * avec eux brille aussi * la phalange porteuse de trophées, * tout un groupe de saints Martyrs; * célébrant leur brillante mémoire, chantons-les: * pour nous tous ils intercèdent auprès du Christ notre Dieu.
Toute-sainte, comme invincible protection, * garde, refuge, asile fortifié, * rempart inexpugnable, infrangible salut, * forteresse divine, le monde entier * te possède au milieu de tant de périls, * et moi, ton serviteur, également, * ô Mère du Roi et Servante de Dieu, * délivre-moi de tout danger et sauve-moi.

Laudes, t. 8
Accomplissant la parole du Seigneur, * très-noble martyr Adrien, * tu délaissas tous les charmes d'ici-bas * et, prenant sur tes épaules la Croix, * tu pris part aux souffrances du Christ; * en toutes choses tu fus éprouvé; * c'est pourquoi, nous les croyants, * nous glorifions en ce jour ta mémoire sacrée. (2 fois)
Sans cesse ballotté sur les flots des tourments, * courageux martyr Adrien, * tu trouvas un timonier en ton épouse * qui te mena vers le havre de paix * et te fit entrer dans la cité céleste * où tu demeures, Martyr au grand renom; * c'est pourquoi nous te prions * d'intercéder pour nous qui célébrons ton souvenir.
Jusqu'aux chaînes, aux torsions de votre corps, * jusqu'aux membres amputés, * vous avez résisté avec courage * et, remettant votre âme au Créateur, * pour les siècles en vérité * vous avez trouvé le repos, le bonheur éternel: * quelle divine récompense auprès du Christ, * Martyrs pleins de gloire et très-dignes d'honneur!
Gloire au Père, t. 2
L'ineffable providence du Seigneur * qui d'avance connaît tous les cœurs * te prit comme un fertile sarment * taillé de toutes parts * avec le glaive du martyre et portant * les fruits nombreux de ta fermeté * dont se nourrissent les croyants * qui te célèbrent de tout cœur, illustre Adrien.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Apostiches de l'Octoèque.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:41

27 AOÛT
Mémoire de notre vénérable Père Pimène (Poemen).



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Comment, Pimène, t'appeler maintenant? * Modèle des moines, artisan de guérisons, * mortifiant les passions à coups de tempérance, * concitoyen des Anges, leur confident, * habitant de la métropole d'en-haut, * demeure des vertus et parure du désert. * Prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Comment, Pimène, te désigner à présent? * Citoyen du désert, cultivant le saint repos, * réducteur des passions, pour les moines un conducteur, * flux des enseignements de l'Esprit saint, * flambeau toujours clair du jugement, * vrai thaumaturge guérissant tous les maux. * Prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Vraiment, tu as été le chandelier * illuminant de son clair discernement * les âmes qui s'approchaient de toi dans la foi; * dans ta sagesse tu leur montras le chemin de la vie; * aussi nous te louons et te disons bienheureux, * Pimène, en célébrant cette fête sacrée; * fierté des Pères, joyau des Ascètes, prie le Christ * de sauver nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
A qui, ma pauvre âme, te comparer, * qui te refuses au repentir * et ne crains pas le feu en persistant dans le mal? * Relève-toi, invoque l'unique prompt secours, * dis-lui: Vierge Mère, supplie ton Fils et notre Dieu * de me sauver des pièges du Maudit.
Stavrothéotokion
L'Agnelle, voyant son Agneau * fixé de plein gré sur le bois de la Croix, * comme une Mère s'écria, gémissant et pleurant: * Quel est cet étrange spectacle, ô mon Fils, * toi qui donnes à tout être la vie, * comment peux-tu mourir, longanime Seigneur, * puisque tu ressuscites les mortels? * Je glorifie, ô mon Dieu, ta condescendance infinie.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Pimène, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Ton cœur enflammé par la chaleur du Paraclet, * Père saint, fit cesser la froidure des démons * et mit fin à l'hiver des passions.
Bienheureux Père, ayant brûlé les broussailles des passions * avec la braise de la crainte de Dieu, * impassible, par ton discernement tu devins un clair flambeau.
Portant sur tes épaules ta croix, * tu suivis celui qui t'appelait dans son amour * et devins pour les Moines un splendide flambeau.
Tout entier me sauve le Verbe, suprême Dieu * qui a bien voulu dans sa bonté, * Vierge Mère, s'incarner de ton sein.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Tu étonnas les Anges par tes veilles de la nuit: * ils furent tes auxiliaires en effet * dans les prières que tu élevais vers Dieu.
De la souillure des passions * tu purifias les yeux de ton esprit * et tu vis l'Invisible à travers ce pur miroir.
Le lait de l'ascèse t'a nourri, * Berger vénérable, et tu montas * vers la parfaite absence des passions, au sommet des vertus.
Fort de ton aide, je ne crains pas, * Vierge pure, l'assaut des ennemis; * sous ta protection, je mets en fuite leurs légions.

Cathisme, t. 3
Dans le troupeau du Seigneur, tu fus sa douce brebis * et mis en fuite, Bienheureux, les loups ravisseurs; * ayant mené à bonne fin ton saint combat, * tu allas vivre au bercail céleste. * Père vénérable, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein, * mais se faisant homme demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après tout-comme avant l'enfantement; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui veux sauver la condition humaine de ses passions infâmes?

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Porteur de Dieu, tu as été * un pur miroir reflétant * les rayons Paraclet, * un instrument des divines montées.
Arrosé de tes pleurs, tu devins * un arbre au feuillage élevé, * la tempérance te rendit florissant * et te fit produire les fruits divins.
Cultivant le champ de ton esprit, * grâce aux peines de l'ascèse tu fis pousser * le lourd épi des vertus * et la grâce des miracles étonnants.
Illumine mon âme enténébrée, * divine Epouse, par tant de passions, * toi le trésor de la virginité, * la demeure du Dieu par nature

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Pimène très-digne de nos chants, * toi qui portas la chaleur du jour, * tu as mérité d'entrer, * Vénérable, dans la joie de ton Seigneur.
Dans le pré de l'ascèse tu poussas * tel une rose au doux parfum * et jusqu'au bout de l'univers * tu répandis l'arôme de la connaissance de Dieu.
Jusqu'à terre tu abaissas, * vénérable Père, le serpent * qui tout d'abord s'exaltait dans son orgueil, * et tu as pu le faire grâce à ton humilité.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * tu fis naître dans la chair en vérité pour le monde * le Verbe divin.

Ode 6
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Admirable Pimène, par maints combats * mortifiant les élans de la chair, * tu as gagné la vie immortelle.
Grâce à la tempérance, la prière continue, * la perfection de ton amour, tu devins, * Père vénérable, un pur miroir de notre Dieu.
En fréquentant les inaccessibles déserts, * tu fis le vide des passions * et c'est du ciel que tu devins le citoyen.
Toi qui seule enfantas par la parole * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

Kondakion, t. 4
Voici venue en ce jour, * vénérable Pimène, la mémoire sacrée * de tes combats lumineux * qui réjouit les âmes des croyants, * bienheureux Père aux divines pensées.

Synaxaire
Le 27 Août, mémoire de notre vénérable Père Pimène.
Comme pour fuir la gueule du loup ravisseur,
Pimène, cet agneau du suprême Pasteur,
s'échappe de la vie. C'est le vingt-sept qui mène
au céleste bercail le bon berger Pimène.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Appliqué à la divine contemplation, * éclairé de clarté immatérielle, * tu fus en vérité un fils du jour, * une lumière pour les cœurs enténébrés, * Porteur-de-Dieu, dans les siècles.
Tu es monté vers la hauteur * d'où sont absentes les passions; * tu imitas les Anges dans un corps * et tu héritas les délices du Paradis, * Bienheureux, t'écriant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Rayonnant de la splendeur * que procure l'absence-de-passions, * tu rejetas dans l'ombre la menace des démons, * Père vénérable, et tu sauvas de leurs méfaits * tous ceux qui chantaient: Seigneur Dieu, tu es béni.
Celle que le grand prophète Isaïe * désigna comme Vierge dans l'Esprit, * voici qu'en ses entrailles elle a conçu, * elle enfante le Dieu pour qui nous chantons: * Tu es béni, ô Seigneur notre Dieu.

Ode 8
« Le Roi de gloire éternel * devant qui tremblent les puissances des cieux * et frémissent tous les Anges de Dieu, * prêtres, louez-le, peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Ayant tenu allumée * la lampe de ton âme grâce à l'huile des combats, * tu es entré joyeusement dans la demeure incorruptible de l'Epoux * et tu vis désormais dans les siècles.
La tour de ton âme ne fut pas ébranlée * par l'ouragan des esprits impurs, * bienheureux Père porteur-de-Dieu, * car elle était fondée sur le roc de la foi.
La tunique difforme des passions, * vénérable Père, tu l'as quittée pour revêtir * l'absence-de-passions, cet ornement divin, * et de la sorte régner avec le Christ.
Comme le trône élevé, * peuples, chantons sans fin la Mère de Dieu * qui seule après l'enfantement * peut être appelée Vierge et Mère à la fois.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Comme un astre tu as quitté le monde * pour t'élever, bienheureux Père, vers le Christ, * soleil de justice en vérité; * aux fidèles comme rayons tu laissas * pour chasser des âmes leurs ombres, tes brillantes vertus.
Précieuse devant Dieu fut ta mort, * car tu as vécu saintement sur terre, * gardant sans faille, Père digne de nos chants, * les préceptes et les commandements du Seigneur; * et sur ta justice s'est levée la lumière sans couchant.
Jouissant de la divine splendeur * et déifié près de Dieu, te voici * dans l'éclairage de la suprême clarté * tout proche du sommet de tes désirs: * souviens-toi de qui célèbre ton vénérable souvenir.
Seule parmi les femmes, tu fis cesser, * divine Epouse, la malédiction ancestrale, * mettant au monde l'Infini dans les limites de la chair; * tu as renouvelé la nature et ses lois * et réuni par merveilleuse médiation ce qui jadis fut séparé.

Exapostilaire (t. 2)
Du triple Soleil divin ayant reçu l'entière clarté, * te voici déifié par communion à la nature de Dieu; * prie-le de sauver du péril, de l'affliction, * ceux qui vénèrent, Père saint, * Pimène, joyau des Ascètes et vénérable Pasteur, * ta mémoire sainte et porteuse de clarté.
Comme un lis désirable le Père t'a choisie, * très-pure Génitrice de Dieu, * pour être par l'Esprit saint la demeure du Fils, * au milieu des épines t'ayant trouvée * resplendissante de beauté virginale; * c'est pourquoi, divine Epouse immaculée, * nous te disons bienheureuse de tout cœur, * nous les fidèles sauvés grâce à toi.

Apostiches de l'Octoèque.
Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:43

28 AOÛT
Mémoire de notre vénérable Père Moïse l'Ethiopien,



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
L'illustre Moïse, abandonnant sagement * les charmes de ce monde, a soumis * aux rudes peines de l'ascèse les passions de la chair; * et, renversant le perfide Séducteur, * il a reçu la couronne des vainqueurs. * Par ses prières, Seigneur, accorde-nous la grâce du salut.
La tempérance incomparable, les veilles de toute la nuit, * la vigilance des yeux, * l'esprit contemplant la divine beauté * furent ton apanage, Moïse bienheureux; * c'est pourquoi tu as reçu * la grâce de guérir les plus fortes passions. * Père vénérable, procure-nous la grâce du salut.
A travers les embûches des démons, * leurs flèches, leurs complots, * Père Moïse, tu es passé sans mal, * protégé par la droite de Dieu; * et, libéré des passions, * tu fus mis au nombre des saints Moines dans le ciel * où tu pries le Christ d'accorder * aux fidèles qui te vénèrent la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Impures sont les pensées de mon cœur, * mes lèvres sont pleines de fausseté, * couvertes d'infamie sont les œuvres de ma vie; * que faire, et devant le Juge comment me présenter? * Vierge souveraine, implore ton Fils, ton Créateur et Seigneur, * pour qu'il agrée la conversion de mon esprit, * dans l'unique tendresse de son cœur.
Stavrothéotokion
La Brebis virginale, voyant son Agneau * fixé sur le bois par des impies, * gémissait dans ses larmes et disait: * Hélas, ô mon Fils que j'aime tant, * tel est ce que t'offre un peuple ingrat * en retour de tes immenses bienfaits, * pour me priver de toi, mon Enfant bien-aimé!

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Moïse porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les maladies et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Mon cœur noirci par la morsure du péché, * blanchis-le sous la pluie du repentir, * par tes prières, Moïse, Père saint.
Perçant ta chair des clous de la crainte du Seigneur, * tu effaças toute pensée malsaine de ton cœur, * bienheureux Père porteur-de-Dieu.
Dans les sillons de ton cœur ayant semé * le grain de la parole, tu fis pousser le froment * que tu mis en réserve dans les inépuisables trésors.
Tout entier me sauve le Verbe, suprême Dieu * qui a bien voulu dans sa bonté, * Vierge Mère, s'incarner de ton sein.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Sage Père, sous la mouvance de l'Esprit, * tu as soumis les esprits mauvais * en persévérant dans le combat spirituel.
Fortifié par la puissance de Dieu, * vénérable Moïse, tu abaissas * comme un incorporel le robuste dragon.
Sous la pluie de tes larmes tu éteignis * l'ardente flamme des passions; * et tu fus un fleuve débordant des charismes de l'Esprit.
Fort de ton aide, je ne crains pas, * Vierge pure, l'assaut des ennemis; * sous ta protection, je mets en fuite leurs légions.

Cathisme, t. 3
Ayant accueilli la lumière sans déclin, * tu rejetas dans l'ombre le visage des noirs démons, * vénérable Moïse, et fis cesser leurs méfaits * par ta constante élévation vers le divin; * Père théophore, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
De la nature divine il ne fut pas séparé * en s'incarnant dans ton sein, * mais se faisant homme demeura Dieu, * le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, * ô Mère, après tout-comme avant l'enfantement; * prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui veux sauver la condition humaine de ses passions infâmes?

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Par tes oraisons incessantes * et par les peines que tu t'es données, * bienheureux Père, tu as chassé * le démon de ton âme, cet ami de la chair.
Ayant élevé ton esprit * vers ce qui dépasse l'intelligence et la raison, * vénérable Père, tu as supporté * les brûlures de l'ascèse comme divine rosée.
Illuminé par l'éclat * de la contemplation et de l'action, * bienheureux Père, ton cœur est devenu * une pure demeure de l'Esprit.
Illumine mon âme enténébrée, * divine Epouse, par tant de passions, * toi le trésor de la virginité, * la demeure du Dieu par nature infini.

Ode 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Enflammé par l'ardente braise * de ton impassible cœur, * Père bienheureux, * tu as réduit en cendres le bois sec des passions.
Tel un astre, parvenu * au zénith de la tempérance, * vénérable Père, tu parus, * répandant sur nos âmes ta brillante clarté.
Vénérable Moïse, tu es monté * sur le quadrige des vertus * pour atteindre la borne des cieux, * Père si digne de notre admiration.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * tu fis naître pour le monde en vérité * dans la chair le Verbe divin.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
La grisaille des plaisirs et la nuit du péché * ont fait cercle autour de moi: * dans l'éclairage de l'Esprit * répands ta clarté sur tout mon être, * Père, guide-moi vers le havre du salut.
Comme une abeille amie du travail, * dans la ruche de ton cœur * tu rassemblas la fleur des vertus * pour distiller la douceur immortelle * qui repoussa l’amertume des démons.
Par ta persévérance au désert * tu héritas la cité céleste * et, par le jeûne asservissant ta chair, * tu as gagné les délices sans fin, * admirable Père, le séjour du Paradis.
Nous, les fidèles, te désignons * comme l'arche spirituelle de sainteté, * le propitiatoire que nul ne put toucher, * le chandelier doré, la table vivante ayant porté, * Ô Vierge, le pain de notre vie.

Kondakion, t. 4
Repoussant les visages des noirs démons, * tu resplendis comme un soleil illuminant * nos âmes qui te vénèrent, Moïse bienheureux.

Synaxaire
Le 28 Août, mémoire de notre vénérable Père Moïse l'Ethiopien.
En mourant tu peux dire, Moïse le More:
«L'homme voit le visage, mais Dieu voit le cœur.»
Le vingt-huit août l'Eglise du Christ commémore
l'Ethiopien qu'ont reçu les Anges dans leur chœur.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Purifié de la souillure des passions, * étincelant des clartés de l'Esprit, * tu es passé vers la lumière immatérielle, * bienheureux Père, en vérité * dans les chœurs des Ascètes pour les siècles.
Tu as fui toute sorte de mal * et devins le familier de tous les biens, * tu as désiré la félicité immatérielle, * t'écriant, Bienheureux: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Grâce aux peines sans nombre de ton ascèse * tu mis fin aux pénibles séductions; * c'est pourquoi tu as trouvé * loin de toute peine la jouissance du bien, * Père théophore, en bénissant le Seigneur.
Celle que le grand prophète Isaïe * désigne comme Vierge dans l'Esprit, * voici qu'en ses entrailles elle a conçu, * elle enfante Dieu, pour qui nous chantons: * Tu es béni, ô Seigneur notre Dieu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Fortifié par l'oraison, * exalté par ton humilité, * la justice illuminant ton cœur, * resplendissant de charité, * tu t'élanças vers le sommet des vertus, * vers la cime étincelante, et chantais: * Prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Celui qui était noirâtre de peau * mais dont l'âme resplendissait * plus que la lumière du soleil * fit broyer du noir * aux sombres faces des démons, * mais il éclaira les cœurs des croyants * qui chantent à son imitation: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Vénérable Père, constamment * cuirassé d'humilité, tu échappas * aux flèches des noirs démons; * quant aux moines, tu les exerças * à combattre l'ennemi en parole, en action, * et sans cesse tu chantais avec eux: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Dépassant la nature, l'entendement, * tu as conçu puis enfanté * le Créateur du genre humain * qui se fit homme sans être séparé * du Père, Souveraine immaculée; * pour lui s'écrie l'entière création: * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Ayant passé ta vie dans les bonnes œuvres, * tu as trouvé la source de tout bien * et l'accomplissement de ton désir; * là où résonnent la louange et la fête, jubilant * tu demeures, vénérable Père qui suscites l'admiration.
A la sueur de ton front tu nous as procuré * par tes peines la douceur de ton secours * et tu as chassé l'amertume de nos passions; * tes reliques font jaillir sur nous les guérisons, * purifiant nos âmes de la gangrène du mal.
D'immarcescible couronne le Christ t'a couronné, * car tu as vaincu prince de ce monde et ses armées; * dans le chœur des saints Moines te voilà compté; * avec eux intercède auprès de lui, * pour qu'il délivre des épreuves ceux qui t'honorent, Père saint.

Exapostilaire (t. 2)
Sous le glaive de tes divines oraisons * tu as coupé la tête des noirs démons, * bienheureux Père Moïse, porteur-de-Dieu; * c'est pourquoi tu reçus du Christ la récompense des vainqueurs; * en sa présence avec les Anges maintenant * loin des passions resplendissant de clarté, * illumine par tes prières tous ceux * qui te célèbrent par des hymnes et se réfugient vers toi.
J'ai perdu la beauté de mon âme par la honte de ma vie, * je ressemble, malheureux que je suis, * au bétail sans intelligence par mes actions indignes, * mais toi, souveraine Mère de Dieu, * m'éclairant de ta divine splendeur, * purifie-moi avec l'hysope du repentir * et de moi, ton inutile serviteur, * fais un instrument dont se serve le Seigneur.

Apostiches de l'Octoèque.
Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées d'Août

Message par Monique » mar. 02 nov. 2010 17:48

29 AOÛT
Décollation du vénérable chef du saint et glorieux
prophète, précurseur et baptiste Jean.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Divin médiateur entre l'Ancien et le Nouveau, * prophète et précurseur, * Ange dans la chair, dénonciateur de l'impiété, * rejeton du sein stérile, bouche enflammée, * tu repris Hérode pour son méfait; * mais, ne souffrant pas le blâme, il ordonna * que ton chef fût tranché, * et comme un aliment tu lui fus porté * sur un plat, toi qui fais les délices des abstinents, * et de la sorte tu flétris son intempérance plus encor. (2 fois)
Conseillée par une mère impie, * l'injuste fille demanda * ton chef que les Anges révèrent et honorent de leurs chants, * car elle ne put souffrir les reproches que tu lui fis; * mais celle dont la danse leur avait plu, * le présentant sur un plat, * changea en deuil la joie des invités; * et, de la sorte, bien plus encor, * Bienheureux, tu flétris le crime des débauchés. * Prie le Christ de sauver nos âmes.
Sous l'effet de l'ivresse, Hérode délirant * se laisse attraper aux paroles impies * de celle dont la danse l'avait charmé; * et selon son injuste serment, * illustre et juste Prophète, il te fait périr; * mais à tes devanciers ta mort annonce en toute clarté * la vie immortelle, car aux Enfers * toi le premier, tu as révélé * comme un Ange la salutaire venue du Christ notre Dieu. * Intercède auprès de lui * pour qu'il éclaire et sauve nos âmes.
Gloire au Père ...
Venez, tous les peuples, célébrons * le Prophète, Martyr et Baptiste du Sauveur: * c'est lui qui, tel un Ange dans la chair, * reprit Hérode pour son injuste liaison, * condamnant sa fautive action; * mais, à cause d'une danse et d'un serment, * voici qu'est tranché le vénérable chef * de celui qui annonce jusqu'aux Enfers * la bonne nouvelle de la Résurrection d'entre les morts * et sans cesse auprès du Seigneur * intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Apostiches, t. 2
Aux fidèles en ce jour * est offert le saint repas, * le témoignage divin * du Baptiste et flambeau du Seigneur, * du héraut de la grâce de Dieu.
Le juste poussera comme un palmier,
il grandira comme un cèdre du Liban.
Festin de l'impiété, * anniversaire maudit, * où la tête du Précurseur, * par le glaive tranchée, * fut offerte aux convives sur un plat!
Le juste se réjouit dans le Seigneur,
et il espère en lui.
C'était chose à prévoir: * le Baptiste et Précurseur, * parmi les Prophètes le plus grand, * devait pour finir * ceindre la couronne des Martyrs.
Gloire au Père ..., t. 8
Précurseur du Sauveur, tu conjuras les souverains * de ne pas commettre l’iniquité; * aussi le plaisir d’une femme sans loi incita Hérode à te faire décapiter; * alors, de l’Orient à l’Occident retentit la louange de ton nom. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur, * sans cesse prie-le pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * ô tout-immaculée, reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour ies hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.
Tropaire: voir è la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme : Bienheureux l’homme.

Lucernaire, t. 6
L’insatiable Hérode célébrant * l’anniversaire de sa naissance, fut accompli * le serment que l’impudique danseuse fit valoir; * et la tête du Précurseur * tranchée par le maître du festin fut offerte aux convives sur un plat. * Détestable banquet plein de crime et d’impiété! * Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur. (2 fois)
Après avoir dansé, * l’initiée du Diable malfaisant * s’adjugea pour salaire ta tête, Précurseur. * Détestable festin plein de sang! * Plût au ciel que tu n’eusses juré, * fils du mensonge, Hérode, violateur de la Loi; * et même ayant juré, pourquoi tenir ce serment? * Mieux eût valu te dédire et atteindre la vie * plutôt qu’en l’observant * de couper la tête du Précurseur. * Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur. (2 fois)
Hérode, il ne fallait pas * condamner à mort l’accusateur * qui dénonçait en l’adultère l’aiguillon du désir et l’amour inspiré par le démon; * après ton serment pour une danse il ne fallait livrer sa précieuse tête à cette femme impie. * Comment as-tu osé commettre un tel forfait? * Comment l’impudique danseuse n’a pes été consumée * par le feu divin, lorsqu’elle la porta sur un plat au milieu des convives de ce festin? * Mais nous, parmi les fils de femme l’honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur. (2 fois)
De nouveau Hérodiade est possédée, * de nouveau son esprit est troublé; * ô danse perfide et perfidie de la boisson! * Le Baptiste eut la tête tranchée * et la tête d'Hérode fut troublée. * Seigneur, par les prières du Précurseur * accorde la paix à nos âmes. (2 fois)
Gloire au Père ...
L'insatiable Hérode célébrant * l'anniversaire de sa naissance, fut accompli * le serment que l'impudique danseuse fit valoir; * et la tête du Précurseur * tranchée par le maître du festin * fut offerte aux convives sur un plat. * Détestable banquet plein de crime et d'impiété! * Mais nous, parmi les fils de femme l'honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le, Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné: * il est Dieu par nature, et par nature s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les Lectures.

Lecture de la prophétie d'Isaïe
(40,1-5,9; 41,17-18; 45,8; 48,20-21; 54,1)
Ainsi parle le Seigneur: Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Prêtres, parlez au cœur de Jérusalem, pour la consoler, car son humiliation est achevée, sa faute est expiée, elle a reçu de la main du Seigneur double peine pour tous ses péchés. Voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez les sentiers de notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et colline seront abaissées; ce qui est tortueux sera redressé, les chemins raboteux seront nivelés; et toute chair verra le salut de Dieu. Monte sur une haute montagne, toi qui annonces la bonne nouvelle à Sion; élève fortement la voix, toi qui annonces la bonne nouvelle à Jérusalem; élevez la voix, ne craignez pas. Moi, le Seigneur Dieu, j'exaucerai les pauvres d'Israël, je ne les abandonnerai pas. Je ferai couler des rivières sur les hauteurs, et des fontaines au milieu des vallées; je changerai le désert en étang, et la terre assoiffée en courants d'eau. Que le ciel, d'en haut, répande la joie, que les nuées fassent pleuvoir la justice! Que la terre s'entr'ouvre et fasse croître le salut, qu'il en sorte la justice également! Proclamez la nouvelle avec des cris de joie, publiez-la jusqu'aux extrémités de la terre. Dites que le Seigneur a racheté Jacob son serviteur. Et lorsqu'ils eurent soif au désert, pour eux il fit jaillir les ondes du rocher. Réjouis-toi, stérile qui n'as pas enfanté, éclate en cris d'allégresse, toi qui n'as pas eu les douleurs, car plus nombreux seront les fils de la délaissée que les fils de l'épouse, dit le Seigneur.

Lecture de la prophétie de Malachie
(3,1-3,5-7,12,18,17,22-24)
Ainsi parle le Seigneur tout-puissant: Voici que je vais envoyer mon Ange devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi. Alors il entrera dans son temple, le Seigneur que vous cherchez. Qui pourra soutenir le jour de sa venue? qui restera debout quand il apparaîtra? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il siégera pour affiner et purifier, comme on épure l'or et l'argent. Il s'approchera de nous pour le jugement et s'empressera de témoigner contre les méchants, les adultères, contre ceux qui jurent faussement par son nom, contre ceux qui ne le craignent pas, dit le Seigneur tout-puissant. Car je suis le Seigneur votre Dieu et je ne change pas; mais vous, fils de Jacob, vous vous écartez de mes lois et ne les gardez pas. Revenez donc à moi, et je reviendrai à vous, dit le Seigneur tout-puissant. Alors, toutes les nations vous diront bienheureux, et vous saurez que je suis le Seigneur, celui qui voit la différence entre le juste et le méchant, au jour que je prépare pour sauver ceux qui m'aiment. Sachez-le donc et souvenez-vous de la Loi de Moïse mon serviteur, auquel j'ai prescrit sur l'Horeb pour tout Israël des préceptes et des lois. Voici, je vais vous envoyer Elie le Thesbite, avant que n'arrive le grand et sublime jour du Seigneur, qui ramènera le cœur du père vers son fils et le cœur de l'homme vers son prochain, de peur que je ne vienne frapper la terre sans merci, dit le Seigneur tout-puissant, le Dieu saint d'Israël.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7,16-17,19-20; 5,1-7)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. Le juste, en mourant, condamne ceux qui vivent en impies; car ils voient la fin du juste, mais sans comprendre les desseins que Dieu a sur lui. Car le Seigneur brisera les impies, il les fera tomber, sans voix, la tête la première, il les arrachera de leurs bases; jusqu'au dernier ils seront dévastés, en proie à la douleur, et leur mémoire périra. Au bilan de leurs fautes ils viendront terrifiés, leurs péchés devant eux se dresseront pour les accuser. Alors le juste se tiendra, plein d'assurance, en face de ceux qui l'ont opprimé et qui pour ses souffrances n'avaient que mépris. A sa vue, ils seront saisis d'un grand effroi, stupéfaits par le caractère inopiné de son salut. Entre eux ils se diront, touchés de repentir et gémissant dans leur âme angoissée: Le voilà, celui que jadis nous avons tourné en dérision, outragé de nos sarcasmes, insensés ! Sa vie, nous l'avons considérée comme folie, sa mort comme privée d'honneur. Comment donc est-il au nombre des fils de Dieu, comment partage-t-il le sort des Saints? Ainsi donc, nous nous sommes fourvoyés loin de la vérité; la lumière de la justice n'a pas brillé pour nous, le soleil ne s'est pas levé sur nous! Pleinement nous fréquentions le chemin du mal et de la perdition, nous avons suivi d'impraticables sentiers, et la voie du Seigneur, nous l'avons méconnue!

Litie, t. 1
Prophète, comment te nommer? * Ange, Apôtre ou Martyr? * Ange, puisqu'en incorporel tu as vécu; * tel un Apôtre tu enseignas les nations; * en Martyr pour le Christ * tu fus décapité. * Prie-le de prendre nos âmes en pitié.
Célébrons le souvenir * de la décollation du Précurseur: * sa tête jadis sur un plat * laissait jaillir les filets de son sang; * maintenant sur l'univers * elle répand des flots de guérisons.
La mère sacrilège et meurtrière en ce jour * pousse par un conseil criminel * son impudique fille née de sa fautive union * contre le plus grand de tous les Prophètes au dire même de Dieu. * Lorsque l'odieux Hérode célébra * son funeste anniversaire par un banquet, * en vertu du serment elle fit demander * la merveilleuse et précieuse tête du divin prédicateur; * ce que fit l'insensé * par respect de la parole donnée, * lui livrant la tête comme prix, * pour avoir servi de spectacle en dansant. * Mais le prophète de la venue du Christ * ne cessait pas néanmoins * de flétrir après sa mort * leur union que Dieu même réprouvait. * Le reprenant, il s'écriait: * Il ne t'est pas permis * de prendre en mariage adultérin * la femme de ton frère Philippe, je te le dis! * Anniversaire meurtrier, * festin où l'on se gave de sang! * mais nous les fidèles, en ce jour * où le Prophète et Précurseur est décollé, * célébrons ce jour insigne dans la joie * comme une fête où l'on s'habille de blanc, * et prions-le de nous rendre favorable la sainte Trinité * pour que nous soyons délivrés de l'infamie des passions * et que nos âmes soient sauvées.
Gloire au Père, t. 5
Hérode, désireux d'échapper * aux reproches que sa conduite injuste lui méritait, * par faiblesse livra ta tête à l'inique femme, Précurseur; * mais il ne comprit pas, ce malheureux, * que lui-même il s'accusait * lorsqu'il la fit amener sur un plat. * Et toi, maître d'authentique pureté, * guide salutaire du repentir, * intercède, Baptiste, auprès du Christ * pour que nous soyons délivrés des passions infâmes.
Maintenant …
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Apostiches t 2
Héraut du repentir, * Baptiste du Seigneur, * tu sanctifias la terre par ta décollation; * pour les fidèles tu confirmas * la claire loi de notre Dieu * et renversas l'iniquité; * en présence du Christ, * devant le trône du Roi des cieux, * prie-le de prendre nos âmes en pitié.
Le juste poussera comme un palmier,
Il grandira comme un cèdre du Liban.
Pour la loi du Seigneur * ta tête fut coupée, * très-saint Baptiste Jean * Dans ton irréprochable liberté, * tu as repris l'injuste roi * qui l’avait transgressée. * Aussi tu fais l'admiration * des armées angéliques, * en chœur les Apôtres et les Martyrs te glorifient; * et nous-mêmes nous vénérons * ton illustre mémoire, chaque année, * glorifiant la sainte Trinité * qui t'a couronné, bienheureux Précurseur.
Le juste se réjouit dans le Seigneur,
et il espère en lui-
Né du prophète Zacharie * et de tous les Prophètes le plus grand, * dès le sein de sa mère sanctifié * pour le service du Seigneur, * Jean fut décapité en ce jour * par un injuste roi; * sa tête fut un reproche vivant * avant la décollation comme après * pour la jeune fille qui dansa d'impudique façon, * et la phalange du péché fut couverte de confusion; * c'est pourquoi nous chantons: * Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * sans cesse supplie-le * pour nos âmes, Baptiste du Seigneur.
Gloire au Père, t. 8
Précurseur du Sauveur, tu conjuras les souverains * de ne pas commettre l'iniquité; * aussi le plaisir d'une femme sans loi * incita Hérode à te faire décapiter; * alors, de l'Orient à l'Occident * retentit la louange de ton nom, * Par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur, * sans cesse prie-le pour le salut de nos âmes.
Maintenant …
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * ô tout-immaculée, reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.

Tropaire, t. 2
La mémoire du Juste s'accompagne d'éloges, * mais à toi, Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur; * vraiment tu t'es montré en effet * le plus grand de tous les Prophètes; * aussi tu fus digne de baptiser dans les eaux * celui qu'ils avaient annoncé; * ayant lutté sur terre pour le vrai, * tu annonças jusqu'aux Enfers, plein de joie, * le Dieu manifesté dans la chair, * qui enlève le péché du monde * et nous accorde la grâce du salut.
Tes mystères dépassent tous l'entendement * et tous, ils sont glorieux, ô Mère de Dieu: * vierge et sainte, tu l'es sans faille demeurée * et mère, tu le fus véritablement lorsque tu mis au monde le vrai Dieu. * Intercède auprès de lui pour qu'il sauve nos âmes.

Si l'on fait la vigile: avant la bénédiction des pains on chante 2 fois le Tropaire du Précurseur, puis une fois le théotokion de l'artoclasie: Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu.


MATINES

Cathisme I, t. 5
Fidèles, célébrons d'un même chœur * le médiateur entre la grâce et la loi, * celui qui nous prêcha le repentir; * avec courage ayant repris Hérode publiquement, * il eut la tête tranchée; * désormais, vivant avec les Anges, auprès du Christ * il intercède pour notre salut.
Le grand mystère de ton divin enfantement, * l'ineffable façon dont tu conçus, * ô Mère toujours-vierge, nous sont connus en vérité; * ta gloire frappe nos esprits * et bouleverse nos pensées, * et sur nous tous, ô Mère de Dieu, * elle s'étend pour le salut de nos âmes.

Cathisme II, t. 5
Celui qui dès le sein nous fut montré comme Prophète * et qui est issu de la Stérile * pour éclairer comme un astre l'univers, * célébrons-le par nos hymnes et nos chants: * c'est le Baptiste du Christ, * Jean, le Précurseur et l'athlète victorieux; * auprès du Seigneur il intercède en effet, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
Hâte-toi de nous porter secours et protection, * montre ta miséricorde envers tes serviteurs, * Vierge sainte, apaise la houle de nos vaines pensées, * Mère de Dieu, relève mon âme déchue; * ô Vierge, je sais en effet * que tu peux faire tout ce que tu veux.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, saint Jean, Baptiste du Sauveur, vénérant ta précieuse tête, ô Précurseur, dont nous célébrons la glorieuse Décollation.
Versets 1: Voici, j'ai fui au loin, j'ai demeuré au désert. 2: Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair. 3: J'ai proclamé ta vérité, ton salut. 4: Je n'ai pas caché ton amour et ta vérité devant la multitude rassemblée. 5: Et ma langue redira ta justice, ta louange, tout le jour.

Cathisme, t. 8
De la Stérile tu t'es levé par divine volonté, * tu as brisé les liens de la langue paternelle, * tu as montré le Soleil qui t'éclaira comme l'astre du matin, * tu prêchas dans le désert aux peuples le Créateur, * l'Agneau qui enlève le péché du monde; * dans ton zèle tu repris le roi, et ta glorieuse tête fut tranchée, * illustre Précurseur vraiment digne de nos chants. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, * guéris les cruelles passions de mon âme, je, t'en prie, * accorde-moi la rémission des péchés * qu'en ma folie j'ai commis, souillant mon âme et mon corps. * Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, * à l'heure où les Anges sépareront mon âme de ce pauvre corps? *, Alors, notre Dame, sois mon aide, mon ardente protection, * car tu es mon espérance et je suis ton serviteur.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis. Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de ton Précurseur ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 2
Héraut du repentir, * Baptiste du Seigneur, * tu sanctifias la terre par ta décollation; * pour les fidèles tu confirmas * la claire loi de notre Dieu * et renversas l'iniquité; * en présence du Christ, * devant le trône du Roi des cieux, * prie-le de prendre nos âmes en pitié.

Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons du Saint, œuvre du moine Jean. Catavasies de la Croix.

Ode 1, t. 8
« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Célébrons le Prophète qui est issu * du sein de la Stérile pour devenir * le saint Précurseur de celui qui fut conçu * par la Vierge d'ineffable façon.
Toi qui dépassas la nature et ses lois, * ce sont les règles de la justice que tu gardas * lorsque tu dénonças l'injuste union * sans redouter l'audace impie des souverains.
Toi qui fus nourri par le lait de la loi, * comme scellé de la loi tu sanctionnas * la législation de la légitime union * et soulevas contre toi la fureur des débauchés.
Les chœurs des Anges et des mortels * sans cesse te chantent, ô Mère inépousée, * car dans tes bras tu as porté * comme un enfant le Créateur de l'univers.

« De la servitude, Seigneur, tu délivras * par ta droite puissante le peuple d'Israël; * comme alors tu l'as sauvé, * nous aussi, à présent sauve-nous. »
Tous ensemble célébrons * Jean le Précurseur, l'ami du Christ: * au-dessus de tous les hommes l'a placé * le témoignage que lui rendit le Seigneur.
Tous ensemble célébrons * Jean, le citoyen du désert, * le compagnon des Anges incorporels, * la fierté du nouveau peuple de Dieu.
En mémoire du Précurseur * avec les Anges formons un chœur * pour chanter au Christ: * par ses prières donne au monde la paix.
Divine Mère, en tout temps * supplie le Dieu qui s'est incarné de toi * ineffablement, * pour qu'il délivre de tout mal tes serviteurs.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
L'impudique jeune fille a crié * dans son ivresse au roi Hérode: Sur un plat * donne-moi tout de suite la tête de Jean.
La fille dansa et, charmé, * l'injuste Hérode fut poussé * au meurtre du Précurseur, ce héraut du Seigneur.
Misérable sort que le tien! * Hérode, prévaricateur insensé, * l'audace d'une fille sans pudeur fit de toi un criminel.
Par tes prières, Vierge immaculée, * viens à notre aide en détournant * les dangers dont nous sommes entourés.

« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Médiateur entre l'Ancien et le Nouveau, * Précurseur, et premier prédicateur * de l'évangélique enseignement, * ayant dénoncé l'union illégitime du tyran, * tu souffris la mort plein de gloire et de joie.
La jeune fille élevée par une mère impie, * délirante d'ivresse, dit à Hérode: * Donne-moi sur un plat * la tête de Jean * pour l'offrir à ma mère en aimable présent.
Ne pouvant souffrir les reproches * de ta langue divinement inspirée, * l'effronté monarque, illustre Précurseur, * comme prix du spectacle donné en dansant, * livra ton vénérable et précieux chef à sa fille.
Ayant habité corporellement le sein de la Vierge, * aux hommes tu t'es montré, Seigneur, * comme il convenait de te manifester; * Ami des hommes, tu l'as désignée * comme la Mère de Dieu et le secours des croyants.

Cathisme, t. 1
Fidèles, vénérons d'un cœur pur * le Précurseur du Christ notre Dieu, * le Baptiste et le Prophète du Seigneur, * l'illustre prédicateur et le docteur du repentir, * le Témoin véridique du Sauveur * qui, dénonçant la folie d'Hérode, eut la tête coupée.
t. 4
Maintenant nous est montré le Baptiste du Sauveur, * le cœur des croyants exulte de joie spirituelle: * voici le sceau des Prophètes, le joyau du désert, * le Précurseur du Christ, le véridique Témoin de sa venue; * en des hymnes spirituelles tous en chœur * crions au Prophète Jean, ce héraut de la vérité: * Intercède pour notre salut.
Vierge pure, les Anges en chœur * furent frappés de stupeur * devant le mystère terrifiant * de ton divin enfantement: * comment celui qui rassemble l'univers d'un seul geste * est-il porté sur tes bras comme un enfant? * Comment le Dieu d'avant les siècles connaît-il un début? * Comment est allaité celui qui nourrit * toute chair en son ineffable bonté? * Aussi les Anges t'acclamant * te glorifient à juste titre comme la Mère de Dieu.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul ami des hommes. »
Ne souffrant pas le tranchant des reproches, * celui qui s'exposait aux peines de la Loi, * ni la pieuse audace du Précurseur, * celui qui s'adonnait à la débauche des plaisirs, * l'ayant enchaîné, gardait en prison * celui qui était uni déjà bien avant sa mort * aux chœurs célestes d'immatérielle façon.
Atteint par la funeste ivresse, * touché par l'aiguillon du plaisir, * le misérable, paraissant ensorcelé * par le rythme de la danse et des pas, * devint le meurtrier du Prophète: * comme il avait conçu l'ivresse, mère de la volupté, * il mit au monde la terrible iniquité.
En toi ne fut pas démentie * la vérité du témoignage divin: * de tous les Prophètes le plus grand, * dès le sein où ton corps n'était pas achevé * tu fus doué du don de prophétie; * puis tu vis et baptisas corporellement * le Verbe Dieu qu'en prophète tu avais annoncé.
Tu es la gloire des croyants, * c'est toi leur avocate, * le refuge et le rempart * et le havre des chrétiens: * tu portes leurs prières devant ton Fils * et tu sauves de tout danger * les fidèles qui te reconnaissent pour la Mère de Dieu.

« Ô Verbe, le Prophète inspiré de Dieu * a reconnu ta future incarnation * de la montagne ombragée, * l'unique Mère de Dieu, * et dans la crainte il glorifiait ta puissance. »
Ne souffrant pas tes reproches, * serviteur du Christ, bienheureux Jean, * Hérode trame contre toi * le crime de ta mort, * sans respect pour ta sainteté.
Sous l'effet de l'ivresse et du plaisir, * injustement l'inique souverain, * bienheureux Prophète, contre toi * prononce la sentence de mort, * sans respect pour ta sainteté.
Entraîné par les paroles de sa fille, * Hérode en sa cruelle impiété * offre à l'adultère en cadeau, * Prophète, ce chef dont maintenant * tu fais sourdre la grâce pour nous tous.
Reçois de nous la salutation angélique: * sainte Mère de Dieu, réjouis-toi, * qui pour le monde as enfanté la Joie, * seul refuge des humains, * divine Mère toute-pure et bénie.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Pour prix de sa danse endiablée * sur le conseil de sa mère l'enfant, * comme un lionceau dépassant la lionne en cruauté, * demanda ce qu'avaient respecté * tous les fauves au désert: * la tête du Baptiste et divin Précurseur.
Qu'ils sont impénétrables, difficiles à saisir, * Ami des hommes, tes jugements! * Celui qui dès le sein * fut un instrument de l'Esprit * et grandit en sagesse et pureté, * une fille impudique l'outrage en dansant!
Ce fut agréable et naturel, * pour un homme entiché de ce mariage malséant, * de mêler à ses festives libations * le meurtre du Prophète et d'offrir * aux amis du plaisir la coupe remplie * par le sang d’un Prophète et d'un Saint.
Ayant l'assurance d'une Mère auprès de ton Fils, * Vierge toute-sainte, nous t'en prions, * ne refuse pas ta protection * au peuple chrétien, * car tu es notre unique propitiation * devant le Christ notre Maître et Seigneur.

« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Pour prix de sa danse, par tromperie, * à la fille fut donnée sur un plat, * ô comble de folie! * la tête vénérable du Précurseur.
Ta tête, divin Prédicateur, * d'où coule encore le sang, * ô comble de folie! * satisfait l'orgueil d'une femme débauchée.
Hérode croit que ta langue * sera silencieuse désormais; * glorieux Prophète, et cependant * son silence l'accuse plus encor.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * pour le monde tu fis naître en vérité * dans la chair le Verbe divin.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie, * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Pour les commandements de la Loi * affrontant le danger, Bienheureux, * tu repris celui qui les violait; * car tu n'étais pas un roseau * agité par le souffle des vents ennemis.
Ta tête tranchée d'où coulait encore le sang * fut offerte en récompense d'impudiques exploits; * après ta mort elle continua * d'accuser le roi Hérode * qui troublait la nature par son dérèglement.
Sous ton vêtement fait de poil de chameau * parcourant les déserts, tu habitas * ces derniers comme un palais resplendissant; * quant au premier, tu le portas comme parure de roi * pour régner en souverain sur les passions.
Par tes prières, sainte Mère de Dieu, * puissions-nous être délivrés de nos péchés * pour obtenir, ô Vierge immaculée, * la divine illumination du Fils de Dieu * qui s'est incarné merveilleusement dans ton sein.

« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
En nous annonçant l'Agneau de Dieu, * tu fis jaillir les divins enseignements, * illustre Baptiste, sur la multitude des croyants.
Authentique modèle de sainteté, de perfection, * Précurseur, en présence du Seigneur * souviens-toi de qui chante pour ton nom.
Par tes prières, Prophète du Christ, * pacifie le monde, Baptiste et Précurseur, * et sauve nos âmes de tous les périls.
Toi qui seule enfantas par la parole * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

Kondakion, t. 5
L'illustre décollation du Précurseur * fut un acte dans l'œuvre de salut, * puisqu'aux Enfers il annonça la venue du Sauveur. * Qu'Hérodiade gémisse à présent * qui réclama ce meurtre impie, * car ce n'est pas la loi de Dieu * ni la vie éternelle qu'elle aima, * mais les illusions qui ne durent qu'un moment.

Ikos
L'anniversaire d'Hérode se distingua par l'impiété: * au milieu des convives en effet * la tête du jeûneur fut présentée sur un plat. * A l'allégrese fut mêlé le chagrin, * aux rires l'amère lamentation, * car la fille, selon sa parole, parut devant tous * portant la tête du Baptiste sur un plat; * et pour un caprice la tristesse fondit * sur tous les convives du roi; * ils n'en conçurent aucune joie, * pas plus qu'Hérode, à ce qu'on dit: * il fut contristé, mais son chagrin * fut-il sincère ou apparent, * un chagrin qui ne dure qu'un moment?

Synaxaire
Le 29 Août, mémoire de la décollation du vénérable chef du saint et glorieux prophète, précurseur et baptiste Jean.
Une main criminelle par le fer enlève
la tête de celui dont la main a touché
au Jourdain la tête du Seigneur. Par le glaive
le chef du Précurseur le vingt-neuf est tranché.
Par les prières de ton Précurseur, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Armé de ton insatiable appétit * et de ta funeste ébriété, * tu fus rompu en t'élançant * contre l'inébranlable tour de tempérance, * l'imprenable citadelle de pureté, * injuste Hérode, le Baptiste du Christ.
Elle ne fut ni horrifiée ni gênée * ni ne tomba en pâmoison, * soulevée qu'elle était en son esprit * par les griefs de sa mère, * cette élève du Diable qui portait * sans pudeur ta précieuse tête sur un plat.
Comme flambeau tu précédas la Clarté, * comme un Ange tu devanças l'Envoyé, * en Prophète tu révélas l'Agneau de Dieu, * en Martyr, tu fus décapité par le glaive, * afin qu'aux morts de l'Hadès * tu puisses annoncer la venue du Christ.
Par ton enfantement délivrés * de la faute qui nous condamna jadis, * c'est la cause de notre liberté * qu'en toi, Vierge Mère, nous glorifions * sans cesse avec ton Fils qui * s'est livré lui-même pour nous en rançon.

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Serviteur annonçant la venue du Seigneur, * comme l'étoile du matin le soleil, * saint Jean, tu accourus aux Enfers * t'écriant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Folie d'Hérode qui offrit * à la femme impudique pour son jeu * celui qui dans un corps de chair * fut semblable aux Anges et chantait: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Plus que le sang, Précurseur, * en abondance ta tête fait jaillir * les guérisons pour ceux qui dans la foi * chantent au Seigneur qui t'a glorifié: * Tu es béni dans les siècles.
Accueille-moi, Saint des saints, * tandis que je prie pour l'Eglise, * dit au Maître le Précurseur, * s'écriant: Tu es béni, * Seigneur Dieu, dans les siècles.
Tu freinas l'élan de la mort, * Vierge pure et Mère de Dieu, * en enfantant le Dieu immortel * pour qui nous chantons dans la foi: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Celui qui précéda ton enfantement * et tes divines souffrances, saint Jean * par le glaive devient aussi * aux Enfers le Prophète, le Messager * de ta descente, Seigneur, en proclamant * comme voix du Verbe: Exaltez, * vous les morts, celui qui donne la vie, * aveugles, la clarté, captifs, le Christ rédempteur.
Toi qui, naissant de la Stérile, * précédas la naissance virginale, maintenant * par ta décollation tu deviens aussi le précurseur * du Créateur de l'univers * en sa crucifixion volontaire, * et tu cries aux hôtes de l'Enfer: Exaltez, * vous les morts, celui qui donne la vie, * aveugles, la clarté, captifs, le Christ rédempteur.
Ta tête est retranchée de ton corps, * de ta chair se sépare, Précurseur, * ton âme qui en fut le chef; * mais la divinité n'a pas quitté * la chair de l'Emmanuel, * du divin Maître aucun os ne fut brisé; * c'est pourquoi fidèlement * nous l'exaltons dans tous les siècles.
Souveraine Mère du Seigneur, * efface les blessures et les plaies * de mon âme par ta bienveillante intercession; * de ma déchéance relève-moi, * sauve-moi, Vierge tout-immaculée, * sauve le prodigue que je suis; * tu es mon refuge, ma protection, * Vierge pure et bénie dans tous les siècles.

Hérode, ce transgresseur de la Loi, * ce tyran criminel, tout à la joie * de ce festin d'anniversaire, a disposé * la jeune fille à danser, * lui faisant le serment d'accomplir * tout ce qu'elle lui demanderait; * poussée par les conseils de sa mère, elle exigea * que sur un plat lui fût remise la tête du Précurseur.
S'étant mérité l'accusation * de s'être souillé par un crime sanglant, * le misérable roi Hérode a reçu * en salaire le châtiment éternel * pour avoir commis un sacrilège forfait: * car il fit présenter à sa table sur un plat * la tête du Précurseur qui ne cesse de l'accuser * avec Hérodiade dans tous les siècles.
Brillant apôtre du Seigneur, * saint Jean, bienheureux Précurseur, * le plus grand d'entre les Prophètes, * sauve par tes prières * ceux qui célèbrent de tout cœur * ta mémoire lumineuse en s'écriant: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Plus sainte que les Anges, tu enfantas, * ô Vierge toute-sainte, le Saint des saints * devenu ce que nous sommes par amour, * sans confondre les natures, un mortel * pour sauver ceux qui chantent sans répit: * Jeunes gens, bénissez le Seigneur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu, * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
La phalange du Mal et le Diable son chef, * Prophète, frémissent en voyant * ta langue annoncer le Christ notre Dieu: * par la fille impudique ils poussent Hérode à te décapiter; * mais nous les fidèles, nous te magnifions.
Tout ravin (l'humble nature) est comblé, * toute montagne et colline (l'orgueilleuse mort) sont abaissées, * dans les déserts privés de clarté (les demeures de l'Enfer) * a retenti la voix de celui qui crie: * Elevez les portes, le Roi de gloire entrera.
Voici que tremblent les passions des mortels, * les démons dans la crainte s'enfuient pour échapper * à cette ombre de grâce qui te fut donnée par Dieu; * de toute épreuve sauve et garde le troupeau * des fidèles qui sans cesse, Précurseur, te magnifient.
Chevauche dans l'éclat de ta splendeur royale, * Fils de la divine Mère, et soumets * les légions en guerre contre nous; * donne à la foi orthodoxe victoire sur l'ennemi * par les prières de ta Mère, ô Verbe de Dieu.

« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Prophète né d'un Prophète, Baptiste du Seigneur, * tu fus la voix criant dans le désert: Repentez-vous; * et tu repris Hérode pour ses débauches impies; * aussi tu courus annoncer * aux hôtes de l'Enfer le royaume de Dieu.
Poussée par sa mère Hérodiade, la fille sans pudeur * exigea que la tête sacrée du Baptiste fût tranchée; * Hérode alors commanda que sur un plat * lui fût apprêté, puis offert en cadeau * ce chef qui ne cessait d'accuser sa folie.
Précurseur, comme Prophète, Baptiste et Martyr, * comme voix du Verbe, son Ange, son flambeau, * toi le plus grand des prophètes selon le témoignage de Dieu, * supplie le Seigneur de sauver de toute épreuve et malheur * ceux qui fêtent avec amour ta mémoire porteuse de clarté.
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, * toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon * le Verbe très-bon que le Père a proféré * de son sein avant les siècles, car il est bon, * et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.

Exapostilaire (t. 2)
Celui que nous savons le plus grand des Prophètes, * celui qui précède les Apôtres dans le témoignage divin, * le Précurseur de la grâce de Dieu, * offrons-lui comme couronne d'éloges nos chants: * sa tête fut tranchée pour la loi du Seigneur.
t. 3
Hérode, ce débauché, * t'ayant perfidement décapité, * toi le Baptiste du Sauveur * qui cultivais la pureté, * ne put trancher entièrement * tous les reproches que ta langue proférait.
Vierge pure qui as effacé * la malédiction du monde par ton divin enfantement, * par tes prières délivre de tout danger * le troupeau fidèle qui implore ta faveur.

Laudes, t. 8
Merveille suscitant l'étonnement! * La tête sainte que les Anges entourent de respect * fut portée par une fille impudique et débauchée! * A la mère adultère elle apporta * la langue qui avait dénoncé l'impiété. * Ami des hommes, quelle ineffable résignation! * Par elle, ô Christ notre Dieu, * sauve nos âmes, toi le seul compatissant. (2 fois)
Combien le cœur d'Hérode est endurci! * Il méprise Dieu en s'exemptant de la loi, * mais il feint traîtreusement le respect du serment; * non content de l'adultère, il devient meurtrier, * lui qui affecte d'être contristé. * Ami des hommes, quelle ineffable compassion! * Par elle, ô Christ notre Dieu, * sauve nos âmes, toi le seul compatissant.
Stupeur qui dépasse l'entendement! * Le sceau des Prophètes, l'Ange dans la chair * devient la récompense d'une danseuse débauchée! * La langue du divin prédicateur prend les devants * pour annoncer le Christ à ceux de l'Enfer. * Ami des hommes, quelle ineffable bonté! * Par elle, ô Christ notre Dieu, * sauve nos âmes, toi le seul compatissant.
Gloire au Père, t. 6
De nouveau Hérodiade est possédée, * de nouveau son esprit est troublé; * ô danse perfide et perfidie de la boisson! * Le Baptiste eut la tête tranchée * et la tête d'Hérode fut troublée. * Seigneur, par les prières du Précurseur * accorde la paix à nos âmes.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire du Précurseur. Gloire au Père ... Maintenant ...
Théotokion: Tes mystères dépassent tous l'entendement (voir à la fin des Vêpres).
Litanies et Congé.


Pendant que les frères reçoivent une onction avec l'huile sainte de la lampe du Précurseur, on chante les stichères suivants:
t. 4
Anniversaire criminel, * impudique banquet, * ce qu'Hérode en ce jour a célébré: * séduit par la lascivité féminine, * aiguillonné par son désir sacrilège de volupté, * il fit couper la tête du Précurseur, * mais il ne put retrancher * la langue du Prophète qui avait dénoncé le trouble de sa raison. * Il a versé un sang innocent * pour cacher son infâme péché, * mais il ne put couvrir la voix qui invitait le monde à se repentir. * Et si le meurtre l'a réjoui, * pour nous, c'est de tout cœur que nous fêtons * la bienheureuse immolation du Baptiste Jean; * car il précéda la Vie aux Enfers * pour annoncer à ceux qui gisaient * dans l'ombre de la mort et l'obscurité * le Soleil levant venu d'en haut, * le Christ notre Dieu, * le seul dont la tendresse est infinie.
Venez, tous les peuples, célébrons * le Prophète, Martyr et Baptiste du Sauveur: * c'est lui qui, tel un Ange dans la chair, * reprit Hérode pour son injuste liaison, * condamnant son action fautive; * mais, à cause d'une danse et d'un serment, * voici qu'est tranché le vénérable chef * de celui qui annonce jusqu'aux Enfers * la bonne nouvelle de la Résurrection d'entre les morts * et sans cesse auprès du Seigneur * intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père ...
Venez, tous les fidèles, célébrons * le Prophète, Martyr et Baptiste du Sauveur: * s'enfuyant au désert, il y trouva son repos, * se nourrissant de sauterelles et de miel des champs * et reprit le roi qui violait la loi; * et nous, les pusillanimes, il nous exhortait, en disant: * Repentez-vous, car il est proche, le royaume des cieux.
Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

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