Ménées de Septembre

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Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:16

16 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Le fruit que nos ancêtres ont goûté * jadis pour leur malheur * en l'Eden, sous l'arbre défendu, * eut pour effet d'introduire la mort * dans tout le genre humain; * mais à présent, grâce à la divine Croix, * nous voici rappelés * vers la plénitude de la vie * et vers un sort meilleur; * exaltant cette Croix, nous chantons * le Seigneur qui sur elle fut élevé * pour hisser le monde avec lui jusqu'aux cieux.
Sur tes épaules tu pris, * Sauveur, l'errante brebis * et vers ton Père la ramenas * par ta vénérable et vivifiante Croix; * au nombre des Anges tu l'ajoutas * dans le saint Esprit; * au lieu de l'arbre défendu, * ô Christ, tu avais mis, en effet, * l'arbre de ta Croix; * et maintenant que nous l'exaltons avec foi, * nous te glorifions, toi qui sur lui * fus élevé pour nous hisser jusqu'aux cieux.
Dans la maison de notre Dieu * portons l'abondance de nos saintes actions, * fidèles, et contemplons * le lieu du Crâne, en la pureté de notre esprit; * alors, nous verrons exalté, * mortels, en compagnie des Anges, le bois très-saint * sur lequel le Christ notre Dieu * étendit les mains de plein gré * pour nous repêcher et nous hisser avec lui jusqu'aux cieux.
t. 4
Illustre Martyre, ayant brillé * par ta splendeur de vierge et le sang que tu versas, * tu t'approchas du Créateur qui sans faille te garda * pour exulter auprès de lui * dans les siècles réellement * avec les Anges et les Archanges si nombreux, * en compagnie des Apôtres divins, * avec les chœurs des Prophètes et des Martyrs.
Exposée au tranchant de la roue, * avec les fauves combattant, * passant par le feu et par l'eau, * mais l'âme bien trempée par l'Esprit saint, * sous les flots de ton sang courageusement * tu noyas le prince des ténèbres et montas * vers les mystiques chambres en courant, * Vierge martyre, pour apporter * au Christ ton Epoux, * comme une dot, les exploits de ta Passion.
Sainte Martyre, en mourant tu répandis en flot de vie ton sang pour la louange du Seigneur; * tu en abreuvas les croyants * et de la connaissance divine les éclairas, * tandis que tu noyas sous lui les ennemis de la foi; * aussi te fut confié le livre synodique, pour le garder, * et tu affermis les dogmes de l'Eglise pour les siècles.
Gloire au Père, t. 6
Toi que fleurirent tes vertus * et qui resplendis en tes pensées, * toi qui embaumes les cœurs des croyants, * toi qui t'es levée de l'Orient * comme un astre éblouissant * et réunis les Pères saints * sous l'inspiration du saint Esprit, * sans cesse, illustre Euphémie, * intercède auprès du Seigneur, * pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant ...
L es quatre coins du monde en ce jour, * Christ notre Dieu, sont sanctifiés par les quatre bouts de la croix exaltée; * avec elle est exalté le front * des fidèles chrétiens * qui, par elle, brisent la puissance de l'ennemi. * Tu es grand, Seigneur, * admirable en tes œuvres: gloire à toi.

Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, * la crucifixion, le déshonneur, * voulant nous délivrer de la main du Séducteur, * et tu souffres tout cela, * Dieu de tendresse qui seul nous donnes la vie.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, * les clous et la lance Rédempteur, * par lesquels tu nous délivras de la mort, * seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, * Sauveur qui seul nous donnes la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix, * Sauveur de toute bonté, * tu enduras les outrages, les soufflets, * et le vinaigre, tu le bus, * d'une lance tu fus percé * et souffris tout cela, Rédempteur sans péché.
Gloire au Père, t. 8
Toute langue se meuve pour célébrer * la louange de la glorieuse Euphémie, * que tout homme et tout âge, les jeunes vierges, les jouvenceaux, * couronnent d'éloges la virginale Martyre du Christ; * car, ayant combattu virilement * et secoué la faiblesse du sexe féminin, * selon les règles, par ses athlétiques labeurs, * elle a renversé l'hostile tyran; * et sous la divine et céleste couronne qui pare son front * elle prie le Christ, son Epoux, * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ...
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, * lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec, * ce que le psalmiste nous prescrit de vénérer comme escabeau de tes pieds, * c'est ta précieuse Croix, ô Christ notre Dieu, * et nous, pécheurs, en ce jour * de nos lèvres indignes l'embrassons et devant elle nous prosternons; * toi qui daignas être fixé sur la croix, * nous te chantons et nous crions: * Rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Ayant chéri le Christ, ton Epoux, * et tenu ta lampe allumée, * tu as brillé de la splendeur des vertus * et tu es allée vers les noces avec lui; * tu as reçu du Christ la couronne des combats; * délivre-nous de tout danger, * nous qui célébrons avec foi ta mémoire sacrée.
Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, * donne force à tes fidèles serviteurs, * les protégeant de toute adversité: * que ton alliance leur soit une arme de paix, * un invincible trophée!

Cathisme II, t. 4
La couronne méritée par tes combats, * vierge martyre, et tes efforts merveilleux * ont couvert de honte les diaboliques trophées; * car de tout cœur ayant aimé le Christ, ton Epoux, * pour lui tu n'as craint ni les fouets ni la mort, * mais tout entière à ton Dieu * tu t'es offerte, portant la couronne de la foi.
Après la chute lamentable du Paradis * provoquée par l'amer conseil de l'Ennemi, * sur le Calvaire, ô Christ, tu m'as remis debout, * corrigeant par la croix l'antique malédiction; * et tuant le serpent dont l'astuce m'avait meurtri, * tu me fis le don de la vie. * Gloire, Sauveur, à ta divine crucifixion.
Dans les églises dédiées à sainte Euphémie, on chante, après le Psaume 50, ce stichère,
t. 6
Illustre vierge Euphémie, * donne-moi le pouvoir * de célébrer fixé sur la croix, * ta louange, en suppliant * le Christ notre Dieu de me prendre en pitié.

Canon de la fête, puis ce canon de la Sainte, œuvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): De l'illustre Euphémie je veux faire l'éloge.

Ode 1, t. 8
«Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
L'illustre vierge Euphémie * invite l'armée des Anges et les chœurs ivre aussi en toi; * des mortels * à chanter ses merveilles.
La vénérable Euphémie, * dédaignant le faste et sa noble extraction, * a tout quitté pour ne posséder que le Christ.
Le Maître de ton âme, ayant chéri * la splendide beauté de ton cœur, * te permit d'accéder aux célestes chambres, glorieuse Euphémie.
Sainte Mère de Dieu, nous te chantons * qui enfantas de merveilleuse façon * le Verbe éternel et divin qui prit chair en ton sein.

Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Devant le tribunal, Euphémie, * tu montras la virilité de ton âme allée vers les noces et triomphas * de l'ennemi par la vaillance de tes combats.
Point de tache en ta beauté * ni de ride en ton âme; aussi le Christ * telle une épouse te reçut dans sa demeure immaculée.
De mon âme guéris les plaies, * illustre Martyre du Christ, * et Christ notre Dieu, * brise par tes prières les intrigues de l'ennemi.
En toi nous possédons nous les chrétiens, * en tout temps notre refuge et rempart: * divine Epouse, nous te glorifions sans nous lasser.

Cathisme, t. 8
Martyre du Christ, sous les flots de ton sang * tu submergeas tout à fait l'erreur des impies * et sous des pluies de grâce tu irriguas les mystiques guérets, * faisant croître en eux le bon grain de la foi; * c'est pourquoi tu parus après ta mort, illustre Euphémie, * comme la nuée merveilleuse d'où jaillit le témoignage de la vie. * Victorieuse Martyre, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés * à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.
Sainte Hélène se hâta de retirer * de terre le trésor caché, la Croix du Sauveur, * et remplit d'allégresse les confins de l'univers; * par divine inspiration elle ordonne que des églises soient érigées * et transfère le sceptre de la Croix dans la résidence des empereurs, * disant à son fils: Etends les mains * et reçois, noble Sire, le signe de tes victoires et de ta majesté; * et que les nations dans la grâce apprennent de toi * à se prosterner fidèlement devant la Croix et les Souffrances du Christ!

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Sainte Martyre, devenue * le pur miroir des divines pensées, * telle un remarquable flambeau * tu brillas au milieu des lutteurs.
Invincible Martyre, tu refusas * tout culte au démon ténébreux * et par amour, pour la foi, * tu préféras t'en remettre à la mort qui vivifie.
En son corps insensible aux tourments, * la virginale Martyre persévéra * avec les athlètes victorieux, * mue par le désir de l'amour divin.
Ton visage meurtri * resplendissait, rayonnant sous les coups, * et par l'éclat du saint Esprit * tu assombris les pensées de l'ennemi.
Accorde-nous le pardon * de nos fautes, Seigneur sans péché, * et purifie le monde qui est tien, * par l'intercession de la Mère qui t'enfanta.

Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Le démon qui aime la guerre, * tu refusas de l'aimer, * sainte Martyre, le connaissant * comme ennemi de la lumière et de la paix.
Le Mal en personne * qui prétendait briser * par ses intrigues ta vigueur, * sainte Martyre, tu l'as tourné en dérision.
Illustre Martyre, accorde-moi * la lumière et la paix * et par ton intercession * dissipe l'ignorance qui perturbe mon esprit.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * pour le monde tu fis naître en vérité * dans la chair le Verbe divin.

Ode 6
«Accorde-moi la tunique de clarté, * toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, * trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Illustre Martyre qui nourrissais * en un cœur de femme de virils sentiments, * tu méprisas les monstres qui se cachent dans les eaux.
Tu as vaincu l’orgueil du tyran, Martyre invincible, en demeurant sauve comme Jonas dans les eaux, parmi les monstres dévorants.
Comme il avait sauvé de la fosse Daniel, * le Seigneur t'arracha aux fauves dévorants * pour exaucer ta prière, Euphémie.
Toi qui seule par la parole enfantas * dans la chair la Parole de Dieu, * sauve nos âmes du filet de l'Ennemi.

Kondakion, t. 4
En ton martyre tu as bien combattu, * après ta mort tu nous sanctifiés * par les flots de tes miracles, Euphémie; * c'est pourquoi nous vénérons ta sainte dormition, * nous tenant avec foi près de tes reliques sacrées * afin de préserver nos âmes de toute maladie * et de puiser la grâce des miracles auprès de toi.

Ikos
Le temple de l’illustre Martyre est devenu le Paradis, puisqu’il possède en son milieu * cet arbre d'immortalité qu'est son corps: * qui goûte de ses fruits est sanctifié en peu de temps; * là, on s'étonne de voir qu'après la mort * ce corps fait paraître, comme vivant, * un sang dont tout le monde respire le parfum; * venez donc tous, empressez-vous, avec le pauvre que je suis; * nous purifiant de tout mal, * couvrons-le de nos baisers * et puisons la grâce des miracles auprès de lui.

Synaxaire
Le 16 Septembre, mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.
Elle mérite bien nos plus vibrants éloges,
Euphémie, la martyre broyée par les ours.
Septembre dépassant la moitié de ses jours,
Euphémie, près du Christ pour les siècles tu loges.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ils dépassent l'entendement, * les exploits des saints Martyrs, * car le Créateur de l’univers * soumet la création aux lutteurs s’écriant : * Dieu de nos pères, béni sois-tu.
Cette vierge digne de nos chants * ferme la bouche des tyrans bavards, * répondant à leurs mensonges impies * divinement, dans le saint Esprit: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Trois jeunes gens ont fait brûler * ceux qui chauffèrent la fournaise jadis; * à présent la Sainte célébrant la Trinité * retire de l'abîme les serviteurs chantant * le Dieu de nos Pères dans les siècles.
S'approchant de son épouse immaculée * dans la fournaise mystiquement, * par bienveillance du Père le céleste Epoux * sauva sous la rosée de l'Esprit celle qui chantait: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sauveur, lorsque tu as décidé * d'accomplir en notre faveur le salut, * dans le sein de la Vierge tu habitas * et tu en fis la protectrice des humains; * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Le Roi des cieux * que chantent les célestes armées, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Bienheureuse entre les femmes, * toi qui avais pour dot la grâce du Très-Haut, * tu chantais le Christ dans les siècles.
Fortifiée en ton esprit * par l'amour immatériel de ton Epoux, * tu livras ton corps à la mort et tu vis dans les siècles.
Protégée par l'Esprit saint * contre ce fauve qu'est l'erreur, * Euphémie reçut la récompense dans les siècles.
Ce n'est pas la mort corruptrice des âmes que tu subis, * mais à cause du fauve qui te mordit * tu as trouvé la vie dans les siècles.
De toi nous implorons le secours: * ô Vierge, ne méprise pas * tes chantres qui t'exaltent dans les siècles.

Ode 9
«Mère de Dieu et Vierge inépousée * qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer * par ta parole le vrai Dieu, * plus haut que les Puissances immaculées * par nos hymnes incessantes nous te magnifions. »
Le sang vivant qui s'écoule de ton corps * est la preuve que d'en haut te fut donnée * l'éternelle vie, Martyre au grand renom; * car pour les fidèles y puisant * tu es l'intarissable trésor des guérisons.
Ta mort se rattache à la loi de nature, * Bienheureuse, mais d'impassible façon * tu as revêtu cette mort qui vivifie; * en elle ayant déposé ton corps animé, * tu vis sans corruption, témoin l'écoulement de ton sang.
Couronnée selon les règles du combat, * martyre Euphémie, pour avoir prêché le Christ, * tu t'es vu confier le rouleau des dogmes sacro-saints; * le tenant des mains conciliaires, tu devins * une colonne vivante de l'orthodoxie.
Epouse inépousée, fiole du céleste Parfum, * comme pure et véritable nuée * de la Lumière immatérielle, ayant reçu * la Pluie du ciel dans ton sein, * Vierge Mère, nous te magnifions.

Exapostilaire t.3
Tous ensemble nous célébrons * la mémoire de l'illustre martyre Euphémie; * des Pères en effet elle a reçu * la définition de l'orthodoxie * et, la gardant, elle éclaire la vraie foi.
Croix, gardienne de tout l'univers, Croix, salut de la terre habitée, * Croix, le bâton et l'appui de tous les Saints, * sceptre et vigueur des rois, * forteresse et refuge des croyants, * Croix, le renversement des légions de l'Enfer, * Croix, la force de tout le genre humain.

Laudes, t. 3
Frères, voyant divinement célébrée * la solennité de la sainte martyre Euphémie, * dans l'action de grâces chantons * une hymne à notre Dieu admirable en ses desseins; * car en la nature d'une femme il terrassa * l'invisible pouvoir de la puissance ennemie * et dans la faiblesse de la martyre Euphémie * il réalisa sa divine force à perfection. * Par ses prières, qu'il accorde à nos âmes le salut! (2 fois)
L'illustre Martyre du Christ, ayant rempli * de son propre sang la coupe de vérité par ses combats * et l'ayant présentée à l'Eglise d'inépuisable façon, * par la voix de la sagesse y convoque les fils de la foi et leur dit: * Buvez ce témoignage de la divine Résurrection, * qui chasse les ennemis de la foi, * purifie les passions * et protège les âmes des croyants; * criez donc au Sauveur: * Accorde à nos âmes le salut, * toi qui nous verses à flots les délices de l'Esprit.
Nous dont l'âme fut marquée, * au jour de la Rédemption, par le sang du Sauveur, * dans l'allégresse de l'esprit, * comme dit le Prophète, puisons * le sang que fait sourdre pour nous * la sainte source du martyre le conformant * aux vivifiantes souffrances du Christ * de même qu'à sa gloire sans fin; * disons-lui donc à haute voix: * Seigneur glorifié dans tes Saints, * par les prières de ton illustre martyre Euphémie, accorde à nos âmes le salut.
Gloire au Père, t. 6
A la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l’invincible manteau des vertus, * parée de virginale pureté, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant: * J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, * ne t'éloigne pas de moi, céleste Epoux ! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.
Maintenant ...
Surgi des profondeurs de la terre en ce jour, * l'arbre de vie confirme la foi * en la Résurrection du Christ qui sur lui fut cloué; * élevé par de saintes mains, * il annonce son Ascension vers les cieux, * qui en permet le séjour à notre nature sur terre déchue; * aussi dans l'action de grâce écrions-nous: * Seigneur qui sur lui fus élevé * et qui, par lui, nous fis monter avec toi, * accorde la joie céleste aux chantres de ton nom.

Apostiches, t. 6
Prosternons-nous devant le lieu * où se posèrent les pieds du Christ, * en exaltant sa Croix trois fois bénie, * sur laquelle fut versé le sang du Seigneur * qui sur le monde a fait jaillir la divine Résurrection.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Mortifiant les passions * de la chair et de l'esprit, * fidèles, empressons-nous de monter * depuis la terre jusqu'au céleste repos, * crucifiés avec notre Maître en l'exaltation de sa Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Du flanc divin du Sauveur * a jailli la source aux flots de vie * qui abreuve les âmes des croyants * se prosternant devant sa Passion, * devant sa Croix et sa divine Résurrection.
Gloire au Père, t. 1
En ce jour, Euphémie, * le chœur des Pères assemblés pour le Christ * te remet le rouleau contenant * la foi orthodoxe clairement définie; * l'ayant pris dans tes mains, * tu le gardes jusqu'à la fin; * c'est pourquoi nous, les chœurs des mortels, * tous ensemble nous glorifions ton martyre et disons: * Réjouis-toi, sainte Euphémie * qui sans faille as gardé * la foi orthodoxe, cet héritage * que les Pères nous ont transmis; réjouis- toi * qui intercèdes pour nos âmes.
Maintenant ...
Aujourd'hui en vérité * s'accomplit le saint oracle de David; * voici que nous nous prosternons réellement * devant ce qui fut l'escabeau de tes pieds, * à l'ombre de tes ailes, Dieu d'amour, * pleins d'espérance te criant: * Que brille sur nous ton visage de clarté * et relève le front des fidèles chrétiens * par l'exaltation de ta précieuse Croix, * ô Christ de tendresse et de pitié.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:19

17 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte martyre Sophie
et de ses trois filles, Foi, Espérance et Charité.



VÊPRES

Lucernaire, t.4
En ce jour a brillé, * plus claire que le soleil, * ta Croix vénérable, Sauveur, * plantée sur le Calvaire glorifié, * ô Christ, et sur ta montagne de sainteté * son exaltation révèle clairement * comment par elle, Ami des hommes tout-puissant, * tu élevas notre nature jusqu'aux cieux.
Aux hommes, en ce jour, * les cieux ont annoncé * ta gloire, Seigneur qu'ils ne peuvent contenir; * car le signe de ta Croix, * rayonnant d'inaccessible lumière joyeusement, * fit obstacle à l'aveugle fureur des meurtriers de notre Dieu; * aussi nous glorifions, Ami des hommes, ton œuvre de salut, * Sauveur de nos âmes, Jésus tout-puissant.
La très-sainte Croix, * l'indestructible trophée * qui de terre fut reporté vers la clarté, * en ce jour s'avance vers nous * comme un trésor caché pour rendre riche le monde entier * des splendides bienfaits qu'elle destine à l'univers; * aussi nous glorifions, Ami des hommes, ton œuvre de salut, * Sauveur de nos âmes, Jésus tout-puissant.

Unies par la loi de nature et fortifiées * par l'amour du Créateur, * trois jeunes vierges ont brisé par leur foi * les chaînes de l'erreur * et broyé sous leurs pieds courageusement * l'impuissant ennemi; * le diadème de victoire fut leur splendide ornement * pour entrer dans l'allégresse en la demeure de l'Epoux.
Foi, Espérance et Charité, * ces illustres martyres sages en Dieu, * éponymes des plus brillantes vertus, * ayant combattu et renversé * le Mauvais qui perfidement * séduisit la mère des vivants, * ont mérité la demeure du Paradis, * où, divinisées, elles intercèdent pour nous tous.
Les vénérables filles de Sophie, * Foi, Espérance et Charité, * méprisèrent le feu, les châtiments de toutes sortes et la mort; * ayant fidèlement recherché * la splendide beauté du céleste Epoux, * elles resplendirent sous les coups * et s'unirent à lui pour toujours; * par leurs prières, ô Christ, délivre-nous de tout malheur.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Les oracles des Prophètes ont prédit * le bois très-saint par lequel * Adam fut délivré de l'antique malédiction et de la mort; * en ce jour de son exaltation, * la création élève la voix * pour demander à Dieu sa miséricorde à profusion; * et toi seul dont la tendresse est infinie, * fais-nous grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.

Apostiches, t. 2
Voyant exalté * le bois de la Croix, * magnifions grandement * le Dieu crucifié * en sa chair, par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
C'est la délivrance du malheur * et l'acquisition de tous les biens * qu'offrit au genre humain, * lorsqu'elle fut exaltée, * la sainte Croix du Christ notre Dieu.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Lorsque Moïse, préfigurant * les souffrances du Christ, * mit en fuite Amalec, * c'est la défaite des démons * qu'il prédit par le signe de la Croix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, * pleins d'allégresse et de joie, * baisons le bois du salut * sur lequel fut étendu * le Christ, notre divin Rédempteur.

Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Comblés d'allégresse par toi, * vivifiante Croix trois fois bénie, * les peuples célèbrent la présente festivité * en compagnie des chœurs immatériels; * les Pontifes t'exaltent avec foi, * la multitude des Moines se prosterne devant toi; * et nous tous, nous glorifions le Christ mis en croix.

Cathisme II, t. 4
Resplendissante de lumière, ta Croix * chasse les phalanges des ténèbres, Seigneur; * elle éclaire les fidèles chantant: * Tu es en vérité, Croix du Christ, * l'allégresse du monde et sa fierté.

Canon de la fête; puis celui des Saintes, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante les splendides enfants de Sophie.

Ode 1, t. 1
«Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, * s'est couverte de gloire, * car, ô Seigneur immortel, * grâce à ta puissance, * elle a broyé les ennemis * en ouvrant pour Israël * une voie nouvelle au profond de la mer. »
De ta sagesse ineffable qui dépasse l'univers, * ô Christ mon Maître, accorde-moi * l'illumination, * pour que je puisse chanter * ces martyres au grand renom, * les filles de Sophie.
Le nom que tu portais * clairement fut illustré * par ton genre de vie, * puisqu'entièrement tu la passas, * glorieuse Sophie, * dans l'amour de la sagesse dont les grâces brillèrent en toi.
Ta progéniture fortunée, * parée du triple éclat * de la sagesse du suprême Dieu, * pour la sainte Trinité * a brillé dans le combat, * éponyme de la sagesse divine, Sophie.
Purifiées par la vertu * en leur âme et dans leur corps, * les trois jeunes vierges, ô Christ, * Foi, Espérance et Charité, * par la voie du martyre furent amenées * jusqu'à toi, leur mystique Epoux.
Celui qui tout d'abord fut contemplé * dans sa nature de Dieu, * en assumant la nature des humains * l'a tout entière rénovée, * lorsqu'en ton sein il demeura divinement; * comme pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te glorifions.

Ode 3
«Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, * lui étant devenu semblable dans ta compassion, * revêts-moi de la force d'en-haut, * pour que je chante devant toi: * Saint est le temple spirituel * de ta gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes. »
Ayant perçu ta voix les appelant, * ô Christ, à l'immortelle et impassible vie, * les vierges martyres couronnées * t'ont suivi pour te chanter: * Saint est le temple spirituel * de ta gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes.
Devant le tribunal * où vous avez témoigné, * le Christ vous a donné * sa force, comme il l'avait promis; * il vous remplit d'une sagesse divinement inspirée * et fit de vous des martyres porteuses de brillants trophées, * dans la rayonnante grâce de la virginité.
Vous avez donc émoussé * la jactance de l'ennemi * et renversé son orgueil * par vos magnanimes combats; * et celui qui se vantait jadis * de faire disparaître l'océan, * vous l'avez noyé sous les flots de votre sang.
Richement comblées * de la suprême sagesse du Christ, * les trois filles de Sophie, * cette mère sage, cette fleur choisie, * confondirent l'impudente folie * et l'arrogance du tyran * en exposant les divins enseignements.
Chaste demeure de la sainteté, * saintement tu enfantas le Christ, * le Saint des saints qui parmi les Saints * a son repos et pour lequel nous chanterons: * Saint est le temple spirituel * de ta gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes.

Cathisme, t. 8
Ayant lié vos âmes à l'amour du Christ, * vous n'avez plus pensé à la beauté * de ce qui passe et se corrompt, * mais en disciples du Verbe vous en êtes détournées, * d'abord en mortifiant par l'ascèse les passions, * puis en menant votre ferme lutte dans les douloureux tourments; * c'est pourquoi le Maître vous a couronnées * de la double couronne pour avoir doublement témoigné * et vous permit l'accès de son palais nuptial. * Bienheureuses Martyres, intercédez auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour votre mémoire sacrée.
Jadis au Paradis l'Ennemi me dépouilla, * me faisant goûter au fruit de l'arbre, il introduisit la mort; * mais sur terre fut planté l'arbre de la Croix, * il apporte aux hommes le vêtement de vie * et le monde entier déborde de joie; * voyant la Croix exaltée, crions tous au Seigneur d'une même voix: * Ton temple est rempli de ta gloire!

Ode 4
«Montagne ombragée par la grâce de Dieu, * Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. * De toi, a-t-il prédit, * sortira le Saint d'Israël * pour notre salut * et notre restauration. »
Par la divine grâce fortifiées, * Foi, Espérance et Charité, * ces martyres victorieuses, courageusement * confondirent les menaces des tyrans, * consumées en holocauste par le feu * pour s'approcher du Christ, leur Epoux.
Couvertes par l'armure de la Croix, * Foi, Espérance et Charité * eurent la force d'endurer * patiemment les coups des châtiments, * et les Saintes résistèrent au péché * avec constance, jusqu'au sang.
Foi, Espérance et Charité, * ces vierges saintes en nombre égal * à celui de la divine Trinité, * par son amour et sa puissance fortifiées, * furent à même d'endurer * la violente douleur des tourments.
Les tendres vierges ont confondu * grâce à l'arme de la Croix * l'insolent orgueil du Séducteur * et jusqu'au sol ont abaissé * celui qui sans mesure se vanta * de s'emparer du monde entier.
Foi, Espérance et Charité, * ces trois lampes ayant brillé * par leur sagesse et manifestement * rayonné l'éclat de la divine Trinité, * illuminent les Eglises clairement * pour nous secourir et nous sauver.
Mère de Dieu toute-digne de nos chants * et plus sainte que tous les Saints, * l'attente des nations, la sauvegarde des croyants, * de toi s'est levé le Rédempteur, * le Seigneur et le donneur de vie, * pour nous sauver qui te chantons.

Ode. 5
«Par l'éclat de ton avènement * tu as illuminé les confins de l'univers * en les éclairant, ô Christ, * par la splendeur de ta Croix: * fais briller aussi la lumière de la divine connaissance * dans les cœurs qui te chantent selon la vraie foi. »
Liées par la nature et par la foi, * les trois vierges porteuses-de-Dieu, * en la patience de leur cœur, * supportèrent les tourments * et de la double couronne confondirent le tyran * par la divine sagesse dont elles exposèrent les secrets.
La prime aïeule se réjouit * de voir triompher du Malin * qui de l'Eden l'avait chassée * des femmes sages en Dieu, * les filles de Sophie, * Foi, Espérance et Charité.
Elles échappèrent aux flatteries, * aux caresses venimeuses du tyran, * et supportèrent volontairement * les blessures des châtiments, * ces remarquables vierges qu'avaient blessées, * ô Christ, ton amour et ta divine charité.
Les célestes Puissances, te voyant, * jubilent et de concert * exulte aussi l'ensemble des mortels, * car ils sont unis par ton enfantement, * Vierge Mère de Dieu * qu'à juste titre nous glorifions.

Ode 6
«Le fond de l'abîme nous entourait * et nous n'avions personne pour nous délivrer, * nous étions comptés comme brebis d'abattoir. * Sauve ton peuple, ô notre Dieu, * car tu es la force des faibles * et leur relèvement. »
Les jeunes filles qui ont eu * l'illustre honneur d'un nombre égal * à celui de la divine Trinité, * trois fois heureuses, ont déposé * en tes mains immaculées * joyeusement leur espérance, Seigneur.
Resplendissantes déjà * de virginale beauté, * du diadème des martyrs se sont parées * celles qui d'en haut pour leurs mérites ont reçu * double couronne des mains du Christ, * source de vie et Seigneur compatissant.
Maître régnant sur l'univers, * en ta demeure furent amenés * ces trésors de virginité, * les trois filles de Sophie, * pour communier à ta royauté, * car tu es leur lumière et leur joie.
En toi se réjouissent, Vierge immaculée, * les ancêtres du genre humain * qui recouvrent grâce à toi * l'Eden que par leur faute ils ont perdu, * car tu enfantes, demeurant * vierge pure comme avant.

Kondakion, t. 1
Les purs rameaux de l'illustre Sophie, * Foi, Espérance et Charité, * ont dénoncé, comme folle, la sagesse des païens * et, remportant la victoire au combat, * ont obtenu des mains du Christ, Seigneur de l'univers, * l'incorruptible couronne des cieux.

Ikos
Lorsque dans le monde entier * fut promulgué l'édit criminel * de sacrifier aux idoles et de verser des libations, * d'honorer, pour la perte des hommes, les temples et les autels des démons, * alors comme étoiles ont resplendi * les illustres vierges repoussant les ténèbres et l'ignorance des sans-Dieu; * dans les cœurs des fidèles ayant allumé la lueur de la foi, * elles proclamèrent tout haut: * Le Dieu suprême en qui nous nous glorifions, * c'est celui qui s'est laissé crucifier, puis est ressuscité le troisième jour! * Aussi ont-elles mérité d'être couronnées par le Christ * de l'incorruptible couronne des cieux.

Synaxaire
Le 17 Septembre, mémoire des vierges saintes et victorieuses martyres Foi, Espérance et Charité, et de leur mère Sophie.
Adoratrices de la sainte Trinité,
trois saintes sœurs, Foi, Espérance et Charité,
ont incliné leur tête sous le fil du glaive.
Leur âme, le dix-sept, dans la gloire s'élève.
Par leurs saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, * la fournaise spirituelle; * et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, * le Très-Haut a renouvelé * en ton sein le monde entier, * le Seigneur Dieu de nos Pères, * digne de louange et de gloire. »
Clairement illuminées * par l'unique grâce au triple éclat, * les vierges saintes ont dissipé * les ténèbres des démons * et chanté comme Dieu * la Lumière tripersonnelle en célébrant * le Dieu de nos Pères, le Seigneur * digne de louange et de gloire.
Ayant votre demeure dans les cieux * et tenant pour le Christ votre lampe allumée, * avec les Anges maintenant * vous exultez de joie, * contemplant l'éternelle gloire et chantant * le Dieu de nos Pères, le Seigneur * digne de louange et d'honneur.
A l'instar des Jeunes Gens, * ayant montré leur ferme opposition, * les virginales porteuses de Dieu * ont vaillamment foulé le feu; * car elles possédaient leur même fermeté * et glorifièrent en nombre égal * le Dieu de nos Pères à qui revient * louange en tous les temps.
Accorde, ô Vierge immaculée, * la rémission de leurs péchés * aux fidèles te chantant, * les délivrant des tentations * et de toute adversité, * car en toi nous possédons notre refuge, divine Epouse ayant porté * le Dieu de nos Pères dans tes mains.

Ode 8
«Dans la fournaise, comme en un creuset, * brillèrent les enfants d'Israël * par l'éclat de leur piété plus pure que l'or fin * et ils se mirent à chanter: * Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange en tous les siècles. »
Ces vierges à la divine splendeur, * Foi, Espérance et Charité, * brillèrent par l'éclat de leur piété * plus purement que l'or, en s'écriant: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Les vierges ayant acquis * par le martyre clairement * leur pur et lumineux éclat, * chantons-les, fidèles, et psalmodions: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
C'est un flot de guérisons * qu'en abondance et richement * sans cesse font jaillir * les châsses des Martyres pour les fidèles chantant: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Tu es la terre sainte, ô Vierge immaculée, * qui enfantas le vivifiant épi, * le Christ qui nous procure l'éternelle vie * et pour lequel nous psalmodions: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * louez-le, dans tous les siècles.

Ode 9
«Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu * sans cesse nous te magnifiions.»
Rassasiées de la lumière au triple éclat * et comblées par le rayonnement divin, vous, les homonymes des vertus, * qui portez les noms de Foi, * d'Espérance et de Charité, * en notre foi confirmez-nous, * ainsi qu'en l'espérance et l'amour.
Pour que la Puissance d'en-haut * apaise maintenant * la tempête déchaînée de l'hérésie * et qu'elle apporte la concorde aux croyants, * invincibles porteuses de trophées * et vierges saintes, nous vous en prions, * sans cesse auprès d'elle intercédez.
Vierges sages, ayant franchi * la nuit de cette vie, * vous avez atteint le jour sans soir, * dans l'allégresse des martyrs * et la grâce virginale qui fait votre fierté, * et vous avez bien mérité * le divin royaume sans fin.
Comment la Vierge a enfanté * celui qui est dans l'éternité, * le Verbe hypostasié, * le Reflet du Père, notre Bienfaiteur, * et comment son sein a pu donner * une chair au Seigneur * qu'à juste titre nous magnifions?

Exapostilaire t. 3
Les trois vierges qu'enflamma leur zèle pour la Trinité * et porteuses du même nom que la triade des vertus, * Foi, Espérance et Charité, * dans les sentiments qui s'y rattachent méprisèrent les tourments.
Ô Vierge qui a mis au monde le Seigneur, * le Créateur des siècles et des Anges, supplie-le * de faire en sorte que tes fidèles serviteurs * près de lui se tiennent à sa droite dans les cieux.

Apostiches, t. 2
Exaltant la lance et la Croix, * ainsi que les clous * par lesquels fut fixé * le vivifiant corps du Christ, * vénérons-les en nous prosternant devant eux.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Exalté, mon Sauveur, * le bois de ta Croix * consume le taillis * pernicieux du péché, * pour éclairer le monde entier.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
De l'eau jaillie de ton côté, * ô Verbe, et de ton sang * l'Eglise brillamment, * telle une épouse, se revêt * pour chanter la gloire de ta Croix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Invincible rempart, * divine protection des croyants, * salut, Croix du Seigneur; * par toi nous fûmes élevés * de la terre jusqu'aux cieux.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:22

18 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père thaumaturge
Eumène, évêque de Gortyne.




VÊPRES

Lucernaire, t. 1
L'arbre de notre salut, * le bois sur lequel en ses mains * a voulu se faire clouer * le Christ vivifiant l'univers, * au jour de son exaltation * invite par des chants de fête les croyants * à se prosterner devant l'escabeau de notre Dieu.
Fidèles, célébrant le souvenir * de la dédicace de la sainte Résurrection * qui pour ceux des ténèbres fit briller * la grande lumière de l'immortelle vie, * venez, exaltons * le bois vivifiant de la Croix, * nous prosternant devant le Christ notre Sauveur.
Le grand Moïse, jadis * sur le mont Sinaï * élevant ses mains en forme de croix, * préfigura, ô Christ notre Dieu, * ta Croix exaltée * en ce jour et sur terre sanctifiant * tous les fidèles qui se prosternent devant ta sainte Crucifixion.
t. 4
En ton âme et ton corps * purifié des passions, * tu devins la demeure de l'Esprit saint; * orné du sacerdoce dont tu portes l'onction, * Eumène, te voici près de notre Dieu, * à sa droite, en compagnie des Anges saints, * comme héritier de la gloire du Seigneur * et pour intercéder en faveur des fidèles te chantant.
Ton illustre vie * éclairée par les vertus * rayonna de miracles resplendissants * et te rendit célèbre dans tout l'univers, * bienheureux, Pontife, faisant de toi * un astre non errant, le compagnon de tous les Saints, * le citoyen de la cité sainte, le concitoyen des Anges dans le ciel, * Thaumaturge digne de toute admiration.
L'ornement des Crétois, * l'évêque de Gortyne, * l'inébranlable fondement de l'Eglise, * le pontife Eumène, en ses miracles si grand * et devenu célèbre par ses hauts faits, * celui qui éclaira les cœurs enténébrés, * comme flambeau des croyants * à haute voix, tous ensemble, vénérons-le.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
De ta précieuse Croix, ô Christ, * Moïse, préfigurant la puissance la terre jadis, au désert du Sinï mit en fuite Amalec; * car, lorsqu il étendait les mains en forme de croix, * il donnait force à son peuple sur l'ennemi; * et maintenant ces figures deviennent pour nous réalité: * en ce jour la Croix est exaltée * et les démons en fuite sont éloignés; * en ce jour l'entière création * est délivrée de la corruptible condition; * par la Croix en effet toute grâce a brillé sur nous; * aussi dans l'allégresse thaumaturge nous tous, * nous nous prosternons devant toi en disant: * Que œuvres sont grandes, Seigneur, gloire à toi!

Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, * la crucifixion, le déshonneur, * voulant nous délivrer de la main du Séducteur, * et tu souffres tout cela, * Dieu de tendresse qui seul nous donnes la vie.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosterner devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, * les clous et la lance, Rédempteur, * par lesquels tu nous délivras de la mort, * seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, * Sauveur qui seul nous donnes la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix, * Sauveur de toute bonté, * tu enduras les outrages, les soufflets, * et le vinaigre, tu le bus, * d'une lance tu fus percé * et souffris tout cela, Rédempteur sans péché.
Gloire au Père ... Maintenant ...
En ce jour fut rendu visible le bois de la Croix, * en ce jour furent détruits les complots des impies, * en ce jour les empereurs des croyants * firent triompher notre foi; * et si jadis par l'arbre Adam fut déchu, * par l'arbre de la Croix maintenant * les démons sont frappés de terreur. * Gloire à toi, Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Seigneur qui as pour trône le ciel, comme Dieu, * et pour marchepied la terre, Christ Sauveur, * tu nous montras aussi ta sainte Croix * comme l'escabeau de tes pieds; * comme l'enseigne le psalmiste David, * tous ensemble devant elle prosternons-nous, * la réclamant comme secours et protection * et la glorifiant dans l'ardeur de notre foi.

Cathisme II, t. 4
Après la chute lamentable du Paradis * provoquée par l'amer conseil de l'Ennemi, * sur le Calvaire, ô Christ, tu m'as remis debout, * corrigeant par la Croix l'antique malédiction; * et tuant le serpent dont l'astuce m'avait meurtri, * tu me fis le don de ta vie. * Gloire, Sauveur, à ta divine Crucifixion.

Canon de la fête, puis celui du Saint, avec l'acrostiche: Bienheureux, prie le Christ de m'être bienveillant. Joseph.

Ode 1, t. 2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Puisque le Christ exauce tes prières, * bienheureux Père Eumène la mort, * seul Ami des sage-en-Dieu, * attire sa bienveillance * sur les fidèles qui te chantent avec amour.
Dès l'enfance, vénérable Père, tu aimas * l'humilité seule capable d'élever; * tu as humilié l'orgueilleux serpent * et reçu le pouvoir des guérisons.
Tu devins un instrument de l'Esprit saint, * toi qui par l'ascèse avais soumis * les charnelles préoccupations, * asservissant au meilleur le moins bon.
Les prophéties te concernant sont accomplies, * Souveraine enfantes notre Dieu; * celui qu'elles annoncent hautement, * en deux natures parfaites tu lui donnes place en ton sein.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Comme l'abeille, tu parcourus diligemment, * Pontife saint, les mystiques prairies * pour butiner les douces fleurs * et déposer leur miel dans les ruches de ton cœur.
Ta vie pure et ta parole relevée * par le sel divin, Eumène, ont révélé * la grâce et la splendeur * enfouies au-dedans de ton cœur.
Tu t'élevas dans l'éclat de tes vertus * et montas jusqu'au trône élevé, *. sous l'onction divine de l'Esprit, * en répandant la bonne odeur du Christ.
Marie, encensoir d'or de la divinité, * chasse loin de moi les miasmes des passions, * affermis mon cœur, de peur qu'il ne chancelle * sous les flèches du perfide ennemi.

Cathisme, t. 5
Père, brillant par l'orthodoxie de ta doctrine, * tu dissipas les ténèbres des hérésies, * Eumène, et faisant des miracles, tu obtins * auprès de tous, par divine providence, un grand renom; * aussi, à l'égal des Anges, dans la foi * comme Pontife nous voulons te vénérer.
Sur nos épaules prenons avec foi * le bois très-saint du Christ notre Roi * et rejetons les attraits de cette vie; * jadis, en effet, les empereurs, l'ayant pris, * ont triomphé des ennemis * et, par sa puissance, mis en fuite les païens.

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t’ai glorifié, * seul Ami des hommes. »
Pontife, tu devins le temple de l'Esprit * en fréquentant les maisons de notre Dieu * et resplendissant par tes divines méditations.
De Gortyne, sage Père, devenu * l'évêque, le pontife inspiré, * par l'éclat de tes miracles tu brillas également.
Par le feu de tes peines tu consumas, * Pontife, la béante gueule du dragon * qui s'élançait contre toi.
Par la vigueur de tes pensées tu renversas * courageusement notre ennemi * et tu freinas les fauves en leur élan.
Jadis de saints oracles ont annoncé * le profond mystère de ton enfantement, * Vierge pure, et maintenant nous les voyons réalisés.

Ode 5
«Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Ayant apaisé, vénérable Père, les passions * de ton âme et de ton cœur, * tu acquis le jugement * et mis fin aux querelles des empereurs * qui s'en remirent à toi pour leur bien.
Prêtant l'oreille à tes discours, * l'empereur fidèle fit cesser * la longue et funeste inimitié, * sage Eumène, et désormais chérit * la concorde fraternelle.
Y survenant, comme un flambeau * tu illumines Rome où tu accomplis * des miracles, en appelant * vers le port serein des guérisons * ceux qui naviguent sur le gouffre des passions.
Toute-pure, tu as enfanté * comme enfant nouvelet * le Fils qui précède tous les temps * et qui possède, en homme et en Dieu, * deux volontés ainsi que deux énergies.

Ode 6
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable * de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
En ton cœur, Eumène, possédant * ce réel trésor inépuisable qu'est le Christ, * comme fange tu considéras * l'or que t'accorda l'empereur.
Tu siégeas sur le trône élevé, * adressant d'en haut le salut de paix * à l'Eglise qui maintenant * se glorifie de ton nom.
Sans te laisser éclabousser par le péché, * tu traversas la tempête douloureuse de la vie * et tu abordas aux calmes ports * où se réjouit la foule des Saints.
La pluie céleste descendue sur toi, * Mère toujours-vierge, a rendu fécond * un sol inculte, en l'irriguant * avec les flots de la connaissance de Dieu.

Kondakion, t. 2
Illuminé par la divine clarté, * pontife Eumène et Père bienheureux, * tu nous éclaires, nous qui chantons avec amour * ton illustre et sainte dormition; * car sans cesse tu intercèdes en faveur de nous tous.

Ikos
Seigneur, prends en pitié ton serviteur, * pardonne-moi tous mes péchés, * accorde-moi la tendresse de ton cœur, * afin que par des hymnes incessantes je puisse te glorifier * et couronne de cantiques ton fidèle servant, * l'évêque de Gortyne, en ce jour, * Eumène, ce flambeau de bonté * qui pour la terre entière se révèle un trésor, * le soutien de l'Eglise et la divine splendeur des Crétois; * car sans cesse il intercède en faveur de nous tous.

Synaxaire
Le 18 Septembre, mémoire de notre vénérable Père Eumène, évêque de Gortyne.
Eumène, la pupille des yeux de Gortyne,
contemple le regard bienveillant du Sauveur.
Le dix-huit, il accède à la vision divine,
Eumène de Gortyne, pontife au grand cœur.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères! »
Dans le zèle de ton âme, dédaignant * les pensées de mort, en voyage tu partis, * dans ton extrême vieillesse, * vénérable Eumène, pour le bien * des fidèles recevant * la semence de tes saints enseignements.
Rome jouit de tes excellentes qualités * et comme un aimable don * à la Thébaïde t'envoie, * sans que tu le veuilles; là, tu fais cesser * la désolation de la sécheresse sous la pluie, * vénérable Père Eumène, de tes saintes oraisons.
La tempérance t'ayant nourri au sein, * tu en suças le lait très-pur * et parvins à la pleine mesure, * montant jusqu'à la cime des vertus * pour éclairer, plus vivement que le soleil, * de tes miracles ceux qu'enveloppait la nuit des passions.
En ton sein la Lumière immatérielle a demeuré * pour dissiper l'impiété * à la lueur de la divine connaissance; * divine Epouse et Vierge immaculée, * nous célébrons ton Fils en lui criant: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères!

Ode 8
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Ayant vaincu dans la lutte l'ennemi * et mené ta course à bonne fin, * dans ton extrême vieillesse, * vers tes pères tu passas, comme un blé mûr, * après avoir atteint * sur une terre étrangère la fin de ta vie.
Les enfants de la Thébaïde, n'oubliant * nullement, vénérable Père, tes bienfaits, * l'estimant juste, ont envoyé * à ta patrie et ton troupeau * ta sainte châsse répandant * la grâce des miracles en son retour.
Rhaxos, qui possédait déjà * le vénérable corps de Cyrille, son martyr, * enferme aussi le tien dans ses flancs, * Père saint, pour réunir ainsi * ceux qui, ayant vécu sur terre dans les mêmes sentiments, * demeurent pour les siècles en la céleste patrie.
Les Prophètes en vénérable chœur * d'avance, Vierge sainte, selon la vérité * t'ont décrite comme la montagne non taillée, * le bâton fleuri, la porte que franchit, * comme il le sait, le Dieu très-haut, * te laissant close comme avant.

Ode 9
«Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
De manière admirable, Père saint, * en pontife du Christ * de hauteur en hauteur tu es passé * là où les chœurs les plus sacrés * servent avec crainte la divine Trinité, * bienheureux Eumène, en compagnie * de toutes les Puissances des cieux.
Apaise la tempête déferlant * sur ta patrie * et fais par tes prières, Bienheureux, * que Dieu nous montre sa bienveillance, * repoussant l'invasion des barbares nous tyrannisant * et, par l'épreuve du malheur, nous poussant au gouffre de la perdition, * Eumène, pontife digne de nos chants.
Illustre Eumène, ta mémoire sacrée * invite les vénérables pasteurs * et le peuple des croyants, * à tous leur procurant la sanctification; * et nous qui la célébrons, * en abondance accorde-nous * les grâces lumineuses dont tu es le porteur.
Tu portes celui qui porte l'univers * en sa puissance divine * et de tes mamelles tu nourris * le nourricier de toute vie; * Vierge pure, tes merveilles dépassent tout esprit, * étonnant les Anges et les mortels * qui te disent bienheureuse et te chantent de tout cœur.

Exapostilaire t. 3
Eumène, pontife inspiré de Dieu, * compagnon des Archanges dans le ciel, * par le crédit que tu possèdes auprès du Christ, * dont tu approches le trône, dans la gloire, à présent, * souviens-toi des fidèles célébrant * ta mémoire lumineuse et de tout cœur te vénérant.
t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, * Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, * sceptre vraiment royal * qui soutient la vigueur de notre foi, * Croix, le suprême effroi des légions de l’Enfer, * Croix, la gloire des Anges dans le ciel.

Apostiches, t. 2
Voyant exalté * le bois de la Croix, * magnifions grandement * le Dieu crucifié * en sa chair, par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
De l’eau jaillie de ton côté, * ô Verbe, et de ton sang * l’Eglise brillamment, telle un épouse, se revêt * pour chanter la gloire de ta Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours
Prosternez-vous devant son trône, car il saint.
Exaltant la lance et la Croix, * ainsi que les clous * par lesquels fut fixé * le vivifiant corps du Christ, * vénérons-les en nous prosternant devant eux.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, * pleins d'allégresse et de joie, * baisons le bois du salut * sur lequel fut étendu * le Christ, notre divin Rédempteur.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:24

19 SEPTEMBRE
Mémoire des saints martyrs
Trophime, Sabbatios et Dorymédon.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Merveille inouïe! * l'arbre vivifiant, la sainte Croix * apparaît en ce jour hautement exaltée; * tous les confins de la terre la glorifient, * tous les démons sont terrifiés; * de quel don sont gratifiés les mortels! * Par elle, ô Christ, sauve nos âmes, en ton unique bonté.
Merveille inouïe! * en ce jour la Croix ayant porté le Très-Haut * tel une grappe débordante de vie * au-dessus de la terre se laisse voir exaltée; * c'est elle qui nous hissa jusqu'à Dieu, * par elle la mort fut engloutie pour toujours. * Arbre pur grâce auquel nous savourons * l'immortelle nourriture de l'Eden, en glorifiant le Sauveur!
Merveille inouïe! * la largeur et la hauteur de la Croix sont à la mesure du ciel, * puisque par divine grâce elle sanctifie l'univers; * par elle les nations païennes sont vaincues, * par elle est affermi le sceptre des rois. * Divine échelle qui nous permet de monter jusqu'aux cieux * en exaltant par nos hymnes le Christ notre Dieu!

Désireux d'hériter les inépuisables délices des cieux, * Trophime, saint martyr, * tu savouras les souffrances de ton corps; * de la corruption tu es passé * à l'incorruptible condition, * sous la parure du martyre et dans la joie; * aussi par tes prières, Bienheureux, * demande pour nous tous la grâce du salut.
L'illustre Sabbatios, qui endura * avec patience de nombreux châtiments, * jouit maintenant du sabbatique repos * dans les allègres demeures des cieux, * ayant reçu le prix de ses combats, * parmi la foule des Anges si nombreux; * par ses prières, ô Christ notre Dieu, * accorde à ton peuple la grâce du salut.
Repoussant le conseil des impies * pour suivre les conseils de son Dieu, * Dorymédon mit en garde son esprit * et s'avança fermement * vers les épreuves des tourments; * ayant reçu le prix que sa victoire mérita, * il règne avec le Christ désormais, * priant sans cesse en faveur de nous tous.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Seigneur, voici qu'est accompli * l'oracle de ton prophète Moïse disant: * Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux. * En ce jour la Croix est exaltée, * le monde est affranchi de l'erreur; * en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; * les confins de la terre exultent de joie, * au son des cymbales avec David * t'offrant une hymne de louange et disant: * Au milieu de la terre, notre Dieu, * dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, * la Croix et la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. * Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Apostiches, t. 6
Prosternons-nous devant le lieu * où se posèrent les pieds du Christ, * en exaltant sa Croix trois fois bénie, * sur laquelle fut versé le sang du Seigneur * qui sur le monde a fait jaillir la divine Résurrection.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Mortifiant les passions * de la chair et de l'esprit, * fidèles, empressons-nous de monter * depuis la terre jusqu'au céleste repos, * crucifiés avec notre Maître en l'exaltation de sa croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Du flanc divin du Sauveur * a jailli la source aux flots de vie * qui abreuve les âmes des croyants * se prosternant devant sa Passion, * devant sa Croix et sa divine Résurrection.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Les quatre coins du monde en ce jour, * Christ notre Dieu, sont sanctifiés * par les quatre bouts de ta Croix exaltée; * avec elle est exalté le front * des fidèles chrétiens * qui, par elle, brisent la puissance de l'ennemi. * Tu es grand, Seigneur, * admirable en tes œuvres: gloire à toi.

Tropaire, t. 8
Notre Dieu* qui reçoit sa louange dans la Trinité * a glorifié la triade des martyrs Trophime, Sabbatios et Dorymédon; ayant cru en lui, , ils ont triomphé de l'ennemi; * par leurs prières, ô Christ notre Dieu, .. aie pitié de nous.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis, * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Ami des hommes, nous nous prosternons devant l'arbre de ta Croix: * sur lui tu fus cloué, toi la Vie de l'univers; * au bon Larron qui dans la foi se tourna vers toi, * Sauveur, tu as ouvert le Paradis; * et il obtint l'éternelle béatitude et te criant: * Souviens-toi de moi, Seigneur; * tout comme lui, reçois-nous qui te crions: * nous avons tous péché, * ne nous méprise pas, dans ta bonté.

Cathisme II, t. 1
Tes mains, tu les étendis sur la croix, * Dieu de tendresse, pour amener * les peuples qui de toi s'étaient éloignés * à glorifier ta suprême bonté; * regarde ton héritage, Seigneur, * et renverse l'ennemi * par ta précieuse Croix.

Canon de la fête; puis celui des Saints, avec l'acrostiche: Je chante la splendeur aux-trois-feux des Martyrs. Joseph.

Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Martyrs du Christ au grand renom, * vous qui recevez de l'Esprit * son éblouissante clarté, * en mon âme dissipez * les ténébreuses nuées, * illuminez aussi mon esprit, * ouvrez mes lèvres pour chanter * et célébrer votre gloire.
De toute la force de votre cœur, * saints Martyrs, vous avez résisté * à l'insensé vous contraignant * à rendre aux faux dieux * un culte qui vous eût aliénés, * et c'est en sacrifice parfait * qu'à travers les supplices divers * au Roi de l'univers vous vous êtes offerts.
De par le Dieu tout-puissant * vous fut donné le pouvoir * d'abattre entièrement * la puissance du dragon, * vénérables et sublimes Martyrs, * hoplites de la sainte Trinité, * Trophime, Dorymédon * et Sabbatios digne de toute admiration.
Les Martyrs au noble cœur, * splendidement illuminés * par les claires grâces jaillissant de toi, * Vierge de grâce comblée, * unique porte de clarté, * ont surpassé la profonde obscurité * des insupportables châtiments * en chantant un cantique en ton honneur.

Ode 3
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, tends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Dans la splendeur de vos pensées * et la fermeté de vos sentiments, * vous avez marché vers l'épreuve des châtiments, * frappés et déchirés par les coups, * demeurant inébranlables, invincibles en votre foi.
Colorés de pourpre sacrée * par les flots de votre sang, * généreux hoplites maintenant * vous entourez le Roi immortel le Seigneur * intercédant pour nous d'incessante façon.
Affreusement tendus et déchirés * en toute part de votre corps * et livrés aux bêtes, vous n'avez point * renié le Christ au milieu des tourments, * illustres hoplites et sublimes Martyrs.
Se soumettant aux préceptes * du Maître incarné dans ton sein, * ô Vierge tout-immaculée, * les généreux Athlètes ont triomphé des hommes sans loi * grâce à ton aide, salut de nos âmes.

Cathisme, t. 1
Avec courage ayant supporté * les rudes peines des châtiments, * ensemble, c'est la vie sans peine que vous avez reçue, * Trophime, Sabbatios et Dorymédon; * en ce jour se réjouit donc l'Eglise du Christ, * célébrant votre mémoire sacrée.
Seigneur qui as pour trône le ciel, comme Dieu, * et pour marchepied la terre, Christ Sauveur, * tu nous montras aussi ta sainte Croix * comme l'escabeau de tes pieds; * comme l'enseigne le psalmiste David, * tous ensemble devant elle prosternons-nous, * la réclamant comme secours et protection et la glorifiant dans l’ardeur de notre foi.

Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Resplendissants de patience dans les tourments, * vous fûtes suspendus au poteau, * illustres Martyrs, et déchirés * en vos flancs par les ongles de fer ; * dépouillés de votre corps, vous avez endossé * l’incorruptible vêtement divin pour vous tenir auprès du trône de la sainte Trinité.
Flagellé pour le Christ, * Trophime, saint martyr, tu savouras * les excessives peines déferlant sur toi, * considérant les récompenses des cieux, * les délices inépuisables auprès de Dieu; * ta lutte achevée, tu les as méritées, * faisant toi-même les délices du Seigneur.
Avec courage les ayant supportés, * Sabbatios, dans les supplices allégrement * tu remis ton âme entre les mains de Dieu * et dans les demeures des cieux * tu as trouvé le repos sabbatique * en triomphant du misérable qui en fut rejeté * et recevant ta récompense de vainqueur.
Comme la pure demeure de leur Roi, * t'appelant à leur aide, les Martyrs * qui témoignèrent ensemble tous les trois, * Vierge pure, ont démoli * les temples des démons et sont passés * vers le temple de la gloire d'en-haut, * en hymnes de louange sans cesse te glorifiant.

Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Loin de toute amitié pour le corps, * par le nombre et l'ampleur * de vos peines, saints Martyrs, * vous êtes devenus les proches du Dieu d'amour * qui par miséricorde vous aima * et par sa Passion mit à mort les passions.
Ta démarche, Trophime, saint martyr, * te dirigea vers les sages chemins * du témoignage, sur lesquels tu excellas; * les pieds rivés aux sandales de fer, * tu écrasas la tête de Bélial * dont tu brisas les aiguillons.
Martyr aux multiples trophées, * en exposant les mystères divins * tu couvris de honte les tyrans, * tu sanctifias la terre en marchant sur ton sang; * désormais tu arpentes joyeusement le Paradis, * où tu intercèdes pour notre salut.
Appelant à leur aide la Tout-immaculée, * la Vierge sainte et de grâce comblée, * les hoplites valeureux * ont traversé la masse des tourments * et la tempête des châtiments, * demeurant inébranlables en leurs pensées.

Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Grâce au gouvernail de l'Esprit * les illustres Athlètes ont franchi * dans le calme l'océan des châtiments * et saintement ont abordé * au port sans houle, le havre du salut.
Voyant tes membres, Trophime, * répandre sur la terre ton sang, * puis recevant le vinaigre en ton nez, * tu respiras davantage le parfum, * la bonne odeur de l'amour du Christ.
Comme observateur volontaire * des volontés du Christ, tu repoussas * parfaitement les ennemis sans-Dieu * et toi-même te livras pour subir * les supplices, martyr Dorymédon.
Recevant de ta puissance leur vigueur, * ô Christ, les Athlètes victorieux * selon les règles ont combattu * en célébrant la Mère immaculée * qui t'enfanta d'ineffable façon.

Kondakion, t. 8
Comme pilier des Athlètes et soutien de la foi * l'Eglise te vénère et glorifie ton martyre lumineux; * bienheureux Trophime illustre et courageux martyr, * avec tes compagnons de lutte, procure le pardon * à ceux qui te chantent comme invincible au combat.

Ikos
Les Puissances des cieux ont admiré les exploits des saints Martyrs: * dans un corps mortel, c'est l'incorporel ennemi * qu'ils ont vaincu, grâce au pouvoir de la Croix; * c'est pourquoi dans les siècles ils sont dits bienheureux, * ils nous procurent à tous le pardon de nos péchés * et nous les vénérons comme invincibles au combat

Synaxaire
Le 19 Septembre, mémoire des saints martyrs Trophime, Sabbatios et Dorymédon.
N'ayant qu'une âme, Trophime et Dorymédon
supportent sous le glaive une mort identique.
Déchiré par le fer, Sabbatios fait le don
de sa vie et parvient au repos sabbatique.
Trophime, le dix-neuf, arrive au terme,
avec les compagnons de sa course athlétique.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode7
«La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Rendu tout à fait resplendissant * par ton inclination vers ton Dieu, * stoïquement tu supportas * d'être brûlé, bienheureux Dorymédon, * par des broches rougies au feu * et d'avoir les flancs déchirés, par injuste châtiment.
Trophime, désireux de contempler * l'inexprimable gloire de Dieu, * tu fus aveuglé par des fers incandescents, * mais dans l'action de grâces * tu criais au Seigneur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Enflammés, tous les trois, * par l'amour de la sainte Trinité, * vous avez mené les plus grands combats, * et maintenant vous exultez avec les myriades célestes; * avec elles souvenez-vous de nous, * demandant pour nous le pardon de nos péchés.
Toi qui surpasses en pureté * toute créature, notre Dame, tu reçus * le Verbe qui de toi * vint au monde ineffablement; * l'ayant chéri, les nobles Martyrs * supportèrent le feu des tourments.

Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Dépouillés en vos corps * pour lutter au milieu des tourments, * vous avez reçu l'incorruptible vêtement, * couvrant l'ennemi d'éternelle confusion; * et, porteurs de couronnes, * vous êtes arrivés au terme divin, * chantant: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Suivant, saints Martyrs, * la trace des souffrances du Christ, * sur le bois où vous fûtes attachés * vous avez supporté les épreuves, * dans la noblesse de vos cœurs, et noyé * sous des flots de sang l'engeance maudite des démons, * tandis que vous chantiez: Vous les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Acclamons Trophime, glorifions Sabbatios, * magnifions en ce jour Dorymédon, * ces inébranlables piliers, * ces remparts des croyants, * ces flambeaux lumineux de l'Eglise, * qui l'éclairent sous les rayons * de leurs immenses exploits * saintement dans tous les siècles.
Comme un enfant nouvelet, * Vierge pure, tu enfantas * le Christ notre Dieu, celui que nous savons * consubstantiel au Père et à l'Esprit; * le confessant, les nobles Martyrs * ont mené leurs luttes sacrées; * avec eux, Toute-pure, nous te disons bienheureuse en notre foi, * peuples, tribus et langues, dans tous les siècles.

Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Par la puissance du Créateur de l'univers * vous avez arrêté les assauts des fauves, saints Martyrs, * vous leur avez échappé, grandement surpris de leur immuable revirement; * désormais réunis à la foule des Martyrs, * intercédez sans cesse en notre faveur.
Comme victimes, pour la table du Verbe, * retranchés par le glaive, vous fûtes offerts glorieusement; * à présent vous demeurez joyeusement dans les parvis des premiers-nés, * voyant la gloire de Dieu et recevant * les fruits de vos peines, la récompense du combat.
Venez, fidèles, à l'unisson de nos voix * glorifions l'illustre Trophime, Sabbatios et Dorymédon, * les solides martyrs, les témoins de la vérité, * raisins de la Vigne mystique, versant pour nous * le vin de l'allégresse véritable par grâce de Dieu.
La mémoire festive des saints Martyrs, * se levant en ce jour, illumine vraiment * tous les hommes plus clairement que les rayons du soleil, * pour chasser les nuages de la paresse et les ténèbres des passions * ô Verbe par leurs prières accorde à tous ta pitié.
Celui qui, se levant comme vrai Soleil sans couchant * de tes entrailles, ô Vierge, telle t'a gardée * fit resplendir brillamment les endurants lutteurs; * avec eux supplie-le de prendre en pitié * les fidèles qui te disent bienheureuse.

Exapostilaire t. 3
Ô Dieu qui des étoiles ornas le ciel * et illumines toute la terre par tes Saints, * Créateur de l'univers, * sauve les chantres de ton nom.
t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, * Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, * sceptre vraiment royal * qui soutient la vigueur de notre foi, * Croix, le suprême effroi des légions de l'Enfer, * Croix, la gloire des Anges dans le ciel.

Apostiches t. 4
Exalté, mon Sauveur, * le bois de ta Croix * consume le taillis * pernicieux du péché, * pour éclairer le monde entier
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
C'est la délivrance du malheur * et l'acquisition de tous les biens * qu'offrit au genre humain, * lorsqu'elle fut exaltée, * la sainte Croix du Christ notre Dieu.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Lorsque Moïse, préfigurant * les souffrances du Christ, * mit en fuite Amalec, * il forma de ses bras * la sainte Croix du Christ notre Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, * pleins d'allégresse et de joie, * baisons le bois du salut * sur lequel fut étendu * le Christ, notre divin Rédempteur.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:28

20 SEPTEMBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Eustathe et de sa famille.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Jadis Moïse qui-vit-Dieu * éleva le serpent d'airain sur un pieu * pour que disparaissent les serpents venimeux; * et toi-même, t'élevant sur le bois, * tu vivifias tous les hommes, Sauveur, * par ta divine et sainte Croix; * exaltée maintenant, elle brûle les phalanges des démons * et met en fuite la horde hennissante des sans-Dieu.
De mon être, Sauveur, * ayant assumé la mortelle condition * en naissant de la Vierge Mère de Dieu, * tu le rendis incorruptible et l'entraînas * vers la vie et les délices sans fin; * vers elles tu fais revenir * tous ceux qui chantent pour toi, * ô Christ notre Dieu, * en accordant au fidèle empereur * comme une arme puissante dans les combats, * Verbe et Seigneur, ta divine Croix.
Fais luire ta lumière inaccessible sur nous, * car tous nous sommes l'œuvre de tes mains, * ô Christ notre Dieu; * ceins de ton armure les fidèles chrétiens, * leur donnant la victoire sur l'ennemi, * leur accordant comme un trésor inviolable, une forteresse, un rempart, * Sauveur qu'une Mère accueillit divinement dans son sein, * Dieu très-haut, ta sainte Croix.
t. 4
Ce n'est pas des hommes que te vint, * Eustathe, l'appel divin, * mais d'en haut, car lui-même le Christ, * l'ami des hommes, se fit voir à tes yeux * et te prit, Bienheureux, dans les rets de la sainte foi; * par le baptême il purifia tes péchés, * il exerça ta patience pour l'épreuve de ta vie, * et le Maître fit de toi un illustre vainqueur.
En ta jeunesse allégrement tu reçus, * Eustathe, l'apprentissage des vertus; * privé de ton épouse et de tes fils, * tu enduras patiemment ta condition de captif * et supportas dans la servitude le déshonneur; * mais ta vaillance au combat * te procura l'estime de tous * et le triomphe de ton retour.
Comme un encens divin * répandant sur le feu sa bonne odeur, * une offrande totale, un sacrifice agréé, * une vivante et parfaite oblation, * avec toute ta famille tu t'es offert * en prémices à notre Dieu; * aussi avec tous les tiens t'ont reçu * la demeure céleste et la compagnie de tous les Saints.
Gloire au Père, t. 2
En colonne de patience et modèle de vertus * se présente à nous par sa vie, * ses couronnes, ses combats, * Eustathe, cet autre Job, * dont il surpassa vraiment la vertu, * avec son épouse et ses enfants, * car il s'est montré fidèle en sa vie, * inébranlable dans les épreuves et vainqueur dans les combats; * c'est lui que nous présentons au Christ comme intercesseur, * pour qu'à nos âmes soient données * l'illumination et la rémission de nos péchés.
Maintenant ...
Le divin trésor en terre caché, * la Croix du Seigneur vivifiant, * dans le ciel apparut * au pieux empereur, pour lui montrer * le signe spirituel * de sa victoire sur l'ennemi; * avec amour, dans l'allégresse et la foi, * sous l'impulsion divine il s'empressa * d'exalter l'objet de sa vision, * que du sein de la terre il fit tirer soigneusement * pour la délivrance du monde et le salut de nos âmes.

Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, * la crucifixion, le déshonneur, * voulant nous délivrer de la main du Séducteur, * et tu souffres tout cela, * Dieu de tendresse qui seul nous donnes la vie
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, * les clous et la lance, Rédempteur, * par lesquels tu nous délivras de la mort, * seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, * Sauveur qui seul nous donnes la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix * Sauveur de toute bonté * tu enduras les outrages, les soufflets, * et le vinaigre, tu le bus, * d'une lance tu fus percé * et souffris tout cela, Rédempteur sans péché.
Gloire au Père, t. 6
Ame trempée comme l'acier, * Eustathe, comment te célébrer dignement? * Tu surpassas la nature, en effet; * privé de ton épouse, de tes fils et de tes biens, * tu répétas cette bienheureuse et célèbre parole e de Job: * Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris; * il est arrivé ce qui a plu au Seigneur! * Mais le Dieu que tu aimais, * qu'avec ardeur tu chérissais, * te rendit tes êtres chers, * prévoyant qu'ils seraient tes compagnons de combat; * avec eux dans la variété des tourments * tu arrivas au terme bienheureux; * les ayant pour compagnons dans le ciel, * intercède avec eux, supplie le Seigneur, * pour que de nos fautes nous soyons délivrés.
Maintenant ...
En ce jour s'avance la Croix du Seigneur, * les fidèles l'accueillent avec amour * pour la guérison de l'âme et du corps et de toute maladie; * dans la crainte et l'amour embrassons-la: * crainte à cause de nos péchés * et de notre indignité; * allégresse à cause du salut * que procure à l'univers * celui qui sur elle fut cloué, * le Seigneur de miséricorde, le Christ notre Dieu.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, * et bénis ton héritage, * accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis * et sauvegarde par ta Croix * les nations qui t'appartiennent.



MATINES

Cathisme I, t. 8
Au milieu de l'Eden un arbre avait produit la mort, * au milieu de la terre un arbre a fait éclore la vie; * en goûtant du premier nous avons connu la corruption, * du second nous avons obtenu la jouissance de l'immortalité, * puisque sur la Croix, ô Dieu, tu sauves le genre humain.

Cathisme II, t. 8
Josué fils de Noun traça d'avance mystiquement * le signe de ta Croix, Sauveur, au temps jadis, * lorsqu'il étendit les mains en forme de croix; * et le soleil s'arrêta jusqu'à ce qu'il eût défait * les ennemis qui s'opposèrent à toi, Seigneur; * mais cet astre à présent s'est obscurci en te voyant sur la croix * détruire la force de la mort et priver l'Enfer de sa proie.

Canon de la fête, puis celui des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Louange à l'éponyme de placidité.

Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
En soumettant à la raison * par tes prières l'élan de mes passions, * bienheureux Témoin du Christ, * prépare-moi à célébrer * la sainte fête de tes combats.
Ce n'est pas des hommes que te vint l'appel, * Bienheureux, mais depuis le ciel, * comme Paul jadis, le Christ t'appela * en t'apparaissant sous la forme d'un cerf * pour te délivrer du serpent venimeux.
Comblé de la suprême sagesse d'en-haut, * tu préféras, saint Martyr, * aux périssables richesses, à la volupté, * pieusement la jouissance des cieux * et fus couronné avec toute ta maison.
T'ayant trouvée plus pure que l'entière création, * le divin Créateur de l'univers * décida de s'incarner, * Vierge pure, afin de recréer * à partir de ta chair le genre humain.

Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Des épreuves tu supportas * la tempête patiemment, * Eustathe, glorieux Témoin du Christ, * privé de ta femme et de tes fils.
Tes enfants, sauvés par Dieu * des fauves qui les emportaient, * Eustathe, glorieux Témoin du Christ, * mirent en fuite les fauves spirituels.
Telle un fleuve, traversant la vie, * de ton âme tu sauvas, * glorieux Martyr, la ressemblance avec Dieu, * sans te laisser abattre par les épreuves.
Venez, fidèles, célébrons * par des cantiques joyeux * l'habitacle de la pureté, * la pure demeure de la virginité.

Cathisme, t. 8
Par ton courage et la fidélité de ta vie, * par ta patience et tes efforts dans les combats, * tu méritas, illustre Martyr, le renom de Job; * car, privé des charmes de la vie, comme ta femme et tes enfants, * tu souffris cela et rendis grâce à Dieu, * qui pour prix de ta victoire t'accorda, * au terme de tes combats, l'effusion de ton sang; * victorieux martyr Eustathe, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Sainte Hélène se hâta de retirer * de terre le trésor caché, la Croix du Sauveur, * et remplit d'allégresse les confins de l'univers; * par divine inspiration elle ordonne que des églises soient érigées et transfère le sceptre de la Croix dans la résidence des empereurs, * disant à son fils: Etends les mains * et reçois, noble Sire, le signe de tes victoires et de ta majesté; * et que les nations dans la grâce apprennent de toi * à se prosterner fidèlement devant la Croix et les Souffrances du Christ!

Ode 4
«Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Sauvée par la divine main * de la tyrannie de l'ennemi, * ton épouse conserva * sa modestie et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Tu fus éprouvé de diverses façons, * Eustathe, témoin du Christ, * et tu courus le stade en martyr, * pour ton Maître t'écriant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Conduit par le précepte du Seigneur, * avec ta femme et tes enfants, * Eustathe digne de nos chants, * tu parus dans la splendeur * de ton sang de martyr.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.

Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Eustathe, comme Job tu t'es montré * irréprochable et fidèle à Dieu, * longanime en la traversée de ta vie.
Eustathe, bienheureux martyr, * qui pourra chanter les peines que tu supportas, * privé que tu fus de ta femme et de tes fils?
Guéris mon âme de tout mal, * Mère de Dieu qui enfantas la suprême bonté, * le Verbe qui accorde à tous ses bienfaits.

Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Tu aimas le Christ qui t'apparut, * illustre Martyr, * et fus épris de lui * au point d'apparaître resplendissant * sous la pourpre de ton sang.
Suivant les traces de ses pas, * tu courus après le Christ * et communias à sa Passion, * puis à son royaume, saint Martyr * avec toute ta famille couronné.
Nous servant des paroles de Gabriel, * Vierge tout-immaculée, * nous te disons: Réjouis-toi, * Mère entre toutes bénie, * porte du Soleil de justice.

Kondakion, t, 2
Imitant les souffrances du Christ * et buvant son calice avec foi, * Gloire à ta puissance, Eustathe, tu communias à sa gloire, dont tu devins l'héritier, * ayant reçu du Dieu de tous la divine rémission.

Ikos
Seigneur, donne-moi de chanter, * de célébrer les combats de ton Martyr, * afin que je loue dignement * Eustathe, ce lutteur courageux, * ce vainqueur des ennemis, ce géant de la foi, * qui brille dans le chœur des Martyrs; * avec eux, en compagnie des Anges, il te chante sans fin* ayant reçu d’en-haut la divine rémission.

Synaxaire
Le 20 Septembre, mémoire du saint mégalomartyr Eustathe, de son épouse Théopistè et de leurs deux fils Agapios et Théopistos.
Enfermés dans un bœuf d'airain chauffé à blanc,
Eustathe et sa famille méritent ma gerbe
d'éloges, car le vingt, du bœuf les accablant
ils triomphent, trouvant le salut près du Verbe.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Enfermés dans le bœuf d'airain chauffé à blanc * comme en la fournaise, Témoins du Christ, * dans l'action de grâces vous chantiez: Seigneur * tu es béni dans le temple de ta gloire.
Unis par la loi de la nature et par celle de l'amour, * illustres Martyrs, en combattant vous avez montré * la même patience, et vous chantiez: Tu es béni, Seigneur notre Dieu.
Seule entre toutes les générations tu t’es montrée * plus haute que les divines Puissances des cieux, * car ineffablement tu as enfanté leur Créateur, * divine Mère et Souveraine immaculée.

Ode 8
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Le chœur des Témoins véridiques rassemblés * par les lois de la nature et la parole de foi, * tous ensemble, acclamons-le, * car ils ont aimé la piété; * et chantons, fidèles: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.
Vous que la Providence avait d'abord séparés, * vous fûtes réunis splendidement, * pour teindre de votre propre sang * la pourpre nuptiale et vous hâter * vers la chambre céleste en vous écriant: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur.
Dans la foi et l'allégresse tu offris à Dieu * ton épouse et le fruit de votre sein; * en compagnons tu reçus pour le combat * ceux qui par nature l'étaient déjà * et qui chantèrent pour le Christ: * Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur.
Le rameau issu de la racine de Jessé, * ô Vierge, c'est bien toi, qui fis fleurir * cette fleur qu'est le Seigneur tout-puissant, * car il nous embaume et donne son parfum * à tous ceux qui chantent: Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Avec joie tu es parti * vers toute la lumière de la Trinité, * avec les chœurs des Anges tu exultes maintenant; * intercède, martyr Eustathe, avec eux, * pour que soient sauvés les chantres de ton nom.
A tes combats sur terre, à tes nombreux malheurs, * a succédé la joie du ciel, * dont tu jouis avec les Justes maintenant; * glorieux Martyr, permets aussi * que les savourent ceux qui chantent pour toi.
Tout entier je m'en remets à toi, * martyr Eustathe, de tout cœur; * puissé-je t'avoir pour défenseur * auprès du Maître capable de me sauver * de tout malheur, en m'accordant le salut.
Toi qui sans connaître d'homme as enfanté * le Sauveur donnant la vie, * sans cesse, Vierge Mère, nous te supplions * de nous sauver par tes prières de toute affliction, * nous qui reconnaissons ta divine maternité.

Exapostilaire t. 3
C'est la gloire immortelle, la vie sans fin, * que tu obtins en délaissant les plaisirs d'ici-bas * en compagnie de ta bienheureuse épouse et de tes enfants; * c'est pourquoi nous fêtons * ta mémoire sainte et divine avec amour.
En toi mettant notre confiance, ô Mère de Dieu, * d'ennemis deux fois plus nombreux nous triomphons puissamment, * car nous possédons en la Croix de ton Fils * notre armure et trophée, * lance, glaive, flèches, bouclier, qui nous sauvent de Bélial.

Laudes, t. 4
Qui ne célébrerait, * Eustathe, ta bienheureuse vie? * Noblement tu supportas les assauts de l'hostile prince du mal; * la privation de ta femme et de tes fils ne t'a pas irrité, * mais tu rendis grâce et dis comme Job: * Nu, je suis sorti du sein de ma mère, * nu, je retournerai vers le seul Créateur, * le Sauveur de nos âmes. (2 fois)
t. 6
Rends-nous favorable, saint Martyr, * la Triade incréée, * toi la demeure du Fils de Marie * qui habites sans fin l'immatérielle clarté.
t. 8
Entré dans l'impénétrable nuée * pour t'unir au Soleil de justice, le Christ, * et rencontrant la mystique et divine image qui d'en haut par le cerf t'apparut, * tu devins toi-même une vivante image, Eustathe bienheureux; * et recevant la force qui te vint, * par le baptême, de l'eau et de l'Esprit, * puis lavé dans le sang du martyre, tu obtins * d'exulter avec la multitude des Anges dans les cieux, * où tu intercèdes pour que nous également, * nous soyons unis au Christ, notre Sauveur , et notre Dieu.
Gloire au Père ...
Toi qui laissas l'armée du royaume d'en-bas, * épris que tu étais du Sauveur * qui par le cerf en image t'apparut, * en compagnie désormais de ta femme et de tes fils, * tu exultes avec les êtres d'en-haut, * bienheureux martyr Eustathe; c'est pourquoi nous te prions * d'intercéder auprès du Christ, pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant ...
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, * lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec, * ce que le psalmiste nous prescrit de vénérer comme escabeau de tes pieds, * c'est ta précieuse Croix, ô Christ notre Dieu, * et nous, pécheurs, en ce jour * de nos lèvres indignes l'embrassons et devant elle nous prosternons; * toi qui daignas être fixé sur la Croix, * nous te chantons et nous crions: * Rends-nous digne, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.

Apostiches, t. 2
Voyant exalté * le bois de la Croix, * magnifions grandement * le Dieu crucifié * en sa chair, par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
De l'eau jaillie de ton côté, * ô Verbe, et de ton sang * l'Eglise brillamment, * telle une épouse, se revêt * pour chanter la gloire de ta Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours,
au milieu de la terre il accomplit le salut.
Exalté, mon Sauveur, * le bois de ta Croix * consume le taillis * pernicieux du péché, * pour éclairer le monde entier.
Gloire au Père, t. 8
Comme Paul, ce n'est pas des hommes que tu reçus, * martyr Eustathe, l'appel divin, * mais de Dieu lui-même, en qui tu crus, dans l'assurance de la Croix, * au point de confondre noblement * l'impiété des tyrans * et te jouer de leurs féroces châtiments; * au péché tu résistas jusqu'au sang, * combattant les invisibles ennemis; * désormais tu intercèdes auprès du Roi, notre Dieu, * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Maintenant ...
Seigneur, voici qu'est accompli * l'oracle de ton prophète Moïse disant: * Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux. * En ce jour la Croix est exaltée, * le monde est affranchi de l'erreur; * en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; * les confins de la terre exultent de joie, * au son des cymbales avec David * t'offrant une hymne de louange et disant: * Au milieu de la terre, notre Dieu, * dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, * la Croix et la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. * Seigneur tout-puissant, gloire à toi.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:30

21 SEPTEMBRE
Mémoire du saint apôtre Codrat de Magnésie.
Clôture de la fête de l'Exaltation de la Croix: on chante l'office du 14 Septembre.
L'office de saint Codrat est reporté au lendemain.


A Vêpres, cathisme habituel. Au Lucernaire, 6 stichères de la fête. Gloire au Père ... Maintenant: de la fête (le vendredi soir, Gloire: de la fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent). Prokimenon du jour, sans lectures. Daigne, Seigneur .., et litanie de demandes. Apostiches de la fête. Après Notre Père, tropaire de la fête. Litanie triple et Congé.
A Matines: tropaire de la fête. Cathismes de la fête. Psaume 50. Canon de la fête. Catavasies: les hirmi du canon. Après la 3e ode, cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, on ne chante pas Plus vénérable, mais les mégalynaires de la fête. Exapostilaire(s) et Laudes de la fête. Grande doxologie. Tropaire de la fête. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête.
Maintenant: Dogmatique du ton occurrent. Entrée, prokimenon du jour. Litanie ardente, Daigne, Seigneur ... et litanie de demandes. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton, avec leurs théotokia. Evloghitaria de la Résurrection. Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection, et le reste, comme chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires) et de la Mère de Dieu (2), puis le canon de la fête (8). Catavasies de la fête. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaire du dimanche et exapostilaire(s) de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête (sans doubler le premier, mais en prenant comme quatrième le doxastikon) avec les versets de la fête avant les deux derniers stichères. Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie
. Tropaire dominical. Litanies et Congé.


Synaxaire
Le 21 Septembre, mémoire du saint apôtre Codrat.
Aux pierres déniant toute espèce de culte,
par leurs adorateurs est lapidé Codrat.
Le vingt et un, l'apôtre dans le ciel exulte,
recevant la couronne d'immortel éclat.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:33

22 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Phocas
et du saint apôtre Codrat.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Eclairé par la splendeur * des célestes grâces, Codrat, * tu fus pour le monde un flambeau * faisant rayonner la divine prédication; * et nous fidèles, nous t’honorons comme apôtre et martyr.
Toi qui marchais sur les droits chemins, * tu sauvas des sentiers tortueux de l'impiété * illustre Apôtre les hommes égarés' * c'est pourquoi nous, les fidèles, te glorifions * comme guide infaillible et médiateur auprès de Dieu.
Le Seigneur admirable dans les Saints * en ce monde te glorifia * de l'inépuisable gloire de ses charismes divins * et te permit de guérir l tant les âmes que les corps * des fidèles te célébrant, saint apôtre Codrat.

Ayant renversé les vaines idoles des faux dieux, * tu affermis dans la foi * par ta parole sainte les cœurs sans appui * et comme hiérarque les as conduits vers la vie * et, luttant selon les règles, tu devins, Phocas, un Témoin du Seigneur.
En ton sang ayant trempé * ton manteau sacré, Père saint, * c'est une double couronne que tu reçus du Christ * et dans le ciel avec les Anges tu exultes, Bienheureux, * intercédant pour notre salut.
De tes miracles rayonnants * tu éclaires la terre entière, Père saint, * chaque jour tu viens en aide aux marins, * tu chasses et fais cesser les maladies, les faiblesses de l'âme et de la chair, * bienheureux Phocas, ayant reçu ce pouvoir du Seigneur.
Gloire au Père, t. 4
Dès l'enfance tu aimas le Seigneur, * bienheureux Phocas, témoin du Christ; * sur tes épaules ayant pris l'armure de la Croix, * tu suivis sans dévier le chemin du salut, * grâce auquel tu es devenu * le compagnon des Anges saints, * l'adversaire des démons * et pour le monde tu intercèdes puissamment.
Maintenant ... Théotokion
Les ténèbres terrifiantes de la mort * assaillent mon âme, sainte Epouse de Dieu, * les griefs des démons me font trembler de frayeur; * délivre-moi de leur empire, en ta bonté, * et conduis-moi, Vierge inépousée, * vers le havre du salut * et la lumière sans soir * en compagnie de tous les Saints.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui de ses entrailles était sorti * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des hommes, ne tarde pas à venir me consoler.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 3
Saint apôtre Codrat, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr, illustre Phocas, * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons des Saints: celui de l'apôtre (t. 2) avec l'acrostiche: En ton honneur, Codrat, je compose ce chant. Joseph, et celui du hiéromartyr (t. 4) avec l'acrostiche: Pour te chanter, Phocas, Dieu m'accorde sa grâce! Joseph

Ode 1, t.2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Portant couronne en présence du Roi des cieux, * intercède, Apôtre Phocas, témoin du bienheureux, * pour que soient illuminés * ceux qui célèbrent allégrement * ta mémoire sacrée.
Edifiant sur la base de la foi * l'assemblée des croyants * par tes solides enseignements, * Père théophore, tu fis cesser * l'égarement des faux-dieux.
Accomplissant par ta parole sacrée * le ministère de l'Evangile saint, * tu consacras les âmes à ton Créateur * dans la foi, illustre Codrat, * et par la force de l'Esprit.
Enfanté selon la chair * par une Vierge inépousée, * l'Auteur de l'entière création * selon son bon plaisir lui conserva * sa virginité après comme avant l'enfantement.
t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Pour que je chante de tout cœur * ta divine mémoire en ce jour, * illumine mon âme des clartés de l'Esprit, * glorieux Pasteur et Témoin * de notre Dieu tout-puissant. Manifestement tu enrichis * le divin renom des Martyrs * en resplendissant de pastorale beauté, * puis en teignant de pourpre ton ornement, * Bienheureux, dans le sang de ton martyre.
Donnant vigueur à ta pensée * par l’espérance des biens supérieurs, * tu as affaibli totalement, * Phocas, le puissant prince du mal * et comme un excellent vainqueur tu es monté vers les cieux.
Voici que cesse le châtiment * des premiers parents, ô Vierge immaculée, * car tu enfantes comme nouveau-né * le Dieu d'avant les siècles renouvelant * tout à fait l'humaine condition.

Ode 3, t. 2
«Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Accomplissant des miracles étonnants, * tu menas vers la divine foi les incroyants, * comme un apôtre divinement inspiré * et comme pontife, saint Codrat.
Tu éclairas les multitudes par tes divins enseignements, * saint pontife Codrat, car tu fus le serviteur * de la lumière qui répand sur l'univers * sa divine splendeur.
Tu procuras les plus grands biens à ton troupeau, * le délivrant des ténèbres de l'ignorance * et répandant sur lui la clarté * de tes miracles inouïs.
En toi fit sa demeure l'irrésistible feu, * sans brûler ton sein, ô Mère de Dieu, * mais il consuma nos passions * et réduisit en cendres le bois sec de l'erreur.
t. 4
«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Opérant des guérisons en invoquant le Christ, * vénérable Père, tu sauvas * de l'égarement de l'Ennemi * les peuples et les cités, par grâce de Dieu.
En divin temple, saint Martyr, * tu démolis les temples des faux-dieux, * car en cela tu fus aidé * par la force du Tout-puissant.
L'armée des Anges est apparue, * ainsi que l'infinie lumière de Dieu, * le Seigneur te glorifiant * devant les tribunaux qui te jugeaient.
Le Dieu qui a pris chair en toi * par miséricorde s'est uni aux mortels * et fit cesser la malédiction, * notre Dame, seule toute-bénie.

Kondakion, t. 2
Comme un soleil portant la divine clarté * le Seigneur t'a placé au firmament de l'Eglise * pour éclairer la multitude des croyants, * illustre martyr Phocas; * et comme un parfum de bonne odeur * furent agréés ta vie, ta foi, tes combats * par le seul qui possède la miséricorde infinie.

Ikos
Sur moi répands la lumière sans soir * de ta connaissance, Sauveur, * chassant loin de moi l'obscurité, * les ténèbres des passions; * ô Verbe, par la componction accorde-moi * de parler selon ta sagesse et ton savoir, * afin que par des hymnes et des cantiques je couronne Phocas, * ton martyr si digne de nos chants; * car tu es le secours de qui se trouve dans l'embarras, * le trésor de tous les pauvres, la source des dons excellents, * toi qui seul possèdes la miséricorde infinie.

Cathisme, t. 4
Par des cantiques divinement inspirés, fidèles, célébrons * le grand apôtre et pontife du Christ, l'illustre Codrat; * pour les fidèles qui l'implorent, comme une source il fait jaillir * la rémission des péchés, * la guérison des passions, * ayant reçu l'inépuisable grâce du Très-Haut.
Gloire au Père ...
Ayant fixé sa demeure en toi, la grâce de l'Esprit * fit de toi sa fontaine pour répandre les grâces richement; * c'est pourquoi tu viens en aide chaque jour * aux navigateurs qui réclament ton secours avec foi; * procure-leur, ainsi qu'à nous, * la rémission des péchés, * saint martyr Phocas, vénérable Père sage-en-Dieu.
Maintenant ... Théotokion
Vierge tout-lmmaculee * qui enfantas lEtre suprême, notre Dieu, * avec les Anges sans cesse implore-le * pour qu'il nous accorde avant la fin * le pardon de nos péchés, l'amendement de notre vie, * à nous fidèles qui te chantons avec amour, * car toi seule, tu es digne de nos chants.
Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, * un glaive a transpercé ton âme quand tu vis * sur la croix ton Fils et ton Dieu: sans cesse intercède auprès de lui * pour le pardon de nos péchés.

Ode 4, t. 2
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Cultivant les guérets des cœurs, tu retranchas * avec la faucille Dame, seule toute-bénie de tes paroles toutes les broussailles du mal.
Saint Codrat, ton sépulcre fait jaillir, * sur nous tous qui t'en prions, les grâces des guérisons.
Par compassion, délivre, saint Codrat, * des périls et du malheur de des croyants, * illustre ceux qui t'en prient.
Allumant l'éclat de tes paroles dans les cœurs enténébrés, * tu consumas les broussailles de l'erreur.
De tes chastes entrailles s'est incarné le Créateur, * ô Mère de Dieu, pour renouveler tout être corrompu.
t. 4
«Te voyant suspendu à la croix, * toi, le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Tel un astre resplendissant * sur la voûte de l'Eglise le Seigneur * t'a placé, Phocas, pontife saint, * pour illuminer tous les cœurs * sous l'éclat de tes miracles et de tes combats.
Devant le tribunal du tyran * tu confessas l'incarnation du Christ, * victorieux Martyr, et brillamment * tu couvris de honte les cultes que les païens * en leur impiété rendaient aux multiples faux dieux.
Grâce au gouvernail divin tu as franchi, * glorieux Martyr, l'océan de l'erreur * soulevé par l'ouragan des multiples dieux; * alors, pour les marins de cette vie * tu devins un havre de parfaite sérénité.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge même après l'enfantement; * c'est pourquoi nos incessantes voix * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.

Ode 5, t. 2
«Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements: * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Le Dieu de toute pureté, * qui pour sa gloire a trouvé * en ton âme un pur logis, * grâce à toi purifie les âmes souillées * par la noirceur du péché.
Vaincus par la sagesse de tes enseignements, * Bienheureux, les plus sages parmi les Grecs * se mirent à reconnaître comme créateur * le Christ, sagesse et puissance * du Père qui précède tout commencement.
Proclamant la venue pour les mortels * de la lumière issue * du Père des lumières, saint Codrat, * tu éclairas les peuples pour qu'ils puissent vénérer * et glorifier l'indivisible Trinité.
Pour nous, Vierge pure, tu enfantas * en deux natures celui qui s'incarna, * le Fils né du Père avant tous les siècles * sans semence et en dehors du temps, * comme seul il le sait.
t. 4
«Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Saint Pontife, tu fis trébucher * les pas de l'ennemi * en dirigeant tes propres pas * sur les chemins de la divine volonté.
Ton corps aux multiples combats, * rompu sous les coups, * brisa les chaînes des sans-Dieu * par divine puissance, bienheureux Phocas.
Tu t'es offert, illustre Martyr, * en totale immolation * au Dieu qui lui-même s'immola * et fit cesser devant les idoles les sacrifices sanglants.
Souveraine Mère de Dieu, * la divine Sagesse s'est bâti * de tes, chastes entrailles la maison * conforme à son bon plaisir.

Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Tu fus un ciel annonçant dans les hauteurs * la gloire de Dieu qui nous porte le salut, * Codrat, illustre apôtre et pontife divin.
Proclamant, sage Codrat, l'unique seigneurie, * l'unique nature éternelle de la divinité, * tu fis cesser la ténébreuse extravagance des multiples faux dieux.
Ton corps, qui repose maintenant, * bienheureux Codrat, selon la loi de nature dans le tombeau, * fait des miracles dépassant la nature et l'entendement.
Celui qui étendit les cieux à son commandement, * souveraine Génitrice de Dieu, fit de toi sur terre un autre ciel * et, sortant de toi, s'est levé sur les cœurs enténébrés.
t. 4
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Tu asséchas l'océan de l'impiété, * sage Père, en faisant jaillir * la vivante source de tes purs enseignements; * et sous une pluie de miracles maintenant * tu nettoies les bourbiers des passions. R
Mis au poteau pour être tailladé * atrocement et désarticulé, * Bienheureux, du haut du ciel * tu entendis la voix te fortifiant, * Pontife et Martyr aux multiples combats.
Toi qui as imité, Phocas, * la Passion de l'impassible Seigneur, * en deux natures celui qui guéris la multitude de nos passions * et délivre de la tempête les marins * par tes intercessions auprès de Dieu.
En sa kénose, fut versée * comme pluie la Parole du salut, * Toute-sainte, dans ton sein virginal * pour assécher les flots du mal * par divine puissance.

Kondakion, t. 8
Comme pontife vénérable et courageux martyr * l'univers te présente, Seigneur, le saint apôtre Codrat * et glorifie par des hymnes sa mémoire sacrée, * sans cesse demandant que soit accordée * la rémission de leurs fautes à ceux qui chantent: Alleluia.

Ikos
Honorons le saint Pontife comme pasteur fidèle et docteur, * puisqu’en la prairie du martyre il a fleurit comme une rose sacrée * et nous embauma, nous tous, les croyants, * sous la pluie de ses miracles et de ses hauts faits, * illuminant la terre entière de l'éclat de ses guérisons, * car le Seigneur a fait merveille pour ceux qui lui chantent: Alleluia.

Synaxaire
Le 22 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr et thaumaturge Phocas, qui périt dans un bain brûlant.
Ayant déjà reçu le bain qui régénère,
dans le bain du martyre Phocas est plongé.
Pour la vie dont le Christ au ciel le rémunère,
de la vie, le vingt-deux, ce martyr prend congé
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
«Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Ayant élevé vers le bien suprême ton esprit, * pour la Trinité * tu fus un temple vraiment divin; * et ceux que retenait le gouffre du mal, * tu les élevas par tes sublimes enseignements, au point qu'ils s'écriaient: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Les temples des idoles, tu les fis crouler * grâce aux leviers de tes intercessions; * puis tu érigeas des temples pour ton Dieu * grâce à l'Esprit divin, Pontife saint, * et tu y menas la multitude des sauvés pour y chanter: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Enflammé que tu étais, puisqu'en tout temps * tu portais en ton cœur le divin feu de l'Esprit saint, * tu parus comme une torche embrasant * toutes les broussailles de l'erreur, * pour illuminer ceux qui chantaient: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Délivrés grâce à toi de l'ancestrale malédiction, * Pleine de grâce, nous te reconnaissons * comme la cause de tout bien, puisqu'ineffablement * tu mis au monde le Verbe, cause de l'univers; * c'est pourquoi; Vierge pure, nous te chantons: * Bénie sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu.
t. 4
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Tu n'as pas craint la colère des tyrans, * mais à la tête du mystique troupeau * comme un agneau tu fus offert au suprême Pasteur, * Phocas, en ta gloire de martyr.
Tu fus éprouvé comme l'or dans le creuset * lorsqu'en la chaux vive tu fus jeté; * et tu n'y brûlas point, mais tu chantais: * Béni es-tu, Seigneur mon Dieu.
L'amour divin qui embrasait ton cœur * sous la rosée divine te garda * sans dommage dans le feu, brûlant plutôt, * glorieux Pontife, les scories de l'impiété.
De mon âme, Vierge toute pure, en ta bonté * renouvelle la maison pourrie * au moyen du repentir, toi qui renouvelas * par ton enfantement l'entière humanité.

Ode 8, t. 2
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
De ton âme ayant posé les fondements, * bienheureux Codrat, * sur la pierre de la foi, * tu renversas les ennemis du Seigneur * et tu affermis solidement * ceux qui l'exaltent dans les siècles.
Ayant acquis la parure des vertus * pour ton âme et pour ton cœur, * grâce aux paroles de ton enseignement * tu ornas les âmes, en leur ôtant * la laideur du culte des faux-dieux * pour tous les siècles.
Codrat, toi le disciple de Jésus, * l'apôtre resplendissant, * le brillant éclat * du Soleil de justice, * illumine et sanctifie * ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Vierge pure, de leurs voix sacrées * les saints Prophètes de Dieu * clairement ont annoncé * que tu serais la Mère, Immaculée, * du Seigneur de l'univers; * aussi nous te chantons dans tous les siècles.
t. 4
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Sur tes lèvres, saint Phocas, * fut répandue la grâce; c'est pourquoi * tu ramenas le peuple séduit par le conseil du serpent * et, tel un vrai pasteur, le conduisis * vers le Christ pour s'écrier: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
L'assemblée des fidèles possède en toi * un intercesseur vigilant * qui apaise les vagues sur l'océan des passions, * calme les tentations et de toute douleur * nous délivre, nous qui proclamons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
C'est des flots de guérisons que fait jaillir * sans cesse pour qui en a besoin * ton temple, ce havre non battu par les flots, * qui délivre, saint Martyr, de leurs passions * tes fidèles s'écriant pour le Christ: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Afin que nous puissions * vénérer ta sainte mémoire, Phocas, * en célébrant la suprême bonté du Seigneur, * empresse-toi de l'implorer * pour qu'il nous délivre du malheur; alors nous chanterons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu fus préfigurée par l'arche de la Loi, * par l'urne portant la manne, par la table sainte, Vierge immaculée, * et par le chandelier aux reflets d'or, * toi qui pour dissiper les ténèbres des nations * enfantes la Lumière illuminant * de la divine connaissance les confins de l'univers.

Ode 9, t. 2
«Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Dans la beauté de ton âme, saint Codrat, * sans cesse tu te tiens * devant le Maître resplendissant, * dans ta splendeur d'apôtre divin * et de pontife divinement inspiré, * avec tous les Apôtres en vérité * demandant pour le monde la paix.
Comme une arche divine, Magnésie * possède la châsse * de tes reliques, saint Codrat, * pour y puiser avec amour * tout ce qui lui est avantageux; * et, possédant ton âme, les tabernacles des cieux * avec tous les Saints jubilent de joie.
Ton jour qui de lumière resplendit, * ta mémoire porteuse de clarté, * ta fête illustre en vérité * ont brillé sur tous comme un soleil; * les célébrant, nous les fidèles, saint Codrat, * nous demandons par tes prières d'obtenir * le pardon de nos fautes et la grâce du salut.
Epargne-moi, Seigneur, épargne-moi, * lorsque tu viendras * prononcer mon jugement; * ne me condamne pas au feu, * ne me corrige point dans ton courroux; * laisse-toi fléchir, ô Christ, par la Vierge qui t'a mis au monde, * par le chœur des Apôtres, les Prophètes et les Martyrs.
t. 4
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Venez tous, par des cantiques divins * célébrons saintement * la mémoire sacrée du saint Pasteur * qui intercède pour nous * auprès du Bienfaiteur et Seigneur.
Tu parus enflammé de zèle pour le Seigneur * lorsque tu entras, bienheureux Martyr, * dans le bain brûlant où tu remis * joyeusement ton esprit * entre les mains de Dieu.
Les chœurs des Pontifes, la foule des Martyrs, * l'ensemble des Apôtres divins * et les esprits des Justes, saint Phocas, * recevant ton âme parmi eux, * jubilent d'allégresse et de joie.
Par tout le monde s'est déployée * ta mémoire illuminant * les fidèles qui célèbrent tes combats, * ton généreux martyre et tes exploits, * Pontife et Martyr suscitant l'admiration.
Illumine mon âme enténébrée, * Vierge pure, par le péché, * les confins de l'univers délivre-moi de l'éternel brasier * et des ténèbres par ta médiation, * afin que je célèbre ta magnificence dans la joie.

Exapostilaire t. 3
Apôtre, Martyr et Pontife divin, * initié du Verbe, Codrat, * ayant prêché sagement le saint Evangile du Christ, * tu éclairas la terre entière et de l'erreur * délivras ses fils en enseignant aux mortels * à se prosterner devant la sainte Trinité.
Eminence des Pontifes et gloire des Martyrs, * sublime protecteur des marins, * sauve, bienheureux Phocas, de tout péril * ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Ô Vierge qui mis au monde le Seigneur, * le Créateur des siècles et des Anges, supplie-le * de faire en sorte que tes fidèles serviteurs * près de lui se tiennent à sa droite dans les cieux.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:36

23 SEPTEMBRE
Conception du vénérable et illustre
prophète, précurseur et baptiste Jean.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Alors que saint Zacharie * officiait comme prêtre dans le temple divin * et présentait les demandes du peuple au Bienfaiteur compatissant, * il vit un Ange de Dieu * qui lui adressa la parole et lui déclara: * Voici que ta prière est exaucée; * courage, vieillard, ne doute pas: * tu auras pour enfant le saint Précurseur * qui parmi les fils de femmes sera le plus grand * et dans la puissance d’Elie * précédera dans sa marche le Christ. (2 fois)
Etrange me paraît ton aspect, * étranges tes paroles, répondit Zacharie, * incroyable la nouvelle annoncée; * car je suis venu demander pour le peuple le salut * et non point obtenir un enfant, comme tu le dis; * à mes demandes ne correspond * ce que je trouve en toi, et je nourris le soupçon * que tu es loin de la vérité; * comment ce que tu dis pourrait être soutenu? * Elisabeth est stérile, en effet, * et moi-même je suis un vieillard, tu le sais. (2 fois)
Pourquoi ne pas croire mes paroles, Zacharie, * pourquoi taxer de fausseté * la joyeuse nouvelle que je viens t'annoncer? * Je suis un archange de Dieu, * sur son ordre je te parle en t'apparaissant; * mais puisqu'au lieu de croire tu as douté, * tu seras privé de parole et de voix * jusqu'à ce que tu voies mes paroles réalisées; * et lorsqu'Elisabeth t'enfantera * la haute voix du Verbe, son Précurseur, * d'une voix claire tu béniras le Dieu d'Israël. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
D'un sein stérile a germé * le fruit de la prière, en ce jour: * voici saint Jean le Précurseur; * réjouis-toi, désert, exulte, genre humain: * le héraut du repentir * dans les entrailles maternelles commence à prendre chair. * Venez, dans l'allégresse de son illustre conception, * amis de la fête, exultons en disant: * Toi qui parmi les fils de femmes es le plus grand, * ne cesse pas d'intercéder * pour les fidèles vénérant * ta divine conception, * afin que nous trouvions * le pardon de nos fautes et la grâce du salut.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Apostiches, t. 6
Au Prophète et prêtre saint * venu saintement dans le Saint des saints, * ainsi qu'il est écrit, un Ange saint * s'adresse, lui disant: * Ta prière est exaucée, * la stérilité d'Elisabeth prend fin maintenant; * elle va t'enfanter un fils * malgré ton âge avancé, * ce sera Jean le Précurseur, * le chandelier du Soleil, * le prophète du Très-Haut, * la voix du Verbe qui doit se lever * de la virginale Servante de Dieu.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut.
A quoi reconnaîtrai-je cela? * dis-le moi clairement, * répondit à l'Ange le vieillard bienheureux, * car je suis comblé de jours, tu le vois; * Elisabeth est stérile: comment donc * tu contredis la nature en me parlant? * Misérable, je te soupçonne de mentir. * Va-t'en: je réclame en effet * pour le peuple le salut * et non pas d'obtenir l'impossible, c'est-à-dire un enfant.
Pour le servir en justice et sainteté
devant sa face tout au long de nos jours.
Je suis un archange du Dieu tout-puissant, * j'ai pour nom Gabriel, * dit au vieillard l'Incorporel; * désormais sois muet, * exerce-toi à demeurer silencieux, * puisque tu as mis en doute ce que j'ai dit. * Lorsque ton épouse t'enfantera * le clairon du Verbe, l'Esprit saint * éclaircira ta voix pour que tu dises clairement: * Et toi, petit enfant, * tu seras appelé prophète du Très-Haut, * car tu précéderas le Seigneur * pour lui préparer dans la grâce le chemin qui lui plaît.
Gloire au Père, t. 6
Comme un ange tu es issu des douleurs de la Stérile, saint Jean, * au sortir des langes tu habitas le désert * et de tous les Prophètes tu fus le scellé; * car celui qu'ils avaient vu de multiples façons, * celui qu'en énigmes ils avaient annoncé, * tu fus digne de le baptiser au Jourdain. * Tu entendis la voix du Père depuis le ciel * attester sa divine filiation * et sous forme de colombe tu vis l'Esprit * porter cette voix sur le baptisé. * Toi qui surpasses tous les Prophètes de jadis, * sans cesse intercède pour nous * qui célébrons ta mémoire avec foi.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec le Précurseur et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Réjouis-toi, Stérile qui n'avais pas enfanté, * voici qu'en effet tu as conçu * clairement le chandelier du Soleil devant illuminer tout l'univers atteint de cécité; * exulte d'allégresse, Zacharie, * avec confiance t'écriant: * Celui qui va naître, c'est le Prophète du Très-Haut.
Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union * et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.



MATINES

Cathisme I, t. 5
Elisabeth fut délivrée de la stérilité, * la Vierge conserva sa virginité * lorsqu'en son sein elle conçut à la voix de Gabriel; * et Jean le Précurseur en sa mère exulta * lorsqu'en un sein virginal * il reconnut son Maître et son Dieu * incarné pour notre salut.
Réjouis-toi, montagne sainte que le Seigneur a gravie, * réjouis-toi, buisson non consumé par le feu, * réjouis-toi, passerelle du monde vers Dieu, * toi qui mènes de terre en l'éternelle vie, * réjouis-toi, ô Vierge inépousée * qui as enfanté pour nos âmes le salut.

Cathisme II, t. 4
La colombe du désert, le Baptiste du Seigneur, * ayant prêché la conversion * et montré le Dieu fait homme, le Christ, * est devenu l'avocat de tout pécheur, * car sans cesse il vient au secours * de tous les naufragés de cette vie; * par ses prières, ô Christ, sauve le monde qui est tien.
Toi qui seule as conçu le Créateur de l'univers * et seule ornas de ton enfantement l'humanité, * Vierge pure, sauve-moi des filets de l'Ennemi, * établis-moi sur le roc des préceptes du Christ, * sans cesse suppliant celui qui prit chair de ton sein.

Un canon de l'Octoèque, puis celui du Saint, œuvre de Jean Damascène. Catavasies: Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
De mon âme désolée * arrache les infructueuses pensées, * toi qu'une Stérile fit pousser, * tandis que je m'apprête à célébrer * ta sainte conception dans le sein maternel.
Entrant dans le temple, Zacharie * vit un Ange divin * qui lui annonça clairement: * Grand prêtre, malgré ton âge avancé * tu auras un fils, le Précurseur.
Le chandelier resplendissant * du Soleil de gloire commence à briller * dans le sein maternel, le grand Précurseur * qui met fin aux ténèbres des passions * ainsi qu'aux chaînes de la stérilité.
Toute-pure Mère de Dieu, * voyant son Maître porté dans ton sein, * dans les entrailles de sa mère saint Jean * exulta manifestement, * puisqu'il était son Précurseur.

Ode 3
«Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
La Stérile en ce jour * conçoit le fruit sacré * qui dans la grâce bientôt * devra retrancher * comme avec la cognée * toute âme stérile et sans fruit.
Dans le temple, à l'intérieur, * rendu muet, le grand prêtre Zacharie * par l'annonce redoutable reçoit * la Voix du Verbe et dans la joie * magnifie clairement * le Seigneur compatissant.
Celui qui montre aux croyants * la sûre voie du repentir, * l'illustre Précurseur, * à la voix de l'Ange, par divine volonté, * se lève, contre tout espoir, * dans le sein maternel.
Lorsqu'il reconnut le Christ * porté dans le sein virginal, * l'enfant de la Stérile tressaillit, * révélant d'avance la joie * qui sur terre venait * délivrer tous les hommes du chagrin.

Cathisme, t. 4
Au grand prêtre Zacharie * qui dans le temple offrait l'encens * Gabriel est apparu * depuis le ciel et déclara: * En ton âge avancé * tu vas produire un illustre fruit; * Elisabeth, jusqu'ici privée d'enfants, * désormais ne sera plus stérile et sans fruit; * elle va concevoir et enfanter * le héraut de Jésus, son Précurseur. * Par ses prières, Sauveur du monde, sauve nos âmes.
Joseph fut saisi d'effroi en contemplant * le mystère où la nature est dépassée, * il se souvint de la toison couverte de rosée, * Mère de Dieu, lorsque sans semence tu conçus, * du buisson non consumé par le feu, * du rameau d'Aaron qui fleurit; * ton époux et ton gardien te rendit témoignage devant les prêtres en criant: * La Vierge enfante et demeure vierge même après l'enfantement!

Ode 4
«Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Bienheureux Précurseur, * toi cet Ange précédant * l'avènement du Christ, * la voix d'un Ange annonça * au grand prêtre saintement * ta naissance d'un stérile sein.
Elisabeth digne de toute admiration, * toi la Stérile sans fruit * qui d'abord fus sans enfant, * réjouis-toi maintenant, * car tu produis de glorieuse façon * le Baptiste et Précurseur du Christ.
Précurseur bienheureux, * avec ta prière, cette cognée, * arrache les ronces de mes passions, * les obstacles de mes pensées, * et fais que mon esprit * produise comme fruits les vertus.
Le sein de la Vierge te portait, * toi qui portes l’univers, * lorsque, porté dans le sein, * le Baptiste se prosterna, * ô Christ, devant toi * et d’allégresse tressaillit.

Ode 5
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Au Prophète venu * à l'intérieur du temple saint * pour offrir au Créateur * le culte conforme à la Loi * un Ange apparut, lui annonçant * la conception du Précurseur.
Comment cela se fera-t-il? * Je suis un vieillard, tu le vois, * et ma femme est stérile, * dit à l'Archange Zacharie; * les paroles que tu me dis * contredisent la nature.
Considère Sara, * la femme d'Abraham, * vois comment elle enfanta * en sa vieillesse Isaac; * à mes justes paroles ajoute foi, * dit au vieillard l'Archange divin.
Entre les femmes tu es bénie, * Comblée de grâce par Dieu! * devant toi s'est écriée * Elisabeth, reconnaissant * ton virginal enfantement, * Vierge qui telle demeuras après lui.

Ode 6
«Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
L'incertitude * a gagné mon esprit, * je doute de tes paroles, * dit le prêtre à l'Archange; * ce n'est pas le fruit de mes entrailles, * mais le salut du peuple que j'ai demandé.
Le Serviteur répondit: * Le Créateur de la nature, * le Roi des Anges, a voulu * que tu engendres, Zacharie, * le Messager de sa venue; * ne doute pas de mes paroles.
Tu as la forme du feu, * redoutable est ton aspect, * ta parole suscite l'étonnement, * dit à l'Ange Zacharie; * néanmoins je ne crois pas * tes étranges dires où la nature est dépassée.
Depuis l'obscure cavité * dans laquelle il se trouvait, * le Chandelier, reconnaissant * le Soleil caché dans la nuée * du sein maternel, joyeusement * se prosterna et tressaillit.

Kondakion, t. 1
Zacharie le grand prêtre rayonne de joie * et son illustre épouse Elisabeth * à juste titre se réjouit de concevoir * Jean le Baptiste et Précurseur, * que l'Archange annonça joyeusement * et que nous les hommes, selon ses mérites nous vénérons * comme initiateur de la grâce de Dieu.

Ikos
Ouvrons l'Evangile sacré * que pour nous écrivit l'admirable saint Luc * et de Jean le Précurseur contemplons * l'insigne et brillante conception; * il dit en effet: Lorsque le juste vieillard Zacharie * au jour de son service pénétra * dans le temple pour encenser le Saint des saints, * Gabriel survint, lui donnant la bonne nouvelle et disant: * Grand prêtre, malgré ta vieillesse tu auras * pour fils le Prophète et Précurseur, * la voix, le héraut, le chandelier resplendissant, * l'initiateur de la grâce de Dieu.

Synaxaire
Le 23 Septembre, Conception du saint et illustre prophète, précurseur et baptiste Jean.
Par 1'Archange un oracle au Prophète annonça
la venue du Prophète et bien plus qu'un Prophète,
celui qui, le vingt-trois, son Maître devança
et dont la conception six mois avant se fête.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Puisqu'en mes paroles tu n'as pas cru, * sois frappé de mutisme désormais; * et lorsque tu verras enfantée * la voix du Verbe, * tu retrouveras ta voix pour t'écrier: * Dieu d'Israël, tu es béni.
Comme lune et soleil resplendissant, * Elisabeth et Zacharie * ensemble ont produit * le brillant chandelier de la Clarté * qui nous est apparu dans les ténèbres des passions * dont nous étions enveloppés.
Comme de paroles, se servant * de son tressaillement, * le grand Précurseur du Christ * porté dans le sein d'Elisabeth * en celui de la Vierge t'adora, * Jésus, toi le Dieu de nos Pères.
Elisabeth, cette lune qui portait * comme un astre le divin Précurseur * se prosterna, Marie, devant toi, * lumineuse nuée portant comme soleil * le Christ incarné dans ton sein * pour sauver le genre humain.

Ode 8
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
L'ami de l'Epoux commence ses apprêts, * la voix du Verbe en est à ses débuts, * dans les entrailles de la Stérile est nourri * le grand soldat du Roi de tous.
Pour les cœurs stériles a poussé le bûcheron, * déjà se forge la cognée des passions, * de tempérance est nourri le Précurseur, * peuples, soyez dans la joie.
Comme jadis tu brisas les liens de la stérilité, * Baptiste, fais cesser l'aveuglement de mon esprit, * donne-moi de produire les fruits du repentir, * pour que je vive dans les siècles.
Lorsqu'elle vit ta grossesse, Elisabeth, * ô Vierge, se réjouit divinement, * tandis que l'enfant tressaillait dans son sein, * reconnaissant son Maître et Seigneur.

Ode 9
«Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Ayant ouvert les portes * de la Stérile, à présent * le divin Précurseur du Christ * comme en la demeure d'un roi * loge dans le sein de sa mère * dont il sortira en soldat * pour préparer les voies * du Roi de l'univers.
Vieillard, exulte: * c'est le Prophète de Dieu * que tu auras comme fils, * Jean, le Précurseur du Seigneur; * plus grand que lui ne s'est levé nul mortel; * tressaille aussi, Elisabeth, * terre entière, jubile, en offrant * ta louange au Créateur de l'univers.
De nous tous, les fidèles * te célébrant, souviens-toi, * Prophète du Seigneur * et Précurseur, maintenant, * toi qui délivres les âmes des passions * et nous sauves des périls * pour nous guider, Bienheureux, * vers le céleste chemin.
Comme chaste Mère * te reconnut clairement * Elisabeth, à peine délivrée * des liens de la stérilité * et portant le Précurseur * de celui qui logeait dans ton sein, * ô Vierge toute-pure, Marie, * comblée de grâce par Dieu.

Exapostilaire, t. 2
La glorieuse conception du Précurseur * annonce le Roi qu'une Vierge doit enfanter, * puisque lui-même il est issu d'Elisabeth, la Stérile sans fruit * et du saint vieillard, le grand prêtre Zacharie; * par leurs prières, celles du Baptiste et de la Mère de Dieu, * sauve-nous, Seigneur, et prends nous en pitié.
Délivrés de l'antique malédiction * par ton divin enfantement, * Toute-sainte, dans l'action de grâce et la joie * nous t'adressons l'angélique salutation: * Réjouis-toi, Vierge sainte, par toi * Adam et Eve sont rachetés, * réjouis-toi, qui nous affranchis de la mort * et par qui nous avons trouvé le royaume des cieux.

Laudes, t. 1
La création se réjouit * en ta sainte conception, * Prophète, Précurseur et Baptiste Jean, * car ton enfantement nous annonce la naissance du Seigneur; * aussi, à l'unisson de nos voix, * nous les mortels ici-bas, * nous t'acclamons comme il se doit. (2 fois)
La Stérile concevant * fut pour l'Ange vraiment * un témoignage merveilleux * qu'il put donner comme preuve à Marie; * et nous, célébrons * avec Jean Elisabeth, * la stérile de jadis, et Zacharie, son époux.
Le chandelier divinement préparé * pour l'éternelle Clarté, * le paranymphe, l'ami de l'Epoux, * qui précède le Soleil de gloire comme l'astre du matin, * la vivante voix du Verbe de Dieu, * le Précurseur de la venue du Seigneur, * à la voix de l'Ange est conçu maintenant.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Elisabeth a conçu le Précurseur de la grâce de Dieu, * la Vierge, le Seigneur de gloire, le Christ. * Les mères s'embrassent et l'enfant a tressailli; * dans les entrailles, le serviteur acclame son Seigneur; * et, dans sa surprise, la mère du Précurseur * s'exclame: Comment m'est-il donné * que la mère de mon Maître vienne jusqu'à moi? * Le Seigneur sauve son peuple du désespoir. * Trésor de miséricorde, gloire à toi.

Grande Doxologie. Tropaire du Saint et théotokion Le mystère caché de toute éternité. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:43

24 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte protomartyre
égale-aux-Apôtres Thècle.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Seigneur, si Thècle ici-bas s'est unie, * comme à travers un vitrage, à ton amour, * maintenant qu'elle se tient près de ton trône dans les hauteurs, * elle admire ton incomparable splendeur, * Ami des hommes qui t'incarnas * pour sauver nos âmes. (2 fois)
Seigneur, si Thècle s'attacha * aux pas de 1'Apôtre enchaîné, * elle secoua les chaînes des terrestres passions; * saisie par la force de ton amour, * elle te fut liée solidement, * Sauveur de nos âmes. (2 fois)
Seigneur, si Thècle fut séparée * de son maître, contre son gré, * elle a joui de ta présence au moment de sa passion; * lorsqu'on la dépouilla, ta gloire la couvrit; * et, couronnée par ta main, * elle protège nos âmes. Seigneur, si ta Protomartyre immaculée * à la flamme fut livrée, * elle n'y fut pas brûlée, te possédant comme rosée; * elle demeura sauve au milieu des taureaux, * protégée qu'elle fut par ta main, * Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
En tes luttes d'athlète, tu renversas, * bienheureuse Thècle, l'ennemi, * en martyre tu brisas ses complots; * tu t'enfuis loin de Thamyris pour épouser * le Christ, ta véritable passion; * tu accompagnas l'apôtre Paul et imitas Etienne en son combat; * première parmi les femmes à témoigner pour le Christ, * grâce au crédit que tu possèdes auprès de lui * sauve nos âmes de tout danger, * puisqu'avec foi nous célébrons festivement ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Tu es mon refuge le plus sûr, * mon espérance, ma protection, * Vierge Mère immaculée; * hâte-toi donc, empresse-toi * et sauve-moi des malheurs m'environnant.
Stavrothéotokion
Te voyant crucifié, * ô Christ, la Mère qui t'enfanta * dans ses pleurs maternels s'écria: * Très-doux enfant, mon Fils et mon Dieu, * comment donc souffres-tu l'infamante Passion?

Apostiches, t. 1
Egale aux Apôtres et première à témoigner, * virginale gloire des Martyrs, * illustre Thècle, je te crie: * guéris mon âme de ses blessures et des funestes passions; * au feu qui ne s'éteint * arrache-moi, je t'en supplie, * par tes prières exaucées du Seigneur.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Par un nuage porteur de pluie * la toute-puissance du Christ * divinement te couvrit de rosée * et brûla les infidèles justement, * fidèle Thècle, et t'évitant * d'être déchirée par les fauves et les taureaux, * elle te couvrit de gloire.
Il dressa mes pieds sur le roc,
affermissant mes pas.
Eprise du pur Epoux * resplendissant de beauté, * tu renonças à ton fiancé, * Thècle, pour suivre les paroles de saint Paul, * ce nymphagogue de l'Eglise; et, avec lui * accédant au sort bienheureux, * tu épousas celui que tu aimais.
Gloire au Père, t. 8
Apôtre et protomartyre, tu freinas * l'élan des fauves et confondis Thamyris, * pour suivre le Christ, ton époux, et lui crier: * J'accours sur les traces de ton parfum! * Aussi, en compagnie de saint Paul, * du ciel tu as reçu la grâce et de l'Arbitre des combats * la couronne de l'héritage divin; * désormais tu ne cesses d'intercéder * pour que soit accordé le pardon de leurs péchés * aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Mon espérance, ma fervente protection, * mon refuge, mon avocate auprès de Dieu * et le salut des fidèles, Toute-pure, c'est bien toi; * c'est pourquoi, Souveraine immaculée, * je me réfugie près de toi, * m'écriant à haute voix: j'ai péché, sauve-moi, * ô Vierge qui des pécheurs es la seule garantie.
Stavrothéotokion
Ô mon Fils, combien je souffre de te voir, * toi qui donnes à tous la résurrection, * t'endormir à présent sur la croix * pour accorder le réveil salutaire et divin * aux mortels jadis endormis d'un funeste sommeil * à cause du fruit défendu, * disait en pleurant la Vierge immaculée * que dans nos hymnes pieusement nous magnifions.

Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix: * C'est toi que j'aime, divin Epoux, * c'est toi que je cherche en luttant; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis celui de la Sainte, œuvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): La Protomartyre est divinement glorifiée.

Ode 1, t. 8
«Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »
Le son de ma voix est incapable de conter * les illustres combats de la Protomartyre; en effet * elle est trop faible pour la chanter dignement.
L'orgueilleuse jactance du tyran * a pris fin, puisque des femmes contre lui * se sont montrées viriles pour leur foi dans le Christ.
A tes paroles ineffables faisant écho, * pour suivre l'Evangile, bienheureux Paul, * une vierge s'est faite l'épouse du Christ.
Sainte Mère de Dieu, nous te chantons * qui enfantas de merveilleuse façon * le Verbe éternel et divin qui prit chair en ton sein.

Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Amour qui dépasse l'entendement! * Par lui tu fus unie dans le Christ * à saint Paul grâce au lien de l'Esprit.
La jouissance voluptueuse d'ici-bas * fut incapable d'atteindre ton cœur * déjà percé par l'amour spirituel.
Totalement détachée des charnelles passions, * tu n'as pas fléchi sous les maternelles pressions, * illustre Martyre victorieuse au combat.
Par tes prières, Vierge immaculée, * viens à notre aide en détournant * les dangers dont nous sommes entourés.

Cathisme, t. 8
Par tes mâles vertus ayant transformé ta féminité * pour l'amour du Christ en courageuse virilité, * tu devins à double titre l'habitacle du Christ: * par l'ascèse ayant dissipé les ténèbres des passions, * par ton témoignage tu t'es montrée la fierté des Martyrs; * c'est pourquoi sur le monde tu as brillé comme un flambeau, * faisant doublement resplendir les rayons de l'Esprit; * Thècle, illustre protomartyre, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les humaines générations; * car en toi fit sa demeure le feu de la divinité * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * versant d'amères larmes, l'Agnelle s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que pour nous tu subis dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs qui se prosternent devant ta divine Passion.

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Alors que tu étais promise à Thamyris, * saint Paul, ce nymphagogue de l'Eglise, * Thècle, en vierge sage te conduisit * vers les noces du céleste Epoux.
Les discours de saint Paul * t'accrochèrent à l'amour de la foi, * sainte Martyre, et comme niaiseries * tu méprisas les paroles de Thamyris.
Par l'aspersion de ton sang * fut bénie la descendance d'Adam, * Eve pour sa part se réjouit * de voir une femme écraser le serpent.
La première Martyre, éprise de pureté, * rejeta tous les charmes de cette vie, * la richesse, la noblesse, la beauté, * et la douceur du terrestre fiancé.
Accorde-nous la rémission * de nos fautes, Seigneur sans péché, * pacifie le monde qui est tien * par les prières de la Mère qui t'enfanta.

Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Tu soutins les épreuves * de l'immense stade des martyrs, * bienheureuse Thècle, et tu reçus * la récompense méritée par tes combats.
Le perfide serpent * se trouva spolié de sa proie: * par les souffrances qu'elle endura pour Dieu, * la jeune vierge enseigna la soumission.
Ta simplicité devant Dieu * triompha de ta pudeur, * car ton cœur fut embrasé * par le feu de la divine Trinité.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, * vierge même après l'enfantement: * pour le monde tu fis naître en vérité * dans la chair le Verbe divin.

Ode 6
«Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
La jeune fille fortifia * sa faiblesse naturelle par la puissance du Sauveur: * dépouillant sa juvénile beauté * par amour de Dieu, elle fut courageuse dans la nuit * et courut sur les traces parfumées * des enseignements de celui qu'elle aimait.
Thècle, l'illustre et première au combat, * par amour volontaire supporta * d'habiter la prison des malfaiteurs * pour mériter la chambre nuptiale d'en-haut, * car l'amour du Créateur l'emporta * sur l'attachement aux créatures d'ici-bas.
La sainte Martyre en esprit * baisait les chaînes de son maître inspiré, * lorsqu'en la prison, comme sur un divin pré, * irriguée par ses paroles, elle crût * et porta vraiment pour le Seigneur * le plus beau de tous les fruits.
Ne cesse pas d'intercéder pour nous, * très-sainte Vierge et Mère de Dieu, * car tu es la forteresse des croyants; * en ton espoir nous sommes affermis * et nous te glorifions avec amour * ainsi que le Fils qui a pris chair de ton sein.

Kondakion, t. 8
Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, * de la couronne du martyre te voilà parée * et tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons; * en rosée tu changeas la fournaise de feu * et tu apaisas la fureur du taureau * par ta prière, vénérable Thècle, première au combat.

Ikos
Plus que soleil rayonne joyeusement * la splendeur de cette auguste festivité: * resplendissante d'un lumineux éclat, * elle se réfléchit dans les yeux des croyants; * exultant avec les Anges, acclamons le Dieu Sauveur, * tous ensemble devant lui nous écriant: * Tu as fait pour ton peuple des merveilles d'amour * en lui offrant comme un don parfait la Première-au-combat.

Synaxaire
Le 24 Septembre, mémoire de sainte Thècle, mégalomartyre égale aux Apôtres.
Thècle, pour te sauver il entr'ouvrit la roche,
le Seigneur qui lui-même au jour de sa Passion
fit s'ouvrir les rochers. Digne d'admiration,
la Sainte, le vingt-quatre, de son Roc est proche.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'amour divin te lie à Paul le captif, * Bienheureuse, et dans les liens indissolubles de la foi * accordant sur la sienne ta voix, * pieusement tu chantais avec lui: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Devant les injustes tribunaux, * jeune vierge, tu comparus avec Paul * et par amour du Maître, dans ton ravissement, * tu bannis toute crainte pour t'écrier: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par amour de Dieu, tu livras, * sainte Martyre, à la fournaise ton corps * et par la puissance de ton Aimé * tu demeuras intacte pour chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Un nuage porteur de pluie * sous l'orage et la grêle éteint le feu * et justement foudroie les insensés * pour sauver la Martyre qui chantait: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Du sein de la Vierge tu es apparu * revêtu de notre chair pour notre salut, * et nous qui la reconnaissons pour Mère de Dieu, * dans l'action de grâce nous chantons: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8.
«Le Roi des cieux * que chantent les célestes armées, * louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Merveilleuse fut ta pensée: * comme l'Eden, tu habitas le tombeau, * vierge martyre, chantant le Christ dans les siècles.
Ne souffrant pas que fût ternie * la rayonnante beauté de ta splendide virginité, * tu as choisi la mort, et tu vis dans les siècles.
Première Athlète, unie au Christ * ton Epoux surnaturel et vivifiant, * comme gardiens de ta virginité, c'est les fauves que tu choisis.
Se dépouillant du corruptible vêtement, * l'Athlète du Christ, en son léger équipement, * courut vers la vie impérissable dans les siècles.
Celui qui descendit des cieux * et demeura dans le sein virginal, * chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
«Mère de Dieu et Vierge inépousée * qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer * par ta parole le Vrai Dieu, * plus haut que les Puissances immaculées * par nos hymnes incessantes nous te magnifions. »
Protomartyre, qui n'admirerait ton invincible fermeté? * Ayant apprivoisé ces fauves spirituels * que sont les passions de l'âme, tu n'as pas craint * l'indomptable élan des taureaux * et demeuras intacte au milieu d'eux.
La roche impénétrable, sur l'ordre de Dieu, * Martyre théophore, s'ouvrit pour toi, * fugitive, comme une chambre et t'accueillit dans ses bras, * mystique épouse ayant reçu le sceau divin * dans le bain qui fait naître à nouveau.
De mon âme guéris les plaies, * au monde accorde la paix, * aux fidèles victoire sur l'ennemi, * aux Eglises la concorde, * Protomartyre, par ton intercession.
Mets à mort le péché qui survit en moi, * vivifie mon âme si proche de la mort, * par la puissance de la vraie Vie * qui par amour ineffable naquit de ton sein, * notre Dame, pour les fidèles te magnifiant.

Exapostilaire t. 3
Fortifiée par les enseignements * de Paul, le divin prédicateur, * c'est lui que tu as suivi, * délaissant le terrestre fiancé, * Thècle, protomartyre égale aux Apôtres qui affrontas maint combat; * aussi tu as reçu du Christ la couronne des vainqueurs.
A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, * nous qui sommes sauvés grâce à toi; * car ineffablement tu as conçu * le Dieu qui par sa Croix nous délivre de la mort, * entraînant à sa suite le cortège des Saints, * avec lesquels nous célébrons ta gloire, Vierge Mère de Dieu.

Laudes, t. 1
Le stade des martyrs * en ce jour s'offre à nos yeux; * peuples, dans l'allégresse contemplons * les merveilles qui adviennent sur lui; * une brebis sans défaut, * la vierge Thècle, cette divine fiancée, * s'expose en effet à l'immolation * pour le Christ notre Dieu immolé; * par sa foi en la Trinité * elle renversa l'impiété des tyrans; * et dans le chœur des Anges désormais * elle intercède en présence du Sauveur * pour le salut de nos âmes.
Ayant comme époux dans les cieux * le Christ notre Dieu, * tu dédaignas les terrestres noces et ton fiancé, * sainte Thècle, première au combat; * avec sagesse te détournant * des maternelles flatteries, * c'est l'apôtre Paul que tu suivis, * prenant sur tes épaules le signe de la Croix; * le feu ne t'a pas terrifiée, * quant aux fauves, tu as changé en douceur leur cruauté, * tu mis à mort les monstres qui se cachent dans les eaux * par l'immersion du saint baptême dans le Christ. * Toi qui excellas par tes nobles combats, * ne cesse pas de prier le Seigneur * pour les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.
t. 2
Tu t'en remis au dessein du Tout-puissant * et dans ta force de première athlète du Christ, * tu délaissas le terrestre amour * pour tenir le flambeau de l'éternelle vie, * toi, la bienheureuse épouse qu'ont suivie * dans l'éternel repos * une multitude de femmes ayant accédé à la vie; * avec elles, apôtre Thècle, prie le Christ * pour le salut de nos âmes.
t. 4
Formez des chœurs, vous les amis des Martyrs, * car le temps est venu de célébrer leurs exploits * et la mémoire annuelle de la Protomartyre nous invite tous à glorifier notre Dieu; * Thècle, la première femme qui témoigna, * ayant parcouru le stade des Athlètes, s'est signalée * comme la première également * à porter la couronne des vainqueurs * et désormais ne craint pas d'intercéder pour nos âmes.
Gloire au Père, t. 4
Tes combats surhumains, * Protomartyre du Christ, * étonnèrent non seulement le genre humain, * mais les bêtes sauvages, elles aussi, * en furent émerveillées; * des flammes tu faisais fi, comme si leur feu ne brûlait pas, * et cela, vierge Thècle, par amour du Christ, ton Epoux, * car tu jubilais de souffrir pour lui * et d'être séparée du monde pour trouver * la béatitude du ciel * où tu ne crains pas d'intercéder pour nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Grâce aux pluies de l'Esprit saint * couvre mon âme de rosée, * ô Vierge toute-pure ayant porté * cette eau jaillissante qu'est le Christ * pour nettoyer l'immense iniquité des hommes, dans son amour; * fais donc tarir la source de mes passions * et rends-moi digne, par tes prières, de savourer * le flot des éternelles délices, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Seigneur, en te voyant cloué sur la croix, * la Vierge, ta Mère, fut frappée de stupeur: * Quelle vision, dit-elle, ô mon Fils bien-aimé! * Est-ce là ce que t'offre en retour * ce peuple ingrat que tu avais comblé de tant de bienfaits * et qui s'est détourné de ta Loi * au lieu de chanter: * Gloire à ton ineffable condescendance, Seigneur?

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 2
Amis des Athlètes, venez, * par des cantiques vénérons * Thècle, la fierté des femmes, la première à témoigner, * puisqu'elle terrassa l'ennemi * par la puissance de la Croix * et mérita la couronne pour la victoire remportée; * porteuse de trophées, désormais * elle intercède auprès du Christ * pour que soient délivrés des périls * et du jugement à venir * les fidèles célébrant de tout cœur sa mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
De refuge assuré, * de forteresse, de donjon, * d'inexpugnable rempart, * nous n'en possédons point d'autres que toi, * Vierge toute-pure, et vers toi * nous cherchons refuge en te criant: * Viens à notre aide, sinon, * notre Dame, nous périssons! * A tous, montre-nous * ta grâce, la gloire de ton pouvoir * et la grandeur de ta miséricorde envers nous.
Stavrothéotokion
Lorsque tu vis suspendu à la croix * le raisin mûr que tu avais produit sans labours, * ô Vierge, tu t'écrias en gémissant et pleurant: * Ô mon Fils, laisse couler le doux nectar * faisant cesser l'ivresse des passions * et montre, à cause de moi * qui t'ai enfanté, Bienfaiteur, * ta miséricorde, Seigneur.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:45

25 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Mère Euphrosyne.
Et trépas de notre vénérable Père
l'higoumène Serge, thaumaturge de Radonège.

(Voir son office à la page 403)


VÊPRES

Lucernaire, t. 5
Mère Euphrosyne, vénérable et toute-digne d'admiration, * par amour pour celui qui est notre joie * tu pris le chemin qui y conduit; * car ta richesse, tu l'échangeas * pour la plus grande pauvreté, * ton fiancé de la terre pour celui qui vit dans les siècles, à jamais, * pour la tempérance, les délices qui ne durent qu'un temps, * pour les peines de l'ascèse ton repos, * pour celle du monde la vie le transcendant, * à laquelle tu accédas, toi aussi, * avec les Vierges sages tenant ta lampe allumée * et méritant, comme vierge et comme épouse du Christ, * la demeure des noces avec lui.
Ton âme, tu l'irriguas sous les flots de tes pleurs * et dans l'ascèse tu produisis les fruits des vertus; * comme une vigne fructueuse tu portas de beaux raisins; * nous rassasiant de leur suc divin, * nous adoucissons nos sens spirituels en t'imitant * et d'allégresse divine exultons, * repoussant l'ivresse du péché pour te crier: * Vénérable, sans cesse prie le Christ * d'accorder au monde la paix, * la concorde et la grâce du salut.
Etrange spectacle que la nature ne peut saisir! * Tu oubliais donc les funestes machinations * qu'Eve eut à subir de l'antique séducteur, * pour être demeurée parmi les hommes dans la perfection de ton esprit? * Comment es-tu passée au milieu des flammes sans te brûler, * et ta faiblesse de femme, comment l'as-tu cachée? * Sûrement, en prenant force à la puissance de ce Dieu * qui prit notre faiblesse sur lui * et qu'une Vierge fit naître sans le concours d'un mari; * toi qui exultes avec les Anges dans le ciel, * intercède auprès de lui * pour qu'il accorde au monde la paix, * la concorde et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 2
A l'abri des hommes ayant gardé * sans faille le pur trésor * de ta virginité, * bienheureuse Euphrosyne, tu devins * une épouse du Christ, * faisant pâlir sous les peines de l'ascèse la beauté de ton corps, * mais la grâce orna ton âme d'un bel aspect; * cachant sous les traits d'un homme ta féminité, * tu oublias les pièges de Bélial * et comme un ange sur terre tu vécus. * Pour ceux qui t'acclament de tout cœur demande la paix, * toi la bienheureuse éponyme de la joie.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, étoile ayant l'aspect du soleil, * réjouis-toi, toute-pure cause du bien, * réjouis-toi, qui offris une place au Dieu infini, * toi qui fis croître l'épi * de la vie immortelle; * réjouis-toi, porte brillante et char divin; * réjouis-toi, ô Vierge qui abolis * la malédiction ancestrale * et nous procures le bonheur éternel.
Stavrothéotokion
Lorsque 1'Agnelle immaculée * vit son Agneau de plein gré * conduit en mortel vers l'immolation, * dans ses larmes elle dit: * Ô Christ, tu vas donc me priver, * moi ta Mère, de son Enfant! * Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? * Ami des hommes, je chante cependant * et glorifie ton ineffable et suprême bonté.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Euphrosyne, avec les Anges dans le ciel.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les canons de la Sainte: le premier (t. 8) commémore en outre l'anniversaire du tremblement de terre sous le patriarche Proclus et la révélation à un enfant de la formule orthodoxe du Trisagion; le second (t. 5) porte l'acrostiche: Je chante de tout cœur en l'honneur d'Euphrosyne. Joseph.

Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi qui es célébré * en l'hymne du Trois-fois-saint * par les redoutables armées des cieux * et qui permets aux mortels * de te glorifier à l'unisson, * à présent pour éviter toute adjonction blasphématoire, * tu ravis en extase un enfant * et lui révèles le chant du Trisaghion.
De toute ton âme chérissant Dieu, * tu en devins l'épouse, * délaissant le fiancé terrestre, * les passions charnelles, * les trésors périssables, * la gloire et les plaisirs, * illustre Sainte, pour mener * ta vie ascétique.
Tu fus un fertile guéret, * ayant rendu au centuple, * vénérable Euphrosyne, ton fruit; * dans ton cœur, en effet, * ayant reçu le conseil salutaire * avec empressement, * tu t'efforças de le porter * à sa parfaite exécution.
Suivant les oracles des Prophètes divins, * les théophores Martyrs * ont confessé le Verbe de Dieu * qui assuma notre chair * en la Vierge immaculée * dont nous glorifions la divine maternité, * sans cesse en nos chants * la disant bienheureuse.
t. 5
«Dans la mer Rouge cheval et cavalier * furent précipités * par celui qui brise les combats, * le Christ élevant ses mains, * le Sauveur que célèbre Israël * lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
A la clarté de tes prières éclaire-moi, * vénérable éponyme * de la joie divine, * pour qu'en ce jour je puisse célébrer * par des cantiques agréables à Dieu * ta mémoire sainte et si digne d'être louée.
Ayant chéri la seule beauté du Christ * et fascinée * par ses charmes immatériels, * illustre Sainte, tu méprisas * la beauté corporelle * pour t'adonner à la divine contemplation.
En épouse richement parée * de la splendeur de tes vertus, * Euphrosyne, tu t'avanças * vers le Christ, la seule vraie beauté, * délaissant pour lui le fiancé temporel * et tous les charmes de cette vie.
Ô Vierge tout-immaculée, * celui qui s'est levé de toi * en l'excès de sa bonté * est tout entier douceur et vie, objet de nos désirs; * supplie-le donc de me sauver, * moi qui sans cesse te dis bienheureuse.

Ode 3, t. 8
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Toi qui aux sages, aux prudents, * cachas tes mystères profonds * pour les révéler aux enfants de merveilleuse façon, * tu découvres à un enfant ravi dans les nues * clairement le cantique du Trois-fois-saint.
Dépouillant la vile tunique des passions, * avec sagesse tu revêtis l'ornement * des impassibles en Christ * et parmi les hommes tu resplendis, * vivant dans l'ascèse et par la grâce protégée.
Grâce au frein de la tempérance tu arrêtas * les indomptables appétits de la chair, * vénérable Mère, et dirigeas ton cœur, * sans qu'il y fit de faux pas, * sur le bon chemin de l'ascèse sacrée.
Sans connaître d'homme, tu enfantas, * ô Mère de Dieu, le Verbe divin * qui prit chair en toi, celui que les Martyrs * ont confessé vaillamment comme Dieu * pour être couronnés en soldats du Seigneur.
t. 5
«Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance * et malgré son poids tu l'as fermement suspendue; * affermis ton Eglise, ô Christ, * sur le roc inébranlable de tes commandements, * dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Avec grandeur persistant dans les combats, * tu fis échec aux machinations de l'ennemi, * tu mis en fuite les démons t'assaillant * et devins semblable aux Anges, dans ton corps mortel * recherchant l'immortelle condition.
Ta vie pour les Moines est un sujet de joie, * les soutenant et les menant vers les préceptes du salut, * sur les chemins de la vie immortelle, * Euphrosyne, pour rejoindre le plus haut sommet * de l'amour du Créateur.
Ta mémoire lumineuse resplendit * saintement sur l'ensemble des croyants; * digne d'éloge, elle charme les vénérables chœurs * et réjouit les Anges, dont tu imitas la vie * et parmi lesquels, telle un Ange, tu demeures à présent.
Emporté par le tourbillon de mes passions, * j'enfonce dans le gouffre des esprits mauvais, * mon cœur chavire en la tempête du péché; * divine Génitrice, fortifie-moi * qui de tout cœur te glorifie.

Cathisme, t. 5
Affermissant ta faible nature par l'espérance du ciel, * par divine inspiration tu demeuras * parmi les hommes, sans hésiter, * te jouant par tes peines, tes efforts * et tes vigilantes méditations * de celui dont Eve devint le jouet. * Mère vénérable, c'est pourquoi * nous te disons bienheureuse, en notre foi.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
En toi, nous les fidèles, ayant trouvé * le havre, le refuge, le rempart, * l'espérance, l'abri, la chaleureuse protection, * vers toi nous accourons et dans la foi * nous te crions avec l'ardeur de nos voix: * Prends pitié, ô Mère de Dieu, * de ceux qui ont mis en toi leur espoir * et du péché, Vierge pure, éloigne-les.
Stavrothéotokion
Te voyant suspendu sur la croix * au milieu des larrons, * ta Mère, ô Christ, le cœur brisé, s'écria: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment souffres-tu sur la croix la peine des malfaiteurs, * toi qui es sans péché? * Mais tu veux rendre la vie * au genre humain, dans ton immense bonté.

Ode 4, t. 8
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Toi qui diriges vers son bien l'univers, * Sauveur qui châties les hommes, les corrigeant * et les éloignant de tous les maux, * selon ta coutume, encore à présent * tu ébranles la terre, la fais trembler, * bouleversant les hérésies blasphématoires * et nous apprenant à te glorifier correctement.
Le combat de l'ascèse, tu le menas, * Euphrosyne, allégrement, * au milieu des hommes demeurant * et mortifiant les désirs passionnés de la chair * par amour pour ton Maître; c'est pourquoi * tu méritas de recevoir * la couronne de gloire et le séjour immortel.
Au lieu de myrrhe, à ton Seigneur * offrant tes soupirs et tes pleurs, * Mère vénérable, tu reçus * en échange le parfum * de ses grâces divines et sur tous * tu répandis la bonne odeur * de tes miracles, sous le souffle divin.
Ô Christ, tes Martyrs * avec l'aide de la Toute-pure qui t'enfanta * repoussèrent les intrigues de l'erreur * et mirent fin sagement * aux flatteries des tyrans; * porteurs de couronnes, ils te chantent maintenant: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
t. 5
«Comprenant ton divin abaissement, * le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: * Tu es venu pour le salut de ton peuple, * pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
L'amour d'un père et d'un fiancé temporel * ne t'empêcha pas, toi que le Père, celui des cieux, * conduisait vers les noces spirituelles, * de prendre le chemin du salut.
Comme un palmier, divinement tu fis pousser * la douceur de la justice, Euphrosyne, sage-en-Dieu, * et comme un cèdre près des eaux de tempérance, * tu multiplias tes fruits de vertu.
En cendres tu réduisis, au feu * de la continence, les broussailles des plaisirs * et, consumée par les braises de l'amour divin, * rayonnas de miracles brillamment.
En pitié, toi qui es toute compassion, * prends ma pauvre âme horriblement ternie * par l'étreinte des passions et du péché, * divine Génitrice tout-immaculée.

Ode 5, t. 8
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Préfigurant la redoutable rencontre * des Justes avec toi dans les nuées, * ô Christ, lors de ta seconde parousie, * déjà maintenant tu as permis * l'extraordinaire ravissement de l'enfant * par lequel tu enseignes le vrai chant du Trisaghion
Par tes œuvres divines * tu montras la vérité de ton nom: * comme une émeraude de grand prix, * illustre vierge, tu parus * au milieu des saints hommes, rayonnant * par ton éclat de pureté.
En ton cœur tu possédas * l'allégresse divine, trouvant ta joie * sans cesse dans les préceptes du Seigneur; * faisant d'eux tes délices, tu menais ta bienheureuse et pure vie, Euphrosyne, virginale épouse de Dieu.
En toi reconnaissant la vraie Mère de Dieu, * c'est le Verbe divin qu'ont proclamé, * sachant qu'il était né de toi, * les glorieux Martyrs qui vaillamment * s'opposèrent au péché jusqu'à la mort, * ô Vierge toute-digne de nos chants.
t. 5
«Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, * devant toi je veille et vers toi monte mon cri: * illumine les ténèbres de mon âme, * ô Christ, en vertu de ton amour. »
Par l'éclat de tes œuvres divines, tu parus * comme une émeraude, toi qui soutenais * au milieu des hommes les virils combats * et faisais la joie du Seigneur.
Comme aromates répandant tes pleurs, * tu fus magnifiée, exhalant ta bonne odeur, * et tu t'es offerte à Dieu, * vierge pure, en myrrhe de grand prix.
Tout ton désir, Euphrosyne, tu le portas * sur le Dieu que tu aimais, que tu recherchais * et dont tu suivis comme à la trace * les commandements salutaires.
Vierge pure, tu enfantas en nouveau-né * celui qu'avant les siècles le Père éternel * a fait luire intemporellement; * divine Epouse, pour le monde supplie-le.

Ode 6, t. 8
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Tu fais trembler la terre, tu la troubles de ton regard, * tu ébranles les cœurs des mortels * pour leurs blasphèmes contre toi, * mais dans ta grande compassion * tu arrêtes le fléau destructeur.
Euphrosyne, comme épouse du Christ * tu fus douée de grande beauté * et toi-même t'es ornée * de la parure des vertus; * aussi tu fus digne du palais céleste.
Ayant brisé l'élan bestial de la chair, * tu allumas en toi plus clairement * le désir de l'amour du Christ, * au point d'illuminer * les sens de ton âme.
Recevant de ta puissance leur vigueur, * ô Christ, les Athlètes victorieux * selon les règles ont combattu *. en célébrant la Mère immaculée * qui t'enfanta d'ineffable façon.
t. .5
«Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, * ô Christ et Seigneur, apaise l'océan de mes passions * et délivre-moi du mal, * ô Dieu de miséricorde. »
En épouse avenante, pure, immaculée, * resplendissante de beauté, Euphrosyne, tu marchas * vers les noces du Verbe, ton Epoux, * qui te garda intacte pour les siècles.
Dans les soupirs et les larmes recherchant le Créateur, * tu méritas d'accéder à sa vision * comme choisie parmi les élus, * vierge suscitant l'admiration.
Euphrosyne, tu es en vérité * l’image vivante de la chasteté, * le modèle de la tempérance pour tous ceux * qui célèbrent avec foi ta mémoire sacrée.
Toute-sainte, ineffablement * tu enfantas le Créateur intemporel * qui délivre de toute corruption * ceux qui célèbrent ta divine maternité.

Kondakion, t. 2
Désireuse d'obtenir la vie d'en-haut, * tu t'empressas de quitter les délices d'ici-bas; * parmi les moines tu vécus, déguisée, * Euphrosyne toute-digne de nos chants, * par amour pour le Christ, ton Epoux, * ayant en effet renoncé à l'éphémère fiancé.

Ikos
Jubilant en nos âmes d'allégresse et de joie, * empressons-nous d'écouter la nouvelle inouïe; * tout esprit est en effet dépassé, * comblé de stupeur par son récit; * car une femme, au milieu d'hommes demeurant, * a triomphé de Bélial, * aux pieds elle a foulé le feu des plaisirs * et n'en fut nullement consumée, * cette vierge qui par amour pour le Christ * avait renoncé à l'éphémère fiancé.

Synaxaire
Le 25 Septembre, mémoire de notre vénérable Mère Euphrosyne, fille de Paphnuce l'Egyptien.
Virilement tu caches ta féminité
pour contempler celui qui voit tout, Euphrosyne.
La Sainte, le vingt-cinq, est désormais voisine
du trône de son Maître pour l'éternité.
Ce même jour, mémoire du grand tremblement de terre au cours duquel un enfant fut élevé dans les airs.
Elevé dans les airs, sur la terre un enfant,
tel qu'on le chante au ciel, redit le triple chant.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8
«La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Les ennemis aux vaines pensées * qui te courrouçaient en se conduisant comme des enfants * et blasphémaient gravement par l'adjonction * frelatant les paroles du Trisaghion, * tu les confonds en ce jour par la voix d'un enfant * et tu affermis les fidèles par des prodiges étonnants.
C'est en Dieu que tu plaças * tout le désir de ton cœur, * le chérissant avec foi, * le recherchant, suivant la trace * de ses salutaires commandements * par lesquels, Euphrosyne, tu trouvas la vie.
Par les jeûnes, l'oraison, * le coucher sur la dure et les rudes traitements, * Vénérable, allégeant ta chair, * tu élevas ton esprit * vers le Créateur, ton époux bien-aimé, * dont tu savoures à présent la beauté.
Toi qui surpasses en pureté * toute créature, notre Dame, tu reçus * le Verbe qui de toi * vint au monde ineffablement; * l'ayant chéri, les nobles Martyrs * supportèrent le feu des tourments.
t. 5
«Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, * détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes Gens * qui chantaient d'une même voix: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Sur toi, Euphrosyne, se sont levées * la lumière et sa compagne la joie, * car tu chantais d'un cœur droit: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Pour sceptre de puissance ayant la Croix, * Vénérable, saine et sauve tu passas * devant les gueules béantes des démons, en chantant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Ton cœur, Vénérable, tu en fis * la demeure du saint Esprit * qui te donna la force et te montra * plus puissante que les esprits du mal.
Toute-pure, tu as enfanté * l'incorporel Seigneur revêtu de notre corps * pour nous racheter, nous qui dans sa crainte lui chantons: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ode 8, t. 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur, * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes Gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Jadis sur la tour de Babel * tu confondis les langues, Seigneur, * de ceux qui se concertèrent pour le mal; * à présent tu mets au pilori * le bavardage des impies * unissant leurs voix fêlées pour blasphémer injustement, * te servant du prodigieux ravissement d'un enfant * dans les airs, à la stupeur des assistants.
Dans les combats de l'ascèse * tu foulas aux pieds l'ennemi * et vraiment te réjouis en esprit; * aussi l'allégresse éternelle te reçut, * vénérable vierge qui remportas * le prix de ta victoire en t'écriant: * Peuples, louez le Sauveur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Parmi des hommes tu demeuras, * conservant sans faille ta virginité * et te gardant saine et sauve des ruses du serpent, * car Dieu veillait sur toi * et dans sa puissance te protégeait, * puis à tous il révéla * la splendeur de ton âme et tes viriles dispositions, * Euphrosyne aux divines pensées.
En nouveau-né tu enfantas, * Vierge pure, le Christ notre Dieu, * celui dont nous reconnaissons * qu'il est consubstantiel au Père et à l'Esprit, * celui qu'en leurs combats sacrés ont confessé * les généreux Martyrs, avec lesquels, * Toute-sainte, en leur foi te disent bienheureuse * peuples, langues et tribus dans tous les siècles.
t. 5
«Pour toi, Dieu créateur, * dans la fournaise les Jeunes Gens * formèrent un chœur avec tout l'univers et chantaient: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Tu secouas la fange des passions, * imitant l'immatérielle vie * des Anges, avec lesquels * tu chantais: Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Il te donne la vie, celui qui en possède le trésor, * car sur la trace de ses pas * tu l'as suivi en chérissant * sa beauté divine, dont maintenant * tu jouis dans tous les siècles.
Vers les demeures éternelles en vérité * tu es montée, et là tu as trouvé * l'objet de ton désir, celui que tu aimais, * vierge qui savoures le fruit de vie, * exaltant le Christ dans les siècles.
Ô Vierge que Dieu a sanctifiée * et qu'il a choisie, toute belle tu parus, * entre toutes élue et glorifiée; * c'est pourquoi nous te chantons * dans tous les siècles.

Ode 9, t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Le ciel et la terre furent frappés d'étonnement * par l'étrange et redoutable prodige accompli, * car du peuple fidèle un enfant s'éleva dans les airs * pour révéler le cantique du Trisaghion * par lequel est chanté le Dieu immortel.
Ton Epoux t'arracha au bourbier de cette vie * pour te poser sur le solide roc de ses commandements, * vénérable Euphrosyne, et diriger tes pas * vers la pratique d'une vie vertueuse et consacrée, * puis te fit demeurer dans les parvis divins.
Bienheureuse Euphrosyne, ayant parcouru * le chemin de l'ascèse avec la force de l'Esprit * et devenue toi-même un temple divin, * tu obtins l'incessante et pure joie, * savourant pour toujours la beauté de ton Epoux.
La mémoire des Martyrs enveloppe les croyants * de la clarté de leurs miracles, telle un soleil, * car ton Fils, Vierge pure, le Dieu qu'ils ont prêché, * les a fait resplendir en glorifiant * selon sa promesse les fidèles vénérant sa venue.
t. 5
«Isaïe, danse d'allégresse, * car la Vierge a mis au monde un fils, * de son sein est né l'Emmanuel: * parmi nous Dieu se fait homme, * il a pour nom Soleil levant, * et nous qui le glorifions, * ô Vierge, nous te disons bienheureuse. »
Voici la fête sainte * qui rassemble tant de moines célébrant * ton souvenir resplendissant; * et le chœur des moniales * se réjouit également, * car sur tous luit ton éclat, * Euphrosyne, vierge digne d'admiration.
Du céleste temple * tu es l'honneur et l'ornement, * comme un lis tu as fleuri * dans les parvis de Dieu, et comme rose * tu fus offerte au Roi de tous, * comme une myrrhe de grand prix, * Euphrosyne, tu répands ton parfum.
De lumière tu rayonnes * sous la parure des vertus; * vierge pure qui marchas * vers les noces célestes, * tu contemples maintenant * la beauté sans égale du Christ * et jouis de ta divine condition.
Ta sainte mémoire * fait jaillir sur les croyants * la claire sanctification; * nous te supplions en cette fête * comme épouse élue du Christ: * ceux qui te vénèrent avec foi, * par tes prières, Euphrosyne, sauve-les.
A la lumière de ta face, * mystique Porte de clarté, * illumine mon cœur * que les passions enténèbrent, * pour que ne me happe l'obscure mort, * ô Vierge immaculée, * en brisant mon espérance de salut.

Exapostilaire t. 3
Au prince de la honte ayant échappé, * sous l'habit de la sagesse tu révélas sa folie; * toi qui étais une vierge par l'âme et le corps, * tu vécus en homme par le cœur et la foi, * Euphrosyne, beauté des vierges et ornement des moines saints.
Les Trônes, les Dominations, * les Puissances, les Vertus, * les Anges et les Archanges servent ton Fils * comme Seigneur et comme Dieu: * sans cesse prie-le, toi qu'ils célèbrent sans fin, * de me sauver de l'éternelle peine, Vierge Mère immaculée.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:50

Office de notre vénérable Père
l'higoumène Serge, thaumaturge de Radonège.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 5
Ayant purifié ton âme et ton corps, * vénérable Père, tu devins * la splendide demeure de l'Esprit saint, * qui pour finir, bienheureux Serge, te glorifia; * comme un luminaire géant * par tes miracles illuminant les esprits enténébrés * et comme chef des moines, de grand cœur, * tous ensemble nous te disons bienheureux.
Père divinement bienheureux, * en ta sagesse tu parus * comme une chaîne pour entraver l'assaut des ennemis; * aussi Dieu te ceignit d'une couronne qui jamais ne passera * et de lui tu reçus l'éternelle gloire, l'allégresse et la joie; * Serge, vénérable Père, intercède auprès de lui, supplie-le, * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Père vénérable, tu apaisas les charnelles passions * par la vigueur de l'ascèse et tes pures oraisons, * sous les sueurs de tes efforts tu éteignis leurs brandons; * c'est pourquoi, illustre Serge, le Christ, * t'ornant de célestes charismes, t'accorda * la gloire des miracles au pays de Russie; * Père vénérable, intercède auprès de lui, supplie-le, * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Venez, tous les moines, en ce jour * par des hymnes et des cantiques louons * Serge, ce modèle de piété; * entourant son vénérable sépulcre, cette source de nombreuses guérisons, * avec amour embrassons-le en disant: * réjouis-toi, illustre Serge, flambeau resplendissant de ta patrie, * réjouis-toi, qui purement t'es uni à la plus pure des clartés, * réjouis-toi, car avec les Anges tu te tiens en présence de la Trinité; * sans cesse supplie-la * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Apostiches, t. 6
Dès l'enfance, Père saint, * vénérable Serge, offert à Dieu, * tu fis du désert une cité * et là tu réunis une multitude de moines pour louer * la Trinité si digne de nos chants: * prie-la pour le salut de nos âmes.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Vénérable Serge, si la terre de Russie * nouvellement illuminée par la foi * t'a fait croître ces derniers temps, * tu ne fus pas moins digne des antiques honneurs * et tu reçus le don des miracles à bon droit; * la multitude des moines te célèbre par des chants * et, suivant tes enseignements, * dans la vraie foi loue le Christ; * prie-le d'accorder à nos âmes le salut.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plait à ses préceptes.
Comme habitant les célestes parvis, * pour toi-même tu préparas, * Serge, notre Père, la demeure des vertus * et tu fus digne de contempler * la divine splendeur en vérité; * en elle tu peux voir la sainte Trinité: * prie-la d'accorder au monde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Père vénérable, tu méprisas * les charmes du monde, les plaisirs éphémères, * préférant la vie monastique; et dès lors, tu méritas * d'être le compagnon des Anges saints, * le flambeau resplendissant de la Russie, * illuminant sa terre par tes miracles, tel un autre soleil; * souviens-toi de nous tous qui célébrons * ta mémoire de sainteté, * car nous sommes tes enfants et les brebis de ton bercail spirituel; * à notre aide nous t'appelons, * pour recevoir grâce à toi la paix et la grâce du salut.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.



GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme:

Lucernaire, t. 6
Vénérable Père, ayant quitté * la vanité du monde et pris ta croix, il tu suivis le Christ sans retour de pensée, * et habitas le désert, * ôtant de ton âme jusqu'à la racine les passions * et mortifiant tes sens corporels; * par de fréquentes veilles en l’oraison, * vénérable Père, tu reçus * la grâce de guérir les diverses maladies, compagnon des Anges et des Saints, I* supplie le Seigneur de prendre nos âmes en pitié.
Vénérable Père, qui donc * pourra décrire tes peines, tes efforts, * quelle langue dira la rudesse de ta vie, * tes jeunes, tes veilles ton sommeil à même le sol, * la pureté de ton âme et de ton corps, * le parfait silence de tes lèvres et de ton esprit; * tes incessantes prières, ton sûr discernement * la pauvreté de ton vêtement, * ton souvenir constant de la mort? * Serge, notre Père, supplie le Christ,. pour le salut de nos âmes.
Vénérable Père, tu t'es montré * le médecin des âmes et des corps, * faisant jaillir pour les malades des flots de guérisons; * paré du don de prophétie, tu prédisais comme présent l'avenir; * par a prière tu donnas au prince la victoire sur les barbares qui se vantaient * de détruire sa patrie, * mais par les blessures que Dieu leur infligea * en toute justice ils sont tombés * aux Enfers, comme un psaume le dit.
Vénérable Père, délaissant * la gloire qui ne dure qu'un temps, * tu vécus dans les montagnes et les déserts * et fus une pure demeure de la Trinité; * par sa puissance tu érigeas des temples saints, * et tu fondas pour les moines des enceintes de salut; * en toi vivait le Christ notre Dieu, * que dès la jeunesse tu désiras; * bienheureux Serge, supplie-le * pour le salut de nos âmes.
t. 2
Qui souffre avec courage maintenant * se réjouira dans le siècle à venir, * disais-tu, vénérable Serge, en toute occasion; * est-ce en vain que nous luttons, * si nous comptons obtenir * l'éternelle vie? * Insupportables sont les douleurs, * mais délicieux le Paradis, * douloureux les efforts, mais éternelle la récompense. * Ne faiblissons donc pas, nous les jeûneurs; * souffrons un peu, pour être couronnés * d'incorruptible couronne par le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes. (2 fois)
Considérant comme délices les afflictions * et suivant l'étroit chemin, * à tes disciples, bienheureux Serge, tu disais: , Ne craignons pas les ascétiques combats, * pour échapper à la géhenne, à ses terribles châtiments; * ployons les mains, pour les élever vers Dieu, * affermissons nos pieds pour la prière debout, * n'épargnons pas la nature corruptible, choisissons le combat pour être couronnés en vainqueurs par le Christ, le Sauveur de nos âmes.
Rejetant les vêtements corruptibles, * tu allais sans chaude tunique l'hiver comme l'été, * patiemment, vénérable Serge, et tu disais: * Pour le Paradis que nous avons. perdu * renonçons maintenant aux moelleux vêtements * et, puisque jadis nous avons été revêtus par notre transgression, * détournons-nous du péché pour l'incorruptible vêtement, * frères, marchant sans souci de l'hiver, * et mortifions la chair, pour être couronnés * de la couronne des vainqueurs * par le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père t. 6
Gardant sans faille l'image de Dieu * et par l'ascèse laissant l'esprit dominer sur les funestes passions, * autant qu'il est possible tu as atteint la ressemblance avec lui;, repoussant la nature vaillamment, * tu t'efforças de soumettre au meilleur le moins bon * et d'asservir la chair à l'esprit; * des moines tu devins alors le sommet, * fondateur d'ermitages, entraîneur des cœurs droits, * parfait modèle de vertu; et maintenant que dans les cieux, * les miroirs sont rompus, Bienheureux,* tu contemples clairement la sainte Trinité, * intercédant pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver;* sans être divisé en deux personnes * il s'est fait connaître en deux natures sans confusion ; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui, pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture des Proverbes
(10,7,6,3,13-16,8,6,34-35,4,12,14,17,5-9, 1,23, 15,4)
La mémoire du juste s'accompagne d'éloges, sur sa tête repose la bénédiction du Seigneur. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse, le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent, le profit qu'on en tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul joyau ne peut l’égaler. Car de sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ecoutez donc, mes fils, j'ai à vous dire des choses sincères. Bienheureux l'homme qui m'entend, celui qui garde mes voies! Qui se tient à ma porte y trouvera la vie, il obtiendra aussi la faveur du Seigneur. C'est pourquoi je vous appelle, je crie vers les enfants des hommes. Moi, la Sagesse, j'ai pour demeure le discernement, j'ai inventé la science de la réflexion. A moi le conseil et le succès, je suis l'intelligence et la force est à moi. Je chéris ceux qui m'aiment, et qui me cherche trouve grâce. Simples, apprenez le savoir-faire et vous, insensés, devenez raisonnables. Ecoutez, je le répète, j'ai à vous dire des choses sincères, de mes lèvres s'échappent des paroles droites. Car c'est la vérité que ma bouche proclame, les lèvres du menteur sont horribles à mes yeux. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, en elles rien de faux ni de tortueux. Elles sont franches envers qui les comprend, droites pour qui possède le savoir. Car je vous enseigne la vérité, afin que votre espoir soit dans le Seigneur et que vous soyez remplis de son Esprit.

Lecture des Proverbes
(10,31 - 11,12)
La bouche du juste répand la sagesse, la langue perverse sera retranchée. Les lèvres des justes distillent la bienveillance, la bouche des méchants, la perversité. Abomination pour le Seigneur que la balance fausse, mais le poids juste lui plaît. Où pénètre l'orgueil, la honte vient aussi, mais la bouche des humbles s'applique à la sagesse. C'est leur intégrité qui mène les gens droits, et c'est leur perfidie qui ruine les pervers. Au jour de la colère, nulle richesse ne servira, tandis que la justice sauve de la mort. Le juste qui s'en va ne laisse que regrets, mais la mort des méchants est un sujet de joie. La justice aplanit la route des parfaits, tandis que l'injustice ruine les méchants. C'est leur justice qui sauve les hommes droits et c'est leur imprudence qui perd les méchants. Le juste, quand il meurt, n'éteint pas l'espérance, mais en fumée s'en va la gloire des impies. Le juste échappe à la détresse, et le méchant y tombe à sa place. Par sa bouche l'impie ruine son prochain, par leur savoir les justes se tirent d'affaire. Pour le bonheur des justes exulte la cité, la perte des méchants la fait crier de joie. Par la bénédiction des hommes droits s'élève une cité, mais elle est renversée par les lèvres impies. Qui raille son prochain est dépourvu de sens, et l'homme intelligent observe le silence.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Litie, t. 6
Amis de la fête, venez, * avec l'ensemble des ascètes réunis dans la foi, * vénérons Serge, ce véritable ascète, en ce jour; * sur les traces de son Maître en effet, * il a suivi l'étroit chemin dans la joie; * célébrons sa vie impassible et sa foi: * bienheureux compagnon des vénérables Moines et fierté des jeûneurs, * prie pour nous le Seigneur de prendre nos âmes en pitié.
Vénérable Serge porteur-de-Dieu, * pour l'amour du Christ tu as tout quitté * et, venu au désert, * tu n'as pas craint les méfaits des ennemis invisibles, * bien qu'ils aient multiplié leurs assauts contre toi, * montrant par des grincements de dents leur fureur; * mais toi, par tes prières, sans bruit, * tu les fis disparaître comme fumée, * dans la pureté de ton âme et la force de ton caractère patient. * Prie sans cesse le Christ * d'accorder à nos âmes le salut.
Grande et sainte Eglise de Russie, * princes, moines, fidèles orthodoxes, vous tous * qui vous êtes abreuvés aux pures sources de l'Evangile du Christ, * réjouissons-nous en esprit * en cette fête insigne du bon maître et pasteur; * entourant ses reliques porteuses de guérison, * embrassons-les de tout cœur * et comme une couronne de fleurs * offrons-leur nos cantiques de louange en disant: * Bienheureux Serge, réjouis-toi, * ange terrestre, homme du ciel, * toi la demeure de l'Esprit saint; * réjouis-toi, car tu guidas les multitudes sur la voie du salut, * réjouis-toi, fierté des fidèles, leur soutien, * vénérable Serge agréable au Seigneur, * flambeau resplendissant de ta patrie, * toi qui intercèdes pour nos âmes.
Gloire au Père t. 6
Venez, tous les moines, en ce jour * par des hymnes et des cantiques louons * Serge, ce modèle de piété; entourant son vénérable sépulcre, cette source de nombreuses guérisons, * avec amour embrassons-le en disant : * réjouis-toi, illustre Serge, flambeau resplendissant de ta patrie, * réjouis-toi, qui purement t'es uni à la plus pure des clartés, * réjouis-toi, car avec les Anges tu te tiens en présence de la Trinité; sans cesse supplie-la * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s'est revêtu * pour délivrer Adam de l'antique malédiction; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvés.

Apostiches, t, 1
Plus brillante que soleil, * s'est levée ta fête, Porteur-de-Dieu, * illuminant les fidèles qui s'approchent de toi * et les embaumant du parfum de la vie immortelle; * nos âmes puisent l'incorruptible condition * à la source de tes reliques sanctifiées, * vénérable Serge qui intercèdes pour nous.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Serge, vénérable thaumaturge, * tu as dompté * grâce au frein de la tempérance les corporelles passions et sur terre tu t'es montré * l'émule des Anges incorporels, tu as soumis tout désir charnel à l'esprit; * aussi dans les célestes parvis tu pries maintenant pour nos âmes.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui se plait à ses préceptes.
Serge bienheureux, * ayant posé le fondement des vertus, * tu dépouillas le vieil homme et ses désirs * et du Christ t'es revêtu en vérité; * aussi tu repoussas les assauts nombreux des ennemis * et devins pour les moines un conducteur. * Prie le Seigneur de sauver nos âmes.
Gloire au Père, t, 8
Tous les moines, nous t'honorons, vénérable Serge, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints ; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant …
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * ô Tout-immaculée reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.

Tropaire, t, 4
Champion des vertus, comme un vrai soldat du Christ notre Dieu, * contre les passions tu menas en cette vie le grand combat; * dans les jeûnes, les veilles, les cantiques divins, * tu fus pour tes disciples un modèle, Bienheureux; * aussi fit sa demeure en toi l'Esprit saint * et tu fus orné brillamment par son action; * grâce au crédit que tu possèdes auprès de la sainte Trinité, * rappelle-lui le troupeau que tu as rassemblé * et n'oublie pas de visiter, * comme toi-même tu l'as promis, * vénérable Père Serge, tes enfants.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union * et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.



MATINES

Cathisme I, t. 8
Tout entier sanctifié, tu t'es montré porteur de Dieu; * méprisant les splendeurs de ce monde et ses trésors * et tous les biens visibles qui durent peu de temps, * tu as suivi le Christ ton Maître dans l'humilité et la pauvreté, * rassemblant une multitude de moines autour de toi * et les illuminant de tes enseignements orthodoxes; * c'est pourquoi tu reçus finalement la grâce qui ne vieillit pas * et, gisant au sépulcre, tu demeures incorruptible, Serge divinement bienheureux. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui vénèrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Virginale Epouse du Créateur, * ô Mère sans tache du divin Sauveur, * demeure du Très-Haut toute-digne de nos chants, * empresse-toi de venir me délivrer, * moi qui suis devenu l'habitacle de la honte et du péché * et par mes pensées le jouet du Démon; * fais briller ma demeure de la clarté des vertus; * chandelier tout brillant de lumière, dissipe les ténèbres de mes passions * et rends-moi digne de la clarté du ciel * en m'éclairant de ta lumière sans déclin.

Cathisme II, t. 3
Vers Dieu élevant tes pensées, * aux biens terrestres tu renonças; * éclairant ta vie par de nombreuses afflictions * et devenant la demeure de toutes les vertus divines, * dans le jeûne, la prière et l'oraison tu t'approchas du Seigneur; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Ô Vierge, comme une vigne sans labours * tu as produit le raisin merveilleux * d'où jaillit pour nous le vin du salut * réjouissant nos âmes et nos corps; * et te disant bienheureuse comme la source de ces biens, * sans cesse nous t'adressons l'angélique salutation, * ô Vierge pleine de grâce.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * vénérable Père saint Serge, * célébrant ta mémoire sacrée, * modèle des moines et déjà * sur la terre concitoyen des Anges.
Versets 1: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière. 2: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 3: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 4: Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. 5: Pour moi tu as changé en allégresse mon deuil. 6: Chantez pour le Seigneur, vous qui l'aimez célébrez sa mémoire de sainteté.

Cathisme, t. 8
Bienheureux, lorsque tu fixas ton esprit sur l'amour de Dieu, * alors tu laissas toute pensée portant vers ici-bas; * habitant le désert, tu fleuris comme un lis resplendissant de vertus * et, déracinant les ronces des passions, * tu y fis pousser les fruits de tes labeurs; * c'est pourquoi tu es allé cueillir l'inviolable trésor dans les cieux; * vénérable Serge, prie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui vénèrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
En toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création: * le choeur des Anges dans le ciel et les peuples de la terre; * ô Temple saint du Seigneur, merveilleux jardin du Paradis * et virginale gloire; * dont prit chair le Dieu suprême pour devenir petit enfant, * le Dieu d'avant les siècles, notre Dieu très-haut. * De ton sein le Seigneur a fait son trône, * il l'a rendu plus vaste que les cieux. * En toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création: gloire à toi.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.

Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de saint Serge ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Honorons saint Serge, car il fut un Ange ici-bas * et pour le ciel un homme de Dieu, * la parure du monde et le trésor des vertus, * pour les ascètes gloire et fierté; * planté dans la maison de notre Dieu, * comme un juste il a fleuri, * comme un cèdre dans le désert; * il a fait croître le troupeau * des spirituelles brebis du Christ * dans la justice et la sainteté.

Canon de la Mère de Dieu (t. 6), puis les canons du Saint (t. 8 et t. 1). Acrostiche Donne-moi, ô mon Dieu, de célébrer saint Serge.

Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Ayant pris du fruit de l'arbre défendu, * Eve introduisit la malédiction; * mais tu l'as abolie, Vierge pure, en enfantant * le Christ comme prémices de la bénédiction.
Toi qui enfantas le Christ, cette perle au divin éclat, * dissipe la ténèbre de mes passions, * Vierge pure, et la tourmente de mes forfaits * grâce à la lumière de ta magnifique splendeur.
Jacob, par les yeux de l'esprit, * vit d'avance en mystère l'attente des nations: * le Dieu qui a pris chair de toi * et nous a délivrés par ta sainte médiation.
A défaut des princes de la tribu de Juda, * c'est ton Fils et ton Dieu, ô Vierge immaculée * qui, venu gouverner la terre et ses confins, * y exerce à présent sa véritable royauté.
t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »
Imitant le Christ qui pour nous * a voulu s'humilier * jusqu'à prendre la forme du serviteur, * tu as chéri l'humilité * et, par l'intensité des veilles et de l'oraison * mortifiant les funestes passions, * tu as atteint le sommet, * vénérable Serge, de l'impassible condition.
Comme un flambeau de clarté, * ayant orné ton âme sous les flots de tes pleurs, * toi-même comme un autre Isaac, * vénérable Père, tu t'es offert, * immolant pour Dieu, bienheureux Serge, ton propre cœur.
Toi qui dans le sein maternel * par une triple clameur * te montras le serviteur * de la sainte Trinité, * illuminé par la clarté du triple Soleil, * bienheureux Serge, comme toile d'araignée * tu brisas les attaques des démons.
Hors des lois de la nature * tu enfantas l'auteur de la Loi, * le Dieu fait homme; en ta bonté, * Vierge toute-pure, supplie-le * de ne pas tenir compte de nos iniquités, * puisque sans cesse nous crions: * Chantons le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire.
t. 1
«Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, * s'est couverte de gloire, * car, ô Seigneur immortel, * grâce à ta puissance, * elle a broyé les ennemis * en ouvrant pour Israël * une voie nouvelle au profond de la mer. »
Vénérable Père, en l'amour du Christ * tu as trouvé ton appui, * et comme un fleuve tu t'es montré, * abreuvant abondamment * la terre entière de tes enseignements, * bienheureux Serge; c'est pourquoi * nous célébrons ta mémoire de tout cœur.
De ta main partit la bénédiction, * vénérable Serge, sur un ordre de Dieu: * par ta prière en effet * le sol aride a fait sourdre l'eau; * y puisant maintenant, * nous recevons en abondance les guérisons.
Dès la jeunesse entièrement * tu t'es consacré à Dieu, * t'approchant de lui par tes vertus; * délaissant en effet * ce qui sur terre se corrompt, * tu as trouvé les célestes trésors.
Source de grâce, réjouis-toi, * divine échelle et porte du ciel, * réjouis-toi, chandelier d'or, * vase où la manne est conservée, * montagne inviolée * qui pour le monde as enfanté * le Christ, cette source de vie.

Ode 3, t. 6
«Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force de tes fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Mère de Dieu, * en prenant de ton sein * ma chair mortelle et déchue, * dans son ineffable bonté le Seigneur * immortelle l'a rendue, * se l'unissant pour toujours. Vierge bénie, * les chœurs des Anges, voyant * Dieu prendre chair en ton sein, * furent saisis de frayeur * et comme Mère de Dieu * ils te célèbrent de leurs hymnes sans fin.
Il tressaillit, * le prophète Daniel en voyant, * Montagne spirituelle, le rocher * non taillé de main d'homme, * dont la puissance a brisé, * Mère de Dieu, les statues des Démons.
Nous les mortels, * nous n'avons de langue ou de mot * capables de te louer dignement, * Vierge en qui le Christ source-de-vie * sans semence a bien voulu * prendre chair de ton sein.
t. 8
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux * et tu fondas la terre sur les eaux; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »
A tes disciples tu t'es donné en image du bien * et tu menas nombre d'âmes au salut: * celles qui, rejetant les mondaines passions, * ont trouvé consolation * dans les délices du Paradis.
Bienheureux Serge, dans la maison du Seigneur * tu as poussé comme un fertile olivier * dont l'huile fait resplendir les âmes te chantant * et dans la foi s'écriant pour le Christ: * Nul n'est saint, hormis toi, le seul Ami des hommes.
Par la vigilance de tes veilles * tu endormis les funestes passions, * bienheureux Serge, sage en Dieu; * à cause d'elles tu habites la chambre des cieux * et tu as reçu le charisme des guérisons.
Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, * et nous fidèles, par nos hymnes nous te disons bienheureuse.
t. 1
«Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, * lui étant devenu semblable dans ta compassion, * revêts-moi de la force d'en-haut, * pour que je chante devant toi: * Saint est le temple spirituel * de la gloire immaculée, * Seigneur ami des hommes. »
La gloire corruptible, tu la méprisas, * c'est pourquoi tu méritas, * bienheureux Serge, d'hériter * la gloire incorruptible de Dieu; * ayant foulé aux pieds tout charme de la vie, * avec les Anges dans les hauteurs * tu jouis de la divine splendeur.
Avec l'araire de l'oraison, * vénérable Père, tu labouras * la terre de ton cœur; * tu l'ensemenças de tes labeurs * pour toi-même devenir * le pur froment du Verbe et gagner * la demeure de l'inaccessible clarté.
Honoré du rayonnement de l'Esprit saint, * vénérable Père, tu resplendis * par ta vie porteuse de clarté; * tu fis largesse aux besogneux * et de tout cœur tu embrassas * l'état monastique, Père saint.
De toi fleurit pour nous * la fleur qui ne se fanera jamais, * embaumant toute l'humanité * de sa nature, ce divin parfum: * c'est le Verbe coéternel au Père et devenu * par toi, Vierge pure, soumis au temps.

Cathisme, t. 4
Ayant abandonné l'instabilité * des choses corruptibles, en vérité, * de toute ton âme tu suivis le Christ * et tu vécus dans l'ascèse, la tempérance, le labeur, comme un Ange incorporel; * bienheureux Serge, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Gloire au Père … Maintenant ...
D'incomparable façon * tu t'es montrée supérieure aux Chérubins, aux Séraphins, * plus vaste que la terre et le ciel, * le sommet de l'invisible et visible création; * celui que les célestes espaces ne peuvent contenir, * en ton sein, Vierge pure, tu l'as porté; * supplie-le de sauver tes serviteurs.

Ode 4, t. 6
«Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Vierge pure, immaculée, * en nos hymnes nous te chantons; * nous qui par toi fûmes sauvés, * pieusement nous te crions: * Bénie es-tu qui enfantas, * Mère toujours-vierge, notre Dieu.
C'est la lumière sans déclin, * ô Vierge, que tu as enfantée, * pour qu'en la ténèbre de cette vie * elle apparaisse dans la chair; * bienheureuse et toujours-vierge, tu fis jaillir, * pour ceux qui te chantent, notre Joie.
La grâce a fleuri, * la loi est périmée, * Toute-sainte, grâce à toi, * car en ta virginale pureté * tu enfantas le Seigneur * qui nous accorde le pardon.
Sous l'arbre défendu * ma gourmandise m'a tué; * mais l'Arbre de vie * qui de toi, ô Vierge, s'est levé, * me ressuscitant, m'a fait l'héritier * des délices du Paradis.
t. 8
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Tu fus un temple de l'Esprit saint, * vénérable Serge, un fleuve gonflé * de vivifiantes eaux, * pour l'Eglise inébranlable fondement, * pour les moines ferme appui, * Père très-digne d'admiration.
Du flot de tes larmes chaque jour * tu baignas ta couche, comme l'a dit * le prophète David, * si bien que pour finir tu asséchas * totalement l'océan des passions; * aussi nous célébrons * ta mémoire sainte et vénérable en tout temps.
Vénérable Serge, tu méritas * de voir face à face le Christ, * lorsqu'en vérité * le miroir s'est rompu, * car son visage t'arracha * au monde, en l'élan de ton amour.
Accorde-nous la rémission * des péchés que par ignorance nous commettons, * toi qui seul es sans péché, * Seigneur notre Dieu, * et pacifie le monde qui est tien, * par l'intercession de la Mère qui t'enfanta.
t. 1
«Montagne ombragée par la grâce de Dieu, * Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. * De toi, a-t-il prédit, * sortira le Saint d'Israël * pour notre salut * et notre restauration. »
Eclairé par les rayons de la suprême clarté, * bienheureux Serge, tu as reçu * les célestes délices dans la joie; * tu fus vraiment un pain de pur froment * pour le Créateur, auquel tu chantais: * Gloire à ta puissance, Seigneur ami des hommes.
Ayant surmonté les funestes passions * et rejoint l'abîme du silence bienheureux, * avant que ton âme fût déliée de ton corps, * tu ressuscitas un enfant mort * et réjouis son père contre tout espoir; * et dans l'admiration tu crias au Créateur: * Gloire à ta puissance, Seigneur ami des hommes.
De ton âme ayant éveillé l'intelligence * et nourri les sentiments, * Père sage et glorieux, * à ceux de la terre tu prêchas * la sainteté de la dévotion, * pour qu'ils montent vers les cieux.
L'Archange venu du ciel, * Vierge pure, t'annonça * l'allégresse en te disant: * Sortant de toi, Dieu viendra * dans la chair pour le salut * de ceux qui le chantent avec amour.

Ode 5, t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin, * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi, le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Resplendissante de l'éclat de ta pureté, * Vierge toute-digne de nos chants, * du Maître tu devins le divin séjour * et seule fus en vérité la Mère de Dieu, * l'ayant porté dans tes bras * comme un enfant nouveau-né.
Portant la beauté spirituelle * de ton âme pleine d'attraits, * tu devins l'Epouse de Dieu * marquée du sceau de la virginité, * illuminant, Vierge sainte, l'univers * de ta resplendissante pureté.
Gémisse la foule des impies * qui refusent de proclamer * ta virginale et divine maternité, * car tu t'es montrée à nos yeux * comme la porte de la divine Clarté * qui de nos péchés dissipa l'obscurité.
t. 8
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Dans le jeûne tu persistas sans fléchir, * sage Père, et jusqu'à ta mort * tu l'observas soigneusement; * ainsi tu méritas * manifestement l'incorruptible félicité.
Attentif à Dieu dans la vivacité de ton esprit, * tu endormis les funestes passions, * vénérable Père Serge, et récoltas * des gerbes de bon grain * pour nourrir les fidèles qui te louent.
A tous les confins de la terre fut connue, * vénérable Serge, ta vie lumineuse * remplie de divines vertus, * de jeûnes, d'oraisons * et d'amour pour l'Ami des hommes, le Christ.
Nous qui t'avons comme rempart * et sommes entourés de ta protection, * de ta divine gloire nous glorifiant, * nous te disons bienheureuse: * sur nos âmes, Toute-sainte, en effet * tu fais jaillir l'allégresse et la joie.
t. 1
«Dieu de paix et Père de tendresse, * tu nous envoyas * l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: * guidés vers la lumière du divin savoir * et la nuit veillant devant toi, * Ami des hommes, nous te glorifions. »
Ayant dépouillé le vieil homme, Père saint, * et l'ayant rejeté comme un vêtement souillé * avec les peccamineuses passions, * tu revêtis l'homme nouveau, * à la ressemblance du Christ.
Vénérable Serge, toi qui as brisé * les chaînes des passions * par la vie sublime que tu menas * à l'instar des Anges saints * et reçus d'en haut le don des miracles, demande pour nous * le pardon de nos péchés.
Ô Vierge, par ton enfantement * tu fis cesser la malédiction d'Eve, la mère de tous les vivants, * en faisant lever sur le monde la bénédiction, le Christ; * dans l'allégresse te reconnaissant de lèvres et de cœur * comme la Mère de Dieu, * nous te disons bienheureuse.

Ode 6, t. 6
«Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix: * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
De tous les prophètes le plus grand, * Moïse d'avance t'a montrée * comme l'arche et le vase d'or, * comme la table sainte et le chandelier, * en images figurant le Très-Haut, * Vierge et Mère, prenant chair de ton sein.
A mort fut mise la mort, * la corruption châtiant Adam fut abolie, * lorsqu'elles touchèrent au fruit de ton sein, * notre Dame, car tu as enfanté * la Vie qui délivre de la corruption * tous les chantres de ton nom.
La loi n'a plus de vigueur, * son ombre s'est évanouie, * lorsqu'est apparue pour moi * la grâce dépassant l'humaine raison, * le Dieu Sauveur que tu as enfanté, * ô Vierge toute-digne de nos chants.
t. 8
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
A ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée * sans cesse prie le Rédempteur, * vénérable Père, d'accorder * la rémission de leurs péchés * et le royaume des cieux * là où résonne l'écho de la fête pour l'allégresse de tous.
Trouvant ta force dans le Christ, * tu brisas comme rets, * vénérable Père, en la vigueur de ton esprit, * toutes les intrigues du Mauvais * et pour le monde t'es montré comme un astre resplendissant.
Illuminé par la divine clarté * et demeurant dans les cieux * en compagnie des Anges désormais, * vénérable Serge d'éternelle mémoire, souviens-toi * des fidèles célébrant ton mémorial.
Tu relevas en toute vérité * la nature humaine déchue, * lorsque sans semence tu conçus, * sans lui faire subir de changement, * divine Mère, le Fils considéré * comme égal au Père en sa nature de Dieu.
t. 1
«De ses entrailles, comme il l'avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas, * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l'enfanta * sa virginité. »
Du ciel envoie sur nous, * les brebis de ton bercail, * en ta miséricorde la clarté, * accordant par tes prières, Père saint, * la victoire aux fidèles portant la croix; * des orthodoxes relève le front * et reçois de nous, malgré sa pauvreté, * la prière que nous t'adressons.
Contre les diverses maladies * la grâce des guérisons, * Père saint, te fut donnée * par le Christ, ainsi que le pouvoir * de chasser les esprits impurs, * et comme un vaillant soldat de Dieu * tu as reçu du Roi de tous * la couronne des vainqueurs.
Le chœur divinement inspiré * des Prophètes au grand complet, * Vierge Mère, a prédit * le mystère de l'ineffable conception * du Dieu et Verbe dans ton sein; * et c'est toi qui as rendu * manifeste en sa réalité * l'antique projet divin.

Kondakion, t. 8
Vénérable Serge, percé de flèches par l'amour du Christ * et l'ayant suivi, dans ton irréversible désir, * tu méprisas toute charnelle volupté * et comme un soleil tu brillas sur ta patrie; * aussi le Christ t'enrichit du don des miracles, Père saint; * souviens-toi de nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * afin que nous puissions te crier: vénérable Serge, réjouis-toi.

Ikos
Ayant écouté la parole de l'Evangile, * tu déposas tout souci de la chair, * considérant comme poussière la gloire et les richesses; * comme un incorporel ayant lutté contre les passions, * au chœur des Anges tu méritas d'être associé; * ayant reçu le don de la sagesse, accorde-le * à ceux qui dans leurs hymnes te chantent ainsi: *
Réjouis-toi, vénérable Serge porteur-de-Dieu, * homme céleste, ange terrestre, demeure de l'Esprit saint; * réjouis-toi, qui reçus par tes prières le don de Dieu, * réjouis-toi, car avant ta naissance tu glorifias la sainte Trinité * qui elle-même t'a glorifié en cette vie et dans l'au-delà; * réjouis-toi, colonne de chasteté, vainqueur de toute passion, * réjouis-toi, qui dès l'enfance suivis le Christ, * réjouis-toi, source de salut pour qui s'approche de toi, * réjouis-toi, flambeau resplendissant * conduisant une multitude de moines vers le Christ; * réjouis-toi, fierté de ta patrie, * réjouis-toi, qui fus orné du don de prophétie, * pour annoncer d'avance comme présent l'avenir; * réjouis-toi, puisque par tes prières sont vaincus les ennemis, * réjouis-toi, honneur et soutien des fidèles portant la croix, * par tes prières garde-les de toute hostilité, * afin que nous puissions te crier: réjouis-toi, vénérable Serge.

Ode 7, t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu .de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Il fut l'image de ton enfantement, * le feu qui n'a pas consumé * dans la fournaise les trois jeunes gens, * car le feu divin qui demeura dans ton sein * ne t'a pas brûlée, mais nous éclaire pour chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Illuminés par les rayons de ta clarté, * les confins de l'univers * te disent bienheureuse, ô Mère de Dieu, * et sous l'action de la grâce * s'écrient en chantant: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Le perfide serpent * m'a saisi de ses funestes dents, * divine Mère, mais ton Fils * les lui a brisées * et m'a donné la force de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Seule Vierge bénie, * pour notre nature tu es devenue * l'arche de propitiation, * car tu as porté dans tes bras * le Dieu qui siège sur les épaules des Chérubins * et tu chantes: Dieu de nos Pères, tu es béni.
t. 8
«La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Dans la fournaise ardente des tentations, * vénérable Père, la grâce de Dieu * t'a couvert de sa rosée * et ton amour de la sainte Trinité * te fit resplendir, toi qui chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant renoncé au monde, tu vécus * sur terre à la façon d'un incorporel, * illustre Serge, et méritas * de rejoindre le chœur des Anges; c'est pourquoi * nous te vénérons avec foi, * Père digne de toute admiration.
Ayant rejoint le havre de sérénité, * tu échappas aux remous des passions * et devins un salutaire timonier * pour les marins de cette vie s'écriant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sur la racine de Jessé, * ô Vierge, telle un rameau tu fis pousser * le fruit de bénédiction * portant la fleur du salut * aux fidèles chantant pour ton Fils: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 1
«Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, * ô Mère de Dieu, * la fournaise spirituelle; * et de même qu'il a sauvé les trois jeunes gens, * le Très-Haut a renouvelé * en ton sein le monde entier, * le Seigneur Dieu de nos Pères, * digne de louange et de gloire. »
Par divine volonté, * bienheureux Père, tu t'es montré * sur terre comme un autre ciel; * et tu élevas ton troupeau spirituel, * vénérable Serge, en vivant * comme un ange dans la chair.
Nous, tes fils, qui possédons en toi, * vénérable Serge, auprès de Dieu * un intercesseur puissant, * un consolateur dans l'affliction, * un défenseur, un champion, * un maître de piété, * nous sommes sauvés de tout mal.
Vierge sainte, réjouis-toi: * de ton sein fut enfanté * par toi, fille d'Adam, * le Pasteur qui endossa * mon entière humanité, * l'Amour sans limites, le Très-Haut, * le Dieu de nos Pères à qui revient * louange et haute gloire.

Ode 8, t. 6
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Comme une Reine en son habit doré * resplendissante de l'éclat du saint Esprit, * ton Fils, ô Vierge, à sa droite t'a placée: * nous l'exaltons dans tous les siècles.
Celui qui fixa le monde par sa seule volonté * emprunte sa chair à ton sein immaculé, * voulant d'en haut la recréer: * nous l'exaltons dans tous les siècles.
Toute-pure, en l'éclat de ta virginité * tu fus le divin séjour * où le Verbe s'est lié à mon humanité: * aussi nous te chantons dans tous les siècles.
Chandelier tout doré, ainsi par avance t'a figurée * l'inaccessible Clarté qui éclaire l'univers; * ineffablement, ô Vierge, tu l'as reçue: * aussi nous te chantons dans tous les siècles.
t. 8
«Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Ta lumineuse festivité, * bienheureux Serge, remplit * d'allégresse et de joie, * de spirituelle bonne odeur * et d'immatérielle clarté * les moines qui possèdent en toi * leur protecteur et leur règle de foi.
Par l'incessante oraison * vers Dieu tu es monté en courant; * de son triple rayonnement * tu fus illuminé, Père saint, * et tu menas contre l'ennemi le combat, * guidant vers la nouvelle vie * l'assemblée des ascètes s'écriant: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Sur terre tu t'es montré * dans l'ascèse vigoureux, * sans nonchalance dans l'oraison, * dans les épreuves patient, * vénérable Serge, et tu chantais: * Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Très-sainte Mère de Dieu, * de mon âme soigne les plaies, * guéris les blessures du péché, * lave-les au flot qui jaillit * du côté transpercé de ton Fils; * c'est vers toi que je crie, * vers toi je me réfugie, * Pleine de grâce, et j'invoque ton nom.
t. 1
«La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille où la nature est dépassée; * car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, * elle se garda de les brûler, * comme le feu de la divinité * habita le sein de la Vierge sans le consumer. * Aussi chantons joyeusement: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles! »
Avec ardeur te chantant, * vénérable Père, nous t'en prions: * intercède auprès de Dieu * pour qu'aux fidèles chrétiens * il donne de triompher * sur l'invisible ennemi, * qu'à l'Eglise il accorde la splendeur * et qu'au monde il fasse don de la paix.
La grâce de l'Esprit saint * qui fit sa demeure en toi * te donna le pouvoir * de chasser les esprits mauvais * et fit de toi le guide spirituel * des moines s'écriant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
Vénérable Père qui de loin * resplendis de la clarté * du triple Soleil, * donne au monde la paix, * la lumière et le salut * à tes chantres s'écriant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!
De riche qu'il était, * le Verbe de Dieu que glorifient * les Archanges par leurs chants * s'est fait pauvre et t'a choisie * pour Mère, Vierge bénie, * toi la beauté de Jacob; * aussi nous te chantons en disant: * L'entière création bénisse le Seigneur * et l'exalte dans tous les siècles!

Ode 9, t. 6
«Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Grâce à toi, ô Toute-pure, * de Jacob s'est levé * sur ceux que les ténèbres retenaient * l'astre resplendissant de la divinité: * le Christ notre Dieu, le Verbe fait chair, * par qui nous fûmes illuminés, * en sorte qu'avec les célestes armées * nous te proclamons bienheureuse.
Fortifié par ta puissance, * je te consacre mon chant * du plus profond de mon cœur, * mais en retour accorde-moi, * Vierge toute-pure, * de tes inaltérables trésors * ta grâce aux mille reflets, * toi que Dieu lui-même déclara bienheureuse.
Ô Vierge, tu te manifestes * comme le métier de la Divinité * sur lequel le Verbe a tissé * la parure de son corps, * divinisant mon humaine condition; * et, lorsqu'il en fut revêtu, * il a sauvé tous ceux * qui d'un cœur pur te magnifient.
Mère de Dieu et Souveraine, * par ton ineffable enfantement * que nul esprit ne peut saisir, * aux morts est donnée la Résurrection, * car de toi est sorti le Seigneur, notre Vie, * revêtu de notre chair; * et, dissipant la sombre nuit de la mort, * il a resplendi sur l'univers.
t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Vénérable Serge, comblé * de la divine splendeur de l'Esprit, * tu parus comme un astre brillant de loin, * nous éclairant de ton immatériel rayonnement * et tu fus l'habitacle de la très-sainte Trinité.
Comme un grand Docteur en vérité * le Christ t'a donné au pays de Russie * pour guider ta patrie sous ta sûre direction * et répandre le doux miel de ton enseignement; * à leur source, nous fidèles, en abondance nous puisons.
Ayant vaincu les funestes passions, * vénérable Père, en véritable Pasteur * tu fis paître le troupeau spirituel du Christ, * auquel sans cesse tu donnes de goûter * la grâce de l'Esprit saint comme fleurs de Paradis.
Pleine de grâce, par des psaumes nous te louons, * sans cesse nous te chantons: Réjouis-toi! * car tu as fait jaillir sur tous * comme une source l'allégresse et la joie.
t. 1
«Pour image de ton enfantement * nous avons le buisson ardent * qui brûlait sans être consumé; * en nos âmes nous te prions d'éteindre * la fournaise ardente des tentations, * pour qu'alors, ô Mère de Dieu, * sans cesse nous te magnifiions. »
Illuminé par l'amour du Christ * et resplendissant de vertus, * de ton âme tu n'as pas terni, * vénérable Serge, la beauté; * vers le Père tu es passé * dans un âge avancé * et tu te tiens avec les Anges en présence de Dieu.
Ô Verbe, purifie nos péchés, * illumine le regard de notre cœur, * afin que nous puissions contempler * en toute pureté * la splendeur de ta divine clarté, * par les prières de Serge, ton serviteur, * et tous ensemble te magnifier.
Merveille suscitant l'admiration! * En enfantant le Verbe divin * d'inexplicable façon, * c'est toi qui as révélé, * Vierge Mère de Dieu, * le mystère que depuis les siècles et les générations * avait tenu secret * le divin Créateur de l'univers.

Exapostilaire
Tu as poussé comme un palmier, * selon la prophétie de David, * et tu devins une demeure de l'Esprit saint * qui t'a glorifié devant le monde entier; * sans cesse prie le Christ * pour nous qui célébrons avec foi, * vénérable Serge, ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Dans nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse, * Vierge Mère de Dieu, car tu as enfanté * l'Un de la sainte Trinité * et tu as porté dans tes bras * l'immuable Verbe de Dieu.

Laudes, t. 4
Lorsque tu reçus l'appel divin, * tu chassas de ton âme tout souci de la chair, * t'affermissant par les souffrances de l'ascèse, Père saint, * et tu brillas comme l'or * que l'on éprouve dans le creuset; * ainsi tu devins l'habitacle de l'Esprit, * réunissant nombre de moines autour de toi * et les menant vers la cime de la vertu * par l'échelle céleste de tes divins enseignements. * Vénérable Serge, souviens-toi de nous qui célébrons ta mémoire sacrée * et prie le Christ de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Ta mémoire festive et lumineuse s'est levée, * illustre Serge, en ce jour, * invitant la multitude des ascètes et les moines en chœur; * en ce jour les Anges chantent le Dieu * que nous adorons dans la Trinité, * tandis que sur terre les mortels, * s'approchant de tes reliques sacrées, * reçoivent la grâce des guérisons; * et tous ensemble nous glorifions * celui qui t'a couronné dans le ciel, * le Christ, sauveur de nos âmes.
Père Serge, théophore bienheureux, * tu baignas ta couche de tes pleurs, * selon la prophétie de David, * tu n'as point donné de sommeil à tes yeux, * ni de repos à tes paupières, mais tu montras * le désir de ton cœur pour le Christ, * que dès l'enfance tu aimas, * au point d'accomplir toutes les vertus; * c'est pourquoi nous te disons bienheureux, * magnifiant le Christ qui lui-même t'a glorifié.
Gloire au Père, t. 2
Dès l'enfance, Père saint, * tu pratiquas la vertu à ce point * que tu devins un instrument du saint Esprit; * ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, * tu persuadas les hommes de mépriser les plaisirs; * et maintenant, illuminé plus encore par la divine clarté, * vénérable Père Serge, par ta médiation, * illumine aussi nos esprits et nos cœurs.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 12:58

26 SEPTEMBRE
Trépas du saint apôtre et évangéliste
Jean le Théologien.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Venez, fidèles, en ce jour couronnons * de cantiques divins l'abîme de savoir, * l'écrivain des orthodoxes enseignements, * l'illustre Jean, le Bien-aimé; * en effet, comme un tonnerre il déclara: * Le Verbe était au commencement; * il a montré sa voix tonnante, vraiment, * lorsque pour le monde il écrivit * avec tant de sagesse l'Evangile du Christ. (2 fois)
Tu t'es montré en vérité * pour ton Maître, le Christ, * le grand ami qui reposas * sur sa poitrine, où tu puisas * l'enseignement de la sagesse par lequel * tu enrichis tout l'univers, * en divin prédicateur; * et l'Eglise du Christ, le possédant, * à présent jubile de joie.
Véritable Théologien, * réjouis-toi, fils bien-aimé * de la Mère du Seigneur; * sous la Croix du Christ, en effet, * près d'elle tu entendis * la divine parole du Maître te disant: * Voici ta mère, à présent! * Aussi, à juste titre, nous te disons bienheureux * comme Apôtre du Christ, sublime et bien-aimé.
Gloire au Père ...
Virginal Théologien, * Disciple bien-aimé du Sauveur, * par tes prières sauve-nous * de tout malheur, nous t'en prions, * car nous sommes les brebis de ton bercail.
Maintenant ...
Telle un olivier verdoyant * qui porte fruit en son temps * la Vierge t'a produit * comme le fruit de la vie, * Seigneur, pour donner au monde la riche grâce du salut.

Apostiches, t. 6
Fidèles, célébrons dignement * la mémoire du Disciple sacré * de Jésus Christ, notre Roi; * car à toutes les nations il prêcha clairement * la connaissance de la sainte Trinité.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Le saint Apôtre du Christ * en calme a transformé la tempête jadis, * celle des idoles égarant l'univers, * car il guida le monde en la vraie foi; * pour nous tous il intercède à présent.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce
Comme grand protecteur, * ô Christ, tu as donné aux Ephésiens * ton Apôtre, le sage, et divin Théologien, * que maintenant nous acclamons * comme tutélaire patron de leur cité.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Trinité dont la puissance est infinie, * tripersonnelle Unité, * par les prières de ton saint Théologien * et de la toujours-vierge et seule Mère de Dieu, * sauve-nous qui dans la foi te célébrons.

Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.


GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1
Le voyant des ineffables révélations,* l'interprète des célestes mystères de Dieu, * Jean, le fils de Zébédée, * qui pour nous écrivit l’Evangile du Christ, * nous enseigne à parler de Dieu * célébrant le Père, le Fils et le saint Esprit. (2 fois)
La lyre divine des célestes chants, * l'écrivain mystique, la bouche inspirée, * chante le plus beau des cantiques divins, * remuant ses lèvres comme cordes d'instrument * et comme plectre faisant vibrer * sa langue, qui intercède pour notre salut. (2 fois)
De ta langue aux roulements de tonnerre exprimant * la parole cachée de la sagesse de Dieu, * toi, son Disciple bien-aimé, * dans les mouvements de tes lèvres, sans cesse tu t’écries : * Le Verbe était au commencement ; * et tu enseignes tout homme le conduisant à la connaissance de Dieu. (2 fois)
Gloire au Père, t. 2
Le genre humain célèbre comme il se doit * le fils du tonnerre, le fondement des paroles sur Dieu, * le premier des théologiens, * le tout premier prédicateur * de la véritable sagesse de Dieu, * Jean, le Disciple vierge et bien-aimé ; * en lui-même portant l’incessante présence du Verbe divin dont il énonça * qu’il était « au commencement », * « auprès du Père » inséparablement, égal en nature à celui-ci, * nous révélant ainsi l’orthodoxie de la sainte Trinité ; * il nous montra, qu’avec le Père le Verbe est créateur, * lumière véritable et porteur de la vie. * Merveille qui dépasse notre esprit, et donnant la sagesse * celui qui était plein d’amour * fut aussi comblé de théologie, * puisqu’avec gloire, honneur et crédit * il devint le fondement de notre pure foi ; * par elle, au jour du jugement, * puissions-nous obtenir les biens éternels.
Maintenant…
L’ombre de la Loi s’évanouit devant la grâce * et comme brûlait le buisson ardent sans être consumé, * ô Vierge, tu as enfanté * et vierge tu es demeuré ; * le Soleil de justice s’est levé * au lieu de la colonne de feu ; * à la place de Moïse * voici le Christ, le Sauveur de nos âmes.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la première épître catholique de saint Jean
(3,21.4,6)
Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons pleine assurance devant Dieu; quoi que nous lui demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et ce qui lui est agréable, nous le faisons. Or voici son commandement: croire au nom de son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres, comme il nous en a donné le commandement. Et celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui; à ceci nous savons qu'il demeure en nous: à l'Esprit qu'il nous a donné. Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car en ce monde beaucoup de faux prophètes sont venus. A ceci reconnaissez l'esprit de Dieu et l'esprit de l'erreur: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir en ce monde; eh bien! maintenant il y est déjà. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez triomphé de ces gens-là, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde; eux, ils sont du monde, c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu: celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas.

Lecture de la première épître catholique de saint Jean
(4,11-16)
Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais vu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en nous son amour est accompli. A ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous: c'est qu'il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils en Sauveur du monde. Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Lecture de la première épître catholique de saint Jean
(4,20 - 5,5)
Bien-aimés, si quelqu'un dit: J'aime Dieu, et qu'il déteste son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu, qu'il ne voit pas? Tel est le commandement que nous tenons de lui: celui qui aime Dieu aime son frère également. Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu; et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: lorsque nous aimons Dieu et que nous observons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à pratiquer ses commandements; et ses commandements ne sont pas pesants, puisque tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?

Litie, t. 1
Des fleuves de théologie * de ta bouche vénérable ont jailli, * saint Apôtre, et l'Eglise de Dieu, * irriguée par eux, se prosterne dans l’orthodoxie * devant la Trinité consubstantielle ; * demande-lui maintenant * d'affermir et de sauver nos âmes.
Ce lis de pureté, * ce parfum de bonne odeur, * en la présente festivité * se lève sur nous et nous invite à lui crier: * Toi qui sur la poitrine du Maître t'es penché * et sur le monde répandis * la pluie du Verbe, apôtre Jean, * toi qui gardas la Vierge comme la pupille de tes yeux, * demande au Christ pour nous la grâce du salut.
Disciple du Sauveur, * le Christ sur la croix * te confia, virginal Théologien, * la Vierge pure, la Mère de Dieu; * alors, tu l'as gardée * comme la pupille de tes yeux; * intercède pour le salut de nos âmes.
Témoin des mystères exprimables, tu déclaras: * Le Verbe d'avant les siècles était au commencement près de Dieu* et lui-même était vraiment Dieu,.* apôtre Jean qui te penchas * sur la poitrine du Christ en ami, * de la Trinité, et soutien inébranlable * d'Ephèse, de Patmos, et notre propre secours, * bienheureux Théologien, intercède pour que soit délivré * de ennemis visibles et invisibles* le peuple qui ne cesse de célébrer avec foi * ta sainte mémoire.
t. 2
Venez, fidèles, disons bienheureux * l'Apôtre éminent, * le clairon de la théologie, * le stratège spirituel * qui soumit à Dieu l'univers, * Jean, le disciple digne de nos chants: * disparu de terre sans la quitter, * il vit dans le ciel et il attend * la redoutable et seconde venue du Seigneur; * mystique ami du Christ qui te penchas * sur sa poitrine, demande-lui * qu'à l'abri de toute condamnation * à sa rencontre nous allions, * nous qui célébrons avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Disciple bien-aimé * qui pendant la Cène du Seigneur, * te penchas sur la poitrine du Christ, * c'est là que tu appris les ineffables secrets * qui te permirent de révéler * de ta voix tonnante cette parole des cieux: * Au commencement était le Verbe, et le Verbe était près de Dieu, * et le Verbe &tait Dieu, * il était la vie, * la vraie lumière illuminant * tout homme venant en ce monde, * le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
Maintenant ...
Le Fils que glorifient les Séraphins * dans le ciel avec le Père et l'Esprit, * désirant façonner le premier homme derechef, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * s'anéantit dans ton sein ineffablement * et, se levant de toi, comme soleil illumina * de sa divinité le monde entier, * le délivrant des fausses adorations; * en lui-même divinisant le genre humain, * il le mène jusqu'aux cieux, * le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.

Apostiches, t. 4
Ayant célébré comme Dieu le Fils du Très-Haut, * l'ayant déclaré coéternel au Père et consubstantiel, * lumière de lumière sans changement, * image personnelle du Père l'engendrant, * immatériellement sorti de lui en dehors du temps, * créateur de tous les siècles, leur Seigneur, * tu l'annonças au monde, Bien-aimé, * comme le Christ notre Dieu qui a fait sortir * des ténèbres la clarté; * prie-le de sauver * et d'illumine nos âmes.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Ayant reçu la lumière du Paraclet, * en laquelle tu fus illuminé, comme Dieu tu le célébras et du Père procédant, * se révélant à l'humanité par le Fils, * et pour tous tu l'as proclamé * consubstantiel au Père éternel * et au Verbe divin, * jouissant du même trône, du même honneur; * aussi dans nos hymnes, Bien-aimé, * nous te glorifions comme divin fondement de la foi: * garde-la inébranlable, par tes prières devant le Seigneur.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Ayant gravi le sommet de la théologie, * tu t'initias aux ineffable mystères de Dieu: * l'unique nature de la suprême divinité * doué d'unique gloire et seigneurie, * distinguée en trois personnes, sans pour autant être divisée, * unie en l'unité divine sans confusion; * ainsi, 1a glorifiant, * tu annonças, en Théologien, * l'indivisible Trinité; * prie-le de sauver * et d'illuminer nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
Apôtre du Christ, évangéliste Jean, * initié aux indicibles mystères Théologien, * pour nous les fidèles tu fis retentir * les ineffables enseignements de sagesse, en déclarant : * Il était au commencement; * et, rejetant tout enseignement contraire, * tu repoussas les discours hérétiques ; * toi qui te penchas sur la poitrine du Christ, * dont tu fus l'ami, le bien-aimé, * le bien-aimé, * tu imitas la grande voix d’Isaïe, * comme Moïse tu vis Dieu ; * grâce à la hardiesse que tu possèdes auprès de lui, * intercède constamment * pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s'est revêtu * pou délivrer Adam de l'antique malédiction; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends, pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaire, t. 2
Apôtre bien-aimé du Christ notre Dieu, * hâte-toi de délivrer un peuple sans défense. * Celui qui t'a permis de t'incliner sur sa poitrine te permettra * de t'incliner vers lui pour plaider en notre faveur. Demande-lui de dissiper les ténèbres du paganisme des nations; * qu'il nous accorde la paix et la grâce du salut!
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tes mystères dépassent tous l'entendement * et tous, ils sont glorieux, ô Mère de Dieu: * vierge et sainte, tu l'es sans faille demeurée * et mère, tu le fus véritablement lorsque tu mis au monde le vrai Dieu. * Intercède auprès de lui, pour qu'il sauve nos âmes.

S'il y a artoclasie, on chante le tropaire de l'Apôtre, 2 fois, puis Réjouis-toi, 1 fois.



MATINES

Cathisme I, t. 8
Tu fus appelé le fils du tonnerre divin * pour avoir assourdi les oreilles des impies, * mais comme un agréable clairon tu fis retentir * pour les cœurs droits l'incarnation du Verbe, saint Jean; * en ami intime, sur sa poitrine tu reposas, * tu y puisas la profondeur de ton savoir divin * et fis connaître à tous l'égal du Père en éternité; * saint Apôtre, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Mère de Dieu, tu as conçu de merveilleuse façon * ineffablement la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * le nourricier de l'univers, l'auteur de la création; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tout ce que tu veux, tu peux l’accomplir.

Cathisme II, t. 8
Délaissant les eaux profondes où tu pêchais, * illustre Apôtre, avec la canne de la Croix * sagement comme poissons tu pris l'ensemble des nations; * et, comme le Christ te l'avait dit, * tu fus un pêcheur d'hommes, pour les tirer vers la foi; * ayant semé la connaissance du Verbe de Dieu, * par tes paroles tu récoltas Ephèse et Patmos. * Saint apôtre Jean, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Avec crainte je pense au jour du jugement, * à cause de la honte de mes œuvres, malheureux que je suis, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, et je te prie: * avant que ne me gagne la nuit de la mort, * ramène-moi, conduis-moi vers le chemin du repentir, * afin que, dans l'action de grâces me prosternant, * je puisse chanter ta puissance infinie * et ta protection, divine Epouse immaculée * qui intercèdes auprès du Christ notre Dieu * pour qu'à ma demande me soient accordés * le pardon de mes fautes et la grâce du salut.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * Apôtre du Christ, évangéliste saint Jean, * et nous vénérons les épreuves et les douleurs que tu as souffertes * pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets 1: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce. 2: Tu en feras des princes par toute la terre. 3 : Ses éclairs ont illuminé tout le monde habité. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. 5: Dieu se tient au conseil divin, au milieu des juges, pour juger. 6: Il donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu!

Cathisme, t. 8
Penché sur la poitrine de Jésus, * avec la confiance d'un Disciple tu lui demandas: * Seigneur, quel est celui qui doit te trahir? * et par le pain il te le révéla clairement, * à toi son illustre bien-aimé. * Devenu l'initié des ineffables secrets, * tu enseignas l'incarnation du Verbe à l'univers. * Apôtre théologien, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, * guéris les cruelles passions de mon âme, je t'en prie, * accorde-moi la rémission des péchés * qu'en ma folie j'ai commis, souillant mon âme et mon corps. * Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, * à l'heure où les Anges sépareront mon âme de ce pauvre corps? * Alors, notre Dame, sois mon aide, mon ardente protection, * car tu es mon espoir et je suis ton serviteur.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout œ qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50. Gloire au Père ... Par les prières de ton Apôtre ... Maintenant … Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 2
Théologien, disciple bien-aimé du Sauveur, * par tes prières sauve-nous * de tout malheur, nous t'en prions, * car nous sommes les brebis de ton bercail.

Canon de la Mère de Dieu (t. 2), œuvre de Théophane, avec acrostiche alphabétique inversé; puis les deux canons du Saint: le premier (même ton), œuvre du même Théophane, avec l'acrostiche: Pour plaire au Christ, je chante le fils du tonnerre; le second (t. 6), avec l'acrostiche: A l'initié de Dieu j'offre mon sexte chant. Joseph. Catavasies: Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Entre les femmes Dieu t'a distinguée * pour ta pureté, * pour ton charme et ta beauté; * il choisit ton sein pour y loger; * Vierge sainte, supplie-le de délivrer * de toute faute ceux qui chantent pour toi.
Selon le psaume, comme Reine tu te tiens * à la droite du Roi * qui se leva de ton sein pur; * supplie-le, ô Vierge immaculée, * pour qu'au jour du jugement * à sa droite il veuille aussi me placer.
Tout entière, tu renouvelas * la nature humaine, * terre en friche désolée par le péché, * car tu enfantas la pluie du ciel; * fais que mon âme, ce sillon désert, * porte fruit par tes prières, sainte Epouse de Dieu.

Dans l'abîme jadis fut culbutée Toi qui reçus en héritage, Bienheureux, * le royaume des cieux * que tu avais prêché, * devenu au ciel le confident du Verbe, * par tes prières sauve ceux qui croient * en ton saint message, en ta parole sur Dieu. Manifestant la force de tes convictions, * tu méprisas tous les terrestres biens * et les liens de la nature, * saint Apôtre, et sagement * près du Verbe demeurant avec raison, * tu délivras de son absence ceux qui en étaient dénués.
Initié aux mystères concernant les cieux, * en parfait théologien, dans l'Evangile tu annonças * le Verbe, Dieu né du vrai Dieu, * disant: Il était au commencement, * auprès du Père qui l'a engendré, * et le Verbe était Dieu.
Le chœur des vierges saintes par divine inspiration * te chante, souveraine Mère de Dieu, * comme la plus belle entre les femmes, * puisqu'embellie par la splendeur de la divinité, * car ineffablement tu enfantas * le Verbe, l'auteur de toute beauté.
t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Dans l'illumination de ta pensée, * tu t'es penché sur les profondeurs de l'Esprit, * Théologien, et nous révélas clairement * la génération divine en disant: * Au commencement était le Verbe de Dieu.
Courbés sous la multitude des passions, * des épreuves, des afflictions, * et sous l'assaut des malheurs, * avec foi nous nous réfugions près de toi: * Théologien, viens en aide à tes serviteurs.
En excellent médecin * guérissant nos âmes sagement * de leurs cruelles passions, * délivre-nous, par ta médiation, * de la peine et du feu éternels.
Vierge pure ayant conçu * le Dieu qui se fit homme pour nous, * prie-le de prendre en pitié, * au jour du jugement, * ceux qui ont péché contre lui.
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Ode 3, t. 2
«Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations * à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Toute-pure, de ton sein le Créateur * est sorti porteur de mon humanité * pour donner la robe d'immortalité * à ceux qu'ont mis à nu leurs transgressions.
En tout honneur tu conçus le Verbe Dieu: * Vierge pure, de tout cœur implore-le, * pour qu'il prenne en grâce ma pauvre âme * déshonorée par l'habitude des plaisirs.
Guéris les blessures de mon cœur, * Toute-sainte, et sur mon âme empoisonnée * par la morsure venimeuse du serpent * applique ton remède le plus sûr.

De ta langue de théologien * clairement tu révélas, bienheureux Jean, * l'ineffable mystère de la Trinité; * en elle mon cœur s'est affermi.
Ta langue fut pour l'Esprit saint * le roseau de l'écrivain, * car sous le doigt de Dieu * elle rédigea l'Evangile divin.
En l'abîme de sagesse tu puisas, * par une sage audace te penchant * sur la source du savoir, * dont tu devins le héraut.
Ô Mère tout-immaculée * qui seule conservas la virginité, * nous t'honorons comme source du salut * délivrant le monde par tes prières.
t. 6
«Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Dans la radieuse pureté de ton esprit * ayant conversé avec le Verbe, * Théologien trois fois heureux, * tu fus initié par lui * aux mystères dépassant la raison * et tu éclairas l'entière création.
Des lourdes chaînes du péché * délivre-moi, Bienheureux, * pour m'attacher à l'amour * de ce Maître divin * que tu aimas avec ferveur, * toi son premier Théologien.
Tu nous fus donné * comme défenseur et médiateur, * pour intercéder auprès du Seigneur, * comme auteur de miracles, * comme source de guérisons; * c'est pourquoi nous te glorifions.
Lorsque le Verbe qui de toi * prit chair ineffablement, * Mère de Dieu, fut élevé * sur le bois de la Croix, * c'est au Disciple vierge qu'il te confia, * toi la Vierge immaculée.
«Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »

Cathisme, t. 8
Sur la poitrine de la sagesse tu t'es penché, * tu y puisas la connaissance de Dieu * et tu fis retentir: Au commencement * était le Verbe, décrivant le premier * l'intemporelle génération * et l'incarnation du Verbe, qu'à tous tu annonças; * au filet de ta langue prenant ensuite les nations, * tu enseignas au monde entier la grâce de l'Esprit. * Saint apôtre Jean, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Ayant enfanté le Verbe de tendresse et compassion, * universelle Souveraine, prends pitié * de tous ceux qui vers toi se réfugient, * délivre-les des épreuves, des maladies, * de tout dommage et de l'éternel brasier, * afin que dans 1'action de grâces nous puissions glorifier * le trésor de ta miséricorde et ton immense amour * et que sans cesse nous te disions: * Vierge pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant comme il se doit ton Enfant.

Ode 4, t. 2
«Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Sur moi verse une pluie de componction * pour apaiser entièrement * l'effervescence de mon cœur, * pour refouler mon désespoir * et ses funestes épanchements.
Frappé par 1'aiguillade du plaisir, * me voilà blessé, ô Vierge immaculée: * ne te détourne pas de moi, * mais guéris-moi par la lance et par le sang * de ton Fils, notre Dieu crucifié.
Toi qui es riche de ta souveraineté * sur l'entière création, notre Dame, prends pitié * de moi si pauvre en la divine grâce, * afin que je magnifie * ta protection et ta bonté.

A juste titre le Verbe fit de toi * par excellence son théologien * en t'initiant à sa divinité * et t'enseignant l'ineffable mystère * de sa venue parmi nous.
Ayant reçu la divine inspiration * et gardé vierge ton corps, * glorieux Disciple, tu devins * un temple vivant, une demeure animée * de la très-sainte Trinité.
Disciple vierge, tu reçus l'honneur * d'être adopté comme fils par la Vierge immaculée; * ainsi, tu devins le frère * de celui qui te choisit * et fit de toi son bienheureux Théologien.
Le Dieu suprême, afin de corriger * l'antique transgression de la mère des vivants, * fit sa demeure en toi, * Vierge toute-sainte, immaculée, * en recréant tout mon être déchu.
t. 6
«Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Sous les pluies du Verbe, * glorieux Apôtre, tu arrosas * la terre entière, en asséchant * les eaux troubles de l'impiété; * c'est pourquoi nous te glorifions.
Ceins de force et de vigueur, * sage Disciple, je t'en prie, * mon âme accablée * par les diverses irruptions * des impurs ennemis * et se réfugiant sous ta protection.
Toi qui es devenu * un temple du saint Esprit, * des fidèles fréquentant * assidûment ton temple saint * fais des temples de Dieu * par ta sainte médiation.
Tous ensemble chantons * le divin temple de notre Dieu * et disons bienheureuse * la Vierge toute-sainte, * nous qui par elle avons été divinisés * et délivrés de tout malheur.
«L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5 t. 2
«Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
Vierge pure qui enfantes le chemin de notre vie, * veuille me conduire par le droit chemin, * car ma folie m'a fait tomber * dans les ornières et les ravins du péché.
M'exilant, dans mon étourderie, * Vierge pure, j'ai mené une vie de débauché; * me voilà perdu dans le pays lointain des passions, * mais par tes prières appelle-moi et sauve-moi.
Abreuve ton serviteur à tes vivifiantes eaux, * car je brûle en la fournaise du péché * et je suis en butte aux flèches du Démon, * Vierge Mère immaculée.

Dans la grâce tu fus un céleste esprit, * Théologien, devenu tout entier lumière en approchant * le principe même de toute clarté * et, t'inclinant vers lui, tu fus divinisé.
Dans la pureté de ta bouche et de ton cœur, * de tes saintes lèvres, sous la divine inspiration * tu prêchas ton Evangile et tu offris * le commun salut à tous les croyants.
Dès ta jeunesse demeurant avec le Christ, * comme instrument de grâce tu lui fus soumis, * t'exerçant dans la théologie * et t'initiant à la gloire de la sainte Trinité.
Nous souvenant de tes paroles, maintenant * nous te disons bienheureuse, Tout-immaculée, * nous qui par toi avons acquis ces vrais trésors: * l'ineffable béatitude et la vie éternelle.
t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Comme une aurore tu brillas * pour ceux de la terre, annonçant, * saint Apôtre, le mystique Orient * qui vint au monde en un corps * et fit cesser l'obscurité * des multiples faux dieux.
Toute âme fut irriguée * par tes saintes paroles sur Dieu, * Apôtre et divin prédicateur; * c'est pourquoi je m'écrie: * irrigue mon cœur, dont le péché * fait une terre désolée.
Les traits de l'ennemi m'ont blessé: * tout entier, guéris-moi, * en sage médecin, * par ta visite, je t'en prie; * et des fausses pistes où je suis égaré * guide-moi vers les chemins de mon Dieu.
Lorsqu'avec le Disciple bien-aimé * tu étais sous la Croix de ton Fils, * ô Vierge immaculée, * tu gémissais et pleurais, * t'émerveillant de son amour * compatissant pour les humains.
«L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »

Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Ne fais pas de moi la risée des noirs démons * au jour du jugement, mais par ton intercession, * notre Dame, que me prenne en grâce le Juge, ton Fils!
Je t'ai courroucé par mes crimes et forfaits, * mais voici ta Mère qui plaide en ma faveur: * prends pitié de moi, Seigneur, et sauve-moi.
Sauve-moi de la condamnation que méritent mes péchés, * Souveraine qui conçus le Juge d'un chacun, * le Seigneur et Dieu de l'univers,

Jésus, mon Dieu et mon Seigneur, * ayant agréé ta virginale pureté, * fit de toi son frère, saint Jean.
De sainteté ayant couronné ta vie, * sur la poitrine de la sagesse avec confiance tu te penchas * pour y puiser la grâce de Dieu.
Le sublime éclat divin de ta théologie, * illustre Apôtre, illumina tout l'univers * en l'éclairant de la lumière au triple feu.
Celui qui tendit le ciel à son commandement * sur terre te déploya comme un autre ciel, pure Mère de Dieu, * et, se levant de toi, nous apparut.
t. 6
«Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Ta langue de théologien * fut vraiment le roseau * d'un scribe agile inscrivant * le véritable savoir * et la loi renouvelée * sur les tables de nos cœurs.
Jusqu'à la racine ayant flétri * les plantes d'impiété, * en excellent jardinier * plante dans mon âme * la crainte de Dieu * produisant l'abondance des vertus.
Celui qui en est issu * manifestement te nomma * fils de la Vierge, saint Jean; * avec elle supplie-le, * pour que soient adoptés par Dieu comme fils * ceux qui lui plaisent par leurs actions.
Issu de toi, ô Vierge immaculée, * Dieu se fit connaître aux mortels * dans une chair semblable à la leur; * Toute-sainte, supplie-le * de mortifier en nous * le funeste souci de la chair.
«Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »

Kondakion, t. 2
Tes hauts faits, Disciple vierge, qui en fera le récit? * Tu répands les miracles, en effet, * comme une source tu fais jaillir les guérisons * et pour nos âmes tu intercèdes auprès du Christ, en ami.

Ikos
Connaître la hauteur des cieux et sonder la profondeur de la mer * est chose audacieuse, dépassant nos moyens; * pas plus que de compter les étoiles ou le sable du littoral * nous ne pouvons conter les merveilles de saint Jean: * de tant de couronnes l'a ceint le Christ, qu'il aimait * et sur la poitrine duquel il se pencha * au cours du mystique repas * à la table du Seigneur, tout près du Christ, en ami.

Synaxaire
Le 26 Septembre, Trépas du saint et illustre Apôtre et Evangéliste, le Disciple vierge et bien-aimé du Christ, l'ami qui se pencha sur sa poitrine, Jean le Théologien.
Te voici dans le ciel en présence du Fils
bien aimé par le Père, toi plus que les autres
affectionné du Verbe parmi les Apôtres.
Jean, le fils du tonnerre, s'endort le vingt-six.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
«Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Notre Dame, tu es ma force et mon salut, * mon cantique de louange, mon refuge le plus sûr, * mon rempart inébranlable: * chasse au loin les diables ennemis * qui en veulent à mon âme pour la faire périr.
Ayant formé en ton chaste sein le corps de Dieu, * ô Vierge, tu divinisas le genre humain; * et moi que souillent les passions * et que l'Ennemi séduit de tout son art, * sauve-moi par tes prières devant Dieu.
La fournaise préfigura, * Toute-pure, ton enfantement, * car les Jeunes Gens n'y furent point brûlés, * comme tes entrailles furent préservées du feu divin; * je t'en prie, délivre de l'éternelle flamme ton serviteur.

Eclairé la divine illumination, * clairement tu célébras comme Dieu le saint Esprit * qui procède du Père sans commencement * et repose, sans en procéder, * dans le Fils, lui étant consubstantiel.
En toi établit sa demeure, Bienheureux, * le Soleil de justice qui fit de toi * un ciel toujours en mouvement, * le Christ glorifié par-dessus tout * qu'annonça, Bien-aimé, ta langue de théologien.
La puissance, le message divin * de tes paroles, Bienheureux, ont retenti * et ton Evangile dépassant le monde * embrassa toute la terre dans la majesté * de tes admirables enseignements.
Toi seule, demeurant vierge, tu connus * la conception immaculée, l'incorruptible enfantement, * car tu as conçu le Dieu suprême * qui s'est fait homme pour la rédemption * et le salut des croyants.
t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Chantons le tonnerre ayant retenti * jusqu'aux limites du monde, * le Théologien grâce auquel tout ce qui entend * fut soulevé de terre, dans l'étonnement, * et par qui fut magnifié le Christ, * le Créateur de l'univers.
L'éminente splendeur de ta maison * fait rayonner tous les cœurs; * en elle rassemblés, * sans cesse nous chantons divinement * le Créateur universel et dans la foi * comme protecteur nous t'acclamons.
Te connaissant comme astre lumineux, * Disciple du Christ, nous demandons * d'être illuminés par ton splendide éclat, * nous qui sommes sauvés des passions ténébreuses * et des multiples tentations * par ta sainte médiation.
Nous te bénissons, ô Vierge immaculée * ayant conçu le Seigneur − béni soit-il! − * qui couronna de ses divines bénédictions * la nature maudite des mortels * et renouvela notre humanité * vieillie à cause du péché.
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Ode 8, t. 2
«Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Recherche le bien, ô mon âme, en t'éloignant du mal * dans la diligence à faire ce qui plaît à Dieu: * la Vierge mère t'assure son intercession * et son intrépide protection, * dans sa compassion et sa bonté.
Mère de Dieu, tu as délivré le genre humain * de l'antique chaîne de la condamnation: * je te prie de délivrer aussi mon cœur * de tout lien qui le rattache au mal, * en me reliant à l'amour du Créateur.
Toi qui de la gloire paternelle enfantes le Reflet, * sur mon cœur souillé par l'infamie de mes péchés, * Mère de Dieu, répands ta lumière, * pour que j'aie ma part de gloire sans déclin * et qu'avec foi je te puisse glorifier.

Comme un éclair de lumière tu parus, * Bienheureux, et traversas le monde entier, * y répandant le pur éclat de ta rayonnante virginité * et les enseignements de la foi, * Bien-aimé du Christ notre Dieu.
Ayant purifié ton corps, ton âme et ton esprit, * tu annonças le céleste Evangile du Christ * et, devenu le compagnon des Anges dans le ciel, * tu chantes désormais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Devenu la claire image et l'ornement * du divin temple des cieux, * le vivant trône et le séjour de la sagesse, * l'instrument de la Théologie, * désormais tu psalmodies: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Pour effacer l'antique malédiction * et la condamnation à mort de celle qui jadis * fut la première à enfanter, * de la Vierge Mère tu es né, Verbe de Dieu, * pour donner à tous la véritable immortalité.
t. 6
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Bienheureux, tu excellas dans l'éloquence sacrée * et vivifias ceux qu'avait mis à mort le péché * et qui reçurent ta divine prédication; * aussi nous te vénérons, toi l'initié aux ineffables secrets.
Ton divin temple est devenu un autre Paradis, * tes miracles, saint Apôtre, y sont les fleurs * charmant les âmes de tous les croyants, * dont ils chassent les relents des passions.
Seigneur mon Dieu, sois attentif et sauve-moi * des ennemis qui m'assaillent chaque jour * et brisent mon pauvre cœur: * j'ai pour intercesseur ton Disciple divin.
Pleine de grâce, demande à Jésus, le Sauveur * à qui de tes chastes entrailles tu donnas corps, * de prendre en pitié tes serviteurs, * les délivrant de l'éternel châtiment.
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Ode 9, t. 2
«Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Ayant pris sur l'arbre la nourriture défendue, * Adam goûta l'amertume de la mort; * mais, cloué sur l'arbre de la croix, * ton Fils, ô Vierge, fit jaillir sur nous * la douceur de l'immortalité: * c'est pourquoi nous te magnifions.
Toi la Reine, tu as enfanté * ineffablement le Roi de l'univers * qui renversa l'empire de l'Hadès: * ô Vierge, implore-le sans te lasser, * pour qu'il accorde le royaume d'en-haut * à tous ceux qui te célèbrent par leurs chants.
Fais du bien à mon pauvre cœur * perverti par le grand nombre des plaisirs, * Vierge irréprochable * qui as mis au monde le suprême Bien, * et de la pénitence * fais-moi franchir les portes pour mon bien.

Ce n'est plus en énigmes, maintenant, * mais face à face que tu mérites de voir * le torrent de délices, le fleuve de paix, * la source d'immortalité; * abreuvé par elle, tu jouis * de la divine condition.
Au Christ tu avais demandé * de siéger sur terre près de lui, * mais il te donna, Théologien, * de t'incliner sur sa poitrine où tu acquis * l'unique et sûre assise du bien, * joyau des Apôtres, saint Jean.
En la sagesse des Grecs tu fis briller * l'élément divin qui y manquait, lorsque tu dis: * Au commencement était le Verbe * et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était vraiment le Dieu * par qui tout l'univers visible et invisible fut fait.
Comme l'aurore tu t'es trouvée au point du jour, * en la nuit de cette vie, * resplendissante de virginal éclat * pour nous montrer à son lever * le Soleil de justice spirituel, * très auguste Mère de Dieu.
t. 6
«Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-Pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Puisque des temps et des heures * le Rédempteur était seigneur, * c'est au milieu du jour * qu'il fut suspendu sur la croix, * Disciple vierge, et te confia * la Toujours-vierge, en te donnant, * Bienheureux, l'inaliénable gloire * dont il voulut te magnifier.
Toi qui partages la demeure * des Puissances divines là~haut * et chantes en leur compagnie * la louange de Dieu, * Apôtre du Christ, par ta sainte médiation * sauve les fidèles chantant * dans ton saint temple et célébrant * la suprême Bonté.
Nous tous, les fidèles * qui t'invoquons, sauve-nous * de toute sorte de péril, * bienheureux Théologien, * dirigeant en esprit * notre marche vers le Seigneur * et nous guidant vers ce chemin de paix * que sont les préceptes du Tout-puissant.
Offrons un cantique * d'action de grâces publiquement * à la divine Mère et disons-lui: * Trône élevé de notre Dieu, * réjouis-toi, nuée de la Clarté, * merveilleux jardin grâce auquel * nous pouvons goûter désormais * les délices du Paradis.
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Exapostilaire t. 3
Toi le fils du tonnerre, apôtre Jean, * tu fis connaître aux hommes le Verbe qui était au commencement; * car avec foi tu t'es penché * sur la poitrine de ton Maître pour y puiser * les flots de théologie dont tu abreuves l'entière création.
Vierge pure, sous la Croix de ton Seigneur * avec le Disciple vierge tu entendis * le Créateur te dire: Femme, voici ton fils * et de même au Disciple il déclara: * Voici ta mère, Théologien bien-aimé; * avec lui nous te chantons, virginale Génitrice de Dieu.

Laudes, t. 8
Plus que tous les Disciples, saint Jean, * pour ton fervent amour du Christ tu fus aimé * du Verbe qui voit tout et pèse la terre entière à sa balance d'équité, * bienheureux Apôtre illuminé * en ton âme et ton corps * par les grâces de ta pure et virginale beauté.
Penché sur sa poitrine, tu puisas * à la source de sagesse les flots * de la théologie, excellent apôtre Jean; * tu en abreuvas le monde pour assécher * l'océan de l'impiété * grâce à la connaissance de la sainte Trinité; * et tu devins une colonne, une vivante nuée * guidant nos pas vers l'héritage des cieux.
La fleur de la virginité, l'agréable séjour des vertus, * l'instrument de la sagesse, le temple de l'Esprit, * la bouche de la grâce porteuse de clarté, * le brillant regard de l'Eglise, saint Jean, * célébrons-le maintenant, * comme serviteur du Christ, par des cantiques spirituels.
Fils du tonnerre, évangéliste merveilleux, * sur le monde par ton évangile tu fis briller * l'inébranlable royaume des cieux, * la source des biens, l'éternelle vie, * l'ineffable joie, la jouissance de la divine vision, * avec munificence les grâces du Christ * qui dépassent l'intelligence et l'esprit des mortels.
Gloire au Père, t. 8
Disciple vierge, égal aux Anges, évangéliste saint Jean, * Théologien formé par Dieu, * au monde tu annonças d'orthodoxe façon * le flanc immaculé d'où jaillirent l'eau et le sang * où nous trouvons l'éternelle vie pour nos âmes.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande Doxologie. Tropaire de l'Apôtre et théotokion Tes mystères dépassent tous l'entendement. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 13:34

27 SEPTEMBRE
Mémoire du saint martyr Callistrate et de ses compagnons.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Martyr Callistrate, illuminé en esprit * par la clarté de la foi, * tu suivis sans fléchir le chemin te menant * vers la béatitude en l'au-delà, * triomphant de tous les pièges de l'ennemi; * c'est pourquoi nous prononçons ton éloge, Bienheureux, * et glorifions ta mémoire sacrée.
Martyr Callistrate aux divines pensées, * ayant acquis la parole de vie, * vers la vie tu guidas ceux que l'ignorance retenait dans la mort; * car nous croyons qu'ils vivent réellement dans le Christ, * ceux qui s'empressèrent de mourir * à cause de lui, notre universelle résurrection; * avec eux souviens-toi de nous près du Seigneur, la suprême bonté.
Martyr Gymnasios, par le glaive décapité, * sous les flots de ton sang * tu engloutis vraiment le perfide Pharaon; * désormais tu fais jaillir les guérisons * pour les fidèles accourant vers ton temple, Bienheureux, * pour y glorifier tes illustres combats * et célébrer ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Avant ta vénérable mise en Croix, * les hommes avaient peur de la mort; * mais après ta glorieuse Passion, * c'est l'homme qui se fit craindre de la mort; * et c'est ainsi que le saint Martyr * s'affermit et renversa toute la puissance de l'ennemi; * par ses prières, Seigneur, * accorde à nos âmes le salut.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, qui as l'aspect du soleil * et du Soleil fus le char réservé * d'où resplendit l'insaisissable Clarté, * réjouis-toi, dont l'esprit rayonne de divine splendeur, * éclat fulgurant dont s'illumine le monde entier, * colombe aux reflets d'or, toute belle, immaculée, * qui fis briller pour les croyants * la lumière n'ayant pas de couchant.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui de ses entrailles était sorti * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, * Ami des hommes, ne tarde pas à venir me consoler.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Au géant Callistrate s'adresse Joseph.

Ode 1, t. 8
«Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »
Ayant suivi le sentier du martyre sans dévier, * tu fus aussi, Bienheureux, le chemin conduisant * les égarés vers le repos divin; * aussi Callistrate, nous t'acclamons, nous les fidèles réunis.
Levé comme un astre resplendissant, * tu fis briller sur l'Eglise du Christ la connaissance de Dieu, * tu chassas les ténèbres de l'ignorance, saint Martyr, * et renversas les sanctuaires de l'erreur.
Supportant toute épreuve patiemment, * tu n'as pas refusé de mourir pour la Vie de l'univers; * aussi dans l'allégresse tu es passé vers l'immortelle condition * et tu exultes avec les Anges dans le ciel.
Saint Gymnasios fut une braise allumée au feu de l'Esprit saint * pour consumer le taillis de l'erreur; * par ses miracles il couvre de rosée * ceux que brûle l'ardeur des passions.
Seule parmi les femmes, dépassant la nature, * sans connaître d'homme, Toute-pure, tu conçus * l'Un de la Trinité; et nous te glorifions * ainsi que le Fils né de toi d'inexplicable façon.

Ode 3
«Toi qui affermis par ton Verbe les cieux * et fondas la terre sur la masse des eaux, * rends-moi ferme également, * pour que je chante ta gloire, Seigneur. »
N'ayant pas sacrifié aux images taillées, * en pur sacrifice tu t'offris à ce Dieu * qui pour nous fut immolé, * Callistrate, martyr victorieux.
Sous ton manteau de soldat * empourpré saintement de ton sang, * devant le Roi des siècles tu te tiens, * portant couronne, Martyr bienheureux.
L'ennemi apparut dépouillé * lorsqu'il vit la divine gloire d'en-haut * te revêtir ainsi que tes compagnons, * Gymnasios, en athlètes victorieux.
Sans cesse prie ton Fils, * ô Vierge, de nous sauver * des périls nous menaçant * et de l'éternel châtiment.

Cathisme, t. 5
De Callistrate célébrons les exploits, * chantons les souffrances de Gymnasios, * fidèles, disons bienheureux * ceux qui partagèrent leurs combats * avec amour, patiemment, * et disons-leur: Soldats de la foi, * priez Dieu que nous soient accordées * la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
En toi, nous les fidèles, ayant trouvé * le havre, le refuge, le rempart, * l'espérance, l'abri, la chaleureuse protection, * vers toi nous accourons et dans la foi * nous te crions avec l'ardeur de nos voix: * Prends pitié, ô Mère de Dieu, * de ceux qui ont mis en toi leur espoir * et du péché, Vierge pure, éloigne-les.
Stavrothéotokion
Te voyant suspendu sur la Croix * au milieu des Larrons, * ta Mère, ô Christ, le cœur brisé, s'écria: * Ô mon Fils bien-aimé, * comment souffres-tu sur la croix la peine des malfaiteurs, * toi qui es sans péché? * Mais tu veux rendre la vie * au genre humain, dans ton immense bonté.

Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ton œuvre de salut, * j'ai médité sur tes actions * et glorifié ta divinité. »
Ayant combattu le persécuteur * en excellent stratège, saint Martyr, * vers la vie tu ramenas dans ton filet * les captifs que jadis il avait pris.
Sous les flots de tes discours * tu abreuvas les cœurs et les guidas * vers l'eau de la vie éternelle, * Athlète du Seigneur suscitant l'admiration.
En bélier fut immolé * l'illustre Callistrate devant lequel * se firent sacrifier avec empressement * comme agneaux les hoplites vigoureux.
A ta parole, Martyr, Gymnasios * comme une vigne opulente produisit * son témoignage, ce raisin * distillant le bon vin de la foi.
Ô Vierge, purifie * mon cœur souillé par les passions, * fais-en le pur instrument * du divin rayonnement.

Ode 5
«Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »
Saint Martyr, de tout cœur * ayant aimé le Christ notre Dieu, * tu combattis et renversas * l'impuissante force de l'ennemi.
Callistrate, en coryphée * d'une troupe sacrée, * dans l'allégresse, saint Martyr, * tu t'agrégeas aux angéliques armées.
Gymnasios, illuminé * par la gloire du martyre resplendissant, * joyeusement tu es passé * vers la brillante gloire des Anges désormais.
Pour le Soleil de justice, Immaculée, * tu fus le lieu de son lever; * supplie-le donc de sauver * ceux qui te glorifient dans la pureté de leur foi.

Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Tu brisas les mâchoires des lions invisibles, * saint martyr Callistrate, et de ceux * qui étaient jadis la proie de l'ennemi * tu fis des enfants de Dieu, * pour qu'ils goûtent leur part d'immatérielle volupté.
Par tes saintes paroles sur Dieu * tu lui acquis splendidement * ceux qui servaient jadis les dieux inanimés, * puis en leur compagnie tu luttas, * illustre Callistrate.
Ayant incliné la nuque devant le Christ, * vous avez subi l'immolation * et vous êtes offerts à Dieu, * saints Martyrs, en sacrifice parfait, * pour faire briller d'allégresse l'assemblée des premiers-nés.
Sanctifie mon esprit, * illumine mon coeur, sainte Mère de Dieu, * arrache-moi à l'emprise du malheur, * afin que je puisse te glorifier, * divine Mère toujours-vierge.

Kondakion, t. 4
Comme un astre géant * sur le monde tu brillas, * déployant les rayons de tes exploits * et de tes miracles sur tous les fidèles chantant: * Réjouis-toi, Callistrate, fameuse gloire des Martyrs.

Ikos
L'athlète du Christ, son grand soldat, * l'ami de la sainte Trinité, * l'initié des ineffables secrets, * l'imitateur de Jésus, * nous tous, les fidèles, réunis dans la foi, * par des cantiques célébrons-le joyeusement, * glorifiant ses luttes, ses exploits, * les peines qu'il souffrit pour le Christ notre Roi, * demandant que nous soit donnée * par ses prières auprès de Dieu * la vie suprême du Paradis * là où des chœurs en fête retentit ce cri joyeux: * Réjouis-toi, Callistrate, fameuse gloire des Martyrs.

Synaxaire
Le 27 Septembre, mémoire du saint martyr Callistrate et des quarante-neuf saints Martyrs qui témoignèrent avec lui.
Callistrate, tranché par le glaive, en stratège
à l'armée des Athlètes victorieux s'agrège.
Quarante-neuf martyrs, imitant ce soldat,
comme lui, le vingt-sept, mènent le bon combat.
Par leurs saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et , sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Etincelant comme l'or dans le feu des tourments, * tu reçus l'empreinte des souffrances du Christ * et maintenant te voici déposé * parmi les trésors divins pour chanter: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Trempé dans les supplices, * tu fus le glaive forgé par le ciel * pour tailler en pièces les phalanges invisibles des démons, * bienheureux Callistrate qui chantais: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu l'emportas sur l'impiété * grâce à la force de la sainte Trinité; * illuminé par son éclat, * martyr Callistrate, tu chantes à présent: * Dieu, de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant aimé le Christ d'un ferme cœur * martyr Gymnasios divinement inspiré, * avec tes compagnons de zèle tu fus Immole, * dans l'action de grâces chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Celui qui s'incarna de toi d'inexplicable façon, * Pleine de grâce divine, supplie-le * de sauver ceux qui t'honorent de tout cœur * et s'écrient d'une même voix: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu; * dans leur ardeur ils psalmodiaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Ayant déraciné les ronces de l'erreur, * illustre Martyr, tu devins * une splendide plante du Paradis * produisant par grâce divine les fruits de la foi.
Avec pleine assurance considérant * les espérances de l'avenir, * tu marchas, Callistrate, vers les combats * et, triomphant selon les règles, tu fus couronné.
Ton temple est un lieu de guérisons * pour les fidèles s'en approchant; * ils y sont délivrés de tout malheur, * illustre Gymnasios, et t'acclament avec foi.
Vierge comblée de grâce par Dieu, * toi qui domines l'entière création, * fais que mon esprit domine aussi * les obstacles de l'erreur, Souveraine immaculée.

Ode 9
«Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu;" * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
La châsse de tes reliques est une source de guérison * pour tous ceux qui la requièrent, saint Martyr; * elle apaise les incurables passions * et chasse les esprits ténébreux du mal * par la grâce, la puissance et l'action de l'Esprit saint.
Martyrs du Christ, par grâce l'un à l'autre enlacés, * vous formiez une corde tressée divinement * pour grimper jusqu'au sommet des cieux * et sanctifier la terre par l'effusion de votre sang; * aussi nous fêtons joyeusement votre mémoire avec foi.
Tu reçus l'immarcescible couronne et la gloire du ciel, * la joie et l'allégresse infinies, * saint Callistrate, et le royaume des cieux * en compagnie de ceux qui luttèrent avec toi; * près du Seigneur avec eux souviens-toi de nous tous.
La divine mémoire des saints Callistrate et Gymnasios * et de leurs compagnons se lève en ce jour * plus brillante que soleil pour éclairer * de lumineuse splendeur les confins de l'univers; * par leurs prières, ô Christ, délivre-nous du châtiment.
Joyeusement nous t'adressons le salut de Gabriel: * Réjouis-toi, allégresse des croyants, * spirituelle porte, montagne, table, chandelier doré, * réjouis-toi, divin char du Christ notre Roi, * toi qui fis cesser la malédiction, Toute-bénie, réjouis-toi.

Exapostilaire t. 2
Fortifiés par l'Esprit saint, les martyrs victorieux, * le très-sage Callistrate et l'admirable Gymnasios, * avec leurs compagnons de combat * ont supporté pour le Christ * les multiples épreuves des tourments * et renversé l'audace des tyrans; * célébrant leur mémoire porteuse de clarté, * puissions-nous trouver pour nos âmes le salut!
L'importance des grâces divinement concédées * auxquelles tu nous as permis d'accéder, * Seigneur, en la tendresse de ton cœur, * quel discours l'exprimerait? * Déchus que nous étions de la vie suprême pour notre malheur, * tu nous y mènes de nouveau, * recevant de la Vierge ma nature humaine entièrement * pour me sauver dans ton amour, ô Seigneur compatissant.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 13:39

28 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père, le confesseur Chariton.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Par la tempérance et la constante oraison * tu fis pâlir les corporelles passions, * sous les flots de tes pleurs tu noyas le perfide serpent, * vénérable Père Chariton, * et tu fus agréable à Dieu prodigieusement; * aussi de célestes charismes te para * l'Ami des hommes, Jésus, * le Sauveur de nos âmes.
Suant sous les efforts de l'ascèse, tu éteignis * les ardentes braises des passions, * t'exposant au feu des peines et des tourments, * tu confessas devant les iniques te jugeant * le Verbe qui s'abaissa jusqu'à s'incarner * et devins un Témoin bariolé * par les marques de multiples châtiments, * admirable Père théophore et bienheureux.
Fuyant vers les montagnes et les déserts, * tu pris le large, Père saint, * et ton âme, tu la gardas immaculée; * alors tu devins, Chariton, * une maison de la Trinité; * par sa puissance tu bâtis de saintes demeures, Bienheureux, * des bergeries pour le salut des moines vénérant * ta sainte mémoire, très-digne de nos chants.
Gloire au Père ...
Père théophore Chariton, * même après ta mort, dans les cieux * tu vis dans le Christ, à cause duquel * au monde tu t'es crucifié; * car devenu étranger au monde comme à la chair, * tu surpassas les choses visibles par ta vie, * ne vivant pas pour toi-même, puisqu'en toi vivait le Christ notre Dieu. * Prie-le de sauver nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Que je navigue sur la mer, * que je me trouve en chemin, * que je dorme la nuit, Toute-pure, garde-moi, * donne-moi un esprit vigilant, * obtiens-moi du Seigneur que je fasse sa volonté, * afin que je trouve au jour du jugement * l'absolution des actes de ma vie, * moi qui me réfugie sous ta sainte protection.
Stavrothéotokion
Seigneur, en te voyant cloué sur la croix, * la Vierge, ta Mère, fut frappée de stupeur: * Quelle vision, dit-elle, ô mon Fils bien-aimé! * Est-ce là ce que t'offre en retour * ce peuple ingrat que tu avais comblé de tant de bienfaits * et qui s'est détourné de ta Loi * au lieu de chanter: * Gloire à ton ineffable condescendance, Seigneur?

Apostiches de l'Octoèque. (Si l'on doit fêter saint Chariton de manière solennelle, prendre comme apostiches les stichères de Laudes; après le doxastikon, théoto- kion dominical du ton 8: Ô Vierge inépousée. Voir à la fin du Ménée.)
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, vénérable Chariton, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, sauvegarde des croyants, * havre des pécheurs, amendement des négligents, * réjouis-toi, guide des âmes, secours des affligés, * réjouis-toi, leur parfaite consolation, * guérison de nos maux spirituels, * messagère de paix, médiatrice auprès de Dieu, * Vierge pure surpassant * l'ensemble des Séraphins par ton éminente sainteté.
Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de merveilleuse façon.

Tropaire, t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Chariton, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier, cathismes du ton occurrent, ou bien le cathisme suivant, t. 8, et le cathisme du ton 4 qui suit la 3e ode.

Cathisme, t. 8
Eprouvé par les peines du combat, * puis affermi par tes exploits ascétiques, * plus brillant que l'or tu resplendis par ta foi * et devenant un pur séjour de l'Esprit saint, * tu dissipas les esprits ténébreux du mal; * rassemblant des groupes de moines, tu en fus le pasteur, le flambeau resplendissant. * Bienheureux Chariton, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Ayant glissé sous le poids de mes pensées perverses, * je me suis enfoncé dans le gouffre du péché * et, gémissant, je te crie du fond de mon cœur: * Toute-pure, fais pour moi des merveilles d'amour, * me découvrant l'océan sans borne de ta pitié * et l'immense trésor de ta compassion; * donne-moi la conversion, l'amendement de ma vie, * afin qu'avec amour je puisse m'écrier: * Intercède auprès de ton Fils et notre : Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * versant d'amères larmes l'Agnelle s'écria: * Le monde se réjouit de recevoir la rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que pour nous tu subis dans la tendresse de ton cœur! * Longanime Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, * accorde en ta pitié la rémission de leurs péchés * à tes fidèles serviteurs * qui se prosternent devant ta divine Passion.

Canons de l'Octoèque, puis celui du Saint, attribué à Théophane ou à Jean le Moine.

Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Ayant franchi l'océan du martyre, Bienheureux, * sous le mât vivifiant de la Croix, * tu as fait sombrer * le misérable Pharaon spirituel * sous la puissance de Dieu.
Dès le berceau consacré au Seigneur, * divinement tu prêchas le Christ * devant le tribunal du tyran * et comme Moïse tu abattis * l'orgueil des ennemis de Dieu.
Quittant l'Egypte et ses égarements, * vénérable Père Chariton, * pour devenir un citoyen du désert, * avec le Pur tu conversas en toute pureté * et reçus l'héritage des cieux. Sans semence, mais du saint Esprit, * par la volonté du Père tu as conçu * le Fils de Dieu et dans la chair tu enfantas * celui que sans mère le Père a engendré * et qui sans père est né de toi pour nous sauver.

Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
En toi se réjouit * le mystique troupeau de tes brebis, * tes disciples communiant, * vénérable Père, à ton rayonnement spirituel.
A l'esprit qui vivifie, * vénérable Chariton, tu as soumis * tout souci de la chair * comme cause d'inimitié envers Dieu.
Comme David, tu abattis, * vénérable Père, le pouvoir spirituel * de l'hostile Goliath * sous l'armure complète de l'Esprit.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * pour les hommes tu es devenue * l'intendante des trésors surnaturels; * aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

Cathisme, t. 4
De tes paroles tu ornas l'Eglise du Christ, * par tes œuvres tu honoras ta ressemblance avec Dieu, * par ta sagesse, bienheureux Chariton, * tu éclairas le monde entier * et tes charismes de guérisseur * ont resplendi sur l'univers; * c'est pourquoi nous fêtons avec amour ton souvenir.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Vierge tout-immaculée * qui enfantas l'Etre suprême, notre Dieu, * avec les saints Moines sans cesse implore-le * pour qu'il nous accorde avant la fin * le pardon de nos péchés, l'amendement de notre vie, * à nous fidèles qui te chantons avec amour, * car toi seule, tu es digne de nos chants.
Stavrothéotokion
Te voyant cloué sur la croix, * ta pure Mère, ô Verbe de Dieu, * dans ses larmes maternelles s'écria: * Quelle est cette merveille étrange et nouvelle, ô mon Fils? * Comment t'exposes-tu à la mort, toi la vie l'univers? * Mais tu désires vivifier * tous les mortels, dans la tendresse de ton cœur.

Ode 4
«Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Par les peines de la tempérance, Chariton, * ayant mis à mort avant ta fin * les voluptés tyranniques, * saintement tu revêtis * la vivifiante mortification.
Les soucis du monde par lesquels est étouffée * la fructification spirituelle, * comme ronces tu les as brûlés, * bienheureux Chariton, * par tes ardentes méditations.
Les grâces posèrent sur ton front, * pour tes exploits athlétiques, * la couronne du royaume du Christ, * car tu fis cesser l'ivresse de l'erreur, * bienheureux Chariton.
Ineffable s'est révélé, * divine Génitrice, ton enfantement; * seule Vierge pure et bénie, * devant toi nous prosternant, * nous te chantons: Réjouis-toi.

Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Tu fus le pur et clair miroir * des clartés venues d'en haut, * vénérable Père, bienheureux Chariton.
D'une double grâce tu rayonnas, * car tu brillas sous les coups de ta lutte pour la foi, * puis dans les peines de l'ascèse, Père saint.
Des âmes tu t'es révélé le médecin, * toi qui dès la tendre enfance recherchas * la divine sagesse, Père bienheureux.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Non sur le sable, mais sur le Christ * ayant posé tes fondations, * comme maison tu édifias * la vertu plus précieuse que l'or * et devins une demeure de la sainte Trinité.
Le serpent s'est révélé, * Père théophore, l'instrument du mal, * mais vaincu par tes vertus, * sous l'effet d'une juste providence, il punit * les artisans d'iniquité.
Ni ton corps frappé de coups * ni la condamnation à mort te menaçant, * rien ne put te séparer, * bienheureux Père, de l'amour de Dieu, * car tu jouissais de ton union avec lui.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! * une Vierge dans son sein * sans épousailles a conçu, * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.

Kondakion, t. 2
Fidèles, en ce jour, de nos hymnes couronnons * le professionnel de l'ascèse, le combattant de la foi, * célébrons par des éloges Charlton, * acclamons-le comme Pasteur et Docteur, * éponyme des charismes et Témoin de Jésus Christ, * porte-lumière éclairant le monde entier.

Ikos
Fidèles, en nos hymnes acclamons * ce géant parmi les Moines, le divin flambeau d'Iconium, * et de cantiques divins couronnons * la tête du bienheureux Chariton; * des vaines idoles, en effet, * il fit crouler l'orgueil menaçant, * avec elles mit à mort également * toute la puissance des démons; * aussi endura-t-il les tourments, * mais il obtint les récompenses en vérité. * Chantant sa louange, glorifions-le * comme luminaire éclairant le monde entier.

Synaxaire
Le 28 Septembre, mémoire de notre vénérable Père, le confesseur Chariton.
Ayant foulé aux pieds les terrestres plaisirs,
Chariton maintenant jouit de l'allégresse,
savourant dans le ciel l'objet de ses désirs.
Le vingt-huit il mourut, dans l'extrême vieillesse.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Imitant le zèle pour la foi * que montrèrent en la fournaise les enfants d'Abraham, * tu foulas aux pieds le tyrannique édit en t'écriant: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.
Comme en la fournaise, c'est de l'ardeur des tentations * que la divine grâce vint du ciel te protéger, * te couvrant de sa rosée, vénérable Père qui chantais: * Seigneur mon Dieu, tu es béni.
Comme touché par l'amour divin de la Trinité, * tu lui consacras un nombre égal * d'enclos spirituels pour chanter: Seigneur, * tu es béni dans le temple de ta gloire.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut; * Mère de Dieu, c'est par toi * que nous est donnée la joie, et nous crions: * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8
«Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Avec la flamme d'une torche qui brûlait tes flancs, * tu consumas tes injustes persécuteurs * et toi-même, par l'action de l'Esprit saint, * tu restas indemne pour éveiller à la foi * les peuples qui se mirent à chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ayant dépouillé l'homme de jadis, * tu revêtis le Christ en vérité * et triomphas du prince de ce monde ténébreux * lorsqu'en tes peines de martyr * avec allégresse tu chantais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
En vrai disciple de saint Paul, * vénérable Père Chariton, * sur ses traces tu marchas * et pour les moines tu devins un entraîneur, * un modèle de vertu pour ceux qui s'écriaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la Mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté, * Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.

Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Ce n'est pas la tombe, pourvoyeuse d'oubli, * qui put céler tes vertus, * car pour les siècles, telle un soleil, * brille ta mémoire, vénérable Chariton; * à juste titre nous la magnifions.
Venez, célébrant en esprit * sa mémoire annuelle, imitons tous * le Théophore en ses vertus, * nous unissant à lui pour chanter: * Trois fois Saint, nous te magnifions.
Fidèles, en chœur nous adorons * en sa divine essence l'Unité, * mais en ses personnes l'inconfusible Trinité * partageant même force et dignité, * Dieu que dans la foi nous magnifions.
Exulte d'allégresse et de joie, * toi l'Epouse du grand Roi, * qui reflètes en clair miroir * la beauté de ton Epoux * et resplendis plus qu'or et que soleil.

Exapostilaire t. 3
Ayant d'abord réussi dans l'exercice du combat, * puis dans l'ascèse menant ta course à bonne fin, * vénérable Père Chariton, * tu montas vers le ciel pour arriver en présence du Christ * et prier pour nous qui te chantons avec ardeur.
Ô Vierge toute-digne de nos chants, * tu enfantas le Messager du Père, l'Ange du Grand Conseil, * le Roi de gloire, le Christ, * dont les Ascètes et les Martyrs, pour le suivre, ont pris la croix; * avec eux sans cesse implore-le, divine Mère, pour nous.

Laudes, t. 4
La grâce de l'Esprit * ayant brillé sur toi, Chariton, * saint Père, clairement t'illumina; * alors tu repoussas la nuit des passions * pour atteindre en plein jour l'impassible état; * et, vivant désormais dans la plus pure clarté, * illustre Père, n'oublie pas * les fidèles célébrant ta mémoire sacrée. (2 fois)
Portant la grâce céleste comme une fleur épanouie, * tu ne tins pas compte des choses d'ici-bas; * aussi, comme un incorporel, tu choisis * de vivre au milieu des tourments, * puisque tu devais jouir du torrent de délices en l'éternité, * et par tes larmes tu asséchas le flot trouble des passions, * vénérable Père Chariton, * pour arroser les épis dont nos âmes sont nourries.
De la grâce divine tu reçus * à juste titre le charisme des guérisons; * aussi tu renversas, Chariton, * l'erreur où les esprits du mal entraînaient * et mis en fuite le ravage des maladies; * car tu fais jaillir tes grâces en torrents; * et nous abreuvant de leurs flots, * nous célébrons ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et des Anges tu as rejoint les chœurs, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ...
Tout incorrigible que je sois, * par tes prières redresse-moi, * espérance des chrétiens, * sauve-moi de toute peine et châtiment * et du feu éternel, ô Mère de Dieu.

Si l'on veut, on chante la Grande Doxologie.

Monique
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Re: Ménées de Septembre

Message par Monique » mer. 03 nov. 2010 13:43

29 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père Cyriaque l'Anachorète.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Sous le frein de la tempérance maîtrisant, * Père thaumaturge Cyriaque, les passions corporelles, * tu revêtis l'ornement de l'impassible condition; * tu mis à nu la totale perversité * de celui qui dépouilla nos ancêtres jadis * et maintenant tu demeures au Paradis * dans l'éternelle jubilation. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Prenant sur tes épaules ta croix, * tu suivis le Christ sans pensée de retour, * méprisant, Cyriaque, les plaisirs de cette vie; * ayant mortifié les passions corporelles, * vénérable Père, tu reçus * par tes veilles et tes prières continues * la grâce de guérir les maladies. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Tu habitas, Père saint, le désert, * pour nourriture prenant, * vénérable Cyriaque, des bulbes amers; * et, mortifiant tes sens, tu retranchas * de ton âme, Bienheureux, * jusqu'à la racine les plaisirs voluptueux; * aussi la céleste jouissance t'accueillit * au terme d'une vie qu'en ange tu passas. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père ...
Tous les moines, nous t'honorons, Cyriaque, Père saint, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu toujours-vierge, inépousée, * quel est celui qui, se réfugiant sous ta protection, * n'obtient promptement la délivrance du malheur? * Il trouve en toi l'intrépide secours, * le patronage le plus sûr, * l'inébranlable tour, l'imprenable donjon. * Refuge des chrétiens, divine Génitrice immaculée, * intercède pour le salut de tes fidèles serviteurs.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit cloué sur la croix * son agneau, son propre Fils, * la Brebis mère en son âme fut blessée * par le glaive du chagrin; * poussant des gémissements, les entrailles déchirées, * elle eut le cœur rempli de deuil et s'écria: Ô mon Fils, * hélas, comment peux-tu souffrir tout cela? * Longanime Seigneur, je glorifie ta patience envers tous.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, * par toute la terre a retenti * la renommée de tes justes actions: * par elles tu as trouvé dans les cieux * la récompense de tes efforts; * tu as détruit les phalanges des démons * et des Anges tu as rejoint les chœurs, * pour en avoir imité la pure vie. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu * demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ... Théotokion
Le plus grand des bienfaits * fut pour nous tous en vérité * l'enfantement virginal de la Mère de Dieu * renouvelant notre nature corrompue * pour façonner à nouveau le genre humain.
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, * celle qui t'enfanta s'écria: * Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, * comment peux-tu mourir en ta chair, * suspendu à la croix, toi qui donnes la vie?

Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Cyriaque porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis le canon du Saint, œuvre d'Etienne le Sabbaïte, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia) : Cyriaque, auprès de Dieu sois mon intercesseur.

Ode 1, t. 8
«Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »
Ô Christ, accorde-moi la gloire de ta connaissance et de ta grâce, * pour chanter le vénérable Cyriaque dignement, * par son intercession auprès de toi, * ineffable économe des sages enseignements.
Agréant l'hymne que je prépare pour toi, * bienheureux Cyriaque, supplie le Christ, * pour que j'aie part à ses divines clartés * et que j'obtienne en vérité le salut.
Muni de la puissante force du Seigneur, * tu l'emportas sur les princes de ténèbres; * suivant ses traces, Père bienheureux, * tu obtins, Cyriaque, le céleste repos.
Tu rivalisas sur terre avec les Anges incorporels, * en soumettant tout souci de la chair * au vivifiant Esprit; et dans les cieux * maintenant, Théophore, tu exultes avec eux.
Tu es la mystique échelle contemplée * par Jacob, l'élu du Seigneur Dieu; * sur elle ineffablement est descendu l'Incorporel * pour s'incarner de toi, divine Mère, sans changement.

Ode 3
«Nul n'est saint comme le Seigneur, * nul n'est juste comme notre Dieu * que chante toute la création, * et nul n'est saint * comme toi, Seigneur ami des hommes. »
Sans tarder, tu pris le chemin de la vie; * dès l'enfance, Vénérable, en effet * tu aimas ton Créateur; * ayant soif de lui, tu le cherchas * comme un cerf accourant vers la source des eaux.
Les ayant, Père admirable, reçus * gravés sur les tables de ton cœur * par le doigt de l'Esprit saint, * comme un livre animé tu gardas * activement les vivants préceptes du Christ.
Vénérable Père, tu maîtrisas * par le jeûne les appétits de l'estomac * et, mortifiant les voluptés sensuelles, * tu conservas la pureté * tout au long de ta vie.
Dans l'allégresse, pour la Trinité * tu fis de toi un temple doué de raison, * ayant purifié ton corps et ton esprit, * Père trois fois heureux, et tu devins * l'habitacle de la lumière au triple feu.
Sans connaître d'homme, tu enfantas * et restas vierge, ô Mère inépousée; * divine Génitrice, Marie, * auprès du Christ notre Dieu * intercède pour notre salut.

Cathisme, t. 4
Désireux de la vie céleste d'en-haut, * tu délaissas comme éphémères les charmes d'ici-bas; * c'est pourquoi, vénérable Père, habitant les grottes et les déserts, * tu devins un citoyen de la cité céleste; * là, souviens-toi de qui célèbre ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement * tu as renouvelé la nature humaine corrompue par les passions * et tu relevas tous les hommes de la mort * pour les mener vers la vie dans l'incorruptible condition; * c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, * suivant ta propre prophétie, * nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.
Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, * un glaive a transpercé ton âme quand tu vis * sur la croix ton Fils et ton Dieu: * sans cesse intercède auprès de lui * pour le pardon de nos péchés.

Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
Le soleil fut stupéfait * de ta force et de ta maîtrise de toi, * puisque de longues années durant * il lui fut impossible de te voir t'irriter * ou prendre de la nourriture pendant le jour, * Vénérable qui dans tes veilles incessantes chantais: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Avec l'intelligence des Saints, * bienheureux Père, méditant * les lois de l'Ancien Testament et du Nouveau, * tu butinas toute espèce de vertu, * imitant la sagesse de l'abeille et devenant * un instrument de choix, pour t'écrier: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Tu es le trésor faisant les délices des Saints, * leur fierté, leur allégresse, ô Christ notre Dieu; * c'est pourquoi, te chérissant, * Cyriaque a tenu pour scories * tous les charmes de la vie; * aussi dans les inaccessibles déserts * avec amour il jouissait de ta beauté.
Nous savons que le Prophète jadis * adoucit les eaux de Mara; * et toi, Cyriaque, ayant changé * les oignons amers en douceurs, * tu démontras le crédit qu'ont auprès du Seigneur * les serviteurs qu'il glorifie * de sa divine puissance.
Imitateur du Maître et disciple du Christ, * par ta prière tu guéris, compatissant, * le fils lunatique d'un suppliant, * car tu avais reçu du Seigneur * la grâce de chasser les maladies * et de repousser la clique des démons * par le signe divin de la Croix.
Tu es la gloire des croyants, * c'est toi leur avocate, * le refuge et le rempart * et le havre des chrétiens: * tu portes leurs prières devant ton Fils * et tu sauves de tout danger * les fidèles qui te reconnaissent pour la Mère de Dieu.

Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis! * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Du Christ ayant reçu * l'invincible grâce de l'Esprit, * avec force tu renversas * les funestes princes de ce monde, * Cyriaque, et devenu maître des passions, * tu ceignis la couronne de l'impassible condition.
Supportant fermement les peines de l'ascèse, * tu devins robuste au point de rester * jusqu'en l'âge le plus avancé * constamment dans les déserts, où tu vécus * comme en la demeure d'un roi * en parfaite allégresse.
Passant tes nuits entières à veiller * et séjournant sans cesse auprès de Dieu, * par la prière tu t'adressais, * Cyriaque, à Esprit immatériel * dont tu reçus les rayons lumineux * qui remplirent de lumière ton esprit.
Doué d'une claire et prophétique inspiration, * d'avance ta sainte langue annonça * la complète et finale destruction * du tyrannique fléau * dont la doctrine origénienne jadis * corrompait les âmes et rongeait les esprits.
A tes mystères fut initié * le chœur des Prophètes en esprit, * car le Maître a fait de toi la porte du ciel; * et de toi, Vierge pure, prenant corps, * pour ceux des ténèbres s'est levé * le Soleil de justice.

Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Devenu Dieu par adoption, puisque le Christ, * Dieu par nature, te divinisa, * tu redressas les naturelles et douloureuses malformations, * soignant les malades et guérissant * les démoniaques, par grâce de Dieu.
Tu fuyais l'importune multitude * qui venait te visiter * et tu en arrêtas les terribles flots, * esquivant la gloriole * des vains éloges des humains.
Considérant comme un songe * toute gloire de ce monde passager, * du seul Dieu vivant tu désiras * partager la suprême gloire * qu'à juste titre tu méritas d'obtenir.
Tu reçus, comme une arche vivante, * divine Mère, le Verbe éternel, * comme un saint temple, tu logeas ton Créateur * et tu portas, comme un trône de feu, * le Maître de l'entière création.

Kondakion, t. 8
En ton honneur, comme invincible et puissant protecteur, * la sainte Laure qui te vénère chaque jour * fête aujourd'hui ton souvenir annuel. * Par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur * garde-nous des ennemis qui fondent sur nous, * afin que nous puissions te chanter: Bienheureux Père, réjouis-toi.

Synaxaire
Le 29 Septembre, mémoire de notre vénérable Père Cyriaque l'Anachorète.
Cyriaque, tu corriges par d'amères scilles
la douceur de ce fruit que prirent, indociles,
ceux qui, par leur péché, firent clore les cieux.
Cyriaque, chargé d'ans, le vingt-neuf clôt les yeux.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils chantaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Par la méditation de ta Loi * et des écrits divinement inspirés * plus que de miel ton fidèle serviteur * adoucit sa gorge pour chanter: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Ceux qui te chantent, Bienheureux, * par tes prières purifie-les * de la fange des passions * et présente-les à Dieu pour lui chanter: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Ô Christ, toute la grâce de l'Esprit, * Cyriaque l'abrita, car il aimait * de toute son âme ton ineffable clarté, * et il chantait devant toi: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Daniel, pour avoir échappé * aux lions cruels, fut glorifié; * Cyriaque, à son commandement, * en fit ses serviteurs et s'écria: * Seigneur, tu es béni dans les siècles.
A l'action ayant uni la contemplation, * Cyriaque divinement inspiré, * tu confessas la consubstantielle Trinité * du Père, du Fils et de l'Esprit, * lui disant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Eteins la flamme de mes passions, * apaise la tempête des hérésies, * divine Mère, car en toi nous les chrétiens, * nous avons la protectrice qui nous défend * et nous te chantons dans l'ardeur de notre foi.

Ode 8
«Devenus par ta grâce vainqueurs * du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens * si fort attachés à tes commandements * s'écrièrent: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Sous les flots de tes larmes, Bienheureux, * tu arrosas ton âme dans la componction * et la rendis fertile en psalmodiant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Jadis le Thesbite avait asséché les sources du ciel, * mais toi, Bienheureux, au plus fort de l'été * tu fis pleuvoir à verse, en chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
En de nobles combats tu réfutas * l'erreur des hérétiques sectateurs * d'Origène, ce conteur de fables, en psalmodiant: * Toutes ses œuvres bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Selon la vraie foi tu enseignas * l'unité de la consubstantielle Trinité * comme en trois soleils un seul éclat, * disant: Bénissez, toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Ô Vierge, tu es apparue * comme la fille d'Adam le déchu * et la Mère du Dieu par qui ma nature fut renouvelée; * toutes ses œuvres, louez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
«Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Cyriaque, tu fus accueilli par la grotte ayant reçu * la source par Dieu donnée lorsque le saint Père Chariton * fit un miracle digne de Moïse, et tu devins * un rempart inébranlable, un sage gardien * pour le troupeau qu'il avait jadis fondé.
Cyriaque, par amour de la vraie vie * sur tes épaules prenant ta croix, * tu fis de ton existence une méditation sur la mort; * maintenant que tu es passé vers les incorruptibles délices sans fin, * pour toujours tu exultes avec les chœurs célestes dans la lumière, auprès de Dieu.
Embrasé par l'éclat de l'Esprit, tu rayonnas * et tout radieux te montras dans les célestes chœurs; * par tes prières, Bienheureux, éclaire aussi mon esprit * à la triple et mystique lumière de la Trinité; * de mes passions et de mes fautes, je t'en prie, sauve-moi.
Illustre Chariton et bienheureux Cyriaque, * couronnés que vous êtes du diadème des vainqueurs * en présence du Dieu qui siège en les hauteurs, * comme pères délivrant des périls votre troupeau, * veillez sur lui qui fête votre mémoire en ce jour.
Chevauche dans l'éclat de ta royale splendeur, * Fils de la divine Mère, et soumets * le peuple d'Ismaël en guerre contre nous; * donne à la foi orthodoxe victoire sur l'ennemi * par les prières de ta virginale Mère, Ami des hommes et notre Dieu.

Exapostilaire t. 3
Cyriaque, toi qui jouis de la gloire divine en présence du Tout-puissant * avec Chariton le divin confesseur, * sans cesse souviens-toi de ceux qui célèbrent, Père saint, * ta mémoire porteuse de clarté * et comme serviteur du Christ te vénèrent avec amour.
A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, * nous qui sommes sauvés grâce à toi; * car ineffablement tu as conçu * le Dieu qui par sa Croix nous délivre de la mort, * entraînant à sa suite le cortège des Saints * avec lesquels nous célébrons ta gloire, Vierge Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

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