Ménées de Septembre

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Re: Ménées de Septembre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 13:45

30 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Grégoire,
illuminateur de la Grande Arménie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
Dans la pourpre du martyre ayant trempé ton vêtement sacré, * vers le Saint des saints tu montas en courant * là où brille l'ineffable clarté * et resplendit la gloire de Dieu, * là où retentit la festive jubilation, * pour recevoir les récompenses de tes peines, admirable Témoin, * l'immarcescible couronne, l'éternel renom * et le séjour du Paradis, * saint Grégoire, toi qui devant le Seigneur * intercèdes avec confiance pour nos âmes.
Ton âme ne fut pas ébranlée * par la tempête des tourments * ni par ta longue captivité * dans la fosse ténébreuse où tu fus enseveli; * mais comme lumière tu resplendis * sur ceux que les ténèbres des vaines idoles menaçaient; * tu les convertis en fils du jour * par le baptême, ce bain de seconde naissance qui procure le salut * et par la vie divine en vérité, * Grégoire, illustre martyr et pontife inspiré.
En immortel Epoux te chérissant, * toi le Maître de l'univers, * Rhipsimé se laisse arracher la peau de son corps, * ayant déjà par sa tempérance déchiré * la sombre tunique des passions; * avec elle combat de même l'illustre Gaiané, * suivie par une foule de vierges qui luttent vaillamment * et renversent l'antique séducteur * de la mère des vivants; * ô Christ, célébrant leurs mérites, nous te glorifions.
Gloire au Père ...
Qui pourrait décrire dignement * les victoires de tes vertus? * Quelle bouche pourrait dire la patience avec laquelle tu témoignas? * En tout, Grégoire, tu excellas. * Ne cesse donc pas d'intercéder, * par tes prières agréables au Christ * et grâce au crédit que tu possèdes auprès de lui, * pour le salut de nos âmes, Pontife et martyr.
Maintenant ... Théotokion
Toute mon espérance, je la mets en toi, * ô Vierge, ne détourne pas de moi ton regard, * mais empresse-toi dans ta bonté * de me délivrer promptement * des passions qui me troublent et me combattent chaque jour.
Stavrothéotokion
Le soleil s'est obscurci, * te voyant cloué sur la croix, * toi qui donnes la lumière, ô mon Fils, * et la terre a tremblé d'effroi, * mais ton peuple ne s'est pas ému de pitié, mon Enfant bien-aimé.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Le Martyr et Pontife, ayant pénétré en esprit * dans l'inaccessible nuée de l'ineffable clarté, * fut initié aux inexprimables secrets des mystères divins, * d'abord illuminé comme Témoin, * puis recevant l'initiation de Pasteur; * aussi a-t-il reçu de la gloire d'en-haut * la couronne doublement * et sans cesse il prie le Christ, pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Jadis se tenait sous la croix * au moment de la crucifixion * la Vierge avec le Disciple vierge et elle criait dans ses pleurs: * Hélas, comment souffres-tu, * Seigneur qui accordes à tous les hommes l'immortalité!

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Grégoire, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Martyr, en toi je chante un pasteur vigilant. Joseph.

Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Toi le Pasteur vigilant, le saint Martyr, * portant couronne devant la sainte Trinité, * endors par ton intercession * les troubles imaginations * que suscitent en moi les passions, * afin que je puisse te célébrer, * Grégoire bienheureux.
L'inaccessible flambeau, * le pontife géant, * le pasteur aux nombreux exploits, * l'expert des combats, la fierté de 1'Arménie, * en ce jour a convoqué * les fidèles à son banquet: * tous ensemble, disons-le bienheureux.
Bienheureux Grégoire, toi qui regorgeais * des vivifiantes ondes de l'Esprit, * comme un fleuve du mystique Eden * tu es sorti pour arroser * la face de l'Eglise du Christ * et pour assécher l'océan * du culte des faux-dieux.
Des femmes, fortifiées par la Croix * de celui qui a pris chair en toi, * Vierge pure, ont vaillamment lutté * et à ta suite lui furent présentées, * resplendissantes de l'éclat * de leur virginité * et de leur sang de martyres.

Ode 3
«Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
Par les soufflets qu'ont reçus tes joues * tu brisas les mâchoires des lions spirituels * et par les flots de ton sang * tu arrêtas le sang offert aux démons; * de fond en comble tu renversas * les stèles des idoles, Père digne d'admiration.
Ni l'intensité de tes malheurs * ni les pires châtiments * ni ta longue captivité * dans la fosse ténébreuse ne vinrent à bout * de ton âme bien trempée, * admirable Martyr.
A tes yeux tu n'as donné, * saint Martyr, de repos * que tu n'aies converti en fils du jour * ceux qu'avait pris misérablement * le sommeil du péché * et qu'ils chantent: Seigneur, tu es saint.
La martyre Rhipsimé, * sachant que tu étais * la virginale Mère de Dieu, * fut charmée par ta beauté * et dans la splendeur de ses combats * à ta suite fut présentée au Christ.

Cathisme, t. 3
Illustre Martyr, ayant tenu en éveil * le regard de ton âme, en conformité avec ton nom, * à double titre tu excellas: * torturé, martyrisé pour le Christ, * tu passas tes incessantes veilles à prier; * aussi, bienheureux Grégoire, pour ton sang de pontife tu reçus ta récompense doublement.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les charnelles passions; * aux flots divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui des passions infâmes veux sauver l'humaine condition!

Ode 4
«Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Vers l'éminente hauteur * du témoignage te fit monter * celui qui est exalté par-dessus tout, * le Seigneur de gloire, le Très-Haut, * dont tu reproduisis la Passion, * dans l'allégresse, Hiéromartyr, * t'écriant: Gloire à ta puissance.
Par divine puissance tu renversas * l'ennemi sans-Dieu qui ravageait * tout le pays des Arméniens * et, resplendissant comme un flambeau, * saint Pontife, tu illuminas * ceux qui gisaient * dans les ténèbres des vaines idoles.
A ton Créateur tu as porté * comme talent multiplié, * Grégoire, ceux qui furent sauvés * par tes divins enseignements * et de lui tu as reçu * l'héritage sans fin, * la splendeur et le royaume des cieux.
Les vierges qui ont combattu * en compagnie de Rhipsimé, * Vierge Mère, t'ont chérie * comme resplendissante de beauté; * ô Marie, élue de Dieu, * à ta suite elles furent présentées, * dans l'allégresse, à ton Fils.

Ode 5
«Sur nous, Seigneur, envoie * ton illumination, * délivre-nous des ténèbres du péché; * du ciel, en ta bonté, * accorde-nous ta paix. »
Tu vis un signe lumineux * rayonner en forme de croix * et dissiper la nuit des faux-dieux * pour faire des croyants * les enfants de la clarté.
De la profonde fosse où tu passas * parmi les bêtes tant d'années * Dieu te sauva, toi qui devais * répandre sur les insensés * la lumière du Verbe divin.
En martyr ayant lutté, * tu reçus couronne de vainqueur; * consacré pontife par l'onction, * sur les peuples, Grégoire, tu répandis * le parfum chassant les relents de l'erreur.
Celles qui respirèrent la bonne odeur, * Vierge pure, de ce parfum * qu'est le Verbe issu de toi, * par leurs athlétiques combats * lui furent agréables et connurent la joie.

Ode 6
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Sous la puissance de tes paroles se sont écroulés * les temples des démons * et leurs statues chancelantes furent renversées, * mais les cœurs des fidèles furent affermis sur l'amour de Dieu.
Au Seigneur tu amenas comme un captif, * comme un agneau, ce loup sauvage que fut d'abord * Tiridate, désormais sauvé * par la miséricorde si riche de Dieu.
Aux égarés tu as montré la voie de Dieu * par tes infaillibles enseignements, * saint pontife Grégoire, en imitant * pour tes ouailles le véritable Pasteur.
Ayant appris la crucifixion, * divine Mère, de celui qui s'incarna de toi, * avec son Pasteur comme une agnelle Rhipsimé * fut crucifiée en pure offrande à notre Dieu.

Kondakion, t. 2
Fidèles, par des cantiques et des hymnes sacrées * célébrons tous en ce jour * l'illustre Pontife divin, * Grégoire, le docteur et pasteur vigilant, * ce flambeau qui éclaire le monde entier; * pour le salut de nos âmes il intercède auprès du Christ.

Ikos
Fidèles, acclamons par des hymnes sacrées * le pasteur et défenseur, le flambeau divin de l'Arménie; * célébrons par des cantiques spirituels * ce géant parmi les lutteurs victorieux; * des vaines idoles il dissipa l'obscurité, * avec elles il fit périr la puissance des démons; * d'un cœur ferme il endura les peines par grâce de Dieu * et pour le salut de nos âmes il intercède auprès du Christ.

Synaxaire
Le 30 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Grégoire de la Grande Arménie.
Veillez! avait prescrit le Christ à l'agonie.
Grégoire, le sachant, tu n'as point sommeillé.
Le trente, il voit son Dieu d'un oeil émerveillé,
Grégoire, l'éveilleur de la grande Arménie.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Saint Martyr, ayant souffert * de multiples peines patiemment, * des éternelles peines tu délivras * les multitudes, en t'écriant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
De toi-même, saint Martyr, * ayant fait une demeure de la Trinité, * tu renversas les temples des faux-dieux, * puis en élevas au Verbe qui voit tout, * pour le salut de ton peuple.
Tu fus un sacrificateur, en t'immolant * d'abord toi-même avec ferveur * à ce Maître que plus tard * tu immoles et distribues * aux fidèles, pour que leurs âmes soient sauvées.
De jeunes vierges, parées * de la couronne des martyrs, * furent présentées * au Dieu qui de la Vierge s'est levé; * elles chantaient: Ô Christ, tu es béni.

Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Selon les règles ayant lutté, * tu confondis les ennemis déloyaux, * pontife Grégoire, par ta vigueur * et vers Dieu tu conduisis le peuple qui chantait: * Louez, bénissez le Seigneur.
Ayant labouré les infertiles guérets, * tu y semas la parole comme grains * afin de moissonner le centuple fruit * des mystiques épis * pour le Jardinier de nos âmes.
Les éclairs de tes paroles ont produit * la clarté pour les myriades que tu menas * vers celui qui librement souffrit pour nous * et pour lequel nous chantons: * Louez, bénissez le Seigneur.
Sans craindre la multitude des tourments * ni se soumettre aux voluptés charnelles, * Rhipsimé confesse le Seigneur * né de la Vierge, et s'écrie: * Louez, bénissez le Seigneur.

Ode 9
«Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Fortifié par la vigueur du Christ, * tu supportas la peine des tourments; * ayant brisé les stèles des démons, * tu renversas les temples des faux-dieux; * et de leur ignorance, vénérable et saint Martyr, * tu fis sortir les peuples, pour les illuminer.
Comme aurore s'est levée sur nous * ta mémoire porteuse de grâces aux clairs rayons, * car tu fus rempli de la divine clarté, * vénérable Père qui t'en es allé * vers la lumière sans couchant, * sous le riche éclairage de Dieu.
Toi le confident des Prophètes et des Martyrs, * le compagnon des Apôtres et des Pontifes divins, * l'égal des Moines bienheureux, * des Anges et des Archanges, avec eux * pour nous qui te chantons * supplie l'Ami des hommes, Père saint.
De saintes femmes ont excellé, en corrigeant * la chute de la mère des vivants; * elles supportèrent la tempête des tourments * et sous leurs pas évangéliques * broyèrent le superbe se vantant; * à juste titre disons-les bienheureuses.
Ô Vierge, en son irrésistible amour * Rhipsimé, illuminée par la clarté * du visage de ton Fils, * en sa propre chair reproduisit * ses souffrances et sa mort; * avec toi maintenant elle exulte de joie.

Exapostilaire t. 3
Les infidèles furent stupéfaits * de voir ce spectacle prodigieux: * celui dont ils pensaient qu'il était mort * dans la fosse aux bêtes, ils le hissèrent vivant; * alors ils se prosternèrent en criant: * Grand est le Dieu de Grégoire, qui nous montre en lui ce clair flambeau!
Celui qui est porté sur les épaules des Chérubins, * ayant voulu s'incarner, reposa * dans tes bras, ô Vierge immaculée, * pour nous changer par sa grâce en fils de Dieu, * nous qui croyons en lui et t'acclamons * sans cesse comme intendante du salut.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé
Monique
 
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