Ménées d'Août

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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 17:50

30 AOÛT
Mémoire des saints patriarches de Constantinople
Alexandre, Jean et Paul le Jeune.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
L'insatiable Hérode célébrant * l'anniversaire de sa naissance, * le serment que l'impudique danseuse fit valoir fut accompli; * et la tête du Précurseur * tranchée par le maître du festin * fut offerte aux convives sur un plat. * Détestable banquet plein de crime et d'impiété! * Mais nous, parmi les fils de femme l'honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur.
Après avoir dansé, * l'initiée du Diable malfaisant * s'adjugea pour salaire ta tête, Précurseur. * Détestable festin plein de sang! * Plût au ciel que tu n'eusses juré, * fils du mensonge, Hérode, violateur de la Loi; * et même ayant juré, pourquoi tenir ce serment? * Mieux eût valu te dédire et atteindre la vie * plutôt qu'en l'observant * de couper la tête du Précurseur. * Mais nous, parmi les fils de femme l'honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur.
Hérode, il ne fallait pas * condamner à mort l'accusateur * qui dénonçait en l'adultère l'aiguillon du désir * et l'amour inspiré par le démon; * après ton serment pour une danse il ne fallait * livrer sa précieuse tête à cette femme impie. * Comment as-tu osé commettre un tel forfait? * Comment l'impudique danseuse n'a pas été consumée * par le feu divin, lorsqu'elle la porta sur un plat * au milieu des convives de ce festin? * Mais nous, parmi les fils de femme l'honorant * à juste titre comme le plus grand, * nous disons bienheureux le Baptiste du Seigneur.
t. 1
Bienheureux Alexandre, * pasteur de l'Eglise et défenseur de la vraie foi, * tu renversas la jactance d'Arius * par tes prières ferventes au Rédempteur de l'univers; * intercède à présent * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Vénérable Jean, * tu méprisas la corruption charnelle; * par la tempérance et la confession de la foi, * par tes veilles de toute la nuit, * tu fus un ange ici-bas, * un homme du ciel. * Intercède auprès du Christ * pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Ayant suivi clairement * les enseignements de saint Paul, * vénérable Père, * tu t'élevas avec lui rapidement jusqu'au troisième ciel * par la hauteur de tes vertus * et là tu entendis * les paroles ineffables et divines de l'Esprit; * bienheureux Paul, inébranlable colonne de la foi, * intercède sans cesse pour notre salut.
Gloire au Père, t. 6
De nouveau Hérodiade est possédée, * de nouveau son esprit est troublé; * ô danse perfide et perfidie de la boisson! * Le Baptiste eut la tête tranchée * et la tête d'Hérode fut troublée. * Seigneur, par les prières du Précurseur * accorde la paix à nos âmes.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Anniversaire criminel, * impudique banquet, * ce qu'Hérode a célébré en ce jour: * séduit par la lascivité féminine, * aiguillonné par son désir sacrilège de volupté, * il fit couper la tête du Précurseur, * mais il ne put retrancher * la langue du Prophète qui avait dénoncé le trouble de sa raison. * Il a versé un sang innocent * pour cacher son infâme péché, * mais il ne put couvrir la voix qui invitait le monde à se repentir. * Et si le meurtre l'a réjoui, * pour nous, c'est de tout cœur que nous fêtons * la bienheureuse immolation du Baptiste Jean; * car il précéda la Vie aux Enfers * pour annoncer à ceux qui gisaient * dans l'ombre de la mort et l'obscurité * le Soleil levant venu d'en haut, * le Christ notre Dieu, * le seul dont la tendresse est infinie.
Maintenant ...
Sauve de tout danger tes serviteurs, * Mère de Dieu et Vierge bénie, * afin que nous puissions te glorifier * comme l'espérance de nos âmes.

Tropaire, t. 2
La mémoire du Juste s'accompagne d'éloges, * mais à toi, Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur; * vraiment tu t'es montré en effet * le plus grand de tous les Prophètes; * aussi tu fus digne de baptiser dans les eaux * celui qu'ils avaient annoncé; * ayant lutté sur terre pour le vrai, * tu annonças jusqu'aux Enfers, plein de joie, * le Dieu manifesté dans la chair, * qui enlève le péché du monde * et nous accorde la grâce du salut.
t. 4
Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n'éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, canon de l'Octoèque, puis le canon du Précurseur (t. 4) Avec l'accrostiche: Je chante le Précurseur, objet du témoignage divin, et celui des Saints (t. 8).

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Qui pourrait célébrer dignement * le flambeau resplendissant, * le prédicateur universel, * l'apôtre divin, le serviteur du Christ, * le Précurseur du Seigneur, objet du témoignage divin?
Le divin chef des chœurs incorporels * vint jusqu'au temple saint de Dieu, * portant bonne nouvelle au vieillard: * Tu engendreras, dit-il, * le Précurseur du Seigneur.
Les entrailles jadis stériles qui portaient * en leur vieillesse le Précurseur, * excellent prophète dès le sein maternel, * merveille! s'inclinèrent devant le Christ * porté dans le sein de la Mère de Dieu.
Ô Vierge, l'archistratège divin, * divine Epouse, te déclara: * Va vite à la maison d'Elisabeth * et, la trouvant enceinte, tu reconnaîtras * l'ineffable enfantement que je t'annonce maintenant.
t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Comme lumière au triple feu s'est levée * la mémoire glorieuse des Pères en ce jour: * ses délices nous font exulter dans la foi.
Pontife Alexandre, tu as brisé * les remparts fortifiés de l'hérésie, * dans ta pieuse franchise confessant la Trinité.
Portant le même nom que saint Paul, * Pontife digne de nos chants, * tu fus aussi l'image divine de ses vertus.
Dans l'Ecriture divine, Père Jean, * ta langue illustrant notre foi * fut montrée d'avance comme un roseau de l'Esprit saint.
Chantons le Seigneur qui a voulu * de la Vierge, sans semence, prendre chair * pour notre salut et notre rédemption.

Ode 3, t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Naissant de la Stérile, saint Jean * délia la langue de son père; * car il fut vraiment l'harmonieuse voix * du Verbe qu'il bénissait en disant: * Toi seul, Seigneur, tu es saint.
Sans t'arrêter aux choses d'ici-bas, * tu courus au désert et l'habitas comme, cité, * fortifié par l'Esprit saint, * glorieux Prophète, et comme celle d'Elie * immatérielle fut la vie que tu menas.
Pour échapper aux troubles de la vie, * comme un oiseau tu t'éloignas * vers le désert pour ton repos; * et là tu fus rafraîchi par le Seigneur * qui te sauva de la tempête et de l'affliction.
A la maison d'Elisabeth * se rendit la Vierge portant dans son sein * le Verbe Dieu sans commencement; * et le Précurseur, dans leur embrassement, * aussitôt le reconnut et dès le sein l'adora.
t. 8
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Sur les bons pâturages tu as mené, * pontife Alexandre, le troupeau du Seigneur; * aussi il te glorifie dans les siècles.
De ta langue, bienheureux Jean, * tu fis jaillir les eaux du salut, * pour tes brebis, les enseignements de la foi.
En toi, bienheureux Paul, nous vénérons * celui qui par son nom et par sa vie * parut comme l'image du Vase d'élection.
En toi nous possédons en tout temps, * nous les chrétiens, notre refuge et rempart: * Vierge inépousée, nous te glorifions sans nous lasser.

Kondakion, t. 8
Enflammés par l'amour du Christ, Pontifes glorieux, * comme joug vous avez pris sa précieuse Croix * et, vous étant montrés les imitateurs de sa vie, * à sa divine gloire vous participez, * admirable Alexandre, vénérable Jean, illustre Paul; * devant son trône où maintenant vous vous tenez, * sans cesse priez-le pour que nos âmes soient sauvées.

Cathisme t. 1
Fidèles, vénérons d'un cœur pur * le Précurseur du Christ notre Dieu, * le Baptiste et Prophète du Seigneur, * l'illustre prédicateur et le docteur du repentir, * le Témoin véridique du Sauveur * qui, dénonçant la folie d'Hérode, eut la tête coupée.
t. 4
Le triple chandelier des Pères a brillé * pour éclairer l'ensemble des croyants * qu'ils ont menés vers la connaissance de Dieu * en dissipant toute sombre hérésie * par leur sagesse, leurs enseignements * et la grande franchise avec laquelle ont parlé * Alexandre, Jean et Paul, ces pontifes glorieux.
Espérance dont n'auront pas à rougir * ceux dont la confiance repose en toi, * seule ayant surnaturellement enfanté dans la chair * le Christ notre Dieu, * avec Jean le Précurseur implore-le * pour qu'il accorde à l'univers le pardon des péchés, * à nous tous avant la fin l'amendement de notre vie.

Ode 4, t. 4
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Racines et miel des champs * furent tes mets de choix * avec les sauterelles, bienheureux Précurseur; * et ton habit en poils de chameau * te vêtait mieux que la pourpre des rois.
Celui qui par son verbe créa l'univers, * à tous tu l'annonças en moissonneur: * c'est celui, disais-tu, Bienheureux, * qui tient en main la pelle à vanner, * c'est le Juste qui sépare la bale du froment.
Tu n'as point donné de sommeil à tes yeux * ni à tes paupières de répit * dans la chair, tel un incorporel, * Bienheureux, que tu ne te sois édifié * toi-même en temple de l'Esprit.
En toi l'oracle d'Habacuc, * Vierge sainte, s'est réalisé, * car de toi, montagne ombragée, * dans la chair Dieu est venu * délivrer de toute erreur les mortels.
t. 8
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Alexandre, tu rejetas dans l'infamie * celui qui trahit le Christ comme Judas * et qui mérita * l'héritage de sa malédiction.
Tel un olivier florissant * te dressant dans le temple de Dieu, * comme fruits mûrs, pontife Jean, * tu lui offris la multitude des croyants.
Sur les ailes de l'humilité * tu échappas aux pièges de l'ennemi; * aussi, vénérable Paul, tu fus exalté * et devins un citoyen des cieux.
Chantons la Vierge immaculée * qui demeure vierge après l'enfantement * et met au monde le Christ notre Dieu * pour sauver le monde de son égarement.

Ode 5, t. 4
« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Revêtu de force par l'Esprit divin, * tu crias à tous les assistants, * glorieux Prophète: Repentez-vous, * voici que maintenant * à la racine des arbres se trouve la cognée * pour couper ceux qui ne portent pas de fruit * et pour émonder les arbres florissants.
Comme trompette du Seigneur * faisant retentir ta langue, Précurseur, * tu criais à tous les assistants: * Moi, je vous baptise maintenant dans l'eau; * mais après moi un autre, plus puissant, * viendra vous baptiser * dans le feu et dans l'Esprit.
Le divin Prophète proclamait: * Le Seigneur viendra; * devant sa face est envoyé * un Ange préparant ses voies; * il sauvera le peuple désobéissant; * puisse-t-il le transformer * en un saint héritage de Dieu!
Dès que le Précurseur * porté dans le sein maternel * reconnut son redoutable Créateur * dans le sein virginal, * illuminé par l'Esprit saint, * il tressaillit à l'intérieur * et se renversa pour l'adorer.
t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Ornant de ta présence vénérée * le trône où Métrophane te précéda, * Alexandre, tu brillas plus que le trône, * parmi les Pontifes par tes divins enseignements.
Parmi les pasteurs, Bienheureux, * tu excellas d'admirable façon; * au concile de Nicée * parmi les Pères te distingua ton éclat.
La grâce de tes paroles, saint Jean, * affermit l'Eglise dans la foi * et nous avons en toi * une colonne de l'orthodoxie.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * pour le monde tu fis naître en vérité * dans la chair le Verbe divin.

Ode 6, t. 4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Un peuple pervers s'approchait de toi * et pour t'éprouver te disait: C'est toi le Seigneur; * mais tu leur répondais: Je ne le suis pas; * un autre est avant moi, celui qui vient après moi.
Par nature je suis mortel, mais celui qui vient après moi * est incorruptible, intemporel; * c'est l'Auteur de l'entière création, * de ses chaussures je ne puis délier la courroie.
Courtisanes, publicains et débauchés * accoururent en te voyant et furent baptisés, * Prophète illustre, par toi qui leur montrais * le chemin qui mène au Christ.
Délivre de tout malheur, * divine Epouse, tes serviteurs * qui se réfugient sous ton invincible protection, * sauve-les de l'éternel et redoutable châtiment.
t. 8
« Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Avec courage combattant pour l'Eglise du Christ, * sous les traits de ta prière tu fis périr, * Père saint, l'éponyme de la fureur belliqueuse.
Tel un noble sarment de la Vigne de vie, * bienheureux Jean, tu as produit * en abondance du fruit pour ton Maître.
Vénérable Paul, tu refusas * de guider la cité reine qui rejetait injustement * la vénération des images sacrées.
Toi qui seule enfantas par la parole * la Parole de Dieu dans la chair, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

Kondakion, t. 5
L'illustre décollation du Précurseur * fut un acte dans l'œuvre de salut, * puisqu'aux Enfers il annonça la venue du Sauveur. * Qu'Hérodiade gémisse à présent * qui réclama ce meurtre impie, * car ce n'est pas la loi de Dieu * ni la vie éternelle qu'elle aima, * mais les illusions qui ne durent qu'un moment.

Synaxaire
Le 30 Août, mémoire des saints patriarches de Constantinople Alexandre, Jean et Paul le Jeune.
De la chair Alexandre ayant rompu la corde
reçoit le lot divin que l'Eternel accorde:
La face de l'Eglise, exprimant l'affliction,
de l'archevêque Jean pleure la privation.
Et Paul, abandonnant les voies de cette vie,
a trouvé le repos où le Christ nous convie.
Le trente, les voici devant la Trinité
pour chanter en trio toute l'éternité.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Avec force t'opposant * au roi Hérode, illustre Précurseur, * tu le repris en t'écriant: * Il ne t'est pas permis d'avoir * l'épouse de ton frère, c'est défendu; * et celui-ci, mécontent, * te fit décapiter.
Comme Prophète glorieux * avant même de venir au jour * ayant reconnu le Seigneur, * tu le montras à tous * comme l'Agneau de Dieu * et tu les menas vers la foi pour chanter: * Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Avant ta fin bienheureuse, * illustre Précurseur, * tu envoyas tes disciples vers le Christ lui demander: * Es-tu, Seigneur, celui qui vient * pour nous sauver, ou devons-nous * attendre un autre Sauveur?
Aux disciples le Christ a répondu: * Allez dire à Jean: Voici, * les morts sont ressuscités, * les sourds entendent clairement, * les lépreux sont purifiés * et les boiteux * se mettent à courir comme cerfs.
t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Illustre pontife Alexandre, * tu fus le prêtre, l'initié * de la céleste et divine Trinité, * en toute pureté l'adorant et chantant sans cesse: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Le Christ fit de toi, bienheureux Jean, * une source de miracles, un trésor d'enseignements, * d'où jaillit richement la divine connaissance * pour ceux qui chantent: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Bienheureux Pontife qui menas * à l'imitation de saint Paul * une vie conforme aux Anges et à ton nom, * Dieu te donna l'inépuisable trésor de la parole pour chanter: * Béni soit le Christ dans les siècles.
Du sein de la Vierge tu es apparu * revêtu de notre chair pour notre salut, * et nous qui la reconnaissons pour Mère de Dieu, * dans l'action de grâces nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Tu fus le Prophète de la loi, * celle de l'Ancien et du Nouveau, * de tous les Prophètes le plus grand, * car tu n'as pas été, illustre Jean, * un roseau qu'agitent les vents, * mais inébranlable, tu chantais: * Bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Rendu furieux par l'aiguillon du plaisir, * Hérode, voyant danser * la fille d'Hérodiade sans pudeur, * hélas, lui dit avec serment: * Fût-ce la moitié de mon royaume, je te donnerai * ce que tu demanderas; et celle-ci * réclama la tête du Précurseur.
La prison, c'était pour Jean, * tandis qu'Hérode jouissait du festin; * alors la fille dévergondée * plut par sa danse et reçut * la sainte et précieuse tête du Précurseur * qu'elle s'empressa de porter * à sa mère en cadeau de grand prix.
Ô Vierge, délivre les croyants * de tout malheur les menaçant, * des tremblements de terre, des invasions * et de l'éternel châtiment; * après Dieu, ô Vierge, c'est toi * que nous les chrétiens, nous possédons * comme trésor de salut.
t. 8
« Celui qui est né du Père avant les siècles, * celui qui d'une Mère a pris chair ces derniers temps, * prêtres, bénissez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Par la force de ta prière, Alexandre, * faisant périr l'impie Arius, * tu châtias cet arrogant * qui répandit ses entrailles comme Judas.
L'ennemi de Dieu qui déchira la tunique du Christ, * tombant comme le traître, fut déchiré par le milieu; * en enfer maintenant après la mort qu'il mérita, * il pleure sur le sort réservé aux impies.
Par tes jeûnes tu semblas privé de chair, * par tes veilles, peu s'en fallut, privé de sang * et par tes enseignements, * bienheureux Jean, une source du Paradis.
Ton enfantement que nul ne peut expliquer, * quel chœur de mortels ne le chantera? * Avant comme pendant l'enfantement, ô Marie, * tu restes vierge et pour les siècles bénie.

Ode 9, t. 4
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel * célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
L'infamie de la boisson et du festin * et une danse délurée charmèrent le scélérat, * excitant sa sensualité criminelle; * au point qu'à la bacchante il donna * comme salaire la tête du Précurseur * que le monde entier ne saurait compenser. Mystère étonnant!
Comment le cruel Hérode n'a pas craint * le Juge qui voit tout? Mais en son âme perfidement * il nourrissait le dessein de tuer le Précurseur * dont les reproches importunaient sa folie; * cherchant l'occasion favorable et l'ayant trouvée, * il ordonna que le Juste fût décapité.
Ayant quitté la terre où tu vécus ta vie angélique, * tu es entré comme un Ange dans le Saint des saints, * illustre et sage Précurseur de notre Dieu; * de qui te chante souviens-toi là-haut, * demande pour nous le pardon de nos péchés, * accorde-nous la paix et la grâce du salut.
Longanime Seigneur et Fils de Dieu, * par les prières de ton Précurseur, * l'intercession de celle qui t'enfanta * et de tous les Saints, dans ta grande compassion * sauve tes serviteurs et du haut du ciel, * Ami des hommes, accorde la victoire aux croyants.
t. 8
« Mère de Dieu et Vierge inépousée * qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer * par ta parole le vrai Dieu, * plus haut que les Puissances immaculées * par nos hymnes incessantes nous te magnifions. »
Ton saint disciple vraiment loyal * qui suivit tes paroles porteuses de vie, * ton archevêque Alexandre, Seigneur, * si sage, vénérable, si plein de douceur, * à juste titre maintenant nous le disons bienheureux.
Dans ton amour des ineffables mystères tu parvins * au plus haut degré d'initiation, * sommet de béatitude, Père Jean, * initiateur des mystères, prédicateur de la doctrine sacrée, * illustre adorateur de la sainte Trinité.
Père saint, innocent, immaculé, * Pasteur vénérable, prédicateur de la foi * et docteur de l'orthodoxie, * nous tous à juste titre, saint Paul, * d'une même voix nous te disons bienheureux.
Vierge pure, immaculée, toi la source du Parfum, * demande au Fils né de toi * d'accorder à ceux qui aiment le Christ * la victoire et le pardon de leurs péchés; * tu es celle en effet que sans cesse nous magnifions.

Exapostilaire (t. 2)
Hérode l'impie a fait couper * la tête sacrée du divin Précurseur, * ne souffrant pas ses reproches, l'insensé; * terrible audace, en vérité! * Qu'il pleure, ce misérable, son injuste forfait! * Pour nous, vénérant sa précieuse tête à présent, * nous chantons, comme il est juste, le Baptiste du Christ.
Quand bien même tout être rationnel est impuissant * à dire tes éloges, pure Mère de Dieu, * car tu surpasses toute créature en vérité, * que du moins notre effort ne soit pas repoussé! * Reçois donc l'insuffisance de mon chant * comme l'obole de la Veuve jadis * fut agréée de tout cœur par ton Fils.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Précurseur du Sauveur, si Hérode te fit périr, * toi qui prêchais la vérité, * la lumineuse lampe de ta bouche, du moins, * sur les hôtes de l'Enfer apporta * la splendide clarté de la foi. * Prie le Christ pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Août

Messagepar Monique » Mar 02 Nov 2010 17:53

31 AOÛT
Déposition de la précieuse Ceinture de la très-sainte Mère de Dieu.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
La châsse contenant ta Ceinture, Mère de Dieu, * pour les fidèles est une arche de sainteté, * une enceinte sacrée, leur gloire et leur fierté; * chaque jour elle répand * comme une source les guérisons; * aussi, réunis saintement, * nous célébrons en ce jour * l'océan de tes miracles et tes hauts-faits si nombreux. (2 fois)
La sainte déposition de ta Ceinture, Mère de Dieu, * nous la célébrons comme une fête dans la joie: * à ta ville en ce jour tu as daigné * la remettre comme une enceinte sacrée, * un inviolable talisman, un précieux cadeau, * un imprenable trésor de guérisons, * un fleuve débordant * des charismes de l'Esprit. (2 fois)
Voici la place renommée, * voici la demeure sans cesse éclairée * où dans la grâce est gardée comme un trésor * la précieuse Ceinture de la Servante de Dieu; * mortels, venez puiser le pardon, l'illumination, * et, rendant grâce, écriez-vous de tout cœur * Toi dont l'enfantement nous a sauvés, * Vierge toute-sainte, nous te bénissons. (2 fois)
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Comme un diadème éblouissant, * toute-pure Mère de Dieu, * l'Eglise du Christ * a mis ta Ceinture sacrée; * en ce jour elle éclate de joie, * en ce mystère, notre Dame, elle exulte et s'écrie: * Réjouis-toi, diadème précieux, * couronne de la gloire de Dieu, * seule gloire de l'assemblée et ma joie éternelle, * réjouis-toi, protectrice de ceux * qui accourent vers toi, * leur havre de paix, notre ancre de salut.

Apostiches de l'Octoèque, ou bien:
Apostiches, t. 4
A ta ville tu donnas, * Vierge plus que toutes renommée, * ta Ceinture comme lien le plus sûr * pour l'entourer de puissance divine dans les périls * et la garder invincible en présence de l'ennemi, * afin qu'elle puisse proclamer: * Ma force, mon appui, mon allégresse, mon renom, * c'est ton Fils, le Seigneur qui seul a compassion.
Le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour.
Comme un diadème royal * les fidèles ayant mis * ta précieuse Ceinture, Vierge immaculée, * se glorifient de tes hauts-faits * et suscitent l'effroi chez les ennemis; * et, te chantant, ils s'écrient * à l'adresse du Fils ineffablement né de toi: * En ta miséricorde sauve-nous, Jésus tout- puissant.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu.
Ceins-nous de puissance, Vierge immaculée, * par ta Ceinture nous donnant * la force de combattre l'ennemi, * soumettant les passions qui nous tyrannisent et luttent contre nous * et nous donnant sur elles de triompher * pour te glorifier d'un cœur pur * et sans cesse chanter à ton Fils: * En ta miséricorde sauve-nous, Jésus tout-puissant.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Purifiant nos cœurs et nos esprits, * avec les Anges, nous aussi, * célébrons cette fête dans la joie, * entonnant le psaume que David a chanté * pour la jeune Epouse du Roi de tous, * le Christ notre Dieu: * Lève-toi, Seigneur, disait-il, * vers le lieu de ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté. * Comme un charmant palais, en effet, * tu l'as ornée, Seigneur, et l'as donnée * en héritage à ta cité, * pour l'entourer, la protéger, * la délivrer des ennemis, * dans ta puissance et grâce aux prières qu'elle fait monter vers toi.

Tropaire, t. 8
Mère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés; * c'est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie * et d'accorder à nos âmes la grâce du salut.


MATINES

Cathisme I, t. 1
Ô Vierge toute-sainte, nous les fidèles, nous chantons * la précieuse Ceinture de ton corps immaculé, * où nous puisons la guérison des maladies, * et nous te disons, ô Mère du Dieu très-haut: * c'est toi, la délivrance des fidèles te vénérant, * élue de Dieu, ô Marie.

Cathisme II, t. 4
Ton peuple, ô Vierge toute-digne de nos chants, * fête la déposition de ta précieuse Ceinture en ce jour * et sans cesse te crie: Réjouis-toi, fierté des chrétiens.

Psaume 50, puis ces deux canons de la Mère de Dieu: le premier (t. 4), œuvre du seigneur Georges, le second (t. 8), avec l'acrostiche: Vierge pure, ceins-moi de ta force. Joseph. Catavasies de la Croix.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Comme lampe brillante sans déclin * le temple de la Vierge, tel un ciel serein, * ayant trouvé la Ceinture qui surpasse tout éclat, * illumine l'univers * de la splendeur de ses miracles en ce jour.
Ta ville, qui porte en esprit * ta Ceinture, Vierge immaculée, * comme un lien de sûreté, * y trouve force et majesté * et sa fierté repose en toi.
Ta châsse nous est apparue sur la terre * plus précieuse que l'arche de jadis: * ce ne sont plus des symboles en effet * mais la connaissance de la vérité, * divine Mère, qu'elle enclôt fidèlement.
La précieuse châsse répand * son parfum mystique en ce jour * dans le temple de la Vierge immaculée * et comble de la bonne odeur de l'Esprit * ceux qui s'en approchent de tout cœur.
t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
De ta force divine, * Vierge pure, entoure-moi * lorsque je chante pieusement * ta Ceinture sacrée * qui constitue pour ta ville * une enceinte fortifiée * et pour ton troupeau * un rempart qui ne peut être brisé.
Tu as enfanté le Puissant, * le Dieu qui ceint de puissance * tous les fidèles, Vierge immaculée; * c'est pourquoi nous te disons * bienheureuse et, pleins de joie * vénérant ta Ceinture sacrée, * nous venons y puiser * la grâce et la tendresse de Dieu.
Tressaillons d'allégresse, exultons * en ce jour où nous fêtons * la déposition de la Ceinture sacrée * de la pure Servante de Dieu: * c'est elle qui a tissé pour nous * la ceinture d'immortalité, * l'incorruptible vêtement, * la tunique sans couture de notre salut.
Sous ta puissance se réfugie * ton peuple, Vierge immaculée, * de toutes parts il accourt * sous ta divine protection; * sois une aide pour tous, * exauce les prières que chacun * t'adresse pour son salut * et sauve nos âmes de tout malheur.

Ode 3, t. 4
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
En ce jour, fidèles, célébrons * la Ceinture de la Vierge immaculée, * vénérons-la comme un lien de notre union avec Dieu.
Les flots de grâces qui ne cessent de jaillir, * ô Vierge, de ta châsse immaculée * abreuvent l'ensemble des croyants.
La Ceinture de la Vierge comblée d'honneur * qu'en ce jour nous célébrons de nos chants * dans la grâce répand sur les fidèles les guérisons.
Pour les fidèles te célébrant * ton allégresse, ô Vierge, comme rosée du matin * apaise la fournaise des passions.
t. 8
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Vierge pure, au contact de ta Ceinture sacrée * le cœur se renouvelle dans la ferveur de la foi, * il est protégé d'invincible puissance * contre les passions impures, les ennemis incorporels, * et demeure sauf, à l'abri de leurs coups.
Incorruptible demeure la Ceinture sacrée * qui entoura ton corps immaculé, * ô Vierge, et elle sanctifie * les fidèles s'en approchant, * dont elle ôte les maladies et l'affliction.
Du Verbe qui prit chair en ton sein, * Vierge pure, tu fus la splendide maison * et dans ton saint temple tu as bien voulu * que ta Ceinture fût déposée; * la vénérant, nous en sommes sanctifiés.
Tous ensemble, nous entourons * de nos baisers pleins de respect * dans la joie de notre cœur * ta Ceinture vénérable pour tout croyant * puisqu'elle a touché ton précieux corps, Mère de Dieu.

Cathisme, t. 4
L'Eglise fête dans la joie * la déposition de ta Ceinture sacrée, * Vierge pure, et te chante avec ardeur: * Sauve-nous tous des puissances ennemies, * brise l'audace des impies * et dirige notre vie * pour que nous fassions la volonté du Seigneur.
Des fleuves de miracles, ô Mère de Dieu, * issus de ta châsse très-sainte comme jadis du Paradis, * arrosent la face de la terre en versant * des flots de grâces pour ceux qui te vénèrent avec foi; * c'est pourquoi nous te chantons et célébrons * et dans l'action de grâce te disons: * Réjouis-toi, seule espérance des chantres de ton nom.

Ode 4, t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Telle un précieux firmament, ô Mère de Dieu, * l'Auteur de la création t'ayant posée, * comme d'astres t'orna * de ces divines splendeurs * dont tu éclaires les confins de l'univers.
Ta ville, ô Mère de Dieu, * t'ayant pour base sûre et fortifiée, * possède aussi ta Ceinture sacrée * comme indéfectible lien * qu'elle brandit dans les combats.
Divine Mère, ta Ceinture sacrée * nous fait monter de terre vers le ciel * dans l'ardeur que tu allumes en nous; * aussi nous te glorifions, * Cause de notre gloire en l'au-delà.
Voici la grâce qui jamais ne tarira: * d'un cœur pur venez puiser, * amis de la fête, dans la foi * les flots sans cesse jaillissant * de la sainte châsse de la Mère immaculée.
t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Partie vers la lumière sans déclin, * en nous quittant tu as laissé * à ceux qui te disent bienheureuse, * Vierge pure, au lieu de ton corps * ta précieuse Ceinture comme instrument de salut, * comme source de miracles, Immaculée, * comme rempart de cette ville t'honorant.
Comme sous un ciel nouveau * nous entrons dans ce temple où est gardée * comme un trésor ta Ceinture sacrée, * soleil éblouissant * qui répand les miracles, ces rayons, * Vierge sainte, éclairant tous les cœurs * et dissipant les ténèbres des passions.
Tu es l'arche de nouvelle sainteté, * Vierge pure et toute-digne de nos chants; * et cette châsse vénérée * contenant la Ceinture * que tu portais de ton vivant, * tu la donnes à ton peuple pour qu'elle soit * le refuge de tous, l'inépuisable source de guérisons.
Comme un don bienheureux, * ta précieuse Ceinture est arrivée * dans ta ville, ô Mère de Dieu; * elle fut splendidement déposée * en ce jour dans ta divine maison; * d'une grande fête c'est l'occasion * pour ceux qui t'aiment ardemment.
Les énigmes des Prophètes, les ombres de la Loi * ont montré d'avance que tu serais * la véritable Mère de Dieu, * Toute-pure qui fis sécher la malédiction * et fleurir la parfaite bénédiction, * la grâce du salut * pour les fidèles qui te chantent avec amour.

Ode .5, t. 4
« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Tu as magnifié ta Mère, Seigneur; * au-dessus de toutes les puissances des cieux * tu exaltas sa gloire d'incomparable façon.
Ta précieuse châsse, divine Mère immaculée, * accorde en abondance la grâce de Dieu * aux fidèles qui se prosternent devant toi.
Tu es la puissance dont s'entourent les croyants, * tu es le lien dont se glorifie ta cité, * dont ta Ceinture, divine Mère, fait la fierté.
Ta grâce fameuse en vérité * révèle sa puissance, Vierge immaculée, * sur toute la terre par des miracles prodigieux.
t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Depuis que ta Ceinture sacrée * fut déposée dans ton temple en ce jour, * Vierge comblée de grâce par Dieu, * à qui les désire sont offerts tous les biens, * qui s'en approche se trouve sanctifié, * obtenant ce qu'il demande avec foi.
Ayant enfanté le Verbe si beau, * ô Vierge, tu as resplendi de beauté; * et dans ton splendide temple tu as bien voulu * que fût déposée la belle Ceinture, ô Mère de Dieu, * qui jadis entoura la splendeur de ton corps.
Ton saint temple devient pour tous * un autre Paradis qui possède en son milieu * comme une rose odorante, Vierge immaculée, * ta Ceinture comblant de la divine bonne odeur * les cœurs des fidèles qui s'approchent de toi.
Nuée porteuse de la divine pluie, * Toute-pure, tu as versé les ondes du salut, * et la terre que nos fautes ont desséchée, * tu lui as fait produire les fruits de la foi; * aussi nous les fidèles, nous te glorifions.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Surnaturellement le Seigneur * tout entière t'a glorifiée, * exaltée, comblée d'honneur, * ainsi que ton temple, ô Mère de Dieu, * avec ta Ceinture et ta châsse sacrée.
Des flots de grâce coulent abondamment * de ta châsse immaculée; * ils entourent l'entière création * pour abreuver les croyants * qui se prosternent devant ton Fils.
Les fidèles qui possèdent en toi * leur force et leur fierté * pour leur gloire ceignent, ô Mère de Dieu, * ta Ceinture sacrée * comme un splendide et précieux ornement.
t. 8
« L'abîme de mes fautes, la houle du péché * me troublent et me poussent violemment * vers le gouffre du désespoir; * tends vers moi ta puissante main * et comme Pierre sur les flots, * sauve-moi, ô divin Nautonier. »
Comme un enfant nouveau-né * tu enfantas le Dieu d'avant les siècles pour nous; * et tu renouvelles tous les cœurs * qu'avait fait vieillir le péché, * Mère toujours-vierge, par ce mystère nouveau: * la déposition de ta Ceinture sacrée.
Saint est ton temple, Génitrice de Dieu, * merveille pour les justes en vérité, * car ta Ceinture merveilleuse y répand * les miracles et fait de lui * pour les fidèles t'honorant, * Vierge Mère, un océan de guérisons.
Toute âme se réjouit * de se trouver dans ton temple sacré * et d'y voir ta Ceinture, ô Mère de Dieu, * tel un soleil étincelant * d'où rayonnent les charismes lumineux * de l'Esprit créateur et divin.
Vierge pure, fortifie * nos cœurs exposés * à toutes sortes de péchés; * ceins de ta puissance les croyants * qui possèdent ta Ceinture sacrée * comme un trésor indéfectible et de grand prix.

Kondakion, t. 2
La précieuse Ceinture qui jadis entoura * ton sein porteur de notre Dieu * pour tes fidèles est un invincible trophée, * un trésor inépuisable de bienfaits, * Mère de Dieu demeurée vierge en enfantant.

Ikos
Tes merveilles, quelle bouche de mortel * en fera sur terre le récit? * Pas même un pur esprit dans le ciel! * Mais toi qui enfantas l'insondable océan de compassion, * agrée de mes lèvres infertiles ce chant * et donne-moi la grâce de Dieu * pour célébrer, notre Dame, ta Ceinture sacrée, * car en toi exulte le monde entier, * en compagnie de tous les Anges chantant * tes merveilles inégalées, * Mère de Dieu demeurée vierge en enfantant.

Synaxaire
Le 31 Août, mémoire de la déposition de la précieuse Ceinture de la toute-sainte Mère de Dieu dans la sainte châsse de son vénérable temple à Chalcopratée, après qu'elle fut transférée de l'évêché de Zéla sous l'empereur Justinien. Et mémoire du miracle advenu par imposition de la précieuse Ceinture à l'impératrice Zoé, femme de l'empereur Léon.
Vierge, pour qu'elle en soit dignement couronnée,
je pose ta Ceinture à la fin de l'année.
Elle fut déposée pour la joie d'un chacun,
la Ceinture de la Vierge, le trente et un.
Par les prières de ta Mère immaculée, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Seul Soleil de la justice, Auteur de la clarté, * tu éclairas de tes multiples dons * le temple de ta Mère où resplendit * le rayonnement de sa Ceinture sacrée.
Entourant ta châsse comme l'urne d'or, * seule pure, nous jouissons de tes grâces en vérité, * Vierge bénie, et l'estimons de plus haut prix * que l'arche qui en fut le symbole jadis.
Les fonts de tes miracles, Vierge immaculée, * débordent de vraie grâce pour les croyants; * de ta précieuse châsse coulent, abondants, * de mystiques fleuves comme d'un autre Paradis.
Approchez dans l'allégresse, tous les mortels, * venez, la sainte châsse invite mystiquement * à vénérer comme un trésor la Ceinture renommée * de la Souveraine immaculée.
t. 8
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'universelle Reine, emportée * vers les demeures célestes, a laissé * comme un trésor à la reine des cités * sa précieuse Ceinture * pour la ceindre de salut * devant l'assaut des ennemis invisibles.
Approchons maintenant * de la source versant la grâce et l'amour, * la précieuse châsse contenant * la vénérable Ceinture * de la Vierge Mère qui a comblé de tant d'honneurs * la nature humaine par son enfantement,
Louez le Seigneur, toutes les Puissances des cieux; * et vous, toutes langues des humains, * glorifiez la Mère qui l'enfanta, * car elle a donné sa précieuse Ceinture * comme un refuge en vérité, * comme une source de salut pour les croyants.
Que les nues fassent pleuvoir depuis le ciel * la justice en ce jour de la déposition * de ta Ceinture, Nuée comblée de grâce par Dieu, * et que toute âme dans la joie * se mette à chanter pour le Seigneur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu!

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Toute-pure, l'arche contenait jadis * les tables écrites par la main de Dieu, * mais ta précieuse et vénérable châsse, Souveraine immaculée, * possède la Ceinture qui gardait en toi, * redoutable mystère, le Sauveur * et l'Auteur même de la Loi.
Les Anges, Vierge immaculée, * exultent dans ton saint temple maintenant * et volent à l'entour * de ta Ceinture vénérable et sacrée; * et nous, dans l'allégresse et la joie * nous te chantons comme la gloire du genre humain.
Tu es le rameau qui fit pousser, * Vierge pure, la fleur de notre vie, * tu es le vase de grand prix * contenant la myrrhe de l'Esprit, * le trésor des biens, la source des parfums, * la sainte châsse dont émanent les guérisons.
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Comme un trône saint fut portée * brillamment dans le temple sacré, * pour y reposer, la châsse contenant * la Ceinture de l'unique Servante de Dieu, * la Reine immaculée de l'univers; * pour ceux qui ploient sous le fardeau de leurs péchés * elle produit en abondance * la parfaite guérison de leurs maux.
Vierge Mère de Dieu, * sur terre tu donnas corps au Seigneur * et tu as enlacé dans tes bras * celui qui entoure de puissance les croyants; * maintenant que tu es montée * jusqu'au plus haut des cieux, * tu as laissé aux mortels * ta précieuse Ceinture comme force et protection.
Guérison des malades, soutien des accablés, * divin réconfort pour qui manque de cœur, * gouvernail de qui navigue sur les flots, * conversion des brebis errantes, * telle est, Vierge pure, la grâce accompagnant * ta précieuse Ceinture en vérité; * fidèlement nous nous prosternons * devant elle dans tous les siècles.
De ta Ceinture célébrant * la sainte déposition en ce jour, * nous fêtons cette solennité, * nous tes serviteurs, et dans la joie te disons: * Réjouis-toi, ô Mère de Dieu, * allégresse des Anges et des humains * qui chantent fidèlement: * Peuple, exalte le Christ dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Ta châsse est vraiment, Génitrice de Dieu, * une garde-robe de grand prix, * car elle est digne de posséder * ta ceinture virginale et ton habit nuptial * qu'elle garde comme un trésor de vie.
Ayant ceint, ô Mère de Dieu, * comme un divin diadème de beauté * ta Ceinture sainte et sacrée, * l'Eglise en ce jour se réjouit * et resplendit de gloire.
Fidèles, en occupant aujourd'hui * ce temple de la Vierge qui reproduit * l'harmonieuse parure des cieux, * rayonnez des charismes divins, * ces astres qui vous éclairent de leur beauté.
Ta ville, Génitrice de Dieu, * possède ta Ceinture sacrée * comme une enceinte, un lien de paix * assurant l'unité d'enseignement de la vraie foi, * gloire des fidèles et royal trophée.
Ta gloire ineffable, nous la chantons * ainsi que ta grâce inégalée; * tu es la source de sagesse * d'où vient la parole en tous ceux * qui te vénèrent et magnifient ton Enfant.
t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Voici, la divine litière de Salomon, * dit l'Ecriture, qu'entourent soixante preux * dans la châsse comme sur un lit royal * dépose sa Ceinture en ce jour * pour ranimer les humiliés et protéger les croyants.
Comme cité du Roi des cieux * dont il fut dit merveilles, tu déposas * dans ta ville comme un don précieux * ta Ceinture pour fortifier les croyants * qui chassent par elle les ennemis dans la splendeur de la vraie foi.
Montagnes, distillez maintenant la douceur * et vous, collines, la joie éternelle; * chœurs des Patriarches et des Martyrs, * des Prophètes, des saints Apôtres, exultez avec nous * pour la déposition de la Ceinture sacrée de la Servante de Dieu.
Par ton enfantement tu as sanctifié l'univers * et maintenant tu nous donnes pour en accroître la clarté, * Vierge toute-sainte, ta Ceinture sacrée; * en sa déposition la terre entière exulte et vénère en toi * celle qui a comblé le genre humain de joie ineffable.
De l'amitié perfide des passions, * de l'ennemi qui me tente chaque jour, * de la séduction des plaisirs, du poids de mes péchés, * du pillage et de la captivité, Vierge pure, délivre-moi promptement * dans ta compassion vers laquelle je me réfugie.

Exapostilaire (t. 3)
Celui qui fit pour toi des merveilles, Tout-immaculée, * combla aussi d'honneurs ta Robe et ta Ceinture en la donnant * à ta ville comme un talisman; * et, célébrant sa déposition maintenant, * de tout cœur nous te fêtons dans l'allégresse et la joie.
Notre Dame, souveraine de l'entière création * comblée de sagesse lumineuse comme Mère du Dieu tout-puissant, * comble-moi de lumière, de grâce et de savoir divin, * Mère de Dieu, lorsque je chante des hymnes en ton honneur.

Laudes, t. 4
Comme un diadème éblouissant, * toute-pure Mère de Dieu, * l'Eglise du Christ a mis ta Ceinture sacrée; * en ce jour elle éclate de joie, * elle exulte, notre Dame, et te chante mystiquement: * Réjouis-toi, diadème et couronne de Dieu, * réjouis-toi seule gloire de l'assemblée * et pour les siècles ma joie. (2 fois)
Souveraine immaculée, * muraille fortifiée, * rempart indestructible et secours * pour ton peuple et ta cité, * tu lui donnas ta Ceinture, précieux trésor, * comme une enceinte radieuse pour garder de tout malheur, * divine Epouse, les croyants * qui la vénèrent pleins de zèle et de ferveur.
Ton temple, Vierge immaculée * devient une source inépuisable de miracles en ce jour; * des fleuves de grâce en effet * coulent de ta sainte châsse abondamment * et réjouissent le cœur de ceux * qui, pleins de foi et d'amour, * s'écrient à ton adresse: Tu es vraiment * notre joie, notre allégresse et notre vie.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Comme un diadème éblouissant, * toute-pure Mère de Dieu, * l'Eglise du Christ * a mis ta Ceinture sacrée; * en ce jour elle éclate de joie, * en ce mystère, notre Dame, elle exulte et s'écrie: * Réjouis-toi, diadème précieux, * couronne de la gloire de Dieu, * seule gloire de l'assemblée et mon éternelle joie, * réjouis-toi, protectrice de ceux * qui accourent vers toi, * leur havre de paix, notre ancre de salut.

Apostiches de l'Octoèque. Gloire au Père … Maintenant. t. 2: Purifiant nos cœurs et nos esprits … (voir aux Apostiches des Vêpres).
Ou bien: grande Doxologie, Litanies, Tropaire et Congé.
Monique
 
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