Ménées de Septembre

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Monique
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Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:15

1er SEPTEMBRE
Début de l'Indiction ou de la nouvelle année;
mémoire de notre vénérable Père Siméon le Stylite;
synaxe de la très-sainte Mère de Dieu aux Miasènes;
mémoire du saint martyr Aïthalas; des quarante saintes
Femmes et de leur guide, le diacre Ammoun; des saints
martyrs Callistè et ses frères, Evode et Hermogène; et
mémoire du juste Josué, fils de Noun.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1
Ayant appris l'oraison * qu'en ses propres termes le Christ * nous enseigna divinement, * redisons-la chaque jour au Créateur: * Notre Père qui es aux cieux, * donne-nous notre pain de ce jour * et pardonne- nous nos péchés.
Toi qui sur le mont Sinaï * jadis écrivis les tables de la Loi, * Christ notre Dieu, incarné, * toi-même à présent dans la cité de Nazareth, * tu reçus, pour le lire, le prophétique rouleau * et, l'ayant replié, tu enseignas * l'accomplissement de l'Ecriture à ton sujet.
Comme jadis le désert * en toute justice fut jonché * par les corps des Hébreux révoltés * contre toi, Créateur de l'univers, * ô Christ, encore maintenant, * comme dit le psaume, disperse aux enfers * les os des infidèles et des impies.
t. 5
Père vénérable, tu as trouvé * l'échelle de toute beauté * par laquelle tu montas vers la hauteur; * celle qu'Elie trouva fut un char enflammé * et nul autre après lui n'en connut la montée, * mais toi, tu conserves ta colonne au-delà de la mort. * Homme céleste, ange terrestre, vénérable Siméon, * vigilant flambeau de l'univers, * intercède pour le salut de nos âmes.
Père vénérable, si jamais * ta colonne avait eu le pouvoir de parler, * sans cesse elle eût dit tes peines, tes larmes, tes douleurs; * pour autant qu'elle semblait te porter, * c'est elle qui était soulevée * comme un arbre que faisaient croître tes pleurs; * ta patience, vénérable Siméon, * fit l'étonnement des Anges, l'admiration des hommes et la terreur des démons. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Père vénérable, par la puissance de l'Esprit saint, * à l'imitation de ton Maître tu montas * sur la colonne, comme lui sur la croix; * et de même qu'il effaça notre sentence de mort, * tu arrêtas le soulèvement des passions; * s'il fut l'Agneau, tu fus aussi la victime d'immolation, * lui en croix, et toi sur la colonne, vénérable Siméon. * Intercède pour le salut de nos âmes.
t. 2
D'une racine excellente a poussé * un fruit excellent: Siméon, * dès l'enfance consacré, * nourri de grâce plutôt que de lait; * corporellement sur la pierre élevé * et vers Dieu plus encore élevant son esprit, * il édifia grâce aux vertus sa demeure éthérée; * et, faisant route dans les airs * avec les puissances des cieux, * il devint l'habitacle du Christ notre Dieu, * le Sauveur de nos âmes.
Pour les siècles, Siméon, * vénérable Père et bienheureux serviteur, demeurent ta mémoire et l'humilité de ton cœur; * si de nous effet * tu t'es séparé, bon pasteur, * ton esprit ne nous a pas quittés, * puisqu'en présence de Dieu * ton amour pour lui t'associe * au chœur des Anges dans les cieux; * intercède avec eux * pour le salut de nos âmes.
La châsse contenant, * illustre Père, tes reliques sacrées * est une source de guérisons; * et ton âme sainte se réjouit * avec les Anges dignement. * Aussi, vénérable Père, grâce au crédit * qu'auprès du Seigneur tu possèdes, implore-le, * toi qui exultes avec les Anges dans les cieux, * pour le salut de nos âmes.
Père théophore, tu chéris * l'amour de la sagesse au plus haut point; * hors du monde, tu surpassas les choses visibles par ta vie, tu fus un pur miroir de notre Dieu: * sans cesse uni à sa clarté, tu en pris la lumière et tu obtins * la béatitude finale avec plus de splendeur; * intercède pour nos âmes, bienheureux Siméon.
Gloire au Père, t. 6
La divine grâce a couvert * la châsse de tes reliques sacrées; * aussi, nous suivons à la trace le parfum * de tes miracles, saint Siméon pour y puiser la guérison de nos maux; * Père vénérable, prie le Christ notre Dieu * pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Toi qui es uni à l'Esprit saint, * Verbe éternel et Fils de Dieu toi l'Auteur, le Créateur * de l'invisible et visible univers, * bénis la couronne de l'année, * garde la multitude des fidèles orthodoxes dans la paix, * par l'intercession de la Mère de Dieu * et les prières de tous les Saints. Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la prophétie d'Isaïe
(61,1.9)
L'Esprit du Seigneur repose sur moi, car il m'a consacré, il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles la vue, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur, un jour de vengeance pour notre Dieu; pour consoler les affligés et leur donner un diadème au lieu de cendres, l'huile d'allégresse au lieu des vêtements de deuil, la louange au lieu du désespoir. On les appellera «térébinthes de justice, plantés par le Seigneur pour sa gloire». Ils rebâtiront les ruines antiques, ils relèveront les débris du passé, ils restaureront les villes détruites, dévastées depuis des siècles. Des étrangers viendront faire paître vos troupeaux, des gens deviendront vos laboureurs et vos vignerons. Et vous, vous serez appelés «prêtres du Seigneur», «ministres de notre Dieu». Vous vous nourrirez des richesses des nations, vous resplendirez de leur opulence. Ceux qui ont eu double part de honte recevront dans leur pays double part d'héritage, et leur joie sera sans fin. Car moi, le Seigneur, j'aime l'équité, je hais la rapine et le crime. Aux justes je donnerai leur récompense avec eux je conclurai une alliance éternelle. Leur race deviendra célèbre parmi les nations et leur descendance au milieu des peuples; tout le monde, à les voir, reconnaîtra qu'ils sont une race bénie du Seigneur.

Lecture du Lévitique
(26,3-12,14-17,19-20,22,33,40-41)
Le Seigneur dit aux fils d'Israël: Si vous vous conduisez selon mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, je vous enverrai les pluies en leur saison, la terre donnera ses produits et les arbres de la campagne donneront leurs fruits; le battage du blé durera pour vous jusqu'aux vendanges, et les vendanges dureront jusqu'aux semailles. Vous mangerez votre pain à satiété, et vous habiterez en sécurité votre pays. J'y mettrai la paix, et vous dormirez sans que nul ne vous effraie. J'en ferai disparaître les bêtes féroces, et la guerre n'y passera plus. Vous poursuivrez vos ennemis, et ils succomberont devant vous. Cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par l'épée. Je me tournerai vers vous et je vous bénirai, je vous ferai croître et multiplier, et je maintiendrai mon alliance avec vous. Vous mangerez votre ancienne récolte et celle des années précédentes, et vous sortirez le vieux grain pour faire place au nouveau. J'établirai ma demeure parmi vous, je n'aurai plus d'aversion envers vous, je marcherai au milieu de vous et serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. Mais si vous ne m'écoutez pas et n'observez pas mes commandements, si vous repoussez mes préceptes et rejetez mes lois, au lieu de mettre en pratique tous mes commandements, j'agirai de même envers vous. Je vous enverrai de terribles fléaux; vous sèmerez de vaines semences, dont vos ennemis se nourriront. Je me tournerai contre vous, et vous serez battus par vos ennemis; vos adversaires domineront sur vous, et vous fuirez alors même que personne ne vous poursuivra. Je briserai votre orgueil insolent; je vous ferai un ciel de fer et une terre d'airain. Vos efforts seront vains, votre terre ne donnera plus ses produits et les arbres de la campagne ne donneront plus leurs fruits. Je lâcherai contre vous les bêtes sauvages, qui détruiront votre bétail et vous décimeront comme épée dégainée. Votre pays deviendra un désert, et vos demeures seront dévastées. Et si vous vous conduisez de façon tortueuse envers moi, je me tournerai, moi aussi, contre vous, dit le Seigneur Dieu, le Saint d'Israël

Lecture de la Sagesse de Salomon
(4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu, au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompit son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Apostiches, t. 1
Voici venu le seuil de l'année: * il invite à le chanter * Evode, Hermogène et Callistè, * ces brillants athlètes, frères et sœur par le sang, * l'égal-aux-Anges Siméon, * Josué fils de Noun, * les sept Dormants d'Ephèse et le chœur * des saintes Femmes, ces quarante flambeaux; * à leur mémoire communiant, * amis de la fête, chantons avec ardeur: * bénis, Seigneur, l'ouvrage de tes mains * et permets-nous de parcourir avec succès * le cycle de l'année.
A toi revient la louange ô Dieu dans Sion
et l'hommage t'est rendu à Jérusalem.
Admirables, Seigneur, * sont tes œuvres autant que toi, * impénétrables sont tes voies; * tu es en effet la sagesse de Dieu, * son support et sa puissance à la perfection, * dans une commune action sans origine et sans fin; * aussi, dans ton pouvoir souverain, * tu descendis dans le monde pour chercher * ta créature, que jadis * tu avais ornée de beauté, * et t'incarnas de la virginale Mère d'inexplicable façon * Seigneur immuable qui as fixé * les limites du temps pour notre salut: * Dieu de bonté, gloire à toi.
Sur la couronne de l'année
tu répands les bienfaits de ta bénédiction.
Verbe du Père qui précèdes tous les temps, * avec sagesse tu créas l'univers * et par ton verbe tout-puissant * tu assemblas l'entière création: * bénis, Seigneur, la couronne de l'année * que ta bonté nous donne de commencer * et renverse les hérésies * Ami des hommes par les prières de la Mère de Dieu.
Gloire au Père, t, .5
Père vénérable, tu as trouvé * l'échelle de toute beauté * par laquelle tu montas vers la hauteur; * celle qu'Elie trouva fut un char enflammé * et nul autre après lui n'en connut la montée, * mais toi, tu conserves ta colonne au-delà de la mort. * Homme céleste, ange terrestre, vénérable Siméon, * vigilant flambeau de l'univers, * intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Divin Roi qui es et qui demeures * dans les siècles sans fin, * reçois la prière des pécheurs implorant ton salut; '* accorde, en ton amour du genre humain, * à la terre abondance de fruits * grâce au favorable que tu voudras lui donner; comme autrefois au roi David, * sois l’allié des fidèles chrétiens * pour les sauver des barbares sans-Dieu ; * car ils sont venus dans tes parvis, * ils ont souillé ton lieu saint; * Sauveur, accorde-nous d'en triompher * par les prières de ta Mère, ô Christ notre Dieu, * car tu es le triomphe et la gloire du peuple chrétien.

Tropaire, t. 2
Auteur de l'entière création * qui as soumis à ton pouvoir les moments et les temps, * bénis la couronne de l'année * que ta bonté nous donne de commencer; * garde en paix le peuple fidèle qui t'appartient * et par l'intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.
Gloire au Père, t. 1
Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph; * des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, * vénérable Père Siméon; * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde à nos âmes le salut.
Maintenant, t. 7
Réjouis-toi, Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, * havre et protectrice de tous les humains; * de toi le Rédempteur du monde s'est incarné: * seule, tu es Mère et Vierge, en effet, * toujours bénie et de gloire comblée; * prie le Christ notre Dieu d'accorder à tout le monde la paix.


MATINES

Cathisme I, t. 8
Toi qui du ciel accordes à ceux de la terre * les temps favorables aux récoltes et les pluies, * recevant en ce jour les prières de tes serviteurs, * délivre tes fidèles de tout malheur, * car toutes tes œuvres réclament ta compassion. * Bénissant nos démarches en leur début et leur issue, * dirige les œuvres de nos mains, * Seigneur, accorde-nous le pardon de nos péchés, * car tu es celui qui as mené l'univers * du non-être à l'existence, ô Dieu tout-puissant.

Cathisme II, t. 5
La tempérance fut la parure de ta vie * et, mortifiant ton corps, tu balayas, * bienheureux Père, les assauts de l'ennemi; * vers Dieu tu es passé, comme digne d'hériter * l'éternelle vie; c'est pourquoi * sans cesse intercède auprès de lui, * pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
Gloire au Père, t. 4
Avec foi tu marchas vers les épreuves du martyre, Callistè, * en compagnie de tes deux frères proclamant le Christ notre Dieu; * nourrie par son amour, tu en fis les vases spirituels de l’Eglise du Christ * et leur fus associée, sainte Martyre, pour vivre dans le ciel.
Maintenant…
Ô Vierge, empresse-toi de recevoir * les prières que nous t’adressons ; * très-sainte Dame, présente-les * à ton Fils et ton Dieu ; * apaise la détresse de ceux * qui accourent vers toi; * déjoue les ruses du Mauvais * et renverse l'ardeur * de l'ennemi qui combat tes serviteurs.

Après le Polyéléos:

Mégalynaires
Nous te magnifions, * ô Christ, source de vie, * et nous vénérons * sur la couronne de l'année * que ta bonté nous donne de commencer, * Seigneur, ta bénédiction.
Nous te magnifions, * vénérable Père Siméon, * célébrant ta mémoire , * sacrée, * modèle des moines et déjà * sur la terre concitoyen des Anges.
Versets 1: A toi revient la louange, ô Dieu, dans Sion et l'hommage t'est rendu à Jérusalem. 2: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché sur moi pour exaucer ma prière. 3: Rassasions-nous des biens de ta maison: saint est ton temple, merveille de justice. 4: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 5: Exauce-nous, ô Dieu notre Sauveur, espoir des extrémités de la terre. 6: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 7: Sur la couronne de l'année tu répands les bienfaits de ta bénédiction. 8: Chantez pour le Seigneur, vous qui l'aimez, célébrez sa mémoire de sainteté.

Cathisme, t, 4
Devant toi, ô Maître de l'univers * qui nous procures tous les biens, * avec foi nous prosternant, * nous te chantons ardemment: * Sauveur, touché de compassion * et recevant l'intercession * de la Mère qui t'enfanta * et de tous les Justes qui t'ont plu, * fais en sorte, dans ta bonté, * que t'offrent une année agréable à tes yeux * ceux qui te vénèrent en deux natures et fidèlement te glorifient.

Anavathmi, la 1ère antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait? Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile (pour la mémoire du Stylite) et Psaume 50. Gloire au Père :... Par les prières de Siméon ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
t. 6
Verbe du Père qui précèdes tous les temps, * avec sagesse tu créas l'univers * et par ton verbe tout-puissant * tu assemblas l'entière création: * bénis, Seigneur, la couronne de l'année * que ta bonté nous donne de commencer * et renverse les hérésies, * Ami des hommes, par les prières de la Mère de Dieu.

Canon de l'Indiction (t. 1), œuvre du moine Jean,. canon des saintes (t. 4), avec l'acrostiche: Des stoïques Martyres je chante les peines; et le canon du Stylite (t. 8), œuvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): Mon hymne, accepte-la, bienheureux Siméon. Catavasies de la Croix.

Ode 1, t. 1
«A celui qui délivra le peuple d'Israël * de l'amère servitude de Pharaon * et le conduisit à pied sec * sur l'abîme de la mer * chantons une ode de victoire, * car il s'est couvert de gloire. »
Comme au Verbe personnifié * né du Dieu et Père sans commencement, * au Christ qui assembla l'univers * et le mène sans faille à sa perfection, * chantons tous une ode de victoire, * car il s'est couvert de gloire.
Au Christ qui par bienveillance du Père est apparu, * lorsque de la Vierge il est issu, * et qui proclama l'année de grâce du Seigneur, * pour notre rédemption, * chantons une ode de victoire, * car il s'est couvert de gloire.
Entrant, un jour de sabbat, * dans la synagogue de Nazareth, * celui qui leur avait donné la Loi * enseigna aux Hébreux * son ineffable avènement * par lequel il sauve en son amour le genre humain.
Tous les fidèles, chantant * la Vierge plus que toutes digne d'admiration * qui fit surgir le Christ sur l'univers * pour le combler de joie par l'éternelle vie, * sans cesse célébrons-la, * car elle s'est couverte de gloire.
t. 4
«Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Saintes Martyres, vaillamment * vous avez terrassé notre ennemi, * par l'ascèse tout d'abord, * puis en répandant votre sang dans le combat; * aussi nous glorifions votre mémoire avec foi.
Percées de flèches par l'amour * de celui qui pour nous souffrit la mort sur la croix, * lui emboîtant le pas, * les saintes Femmes l'ont suivi, * oubliant la faiblesse de leur chair.
Avec l'arme de la foi * vous avez renversé les cultes des païens * et les temples des démons, * vénérables Martyres, et vous avez porté * au temple céleste vos trésors spirituels.
Fortifiées par la grâce de celui * qui s'est levé de ton sein, * Toute-pure, de jeunes vierges ont affronté * la tempête des châtiments * et furent menées à ta suite dans la joie.
t. 8
«Tous les peuples, chantons pour le Seigneur, * qui .engloutit dans la mer Rouge le Pharaon, * une hymne de victoire, * car il s'est couvert de gloire. »
Pour l'ode que je compose en ton honneur, * bien que ma langue sonne faux, donne-moi * par tes prières, théophore Siméon, * les clartés de la science de Dieu.
Les Perses, les Ethiopiens, les Indiens, * les Scythes et les Arabes ont connu * en grand nombre ta sagesse, Père saint, * et rendu gloire au Christ qui par toi fut glorifié.
De spirituelles grâce tu fus comblée : * comme Moïse, Jacob et Daniel * issu de l’enceinte pastorale, Bienheureux, * tu devins un chef des brebis spirituelles.
apparu, * lorsque de
Réjouis-toi, virginale Mère de Dieu * qui logeas dans ton sein l’Infini : * demande-lui d'épargner * tout malheur à qui chante pour toi.
« Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d'Israël qui passa à pied sec; * puis il ferma l'immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l'arme invincible; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.

Ode 3, t, 1
«Ô Christ, rends-moi ferme sur l'inébranlable roc * de tes commandements; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, * car il n'est d'autre Saint que toi, Seigneur. »
Affermis, Dieu de bonté, * la fructueuse vigne que par amour * sur terre ta droite a plantée * et garde ton Eglise, Seigneur tout-puissant.
Les fidèles te chantant * comme Dieu de l'univers, * rends-dignes de passer l'année qui vient * en vaquant aux œuvres spirituelles qui te plaisent, Seigneur.
Ô Christ, en ton amour accorde-moi * de parcourir en paix le cycle de l'année * et comble-moi des enseignements divins * que tu prononçais devant les Juifs, les jours de sabbat.
Toi qui seule, dépassant notre nature, as accueilli * la surnaturelle grâce dans ton sein, * lorsque le Christ notre Dieu y demeura sans changement, * sans cesse nous te glorifions.
t. 4
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * « et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
Soutenues par la force du Tout-puissant, * vous avez terrassé la puissance de l'Ennemi; * c'est pourquoi vous avez reçu * la couronne de victoire auprès du Christ.
Grâce au divin pouvoir du Christ, * impuissantes se sont montrées les gueules des lions, * saintes Martyres, et vous avez échappé, * sauvées par le Dieu que vous glorifiiez.
Divinisées par votre inclination pour Dieu, * vous avez repoussé la froidure des multiples divinités, * victorieuses Martyres, et vous avez marché * vers la chaleureuse gloire d'en-haut.
A bon escient nous te proclamons avec foi * véritable Mère de Dieu: * Toute-pure, grâce à toi * le Créateur a daigné vivre parmi nous.
t. 8
«Plante ta crainte, Seigneur, * dans les cœurs de tes serviteurs * et sois un ferme rempart * pour tous ceux qui t'invoquent en vérité. »
En hâte ayant fui, Siméon, * la giboulée des esprits mauvais, * tu as gagné l'enceinte du salut, * où tu cueillis en outre la vie éternelle.
Ton oreille docile, tu l'inclinas, * bienheureux Siméon, vers le Maître qui révéla * le secret de la béatitude; et c'est ainsi * que tu as trouvé la vie bienheureuse.
Ineffablement tu conçus, * divine Epouse, le Seigneur et Sauveur * qui délivre du malheur * ceux qui t'invoquent selon la vérité.
«Un bâton devient la figure de ce mystère: * fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron * et dans l'Eglise naguère stérile * fleurit à présent l'arbre de la Croix * pour être sa force et la puissance qui l'affermit.

Cathisme, t. 8
Bouillonnant de foi et méprisant ce qui ne dure qu'un moment, * sage Père, tu as suivi le Christ dans la puissance de l'Esprit, * faisant dépérir par la tempérance ton corps * pour contempler sans cesse la gloire des cieux; * c'est pourquoi, vénérable Père, tu as trouvé * pour la divine montée l'échelle de la colonne conforme à ton désir; * vénérable Siméon, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 1
Dieu y demeura sans Brebis mystiques, c'est au Pasteur et à l'Agneau * que par le martyre vous vous êtes offertes fidèlement, * ayant mené votre course à bonne fin * et conservé intacte votre foi; * aussi en ce jour, admirables Martyres, nous célébrons avec joie * votre sainte mémoire, en magnifiant le Christ notre Dieu.
Maintenant, t. 4
Devant toi, ô Maître de l'univers * qui nous procures tous les biens, * avec foi nous prosternant, * nous te chantons ardemment: * Sauveur, touché de compassion * et recevant l'intercession * de la Mère qui t'enfanta * et de tous les Justes qui t'ont plu, * fais en sorte, dans ta bonté, * que t'offrent une année agréable à tes yeux * ceux qui vénèrent en deux natures et fidèlement te glorifient.

Ode 4, t. 1
«Sauveur tout-puissant, j'ai reconnu * ton œuvre de salut * et dans la crainte je t'ai glorifié. »
Ton peuple te présente, Sauveur, * les prémices de l'année * et te chante l'hymne des Anges pour te glorifier.
En ton amour des hommes, rends-nous dignes, ô Christ, * de commencer et d'achever, * de manière à te plaire, cette année.
Seul Seigneur tout-puissant, * donne au monde de parcourir * dans le calme les cycles des ans.
Comme notre espoir le plus sûr, * comme le havre de nos âmes, à présent * chantons tous la Mère de Dieu.
t. 4
«Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divirité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Supportant les châtiments * et les divers supplices corporels, * Martyres dignes d'admiration * aux membres rompus et brûlés, * en héritage vous avez reçu * la demeure des cieux, * où vous jouissez de l'arbre de vie.
Des vierges Bienheureuses les Puissances des cieux * ont admiré le combat, * s’étonnant de la façon * dont elles ont triomphé * e l'ennemi, en leur féminité * que fortifiait le pouvoir * de celui qui d'une Femme s’est levé.
De ce monde ayant rejeté * toutes les vanités, * de toute votre âme vous vous êtes attachées * à Dieu, et à lui seul, * épouses du Christ, et vaillamment * vous avez enduré * les peines de l'ascèse et du combat.
Ayant pris comme bouclier, * comme une arme très-puissante la Croix, * vous vous êtes avancées * vers les phalanges ennemies; * et vous avez remporté * la victoire avec le Christ * vainqueur du monde en sa puissante divinité.
Comme pluie sur la toison * en ton sein est descendu * le Seigneur, comme l'a dit * jadis le Prophète, ô Vierge immaculée; * en deux natures tu as enfanté * le Christ auquel nous chantons: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
t. 8
«Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi ton œuvre de salut * et glorifié ta puissance, Seigneur. »
Le fondement de ton ascèse, Bienheureux, * ce n'est pas sur le sable que tu l'as posé, * mais sur tes peines, profondément, * pour édifier l'inébranlable tour des vertus.
La corde la plus dure dévorant ton corps, * tu le perças des clous de la crainte, celle de l'esprit, * vénérable Père, pour trouver * l'héritage que Dieu t'a mesuré au cordeau.
Les passions enfouies dans le corps * s'enfuirent de toi, Bienheureux, * tandis que les vers te révéraient * sur ta couche purulente, Père saint !
Après la volontaire Passion * imitant aussi la vivifiante mort, * toi-même tu te livras vivant * au puits obscur, comme aux ténèbres du tombeau.
Le Dieu que tu as enfanté, * ô Marie toute-pure, supplie-le * d'accorder le pardon de leurs péchés * aux fidèles qui implorent ta faveur.
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »

Ode 5, t. 1
«En cette veille de la nuit, nous te chantons, ô Christ égal au Père en éternité * et de nos âmes le Sauveur: * donne au monde la paix, * Seigneur ami des hommes. »
Toi qui combles l'univers de tes bienfaits, * ô Christ, accorde à tes serviteurs * temps favorable, prospérité * et la couronne de tes bénédictions * sur les divers cycles de l'année.
A nous qui te reconnaissons * comme partageant avec le Père même éternité, * ô Verbe, fais que ce changement d'année * nous donne de changer en mieux * et de vivre dans la paix.
Toi qui transcendes tous les temps, * Verbe coéternel au Père, d'auprès de lui * sur terre tu es venu -l'annoncer la délivrance aux captifs * et aux aveugles la vue.
En toi nous plaçons, * pure Mère de Dieu, * notre confiance * vainqueur du monde et notre espoir; * ô Vierge, procure-nous la faveur * de celui que tu as enfanté.
t. 4
«Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
A l'Agneau véritable, au vrai Pasteur, * vous fûtes offertes comme victimes agréables à Dieu en holocauste et parfaite oblation.
Tandis que vous mouriez en votre corps, * votre âme vivait, car vous avez imité * la croix, la mort, la volontaire passion * de celui qui fit périr la force de la mort.
En plusieurs corps montrant les mêmes sentiments, * les saintes tu Femmes, déchirées de coups * et brûlées par le feu, ont confessé * l’unique Seigneur, Jésus Christ.
Je suis tombé dans la fosse des tentations: * seule Immaculée, relève-moi, * dirige-moi, ô Mère du divin Timonier * qui réunit dans sa bonté ce qui jadis fut séparé.
t. 8
«Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
Le Christ fit de toi, Siméon, * un autre Daniel, car son apparition * te fit sortir sain et sauf de la fosse aux lions.
Tout entier consacré au Seigneur, * tu t'exerças aux rigueurs opposées * de la chaleur, de la neige et du froid.
A l'instar de Moïse et d'Elie, * tu passais les quarante jours en ne mangeant qu'une fois, * vénérable Père, tout au long de ta vie
Comme *d'un collier d'or, vénérable Siméon, * lié par une chaîne, tu marchais * vers le ciel sur les ailes de Dieu.
Implore sans cesse ton Fils et notre Dieu, * ô Marie, sainte Vierge * inépousée, * pour qu'il envoie sur nous fidèles la grâce du salut.
«Ô bois de l'arbre trois fois heureux et béni * sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre Seigneur! * Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu * et qui fut pris au piège * de ta chair clouée sur la croix, ô Dieu de majesté * qui nous procures pour nos âmes la paix. »

Ode 6, t. 1
« Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t'en supplie. Ô Maître, permets-nous, * en ce début d'année, * de commencer une vie * qui te plaise, Seigneur. »
Sauveur compatissant, * fais que les chantres de ton nom * par la méditation de la loi * soient comblés des jours de l'Esprit.
Ceux qui se réfugient auprès de toi, * délivre-les, nous t'en prions, * de tout danger les menaçant, * ô Mère du Christ notre Dieu.
t. 4
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
La prime aïeule se réjouit * de voir foulé aux pieds * et déchiré par des femmes celui * qui jadis la fit bannir du Paradis.
Ayant uni avec empressement * l'ascèse au martyre, chastement * à l'Epoux de vos âmes vous êtes réunies * et vous exultez dans la demeure nuptiale de Dieu.
Les hautes et fortes vagues des tourments * ne purent engloutir leurs vaisseaux: * guidées par une main puissante, en effet, * les Martyres' ont abordé aux ports divins.
Des oracles voyant la réalisation, * magnifie d'autant plus, ô Mère' de Dieu, * celui qui te magnifia, car voici, en vérité * bienheureuse te disent toutes les générations.
t. 8
«Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Le Christ fit de toi, Bienheureux, * l'auteur de miracles prodigieux, * comme un habitacle de la puissance de Dieu.
Ton corps fut élevé, comme en croix, * sur la colonne, Siméon; c'est pourquoi * tu fus glorifié avec le Christ qui pour toi fut élevé sur le bois.
Toi qui frayas le suprême chemin, * fais monter vers la céleste hauteur * les fidèles qui te chantent, admirable Siméon.
Nous les fidèles, nous te chantons, * Vierge Mère, comme l'arche et le temple de Dieu, * sa chambre nuptiale et la porte du ciel.
« Dans les entrailles du monstre marin * Jonas, étendant les mains en forme de croix * à l'image de ta Passion, après trois jours en sortit, * ébauchant l'universelle Résurrection * du Seigneur notre Dieu crucifié dans sa chair, * le Christ illuminant le monde * par sa résurrection le troisième jour »

Kondakion, t. 2
Recherchant les choses d'en-haut, * conversant avec les êtres d'en-bas * et faisant de ta colonne un char de feu, * par elle tu devins un confident des Anges, Père saint; * et sans cesse tu intercèdes avec eux * pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

Ikos
De louer la pure vie de Siméon * quelle langue jamais sera capable ici-bas ? * Pourtant je veux chanter dans la sagesse de Dieu * les victorieux combats de ce héros qui sur terre à tout mortel apparut comme un flambeau * et dans le chœur des Anges pour sa patience grandement resplendit; * ayant acquis par la tempérance la pureté * et sans cesse psalmodiant avec eux, * pour nous tous il intercède auprès du Christ notre Dieu.

Synaxaire
Le 1er Septembre, début de l'Indiction, c'est-à-dire de la nouvelle année.
Tu es l'Ancien des jours et le nouvel Adam:
Christ, bénis l'Indiction de notre nouvel An.
Ce même jour, mémoire du miracle opéré par la sainte Mère de Dieu au monastère des Miasènes; et mémoire du grand incendie.
Pêche miraculeuse: toute seule émerge
du profond de l'étang l'icône de la Vierge.
Ce même jour mémoire de notre vénérable Père Siméon le Stylite.
Siméon, terminant sa marche de stylite,
trouve tout près du Christ la place qu'il mérite.
Septembre, au premier jour, unit à son Auteur
Siméon qui marcha de hauteur en hauteur.
Ce même jour, mémoire de sainte Marthe, mère du vénérable Siméon; mémoire de sainte Evanthie; et dormition du juste Josué, fils de Noun.
Marthe accueillit le Christ sur terre en sa demeure.
Au ciel t'accueille, Marthe, le Christ à son heure.
Josué, qui stoppa la course du soleil,
voit le Soleil de gloire à nul autre pareil.
Ce même jour, mémoire des quarante saintes Femmes martyres s, et vierges consacrées, et de leur guide, le diacre Ammoun.
A ces quarante vierges le glaive et le feu
procurent un époux: le propre Fils de Dieu.
D'un fer incandescent Ammoun coiffant le casque
de la chair avec joie dépose ainsi le masque.
Ce même jour, mémoire des saints martyrs Callistè et ses frères Evode et Hermogène.
Avec ses frères sous le glaive Callistè
a souffert une fin pleine de vénusté.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 1
«Les Jeunes Gens élevés dans la piété, * méprisant l'ordre impie du tyran, * furent sans crainte devant le feu, * mais au milieu des flammes ils chantaient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Nous, le peuple orthodoxe, en ce début d'année * nous offrons les prémices de nos hymnes au Christ notre Roi * dont le règne n'aura pas de fin, * en lui chantant pieusement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Toi qui existes avant les siècles, ô Christ, * et pour les siècles demeures le Seigneur, * source de bonté, comble cette année * de tes dons excellents pour ceux qui psalmodient: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Pour avocate nous choisissons auprès de toi * ta pure Mère, ô Christ, nous tes serviteurs, * bon Maître, pour que de tout malheur * tu délivres ton peuple psalmodiant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
t. 4
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Intrépide fut ton cœur, Ammoun, porteur-de-Dieu: * guidant le chœur des vierges, en effet, * tu n'as pas craint les châtiments * et tu mourus en leur compagnie * comme diacre et serviteur de la divine gloire.
Tel un sage nymphagogue, par tes courageux discours * tu entraînas les vierges à regarder vers leur Epoux * et les saintes Martyres à supporter * les peines corporelles, pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Compagnes, ne faiblissons pas, * car voici, le stade s'ouvre devant nous; * tenons-nous avec courage, sans épargner nos propres corps, * car le Christ nous tend la couronne, s'écriaient * sur le stade les vierges au noble cœur.
Béni soit le fruit de ton sein * que bénissent les Puissances des cieux * et l’ensemble des mortels * pour nous avoir délivrés * de l’antique malédiction, ô Vierge bénie.
t. 8
«A Babylone les Jeunes Gens dans leur piété * n'adorèrent pas l'image d'or, * mais au milieu de la fournaise de feu * couverts de fraîche rosée, * ils entonnèrent un cantique, disant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Tu arrêtas la sécheresse en faveur des indigents, * pour eux tu ouvris les portes de la pluie; * par ton intercession * tu fixas la terre au milieu des flammes qui tremblait * et tu appris aux peuples à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme un grand luminaire de l'Eglise, * comme un soleil resplendissant, * par l'envoi de tes rayons * tu éclairas la terre entière, Siméon, * et tu appris aux peuples à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme fleuves affluant de partout, * dans l'enceinte de ton ascèse s'est réuni, * Serviteur du Christ, un véritable océan, * une marée humaine qui de toi * apprit à psalmodier: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ce même Christ qui jadis reposa * dans les bras de l'homonyme Vieillard, * vénérable Siméon, * a reposé sur les tables de ton cœur * par sa puissance invisible; c'est pourquoi tu chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
A celui qui sans semence a pris chair * il convenait de s'avancer hors de ton sein: * de tous les êtres, Vierge pure, immaculée, * tu fis naître celui qui les transcende tous * et pour qui dans nos hymnes nous es chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
«L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu; * cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »

Ode 8 t. 1
«Celui qui sauva les Jeunes Gens * qui chantaient dans la fournaise, transformant en une fraîche rosée * l'ardente flamme qui les menaçait, * c'est le Christ notre Dieu: * chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Comme au principe du salut * la sainte Eglise t'offre, ô Christ, * les prémices de l'année * en s'écriant: Chantez le Christ, * exaltez-le dans tous les siècles.
Celui qui du non-être façonna * sagement tout l'univers * en le créant du premier jet, * puis déroula par son vouloir * les spirales du temps, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
Psalmodions pour notre Dieu * qui mène l'univers à bonne fin * et fait varier les temps et les saisons * pour conduire les humains * de multiples façons: * Chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Divine Mère et Vierge immaculée, * dans les cycles des temps où se déroulent les années, * nous l'ensemble des mortels, * conformément à la vraie foi nous te chantons * comme Mère de Dieu et salut des humains.
t. 4
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
En martyres vous avez revêtu * la tunique de clarté * resplendissante de votre sang, * vous qui aviez dépouillé * l'homme corrompu par le péché * et qui chantiez: Louez le Seigneur, * toutes ses œuvres, exaltez-le dans les siècles.
Resplendissantes d'une riche clarté, * illuminées par le divin rayonnement * du Soleil spirituel, * Martyres, vous avez dédaigné * la nuit de l'impiété, vous qui chantiez * d'une seule âme: Louez le Seigneur, * toutes ses œuvres, exaltez-le dans les siècles.
Comme des brebis, des agnelles sans défaut, * comme des tourterelles de Dieu, * comme des victimes volontaires, au Créateur * vous vous êtes offertes en pures hosties, * vous qui chantiez d'une même voix: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Sur l'ordre de tyrans impies * vous avez subi l'injuste mort, * impitoyablement frappées, * broyées sous les coups et mutilées, * retranchées par le glaive; c'est pourquoi * dans l'allégresse vous avez hérité * les immortelles et riches récompenses.
De saintes femmes t'ont suivie, * divine Epouse tout-immaculée * et seule inépousée, en respirant * l'agréable parfum de l'unique Fils * qui s'est levé de ton sein; * désormais elles règnent avec toi, * chantant le Christ dans tous les siècles.
t. 8
«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié * et pour Moïse révéla dans le buisson ardent * le mystère de la Mère toujours-vierge, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Eloigné de toute passion * et compatissant à la faiblesse d'une mère, * comme vivant tu parus après la mort, * t'écriant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Tu étreins le jeune homme paralysé * et tu ordonnes à Phylarque de porter * sur ses épaules son grabat * tout en louant le Seigneur * et l'exaltant dans tous les siècles.
Celui qui fournit à Job * par ses souffrances un grand renom * changea la corruption de ta chair gangrenée * en une perle de grand prix, Siméon, * serviteur du Christ, te glorifiant dans tous les siècles.
Comme jadis le Larron sur la croix, * Seigneur, tu rappelas vers toi le chef des brigands * par les prières de Siméon; * c'est pourquoi nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles,
Toi qui reçus l'angélique salutation * et fis lever sur le monde es ses œuvres, * à lui la clarté, * le Seigneur de gloire que tu as enfanté, * tous ensemble nous te chantons * et te glorifions, Vierge Mère de Dieu.
«Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, et exaltez dans les siècles l’Esprit très-saint qui à tous les êtres donne la vie. »

Ode 9, t. 1
«Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations * pour qu'alors ô Mère de Dieu * sans cesse nous te magnifiions. »
Verbe et Puissance de Dieu, Sagesse véritable et personnifiée * qui tiens en mains l'univers * et le gouvernes sagement, * pour tes serviteurs également * dirige le temps présent * dans de paisibles conditions.
Toutes tes œuvres, Seigneur, * les cieux, la terre, la clarté, * les eaux, les sources et l'océan, * la lune, les astres, le soleil, * les ténèbres et le feu, * les hommes et le bétail * avec les anges te glorifient.
Avant les siècles, toi seul, * tu existes, puisque tu en es l'Auteur, * indivisible, unique Dieu * en trois personnes, notre Roi; * par les prières de ta Mère immaculée * fais que cette année porte ses fruits * pour ton héritage, Seigneur.
Maître et Sauveur de l'univers, * Seigneur tout-puissant, * Auteur de la création, * par les prières de l'Inépousée qui t'enfanta * donne au monde la paix, * sans cesse conservant * ton Eglise à l'abri des factions.
t. 4
«Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Comme sources, à qui en a besoin * les Bienheureuses distribuent leurs flots de guérisons, * elles arrêtent les ravages des maladies, * chassent la brûlure des passions, * irriguent les cœurs des amis de Dieu * pour faire abonder leurs bonnes œuvres comme fruits.
Quarante femmes divinement sages en compagnie * de Celsine et du saint diacre Ammoun, * ayant combattu loyalement, * furent couronnées; et maintenant * avec les Anges elles exultent de joie; * disons-les bienheureuses, comme il se doit.
Divines épouses, vous fûtes exaltées * pour avoir montré votre force contre l'ennemi; * aux Anges vous avez ressemblé, * aussi vous jouissez de l'arbre de vie au Paradis * et pour le monde vous intercédez maintenant.
Tu fus la demeure, ineffablement, * de la suprême Sagesse, ô Vierge immaculée; * tu en es le vivant trône, le portail; * aussi, comme leur reine t'ont chérie * les vierges qui ont suivi tes pas, * virginale Servante de Dieu.
t. 8
«Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »
Toi qui régnas, par ton endurance, sur les passions, * le Christ t'a reçu auprès de lui, * Siméon porteur-de-Dieu, * pour te faire communier à sa royauté; * aussi dans nos hymnes nous te magnifions.
Ayant reçu la grâce de guérir, * aux inviolables trésors de l'Esprit, Siméon porteur-de-Dieu, * tu puises pour distribuer les guérisons * a ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Parvenu à la céleste vertu * après avoir combattu dans les airs, à tire-d'aile tu montas * vers les tabernacles des cieux: * intercède pour le salut de nos âmes.
Buisson embrasé par le feu * sans être consumé, c'est ainsi, * ô Vierge, que tu t'es montrée * en concevant sans semence le Sauveur du monde, notre Dieu * que sans cesse nous magnifions.
«Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l'image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
«Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, * notre race a vu sur elle fondre la mort * qui cède en ce jour devant le triomphe de la Croix, * car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est effacée * par le fruit de la pure Mère de Dieu * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »

Exapostilaire (t. 2)
Nature tripersonnelle, inaccessible, éternelle, incréée, * Seigneur, Dieu des dieux, tout-puissant Créateur de l'univers, * devant toi nous prosternant, tous ensemble, nous te prions: * bénis, dans ta bonté, l'année présente et garde en paix * nos chefs et tout ton peuple, Seigneur compatissant.
Comme un astre, vénérable Père, ta vie porteuse de clarté * éclaira la terre entière de miracles rayonnants; * par ta colonne, comme sur une échelle, en effet * tu es monté vers Dieu, Père saint, * vers le lieu où l'ultime de tous nos désirs * se réalise, bienheureux Siméon, * et pour nous qui t'honorons tu intercèdes désormais.
Auteur et chef de l'entière création * qui as soumis à ton pouvoir les moments et les temps, * couronne de tes bienfaisantes bénédictions * le cycle de l'année, Seigneur compatissant; * nous t'en prions, garde ton peuple dans la paix, * sans dommage, sain et sauf, * par l'intercession de ta Mère et des Anges divins.

Laudes, t. 3
Verbe du Père qui précèdes tous les temps, * toi qui par nature es divin, * qui du non-être as conduit * vers l'être l'ensemble du créé * et qui soumis à ton pouvoir * les moments et les temps, * bénis la couronne de l'année * que ta bonté nous donne de commencer, * donne à tes Eglises la paix, * la victoire aux fidèles chrétiens, * à la terre abondance de biens, * à nous-mêmes la grâce du salut.
t. 4
Ton règne, ô Christ notre Dieu, * est un règne pour les siècles, * ton empire, pour les âges des âges; * car avec sagesse tu créas l'univers, * nous assignant le rythme et le cours des temps; * aussi, en toute chose et pour tout, * dans l'allégresse nous crions: * Bénis la couronne de cette année * que ta bonté nous donne de commencer, * et permets-nous, sans mériter condamnation, * de te chanter: Seigneur, gloire à toi.
Tes voies, Seigneur notre Dieu, * tes voies sont magnifiques et dignes d'admiration; * c'est pourquoi nous magnifions le pouvoir * de ton œuvre de salut, * Lumière de lumière qui descendis * vers ce pauvre monde qui est tien; * et, selon ton bon plaisir, * ô Verbe, tu ôtas la première malédiction * que mérita l'antique Adam; * et dans ta sagesse tu nous as fait connaître les moments et les temps * pour glorifier ta bonté créatrice. Seigneur, gloire à toi.
t. 2
Lorsque, Seigneur, par ta Passion * tu affermis l'univers, * alors les faibles furent ceints de vigueur. * Des femmes ont fait preuve d'un courage viril * contre le plus cruel des tyrans * et, corrigeant la défaite de la mère des vivants, * elles ont recouvré les délices du Paradis * pour te glorifier, toi qu'une Femme enfanta * et qui sauvas le genre humain.
Gloire au Père, t. 2
D'une racine excellente a poussé * un fruit excellent: Siméon, * dès l'enfance consacré, * nourri de grâce plutôt que de lait; * corporellement sur la pierre élevé * et vers Dieu plus encore élevant son esprit, * il édifia grâce aux vertus sa demeure éthérée; * et, faisant route dans les airs * avec les puissances des cieux, * il devint l'habitacle du Christ notre Dieu, * le Sauveur de nos âmes.
Maintenant, t. 8
Seigneur dont l'ineffable sagesse a formé l'univers, * Verbe et Christ notre Dieu, * toi qui nous assignas les moments et les temps, * bénis toi-même l'œuvre de tes mains, * donne force aux fidèles chrétiens, * leur permettant de l'emporter sur l'ennemi, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.

Grande Doxologie. Tropaires de l'Indiction et du Stylite, et le théotokion (t. 7): Réjouis-toi, Pleine de grâce ... Litanies et Congé.

Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres. Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton occurrent, 3 de l'Indiction et 3 du Saint. Gloire au Père: de l'Indiction. Maintenant: Dogmatique du ton. Lectures du 1er Septembre. Apostiches du dimanche, Gloire: du Saint, Maintenant: de l'Indiction. Tropaires du dimanche et du Ménée (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de l'Indiction).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, Gloire: du Saint, Maintenant: de l'Indiction. Cathismes du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et Prokimenon du ton. Evangile de Résurrection. Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Par les prières des Apôtres ... Ressuscité du tombeau ... Canons du dimanche (Résurrection et Mère de Dieu), de l'Indiction et du Saint. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion et cathisme de l'Indiction. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, Plus vénérable que les Cherubins. Exapostilaires du dimanche, du Saint et de l'Indiction. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 du Ménée. Gloire au Père: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:26

2 SEPTEMBRE
Mémoire du saint martyr Mammas
et de notre vénérable Père Jean le Jeûneur.



VÊPRES

Lucernaire, t.8
Ayant d'abord chassé les monstres d'irréductibles passions, * bien-heureux Athlète victorieux, * tu bridas les gueules béantes des lions * et tu freinas l'élan des fauves par ton intercession, * demeurant à l’abri des méfaits, * tu n’as pas le feu ni la fureur du tyran; * car tu n’as rien préféré * à l’amour du Christ, Martyr binheureux.
En la tendre jeunesse de ton corps * tu repoussas l'antique Trompeur, * recevant dans ta chair les stigmates du Christ; * porteur de couronne, à présent * tu fais partie du chœur des Martyrs, * bienheureux Mammas plein d'illustre renom; * toi qu'illumine la splendeur du triple Soleil, en tout temps * tu contemples le sommet de tes désirs, dans la pureté de ton esprit.
Ayant suivi les traces vivifiantes de ce Dieu * qui pour nous s'est incarné * et renversa le tyran par les souffrances de la Croix, * victorieux Athlète, dans la joie * tu pénétras sur le stade des Martyrs * et celui qui se vantait d'effacer l'océan, * tu l'as meurtri et broyé * par les supplices auxquels ta chair fut exposée, saint Martyr.

Vénérable et très-sage Père Jean, * tel un deuxième Aaron, * orné saintement du vêtement sacerdotal, * tu contemples le Saint des saints * maintenant que tu es entré * au-delà du second voile du temple, à l'intérieur, * Ineffable, l'illumination dont tu jouis, * divine parure des Pontifes sacrés!
Vénérable et très-sage Père Jean, * devenu semblable à Dieu * dans la franchise et la droiture de ta vie, * en sa présence maintenant * divinisé par l'union * au bien suprême et l'inflexible inclination, * tu es comblé des clartés de l'au-delà * dans la splendeur de ton âme et la pureté de ton esprit, * divine parure des Pontifes sacrés.
Vénérable et très-sage Père Jean, * ayant délaissé la trouble confusion de cette vie, * tu as couru vers le calme du Christ; * et tu accumulas comme un trésor * en toute vérité ces bienheureuses splendeurs * que furent ton action et ta divine contemplation, * pour en faire part aux croyants * par l'éclat d'une vie vraiment digne de Dieu.
Gloire au Père, t. 2
Tu fus comme un jeune plant d'olivier * à l'entour de la table de Dieu, * comme un fils de ceux qui marchaient sur la voie du Seigneur; * par ton martyre il t'a béni * et tu vois les biens de la céleste Sion, * jouissant de la divine allégresse avec tes parents, * admirable Mammas, en tout temps; * par tes prières permets-nous * d'y participer, nous aussi.
Maintenant ... Théotokion
Entraîné par mes ténébreuses actions, * j'ai terni tout à fait, de plein gré, * la beauté de mon baptême, malheureux que je suis; * j'ai revêtu le sombre équipement des condamnés; * c'est pourquoi, je t'en prie, * Vierge toute-digne de nos chants, * déchirant par ta puissance les haillons de mes passions, * recouvre ma nudité * de l'impassible tunique, et sauve-moi.
Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée * vit son Agneau de plein gré * conduit en mortel vers l'immolation, * dans ses larmes elle dit: * Ô Christ, tu vas donc me priver, * moi ta Mère, de son Enfant! * Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? * Ami des hommes, je chante cependant * et glorifie ton ineffable et suprême bonté.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Venez, fidèles, unissant nos voix, * célébrons la mémoire de Mammas le Martyr, * deuxième Abel, ainsi qu'il nous est apparu: * tout comme le premier, devenu pasteur de brebis, * pour la première fois offrit en sacrifice un de ses agneaux * et, le premier, reçut la couronne de martyr, * ainsi le glorieux athlète vainqueur, * s'étant illustré à la tête de son bétail, * en sacrifice agréable par le martyre s'offrit au Christ; * grâce au crédit qu'il possède auprès de lui * il demande la paix pour le monde et pour nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Ceux qui se réfugient dans ton temple divin, * Vierge pure, et en baignent le sol * avec foi, dans les larmes de repentir, * obtiennent la rémission de leurs péchés * et reçoivent la grâce, lorsqu'ardemment, * divine Génitrice immaculée, * tu implores ton Fils, * le Maître et sauveur de l’univers.
Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, * la Brebis mère qui t'enfanta * en sa plainte maternelle te disait: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment se fait-il que sur cette croix * tu sois fixé, longanime Seigneur? * comment tes mains et tes pieds * par des impies, ô Verbe, ont été cloués, * comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes ô Christ notre Dieu.
Gloire au Père ...
La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Vénérable Père Jean, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Maintenant ...
Théotokion, du même ton que le dernier tropaire et selon le jour de la semaine: le samedi soir, théotokion apolytikion des dimanches, les autres jours, théotokion (ou stavrothéotokion1 de semaine. Voir à la fin de chaque volume des Ménées. Notons que les tropaires des fêtes ou avant-fêtes du Seigneur et de la Mère de Dieu se chantent sans théotokion, et que pour les Saints de plus haut rang on emploie, même en semaine, le théotokion des dimanches, qui en ce cas est donné à sa place, dans le Ménée, après le tropaire du Saint.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'octoèque, puis les canons des Saints: celui de Mammas est l'œuvre de Théophane, celui de Jean le Jeûneur, l'œuvre de Germain.

Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi, l'illustre Martyr * par excellence devenu * un habitant des cieux * et comblé de la splendeur au triple feu, * rends dignes de la divine illumination * ceux qui vénèrent ici-bas * ce jour saint et lumineux * qui marque l'achèvement de ta vie.
Le Verbe, qui d'avance connaissait * la noblesse de ton esprit * et sa totale perfection, * dès le berceau te combla * d'intelligence et t'orna * de toute espèce de vertu, * Mammas, illustre martyr * que ta victoire chargea de trophées.
S'exposant à la persécution des païens, * ces gens d'irréprochable foi * que furent tes parents * furent mis en prison * et là terminèrent leur vie * pour leur amour de Dieu; * mais toi, leur fils, tu as brisé * la chaîne des multiples faux dieux.
Glorieux, ce qui fut dit * d'âge en âge à ton sujet, * ô Marie, Mère de Dieu * qui en ton sein as accueilli * la Parole de Dieu, * demeurant vierge cependant; * après Dieu tu es le seul appui, * c'est pourquoi nous te chantons d'un même cœur.

«Celui qui dans la mer * secoua la tyrannie de Pharaon * et conduisit à pied sec le peuple d'Israël, * c'est le Christ, chantons-le, * car il s'est couvert de gloire. »
Au Christ qui sur le monde fit lever * le sage Pontife resplendissant * des enseignements de la piété, * chantons une hymne, car il s'est couvert * de gloire dans les siècles.
Celui qui sur le monde resplendit * par la lumière de la foi * et chassa les ténèbres de l'impiété, * nous les fidèles, vénérons-le: * c'est le sublime pontife saint Jean.
Puisqu'avec les Anges tu te tiens * en présence de l'inaccessible Roi, * à ceux qui célèbrent ta mémoire supplie-le * d'accorder le pardon de leurs péchés, * divin prédicateur, bienheureux pontife Jean.
Vierge toute-digne de nos chants * ayant conçu le Verbe sans commencement * qu'avant les siècles le Père a engendré * et l'ayant fait naître mystérieusement dans la chair, * prie-le sans cesse de nous sauver de tout danger.

Ode 3
«Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Au sommet de son Eglise le Christ * a posé comme un astre lumineux * le saint martyr Mammas * illuminant de ses exploits et faisant resplendir * toute la terre de ses miracles étonnants.
Ayant gravi la montagne du véritable savoir, * illuminé par la contemplation dans la pureté de ton esprit, * tu éveillas les animaux privés de raison * à la louange raisonnable du Seigneur, * saint Martyr, par divine disposition.
Tu fus un jeune homme d'une grande beauté; * c'est pourquoi tu parus inaccessible aux impies * qui cherchaient à te saisir * et comme le Seigneur de l'univers * volontairement tu te présentas pour subir ta Passion.
Celui qui étendit la voûte des cieux, * Vierge pure, et tient en sa main * l'orbe de la terre par la puissance de sa divinité * corporellement fut tenu dans tes bras * et de tout fidèle t'a fait le firmament.

«Toi qui affermis par ton Verbe les cieux * et fondas la terre sur la masse des eaux, * rends-moi ferme également, * pour que je chante ta gloire, Seigneur. »
Par la tempérance, Père saint * et l'inflexible prière tu es entré * dans l'acropole de la vertu, * où tu savoures le torrent des voluptés.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * vénérable pontife saint Jean, * demande-lui de sauver * ceux qui célèbrent ta mémoire avec foi.
Toi qui enseignas la doctrine de la foi * et qui exposas sagement la vérité, * comme vainqueur des hérésies, * vénérable Père, tu fus couronné.
Comme ciel et trône de Dieu, * tous ensemble, nous te chantons, * divine Génitrice et Vierge immaculée, * car tu fis paraître Jésus Christ, la vérité.

Cathisme, t. 8
En noble fils de la foi tu détruisis l'impiété * illustre Mammas par la puissance de l'Esprit; * sur le stade tu dénonças l'erreur des faux-dieux * et vaillamment tu proclamas la louange de la Trinité; * puis, livré aux fauves, Martyr victorieux, * tu mis à mort la Bête, le prince du mal, le dragon; * c'est pourquoi nous te prions d'intercéder auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 3
Bienheureux pontife Jean, tu t'es montré * la divine coupe de la tempérance, le trésor inviolable de la piété; * tu fis briller ta vie par l'absence de passions * et procuras la grâce aux besogneux; * vénérable Père, prie le Christ notre Dieu, * pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Du Verbe tu es devenue * le tabernacle divin, * Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté; * plus que tous je suis couvert de boue, * souillé par les charnelles passions; * aux flots divins purifie-moi, * toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, * la virginale Génitrice du Verbe divin, * lorsqu'elle vit suspendre sur la croix * le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, * dans ses larmes de mère s'écria: * Hélas, ô mon Enfant, * quelle Passion souffres-tu, * toi qui de ses passions infâmes veux sauver l'humaine condition!

Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
D’un cœur intrépide tu marchas * volontairement vers les combats, * illustre Martyr, car tu avais le Christ * pour t'aider et fortifier ta faiblesse * par sa divine puissance et faire de toi * un Témoin participant * à ses souffrances et à sa gloire dans le ciel.
Le fauve que Dieu te donne pour compagnon * t'obéit comme auxiliaire avec douceur et raison, * car toi-même, ayant soumis * à l'amour de Dieu les irrationnelles passions, * tu resplendissais de beauté * et par la sagesse de tes pensées * tu mettais en fuite la folie des ennemis.
Au tribunal du juge tu comparus, * proclamant à haute voix, Bienheureux, * l'incarnation du Verbe divin; * tu fis taire les grognements des sans-Dieu * et tous apprirent de toi * à chanter sans hésiter: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Grâce au Fils que tu as enfanté * en dépassant la nature et ses lois, * la nature coupable est délivrée de ses douleurs, * les mortels échappent à la malédiction; * divine Génitrice immaculée, * par toi les biens célestes sont ouverts à ceux d'en-bas: * au chœur des Anges s'unissent les mortels.

«D'avance le Prophète, voyant, * ô Verbe, ta virginale incarnation, * en un cantique s'écria: * Gloire à ta puissance Seigneur. »
Célébrons par des cantiques * le sage Pontife en disant: * sans cesse, Porteur du Seigneur Dieu, intercède pour notre salut.
Sage Pontife qui pour nous * cultivas la doctrine de la foi, * Père divinement bienheureux, * nous te célébrons par des hymnes et des cantiques sacrés.
Epouse sainte, inépousée, * virginale Mère du Christ notre Dieu, * sans cesse auprès de lui * intercède pour le salut de nos âmes.

Ode .5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Nul souci de son corps tailladé * chez l'illustre Mammas qui rejetait * l'épaisseur de la corruptible chair * en la laissant déchirer * pour dépouiller la tunique de peau * et recevoir l'incorruptible vêtement.
Bienheureux, lorsque fut percé ton côté, * tu chantais pour ton Créateur * une hymne d'action de grâce et depuis le ciel * tu entendis une voix * t'encourageant dans ta recherche du bien supérieur * et allégeant le poids de tes pénibles tourments.
Enfermé dans ta prison, * bienheureux Athlète aux multiples exploits, * du ciel tu vis descendre, merveilleuse vision, * une splendide colombe t'apportant * la nourriture d'immortalité, * car tu avais franchi les limites de la terrestre corruption.
Tu as rendu possible la divine incarnation * et l'ineffable réconciliation avec Dieu, * toi qui as enfanté * celui que le Père engendre avant le soleil; * grâce à toi la nature humaine est unie à Dieu * et s'assied sur le trône de sa gloire dans les cieux.

«Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de immaculée, * par toi l'ignorance la connaissance de Dieu * au matin éclaire-moi Seigneur * de ton amour pour les hommes »
En Pasteur, tu fus sacré * de la sainte myrrhe, Sage-en-Dieu, * aussi comme Pontife, nous tous, * vénérable Père, nous te célébrons.
Imitant les Apôtres divins, * Pontife digne de nos chants, * dans les peines et les veilles de toute la nuit * tu présidas le peuple de l'Eglise du Christ.
Imitant le zèle d'Elie * et l'ardeur de Moïse qui-vit-Dieu, * tu couvris les hérésiarques de confusion, * Père vénérable, révélateur des mystères sacrés.
Comme Reine qui enfanta * le divin Roi de l'univers, * avec l'Ange, tous ensemble, venez, * honorons la Vierge entre toutes bénie.

Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Enflammé de zèle pour Dieu, * tu ne te soucias nullement, Père saint, * de la fournaise allumée, car depuis le ciel, * généreux Athlète victorieux, * une pluie divine te couvrit de rosée.
Celui qui pour les trois jeunes gens * clairement transforma en rosée * la fournaise, bienheureux Martyr, * t'arrache à la flamme, en te montrant * merveilleusement plus puissant que le feu.
En supportant de grands combats * tu te montras plus grand que tous, * admirable par tes exploits, * Martyr éprouvé; c'est pourquoi * le Maître des combats te récompensa grandement.
A la nature divine, par ton enfantement, * Vierge pure, nous avons pu communier * et dans le Christ nous avons hérité * la céleste félicité, * nous qui te célébrons avec les Anges du ciel.

«Comme tu sauvas le Prophète * des profondeurs de l'abîme, ô Christ notre Dieu, * sauve-moi aussi de mes péchés, * dans ton amour pour les hommes, * et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma vie. »
Eloignant les hérésies, * bienheureux pontife Jean, * par tes sages enseignements * et ta divine doctrine * c'est la gloire de l'Eglise que tu fis resplendir.
Comme un flambeau de la piété, * Docteur aux divines pensées, * tu fis briller sur l'entière création * la splendeur de ta doctrine sacrée * et fis pâlir les hérésies sous la parole de Dieu.
Au lieu de glaive, te servant * de ta langue et de ta parole, Père saint, * tu mis en pièces entièrement * les doctrines frelatées * et pour tous fis briller clairement la Trinité.
Toi qu'une Vierge enfanta, * lumière du monde, ô Christ notre Dieu, * sauve-moi aussi de mes péchés, * dans ton amour pour les hommes, * et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma vie.

Kondakion, t. 3
Saint Mammas, avec la houlette que Dieu t'a donnée * mène ton peuple vers les pâturages vivifiants; * quant aux fauves invisibles et cruels, * écrase-les sous les pieds des fidèles te chantant, * car au milieu des périls nous menaçant, * c'est toi, saint Martyr, que nous avons comme fervent défenseur.

Ikos
Chantons le Martyr célèbre par toute la terre, saint Mammas * qui est uni aux chœurs des Anges dans les cieux; * jadis il trayait les biches dans le désert, * maintenant c'est l'immense peuple du Seigneur qu’avec son sceptre de puissance il mène en bon pasteur * pour le conduire vers le lieu verdoyant * où se trouvent les vraies délices du Paradis. * Et nous tous, au milieu des périls nous menaçant, * c'est lui le saint martyr que nous avons comme fervent défenseur.

Synaxaire
Le 2 Septembre, mémoire du saint martyr Mammas.
Le côté de Mammas, ce serviteur ardent
du Dieu trine, est percé des pointes d'un trident.
Vers l'Un il va, le deux, trois dards le pourfendant.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les Saints Jean le Jeûneur, patriarche de Constantinople.
Saint Jean, toi qui jeûnas des plaisirs éphémères,
tu goûtes maintenant des joies non passagères.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c’est pourquoi les jeunes gens dans la fournaise dansaient d’un pas joyeux, comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
La fournaise fut pour toi comme une chambre nuptiale, Bienheureux, car tu y fus enfermé plusieurs jours, sans être consumé, et tu criais au Créateur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Au milieu des flammes, saint Martyr, * tu avais les Anges pour te protéger, * pour partager ton exultation * et s'associer à tes cantiques secrets; * avec eux tu criais au Maître de tous: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme une rose épanouie, * comme un époux du pavillon, * splendidement tu es sorti * de la fournaise, consumant les insensés, * mais illuminant les spectateurs s'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Voici qu'est accompli maintenant * l'oracle du Prophète divin, * car, ô Vierge, dans ton sein * tu as porté le Verbe de Dieu * et mis au monde le donneur de vie auquel nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

«Au commencement tu as fixé la terre sur ses bases * et par ton verbe tu as affermi les cieux: * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Toi qui sur terre fis briller * le saint pontife Jean comme un flambeau, * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui donnas à ton troupeau * ce grand et vrai pasteur que fut saint Jean, * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui réprimas les soulèvements de la chair, * tu criais au Christ, Père saint: * Pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui naquis de la Vierge pour nous * et délivras le monde de l'ennemi, * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères.

Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Comme Daniel, tu muselas, * illustre Martyr, la gueule des lions * par divine invocation du Seigneur; * tu mis à mort le serpent, * tu couvris de honte les impies; * et comme vainqueur tu habites les cieux, * dans l'allégresse chantant: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Les adorateurs des pierres, les impies, * aveuglés en leur âme, te lapidaient, * toi qui fixais le regard * de ton âme sainte, Mammas, * vers le Roc que nul ne peut briser ni abaisser * et qui chantais de tout cœur: * Vous les prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
D'en haut, le Maître des combats, * t'offrant la couronne du vainqueur * pour avoir mené la lutte à bonne fin, * t'invite, Bienheureux, * à préparer le doux voyage vers lui, * tandis que tu chantais de tout cœur: * Vous les prêtres, bénissez le Seigneur, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Surnaturellement tu as conçu * celui que sans mère engendre le Père dans les cieux * et tu demeuras vierge après l'enfantement, * car l'union divine renouvelle en toi * les natures, ô Vierge immaculée, * et les limites substantielles sont renouvelées; * aussi, comme divine Génitrice, ô Mère de Dieu, * selon la vraie foi nous te chantons dans les siècles.

«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié * et pour Moïse révéla dans le buisson ardent * le mystère de la Mère toujours-vierge, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
A l'instar de Moïse tu gravis * la montagne, Pontife trois fois heureux, * et, recevant dans la nuée * la nouvelle loi de la grâce, tu chantais: * Célébrez le Christ dans les siècles.
Tu guidas ton peuple en pasteur, * de l'Egypte tu secouas l'erreur * * et de Babylone tu as fui les passions, * pour trouver ta demeure en la céleste Sion, * saint Pontife, dans tous les siècles.
Consacré par la myrrhe d'une piété * s'exprimant par tes œuvres et tes discours, * tu célébrais, saint Pontife, les mystères divins, * en chantant * la Trinité dans tous les siècles.
Celui qui demeura dans le sein de la Vierge, * renouvelant en lui l'antique Adam * d'une manière ineffable et suscitant l'étonnement, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu* de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * Ô Mère de Dieu, l’assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu confias ton âme au Rédempteur * et vers lui tu courus de tout cœur, * illustre soldat, resplendissant de la beauté * de tes luttes saintes et de tes admirables combats, * parure de l'Eglise et flambeau de l’univers.
Aux Anges tu fus uni pour avoir mené sur terre leur vie, * avec peuple, exalte-le dans eux, Mammas, tu chantes allégrement * sur de saintes mélodies la louange de la Trinité, * divinisé par ta communion avec Dieu * et comblé d'une gloire qui jamais n'aura de fin.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * bienheureux Martyr, souviens-toi de tous ceux * qui célèbrent ta sainte fête dans la joie * et louent ton divin combat dans la pureté de leur foi: * de la tempête des périls et de toute épreuve sauve-nous.
Quel mortel a jamais entendu * qu'une vierge inépousée devînt mère d'un enfant * et que ce fils fût le Dieu sans commencement, * consubstantiel au Père éternel et à sa Mère surnaturellement? * Mystère étrange, qui nous mêle à Dieu par divine communion!

«Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »
Toi qui nous montras par l'absence de passions, * par la foi, l'espérance et l'amour, * les paroles d'éternelle vie, * sage pontife Jean, * intercède pour le salut de nos âmes.
Avec la houlette de l'Esprit saint, * c'est le peuple de la sainte Eglise * qu'en pasteur tu as guidé, * chassant les hérésies hostiles à Dieu; * c'est pourquoi, pontife Jean, nous te chantons d'un même cœur.
Comme hiérarque et flambeau de l'Eglise, * d'une incessante voix nous t'honorons * par des psaumes et des chants, * bienheureux Père Jean, * magnifiant la châsse de tes reliques sacrées.
Réjouis-toi, rivière d'immortalité, * porteuse d'éternelle vie, * réjouis- toi, nuée resplendissante du Soleil, * réjouis-toi, char de l'entière divinité, * arche de sainteté, notre Dame, réjouis-toi.

Exapostilaire, t. 2
Ta sainte mémoire porteuse de clarté, * nous les amis de tes paroles, nous la célébrons maintenant; * dans la foi nous te vénérons, pontife Jean, * car tu fus le divin prédicateur du repentir, * le champion de la redoutable et sainte Trinité; * de nous tous, bienheureux Père, en sa présence souviens-toi.
Les biches t'ont nourri de leur lait, * lorsque tu vivais sur les montagnes, Mammas, saint martyr; * et sur le stade, en combattant de tout cœur, * tu fis preuve de vaillance, noblement; * aussi pour ta victoire tu reçus * la récompense en présence du Seigneur.
Celui qui jadis fut jaloux * de ma vie divine et bienheureuse au Paradis, * le perfide et cruel ennemi * qui me fit chasser de l'Eden * est mis à mort, ô Vierge, par ton enfantement.

Apostiches de l'Octoèque. Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:33

3 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie;
et de notre vénérable Père Théoctiste,
compagnon d'ascèse d'Euthyme le Grand.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Pontife bienheureux, * sous la pourpre de ton sang * joyeusement tu fis briller * l'ornement de ton sacerdoce divin; * pieusement tu es monté * de hauteur en hauteur, * de gloire en gloire, et maintenant * tu intercèdes pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Selon la règle, tout d'abord, * comme prêtre ayant offert * à Dieu le sacrifice non sanglant, * par la suite, vénérable prédicateur, * en vrai Témoin de vérité, * c'est toi-même qu'en ton sang * comme holocauste tu présentas, * comme victime agréable à Jésus Christ: * prie-le pour les chantres de ton nom.
Anthime, Père saint, * c'est une armée de Témoins * que tu menas devant le Christ * par tes conseils et tes sages exhortations, * tel un maître les instruisant * et toi-même clairement * vénérable Pontife exemple te donnant; * intercède avec eux pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Théoctiste, Père saint, * ton souvenir lumineux * réjouit tous les moines en chœur * par la splendide beauté de ta vie, * les grâces de tes miracles étonnants * et tes charismes resplendissants; * auprès du Christ notre Dieu * intercède pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Théoctiste, Père saint, * ton ascèse soutenue * fut la terreur des ennemis * que terrassèrent tes constantes oraisons; * pour t'assister dans le combat * tu avais en effet, * illustre Père, le Christ: * à présent supplie-le, pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Théoctiste, Père saint, * en conservant ta ressemblance avec Dieu * par la vie que tu menas * et le saint habit que tu avais revêtu, * moine digne d'admiration, * tu rendis plus vénérable ton nom * qui signifie «créature de Dieu »; * prie le Christ, pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Bienheureux Anthime, tu as été * un pontife très juste jusqu'à la fin; * célébrant en effet les mystères ineffables et divins, * tu versas ton sang pour le Christ notre Dieu * et toi-même tu t'es offert * en victime agréable au Seigneur. * Par le crédit que tu possèdes auprès de lui, * sans cesse supplie-le * pour que soient délivrés des épreuves, du malheur et de toutes sortes de dangers * les fidèles célébrant et vénérant ton auguste souvenir.
Maintenant ... Théotokion
Amie du bien, prie ton Fils de m'accorder * le pardon de mes péchés si nombreux; * puisse-t-il m'éviter d'aller à gauche, parmi les damnés, * et me juger digne du royaume des cieux.
Stavrothéotokion
Jadis se tenait sous la croix * au moment de la crucifixion * la Vierge avec le Disciple vierge et elle criait dans ses pleurs: * Hélas, comment souffres-tu, * Seigneur qui accordes à tous les hommes l'immortalité!

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elle tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et des Anges tu as rejoint les chœurs, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ... Théotokion
L'Ennemi, jaloux de ton troupeau, * Vierge pure, chaque jour * tente méchamment d'en faire sa proie; * mais toi, ô Mère de Dieu, * délivre-nous d'une telle calamité.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, * te voyant suspendu sur la croix, * dans ses larmes te cria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * ô mon Enfant bien-aimé, * comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Anthime, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu Il sauve nos âmes.
t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Théoctiste, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons des Saints: celui d'Anthime (t. 4), avec l'acrostiche: Fleur des pasteurs martyrs, je te chante. Joseph; celui de Théoctiste (t. 8), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Théoctiste, je vais décrire tes combats.

Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Ayant fleuri saintement * comme un lis dans la prairie des Martyrs, * Anthime, du parfum de tes combats * tu embaumes les âmes des croyants, * de tous ceux qui pieusement * te célèbrent, Pontife saint et Martyr aux multiples exploits.
Par tes constantes méditations * ayant fortifié ton âme, Bienheureux, * par tes vaillants combats tu as brisé * la force de l'ennemi et l'as réduit * à l'impuissance; c'est pourquoi * toute l'Eglise, reconnaissant * ta constance de martyr, te glorifie.
L’adversaire maudit * est stupéfait de te voir * comparaître courageusement * devant le tribunal, Père saint; * il pense briser par des flatteries * ta résistance, mais il est vaincu, * tandis que vacille son orgueil insensé.
Le Seigneur qui de ton sein * s'est levé comme il le sait, * Vierge pure, a fait briller * les chœurs des Martyrs reproduisant * toutes ses souffrances qui nous vivifient * et son injuste mort * qui nous justifie, nous les pécheurs.
t. 8
«Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Désireux de surmonter les passions, * tu fis cesser les élans de la chair, * sage Théoctiste, avec l'aide venue de Dieu; * intercède maintenant * pour que nous soyons comblés de spirituelle clarté, * nous qui chantons pour le Seigneur: * Car il s'est couvert de gloire.
D'amitié divine avec toi * Euthyme le Grand s'est uni, * Père Théoctiste, et fut ton compagnon; * avec vigueur et fermeté * il par- courut le chemin de l'ascèse en vérité * et s'écriait avec toi: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire.
Accablant ton corps, Bienheureux, * et réduisant en servitude les charnelles passions, * Père Théoctiste, manifestement * tu reçus la grâce en tout son éclat * et, rayonnant de sa divine splendeur, * tu criais: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire.
Ayant mis en toi l'espérance de leur salut, * Vierge Mère immaculée * qui enfantas le Verbe Dieu, * dans l'ascèse ont excellé * les saints moines que furent Euthyme, cher à tous, * et le divin Théoctiste, en chantant pour le Seigneur: * Car il s'est couvert de gloire.

Ode 3, t. 4
«Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
Comme le Christ, tu t'es livré * toi-même à ceux qui te cherchaient * et fus mené vers l'immolation * comme un bélier marqué, * Anthime, pour sanctifier par ton sang * tous les fidèles te vénérant.
Par divine grâce ayant détruit * les artifices du démon, * en captif tu fus conduit, * martyr Anthime, à l'image de celui * qui pour toi fut enchaîné * et par sa mort a détruit la mort.
Voyant devant tes yeux * tout l'arsenal de la question, * les instruments de supplice au grand complet, * tu ne fus pas ébranlé, * mais avec ardeur tu t'avanças vers les tourments, * Martyr aux multiples exploits.
Tu excellas par ta beauté, * Vierge pure, en enfantant * le Fils et Verbe de Dieu * qui surpassa toute humaine splendeur, * celui que les vaillants Martyrs ont chéri * au point de resplendir de sa gloire.
t. 8
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Par la tempérance tu mortifias ta chair, * vénérable Père, et fis resplendir * ton âme par le don des charismes divins.
Vers ton Seigneur tu dirigeas tout désir * et contre les démons tu déchaînas, * vénérable Père, l'ardeur de ton courroux.
Les Ascètes dociles aux divins enseignements, * te chantant des hymnes, ô Mère de Dieu, * comme divine Génitrice t'ont glorifiée.

Cathisme, t. 1
Ton sang mystiquement crie de terre vers Dieu, * comme celui d'Abel, saint Martyr aux divines pensées; * clairement tu prêchas la Trinité incréée, * c'est pourquoi, tel un pasteur excellent, * tu repoussas comme loups les hérésies, Anthime gardien de la foi.
Gloire … t. 4
Proclamé chef des Pères saints, * pour le monde tu fus aussi * un flambeau resplendissant, * vénérable Père Théoctiste; c'est pourquoi * nous ne cessons de vénérer ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
La fervente protectrice des affligés, * notre secours, notre réconciliation avec Dieu, * par laquelle nous fûmes rachetés de la mort, * la sainte Mère de Dieu, * fidèles, nous la disons bienheureuse.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * Vierge pure, en tes entrailles déchirée, * comme une Mère, tu t'écrias: * Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, * toi, ma lumière intemporelle, Jésus?

Ode 4, t. 4
«Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi,* car tu es ma force et mon chant. »
Appuyant solidement ton cœur * sur la pierre de la foi, * à l'imitation d'Etienne, saint Martyr, * tu fus lapidé; c'est pourquoi * nous te couronnons de nos hymnes avec joie.
Enflammé que tu étais * par le zèle divin, * tu n'as pas senti qu'on te perçait * avec des fers incandescents, * Anthime, splendeur des Martyrs.
Sous la sainte onction * dont les prêtres sont consacrés * et sous la splendeur * du témoignage des Martyrs, * tu avanças joyeusement vers le Saint des saints.
Sans quitter le sein paternel, * le Verbe sur ton sein * a reposé comme un enfant * dans son désir de recréer * ma nature corruptible ô Vierge immaculée.
t. 8
«Tu chevauchas tes Apôtres, Seigneur, * et pris leurs rênes dans tes mains; * ton équipage devint le salut * pour les fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Pour la prime sagesse tu montras ton amour, * car sans reproche tu vécus, Père saint, * dans la parfaite pureté de ton âme et de tes pensées, * unissant ta voix aux chœurs s'écriant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ayant purifié ton esprit, * illustre Père, du trouble des passions * et sagement réglé tes sentiments, * tu gagnas le calme de l'ataraxie, en chantant de tout cœur: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Par l'ascèse ayant repoussé les terrestres soucis, * ô Maître, le divin Théoctiste, ton serviteur, * hérita l'espérance du ciel, * avec Euthyme s'associant pour chanter: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Venu dans le monde, Seigneur, * en recevant de la Vierge l'humanité, * tu as donné la victoire à tes Saints; * par ta Croix ils chassèrent les démons en s'écriant avec foi: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ode 5, t. 4
«Sur nous, Seigneur, envoie * ton illumination, * délivre-nous des ténèbres du péché; * du ciel, en ta bonté, * accorde-nous ta paix. »
Tandis qu'on te brûle cruellement les pieds, * tu écrases, saint Martyr, * la tête de l'incorporel ennemi * et tu marches vers le ciel * dans la splendeur de tes exploits.
L'ennemi stupéfait * demeura vaincu, * mais de sa vivante voix * Dieu t'appelait, t'encourageant, * Pontife aux multiples exploits.
En sacrifice et totale oblation, * en victime sainte, en fruit divin, * au Roi de l'univers, * Pasteur et Martyr, * tu t'es offert allégrement.
Les ombres de la Loi ont révélé, * Vierge tout-immaculée, * la clarté surgie de toi, * qui a fait resplendir les chœurs * des Martyrs te célébrant.
t. 8
«Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras , tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
Mortifie nos terrestres pensées * et l'élan de notre chair, * Ami des hommes, en agréant les prières de ton Saint.
Bienheureux Père, du haut du ciel * regarde vers nous et dirige la vie * de ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Deux compagnons d'ascèse divinement appelés * ont prêché le Dieu ineffablement incarné, * lumière issue pour nous de la Vierge immaculée.

Ode 6, t. 4
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Courbé en cercle et solidement attaché à la roue, * brûlé de tous côtés par des flambeaux, * tu fis preuve d'inflexible fermeté, * Anthime, Gloire à ta puissance, pontife aux multiples combats.
Brûlé, tu élevas tes hymnes vers Dieu * et d'en haut tu reçus la rosée * comme les Jeunes Gens, vaillant Martyr * et compagnon des calme de l'ataraxie, en Anges saints.
Guéris mon âme de ses incurables maux: * comme prêtre, comme invincible martyr, * tu as en effet le pouvoir * d'enlever les fautes, Bienheureux.
Vierge inépousée qui par le fruit de ton sein * fis dépérir les plantes du péché, * arrache les ronces de mes passions * et fais produire à mon âme les divines pensées.
t. 8
«Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Tu t'es levé comme un soleil, * illuminant les terrestres de l'éclat de ta piété, irradiant la splendeur de tes vertus * et enseignant la radieuse chasteté; * Théoctiste, encore maintenant * par tes prières pacifie l’univers.
Appuyant tes pensées sur la divine raison, * tu méprisas tous les biens d’ici-bas, * Bienheureux Père, et sagement * tu préféras l’héritage des cieux, * Théoctiste, et dans la joie * tu habites le ciel à présent.
Epris d’amour pour la beauté * divine et magnifique du Christ * qui parut dans le monde en s’incarnant * de la pure et sainte Mère de Dieu, * vénérables Pères, vous êtes devenus * pour les moines un programme de vie.

Kondakion, t. 4
Parmi les prêtres ayant excellé par ta piété, * tu suivis aussi le chemin de notre chair, * Ami des martyrs; * tu as éteint le culte des faux-dieux, * Père saint, et combattu pour défendre ton troupeau; * c'est pourquoi dans l'allégresse il te chante mystiquement: * Délivre-nous de tout danger * par tes prières, bienheureux Anthime, pontife et martyr.

Ikos
M'accordant la divine connaissance, par ton intercession * chasse les ténèbres de l'ignorance loin de mon cœur, * afin que je chante fidèlement ta mémoire sacrée * qui réjouit en ce jour les chœurs des Anges et des Martyrs; * et tressant une couronne de louanges, comme il se doit, * les hommes ceignent ta tête de ces fleurs, * te demandant de mettre leur vie à l'abri de tout mal * et de les délivrer des invisibles et visibles ennemis * par tes prières, bienheureux Anthime, pontife et martyr .

Synaxaire
Le 3 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Anthime, évêque: de Nicomédie.
Anthime fait pousser, lorsqu'un glaive l'écime,
pour la gloire de Dieu sa chevelure ultime.
Le trois, comme une fleur le glaive cueille Anthime.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d'ascèse d'Euthyme le Grand.
Père, sachant que «Dieu» (c'est ton nom) t'a « créé »,
à toute créature tu l'as préféré.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
«À Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Les flammes qui s'approchaient * de ta vénérable chair * ne t'ont nullement touché, * mais se sont tournées contre tes ennemis * grâce à la protection des Anges divins.
Grâce à la force toute-puissante de Dieu * soudain s'est arrêtée la roue qui te châtiait, * saint Pontife martyr, * et la foule des incroyants, * devant le miracle, se tourna vers la foi.
Bienheureux, toi qui gardais * les commandements du Christ, * pour lui tu fus gardé en prison, * où tu devins par tes divins enseignements * le gardien de ceux qui te gardaient.
En son amour suprême de l'humanité, * le Verbe s'est montré * dans le corps reçu de toi, * pour sauver tous ceux qui psalmodient: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
t. 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Toi dont la rude ascèse t'unit, * par amour total, au Seigneur, * tu jouis de sa lumière maintenant * et tu chantes: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Comme un sacrifice divin * tu as offert ta vie au Seigneur, * bienheureux Père, en agréable et pure oblation, * lui chantant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Comme fin de tes peines, Bienheureux, * tu as trouvé les délices du paradis * par la voie étroite et resserrée * c’est la vaste plaine du royaume que tu gagnas, * bénissant le Créateur de l'univers.
Voici, la Vierge a mis au monde l'enfant divin, * celui que les Pères théophores ont reconnu * comme leur divin Seigneur, * lui chantant: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Ode 8, t. 4
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Tu prêchas l'incarnation du Seigneur * en présence des tyrans impies, * t'exposant aux châtiments, * aux supplices et aux cruels tourments, * pontife Anthime aux multiples exploits.
Comme fer tu fus trempé * grâce au feu des multiples châtiments, * mais tu mis en pièces, Bienheureux, * les innombrables phalanges des démons * et tu reçus le prix de ta victoire en glorifiant le Seigneur.
Ayant subi la mort volontairement, * tu as trouvé la vie sans fin, * bienheureux Anthime, l'accès au Paradis * et les divines demeures où tu exultes de joie; * de ceux qui te vénèrent, là-haut, souviens-toi.
Par des cantiques sacrés * disons bienheureuse la demeure de Dieu, * l'arche vivante, immaculée, * la gloire des Martyrs * surpassant les Chérubins et l'entière création.
t. 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens *: fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur, * mais, lorsqu’il les vit sauvés par une force plus puissante, il s’écria: Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Ta mémoire s'accompagne d'éloges, * bienheureux Père théophore qui t'es nourri * de justice, de vaillance et de chasteté * et qui sans cesse chantais: * Jeunes gens, bénissez * votre Créateur et votre Rédempteur, * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Le bienheureux Porteur-de-Dieu * qui fut comblé de grâce visiblement * et resplendit au plus haut point * sous l'éclairage divin, * acclamons-le, vénérons-le et chantons: * Jeunes gens, bénissez votre Créateur et votre Rédempteur, * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Au tombeau, c'est ton corps * qu'Euthyme, le radieux éponyme de la joie, * comme prêtre ensevelit, * et les Anges allégrement * portèrent ton âme dans le ciel * au Créateur en psalmodiant: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Les ascètes aux divines pensées * ont chéri la véritable philosophie * par amour de la Sagesse hypostasiée * qui s'est montrée au monde en sortant de ton sein, * ô Vierge tout-immaculée, * et fit croître les vertus divinement, * celle que les jeunes gens bénissent, que les prêtres glorifient * et que le peuple exalte dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
«Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Comme une rose au doux parfum * mystiquement tu as fleuri * dans la maison de notre Dieu; * c'est pourquoi tu chasses, Bienheureux, * de nos âmes les malodorantes passions * et nous embaumes, en parfum du Seigneur.
Convoquant l'entière cité, * la noble et fameuse métropole de Nicomédie * célèbre ta mémoire illustre en ce jour; * car tu en es le protecteur; * bienheureux Martyr, en pasteur * garde-la du haut du ciel.
La terre a reçu l'effusion de ton sang, * bienheureux Pontife, et ton esprit * fut transporté dans les cieux * pour se réjouir avec les Anges saints; * de nous tous, Anthime, souviens-toi, * éminence des divins Martyrs.
Le glaive flamboyant qui jadis * interdisait l'accès du Paradis * a reculé devant tes fidèles reproduisant * les saintes souffrances du Christ * percé d'une lance selon sa volonté, * ô Vierge plus que toutes digne de vénération.
t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * Ô Mère de Dieu, l’assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Purifié par les flots de tes pleurs, * tu jouis maintenant de la lumière au triple feu; * en sa présence illuminé par le rayonnement de l'au-delà, * d'en haut tu veilles sur nous qui célébrons, * bienheureux Théoctiste, ta mémoire sacrée.
Fortifié par la foi, l'espérance et l'amour, * tu as brisé les intrigues et les complots de l'ennemi; * en vainqueur portant couronne tu participes maintenant * aux divins chœurs des Anges et des Saints * qui entourent le trône du Roi de l'univers.
Sur terre avec les hommes ayant vécu * dans la sagesse, la justice et la piété, * bienheureux Ascètes, vous brillez dans les cieux, * jouissant avec les Anges de la divine splendeur * dans laquelle, pour prix de vos luttes, vous avez reçu la couronne des vainqueurs.
Euthyme et Théoctiste, divins compagnons, * bienheureux Pères resplendissants, intercédez auprès de Dieu, * pour qu'il accorde au monde la paix, * à l'Eglise la véritable concorde et la foi, * en agréant les prières de la Mère de Dieu.

Exapostilaire, t. 2
Cité de Nicomédie, réjouis-toi, * célèbre en ce jour l'annuelle festivité de ton Pasteur, * exulte de l'avoir comme protecteur pour te garder * au-dessus des ravages causés par l'ennemi.
Sur terre comme un Ange tu vécus, * Père théophore, avec Euthyme, cet immense flambeau, * Théoctiste, en excellant dans le jeûne et l'oraison, * dans les justes actions et la divine contemplation; * avec lui en présence de l'inaccessible Trinité, * bienheureux Père, intercède pour nous qui t'honorons.
Ô Vierge toute-pure, ton ancêtre David, * divine Génitrice, t'a chantée * comme fertile et féconde montagne de Dieu; * et comme litière clairement te décrit * en son Cantique le divin Salomon; * Jacob bienheureux Pontife, et t'a vue comme échelle, Isaïe comme rameau; * un autre prophète comme la porte du Seigneur * par laquelle notre Dieu renouvela le genre humain.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Avec la métropole de Nicomédie * toute ville, tout pays * célèbre une fête en ce jour * en mémoire de son vénérable protecteur * et les confins de la terre applaudissent la solennité du hiéromartyr; * et nous-mêmes, avec les fleurs de nos hymnes tressant des couronnes, nous chantons: * Réjouis-toi, bon pasteur qui donnas ta vie pour tes brebis, * t'immolant comme victime et comme prêtre te sacrifiant. * Avec tes compagnons de martyre, nous t'en prions, * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il délivre des loups cruels, * Anthime, ce troupeau qui est tien * et l'accueille en la céleste bergerie.
Maintenant ... Théotokion
Gisant sur la couche du nonchaloir * et dans la paresse passant ; le cours de ma vie, * je redoute le moment du départ: * puisse le perfide serpent * ne pas déchirer mon âme en sa cruelle férocité! * Aussi, Mère de Dieu et Vierge immaculée, * avant la fin empresse-toi * d'éveiller en mon cœur le repentir.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui de ses entrailles était sorti * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:44

4 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Babylas, évêque d'Antioche,
et du saint prophète Moïse qui.vit-Dieu.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
Ayant trempé dans ton sang ton vêtement sacré, * devenu saint, tu pénétras * dans le Saint des saints, illustre Babylas, * et pour toujours tu jouis de la divine condition, * resplendissant, par ton martyre, de beauté, * participant à la vie des Anges en toute pureté; * c'est pourquoi nous te vénérons * et nous fêtons avec amour, * bienheureux Pontife, ta sainte solennité.
Lié par des chaînes de fer, * sans entraves tu suivis le chemin * qui porte vers la céleste cité, * vénérable pontife Babylas, * orné de tes blessures comme de saints joyaux; * et là, tel un authentique vainqueur, * un invincible martyr, un prêtre saint, * tu chantes avec les Anges la pure et divine mélodie: * Saint, saint, saint, consubstantielle Trinité!
A la tête de ton troupeau spirituel, * vénérable pontife Babylas, * avec la houlette de la connaissance tu l'as conduit * sur les pâturages de la foi, * tu l'as sauvé des fauves et réjouis * le Dieu très-haut, ton pasteur, * que tu prêchas, Bienheureux, * à la face des impies, * joyeux de t'immoler comme agneau sans défaut * en compagnie des enfants innocents; * avec eux tu t'es offert * comme victime d'agréable odeur et totale oblation.
t. 4
Dans l'ouragan tu contemplas, * autant qu'il te fut possible, l’Incorporel, * dans la nuée, Moïse, tu as vu l’Immatériel; * la gloire suprême te rendit semblable à Dieu, * au charnel Israël tu servis de législateur; * car ce n est pas un esprit terrestre qui aurait pu * pénétrer les mystères divins, * mais la grâce est donnée à ceux qui voient les choses d'en-haut.
Pour le peuple qui exaspérait le Seigneur * tu fus un prêtre selon la Loi, * Moïse, un valeureux chef d'armée, * frappant l'Egypte de plaies, * divisant la mer Rouge avec ton bâton, * engloutissant avec ses officiers l’exécrable, l’orgueilleux Pharaon * et, malgré son ingratitude, conduisant et nourrissant dans le désert Israël.
Moïse, empresse-toi d'enlever * les sandales de tes pieds, * car le lieu où tu te trouves est un lieu saint; * ne porte pas ces chaussures, qui sont * par leur cuir un symbole de mise à mort, * puisque t'est montré dans le buisson et le feu * l'étonnant mystère de la virginale Servante de Dieu, * disait le Seigneur à Moïse sur la montagne de l'Horeb.
Gloire au Père, t. 6
Comme base et fondement * l'Eglise possède tes luttes sacrées, * pontife et martyr Babylas; * et tu la gardes inébranlée, * à l'abri des loups puissants, * pour annoncer tes sublimes exploits * et magnifier avec toi * les enfants qui pour le Christ * furent immolés avec toi, Bienheureux.
Maintenant … Théotokion
Tu ne possèdes pas la componction, * âme impénitente, que tardes-tu? * La mort s'approche pour te faucher, * la fin survient comme un voleur; * hâte-toi de te prosterner devant la Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t, 6
Devant le tribunal du tyran, * luttant pour la foi, tu criais: * Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés; * avec eux tu fus couronné dans les cieux, * pontife martyr Babylas, * et sans cesse tu intercèdes auprès de Dieu, * pour que nos âmes soient sauvées du filet de l'ennemi.
Maintenant … Théotokion
Vierge tout-immaculée, * supplie le Roi de l'univers, * le Créateur que tu as enfanté, * d'avoir pitié de moi, ton serviteur, * à l'heure où il viendra pour juger le genre humain.
Stavrothéotokion
Voyant un peuple sans loi * injustement te clouer sur la croix, * la Vierge pure, ta Mère, Sauveur, * en eut le cœur vulnéré, * comme jadis l'avait prédit Siméon.

Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Babylas, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.
t. 2
Célébrant la mémoire de ton prophète Moïse, Seigneur, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis le canon du hiéromartyr (t. 6) et celui du prophète (t. 4), portant l'acrostiche: Louanges à Moïse, premier des prophètes, et signé Clément dans les théotokia.

Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Sans être battu par les flots, * à l'instar de Moïse, franchissant * la mer rouge de ton sang, * bienheureux Babylas, tu t'écriais: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu.
Ayant soumis à l'amour divin * le désir des biens terrestres, * tu méprisas la vie d'ici-bas, * bienheureux pontife Babylas, * pour aller contempler la beauté du Seigneur.
En ami de la divine Trinité, * c'est en compagnie de trois enfants * que tu mourus allégrement, * bienheureux martyr Babylas, * donnant ta vie pour son amour.
Ayant mis au monde ton propre Créateur, * comme lui-même l'a voulu, * lorsqu'il prit chair ineffablement, * Toute-pure, de ton sein virginal, tu t’es montrée vraiment la souveraine du créé.
t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Moïse, le premier prophète, soit loué, * qui, le premier, a conversé * avec Dieu manifestement * et face à face l'a vu * non plus sous l'apparence des énigmes, mais sous la forme de sa chair.
Comme guide et libérateur * de ton peuple Israël, * prophète Moïse, Dieu t'a donné * à ton père en lui annonçant, * pour tenir sa promesse, ta naissance conforme à ses vœux.
Comme dans un coffret, les naturelles vertus, * prophète Moïse, trouvèrent en toi le trésor de sagesse enfoui dans la connaissance de Dieu; * c'est pourquoi tu fus élevé * par royale et divine providence.
En voyant de Dieu, tu refusas * dès le berceau tout autre sein; et, nourri du légitime lait, * tu montras clairement ton éminente dignité * Dans ta proximité avec Dieu.
Moïse fut stupéfait de contempler * en premier lieu l'étonnante vision, * la flamme et le buisson par leur étrange union * préfigurant le Dieu né de la Vierge Mère, sans corruption, * celui que, franchissant les siècles, il vit aussi dans la chair.

Ode 3, t. 6
«Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force du fidèle Babylas et tu lui as donné la couronne méritée * pour la confession de ton nom.
La force des Martyrs, * Seigneur, fut ta Croix * affermissant les enfants * avec l’illustre Babylas * et par eux renversant * l’orgueil impie de l’erreur.
Ô Christ, totalement * la force du diable a disparu, * car les enfants innocents * et l’illustre Babylas * ont triomphé du puissant * et l’ont tourné en dérision.
Ma force et mon chant, * c’est le Christ qui de toi, * Mère de Dieu, s'est levé * revêtu de la chair d'un serviteur * afin de nous sauver * de la servitude du diable, en sa bonté.
t. 4
«L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
De l'ineffable science tu fus comblé, * Prophète ayant vu Dieu, car l'Esprit saint * par un Ange t'initia clairement * à la connaissance du passé.
Portant clairement le rayonnement de Dieu, * tu stupéfias l'Egypte par des signes divins, * changeant par des miracles étonnants, * sage Prophète, la nature des éléments.
Ta resplendissante beauté * fit luire la grâce de l'éclat divin * et vers la divine splendeur * tu dirigeais la soif insatiable de tous.
Tu risquas de te laisser détourner de son vrai sens * en cherchant le pourquoi de l'étonnante vision, * mais tu fus retenu1 par la voix du Seigneur * né de la Vierge en la chair.

Cathisme, t. 3
Par ta fervente confession de la foi, * tu mis fin à l'égarement des païens, * abolissant le blasphème des faux-dieux; * et, devenu toi-même un holocauste divin, * tu répands la rosée de tes miracles jusqu'aux confins de l'univers; * vénérable Père, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 4
Nous les fidèles, nous t'acclamons pieusement, * te reconnaissant comme le premier de tous les prophètes, en vérité; * car, le premier, tu as vu Dieu, autant qu'il est possible à un homme de le voir.
Maintenant ... Théotokion
La fervente protectrice des affligés, * notre secours, notre réconciliation avec Dieu, * par laquelle nous fûmes rachetés de la mort, * la sainte Mère de Dieu, * fidèles, nous la disons bienheureuse.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * Vierge pure, en tes entrailles déchirée, * comme une Mère, tu t'écrias: * Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, * toi, ma lumière intemporelle, Jésus?

Ode 4, t. 6
«Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! Voilà ce que tu proclamas, * pontife et martyr Babylas, * devant leur tribunal, sans craindre les menaces des tyrans, * mais te réjouissant dans le Seigneur.
Toi qui offrais au Seigneur * le sacrifice non sanglant, * la redoutable et pure hostie, * toi-même dans ton sang tu t'offris * en victime sans défaut, * pontife et martyr Babylas.
Comme un sage pédagogue, vénérable Père, ayant nourri de lait spirituel le jeune esprit des enfants, * pontife et martyr Babylas, * tu es menas vers leur perfection.
En toi, reconnaissant * le très-saint temple de Dieu, * sa demeure immaculée, * toi qui surpasses tous les croyants, * Mère de Dieu, nous te disons * bienheureuse, en nos hymnes sacrées.
t. 4
«Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La faiblesse de ta langue et de ta voix * fut corrigée par la providence de Dieu; * tu devins le serviteur * de ses mystères terrifiants * et tu frappas l'Egypte de plaies.
Merveille que ta vocatIon, * redoutables prodiges que les tiens ! * car tu as vu le Dieu qui est, * celui qui, te glorifiant, * t’envoya comme sauveur d’Israël.
Prophète Moïse, te chantant * comme celui qui donna force de loi * aux inaccessibles et prodigieux enseignements divins, * nous chantons avec foi: * rends-nous favorable la puissance de Dieu.
Tu frappas tout premier-né des Egyptiens, * comme le Christ a mis à mort * la puissance des démons, * car tes œuvres étaient vraiment, * bienheureux Prophète, la préfiguration de l'avenir.
Moïse, entendant la voix de Dieu * lui crier depuis la flamme et le buisson: * N'approche pas, car ce lieu est saint! * préfigura très justement * la virginale naissance du Christ en la chair.

Ode 5, t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Le pontife martyr Babylas * a vraiment reçu d'en haut * ta divine grâce, Jésus, * au point d'entraîner également * de jeunes enfants vers ton amour * et vers le mépris de la mort.
Eclairé par ta divine connaissance, * le pontife martyr Babylas * enseigna aux foules à te connaître, Seigneur, * comme l'unique Dieu * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres de l'erreur.
Elu par choix divin * comme pasteur de ton troupeau spirituel, * ô Verbe de Dieu, * le pontife martyr Babylas * te présente en offrande son sang * et nous guide tous vers le chemin du salut.
En faveur de tes serviteurs * supplie le Maître de l'univers * né de toi, ô Vierge immaculée, * pour qu'il sauve de toute adversité * les fidèles confessant * ta virginale maternité.
t. 4
«Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Tu frappas la mer Rouge et par ton bâton * tu montras le pouvoir de Dieu; * en elle tu inscrivis * la divine puissance de la Croix.
Aimable audace, en vérité, * simplicité d'une âme ingénue! * Si, tu me connais plus que tous, * fais-toi connaître à moi, dit le Prophète à son Dieu.
Protégé par le rocher, * tu n'as pas vu la face cachée de Dieu, * mais comme postérieure à toi * tu connus l'incarnation du Verbe divin.
Moïse qui-vit-Dieu * fit pleuvoir la manne comme pluie * et par sa prière il a donné * les cailles en nourriture à Israël.
Tu pénétras dans la nuée * réellement et tu appris, * Prophète, l'ineffable secret * du Dieu qui de la Vierge devait naître en la chair.

Ode 6, t. 6
«Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Lorsqu'il voyait * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête de l'erreur, * l'illustre martyr Babylas * s'écriait: Dieu de bonté, * à la fosse rachète ma vie.
Imitant le Christ, * l'illustre martyr et combattant * donna sa propre vie * en faveur de son troupeau * et quitta la mortelle condition * pour rejoindre la vie éternelle.
Par sa propre passion * l'illustre martyr Babylas * affermit sagement * l'incertitude des enfants * et de terre passa * vers la vie céleste.
Par ton enfantement, * Vierge toute-pure et bénie, * je suis délivré de la malédiction, * de mes chaînes et de la condamnation; * toi seule sur terre tu donnas en effet * de tes pures entrailles un corps à notre Dieu.
t. 4
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
A la tête d'Israël, * cette puissante armée de Dieu, * tu détruisis les sept peuples de Chanaan, * cette image du péché, * et tu donnas leur terre en héritage au tien.
Moïse, ineffablement * ayant pénétré dans la divine nuée * où était le Dieu qui t'appelait, * tu reçus, toi son illustre serviteur, * les tables de la Loi gravées de sa main.
A la face du peuple, manifestement, * Dieu se mit à exaucer * la voix de Moïse, son voyant, * afin de douer son initié * d'une gloire inspirant le respect.
Nous les enfants légitimes de la grâce, * nous jouissons de la bénédiction * en t'acclamant, Bienheureux, * et prenant la place des Hébreux, * comme Jacob prit celle d'Esaü.
Par divine inspiration * l'illustre Moïse te préfigura * comme l'arche dorée de tous côtés * par le rayonnement de l'Esprit, * divine Mère, pour la gloire de Dieu.

Kondakion t. 8
Comme un héraut de la foi, comme fondement des martyrs, * radieuse, l'Eglise en ce jour te glorifie; * par le crédit que tu possèdes auprès du Christ, * demande-lui de garder en parfaite paix * les fidèles te vénérant, Martyr aux multiples combats.

Ikos
Saisissant la vanité du monde en toute clarté * et, comme étranger à ce monde, imitant les souffrances du Christ, * tu mortifias les corporelles passions; * prenant ta croix, tu as suivi ton Créateur * et maintenant que tu demeures avec lui, intercède pour ceux * qui vraiment te vénèrent, Martyr aux multiples combats.

Synaxaire
Le 4 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Babylas, évêque d'Antioche la Grande, et des trois enfants qui moururent par le glaive en sa compagnie.
Babylas, comme évêque dans l'eucharistie
ayant offert le Christ, lui-même comme hostie
s'immole pour le Christ. Le glaive tranche, hélas,
avec les trois enfants, le quatre, Babylas.
Ce même jour, mémoire du saint prophète Moïse qui-vit-Dieu.
Ce n'est donc plus de dos ni du creux du rocher
que Moïse contemple enfin le Dieu des dieux,
mais, de son Créateur ayant pu s'approcher,
face à face il le voit tout entier de ses yeux.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Les célestes Puissances, voyant * les enfants et leur instructeur * triompher de l'erreur * grâce à la puissance de la Croix, * s'écrièrent en exultant pour le Christ: * Toi qui leur donnes la victoire, Seigneur, tu es béni.
La grâce lumineuse du Seigneur * éclaira les fidèles compagnons, * et l'illustre Babylas, * portant couronne de vainqueur, * les incite à chanter joyeusement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Voici qu'échoue la prétention des tyrans * de courir au secours des faux dieux, * car l'illustre Babylas * incite les fidèles enfants à chanter * pour la sainte Trinité: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
De tes rayons resplendissants * éclaire mon cœur enténébré, * ô Vierge qui enfantas * sur terre le Soleil qu'est le Christ; * pour toi sans cesse nous chantons: * Bénie sois-tu, qui dans la chair enfantes Dieu!
t. 4
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Grâce aux visions divines tu fus l'écrivain des ineffables secrets, * toute la sage construction du tabernacle fut décrite par toi, * Moïse, et tu en confias l'exécution * à l'architecte Bessaléel.
On vit Coré descendre tout vivant aux enfers * pour son insolente prétention de célébrer avec toi, * Moïse, car Dieu te réservait l'honneur * du sacerdoce et de la royauté.
Combattant avec toi pour le peuple d'Israël, * apparut Michel, le chef des armées célestes; * il protégea divinement ton corps * et couvrit de confusion le prince du mal qui te résistait.
Le bâton fleuri d'Aaron t'annonça * comme porteuse pour tous de la rémission des péchés, * car tu es la propitiation nous délivrant, nous mortels, * de la redoutable menace de Dieu.

Ode 8, t. 6
De la flamme, pour tes Saints
«C'est le Dieu Père et créateur, le Fils consubstantiel, l'Esprit divin * que dans les flammes les Jeunes Gens furent inspirés de chanter en disant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
Frères, en ce jour la mémoire du pontife et martyr Babylas * nous inspire ce que chantèrent dans la fournaise les Jeunes Gens: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
En ce jour les jeunes disciples du pontife et martyr Babylas, * couronnés avec le vieillard, sont inspirés de chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
L’onction sacerdotale du pontife et martyr Babylas * se trouve pleinement glorifiée dans l'effusion de son sang; * pour cette raison bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Ô Vierge, tu enfantas dans la chair et portas dans tes bras * le Dieu qui tient le monde dans sa main * et que ses œuvres louent comme Seigneur, * l'exaltant dans tous les siècles.
t. 4
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur ».
Comme un docile serviteur de Dieu, * Moïse, tu l'écoutas * et dans ses œuvres le servis, * aussi, plus qu'à tout prophète il te fut connu; * en toi il demeura et t'apprit à chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Comme initié de Dieu et son officiant, * prophète Moïse, et comme roi d'Israël, * tu annonças la venue du Christ en la chair, * décrivant le divin et redoutable avènement * parmi les hommes de celui * dont tu fus l'image vivante et le fidèle prophète.
Tu conduisis le peuple fidèlement * par des oracles prophétiques et les prescriptions de la Loi, * le guidant par des miracles et des signes prodigieux, * puis rappelé par Dieu en terre de Moab, * à tes pères tu fus réuni * avec grande gloire, Prophète divin.
Ayant gravi la montagne comme ciel, * par divine disposition, * c'est la terre des humbles que tu vis en esprit, * et tu perçus les délices de la promesse réellement; * puis ton corps lui-même disparut, * lors de ton trépas, selon le dessein de Dieu.
Nul avant toi n'entendit la voix de Dieu, * glorieux prophète Moïse, serviteur du Christ; * de la Vierge tu vis toutes les préfigurations * décrivant son enfantement divin; * car dans la flamme du buisson * tu contemplas l'invisible divinité.

Ode 9, t. 6
«Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Aux hommes le Christ a montré * par sa mort sur la croix * le chemin qui permet de monter * jusqu'aux célestes hauteurs; * c'est pourquoi la mort est vaincue par les mortels * et les jeunes enfants ne l'ont pas redoutée * en compagnie de l'admirable Babylas; * disons-les tous bienheureux.
Auprès du Christ ayant trouvé, * admirable pontife Babylas, * la récompense de tes peines, * le don des miracles et l'héritage éternel, * avec les Anges tu chantes dans le ciel: * Saint, saint, saint est notre Dieu tout-puissant, * la Trinité créatrice de l'univers.
Puisons les remèdes * qui nous guérissent des passions, * en accourant vers le temple glorieux * des Martyrs victorieux, * car là se trouvent aussi présents * les chœurs des Anges, les esprits des Justes, * la Souveraine de l'univers, distribuant * les guérisons en compagnie de l'admirable Babylas.
Je t'offre mon cantique, * de mes lèvres souillées * te priant, malheureux que suis, * de me tirer de mon bourbier; * Vierge souveraine, accorde aussi * à tous ceux qui dans la foi * te célèbrent maintenant * la gloire de se tenir à la droite de ton Fils.
t. 4
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Même après la mort tu vois le Seigneur, * Prophète, de tes yeux de voyant, * fixant le Christ non plus dans les énigmes pleines d'obscurité, * comme jadis tu le vis du creux du rocher, * mais dans un corps humain où rayonne la lumière de sa divinité.
Plus que le Sinaï fut glorifié le mont Thabor * où Moïse, du pays des morts, * et le Thesbite, de la terre des vivants, * avec les Apôtres ont vu le Christ * transfiguré comme vrai Dieu.
Intercède, en ta compassion, * grâce au crédit que possède ton oraison, * pour sauver du péril et de tout malheur, * prophète Moïse, comme Israël autrefois, * l'ensemble des chretiens qui chantent pour toi.
Moïse, te décrivant jadis * comme la divine table et l'urne d'or, * révéla clairement que Dieu naîtrait de toi, * ô Vierge, et l'ayant vu incarné, * nous t'adressons notre hymne avec foi.

Exapostilaire (t, 3)
Babylas, tu t'es révélé à la fois * sacrificateur et victime de Dieu: * tu lui offrais le sacrifice non sanglant * et, par le sang que tu versas, * t'immolas avec les enfants * parvenus à leur plus mûre perfection; * avec eux nous t'acclamons d'un même cœur.
Ô Vierge, renverse et livre à la géhenne les impies * qui refusent de se prosterner * dans la sincérité de leur foi * devant ton image et devant celle de ton Fils, notre Dieu.

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:54

5 SEPTEMBRE
Mémoire du saint prophète Zacharie, père du Précurseur.



VÊPRES

Lucernaire, t, 4
Drapé de l'ornement divin et de l'onction, * comme un Ange, Zacharie, * devant Dieu tu officiais, prophète digne de nos chants, * servant de médiateur entre la créature et son Auteur * et recevant manifestement les révélations de l'Esprit divin; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux * et, célébrant ta sainte fête en ce jour, * nous chantons la gloire du Sauveur.
Comme enfant né de la Vierge tu as vu * le Fils coéternel au Père, Zacharie, * prophète divinement inspiré ; * à ton propre fils tu as prédit clairement : * Tu seras le Prophète préparant les chemins de Dieu ; * avec lui nous te disons bienheureux, * Théophore comblé d'éternelle félicité, * et nous célébrons ta fête saintement.
Tu fus le temple incarné, * la vivante demeure de l'Esprit saint, * illustre Prophète, et d'un cœur pur * au milieu du temple t'approchant de ton Dieu, * en martyr injustement immolé tu as accompli * ta course divine, admirable Zacharie; * aussi tu es monté vers le temple céleste en demandant * pour prix de ton sang le pardon des fidèles te vénérant.
Gloire au Père, t. 8
Revêtu de l'ornement conforme au sacerdoce de la Loi, * tu as servi selon l'ordre d'Aaron; * au milieu du temple tu as vu clairement * l'aspect d'un Ange, bienheureux Zacharie; * aussi nous chantons tous, comme il se doit, ton trépas, * te célébrant par des hymnes, toi le rameau qui fis fleurir, * malgré ta vieillesse, l'illustre Jean. * Intercède pour notre salut auprès du Dieu compatissant.
Maintenant ... Théotokion
Par les prières de la Mère qui t'enfanta, * préserve le troupeau que tu rachetas au prix de ton sang, * garde-le des hostiles menaces, Seigneur compatissant, * afin qu'en te chantant, notre Dieu, * nous puissions glorifier ta condescendance infinie.
Stavrothéotokion
Seigneur, lorsque le soleil te vit, * Soleil de justice, suspendu sur la croix, * il s'obscurcit et cacha ses rayons, * la clarté de la lune en ténèbres se changea, * ta sainte Mère en eut le cœur transpercé.

Apostiches, t. 8
Merveille suscitant l'étonnement: * l'Archange se tenant * au plus haut des cieux en présence de Dieu * annonce au divin serviteur Zacharie * la conception du Précurseur * issu de la Stérile en son âge avancé. * Ineffable providence que la tienne, Seigneur! * Par elle sauve nos âmes, ô Christ compatissant.
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
car il visite son peuple et lui porte la rédemption.
Merveille suscitant l'étonnement: * le silence de l'Ancien Testament * et la divulgation du Nouveau sont clairement prophétisés * par le mutisme de Zacharie; * passant sous silence l'achèvement de la Loi, * il montra la lumière de la grâce, en effet. * Sage providence que la tienne, Seigneur! * Par elle garde-nous tous, Ami des hommes tout- puissant.
Et toi, petit enfant,
tu seras appelé prophète du Très-Haut.
Merveille suscitant l'étonnement: * pour sa fidélité parmi les Prêtres, en effet, * pour son excellence parmi les Martyrs * et comme illustre Prophète annonçant l'avenir, * Zacharie s'est montré * porteur d'une triple couronne, Seigneur. * Inestimable richesse de tes dons! * Rends-nous dignes, par eux, de ton royaume, ô Christ notre Ami.
Gloire au Père, t. 2
En ta pureté sacerdotale, tu entras * dans le Saint des saints, revêtu * de l'ornement sacré; * en toute innocence, tu servis devant Dieu, * suivant les prescriptions de la Loi, comme Aaron, * et, comme Moïse, conduisant * les tribus d'Israël, * dans le pur tintement des clochettes dorées; * aussi, tu fus mis à mort, * mais ton juste sang fut pour nous * un remède salutaire, un parfum de bonne odeur * qui ouvre les oreilles au passage de l'éternelle vie. * Zacharie trois fois heureux, * époux d'Elisabeth et père de Jean, * sans cesse pour nos âmes intercède auprès de Dieu.
Maintenant ... Théotokion
La multitude de mes offenses, en vérité, * me dépasse la tête, Vierge immaculée, * et dans le foisonnement de mes péchés * je porte un poids trop pesant, * malheureux et incorrigible que je suis; * mais toi, par ta chaleureuse intercession, * hâte-toi de me sauver, * puisqu'en toi les pécheurs retrouvent leur chemin.
Stavrothéotokion
Vierge sainte, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver la race d'Adam! * C'est pourquoi, ô Vierge, nous te supplions ! avec foi: * procure-nous la faveur de ton Fils.

Tropaire, t. 4
Revêtu des ornements sacerdotaux, * selon la loi de Dieu tu offris saintement * d'agréables holocaustes, Zacharie, * et tu fus un flambeau, un contemplateur des mystères divins; * les signes de la grâce, tu les as manifestés * et le glaive te frappa dans le temple de Dieu. * Prophète du Christ, avec le Précurseur intercède pour que nos âmes soient sauvées.


MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis celui du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je loue le grand prêtre, père du Précurseur.

Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Célébrant ta mémoire, je supplie * la grâce de l'Esprit de venir à mon secours * par ton intercession, tandis que je m'écrie: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
Irréprochable en ta vie, * tu fus paré de l'ornement sacerdotal * et du lumineux rayonnement * de la prophétie, bienheureux oracle divin.
La tête ornée, Zacharie, * du diadème splendide conforme à la Loi, * comme prêtre tu proclamais: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
Drapé du long manteau d'Aaron, * tu accueillis la Vierge sortie * de la racine de Jessé, * qui portait le Rédempteur en son sein.

Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Grand prêtre Zacharie, * lorsque tu portais l'encens à l'autel, * tu fus averti de la naissance du Précurseur.
Tu fus consacré du saint myron * pour servir comme prêtre à l'instar d'Aaron; * c'est pourquoi tu fus digne de l'angélique vision.
C'est l'aurore t'annonçant à l'univers, * Sauveur, comme soleil spirituel * qu'engendra Zacharie en la personne de Jean.
Toute-pure Génitrice de Dieu, * dirige l'ensemble de ma vie, * toi qui fis briller de joie la maison de Zacharie.

Cathisme, t. 8
Ayant offert à Dieu le culte conforme à la Loi * et prophétisé que le Christ s'incarnerait de la Vierge et de l'Esprit saint, * pour l'univers tu apparus comme une colonne de lumière, Zacharie, * tu annonças le Soleil de justice illuminant le monde, l'Orient venu d'en haut, * le Sauveur des hommes, dirigeant nos pas au chemin de la paix.
Gloire au Père ...
Disons bienheureux le fils de Barachie, * le juste Zacharie qui, selon le psaume, jour et nuit * méditait la loi et servait le Dieu très- haut, * comme le dit le grand prophète David; * pour finir, immolé comme agneau, il s'est offert dans son sang * en sacrifice agréable au Sauveur de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Vierge bénie et comblée de grâce par Dieu, * avec les Puissances d'en-haut, les Prophètes et tous les Saints, * implore sans cesse en notre faveur * celui qui par amour est devenu ton enfant; * fais qu'il nous donne avant la fin * le pardon et la rémission de nos péchés * et l'amendement de notre vie, * pour que nous soyons dignes de sa miséricorde.
Stavrothéotokion
Sans cesse gardés par la Croix de ton Fils et ton Dieu, * nous repoussons les attaques et les intrigues des démons * et, te chantant hautement comme la Mère de Dieu, * Vierge pure, nous toutes les générations, * avec amour nous te disons bienheureuse, comme tu l'as prédit; * par tes prières accorde-nous la rémission de nos péchés.

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Ton prophète, Seigneur, * te servait fidèlement dans les figures de la Loi * et fut jugé digne de voir en esprit * la réalité de la grâce.
Prophète bienheureux, * tu ajoutas la lumière à la clarté, * aux obscures images tu donnas leur netteté, * car pour toi la grâce se juxtapose à la Loi.
L'archange se tenant près de Dieu, * Gabriel, t'apparut, Bienheureux, * afin de t'annoncer * la voix du Verbe, le divin Précurseur.
T'ayant trouvée comme demeure immaculée, * en toi fixa son séjour, * ô Vierge, l’Auteur de la création * qui fit cesser la stérilité d’Elisabeth.

Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Prophète glorieux, * sur ta tête fut posé * le turban sacerdotal * avec le signe de la grâce gravé en médaillon.
Grand prêtre, la création exulte à cause de ton fils, car tu as engendré le héraut du repentir.
Tu menas ta vie à l'enseigne de la beauté: * avec Elisabeth, en effet, * tu observas parfaitement * tous les commandements du Seigneur.
Ma langue, Prophète divin, * est disposée à te louer, * car tu as vu, porteuse d’un enfant, * la Vierge inépousée.

Ode 6
«Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Celui qui servait dans l'ombre de la Loi * fut aussi le héraut de ta grâce, Sauveur, * et fut digne de voir ta divine incarnation.
Portant le pectoral du jugement, * grand prêtre Zacharie, tu as reçu * le Verbe éternel qui assuma notre chair.
Prophète divinement inspiré, * grand prêtre Zacharie, on te vit pénétrer * à l'intérieur du temple pour le service de Dieu.
Vierge Mère de Dieu, * la prophétesse Elisabeth a reconnu que tu portais * dans ton sein le Sauveur et Verbe éternel.

Kondakion, t. 3
En ce jour le père du Précurseur, * le prophète et prêtre du Très-Haut, Zacharie, * a préparé la table de son mémorial * pour nourrir les fidèles et leur offrir * le vin mêlé de la justice et sainteté. * Acclamons-le comme initié au saint mystère de la grâce de Dieu.

Ikos
Le grand prêtre accepte le silence de la Loi, * tandis que par la voix de l'Ange il reçoit * avec la stérile et chaste Elisabeth * le Précurseur et Prophète de la venue du Christ; * par sa naissance voici que sont inaugurées * la grâce, la rédemption, l'universelle réconciliation; * car l'Agneau et le Créateur * qui renouvelle la nature et dote la Stérile d'un fruit, * le Fils né de la Vierge, est annoncé * par l'initié au saint mystère de la grâce de Dieu.

Synaxaire
Le 5 Septembre, mémoire du prophète Zacharie, père du Précurseur.
Sur le parvis du temple, non loin de l'autel,
le cinq, est tué pour le Verbe et l'Agneau, tel
un agneau de boucherie,
le prophète Zacharie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Lorsque la voix criant dans le désert * sortit de la Stérile, Zacharie, * elle défit les liens de ta langue, et tu crias: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
La Stérile enfanta l'ami de l'Epoux, * le Précurseur annonçant clairement * le Fils de la Vierge aux fidèles s'écriant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Tu fus l'instrument divin de l'Esprit * et tu prédis, bienheureux Zacharie, * que ton enfant serait prophète, en proclamant: * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.
C'est l'achèvement de la Loi, * ô Vierge, qu'en toi reconnut Zacharie, * te voyant récapituler toutes les prophéties; * alors il s'écria: * Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein!

Ode 8
«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié * et pour Moïse révéla dans le buisson ardent * le mystère de la Mère toujours-vierge, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Grand prêtre bienheureux, * tu fus l'interprète de la vérité, * car * Jean le Précurseur a préparé * les chemins du Christ en marchant devant celui * que nous exaltons dans tous les siècles.
Publiquement tu bénis * le Maître qui nous accorde le salut, * le Seigneur de gloire qui est issu * de David selon la chair, * celui que nous exaltons dans tous les siècles.
Tu fus digne des charismes les plus grands, * Prophète dont naquit le Précurseur * qui surpassa tous les prophètes de jadis, * celui qui louait le Seigneur * et l'exaltait dans tous les siècles.
Le grand prêtre et prophète Zacharie * se prosterna joyeusement * devant la Vierge et Mère qui portait le Seigneur de la création, celle que nous exaltons dans tous les siècles.

Ode 9
«Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: * par toi nous avons trouvé le salut; * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Grand prêtre divinement bienheureux, * en plénitude tu reçus * l'inspiration du Paraclet * et tu te mis à bénir le Seigneur.
Illustre Prophète, ayant vu * les paroles de l'Archange réalisées, * immédiatement * tu remuas tes lèvres pour bénir le Seigneur. "
Des misérables le Créateur eut pitié, * il se souvint clairement d'Abraham * et de son alliance, comme tu l'as dit, * prophétisant dans la plénitude de l'Esprit.
Tu as reçu comme ornements * les couronnes de grand prêtre et de martyr * et la prophétique illumination, * puis la gloire suprême en partage, Zacharie.
Tabernacle de la Clarté, * ô Vierge, illumine * mon âme enténébrée par les passions, * afin que dans la foi et l'amour je te glorifie.

Exapostilaire (t. 3)
Tu servis sans reproche le Dieu tout-puissant * dans le sacerdoce de la Loi, prophète Zacharie; * et tandis que tu encensais, l'Ange t'apparut, te disant: * De toi va naître le Précurseur du Christ, * le médiateur entre la Loi et la grâce de Dieu.
Voici que, Vierge Mère, sont dépassées * les obscures images produites jadis par la Loi, * car sans semence tu as enfanté * le divin Législateur, pour la rédemption des mortels, * et moi qui succombe sous la loi du péché, * en la loi divine rends-moi ferme et sauve-moi.

Le reste comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 10:58

6 SEPTEMBRE
Mémoire du miracle opéré à Colosses, c'est-à-dire à Chônes,
par l'archange Michel.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Toi qui rayonnes de splendeur * en présence du Dieu au triple éclat, * archistratège Michel, avec les Puissances d'en-haut, * joyeusement tu t'écries: * Saint est le Père, saint, le Verbe coéternel, * saint est aussi l'Esprit divin, * unique gloire, unique royauté, * unique nature et puissance, unique Dieu.
Ton aspect ressemble au feu, * admirable est ta beauté, * premier parmi les Anges, Michel; * en ta nature immatérielle tu franchis les confins de l'univers * pour accomplir les ordres du Créateur, * révélant ta puissance et ta vigueur * et faisant une source de guérisons * du temple qui s'honore de ton saint nom.
Toi qui prends les vents pour Messagers, * pour Serviteurs des flammes de feu, * ainsi que l'Ecriture le dit, * parmi les armées de tes archanges, Seigneur, * c'est Michel que tu promus général en chef * pour obéir à tes ordres divins, * ô Verbe, et dans la crainte chanter * à ta gloire l'hymne du Dieu trois fois saint.
Gloire au Père, t. 6
Réjouissez-vous avec nous, * toutes les angéliques divisions: * celui qui est votre chef, en effet, * en même temps que notre protecteur, * le grand archistratège Michel, * sanctifie la présente journée * en apparaissant de merveilleuse façon * dans son temple sacré; * c'est pourquoi, le célébrant comme il se doit, * nous lui chantons: Protège-nous * à l'ombre de tes ailes, archange Michel.
Maintenant ...
Réjouissez-vous avec nous, * ensemble des vierges, en chœur, * car notre protection, notre médiatrice, notre abri, * notre immense refuge vient en ce jour consoler, * dans sa divine et sainte providence, les affligés; * c'est pourquoi, la célébrant comme il se doit, * nous lui chantons: Couvre-nous * de ta divine protection, pure Mère de Dieu.

Apostiches, t. 1
Comme chef des célestes armées, * comme puissant protecteur * des hommes sur terre, leur libérateur et gardien, * nous te chantons avec foi, archistratège Michel, * te suppliant de nous délivrer de tout mal.
D'esprits célestes il fit ses Anges,
de flammes de feu, ses serviteurs.
Le chef des Puissances d'en-haut * invite en ce jour les chœurs des mortels * à célébrer avec les Anges la joyeuse festivité * de leur synaxe divine en chantant * une hymne au Dieu trois fois saint.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
Seigneur mon Dieu, tu es si grand.
Les fidèles se réfugiant * à l'ombre de tes ailes, pur esprit, * archange Michel, protège-les, * garde-les tout au long de leur vie; * assiste également, * à l'heure de la mort, chacun de nous * et dans ta bienveillance prête-nous ton secours.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Toi le chef conduisant les armées des Anges au combat, * délivre de tout péril et de toute affliction, * des sombres fautes et de toute maladie * ceux qui d'un cœur sincère te prient * et te chantent, glorieux archistratège Michel, * toi qui vois en incorporel clairement l'Immatériel * et resplendis de l'inaccessible clarté * du Seigneur de gloire qui par amour * pour nous les hommes assuma notre chair * en s'incarnant de la Vierge pour sauver l'humanité.

Tropaire, t. 4
Archistratège des célestes armées, * malgré notre indignité, nous te prions * de nous protéger par tes prières et nous garder * à l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle, * nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment: * Délivre-nous de tout danger, * grand Prince des Puissances d'en-haut.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Nous tenant dans ton temple sacré * et là te magnifiant pieusement * comme le chef des immatérielles armées, * Archistratège divin, nous te supplions avec foi: * arrache-nous à la tyrannie de l'ennemi * et de la géhenne nous menaçant, * par tes saintes prières, délivre-nous.
Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, * malgré notre indignité, de louer ta majesté; * car si tu ne dirigeais l'intercession, * qui nous délivrerait de tant de périls ? * Tu es celle qui nous garde en liberté ; * notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, * car tu sauves de tout danger tes serviteurs.

Cathisme II, t. 4
Archistratège des serviteurs incorporels, * toi qui te tiens en présence de Dieu, * illuminé par le rayonnement de l'au-delà, * éclaire et sanctifie les fidèles te chantant, * délivre-les de la tyrannie de l'ennemi * et demande paisible vie * pour le peuple chrétien et pour tout l'univers.
Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur: * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs; * notre unique espérance repose en toi.
Canon de la Mère de Dieu, puis les canons de l'Archistratège: le premier (t. 4), avec l'acrostiche: Je chante le premier esprit incorporel. Joseph; le second (même ton), signé Joseph dans la 9e ode. Si l'on veut, on chante les catavasies Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
En tout temps illuminé * par la divine splendeur, * éclaire mon esprit pour te chanter, * Archistratège des armées d'en-haut, * forteresse de ceux qui accourent vers toi.
L'Intelligence qui précède tous les temps, * Archistratège très-digne de nos chants, * fit de toi le chef des armées de l'au-delà, * la lumière des cœurs enténébrés, * la divine parure de son Eglise.
Chef des célestes esprits, * à ceux d'en-bas tu fus donné, * excellent archange Michel, * comme forteresse et rempart, * comme glaive pour terrasser les ennemis.
Vierge tout-immaculée, * splendeur des Anges, auxiliatrice des humains, * viens à mon aide, car je suis exposé * aux périls de la mer et sans cesse battu * par la tempête du péché.

«A celui qui jadis conduisit Israël * fuyant la servitude de Pharaon * et qui l'a nourri dans le désert * chantons une hymne de victoire, * comme à notre divin libérateur, * car il s'est couvert de gloire. »
Chantons allégrement * le chef des Anges, ce brillant soleil * éclairant la terre des rayons * de ses miracles et repoussant * sans cesse loin de nous * les ténèbres des tentations.
Toi qui pris pour Messagers, * Seigneur, des flammes de feu, * pour qu'ils accomplissent puissamment * ta sainte volonté, * comme un astre tu fis briller au milieu d'eux * l'archistratège Michel.
Tous ensemble chantons * le Seigneur de bonté * qui nous a donné saint Michel * comme invincible rempart contre l’ennemi, * comme inébranlable soutien * qui toujours nous sauve du péril.
Par ta divine protection * ton saint temple est devenu * la propitiation des pécheurs, * le refuge des opprimés, * le lieu où sont chassées, notre secours, * les maladies, * premier parmi les Anges de Dieu.
Harcèle les fils d'Agar * qui surgissent contre nous, * délivre-nous de la crainte et de l'affliction * qu'ils provoquent parmi nous, * afin que nous puissions te vénérer * comme notre illustre protecteur.
Merveille dépassant l'entendement: * comment le Dieu que nul ne peut saisir * s'est uni aux mortels en naissant de toi * selon la chair, Ô Vierge inépousée, * pour me sauver de la corruption * à laquelle m’a soumis la ruse du serpent?

Ode 3
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Par divine puissance tu parcours, * illustre chef des angéliques armées: * la terre entière en délivrant du malheur * ceux qui invoquent ton saint nom.
Toi le divin héraut, * l'invincible protecteur des croyants, * tu es le maître et le guide des errants, * Archistratège tout à fait semblable à Dieu.
Tu es le pur miroir de la divine clarté * qui reçois très nettement * les réflexions de l'Esprit saint, * archange Michel très-digne d'admiration.
Celui qui par sa volonté * créa les purs esprits immatériels, * Toute-pure, a voulu demeurer corporellement dans ton sein * et l'Invisible s’est laissé voir dans la chair.

«Créateur du tonnerre et des vents, * affermis, Seigneur, mon esprit, * afin que je te chante en vérité * et que j'accomplisse ta volonté, * car il n'est d'autre Saint que toi, notre Dieu. »
Archistratège de Dieu * qui te tiens devant le trône de la Trinité, * participant à sa divinité * et illuminé par les clartés de l'au-delà, * éclaire aussi les chantres de ton nom.
Lorsqu'il te vit l'épée en main, * Josué, frappé d'effroi * par la vision redoutable, s'écria: * Quels sont à présent * les ordres de mon Maître pour ton serviteur?
Jadis tu fus placé par Dieu * à la tête du peuple d'Israël; * à présent c'est des chrétiens * que tu es le secours et le libérateur, * pour les sauver du péril et de l'affliction.
Magnifions grandement le Seigneur * qui nous donne comme défenseur * et comme secours dans l'affliction * le grand Archistratège nous délivrant * des barbares impies en tout temps.
Ceux qui par force sont réduits * en misérable servitude ou captivité * auprès des peuples étrangers, * hâte-toi de les ramener, * Archistratège, en suppliant le Dieu très-haut.
Comme grande montagne te décrit Daniel, * Vierge pure, et Habacuc * comme montagne ombragée par les vertus, * David comme celle de qui prit chair * le Sauveur du monde, notre Dieu.

Cathisme, t. 8
Devenu à juste titre le chef des armées célestes * et le serviteur de la divine gloire, par ordre de ton Créateur * tu es aussi le salutaire médiateur des chrétiens * et dans ta gloire immatérielle tu les arraches au malheur; * c'est pourquoi nous t'acclamons comme il se doit, * nous tous qui célébrons ta sainte festivité; * archistratège Michel, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur tes divines merveilles en ce jour.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Mère de Dieu, tu as conçu dans ton sein, * sans être consumée, la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * l'Auteur de la création, le nourricier de l'univers; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.

Ode 4
«Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
La prime Intelligence, ayant fondé * les esprits célestes par sa volonté, * institua parmi eux * Michel comme leur chef; * par bienheureuse communion * il participe à sa clarté, * illuminé par les divines pensées.
Avec les Trônes, les Principautés, * les Puissances, les Vertus * et les célestes Dominations * tu adresses, bienheureux Michel, * l'hymne sainte à la Trinité, * et à nous qui te chantons, * tu nous assures le salut.
Magnifions le Créateur * et Seigneur de l'univers * qui par miséricorde nous donna * comme sublime protecteur, * comme infaillible rempart * et forteresse, Michel, * l'archistratège lumineux.
Le Prophète inspiré * jadis, ô Vierge, fut initié * à ton merveilleux nous enfantement, * lorsqu'en esprit, très clairement, * il te vit comme la montagne ombragée * dont est venu le Dieu saint * en se revêtant de notre chair.

«Le Prophète, Seigneur, apprenant ta venue, * fut saisi de stupeur; * il reconnut ton œuvre et s'effraya. * Gloire à ta puissance, ô Christ, * gloire à ta divine condescendance. »
Comme jadis sur l'ordre de Dieu * tu exterminas l'armée nombreuse de Sennachérib, * archistratège Michel, * écrase aussi les hostiles fils d'Agar * qui fondent sur le peuple des croyants.
Redoutable est ton aspect, * admirable ta beauté, * resplendissante la gloire, Michel, * que tu révèles à tes amis * en opérant des miracles sans fin.
Toi qui demeures là-haut, * tu ne cesses de visiter ceux d’en-bas, * délivrant de tout malheur, * de l'affliction et des périls * ceux qui t'invoquent, divin Serviteur.
Voici le lieu divin, * le refuge des affligés, * la très-sainte maison * dont le grand Archistratège fait en vérité, pour ceux qu’il sauve, un havre de paix.
Tel une colonne de feu, * Chef des Puissances d'en-haut, * au pieux Archippe tu apparus, * lorsqu'une foule d'impies s'efforçait * d'inonder ton temple sous d'immenses eaux.
Du plus haut des cieux vint Gabriel * t'adresser son angélique salutation; * avec lui, Toute-pure, nous te disons: * Réjouis-toi, Porte sainte que seul a franchie * le Sauveur des hommes, le Christ notre Dieu.

Ode 5
«Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Tu apparus pour guider l'antique Israël * sur l'ordre du chef issu de Jacob * qui se laissa voir aux mortels dans l'épaisseur de la chair, * incorporel archistratège des Anges, Michel.
Divinisé par ta communion avec Dieu, * premier Ange, en l'éclairage immatériel, * tu nous éclaires nous aussi * de la splendeur de tes miracles étonnants.
De grâce resplendit ton temple saint; * le visitant, Michel archange, tu en fais * un océan de guérisons, * un asile contre les passions. Au-dessus des Anges Dieu t'a élevée, * lorsqu'en ton sein très-pur il descendit; * sans cesse supplie-le * de prendre en pitié les chantres de ton nom.

«Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, * car mon esprit, ô Christ, veille devant toi * et te chante: Tu es mon Dieu, * en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »
Prévoyant les merveilles que tu devais accomplir * en ton temple, archange Michel, * les hérauts du Verbe ont annoncé à tous * ce dont nous voyons l'accomplissement.
Celui qui blasphémait jadis tes dons * érigea une maison de prière à ton instigation * après avoir vu guérir son enfant * par l'eau faisant jaillir la grâce.
Venez puiser la grâce et le pardon, * car à tous est proposée * l'intarissable source des guérisons * que l'Archistratège nous révéla sur l'ordre de Dieu.
Dans ta maison divine, archange Michel, * tu prodigues à tous tes bienfaits: * l'ouïe, la voix aux sourds et aux muets, * aux boiteux la marche, aux aveugles la vue.
Archistratège, meurtris l'orgueil * des barbares qui cherchent à détruire ton troupeau; * délivre les captifs emmenés par eux, * afin qu'ils puissent te louer avec nous.
Vierge qui surpasses tous les Anges du ciel * pour avoir enfanté le divin Roi de l'univers, * Souveraine toute sainte, avec eux * intercède auprès de lui pour notre salut.

Ode 6
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
La multitude des fidèles se réjouit * en te louant, Michel, et glorifie * le très-saint Verbe qui a réuni * aux Anges les mortels en sa bonté.
En apparaissant tu as sauvé, * Archistratège, l'armée d'Israël: * accomplissant l'ordre divin, * tu renversas et détruisis les ennemis.
Lorsqu'il te vit, Josué fils de Noun, * devant toi, le chef des Anges, il se prosterna, * saisi de crainte et de respect, * te demandant ton nom sacro-saint.
Heureux le peuple ne cessant * de te dire bienheureuse, toi qui enfantas * le Dieu béni qui par amour * divinise en l'ineffable union les mortels.

«La houle des pensées, me saisissant, * me pousse vers le gouffre sans fond du péché, * mais toi, bon Timonier, dirige-moi * et comme le Prophète sauve-moi. »
Ceux qui voulaient jadis effacer * dans le cours du fleuve l’eau de la bénédiction que tu accordes, saint Archange, aux croyants, tu les en empêchas par ta redoutable protection.
Moïse frappant la roche, les eaux coulèrent jadis, * mais lorsque tu perforas le rocher, * alors furent engloutis les flots d'un fleuve qui jusqu'à présent * témoignent de ton miracle, saint Michel.
Les idolâtres que jadis * enténébrait leur manque de foi, * s'approchant de ton divin temple, ont reçu * par tes prières la lumière du savoir.
Ta nature et ton aspect flamboyants * brûlent les infidèles et illuminent les croyants, * Archistratège des divins serviteurs, * défenseur des fidèles te louant de tout cœur.
En toutes choses imitant la tendresse du Seigneur, * aux humbles aux boiteux tu tends la main, * tu panses les cœurs brisés * et calmes les douleurs de qui accourt auprès de toi.
D'avance le Prophète, ô Vierge, t'a vue * comme Livre où le Verbe fut inscrit * par le doigt du Père; prie-le d'inscrire au livre de vie * les fidèles qui te glorifient.

Kondakion, t. 2
Archistratège de Dieu, serviteur de sa gloire, * guide des mortels et chef des Anges, obtiens-nous * ce qui est utile à nos âmes et la grâce du salut.

Ikos
Immortel Ami des hommes, dans l'Ecriture tu as dit * que la multitude des Anges se réjouit dans le ciel * pour un seul homme qui éprouve du repentir; * c'est pourquoi, seul Seigneur sans péché, toi qui née d'Israël: * sondes les cœurs, * du fond de notre misère nous osons chaque jour * supplier ta bonté de nous prendre en pitié, * nous accordant malgré notre indignité la componction et le pardon, * car pour nous intercède l'archistratège des Anges, demandant * ce qui est utile à nos âmes et la grâce du salut.

Synaxaire
Le 6 Septembre, mémoire du prodigieux miracle opéré à Colosses de Phrygie par l'archistratège Michel.
Michel est apparu, qui des Anges est le chef,
comme un nouveau Noé, sauvant sa propre nef.
Le six, par un miracle, au fleuve qui s'approche,
en y forant un cône, il fait franchir la roche.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé; * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Daniel, levant les yeux, te vit, * bienheureux Gabriel éblouissant comme l'éclair; * debout devant lui, tu lui expliquas * la vision qu'il eut sur le grand fleuve * et lui révélas ensuite l'archange Michel.
Les chefs des Anges Michel et Gabriel * à l'aspect divin et lumineux, * ces excellents consolateurs, * nos gardiens et protecteurs, * fidèles, acclamons-les à pleine voix.
Rayonnant de tout l'éclat * de la divine et majestueuse beauté, * Michel, tu mènes en esprit * l'armée des serviteurs immatériels; * pour nous tous intercède avec eux.
Voyant le Verbe éternel * de l'Etre suprême s'établir en toi * d'ineffable et merveilleuse façon, * l'archange Gabriel te dit: Réjouis-toi, * trône béni du Très-Haut.

«Pour ne s'être prosternés * devant l'image toute en or, * les enfants d'Abraham furent éprouvés * comme l'or dans le creuset; * mais dans la fournaise de feu * comme en la salle du festin * ils dansèrent en chantant: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Lorsqu'il te vit jadis * debout devant lui, * Daniel fut tout à fait * rempli de frayeur; * à tes pieds se prosternant, * il fut instruit clairement * des secrets mystères et s'écria: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ceux que les païens nous assaillant * ont emmenés captifs * en des lieux fort éloignés * et qui invoquent ta protection, * Archistratège de Dieu, * tu les ramènes pleins de joie * et s'écriant de tout cœur: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Les chœurs des Anges, percevant * les hymnes que les mortels * en chœur t'adressent, pleins d'amour, * sont comblés d'inégalable joie * et glorifient le Dieu * qui dans la tendresse de son cœur * a réuni ceux d'en-bas * aux êtres célestes, archange Michel.
Quel endroit se trouve dépourvu * de tes miracles sans fin, * quelle ville n'a ta protection, * Archistratège divin, * et quelle âme abattue * ne t'appelle à son secours * pour s'écrier joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni?
Le guide des errants, * le protecteur des opprimés, * la consolation des défaillants, * le havre de sérénité * pour ceux que tourmentent les esprits mauvais, * le visiteur des malades, la caution des pécheurs, * le flambeau des cœurs enténébrés, * Archange Michel, c'est bien toi.
Dans la chair ayant conçu, * Vierge pure, immaculée, * notre Sauveur et notre Dieu, * notre Maître et Rédempteur, * sans cesse supplie-le * pour que nous soyons sauvés du mal * et, recevant rémission de nos péchés, * nous chantions son ineffable pitié.

Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Chef des Anges incorporels * intercédant pour le salut des humains, * serviteur de Dieu, Michel, * tu ne cesses de chanter: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
Archanges Michel et Gabriel, * astres jumeaux resplendissants de clarté, * illuminant la création * du triple éclat de la divinité, * loin de nous chassez les ténèbres du mal.
La barque de mon âme est en danger * de chavirer dans la tempête du péché: * Archanges, en bons timoniers, * guidez-la, pour la sauver, * vers le port de la divine volonté.
Tel un nymphagogue, l'Archange divin * se présenta pour te dire: Réjouis-toi, * divine Epouse inépousée, * gloire des Anges, rempart * et sauvegarde des humains.

«Que la terre et tout ce qu'elle contient, * la mer et les sources, les cieux des cieux, * la lumière et l'obscurité, * la froidure de l'hiver et l'ardeur de l'été, * les fils des hommes et les prêtres louent le Seigneur * et l'exaltent dans tous les siècles! »
Tu parcours la terre comme un éclair * pour accomplir la divine volonté, * en chef des Anges tu habites les cieux, * grande est ta gloire et ils dépassent l'esprit, * les miracles sans fin que tu accomplis * merveilleusement sur l'entière création.
L'illustre Philippe et le suprême Théologien, * ces témoins oculaires de celui qui pour nous * sur terre s'est montré porteur de notre corps, * ont prédit sous la divine inspiration, * Archange, l'inépuisable grâce de tes guérisons.
Jadis de son bâton Moïse fendit la mer; * à présent l'Archistratège divin * par l'invisible puissance de son bâton * fait passer les débordantes eaux * à travers le creux du rocher.
Le saint temple de l'Archange divin * ressemble à l'immense ciel: * ses miracles y sont les astres illuminant * tous les cœurs des fidèles qui glorifient * dans les siècles le divin Bienfaiteur.
Chef des Anges, comme jadis tu empêchas * la déraisonnable progression de Balaam * par l'ânesse qui fit preuve de raison en s'arrêtant, * de même par tes prières fais échouer * les fils d'Agar qui sans raison nous assaillent chaque jour.
Ô Vierge, tu as enfanté le feu * qui n'a pas brûlé ton sein, * le Verbe du Père qui a rendu la raison * à ceux qui écoutèrent les paroles du Trompeur * et désobéirent à l'Ami des hommes et divin Créateur.

Ode 9
«Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu fais fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Archange, ta divine maison, * dont ta présence lumineuse déjà * fait resplendir la beauté, * par tes miracles rayonne de tout son éclat * et par divine grâce chaque jour * repousse les ténèbres des maladies.
Saints Archanges qui tous deux * rayonnez de charme et de beauté, * sur terre vous faites office de serviteurs * en accomplissant les ordres du Seigneur, * vous repoussez le mal et par l'Esprit divin * sur tous vous envoyez la salutaire clarté.
En ce jour se réjouissent avec nous * les divins Esprits incorporels, * voyant chanté par tous * le grand Archistratège lumineux * qui pour nous demande l'illumination * et la rémission de nos péchés.
Vous les deux Archanges lumineux, * illustre Gabriel et vénérable Michel, * qui sans cesse vous tenez * devant la sainte Trinité, * délivrez- nous de l'esclavage du péché * et de l'éternelle punition.
A la voix de l'ange Gabriel, * Toute-pure, tu conçus le Verbe Dieu * créateur, par sa parole, des célestes armées * et qui nous donne la parole pour chanter * sa condescendance dépassant * nos facultés de la saisir et l'exprimer.

«Le Seigneur fait merveille par la force de son bras, * de leurs trônes il renverse les puissants, * il élève les humbles, le Dieu d'Israël, * soleil levant, lumière d'en-haut, * il nous protège et dirige nos pas * sur le chemin de la paix. »
Lorsqu'en la tendresse de ton cœur * tu t'es montré aux hommes, Verbe divin, * tu leur donnas, pour les garder de tout malheur, * les Anges, et parmi eux l'admirable Michel; * par ses prières nous te supplions * de nous accorder le pardon de nos péchés.
Premier des Anges, les fidèles chrétiens * possèdent en toi leur force et leur pouvoir, * par ton alliance contre l'ennemi * ils repoussent la fureur des païens * et vers le Créateur ils font monter * par toi leurs chants d'action de grâces.
A toi qui ne cesses de chanter * avec les nombreuses myriades au plus haut des cieux * l'hymne du Trois-fois-saint, * tout fidèle t'adresse un cantique sacré; * chef des Anges, nous délivrant de tout malheur * et de toute peine, conduis-nous vers le Seigneur.
Exulte la création en célébrant mystiquement * le grand Archange du Seigneur; * il est le guide des errants, * le havre de tous ceux que le malheur * et les épreuves tourmentent cruellement, * le médecin des malades, la source des miracles.
Tu sanctifias ce temple vénéré, * tu en fis une source de guérisons; * tous ensemble, nous te chantons fidèlement: * Archange, demande pour nous * la rémission de nos péchés, * l'éloignement du mal et le calme parfait.
Te montrant plus vaste que les cieux, * inexplicablement tu pus loger le Dieu * que chantent les chœurs des Incorporels; * Vierge pure, intercède auprès de lui * pour qu'il nous sauve tous, * nous qui sans cesse te disons bienheureuse.

Exapostilaire (t. 3)
Rassemblez-vous, tous les mortels, et contemplez, * voyez le miracle opéré * à Chônes par l'archange Michel: * de son sceptre, l'Incorporel a perforé le rocher * et fait passer le fleuve menaçant la sainte source de ses flots.
L'image excellente que par œuvre divine j'avais reçue, * je m'en suis éloigné, malheureux que je suis, * par l'intempérance dont je fis preuve jadis; * mais toi, ô Christ, dans la tendresse de ton cœur * et par ta communion ineffable avec moi, * tu as pris ma piètre image sur toi, * renouvelant mon être, Sauveur, * dans les entrailles de la Vierge immaculée.

Laudes, t. 1
Comme les Anges dans le ciel * sur terre célébrons * le Dieu qui siège sur son trône de gloire et chantons-lui: * Tu es saint, ô Père des cieux, * Verbe coéternel et très-saint Esprit. (2 fois)
Archistratège Michel, * oculaire témoin de l'ineffable majesté, * toi qui diriges fièrement les célestes esprits * et te tiens devant le trône de gloire éblouissant, * des épreuves et du péril * par tes prières sauve-nous * qui du fond de notre misère te prions.
Archistratège Michel, * toi le premier des Anges incorporels, * l'initié, l'oculaire témoin, * le serviteur de la clarté divine qui rayonne en l'au-delà, * sauve-nous qui vénérons * ta mémoire chaque année * et chantons avec foi la Trinité.
Gloire au Père, t. 5
De tout lieu que protège ta grâce, archange Michel, * la puissance du Diable est chassée: * car Lucifer, après sa chute, ne supporte plus ta clarté; * aussi nous te prions d'éteindre les traits enflammés * qu'il lance contre nous, * archange Michel très-digne de nos chants, * et de nous sauver de ses pièges par ta sainte médiation.
Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:21

7 SEPTEMBRE
Avant-fête de la Nativité de la très-sainte Mère de Dieu;
et mémoire du saint martyr Sozon.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Sur le monde se sont levés * les rayons spirituels * de l'allégresse universelle, annonçant * le Soleil de gloire, le Christ notre Dieu, * en ta naissance, Immaculée, * car tu es en vérité * la médiatrice de la grâce et de la joie.
Ô Vierge immaculée, * la gloire de ton avant-fête, en ce jour, * à tous les peuples annonce déjà * par avance les bienfaits de ta faveur; * dès maintenant tu leur procures la joie, * toi la cause de notre allégresse à venir, * et la jouissance des délices de Dieu.
La pure Mère de Dieu, * la Vierge qu'il choisit pour séjour, * la gloire des Prophètes, * la fille de David, naît en ce jour de Joachim * et d'Anne, chastement, * pour détourner, par son enfantement, * la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
t. 4
En ta faiblesse fortifié * par la force de celui * qui voulut prendre nos faiblesses sur lui, * tu suivis joyeusement le chemin des Martyrs * et sous tes pieds porteurs de la bonne nouvelle tu écrasas, * bienheureux Sozon, l'impuissant ennemi; * c'est pourquoi le diadème de victoire te fut tressé * par l'Ami des hommes et Sauveur de nos âmes, Jésus.
Par tes blessures tu vulnéras les ennemis* et tu leur fis toucher le sol, * armé que tu étais de la Croix, * enveloppé de l'infrangible panoplie, * épris d'amour pour celui qui te fit passer * vers les royaumes immatériels * comme invincible Martyr, * tel un homme appartenant déjà au ciel.
Victorieux martyr Sozon, * imitant le Sauveur et Seigneur * qui pour toi supporta sa volontaire Passion, * toi-même tu t'es livré de plein gré * aux supplices, aux amputations, * aux intolérables châtiments; * aussi te donna-t-il en récompense les charismes du ciel * et fit de toi pour ceux qui t'aiment une source de guérisons.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Ton auguste Nativité, * Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges dans le ciel * nous tous, le genre humain, * sur terre nous la disons bienheureuse, car tu devins * la Mère du Créateur universel, * le Christ notre Dieu; * implore-le sans cesse, nous t'en prions, * pour nous dont l'espoir * après Dieu repose en toi, * divine Mère inépousée et toute-digne de nos chants.

Apostiches, t. 8
Merveille suscitant l'étonnement: * d'une mère sans enfant * et de l'inféconde stérilité, * comme un bâton qui fleurira, * naît en ce jour l'Inépousée, * des justes Joachim et Anne, la Mère de Dieu; * l'ensemble des Prophètes se réjouit maintenant, * en sa naissance les Patriarches exultent de joie.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
En ce jour exulte David, * Jessé danse de joie maintenant et Lévi magnifie le Seigneur, * le Juste Joachim se réjouit en esprit, * Anne est délivrée de la stérilité * par ta naissance, ô Vierge pleine de grâce, Marie; * chœurs des Anges avec nous les mortels, * ensemble disons bienheureux le sein qui t'a portée.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
L'ensemble des humains te chante allégrement: * Temple du Seigneur, réjouis-toi, * divine table et montagne sacrée, * réjouis-toi, chandelier resplendissant, * gloire des orthodoxes, réjouis-toi, * Vierge Marie, Mère du Christ notre Dieu, * réjouis-toi, trône de feu, * buisson non consumé, tabernacle, espérance de tous les chrétiens.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
L'universelle joie, * la fleur des justes, pour nous s'est levée, * de Joachim et d'Anne, la Vierge toute-digne de nos chants * qui grâce à son extrême pureté * devient le temple vivant de Dieu * et seule en toute vérité * est reconnue comme sa Mère immaculée. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * envoie sur le monde la paix * et sur nos âmes la grâce du salut.

Tropaire, t. 4
De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la servante de Dieu, * en ce jour est enfantée pour nous; * l'univers exulte, renouvelé, * ensemble se réjouissent la terre et le ciel. * Familles des nations, louez-la. * Joachim triomphe, Anne en fête s'écrie: * La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Enfantée merveilleusement par la Stérile en ses douleurs, * dans ton sein virginal tu dépassas la nature en concevant; * poussée toi-même comme splendide rameau, * tu fis fleurir pour le monde la Vie; * c'est pourquoi les Puissances des cieux * te chantent, ô Mère de Dieu: * Gloire à ta vénérable Nativité, * gloire à ta virginité, * gloire à ta maternité, seule tout-immaculée.

Cathisme II, t. 5
Tous les êtres célestes se réjouissent maintenant, * le genre humain célèbre cette fête avec eux, * d'allégresse exultent les Prophètes mystiquement; * celle qu'en figures ils ont vue * dans les antiques générations * comme urne, comme sceptre ou buisson, * comme porte, comme trône ou lumineuse nuée * et comme grande montagne, en ce jour est enfantée.

Après le Psaume 50, canon de l'Avant-fête, avec l'acrostiche: Je chante ta naissance, Servante de Dieu. Joseph; puis le canon du Saint, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Exultant d'allégresse, chantons * l'anniversaire sacré * de la divine Mère en ce jour, * car elle enfanta la Joie de l'univers * en effaçant le deuil de la mère des vivants.
De la Stérile voici que sort * la Vierge rendant stérile le péché, * celle que la Loi et les Prophètes divins * d'avance ont décrite ou révélée, * la Souveraine toute pure, immaculée.
Voici qu'est enfanté * le temple et le palais du Roi: * faisant d'elle sa demeure, le suprême Dieu * va faire aussi de tout croyant * l'habitacle de la sainte Trinité.
Tu es la splendide chambre nuptiale, divine Fiancée, * et le trône du Dieu très-haut: * y siégeant corporellement, il éveillera * ceux qui sont assis dans les ténèbres de perdition * à la lumière de la connaissance, dans sa bonté enfante la Mère

«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Intercède, illustre Sozon, * auprès du bienfaisant Seigneur * pour qu'il sauve de toute affliction, * des épreuves et des périls * ceux qui fêtent en ce jour ta mémoire sacrée.
Sur la haute voûte de l'Eglise, le Christ * a fait de toi un astre resplendissant, * éclairant, glorieux Martyr, * de la splendeur de tes combats * l'ensemble de la terre habitée.
Avec les traits de ta patience, bienheureux Sozon, * ayant frappé les ennemis du Seigneur * et sous le glaive de ta noble ardeur * ayant taillé en pièces leurs armées, * tu as reçu le diadème des vainqueurs.
Selon la volonté du Père tu conçus * sans semence le Fils de Dieu * grâce à l'Esprit; et dans la chair tu enfantas * celui qui est sans mère , en ce jour est dans les cieux * et qui sans père est né de toi pour nous sauver.

Ode 3
«Puisque l'Eglise des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons: * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »
D'une terre sans fruit * la fertile terre est née * qui va faire pousser * le Jardinier de tous les biens * et l'épi porteur de vie * qui par volonté divine doit nourrir l'univers.
En ce jour il a poussé, * le rameau de la virginité * d'où sortira, tel une fleur, * le Dieu qui nous planta, * pour retrancher les pousses du mal, * en son extrême bonté.
La montagne non taillée * que l'infertile roche a enfantée * va produire comme fruit * le Roc spirituel * qui brisera totalement * les images taillées par le Maudit.
Les préfigurations de la Loi * d'avance t'ont révélée, * ô Vierge, car tu as porté * en dépassant les naturelles lois * le Législateur qui merveilleusement * te conserva ton irréprochable virginité.

«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Les fleuves de ton sang * versé à flots pour le Christ * éteignirent le feu des impies, * illustre et victorieux Martyr.
Patiemment tu supportas * la grêle des tourments, * comme inébranlable tour * renversant la forteresse de l'erreur.
A la manière de David * tu renversas le tyran, nouveau Goliath, * et toute son armée * avec la fronde de la foi.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * pour les hommes tu es devenue * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

Cathisme, t. 4
Sauvé par la foi, victorieux martyr Sozon, * pour les naufragés tu es devenu * le calme port du salut, * par la providence du Christ notre Dieu; * tu fais sourdre pour ceux qui t'aiment des fleuves de guérisons, * tu apaises chaque jour l'inflammation des maladies; * c'est pourquoi nous glorifions avec foi ta mémoire sacrée.
t. 8
Se réjouisse le ciel et que la terre exulte de joie, * puisque vient au monde le firmament de notre Dieu, * selon la promesse, la divine Fiancée. * La Stérile allaite Marie, son enfant; * et Joachim se réjouit de cet enfantement, * disant: Voici que m'est né le rameau * d'où fleurit le Christ, sur la racine de David. * Merveille qui suscite en vérité l'étonnement!

Ode 4
«Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Sur terre est enfantée * la Vierge surpassant les Anges du ciel, * incomparable en sainteté, * inégalable en pureté, * puisqu'elle enfantera le Christ, * l'universelle purification, * la sainteté, la parfaite rédemption.
Bienheureux est devenu * le sein d'Anne, en vérité, * car il mit au monde celle dont le sein * devait contenir * le Verbe bienheureux * que nul espace ne contient * et qui accorde à tout fidèle de naître à nouveau.
Les ténèbres du mal * commencent à diminuer, * car la vivante nuée du Soleil * se lève d'un stérile sein: * c'est la Vierge tout-immaculée * dont nous allons célébrer * la lumineuse nativité.
Comme un fertile olivier * issu de la racine de Jessé, * Anne, ô Vierge, te fait pousser, * toi qui produiras * le Verbe de compassion * d'où s'écoulent en tout temps * grâce, miséricorde et vérité.

«Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Enflammé par amour divin, * comme broussailles tu consumas * par tes paroles l'erreur des sans-Dieu * et t'écrias joyeusement: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Temple saintement construit par le Seigneur, * tu entras dans le temple des païens, * avec courage tu brisas * les idoles qu'ils vénéraient, * illustre et victorieux Martyr.
Ton saint temple est devenu le lieu * où sont guéris de toute maladie * les fidèles le visitant * et glorifiant tes hauts-faits, * admirable et victorieux Martyr.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.

Ode 5
«L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Voici qu'est enfanté * maintenant le livre scellé * que nul homme n'ouvrira * selon la naturelle loi, * mais qui sera gardé * pour que le Verbe y puisse demeurer, * comme les livres des Prophètes l'annoncèrent dans l'Esprit.
En ce jour est enfantée * la Vigne du salut * qui produira le pur raisin * distillant le suc divin * dont tout homme qui en boit * récolte mystiquement * la divine et salutaire joie.
Vous les Anges, tressaillez de joie, * vous unissant aux chœurs des humains, * puisque la Vierge enfantée * par la Stérile en ce jour * fait cesser notre chagrin * et donne le prélude de la joie * à ceux qui fêtent sa naissance sacrée.
D'avance le Prophète divin * t'a décrite clairement * comme livre nouveau * où le Verbe sera gravé * par le doigt paternel * pour inscrire au livre de vie * tous ses fidèles, en sa bonté.

«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Saint Martyr, comme un flambeau sans cesse lumineux, * allumé au feu de la Trinité, * tu réduisis les ténèbres des multiples faux dieux.
Bienheureux, tel une rose épanouie * grâce au flot vermeil de ton sang, * du parfum de tes miracles tu embaumes l'univers.
Mystique pampre de la vigne du Christ, * par ton martyre tu versas le vin de componction * pour les fidèles qui te glorifient.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

Ode 6
«Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
En ce jour est née la passerelle conduisant * vers la clarté le genre humain, * l'échelle céleste, la divine montagne élevée, * la virginale et bienheureuse Mère de Dieu.
La coquille sainte Anne a produit * la pourpre qui teindra le tissu * de l'incarnation du Roi: * chantons-la tous comme il se doit.
D'une gouttelette est provenue * la fontaine immaculée * qui, faisant naître l'océan du salut, * arrêtera l'immense cours des faux dieux.
Sur la racine sans fruit tu as poussé * pour déraciner les ronces du péché * par ton merveilleux enfantement, * toujours-bienheureuse et virginale Mère de Dieu.

«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Par amour de Dieu ayant choisi * d'être immolé, tu fus offert * à sa table en victime sans défaut, * Martyr illustre, et c'est pourquoi * nous te vénérons en notre foi.
Sans avarie tu traversas, * bienheureux Martyr, l'océan de l'erreur * et tu abordas au port * du royaume d'en-haut * pour jouir de l'éternelle sérénité.
L'impitoyable persécuteur * te déchira les entrailles avec des ongles de fer; * mais avec gloire tu remis * entre les mains de Dieu ton esprit, * bienheureux Martyr que nous chantons.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! * une Vierge dans son sein * sans épousailles a conçu, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.

Kondakion, t. 3
En ce jour la Mère de Dieu, la Vierge Marie, * l’indissoluble palais nuptial du céleste Epoux, * par divine décision naît de la Stérile pour devenir * le char du Verbe divin; * c'est à cela qu'est destinée, en effet, * la divine porte qu'est la Mère de la vie.

Ikos
A la Stérile est donnée comme fruit * la divine Servante, Marie; * celle que jadis les Prophètes divins * contemplèrent d'avance en esprit, * la voyant bondir sur le giron de sainte Anne en ce jour, * avec le fidèle Joachim nous accourons vers cette fête en esprit * et nous invitons les absents en leur disant: * Voici que d'un stérile sein a surgi * le rappel du monde vers Dieu, * la divine porte qu'est la Mère de la vie.

Synaxaire
Le 7 Septembre, mémoire du Saint martyr Sozon.
Aux tourments corporels a résisté Sozon,
son âme contemplant le seul Sauveur du monde.
Rutilant sous les coups d’une main furibonde,
le sept, il a rejoint la céleste maison.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Joachim et Anne, bienheureux * nous vous disons, car vous avez conçu * la bienheureuse et pure Mère de Dieu * qui, à son tour, enfantera * le Verbe bienheureux, * celui dont les croyants * héritent la béatitude dans les cieux.
En toi, ô Tout-immaculée, * tes parents ont hérité * le don le plus précieux, * la Vierge concevant le Dieu * qui enrichit des suprêmes dons * ceux qui chantent: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Anne, divinement nommée, * de tes mamelles distillant * un suc plus que nectar excellent, * tu allaitas celle qui devait * allaiter le Verbe si bon, * celui qui donne le lait, * le nourricier de toute chair.
Exulte et danse, David, * joue de la harpe, divinement inspiré, * car voici, l'arche dont jadis * tu avais d'avance parlé * est sortie d'un stérile sein, * conservée pour notre Dieu, * le Roi de la création.

«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Jeté dans la fournaise des pénibles châtiments, * tu reçus de Dieu la patience comme rosée, * saint Martyr, et dans l'action de grâces tu chantais: * Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.
Possédant une âme plus brillante que tout or, * tu n'as pas voulu sacrifier * à la statue d'or d'un dieu inanimé, * mais toi-même t'immolas * en sacrifice de bonne odeur pour notre Dieu.
Toi qui étais un pâtre de brebis, * le Pasteur suprême te plaça * comme agneau sans tache, illustre Martyr, * au milieu de son troupeau non errant * et sans dommage te garda des loups spirituels.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Ouvrons nos lèvres pour chanter * et glorifier l'anniversaire divin * de celle qui donna, grâce à l'Esprit, * un corps au Verbe, suprême Dieu * digne de toute louange, nous écriant: * Louez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Exultez, Prophètes divins, * honorant la Vierge en sa nativité; * c'est elle, en effet, qui accomplit * tous vos oracles en enfantant * le Christ que vous avez révélé * comme le Roi de l'univers * que nous exaltons dans tous les siècles.
Montagnes, faites éclater la joie; * Apôtres et Martyrs, chantez en chœur, * exultez d'allégresse, les Justes et les Saints, * en ce jour, pour la nativité * de la Mère du Seigneur, en proclamant: * Toutes ses œuvres, louez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
Il a fleuri le doux pommier, * la divine rose s'est épanouie * pour embaumer en ce jour * les confins de l'univers * et chasser les miasmes du péché: * c'est la Mère du Verbe, l'Immaculée * que nous exaltons dans tous les siècles.
Nature humaine qui jadis * étais stérile et dépourvue * des dons sacrés de l'Esprit saint, * en ce jour réjouis-toi de voir * naître de la Stérile la Servante de Dieu; * chante: Louez, ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Ayant coupé la main de la statue d'or, * tu l'as donnée aux indigents, * te réservant l'inépuisable trésor * du martyre, en t'écriant, * illustre et glorieux Sozon: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Dans la chair te mesurant avec l'incorporel, * tu le renversas, avec le Christ pour allié; * en récompense tu reçus * le pouvoir des miracles, saint Martyr, * de celui pour qui tu t'écriais joyeusement: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ayant ouvert la bouche, tu l'emplis, * glorieux Sozon, de l'Esprit saint; * quant à celle des ennemis qui blasphémaient le Créateur, * tu l'as comblée de confusion; * et pour le Christ tu t'écrias joyeusement: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la Mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté, * Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.

Ode 9
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »
Voici que nous apparaît clairement * le temple saint de Dieu; * la glorieuse cité du Roi s'édifie * et le Paradis lumineux * fleurit joyeusement, * nous procurant l'antique Eden, * l'intimité des hommes avec Dieu.
En ce jour nous est montrée * la lampe aux reflets d'or: * la Lumière d'avant les siècles, y demeurant, * dissipera les ténèbres de l'impiété * pour illuminer tous ceux * que retient la nuit du mal * et faire d'eux les vrais fils du jour par la foi.
En ce jour la terre exulte de joie, * car elle a vu l'enfantement du nouveau ciel divin; * demeurant selon la chair en ce radieux firmament, * celui qui transcende les cieux * y fera monter les mortels, * les divinisant dans sa bonté; * en nos hymnes, fidèles, nous le magnifions.
Anne et Joachim * ont produit, tous deux, splendidement * l'Agnelle sans défaut * d'où sortira l'Agneau pascal * qui, pour le monde immolé, * ôtera les fautes des humains, * faisant cesser les sacrifices offerts aux démons.
Toi qui enfantes la Clarté, * illumine aussi nos cœurs * célébrant, divine Mère, dans l'Esprit * ta lumineuse nativité; * fais-nous participer à la lumière à venir, * accorde-nous la délivrance de tout mal, * par tes maternelles prières, et la paix.

«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Comme pierre précieuse tu fus élu * par la pierre d'angle qu'est le Christ; * roulant sur le sol, tu détruisis, * saint Martyr, la forteresse de l'erreur * et tu affermis les cœurs des croyants.
L'Eglise du Christ, te possédant, * saint Martyr, comme un fleuve de vie, * en s'abreuvant des flots de ton sang * resplendit sans cesse de la beauté * que lui confèrent tes miracles et tes exploits.
Pour prix de tes combats * et de tes peines, illustre Sozon, * tu as trouvé le royaume des cieux; * souviens-toi donc là-haut * des fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Brise les chaînes de mes péchés, * Vierge Mère de Dieu, * seule comblée de grâce, qui enfantas * la source de miséricorde, et comble-moi * d'allégresse pour dignement te magnifier.

Exapostilaire (t. 3)
Protégé par l'armure de ta Croix, * ô Verbe, ton Martyr victorieux * triompha des puissances ennemies, * confondit les tyrans et pour toi combattit, * ô Christ, roi de tous, et règne dans le ciel avec toi.
t. 2
Entière création, réjouis-toi, * éprouvant l'allégresse de saint Joachim * et d'Anne, la chaste éponyme de la grâce, pour avoir enfanté * contre tout espoir la pure vierge Marie, la Mère de Dieu, * dont le fruit est pour les hommes le salut, * le Christ notre Dieu qui reçut d'elle ineffablement notre chair.

Apostiches, t. 2
Descendance d'Adam, * venez et chantons * la descendante de David * qui mit au monde le Christ, * la toute-pure vierge Marie.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Offrons une hymne au Rédempteur, * au Seigneur qui nous donna * comme fruit d'un stérile sein * la seule toujours-vierge devenue * la sainte Mère de notre Dieu.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
De merveilleuse façon * vient au monde en ce jour * d'un stérile sein * l'allégresse de l'univers, * la sainte Mère du Seigneur notre Dieu.
Gloire au Père … Maintenant…
La Souveraine de l'univers * que Dieu s'est destinée pour séjour, * le temple de son éternelle divinité, * en ce jour s'est avancée, * comblant de gloire le sein d'Anne jadis infécond; * par elle l'impudence de l'Enfer est terrassée; * Eve, la mère du genre humain, * entrera désormais * dans l'assurance de la vie. * Crions-lui, comme il se doit: * Bienheureuse es-tu parmi les femmes, ô Vierge Marie, * et le fruit de ton sein, Jésus, est béni.

Si l'avant-fête tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 du Ménée. Gloire au Père: du Ménée. Maintenant: Dogmatique du ton. Entrée. Prokimenon du jour et ecténies. Apostiches du ton. Gloire ... Maintenant: du Ménée. Tropaires du dimanche et du Ménée (s'il y a artoclasie: Réjouis-toi, 2 fois, et tropaire de l'avant-fête).
A Matines: tropaires du dimanche et du Ménée. Cathismes du dimanche avec leurs théotokia. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection. Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Canons du dimanche et du Ménée. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathismes du Ménée. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, Plus vénérable que les Chérubins. Exapostilaires du dimanche et du Ménée. A Laudes: 4 stichères du ton et 4 du Ménée (ceux des Apostiches, y compris le doxastikon). Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:32

8 SEPTEMBRE
Nativité de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Anne et Joachim * se réjouissent d'avoir pour enfant * l'unique Mère de Dieu, * les prémices de notre salut; * avec eux, nous aussi, * célébrons une fête en ce jour, * disant bienheureuse la Vierge pure issue de la racine de Jessé.
Anne fit naître en ce jour * le rameau planté par Dieu, * la divine Mère, le salut des humains, * celle dont naquit d'étonnante façon * le Créateur de l'univers * afin de purifier * de toute souillure Adam, par extrême bonté.
La pure Mère de Dieu, * la Vierge qu'il choisit pour séjour, * la gloire des Prophètes, * la fille de David naît en ce jour de Joachim * et d'Anne, chastement, * pour détourner, par son enfantement, * la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
Un sol infertile jadis * fait naître une terre portant son fruit * et la Stérile nourrit de son lait * le fruit de son sein; ô merveille, vraiment: * voici qu'est allaitée * celle qui reçut en elle le pain du ciel, * la nourricière de notre Vie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
A mis de la Vierge, venez, * et vous tous qui aimez la pureté, * accueillez de tout cœur la gloire de la virginité, * la source de la vie * jaillissant de la roche desséchée, * le buisson né de la Stérile sans enfants * pour contenir le feu immatériel * qui purifie nos âmes et leur donne la clarté.

Apostiches, t. 2
Aux hommes s'est montrée * la Vierge, cette enfant * d'Anne et de Joachim, * pour que des liens du péché * fût délivrée l'entière humanité.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Montagne ombragée * s'est montrée, en vérité, * sainte Anne en sa stérilité: * par elle fut donné * le salut à tous les croyants.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Ayant brisé les chaînes retenant * sainte Anne en la stérilité, * la Vierge immaculée * vers les hommes s'est avancée, * leur offrant la rémission des péchés.
Gloire au Père ... Maintenant...
Fidèles, glorifions * la Vierge immaculée; * de la Stérile, en effet, * voici que naît celle par qui * notre stérile nature se trouve renouvelée.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 6
En ce jour le Dieu qui repose * sur les trônes spirituels * s'est préparé sur terre un trône saint; * et celui qui établit avec sagesse les cieux * en son amour du genre humain * se ménage un ciel doué de vie; * car d'une racine sans fruit * pour nous les hommes il fait surgir * sa propre Mère comme plante porteuse de la Vie. * Ô Dieu des merveilles, * toi l'espérance des sans-espoir, * Seigneur des puissances, gloire à toi.
Voici le jour du Seigneur; * peuples, d'allégresse jubilez: * voici que la chambre de l'Epoux, * resplendissante de sa clarté, * le livre du Verbe de vie * d'entrailles humaines est sorti; * et la Porte qui regarde vers l'Orient, * mise au monde en ce jour, * attend le Grand Prêtre et son entrée, * seule capable d'introduire le seul Christ * dans l'univers habité, * pour le salut de nos âmes.
Même si des femmes stériles ont conçu * d'illustres enfants * parce que tel était le vouloir du Seigneur, * Marie les surpasse toutes par sa divine splendeur, * car, étant née merveilleusement * d'une mère jusqu'alors sans enfant, * elle enfanta dans la chair le Dieu de l'univers, * hors des lois de la nature, sans semence dans le sein; * elle est la seule porte du Fils unique de Dieu * qui la laissa close en la franchissant * et, réglant toutes choses sagement * selon son bon plaisir, * pour tous les hommes opéra le salut.

En ce jour s'ouvrent les verrous de la stérilité * et s'avance la virginale porte de Dieu; * en ce jour la grâce devient porteuse de fruit, * manifestant au monde la Mère de Dieu * par qui la terre s'unit aux cieux * pour le salut de nos âmes.
Ce jour est le prélude de l'universelle joie * et la brise annonciatrice du salut * en ce jour s'est mise à souffler; * la stérilité de notre nature a pris fin, * car la Stérile enfante celle qui vierge demeurera * même après l'enfantement du Créateur; * par elle Dieu s'approprie * ce qui par nature lui était étranger * et les hommes égarés * reçoivent le salut opéré dans la chair * par le Christ ami des hommes et rédempteur de nos âmes.
Anne la stérile en ce jour * met au monde la divine Enfant * d'avance élue entre toutes les générations * comme demeure du Créateur et Roi de l'univers, * le Christ notre Dieu, * en accomplissement de la divine Economie * par laquelle nous, les mortels, * avons été façonnés à nouveau * et tirés de la poussière du tombeau * pour une vie qui n'a pas de fin.
Gloire au Père ... Maintenant ..,
En ce jour le Dieu qui repose * sur les trônes spirituels * s'est préparé sur terre un trône saint; * et celui qui établit avec sagesse les cieux * en son amour du genre humain * se ménage un ciel doué de vie; * car d'une racine sans fruit * pour nous les hommes il fait surgir * sa propre Mère comme plante porteuse de la Vie. * Ô Dieu des merveilles, * toi l'espérance des sans-espoir, * Seigneur des puissances, gloire à toi.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Genèse
(28, 10-18)
Jacob quitta le Puits du Serment et partit pour Haran. Il s'avança jusqu'en un lieu où il passa la nuit, car le soleil s'était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et dormit en ce lieu. Il eut un songe: voici qu'une échelle était fixée en terre et son sommet arrivait jusqu'au ciel, et les Anges de Dieu y montaient et descendaient. Sur elle s'appuya le Seigneur, qui lui dit: Je suis le Dieu d'Abraham ton père et le Dieu d'Isaac; ne crains pas! La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne ainsi qu'à ta postérité. Ta descendance sera comme les grains de poussière dans le sol, elle s'étendra sur l'occident et l'orient, le nord et le midi, et toutes les nations de la terre seront bénies à cause de toi et de ta postérité. Voici que je suis avec toi pour te garder partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t'abandonnerai pas que je n'aie accompli ce que je t'ai promis! Jacob s'éveilla de son sommeil et il dit: Vraiment, le Seigneur est en ce lieu, et je ne le savais pas! Saisi de crainte, il ajouta: Que ce lieu est redoutable! C'est bien ici la maison de Dieu, c'est ici la porte du ciel!

Lecture de la prophétie d'Ezéchiel
(43,27 - 44,5)
Ainsi parle le Seigneur: Le huitième jour et dorénavant, les prêtres offriront sur l'autel vos holocaustes et vos sacrifices de paix; et je vous serai favorable, dit le Seigneur. Puis il me ramena du côté de la porte extérieure du sanctuaire qui regardait vers l'orient: elle était fermée. Le Seigneur me dit: Fils d'homme, cette porte restera fermée, on ne l'ouvrira pas, et personne n'y passera; car le Seigneur Dieu d'Israël entrera par cette porte, et elle sera fermée. C'est là que le Prince s'assoira pour prendre son repas en présence du Seigneur. Il entrera par le vestibule du porche et sortira par le même chemin. Il me conduisit ensuite par le porche septentrional, devant le temple; je regardai, et voici qu'était rempli de sa gloire le temple du Seigneur.

Lecture des Proverbes
(9,1-11)
La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a mêlé son vin et préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la cité: Que le simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon pain et boire du vin que j'ai mélangé. Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants, de peur qu'ils ne te haïssent; reprends le sage, et il t'en aimera.
Donne au sage l'occasion, il deviendra plus sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de sagesse, la crainte du Seigneur; et la science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de la Loi: de cette façon tu vivras longtemps, et des années de vie te seront ajoutées.

Litie, t. 1
Le principe de notre salut, * peuples, ce fut la présente journée; * car la prédestinée depuis les antiques générations, * la Mère et Vierge, le tabernacle de Dieu, * c'est la Stérile qui vient de l'enfanter, * rameau fleuri sur la racine de Jessé. * Adam le premier-père se réjouisse, * qu'Eve aussi tressaille de joie! * Car voici qu'en vérité * l'aïeule, qui fut formée d'une côte d'Adam, * proclame bienheureuse * sa fille et descendante, en disant: * Ma délivrance est enfantée; * des chaînes de l'Enfer je vais être libérée! * David se réjouisse et sur la harpe * bénisse le Seigneur notre Dieu, * puisque d'un stérile sein * la Vierge sort en ce jour * pour le salut de nos âmes.
t. 2
Amis de la Vierge, venez, * et vous qui aimez la pureté, * accueillez de tout cœur la gloire de la virginité, * la source de la vie * jaillissant de la roche desséchée, * le buisson né de la Stérile sans enfants * pour contenir le feu immatériel * qui purifie nos âmes et leur donne la clarté.
Quel est ce chant de fête, à présent? * Anne et Joachim mystiquement * exultent d'allégresse en disant: * Réjouissez-vous avec nous, * Adam et Eve, en ce jour, * car, si jadis vous avez fermé * par votre transgression le Paradis, * un illustre fruit nous est donné, * Marie, la servante de Dieu * qui ouvre de nouveau * à tous les hommes l'entrée de l'Eden.
La Souveraine de l'univers * que Dieu s'est destinée pour séjour, * le temple de son éternelle divinité, * en ce jour s'est avancée, * comblant de gloire le sein d'Anne jadis infécond; * par elle l'impudence de l'Enfer est terrassée; * Eve, la mère du genre humain, * entrera désormais * dans l'assurance de la vie. * Crions-lui, comme il se doit: * Bienheureuse es-tu parmi les femmes, ô Vierge Marie, * et le fruit de ton sein, Jésus, est béni.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
En ce jour de bienheureuse solennité * faisons retentir joyeusement * la cithare mystique de nos cœurs; * car de la semence de David * en ce jour est enfantée * celle qui chasse les ténèbres, la Mère de la Vie; * par elle Adam recouvre sa splendeur, * Eve est rappelée au Paradis, * elle nous tire de la fosse et fait sourdre la vie; * par elle nous sommes déifiés * et, délivrés de la mort, * avec Gabriel fidèlement nous lui chantons: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi nous accorde la grâce du salut.

Apostiches, t. 4
L'universelle joie, * la fleur des justes, pour nous s'est levée, * de Joachim et d'Anne, la Vierge toute-digne de nos chants * qui grâce à son extrême pureté * devient le temple vivant de Dieu * et seule en toute vérité * est reconnue comme sa Mère immaculée. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * envoie sur le monde la paix * et sur nos âmes la grâce du salut.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Un Ange l'ayant prédit, * ô Vierge, en ce jour tu es née * des justes Joachim et Anne comme un fruit consacré, * comme le ciel et le trône de Dieu, * comme l'urne de pureté, * annonçant la joie au monde entier * et nous procurant notre Vie, * effaçant la malédiction et nous apportant la bénédiction. * Aussi, Vierge élue par notre Dieu, * au jour de ta naissance demande la paix * et pour nos âmes la grâce du salut.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Anne, jadis stérile et sans fruit, * joyeusement batte des mains en ce jour; * que sur terre on s'habille de brillants vêtements; * que jubilent d'allégresse les rois, * que les prêtres exultent en bénédictions; * que soit en fête le monde entier: * voici que l'épouse du Père, la Reine immaculée, * sur la racine de Jessé comme fleur éclôt. * Jamais plus les femmes n'enfanteront dans le deuil, * car l'allégresse a fleuri, * la vie des hommes en ce monde vient. * Jamais plus ne seront repoussées les offrandes de Joachim, * les plaintes d'Anne se changent en joie: * Avec moi, dit-elle, se réjouisse le peuple élu, * car le Seigneur m'a donné * le vivant palais de sa divine gloire pour la joie, * la commune allégresse et le salut de nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Venez, tous les fidèles, vers la Vierge accourons: * voici que naît en effet * celle qui dès le sein fut d'avance choisie * pour être la Mère de notre Dieu, * le trésor de la virginité, * le rameau d'Aaron qui a fleuri sur la racine de Jessé, * celle que les Prophètes ont annoncée, * celle que les justes Joachim et Anne ont fait fleurir; * au jour de sa naissance le monde connaît le renouveau; * en son enfantement l'Eglise est revêtue de sa beauté; * elle est le temple saint, le tabernacle de Dieu, * le calice vierge, la chambre du Roi; * en elle s'accomplit le mystère étonnant * de l'ineffable union * des deux natures en la personne du Christ; * nous prosternant devant lui, nous chantons * la naissance immaculée de la Vierge.

Tropaire, t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l'univers, * car de toi s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction * et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie. (3 fois)


MATINES

Cathisme I, t. 4
David, proclame le serment * que t'a fait le Seigneur notre Dieu: * Le serment qu'il me fit, déclares-tu, * je le vois accompli, * puisque c'est la Vierge qu'il m'a donnée * comme fruit sorti de mon sein; * elle enfante le Créateur, le Christ, nouvel Adam, * comme Roi sur le trône fait pour moi; * voici qu'il règne maintenant, * celui dont le règne n'a pas de fin. * La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Cathisme II, t. 4
De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la servante de Dieu, * en ce jour est enfantée pour nous; * l'univers exulte, renouvelé, * ensemble se réjouissent la terre et le ciel. * Familles des nations, louez-la. * Joachim triomphe, Anne en fête s'écrie: * La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * Vierge toute sainte, * vénérant les saints ancêtres de Dieu, * et nous célébrons * ta glorieuse Nativité.
Versets 1: Souviens-toi, Seigneur, de David et de toute sa douceur. 2: Qui parle de toi te glorifie, cité de Dieu. 3: A David le Seigneur l'a promis en vérité, jamais il ne s'écartera de son serment. 4: Car le Seigneur a fait choix de Sion, il en a fait le lieu de son séjour. 5: Un fleuve réjouit la cité de Dieu, le Très-Haut sanctifie sa demeure. 6: Rassasions-nous des biens de ta maison, saint est ton temple, merveille pour les justes. 7: Je célébrerai ton nom d'âge en âge, que les peuples te louent dans les siècles des siècles! 8: Béni soit à jamais le Seigneur, dans les siècles des siècles!
Gloire au Père ... Maintenant ...
Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 8
Se réjouisse le ciel et que la terre exulte de joie, * puisque vient au monde le firmament de notre Dieu, * selon la promesse, la divine Fiancée. * La Stérile allaite Marie, son enfant; * et Joachim se réjouit de cet enfantement, * disant: Voici que m'est né le rameau * d'où fleurit le Christ, sur la racine de David. * Merveille qui suscite en vérité l'étonnement!
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Je célébrerai ton nom d'âge en âge. Verset: Mon cœur a fait jaillir un verbe excellent, et je dis: mon œuvre est pour le Roi. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 4
L'universelle joie, * la fleur des justes, pour nous s'est levée, * de Joachim et d'Anne la Vierge toute-digne de nos chants * qui grâce à son extrême pureté * devient le temple vivant de Dieu * et seule en toute vérité * est reconnue comme sa Mère immaculée. * Par ses prières, Ô Christ notre Dieu, * envoie sur le monde la paix * et sur nos âmes la grâce du salut.

Canon 1 (t. 2), œuvre du moine Jean. Canon II (t. 8), œuvre d'André de Crète. Catavasies de la Croix.


Ode 1, t. 2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Venez, fidèles, nous réjouissant * dans l'Esprit divin, par nos hymnes vénérons * la Toujours-vierge qui en ce jour * est issue d'un infertile sein * pour le salut des mortels.
Exulte d'allégresse, Joachim, * avec Anne, car de ton flanc * est issue la Vierge choisie par Dieu, * celle dont naquit * le Christ notre Seigneur.
Réjouis-toi, ô Mère immaculée * et servante du Christ notre Dieu, * toi qui procures au genre humain * son antique félicité: * en nos hymnes nous te glorifions, comme il se doit.
En ce jour est enfantée la passerelle de la vie: * par elle ayant trouvé le salut * après leur chute dans l'Hadès, * en leurs hymnes les mortels * glorifient le Christ qui donne la vie.
t. 8
«Celui qui brise les combats par la force de son bras * et sur la mer Rouge fit passer Israël, * chantons-le comme notre Rédempteur, * car il s'est couvert de gloire. »
Exulte l'entière création * et se réjouisse David, car de sa lignée * est issu le rameau qui porte comme fleur * le Seigneur et rédempteur de l'univers.
Celle qui est plus sainte que tous les Saints * comme enfant est amenée au temple saint * pour être nourrie par la main d'un Ange divin; * tous ensemble, fêtons sa naissance avec foi.
Anne, stérile et sans enfant, ne peut l'être pour Dieu, * car depuis les siècles elle fut destinée * à devenir la mère de la Vierge pure dont naîtra * l'Auteur de la création en la forme du serviteur.
Toi, la seule brebis sans défaut * qui de ton sein fournis au Christ comme toison * la nature humaine, nous te glorifions * par des hymnes, en ce jour où sainte Anne t'enfanta.
Je chante, je proclame et glorifie trois personnes partageant * en l'unique nature éternité et sainteté; * c'est un seul Dieu qui est glorifié * dans le Père, le Fils et l'Esprit.
Qui donc a jamais vu un enfant * nourri de lait, sans qu'un père l'ait engendré, * qui vit jamais une Mère conserver la virginité? * Double mystère, pure Génitrice de Dieu!
«Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d'Israël qui passa à pied sec; * puis il ferma l'immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l'arme invincible; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3, t. 2
«Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta * notre divin Créateur.
Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d'une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, * la gardant sans faille après l'enfantement.
En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c'est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, * le secours, la protection de l'univers.
Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l'encensoir d'or * de cette braise qu'est le Christ, * sur mon cœur impur répands ton parfum.
t. 8
«Mon cœur est affermi dans le Seigneur, * ma force s'exalte en mon Dieu, * ma bouche s'élargit devant mes ennemis, * car ton salut me fait danser de joie. »
Sainte Anne, ton sein est béni, * car il a porté le fruit de la virginité, * qui lui-même sans semence enfantera * Jésus, le rédempteur et nourricier de la création.
Elle te dit bienheureuse, l'entière création, * ô Vierge que sainte Anne a mise au monde en ce jour * comme le pur rameau issu de la racine de Jessé * pour faire croître cette fleur qu'est le Christ.
Te montrant supérieure à l'entière création, * ton Fils, pure Mère de Dieu, * magnifie ta sainte nativité * et comble d'allégresse l'univers en ce jour.
Elevée dans le Saint des saints, * Vierge pure et Mère de Dieu, * tu t'es montrée supérieure à l'entière création * en enfantant le Créateur dans la chair.
Nous prosternant devant le Père sans commencement, * nous chantons le Fils intemporel * et vénérons l'Esprit coéternel, * en trois personnes une seule divinité.
Ayant enfanté, pure Mère de Dieu, * l'illuminateur et principe vital des humains, * tu es devenue le trésor de notre vie * et la porte de l'inaccessible clarté.
« Un bâton devient la figure de ce mystère: * fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron * et dans l'Eglise naguère stérile fleurit à présent l'arbre de la Croix * pour être sa force et la puissance qui l'affermit. »

Hypakoï, t. 2
Infranchissable Porte réservée à notre Dieu, * tel est le nom qu'à la Vierge sainte le Prophète a donné; * par elle est passé le Seigneur, * d'elle est venu le Très-Haut, * la laissant, après son passage, scellée comme avant, * lui qui de la tombe rachète notre vie.

ou bien:
Cathisme, t. 4
La Vierge Marie, la Mère de Dieu, * nous apparaît en ce jour * comme nuée de la Clarté; * pour notre gloire l'ont fait naître ses justes parents. * Adam n'est plus un condamné, désormais, * Eve est libérée de ses liens; * c'est pourquoi nous élevons notre voix * pour dire avec confiance à la seule immaculée: * à tout l'univers ta naissance annonce la joie.

Ode 4, t. 2
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Seigneur, nous te chantons, car tu accordes à tout croyant * comme havre de salut la Mère qui t'enfanta.
Divine Epouse, le Christ a fait de toi la force et la fierté * de tous ceux qui célèbrent ton mystère avec foi.
T'ayant plu, Joachim et Anne ont enfanté * notre espérance universelle, Seigneur.
Délivrés de nos fautes par ton intercession, * dans l'action de grâces, nous te disons bienheureuse, Souveraine inépousée.
t. 8
«Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi: * en ton ineffable dessein, étant le Dieu éternel, * de la Vierge tu es issu porteur de chair; * gloire à ta puissance et à ta gloire, Jésus Christ. »
Par des psaumes et des hymnes glorifiant * l'auguste naissance de la Mère de Dieu, * prosternons-nous, fidèles, devant celui * qui, sans mentir, avait promis d'accorder à David * le fruit de ses entrailles, pour régner après lui.
Seigneur, tu as ouvert le sein de Sara, * comme fruit de sa vieillesse lui accordant Isaac; * toi-même, en ce jour tu as donné, * Sauveur, comme un fertile fruit * de ses entrailles, ta Mère immaculée.
Qu'Anne te dise: Seigneur, * tu as exaucé ma prière, puisqu'en ce jour * tu m'accordes le fruit promis: * parmi toutes les femmes et les générations, * celle qui doit devenir ta pure Mère immaculée.
Sainte Anne, l'univers en ce jour * partage ton allégresse, car a fleuri * de toi la Mère de son Rédempteur, * sceptre de puissance, rameau produisant * sur la racine de David cette fleur qu'est le Christ.
Indivisible, éternelle Trinité, * je te glorifie à la manière des Chérubins, * m'écriant malgré ma langue souillée: * Saint, saint, saint, celui qui est * et pour les siècles demeure à jamais le seul Dieu.
Les oracles des Prophètes sont accomplis * en ta naissance, ô Vierge immaculée: * dans la foi ils t'ont nommée * tabernacle, porte, montagne spirituelle et buisson, * rameau d'Aaron fleurissant sur la racine de David.
« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »

Ode 5, t. 2
«Des énigmes tu dissipas l'obscurité * et de leur ébauche fis sortir la vérité * lorsque, grâce à la divine Enfant, * tu éclairas les âmes des croyants: * dans ta lumière, ô Christ, montre-nous le chemin. »
Peuples, chantons la cause ayant permis * que devint semblable à nous * la cause de l'univers; * devant son image se réjouirent les Prophètes, * qui en ont déduit l'évidence du salut.
Toi qui seul exploras l'abîme virginal * et fus porté selon la chair * dans les bras divins de la Vierge immaculée, * bien que nul espace ne te puisse contenir, * conduis-moi, ô Christ, vers le havre de paix.
La floraison d'un bâton sec a décidé * du sacerdoce d'Aaron pour Israël; * et maintenant c'est la splendeur de ses parents * que met en lumière merveilleusement * l'illustre enfant qu'une stérile a portée.
t. 8
«Seigneur notre Dieu, donne-nous la paix, * Seigneur notre Dieu, prends possession de nous; * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi, * c'est ton nom que nous invoquons, Seigneur. »
Sans tache fut ta naissance, ô Vierge immaculée, * ineffable ta conception, ta mise au jour, * de même que ton enfantement, Epouse inépousée, * car de ma nature Dieu lui-même s'est revêtu.
En ce jour se réjouisse l'armée des Anges, * que chantent en chœur les fils d'Adam, * car vient de naître le rameau devant porter * comme fleur le Christ, seul rédempteur du genre humain!
Eve en ce jour échappe à la condamnation, * Adam est délivré de l'antique malédiction, * en ta naissance, Vierge pure, il s'écrie: * Nous voici libérés de la corruption grâce à toi.
Gloire à toi qui glorifias la Stérile en ce jour, * car elle a mis au monde le rameau toujours vert * d'où, selon la promesse, le Christ * poussera comme fleur de notre vie.
Nous nous prosternons devant toi, * Trinité indivisible, incréée, * coéternelle et consubstantielle, que toujours * en trois personnes nous proclamons comme un seul Dieu.
Ton sein est devenu la table sainte, * sans faille est demeurée ta pureté, comme avant, * ô Vierge, car le Christ, notre Soleil, * est sorti de toi comme un époux du pavillon.
«Ô bois de l'arbre trois-fois heureux et béni * sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre Seigneur! * Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu * et qui fut pris au piège * de ta chair clouée sur la croix, ô Dieu de majesté * qui nous procures pour nos âmes la paix. »

Ode 6, t. 2
«Jonas dans le poisson criait vers le Seigneur: * Je t'en prie, retire-moi des antres de l'Hadès, * Rédempteur, pour que je t'offre un sacrifice * dans les chants de laude et en esprit de vérité. »
Vers le Seigneur, en leur affligeante stérilité, * crièrent les pieux parents de la Mère de Dieu; * alors ils l'enfantèrent, parmi toutes les générations, * pour le salut du monde et sa commune fierté.
Les pieux parents de la Mère de Dieu * reçurent un don céleste et vraiment divin, * surpassant le char des Chérubins: * la Génitrice du Verbe et Créateur.
En toi, divine Mère, possédant * l'inébranlable rempart, la protectrice inégalée, * nous sommes délivrés de nos passions * et foulons aux pieds l'orgueil de l'ennemi.
t. 8
«Comme sous les vagues de l'océan * j'enfonce dans la houle de cette vie * et comme Jonas, ô Verbe, je te crie: * Seigneur de tendresse, arrache à la fosse ma vie. »
Nous chantons ta sainte nativité, * nous vénérons aussi ta virginale conception, * divine Epouse et Vierge inépousée; * avec nous exultent les Anges et les âmes des Saints.
Vierge pure, plus sainte que les Saints, * tes chastes parents t'amenèrent au temple du Seigneur * pour y être élevée saintement * et préparée à ta divine maternité.
Stériles et mères, dansez de joie, * courage, exultez, les sans-enfants, * car la Stérile enfante la Mère de Dieu * qui va délivrer Adam et Eve de la malédiction et des douleurs.
J'entends David chanter à ton sujet: * A ta suite des vierges sont amenées * vers le palais du Roi; et moi aussi, * avec lui je te chante comme fille du Roi.
En toi, Vierge pure, est chanté * et glorifié le mystère de la Trinité: * le Père s'est complu, le Verbe a dressé sa tente parmi nous * et de son ombre t'a couverte l'Esprit saint.
L'encensoir d'or, c'est toi, pure Mère de Dieu, * car de ton sein fit son tabernacle le feu divin, * le Verbe, par l'opération de l'Esprit saint; * puis en la nature humaine il s'est montré à nos yeux.
«Dans les entrailles du monstre marin * Jonas, étendant les mains en forme de croix * à l'image de ta Passion, après trois jours en sortit, * ébauchant l'universelle Résurrection * du Seigneur notre Dieu crucifié dans sa chair, * le Christ illuminant le monde * par sa Résurrection le troisième jour. »

Kondakion, t. 4
Joachim et Anne de l'humiliante stérilité, * Adam et Eve de la mort et du tombeau * ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, * et ton peuple en ce jour célèbre ta nativité, * libéré, lui aussi, de l'esclavage du péché, * et chante la Stérile qui enfante * la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Ikos
Tant la prière que les soupirs * de Joachim et d'Anne gémissant * sur la stérilité et le manque d'enfants * furent agréés et parvinrent aux oreilles du Seigneur; * ils produisirent un fruit qui pour le monde fut porteur de la vie; * tandis que sur la montagne priait le premier, * la seconde méditait son opprobre dans le jardin; * mais la Stérile enfante dans la joie * la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Synaxaire
Le 8 Septembre, Nativité de notre Dame, la très-sainte Mère de Dieu et toujours-vierge Marie.
Sainte Anne plus que toutes les mères est bénie
jusqu'à ce que la Vierge soit Mère à son tour.
En septembre, le huit, elle donne le jour
à celle dont naîtra la Lumière infinie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
«Le buisson brûlant sans être consumé * et l'ardente flamme source-de-rosée, * divine Epouse, préfigurent ton mystère, * car ton sein n'a pas brûlé au feu divin qu'il a reçu; * c'est pourquoi nous chanterons au fruit de tes entrailles: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Ô Vierge, en tes immatérielles manifestations * le Législateur eut bien du mal à saisir * ton grand mystère, bien qu'il fût formé * à rejeter toute pensée terrestre devant le signe révélé; * aussi, frappé de ce prodige, il s'écria: * Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Montagne, mystique échelle et porte du ciel, * tels sont les noms divins * que les Prophètes d'avance t'ont donnés, * car de toi s'est détachée la pierre sans que main d'homme t'effleurât, * et par ta porte passa le seul Seigneur, * l'auteur des merveilles, le Dieu de nos Pères.
Sans semence tu enfantes le Seigneur * précédant les siècles en son éternité, * le Fils du Père, la sagesse et puissance de Dieu, * qui prit chair en ces ultimes temps pour recréer les mortels; * c'est pourquoi, , Vierge toute-pure, immaculée, * à ton Enfant nous disons: Tu es béni.
t. 8
«La fournaise ardente des Chaldéens, * Dieu aidant, fut couverte de rosée par l'Esprit * et les Jeunes Gens se mirent à chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Nous fêtons, Vierge pure, ta sainte nativité, * devant ce fruit de la promesse nous nous prosternons avec foi; * nous lui devons d'avoir échappé * à l'ancestrale malédiction par la venue de ton Fils.
Anne exulte et s'écrie fièrement: * Bien que stérile, j'ai mis au monde la Mère de Dieu; * par elle, Eve n'est plus sujette à la condamnation * et désormais femme en travail oubliera ses douleurs.
Adam est affranchi, Eve danse de joie, * ils te disent en esprit, ô Mère de Dieu: * En toi nous sommes délivrés * de l'originelle malédiction par la venue de ton Fils.
Ames infécondes, stériles, sans enfants, * hâtez-vous, car sainte Anne, à présent réjouie, * se montre riche de nombreux descendants; * mères, exultez d'allégresse avec la Mère de Dieu.
Glorifions le Père, le Fils et l'Esprit, * Trinité toute-sainte en l'unique divinité, * indivisible et incréée, * consubstantielle et de même éternité.
Toi qui demeures vierge après l'enfantement, * toi seule, tu enfantes notre Dieu; * par là tu renouvelles la nature, ô Marie; * Eve, tu la délivres de l'originelle malédiction, pure Mère de Dieu.
«L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu; * cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »

Ode 8, t. 2
«Jadis en la fournaise des Jeunes Gens * c'est ta Mère, Seigneur, que d'avance tu préfiguras; * cette image les sauva des flammes où ils se promenaient: * nous la chantons au jour de son universelle manifestation * et l'exaltons dans tous les siècles. »
A présent commence d'exister * le tabernacle prédestiné de notre réconciliation avec Dieu, * devant enfanter le Verbe nous apparaissant dans l'épaisseur de la chair; * et nous qu'il a doués de l'existence en nous faisant sortir du néant, * nous le chantons et l'exaltons dans tous les siècles.
Le changement intervenu en la Stérile délivra * le monde jusque-là stérile de tout bien, * merveille laissant prévoir la descente du Christ chez les mortels; * et nous qu'il a doués de l'existence en nous faisant sortir du néant, * nous le chantons et l'exaltons dans tous les siècles.
Sans cesse, divine Mère, en faveur de ton troupeau * supplie le Christ compatissant de nous délivrer de tout malheur, * nous qui te chantons comme la Mère de Dieu, * l'infaillible et prodigieux secours des chrétiens * et t'exaltons dans tous les siècles.
t. 8
«Toi qui établis ta demeure au-dessus des eaux, * qui fixas les limites de l'océan, * le soleil te chante, la lune te glorifie; * à toi revient la louange de toute la création, * Dieu créateur, pour les siècles. »
Toi qui fis merveilles pour Anne la stérile, * qui ouvris son infertile sein * pour le faire fructifier, * comme Fils de la Vierge, Dieu saint, * en la virginale Mère de Dieu tu assumas toi-même la chair.
Toi qui scelles l'abîme et qui l'ouvres, * qui élèves les eaux dans les nues * et donnes au monde la pluie, * c'est toi qui sur la racine infertile de sainte Anne fis pousser * ce rameau, ce fruit très-pur qu'est la Mère de Dieu.
Tu brisas les solides chaînes de la stérilité, * à la Stérile tu donnas l'illustre fruit, * la fertile enfant, dont tu devins le Fils, le rejeton, * et qui fut ta Mère selon la chair, * Dieu de tendresse, en ta venue parmi nous.
Jardinier de nos âmes et de nos cœurs, * d'un sol infertile tu fis un verger, * d'une terre asséchée, une emblave aux nombreux épis, * de sainte Anne tu fis pousser * ce fruit très-pur qu'est la Mère de Dieu.
Trinité sainte et éternelle, suprême Dieu, * la multitude des Anges te chante en tremblant, * le ciel, la terre et l'océan frémissent devant toi, * les hommes te bénissent, le feu te sert, * l'entière création dans la crainte t'obéit.
Prodigieuse nouvelle! Dieu lui-même, enfanté, * devient le Fils d'une femme, et l'Inépousée * sans semailles devient Mère d'un Enfant. * Redoutable spectacle, étonnante conception, * ineffable enfantement, qui surpassent les regards et l'esprit!
«Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, * et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint * qui à tous les êtres donne la vie. »

Ode 9, t. 2
Magnifie, ô mon âme, * la glorieuse Nativité * de la Mère de Dieu.
«L'astre divin qui avant l'aurore s'est levé * et vécut parmi nous corporellement, * de tes entrailles virginales * tu lui donnas corps ineffablement: * Vierge bénie et Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Celui qui pour le peuple indocile fit jaillir * de la roche la plus dure les sources d'eau * à nous, les nations dociles, t'accorde pour notre joie * comme fruit 'd'un stérile sein, * pure Mère de Dieu qu'à juste titre nous magnifions.
Toi que fit naître, de justes parents, * la décision du grand Conseil, pour que le Verbe demeurât * parmi nous dans la chair en nous sauvant, * toi, la divine Mère du Christ notre vie, * en ce jour nous célébrons ta glorieuse Nativité.
Tu es celle qui effaces l'antique malédiction, * réparant la faute de la mère des vivants, * réconciliant avec Dieu le genre humain, * comme un pont reliant la créature à son Auteur; * Mère de Dieu, nous te magnifions.
t. 8
Magnifie, ô mon âme, * l'enfant de la Stérile, * la Vierge Marie.
«Etrangère aux mères, la virginité, * étranger aux vierges, l'enfantement; * mais en toi, Mère de Dieu, les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, * d'âge en âge nous te magnifions. »
Selon la promesse, divine Mère, tu obtins * une naissance digne de ta pureté: * à la Stérile tu fus donnée comme un fruit divin; * et toutes les familles des nations, * d'âge en âge nous te magnifions.
Voici qu'est accompli l'oracle disant: * Le tabernacle déchu du pieux David, * qui te préfigurait, Vierge pure, je vais le relever; * grâce à toi la poussière humaine est recréée, * tout entière, dans le corps de notre Dieu.
Devant tes langes nous nous prosternons, Mère de Dieu, * nous glorifions celui qui te donna * comme fruit à la Stérile de jadis * et par miracle ouvrit le sein privé d'enfants: * tout ce qu'il veut, il le fait, comme Dieu tout-puissant.
Sainte Anne, mère de l'Epouse, tu as produit * contre tout espoir en ton sein, * selon la promesse, la virginale fleur, * la divine splendeur de la pureté; * c'est pourquoi nous te disons bienheureuse comme racine de notre vie.
Etrangère aux impies, la louange de ton nom, * Père, Fils et saint Esprit, * éternelle Trinité, toute-puissante et incréée, * par qui le monde entier fut fondé * sur un signe de ta divine volonté.
En ton sein, Vierge Mère de Dieu, * tu abritas l'Un de la sainte Trinité, le Christ notre Roi, * que chante l'entière création * et devant qui tremblent les Trônes d'en-haut. * Intercède auprès de lui, pour que nos âmes soient sauvées.
«Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l'image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
«Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, * notre race a vu sur elle fondre la mort, * qui cède en ce jour devant le triomphe de la Croix, * car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est effacée * par le fruit de la pure Mère de Dieu * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »

Exapostilaire
Femmes myrophores
Aujourd'hui les confins de la terre tressaillent d'allégresse, * toute sainte et divine Epouse sans épousailles, * Vierge Mère, en la fête de ta naissance; * car elle efface la honte et l'opprobre de ceux qui t'ont fait naître, * supprime la stérilité, cause de leur peine, * ainsi que la malédiction de la prime aïeule.
Adam et Eve, soyez revêtus d'une gloire nouvelle, * Prophètes, en compagnie des divins Apôtres, * chantez et jubilez en chœur avec tous les Justes; * car la commune joie, l'allégresse des Anges et des hommes, * la Mère de notre Dieu, en ce jour de fête * les justes Joachim et Anne la mettent au monde.

Laudes, t. 1
Merveille inouïe! * la source de la Vie * est enfantée par la Stérile; * la grâce commence à donner son brillant fruit. * Réjouis-toi, Joachim, * toi qui engendres la Mère de Dieu; * nul père terrestre, en effet, * n'est semblable à toi, divinement inspiré, * par qui nous est donnée * la Vierge porteuse de Dieu, * son divin tabernacle, sa montagne sacrée. (2 fois)
Merveille inouïe! * le fruit de la Stérile, qui resplendit * sur un signe du Créateur universel et tout-puissant, * délivra le monde stérile de tout bien. * Mères, exultez avec l'aïeule de Dieu, en disant: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne au monde la grâce du salut.
Colonne vivante de chasteté, * urne resplendissante de grâce, en vérité * l'illustre sainte Anne a mis au monde le sommet * de la virginité, sa divine floraison, * celle qui en accorde la beauté * à toute vierge, aux amantes de ce don, * et procure à tout fidèle la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Voici le jour du Seigneur; * peuples, d'allégresse jubilez: * voici que la chambre de l'Epoux, * resplendissante de sa clarté, * le livre du Verbe de vie * d'entrailles humaines est sorti; * et la Porte qui regarde vers l'Orient, * mise au monde en ce jour, * attend le Grand Prêtre et son entrée, * seule capable d'introduire le seul Christ * dans l'univers habité, * pour le salut de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Si le 8 Septembre tombe un dimanche: Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire ... Maintenant: de la fête. Entrée. Prokimenon du jour et les lectures de la fête. Litie de la fête. Apostiches du ton. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie: tropaire de la fête, 3 fois).
A Matines: tropaire du dimanche, 2 fois. Gloire ... Maintenant: de la fête. Cathismes du dimanche, avec les cathismes de la fête en guise de théotokia. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi du ton. Prokimenon et Evangile de la fête.
Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Stichère de la fête. Canons du dimanche et de la fête. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion du ton et hypakoï de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, Plus vénérable que les Chérubins. Exapostilaire du dimanche, Gloire ... Maintenant: de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête. Gloire: de la fête. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:37

9 SEPTEMBRE
Mémoire des saints et justes aïeux de Dieu Joachim et Anne;
et du saint martyr Sévérien.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Amis de la fête, venez, * exultons maintenant et chantons, * célébrons cette fête avec foi, * glorifiant la mémoire de Joachim et Anne, ce couple saint, * car ils nous ont fait naître la Vierge immaculée, la Mère de Dieu; * et de ce monde éphémère ils sont passés * vers l'éternelle vie, la demeure sans fin; * c'est là qu'ils intercèdent pour notre salut.
En ce jour la création * tout entière rayonne de joie, * divine Mère toute-digne de nos chants, * célébrant d'un seul cœur la mémoire annuelle de tes parents, * la fête des admirables Anne et Joachim, * qui, te faisant naître contre toute espérance, nous procurèrent la joie * en nous donnant celle qui fait luire la Clarté, * la nourricière de notre Vie.
Anne en ce jour se réjouit, * elle tressaille en esprit, * d'allégresse elle exulte, ayant trouvé réalisé * le désir de fécondité qu'elle avait jadis caressé, * puisqu'elle donne son fruit divin, celui de la promesse et bénédiction, * Marie, la Vierge immaculée, * celle qui enfante notre Dieu * pour qu'il brille sur les hôtes des ténèbres, comme un soleil.

Flagellé pour le Christ, * suspendu au gibet * et les chairs cruellement déchirées, * malgré l'ordre reçu de sacrifier aux faux-dieux, * tu n'as pas renié le Seigneur de l'univers, bienheureux Martyr, * mais par tes souffrances tu dénonças * la faiblesse des idoles, leur perte de vigueur, * et des Anges tu devins le compagnon.
Conduit en captif * et de blessures chamarré, * tu incitas ceux qui te virent, Bienheureux, * à t'imiter dans ta course, en regardant * vers les récompenses incorruptibles qui dans les cieux * procurent les délices et la joie, * ces biens qui demeurent pour toujours * et dont héritent les serviteurs du Christ notre Dieu.
Les mâchoires fracassées * et les flancs tailladés, * broyé par une pierre énorme de la tête jusqu'aux pieds, * cruellement disloqué, tu écrasas * la tête du dragon, illustre Martyr, * par ta vaillance au combat * et ta patience, dont ne put triompher * la cruauté des tourments.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Bienheureux couple, tu surpassas * tous les couples de la terre en produisant * celle qui dépasse l'entière création. * Réjouis-toi, bienheureux Joachim, * d'être le père d'une telle enfant; * et toi, sainte Anne, bienheureux est ton sein * qui a produit la Mère de notre vie; * bienheureuses les mamelles qu'a sucées * celle qui a nourri de son lait * le nourricier de tout ce qui respire et qui vit. * Suppliez-le d'accorder * à nos âmes la grâce du salut.

Apostiches, t. 1
Anne et Joachim * se réjouissent d'avoir pour enfant * l'unique Mère de Dieu, * les prémices de notre salut; * avec eux, nous aussi, * célébrons une fête en ce jour, * disant bienheureuse la Vierge pure issue de la racine de Jessé.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
La pure Mère de Dieu, * la Vierge qu'il choisit pour séjour, * la gloire des Prophètes, * la fille de David, naît en ce jour de Joachim * et d'Anne, chastement, * pour détourner, par son enfantement, * la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Un sol infertile jadis * fait naître une terre portant son fruit, * et la Stérile nourrit de son lait * le fruit de son sein; ô merveille, vraiment: * voici qu'est allaitée * celle qui reçut en elle le pain du ciel, * la nourricière de notre Vie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
D'entrailles jadis infertiles ayant produit * la divine Mère, le saint rameau, * d'où sortit le salut du monde, le Christ notre Dieu, * le couple saint formé par Anne et Joachim * est passé vers les tabernacles des cieux; * avec leur fille, la Vierge immaculée, * en compagnie des Anges ils exultent maintenant * et pour le monde ils intercèdent constamment; * nous unissant à eux dans la foi, chantons-leur et disons: * vous qui, par la Servante de Dieu, * la très-pure Marie, * êtes les grands-parents de son Fils, Jésus Christ, * intercédez pour nos âmes.

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de tes justes aïeux, * par leurs prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l'univers, * car de toi s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction * et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie.


MATINES

Cathisme I, t. 1
Enfantée merveilleusement par la Stérile en ses douleurs, * dans ton sein virginal tu dépassas la nature en concevant; * poussée toi-même comme splendide rameau, * tu fis fleurir pour le monde la Vie; * c'est pourquoi les Puissances des cieux * te chantent, ô Mère de Dieu: * Gloire à ta vénérable Nativité, * gloire à ta virginité, * gloire à ta maternité, seule tout-immaculée.

Cathisme II, t. 5
Tous les êtres célestes se réjouissent maintenant, * le genre humain célèbre cette fête avec eux, * d'allégresse exultent les Prophètes mystiquement; * celle qu'en figures ils ont vue * dans les antiques générations * comme urne, comme sceptre ou buisson, * comme porte, comme trône ou lumineuse nuée * et comme grande montagne, en ce jour est enfantée.

Canon I de la fête, puis le canon des Saints (t. 2) (œuvre de Théophane?) avec l'acrostiche: Je chante de tout cœur, ô Vierge, tes parents; et le canon du Martyr (t. 8) (à moins qu'on ne veuille le chanter à Complies, à cause de l'agrypnie du 8 Septembre).

Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Ayant excellé par l'éclat de leur vertu, * l'illustre Joachim * et sainte Anne aux pensées divines ont mérité * de faire croître la lampe d'où brilla * le Soleil spirituel * qui selon la chair s'est levé de son sein.
De toutes leurs forces tendus vers Dieu, * dirigeant vers lui sans cesse leurs pensées, * sainte Anne et le divin Joachim * ont engendré la Mère de Dieu, * la Vierge toute-pure surpassant * toute créature en sainteté.
Par votre existence ayant excellé, * ayant brillé par la splendeur de votre vie, * ensemble vous avez surpassé * tous les parents terrestres en engendrant * la Vierge pure et devenant * par elle les aïeux de notre Dieu.
Instruments-clefs dans l'histoire du salut, * le bienheureux Joachim * et sainte Anne au grand renom * firent naître la Vierge immaculée, * la toute-pure Mère de Dieu, * recevant ainsi la récompense de leur piété.
t. 8
«Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Egyptiens, * le peuple d'Israël s'écria: * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Malgré la force de l'ordre impie * enjoignant de sacrifier aux idoles sourdes et sans vie, * le Christ a cependant triomphé * par la ferme et généreuse résistance des Martyrs.
Lysias s'acharna contre le Christ * et tous ceux qu'il surprit à l'adorer comme Dieu, * il les fit saisir pour leur infliger toutes sortes de châtiments; * mais toi, saint Martyr, tu le couvris de confusion.
Bienheureux, tu frappas l'impie de stupeur * en t'avançant vers le stade noblement; * avec courage tu dénonças la fausseté, * la faiblesse et l'impuissance de ses dieux.
Seule, ô Vierge, tu pus loger * celui que les cieux mêmes ne peuvent contenir, * lorsqu'il demeura divinement dans ton sein * en prenant de toi la nature même des humains.

Ode 3, t. 2
«Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Sainte Anne, stérile et privée d'enfants * et dans les larmes implorant le Créateur, * tu fus digne d'enfanter * la Vierge entre toutes bénie, et t'écrias: * Seigneur, nul n'est saint comme toi.
Riche de la grâce divine l'habitant, * Joachim, divinement inspiré, * fut digne d'engendrer celle à qui les hommes doivent le salut * et pour laquelle nous chantons: * Notre Dame, nul n'est sans tache comme toi.
Chantons le couple très-saint * dont la Vierge se leva pour nous, * surpassant toute créature en sainteté, * puisqu'elle enfanta le Dieu auquel nous disons: * Seigneur, nul n'est saint comme toi.
Echappant à l'opprobre de la stérilité, * Anne enfanta la Mère de Dieu * qui efface la honte d'Eve de merveilleuse façon * et pour laquelle nous chantons: * Notre Dame, nul n'est sans tache comme toi.
t. 8
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Cruellement flagellé pour le Christ, * tu exultais dans la certitude d'obtenir * la récompense de tes peines, saint Martyr.
Tu fus insensible aux coups de fouet, * malgré les bourreaux se relayant fréquemment, * comme si un autre souffrait dans ton corps.
Tu as trouvé la récompense auprès du Christ, * en recevant la couronne de justice de sa main * et l'allégresse qui jamais ne cessera.
Mon amie est toute belle, immaculée, * a dit en son Cantique Salomon, * te voyant d'avance, pure Mère de Dieu.

Cathisme, t. 1
Armé de courage, saint Martyr, * tu te livras toi-même à toutes sortes de tourments, * enflammé par l'amour de ton Maître, Bienheureux; * aussi tu confondis la fureur du tyran * et reçus, en récompense, de ton Dieu * l'incorruptible couronne des vainqueurs.
t. .5
C'est une fête pour Anne et Joachim, * car ils ont mérité la grâce de Dieu * et mis au monde le divin temple, leur fruit, * la Vierge pure, la Mère de Dieu, * la seule entre les femmes bénie * qui intercède, sans jamais se lasser, * pour le salut de nos âmes.

Ode 4, t. 2
«Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Joachim, divinement sage et inspiré, * joyeusement reçoit * de la Stérile son enfant, * la Vierge dont l'enfantement virginal * délivre le monde de la stérilité.
En festin spirituel nous est offert * le bonheur de Joachim, * cet ancêtre du Christ, * qui engendra la Mère de Dieu, * la Vierge tout- immaculée.
C'est la grâce qui a produit * celle qui doit sauver les hommes * de la mort et du tombeau * et devenir la Mère de Dieu * en recevant le Verbe éternel merveilleusement incarné.
Il s'est levé de la racine de Jessé, * le couple d'où sortit * le rameau portant la fleur * qui embaume tout mon être * du parfum de sa divinité.
Guide ma vie, ô Mère de Dieu, * la dirigeant au rythme divin des commandements * du Verbe qui s'incarne en toi * et conduis-moi vers sa clarté, * virginale Mère et divine Epouse, Marie.
t. 8
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Par ses flatteries, le tyran * pensa te vaincre, saint Martyr, * en affaiblissant ta vigueur, * mais il sembla tirer un coup d'épée dans l'eau.
Au tyran tu déclaras: * Insensé, tu ne comprends donc pas * que la puissance du Christ * m'affermit contre les peines et les tourments?
Ô tyran, déclara Sévérien, * si ne m'était donnée la puissance d'en haut, * comment pourrais-je, étant de chair, * souffrir l'amputation de mes membres?
Très-sainte Epouse de Dieu, * par tes prières aide-moi * à me délivrer du Maudit, * pour qu'en toi je glorifie mon espérance.

Ode 5, t. 2
«Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
En chaste couple, Anne et Joachim, * éclairés par la splendeur de leur pureté, * nous ont enfanté celle qui orna * de l'éclat divin de la virginité * la nature stérile des humains.
En chaste couple, Anne et Joachim, * ces époux illustres et vénérables, ont enfanté * le trône virginal, divinement paré, * pour le Dieu qui tient * l'univers en sa main.
Joachim et Anne, ces témoins de Dieu, * ayant vécu saintement, * furent dignes d'enfanter * la porte lumineuse du Soleil levant * venu d'en haut guider les égarés.
Comme d'une pierre, c'est de la stérilité * que le Tout-puissant a voulu tailler * la table divinement écrite de la nouvelle loi, * sur laquelle le Verbe divin ébaucha tout récemment * la délivrance de l'antique loi du péché.
De ton éclat, divine Mère, veuille illuminer * mon esprit enténébré par le péché, * ô Vierge, en dissipant * les ténèbres de l'ignorance et de l'erreur; * je ne connais point d'autre protectrice que toi.
t. 8
«En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Tu fus attaché au poteau * et ton corps fut déchiré, * illustre Martyr, avec des ongles de fer * pour le Maître de l'univers.
Seigneur mon Dieu, criais-tu, * donne-moi la force d'achever * ce combat où je suis déchiré * pour te rendre témoignage.
Il fut comme foudroyé, * le cruel tyran, lorsqu'il te vit * supporter les châtiments, * illustre Martyr, avec grande fermeté.
Mère de Dieu, ma protection, * mon espérance et mon soutien, * par tes prières sauve-moi * des pièges où le serpent veut me faire tomber.

Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable * de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Anne, jadis stérile, ayant reçu * la fertile semence de la divine illumination, * fut à même d'enfanter * la Souveraine de l'entière création.
Stérile qui enfantes maintenant, * tu obéis à la volonté divine en recevant * la Vierge enfantant sans le vouloir de la chair, * Dieu lui-même l'ayant voulu expressément.
Isaïe, dans la lumière de l'Esprit, * vit le fruit produit par Anne et Joachim * comme le livre nouveau * où fut écrit le Verbe incarné.
Le mystère précède le mystère: * la grâce, d'abord stérile, en effet * engendre la virginité * dont la naissance nous assure le salut.
t. 8
«Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Le tyran t'enferme dans la prison * et par la faim veut te contraindre à renier * le Seigneur que depuis l'enfance tu as chéri, Bienheureux.
Conduit en prison, saint Martyr, * tu exhortas avec courage tous ceux qui te voyaient * à ne pas se séparer du Christ.
Pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, * le cruel tyran, dans sa folie, * ordonna, sans t'émouvoir, de te faire écharper.
Moi qui serai si mal vêtu au jour du jugement, * par tes prières fais-moi revêtir la tunique de clarté, * pour que je te chante, Vierge tout- immaculée.

Kondakion, t. 2
Sainte Anne se réjouit, maintenant * que les chaînes de sa stérilité sont brisées; * elle nourrit la Vierge tout-immaculée, * invitant l'univers à célébrer le Seigneur * qui donne aux mortels comme fruit de son sein * la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.

Ikos
Sainte Anne, délivrée par l'oraison * des chaînes de sa précédente stérilité, * nous invite à célébrer cette merveille dans la joie, * à présenter à sa fille des cadeaux, * invoquant celle au-devant de laquelle jadis * le chœur des vierges accourut en disant: * Voici celle qui tous nous ramène vers Dieu * et qui délivre Adam de ses liens, * puisque sainte Anne a produit comme fruit * la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.

Synaxaire
Le 9 septembre, synaxe des justes Joachim et Anne.
Avec Anne, en ce jour exulte, Joachim,
car du salut du monde le jour est prochain.
Les aïeux de celui qui du mal nous relaxe,
le neuf, ont mérité leur festive synaxe.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Sévérien.
Bien que portant aux pieds une pesante pierre,
le martyr Sévérien
jubile, en suspension, de décoller de terre
comme un être aérien.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
«Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Le couple saint issu de la racine de David * a mis au monde le très-saint rameau, * la Vierge immaculée * d'où, sans semence, pour nous * comme une fleur sacrée le Christ s'est levé.
Sainte Anne, comme un lustre aux reflets d'or * portant la Mère de Dieu, * cette lampe au vif éclat, * illumina le monde entier de la divine clarté * et de la splendeur radieuse de la virginité.
Illustres ancêtres du Dieu qui s'incarna * par ineffable amour, lui le Tout-puissant, * en votre sainte fille, Bienheureux, * accordez-moi la rémission de mes péchés, * à moi qui cherche refuge auprès de vous.
Vous qui vraiment l'emportez sur tous parents, * vous avez mis au monde Marie, l'immaculée, * la souveraine de l'entière création, * la Mère de ce Dieu qui par immense amour * se revêtit d'une chair tout à fait semblable à la nôtre.
t. 8
«Au commencement tu as fixé la terre sur ses bases * et par ton verbe tu as affermi les cieux: * pour les siècles tu es béni, * Seigneur, Dieu de nos Pères. »
L'impie te brisa la bouche à coups de pierre, * car au milieu des malfaisants * avec courage tu chantais le Christ; * mais dans l'éclat de sa gloire tu exultes à présent.
Victorieux Martyr, suspendu au rempart, * sur l'ordre d'un juge atteint de folie, * et lié par les pieds à une pierre de grand poids, * tu n'as pas renié le Dieu de nos Pères.
Quelle fermeté en ta résistance, Bienheureux, * quel amour fervent pour le Créateur! * En récompense tu fus orné par lui * de la couronne incorruptible pour avoir bien combattu.
Tu es ma lumière, Vierge Mère de Dieu, * tu es mon havre, mon refuge et ma joie, * Toute-bénie, et je te glorifie * pour avoir enfanté le Dieu de nos Pères.

Ode 8, t. 2
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Regorgeant de la richesse des vertus, * le vénérable Joachim * et sa chaste épouse ont enfanté * la Vierge Reine parée de la divine gloire, * que l'entière création * chante comme la Mère de Dieu.
Amis de Dieu, pour nous fut envoyée * comme sceptre de puissance * l'Epouse immaculée * grâce à laquelle nous dominons * au cœur des ennemis de Dieu, * foulant leurs pièges sous nos pas.
Couple très-saint, grâce à toi nous fut donnée * comme un instrument * de la bienveillance de Dieu * la pure Vierge Mère qui l'enfanta; * de sa beauté, nous les croyants, * nous voici couronnés pour toujours.
Illuminé par le rayonnement * de celui qui s'incarna * pour nous les hommes dans ton sein, * l'excellent couple de tes parents * te mit au monde, Souveraine immaculée * qui nous procures les célestes trésors.
Le sein de la Stérile s'est ouvert * et par la force de Dieu * il a donné son fruit: * voici la Porte lumineuse et virginale * par où le Verbe est descendu vers les mortels, * en s'incarnant d'ineffable façon.
t. 8
«Le Roi des cieux * que chantent les célestes armées, * chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Ayant supporté les supplices jusqu'à la fin, * bienheureux soldat du Christ, tu es passé * joyeusement vers le royaume d'en-haut.
En ta vaillance, tu n'as pas craint * de souffrir pour le Christ les châtiments les plus divers: * avec lui pour les siècles te voilà glorifié.
Toi qui exultes maintenant près du Roi * dans le chœur des Athlètes couronnés, * souviens-toi des fidèles célébrant ton souvenir.
Divine Mère, protectrice des chrétiens, * délivre-nous de tout malheur, * afin qu'en tous les siècles nous puissions te chanter.

Ode 9, t. 2
«Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Vénérables et vertueux Parents * de la Vierge immaculée, * vous qui n'aviez qu'une âme, un seul désir, * intercédez pour le salut * de ceux qui fêtent avec empressement * votre illustre et glorieux souvenir.
Illustres Saints, vous avez fait cesser * les ravages de la mort * en enfantant la Mère de la Vie, * qui en fit disparaître les assauts * et par la foi nous procura * l'espérance de l'immortelle vie.
Soleil et lune, tels furent en leur beauté * resplendissante de clarté * Anne et Joachim: * ils émirent le rayon virginal * par lequel brilla le Reflet divin * uni en sa personne à notre chair.
Ayant vécu chastement, dans la piété, * vous avez mérité * les ineffables délices, Bienheureux, * comblés par la divine manifestation * de celui qui apparut au monde, votre descendant; * priez-le pour le salut de nos âmes.
t. 8
«Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: * par toi nous avons trouvé le salut; * ô Vierge immaculée, * avec les chœurs des Anges nous te magnifions. »
Ton corps, entouré de soins par tes amis, * fut enseveli comme saint; * de lui jaillissent désormais * des flots de guérisons pour la gloire de Dieu.
Merveille que le mort ressuscitant * et rencontrant ton corps en chemin * tandis qu'on te portait * vers la sépulture, Martyr bienheureux!
Toi qui jouis du royaume éternel * auprès de ton Maître, le Christ, * intercède chaleureusement * pour ceux qui te chantent, Martyr bienheureux.
Les chœurs des Anges furent frappés d'admiration, * lorsqu'ils te virent porter * le Créateur des siècles fait chair * et te glorifièrent, virginale Mère de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Celle qui effaça la malédiction * de la mère des vivants * est enfantée par Anne et Joachim * en leur vieillesse sans fruit; * et nous tous, les fidèles, en des cantiques sacrés * avec les Anges acclamons-la comme il se doit.
Tu fus l'entraîneur des quarante Martyrs * qui se distinguèrent sur l'étang, bienheureux Sévérien; * avec eux, Martyr illustre souviens-toi * des fidèles célébrant ton lumineux souvenir * et te vénérant de tout cœur, victorieux Témoin du Christ.
Femmes myrophores
Adam et Eve, soyez revêtus d'une gloire nouvelle, * Prophètes, en compagnie des divins Apôtres, * chantez et jubilez en chœur avec tous les Justes; * car la commune joie, l'allégresse des Anges et des hommes, * la Mère de notre Dieu, en ce jour de fête * les justes Joachim et Anne la mettent au monde.

Apostiches, t. 2
Rendons grâce au Rédempteur, * à la Providence de l'univers, * car il a bien voulu * que la Stérile ineffablement * et contre tout espoir * mette au monde la Mère de Dieu.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Venez, magnifions * sans cesse Marie, * la descendante de David * issue de la tribu de Juda, * la Mère de Dieu, * celle par qui nous vint le salut.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Avec gloire en ce jour * Anne fait naître merveilleusement * la porte de la Clarté, * la Vierge Marie: * peuples et tribus, d'allégresse exultez.
Gloire au Père ... Maintenant ...
En ce jour la Vierge immaculée * de la Stérile est issue; * en ce jour sa naissance réjouit l'univers. * Adam est délivré de ses liens, * Eve est affranchie de la malédiction, * les cieux jubilent, aux hommes est accordée la paix. * Et nous, chantant sa gloire, nous disons: * Gloire à Dieu au plus haut des cieux * et paix sur la terre, aux hommes bienveillance.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:45

10 SEPTEMBRE
Mémoire des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
De quelles lèvres, sans apprêt, * dirons-nous bienheureuse la Vierge enfantée? * Elle est plus vénérable que l'entière création, * plus sainte que les Chérubins et tous les Anges du ciel, * c'est le trône inébranlable du Roi, * la maison où demeura le Très-Haut, * le salut du monde, le sanctuaire de Dieu, * celle qui accorde aux croyants * par sa naissance la paix et la grâce du salut.
Quelles hymnes spirituelles t'adresser, * Vierge toute-sainte, à présent? * En naissant de la Stérile, en effet, * tu sanctifias tout l'univers; * Adam fut par toi délivré de ses liens, * Eve, de ses douleurs; * aussi, les Anges célèbrent cette fête en leurs chœurs, * à la joie de la terre s'unit le ciel, * les âmes des Justes rythment des cantiques sacrés, * faisant monter fidèlement * leur louange à la gloire de ta sainte nativité.
Quelles hymnes t'adressèrent en tremblant, * ô Vierge, les jeunes filles en ce jour * faisant cercle autour de ton berceau? * Elles s'écrièrent, frappées d'étonnement: * Voici qu'est né le palais du grand Roi, * voici que brille l'arche de sa sainteté; * les portes stériles se sont ouvertes: en effet, * la Porte divine introduit l'abondance des vertus, * nous accordant la paix et la grâce du salut.
t.4
Vous étant vous-mêmes embellies * sous la pourpre de votre sang, * jeunes vierges martyres, vous vous êtes unies * d'incorruptible façon * à celui qui resplendit de beauté, le Christ notre Dieu * qui vous conserve en parfaite virginité * dans l'éternel et immatériel habitacle de l'Epoux, * dans sa chambre non faite de main d'homme et les demeures des cieux.
En la jeunesse de vos corps * et la maturité de vos pensées, * illustres Martyres, vous avez combattu, * dans la puissance de l'Esprit, * le prince du mal, l'antique dragon, * et réduit à l'impuissance sa vigueur; * aussi la couronne de victoire vous fut donnée, * Ménodore, Métrodore et Nymphodore, championnes de la sainte Trinité.
En vos membres torturées, * consumées par le feu, * déchirées par les ongles de fer, * suspendues au gibet et par le glaive retranchées, * vous n'avez pas renié le Christ, * illustres Martyres; c'est pourquoi * la couronne de victoire vous fut donnée, * Ménodore, Métrodore et Nymphodore, au nombre égal à celui de la sainte Trinité.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Un Ange l'ayant prédit, * ô Vierge, en ce jour tu es née * des justes Joachim et Anne, comme un fruit consacré, * comme le ciel et le trône de Dieu, * comme l'urne de pureté, * annonçant la joie au monde entier * et nous procurant notre Vie, * effaçant la malédiction et nous apportant la bénédiction. * Aussi, Vierge élue par notre Dieu, * au jour de ta naissance demande la paix * et pour nos âmes la grâce du salut.

Apostiches, t. 2
Chœurs des Prophètes, jubilez: * voici qu'en effet * la Stérile a fait pousser * le fruit par lequel * vos prophéties se trouvent réalisées.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Exulte, Joachim, * voyant que t'est donné * par Anne le fruit du sein * qui à son tour enfantera * pour le monde la rédemption et la vie.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Avec Anne exulte Joachim, * l'un en son âge avancé, * l'autre en sa stérilité, * d'avoir pu donner au genre humain * jadis vieillissant jeunesse et renouveau.
Gloire au Père ... Maintenant ...
De mes lèvres souillées * reçois, ô Mère de Dieu, * la louange et donne-moi * la rémission de mes péchés, * pour que du mal je me tourne vers le bien.

Tropaire, t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l'univers, * car de toi s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction * et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie.



MATINES

Cathisme I, t. 4
David, proclame le serment * que t'a fait le Seigneur notre Dieu: * Le serment qu'il me fit, déclares-tu, * je le vois accompli, * puisque c'est la Vierge qu'il m'a donnée * comme fruit sorti de mon sein; * elle enfante le Créateur, le Christ, nouvel Adam, * comme Roi sur le trône fait pour moi; * voici qu'il règne maintenant, * celui dont le règne n'a pas de fin. * La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Cathisme II, t. 4
De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la servante de Dieu, * en ce jour est enfantée pour nous; * l'univers exulte, renouvelé, * ensemble se réjouissent la terre et le ciel. * Familles des nations, louez-la. * Joachim triomphe, Anne en fête s'écrie: * La Stérile enfante la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Canon II de la fête, puis ce canon des Saintes, avec l'acrostiche: Je chante les combats des trois martyres sœurs. Joseph.

Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
A nous qui célébrons maintenant * vos divins combats et vos justes actions, * rendez-nous favorable la Triade incréée * que pieusement vous avez confessée, * illustres Martyres bienheureuses en Dieu.
Protégées par l'arme divine de la foi, * les jeunes vierges ont tenu pour rien * les paroles de l'ennemi * et supporté la tempête des tourments * ainsi que l'injuste mort pour la Vie de l'univers.
Ayant puisé leur vigueur * dans la toute-puissance du Créateur, * les saintes Martyres ont montré leur fermeté * en écrasant l'immense et tortueux serpent * qu'elles ont foulé aux pieds.
Honorons de nos hymnes la Vierge Marie * comme vivante chambre de l'Epoux, * comme demeure immaculée, * divine table et porte du ciel, * comme trône et palais du Seigneur.

Ode 3
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Par un calcul voué à la mort, * l'impie tyran te supplicia, * martyre Ménodore, pour te forcer * à renier le Christ, notre vie.
Le juge ne t'a pas épargnée, * sainte Martyre qui regardais vers Dieu, * mais il te fit cruellement bastonner, * tressant ta couronne incorruptible, sans le savoir.
Trois fois heureuses, les saintes Martyres ont trouvé * grâce aux tourments un trésor dans les cieux * et l'éternelle renommée * en avançant tout près de Dieu.
Chasse les ténèbres de mon âme en te montrant, * brise les chaînes du péché, * pure Vierge, sauve-moi, * toi qui enfantas le Dieu compatissant.

Cathisme, t. 4
Les chœurs célestes des Serviteurs incorporels * ont admiré votre grande fermeté; * comme si un autre en vos membres souffrait, * vous avez supporté d'avoir les jambes rompues, * endurant l'amertume de la mort * et dans un corps de femme broyant le rebelle serpent, * virginales épouses du Dieu vivant et championnes de la foi.
La Vierge Marie, la Mère de Dieu, * nous apparaît en ce jour * comme nuée de la Clarté; * pour notre gloire l'ont fait naître ses justes parents. * Adam n'est plus un condamné, désormais, * Eve est libérée de ses liens; * c'est pourquoi nous élevons notre voix * pour dire avec confiance à la seule immaculée: * à tout l'univers ta naissance annonce la joie.

Ode 4
«Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Eclairée par les rayons de la Croix, * l'illustre Métrodore a supporté * sur l'arbre où elle fut suspendue * le châtiment par le feu, * mais elle éteignit * les braises de l'erreur * sous la rosée de l'amour du Christ.
Levant les yeux de son esprit * dans la plus claire des visions * et se représentant * la prodigieuse beauté de l'Epoux divin, * l'illustre Ménodore courageusement * sous les coups dont elle était brisée * supportait les peines infligées.
De gloire et de beauté, * illustres vierges, vous avez brillé, * de tout cœur ayant chéri * le Verbe glorifié; * sous les flèches de son amour, * vous avez souffert patiemment * les souffrances qui vous assaillaient.
Moi qui suis réduit à la mort * par malfaisance du Trompeur, * vivifie-moi, ô Vierge immaculée * qui enfantas notre Vie; * vers toi je me réfugie: * du gouffre où m'a fait choir le péché * en ta compassion relève-moi.

Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Les Martyres, ayant montré devant le tribunal * leur invincible fermeté, * se sont tressé de la sorte leurs couronnes de victoire.
Nymphodore, suspendue, supporte vaillamment * d'être déchirée par les ongles de fer, * dans son amour pour l'immortel Epoux.
Acclamons par des hymnes les vierges sages, * lampe à trois feux, maison à trois étages, * demeure de la sainte Trinité.
Pleine de grâce, t'ayant trouvée * seule belle, toute-pure et choisie, * en toi s'incarna le Verbe, le suprême Dieu.

Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Désireuses de contempler * ta prodigieuse beauté, * celles que tes douces flèches ont pénétrées, * Verbe éternel, ont noblement * supporté l'amertume des tourments.
Les vierges dignes de nos chants * comme lis ont fleuri * dans la prairie des martyrs, * embaumant du parfum de leurs nombreux tourments * l'Eglise, dans la grâce de l'Esprit.
Eprises uniquement * de l'immortel Epoux, * les jeunes vierges ont méprisé * la mort visible, soutenues qu'elles étaient * par l'invisible force de Dieu.
Saint est le Seigneur * qui demeura dans ton sein, * t'ayant trouvée, Mère de Dieu, * plus sainte et pure que l'entière création, * souveraine Vierge Marie.

Kondakion, t. 4
Ayant lutté vaillamment pour la sainte Trinité, * vous avez mis en fuite l'industrieux ennemi, * fraternellement liées en esprit; * aussi vous êtes allées demeurer * avec les Vierges sages dans la céleste demeure de l'Epoux; * victorieuses Martyres, avec les Anges désormais * sans cesse vous exultez de joie en présence du Roi de l'univers.

Ikos
L'Eglise du Christ exulte avec foi * en votre sainte et joyeuse solennité * et célèbre fidèlement votre lumineux souvenir, * votre radieuse mémoire porteuse de clarté, * vierges sœurs et martyres qui vous êtes illustrées * par le même genre de vie et de mort; * sur terre ayant foulé aux pieds l'ennemi, * vous avez reçu la couronne de la main du Roi de tous; * demandez-lui de m'éclairer, pour que je puisse chanter * dignement votre mémoire et vos admirables exploits, * vous qui sans cesse exultez de joie en présence du Roi de l'univers.

Synaxaire
Le 10 Septembre, mémoire des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore.
A Ménodore, Métrodore et Nymphodore
les supplices cruels ont semblé des cadeaux.
Le dix, vers le Seigneur que tout fidèle adore
elles s'en vont, passant les célestes vantaux.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes criant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Jeunes vierges, vous avez méprisé * l'ordre du tyran impie vous enjoignant * de sacrifier aux faux-dieux * et vous vous êtes écriées: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Eclairées en votre esprit * par les rayons de la suprême divinité, * vous avez dissipé les ténèbres des faux-dieux, * illustres Martyres, en vous écriant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ni les épreuves ni l'affliction * ni vos membres retranchés * n'ont pu vous séparer du Christ, * Martyres qui chantiez: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ô Vierge, dans ton sein * tu fus digne de porter * merveilleusement le Dieu * qui recrée les hommes lui chantant * dans la foi: Ô Christ, tu es béni.

Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Fortifiées par l'amour du Créateur, * vous avez émoussé l'aiguillon du serpent; * dans un corps de femme vous avez mené * les combats les plus virils * et vous avez reçu la couronne des cieux.
Au milieu du stade s'étant mesurées * corporellement avec les invisibles ennemis, * les vierges sages ont réjoui * les Anges incorporels en s'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Affermies en Dieu votre Sauveur * par la puissance du Christ Jésus, * à l'impuissance vous avez réduit * le pouvoir de l'ennemi en proclamant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Parvenues au royaume d'en-haut, * vous régnez avec le Christ Jésus, * sous les brocarts de tant de plaies * et les broderies dont les supplices vous ont embellies, * jeunes vierges si dignes d'admiration.
Comme temple immaculé de notre Dieu, * ô Vierge, tu l'as reçu lorsqu'a pris corps * et s'est fait connaître à nous * en deux natures celui pour qui nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Désireuses de contempler * la beauté du céleste Epoux, * de tout cœur tendues vers lui, * en un corps mortel vous avez cherché l'immortalité; * aussi nous vous disons bienheureuses, comme il se doit.
Au milieu des tyrans, ces loups cruels, * vous vous êtes montrées de pures brebis, * triomphant de leur bestiale fureur * et vous laissant mener, * comme victimes agréables, au Christ.
Vierges martyres, vous vous êtes tressé * une couronne qui jamais ne passera, * vous avez atteint la gloire de Dieu * et mérité de recevoir * l'inébranlable règne en compagnie des Martyrs.
La gloire que vous avez méritée, * vierges martyres, dans les célestes chœurs, * faites que l'obtiennent, par votre intercession * et le crédit qu'auprès du Maître vous possédez, * ceux qui célèbrent votre mémoire
Ô Christ, épargne-moi * lorsqu'avec gloire tu viendras dans le monde pour le juger, * dissipe les ténèbres de mes péchés * par les prières de celle qui t'enfanta * et de tes Martyres, en ton amour et ta bonté.

Exapostilaire (t. 3)
Trois vierges ont prêché la Trinité * comme le Dieu qu'elles aimaient, * en présence des tyrans * qui les firent châtier; * c'est pourquoi leur revient l'incorruptible couronne des cieux.
Douceur, des Anges, lumière des humains, * protectrice du monde, ô Vierge Marie, * sauve du péché les fidèles qui te chantent, toi la Mère de Dieu.

Apostiches, t. 2
Aux hommes s'est montrée * la Vierge, cette enfant * d'Anne et de Joachim, * pour que des liens du péché * fût délivrée l'entière humanité.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Montagne ombragée * s'est montrée, en vérité, * sainte Anne en sa stérilité: * par elle fut donné * le salut à tous les croyants.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Ayant brisé les chaînes retenant * sainte Anne en la stérilité, * la Vierge immaculée * vers les hommes s'est avancée, * leur offrant la rémission des péchés.
Gloire au Père ... Maintenant …
Fidèles, glorifions * la Vierge immaculée; * de la Stérile, en effet, * voici que naît celle par qui * notre stérile nature se trouve renouvelée.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:52

11 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Mère Théodora d'Alexandrie.
Ce même jour on chante l'office du saint hiéromartyr Autonome, à cause de la clôture de la fête le 12.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En un corps de femme tu menas, * sous l'habit d'un homme, les combats les plus virils, * demeurant au milieu des hommes et réduisant les passions, * arrêtant pour finir l'assaut des plaisirs * par ton ascèse, Théodora, * par ta prière continue * et la divine inclination * qui sans cesse te portait vers le Seigneur.
Le soleil qui connaît le déclin * ne t'a pas vu commettre de péché; * quant à celui qui n'a pas de couchant, * le Seigneur qui sonde les cœurs * et voit tous les secrets, il te connaissait * et de la lumière du repentir éclaira les yeux de ton cœur; * aussi t'efforças-tu de le servir * dans la continuelle tempérance et la perfection des vertus.
Sans ignorer le piège tendu par l'ennemi, * illustre Mère, tu aimas * l'enfant dont la naissance te fut reprochée faussement; * avec amour paternel le nourrissant, * pieusement tu supportas la réprobation, * l'insupportable diffamation; * c'est pourquoi, Théodora, * nous célébrons ta vénérable festivité.
Resplendissant de vertus, * sous la parure de la foi, * Pontife divin, comme un soleil éblouissant * tu parcourus le monde pour semer * en tout lieu ta fidèle prédication, * utilisant ta langue comme faux * pour extirper le mensonge et l'erreur, * Autonome, pontife et témoin de notre Dieu.
Vers les pénibles combats, * vers les exercices virils, * vers les blessures et la mort tu t'avanças; * enfoui sous une grêle de pierres, saint Martyr, * et les utilisant comme degrés d'une échelle, tu es monté, * porteur de couronne, vers Dieu * pour être uni aux Anges dans le ciel, * où tu intercèdes pour nous tous.
Par grâce de l'Esprit divin, * en ton sang de martyr, * Autonome, tu fis rutiler ton ornement * et tu montas en esprit * vers le suprême sanctuaire, celui du ciel, * où Jésus a pénétré en précurseur; * et tu reçus de Dieu la couronne des vainqueurs * en compagnie de tous ceux qui pour lui versèrent leur sang.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Même si des femmes stériles ont conçu * d'illustres enfants * parce que tel était le vouloir du Seigneur, * Marie les surpasse toutes par sa divine splendeur, * car, étant née merveilleusement * d'une mère jusqu'alors sans enfant, * elle enfanta dans la chair le Dieu de l'univers, * hors des lois de la nature, sans semence dans le sein; * elle est la seule porte du Fils unique de Dieu, * qui la laissa close en la franchissant * et, réglant toutes choses sagement * selon son bon plaisir, * pour tous les hommes opéra le salut.

Apostiches, t. 1
Anne et Joachim * se réjouissent d'avoir pour enfant * l'unique Mère de Dieu, * les prémices de notre salut; * avec eux, nous aussi, * célébrons une fête en ce jour, * disant bienheureuse la Vierge pure issue de la racine de Jessé.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
La pure Mère de Dieu, * la Vierge qu'il choisit pour séjour, * la gloire des Prophètes, * la fille de David naît en ce jour de Joachim * et d'Anne, chastement, * pour détourner, par son enfantement, * la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Un sol infertile jadis * fait naître une terre portant son fruit, * et la Stérile nourrit de son lait * le fruit de son sein; ô merveille, vraiment: * voici qu'est allaitée * celle qui reçut en elle le pain du ciel, * la nourricière de notre Vie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
En ce jour de bienheureuse solennité * faisons retentir joyeusement * la cithare mystique de nos cœurs; * car de la semence de David * en ce jour est enfantée * celle qui chasse les ténèbres. la Mère de la Vie; * par elle Adam recouvre sa splendeur, * Eve est rappelée au Paradis, * elle nous tire de la fosse et fait sourdre la vie; * par elle nous sommes déifiés * et, délivrés de la mort, * avec Gabriel fidèlement nous lui chantons: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi nous accorde la grâce du salut.

Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme, qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.
t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l'univers, * car de toi s'est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction * et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Ta naissance, virginale Mère, ô Marie, * sur terre a fait rayonner la joie de l'univers, * en éclairant le cœur de qui te chante avec amour.

Cathisme II, t. 4
Revêtue de brocarts spirituels * par l'Esprit immatériel, * la terre entière, en ta sainte nativité, * dans l'allégresse te crie: * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Canon I de la fête, puis les canons des Saints: celui de Théodora (t. 4), œuvre d'Ignace; et celui d'Autonome (même ton).

Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Emplis ma bouche, Seigneur, * de ta louange pour chanter * ta gloire digne de nos chants * et glorifier les peines de Théodora * qui te fut agréable par la splendeur de sa vie.
Plus brillante que soleil, en ce jour * s'est levée ta sainte fête illuminant * les âmes en ce monde et repoussant * les ténèbres des démons, * Sainte vraiment digne d'admiration.
Le soleil sur terre déclinant * ne t'a vu commettre de péché; * quant au Soleil sans déclin, le seul omniscient, * il te connaissait, Bienheureuse, et fit briller * dans les yeux de ton âme les rayons du repentir.
Honorons de nos hymnes la Vierge Marie * comme vivante chambre de l'Epoux, * comme demeure immaculée, * divine table et porte du ciel, * comme trône et palais du Seigneur.

«A la mer il a jeté * les chars de Pharaon * et toute son armée, * le Puissant dans les combats: * chantons-lui un chant nouveau, * car il s'est couvert de gloire. »
Sans cesse illuminé * par l'éclat divin, * Pontife, arrache-moi * aux ténèbres du péché, * pour que je puisse célébrer * ta brillante fête en ce jour.
En imitateur de Paul, * saint Pontife, tu parcourus * toute la terre habitée * pour y prêcher le salut * et tu renversas * les autels des faux-dieux.
En ton âme affermi * sur le roc spirituel, * lorsqu'on te lapida, * Autonome, saint martyr, * avec joie tu t'avanças * vers l'éternelle vie.
Ô Mère inépousée, * tu enfantas celui * que le Père engendre de façon * qui dépasse notre esprit; * intercède auprès de lui * pour nous fidèles qui te chantons.

Ode 3
«Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
D'un homme ayant endossé * tant l'habit que les pensées, * tu courus te mêler * au chœur des moines pour lutter * contre le prince du monde, le Mauvais.
Mettant ton nom au masculin, * tu transformas aussi ta féminine fragilité * et, sous la nouveauté de ton habit, * par tes œuvres tu t'es montrée * précieuse comme un don chéri de Dieu.
Par ton humilité * et l'excellence de ta vie, * tu t'efforças de servir les serviteurs de Dieu; * aussi t'éleva-t-il * jusqu'au sommet de l'absence de passions.
Je suis battu par la tempête du péché * et les remous d'inconvenantes pensées; * Vierge toute-pure, prends pitié, * tends-moi ta main secourable, dans ta compassion, * afin que, sauvé, je te puisse magnifier.

«Mon cœur est affermi dans le Seigneur * qui accomplit le vœu de qui le prie; * l'arc des puissants, il l'affaiblit, * et les faibles se ceignent de puissance. »
Je te chante, Pontife martyr, * persécuté, lapidé, percé de coups; * je célèbre ton sang versé à flots, * tes chaînes, tes prisons et ta mort.
Par ton martyre volontaire ayant renversé l'impiété, * tu fis resplendir ton vêtement sacré * sous les flots de ton sang, et désormais * tu règnes avec le Roi des siècles, le Christ.
Ne supportant pas tes hauts faits, * l'hostile persécuteur souleva sur-le-champ * diverses épreuves contre toi, Bienheureux, * mais tu le mis à mort avec l'arme de la Croix.
T'ayant trouvée, ô Mère de Dieu, * plus sainte que les Anges et plus vaste que les cieux, * l'Infini par nature qui repose parmi les Saints * trouva place en toi et m'a sauvé.

Cathisme, t. 4
Par l'ascèse tu fis briller ton saint habit * et t'offris comme un don au Dieu incarné; * ayant reçu de lui, bienheureuse Théodora, * le pouvoir de guérir, tu chasses les sombres maladies * et pour nous qui t'acclamons tu implores le salut.
Double couronne d'immortalité * t'a donné le Christ, Bienheureux, * comme athlète victorieux et pontife sacré; * car tu lui as offert des sacrifices non sanglants, * et sans faille tu imitas * sa divine Passion * pour jouir de sa béatitude sans fin.
Sois magnifié, ô Juda, * et que triomphe David; * Adam, connais ton renouveau * et que se réjouisse Lévi; * de leur lignée le Christ est enfanté; * psalmiste, tends la harpe et nous dis: * quelle est donc cette enfant * que tu appelles ta fille? Dis-le-nous. * - C'est la nourricière de ma vie, la Mère du Christ notre Dieu.

Ode 4
«L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Patiemment tu as passé, * comme incorporelle, de longs jours à jeûner, * en ta faiblesse fortifiée * par la toute-puissante volonté du Christ * et nourrie par la grâce de Dieu.
Tu désiras l'habit divin, * l'incorruptible vêtement; * c'est pourquoi tu endossas * un cilice dépenaillé, * affligeant de peines ta chair.
Vois ma misère et mes soupirs, * vois aussi mon affliction, * allège le pesant fardeau de mon péché, * criait Théodora * à celui qui seul peut sauver.
Admirable Mère de Dieu, * fais briller sur moi l'éclat du repentir; * dissipe l'obscurité * de mes immenses péchés * et chasse les pensées perverses de mon cœur.

«Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi œuvre de salut, * disait le Prophète de Dieu, * et j'ai glorifié ta puissance. »
Enchaîné par l'amour du Christ, * illustre Père, tu délias * par la trame de tes discours * ceux qu'enchaînait l'erreur * et tu les clouas à l'amour de la vraie vie.
En très habile médecin, * grâce aux paroles de la foi, * saint Martyr, tu adoucis les plaies * de ceux qu'avaient empoisonnés * les vaines idoles par leur venin.
L'admirable Autonome soit vénéré, * qui des Martyrs est la beauté, * des Pontifes la splendeur, * de l'Eglise le soutien * et des fidèles le ferme appui.
Mis à mort par mes péchés, * je me réfugie vers toi, * pur océan de compassion * qui mis au monde la vie: * par tes prières, notre Dame, sauve-moi.

Ode 5
«L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Les chœurs des Anges incorporels * s'étonnèrent de te voir imiter * dans un corps matériel leur propre vie * et leurs augustes qualités, * Théodora, toi qui luttais * contre l'ennemi t'ayant jadis * prise à son piège et fait tomber.
Illustre Mère, Dieu soumit * l'hostilité des fauves à ton pouvoir, * en t'accordant la grâce des guérisons; * témoin, celui qui fut sauvé * par ta main le guérissant, * alors qu'un fauve cruel * l'avait laissé tout couvert de plaies.
Dans sa malfaisance, l'ennemi * te suscita de nombreuses tentations, * vénérable Mère, et cependant * c'est toi qui l'as meurtri * par le glaive de ton humilité * au point d'écraser la tête du rusé, * Théodora divinement inspirée.
Dans la perfection de ton cœur * tu élevas l'enfant qu'on t'imputait, * supportant l'horrible calomnie * et rendant grâce au Tout- puissant * qui t'en donnait le pouvoir * et te comblait d'étonnantes faveurs, * Théodora, toute-digne d'acclamations.
La force et le soutien * de mon faible cœur c'est bien toi, * ô Vierge inépousée, * l'inébranlable rempart * qui me sauves de tout malheur * à la face de l'ennemi * et renverses les phalanges du maudit guerroyeur.

«Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, * car mon esprit, ô Christ, veille devant toi * et te chante: Tu es mon Dieu, * en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »
Au firmament de l'Eglise tu t'es levé * comme un clair soleil faisant briller * les rayons de tes luttes, saint Martyr, * et de tes miracles sur les croyants * pour dissiper les ténèbres des démons.
Ta langue fut un roseau bien aiguisé * par l'Esprit saint pour graver * dans les cœurs des croyants, * comme sur des tables, la loi du Christ.
En toi, Pontife et témoin du Christ, * ayant trouvé l'instrument et le séjour * de son immatérielle venue, * l'Esprit saint te combla de charismes divins.
Fais lever sur moi les rayons de ta pitié, * puisque je me trouve en la nuit sombre du péché; * Vierge pure, guide-moi vers la clarté du repentir, * notre Dame, afin que je te chante avec foi.

Ode 6
«Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Offrant la source de tes pleurs * et te consumant à sans cesse gémir, * dans l'action de grâces tu supportais * la vie solitaire des pénitents.
L'eau saumâtre fut ta boisson, * les plantes sauvages t'ont nourrie, * avec les fauves tu demeuras, * habitant le désert comme ciel.
Tu souffris les brûlures du soleil * et supportas la froidure de la nuit, * réchauffée par la grâce de l'Esprit divin; * c'est pourquoi tu jouis de la céleste félicité.
L'urne divine, la table ayant porté * le pain de vie qu'a produit la terre sans labours, * la montagne sainte, la Vierge Mère de Dieu, * en nos hymnes vénérons-la.

«La houle des pensées, me saisissant, * me pousse vers le gouffre sans fond du péché, * mais toi, bon Timonier, dirige-moi * et comme le Prophète sauve-moi. »
Piloté par la divine main, * sans dommage tu traversas l'océan de l'erreur, * Pontife martyr, et tu abordas * au calme port du royaume d'en-haut.
Lorsqu'une lance perça ton côté, * tu imitas la Passion du Christ, * et lorsqu'une grêle de pierres te couvrit, * tu ressemblas vraiment au premier des Martyrs.
Célébrant le jour vénérable de ta mort, * illustre Martyr, avec foi nous te prions: * par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * sans cesse intercède pour nous.
La houle de mes nombreux péchés * me pousse vers le gouffre du désespoir; * mais de ta main d'orante retire m'en * et sauve-moi, ô Vierge, pour que je puisse te chanter.

Kondakion, t. 1
Bienheureuse, ayant échappé à la nuit des passions, * tu t'approchas du Soleil de gloire en esprit, * mortifiant par l'ascèse les élans de la chair, * et tu devins pour les moines un modèle de vie, * l'amendement de ceux qui ont failli; * c'est pourquoi nous glorifions ton souvenir.

Ikos
Ta sainte vie est un modèle pour ceux qui ont failli * et désirent, par la pénitence, s'approcher * de celui qui peut remettre les péchés, * ainsi que l'Ecriture le dit; * avec foi, comme la Courtisane de jadis, * au lieu de myrrhe tu lui offris les flots de tes pleurs; * par eux tu submergeas et noyas le serpent * et ceignis la couronne de victoire, bienheureuse Théodora; * aussi, ayant mis à mort la bête par ton oraison, * tu ressuscitas un mort par la puissance du Créateur * pour lequel tu mortifias ton corps; * c'est pourquoi nous glorifions ton souvenir.

Synaxaire
Le 11 Septembre, mémoire de notre vénérable Mère Théodora d'Alexandrie.
Virile s'est montrée par le cœur et l'habit
Théodora, pénitente d'Alexandrie.
Honte et mortel affront le Superbe en subit.
Le onze, elle a rejoint la céleste patrie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du «Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'ennemi fertile en expédients * t'apparut pour te frapper * d'insupportables coups; * mais tu fis crouler * son impuissant orgueil * en chantant: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Les citernes asséchées, * tu les fis regorger d'eau, * illustre Mère, par ton intercession * opérant ce miracle et magnifiant * celui qui te glorifia, * le Seigneur auquel nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
La flamme des passions, * tu l'éteignis sous le flot de tes pleurs; * quant aux broussailles de l'ennemi, * tu les consumas au feu * de la tempérance, en t'écriant: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vierge reine qui enfantas * le Christ notre Roi, * prends pitié et sauve-moi, * affermis dans la foi * mon âme ébranlée par les passions * et guide-moi vers le salutaire chemin, * toi le salut des croyants.

«Toi qui sur la montagne avec Moïse conversas * et pour figure de la Vierge lui montras * le buisson qui brûlait sans être consumé, * Seigneur Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Jeté dans le creuset des châtiments, * plus pur que l'or tu te montras, * nous éclairant de la splendeur * de tes miracles, Père saint.
Les adorateurs des pierres, te lapidant, * illustre et juste Père, en vérité * t'ont poussé vers le Christ que tu aimais, * vers le rocher de notre vie.
Les persécutions que tu subis * eurent pour effet de chasser les démons * et ton sang versé à flots * éteignit la fournaise des sans-Dieu.
Toi qui dans le sein virginal * fit ta demeure et le rendis * plus vaste que le ciel, * Dieu de nos Pères, tu es béni.

Ode 8
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Ravi en extase, ton chef, * dans la pure lumière de l'esprit * vit les biens que le Seigneur te préparait: * le Paradis resplendissant * et l'ineffable séjour de l'Epoux * dans lequel, Théodora, * te fit demeurer l'arbitre des combats.
Les chœurs des Anges, des Martyrs * et des saints Moines, accompagnant * ton âme, Théodora, * la conduisirent vers les tabernacles des cieux, * vers le séjour des bienheureux * et la demeure de qui chante, plein de joie: * Ô Christ, nous t'exaltons dans les siècles.
La multitude des moines rassemblés * te rendit les derniers devoirs; * prodige, ce qu'ils ont vu, * merveille, ce qu'ils ont appris: * au milieu d'hommes il t'avait plu de demeurer, * toi une femme, bienheureuse Théodora, * gardée par la main du Tout-puissant.
De saintes femmes t'ont suivie, * divine Epouse tout-immaculée * et seule inépousée, en respirant * l'agréable parfum de l'unique Fils * qui s'est levé de ton sein; * désormais elles règnent avec toi, * chantant le Christ dans tous les siècles.

«Que la terre et tout ce qu'elle contient, * la mer et les sources, les cieux des cieux, * la lumière et l'obscurité, * la froidure de l'hiver et l'ardeur de l'été, * les fils des hommes et les prêtres louent le Seigneur * et l'exaltent dans tous les siècles! »
La terre reçut ton vénérable sang * versé pour le Christ, * les cieux, ton âme en gloire s'élevant, * les chœurs des Anges et les esprits * de tous les Justes, dans la joie, * allèrent à ta rencontre, saint Martyr.
Les flots de tes sueurs * éteignirent le feu des impies, * les fleuves de tes miracles, saint Martyr, * ont asséché l'océan de nos passions; * aussi, nous les fidèles, Bienheureux, * nous te chantons dans tous les siècles.
En tout lieu où tu passas * tu proclamas le nom du Christ, * tu brisas les autels de l'erreur, * illuminas les cœurs enténébrés * pour en faire des temples du Créateur * que nous exaltons dans tous les siècles.
Terre sainte où le Christ a demeuré, * porte de la divine clarté, * pierre de la vie, montagne non taillée, * Paradis de gloire et chandelier doré, * c'est ainsi que d'avance tu fus nommée, * Vierge pure, en tous les âges bénie.

Ode 9
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Telle une étoile ayant sous terre décliné, * c'est vers la vie céleste que tu es montée, * nous laissant comme rayons * les œuvres de ta vie et ses vertus * pour éclairer le cœur de tout croyant * célébrant ta mémoire sacrée.
Les portes se sont ouvertes dans les cieux * joyeusement pour t'accueillir; * et dans l'assemblée des premiers-nés * ton âme sainte exulte avec les élus, * là où résonnent les festives acclamations * et brille la lumière sans couchant.
Comme tu l'espérais, tu as reçu * le prix de tes efforts et la récompense des cieux; * ayant trouvé la source de tout bien, * tu as cessé, Théodora, de désirer; * en toute pureté tu jouis des charmes de l'Epoux * et tu contemples ce que voient les Anges dans le ciel.
Vierge pure, sauve-moi, * qui enfantas le Dieu de tendresse, le Sauveur; * prends en pitié ton serviteur; * dirige-moi vers le chemin du repentir; * écarte les pièges du Mauvais, délivre-m'en, * divine Mère, secours des croyants.

«Le Puissant fit pour moi des merveilles, * saint est son nom, * et sa miséricorde s'étend d'âge en âge * sur ceux qui le craignent. »
Clairement tu es passé vers la lumière sans déclin, * tandis que se brisaient les miroirs de la chair, * et tu contemples avec plus de perfection, * bienheureux Martyr, le Christ que tu aimais.
Ayant achevé ta course et gardé la foi, * tu as reçu la couronne de la vie, * et sans cesse tu pries pour nous, * Pontife et Témoin du Christ, le Rédempteur.
La splendeur d'une vie qui n'aura plus de couchant * s'est levée sur toi, Pontife saint * qui accomplis sur terre les œuvres de clarté, * et tu jubiles avec le Christ dans les siècles, pour toujours.
Espoir et protectrice des croyants, * sauve-nous de nos passions * et de toute épreuve, car en toi * nous reconnaissons la pure Mère de Dieu.

Exapostilaire (t. 3)
Ayant changé de vêtement, * tu vécus au milieu des moines sans être reconnue, * épouse du Christ, Théodora, * blessée par l'amour de ton Dieu; * ô merveille, comment tu supportas, * vénérable Mère, l'injuste calomnie * pour mettre en fuite le séducteur de la mère des vivants.
Parmi les Prêtres tu fus la gloire des Martyrs * et tu obtins double couronne, Père saint, * car l'erreur des idoles, tu l'as foulée aux pieds, * pontife Autonome trois fois heureux; * c'est pourquoi tu as reçu ta récompense de vainqueur.
D'Anne la stérile est issue en ce jour * cette fleur qu'est la Mère de Dieu; * de la divine bonne odeur elle embaume l'univers * et comble d'éternelle joie la création; * aussi nous la chantons comme il se doit, * la célébrant comme sommet de tout l'ensemble des mortels.

Apostiches, t. 2
La divine figuration * de ton chaste enfantement, * sainte Anne, ce fut * le bâton d'Aaron * qui, bien que sec, fit surgir une fleur.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Lorsque tu pris la décision, * en ta bienveillance, d'assumer * la nature matérielle des humains, * de la Stérile tu fis sortir * ta sainte Mère, Seigneur.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Comme en un ciel, un nouveau ciel, * tu fixas ton séjour, * ô Verbe, dans le sein * de la virginale Mère de Dieu * pour diviniser, Seigneur, le genre humain.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Descendance d'Adam, * venez et chantons * la descendante de David * qui mit au monde le Christ, * la toute-pure Vierge Marie.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 11:58

12 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Autonome.

Clôture de la fête du 8 Septembre: on chante l'office de la Nativité de la Mère de Dieu.


A Vêpres, cathisme habituel. Au Lucernaire, 6 stichères de la fête. Gloire au Père ... Maintenant: de la fête (le vendredi soir, Gloire: de la fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent). Prokimenon du jour, sans lectures. Daigne, Seigneur ... et litanie de demandes. Apostiches de la fête. Après Notre Père, tropaire de la fête. Litanie triple et Congé.
A Matines, tropaire de la fête. Cathismes de la fête. Psaume 50. Canons de la fête. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, on ne chante pas Plus vénérable, mais les mégalynaires de la fête. Exapostilaire et Laudes de la fête. Grande Doxologie. Tropaire de la fête. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche: Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête.. Maintenant: Dogmatique du ton occurrent. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection, et le reste, comme chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires) et de la Mère de Dieu (2), puis les deux canons de la fête (8). Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête (sans répéter le premier, mais en prenant comme quatrième le doxastikon) avec les versets de la fête avant les deux derniers stichères. Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.


Synaxaire
Le 12 Septembre, Passion du saint hiéromartyr Autonome.
Pour la table du Verbe, en victime est offert
le sacrificateur et martyr Autonome.
Escaladant les pierres dont il a souffert,
le douze, il a gagné le céleste royaume.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:03

13 SEPTEMBRE
Mémoire de la Dédicace de l'église de la Résurrection,
avant-fête de l'Exaltation de la Croix
et mémoire du saint hiéromartyr Corneille le Centurion.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
L'ancienne Loi prescrivait * d'observer la dédicace, et faisait bien; * mais il est préférable d'observer, * par la Dédicace, le renouveau; * car les îles, au dire d'Isaïe, * doivent se renouveler devant Dieu; * par ces îles entendons les Eglises des Gentils * qui viennent d'être fondées * et se consolident pour Dieu; * c'est pourquoi nous aussi, * fêtant la Dédicace, célébrons le renouveau.
Frères, opérez le renouveau * et, rejetant le vieil homme, vivez * dans une vie nouvelle, en refrénant tout ce qui procure la mort; * corrigeons tous nos membres et détestons * la nourriture prise à l'arbre pour notre malheur, * nous souvenant de nos antiques fautes pour les fuir; * c'est ainsi que l'homme est renouvelé, * ainsi est observé le jour du Renouveau.
Ô Christ et Verbe éternel, * telle un donjon tu as placé * ton Eglise, que tu fondas * sur la roche de la foi * et qui demeure, par conséquent, * inébranlable pour les siècles, te possédant, * toi qui pour elle en ces derniers temps * t'es fait homme sans changement. * Aussi, dans l'action de grâces, nous te chantons: * avant les siècles, maintenant et toujours * tu es notre Roi; Seigneur, gloire à toi.
t. 4
Ayant agréé tes œuvres de bien * et tes prières montant vers Dieu, * admirable Corneille, le Christ t'envoie un Ange saint, * t'illuminant tout entier, * et le Coryphée des Apôtres, depuis Joppé, * pour te renouveler par l'eau et l'Esprit saint, * toi et toute ta maison, * en t'initiant au bien suprême par la grâce de l'Esprit.
Revêtu du sacerdoce par l'onction, * tu parcourus le monde pour prêcher * l'annonce du salut aux nations, * extirpant les ronces de l'erreur * et plantant dans les âmes le plus sûr des enseignements; * aussi dans l'allégresse nous te disons bienheureux, * comme Pontife inspiré * et comme invincible Martyr.
Suivant l'exemple de ta bonté, * les ignorants se révélèrent sensés; * après ta mort, descendu par loi de nature au tombeau, * bienheureux Corneille, tu en fis * la source des miracles coulant à flots * pour guérir les malades, les affligés * et chasser les esprits pernicieux, * par grâce de l'Esprit saint, Pontife inspiré.
Gloire au Père, t. 6
Célébrant la mémoire de la Dédicace, Seigneur, * en toi nous glorifions * Centurion l'auteur de toute sanctification, * te priant de sanctifier nos sentiments * par les prières des illustres Martyrs, * Dieu de bonté et Sauveur tout- puissant.
Maintenant …
En ce jour fut rendu visible le bois de la Croix, * en ce jour furent détruits les complots des impies, * en ce jour les empereurs des croyants * firent triompher notre foi; * et, si jadis par l'arbre Adam fut déchu, * par l'arbre de la Croix maintenant * les démons sont frappés de terreur. * Gloire à toi, Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Le vendredi soir, à la place de ce stichère on chante le Dogmatique du ton occurrent.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture du troisième livre des Rois
(8,22-23,27-30)
Salomon se plaça devant l'autel du Seigneur, en présence de toute l'assemblée d'Israël; il étendit les mains vers le ciel et dit: Seigneur, Dieu d'Israël, nul n'est Dieu comme toi, là-haut dans les cieux ni sur qui demeure par la terre ici-bas. Si le ciel et les cieux des cieux ne peuvent te contenir, moins encore cette maison que j'ai bâtie en ton nom! Cependant, Seigneur mon Dieu, sois attentif à mon appel, écoute la prière suppliante que t'adresse ton serviteur en ce jour. Que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette maison, sur ce lieu dont tu as dit: Là sera mon nom! Exauce la prière qu'y fera ton serviteur jour et nuit. Ecoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël, lorsqu'ils prieront en ce lieu. Ecoute-les, toi-même, depuis ta demeure dans le ciel; réalise leurs vœux, selon ta miséricorde envers eux.

Lecture des Proverbes
(3,19-34)
C'est par la sagesse que le Seigneur fonda la terre, et par l'intelligence qu'il établit les cieux. C'est par sa science que furent creusés les abîmes, que les nues distillent la rosée. Mon fils, observe ma sagesse et réflexion, enseignements; * sans les quitter des yeux; elles seront la vie de ton âme et la parure de ton cou, la santé de ton corps et le rafraîchissement de tes os. Alors tu feras route en paix et sécurité, sans que ton pied trébuche, Si tu t'assieds, tu seras sans frayeur; si tu te couches, ton sommeil sera doux. Tu n'auras à redouter ni soudaines terreurs, ni assaut de la part des flots * pour guérir méchants; car le Seigneur veillera sur toutes tes voies, et du piège il gardera tes pas. Ne prive pas d'un bienfait l'indigent, quand il est possible à ta main de l'aider. Ne dis pas à ton prochain: Va-t'en! repasse! je donnerai demain! quand tu as de quoi faire le bien. Ne machine pas le malheur de ton voisin, alors qu'il demeure en confiance avec toi. Ne cherche pas querelle sans raison, si l'on ne t'a fait aucun tort. N'envie pas l'homme violent, n'imite pas ses procédés, car les pervers sont l'abomination du Seigneur, lui qui fait des hommes droits ses familiers. Malédiction du Seigneur sur la demeure du méchant, sur la maison du juste sa bénédiction! Le Seigneur résiste aux orgueilleux, tandis qu'aux humbles il donne sa faveur.

Lecture des Proverbes
(9, 1-11)
La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a mêlé son vin et préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la cité: Que le simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon pain et boire du vin que j'ai mélangé. Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants, de peur qu'ils ne te haïssent; reprends le sage, et il t'en aimera. Donne au sage l'occasion, il deviendra plus sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de sagesse, la crainte du Seigneur; et la science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de la Loi: de cette façon tu vivras longtemps, et des années de vie te seront ajoutées.

Apostiches, t. 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, * invincible trophée de la foi, * porte du Paradis, rempart de l'Eglise et réconfort des croyants; * par toi fut abolie la puissance de la mort, * par toi disparaît l'antique malédiction, * par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; * arme invincible qui chasses les démons, * havre de salut et gloire des Martyrs, * précieux ornement des Justes et des Saints, * au monde tu apportes la grâce du salut.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, * qui délivres de la malédiction le genre humain, * toi le signe d'où rayonne la vraie joie; * exaltée, tu renverses l'ennemi; * tu es notre secours et notre appui, * la force des justes, la splendeur des prêtres saints; * ton image nous arrache au malheur, * sceptre de puissance nous conduisant, * arme de paix, que les Anges escortent avec respect, * divine gloire du Christ * qui accorde au monde la grâce du salut.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, * médecin des malades, résurrection de tous les morts, * nous relevant de la fosse où nous sommes tombés ; * par toi cesse la corruption du tombeau, * par toi fleurit notre immortelle condition * et nous mortels, nous voici divinisés ; * le diable s’en trouve terrassé ; * et, voyant les mains des Pontifes t'élever, * nous exaltons celui qui sur toi fut hissé; * nous prosternant devant toi, nous puisons * en abondance la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 2
Célébrant le renouveau * du très-saint temple de ta divine Résurrection, * Seigneur, nous te glorifions, * toi qui le sanctifias et l'as conduit * par ta grâce divine à son parfait achèvement * et qui agrées les sacrifices célébrés en ce lieu * par tes fidèles au cours des mystères sacrés, * recevant de la main de tes serviteurs * les victimes non sanglantes et immaculées, * pour accorder en retour à qui les offre droitement * la purification des fautes et la grâce du salut.
Maintenant …
Le divin trésor en terre caché, * la Croix du Seigneur vivifiant, * dans le ciel apparut * au pieux empereur, pour lui montrer * le signe spirituel * de sa victoire sur l'ennemi; * avec amour, dans l'allégresse et la foi, * sous l'impulsion divine il s'empressa * d'exalter l'objet de sa vision, * que du sein de la terre il fit tirer soigneusement * pour la délivrance du monde et le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Comme tu as orné de splendeur * le céleste firmament, * sur terre aussi tu pares de beauté * la sainte demeure de ta gloire, Seigneur. * Pour les siècles des siècles affermis-la * et par les prières de la Mère de Dieu * agrée les incessantes supplications * qu'en ce temple nous faisons monter jusqu'à toi, * Seigneur, notre vie et l'universelle résurrection.
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * Corneille, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.
t. 2
Nous t'offrons, Seigneur, le talisman de la vivifiante Croix * que malgré notre indignité tu nous donnas dans ta bonté; * sauvegarde notre pays et tout le peuple chrétien * par les prières de la Mère de Dieu, seul Ami des hommes.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Par sa venue, le Christ illumina l'univers * et par son Esprit divin il a renouvelé le monde entier; * les âmes connaissent le renouveau, * car un temple s'élève pour la gloire du Seigneur: * c'est là que le Christ notre Dieu * renouvelle les cœurs des croyants * pour accorder aux hommes la grâce du salut.

Cathisme II, t. 4
Sur la présente journée, * la fête de la Dédicace, croyants, * s'est arrêté le choix du Seigneur; * et ce jour nous invite tous au renouveau; * le visage radieux et dans l'ardeur de notre foi * chantons le Christ du fond du cœur * comme celui qui nous renouvelle, en divin Rédempteur.

Après le Psaume 50, canon de l'avant-fête (t. 4), œuvre de Germain, alphabétique (à l'exception des théotokia) ; canon de la Dédicace (même ton), œuvre du moine Jean ; et le canon du Saint (t. 5), avec l'acrostiche: Je chante, Bienheureux, tes illustres merveilles. Joseph.

Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Jubile, ciel, et que la terre exulte de joie, * car s'avance la très-sainte Croix * en sa grâce nous sanctifiant, * nous qui la vénérons d'un saint baiser * comme la source de notre sanctification * et pour nous avoir procuré * l'universelle divinisation.
Très-sainte Croix du Christ, * donne-nous le pouvoir * de prendre le chemin du ciel, * nous les fidèles qui devant toi nous prosternons, * afin qu'en évitant * les gouffres de perdition, * nous ayons part à la gloire de Dieu.
Par toi, ô vénérable Croix, * ayant retrouvé l'amitié du Créateur, * de toute notre âme et de tout cœur, * au jour où nous te voyons exposée, * nous ne cessons de t'embrasser * et, recevant ton illumination, * nous glorifions le Verbe, auteur de toute création.
Cité de notre Dieu, * pur et divin trésor * du Roi de l'univers, * Mère de Dieu tout-immaculée, * garde ton héritage, les croyants * sans cesse t'acclamant * et glorifiant ton enfantement.

«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Toi qui par la colonne conduisais jadis * ton peuple Israël, ô Christ, * par le bain du Baptême tu as planté en Sion * l'Eglise qui s'écrie désormais: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu.
La descente de ta gloire infinie * a changé en second ciel * le temple qui sur terre fut dressé pour toi; * c'est là que tous en chœur nous psalmodions: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu,
Ce n'est plus à cause de la Loi * ni pour l'élévation de serviles mains * que ton Eglise, Seigneur, se glorifie, * mais par grâce de la Croix elle s'écrie avec fierté: * Chantons une hymne en l'honneur de notre Dieu.
Puisque vous avez reçu gratuitement * la grâce des guérisons * à la source inépuisable, saints Martyrs, * sans cesse vous la distribuez gratuitement, * guérissant les souffrances de nos âmes et de nos corps.
Sur terre les Martyrs * n'ont eu ni or ni argent; * leur espoir dans le Christ fut en effet * leur seul trésor, et dans le ciel * ils ont reçu l'héritage éternel.
Sans semence, mais du saint Esprit, * par la volonté du Père tu as conçu * le Fils de Dieu, et dans la chair tu enfantas * celui que sans mère le Père a engendré * et qui sans père est né de toi pour nous sauver.
t. 5
«Dans la mer Rouge cheval et cavalier * furent précipités par celui qui brise les combats, * le Christ élevant ses mains, * le Sauveur que célèbre Israël * lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
Par tes prières, Pontife bienheureux, * illumine ceux qui célèbrent en ce jour ta mémoire porteuse de clarté, * en l’éclatante solennité * de ta sainte dormition.
Avant même ta parfaite initiation, * Corneille, tu pratiquas * l'aumône et l'oraison * et recherchas dans la droiture de ton cœur, * Bienheureux, le Seigneur de l’univers.
Tu as appris les salutaires lois * de celui qui s'est uni * par bonté suprême à notre chair * et le Coryphée des Apôtres t'initia * aux préceptes du Maître, Bienheureux.
Tu excites dans le cœur de tout croyant * l'insatiable désir de toujours te glorifier, * pure Souveraine, Génitrice de Dieu, * car tu es la gloire des mortels, * ayant enfanté le Seigneur de gloire, le Christ.

Ode 3, t. 4
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Croix du Seigneur qui es la gloire du Christ, * nous te glorifions avec foi, * nous qui sommes illuminés et glorifiés * en t'embrassant d'un saint baiser.
Avec joie, fidèles, nous approchant, * comme à la pure source puisons * les vivifiantes ondes de la Croix * et chantons le Dieu en qui nous sommes sauvés.
Tu es mort, Jésus, toi notre vie, * suspendu à l'arbre de la Croix; * et nous, fidèles, qui l'embrassons maintenant, * nous fuyons les passions qui procurent la mort.
Chasse les ténèbres de mon âme en te montrant, * brise les chaînes du péché, * pure Vierge, sauve-moi, * toi qui enfantas le Dieu compatissant.

«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Sur terre tu as sanctifié, * ô Christ, ton Eglise par l'Esprit, * la consacrant en ce jour * d'une huile d'allégresse.
En toi l'Eglise possédant, * ô Christ, l'inébranlable fondement * est couronnée de ta Croix * comme d'un diadème royal.
Par ton œuvre de salut, * d'un temple bâti par les hommes tu as fait * en ce jour, Dieu de bonté, * la demeure de ta gloire infinie.
A l'esprit qui vivifie, * Martyrs du Christ, vous avez soumis * tout souci de votre chair, * comme cause d'inimitié envers Dieu.
Les victorieux Témoins du Christ * avec patience ont renversé * la puissance de l'ennemi * avec l'armure de l'Esprit.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * pour les hommes tu es devenue * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.
t. 5
«Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance * et malgré son poids tu l'as fermement suspendue; * affermis ton Eglise, ô Christ, * sur le roc inébranlable de tes commandements, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Tu as reçu l'illumination du saint Esprit * et, de la bouche de Dieu, * la divine grâce, avec toute ta maison, * par la visite du Coryphée des Apôtres * t'annonçant la doctrine du salut.
Tel un cèdre, tu t'élevas bien haut, * par tes vertus, et nous offris comme fruits de bonne odeur * tes miracles, tes enseignements * et le pouvoir des guérisons, * Corneille, pontife bienheureux.
Doué d'une grande renommée, * avec le Coryphée et plusieurs autres tu courus * annoncer partout le divin message * grâce auquel nous fûmes délivrés * des ténèbres de l’ignorance par la lumière qu’il nous donna.
Demeure lumineuse de la pureté, * tu portas notre Illuminateur * lorsqu'il prit chair et par amour * se fit homme pareil à nous et dissipa la corruption, ô Vierge qui nous ramènes au Paradis.

Cathisme, t. 8
La tente du témoignage, c’est Dieu lui-même qui la révéla, sur terre le prophète Moïse la fixa, * au milieu des sacrifices le temple fut dédié par Salomon; * quant à nous, fidèles, trouvant refuge en la nouvelle Jérusalem, * avec David chantons celui qui pour nous fut crucifié, * lui demandant de pardonner tous nos péchés.
t. 4
« Resplendissante de lumière, ta Croix * chasse les phalanges ténébreuses, Seigneur; * elle éclaire les fidèles chantant: * Tu es en vérité, Croix du Christ, * l'allégresse du monde et sa fierté. »
L'Eglise du Christ t'a reçu * comme prémices des nations; * de tes œuvres inspirées par la vertu * tu la fis briller splendidement, * saint Corneille, pontife et martyr.
Avec foi nous célébrons la dédicace de ta maison, * pure Vierge immaculée, bénie et toute-digne de nos chants; * réjouis par l'espérance qu'en toi nous plaçons, * Mère de Dieu, nous te demandons de sans cesse intercéder * auprès du Sauveur ayant pris chair en toi, pour que nos âmes soient sauvées.

Ode 4, t. 4
«Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Devant la Croix du Seigneur * resplendissante comme un soleil * , se prosternent les croyants * et, tandis qu'ils la couvrent de baisers, * leurs âmes sont illuminées.
Le Seigneur Dieu est apparu dans la chair; * exalté sur le bois, il fait briller * sa lumière chaque jour * sur ceux qui se prosternent devant lui * et les préserve du malheur.
Accorde-nous, Verbe de Dieu, * pardon et rémission de nos péchés, * à nous fidèles nous prosternant * devant ta précieuse Croix * exposée en ce jour.
Sans quitter le sein paternel, * le- Verbe sur ton sein * a reposé comme un enfant, * dans son désir de recréer * ma nature corruptible, ô Vierge immaculée.

«Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ce n'est plus avec le sang des animaux sans raison, * mais avec le précieux sang * coulant de ton côté vivifiant * qu'est purifiée l'Eglise qui s'écrie avec raison: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Que tes demeures sont aimables, Seigneur, * pour ceux qui veulent voir à découvert * la gloire de ton visage lumineux * et s'écrient d'un même chœur: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Portant l'image de l'onction * consacrant ton peuple élu, * l'Eglise reçoit invisiblement * comme un parfum de grand prix * en ce jour la grâce du saint Esprit.
Exultant de joie dans le Seigneur, * les saints Martyrs, en vainqueurs * des ennemis incorporels, s'écriaient: * Invincible est la puissance de notre Dieu! * Pleins d'allégresse, glorifions-les.
De la couronne des Témoins * la divine grâce a couronné * les dignes soldats du Christ * qui dans l'Esprit saint ont terrassé l'erreur. * Pleins d'allégresse, glorifions-les.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
t. 5
«Comprenant ton divin abaissement, * le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: * Tu es venu pour le salut de ton peuple, * pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
Ayant reçu la grâce de l'Esprit, * tel un soleil resplendissant * tu parcourus la terre, illustre Saint, * chassant la ténébreuse idolâtrie.
Comme un grand fleuve tu t'es avancé * pour abreuver de tes divins enseignements * la face de la terre et submerger, * Corneille, l'ivraie des multiples faux dieux.
Comme mort au monde entier, tu annonças, * bienheureux Corneille, à tous ceux que les passions * avaient mis à mort, la divine Résurrection * de celui qui est mort pour nous sauver.
Vierge sainte, dépassant la nature, tu devins * la demeure de la Sagesse du Père en toute pureté; * de la perversité de l'imposteur * par elle nous voici maintenant délivrés.

Ode 5, t. 4
«Sur nous, Seigneur, envoie ton illumination, * délivre-nous des ténèbres du péché; * du ciel, en ta bonté, * accorde-nous ta paix. »
Contre les passions nous corrompant * fortifie-nous, précieuse Croix, * nous qui te vénérons et t'embrassons, * symbole très-saint des souffrances du Christ.
L'âme et le cœur illuminés * en ce jour, fidèles, approchons-nous * de l'image du bien, nous prosternant * devant l'auguste bois de la divine Croix.
Jadis Moïse adoucit les eaux de Mara * et te préfigura de son bâton, * précieuse Croix qui fis couler * sur les mortels la douceur du salut.
Vierge toute-pure, prie pour nous * le Christ qui a revêtu * dans tes chastes entrailles notre propre chair pour recréer le genre humain.

«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Au Sinaï décrivant ton Eglise, Seigneur, * jadis tu montras à Moïse le voyant * un tabernacle non fait de main d'homme.
Sur terre, Seigneur, tu as construit * un tabernacle où ta puissance réunit * aux armées célestes les chœurs des mortels.
Seigneur, nous savons que tu es la source de vie, * Christ, c'est toi qui es venu, * Dieu saint, pour annoncer à ton Eglise la paix.
Seigneur, tu es la couronne des Martyrs, * c’est toi l’allégresse sans fin * des fidèles qui te chérissent de tout cœur.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.
t. 5
«Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, * devant toi je veille et vers toi monte mon cri: * illumine les ténèbres de mon âme, ô Christ, en vertu de ton amour. »
Entièrement consacré au Tout-puissant, * tu n’accordas aucune vénération * aux idoles sourdes, Pontife saint, * malgré la contrainte des hommes de sang.
Dans l’ardeur de ta prière tu invoquas, * bienheureux Corneille, l’invisible Dieu très-haut * et tu détruisis le temple des idoles, cette abomination, * toi l'objet de la plus grande admiration.
Toi qui gardais les préceptes du Tout-puissant, * tu fus placé sous bonne garde et enchaîné, * mais dans tes chaînes tu délivras * les insensés de leur manque de foi.
Sur moi, Vierge pure, fais pleuvoir * la rémission de mes fautes et visite-moi * qu'affaiblissent les corporelles passions * et que tourmentent les malheurs de cette vie.

Ode 6, t. 4
«J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »
Sur toi le Créateur a bien voulu * de son côté transpercé * verser le sang et l'eau * par lesquels nous fûmes recréés, * nous les fidèles qui t'embrassons, divine Croix.
Croix du Seigneur, dispensatrice de la vie, * source d'immortalité, * rédemption du monde entier, * sauve-nous qui t'embrassons * comme notre salutaire protection.
Tu nous fus donnée, divine Croix, * comme une arme qu'on ne peut briser; * par toi nous triomphons * des embûches de l'ennemi * en t'embrassant dans la droiture de nos cœurs.
Divine Génitrice, tu es vraiment * le temple saint de celui * qui repose parmi les Saints; * c'est pourquoi, Vierge Mère, tu nous sanctifies, * nous les fidèles qui te chantons.

«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Le Christ notre Roi a désiré la beauté * de l'Eglise qu'il a choisie, * il en a fait la mère des nations * qu'à la servitude il arracha * pour les adopter dans le saint Esprit.
Les phalanges des noirs démons * tremblent devant l'Eglise du Christ * marquée du signe de la Croix * et le saint éclat de l'Esprit * la couvre de son ombre.
Ayant pour fondement * non le sable mais le Christ, * l'Eglise des nations * est couronnée d'inaccessible beauté, * ornée du diadème de la royauté.
Ni les richesses ni les supplices corporels * ni la menace de condamnation à mort * n'ont séparé de l'amour du Christ * les saints Martyrs qui désormais * jouissent de leur union avec Dieu.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! * une Vierge dans son sein * sans épousailles a conçu, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.
t. 5
«Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, * ô Christ et Seigneur, apaise l'océan de mes passions * et délivre-moi du mal, * ô Dieu de miséricorde. »
Tandis que tu priais en toute pureté, * clairement tu vis un Ange du Seigneur * t'initiant au bien suprême * pour acquérir le salut.
Eclairé par l'Esprit divin, * tu devins un astre resplendissant, * illuminant de tes rayons, * pontife Corneille, les confins de l'univers.
Celui que l'erreur avait jadis enténébré * la rejeta grâce à ta prière, Bienheureux: * reconnaissant le Seigneur, il reçut * avec toute sa famille le baptême divin.
De tes entrailles virginales, Toute-digne de nos chants, * le Seigneur de gloire a pris chair * comme il est seul à le savoir, * pour nous sauver dans sa bonté.

Kondakion, t. 4
L'Eglise s'est montrée comme un ciel aux mille feux * illuminant l'ensemble des croyants; * nous y chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.

Ikos
Le Verbe ayant vécu parmi nous selon la chair, * le fils du tonnerre en l'Ecriture nous dit: * Nous avons vu clairement la gloire du Fils, * celle qu'il tient du Père par grâce de vérité. * A tous les fidèles qui l'ont reçu * il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu; * et nous qui sommes nés de nouveau * non par la volonté du sang ni de la chair, * mais tirons notre croissance de l'Esprit saint, * dans la maison de prière bâtie de nos mains * nous chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.

Synaxaire
Le 13 Septembre, mémoire de la Dédicace de la sainte Résurrection du Christ notre Dieu.
Suivant l'antique loi, le nouvel Israël
du Renouveau célèbre le faste annuel.
En Septembre, le treize, pour la Dédicace
de sa Résurrection, au Seigneur rendons grâce.
Ce même jour, mémoire de saint Corneille le Centurion.
Prémices tu devins de la gentilité
dans l'Eglise, Corneille: honneur bien mérité!
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
«A Babylone les trois Jeunes Gens, * considérant comme folie * l'ordre donné par le tyran, * au milieu des flammes te criaient, Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Bénissant jadis ses enfants, * Jacob d'avance te traçait, * précieuse Croix, et maintenant * nous prosternant devant toi, * nous puisons sans cesse l'illumination.
Jadis Moïse, fendant la mer, * te préfigura de son bâton, * sainte Croix, et maintenant * nous prosternant devant toi, * nous franchissons à pied sec l'océan des passions.
T'embrassant, vénérable Croix, * de bouche et de cœur, * sans cesse nous puisons * la sanctification et la santé, * le salut de nos âmes et de nos corps.
Intercède, ô Vierge bénie, * pour nous qui te supplions; * en toi nous tous, nous espérons, * Souveraine, et te crions: * ne méprise pas ton troupeau.

«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Jadis la fournaise ardente se montra porteuse de rosée * et par l'huile la spirituelle onction sanctifie à présent * ceux qui chantent: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.
Nous tous, l'Israël en esprit, * couverts de rosée comme d’huile en la spirituelle onction sanctifie à présent * ceux qui chantent: Seigneur, * tu es béni dans le temple de ta gloire.
Venez, fidèles, blessés par le très-doux amour divin, * en cette chambre mystique rejoignons le Christ notre Epoux, * lui criant: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire.
La divine grâce porteuse de rosée * du haut du ciel visita les martyrs * soumis aux flammes en la fournaise des tourments * et s'écriant: Seigneur de gloire, tu es béni.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.
t. 5
«Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, * détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes Gens * qui chantaient d'une même voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Tu fus, Corneille, les prémices des nations, * car le premier tu reçus le baptême saint * et la grâce de l'Esprit * à l'instar des Apôtres divins.
Accomplissant par divine grâce les prodiges les plus grands, * tu menas vers la foi ceux qui jadis avaient erré, * leur enseignant à psalmodier: * Seigneur Dieu, tu es béni.
La lyre jouant la mélodie * des salutaires enseignements, Corneille, ce fut toi, * qui charmas toute âme en psalmodiant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Tous ensemble, rendons gloire à l’unité * des trois personnes, le Père qui précède tous les temps, * le Fils intemporel et l’Esprit, en psalmodiant: * Seigneur Dieu, tu es béni.
Le genre humain, tu l’as divinisé * par ton en enfantement divin, ô Vierge immaculée; * c'est pourquoi nous les fidèles, * nous te glorifions comme il se doit.

Ode 8, t. 4
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
L'arme invincible du salut, * le secours des fidèles toujours prompt, * l'aide puissante, c'est la Croix du Seigneur: * prosternons-nous devant elle, maintenant * qu'elle est exposée devant nous tous.
Moïse, ainsi qu'il est écrit, * éleva le serpent au sommet d'un pal, * te préfigurant, vénérable Croix * par laquelle nous sommes délivrés * de la morsure des serpents spirituels.
Nos âmes ont reçu de toi * l'illumination, vénérable Croix; * en couvrant de nos baisers, * par ta divine puissance nous chassons * les puissances des ténèbres et leurs principautés.
Vénérons la Vierge immaculée * qui dépassa la nature en enfantant * le Verbe éternel et non créé, * pour notre salut; et disons-lui: * nous bénissons, ô Vierge, le fruit de ton sein.

«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
En ce jour ton Eglise, Seigneur, * comme une épouse a revêtu * la tunique spirituelle tissée * du haut du ciel par la grâce de Dieu; * elle invite à la joie les peuples devenus siens: * Toutes ses œuvres, dit-elle, bénissez le Seigneur.
En ce jour le Christ, nouvel Adam, * nous montre le Paradis spirituel, le tabernacle saint, * portant au lieu de l'arbre du savoir * le signe vivifiant de la Croix * pour ceux qui chantent: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Ayant dépouillé l'homme de jadis, * les Martyrs ont revêtu le Christ * et sur le prince des ténèbres remporté * la victoire, en s'empressant * de chanter au milieu des tourments: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Du Père sans commencement * vénérant le Fils et l'Esprit saint, * unique Divinité, parfaite, éternelle, incréée, * consubstantielle, en trois personnes non confondues, * nous chantons: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la Mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté, * Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.
t. 5
«Pour toi, Dieu créateur, * dans la fournaise les Jeunes Gens * formèrent un chœur avec tout l'univers et chantaient: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Ton âme rechercha, * dans la droiture, le seul Dieu * qui sur terre se laissa voir; c'est pourquoi * tu devins les prémices vénérables des nations * et l'instrument de l'Esprit.
Au feu de tes discours, * Bienheureux, tu consumas * le bois des vaines idoles; c'est pourquoi * tu es passé vers la lumière sans couchant, * illuminant ceux qui te chantent avec amour.
Le Verbe fut pour toi * ton héritage et ton lot, * ton aide, ton salut, ta force et ton chant, * ton guide et ta lumière, lui qui du néant, * bienheureux Corneille, fit venir tout l'univers.
Indivisible Trinité, * toute-sainte et non créée, * Père, Verbe, Esprit divin, sauvegarde tous ceux * qui chantent avec amour * ta puissance et ta royale majesté.
Ô Vierge immaculée, * selon ta coutume fais couler * sur nous ta miséricorde et procure-nous * le pardon des fautes que par inattention * nous avons commises en le sachant ou l'ignorant.

Ode 9, t. 4
«Virginal fut ton enfantement: * Dieu s'avance hors de ton sein, * il se montre porteur de notre chair * et sur terre avec les hommes il a vécu; * c'est pourquoi, Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Suspendu à toi, le Christ * éleva le monde tombé * dans le gouffre de perdition; * c'est pourquoi, nous prosternant devant toi, * nous te rendons honneur et gloire, sainte Croix du Seigneur.
Purifions nos âmes et nos cœurs * en persévérant dans les œuvres de bien * et, voyant le bois salutaire de la Croix * exposé au milieu de nous, * avec amour et foi prosternons-nous devant lui.
Comme un grand soleil, de tes rayons * tu éclaires les cœurs routes ses œuvres, enténébrés, * splendide Croix, et tu consumes les démons; * c'est pourquoi, nous t'en prions: * illumine tous les fidèles qui se prosternent et l'Esprit saint, * devant toi.
Virginale demeure de la Clarté, * de ta divine lumière éclaire-moi * en chassant les ténèbres de mes passions, * la profonde nuit des voluptés, * toute-sainte Génitrice de Dieu.

«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées; * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Venez, contemplant dans la pureté de notre cœur * et la vigilance de nos sentiments * la beauté de l'Eglise, cette fille du Roi, * resplendissante plus que l'or, * disons-lui: nous te magnifions.
Exulte d'allégresse et de joie, * toi, l'Epouse du grand Roi; * à la vue de la beauté de ton Epoux, * avec tout le peuple écrie-toi: * Source de vie, nous te magnifions.
Venez, fidèles, célébrant en esprit * l'annuelle mémoire, imitons tous, * avec les mêmes sentiments, * les victorieux Martyrs et chantons avec eux: * nous te magnifions, Dieu trois fois saint.
Du ciel envoie, Sauveur, * sur ton Eglise le secours; * hormis toi ne connaissant d'autre Dieu protecteur, * puisque pour elle tu donnas jadis ta vie, * c'est en pleine connaissance qu'elle te magnifie.
Devant le Père qui précède tout commencement, * devant le Fils et l'Esprit très-saint, * unique divinité en la Trinité, * sans confondre les personnes, nous tous, * les fidèles, nous nous prosternons.
Pleine de grâce, réjouis-toi, * pure Epouse du grand Roi; * par toi nous fûmes délivrés * de la malédiction d'Eve, et nous avons trouvé la vie * en ton virginal enfantement.
t. 5
«Isaïe, danse d'allégresse, * car la Vierge a mis au monde un fils, * de son sein est né l'Emmanuel: * parmi nous Dieu se fait homme, * il a pour nom Soleil levant, * et nous qui le glorifions, * ô Vierge, * dans le gouffre nous te disons bienheureuse. »
L'ensemble de l'Eglise * célèbre une sainte festivité * pour ta mémoire sacrée, * héraut du Christ ayant pris place * dans le rang de ses Disciples saints, * puisque tu as hérité * autant qu'eux-mêmes l'Esprit de sainteté.
Comme saint pontife, * tu resplendis par tes enseignements; * et tu as imité * les serviteurs divins, les Anges; * sans cesse, Bienheureux, tu fais jaillir * des fleuves de guérisons * pour apaiser les souffrances des humains.
Ayant pris comme parure * la tunique du salut * que tissa le Christ en prenant chair, * à présent dans l'allégresse * tu habites le royaume d'en-haut, * en toute pureté contemplant * l'inégalable splendeur de l'Epoux.
Ta vénérable châsse * comme une source fait jaillir * pour les fidèles abondamment * les guérisons et chasse, * Corneille, les esprits mauvais, * illuminant les regards * de tous ceux qui t'acclament avec foi.
Toi qui enfantes la lumière * qui de la lumière s'est levée, * procure-moi la clarté * en écartant de moi les ténèbres * des tentations et des plaisirs, * Souveraine immaculée, * protectrice intrépide des chrétiens.

Exapostilaire t. 2
Le Seigneur élevé sur la croix au Golgotha * accomplit notre salut et renouvela l'entière création; * déposé au tombeau vivifiant, le troisième jour * il ressuscita comme Dieu; * et nous tous, avec les chœurs des Anges nous célébrons * la Dédicace de sa lumineuse et vénérable Résurrection.

Au milieu de la terre il accomplit le salut par la Croix, * le Seigneur Dieu qui voulut prendre chair pour le renouveau du monde entier; * déposé au tombeau, le troisième jour * il est ressuscité, et désormais * comme arrhes de la vie nous avons sa divine Résurrection, * dont nous célébrons la Dédicace avec les Anges de Dieu.
Ô Vierge, dans l'allégresse nous te disons: Réjouis-toi, * qui délivres Adam et Eve de l'antique malédiction; * réjouis-toi, par qui la nature des mortels * fut élevée à la gloire céleste de ton Fils et ton Dieu; * réjouis-toi, Mère de Dieu et Vierge Marie, car devant elle, grâce à toi, * se prosternent les Anges en tout temps dans les cieux.

Laudes, t. 4
En ce jour la maison divine et sacrée, * le temple vénérable et lumineux de la Résurrection du Christ, * célèbre son brillant renouveau; * le divin sépulcre offre au monde la vie * et fait sourdre pour nous l'immortalité; * il fait jaillir à flots la grâce de Dieu, * répand les miracles abondamment * et procure aux fidèles qui le chantent les guérisons.
La splendide clarté d'en-haut * a brillé pour éclairer, * illuminer de ses rayons l'univers; * et nous fidèles, vénérons * la Résurrection du Christ notre Créateur, * célébrons par des hymnes la vivifiante et divine fête du saint Renouveau, * au rythme des psaumes, afin d'obtenir * la grâce du Seigneur et Sauveur.
Désireux de contempler déjà * le sceptre de la Croix * au milieu les souffrances de la terre exalté, * d'avance purifions nos âmes, éclairons nos esprits, * rayonnons de lumière et, dans la puissance divine resplendissants, * chantons le Christ qui sanctifie * par le bois vénérable de sa Croix * les fidèles qui le glorifient et le chantent avec ardeur.
t. 1
Célèbre ton renouveau, * nouvelle Jérusalem, * car ta lumière est venue * et sur toi s'est levée la gloire du Seigneur. * Cette maison, c'est le Père qui l'a bâtie, * ce temple, le Fils l'a fondé solidement, * cette demeure fut aussi renouvelée * par l'Esprit saint qui éclaire, affermit et sanctifie nos âmes.
Jadis Salomon, * inaugurant le temple, Seigneur, * t’offrit des sacrifices, * des holocaustes d'animaux sans raison; * mais, puisque tu as voulu, Sauveur, * que prissent fin les images et que fût connue la réalité, * les confins du monde maintenant * offrent à ta gloire des sacrifices non sanglants, * Maître de l'univers qui sanctifies toute chose par l'Esprit saint.
t. 4
L'Eglise des nations * se renouvelle en ce jour * par le sang vénérable et vivifiant * que répandit le flanc très-pur * de celui qui prit chair de la Vierge sainte, le Christ notre Dieu; * aussi, tous les fidèles rassemblés, * en chœur glorifions le Père, le Fils et l'Esprit, * l'unique Divinité Résurrection, * qui régit l'univers.
Gloire au Père, t. 3
Homme, retrouve ta propre identité, * échange le vieil homme pour le nouveau, * fête la dédicace de ton âme; * tant que le loisir t'en est donné, * renouvelle ta conduite, le chemin de ta vie; * les temps anciens sont révolus, voici l'univers renouvelé. * Tel est le fruit de cette fête, * si tu changes pour le bien; * dans la mesure où l'homme se renouvelle, * dignement se célèbre le jour du Renouveau.
Maintenant ...
Christ notre Dieu, qui as daigné souffrir la crucifixion * pour la commune résurrection du genre humain, * sur la croix tu as signé de la pourpre de ton sang * la charte royale de notre libération; * ne nous méprise pas dans le danger que nous courons * d'être à nouveau séparés de toi; * de ton peuple en détresse prends pitié * dans ton unique bonté, * lève-toi et combats nos adversaires, Seigneur tout-puissant.

Grande Doxologie. Tropaires. Litanies et Congé.

Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton, 3 de la Dédicace et 3 de la Croix (stichères des Apostiches). Gloire au Père: de la Dédicace. Maintenant: Dogmatique du ton. Entrée, Lumière joyeuse. Prokimenon et Lectures de la Dédicace. Apostiches du dimanche. Gloire: de la Dédicace. Maintenant: de la Croix. Tropaires du dimanche, de la Dédicace et de la Croix (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la Dédicace).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la Dédicace et de la Croix. Cathismes du ton. Gloire ... Maintenant: de la Dédicace (on omet les théotokia). Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection, et le reste, comme chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires), de la Mère de Dieu (2), de la Dédicace (4) et de la Croix (4). Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion et ikos de la Dédicace, cathismes de la Dédicace et de la Croix. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche, de la Dédicace et de la Croix. A Laudes, 4 stichères du ton, puis les stichères En ce jour la maison divine ... et La splendide clarté d'en-haut ... Verset: A ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours. Stichère, t. 3: Homme, retrouve ... Verset: Le Seigneur règne, revêtu de majesté. Stichère, t. 3: Christ notre Dieu ... Gloire au Père: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:10

14 SEPTEMBRE
Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix;
et dormition de notre Père dans les Saints


Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.
A cause de la fête de l'Exaltation, la mémoire de saint Jean Chrysostome est reportée au 13 Novembre.

Si le 14 Septembre tombe un dimanche, on ne célèbre pas l'office de la Résurrection, mais uniquement celui de l'Exaltation de la Croix.


PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Lors de ta mise en croix, * Seigneur, tu élevas avec toi * l'entière nature humaine déchue en Adam; * aussi, Ami des hommes, en exaltant ta sainte Croix, * nous te prions de nous envoyer d'en haut ta force et nous te chantons: * en ta divine miséricorde, Très-Haut, * sauve les fidèles vénérant * la sainte et lumineuse Exaltation de ta Croix. (2 fois)
Comme dit le psaume, nous voyons à présent, * Seigneur, l'escabeau * où se posèrent tes pieds immaculés, * ta vénérable Croix exaltée en ce jour * et, l'exaltant, nous fidèles, nous t'implorons: * Dieu très-haut qui sanctifias tous les hommes par ta Croix, * permets-leur d'avoir part * à ta miséricorde ineffable et ta grâce, Seigneur.
Comme devant l'invincible trophée, * l'irrésistible armure, le sceptre divin, * ô Christ, nous nous prosternons devant ta Croix * par laquelle le monde fut sauvé * et qui fait exulter d'allégresse Adam; * mortels, tous ensemble en nos hymnes l'acclamant * et célébrant sa divine Exaltation * nous implorons ta grâce et vénérons ta sainte Croix.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Tu es ma force, ma protection, * Croix aux trois branches, Croix du Christ; * par ta puissance sanctifie-moi, * afin que dans la foi et l'amour * je te glorifie et me prosterne devant toi.

Apostiches, t. 2
En ce jour est exaltée * la Croix du Christ, * ce bois vivifiant * sur lequel fut suspendu en sa chair * celui qui rappelle tous les hommes vers lui.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Voyant exalté * le bois de la Croix, * magnifions grandement * le Dieu crucifié * en sa chair, par extrême bonté.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Invincible rempart, * divine protection des croyants, * salut, Croix du Seigneur, * par toi nous fûmes élevés * de la terre jusqu'aux cieux.
Gloire au Père ... Maintenant …
Tous ensemble, venez, * pleins d'allégresse et de joie, * baisons le bois du salut * sur lequel fut étendu * le Christ, notre divin Rédempteur.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VÊPRES
Le samedi soir et le dimanche soir, premier cathisme Bienheureux l'homme. Les autres jours, pas de lecture du Psautier.

Lucernaire, t. 6
La Croix exaltée invite l'entière création * à chanter la Passion immaculée * de celui qui y fut élevé; * sur elle en effet il mit à mort notre meurtrier, * ressuscita les morts et leur rendit la première beauté * pour en faire les citoyens de la céleste patrie, * dans sa miséricorde le Croix exaltée et son extrême bonté; * aussi dans l'allégresse exaltons le nom du Seigneur * et magnifions sa condescendance infinie. (3 fois)
Etendant les mains vers le ciel * et faisant fuir Amalec le tyran, * Moïse te préfigura, précieuse Croix, * fierté des croyants et soutien des Martyrs, * ornement des Apôtres, * salut des Justes et de tous les Saints; * aussi, à la vue de ton exaltation, * se réjouit l'entière création * en cette fête glorifiant le Christ * qui dans son extrême bonté * grâce à toi réunit ce qui était divisé. (3 fois)
Ô vénérable Croix, * toi qu'entourent les chœurs des Anges dans la joie, * en ce jour exaltée, tu relèves divinement * tous ceux que la nourriture dérobée * fit chasser du Paradis * et précipiter dans la mort; * aussi, t'embrassant de cœur et de lèvres, * fidèlement nous puisons * en toi la sanctification et nous chantons: * Exaltez le Christ, le Dieu de suprême bonté, * et prosternez-vous devant l'escabeau de ses pieds. (2 fois)
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Venez, tous les peuples, prosternons-nous * devant l'arbre de bénédiction * par lequel nous vint l'éternelle justification; * car celui qui sous l'arbre défendu * séduisit notre premier Père jadis * s'est laissé prendre au piège de la Croix; * en quelle immense chute est entraîné * celui qui imposa sa tyrannie * au roi de la création! * Dieu lui-même par son sang * efface le venin du serpent, * et l'antique malédiction * à juste titre méritée * est annulée par l'injuste jugement * qui condamne l'innocent; * le mal causé par un arbre jadis * devait trouver guérison * en l'arbre de la Croix * et l'Impassible par sa Passion * délivrer de ses propres passions * celui qui fut maudit sous l'arbre défendu. * Gloire à ton: œuvre de salut: * par elle, ô Christ notre Dieu, * tu as sauvé l'univers * dans ta divine bonté * et ton amour pour les hommes.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les Lectures.

Lecture de l'Exode
(15,22-16,1)
Moïse fit partir les fils d'Israël de la mer Rouge et les conduisit vers le désert de Shour; ils y marchèrent trois jours sans trouver de point d'eau. Ils parvinrent à Mara, dont ils ne purent boire l'eau, car elle était amère: d'où le nom d'Amertume donné à ce lieu. Le peuple murmura contre Moïse en disant: Que boirons-nous? Alors Moïse cria vers le Seigneur; celui-ci lui montra un morceau de bois; Moïse l'ayant jeté dans l'eau, elle s'adoucit. C'est là que Dieu donna au peuple préceptes et jugements, c'est là qu'il l'éprouva; puis il dit: Si tu écoutes bien la voix du Seigneur ton Dieu et fais ce qui est juste à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements et observes toutes ses lois, je ne t'affligerai d'aucun de ces maux dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis le Seigneur, celui qui te guérit. Ils arrivèrent ensuite à Elim, où se trouvaient douze sources d'eau et soixante-dix palmiers; et ils campèrent là, près de l'eau. Puis ils partirent d'Elim et tout l'ensemble des fils d'Israël atteignit le désert de Sin, situé entre Elim et le Sinaï.

Lecture des Proverbes
(3, 11-18)
Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur; s'il te reprend, ne te rebute pas. Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, il corrige le fils qu'il chérit. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse, le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent: le profit qu'on en tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul joyau ne la peut égaler. Dans sa droite longueur de jours et des années de vie, dans sa gauche richesse et considération. De sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ses chemins sont chemins de délices, tous ses sentiers conduisent vers la paix. C'est un arbre de vie pour qui s'y attache: qui la tient est aussi sûr qu'en s'appuyant sur le Seigneur.

Lecture de la prophétie d'Isaïe
(60,11-16)
Ainsi parle le Seigneur: Tes portes, Jérusalem, seront toujours ouvertes, on ne les fermera ni le jour ni la nuit, afin de laisser affluer les richesses des nations, sous la conduite de leurs rois. Car la nation et le royaume qui ne te serviront pas périront, et leur pays sera dévasté. La gloire du Liban viendra chez toi, avec le cyprès, le cèdre et le pin, pour décorer mon lieu saint, pour glorifier ce lieu où je me tiens. Vers toi viendront s’incliner les fils de tes oppresseurs, à tes pieds se prosterneront tous ceux qui te méprisaient. On t’appellera Cité de Seigneur, Sion du Saint d’Israël, alors que tu était honnie et délaissée, sans personne pour te secourir; et je ferai de toi un objet d'éternelle fierté, d'âge en âge un sujet de joie; tu suceras le lait des nations, tu goûteras aux richesses des rois; et tu sauras que je suis le Seigneur, ton Sauveur, le Dieu d'Israël, ton Rédempteur.

Litie, t. 1
Aujourd'hui, en vérité * s'accomplit le saint oracle de David; * voici que nous nous prosternons réellement * devant ce qui fut l'escabeau de tes pieds, * à l'ombre de tes ailes, Dieu d'amour, * pleins d'espérance te criant: * Que brille sur nous ton visage de clarté * et relève le front des fidèles chrétiens * par l'exaltation de ta précieuse Croix, * ô Christ de tendresse et de pitié.
L'arbre de la vraie vie * qui sur le lieu du Crâne fut planté, * l'arbre sur lequel le Roi des siècles opéra le salut, * exalté au milieu de la terre en ce jour, * sanctifie les confins de l'univers, * et le temple de la Résurrection célèbre son renouveau; * les Anges se réjouissent dans le ciel * et sur terre les hommes jubilent de joie, * disant avec David: * tout l'ensemble Exaltez le Seigneur notre Dieu * et prosternez-vous devant son trône * devant l'escabeau de ses pieds, car il est saint, * celui qui accorde au monde la grâce du salut.
Ô Christ, préfigurant ta Croix, * le patriarche Jacob, * pour bénir ses descendants, * posa sur leurs têtes ses mains en les croisant; * et nous, Sauveur, en ce jour * exaltant cette Croix, nous chantons: * accorde à tes amis la victoire, comme tu en donnas le signe à Constantin.
t. 2
Le divin trésor en terre caché, * la Croix du Seigneur vivifiant, * dans le ciel apparut * au pieux empereur, pour lui montrer * le signe spirituel * de sa victoire sur l'ennemi; * avec amour, dans l'allégresse et la foi, * sous l'impulsion divine il s'empressa * d'exalter l'objet de sa vision, * que du sein de la terre il fit tirer soigneusement * pour la délivrance du monde et le salut de nos âmes.
Le geste du patriarche Jacob * croisant les mains pour bénir ses enfants * préfigurait le signe puissant de ta Croix; * ayant en elle une efficace protection, * avec force nous chassons * les phalanges des démons; * et, terrassant par elle l'orgueil de Bélial, * nous éloignons le pouvoir destructeur * de l'hostile Amalec. * Et maintenant qu'elle est exaltée, pieusement * nous la présentons, nous les fidèles, à ta bonté * pour l'expiation de nos péchés, * nous écriant à haute voix: * aie pitié de nous, Seigneur * qui de la Vierge as pris chair; * aie compassion, en ta bonté, * de l'œuvre que sagement tes mains ont façonnée.
Tu es ma force, ma protection, * Croix aux trois branches, Croix du Christ; * par ta puissance sanctifie-moi, * afin que dans la foi et l'amour * je te glorifie et me prosterne devant toi. .
t. 4
Faisons retentir un chant de fête en ce jour * et, le visage radieux, * chantons avec tout l'éclat de notre voix: * Ô Christ qui pour nous acceptas le jugement, * les crachats, les fouets, le manteau de pourpre et la mise en croix, * ce que voyant, le soleil et la lune ont caché leur éclat, * la terre trembla, terrifiée, * et le voile du temple s'est déchiré; * toi-même à présent donne-nous * ta vénérable Croix pour nous garder, * nous protéger et loin de nous chasser les démons, * afin que tous nous l'embrassions et lui chantions: * Par ta puissance, ô Croix, sauve-nous, * sanctifie-nous par ton rayonnement, vénérable Croix, * en ton Exaltation, fortifie-nous; * tu nous es donnée, en effet, * comme lumière et salut de nos âmes. En un signe projetant * l'éclat des astres, sainte Croix, * d'avance tu montras à l'illustre empereur * le trophée victorieux * qu'Hélène, sa mère, l'ayant trouvé, * fit briller sur le monde clairement; * et nous, les chœurs des fidèles, en ce jour * t'exaltant, nous nous écrions: * éclaire- nous de ta splendeur, * Croix porteuse de vie, * en ta puissance sanctifie-nous, * vénérable et sainte Croix, par ton exaltation fortifie-nous * en t'élevant contre l'armée des ennemis.
Gloire au Père ... Maintenant ...
De ta précieuse Croix, ô Christ, * Moïse, préfigurant la puissance jadis * au désert du Sinaï mit en fuite Amalec ; * car lorsqu'il étendait les mains en forme de croix, * il donnait force à son peuple sur l'ennemi; * et maintenant ces figures deviennent pour nous réalité: * en ce jour la Croix est exaltée * et les démons en fuite sont éloignés; * en ce jour l'entière création * est délivrée de la corruptible condition; * par la Croix en effet toute grâce a brillé sur nous tous, * nous nous prosternons devant toi en disant: * Que tes œuvres sont grandes, Seigneur, gloire à toi!

Apostiches, t. 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, * invincible trophée de la foi, * porte du Paradis, rempart de l'Eglise et réconfort des croyants; * par toi fut abolie la puissance de la mort, * par toi disparaît l'antique malédiction, * par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; * arme invincible qui chasses les démons, * havre de salut et gloire des Martyrs, * précieux ornement des Justes et des Saints, * au monde tu apportes la grâce du salut.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, * qui délivres de la malédiction le genre humain, * toi le signe d'où rayonne la vraie joie; * exaltée, tu renverses l'ennemi; * tu es notre secours et notre appui, * la force des justes, la splendeur des prêtres saints; * ton image nous arrache au malheur, * sceptre de puissance nous conduisant, * arme de paix, que les Anges escortent avec respect, * divine gloire du Christ * qui accorde au monde la grâce du salut.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, * médecin des malades, résurrection de tous les morts, * nous relevant de la fosse où nous sommes tombés; * par toi cesse la corruption du tombeau, * par toi fleurit notre immortelle condition * et nous mortels, nous voici divinisés; * le diable s'en trouve terrassé; * et, voyant les mains des Pontifes t'élever, * nous exaltons celui qui sur toi fut hissé; * nous prosternant devant toi, nous puisons * en abondance la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, * lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec, * ce que le psalmiste nous prescrit d'adorer comme l'escabeau de tes pieds, * c'est ta précieuse Croix, ô Christ notre Dieu, * et nous pécheurs, en ce jour * de nos lèvres indignes l’embrassons et devant elle nous prosternons ; * toi qui daignas être fixé sur la croix, * nous te chantons et nous crions: * Rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.

Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations " qui t'appartiennent. (3 fois)



MATINES

Cathisme I, t. 1
Ami des hommes, nous nous prosternons devant l'arbre de ta Croix: * sur lui tu fus cloué, * toi la Vie de l'univers; * au bon Larron qui dans la foi se tourna vers toi, * Sauveur, tu as ouvert le Paradis; * et il obtint l'éternelle béatitude en te criant: * Souviens-toi de moi, Seigneur; * tout comme lui, reçois-nous qui te crions: * nous avons tous péché, * ne nous méprise pas, dans ta bonté.

Cathisme II, t. 6
Dès que fut planté le bois de ta Croix, * ô Christ, tu ébranlas les assises de la mort; * l'Enfer se hâta d'engloutir * celui qu'il devait rendre avec effroi. * Dieu saint, tu nous as montré le salut * et nous te rendons gloire: Fils de Dieu, aie pitié de nous.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * ô Christ source de vie, * et nous vénérons ta sainte Croix: * par elle tu nous as sauvés * de la servitude de l'Ennemi.
Versets 1: Sur nous, Seigneur, a resplendi la lumière de ta face. 2: Tu me donnes, Seigneur, l'héritage de ceux qui craignent ton nom. 3: Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu. 4: Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent ses pieds. 5: Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut. 6: Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint. 7: Sauve, Seigneur, ton peuple, conduis-le, exalte-le pour les siècles.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 8
Josué fils de Noun traça d'avance mystiquement * le signe de ta Croix, Sauveur, au temps jadis, * lorsqu'il étendit les mains en forme de croix; * et le soleil s'arrêta jusqu'à ce qu'il eût défait * les ennemis qui s'opposèrent à toi, Seigneur; * mais cet astre à présent s'est obscurci en te voyant sur la Croix * détruire la force de la mort et priver l'Enfer de sa proie.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu.
Verset: Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Après l'Evangile, quel que soit le jour de la semaine: Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... et le Psaume 50.
Gloire au Père, t. 2: Tu es ma force, ma protection, * Croix aux trois branches, Croix du Christ; * par ta puissance sanctifie-moi, * afin que dans la foi et l'amour * je te glorifie et me prosterne devant toi.
Maintenant ... Tu es ma force, ma protection ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Espérance des chrétiens, * guide des errants et havre des naufragés, * victoire dans les combats et rempart de l’univers, * guérison des malades, résurrection des morts, * Croix du Christ, aie pitié de nous.


Le Canon, œuvre du moine Cosmas, porte l’acrostiche: En la Croix me fiant, je lui adresse une hymne.

Ode 1, t. 8
«Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d'Israël qui passa à pied sec; * puis il ferma l'immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l'arme invincible; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire. »
Gloire, Seigneur, à ta précieuse Croix.
En lui-même jadis * Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, * lorsqu'au milieu des prêtres saints * il éleva de ses mains tendues, * comme s'il était en croix, le trophée * grâce auquel il brisa la force du funeste Amalec; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, car il s’est couvert de gloire.
Moïse éleva sur un poteau * le remède délivrant * de la pernicieuse morsure du reptile venimeux; * au bois, image de la Croix, * il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol * et par là triompha de la calamité; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.
Le ciel montra le trophée de la Croix * au chef très pieux, le sage empereur; * par elle fut abattue * l'arrogante malveillance des ennemis; * l'erreur fut mise en fuite, * jusqu'aux extrémités de la terre s'étendit la sainte foi; * c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, * car il s'est couvert de gloire.
Catavasie: l'hirmos (et ainsi à la fin de chaque ode).

Ode 3
«Un bâton devient la figure de ce mystère: * fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron * et dans l'Eglise naguère stérile * fleurit à présent l'arbre de la Croix * pour être sa force et la puissance qui l'affermit. »
En laissant jaillir l'eau * pour un peuple rebelle et dur de cœur, * la roche la plus dure, sous le bâton qui la frappa, * manifesta le mystère de l'Eglise divinement élue * dont la Croix est la force, la puissance qui l'affermit.
Lorsque la lance transperça le côté du Christ, * il en coula du sang et de l'eau * renouvelant l'Alliance et lavant le péché, * car la Croix est la fierté des croyants, * leur ferme appui et le sceptre des rois.

Cathisme, t. 8
Jadis au Paradis l'Ennemi me dépouilla, * me faisant goûter au fruit de l'arbre, il introduisit la mort; * mais sur terre fut planté l'arbre de la Croix, * il apporte aux hommes le vêtement de vie * et le monde entier déborde de joie; * voyant la Croix exaltée, crions tous au Seigneur d'une même voix: * Ton temple est rempli de ta gloire!

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Par le bois Moïse transforma * jadis les amères sources du désert, * montrant d'avance que par la Croix * les nations chemineraient vers la foi.
Du sein de l'abîme le Jourdain * rendit au bois le fer tranchant, * montrant ainsi comment l'erreur * par la Croix et le Baptême devait être retranchée.
Réparti en quatre groupes, le peuple se rassembla * en ordre sacré pour précéder * la tente du témoignage et former ainsi * la glorieuse image de la Croix.
Merveilleusement déployée, * la Croix rayonna comme soleil * et les cieux ont raconté * la gloire de notre Dieu.

Ode 5
«Ô bois de l'arbre trois fois heureux et béni * sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre Seigneur! * Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu * et qui fut pris au piège * de ta chair clouée sur la croix, ô Dieu de majesté * qui nous procures pour nos âmes la paix. »
Croix toute digne de nos chants, * bois sur lequel fut tendu le Christ, * devant toi fléchit le glaive dégainé * jadis pour garder le chemin de l'Eden; * et le redoutable Chérubin recula devant le Christ cloué sur toi, * celui qui procure à nos âmes la paix.
Les infernales puissances ennemies de la Croix * frémissent d'en voir le signe tracé * dans les airs où elles se meuvent en rôdant; * mais sur terre et dans le ciel * tout être fléchit le genou devant le Christ * puissance qui procure à nos âmes la paix.
Rayonnante d'incomparable splendeur, * la Croix divine apparaît * aux nations égarées dans les ténèbres de l'erreur * et, répandant l'éclat divin, * les unit au Christ qui sur elle fut cloué * et procure à nos , la puissance âmes la paix.

Ode 6
«Dans les entrailles du monstre marin * Jonas, étendant les mains en forme de croix * à l'image de ta Passion, après trois jours en sortit, * ébauchant l'universelle Résurrection * du Seigneur notre Dieu crucifié dans sa chair, * le Christ illuminant le monde * par sa Résurrection le troisième jour. »
Courbé sous le poids des années, * épuisé par la maladie, * Jacob se redressa, croisant les mains, * pour montrer le pouvoir de la vivifiante Croix; * car le Dieu qui en sa chair y fut cloué * renouvela l'antique lettre obscure de la Loi * et chassa le mal funeste de l'erreur.
Posant ses mains en les croisant * sur les jeunes têtes, le patriarche Jacob * montra que le peuple observateur de la Loi * mérite la gloire l'aîné; * soupçonné de s'être trompé, * il ne changea pas le signe vivifiant, mais déclara: * Le nouveau peuple du Christ l'emportera par du désert, * la force de la Croix.

Kondakion, t. 4
Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, * donne force à tes fidèles serviteurs, * les protégeant de toute * la glorieuse adversité: * que ton alliance leur soit une arme de paix, * un invincible trophée!

Ikos
Celui qui fut transporté * au-delà du troisième ciel, au Paradis, * et put entendre des paroles ineffables et divines, * qu'il est impossible à notre langue d'exprimer, * écrit aux Galates ce que vous-mêmes vous savez, * en familiers des écritures, pour l’avoir lu: * Pour moi, dit-il , que jamais * je ne me glorifie, si ce n'est * dans la Croix sur laquelle le Seigneur * par ses souffrances mit à mort les passions! * Quant à nous, tenons tous solidement * notre gloire, la Croix du Seigneur; * car ce bois qui procure le salut * est pour nous une arme de paix, * un invincible trophée.

Synaxaire
Le 14 Septembre, universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix.
Voyant qu'est élevée ta Croix, la création
hausse la voix, Sauveur, pour tort exaltation.
La Croix fut exaltée le quatorze en Sion.
Par la puissance de ta Croix, Seigneur, sauve-nous.

Ode 7
«L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu; * cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »
Pour avoir goûté le fruit de l'arbre défendu, * le premier homme devint sujet à corruption; * condamné à perdre la vie honteusement, * il transmit ce mal à tout le genre humain, * comme fait une lèpre rongeant tout le corps; * mais nous les mortels, ayant trouvé * le bois de la Croix pour notre salut, nous crions: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
La désobéissance fit transgresser le précepte divin * et l'arbre apporta la mort aux humains * pour avoir mangé son fruit mal à propos; * mais ensuite cet arbre fut enclos * pour mettre en sûreté la précieuse vie, * et le brigand bien avisé en a rouvert l'accès * lorsque, mourant de male mort, il s'écria: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
Contemplant l'avenir, Israël * baisa le sommet du sceptre de Joseph, * d'avance montrant ainsi * comment la suprême gloire de la Croix * devait soutenir la puissance des rois, * car elle en est la victoire et la fierté * et la lumière des fidèles s'écriant: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.

Ode 8
«Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, * bénissez le Père créateur et chantez le Verbe * qui descendit, changeant le feu en rosée, * et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint * qui à tous les êtres donne la vie. »
Tandis qu'est exalté le bois * où coula le sang du Verbe de Dieu incarné, * Puissances des cieux, chantez festivement la réconciliation des mortels, * peuples, prosternez-vous devant la Croix du Christ * qui procure au monde la résurrection pour les siècles.
La Croix sur laquelle se tint le Christ notre Dieu, * terrestres intendants de la grâce, exaltez-la saintement de vos mains, * avec la lance ayant percé le corps du Verbe divin, * Que toutes les nations contemplent et glorifient * dans les siècles le salut de notre Dieu!
Vous qui avez été choisis par suffrage divin, * réjouissez-vous, fidèles rois chrétiens, * en l'arme victorieuse mettez votre fierté, * ayant reçu de Dieu la vénérable Croix * par laquelle est repoussée l'audace des ennemis dans les siècles.
On ne chante pas le Cantique de la Mère de Dieu.

Ode 9
Magnifie, ô mon âme, la très précieuse Croix, la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur.
«Vierge sainte et Mère de Dieu, * tu es l'image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, * fut plantée sur la terre; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
Que se réjouissent * tous les arbres de la forêt, * dont la nature est sanctifiée * par celui qui à l'origine les planta, * le Christ étendu sur le bois; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant lui, nous le magnifions.
La Croix fut dressée * comme la force sacrée * relevant le front de tout croyant; * par elle sont brisées * les cornes des coupables esprits ; * et en ce jour de son exaltation, * nous prosternant devant la Croix, nous la magnifions.
Magnifie, ô mon âme, * l'exaltation de la vivifiante Croix, * de la vivifiante Croix du Seigneur.
«Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, * notre race a vu sur elle fondre la mort * qui cède en ce jour devant le triomphe de la Croix, * car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est effacée * par le fruit de la pure Mère de Dieu * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »
Pour ne pas nous laisser l'amertume du fruit * goûté sous l'arbre défendu, * par ta Croix, Seigneur, tu l'effaças complètement; * ainsi jadis le bois enleva leur amertume aux eaux de Mara, * préfigurant la force de la Croix * que les puissances angéliques magnifient dans le ciel.
Nous qui étions irrémédiablement plongés * dans les ténèbres, à la suite du premier père, Seigneur, * en ce jour tu nous en relevas par ta Croix; * et, puisque par excès d'intempérance notre nature fut précipitée dans l'erreur, * tous ensemble nous en a retirés * la lumière de ta Croix, que nous fidèles, nous magnifions.
Afin de révéler au monde, Seigneur, * le signe devant lequel il devait se prosterner, * tu formas dans le ciel celui de la Croix, * entre tous glorieux et brillant d'une immense clarté, * arme invincible et royal trophée * que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel.
Catavasie: les deux hirmi.

Exapostilaire, t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, * Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, * sceptre vraiment royal * qui soutient 1a vigueur de notre foi, * Croix, le suprême effroi des légions de l'Enfer, * Croix, la gloire des Anges dans le ciel. (2 fois)
(t. 3)
La Croix est exaltée en ce jour * et le monde est sanctifié: * toi qui sièges avec le Père et le saint Esprit, * tu étendis les mains, ô Christ, * pour amener le monde à la connaissance de Dieu; * et ceux dont l'espérance repose sur toi, * juge-les dignes de ta divine gloire.

Laudes, t. 8
Merveille inouïe! * l'arbre vivifiant, la sainte Croix * apparaît en ce jour hautement exaltée; * tous les confins de la terre la glorifient, * tous les démons sont terrifiés; * de quel don sont gratifiés les mortels! *Par elle, ô Christ, sauve nos âmes, en ton unique bonté. (2 fois)
Merveille inouïe! * en ce jour la Croix ayant porté le Très-Haut * tel une grappe débordante de vie * au-dessus de la terre se laisse voir exaltée; * c'est elle qui nous hissa jusqu'à Dieu, * par elle la mort fut engloutie pour toujours. * Arbre pur grâce auquel nous savourons * l'immortelle nourriture de l'Eden, en glorifiant le Sauveur!
Merveille inouïe! * la largeur et la hauteur de la Croix sont à la mesure du ciel, * puisque par divine grâce elle sanctifie l'univers; * par elle les nations païennes sont vaincues, * par elle est affermi le sceptre des rois. * Divine échelle qui nous permet de monter jusqu'aux cieux * en exaltant par nos hymnes le Christ notre Dieu!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
En ce jour s'avance la Croix du Seigneur, * les fidèles l'accueillent avec amour * pour la guérison de l'âme et du corps et de toute maladie; * dans la crainte et l'amour embrassons-la: * crainte à cause de nos péchés * et de notre indignité; * allégresse à cause du salut * que procure à l'univers * celui qui sur elle fut cloué, * le Seigneur de miséricorde, le Christ notre Dieu.

Grande Doxologie.

Pendant le chant des Laudes, le Prêtre revêt tous ses ornements sacerdotaux; et pendant la grande doxologie, il encense par trois fois les quatre côtés de l'autel où se trouve déposée la sainte Croix sur un plateau garni de rameaux de basilic et de fleurs, puis il prend le plateau et le tient sur sa tête, précédé du Diacre et des céroféraires, il la porte ainsi de l'autel au centre de la nef1, tandis que le Chœur chante avec plus de solennité la dernière invocation du Trisagion. Quand le Chœur a fini de chanter le Trisagion, le Prêtre, tourné vers l'orient, c'est-à-dire vers l'autel, dit à haute voix: Sagesse, tenons-nous debout! et le Chœur chante 3 fois le tropaire Sauve ton peuple, Seigneur. Le Prêtre dépose la Croix sur la table préparée à cet effet, et l'encense sur les quatre côtés. Il se prosterne trois fois, le front contre terre (et cela, même si le 14 Septembre tombe un dimanche), prenant en mains la sainte Croix avec des rameaux de basilic, il se tient devant la table, tourné vers l'orient,. le Diacre, avec cierge et encensoir, se tient en face de lui, de l'autre côté de la table, et dit à haute voix:

Aie pitié de nous, ô Dieu, dans ton immense miséricorde, nous t'en prions, écoute et prends pitié.
Le Chœur chante la première centaine de Kyrie eleison. Au début de ce chant, le Prêtre bénit trois fois devant lui avec la Croix, puis il s'incline lentement, aussi près de la terre qu'il peut, reste ainsi un moment, tandis que la mélodie descend au plus bas, puis il se relève lentement, élève la Croix au-dessus de sa tête, aussi haut qu'il peut, et demeure dans cette position ; quand le Chœur chante les trois derniers Kyrie eleison avec grande solennité, le Prêtre bénit à nouveau trois fois.
Le Prêtre va sur le côté droit de la table, tourné vers le nord,. le Diacre lui fait face et dit:

Nous te prions encore (pour notre roi N. et) pour tous les chrétiens fidèles et orthodoxes.

Le Chœur chante la deuxième centaine de Kyrie eleison, tandis que le Prêtre exalte la Croix comme il a été dit plus haut. Puis il va sur le côté est de la table et se tourne vers l'occident ; le Diacre lui fait face et dit:
Nous te prions encore pour notre archevêque (ou évêque) N. et pour toute notre fraternité dans le Christ.
Le chœur chante la troisième centaine. Celle-ci achevée, le Prêtre va sur le côté nord de la table et se tourne vers le midi ; le Diacre dit:

Nous te prions encore pour toute âme chrétienne dans l’angoisse et l’affliction, pour le salut et la santé de tous les fidèles orthodoxes et la rémission des péchés, disons tous.

Le Chœur chante la quatrième centaine. Celle-ci achevée, le Prêtre va sur le devant de la table et se tourne vers l'orient,. le Diacre dit:
Nous te prions encore pour tous ceux qui servent ou ont servi dans ce saint monastère (ou dans cette sainte église), pour que leur soient accordés la santé, le salut et la rémission de leurs péchés, disons tous.

Le Chœur chante la cinquième centaine. Après la cinquième exaltation, le Chœur chante Gloire au Père ... Maintenant ... et le Kondakion de la Croix. Le Prêtre se tourne vers le peuple et le bénit avec la Croix, qu'il dépose ensuite sur la table pour chanter, une ou trois fois, selon l'usage suivi: Seigneur notre Dieu, nous nous prosternons devant ta Croix et nous glorifions ta sainte Résurrection. Le Chœur chante ce même tropaire deux ou trois fois, selon l'usage suivi. Chacun fait trois grandes métanies, le front contre terre, pendant ce triple chant. Puis les frères avancent deux à deux pour baiser la Croix. Le Prêtre se tient près de la table et leur distribue les rameaux de basilic ou les fleurs. Pendant ce temps le Chœur chante les stichères suivants:

t. 2
Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois vivifiant * sur lequel le Roi de gloire, le Christ, * étendit ses mains librement * afin de nous élever * jusqu'à notre ancienne félicité * dont jadis nous avait privés l'Ennemi * pour une amère volupté * en nous exilant loin de Dieu. * Venez, fidèles, prosternons-nous * devant le bois qui nous permet * de broyer la tête de l'invisible Ennemi. * Venez, toutes les familles des nations, * par nos hymnes vénérons * la croix du Seigneur: * Salut, parfaite rédemption * de la faute d'Adam, * salut, vénérable Croix; * remplis de crainte, nous t'embrassons, * glorifiant notre Dieu * et lui disant: Seigneur, * toi qui fus cloué sur la croix, * aie pitié de nous, * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.
t. 5
Venez, peuples, contemplant la merveille inouïe, * prosternons-nous devant la puissance de la Croix, * car si un arbre au Paradis a fait croître la mort, * celui-ci, par contre, a fait fleurir notre vie, * lorsque sur lui fut cloué le Seigneur sans péché, * et nous, toutes les nations nourries de son incorruptible fruit, nous chantons: * Toi qui as détruit la mort par ta Croix * et nous as rendus libres, Seigneur, gloire à toi.
L'oracle de tes prophètes Isaïe et David * est accompli, ô Dieu, car ils ont dit: * Vers toi, Seigneur, viendront toutes les nations pour se prosterner devant toi. * Voici donc le peuple que ta grâce a comblé * dans tes parvis, les parvis de Jérusalem. * Dieu de bonté qui pour nous souffris la croix * et nous vivifies par ta divine Résurrection, * prends- nous sous ta garde, Seigneur, et sauve-nous.
t. 6
Surgi des profondeurs de la terre en ce jour, * l'arbre de vie confirme la foi * en la Résurrection du Christ qui sur lui fut cloué; * élevé par de saintes mains, * il annonce son Ascension vers les cieux, * qui en permet le séjour à notre nature sur terre déchue; * aussi dans l'action de grâce écrions-nous: * Seigneur qui sur lui fus élevé * et qui, par lui, nous fis monter avec toi, * accorde la joie céleste aux chantres de ton nom.
Les quatre coins du monde en ce jour, * Christ notre Dieu, sont sanctifiés * par les quatre bouts de ta Croix exaltée; * avec elle est exalté le front * des fidèles chrétiens * qui par elle brisent la puissance de l'ennemi. * Tu es grand, Seigneur, * admirable en tes œuvres: gloire à toi !
Les oracles des Prophètes ont prédit * le bois très-saint par lequel * Adam fut délivré de l'antique malédiction et de la mort; * en ce jour de son exaltation, * la création élève la voix * pour demander à Dieu sa miséricorde à profusion; * et toi seul dont la tendresse est infinie, * fais-nous grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Seigneur, voici qu’est accompli l’oracle de ton prophète Moïse disant: * Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux. En ce jour la Croix est exaltée, * le monde est affranchi de l’erreur; en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; * les confins de la terre exultent de joie, * au son des cymbales avec David * t’offrant une hymne de louange et disant: * Au milieu de la terre, notre Dieu, * dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, * la Croix et la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Si l'on a fait l'exaltation de la Croix (en dehors des églises cathédrales et monastériales ce rite peut être reporté à la fin de la Liturgie), litanie de demandes et Congé. Sinon, après la vénération de la Croix, litanie ardente, litanie de demandes et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:13

15 SEPTEMBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Nicétas



VÊPRES

Lucernaire, t, 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, * invincible trophée de la foi, * porte du Paradis, rempart de l'Eglise et réconfort des croyants; * par toi fut abolie la puissance de la mort, * par toi disparaît l'antique malédiction, * par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; * arme invincible qui chasses les démons, * havre de salut et gloire des Martyrs, * précieux ornement des Justes et des Saints, * au monde tu apportes la grâce du salut.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, * qui délivres de la malédiction le genre humain, * toi le signe d'où rayonne la vraie joie; * exaltée, tu renverses l'ennemi; * tu es notre secours et notre appui, * la force des justes, la splendeur des prêtres saints; * ton image nous arrache au malheur, * sceptre de puissance nous conduisant, * arme de paix, que les Anges escortent avec respect, * divine gloire du Christ * qui accorde au monde la grâce du salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, * médecin des malades, résurrection de tous les morts, * nous relevant de la fosse où nous sommes tombés; * par toi cesse la corruption du tombeau, * par toi fleurit notre immortelle condition * et nous mortels, nous voici divinisés; * le diable s'en trouve terrassé; * et, voyant les mains des Pontifes t'élever, * nous exaltons celui qui sur toi fut hissé; * nous prosternant devant toi, nous puisons * en abondance la grâce du salut.
t. 1
Saint Martyr, tu combattis * le Maudit, ce criminel, * par la force de ta foi dans le Sauveur, * en supportant les supplices, Nicétas; * ainsi tu ramenas * vers le Maître et Créateur de l'univers * les barbares qui désormais le glorifient.
Au Christ tu présentas * pour sa gloire, saint Martyr, * les prémices des barbares, en mourant * comme témoin de la sainte Trinité; * aussi tu as reçu la couronne brillamment * et sur le monde, comme un flambeau, tu resplendis, * Athlète digne d'admiration.
Nicétas, victorieux martyr, * ayant revêtu l'armure de la foi, * au combat tu te montras * un soldat fidèle du Christ notre Roi; * comme autrefois Gédéon, * avec la même force tu renversas * par ton courage l'armée des ennemis.
Gloire au Père, t. 6
En toi nous reconnaissons, * Nicétas, athlète du Christ, * le flambeau des Martyrs; * délaissant la gloire des terrestres honneurs * et méprisant le paganisme ancestral, * tu en brisas les faux dieux; * par ta victoire les barbares furent confondus, * tu rendis témoignage pour confesser le Christ en martyr, * tu servis le Dieu céleste en soldat; * intercède auprès du Bienfaiteur de l'univers, * pour qu'il sauve nos âmes et nous prenne en pitié.
Maintenant ...
Les oracles des Prophètes ont prédit * le bois très-saint par lequel * Adam fut délivré de l'antique malédiction et de la mort; * en ce jour de son exaltation, * la création élève la voix * pour demander à Dieu sa miséricorde à profusion; * et toi seul dont la tendresse est infinie, * fais-nous grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.

Entrée. Lumière joyeuse.

Prokimenon, t. 7: Notre Dieu est au ciel et sur la terre: selon son bon plaisir il a créé toutes choses. Versets 1: Quand Israël sortit d'Egypte et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare, Juda devint le sanctuaire du Seigneur. 2: La mer, à cette vue, s'enfuit, le Jourdain retourne en arrière. 3: Qu'as-tu, mer, à t'enfuir, et toi, Jourdain, à retourner en arrière?

Le samedi soir, on chante le prokimenon, t. 6 : Le Seigneur règne, revêtu de majesté, avec ses versets; et le grand prokimenon: Notre Dieu, avec ses versets, se chante aux vêpres de la fête.

Apostiches, t. 6
La Croix exaltée invite l'entière création * à chanter la Passion immaculée * de celui qui y fut élevé; * sur elle en effet il mit à mort notre meurtrier, * ressuscita les morts et leur rendit la première beauté * pour en faire les citoyens de la céleste patrie, * dans sa miséricorde et son extrême bonté; * aussi dans l'allégresse exaltons le nom du Seigneur * et magnifions sa condescendance infinie.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Etendant les mains vers le ciel * et faisant fuir Amalec le tyran, * Moïse te préfigura, précieuse Croix, * fierté des croyants et soutien des Martyrs, * ornement des Apôtres, * salut des Justes et de tous les Saints; * aussi, à la vue de ton exaltation * se réjouit l'entière création * en cette fête glorifiant le Christ * qui dans son extrême bonté * grâce à toi réunit ce qui était divisé.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Ô vénérable Croix, * toi qu'entourent les chœurs des Anges dans la joie, * en ce jour exaltée, tu relèves divinement * tous ceux que la nourriture a dérobée * fit chasser du Paradis * et précipiter dans la mort; * aussi t'embrassant de cœur et de lèvres, * fidèlement nous puisons * en toi la sanctification et nous chantons: * Exaltez le Christ, le Dieu de suprême bonté * et prosternez-vous devant l'escabeau de ses pieds.
Gloire au Père, t. 8
Vénérable martyr Nicétas, * par ta victoire tu t'es montré conforme à ton nom, * proclamant sur le stade le Christ notre Dieu * et le confessant devant les rois et les tyrans. * Pour la paix du monde intercède sans répit * auprès du seul Ami des hommes, pour que soient délivrés * de toute menace les fidèles qui aiment le Christ * et tous ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Seigneur, voici qu'est accompli * l'oracle de ton prophète Moïse disant: * Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux. * En ce jour la Croix est exaltée, * le monde est affranchi de l'erreur; * en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; * les confins de la terre exultent de joie, * au son des cymbales avec David * t'offrant une hymne de louange et disant: * Au milieu de la terre, notre Dieu, * dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, * la Croix et la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. * Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

ou bien ce tropaire, même ton:
Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l'ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c'est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Ami des hommes, nous nous prosternons devant l'arbre de ta Croix: * sur lui tu fus cloué, toi la Vie de l'univers; * au bon Larron qui dans la foi se tourna vers toi, * Sauveur, tu as ouvert le Paradis; * et il obtint l'éternelle béatitude en te criant: * Souviens-toi de moi, Seigneur; * tout comme lui, reçois-nous qui te crions: * nous avons tous péché, * ne nous méprise pas, dans ta bonté.

Cathisme II, t. 1
Tes mains, tu les étendis sur la croix, * Dieu de tendresse, pour amener * les peuples qui de toi s'étaient éloignés * à glorifier ta suprême bonté; * regarde ton héritage, Seigneur, * et renverse l'ennemi * par ta précieuse Croix.

Canon de la fête, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiçhe: Je te chante, champion dont le nom crie victoire.

Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Mortifiant mes charnelles pensées, * éclaire mon esprit * de ta lumineuse splendeur, * pour que je chante ta solennité, * Nicétas, excellent vainqueur intercédant auprès du Christ.
Ayant rejeté le venin des passions, * tu supportas avec fermeté * les supplices et revêtis * la vénérable tunique de martyr * que tu as tissée de ton sang.
Cloué pour nous sur la croix, * tu as montré, Seigneur, * l'admirable et nouvelle voie, * celle du martyre, et tu devins * prémices des Martyrs qui fermement t'ont confessé.
La Porte par laquelle tu descendis vers nous, * Seigneur ami des hommes, t'a fait briller * en deux natures surnaturellement, * toi que nous appelons mystiquement * Lumière et Soleil levant.

Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Dans la fermeté de ton âme tu résistas * aux menaces des tyrans, * illustre Témoin du Christ, * fortifié par la puissance de Dieu.
Tu supportas d'être écartelé * et d'avoir les membres retranchés, * illustre Témoin du Christ, * mais tu n'as pas divisé ton âme.
En toi se réjouit le chœur * des Témoins du Christ, * voyant qu'est célébrée * en ce jour ta mémoire, saint Martyr.
Demeure immaculée * de la virginité, ô Marie, * guéris les profondes plaies * dont mon cœur est meurtri.

Cathisme, t. 4
Ayant goûté aux peines de la chair, * tu méritas de savourer * sans peine les divines délices au Paradis, * en recevant de Dieu la couronne d'immortalité; * c'est pourquoi tu fais sourdre, saint Martyr, * des fleuves de miracles pour ceux * qui de tout cœur se réfugient sous ta sainte protection.
Hâte-toi de prendre les devants, * ô Christ notre Dieu, * avant que nous soyons asservis * aux ennemis qui t'insultent et fondent sur nous; * ceux qui nous font la guerre, réduis-les par ta Croix, * qu'ils sachent la puissance de la vraie foi, * par les prières de la Mère de Dieu, seul Ami des hommes!

Ode 4
«Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Charmé par la vision de Dieu * et jouissant de sa splendeur, * le Martyr n'eut pas la sensation de souffrir, * mais dans l'allégresse il s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Racheté par le sang du Seigneur, * le martyr Nicétas allégrement * offrit au Christ son propre sang; * immolé pour lui, il s'écria: * Gloire à toi, Seigneur mon Dieu.
Embrasé d'amour pour le Sauveur, * le saint Martyr foula aux pieds * la flamme des idoles et la force des démons, * puis il cria au Créateur: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ô Christ, le ciel vivant * orné de brocarts aux clairs reflets * où tu logeas en Roi des rois, * c'est la Vierge immaculée * que nous glorifions comme la Mère de Dieu.

Ode 5
«Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. Qui pourrait décrire tes exploits, * illustre Nicétas, * et les couronnes dont le Christ, * pour ton martyre, te fit le don? »
Sur terre ayant mené leur combat, * les saints Martyrs dans les hauteurs * ont reçu de toi, Source de vie, * leur céleste récompense.
Maintenant, illustre Nicétas, * tu brilles comme un astre réfléchissant * dans la gloire l'éclat que tu reçois * du grand Luminaire.
Divine Mère, tu as enfanté * la Lumière intemporelle qui s'est soumise au temps * pour nous qui gisions dans les ténèbres de cette vie * et sur le monde tu fis briller sa clarté.

Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Tu fus charmé par la beauté du Créateur, * illustre et bienheureux Martyr; * ayant reçu les clartés de l'au-delà, * à tire-d'aile tu montas vers Dieu * et, méprisant la mort, t'approchas de lui.
Dans la sagesse de ton raisonnement * ayant préféré, martyr Nicétas, * à ceux qui passent les inépuisables trésors, * allégrement tu livras ton corps * aux supplices, dans la joie.
Divine Mère, t'ayant seule trouvée * comme un oranger dans la forêt, * comme une fleur très-pure, comme un lis en la vallée, * le mystique Fiancé * fit sa demeure en toi.

Kondakion, t. 2
La force de l'erreur, par ta résistance tu l'as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l'allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu * sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous,

Ikos
Dépose en mon âme ton savoir, * purifie mon cœur et fais de moi, * Sauveur, l'instrument de tes préceptes divins, * pour que je puisse combattre l'assaut de mes passions * et recevoir comme prix de ma victoire l’immortalité, * Ami des hommes, par les prières de ton vaillant martyr Nicétas; * lui-même, en effet, nous invite à célébrer * en ce jour sa mémoire sacrée * et sans cesse auprès de toi il intercède pour nous tous.

Synaxaire
Le 15 Septembre, Passion du saint mégalomartyr Nicétas.
Jeté dans la fournaise, Nicétas devint
le splendide porteur d'un trophée de victoire
ou, pour mieux dire, un vrai porte- flambeau divin.
Le quinze, il s'auréole de brillante gloire.
Par les prières de ton Martyr, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Toi qu'illumine désormais l'inaccessible clarté, * fais briller de ta lumière ceux qui maintenant * célèbrent ta fête, saint Martyr qui proclamais: * Tu es béni, Seigneur mon Dieu.
L'armée des Anges, bienheureux Martyr, * admira ton courage en te voyant * lutter résolument et s'écria: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Avec le chœur céleste des Incorporels * l'archange Gabriel te cria joyeusement, * pure Mère de Dieu: Réjouis-toi, * tu es bénie entre les femmes, ô Vierge immaculée.

Ode 8
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
En victime agréable, en parfaite oblation, * Martyr invincible, tu t'es offert, * en holocauste de bonne odeur, * à ton Maître crucifié pour nous, * criant avec allégresse: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.
Selon les règles, en champion divin * ayant détruit les phalanges de l'Ennemi, * tu méritas de recevoir * l'immarcescible couronne des vainqueurs * de la main vivifiante de celui auprès duquel tu chantes maintenant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
En ton irrésistible amour du Christ, * à son sang tu mêlas le tien; * déchiré par les fouets et toutes sortes de tourments, * pour l'avoir imité, maintenant * tu règnes avec lui et chantes constamment: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Vierge immaculée, pure Mère de Dieu, * tu purifias de sa souillure le genre humain * en enfantant le Christ, le seul immaculé; * tu surpasses les Chérubins, les Séraphins, * qui chantent: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
A toi je me confie entièrement, * bienheureux Nicétas, afin d'avoir en toi * auprès du Maître un défenseur * capable de me sauver de tout malheur * et de me procurer le salut divin.
Victorieux Martyr qui fus vraiment * le témoin de la vérité, * devant la sainte Vérité personnifiée * dans l'allégresse tu te tiens maintenant, * ayant reçu la récompense de tes combats.
Tu as abordé au calme port, * de tes peines ayant trouvé le repos * et, portant couronne, tu exultes au Paradis * avec les Martyrs du Christ, Bienheureux; * comme il est juste, nous te glorifions.
En abondance accorde-moi la grâce pour t'avoir tressé * par mes paroles des couronnes d'éloges, de tout cœur; * délivre-moi de mon péché * et des actions commises pour mon malheur, * par tes prières, Bienheureux.
Hors des lois de la nature tu as enfanté * le Législateur qui par ineffable bonté * s'est incarné sans changement * et qui en deux natures s'est révélé, * Mère bénie et Vierge immaculée.

Exapostilaire, t. 2
De même que tu renversas, par la puissance de la Croix, * l'audace des barbares et la fureur des tyrans, * arrête, vaillant martyr Nicétas, * par tes prières l'élan de notre chair et l'assaut des passions, * nous procurant le pardon de nos fautes grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu,
Croix, gardienne de tout l'univers, * Croix, de l'Eglise le charme détruit les phalanges et la beauté, * sceptre vraiment royal * qui soutient la vigueur de notre foi, * Croix, le suprême effroi des légions de l'Enfer, * Croix, la gloire des Anges dans le ciel.

Apostiches, t, 2
En ce jour est exaltée * la Croix du Christ, * ce bois vivifiant * sur lequel fut suspendu en sa chair * celui qui rappelle tous les hommes vers lui.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Invincible rempart, divine protection des croyants, salut, Croix du Seigneur; * par toi nous fûmes élevés * de la terre jusqu'aux cieux.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Tous ensemble, venez, * pleins d'allégresse et de joie, * baisons le bois du salut * sur lequel fut étendu * le Christ, notre divin Rédempteur.
Gloire au Père, t. 6
En ce jour la Passion du martyr victorieux * réjouit l'ensemble de l'univers * et l'Eglise du Christ, * parée de fleurs, te crie, Nicétas: * Serviteur du Christ et notre chaleureux défenseur, * ne cesse pas d'intercéder pour tes fidèles admirateurs.
Maintenant ...
Surgi des profondeurs de la terre en ce jour, * l'arbre de vie confirme la foi * en la Résurrection du Christ qui sur elle fut cloué; * élevé les Martyrs du Christ par de saintes mains, * il annonce son Ascension vers les cieux, * qui en permet le séjour à notre nature sur terre déchue; * aussi dans l'action de grâce écrions-nous: * Seigneur qui sur lui fus élevé * et qui, par lui, nous fis monter avec toi, * accorde la joie céleste aux chantres de ton nom.

Si un des jours de l'Après-fête tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l’homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton occurrent et 6 du Ménée (3 de la fête et 3 du Saint). Gloire au Père: du Saint (à défaut, on passe tout de suite à) Maintenant: Dogmatique du ton. Apostiches du dimanche. Gloire au Père: du Saint (à défaut, on passe tout de suite à) Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche, du Saint et de la fête (s'il y a artoclasie: Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis le tropaire du Saint (s'il y en a) et celui de la fête. Cathismes du ton avec leurs théotokia. Hypakoï du ton. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection. Canons du ton (de la Résurrection en 4 et de la Mère de Dieu en 2), de la fête (4) et du Saint (4). Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion de la fête et du Saint, ikos, cathismes du Saint et de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaires du dimanche, du Saint et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 du Saint (y compris le doxastikon) (si le Saint n'a pas de stichères à Laudes: 4 du ton et 4 stichères des Apostiches du jour). Gloire au Père: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.

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