Ménées d'Octobre

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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 15:54

14 OCTOBRE
Mémoire des saints martyrs Nazaire, Gervais, Protais et Celse;
et de notre vénérable Père, l'hymnographe Cosmas l'Hagiopolite, évêque de Maiouma.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Les champions de la foi, * ayant achevé leur combat, * ont reçu la couronne des vainqueurs: * ce sont le courageux Nazaire, le sublime Protais * avec les divinement sages Celse et Gervais; * chantons ces nobles soldats, * ces victimes qui se sont offertes de plein gré, * ces héritiers du royaume d'en-haut.
Honneur, acclamations * à Nazaire et Protais, * ainsi qu'au divin Celse et à Gervais * qui, pour détruire l'erreur, * se sont rendus célèbres par leurs combats; * unis aux chœurs des Anges saintement * et divinisés par leur communion avec Dieu, * ils ont reçu de sa droite vivifiante la couronne des vainqueurs.
Parcourant les cités, * saint Nazaire leur portait * la lumière de la divine prédication; * à son instar, foulant aux pieds le perfide serpent, * Celse trouva, par ses vertus divines, la renommée. * Chantons leur louange, vénérons-les * comme luminaires des cœurs enténébrés * et guérisseurs de nos âmes.

Eclairé en ton âme par les rayons de l'Esprit, * admirable Cosmas, tu devins lumineux, * faisant briller l'univers par la beauté de tes discours * et lui apprenant à chanter * les merveilles que le Sauveur * par divine puissance opéra * et la Passion volontaire * que l'Ami des hommes a soufferte pour nous.
Sainte Eglise, rayonne de joie, * invite tes enfants à se réjouir * du sublime enseignement, car la cithare de l'Esprit, * la lyre de Dieu convoque mystiquement * tous les fidèles pour un banquet: * c'est le divin, l'illustre Cosmas, * nous offrant ses cantiques melliflues, * ses hymnes divinement inspirées.
Tu fus la trompe sonnant * les souffrances salutaires du Christ, * ses miracles et la dormition de la Mère de Dieu, * réjouissant, vénérable Cosmas, * de tes agréables cantiques le monde entier; * c'est pourquoi tous ensemble, comme il se doit, * nous te vénérons et nous chantons * ton admirable passage vers Dieu.
Gloire au Père, t. 8
Acclamons les saints martyrs Nazaire et Protais, * victimes spirituelles avec Celse et Gervais, * car ils ont fait crouler avec les idoles la folie des tyrans. * Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, * accorde la paix au monde et à nos âmes la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Je redoute l'heure de la sentence me condamnant, * car j'ai gaspillé dans l'insouciance ma vie * comme jamais aucun autre ne l'a fait; * mais toi, Vierge Mère, viens vite à mon aide avant la fin * et délivre mon âme asservie aux passions.
Stavrothéotokion
Ô Verbe du Père, éternel comme lui * et siégeant avec l'Esprit, * comment as-tu daigné, ô mon Fils, étendre * tes mains immaculées sur le bois * et te soumettre ici-bas, * dans ta bonté suprême, à semblable pauvreté? * disait la Toute-pure près de toi sous la Croix.

Apostiches, t. 1
Par les jeûnes, l'oraison, * les nombreuses veilles de toute la nuit, * tu mortifias totalement les passions de la chair * et, devenu impassible, vénérable Cosmas, * par la pratique des vertus * c'est ton âme que pieusement tu vivifias * jusqu'à ton passage vers la vie éternelle.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Bienheureux, tu rédigeas * pour les fêtes du Christ * et de la toute-pure et sainte Mère de Dieu * qu'en nos églises nous célébrons chaque année * les poèmes divinement inspirés * et les mélodies harmonieuses, * les hymnes qui en font l'ornement.
La bouche du juste murmure la sagesse
et sa langue proclame la justice.
Bienheureux qui te tiens * dans la clarté céleste, * de tes rayonnantes prières, Cosmas, * réjouis les fidèles sur terre célébrant * ta sainte et lumineuse festivité, * chassant la sombre de l'affliction * et dissipant les ténèbres des passions.
Gloire au Père, t. 8
Acclamons avec les psaumes de David * l'auteur des cantiques spirituels en disant: * la grâce est répandue sur tes lèvres, Père saint, * ta langue est le roseau d'un habile écrivain, * rédigea pour nous les mélodies salutaires * sur lesquelles nous apprenons à glorifier et chanter * l'œuvre rédemptrice opérée par le Christ * le grand mystère de la sainte Trinité, * en demandant pour nos âmes la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Les habitudes qui m'éloignent de ton Fils, * loin de mon pauvre cœur chasse-les, * en ta bonté, Vierge tout-immaculée; et celui qui cherche à me dévorer comme un lion rugissant, * le perfide serpent, le funeste dragon, * donne-moi la force de l'écraser sous mes pieds.
Stavrothéotokion
Ô merveille inouïe, mystère étrange et nouveau! * disait la Vierge en voyant sur la croix, * suspendu au milieu des larrons, * celui qu'elle avait enfanté sans douleurs * et, gémissant, elle pleurait en disant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * comment ce peuple cruel, * dans son ingratitude, t'a cloué sur la croix?

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des pontifes inspiré de Dieu, * saint Cosmas, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui des Martyrs, avec l'acrostiche: Je célèbre avec foi les Martyrs couronnés. Joseph; et celui du Vénérable.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Ayant combattu pour la foi * et mené votre lutte à bonne fin, * vous avez, divins Martyrs, * ceint la couronne des vainqueurs; * c'est pourquoi nous fêtons votre mémoire dans la joie.
Emportés par la voile de l'Esprit divin, * sans éclaboussure vous avez franchi * l'océan des peines, glorieux Martyrs, * et maintenant vous habitez * le havre de la clarté céleste.
Bienheureux, ayant revêtu * comme cuirasse la Croix, * contre l'incorporel ennemi * vous avez lutté corporellement, * souffrant diverses peines et l'injuste mort.
Chantons l'unique Vierge ayant porté * en un sein immaculé * le Seigneur qui précède tous les temps: * plus vaste que les cieux est devenue * celle où Dieu prit corps, en sa bonté.

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Divin porteur de lumière, bienheureux Cosmas, * tu as resplendi de tous les feux * de tes brillantes compositions: * prie donc le Seigneur, demande-lui * que nous en soyons tous illuminés.
Tu es devenu le clairon divin * de la suprême Trinité, * faisant retentir pour tous * les enseignements salutaires * et réjouissant les âmes des orthodoxes.
A tes paupières tu n'as point donné * de sommeil, Bienheureux, * que tu n'aies atteint en vérité * le sommet de tes désirs, * dont tu as reçu la grâce de la réelle vision.
Vierge, tu l'es restée même après l'enfantement, * car tu as enfanté le Créateur de l'univers, * de façon merveilleuse, inaccoutumée, * le Dieu qui s'est manifesté à nous dans un corps, * virginale Mère, Génitrice de Dieu.

Ode 3
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Les Martyrs, ces divins sarments * de la Vigne, en vérité, * versent pour nous le vin du combat, * qui réjouit spirituellement * dans la grâce tous les cœurs.
Nazaire, bienheureux Témoin du Christ, * tu t'es opposé fermement * au persécuteur qui t'ordonnait * de sacrifier aux faux dieux, * illustre Martyr prêt à te faire sacrifier comme un agneau.
Tous ensemble chantons en ce jour * fidèlement, d'une même voix, * la louange de Nazaire, de Protais, * de Celse et de Gervais * dont l'Esprit a fait des témoins de la vérité.
Le tabernacle de la Loi * d'avance, Vierge pure, préfigurait * que tu devais être pour Dieu * la demeure sainte dans laquelle notre propitiation * viendrait nous donner à tous la sanctification.

« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Sur tes épaules ayant pris la Croix * de ton Maître, saint Cosmas, tu t'écriais: * Pour le monde me voici crucifié, moi aussi, * et ma chair est percée des clous de ta crainte, Seigneur.
Comme un torrent de délices, Bienheureux, * tu verses à tous tes flots sacrés, * et tu ne cesses d'abreuver * l'âme et le cœur de ceux qui chantent pour toi.
La grâce de notre Dieu * qui de son ombre t'a couvert * par tes hymnes a fait de toi pour nous * un autre fleuve divin roulant de l'or dans ses flots.
Hautement nous vénérons en toi, * nous les fidèles, la divine Mère en vérité, * car tu as enfanté, * Vierge toute-pure, le Dieu incarné.

Cathisme, t. 1
Nous célébrons la mémoire divine et sacrée * des quatre Martyrs ayant lutté saintement, * nous qui goûtons leurs miracles chaque jour * comme flots jaillissant de leurs reliques vénérées * et repoussant loin des fidèles les maladies * par la puissance de l'Esprit.
Gloire au Père...
La lyre de la sainte Trinité, * c'est Cosmas, le voici qui vient en chantant le cantique du Trois-fois-Saint. * Avec lui chantons donc: Père, Fils et saint Esprit, * pacifie le monde et broie le Diable sous nos pieds.
Maintenant... Théotokion
Par ta lumière éclaire mon âme enténébrée, * Vierge pure, en ta bonté, * mets fin à l'aveuglement de mon cœur, * apprends-moi à faire la volonté de ton Fils, * afin que j'obtienne la rémission de mes nombreux péchés * et sois délivré par tes prières du feu qui ne s'éteint.
Stavrothéotokion
Ô Christ, lorsque ta Mère Immaculée * te vit suspendre à la croix, elle cria: * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut? * Par lui tu as sauvé, dans ta bonté, * Seigneur, l'ouvrage de tes mains.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
L'amour de tes saints Martyrs * dépasse, ô Verbe, l'entendement; * ineffables sont également * les luttes courageuses, les combats * et les récompenses que tu leur as accordées * pour avoir combattu * selon les règles, Seigneur.
Les soldats du Christ * ont largement prouvé * qu'une seule pensée les animait * lorsqu'en plusieurs corps ils furent suppliciés; * sur le stade ils ont confessé * l'unique Dieu et clairement * firent disparaître l'erreur des multiples divinités.
Les Anges ont admiré * le combat des saints martyrs * Nazaire, Gervais, * Celse et Protais: * en leur corps se mesurant * avec l'ennemi incorporel, * ils l'ont terrassé courageusement.
Comme de vaillants soldats * et d'invincibles Témoins, * vous les hoplites du Christ, * les défenseurs de la foi, * en héritage vous avez reçu * les demeures célestes et pour toujours * avec les chœurs des Anges vous jubilez.
Sans quitter le sein paternel, * divine Mère immaculée, * en tes chastes entrailles le Dieu suprême * siège afin de préparer * pour les hommes, en sa bonté, * une place auprès du trône divin * et la gloire qui demeure à jamais.

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
D'un habile écrivain * ta langue, Bienheureux, * fut vraiment le roseau * décrivant, comme en un tableau, * les vénérables et salutaires souffrances du Christ.
Dans la contemplation des vertus * ayant grandi comme un palmier, * tu devins un arbre au feuillage élevé, * procurant la douceur du salut * à ceux qui glorifient la puissance du Seigneur.
Avec une éloquence raffinée, * saint Pontife, tu chantas brillamment * les fêtes de la Vierge et de tous les Saints * en t'écriant joyeusement: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Le Dieu libre par nature s'est appauvri * lorsqu'en l'immense richesse de sa bonté, * Mère toujours-vierge, il a pris de toi * personnellement toute notre humanité * en la forme du serviteur.

Ode 5
« L'univers est transporté * par ta gloire divine, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Ton corps, Nazaire, fut tourmenté * par les torsions et toutes sortes de châtiments; * c'est pourquoi il fait jaillir sur nous * la myrrhe au doux parfum * embaumant les âmes de ceux * qui, dans la sûreté de la foi, * te vénèrent, Bienheureux.
Sous les flots de ton sang * tu as éteint les brasiers * des divinités multiples, * Nazaire, victorieux martyr, * et dans le feu de tes miracles divins * tu consumes les pires maux * par grâce divine du Sauveur.
Comme fleurs exhalant le parfum * de la connaissance de Dieu, * comme prairies du savoir divin, * comme arbres fructifères du Paradis * chantons les resplendissants, * les lumineux Martyrs, * et disons-les bienheureux.
Que Nazaire soit chanté * et Celse, magnifié; * qu'on acclame avec Protais, * dans la foi, le noble Gervais; * pour l'Eglise ils sont vraiment * de stables piliers, * d'inébranlables fondements.
Le glaive qui jadis * gardait les portes de l'Eden * laisse passer maintenant * les fidèles marqués du précieux sang * que le coup de lance fit jaillir, * ô Vierge immaculée, * du côté de ton Fils.

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Comme l'étoile du matin * tu t'es levé brillamment; * et tes paroles sont les rayons * qui éclairent les cœurs des croyants.
Avec la fronde de tes discours, * tel un brave, tu renversas, * bienheureux Père Cosmas, * les hérétiques et leur orgueil.
Qui pourrait dire, en vérité, * les peines, les sueurs, les combats * que librement tu supportas, * comme étranger à la chair?
Ni l'esprit des anges ni l'esprit humain * n'est capable d'expliquer * la merveille ineffable et sans précédent * de ton enfantement, ô Vierge immaculée.

Ode 6
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Sur les eaux, bienheureux Nazaire, passa ton chemin * et tes traces, nul ne les connut: * ainsi tu couvris de honte les ennemis * grâce à la puissance de l'Esprit.
Par grâce divine tu as guéri, * saint Nazaire, d'incurables maladies; * et tu fais sourdre la myrrhe parfumée * pour les fidèles s'approchant de tes reliques sacrées.
Protais, le saint martyr, et Gervais, comme lui, * ayant sagement foulé aux pieds * la richesse passagère et l'éphémère pouvoir, * ont mérité la gloire éternelle dans le ciel.
Vierge pure, tu as renouvelé * les lois de la nature en enfantant * le Dieu immortel qui revêtit notre chair mortelle * pour nous diviniser, en sa bonté.

« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant: * A la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
A l'instar d'Abel immolant ses brebis, * Cosmas, tu as offert les prémices de tes poésies * et nous as préparé comme un régal * les plus belles pièces de tes chants.
Tu supportas, sage Père, de sacrifier * au témoignage de ta conscience, * comme un autre Isaac, ta propre vie, * en imitant le zèle d'Abraham.
Tu as disposé, pour sauver les âmes, des degrés, * comme l'échelle que le Patriarche a vue jadis; * ainsi tu as fait monter, saint Cosmas, * tous les fidèles par tes échelons harmonieux.
Sans cesse, ô Vierge, suscite la faveur * de ton Fils envers tes serviteurs: * qu'il efface les cicatrices de nos péchés, * Toute-sainte que nous chantons bien justement comme la Mère de Dieu.

Kondakion, t. 1
Célébrons la quadruple gloire des Témoins du Christ, * fidèles, chantons Nazaire et Protais, * acclamons par des hymnes Celse et Gervais, * car ils ont combattu jusqu'à mourir décapités; * ayant reçu la couronne d'immortalité, * ils intercèdent pour notre salut.

Ikos
Venez, tous les amis de la fête, célébrons * par des cantiques d'éloges la lutte des Martyrs, * les exploits de ces athlètes, leur glorieuse mort, * acclamons le quadrille des hoplites, chantons * Nazaire, Protais, Celse et Gervais, * car ils ont réduit en cendres la fureur des païens * en confessant le Christ comme Dieu très-haut * régnant avant les siècles avec le Père et l'Esprit; * et maintenant ces quatre martyrs, après leur mort, * intercèdent pour notre salut.


Synaxaire
Le 14 Octobre, mémoire des saints martyrs Nazaire, Gervais, Protais et Celse.
Au Dieu qu'on appela «Nazaréen» Nazaire
est offert par le glaive avec trois combattants.
On les tue, mais le Diable, à quatre ils l'écrasèrent
le quatorze, en menant leurs combats éclatants.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père l'hymnographe Cosmas l'Hagiopolite, évêque de Maïouma.
Cosmas s'en est allé vers la terre promise,
laissant des mélodies qui délectent l'Eglise.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Glorieux Martyrs, ayant posé, * comme bases sur le roc, * vos cœurs sur la connaissance de Dieu, * vous n'avez pas chancelé * sous les machinations de l'ennemi, * mais vous avez chanté: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par vos combats sanglants * c'est la lumière sans couchant * qui s'est levée sur nous, * et l'allégresse manifestement * vous a reçus, grands Martyrs * qui chantiez: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vous avez sanctifié, * bienheureux Martyrs, * les cités que vous traversiez avec ardeur, * car vous y avez confessé le Christ * en présence des tyrans * et vous accordez à qui en a besoin * la guérison, par grâce du Sauveur.
Comme palais resplendissant * ayant trouvé ton sein, * Toute-pure, Dieu descendit * l'habiter pour transformer * en fils de lumière tous ceux * qui chantent: Seigneur, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ayant gravi la montagne des vertus, * c'est la loi de Dieu que tu reçus; * à l'instar de Moïse tu traînas le peuple errant, * admirable Père, en chantant comme il se doit: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu arrêtas le terrible mal de l'hérésie * grâce au remède de tes enseignements, * toi qui chantais l'hymne de victoire au Créateur: * Seigneur louable hautement, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Source divinement jaillie, * telle ta langue s'est montrée * pour désaltérer les âmes consumées par les passions, * qui chantaient: Seigneur louable hautement, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Célébrons l'arche sainte, le tabernacle nouveau, * la litière du Verbe, le jardin * ayant fait fleurir le Christ, ce doux parfum, * pour lequel nous chantons: Seigneur louable hautement, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Veillant jusqu'à la venue du grand Soleil * qui merveilleusement * de la Vierge s'est levé, * vous avez brillé comme lumière, invincibles Martyrs, * et dans la grâce dissipé les ténèbres de l'erreur * en chantant: Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
L'antique Rome célèbre à haute voix, * Nazaire, tes multiples combats; * et la cité de Constantin, * possédant tes reliques sacrées, * chante tes miracles en disant: * Bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le divin Nazaire, dont le corps * fait sourdre la grâce en flots parfumés, * invite les fidèles s'approchant * à puiser pour se purifier * et recevoir la lumière en chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Vous possédant, généreux martyrs * Nazaire, Celse et Protais * en compagnie de Gervais, * comme très-puissants intercesseurs * auprès du Christ, nous chantons avec amour: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Uni à ta nature dans la chair, * celui qui donne à tous d'exister * tout entier m'a renouvelé, * recréant en moi * l'homme vieilli par le péché; * c'est pourquoi, Vierge pure, nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.

« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Admirable Père, l'âme purifiée, * tu devins un tabernacle de l'Esprit * et, comblé de sa lumière, tu éclairas * tous les hommes pour leur permettre de chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Incapables de formuler * les éloges dont il faudrait te couronner, * nous admirons ceux que toi-même, tu as composés * et demandons qu'à tes amis soit donnée depuis le ciel * la grâce de chanter ton auguste mémoire, Bienheureux.
Dans l'allégresse tu demeures maintenant * avec les célestes chœurs des Saints * dont tu chantais les combats, les brillants exploits, * bienheureux Père, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Procure-moi pour mes fautes le pardon * et l'éloignement de tout mal * par tes maternelles intercessions, * Toute-pure en qui les fidèles trouvent un sûr abri, * divine Mère et Vierge bénie.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Inclinant la nuque devant celui * qui mit fin à la perversité du Mauvais * et soutenus par la puissance du Christ, * vous avez trouvé, par le glaive, votre fin, * libérés de la chair, Martyrs au grand renom; * c'est pourquoi nous vous disons, à juste titre, bienheureux.
Vous avez resplendi sous les blessures de la chair * et semblables aux Anges vous êtes devenus; * désormais vous jubilez pour toujours * en présence de celui qui donne au monde sa beauté * et dont vous partagez la splendeur, * Athlètes dignes de toute vénération.
Avant comme après votre fin * le Maître vous a parés * de miracles prodigieux, * illustres, invincibles martyrs * Nazaire, Protais, Celse et Gervais; * c'est pourquoi nous vous disons, à juste titre, bienheureux.
La terre entière est sanctifiée, * qui célèbre avec amour * votre mémoire en ce jour; * avec nous se réjouissent les Prophètes et les Martyrs; * auprès du Bienfaiteur, en leur compagnie, * intercédez pour nous, Bienheureux.
Dans l'allégresse nous t'adressons, * Vierge toute-pure, la salutation * de l'archange Gabriel: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * fierté des Apôtres et des Martyrs, * salut de tout fidèle, Vierge Mère inépousée.

Voici donc que brille sur nous, * pour tous nous réjouir, * la radieuse et sainte mémoire de Cosmas * l'admirable et sage en Dieu, * le mélode trois fois heureux; * célébrons-la comme il se doit.
Ayant reçu le pouvoir des guérisons * par la communion du saint Esprit, * dissipe les ténèbres de mon âme, Bienheureux, * chasse les nuages de mes passions * et dirige mes pas vers le chemin du ciel, * Père digne de toute admiration.
Suivant tes règles, Bienheureux, * nous nous sommes proposé * de chanter ton passage vers le ciel, * dans l'espérance d'être récompensés * par ta prière auprès de celui * qui adjuge les couronnes, Père digne de nos chants.
La faiblesse de notre âme, fortifie-la * par ta puissance, ô Mère de Dieu; * brise le pouvoir des ennemis * qui assaillent tes serviteurs, * Toute-sainte qui pour le monde as fait surgir * le Soleil de justice, sans qu'on puisse l'expliquer.

Exapostilaire, t. 2
Couronnons de nos éloges et chantons * le chœur des quatre martyrs * Nazaire, Gervais, Celse et l'illustre Protais, * car pour le monde ils implorent la miséricorde du Seigneur.
Gloire au Père... Maintenant...
Lui offrant ce que ta langue possédait de plus beau, * en des cantiques divinement inspirés * tu célébras la pure et virginale Mère de Dieu * à juste titre, comme il convient: * avec elle en présence de la divine Trinité * intercède, Cosmas, Père saint, * pour que je puisse t'imiter, moi aussi, * par la contemplation, par les œuvres et l'esprit.

Apostiches, t. 1
Le flambeau resplendissant, * l'harmonieux instrument, * la cithare vibrant au souffle de l'Esprit * nous offre à tous ses cantiques mélodieux * pour réjouir les âmes des croyants.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Le poète musicien, * la lyre du saint Esprit, * le chantre, la cigale des cantiques divins, * le hautbois de l'Eglise chante pour le monde et lui apprend à glorifier, * par des hymnes inspirées, la Trinité, suprême Dieu.
Que rendrai-je au Seigneur
pour tout le bien qu'il m'a fait?
Cosmas, Père saint * qui te tiens en compagnie des Anges incorporels * devant le Dieu créateur de l'univers, * souviens-toi de ceux qui célèbrent ta brillante festivité: * de toute épreuve et de tout péril délivre-les.
Gloire au Père, t. 8
Acclamons avec les psaumes de David * l'auteur des cantiques spirituels en disant: * la grâce est répandue sur tes lèvres, Père saint, * ta langue est le roseau d'un habile écrivain, * rédigeant pour nous les mélodies salutaires * sur lesquelles nous apprenons à glorifier et chanter * l'œuvre rédemptrice opérée par le Christ * et le grand mystère de la sainte Trinité, * en demandant pour nos âmes la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Les habitudes qui m'éloignent de ton Fils, * loin de mon pauvre cœur chasse-les, * en ta bonté, Vierge tout-immaculée; * et celui qui cherche à me dévorer comme un lion rugissant, * le perfide serpent, le funeste dragon, * donne-moi la force de l'écraser sous mes pieds.
Stavrothéotokion
Ô merveille inouïe, mystère étrange et nouveau! * disait la Vierge en voyant sur la croix, * suspendu au milieu des larrons, * celui qu'elle avait enfanté sans douleurs * et, gémissant, elle pleurait en disant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * comment ce peuple cruel, * dans son ingratitude, t'a cloué sur la croix?

Le reste comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 15:59

15 OCTOBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Lucien, prêtre de l'Eglise d'Antioche.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ayant acquis par la foi * le trésor de la connaissance de Dieu, * tu affermis par ta parole les croyants * et leur permis de supporter * la fureur des tyrans et la multitude des châtiments * pour l'allégresse de la vie immortelle à venir; * c'est pourquoi, admirable Lucien, nous te disons bienheureux * et nous célébrons ta sainte fête en ce jour.
Avant la mise à mort * tu supportas, vénérable Père, la prison * de longues années, entravé par les fers, * blessé par des tessons affilés, * épuisé par la soif et l'inanition; * c'est pourquoi les délices t'attendaient dans le ciel, * bienheureux Père, comme athlète courageux * et comme invincible martyr.
Le sein de la mer, * t'ayant reçu, vénérable Lucien, * comme jadis fit de Jonas le monstre marin, * te rendit à la terre ferme après trente jours, * pour que tu reçoives la sépulture chrétiennement * et que ton corps devienne la source des guérisons, soutien de l'Eglise et joyau des Martyrs; * aussi nous te vénérons toi qui intercèdes pour nos âmes.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Lave la souillure de mon pauvre cœur, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * purifie les blessures et les plaies * que lui cause le péché, * affermis aussi mon esprit changeant, * afin que dans ma misère je magnifie, * moi l'inutile serviteur, * ta puissante et souveraine protection.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ * privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur, * criait en d'amères plaintes à celui * qui de ses entrailles était sorti * et dont elle admirait, stupéfaite, la résignation: * N'oublie pas ta servante, cher Enfant, Ami des hommes, ne tarde pas à venir me consoler.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche : Je célèbre ta gloire, bienheureux Lucien.

Ode 1, t. 4
« Je te chante, Seigneur mon Dieu, * car tu as délivré ton peuple de la servitude des Egyptiens; * tu as jeté à l'eau les chars de Pharaon * et tu as fait sombrer ses puissantes armées. »
Toi qui brillais par ta sagesse, Lucien, * par la grâce et puissance de l'Esprit, * tu as illuminé les peuples, saint Martyr, et tu les as guidés vers la connaissance du Christ.
Celui qui, par miséricorde, avait porté * notre faiblesse humaine, saint Martyr, * t'ayant protégé sous l'armure de la foi, te rendit invincible dans la lutte contre l'ennemi.
Ceux qui avaient chu dans le gouffre de l'erreur, * tu les ramenas vers la hauteur des cieux * grâce aux filets de tes divins enseignements, * Athlète digne de toute admiration.
D'ineffable, d'inexplicable façon, * sans semence, par la parole tu conçus * le Verbe coéternel au Père, Vierge immaculée, * et tu l'as enfanté pour notre rédemption.

Ode 3
« L'arc des puissants s'est affaibli, * les faibles acquièrent la vigueur; * et voilà pourquoi mon cœur * s'est affermi dans le Seigneur. »
Comme demeure, saint Martyr, * pour Dieu tu préparas * ton âme rayonnante de vertu * et renversas par tes prières les temples des faux-dieux.
Au milieu des épreuves, saint Martyr, * épuisé par la douleur des châtiments, * tu chantais comme bienfaiteur * celui qui te rendait digne de tels biens.
Aux supplices tu livras ton corps * et gardas ton âme en sûreté * lorsqu'au Maître, en sacrifice immaculé, * tu t'offris toi-même, vénérable Martyr.
Le Créateur des siècles a bien voulu * naître de la Vierge comme un enfant; * nous la chantons comme la Mère de Dieu * et la disons bienheureuse en tout temps.

Cathisme, t. 8
Par la grâce coulant de tes paroles, Lucien, * tu entraînas les cœurs des fidèles en vue du combat * afin de l'emporter sur le tyran; * ayant mené ta divine course à bonne fin, * tu parvins à mériter la gloire des Martyrs; * c'est pourquoi tous ensemble nous vénérons * ta sainte mémoire, en glorifiant le Sauveur. * Illustre et victorieux Martyr, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier: * Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Voyant sur l'arbre de la croix notre Rédempteur, * la Mère toute-pure se lamentait, versant des larmes, et gémissait amèrement; * dans l'angoisse de son cœur, elle s'arrachait les cheveux et lui disait: * Comment un peuple inique t'a fait clouer injustement * sur la croix, ô mon Fils et Seigneur sans péché, * comment daignes-tu supporter le vinaigre et le fiel, * hélas, les clous et plaie du côté? * Gloire à tes divines Souffrances, longanime Seigneur.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Tu as fait preuve de vigueur, * Bienheureux, contre l'erreur, et chaque jour tu entraînais * de nombreux athlètes pour les luttes sacrées; * par ta patience au milieu des châtiments, * saint Martyr, tu as réduit * à l'impuissance la force du Maudit.
Allongé sur le chevalet * et tendu par des courroies, consumé par la soif et par la faim * de nombreuses années, * tu supportas également * le tranchant des tessons qui te perçaient, * Père digne d'admiration.
Annonçant la loi de Dieu, * tu convertis les sans-loi * et leur appris à boire avec empressement * le breuvage des martyrs; * désormais dans les divins enclos * tu demeures, illustre Père, avec eux, * jouissant de l'arbre de vie.
De tes entrailles se levant, * le Soleil qu'est notre Dieu, * ô Vierge, illumina ceux qui gisaient * dans les ténèbres des multiples divinités * et dans l'ombre de la mort; * pour cette lumière nous lui chantons: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Ayant mis feu aux ronces des passions, * vénérable Père, dans tes efforts ascétiques, * tu as éteint la fournaise des impies, * bienheureux Martyr, sous le flot de tes exploits.
Essuyant les coups, la grêle des tourments, * tu avais les yeux fixés constamment * sur le Dieu capable de sauver * et dans ses mains tu as remis joyeusement ton esprit.
Tu fis obstacle aux impies qui étaient loin de Dieu * et toi-même, illustre Martyr, * au milieu de longues et pénibles souffrances tu t'approchas du Christ, * dont tu imitas la Passion.
Tu demeuras incorruptible même après l'enfantement * et de la corruption tu délivras le genre humain, * ô Vierge, en enfantant notre Dieu; * aussi nous te disons bienheureuse, selon la vraie foi.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Sans éclaboussure tu as traversé * la tempête des châtiments * et ton corps, bienheureux Père, fut sauvé * de l'abîme par la main du Tout-puissant, * et tes amis ont pu le voir intact.
Enflammé par l'amour du Christ, * illustre Père, jusqu'à la mort * tu résistas aux tyrans; * c'est pourquoi tu fus digne d'accéder, * dans l'allégresse, au royaume des cieux.
Celui, qui le troisième jour a délivré Jonas * des entrailles du monstre marin * le trentième jour a retiré ton corps, * sans dommage, du fond de la mer * en le faisant porter par des dauphins.
En toi seule ayant trouvé * la colombe de toute pureté, * le Verbe immatériel a bien voulu * naître de toi, ô Vierge immaculée, * toute-sainte Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2
Dans l'ascèse tu brillas tout d'abord * et par le martyre ensuite resplendis: * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. * Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.

Ikos
Armé de la connaissance de Dieu, * éclairé par sa gloire en ton cœur * et comblé de lumière par l'Esprit, * glorieux Martyr, comme un glaive étincelant, * tu retranchas jusqu'à la racine l'ivraie * semée par les hérétiques au milieu du bon grain * et proclamas la doctrine de vérité, * entraînant tous les hommes vers la vie. * Délivre du péril et du malheur * les fidèles qui s'approchent de toi * et intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.

Synaxaire
Le 15 Octobre, mémoire du saint hiéromartyr Lucien, de l'Eglise d'Antioche.
Lucien a supporté la privation de pain
pour n'être point sevré du seul vrai Pain de vie.
S'il meurt, le quinze octobre, épuisé par la faim,
à sa table le Christ pour toujours le convie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé; * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Le persécuteur tyrannique, * ne pouvant supporter la vigueur * de tes sages paroles, te fit mettre à mort * et jeter au fond de la mer, sans penser qu'il te procurait * pour les siècles le royaume céleste et la gloire de Dieu.
Pour n'avoir fléchi le genou devant les faux-dieux * et n'avoir adoré les images taillées, * tu fus jeté au feu, divin Martyr, * et pénétras dans la fournaise des tourments, * mais l'Esprit tout-puissant te rafraîchit de sa rosée.
Les peuples engloutis dans l'océan * du paganisme, où ils trouvaient la mort, * admirable Père, tu les en tiras * par tes vivifiantes paroles, en psalmodiant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Béni soit le fruit de ton sein * que bénissent les Puissances des cieux * et l'ensemble des mortels * pour nous avoir délivrés * de l'antique malédiction, ô Vierge bénie.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez-le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »
Ceux qui se consumaient * de spirituelle inanition, * grâce au pain de tes paroles tu les affermis, * leur enseignant l'unique vénération du Seigneur, * notre pain de vie pour lequel nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.
Ayant triomphé, par ta Passion, des terribles machinations * de l'ennemi perfide, tu montas * jusqu'au sommet de la gloire et tu parvins * dans les chœurs des Anges en t'écriant: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Merveille accomplie en ta faveur, * admirable martyr Lucien: * le sein de la mer, ayant accueilli * ton saint corps, autant qu'il le pouvait, * ne l'a pas détérioré, mais l'a rendu * sans dommage à la terre ferme pour épancher * sur ceux qui t'aiment le flot des guérisons.
De cœur et de langue nous proclamons * que tu es, ô Vierge, la pure Mère de Dieu, * toi qui as mis au monde le Seigneur * enveloppé de notre chair, * celui qu'en deux natures nous contemplons * et que les Puissances des cieux * célèbrent par des hymnes dans tous les siècles.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Des rayons de l'Esprit saint * brille ta mémoire sacrée * qui dissipe les nuages des passions, * illumine l'ensemble des croyants * et consume la foule des démons; * garde-nous, qui célébrons ton souvenir.
Libéré des liens du corps, * dans l'allégresse, Bienheureux, * tu volas vers la hauteur des cieux; * là, sous l'ornement de tes blessures, tu parus * devant le Dieu créateur, et désormais * tu jouis de sa présence en compagnie des Martyrs.
Le martyr Lucien * nous a réunis pour célébrer * en ce jour ses luttes, ses brillants exploits, * le courage dont il fit preuve jusqu'au bout * et l'inépuisable grâce des miracles opérés; * à juste titre nous le disons bienheureux.
Vierge toute-pure, tu nous apparais * comme la coupe de la suprême Sagesse ineffablement, * sa porte, son trône vivant; * c'est pourquoi l'ensemble des mortels * et la multitude des Anges te glorifie, * toi qui les surpasses tous en dignité.

Exapostilaire, t. 2
Comblé par la sagesse et la grâce de l'Esprit, * illustre Lucien, tu expliquas * l'Ecriture divinement inspirée * et réfutas, saint Martyr, * l'erreur des païens aux multiples divinités * et leur science prétendue; * par ta victoire, tu as rempli d'allégresse l'Eglise du Christ * et tes paroles ont réjoui les tenants de la vraie foi.
Vierge pure, tu es devenue le temple de l'entière Divinité, * car tu as mis au monde, d'ineffable façon, * en deux natures et une seule personne l'Un de la sainte Trinité; * sans cesse intercède auprès de lui * pour qu'il sauve des épreuves et des périls * ceux qui te chantent, souveraine Mère de Dieu. * Protectrice du monde, nous t'adressons l'angélique salutation.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:03

16 OCTOBRE
Mémoire du saint martyr Longin le Centurion
qui se tenait près de la Croix.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Celui qui devint un mortel, * celui qui, mis en croix, * fit disparaître l'éclat du soleil * et dont le côté fit jaillir la rémission, le salut, * lorsque tu le vis, avec le bon Larron, tu le confessas, * Longin, comme Dieu et Maître souffrant * volontairement sa Passion, * dans l'immense tendresse de son cœur.
Voyant la fertile Vigne suspendue * à l'arbre de la Croix * et faisant sourdre le vin de la vie et du pardon, * tu avanças les lèvres de ton cœur * qui, en buvant, fut rempli de joie, * tandis que tu rejetais sagement * l'amertume des incroyants, * car tu préférais au pire le meilleur.
L'audace de tes discours * ayant mis à mort le tyran, * de toi-même tu marchas vers l'immolation, de plein gré, * illustre Longin, sans craindre la mort * qui, par grâce divine, te procurait la vie immortelle; * c'est pourquoi nous célébrons avec foi * ta mémoire festive en te priant * d'intercéder pour nous auprès du Seigneur.
Gloire au Père, t. 6
Lors de ta Passion, ô Christ, * le voile du Temple se déchira; * ce que voyant, Longin le Centurion * déclara aux Juifs que tu étais le Fils de Dieu; * alors les misérables lui ont coupé la tête d'un coup d'épée * et l'ont jetée aux rebuts; * mais une aveugle, l'ayant palpée, * recouvra la vue en ses yeux; * avec elle nous te chantons: * Seigneur qui as couronné ton martyr, * par ses prières illumine aussi les yeux de nos cœurs, * nous permettant ainsi de te glorifier, notre Dieu * qui, pour nous sauver, fus cloué sur la croix.
Maintenant... Théotokion
Plus que tous les fils des hommes, moi seul, * malheureux que je suis, j'ai commis * ce que la bouche ne peut dire et que l'oreille ne peut supporter; * c'est pourquoi je te supplie; * Souveraine immaculée: * accorde-moi le pardon, le repentir, * la pénitence, les larmes, les soupirs, * afin que, dans la contrition de mon cœur, je m'écrie: * Fais grâce au pécheur que je suis, Seigneur, et sauve-moi.
Stavrothéotokion
Un glaive a traversé ton cœur, * comme l'avait dit Siméon, * Dame toute-sainte, quand tu vis * celui qui par l'ineffable parole a surgi * lumineusement de ton sein * élevé en croix par les impies, * abreuvé de vinaigre et de fiel, * percé en son côté, * cloué par les mains et les pieds; * et toi, comme une mère tu pleurais * et gémissante disais: * Quel est cet étrange mystère, ô mon Fils bien-aimé?

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Debout près de la Croix, tu observais; * tu vis l'homme-Dieu crucifié sur le bois * et lui crias: Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume. * Et le Sauveur te répondit: Longin, * bienheureux es-tu, et d'âge en âge on fera mémoire de toi.
Maintenant... Théotokion
Toute mon espérance, je la mets en toi, * ô Vierge, ne détourne pas de moi ton regard, * mais empresse-toi, dans ta bonté, * de me délivrer promptement * des passions qui me troublent et me combattent chaque jour.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons : de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Je chanterai Longin et son immense gloire. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Glorieux Martyr, illuminé * par les rayons de la divine splendeur * en compagnie des Anges auprès du Christ notre Dieu, * éclaire ceux qui célèbrent * ta mémoire porteuse de clarté.
Rien ne put te séparer, saint Martyr, * de ton union avec Dieu, * détaché que tu étais par la foi * de toute volupté charnelle * et jouissant de l'amour suprême en toute pureté.
Toi qui adorais le Dieu vivant, * illustre et bienheureux Longin, tu n'accordas * pas le moindre culte aux statues inanimées; * c'est pourquoi, mis à mort, tu parvins. à la vie que ne limite aucune fin.
Ayant voulu sauver, dans sa bonté, * les mortels de l'absence-de-raison, * en ton sein le Verbe de Dieu * par la parole s'est laissé concevoir, * Vierge Mère bénie, sans souillure, immaculée.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Comme véritable Fils de Dieu * reconnaissant le Seigneur * qui pour nous souffrait sur la croix, * de toute ton âme tu crus en lui.
En bonne terre ayant reçu * le grain de la Parole, Longin, * tu fis croître l'épi mûr * de la piété envers Dieu.
L'océan des peines, tu l'as franchi * avec la voile de la Croix: * alors tu as atteint, * dans l'allégresse, le havre de paix.
Toute-pure Mère de Dieu, * guéris mon âme affligée * par l'assaut des passions * et dirige-la vers le salut.

Cathisme, t. 8
Notre Rédempteur, tu l'as vu crucifié; * alors, illuminé de ses rayons, tu as fui * les profondes ténèbres de l'ignorance pour passer * à la divine connaissance, toi qui as cru * en la divinité de celui que tu as vu; * puis, après ta lutte, bienheureux Longin, * tu as rejoint dans l'allégresse les chœurs des Martyrs; * avec eux sans cesse intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Vierge toute-pure, vois mon âme misérable et naufragée, * sans gouvernail en la tempête de la vie et la fureur des tentations, * submergée visiblement par le fardeau de ses péchés * et risquant de sombrer jusqu'au fond de l'Enfer; * hâte-toi, Mère de Dieu, par ta chaleureuse intercession * sauve-la, toi qui procures le havre de paix, * afin que dans la foi je puisse te crier: * intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, * celle qui t'enfanta, dans ses larmes, disait: * Le monde se réjouit de recevoir la Rédemption * et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion * que pour nous tu subis, dans la tendresse de ton cœur, * suprême Bonté et Seigneur sans péché! * C'est pourquoi nous lui crions dans notre foi: * Use de miséricorde, ô Vierge, envers nous * et procure la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant les Souffrances de ton Fils.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Puisant ta force dans la foi, * bienheureux Longin, tu détruisis * l'impuissante forteresse de l'erreur * et te mis à chanter: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Voyant élevé, cloué sur la croix * le Roi de gloire, l'impassible Seigneur, * glorieux Longin, tu le confessas * comme Fils de Dieu * souffrant de son propre gré la Passion.
Voyant la mort dépérir, * une fois mis à mort l'impassible Seigneur, * tu t'empressas, Longin, de mourir pour lui, * afin de vivre après la mort * en compagnie des illustres Martyrs.
Le Verbe qui s'est uni personnellement * à notre nature dans ton sein * et s'est fait homme, tu l'as enfanté, * Vierge pure, en deux énergies, * en deux natures et volontés.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Toi le voyageur * de la terre entière, en vérité, * tu resplendis sous les blessures des martyrs * et la terre des humbles est devenue ta demeure, Longin.
Fortifié par la puissance de la Croix, * victorieux martyr Longin, * tu fus capable de repousser * la folle témérité des tyrans.
Sur une base sûre ayant assis * les émotions de ton cœur, * inébranlable tu demeuras * sous les épreuves déferlant, invincible Martyr.
Sauvés par elle, de tout cœur * chantons la seule qui ait enfanté * sans connaître d'homme notre Dieu, * la divine Mère, et bienheureuse disons-la.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
A la vue du tremblement qui ébranlait * la terre et les montagnes au jour de la Passion, * ton incroyance vacilla * et dès lors fut affermie, Longin, * ta foi en celui qui souffrait.
Lorsque tu vis le changement * survenu dans la création, * il te fut possible de saisir la vérité * en toute sagesse et perfection * et tu te convertis, Longin, à la connaissance de Dieu.
Tu supportas allégrement * le pénible châtiment * et, par le glaive décapité, * inébranlablement tu retranchas * la tête des adversaires, par ta foi.
Arrache, déracine, fais périr * les épineuses pensées de mon cœur, * Vierge tout-immaculée, * et par ta médiation * fais qu'il produise du fruit.

Kondakion, t. 4
Faisant mémoire en ce jour * de l'illustre martyr Longin, * l'Eglise exulte de joie * et, jubilante, s'écrie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Ikos
Voyant se couvrir de ténèbres le ciel, * trembler la terre, se fendre les rochers * et qu'en deux le voile du Temple se déchirait, * lorsque le Christ souffrait sa divine Passion, * le centurion le reconnut comme véritable Fils de Dieu * supportant cela dans la tendresse de son cœur, * lui l'Impassible par nature, celui qui soutient l'univers * glorieusement avec le Père et l'Esprit saint * et le maintient comme Dieu véritable et comme Roi; * alors Longin s'écria, plein de joie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Synaxaire
Le 16 Octobre, mémoire du saint martyr Longin le Centurion.
Que tu es Fils de Dieu, comme il le fit d'abord
au jour de ta Passion, de nouveau le proclame,
ô Christ, le Centurion décollé par la lame.
Le seize, par l'épée Longin est mis à mort.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Selon les règles, saint Martyr, ayant lutté virilement, * tu fis obstacle aux volontés des impies * et reçus la couronne méritée, en t'écriant: * Seigneur de gloire, tu es béni.
La divine grâce, descendant sur tes reliques, * fait cesser, bienheureux Martyr, * les douleurs des fidèles qui s'approchent de toi, * l'invincible témoin de la vérité.
Pour le Christ, tu n'as pas épargné ta chair mortelle, Longin; * tu refusas de sacrifier aux démons * et toi-même en victime pure tu t'es offert à Dieu * avec joie, sous le tranchant du glaive, admirable Martyr.
En toi, ô Vierge, a pu trouver * la demeure convenant à sa pureté * le Verbe qui par toi voulut purifier de ses souillures l'humanité. * Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Ayant d'abord apaisé les révoltes de la chair * par tes veilles en présence du Seigneur, * tu t'es endormi du bienheureux sommeil, * illustre Martyr, en mourant pour le Christ * qui, par son divin sommeil sur l'arbre de la Croix, * pour les morts a fait jaillir la vie.
Le Dieu qui s'est fait homme par amour, * bienheureux Longin, tu l'as vu * de son côté percé par la lance verser du sang * et toi-même, tu fus blessé * par son très-doux amour, au point de t'écrier: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Sous les flots de ton sang tu as éteint * le brasier des idoles, très-sage Longin; * tu incendias les statues et leur culte chancelant, * toi dont l'âme brûlait de zèle pour Dieu * et qui t'écriais: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Les yeux du cœur illuminés, Longin, * par le rayonnement divin * du Soleil obscurcissant l'éclat du soleil, * tu délaissas les ténèbres de l'impiété * et devins un luminaire pour nous qui chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
De toute mon âme, de bouche et de cœur * je proclame ta divine maternité, * Vierge pure, et je te supplie: * Eclaire-moi de ta lumière et délivre-moi * des sombres ténèbres, pour que je m'écrie: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Ma force et mon chant, criais-tu, saint Martyr, aux impies, * c'est le Verbe qui étendit les mains sur la croix, * et je souffre la mort volontairement * afin de représenter * sa bienheureuse Passion.
En victorieux athlète, Longin, * paré de grâce et de beauté, * tu as trouvé ta suprême splendeur * auprès du Verbe resplendissant * et de tes peines fus largement récompensé.
Toi qui as montré, Longin, * en toute sa splendeur le Soleil sans déclin, * toi qui répands sur la terre entière l'éclat des guérisons * et dissipes les ténèbres de l'ignorance, * nous te disons bienheureux.
Tu es monté vers les parvis célestes * et tu exultes au nombre des saints Martyrs; * avec eux, bienheureux Longin, * souviens-toi des fidèles célébrant * comme une fête ta mémoire sacrée.
En toi, divine Mère, a demeuré * la lumière sans couchant * grâce à laquelle ont pu voir la clarté * ceux qui gisaient dans les ténèbres et dans l'ombre du péché. * Eclaire donc les sens de mon cœur.

Exapostilaire, t. 2
Voyant le Seigneur et Dieu de l'univers * s'endormir volontairement sur la croix * et l'entière création trembler au moment de sa Passion, * avec le bon Larron tu reconnus en lui le Fils de Dieu * et pour lui te laissas immoler avec joie; * désormais en excellent martyr, saint Longin, tu intercèdes pour nous tous.
Le Verbe se vide en ton sein * de sa plénitude, ô Vierge immaculée, * sans quitter le sein paternel, d'ineffable façon, * se fait chair à nos yeux, naissant de toi comme un enfant. * Sans cesse, notre Dame, intercède auprès de lui * pour que soient délivrés de tout danger, * des tentations, du péché et de la géhenne de feu * les fidèles te proclamant comme la Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:11

17 OCTOBRE
Mémoire du saint prophète Osée; et du saint
moine-martyr André le Crétois, enseveli à Crisis.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Celui qui procède du Père, l'Esprit saint, * par ta bouche a fixé * la venue future du Christ * dans les derniers temps, pour renouveler la création; * et nous qui maintenant * voyons réalisées tes prédictions, * nous glorifions ta mémoire, Prophète divin.
Notre nature, qui jadis * s'était prostituée en esprit loin de toi, * Ami des hommes, tu l'as épousée pour la sauver du déshonneur, * en te l'unissant. d'ineffable, indissoluble façon; * et ton Prophète, symbole de cette union, * prit pour épouse la prostituée de jadis * et la fit passer de l'adultère à la chasteté.
Prophète inspiré * qui vois maintenant * par la grâce tes prophéties accomplies, * intercède en présence du Dieu de l'univers * pour tous ceux qui célèbrent ta mémoire avec foi; * demande pour eux le pardon de leurs péchés, * la paix et l'amendement de leur vie.
t. 4
Dès la jeunesse attaché au Seigneur, * tu as mené ta course à bonne fin; * armé de la Croix, Bienheureux, * tu as mis la main à la charrue * des commandements du Seigneur, comme il est écrit; * demande-lui de sauver * des périls et de tout mal * les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Devenu par la foi une autre pierre de grand prix, * tu ne fus pas brisé sous les coups, * mais roulé, Bienheureux, sur le sol, * tu as aplani le chemin de la foi * où désormais la marche devint aisée; * et comme un socle pourri * tu renversas l'insignifiante renommée * de l'empereur au nom souillé.
Nourri par les enseignements * des Apôtres et des Pères, Bienheureux, * tu vénéras l'aspect visible du Dieu incarné * rendu visible par les symboles sacrés * et les saintes images le représentant; * pour lui tu as lutté, saint André, * et t'es montré en vérité * un maître de piété et le joyau des Martyrs.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Tant de fois j'ai promis * de faire pénitence pour mes péchés, * mais l'habitude mauvaise me retient; * c'est pourquoi je me prosterne devant toi. * et m'écrie, Vierge immaculée: * notre Dame, arrache-moi, je t'en prie, * à l'esclavage du mal * en me guidant vers le bien suprême et le salut.
Stavrothéotokion
Agnelle ayant porté, * Toute-pure, l'agneau sans défaut, * venu guérir le monde entier de son péché, * par son propre sang, et pour nous s'immoler, * afin que l'univers trouve en lui la vie, * ô Vierge, revêts mon être dépouillé * de l'immortelle condition * sous le manteau de la divine grâce que ton enfantement nous a tissé.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 2
Célébrant la mémoire de ton prophète, Seigneur, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.
t. 4
T'exerçant dans la montagne aux combats ascétiques, * tu brisas l'assaut des ennemis spirituels avec l'armure de la Croix; * de même sur le stade tu luttas vaillamment * pour abattre l'empereur copronyme grâce au glaive de la foi; * pour l'un et l'autre de ces exploits * tu fus couronné par Dieu doublement, * bienheureux André, saint moine et martyr.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque et ces deux canons des Saints: celui du Prophète, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: D'Osée je veux chanter les paroles inspirées; et celui du Moine-martyr, avec l'acrostiche: Je chante avec amour le courageux André. Joseph.

Ode 1, t. 1
« Chantons une hymne de victoire à notre Dieu * qui vint au secours de Moïse contre les Egyptiens; * par lui fut engloutie l'armée de Pharaon, * car il s'est couvert de gloire. »
Toi l'oracle divinement inspiré, * en présence du vivifiant Seigneur * intercède pour que soient délivrés du péril * tous ceux qui t'acclament, prophète Osée.
L'œil de ton âme, tu l'as purifié * de toute souillure pour être digne de prévoir * de loin l'avenir et d'annoncer * en vrai prophète les événements futurs.
La source de la prescience, la Sagesse de Dieu, * fit de toi, prophète Osée, * le fleuve faisant jaillir pour tous * les prophétiques enseignements.
Le Christ qui s'est manifesté * en naissant de la Vierge pour nous, * le Père l'a rappelé de l'Egypte en vérité, * comme l'avait prédit jadis le prophète Osée.
t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Toi l'éponyme du courage, Père saint, * ayant asservi à la raison * les passions de la chair, * tu as affronté la cruauté des tyrans * et selon les règles tu as combattu; * c'est pourquoi d'un seul chœur nous tous, les fidèles, te disons bienheureux.
Enflammé spirituellement * comme une braise à la chaleur du saint Esprit, * tu fis fondre les glaces des passions * et tu as éteint sous les flots de ton sang * les brûlots de l'impiété, * saint André, bienheureux confesseur de la foi.
Enchaîné par l'amour du Christ * et dès ta jeunesse avec joie * ayant pris ta croix, tu le suivis, * à toi-même renonçant * jusqu'à la confession de la foi * et ton parfait combat de martyr.
Mon âme est sans cesse appesantie * par le sommeil de la paresse, * Vierge Mère immaculée; * aussi j'accours vers ton aide: éveille-moi * à la vigilance du repentir, afin de me sauver, * à l'heure suprême, de l'éternel châtiment.

Ode 3, t. 1
« Ô Christ, rends-moi ferme sur l'inébranlable roc * de tes commandements; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, * car il n'est d'autre Saint que toi, Seigneur. »
Instruit de la divine révélation * par merveilleuse initiation, * clairement tu as prédit la vocation des païens, * Prophète marqué par l'Esprit saint.
Devenu capable de prévoir * comme présents les événements futurs, * tu as prédit la chute des Juifs * et la disparition des docteurs de la Loi.
Ce n'est pas par la guerre, l'armure et l'arc, * mais dans le Seigneur et Dieu tout-puissant * qu'Israël trouverait sa délivrance, as-tu prédit, * nous montrant ainsi l'incarnation du Verbe.
Vierge sainte, réjouis-toi * qui as conçu le Verbe prenant corps, * celui qui de l'erreur nous a sauvés * par son propre corps et son sang précieux.
t. 2
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Ayant affermi les fondements de ton esprit * sur la roche de l'amour du Christ, * nullement tu ne chancelas sous les vents hostiles, * mais chantas au Créateur: Tu es mon Dieu, * nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Lavé par tes pleurs ascétiques, * sous le sang du martyre tu resplendis * et, rayonnant de parfaite beauté, * tu montas vers ton Aimé en t'écriant: * Nul n'est saint comme toi, Seigneur.
Le Verbe Dieu consubstantiel au Père, tu l'enfantas, * lorsqu'il prit notre ressemblance dans la chair, * ineffablement, ô Tout-immaculée, * demeurant vierge après l'enfantement; * c'est pourquoi nous te disons bienheureuse dans la foi.

Cathisme, t. 1
Prophète de Dieu, tu inclinas l'oreille vers celui qui parlait * et, initié à la connaissance de tout l'avenir, * tu annonças la venue divine du Christ; * c'est pourquoi, célébrant ta sainte mémoire en ce jour, * nous chantons le Rédempteur qui t'a magnifié.
Gloire au Père, t. 8
Eponyme du courage, en vérité, * possédé par la foi orthodoxe, admirable martyr André, * ayant suivi le Christ, tu resplendis * dans les chœurs des Moines par tes actions * et rivalisas de gloire avec les Saints; * puis, te mêlant au combat des Martyrs, * tu luttas vaillamment et selon les règles triomphas. * Homonyme de l'Apôtre premier-appelé, * saint André, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant... Théotokion
Ayant glissé sous le poids de mes perverses pensées, * je me suis enfoncé dans le gouffre du péché * et, gémissant, je te crie du fond de mon cœur: * Toute-pure, fais pour moi des merveilles d'amour, * me découvrant l'océan sans borne de ta pitié * et l'immense trésor de ta compassion; * donne-moi la conversion, l'amendement de ma vie, * afin qu'avec amour je puisse m'écrier: * intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Te voyant avec peine mis en croix par des impies, * ta Mère, ô Verbe, en son âme fut blessée * et, se frappant la poitrine, elle éclata en sanglots, * gémissant et, dans l'angoisse de son cœur, s'écriant: * Malheureuse que je suis, moi ta mère, ô mon Fils et mon Dieu! * Comment as-tu souffert les soufflets et les crachats * et comment permets-tu qu'on te cloue sur le bois * pour y subir une injuste mort à présent? * Mais tu souffres tout cela pour sauver le genre humain.

Ode 4, t. 1
« Sauveur tout-puissant, j'ai reconnu. ton œuvre de salut. et dans la crainte je t'ai glorifié. »
Œil de l'Eglise, voyant Dieu, * sauve de tout danger * ceux qui te chantent, prophète Osée.
Réceptacle de l'Esprit saint, * solide et resplendissant, * sauve ceux qui te chantent, par ton intercession.
Toi qui te tiens devant le Juge universel * comme Prophète divin, * par tes prières délivre-moi de mes passions.
Toujours-vierge, tu as surpassé * les chœurs des Anges en portant * dans ton sein leur propre Créateur.
t. 2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Obéissant aux commandements du Christ, * devant son image pieusement * tu t'es prosterné, * Père saint, mais l'empereur impie * te fit périr par de multiples tourments.
Toi qui répandais la bonne odeur de tes vertus, * dans le tombeau maintenant * tu parfumes, Père saint, * les visages des fidèles * qui d'un cœur sûr s'approchent de toi.
Avec franchise, Bienheureux, tu réfutas * l'hérésie dont souffrait * le misérable potentat, * et tu devins le champion de l'orthodoxie, * saint André, digne de toute admiration.
Comme épi de la grâce portant beaucoup de fruit, * tu as fait croître, Souveraine toute-digne de nos chants, * le nourricier de tous ceux * qui te vénèrent selon la vraie foi, * le Seigneur qui a pris chair de ton sein.

Ode 5, t. 1
« En cette veille de la nuit * nous te chantons, ô Christ égal au Père en éternité * et de nos âmes le Sauveur: * donne au monde la paix, * Seigneur ami des hommes. »
Emu de compassion, * tu nous enseignas, Prophète inspiré, * la longanimité de Dieu, * sa miséricorde et sa bonté, * sa clémence envers tous.
Ayant fait périr la mort, * le Christ est ressuscité, * comme ta sage prédiction * nous l'avait d'avance fait savoir, * et les âmes dans l'Hadès ont reçu le don de la vie.
Au gouffre de mes péchés * par tes prières arrache-moi, * bienheureux prophète Osée, * toi qui possèdes auprès du Christ * un immense crédit.
Le Seigneur de l'univers, * le Roi de tous, est devenu, * lui qui partage avec le Père l'éternité, * soumis au temps et s'est fait chair, * virginale Mère de Dieu.
t. 2
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Ayant abhorré les ténèbres du péché, * tu es apparu tout brillant, * resplendissant de l'impassible condition * et, par divine grâce, sous l'éclat des guérisons * tu illumines les fidèles s'approchant de ton sépulcre divin.
Tout entier, tu fus une demeure de Dieu * par l'excellence de ta vie et ta vaillance dans le combat; * au tombeau où tu demeures maintenant * ton corps se conserve, Bienheureux, * et délivre les fidèles de toute maladie.
L'ayant emporté, avec l'ardeur des jeunes gens, * sur les démons et les tenants de l'hérésie, * tu fus digne, saint André, * des couronnes et de l'éternel renom; * c'est pourquoi tous les fidèles, nous te disons bienheureux.
En ton ineffable maternité tu portes dans tes bras * le Christ portant lui-même ceux qui sont tombés dans le péché * et qui furent cruellement asservis à l'erreur; * c'est pourquoi, Vierge toute-digne de nos chants, * comme Mère de Dieu nous te glorifions.

Ode 6, t. 1
« Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t'en supplie. »
Annonçant d'avance l'avenir, * bienheureux prophète Osée, * tu révélas que descendrait * vers les hommes le Verbe de Dieu.
Ceux que les fautes avaient mis à mort, * l'immortelle Vie les ramena * des entrailles de l'Enfer, * comme toi-même, tu l'as dit.
Prophète saint, tu as montré * la perte des docteurs de la Loi, * la chute des Juifs * et l'introduction des Gentils.
De ton sein le Verbe Dieu, * Toute-pure, s'est levé, * assumant pour nous la chair * ineffablement, dans la tendresse son cœur.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Sous bonne garde te mit le criminel tyran, * toi qui étais gardé, saint André, par le Seigneur * et qui gardais sans faille ses divins commandements.
Bienheureux, tu ne t'es pas soucié * de ta chair déchirée par les coups de fouet, * mais tu l'enduras, par divine puissance, comme si un autre souffrait pour toi.
Enfoui comme un précieux trésor, * aux yeux des fidèles tu apparus gisant * et tu enrichis de tes miracles ceux qui te vénèrent avec foi.
D'avance, Vierge pure, le Prophète jadis t'a vue * comme le mystique chandelier portant le Christ, * cette lampe dont avons tous reçu la clarté.

Kondakion, t. 3
En ce jour la cité reine fête brillamment * ta mémoire porteuse de clarté; * elle invite à l'allégresse toute ville et tout pays, * car ton corps aux multiples combats, * elle jubile de le posséder comme un immense trésor, * saint martyr André, luminaire de l'orthodoxie.

Ikos
Pour armure portant la Croix * et pour cuirasse, la foi, * glorieux Martyr, de ton propre mouvement * tu partis combattre les ennemis invisibles et visibles; * tu renversas leurs rangs par la force de l'Esprit; * toi qui en es comblé richement, * vénéré Père, accorde-moi * un peu de grâce illuminant mon esprit * afin que je célèbre dignement tes nobles exploits, * saint martyr André, luminaire de l'orthodoxie.

Synaxaire
Le 17 Octobre, mémoire du saint prophète Osée.
Prophète qui t'unis à la femme adultère,
ainsi tu symbolises l'Epoux de la terre,
que dans le ciel, Osée, désormais tu peux voir.
Son corps, ils le portèrent,
le dix-septième jour, pour l'ultime devoir.
Ce même jour, mémoire du saint moine-martyr André, enseveli à Crisis.
On coupe un de tes pieds, André, mais néanmoins
tu accomplis aussi la course des Témoins.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t.1
« Les enfants d'Abraham * dans la fournaise représentant la Trinité * changèrent en rosée la flamme de feu * et se mirent à chanter: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
L'esprit illuminé par l'éclat surnaturel, * tu as acquis la connaissance du futur, * bienheureux prophète Osée, * toi qui chantais pour le Seigneur: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Par œuvre de tes Prophètes, Sauveur immortel, * ayant multiplié les visions, * tu t'es montré sous divers aspects * aux fidèles s'écriant: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
Prophète Osée, tu fus pour Israël * une source versant les ondes du salut, * car tu annonças le fleuve de paix, * le Christ, auquel nous chantons: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
De toi prit corps, ô Vierge Mère de Dieu, * celui qui par amour ineffable s'est levé * du Père sans commencement * et que nous chantons ainsi: * Dieu de nos Pères, tu es béni.
t.2
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Les vagues du mal soulevées contre ton esprit * n'ont pu le faire chanceler, vénérable André, * car il s'appuyait sur la connaissance du Christ comme sur un roc; * c'est pourquoi tu es devenu pour tous * au milieu de la tempête un havre non battu par les flots.
Par de folles inquisitions, le perfide enténébré * tenta de te spolier * de la doctrine qui faisait ton ornement, * mais il encourut la dérision * et fut couvert de honte devant ta fermeté.
Ton esprit, paré de la plus sainte détermination, * admirable André, a fait de toi * un astre étincelant pour tous ceux * qui te louent d'illuminer chaque jour * de tes miracles les croyants.
Tu es le temple du Dieu vivant, * car en toi fit sa demeure ineffablement, * Vierge sainte, celui qui habite les cieux * et qui, par bonté suprême, a bien voulu * devenir un mortel.

Ode 8, t. 1
« Celui qui protégea les Jeunes Gens * dans la flamme ardente du brasier * et qui sur eux descendit * sous la forme d'un Ange, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Ils dépassent l'entendement, * ce pouvoir de prescience et cette connaissance de l'avenir. que les Prophètes ont reçus comme un don de Dieu! * C'est pourquoi nous chantons: * Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
De ta bouche inspirée divinement * et de ta langue annonçant Dieu, * irradiant l'éclat de la piété, * tu chantes, prophète Osée: * Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Prophétisant par la parole et par l'action, * bienheureux Prophète, tu reprends * le peuple se prostituant * et lui enseignes par des symboles à chanter: * Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
Le Verbe coéternel au Père comme Dieu * de tes saintes entrailles, Vierge immaculée, * a pris corps et s'est manifesté * aux mortels qui s'écrient: * Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.
t. 2
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Ayant mis à mort les passions charnelles, * dans les luttes de l'ascèse tu combattis fermement, * vénérable Père qui d'un saint baiser * vénérais l'image du Sauveur, * de la Vierge et de tous les Saints.
Ceux qui étaient furieusement enragés contre le Christ * comme bêtes sauvages te firent mourir; * te traînant par les rues et te frappant, * ils te jetèrent dans la fosse, en faisant de toi, * vénérable Père, un Témoin de la vraie foi.
Aux flots de tes miracles tu abreuves les croyants, * tu mets en fuite les esprits du mal * et tu soignes, bienheureux Père, les maladies, * ayant reçu du Christ notre Dieu * la céleste grâce des guérisons.
Tu t'es montrée plus vaste que les cieux, * ô Vierge qui as trouvé place dans ton sein * pour le Dieu que l'univers entier ne peut cerner: * prie-le de sauver de la funeste angoisse * les fidèles qui te chantent, Souveraine immaculée.

Ode 9, t. 1
« Réjouis-toi, sainte gloire de la virginité, * réjouis-toi, ô Mère immaculée * que nous, l'entière création, * par des cantiques nous magnifions. »
Comme prophète tu es honoré, * Osée, car tu as reçu * de Dieu lui-même, Bienheureux, * l'auréole de splendeur.
Excellent Prophète que le Christ * illumine de toute sa clarté, * rends-le favorable, par ton intercession, * à ceux qui chantent pour toi.
Avec les chœurs des Anges, prophète Osée, * en présence du Seigneur * tu le célèbres par des chants, * toi qui menas la vie angélique.
Voulant sauver l'humanité, * le Sauveur et Maître a revêtu * notre chair en s'incarnant * de la Vierge immaculée.
t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Voici, tu as achevé ta course, vénérable André, * ayant gardé sans faille la foi orthodoxe * pour laquelle tu as combattu * selon les règles et reçu d'en haut * double couronne, comme invincible martyr, * toi qui dans l'ascèse avais déjà triomphé.
Comme rose, comme lis au doux parfum * dans la prairie de l'ascèse, * Père saint, tu as fleuri * et comme un cèdre tu répands la bonne odeur, * toi le martyr resplendissant, * fierté des Moines, bienheureux André.
Illustré par des miracles prodigieux, * exposé aux yeux de tous, * tu demeures incorruptible, saint André, * illuminant les âmes des croyants * qui de toi s'approchent avec ferveur * et sans cesse te disent bienheureux.
Jour de fête, rempli de joie, * ta sainte mémoire qu'en ce jour nous célébrons, * nous les fidèles te chantant: * par tes saintes intercessions * auprès de Dieu, délivre-nous * des périls de cette vie.
Ton sein fut la demeure de la Clarté * illuminant le monde * des reflets de sa divinité * et chassant de terre complètement * les ténèbres de l'ignorance, Vierge immaculée; * c'est pourquoi nous te glorifions.

Exapostilaire, t. 2
Merveille étonnante, prophète Osée, * la grâce porteuse de l'Esprit qui par Dieu te fut donnée; * en elle tu as prédit clairement * l’incarnation virginale du Sauveur, * la Croix, les saintes Souffrances, la divine Résurrection, * pour détruire en Israël toute vaine pensée.
Acclamons tous le victorieux martyr André, * nous les fidèles célébrant avec amour * comme une fête sa mémoire sacrée, * car il a prêché, selon la vraie foi, * le culte des saintes images du Sauveur et de tous les Saints; * et, portant couronne, il exulte avec les Anges dans les cieux.
Fleurissant par miracle, le bâton sans sève du grand prêtre Aaron * montra par avance que tu devais sortir de stériles entrailles, ô Vierge immaculée; * en toi les Prophètes et la Loi ont d'avance annoncé * la Mère du Créateur et Maître de l'univers; * Toute-sainte, supplie-le de sauver * ceux qui te chantent, pure Mère de Dieu.

Apostiches de l'Octoèque. Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:17

18 OCTOBRE
Mémoire du saint apôtre et évangéliste Luc.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 8
Comment t'appellerai-je, Apôtre bienheureux? * ciel racontant la gloire de Dieu, * éclair faisant descendre sur le monde la clarté; * nuée laissant pleuvoir les ondées divines, * coupe de la Sagesse nous versant * le vin qui remplit d'allégresse les cœurs. * Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Apôtre divinement inspiré, comment t'appeler? * fleuve venu pour nous du Paradis, * arche de l'alliance établie par le Christ; * astre faisant briller la suprême clarté, * luminaire éclairant l'Eglise Dieu, * table du pain de vie et calice divin. * Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Comment t'appeler, toi qui as vu notre Dieu? * serviteur effïcace des mystères du Christ, * sage constructeur du tabernacle spirituel; * tailleur des tables de la grâce, où tu gravas * la plus neuve des lois, * celle qui vint de Sion et qui par toi fut prêchée. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Apôtre glorieux, comment t'appeler? * sûr trésor des grâces lu ciel, * attentif médecin soignant les âmes et les corps; * collaborateur et compagnon de voyage de Paul, * rédacteur des Actes des Apôtres, saint Luc: * autant de noms pour autant de qualités. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Comment t'appellerai-je, divin Prédicateur? * Disciple nous ayant donné la bonne nouvelle du Christ, * médecin par qui nos âmes sont guéries de leurs passions; * luminaire faisant briller la suprême clarté, * solide fondement de la foi * qui pour nous rédigeas l'Evangile très-saint. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Apôtre admirable, comment t'appeler? * fidèle observateur de la Sagesse nous instruisant, * rédacteur des Actes des Apôtres dont tu relates l'enseignement; * inébranlable colonne de la foi, * rempart de l'Eglise, inexpugnable donjon. * Nombreux sont tes exploits, et plus encore, tes dons. * Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
Saint Apôtre du Christ, * dont tu relatas les divins enseignements, * fondement de l'Eglise, en vérité, * par ta prédication tu as tiré * de l'abîme de perdition * les cœurs enténébrés par l'ignorance et les sauvas * de la violence des flots, * toi qui du Vase d'élection * fus le compagnon, mais aussi l'imitateur. * Admirable Luc, nous t'en prions, * toi le joyau des Antiochiens, * intercède auprès du Sauveur notre Dieu * pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Maintenant... Dogmatique
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné: * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée1. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et 3 lectures (voir au 6 Octobre).

Si le Supérieur le désire, on chante la Litie.
Litie, t. 4
De l'océan des vaines illusions * tu repêchas les mortels * avec la grâce divine pour roseau, * admirable Luc, te soumettant * aux ordres du Maître qui éclaira * ton âme en plénitude et fit de toi * un apôtre, Bienheureux, * prédicateur sacré de son insaisissable divinité.
La clarté de l'Esprit * descendit sur toi * et sa vive lumière fit de toi, * bienheureux apôtre Luc, son instrument * pour chasser vigoureusement * les ténèbres de l'absence-de-Dieu * en illuminant le monde par l'éclat * de tes sages paroles, témoin du Christ ressuscité.
Sous les éclairs de ton enseignement, * illustre apôtre Luc, illuminant * ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur, * tu en fis par la foi * des fils du Maître et de notre Dieu * que tu imitas jusqu'à la mort, * et de sa gloire tu devins l'héritier * comme vrai disciple et divin prédicateur.
Gloire au Père, t. 2
Ayant quitté les biens d'ici-bas, * tu t'es mis à la suite du Christ * et, consacré par le souffle du saint Esprit, * tu as reçu la mission * de convertir les nations * à la lumière de la connaissance de Dieu; * ayant mené ta course à bonne fin * par amour pour Dieu, tu remis * ton âme entre ses mains. * Bienheureux apôtre Luc, supplie-le * de nous accorder la grâce du salut.
Maintenant...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi: * garde-moi sous ta protection.

Apostiches, t. 5
La grâce fut répandue sur tes lèvres, saint Luc, * et toi-même tu devins une langue de feu * adressant, bienheureux Apôtre, les paroles de clarté * à ceux qui étaient dignes d'une telle prédication, * mais à ceux qui recherchaient les ténèbres lançant des traits enflammés, * écrivant, enseignant l'Evangile divin; * pour ceux qui étaient vraiment désireux de la vie * et pour ceux qui ne l'aimaient pas, tu fus odeur de vie ou de mort, * comme l'a dit ton maître saint Paul. * A nous-mêmes accorde la paix, * la vie, la lumière et la grâce du salut.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
En tes paroles nous avons reconnu, * bienheureux Disciple, comme toi-même tu l'as dit, * la certitude des paroles inspirées divinement; * car tu as entrepris d'écrire pour nous * le récit des événements qui se sont accomplis, * tels que te les avaient transmis ceux qui en furent d'abord les témoins oculaires; * et toi-même, tu fus leur égal, * le serviteur de l'incarnation du Verbe, que tu vis à Emmaüs, * après la Résurrection, lorsque, le cœur tout brûlant, * en compagnie de Cléopas tu te mis à table avec lui. * Comble aussi nos âmes de sa divine ferveur.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Réjouis-toi, qui seul nous as décrit l'angélique salutation, * la joyeuse annonciation de la Vierge immaculée, * la conception du Baptiste qui, du sein de sa mère, l'appelle Génitrice du Seigneur; * la naissance du Verbe, les tentations, les miracles, les discours, * les souffrances, la mort en croix, la résurrection dont tu fus le témoin, * l'ascension et la descente de l'Esprit, * les actes des Apôtres et surtout de Paul dont tu fus, en ses voyages, le compagnon; * toi, l'apôtre-médecin et le flambeau de l'Eglise, sans cesse garde-la.
t. 4
La grâce est répandue sur tes lèvres;
aussi tu es béni du Seigneur à jamais.
Avec la sagesse pour roseau, * bienheureux Luc, tu repêchas * du gouffre de la mort les âmes des croyants; * en disciple de Paul, tu purifias * ton cœur à la clarté de l'Esprit divin; * de tes enseignements tu as illuminé les nations, * par tes miracles tu as guéri le mal des passions; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
Saint Disciple du Christ, * très-habile pêcheur, * ouvrier de la vigne du Sauveur, * toi qui as décrit sa Passion, * ayant parcouru la terre avec foi * et rassemblé les nations errantes, * tu les offris à notre Dieu * et comme encens tu montas vers les cieux. * En présence du Juge, intercède pour nous, * afin qu'il nous délivre de nos iniquités * et de toute peine au jour du jugement.
Maintenant...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s'est revêtu * pour délivrer Adam de l'antique malédiction; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaire, t. 3
Saint apôtre et évangéliste Luc, * intercède auprès du Dieu de miséricorde * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * Médiatrice du salut pour le genre humain; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.



MATINES

Cathisme I, t. 3
Venez tous, acclamons l'apôtre Luc * comme notre guide dans la foi: * pourchassant le mensonge des faux-dieux, * il nous a conduits vers la lumière et la vie * et nous apprit à glorifier la Trinité; * vénérant sa mémoire, célébrons fidèlement le Sauveur.
Réjouis-toi, Marie, virginale Mère de Dieu, * montagne sainte et fleuve de l'Eden, * dont naquit sans semence le Christ notre Dieu, * le Verbe qui a fait croître pour le monde la vie.

Cathisme II, t. 3
Alors que tu faisais route vers le village d'Emmaüs, * saint Luc, avec Cléopas, après la Résurrection, * et que tu posais des questions, le Seigneur se présenta, * sans se faire reconnaître, mais lorsqu'il prit le pain * et te le donna, tu reconnus le Sauveur. * Prie-le de nous accorder la grâce du salut.
Ô Vierge, comme une vigne sans labours, * tu as produit le raisin merveilleux * d'où jaillit pour nous le vin du salut * réjouissant nos âmes et nos corps; * et, te disant bienheureuse comme la source de ces biens, * sans cesse nous t'adressons l'angélique salutation, * ô Vierge pleine de grâce.

Après le Polyéléos, si l'on célèbre une vigile, on chante le mégalynaire suivant. Pour les versets, voir au 6 Octobre.
Mégalynaire
Nous te magnifions, * Apôtre du Christ, évangéliste saint Luc, * vénérant les épreuves et les douleurs * que tu as souffertes * pour annoncer l'évangile du Christ.

Cathisme, t. 4
Avec la sagesse pour roseau, bienheureux Luc, tu repêchas * du gouffre de la mort les âmes des croyants; * en disciple de Paul, tu purifias * ton cœur à la clarté de l'Esprit saint; * de tes enseignements tu as illuminé les nations, * par tes miracles tu as guéri le mal des passions; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Mère de Dieu, notre espoir et protection, * de l'ennemi nous ne craignons pas les complots, * car tu protèges nos âmes.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de ton Apôtre...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t. 3
Tandis que tu cheminais vers le village d'Emmaüs, * saint Luc, avec Cléopas, après la Résurrection du Christ, * et que tu posais des questions, * le Seigneur, sans se faire reconnaître, se présenta; * mais lorsque tu pris le pain qu'il te donnait, * tu as reconnu le Sauveur. * Prie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Canon de la Mère de Dieu, puis ce canon de l'Apôtre, œuvre de Théophane. Catavasies: Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 8
« Le bâton que Moïse avait taillé * a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, * le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, * les eaux ont englouti le perfide ennemi, * Israël est passé par l'infranchissable océan, * tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire. »
Ta bouche est le calice divin * de la suprême sagesse: * nous le savons tous, apôtre Luc, * nous qui possédons l'immense trésor, * l'ineffable richesse de la grâce; * nous y puisons avec empressement * et nous chantons pour le Seigneur: * Car il s'est couvert de gloire.
T'initiant aux mystères du ciel, * apôtre Luc, et t'expliquant bien clairement * les Ecritures divinement inspirées, * le Christ fit de toi un initié, * le sage annonciateur de ce qui dépasse l'entendement, * et tu entonnas: Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire.
L'Eglise du Christ te désigne * comme compagnon de voyage de Paul, * bienheureux apôtre Luc, * toi qui resplendissais divinement de sa grâce, * qui en suivais les pas et t'écriais avec lui: * Chantons pour le Seigneur, * car il s'est couvert de gloire.
L'ineffable et divine conception * de la Vierge toute-digne de nos chants, * tu en as montré le mode clairement, * apôtre Luc; en effet l'Esprit saint * vint sur elle et de son ombre la couvrit * le Verbe pour lequel ensemble nous chantons: * Car il s'est couvert de gloire.

Ode 3
« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »
Ton Evangile, admirable Luc, * présente l'Orient venu d'en haut * pour rendre visite à l'humanité.
Toi qui en fus aussi l'acteur, * des Actes des Apôtres fidèlement, * excellent Disciple, tu écrivis le récit.
Le bienheureux apôtre Paul * tressa la couronne de tes éloges en premier * et dans ses épîtres fit ta louange, saint Luc.
Elles te disent bienheureuse désormais, * Vierge pure, comme tu l'as prophétisé, * toutes les générations, qui, par toi ont trouvé le salut.

Cathisme, t. 8
Toi le compagnon de voyage de saint Paul, * tu as supporté patiemment les multiples dangers; * en athlète ayant achevé la course de la foi, * au plus haut des cieux tu exultes avec lui, * bienheureux Apôtre du Seigneur; * toi qui as prêché au monde l'Evangile du Christ, * tu as illuminé la terre entière de sa clarté; * vénérable Luc, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant...
Chantons l'arche nouvelle et la porte du ciel, * la montagne sainte, la lumineuse nuée, * le buisson ardent, la délivrance d'Eve, le mystique Paradis * et l'immense trésor de tout l'univers; * car en elle le salut fut accompli, * de son ancienne dette le monde fut acquitté; * c'est pourquoi nous lui crions: supplie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui adorent ton Fils et se prosternent devant lui.

Ode 4
« Tu chevauchas tes Apôtres, Seigneur, * et pris leurs rênes dans tes mains; * ton équipage devint le salut * pour les fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La clarté de l'Esprit t'illuminant, * tu fus digne de rédiger de ta main * ses préceptes pour les amis de Dieu * qui chantent avec foi: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
La grâce du Paraclet, * t'ayant trouvé pour demeure, se répandit * sur tes lèvres en abondance et fit de toi * un prédicateur de la paix pour les fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ayant pris part aux combats de saint Paul, * illustre Apôtre, tu méritas justement * la couronne du royaume et désormais * ensemble vous jubilez et chantez: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Le Seigneur, découvrant la beauté * de ton âme rayonnante de charme divin, * te désigna comme prédicateur * pour ceux qui chantent avec foi: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Comme l'a dit la Vierge Mère, le Seigneur * a renversé de leurs trônes les puissants, * mais a comblé de biens divins * les affamés qui chantent avec foi: * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ode 5
« Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, * et par la force de ton bras tout-puissant, * Ami des hommes, donne au monde la paix. »
En ton cœur ayant reçu la spirituelle clarté, * une fois purifié des souillures de jadis, * par amour tu l'as transmise à tous les hommes, saint Luc.
Bienheureux Luc, illuminé * par les éclairs de la grâce, tu annonças, * comme langue de feu, le message divin.
Evangéliste de la grâce, * tu as voulu faire route avec saint Paul, * qui t'appelait son aimable serviteur.
Réjouis-toi, vrai trésor de la virginité: * par toi le premier père fut délivré de la malédiction * et la prime aïeule, rappelée au Paradis.

Ode 6
« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas: * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Ayant gravi la montagne des vertus, * saint Luc, tu conversais avec celui que tu aimais * et comme Moïse tu reçus, * gravées par le doigt de l'Esprit, * les doubles tables écrites par Dieu, * bienheureux Apôtre, docteur universel.
Comme orateur de la sainte Eglise, * tu as illuminé le monde par tes enseignements; * dans la divine inspiration, tu as brillé * des clartés de la Triade incréée * et tel un astre tu éclairas * d'un bout à l'autre la terre habitée.
Comme autrefois tu guérissais les maladies corporelles, * guéris les maux de nos âmes à présent, * Apôtre divinement inspiré * à qui le ciel a confié ce pouvoir * et qui possèdes en abondance la grâce de l'Esprit; * saint Paul assure en effet que tu étais un médecin.
Sur toi s'est penché le Seigneur, * renouvelant ma nature et faisant * des merveilles, lui le Tout-puissant, * comme tu l'as dit, pure Mère de Dieu; * et, dans son amour pour les hommes, divinement * de la fosse il m'a sauvé grâce à toi.

Kondakion, t. 4
Disciple du Verbe divin, * tu as illuminé la terre entière avec saint Paul * et chassé les ténèbres en écrivant l'Evangile du Christ.

Ikos
Toi le médecin et disciple bien-aimé, * saint Luc, par ton intervention mystique * guéris les passions de mon âme et de mon corps, * en tout domaine accorde-moi la santé * et donne-moi de célébrer avec joie * ton illustre festivité, * de répandre, au lieu de myrrhe, le flot de mes pleurs * sur ton corps vénérable et sacré; * ton épitaphe, comme stèle de vie, * dans l'admirable temple des Apôtres s'adresse à tous, en effet, * comme toi-même, en premier lieu, tu l'as fait * en écrivant l'Evangile du Christ.

Synaxaire
Le 18 Octobre, mémoire du saint apôtre et évangéliste Luc.
«Si je n'ai pu te voir, ô Christ, la fois dernière,
allant vers Emmaüs, de si nette manière,
désormais je te vois clairement», dit saint Luc.
De sa vie, le dix-huit, finit le sort caduc.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée; * et ils criaient: Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »
Ressuscité du tombeau, * le Seigneur s'est donc manifesté * aux yeux de Luc et de Cléopas * et leur apprit à dire: Seigneur Dieu, * tu es béni dans les siècles.
Parcourant le chemin de cette vie, * comme compagnon de route, Bienheureux, * tu as trouvé le Verbe qui t'ouvrit * les portes des demeures célestes alors que tu chantais: * Seigneur Dieu, tu es béni dans les siècles.
La Lyre de l'Esprit, * saint apôtre Luc, c'est bien toi, * chantant les cantiques divins * pour illuminer les hommes s'écriant: * Seigneur Dieu, tu es béni dans les siècles.
Vierge Marie, Mère de Dieu, * réjouis-toi, s'écria l'incorporel; * avec lui, nous les fidèles, nous chantons * pour le Fils né de toi: * Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein.

Ode 8
« Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié * et pour Moïse révéla dans le buisson ardent * le mystère de la Mère toujours-vierge, * c'est le Seigneur, chantez-le, * exaltez-le dans tous les siècles. »
Comme tables écrites par Dieu * ayant reçu tes livres, Bienheureux, * nous jouissons de la grâce et de sa clarté, * chantant le Seigneur * et l'exaltant dans tous les siècles.
Utilisant ta langue comme instrument, * l'Esprit saint illumine les hommes, * initiant à la doctrine de la grâce * ceux qui chantent le Seigneur * et l'exaltent dans tous les siècles.
Tu t'es lié d'amitié * avec Paul le théologien, * toi l'évangéliste Luc, * pour chanter le Seigneur tous les deux * et l'exalter dans tous les siècles.
Dans le filet aux mailles divines * de tes paroles, divin prédicateur, * tu arrachas à l'emprise de l'erreur * et tiras vers la lumière de la foi * les fidèles chantant le Seigneur * et l'exaltant dans tous les siècles.
Se montrant prophétesse, Elisabeth, * porteuse du Baptiste et Précurseur, * t'appelait Mère du Seigneur * et s'écriait: Chantez- le, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Tu dépassas notre nature limitée * en concevant le Seigneur, ton créateur, * et pour le monde tu devins la porte du salut; * c'est pourquoi, ô Mère de Dieu, * en hymnes incessantes nous te magnifions. »
Saint Luc, tu as atteint * le désir suprême vers lequel tu tendais * et tu as trouvé la fin bienheureuse, * car les miroirs ont disparu, * pour laisser apparaître la seule réalité.
Après avoir brillé sur le monde comme un soleil, * en compagnie de saint Paul qui-a-vu-Dieu * tu te tiens en présence de la divine Trinité, * et sans cesse avec lui, * illustre apôtre Luc, nous te magnifions.
De la lumière dont tu es le porteur * puissent tes chantres resplendir, * et veuille accorder au monde la paix, * bienheureux apôtre Luc, * afin que sans cesse nous puissions te magnifier.
Dans l'allégresse désormais * tu te tiens devant le Roi de l'univers, * saint apôtre Luc, auréolé de la splendeur * de la divine majesté: * sans cesse nous te magnifions.
Tu as reçu le Verbe incorporel * lorsqu'il voulut recréer ma nature; * tu l'as enfanté, ô Vierge, dans la chair; * c'est pourquoi, divine Mère, * sans cesse nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 2
Saint Luc, bienheureux apôtre du Christ, * initié aux ineffables mystères et docteur des Gentils, * avec le divin Paul et la pure Mère de Dieu, * dont tu as peint la sainte icône avec amour, * intercède pour nous qui vénérons * et disons bienheureuse ta sainte dormition.
Ô Vierge, souveraine de l'univers, * préviens-nous dans le péril et l'affliction, * assiste-nous dans l'angoisse du dernier jour, * nous arrachant au Diable, à l'Enfer et la perdition; * devant le redoutable tribunal de ton Fils * rends-nous dignes de nous tenir sans effroi: * comme Mère de Dieu, tu peux tout ce que tu veux.

Laudes, t. 1
Fidèles, vénérons * par des hymnes l'apôtre Luc, * le disciple du Christ, le sage rédacteur de l'Evangile divin, * la vivante marque du Vase d'élection; * toute Eglise le loue * d'avoir annoncé les étonnantes merveilles de Dieu * en éclairant des rayons de sa connaissance, dans la grâce, les mortels.
Bienheureux Luc, ayant appris * la médecine des âmes en plus de celle des corps, * dans l'une et l'autre tu excellas, * toi que remplit la sagesse de Dieu; * en elle guérissant les âmes et les corps, * tu appelles à sa connaissance les mortels, * tu les élèves, comme sur des ailes, vers son amour, * chaque jour les fais monter vers le ciel * et tu intercèdes pour tous ceux qui te louent.
A l'hameçon de la parole tu repêchas * du gouffre de l'ignorance, comme poissons, * ceux qui s'y étaient enfoncés * et les hissas vers la connaissance de Dieu; * au Christ tu les offris * comme pièces de choix pour son vivier * et ils reçurent la récompense méritée, * bienheureux Luc, l'éternelle vie; * car tu fus, toi aussi, un apôtre du Sauveur, * tu as écrit l'Evangile du Christ * et rédigé les Actes de la grâce, après lui.
t. 8
Venez, terre entière, chantons * le véritable guérisseur des esprits, * le disciple du Sauveur, l'admirable apôtre Luc. * La maladie des sans-Dieu, il l'a guérie en effet * au baptistère du Christ avec le chrême de l'onction, * il a fait jaillir les divins fleuves de l'Evangile sur le monde habité; * son message par toute la terre a retenti; * désormais il intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père...
Fidèles, tous ensemble réunis, * chantons à la manière de David * pour l'orateur mystique du Verbe, saint Luc: * Ta langue est le roseau d'un habile écrivain * illuminant les regards des païens * pour les amener à la connaissance de Dieu; * ainsi tu as proclamé l'Evangile du Christ * et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons; * désormais en présence du seul Dieu, la Trinité, * intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: * délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:23

19 OCTOBRE
Mémoire du saint prophète Joël;
et du saint martyr Varus.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Ainsi que l'annonça le prophète Joël * recevant de lui l'inspiration, * sur nous les fidèles s'est répandu l'Esprit de Dieu * pour révéler la manifestation des mystères divins: * voici que prophétisent ceux qui en ont reçu le pouvoir, * illuminés par la splendeur et la grâce de Dieu.
Comblé par la parole divine, l'admirable Joël, * cette source coulant de la maison du Seigneur, * abreuve nos âmes et distille la douceur * qui rassérène nos cœurs, * dans l'élévation de esprit * transporté par la vertu vers la divine hauteur.
Par ton pouvoir de prophète, Joël, * et la familiarité de ton esprit avec Dieu * grâce auxquels tu contemples ce qu'on voit dans le ciel, * rends le Seigneur favorable envers nous * qui célébrons ta mémoire avec foi, * procure-nous aussi la rémission de nos péchés, * la communion aux divines jouissances et la grâce du salut.
t. 6
Ayant vu les exploits des victorieux Martyrs, * plein de courage, Varus, * tu courus vers le stade et prêchas * le Christ fait homme pour nous, * sans avoir peur de la mort * ni des supplices te menaçant; * mais, cruellement lacéré par les coups, * tu exultes dans la perfection de ton esprit, * à la vue de la gloire attendant * ceux qui aiment de tout cœur notre Dieu.
Tu voyais tomber ta chair avec ton sang, * courageux Martyr et l'endurais * comme si pour toi quelqu'un d'autre souffrait ; * attaché à l'arbre, en effet * tu supportas patiemment * d'être déchiré par les impies; * entre les mains de Dieu tu remis ton esprit * étonnant ceux qui te virent par ton inflexible opposition ; * aussi nous te vénérons pour tes exploits sublimes, * toi qui renversas par tes peines le tyran.
Après t'avoir embaumé de parfums, * l'admirable Cléopâtre t'ensevelit * et fonda une église pour célébrer ta fête, Varus, et te prier; * et toi, tu enrôlas son fils dans la milice des cieux, * le couvris de gloire et l'adjoignis au chœur des Saints; * permets-nous d'obtenir le même sort, * nous les fidèles célébrant ta fête, admirable Martyr.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Plus que tous les fils des hommes, moi seul, * malheureux que je suis, j'ai commis * ce que la bouche ne peut dire et que l'oreille ne peut supporter; * c'est pourquoi je te supplie, * Souveraine immaculée: * accorde-moi le pardon, le repentir, * la pénitence, les larmes, les soupirs, * afin que, dans la contrition de mon cœur, je m'écrie: * Fais grâce au pécheur que je suis, Seigneur, et sauve-moi.
Stavrothéotokion
Un glaive a traversé ton cœur, * comme l'avait dit Siméon, * Dame toute-sainte, quand tu vis * celui qui par l'ineffable parole a surgi * lumineusement de ton sein * élevé en croix par les impies, * abreuvé de vinaigre et de fiel, * percé en son côté, * cloué par les mains et les pieds; * et toi, comme une mère tu pleurais * et gémissante disais: * Quel est cet étrange mystère, ô mon Fils bien-aimé?

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Joël, * par ses prières, * nous t'en supplions, sauve nos âmes.
t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints, celui du Prophète (t.2), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: J'admire tes oracles, prophète Joël; et celui du Martyr (t.6) avec l'acrostiche: De louer tes exploits, Varus, m'échoit l'honneur. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Avec nous le chœur des Prophètes se réjouit * des éloges que tu reçois, * prophète Joël aux-célestes-pensées; * avec eux prie le Seigneur * de nous sauver, Bienheureux.
Annonçant par avance les desseins de Dieu, * tu révélas sa colère, terrible et justifiée * par l'impiété de ton peuple * s'adonnant au culte des faux dieux.
Le souffle admirable, lumineux * et vivifiant de l'Esprit * t'a couvert de son ombre et t'insuffla, * Prophète bienheureux, * la connaissance du futur.
D'avance la tente du témoignage te décrivait, * révélant celui qui de multiples manières y fut préfiguré, * celui qui sans changement * s'est incarné de toi, * Vierge toute-pure et Mère de Dieu.
t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Apparu au sommet * de l'Eglise du Christ * comme un soleil resplendissant, * tu as illuminé, bienheureux Varus, * la terre entière sous les rayons * de tes illustres combats.
Charmé par la douceur * de l'amour divin, * à toi-même tu renonças * et vers toute espèce de tourments, * Bienheureux, tu t'avanças * en luttant fermement.
Toi-même, volontairement * tu t'es chargé des mêmes liens * que les divins lutteurs * et tu as brisé les chaînes de l'erreur * par la patiente fermeté * avec laquelle tu supportas les châtiments.
Dans tes entrailles ineffablement * le Dieu suprême a demeuré, * Vierge pure, et, divinement enfanté, * à sa suite le Verbe a entraîné * les chœurs des Martyrs * avec lesquels nous te chantons.

Ode 3, t. 2
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Instruits par tes sages enseignements, * saint Prophète, nous prescrivons un jeûne * et publions une solennité * en marchant vers la maison du Seigneur.
Nous qui suivons tes enseignements, * admirable Prophète, nous recherchons Dieu * dans la componction et la prière, * de tout notre cœur et de tout notre esprit.
Prophète, tu nous as montré * la longanimité du Maître tout-puissant, * tu nous as fait connaître clairement * sa divine bonté.
Tu as conçu, Vierge pure, notre Dieu, * tu as enfanté le Verbe ayant pris chair ineffablement, * celui qui a parlé par les Prophètes, * puis accompli leurs prédictions.
t. 6
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
Avec courage tu marchas * vers les luttes viriles, Bienheureux, * fortifié par l'espoir * des biens à venir * et les sages exhortations * de ceux qui témoignaient pour le Christ.
Voyant l'armée des saints Martyrs * combattre selon les règles, * virilement tu montras * la même fermeté, * Varus, en affrontant * les multiples châtiments.
Dans les rangs sacrés * tu t'es montré, Varus * un généreux soldat: * sous le glaive de ton courage * succomba la multitude des ennemis * et tes victoires t'ont valu la renommée.
Vierge Mère de Dieu, * dissipe, je t'en prie, * les nuages de mes passions * et les profondes ténèbres * de ma nonchalance par la clarté * de la grâce qui est en toi.

Cathisme, t. 4
Prophète Joël, ayant purifié de toute souillure ton cœur, * tu devins un pur instrument de l'Esprit saint; * tu fis entrevoir la connaissance de la vérité * et prédis la venue sur terre du Créateur et Sauveur * incarné en ces derniers temps pour se montrer aux nations.
Gloire au Père, t. 1
Ayant pu voir les exploits des saints Martyrs * et baiser leurs chaînes avec amour, * tu accourus vers la hauteur du témoignage, admirable Varus: * attaché à l'arbre, tu enduras les coups * jusqu'à remettre ton esprit entre les mains du Seigneur.
Maintenant... Théotokion
Ô Vierge inépousée, sainte Mère de Dieu * qui seule nous protèges et nous défends, * délivre le peuple des fidèles qui espère en toi * de toute menace et de tout danger qui pèse sur lui; * ô Vierge, intercède auprès de Dieu * pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sans vie sur le bois, * pleurait et maternellement gémissait en disant: * Comment souffrirai-je, ô mon Fils, * ton ineffable condescendance et ta volontaire Passion, * Seigneur de toute bonté?

Ode 4, t. 2
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut, * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. Seigneur, en ta grande miséricorde, toi le seul compatissant, * fais grâce aux fidèles qui reviennent vers toi. »
Ainsi que tu l'avais prédit, Prophète glorieux, * Dieu a répandu son Esprit sur toute chair de croyant.
Elle accomplit tes paroles inspirées, la descente de l'Esprit * qui a comblé de sagesse les Disciples du Seigneur.
Délivrés des sombres entrailles de l'Hadès par ton enfantement divin, * nous te disons bienheureuse, Vierge tout-immaculée.
t. 6
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Sous tes blessures sacrées * tu as resplendi de beauté, * admirable Varus, * et tu fus aimé du Seigneur * qui sur ta tête a posé * la couronne des vainqueurs.
Suspendu au poteau * et tendu vers le sol, * tu supportas les pénibles coups * grâce auxquels tu as reçu * en héritage, illustre Martyr, * la vie sans peine et la joie.
Les saints Martyrs qui te voyaient * combattre selon les règles, * bienheureux Varus, t'encourageaient, * te prêchant la patience; * pour les peines endurées avec eux * tu as trouvé la félicité éternelle.
Ote la fange de mes passions * et purifie-moi * des misérables pensées * qui m'éloignent du seul Dieu, * notre Dame, afin que je puisse * te dire bienheureuse avec foi.

Ode 5, t. 2
« La nuit s'écoule et bientôt paraît le jour * qui sur le monde fera luire sa clarté, * et c'est pourquoi les Anges * tous en chœur font retentir leur chant * pour te glorifier, ô Christ notre Dieu. »
Le prophète Joël a clairement prédit * à tous les hommes la venue du Christ: * Il viendra, dit-il, et sauvera * de la perversion des idoles * tout le genre humain.
Tendu de toutes tes forces, Prophète glorieux, * vers les biens qui transcendent * notre âme et notre esprit, * tu reçus de l'au-delà le don de prophétie * et prêchas la justice.
Intercède, bienheureux Joël, * pour ceux qui te chantent, * afin qu'ils soient sauvés * de tout mal et qu'ils obtiennent * par tes prières la grâce et la lumière de Dieu.
Vierge toute-sainte, Souveraine de l'univers, * intercède pour que soient sauvés * des périls de cette vie * et de leurs immenses fautes * ceux qui proclament ta divine maternité.
t. 6
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Fortifié par l'appui divin, * tu supportes généreusement, * Varus, les déchirures sans fin * tout en déchirant le cœur * du Diable maudit * qui fut à l'origine du mal.
Le très habile lutteur, * voyant tomber sur le sol * les lambeaux de sa chair, * se réjouit à la pensée * de l'éternelle splendeur * et des récompenses qui l'attendent auprès de Dieu.
Je te chante, Seigneur mon Dieu, * je te glorifie et me prosterne devant toi, * car tu m'as jugé digne des biens * que tu réserves à ceux qui t'aiment, * disait le martyr Varus * au moment de sa Passion.
Toi qui surpasses en vérité * les Chérubins et les Séraphins, * Vierge toute-pure, par ta sainteté, * sanctifie les fidèles qui désormais * te disent bienheureuse et sauve-les * par ta sainte médiation.

Ode 6, t. 2
« L'abîme sans fond de mes péchés * m'encercle, mais toi, Seigneur, * comme le prophète Jonas, * à la fosse arrache ma vie. »
Illustre Prophète, les flots de tes enseignements * comme sources font couler la parole de Dieu * et distillent la douce nourriture de nos âmes, * tandis qu'ils abreuvent les fidèles te vénérant.
En toi, Joël, nous reconnaissons, * divin Prophète, la montagne distillant * la douceur de la prophétie * et le sage prédicateur de la foi.
Protège, par ton intercession * et grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * toi son prophète, les fidèles ayant à cœur * de chanter ta mémoire illustre et sacrée.
Toi qui mis au monde la Lumière sans déclin, * Souveraine immaculée, illumine aussi les cœurs * des fidèles qui te glorifient * ainsi que le Fils ineffablement né de toi.
t. 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
Tu ne tins compte nullement * des paroles de l'inique juge, * mais patiemment tu supportas * la brûlure des tourments insupportables, * Varus, martyr aux multiples combats, * toi qui intercèdes pour les fidèles te chantant.
Le stupide tyran * ne cessa de te frapper * d'impitoyables coups * jusqu'à ce que tu aies remis, * embellie par tes brillants combats, * ton âme sainte entre les mains de Dieu.
A l'instar du Christ, * sur l'arbre tu fus élevé * et, suspendu sur le bois, * tu remis ton âme au Seigneur * qui te couronna, saint Martyr, * pour tes exploits de loyal combattant.
Sur l'océan du malheur * ma pauvre âme est sans cesse ballottée: * notre Dame, dirige-la, * conduis-la vers le havre de paix, * afin qu'elle te dise bienheureuse * dans la sûreté de la foi.

Kondakion, t. 4
Ayant marché à la suite du Christ, * tu en bus le calice, Varus; * tu as reçu la couronne des martyrs * et tu exultes avec les Anges désormais; * pour nos âmes ne cesse pas de prier le Seigneur.

Synaxaire
Le 19 Octobre, mémoire du saint prophète Joël.
Celui qui dénonça les terrestres passions,
le prophète Joël, laisse la terre et trouve,
au lieu qui les transcende, sa destination.
Le dix-neuvième jour, la tombe le recouvre.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Varus et de ses compagnons.
Malheur à moi, s'écrie le prince de l'erreur
voyant Varus souffrir patiemment telle horreur.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
« Toi qui jadis éteignis la fournaise qui crépitait * et couvris les Jeunes Gens * de la rosée du saint Esprit, * tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.
Ainsi que tu l'avais prédit, * vénérable prophète Joël, * s'est avancée vers nous * la source qui devait nous abreuver * en jaillissant de la maison du Seigneur.
Ainsi que Joël l'avait prédit, * du ravin couvert d'ajoncs * tu fis une terre à blé, * toi le torrent de délices, Seigneur: * béni es-tu, Dieu de nos Pères.
L'Auteur de l'entière création * en naissant d'une Vierge * a sauvé le monde lui chantant: * Tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.
t. 6
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
L'admirable Cléopâtre ensevelit * ton corps resplendissant de tes exploits, * illustre martyr Varus, * et trouva grâce à toi * une gloire digne de la foi * dont elle fit preuve jusqu'à la fin.
Versant des larmes sur ton corps * et l'enduisant d'aromates précieux, * la sainte femme t'inhuma, * toi le fossoyeur du mensonge et du mal * et qui nous illumines par la clarté * que ton sépulcre fait jaillir.
La femme d'éternelle mémoire * ne cessa de te servir pieusement, * toi le serviteur du Christ, * jusqu'à ce que tu lui sois apparu * en hôte du royaume des cieux, * dont elle fut digne grâce à toi * ainsi que son fils bien-aimé.
Moi qui suis broyé par mes immenses forfaits, * ô Vierge, renouvelle-moi, * guéris mon âme par ta médiation * et donne-moi le pouvoir * de te chanter: Bénie sois-tu * qui dans la chair enfantes Dieu.

Ode 8, t. 2
« Celui qui jadis dans la fournaise couvrit de rosée les Jeunes Gens * et de merveilleuse façon y brûla les Chaldéens, * c'est le Seigneur et nous le célébrons en chantant: * Bénissez Dieu, exaltez-le dans tous les siècles. »
Clairement tu montras les chemins du repentir, * glorieux Prophète, et le Seigneur compatissant * recevant les fidèles qui vont à lui et psalmodient: * Bénissez Dieu, exaltez-le dans tous les siècles.
Prophète Joël, toi qui servais le Seigneur, * tu t'es vu confier ses mystères et tu prophétisas * pour les peuples qui se mirent à chanter: * Bénissez Dieu, exaltez-le dans tous les siècles.
Les glorieux Apôtres du Seigneur, * ces fleuves de Juda selon l'oracle de Joël, * versent à flots les miracles et abreuvent les fidèles s'écriant: * Bénissez Dieu, exaltez-le dans tous les siècles.
Demeurant vierge, Toute-pure, tu as enfanté * en une seule personne et deux natures le Christ * que nous célébrons en psalmodiant: * Bénissez Dieu, exaltez-le dans tous les siècles.
t. 6
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu as accompli toutes choses par ta seule volonté: * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Saint Martyr, exauçant les prières d'une mère, tu enrôlas * brillamment dans l'armée céleste son vénérable enfant * et, par ineffable compassion, * tu lui fis partager ton renom.
Depuis l'Egypte, saint Martyr, Cléopâtre t'emporta * comme un trésor inestimable qui enrichit * du don précieux des guérisons * l'entière Palestine te vénérant avec amour.
Dans l'allégresse, tu menas tes combats, * généreux soldat du Seigneur tout-puissant, * et par lui tu fus couronné comme vainqueur, * bienheureux Varus, gloire des Athlètes victorieux.
Je commets péché sur péché, * sans crainte du redoutable jugement à venir: * guéris l'aveuglement de mon âme, convertis-moi, * Vierge pure, par tes prières et sauve-moi.

Ode 9, t. 2
« Toi qui es bénie dans les cieux * et qui sur terre es glorifiée, * réjouis-toi, Epouse inépousée. »
Parmi les Prophètes, comme ayant prophétisé, * avec allégresse tu exultes maintenant * dans les demeures des cieux.
Du haut du ciel, Prophète bienheureux, * tu veilles désormais sur nous * qui te glorifions avec foi.
Le chemin le plus court vers le salut, * Joël nous l'a montré divinement: * c'est celui qui passe à travers le repentir.
De notre chute tu nous relevas, * divine Mère, en enfantant * le Seigneur de miséricorde, le Sauveur.
t. 6
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Tu as brisé la puissance * du maudit guerroyeur, * généreux athlète Varus, * toi que la divine force protégeait; * c'est pourquoi nous t'acclamons, * nous les fidèles qui puisons * à la source de tes reliques * l'inépuisable guérison.
Comme lumière de l'aurore, * comme un immense soleil, * sur toute la terre s'est déployée * ta mémoire, Varus, * nous illuminant des clairs rayons * de tes luttes sacrées * et dissipant, saint Martyr, * l'obscurité de nos cœurs
Lorsque la mère aimante * vit briller avec toi * de grande gloire son propre fils, * elle magnifia le Dieu de l'univers * et sincèrement te glorifia, * saint Martyr, car en toi * elle avait acquis manifestement * un très grand protecteur.
La terre où repose * ton ferme corps de lutteur * est sanctifiée divinement: * par tes prières accorde-nous * l'absolution de nos péchés, * l'amendement de notre vie, * et de tout mal qui nous menace * délivre-nous, saint Varus.
En naissant, ô Vierge, * de toi, lumineuse nuée, * le Seigneur a livré * à la totale destruction * les idoles de l'Egypte, * mais il lui a permis de porter * une multitude de martyrs * qui ont imité sa divine Passion.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:31

20 OCTOBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Artème.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
En ton cœur illuminé * par les reflets célestes, * tu as fui les ténèbres de l'erreur, * glorieux Artème, pour approcher la lumière du Christ notre Dieu * et de ses grâces tu fis luire le monde entier; * intercède pour que soient délivrés * des périls et de la mort * les fidèles célébrant ta mémoire vénérée.
Par le souffle de l'Esprit * initié à la connaissance de Dieu, * Artème, tu reconnus le Créateur de l'univers; * ceux qui adoraient la créature, tu les repris sagement * et tu guidas les peuples vers la science du seul vrai Dieu; * pour lui tu as mené le bon combat * et vis tes peines couronnées. * Prie-le de sauver aussi les chantres de ton nom.
Aux multiples châtiments, * aux plus rudes flagellations * ayant livré, bienheureux Artème, ton ferme corps * éprouvé par toutes sortes de combats, * tu n'as point renié le Christ; * aux idoles tu n'as pas sacrifié, * mais patiemment, comme si un autre souffrait pour toi, * tu attendis les récompenses à venir et l'immortelle renommée.
Gloire au Père, t. 2
Vénérons Artème, ce flambeau de la foi, * car il a mis en échec * le prince de ce monde, notre pire ennemi; * sous le sang de son martyre le Seigneur * revêtit de pourpre son Eglise; c'est pourquoi * en abondance il a reçu * la grâce de guérir les maladies * en faveur des fidèles accourant * vers la châsse où reposent ses restes sacrés.
Maintenant... Théotokion
La protectrice des chrétiens, * leur refuge, c'est toi, * Mère de Dieu, leur sûr abri; * maintenant comme toujours * en ta prière vigilante ne cesse pas * d'intercéder pour que de tout danger * soient sauvés tes serviteurs; * car après Dieu, nous tous, les chrétiens, * nous possédons en toi notre refuge et notre abri.
Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée * vit conduire à l'immolation son Agneau, * elle éclata en larmes et, gémissante, s'écria: * Hélas, très-doux Enfant, * telle est la récompense d'un peuple ingrat * qui jadis a joui de tes bienfaits si nombreux! * Comment supporterai-je ma douleur, * puisque c'est de plein gré que tu souffres tout cela?

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
En ce jour la Passion du victorieux Martyr * illumine l'ensemble de l'univers * et l'Eglise du Christ, parée de fleurs, * s'écrie: Artème, toi qui as servi le Christ, * toi notre chaleureux défenseur, * ne cesse pas d'intercéder pour tes fidèles serviteurs.
Maintenant... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, * te voyant suspendu sur la croix, * dans ses larmes te cria: * Ô mon Fils et mon Dieu, * ô mon Enfant bien-aimé, * comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les Cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, avec l'acrostiche: Donne-moi, Bienheureux, ton abondante grâce. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Saint Martyr ayant mené le bon combat, * toi qui as reçu la couronne de clarté, * te voici tout près de la Lumière, * qui t'illumine par immatérielle communion; * c'est pourquoi nous te supplions: * par tes prières éclaire-nous.
Ta lumineuse festivité * nous a tous convoqués joyeusement * au festin que tu apprêtes, * nous offrant tes luttes, tes exploits, * ton endurance courageuse, et, savourant ces mets, * avec amour et foi nous te disons bienheureux.
Ayant saisi que celui qui sur la croix * a subi la mort corporelle * est la cause de la vie, * l'insaisissable Seigneur, * tu as voulu mourir pour lui dans les tourments * et l'immortelle gloire t'en revint.
Toute-pure, le Verbe incorporel, * ayant divinement, dans l'excès de son amour * pour nous les hommes, pris chair de toi, * affronta les souffrances et pour l'humanité * fit jaillir l'absence-de-passions, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire.

Ode 3
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Désireux de resplendir sous la couronne des martyrs, * glorieux Athlète, par grâce divine tu souffris * les douleurs cruelles de la torture et des fouets.
La citadelle de ton cœur n'a pas branlé * sous le choc intolérable des tourments: * elle était fondée sur l'inébranlable roche de la foi.
Suspendu, Martyr admirable, et exposé * à la grêle des coups te déchirant de tout côté, * tu levas les yeux vers le seul capable de sauver.
De plein gré le Seigneur s'est incarné, * notre Dame, en tes entrailles immaculées: * il a sauvé les hommes et entraîné * à sa suite la foule des Martyrs.

Cathisme, t. 4
Tous ensemble, fidèles, acclamons * Artème, l'invincible soldat du Christ, * ce vaillant destructeur de l'ennemi, * qui resplendit par de sublimes exploits; * pour ceux qui accourent vers lui de tout cœur * il fait jaillir les guérisons, il apaise les douleurs * et prend la défense de tous les affligés.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Celui qui siège sur le trône des Chérubins * et repose dans le sein paternel * reposa corporellement sur ton sein, * notre Dame, comme sur son trône divin; * c'est le Dieu qui règne sur l'ensemble des nations; * nous le chantons comme il se doit. * Intercède auprès de lui pour qu'il sauve tes serviteurs.
Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, * Verbe né du Père intemporel, * te voyant suspendu sur la croix, * ô Christ, gémissait en disant: * Hélas, ô mon Fils bien-aimé, * pourquoi te laisses-tu crucifier * par des hommes impies, * toi le Dieu que glorifient les Anges dans le ciel? * Longanime Seigneur, gloire à toi.

Ode 4
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Imitant volontairement * celui qui se laissa étendre sur le bois, * toi-même tu fus tendu et suspendu, * lacéré cruellement; ainsi tu dépouillas * la tunique de peau, symbole de mort.
Les peines de ta chair, la force des tourments * t'ont clairement procuré * la vie sans peine, saint Martyr; * en sa plénitude, désormais * tu allèges toute peine de nos âmes.
Martyr vraiment digne de nos chants, * ressemblant aux Anges par la splendeur de tes exploits, * par la main d'un Ange le Pain céleste, notre Vie, * t'envoya, dans ta prison, * la nourriture qui te fortifia.
Vierge pure et sans souillure t'a gardée * après l'enfantement * le Dieu qui a daigné * assumer, par bonté suprême, * dans ton sein mon entière humanité.

Ode 5
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons désormais accès. »
Artème, à nos yeux tu t'es montré * comme la lampe brillante de l'Esprit * éclairant les fidèles et repoussant * les esprits ténébreux du mal.
Tu demeuras inébranlable, en vrai martyr, * encerclé par les douleurs * au milieu des cœurs de pierre t'accablant, * car tu avais fixé l'assise de ton âme sur le roc de la vie.
Cuirassé par la sainte force de l'Esprit, * victorieux Martyr, tu méprisas * les fouets à pointes de fer; * par eux tu écrasas les aiguillons du Maudit.
Celui qui est né de toi pour nous sauver, * notre Dame, ayant souffert la croix et le tombeau, * en sa puissance fit d'Artème * le ferme Témoin de sa Passion.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Artème, tu t'es offert en victime, en sacrifice parfait * à celui qui a bien voulu se faire crucifier * pour nous rappeler au Paradis.
Ton ferme corps broyé par tant de coups, * sage Artème, tu as sauvegardé * la noblesse de ton âme par la foi.
Des passions, des maladies, de l'épreuve, de l'affliction, * martyr Artème, toi l'imitateur du Christ, * délivre-nous qui accourons auprès de toi.
Je fais naufrage dans les flots de l'affliction, * j'enfonce sous la houle du malheur: * sauve ton serviteur, Vierge Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2
Tous ensemble, acclamons par des hymnes, comme il se doit, * le porteur de couronne, le Témoin de la foi, * Artème, le sublime martyr, * l'abondante source de merveilleuses guérisons, * car auprès du Seigneur il intercède pour nous tous.

Ikos
Qui donc serait capable d'exposer * les peines, les combats que tu as affrontés * avec courage pour la foi du Seigneur * et de quelle grâce tu fus doté; * la bouche humaine est incapable d'en faire le récit, * car, revêtu de sagesse et de courage, tu dédaignas * les richesses et les honneurs qui ne durent qu'un temps, * en véritable soldat de Jésus Christ. * Auprès du Seigneur tu intercèdes pour nous tous.

Synaxaire
Le 20 Octobre, mémoire du saint mégalomartyr Artème.
Déjà resplendissant en cette vie, Artème
s'en va, décapité, vers la gloire suprême.
C'est le vingtième jour que fut décapité,
ô Christ, ce vrai témoin de ta divinité.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Ayant acquis d'invincibles sentiments, * l'indestructible fermeté de l'âme, saint Martyr, * tu fis crouler les stratagèmes de l'ennemi * en chantant mélodieusement * celui qui est béni et glorifié hautement.
Sous les flots de ton sang tu as éteint, * Bienheureux, la haute flamme des tourments * et, ruisselant sous la rosée de l'Esprit, * tu chantais joyeusement * celui qui est béni et glorifié hautement.
Faisant jaillir comme source les guérisons, * par grâce divine tu éteins * les brûlures des passions * et par tes visites chasses les esprits du mal: * hautement nous te disons bienheureux.
Divinement tu as mis au monde, Vierge tout-immaculée, * celui qui donne aux morts l'immortalité: * intercède donc auprès de lui * pour qu'il mortifie nos passions corporelles * et nous juge dignes de la vie éternelle.

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Tu supportas que ton corps fût consumé par tant de coups, * Artème, en contemplant * la récompense qui t'attendait, * celle que le Maître t'accorde pour avoir chanté: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Par ton sang la terre est sanctifiée, * ton corps de martyr se montre guérisseur, * chassant toute langueur et toute maladie, * tout dommage causé par les démons * loin des fidèles qui vers toi se réfugient.
Tu es devenu la parure des Martyrs, * toi qui pieusement repoussas les choses d'ici-bas * pour acquérir en peu de temps, au prix de ton sang, * celles qui les transcendent, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Pour ceux que harcèle la tempête, tu es le port serein, * pour ceux qui affrontent chaque jour * les dangers, l'épreuve, les passions; * y trouvant notre sauvegarde, nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Nous que fit glisser le fruit amer mangé sous l'arbre défendu * et qui étions déchus par notre faute, Vierge immaculée, * tu nous as recréés en enfantant * le Créateur et Verbe hypostasié * que nous, toutes ses œuvres, nous chantons comme Seigneur.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Désirant voir les beautés célestes, saint Martyr, * tu dédaignas les beautés sensibles d'ici-bas; * embelli par la splendeur de tes combats, * dans l'allégresse, Artème, tu as obtenu * le sommet de tous les biens.
Comme soleil, comme aurore s'est levée * ta mémoire illuminant * les cœurs des fidèles, Bienheureux; * car tu es, Artème, l'héritier resplendissant * de la lumière et du jour, * toi qui dissipes les ténèbres de nos âmes.
En ce jour exultons en chœur spirituel * à la mémoire d'Artème * le divin martyr; * chantons à la louange de notre Dieu * qui est admirable parmi les Saints * et sanctifie ses fidèles adorateurs.
Ta châsse faisant jaillir sans cesse les guérisons * invite les fidèles * à puiser avec amour * pour la santé du corps * et le salut de l'âme, en vérité, * bienheureux Artème, intercesseur de qui te loue.
A la clarté de ton visage éclaire-moi, * Seigneur, moi que recouvrent * les ténèbres du nonchaloir; * voici que t'en supplient, ô Verbe, * ta propre Mère tout-immaculée, * le glorieux Artème et les Anges resplendissants.

Exapostilaire, t. 2
En présence de la sainte Trinité, * tu resplendis de l'abondante clarté de l'au-delà: * du ciel regarde vers ceux qui t'honorent de tout cœur; * illustre et grand Martyr, en excellent soldat du Christ, * assiste avec les armes de Dieu * contre nos ennemis tout le peuple chrétien.
Vierge Mère de Dieu toute-pure et bénie, * gloire des Anges et des Martyrs et fierté des chrétiens, * leur force, leur rempart et leur abri, * leur forteresse, leur donjon, * sauvegarde tes fidèles serviteurs, * sois leur aide et secours dans les périls; * car en toi, protectrice du monde, nous pouvons nous glorifier.

Apostiches de l'Octoèque. Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:34

21 OCTOBRE
Mémoire de notre vénérable Père Hilarion le Grand.



VEPRES

Lucernaire, t. 4
Homme joyeux d’âme et de cœur, * lorsque l'amour divin te blessa * et t'incita à t'élever, par de saintes montées, * loin des troubles de ce monde, Bienheureux, * alors, revêtant comme puissante armure la sainte Croix, * tu t'avanças pour combattre les démons * et tressas pour toi-même une couronné de vainqueur * et désormais tu demeures parmi la splendeur des Saints; * avec eux demande pour nous * la lumière, la paix * et la rémission de nos péchés.
De tes lumineuses guérisons, * Père digne d'admiration, * tu éclaires merveilleusement le monde entier, * dissipant sous leurs rayons * les profondes ténèbres des maladies; * c’est pourquoi nous voyons en toi comme un autre soleil, * la ferme assise des moines saints, * le guide des fidèles sauvés dans l'Esprit divin; * et maintenant nous célébrons * ta mémoire porteuse de lumière et de salut, * en recevant la rémission de nos fautes grâce à toi, Hilarion.
Les passions corporelles, * par la tempérance, Père saint, * au plus pur de ton âme tu les soumis : * orné des ailes de l'impassible condition, * tu as reçu la grâce de soulager * les infirmités humaines dans l'Esprit, * de chasser les esprits du mal et de sauver * les fidèles accourant vers toi; * c’est pourquoi les chœurs des moines te disent bienheureux, * sage Père, admirable Hilarion, * et toute créature honore tes exploits.
Gloire au Père, t. 2
Dès ta jeunesse doué * d’un esprit mûr, Hilarion, * tu t’es soumis au joug du Christ; * imitant saint Antoine et sa vie, * te conformant aux mêmes règles de vertu, * tu consumas cette chair * qui se cabre comme un poulain, * alors qu'elle doit se soumettre à l'âme, * et c'est ainsi * que tu parcourus le chemin ascétique. * Bienheureux Père et thaumaturge porteur de Dieu, * pour les fidèles célébrant ta mémoire de tout cœur * demande le pardon et la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
J'ai gaspillé toute ma vie, * hélas, et me voilà * privé de toute bonne action; * voyant la mort s'approcher, * je redoute le tribunal * de ton Fils et ton Dieu: * Vierge pure, délivre-m'en, * fais que je change avant ce jour, * ô notre Dame, et sauve-moi.
Stavrothéotokion
La braise que vit d'avance l'illustre Isaïe * s'incarne de la virginale Mère par volonté * du Père qui l'engendra; * enfanté sur terre, se laisse immoler * celui qui du monde efface les péchés, * comme un agneau sans défaut; * c'est pourquoi la virginale Brebis, * le voyant mis en croix, * fut transpercée par le glaive du chagrin.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
L'Esprit saint l'ayant comblé de ses dons, * le vénérable Hilarion * fit crouler tous les projets des démons; * ayant pris l'armure de la Croix * et confiant en elle, il guérit * par la parole toutes sortes de maladies, * les passions de l'âme et les corporelles infirmités. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * en ta bonté pour les hommes, Seigneur, * sur nous aussi laisse descendre ta paix.
Maintenant... Théotokion
L'arbre stérile dont parle notre Dieu, * Vierge pure, c'est bien moi * qui ne porte en aucune manière le fruit du salut; * aussi je crains d'être coupé * et jeté au feu qui ne s'éteint; * c'est pourquoi je te prie: délivre-m'en * et fais que je porte du fruit * par ta médiation auprès de ton Fils, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Ô mon Fils, combien je souffre de te voir, * toi qui donnes à tous la résurrection, * t'endormir à présent sur la croix * pour accorder le réveil salutaire et divin * aux mortels jadis endormis d'un funeste sommeil * à cause du fruit défendu, * disait en pleurant la Vierge immaculée * que dans nos hymnes pieusement nous magnifions.

Tropaire, t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Hilarion, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante, Bienheureux, l'éclat de tes miracles.

Ode 1, t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Dans l'allégresse j'entreprends de célébrer * ta lumineuse et rayonnante vie: * intercède pour que je resplendisse * de la joie dont tu éclates, * bienheureux Père, et loin de moi * chasse les ténèbres du péché.
Totalement, bienheureux Père, tu t'es avancé * dans l'allégresse vers Dieu, * étranger au monde et à la chair, * et par une tempérance continue * sans souillure tu gardas ton esprit, * en quête de l'impassible condition.
Auréolé par l'éclatante irradiation * de la divinité souveraine et incréée, * tu n'as pas suivi le paganisme de ton père, * mais te détournas * de sa tumultueuse ignorance, * pour te ranger du côté de l'unique Trinité.
De toi, Vierge Mère, s'est levé * le Soleil que fit jaillir * le Père avant les siècles; * par merveille circonscrit * dans un corps visible, il éclaira * tous les hommes à la lumière de la foi.

Ode 3
« Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, * tu m'as fait triompher devant mes ennemis, * et mon esprit exulte de joie en chantant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur. »
Ayant guéri l'enflure des passions, * bienheureux Hilarion, par ton ascèse continue * tu les fis dépérir en t'écriant: * Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.
Avec le glaive de la tempérance tu as déchiré * les tuniques de peau, symboles de la mort" * et tu as tissé le vêtement du salut * en disant au Créateur: Tu es mon Dieu, * nul n'est juste comme toi, Seigneur.
Fortifié par l'espérance de l'éternité, * Père théophore, tu fus conduit vers Dieu * par les mains du bienheureux Antoine; * l'ayant imité, toi-même tu devins un flambeau * rayonnant de miracles, vénérable Hilarion.
Celui qui façonna toute chose par sa seule volonté * a daigné prendre notre forme * et se laisser façonner, divine Mère, dans ton sein; * nous lui disons: Tu es notre Dieu, * nul n'est saint comme toi, Seigneur.

Cathisme, t. 8
Ayant imité la vertueuse vie d'Antoine le Grand, * tu as pris sur tes épaules la croix de ton Seigneur; * ayant déposé tout souci de cette vie, * tu fis périr les passions et vécus pour l'esprit; * c'est pourquoi tu as comblé la création * d'étonnants miracles, par grâce de l'Esprit saint. * Vénérable Hilarion, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Chantons l'arche nouvelle et la porte du ciel, * la montagne sainte, la lumineuse nuée, * le buisson ardent, la délivrance d'Eve, le mystique Paradis * et l'immense trésor de tout l'univers; * car en elle le salut fut accompli, * de son ancienne dette le monde fut acquitté; * c'est pourquoi nous lui crions: supplie le Christ notre Dieu * d'accorder la rémission de leurs péchés * à ceux qui adorent ton Fils et se prosternent devant lui.
Stavrothéotokion
Voyant sur l'arbre de la croix notre Rédempteur, * la Mère toute-pure se lamentait, versant des larmes, et gémissait amèrement; * dans l'angoisse de son cœur, elle s'arrachait les cheveux et lui disait: * Comment un peuple inique t'a fait clouer injustement * sur la croix, ô mon Fils et Seigneur sans péché, * comment daignes-tu supporter le vinaigre et le fiel, * hélas, les clous et la plaie du côté? * Gloire à tes divines Souffrances, longanime Seigneur!

Ode 4
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car jusqu'à moi tu es venu, * vers la brebis perdue que tu cherchais, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »
Ayant mortifié les préoccupations charnelles, * ayant fui le trouble des torrents d'iniquité, * vénérable Père, et les artifices des démons, * dans le calme de l'Esprit divin * avec les justes, Hilarion, * tu as trouvé le repos.
Arrosant sous tes larmes coulant à flots * le guéret de ton âme, * tu lui fis porter beaucoup de fruit * avec le Seigneur pour jardinier * et tu as multiplié, * vénérable Père, les assemblées des moines saints.
Fortifié par la communion de l'Esprit saint, * Hilarion, tu écrasas * les esprits du mal; * et par la puissance du Christ * tu guéris les infirmes, toi qui fus doué * de pureté prophétique.
En toi, Mère bénie de notre Dieu, * nous voyons le temple, le vivant palais, * la table sainte, le chandelier * duquel, pour ceux de la ténèbre, s'est levé * le reflet du Père, le Christ.

Ode 5
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Comme éclair, par ta pure vie, * par ta conduite digne d'un Incorporel, * en ce monde ayant brillé, * tu chasses le prince des ténèbres, Bienheureux * qui rayonnes la clarté de la foi.
De toutes sortes de miracles rayonnant, * illuminé par la grâce de Dieu, * tu t'es signalé comme un trésor de guérisons, * Hilarion, Père inspiré, * comme un autre prophète divin.
Par l'éclat de tes justes actions, * allègre Père, tu as repoussé * les puissances ténébreuses de l'ennemi; * arrachant à leur fureur ceux qui venaient vers toi, * brillamment tu les menas vers la lumière de la foi.
Seule bénie, tu enfantes ineffablement * l'unique personne qu'en deux natures nous contemplons, * le Dieu et Verbe de Dieu * par amour ineffable ayant pris chair. * Supplie-le de garder tes serviteurs.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Ayant adhéré à l'unique principe en Dieu, la monarchie, * tu rejetas le polythéisme équivalent à l'anarchie * et dans la grâce fis crouler le culte des faux-dieux.
Ayant poussé comme un palmier, dans l'Eglise tu fleuris, * vénérable Père, et tu as réjoui * l'ensemble des fidèles par la douceur de tes fruits.
Tu t'es montré l'invincible destructeur * des esprits du mal, bienheureux Père Hilarion * qui as reçu de Dieu des charismes abondants.
Ô Vierge, sans connaître d'homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement * la divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 3
Comme un astre sans déclin, du mystique Soleil * tous ensemble nous, * t'acclamons par des hymnes en ce jour: * sur ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'ignorance tu as brillé, * faisant monter vers la hauteur divine les fidèles s'écriant: * Réjouis-toi, Père Hilarion, en qui les moines ont un appui.

Ikos
Ayant chéri les divins préceptes du Christ * et refusé la jouissance du monde et de la chair, * de tout cœur tu t'es avancé vers notre Dieu * et devins un astre illuminant l'univers sous l'éclat de l'Esprit; * c'est pourquoi je me prosterne et te supplie: * illumine aussi les yeux de mon âme * pour que je chante les combats * que sur terre tu menas pour la vie future; * maintenant que tu en jouis, souviens-toi de nous qui chantons: * Réjouis-toi, Père Hilarion, en qui les moines ont un appui.

Synaxaire
Le 21 Octobre, mémoire de notre vénérable Père Hilarion le Grand.
Sur terre ayant semé dans les peines et les larmes,
moissonne, Père saint, l'allégresse des cieux.
Hilarion s'endormit dans la paix, sans alarmes:
le vingt et un octobre, il a fermé les yeux.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Par toute la terre ont retenti, * vénérable Père, le message de tes paroles * et la grâce divine de tes miracles * faisant rayonner sur tout fidèle, dans la lumière de la foi, * l'allégresse des guérisons.
Protégé par la Croix de ton Sauveur, * tu demeuras sain et sauf lorsque fondit sur toi * l'assaut bestial des démons rugissants; * en effet le Dieu très-haut * sait fort bien garder ses serviteurs.
Par l'ascèse, tu devins comme un pilier * qui s'élève jusqu'au ciel, une tour inébranlable, * rayonnant de tes miracles, dispensant les guérisons * et faisant jaillir les divins enseignements * de la source intarissable des Ecritures inspirées.
Comme nuée, la Vierge t'enfanta, * toi le Soleil de justice, et vierge demeura; * Dieu fait homme, tu es devenu * familier de la souffrance corporellement, * dans ta condescendance et la tendresse de ton cœur.

Ode 8
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Eclairé par l'intelligence de Dieu, * tu fus un trône de la connaissance, en vérité, * toi que guidaient les divins commandements * et qu'illuminait la vertu, * parure des Ascètes, vénérable Hilarion.
Tu devins un char mystique portant le nom du Seigneur * par l'éclat de tes œuvres, * et tes miracles l'ont prouvé, * par ta vie de pureté, * compagnon des Anges, vénérable Hilarion.
Par grâce divine devenu fils adoptif, * cohéritier de Dieu, * Père inspiré, tu as reçu * le trésor céleste, le royaume sans fin, * en t'écriant: Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Ô Vierge, comme Fils tu enfantas * le Christ (son nom vient de la myrrhe répandue) * qui embaume les mortels * du parfum de sa divinité * et tire de la fosse les fidèles s'écriant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.

Ode 9
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute digne de louange, nous te magnifions. »
Tu mérites d'exulter dans les parvis de sainteté, * toi qui saintement * passas ta vie, Père Hilarion; * sur toi qui étais juste s'est levée * la lumière au triple éclat * et tu fus reçu par sa compagne, la joie.
De Dieu tu as reçu pour prix de tes combats * l'éternelle vie * et la beauté qui surpasse tout esprit; * vénérable Père Hilarion, * intercède auprès du Seigneur * pour les chantres de ton nom.
Comme un cèdre s'élevant bien haut, * grandi par la vertu, Hilarion, tu es planté * dans les parvis de notre Dieu; * tu es aussi le jardin clos, * le Paradis aux belles fleurs, * la source faisant jaillir les guérisons.
Virginale Génitrice de notre Dieu, * tu es la chambre nuptiale * où le Verbe ineffablement s'est incarné; * te voici revêtue de gloire * sous les brocarts de tes vertus; * c'est pourquoi, Toute- pure, nous proclamons ta divine maternité.

Exapostilaire, t. 3
Celui qui connaît les pensées de tous les cœurs, * voyant ton allégresse et ta pureté, * a fait de toi pour le monde un flambeau, * vénérable Père, la fierté des moines saints.
Ô Vierge qui mis au monde le Seigneur, * le Créateur des siècles et des Anges, supplie-le * de faire en sorte que tes fidèles serviteurs * près de lui se tiennent à sa droite dans les cieux.

Laudes, t. 6
Tout entier consacré * pour toujours au Seigneur, * tu mortifias, dès ta jeunesse, la chair * par la pratique des vertus; * et le regard de ton âme, tu l'élevas, * vénérable Père, par de lumineuses visions; * aussi, recevant les largesses de Dieu, * tu accumulas les charismes des guérisons * et le trésor des miracles divins, * distribuant à qui en manque tes riches dons * et priant avec confiance pour nos âmes le Seigneur. (2 fois)
Ayant reçu brillamment * l'éclat du triple Soleil, * vénérable Père Hilarion, * tu parcourus, comme l'astre du jour, * d'un bout à l'autre la terre, disséminant * sur tous les hommes les rayons de tes miracles; c'est pourquoi * ils t'ont proclamé prophète, thaumaturge divin * et divinement inspiré, * ceux qui ont eu leur part de tes bienfaits, * joui de tes charismes guérisseurs * et recueilli les fruits du salut par tes divins enseignements.
Dans la grâce tu dépassas * les charmes de cette vie * et tous les biens que l'on peut voir; * et, te portant vers les trésors spirituels * qui ne peuvent chanceler, * tu t'es uni purement au seul pur, * dans l'acuité de l'esprit, * et dans la pureté de ton âme tel un Ange tu vécus, * bien que faisant partie de l'ordre matériel; * désormais en présence du Christ, * avec confiance pour nos âmes prie le Maître de l'univers.
Gloire au Père, t. 2 1
Ayant vu la joie, la pureté, * la douceur et le calme de ta vie, * le Christ fit sa demeure en toi, * bienheureux Père, et tu devins * l'habitacle de Dieu; * c'est pourquoi tu demeures avec les Anges dans les cieux.
Maintenant... Théotokion
Tout entier, je suis rempli * de passions funestes, * de toutes sortes de maux; * hélas, malheureux que je suis, * de l'enfance à la vieillesse, tout entier, * je me suis familiarisé avec le mal; * mais toi qui mis au monde ineffablement * celui qui en ôte les péchés, * supplie-le de m'accorder le pardon.
Stavrothéotokion
La virginale Mère, te voyant, * Seigneur, étendu sur le bois de la croix, * fondit en larmes et s'écria: * Jésus, très-doux Enfant, * inaccessible clarté * du Père qui précède tout commencement, * pourquoi m'abandonner et m'esseuler? * Hâte-toi, sois glorifié, * afin que de ta gloire puissent hériter * ceux qui glorifient ta divine Passion.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, vénérable Père Hilarion, * comme notre guide spirituel; * par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; * bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ * en brisant la puissance de l'Ennemi, * compagnon des Anges, des Justes et des Saints; * avec eux supplie le Seigneur * d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant... Théotokion
Impures sont les pensées de mon cœur, * mes lèvres sont pleines de fausseté, * couvertes d'infamie sont les œuvres de ma vie; * que faire, et devant le Juge comment me présenter? * Vierge souveraine, implore ton Fils, le Créateur et Seigneur, * pour qu'il agrée la conversion de mon esprit, * dans l'unique tendresse de son cœur.
Stavrothéotokion
La Toute-pure, te voyant suspendu * sur la croix selon ta volonté, * connaissant ta puissance, fut saisie de chagrin, * ô Christ, et dans sa douleur te cria: * N'abandonne pas ta mère, ô mon Enfant, * ne garde pas le silence envers moi, ô mon Fils, * mais réponds à ta servante, ô Verbe de Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:38

22 OCTOBRE
Mémoire du saint égal-aux-Apôtres Abercius,
évêque d'Hiérapolis, le thaumaturge;
et des sept Dormants d'Ephèse.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Tout entier, saint Abercius, * consacré à Dieu, tu t'es montré * l'observateur de ses divins commandements; * ayant reçu la grâce d'en haut, * tu détournas des hommes diverses maladies, * chassas les démons et renversas leurs autels; * en ceux que mettait en péril, * pour leur malheur, l'ignorance jadis, * Bienheureux, tu plantas la connaissance de Dieu.
Sous l'éclat des divins enseignements, * Père Abercius, tu mis fin * à la nuit des multiples faux dieux; * comme l'aurore tu t'es levé, * faisant de ceux qui gisaient dans les ténèbres jadis * des fils du jour, Pontife, en leur montrant des miracles prodigieux; * c'est pourquoi nous célébrons avec foi * comme une fête ta mémoire sacrée * et tous ensemble chantons une hymne en ton honneur.
Dans un même vase, Abercius, * tu as uni de l'huile, du vin * et une autre substance, miraculeusement, * au point qu'il fut possible de s'en servir, * puisque par grâce divine ils furent gardés * séparément, sans être mêlés; * et, par ta prière, tu fis jaillir * une source d'eaux chaudes guérissant * les maladies de tous ceux * qui dans la foi s'approchent de toi, * saint Abercius, et te disent bienheureux.
t. 4
Les bienheureux jeunes gens * dociles aux ordres de Dieu * méprisèrent l'ordre impie du tyran; * enchaînés, ils défirent les chaînes de l'erreur * et, de ce monde repoussant toute dignité, * obtinrent celle qui les a rendus si fameux * et leur a procuré * la jouissance du royaume d'en-haut.
Avec courage vous étant dépouillés * en vue des athlétiques combats, * dans la grotte vous êtes enfermés, * priant sans cesse le Seigneur * de vous donner la force de résister; * mais, pour la raison qu'il est seul à savoir, * l'Ami des hommes divinement vous enjoint * de tous vous endormir dans la paix.
Le mystère suprême est présenté par les Saints: * de même qu'ils ne s'étaient pas aperçus de leur mort, * de même furent-ils surpris de leur réveil; * car ce miracle est advenu * pour que la résurrection des morts en fût confirmée, * afin que ceux qui en rejettent l'idée * soient détrompés en l'apprenant * et glorifient les Martyrs dans la foi.
Gloire au Père, t. 3
Vénérable Pontife et Père bienheureux, * serviteur du Christ et thaumaturge, Abercius, * toi qu'une vie prophétique fit resplendir * et que les charismes des Apôtres ont paré, * à présent que tu célèbres dans le ciel le Sauveur, * sans cesse avec les Anges supplie-le * pour que de tout danger qui les menace nos âmes soient sauvées.
Maintenant... Théotokion
Beauté des Anges divins, * gloire des Apôtres que les Prophètes ont marquée de leur sceau, * protectrice des croyants et chemin du salut, * Vierge, nous voulons devant toi nous prosterner.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * ô Vierge immaculée, tu t'écrias en pleurant: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * où est passée la resplendissante beauté * dont tu avais paré la nature des humains?

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Venez, terre entière, chantons, * rendons louange à notre Dieu * par les cymbales de nos psaumes et nos chants d'acclamation, * car, avant la commune résurrection * il nous en montra la vérité * en faisant surgir de terre, à la prière d'un empereur, * les sept jeunes gens qui s'étaient endormis * de nombreuses années auparavant, * pour l'éternelle honte et la chute des infidèles ennemis, * mais pour la gloire et louange de ceux qui craignent le Seigneur, * car il sait glorifier qui lui rend gloire; en effet * il accomplit la volonté de qui le craint en vérité, * lui le seul ami des hommes, dans la tendresse de son cœur.
Maintenant... Théotokion
Réjouis-toi, souveraine Mère de Dieu, * réjouis-toi, chaste demeure du Très-Haut, * réjouis-toi, divin char du Verbe, où trouva place notre Dieu; * réjouis-toi, palais que Dieu lui-même a construit, * réjouis-toi, trésor divin, * vivante couche et table sainte du Seigneur, * arche d'alliance et demeure du saint Esprit.
Stavrothéotokion
Ô merveille inouïe, * mystère étrange et nouveau! * disait la Vierge en voyant sur la croix, * suspendu au milieu des larrons, * celui qu'elle avait enfanté sans douleurs * et, gémissant, elle pleurait en disant: * Hélas, ô mon Enfant bien-aimé, * comment ce peuple cruel * dans son ingratitude t'a cloué sur la croix?

Tropaire, t. 4
La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, pontife Abercius, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
Gloire au Père... Tropaire, t.4: Tes Martyrs, Seigneur, ou bien le suivant: t. 1
Les jeunes gens qui resplendirent en Ephèse au nombre de sept * dans le rayonnement des sept dons de l'Esprit saint * ont surpassé la corruption pendant de longues années * malgré la mort, d'une façon qui dépasse l'esprit, * pour confirmer la foi en l'universelle résurrection * bien clairement chez les fidèles qui s'écrient: * Gloire à celui qui vous a conservés sans corruption, * gloire à celui qui vous ressuscita, * gloire à celui qui renverse, par votre exemple, tout autre enseignement.
Maintenant... Théotokion ou stavrothéotokion du même ton que le dernier tropaire.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui du Pontife (t.2), avec l'acrostiche: Je célèbre, Abercius, ton immense renom. Joseph; et celui des Martyrs (t.4), avec l'acrostiche: Honneur à la septuple grâce des Martyrs. Joseph.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il soustrait * à la servitude des Egyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »
Abercius, illuminé par la splendeur * de la Divinité au triple éclat, * tu devins une lumière éclairant * ceux qui étaient dans les ténèbres et dissipant * l'obscurité des démons.
Sur terre tu menas la vie du ciel, * vivant avec la chair * comme un incorporel; * tu as mortifié les passions * et reçu la grâce du sacerdoce.
Puisqu'en toi le Verbe a retenti, * tu délivras de l'absence-de-raison * ceux qui nourrissaient de vaines pensées, * en détruisant les temples des démons * et les statues de l'erreur.
Les langues des rhéteurs sont incapables d'exprimer * ta conception qui dépasse la raison, * car tu as enfanté dans la chair, * Toute-sainte, le Dieu qui a pris * notre ressemblance, par pure bonté.
t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Arnalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Nous qui vénérons votre sainte et lumineuse festivité, * Martyrs qui vous tenez près de la grande clarté, * nous vous prions d'intercéder * pour que nous soyons délivrés * de la ténèbre des passions.
Lorsque vous avez connu * l'ordre impie, contraire à la raison, * vous enjoignant de sacrifier aux abominations, * Martyrs fortifiés par les divins commandements, * vous n'avez pas chancelé.
Dans votre cachette vous vous adonniez * aux jeûnes, à l'oraison, * vous préparant au combat contre les ennemis, * saints Martyrs, et le Seigneur * vous garda sains et saufs.
T'ayant trouvée plus pure, Vierge immaculée, * que toute créature, le Dieu pur * en toi fit sa demeure, désirant, * dans son amour pour les hommes, expulser * l'iniquité qui avait élu demeure en Adam.

Ode 3, t. 2
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Abercius, par tes paroles sacrées * et par la preuve de tes miracles prodigieux * tu conduisis vers le havre du salut * ceux qui voguaient sur l'océan de l'erreur.
Faisant des merveilles, opérant des guérisons, * chassant l'apparition des diables, tu devins * une cause de salut * pour qui jouissait de ta protection.
Ta parole était sacrée, saintement tu as vécu, * par tes miracles tu devins resplendissant, * glorieuse fut ta vie, * vénérable Père, et précieuse ta mort.
Le Dieu invisible tout d'abord * se laissa voir, ô Vierge, lorsque par amour * il a pris corps en ton sein; * aussi nous te proclamons bienheureuse avec foi.
t. 4
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Devant l'empereur impie * vous fûtes amenés, * saints Martyrs, pour confesser le nom * du Dieu qui règne dans les cieux.
Ayant revêtu manifestement, * comme splendide cuirasse, la foi, * saints Martyrs, vous êtes demeurés * sains et saufs sous les traits de l'ennemi.
Avec courage vous avez résisté * à l'inique empereur * vous ordonnant d'offrir aux faux-dieux * un culte irrationnel.
Ayant assumé mon humanité * en tes chastes entrailles, le Christ, * Vierge pure, m'a revêtu * de l'ornement de grâce dont je fus jadis dépouillé.

Cathisme, t. 8
Père ayant reçu la sainte onction, tu fus consacré pontife par l'œuvre de Dieu * afin de parfaire dans la grâce tous les croyants; * ayant acquis le don des miracles divins, * tu opérais des signes et des prodiges sans fin, * guérissant les maladies et consumant les démons * et ramenant les multitudes égarées; * c'est pourquoi nous te crions, saint Abercius: * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Vous les colonnes de l'Eglise du Christ, * saints Martyrs au nombre de sept, * vous avez sagement renversé * les remparts du manque-de-foi; * avant votre mort vous avez repoussé * la folie des païens * et derechef, après votre fin, * la tempête de l'hérésie; * pour nos âmes intercédez auprès de Dieu.
Maintenant... Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement * tu as renouvelé la nature humaine corrompue par les passions * et tu relevas tous les hommes de la mort * pour les mener vers la vie dans l'incorruptible condition; * c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, * suivant ta propre prophétie, * nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.
Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, * un glaive a transpercé ton âme quand tu vis * sur la croix ton Fils et ton Dieu: * sans cesse intercède auprès de lui * pour qu'il nous accorde le pardon de nos péchés.

Ode 4, t. 2
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix * et suis rempli d'effroi, * car jusqu'à moi tu es venu, * vers la brebis perdue que tu cherchais, * et c'est pourquoi je glorifie * ta condescendance envers moi. »
Vénérable Pontife, tu as orné * ton siège de grandeur et de majesté, * toi qui as excellé * par de grands miracles et par ta vie lumineuse; * c'est pourquoi, saint Abercius, * notre Dieu t'a glorifié grandement.
En connaisseur * de celui qui veut la miséricorde, le Seigneur, * tu l'as prié ardemment, * Père théophore Abercius, * de faire jaillir la source miraculeuse des eaux chaudes * pour la guérison et le salut de beaucoup.
De stériles tu rendis féconds par grâce les esprits * en y déposant * la semence de la parole, Abercius; * en semeur de biens tu moissonnas, * Père divinement inspiré, * l'épi qui donne cent fois plus.
Tu as guéri, divine Epouse tout-immaculée, * les cœurs brisés, * l'antique misère des humains, * en enfantant celui qui a porté * nos souffrances, nos maladies, * dans l'ineffable tendresse de son cœur.
t. 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Les jeunes gens d'Ephèse ont resplendi * de la plus pure beauté * dans l'amitié du Maître de l'univers; * c'est ainsi qu'ils ont repoussé * toute la perversité du serpent.
Les saints Martyrs, ayant reçu * de riches bienfaits, * emploient toute leur richesse en faveur * de ceux qui sont dans le besoin, * acquérant ainsi l'incorruptible trésor.
Ceux qui naquirent de nobles parents * et chérissaient la noblesse d'en-haut * ne se sont laissés * entraîner d'aucune façon * vers la bassesse du mal.
Comme nouveau-né tu enfantas * le Dieu d'avant les siècles, qui renouvela * par la divine connaissance * le monde vieilli; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous te glorifions.

Ode 5, t. 2
« Lumière de qui se trouve en la ténèbre, * ô Christ Sauveur, salut des sans-espoir, * devant toi je veille, Prince de la paix: * illumine-moi de tes rayons; * je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
Sur le roc ayant assis la base de ton cœur, * vénérable Père, à ceux qui étaient tombés dans la perdition * et qui rendaient un culte aux pierres taillées * par tes divines paroles tu enseignas l'adoration * de cette pierre qu'est Jésus, le Christ notre Dieu.
Vénérons le saint pontife Abercius, * médecin de toutes sortes de malades et leur salut, * guide de tous les égarés, * myrothèque des charismes sacrés * et demeure de l'Esprit saint.
Le vin et l'huile versés dans un seul vase en même temps * avec une autre substance, à ton commandement, * purent d'étonnante façon * s'écouler sans être mêlés, * prouvant ainsi ton immense pouvoir.
En toi, ô Vierge, sont prodigieusement renouvelées * les lois de la nature: * sans semence tu enfantes un Dieu Sauveur * et, merveille étrange, restes vierge comme auparavant; * c'est pourquoi nous t'appelons la Mère de l'Emmanuel.
t. 4
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi.3
Vénérons Jean, Maximilien, * Jamblique et Martinien, * ces luminaires qui ont éclairé * les confins de l'univers.
Chantons la louange, nous croyants, * de l'illustre Antonin, * glorifiant aussi Constantin * de tout cœur avec le sage Denis.
En échange de ce qui coule et se corrompt, * vous avez acquis, saints Martyrs, * les biens incorruptibles qui ne vieillissent pas: * à juste titre nous vous disons bienheureux.
De mon âme brise l'opacité, * Vierge pure, et donne-moi * d'observer comme il se doit * les divins commandements de ton Fils.

Ode 6, t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
De l'Orient tu accourus vers l'Occident, * délivrant la cité reine du trouble des démons, * vénérable Père, par la puissance de l'Esprit.
Etranger au monde, Abercius, tu accomplis * de saints miracles, des prodiges étonnants, * de ton vivant comme loin d'ici-bas.
Père Abercius qui rayonnais comme l'éclair, * tu as soumis les phalanges des démons * incapables de soutenir ta menace, divinement inspiré.
Divine Epouse toute-sainte, grâce à toi, * nous qui étions morts, nous avons trouvé la vie * et de la corruption sommes passés à l'immortelle condition.
t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Ayant levé l'ancre loin de l'océan des faux-dieux * et vous dirigeant avec le gouvernail de la Croix, * vous avez atteint les havres éternels, * victorieux Martyrs, et vous voici * divinisés par votre place auprès de Dieu.
Arrosant de maintes larmes le sol * en votre prière vers Dieu, * vous vous êtes endormis pour nombre d'années; * puis, ressuscitant, vous avez montré * l'universelle résurrection.
Merveille! ceux qui ont dormi * de nombreuses années * confirment la future résurrection de tous, * incertaine pour plusieurs, * et ferment la bouche aux hérétiques la niant.
Mortifie l'arrogance de ma chair, * ô Vierge qui as enfanté la Vie, * le Christ qui par sa mort a triomphé de la mort * et glorifia les sept Dormants * par une étonnante résurrection.

Kondakion, t. 8
Comme grand pontife, comme égal aux Apôtres, Abercius, * te glorifie l'entière Eglise des croyants; * Bienheureux, par tes prières garde-la * invincible, inébranlable et à l'abri de toute erreur, * Père dont nous admirons les miracles si nombreux.

Ikos
Quel trésor de grâce tu possèdes, Seigneur! * Et ta gloire, qui pourrait la dénombrer? * Le visible et l'invisible, du néant tu l'as tiré. * Toi donc, Ami des hommes, accorde la louange divine à mon cœur souillé, * toi qui es chanté sans cesse par les Anges dans le ciel, * afin que je vénère le Pontife aux miracles si nombreux.

Synaxaire
Le 22 Octobre, mémoire de notre Père parmi les saints Abercius égal-aux-Apôtres, évêque d'Hiérapolis, le thaumaturge.
Ayant à la poussière rendu sa poussière,
selon que notre sort l'impose à tout mortel,
près du Dieu par nature Abercius devient tel.
Octobre, le vingt-deux, le voit quitter la terre.
Ce même jour, mémoire des sept Dormants d'Ephèse: Maximilien, Jamblique, Martinien, Denis, Antonin, Constantin et Jean.
Suspendant leur long somme pour un temps plus bref,
les Ephésiens s'endorment en paix derechef.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
En thaumaturge, Pasteur divin, * aux aveugles, par tes prières, tu rendis la vue, * tu fis entendre les sourds, guérir les lépreux, * et rendis la marche aisée aux boiteux, * qui se mirent à chanter: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Elles proclament les prodiges accomplis par toi * pour les siècles, la source d'eaux chaudes * que tu fis jaillir * et la stèle reposant sur ton sépulcre, * celle que transporta depuis la grande ville des Romains * l'esprit du mal chassé par toi, Abercius.
L'humble peuple, tu en fus le chef, * toi qui éminais par la contemplation, * par tes œuvres et ton pouvoir, * Pontife, en serviteur du Roi très-haut, * de celui auquel nous chantons: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Celui qu'avant les siècles le Père a engendré, * ô Vierge, est né de toi * en deux natures et volontés * comme Dieu et homme se révélant * aux fidèles qui s'écrient: * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Avec Jamblique vénérons * Constantin et Martinien, * Antonin, Denis, l'illustre Jean, * et Maximilien, ces témoins du Christ.
Dans votre cachette vous avez prié secrètement * celui qui sait tous les secrets * d'arrêter la malveillance manifeste de l'impie; * et par votre mort vous avez figuré l'étonnante résurrection.
Sous la violence des iniques nullement * vous n'avez accepté de rendre un culte sacrilège aux faux-dieux; * c'est pourquoi nous vénérons fidèlement * vos reliques saintes qui nous sanctifient.
Divine Mère, tu surpasses les Anges manifestement, * tu es vraiment la force des Martyrs, * Toute-pure, le salut de qui te reconnaît * pour la Génitrice du Verbe, en toute vérité.

Ode 8, t. 2
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »
L'habile pasteur, * la source intarissable des guérisons, * la colonne de l'Eglise, * la ferme assise des croyants, * l'astre immense aux mille feux, * vénérons-le, c'est le pontife Abercius.
Comme ce palmier dont parle le psaume, tu as fleuri * dans les parvis du Dieu vivant, * comme un cèdre tu as poussé * et, comme un olivier, * de l'huile de tes œuvres tu as fait briller * la face de tous les croyants.
Tu t'es fait connaître comme une ville manifestement * sise sur la montagne * de ta vie active, Bienheureux, * et ta cité, jadis plongée dans le gouffre de l'erreur, * vénérable Père, tu en as fait * l'héritière de la céleste cité.
Voici la litière de Salomon, * celle qu'entourent les preux, * comme l'Ecriture sainte l'a prédit; * en elle a reposé le Christ notre Dieu * par sa divine incarnation: * c'est la Pleine de grâce, la Vierge bénie.
t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
La brillante métropole des Ephésiens * se réjouit de vous avoir, saints Martyrs, * comme intercesseurs et défenseurs * auprès de la suprême Bonté, * vous qui sur terre faites l'admiration de tous * pour l'étonnante résurrection par laquelle vous fûtes glorifiés.
Vous parûtes éveillés après votre dormition, * vigilants gardiens qui avez apaisé * les vagues de l'incrédulité * et fermé la bouche impie * des hérétiques en opérant * de prodigieux miracles sur l'ordre de Dieu.
A vos pieds se brise le trompeur, * gisant comme un cadavre sans vie, * le même qui sans mesure se vantait jadis, * et nous le voyons enténébré, * tandis qu'est magnifié le Christ qui vous a magnifiés; * chantons-lui: Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Célébrons par des cantiques sacrés * les jeunes gens d'Ephèse en ce jour: * car le Seigneur les a couronnés * d'incorruptibles diadèmes et par l'éclat * de nombreux miracles a magnifié ceux qui chantaient: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Guéris mon âme de sa maladie, * lave le bourbier de mes passions, * fais qu'au tribunal du Tout-puissant * je sois sauvé entièrement, * ô Vierge, afin de chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9, t. 2
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »
Splendide fut ta démarche, lumineuse fut ta vie, * admirable ton approche * du Dieu qui t'habita, * et combien sublime aussi * la grâce qui te fut donnée d'en haut; * c'est pourquoi, saint Abercius, * nous te vénérons avec foi.
Toi le compagnon de tous les saints Martyrs, * toi qui sièges en égal * des Apôtres divins, * recevant même honneur que les Patriarches, * les Prophètes, les Moines saints, * toi le familier des célestes Serviteurs, * avec foi nous te glorifions, Abercius.
Ta mémoire toute-sainte par le monde répandue * dans la grâce illumine * de son riche éclat * l'âme de tous les hommes; * la célébrant avec amour, nous te prions * de nous délivrer des passions, des ténébreuses tentations * par tes prières, Abercius.
Le Prophète t'a contemplée d'avance * comme lumineux chandelier, * comme lampe divine, en vérité, * portant, ô Vierge toute-sainte, * l'Etre suprême, notre unique Dieu, * qui de toi s'est incarné, * dans la tendresse de son cœur.
t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Voyez, qu'il est bon, qu'il est doux, * s'écriait le saint prophète David, * d'habiter dans la concorde les demeures sacrées * pour ces jeunes Saints qui ont gardé * sans cesse leur union au Créateur.
Vous les témoins de la divine Trinité, * la maison à sept étages, par votre mort * dans la grotte, vous avez brisé * les sanctuaires des idoles et sagement * vous êtes transférés dans le temple des cieux.
Exulte, sainte Eglise du Christ, * toi que supportent sept piliers, * les jeunes gens qui ont fait crouler * les chancelants remparts de l'incrédulité * par grâce de celui qui donne aux morts le souffle de vie.
Comme astres lumineux en plein jour * vous éclairez la terre entière des rayons brillants * de vos miracles et de vos saintes vertus; * bienheureux jeunes gens, éclairez donc * tous les sens de notre cœur.
Tu portes, ô Vierge, dans tes bras * celui qui tient en mains tout l'univers; * et moi l'unique réprouvé, supplie-le * de me prendre par la main pour me sauver, * dans l'ineffable tendresse de son cœur.

Exapostilaire, t. 2
Accomplissant des miracles et des signes prodigieux, * tu fis jaillir une source d'eaux chaudes par tes prières, Abercius; * et, sur ton ordre, le vin et l'huile versés * dans un même vase avec une autre substance en même temps * s'écoulèrent, de merveilleuse façon, * séparément, pour la gloire du Christ.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Avec Jamblique chantons Maximilien, * Martinien et Jean et Denis, * Constantin de même qu'Antonin, * célébrant leur illustre mémoire dans la joie, * afin que par leurs prières et celles de la Mère du Sauveur * nous puissions trouver la rémission de nos fautes auprès du Christ notre Dieu.

Laudes, t. 8
La grâce du Paraclet t'a consacré pontife, Abercius, * toi qui détruisis les temples de l'erreur * et qui édifias, par sa grâce, des sanctuaires du vrai Dieu * pour la gloire et louange de celui * qui est né de la Vierge et sanctifie l'univers. (2 fois)
Par tes miracles tu confirmas les paroles de la divine prédication * et ramenas les égarés à la connaissance de Dieu, * illuminateur sans faille et destructeur des démons; * c'est pourquoi nous t'acclamons, vénérable Père Abercius.
Sur l'ensemble du monde habité * comme un soleil tu t'es levé; * par l'éclat de tes sages paroles et tes brillantes guérisons * tu as illuminé les croyants * et chassé les passions ténébreuses avec l'aide du saint Esprit.
Gloire au Père, t. 3
Vénérable Pontife et Père bienheureux, * serviteur du Christ et thaumaturge, Abercius, * toi qu'une vie prophétique fit resplendir * et que les charismes des Apôtres ont paré, * à présent que tu célèbres dans le ciel le Sauveur, * sans cesse avec les Anges supplie-le * pour que de tout danger qui les menace nos âmes soient sauvées.
Maintenant... Théotokion
Beauté des Anges divins, * gloire des Apôtres que les Prophètes ont marquée de leur sceau, * protectrice des croyants et chemin du salut, * Vierge, nous voulons devant toi nous prosterner.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * ô Vierge immaculée, tu t'écrias en pleurant: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * où est passée la beauté resplendissante * dont tu avais paré la nature des humains?

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:41

23 OCTOBRE
Mémoire du saint hiéromartyr et apôtre Jacques,
frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Venez, les sages-en-Dieu, * vénérons saintement * la mémoire de Jacques, le frère du Seigneur: * ayant pris de tout cœur le joug du Christ, * il devint le héraut du royaume et prêcha l'Evangile de sa bonté; * puis il reçoit en dépôt * son ineffable économie. * Par ses mérites, Dieu tout-puissant, accorde-nous le pardon. (2 fois)
Le message de tes paroles a retenti * jusqu'aux bouts de l'univers; * par elles nous sommes éclairés * en toute forme de vertu, * guidés vers la connaissance divine, vers la foi en la Trinité; * c'est pourquoi nous t'implorons: * comme pontife, prie l'Ami des hommes, Jésus, * de sauver nos âmes. (2 fois)
Prévoyant de loin ta sainte vie, * l'Ami des hommes, le Christ, * te prit pour frère et, dans sa prescience, te désigna * comme pontife sacré * et suprême pasteur de Jérusalem, * pour célébrer les ineffables mystères qu'il t'enseigna. * Supplie-le donc à présent * de sauver nos âmes. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
Avec le sang du Témoignage tu ornas * ton vêtement sacerdotal, * saint Apôtre, Pontife et Martyr; * près du pinacle du Temple tu prêchais * que le Verbe Dieu est le créateur de l'univers: * alors les Juifs t'en précipitèrent et tu gagnas les parvis célestes. * Frère du Seigneur, saint Jacques, prie le Christ notre Dieu * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Toute mon espérance, je la mets en toi, * ô Vierge, ne détourne pas de moi ton regard, * mais empresse-toi, dans ta bonté, * de me délivrer promptement * des passions qui me troublent et me combattent chaque jour.

Apostiches, t. 8
Seigneur, lorsque Jacques se tenait * près du pinacle du Temple, librement * il t'annonçait, Verbe de Dieu et Créateur de l'univers, * parlant de ta descente ici-bas; * par ses prières à présent * accorde ta lumière à nos âmes.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Seigneur, lorsque la tête de l'Apôtre fut broyée par le bois, * il s'est offert à toi, l'arbre de vie au Paradis; * et, délivré de l'éphémère, il jubile pour toujours; * accorde, par ses prières, à tes Eglises la paix.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Seigneur, ton illustre frère s'est réjoui * de confesser avec courage clairement * que tu es le Verbe, le Fils du Dieu très-haut; * il couvrit de honte et fit taire les hostiles blasphémateurs; * ayant lutté pour cela, il jubile, Seigneur, auprès, de toi.
Gloire au Père...
Du suprême Pasteur qu'est le Christ * étant le frère et successeur, * illustre Jacques, et un apôtre éminent, * tu n'as pas rougi de témoigner * et pour lui fus satisfait de mourir. * Sans te lasser, intercède auprès de lui * pour le salut de nos âmes.
Maintenant...
Divine Epouse, sois attentive aux soupirs * de mon cœur contrit et humilié, * Vierge Marie, Mère tout-immaculée, * ne repousse pas, mais agrée * l'élévation de mes mains, * Vierge pure et amante du bien, * pour que je chante et magnifie * celui qui magnifia le genre humain.

Tropaire, t. 4
En disciple du Seigneur, * tu as reçu l'Evangile du Christ; * tu as acquis le prestige des martyrs * et, comme frère de Dieu, tu lui parles librement; * comme pontife, tu es capable d'intercéder: * prie donc le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes le salut.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Apôtre du Christ, toi qui l'as vu de tes yeux, * saint Jacques, bienheureux martyr et frère de Dieu, * nous célébrons ta vénérable mémoire avec foi: * délivre-nous, par tes prières, de l'emprise du péché, * toi qui as hérité le ciel par la force de l'Esprit.
Ô Vierge, nous te chantons, * buisson non consumé, tel que Moïse l'a vu, * sainte nuée, montagne de Dieu, * pur tabernacle, divine table, palais du grand Roi * et porte infranchissable, resplendissante de clarté.

Cathisme II, t. 5
Disciple du Verbe, prédicateur de vérité, * comme flèche tu fus envoyé * illuminer, saint Apôtre, ceux qui gisaient dans les ténèbres du mal; * de terre dissipant le brouillard des sans-Dieu, * tu as fait de tous des croyants, * des fils de la lumière et du jour, * saint Jacques, apôtre du Christ et frère de Dieu, * toi qui as vu le Seigneur de tes yeux.
Nous tous, ô Vierge immaculée, * qui avons mis en toi un espoir * dont nous n'aurons pas à rougir, * toi notre protectrice, délivre-nous * de toutes sortes de tentations, * des périls, des funestes malheurs, * priant ton Fils en compagnie de son apôtre divin; * et sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Deux canons de l'Octoèque, et ce canon de l'Apôtre, œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Apôtre Jacques, tu enseignes clairement * que tout don excellent * et toute grâce parfaite sont accordés aux mortels * par le Père des lumières; prie-le donc * d'y faire participer les fidèles te chantant.
Illuminé par la splendeur de l'Esprit saint * et promulguant les lois avec lui, * tu règles les Eglises des Gentils * en apôtre du Christ, * saint Jacques, pontife bienheureux.
Le chœur des Apôtres, tu l'as orné, * puisque des Pontifes tu fus le premier * et par œuvre du Verbe fus consacré, * toi le disciple et le frère de Dieu, * prédicateur parfaitement initié.
T'ayant pour source de guérisons, * c'est en toi que nous puisons, * comme à la source ayant mis au monde notre Vie, * divine Mère toute-digne de nos chants, * la guérison de nos âmes et la santé de nos corps.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
A ton sujet se réjouit * en ce jour la tribu de Juda, * car elle te voit resplendissant * de la lumière du Christ.
L'Eglise des nations, * t'ayant pour astre divinement allumé * et pour divin prédicateur, * rayonne de divine splendeur.
Pour l'Eglise du Christ * tu promulguas la loi de vie, * toi qui parlais et légiférais * dans l'Esprit vivifiant.
Celui que le Père fait briller * et qu'en la chair tu enfantas, * Vierge Mère immaculée, * Jacques le prêcha comme Dieu de l'univers.

Cathisme, t. 1
Apôtre du Christ, qui l'as vu de tes yeux, * bienheureux Jacques, frère et témoin de notre Dieu, * délivre de l'emprise du péché, * par tes prières, les fidèles célébrant ta mémoire sacrée, * toi qui jouis du ciel par la puissance de l'Esprit.
t. 8
Saint apôtre Jacques, parent de Jésus par la chair, * tu as reçu grande grâce auprès de lui, * transmis à tous la sage connaissance et l'illumination, * extirpé jusqu'à la racine l'erreur des faux-dieux; * c'est pourquoi les princes des ténèbres, dans leur égarement, * t'ont fait périr injustement, toi qui prêchais le Sauveur. * Intercède, nous t'en prions, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant...
Virginale Epouse du Créateur, * ô Mère sans tache du divin Sauveur, * demeure du Très-Haut toute digne de nos chants, * empresse-toi de venir me délivrer, * moi qui suis devenu l'habitacle de la honte et du péché * et par mes pensées le jouet du Démon; * fais briller ma demeure de la clarté des vertus; * chandelier tout brillant de lumière, dissipe les ténèbres de mes passions * et rends-moi digne de la clarté du ciel * en m'éclairant de ta lumière sans déclin.

Ode 4
« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »
Sur la mer tu as mené tes chevaux, * c'est-à-dire tes Apôtres, Sauveur; * ils ont illuminé les nations * en les attirant, Seigneur, * vers ta connaissance.
Comme un pur miroir * tu as reçu parfaitement * les rayons primordiaux * de la Triade incréée * et sur tous as resplendi.
La prophétie te voit * comme une pierre sanctifiée * qui roule et va broyer * les idoles vermoulues de l'erreur, * par la force de l'Esprit.
Le Verbe qu'ineffablement * le Père engendre avant les siècles, * ayant pénétré, * Vierge Mère, dans ton sein, * a fait de Jacques son apôtre.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
De Jacques tu as fait, Seigneur, * un éclair de lumière éblouissant, * qui détourna les mortels * de l'ignorance et de l'erreur.
Ton juste frère, Seigneur, * t'a prêché librement * et, par sa mort, est devenu * l'imitateur de ta Passion.
Quel esprit de mortel, * saint Jacques, pourrait t'offrir * une hymne de louange appropriée * aux grâces de la vertu dont tu brillas?
Ô Vierge, t'ayant trouvée * comme demeure divine en vérité, * le Verbe t'habita * pour veiller à notre salut.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Il t'a revêtu d'un ornement * meilleur que celui de la Loi * et de toi fit son pontife, celui qui par amour * t'a reçu dans une fraternité * plus vénérable que celle de l'antique Aaron.
Tu fus un instrument * vibrant sous l'impulsion de l'Esprit; * tu as charmé tous les cœurs * et mené vers Dieu * ceux qui furent sauvés de la pénible servitude.
Dans ta soif, tu as bu * aux flots de la vie * et fis sourdre de ton sein * les fleuves de la parole de Dieu * jaillis sur terre grâce à l'Esprit saint.
Eve a instauré, * par désobéissance, la mort; * tandis que la Mère de Dieu, * ayant conçu, enfanta la vie immortelle * et paya pour tous la dette de jadis.

Kondakion, t. 4
Le Fils unique du Père, le Verbe notre Dieu, * en ces derniers jours descendu jusqu'à nous, * saint Jacques, a fait de toi le premier * pasteur et docteur de Jérusalem, * le fidèle dispensateur des mystères spirituels, * saint Apôtre, c'est pourquoi * tous ensemble nous voulons te vénérer.

Ikos
Le fils de Joseph, le premier évêque de Jérusalem, * Jacques, le frère du Seigneur qu'il a vu de ses yeux, * par des hymnes de louange nous le chantons, * nous écriant avec foi: * accorde-nous ce don parfait * qui vient du Père des lumières; * délivre-nous de l'affliction nous menaçant * pour la multitude de nos péchés; * car nos ennemis ont levé contre nous le talon, * voici que nous encerclent les fils d'Ismaël; * vite, brise leur arc, * bienheureux Apôtre et Pontife sacré, * afin que tous ensemble nous puissions te vénérer.

Synaxaire
Le 23 Octobre, mémoire du saint hiéromartyr et apôtre Jacques, le frère de Dieu.
Jacques, ayant eu l'honneur d'être appelé le frère
du Seigneur élevé sur le bois de la croix,
au bois dont on le frappe n'a pu se soustraire.
Le bienheureux apôtre mourut le vingt-trois.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Dans la chambre haute, * comme en la fournaise, par la présence de l'Esprit divin, * mystiquement saint Jacques illuminé s'écria: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Le souffle violent qui vint du ciel * offrit à Jacques une langue de feu * pour proclamer les merveilles de Dieu: * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.
Comme d'une arche spirituelle ayant tiré * la loi de l'active contemplation, * tu rendis meilleurs les hommes, en t'écriant: * Tu es béni, mon Seigneur et mon Dieu.
Celui qui recréa le monde dans ton sein, * divine Epouse, permit à Jacques de célébrer * la divine liturgie en s'écriant: * Tu es bénie entre les femmes, Vierge tout-immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Etendant tes mains puissantes, * tu as béni tes Apôtres, Sauveur, * pour remonter vers ton Père éternel, * divin Maître, et les disposer * à s'écrier avec joie: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Comme sans mentir tu l'avais promis * à tes Apôtres, tu leur envoyas l'Esprit; * et Jacques, illuminé par son éclat, * divin Maître, fit resplendir * la terre entière et s'écria: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Tu as eu pour maître, Apôtre saint, * la Sagesse hypostasiée qui t'initia * aux ineffables secrets, * aux mystères qu'on ne peut exprimer; * puis à la foi tu éveillas les peuples en chantant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
En toi, Vierge pure, le Prophète a vu * la montagne spirituelle se manifester; * car, taillée de toi, la pierre de grand prix * a vraiment sauvé le monde entier * qui chante divinement: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Venez, tous ensemble magnifions * par des hymnes sacrées * le luminaire de l'Eglise, son premier prélat, * Jacques, le pontife, le héraut divin, * celui qui fut Juste par la vie et par le nom.
Toi qui as reçu ta part * du royaume sans fin, * toi qui fus appelé le frère de Dieu * et fis correspondre ta vie à ce nom, * saint Jacques, nous te magnifions.
Toi qui portes couronne, Bienheureux, * devant le trône de la Trinité. * supplie ton Maître d'accorder * aux fidèles te vénérant de tout cœur, * pontife Jacques, les impérissables honneurs.
Celui que la Vierge, sans connaître d'homme, a enfanté, * tu as enseigné, en mystagogue divin, * qu'il est le Dieu, le Verbe fait chair; * ayant mis en lui notre foi, * à juste titre nous le magnifions.

Exapostilaire, t. 2
Premier de tous les Hiérarques du nouveau Testament, * sublime Apôtre, sage Pontife et Témoin de la vérité, * plus que tous ayant joui de l'insigne dignité * d'être le frère du Seigneur, * broyé par les roches, tu es passé de ce monde vers lui: * demande-lui pour nous, saint Jacques, le pardon de nos péchés.
Voici qu'est sur le seuil à présent * le grand, le terrible jour du jugement; * regarde, mon âme, sois vigilante, applique-toi, * de tout cœur prosterne-toi devant l'unique Mère de Dieu, * dans les larmes lui criant: Délivre-moi, * je t'en prie, Vierge pure, de tout châtiment, * place-moi parmi les brebis, à la droite de ton Fils.

Laudes, t. 1
Multitude des croyants, * célébrant cette fête sacrée * tous ensemble dans la joie, * battons des mains, acclamons avec foi, * par des psaumes et des cantiques, en ce jour * le frère de Dieu, le disciple du Seigneur * qui ne cesse d'intercéder pour notre salut. (2 fois)
Lorsque sur terre descendit le Seigneur, * tu fus son frère selon la chair, * son disciple, l'oculaire témoin * des mystères où notre Dieu s'est révélé; * tu as fui en Egypte avec lui, * avec Joseph et la Mère de Jésus: * intercède avec eux pour notre salut.
L'assemblée apostolique * t'a choisi pour célébrer * le premier dans la sainte Sion * le Christ, notre divin bienfaiteur, * saint Jacques, toi qui fus * le frère adoptif de sa naissance selon la chair * et le compagnon qui marcha sur ses pas.
Gloire au Père...
Illuminé par le feu, * par l'éclat du saint Esprit, * saint Jacques, frère de Dieu, * tu t'es montré le zélateur de la foi; * c'est pourquoi t'a revêtu * d'un ornement plus vénérable que l'éphod * porté jadis au temps de la Loi * par le grand prêtre, à l'instar d'Aaron, * celui qui fit de toi, * glorieux Apôtre, son frère par amour. * Prie-le de sauver nos âmes.
Maintenant...
Toi qui agrées les prières des pécheurs * et ne méprises pas les soupirs des affligés, * intercède auprès de celui qui a voulu * naître de tes chastes entrailles, ô Vierge immaculée, * pour qu'il nous donne le salut.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:43

24 OCTOBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Aréthas et de ses compagnons.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
A la cruauté des Hébreux * tu opposas ta fermeté, * Aréthas, illustre martyr, * et par divine grâce remportas le trophée; * au Christ tu menas * une foule de Témoins * réunissant tous les âges et de toutes races formée.
Illustre Aréthas, * ayant formé le chœur mélodieux * de tes compagnons de martyre sacré, * avec eux tu menas le bon combat; * toi qui as lutté * avec courage jusqu'au bout, * prie le Christ d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.
De jeunes vierges, enflammées * par l'amour de Jésus Christ, * oubliant la faiblesse de leur corps * et fortifiées par la puissance de Dieu, * foulèrent aux pieds l'erreur de l'ennemi, * sans craindre la peine des tourments, * et le feu de la fournaise ne les a pas effrayées.
Gloire au Père, t. 4
Fidèles, vénérons d'un même cœur * avec des hymnes en ce jour le suprême pasteur, * l'illustre Aréthas et tous ses compagnons avec lui; * car il fit échec à l'inique tyran * et, pour confesser le Christ, répandit son sang; * alors sur la face de la terre s'éleva * un nuage de feu * dénonçant les iniques et leur impiété. * C'est pourquoi, ô Christ notre Dieu, * toi qui donnas à tes Martyrs * le pouvoir de te glorifier, * Maître de l'univers, sauve-nous également * des épreuves, de l'affliction, * par la prière de tes Saints.
Maintenant... Théotokion
Lave la souillure de mon pauvre cœur, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * purifie les blessures et les plaies * que lui cause le péché, * affermis aussi mon esprit changeant, * afin que dans ma misère je magnifie, * moi l'inutile serviteur, * ta puissante et souveraine protection.
Stavrothéotokion
Le soleil et la lune, te voyant, * Ami des hommes, suspendu à la croix, * voilèrent tous deux leurs rayons, * Soleil de justice, Jésus Christ, * et les fondements de la terre furent ébranlés par ta majesté; * ta Mère, en son cœur vulnérée, te cria: * Gloire à ta miséricorde, Trésor de bonté.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Connaissant la perversité, le manque de foi, * la malveillance des Hébreux, * vous avez combattu et témoigné pour le Christ avec l'audace de l'esprit; * de même que sous l'antique Loi ils avaient irrité dans le désert * celui qui les sauva de l'Egypte et l'ont condamné à la croix, * maintenant encore ils ont manqué à leur parole par leur action contre vous. * Mais vous, ayant lutté d'un même cœur, * avec courage et fermeté, * vous vous êtes montrés d'admirables martyrs. * Grâce au crédit que vous avez auprès de Dieu, * demandez-lui d'effacer la multitude de nos péchés.
Maintenant... Théotokion
Notre Dame, arrache-moi à l'emprise du dragon, * cet homicide qui me combat * comme s'il devait m'engloutir tout entier; * brise ses mâchoires, je t'en prie, * mets fin à ses perfides machinations, * afin que, délivré de ses griffes et de ses crocs, * je puisse magnifier ton pouvoir souverain.
Stavrothéotokion
La Mère de Dieu, te voyant mourir sur la croix, * s'écria: Hélas, très-doux Enfant, * comment se fait-il que tu endures ces douleurs? * Par ta lance mon cœur est transpercé, * mes entrailles sont consumées par ta Passion; * cependant je te chante, car librement tu as voulu * souffrir tout cela pour sauver l'humanité.

Tropaire, t. 1
Par les souffrances que les Saints endurèrent pour toi * laisse-toi fléchir, ô notre Dieu; * guéris toutes nos douleurs, * Seigneur ami des hommes, nous t'en prions.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Chantons tous ces Martyrs agréables à Dieu.

Ode 1, t. 8
« Peuples, chantons pour notre Dieu * qui fit merveille en tirant de la servitude Israël, * chantons une hymne de victoire en disant: * Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »
Victorieux Athlète du Christ, * par tes prières, bienheureux Aréthas, * et celles de tes compagnons de martyre, éclaire mon esprit, * afin que je chante votre mémoire lumineuse et sacrée.
Ayant acquis, Bienheureux, * droit de cité dans les cieux, * par amour du martyre et pour imiter le Christ, * tu t'es livré toi-même aux injustes Hébreux.
Au mépris de la parole de Dieu, * l'injuste, l'inique Hébreu * ravagea le troupeau choisi du Christ, * mais il purge sa peine par juste providence du Seigneur.
Parcourant le chemin qui porte vers le ciel, * tu menas au Christ, glorieux Aréthas, * une assemblée de Martyrs * de tous les âges et de toute lignée.
Fidèles, par nos hymnes acclamons la Vierge immaculée, * la divine Mère de grâces comblée, * ce refuge saint, ce havre de sérénité, * le salut de tous les croyants.

Ode 3
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux * et qui as édifié l'Eglise en trois jours, * rends-moi ferme dans ton amour, * seul Ami des hommes, * haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Voyant ton Eglise fortifiée, * seul Ami des hommes, par la grâce de ta Croix, * les injustes enfants des Hébreux, * consumés de jalousie, * lui ont fait subir sans pitié toutes sortes de tourments.
De leur langue venimeuse * les impies blasphémant contre toi * qui délivras leurs aïeux * de l'antique tyrannie * égorgèrent tes fidèles, Sauveur.
Puisque, par divine volonté, * tu as formé les cœurs des hommes, un à un, * qui pourrait saisir, ô Christ, * la profondeur de ta providence, lorsqu'aux loups tu as livré * le troupeau que tu avais rassemblé?
Ton sage troupeau, égorgé * par les glaives des barbares, t'invoquait de tout cœur: * Reçois nos âmes et nos esprits, * Sauveur, et conduis-nous * vers la lumière de ton royaume.
Moi qui jadis fus mis à mort, * tu m'as ramené vers la vie, * seule Toute-pure, en enfantant la Vie personnifiée; * car, en s'élançant contre elle, * l'hostile Mort fut réduite en charpie.

Cathisme, t. 8
Fortifié par la puissance de la Croix, * ayant ceint ta ville du rempart de la foi, * tu confondis par tes œuvres l'orgueil du : tyran; * devenu l'image de la patience divine, * par elle tu menas les Martyrs au Christ; * c'est pourquoi tous ensemble nous vénérons comme il se doit * ta mémoire festive, inoubliable Aréthas. * Bienheureux Martyr, intercède auprès du Christ notre Dieu, * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Virginale Epouse du Créateur, * ô Mère sans tache du divin Sauveur, * demeure du Très-Haut toute digne de nos chants, * empresse-toi de venir me délivrer, * moi qui suis devenu l'habitacle de la honte et du péché * et par mes pensées le jouet du Démon; * fais briller ma demeure de la clarté des vertus; * chandelier tout brillant de lumière, dissipe les ténèbres de mes passions * et rends-moi digne de la clarté du ciel * en m'éclairant de ta lumière sans déclin.
Stavrothéotokion
Te voyant, Sauveur, dans le trésor de ta bonté, * toi le Dieu par nature, hissé sur la croix, * la création, insaisissable Seigneur, * toute tremblante, fut saisie d'effroi; * mais la foule des Juifs dit à Pilate: * Enlève-le comme malfaiteur, * crucifie-le, fixe-le avec des clous, * perce-le d'une lance et fais-le descendre dans la mort. * Mais, te voyant souffrir ces terribles souffrances, ta Mère s'écria: * Je chante, ô mon Fils, ta condescendance infinie.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »
L'assemblée fortifiée par l'Esprit, * le divin chœur resplendissant, * la foule des Martyrs, la victorieuse armée * ayant pour chef Aréthas * soit célébrée avec zèle * par ceux qui chantent: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Rassemblée par ta sagesse, * ta cité croyante, Bienheureux * qui brillais par ta vénérable tête chenue, * contre les iniques lutta vaillamment; * ayant remporté la victoire, * elle chante au Sauveur: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Dans la loi nouvelle, * gardée par l'Esprit vivifiant, * la cité fidèle l'emporta * sur la loi de la lettre qui la tuait, * car avec noblesse et pureté * elle chantait au Christ: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
La cité de Dieu, c'est bien toi, * la demeure divine des Martyrs: * plus que vénérable, désormais * on chante pour ta gloire, * célébrant tes hauts-faits, tes exploits, * car tu menas au Maître un chœur qui lui chantait: * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Toi qui es issue de la lignée royale de David, * ô Vierge, tu as enfanté * celui qui règne sur l'univers, * le Verbe qui du Père avant les siècles s'est levé * d'une manière ineffable qui dépasse l'esprit; * c'est pourquoi nous les croyants, * nous te disons bienheureuse, sainte Mère de Dieu.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Le peuple élu-de-Dieu, * la foule des lutteurs bienheureux * avec ardeur s'affermissant * l'un l'autre et s'épaulant, * a préféré, en se laissant égorger pour le Christ * par les iniques, la gloire des Martyrs.
Fortifiés par leur foi, * enflammés par leur zèle pour Dieu, * tes serviteurs, ô Christ, * n'ont pas tremblé de peur en présence des impies, * mais se sont eux-mêmes livrés de plein gré, * unis qu'ils étaient par l'authentique lien de ton amour.
Ayant remis toute leur vie * à la divine providence, * aux impénétrables desseins de la sagesse de Dieu, * le vaillant peuple des Martyrs * s'est avancé hardiment * vers leurs injustes meurtriers.
Ayant mis en toi leur espoir, * leur foi en ta sainte Résurrection, * sans cris, sans récriminations, * tes fidèles si généreux * furent tués par les impies, * Sauveur, pour la confession de ton nom.
Le Dieu d'avant les siècles, le Verbe de Dieu * qui partage avec le Père l'éternité, * dans la richesse de son amour, * s'est appauvri en demeurant dans ton sein * et sur terre s'est fait homme en prenant chair, * divine Mère, Vierge toute-digne de nos chants.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; * c'est vers toi que je crie; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Les saints, les illustres Martyrs, * marqués par le sang du Christ, * de grand cœur ont versé leur sang, * et cela leur a valu * de régner avec lui désormais.
Des langues balbutiantes * parlèrent de paix en prophétie; * des balbutiements de tout petits prêchèrent le Christ; * et, pour la foi, des vierges sages * se sont offertes elles-mêmes au Seigneur.
De ton être éclatant de lumière * vont se lever les abondantes guérisons * sur l'ordre de Dieu, vers lequel tu es parti, * bienheureux Aréthas, * encore ruisselant de la sueur du combat.
La foule des martyrs * t'offre le sang qu'ils ont versé * pour toi avec empressement * et demande la rémission de leurs fautes * pour les fidèles qui sans cesse les glorifient.
Depuis Sion est apparu le Très-Haut * revêtu de la chair qu'il t'emprunta, * Vierge inépousée, de merveilleuse façon, * et sa magnificence illumine le monde entier.

Kondakion, t. 4
Elle nous apporte la joie, * la lumineuse fête des Martyrs, en ce jour; * la célébrant, nous glorifions le Seigneur qui trône dans les cieux.

Ikos
Illumine, ô Christ, mon esprit * à la clarté des combats que menèrent le noble Aréthas * et tous les Saints qui ont lutté avec lui; * de tous il s'est montré le premier * en livrant bataille fermement * contre ceux qui rejetaient l'incarnation * par laquelle surnaturellement tu as pris chair et tu es né * pour nous délivrer de l'erreur * et montrer à qui veut la suivre la voie des Martyrs; * c'est elle qu'ont parcourue les Athlètes victorieux * en chantant le Seigneur qui trône dans les cieux.

Synaxaire
Le 24 Octobre, mémoire du saint mégalomartyr Aréthas et de ses compagnons.
Vers Dieu s'est avancé le fameux Aréthas
avec la tête en moins, et derrière cet as
même sort ont subi des martyrs en grand nombre.
Le vingt-quatre, ils s'en vont au royaume sans ombre.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Des flots de sang répandus par tes Martyrs * jaillissent les guérisons * sur les fidèles glorifiant leur souvenir * et s'écriant de tout cœur * pour toi leur Créateur: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
De tendres mères, blessées, * par ton amour, ô Christ, * n'ont pas épargné leurs enfants, * mais, brûlées dans la fournaise, * vers toi, leur Maître, ont crié: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Les Athlètes victorieux * ont fait devenir fou * tout le conseil des impies: * avec l'intelligence divine qui les ornait, * joyeusement ils se laissèrent égorger en chantant: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant allumé brillamment * les lampes du martyre et de la virginité, * joyeusement les porteuses de trophées * dans la salle de leurs noces avec Dieu * en compagnie des Vierges sages s'écrient: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu es le bain purificateur de nos âmes, * c'est toi qui procures le salut * à ceux qui te reconnaissent, avec amour et foi, * comme la Mère de Dieu * et chantent d'un même chœur à ton Fils: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria: * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Ce n'est pas dans la loi que se trouve la perfection, * mais dans le Christ nous est donné le salut, * disaient aux déicides les Martyrs; * c'est pourquoi, joyeusement * nous laissant tous immoler, * nous mourons avec empressement * et pour lui nous chantons: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
L'enfant devint initiateur, * il enseigna aux insensés * à contempler ta sainte image, Seigneur, * ainsi qu'à recevoir * la foi en ta venue ici-bas; * puis, échappant aux mains des impies, * il entra dans la flamme pour chanter avec sa mère: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Sur terre les Martyrs * ont lutté avec foi; * et dans le ciel ils ont reçu du Christ * la couronne méritée, * avec allégresse étant partis * là où demeurent dans la joie * les fidèles qui chantent et sans cesse s'écrient: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Saints Martyrs, ayant vaincu * le funeste prince de ce monde * et les ministres de ses volontés, * vers le Dieu tout-puissant, * vers le Seigneur de l'univers, * avec une confiance et une joie qui ne peuvent s'exprimer, * vous êtes partis en chantant: Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Vierge tout-immaculée, * implore ton Fils pour nous * qui te chantons sincèrement * et en toute pureté * te reconnaissons comme la Mère de Dieu; * demande-lui la rémission de leurs péchés * et le salut pour les fidèles psalmodiant: * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein virginal; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Saints Martyrs ayant communié à sa mort, * vous partagez la gloire du Christ; * le diadème de son royaume vous orne brillamment; * auprès de Dieu, admirables vainqueurs, * vous demandez pour nos âmes le salut.
Vous vous êtes montrés d'invincibles Témoins, * de loyaux soldats du Christ, * sage Aréthas et vous qui de tout cœur, * vierges et martyres, avez partagé son combat; * c'est pourquoi nous vous prions d'intercéder sans cesse pour nous.
Voici devant nous * l'assemblée divinement choisie des Martyrs; * venez, amis de Dieu, faisons leur éloge en les chantant * comme athlètes vainqueurs et divins serviteurs * qui prient l'Ami des hommes sans cesse pour nous.
Prends le gouvernail de ma vie, * Verbe de Dieu et Maître, * par les prières de tes serviteurs qui sont aussi tes amis; * fais que je partage leur sort * en effaçant mes péchés, dans ton amour et ta bonté.
Ayant pour l'Infini trouvé place en ton sein, * tu devins la demeure de Dieu * et pour nous fis naître dans la chair celui qui était incorporel; * prie-le, Vierge pure, d'accorder le pardon de leurs péchés * à tous les fidèles qui sans cesse te magnifient.

Exapostilaire, t. 3
Glorieux Aréthas, mégalomartyr très-digne de nos chants, * avec tes compagnons de martyre prie le Christ notre Dieu * d'accorder au monde la concorde et la paix * et le pardon de toute faute à qui célèbre votre illustre souvenir.
La nature corrompue du Premier-père, tu l'as renouvelée, * toi qui, dépassant la nature, as conçu * et mis au monde virginalement l'Auteur de la création; * animés de sa force, les chœurs des Martyrs ont lutté, * en te chantant, Mère de Dieu, comme prémices de notre salut.

Apostiches de l’Octoèque. Le reste de l’office de Matines comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:46

25 OCTOBRE
Mémoire des saints martyrs Marcien et Martyrius, notaires.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ayant mené leur course à bonne fin * et gardé la foi, ils ont ceint * la couronne du martyre, Marcien et Martyrius, * ces inébranlables donjons, * ces mamelles de l'Eglise versant un lait non sophistiqué, * ces perles brillantes, ces flambeaux * qui ont éclairé la création * sous les rayons de leur piété.
Ces deux martyrs unanimes, confessant * l'unité en Christ, ont réfuté * la division proposée par Arius, * en enseignant à vénérer le Fils comme celui * qui partage avec le Père et le saint Esprit * l'éternité, l'absence de début: * monade en la Trinité et triade en l'Unité, * une seule nature indivise en trois personnes.
Marcien et Martyrius, * à la suite de l'archevêque saint Paul * vous vous êtes montrés les imitateurs de sa vie * et de son zèle pour Dieu: * sous les flots de votre sang vous avez fait disparaître les ennemis, * asséché le torrent des funestes hérésies * et vous êtes devenus un fleuve de piété * abreuvant l'Eglise du Christ.
Gloire au Père, t. 1
Disciples et compagnons * du confesseur ayant prêché * la consubstantielle Trinité * et pour elle persécutés avec lui, * au bavardage des hérésies * vous avez préféré, Bienheureux, * la mort par le glaive; c'est pourquoi, * ayant reçu de Dieu la couronne des martyrs * et le pouvoir de parler * auprès de lui, intercédez * pour qu'il sauve du péril ceux qui vénèrent votre mémoire sacrée.
Maintenant... Théotokion
Ayant glissé dans les putrides pensées, * me voici dépouillé, * mais en ton havre de paix, * Vierge pure, je viens me réfugier; * de la tempête déchaînée * et de toutes sortes d'épreuves délivre-moi, * pour que je chante divinement ta grâce, virginale Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
Ton Fils, Mère de Dieu, * a bien voulu souffrir pour nous * pour accorder au genre humain * par sa Passion l'impassible condition; * prie-le donc de m'arracher * pour toujours aux passions de l'âme et du corps, * Vierge toute-digne de nos chants.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 3
Marcien et Martyrius, * ces mystiques flambeaux de l'Eglise et champions de la sainte Trinité, * ayant repoussé les hérésies avec le bouclier de la foi, * ont fait briller sur le monde la lumière de l'orthodoxie. * Obéissant au pasteur égal-aux-Apôtres, saint Paul, * à ce maître des véridiques enseignements, * ils ont rejeté la division que proposaient Arius et Nestorius, * tout en évitant la confusion prônée par Sévère et Sabellius; * au sein de la Trinité ils reconnurent l'Unité * et nous invitèrent tous à chanter avec foi * le Dieu qui de la Vierge a pris chair, * en deux natures l'unique Fils. * Ils ont reçu du ciel la couronne des vainqueurs * et pour nous ils demandent la grâce du salut.
Maintenant... Théotokion
Divine Mère inépousée, * entre toutes les femmes bénie, * prie le Fils né de toi, * notre Roi et notre Dieu, * de nous sauver, en son amour pour les hommes.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, * ô Vierge immaculée, tu t'écrias en pleurant: * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * où est passée la resplendissante beauté * dont tu avais paré la nature des humains?

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche: Au couple des Martyrs j'offre une mélodie. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »
Entièrement illuminés * par la lumière de la sainte Trinité, * saints Martyrs, vous êtes pour toujours * des astres non errants; * c'est pourquoi nous les fidèles, célébrant * votre lumineuse mémoire, en ce jour * nous exultons de joie.
Désireux de contempler * le Verbe qui sur terre avait brillé * comme un soleil issu de la Vierge pour nous * et l'ayant reconnu * consubstantiel au Père, saints Martyrs, * vous avez souffert violente mort * dans la fermeté de votre conviction.
Comme élèves et compagnons * du sage Paul, en vrais théologiens, * vous avez prêché que le Fils * est égal au Père en dignité; * et, retranchés par le glaive, saints Martyrs, * vous avez sanctifié * la terre sous les flots de votre sang.
Vierge pure, ayant conçu * le Fils coéternel de Dieu, * tu lui donnas corps, lorsqu'il se fit * mortel, par ineffable amour; * aussi, nous prosternant devant lui, * nous te glorifions avec foi, * puisque par toi nous avons tous été divinisés.

Ode 3
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Illuminés en l'orthodoxie par l'Esprit divin, * vous avez chassé totalement * les ténèbres d'Arius, * vous les Témoins du Dieu tout-puissant.
Ayant enseigné l'égalité du Verbe avec le Père, * vous fûtes condamnés à mort, * Marcien et Martyrius, * et vous êtes passés vers la vie sans fin.
A la sainte milice des Anges vous vous êtes unis, * vous vous êtes agrégés aux chœurs des Martyrs; * c'est pourquoi nous glorifions * votre mémoire sacrée.
Vêtue de brocarts aux franges d'or, * comme Reine tu te tiens désormais * à la droite du Seigneur ton Dieu, * notre Dame, intercédant pour tes fidèles serviteurs.

Cathisme, t. 3
Saints Martyrs, vous avez clairement prêché le Christ * comme Fils consubstantiel au Père d'avant les siècles et Seigneur * et comme Verbe incarné sans division; * pour lui vous avez résisté jusqu'au sang, * condamnant la totale impiété d'Arius; * grâce au crédit que désormais vous possédez, * pour nos âmes intercédez auprès de Dieu.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion
Notre esprit est incapable de saisir, * Souveraine comblée de grâce par Dieu, * le redoutable et grand mystère qui en toi s'est accompli; * car, ayant conçu l'Infini, * de tes chastes entrailles tu l'enfantas dans les limites de la chair; * sans cesse, Vierge pure, implore-le comme ton Fils, * pour qu'à nos âmes il accorde le salut.
Stavrothéotokion
Ta pure et virginale Mère, ô Christ, * voyant ton corps suspendu sur la croix, * versant des larmes s'écria maternellement: * Voici la récompense d'un peuple ingrat * qui a joui de tant de bienfaits! * Je chante ta divine condescendance, ô Dieu de compassion.

Ode 4
« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère: * c'est Jésus, notre divin Sauveur; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui chantent: * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Par la force de votre esprit * et la perfection de votre pensée * ayant gardé l'orthodoxie, * Témoins du Seigneur, vous avez mené * votre combat de martyrs, * vous qui avez chassé * les ténèbres de l'hérésie.
L'insensé qui, dans sa folie, * n'a pas voulu prêcher * le Verbe consubstantiel au Père, * saints Martyrs, fut étranglé * par le garrot de vos peines sacrées * et, par divine grâce, englouti * sous les flots de votre sang.
Saints Martyrs qui dans la foi * avez milité pour le Seigneur * et pour lui avez souffert, * vous vous êtes agrégés * aux célestes armées; * et nous qui recevons de vous force et clarté, * nous vous disons bienheureux.
Les mamelles de l'Eglise * versant le lait de l'orthodoxie * et dont les fidèles sont nourris, * ce sont les nobles Marcien * et Martyrius; acclamons-les * par des cantiques de joie.
Le saint Prophète jadis * t'appela montagne de Dieu * tout entière ombragée, * Vierge pure, par les vertus * et d'où le Verbe sauveur * est apparu pour la restauration * et l'illumination de nos âmes.

Ode 5
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui la nuit veillons devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »
Vous avez suivi les sages enseignements * de Paul, le pontife divin; * ayant imité sa vie, vous avez lutté fermement * et selon les règles vous avez été couronnés, saints Martyrs.
Comme astres vous resplendissez * dans la voûte de l'Eglise manifestement, * généreux Martyrs, vous qui chassez * les profondes ténèbres de l'hérésie d'Arius.
Vous étant éloignés des charmes de cette vie, * vous vous êtes unis au Christ avec un peu de sang, * glorieux Martyrs, et vous avez hérité * le royaume qui ne peut chanceler.
Tu as mis au monde en vérité le Fils de Dieu * consubstantiel au Père et à l'Esprit; * sans cesse demande-lui, divine Génitrice immaculée, * de prendre nos âmes en pitié.

Ode 6
« J'ai sombré au plus profond de l'océan * et je fus englouti * sous la houle de mes nombreux péchés, * mais toi, ô Dieu d'amour, * à la fosse tu arraches ma vie. »
Vous qui suiviez les enseignements * de votre sage pasteur, * Marcien et Martyrius, * vous avez gardé l'orthodoxe foi * pour laquelle vous fûtes immolés.
Précieuse fut votre mort * aux yeux du Seigneur, * illustres hoplites, saints Martyrs; * c'est pourquoi, chaque année, * vous recevez les louanges de tous.
Bienheureux Marcien et Martyrius, * comme source de miracles vous possédant, * vous les nobles martyrs, * l'Eglise du Christ * pour les siècles se réjouit.
De bouche et de cœur, en vérité, * Vierge pure, nous te reconnaissons * comme la Mère de notre Dieu; * sans cesse implore-le * pour qu'il sauve nos âmes.

Kondakion, t. 4
Ayant mené, dès la jeunesse, le bon combat, * Marcien et Martyrius, vous avez renversé Arius le félon, * sans faille conservant la vraie foi, * suivant l'enseignement de votre maître, saint Paul; * avec lui vous avez trouvé la vie, comme champions de la sainte Trinité.

Ikos
Vous les serviteurs bénis de l'ami des hommes, notre Dieu, * hâtez-vous de me secourir, tous les deux, * me délivrant des funestes malheurs * et m'accordant la parole de sagesse pour chanter la Passion * que vous avez soufferte pour la foi * avec une âme résolue; * ainsi vous avez trouvé la couronne des cieux * et pour toujours vous jubilez * avec les chœurs des Apôtres, des Martyrs, * des Pontifes, des saints Docteurs, * comme hérauts du Verbe Dieu et champions de la sainte Trinité.

Synaxaire
Le 25 Octobre, mémoire des saints martyrs Marcien et Martyrius, notaires.
A l'hérésie d'Arius ils étaient réfractaires:
en calames du Christ voici donc les notaires
Marcien et Martyrius le vingt-cinq finissant
sous le taillant du glaive et trempés dans leur sang.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
«A Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes s'écriant joyeusement: * Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Vous les illustres soldats * qui suiviez pas à pas votre saint Pasteur * en resplendissant de la vraie foi, * vous fûtes mis à mort * par les mains des hérétiques aux vaines pensées.
Vous qui sans faille avez gardé * fidèlement les lois de Dieu, * selon les règles, saints Martyrs, * vous avez mené votre combat * jusqu'à mourir par le glaive sous la main des impies.
Après votre sépulture, saints Martyrs, * vous inhumez les maladies * des fidèles s'approchant de votre tombeau, * par votre sainte médiation * auprès du Seigneur vivifiant.
Depuis les sources sacrées * dont vous regorgez mystiquement * vous faites couler sur les croyants * la divine grâce des guérisons, * en asséchant le flot des maladies.
Délivrés par ton enfantement * de l'éternelle condamnation, * divine Génitrice, nous t'adressons * l'angélique salutation, * Vierge bénie et de grâces comblée.

Ode 8
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier: * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Vous qui prêchiez l'Agneau de Dieu * consubstantiel au Père, comme deux agneaux * vous fûtes égorgés pour être offerts * à la table d'en-haut * et rejoindre l'assemblée des Martyrs.
Fortifiés par la puissance de l'Esprit, * les saints Martyrs ont affaibli l'arrogance de l'erreur; * et, pour avoir lutté fermement, * ils guérissent désormais * ceux qui sont la proie de cruelles infirmités.
Nos âmes assaillies par les passions * et les cruelles maladies, * par vos divines intercessions * guérissez-les, saints Martyrs, * vous les médecins des croyants.
Chantons le Père inengendré, * le Fils et l'Esprit saint, * l'unique substance incréée, * la Divinité unique, en psalmodiant: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Nous qui étions morts, tu nous as vivifiés * en enfantant la Vie universelle, * souveraine Mère de Dieu, * toi la gloire des Martyrs, * le salut des hommes et leur rempart.

Ode 9
« Par sa faute et transgression * Eve instaure la malédiction; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction; * et tous ensemble nous te magnifions. »
Fortifiés par la puissance du Christ, * vous n'avez pas eu peur de la mort; * mais, inclinant avec empressement * votre cou sous le glaive, saints Martyrs; * avec courage vous avez lutté divinement; * c'est pourquoi nous vous disons, à juste titre, bienheureux.
Comme deux astres resplendissants * vous éclairez l'ensemble de l'univers * sous l'éclat divin de vos exploits, * car vous avez chassé l'obscurité, * la ténébreuse hérésie d'Arius, * sages Marcien et Martyrius.
Pour avoir triomphé de l'aveugle Macédonius, * vous avez déjà reçu comme il se doit * la couronne de gloire donnée par Dieu; * et devant le trône du Maître vous demandez pour nous * la totale rémission de nos péchés, * Athlètes dignes de toute admiration.
Plus clairement que le soleil * votre mémoire s'est levée, * illuminant les cœurs de tous ceux * qui la célèbrent, Bienheureux; * en ce jour suppliez donc le Seigneur * de nous sauver des ténèbres du péché.
Vierge pure et tout-immaculée, * toi le logis de la Clarté, * de mon âme éclaire les yeux * aveuglés par l'insouciance et plongés * dans les profondes ténèbres du péché, * afin que dans la foi je te puisse magnifier.

Exapostilaire, t. 2
Marcien et Martyrius ont renversé * la doctrine étrange et folle d'Arius * par grâce divine de la sainte Trinité * pour laquelle ils ont mené le combat; * en martyrs ayant reçu le diadème étincelant, * auprès du Christ Sauveur ils intercèdent pour nous * qui célébrons leur mémoire sacrée.
Tous ensemble, nous te chantons de tout cœur, * Vierge sainte et Mère de Dieu, * comme l'arche, la table, le chandelier, * l'urne de la manne, la montagne, le palais, * le trône, la litière, la porte du grand Roi, * car tu es le salut des chrétiens, * leur gardienne, leur défense, leur invincible protection.

Apostiches de l'Octoèque, puis le reste de l'office de Matines, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:51

26 OCTOBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Démétrios le Myroblyte;
et mémoire du grand tremblement de terre.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 8
Merveille, vraiment! * En ce jour la terre et le ciel * rayonnent d'allégresse en la mémoire du martyr Démétrios; * les Anges le couronnent d'éloges divins * et les hommes lui adressent leurs chants * pour les splendides luttes et les sublimes exploits * au cours desquels le perfide ennemi * fut terrassé par la victoire du Christ.
Merveille, vraiment! * Plus clairement que le soleil, * par les rayons de ses miracles, pour toujours Démétrios * resplendit jusqu'aux bouts de l'univers, * éclairé par la lumière sans soir * et réjoui de la clarté sans déclin; * la nuée des barbares est éloignée par son éclat, * les maladies sont chassées et les démons sont vaincus.
Merveille, vraiment! * Frappé de lances pour le Christ, * le martyr trois-fois-heureux Démétrios * devient un glaive à deux tranchants * qui abat chaque jour l'orgueil des ennemis * et renverse l'arrogance des démons. * Chantons-lui: protège-nous, Démétrios, * nous qui glorifions ta mémoire sacrée.

Tu fus vraiment un donjon de la piété, * solidement fondé sur le roc de la foi, * inaccessible aux épreuves, inébranlable dans les périls: * au milieu de la tempête, de la mer en furie, * les vagues des sans-Dieu qui sur toi se brisaient * ne purent renverser ton inflexible fermeté, * car tu avais à cœur de briller sous la couronne des martyrs.
Imitant par tes souffrances la Passion vivifiante, * du Christ tu as reçu * le pouvoir des miracles, victorieux Démétrios; * et tu sauves ceux qui accourent vers toi, * les délivrant des périls si nombreux, * grâce au crédit que tu possèdes auprès du Christ, * devant lequel, plein de gloire, tu te tiens à présent.
Ruisselant de ton sang, tu t'es offert, * Démétrios, au Christ vivifiant * qui a versé lui-même pour toi son sang précieux; * il t'a fait partager sa gloire avec lui, * à son royaume il t'a fait prendre part, * toi qui as excellé en combattant le Maudit * et jusqu'au bout as déjoué ses terribles machinations.
Gloire au Père, t. 6
En ce jour nous invite l'universelle célébration du Martyr; * venez donc, amis de la fête, brillamment * célébrons sa mémoire en disant: * Réjouis-toi, qui as déchiré * la tunique de l'impiété par ta foi, * en te revêtant du courage de l'Esprit; * réjouis-toi, qui renversas * les intrigues des impies * avec la force que te donna l'unique Dieu; * réjouis-toi, qui représentes à notre esprit, * par tes membres que les lances ont transpercés, * la bienheureuse Passion du Sauveur; * toi le joyau des Athlètes vainqueurs, * Démétrios, supplie-le * de nous délivrer des ennemis visibles et invisibles * et d'accorder à nos âmes le salut.
Maintenant...
Dame toute-sainte, secours du monde, espérance des chrétiens, * nous t'invoquons et te supplions maintenant: * rends favorable, bonne Mère de Dieu, * envers nous, les pécheurs au désespoir, * ton Fils, le Seigneur; * tu en as le pouvoir grâce au crédit que tu possèdes auprès de lui; * hâte-toi, Vierge pure, hâte-toi: * par ta sainte médiation * délivre ton peuple des dangers le menaçant * et ne méprise pas ceux qui te chantent, en la tendresse de ton coeur.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les lectures.

Lecture de la prophétie d'Isaïe
(63,15 - 64,4,7-8)
Seigneur, regarde du ciel et vois, de ta demeure sainte et glorieuse. Où sont passés ton zèle et ta puissance, où sont les frémissements de ton cœur, l'abondance de ta miséricorde envers nous? Car tu es notre Père. Abraham ne nous connaît plus, et Israël ne se souvient plus de nous, mais c'est toi, Seigneur, qui es notre Père, notre Rédempteur: tel est ton nom pour nous, depuis toujours. Pourquoi nous fourvoyer loin de tes voies, rendre nos cœurs insensibles à ta crainte? Reviens, Seigneur, pour l'amour de tes serviteurs, pour les tribus de ton héritage! Les impies ont envahi ta montagne sainte, nos ennemis ont foulé ton sanctuaire. Nous sommes depuis longtemps ceux que tu ne gouvernes plus et qui ne portent plus ton nom. Si tu ouvrais les cieux pour descendre, les montagnes trembleraient, devant ta face fondraient les monts, comme cire en face du feu, et le feu consumerait nos ennemis, ton nom serait magnifié devant eux; devant ta face se troubleraient les nations, à la vue de tes exploits, et les montagnes trembleraient. Depuis les siècles nous n'avons entendu et nos yeux n'ont vu d'autre Dieu que toi. Et tes œuvres sont vérité; tu agis pour ceux qui espèrent ton amour. Car ton amour vient au-devant de ceux qui pratiquent la justice et se souviennent de tes voies. Or maintenant, Seigneur, tu es notre Père; nous sommes l'argile dont tu es le potier, nous sommes tous l'ouvrage de tes mains. Ne t'irrite pas trop, Seigneur, contre nous, ne te souviens pas tout le temps de nos péchés. Mais considère, Seigneur, que nous sommes tous ton peuple.

Lecture de la prophétie de Jérémie
(2,2-12)
Ainsi parle le Seigneur: Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, et de l'amour de tes fiançailles, quand tu me suivais au désert, sur une terre sans semailles. Israël était consacré au Seigneur, il était les prémices de sa récolte; tous ceux qui en mangeaient se rendaient coupables, et le malheur fondait sur eux, dit le Seigneur. Ecoutez la parole du Seigneur, maison de Jacob, et vous, toutes les familles de la maison d'Israël. Ainsi parle le Seigneur: En quoi vos pères m'ont-ils trouvé déloyal, qu'ils se soient éloignés de moi, aient poursuivi des choses vaines, au point de devenir eux-mêmes vanité? Ils auraient pu dire: "Où est le Seigneur qui nous a fait monter du pays d'Egypte et nous dirigea dans le désert, dans une terre aride et crevassée, une terre où règnent la sécheresse et l'ombre de la mort, une terre où nul ne passe et où n'habite aucun homme?" Je vous ai introduits dans un pays de vergers, pour vous rassasier de ses fruits et de ses biens; mais, à peine installés, vous avez souillé mon pays, changé mon héritage en abomination. Les prêtres n'ont pas dit: Où est le Seigneur? et les interprètes de la Loi ne m'ont pas connu; les pasteurs se sont rebellés contre moi, les prophètes ont prophétisé par Baal, ils ont suivi ceux qui ne sont d'aucun secours. C'est pourquoi je contesterai encore avec vous, dit le Seigneur, je contesterai avec les fils de vos fils. Passez donc aux îles de Kittim, et regardez; envoyez une mission à Kédar, et observez bien; voyez s'il s'est déjà produit telle chose, si les nations changent leurs dieux (et pourtant ce ne sont pas des dieux). Or mon peuple a échangé sa gloire contre ce qui n'est d'aucun secours. Le ciel en fut saisi de stupeur et trembla d'une grande épouvante, dit le Seigneur.

Lecture de la Sagesse de Salomon
(3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d'auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S'ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment, leur espérance était porteuse d'immortalité; et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits, car Dieu les a soumis à l'épreuve et les a trouvés dignes de lui; comme l'or au creuset il les a éprouvés et comme un holocauste il les a agréés; au jour de sa visite ils resplendiront, ils courront comme étincelles dans le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur régnera pour toujours; ceux qui se fient en lui comprendront que c'est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui; sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.

Litie, t. 1
Réjouis-toi dans le Seigneur, * cité de Thessalonique, jubile et danse de joie, * toi que fait resplendir le glorieux athlète Démétrios, * ce Témoin de la vérité, que tu possèdes comme un trésor en ton sein; * jouis de ses miracles, * à la vue des guérisons; * regarde celui qui renversa l'audace des païens * et, dans l'action de grâces, déclare au Sauveur: * Seigneur, gloire à toi.
Par des cantiques divins * faisons luire la présente journée, * chantons les exploits du grand martyr Démétrios: * pour que nous l'acclamions, le voici exposé. * Avec courage ayant subi * les attaques des tyrans, * vers le stade il s'est élancé de tout cœur; * puis, ayant remporté le trophée des vainqueurs, * il prie le Seigneur de sauver nos âmes.
Gloire au Père, t. 2
Dans les demeures des cieux * le Christ notre Dieu a placé ton esprit, * saint martyr Démétrios; * car tu fus le champion de la sainte Trinité * et, comme un ferme diamant, * sur le stade tu as combattu vaillamment; * transpercé par une lance en ton côté, * à l'imitation de celui qui fut étendu sur le bois * pour le salut du monde entier, * tu as reçu le pouvoir * des miracles, pour combler * les hommes d'abondantes guérisons. * C'est pourquoi, célébrant en ce jour ta dormition, * nous glorifions comme il se doit * le Seigneur qui t'a lui-même glorifié.
Maintenant...
Le grand mystère que voici: * les merveilles contemplées me forcent à proclamer * la divinité, sans nier l'humanité, * car l'Emmanuel a ouvert * les portes de la nature, en son amour pour nous, * sans briser les scellés de la virginité, puisqu'il est Dieu; * mais il sortit du sein maternel * comme par l'Annonce il y entra * et, comme il fut conçu, de même il s'incarna; * sans douleurs il pénétra, * ineffablement il en sortit, * selon l'oracle du Prophète disant: * Cette porte sera fermée, nul n'y passera, si ce n'est * le seul Seigneur, Dieu d'Israël * qui nous porte la grâce du salut.

Apostiches, t. 2
La terre tremblant par crainte de ta colère, Seigneur, * les montagnes et les collines sont ébranlées; * aussi, jetant sur nous un regard de compassion, * ne t'irrite pas, dans ta fureur, contre nous; * mais, prenant en pitié l'ouvrage de tes mains, * délivre nous de la terrible menace du tremblement, * dans ta bonté et ton amour pour les hommes.
t.6
Tu as fait trembler la terre et tu l'as bouleversée; guéris ses brèches, car elle est ébranlée. Tu es redoutable, Seigneur; * qui pourra soutenir ton juste courroux, * qui te suppliera, t'invoquera, Dieu de bonté, pour un peuple pécheur et sans espoir? * Les chœurs célestes, les Anges, les Puissances, les Principautés, * les Trônes, les Dominations, les Chérubins * et les Séraphins te chantent pour nous: * Saint, saint, saint es-tu, Seigneur, * ne méprise pas l'ouvrage de tes mains, * mais sauve ta ville en danger, dans la tendresse de ton cœur.
Il regarde la terre, elle tremble,
il touche les montagnes, elles fument.
Les Ninivites, pour leurs péchés, * entendirent parler de destruction * par un tremblement de terre les menaçant; * mais, par le signe de Jonas * se levant du poisson, * la conversion les a sauvés; * et, de même que tu les pris en compassion * aux cris de ton peuple, des enfants et des bestiaux, * nous que tu châties, épargne-nous également * en vertu de ta Résurrection le troisième jour, et prends pitié de nous.
Gloire au Père, t. 8
Ton âme divine et pure, glorieux Démétrios, * a pour demeure la Jérusalem céleste * dont le Dieu invisible tient en mains les remparts, comme le peintre l'a montré; * et ton vénérable corps aux multiples combats * possède ce fameux temple ici-bas, * ce trésor inviolable des miracles, où l'on guérit de ses maux; * c'est là que nous venons puiser les guérisons. * Quant aux attaques de l'ennemi, * gardes-en la ville qui te magnifie, saint Martyr, * par le crédit que tu possèdes auprès du Christ qui lui-même t'a glorifié.
Maintenant…
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * ô Tout-immaculée, reçois notre supplication, * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.

Tropaire, t. 3
Au milieu des dangers, le monde entier * a trouvé en toi un puissant défenseur * pour mettre en fuite, victorieux Athlète, les païens; * toi qui as abattu l'arrogance de Lyéos * et sur le stade encouragé saint Nestor, * prie le Christ notre Dieu d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père... Maintenant... t. 8
Toi qui regardes la terre et la fais trembler, * délivre-nous de la menace des tremblements de terre, ô Christ notre Dieu, * et répands sur nous les trésors de ton amour, * seul Ami des hommes, par l'intercession de la Mère de Dieu.



MATINES

Cathisme I, t. 4
Ta mémoire, glorieux martyr Démétrios, * en ce jour a fait briller l'Eglise du Christ * et réuni tous les fidèles pour t'acclamer en te chantant * comme un vrai soldat renversant les ennemis. * Par ses prières délivre-nous de toute épreuve, Dieu sauveur.
Gloire au Père...
Gloire des Athlètes, martyr Démétrios, * ayant revêtu le Christ, tu as vaincu l'ennemi impuissant; * ayant renversé en lui l'erreur des impies, * tu es devenu pour les fidèles un entraîneur dans la foi; * c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire sacrée.
Maintenant...
Espérance dont n'auront pas à rougir * ceux dont la confiance repose en toi, * seule ayant enfanté dans la chair * surnaturellement le Christ notre Dieu, * avec les saints Apôtres implore-le * pour qu'il accorde à l'univers le pardon des péchés, * à nous tous avant la fin l'amendement de notre vie.

Cathisme II, t. 5
Dans sa foi indubitable, * le victorieux Témoin du Christ, * ayant, par son courage, abattu l'audace des tyrans, * en athlète a renversé le Mauvais; * et, en échange de ses tourments, * c'est le don des miracles qu'il a reçu * de notre Dieu, l'unique arbitre des combats, * qu'il supplie de nous prendre en pitié.
Gloire au Père... Maintenant...
Réjouis-toi, porte infranchissable du Seigneur, * réjouis-toi, rempart et protection de ceux qui accourent près de toi, * réjouis-toi, havre qui nous offres un abri sûr, * Vierge inépousée qui as enfanté dans la chair ton Créateur et ton Dieu,* sans cesse intercède pour ceux * qui chantent ton Fils et se prosternent devant lui.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, * victorieux martyr Démétrios, * vénérant les épreuves et les douleurs * que tu as souffertes * patiemment pour le Christ notre Dieu.
Versets 1: Dieu est pour nous refuge et force, secours dans l'angoisse, toujours présent. 2: Nous sommes passés par le feu et par l'eau, mais tu nous as donné le repos. 3: Nombreuses sont les tribulations des justes, mais le Seigneur les délivre de tout mal. 4: Les saints qui habitent sa terre, le Seigneur les a comblés de sa faveur. 5: Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban. 6: Le juste se réjouit dans le Seigneur et il espère en lui; ils s'en loueront, tous les cœurs droits.

Cathisme, t. 3
Toi le Témoin du Christ, Démétrios, * nous te supplions avec foi * de nous sauver, en ta grande compassion, * de tous les dangers nous menaçant; * guéris les blessures de nos âmes et de nos corps, * brise l'arrogance de l'ennemi * et pacifie notre vie, * afin que sans cesse nous puissions te glorifier.
Gloire au Père... Maintenant...
Bienheureuse Mère inépousée, * guéris mon âme affaiblie, * car je succombe sous le poids de mes péchés * et je t'appelle, ô Mère de Dieu, * dans les gémissements de mon cœur. * Accueille-moi, Vierge pure, malgré le nombre de mes forfaits * afin que, plein d'assurance, je te crie: * Réjouis-toi que de sa grâce le Seigneur a comblée.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse...

Prokimenon, t. 4: Le Seigneur est admirable parmi les Saints, le Dieu d'Israël. Verset: Les Saints qui habitent sa terre, le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père... Par les prières de ton Martyr...
Maintenant... Par les prières de la Mère de Dieu... Aie pitié de moi, ô Dieu...
t. 2
Dans les demeures des cieux * le Christ notre Dieu a placé ton esprit, * saint martyr Démétrios; * car tu fus le champion de la sainte Trinité * et, comme un ferme diamant, * sur le stade tu as combattu vaillamment; * transpercé par une lance en ton côté, * à l'imitation de celui qui sur le bois * fut étendu pour le salut du monde entier, * tu as reçu le pouvoir * des miracles, pour combler * les hommes d'abondantes guérisons. * C'est pourquoi, célébrant en ce jour ta dormition, * nous glorifions comme il se doit * le Seigneur qui t'a lui-même glorifié.

Canon du tremblement de terre (t.6) (6 tropaires, y compris l'hirmos) avec l'acrostiche: Le tremblement de terre, ô Christ, fais-le cesser. Joseph; puis les deux canons du Saint (8 tropaires), dont le premier (t.4), œuvre de Théophane, a pour acrostiche: Je m'adresse au martyr vainqueur Démétrios; le second (même ton) a pour thème d'éloges et de prière le saint myron du Martyr et porte en acrostiche (sauf dans les théotokia): Uni au mystique Parfum, tu deviens myrrhe. Catavasies de la Mère de Dieu.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, * comme en terre ferme, * et vu le Pharaon persécuteur * englouti dans les flots, * alors il s'écria: * Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Qu'il est redoutable, ton courroux, * dont tu nous as délivrés, * car tu n'as pas enfoui, Seigneur, * sous terre notre révolte contre toi; * aussi, dans l'action de grâces, * nous te glorifions à jamais.
Chaque jour te réjouissant * de notre parfait amendement, * comme une simple feuille tu secoues * la terre entière, * pour affermir les croyants * dans ta crainte, Seigneur.
Des tremblements de terre les plus violents * délivre-nous tous * et ne permets pas * que ton héritage périsse entièrement, * même s'il t'irrite par ses nombreux péchés, * longanime Seigneur.
Suppliants, nous te prions, * divine Mère, de montrer * envers ton peuple et ta cité * ta compassion de toujours: * des tremblements de terre les plus violents * et de la ruine sauve-nous.
t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Ayant ceint la couronne des martyrs, * tu exultes auprès de Dieu, * brillant de la splendeur de l'au-delà * et rempli de clarté, * illustre martyr Démétrios.
Le Maître t'a reçu * comme un Témoin de la vérité * ayant lutté jusques au sang * et montré dans les combats * ta ferme résistance vaillamment.
L'inventeur du mal, tu l'as jeté, * bienheureux Démétrios, contre le sol, * le tuant avec ta lance de martyr, * et la bonté divine te fortifia * de sa puissance ineffable pour cela.
Celui qui tout d'abord est engendré * sans mère dans le ciel comme Dieu, * selon notre nature naît de toi * sans père, illustre Mère de Dieu, * prenant chair par une union qui dépasse tout esprit.

Ma bouche s'ouvrira
Tu es mon lot et ma divine gloire, Démétrios, * car je suis une brebis de ton bercail chéri; * porteur de couronne, reçois donc * mon hymne célébrant * la grâce de ta myrrhe en ce jour.
Tu pénétras brillamment sur le stade des Martyrs, * l'âme enduite de l'huile des vertus; * en tombant, tu triomphas de merveilleuse façon * et tu as fait de ton corps * une source de myrrhe, généreux Martyr.
Efface en moi les torrents bourbeux * et la mauvaise odeur de mes passions impures, * je t'en prie, Démétrios: * toi qui fleures la myrrhe, fais de moi * une demeure digne du parfum qu'est le Christ.
Comme d'une huile parfumée * parle David, en l'Esprit, * de la douceur de vivre entre frères unis; * et ta myrrhe, illustre Saint, mène la nouvelle création * à s'unir au Parfum suprême.
Vierge toute-pure, toi qui t'es montrée * le flacon d'albâtre du Parfum divin * et le vase choisi de la bonne odeur du Christ, * délivre-moi des miasmes de mes passions * et du bourbier de mes fautes, je t'en prie.
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Ode 3, t. 6
« Nul n'est saint * comme toi, Seigneur mon Dieu; * tu as exalté la force de tes fidèles, dans ta bonté, * et tu nous as fondés * sur le roc inébranlable * de la confession de ton nom. »
La terre est flagellée * pour nos mauvaises dispositions * et parce que nous suscitons * sans cesse ta colère contre nous, * mais épargne tes serviteurs, * Roi de l'univers et Seigneur compatissant.
Ayant fait trembler la terre, Seigneur, * tu l'affermis à nouveau, * corrigeant, reprenant * notre faiblesse, mais voulant * nous affermir en ta crainte, * Dieu de toute bonté.
Frères, fuyons le péché, * qui engendre l'amertume de la mort, * les tremblements de terre les plus forts * et d'incurables fléaux; * et, par une vie de conversion, * adoucissons notre Dieu.
Pure Mère de Dieu, seule source du bien, * ne cesse pas de supplier * le Verbe de toute bonté * pour qu’il nous sauve tous * de sa colère représentée * par le tremblement de terre, nous t'en prions.
t. 4
« Ton Eglise, Ô Christ, * se réjouit en toi et te crie: * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »
Tu as tenu pour néant * le décret des tyrans, * car plus que toute chose, saint Martyr, * tu préféras la Parole de Dieu.
Dans la tente du Témoignage tu es devenu * le brillant chandelier * resplendissant de la divine clarté, * victorieux martyr Démétrios.
Pour guérir la nature gangrenée * des mortels, ô Vierge immaculée, * l'Ami des hommes, demeurant ce qu'il était, * l'a revêtue dans ton sein.

Garde sous ta protection
Tu entras dans les ondes vivifiantes, * purifié par le baptême divin; * puis, lavé par ton sang de martyr, * tu as produit une substance nouvelle, Démétrios, * toi qui devins une source de parfums.
Toi le sublime gardien de Thessalonique, * tu réjouis ta ville brillamment, * comme un immense fleuve du Seigneur, * par les flots de ton parfum * et, comme divine demeure, tu sanctifies l'univers.
Ta ville, saint Martyr, nous apparaît * comme une source d’eaux vivifiantes * faisant couler le flot de tes parfums * à la façon d'un fleuve, pour submerger * l'océan des hérésies et des passions.
Le Christ, cette myrrhe répandue * en ton âme de façon mystique, * de tes membres a fait couler, Démétrios, * comme de ses lèvres, une source de parfum, * en faisant de toi la sainte demeure de la grâce de l'Esprit.
Voici la Vierge déclarant * à son Fils, le Maître de l'univers: * Ô mon Epoux, que tu es beau, * sur les traces de ton parfum * je m'empresse de courir après toi!
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »

Cathisme, t. 8
Grâce aux trésors de ta sainte vie * ayant renversé l'erreur des impies, * tu foulas aux pieds l'audace des tyrans; * et, l'esprit enflammé par l'amour de Dieu, * tu fis sombrer dans l'abîme l'égarement des faux-dieux; * c'est pourquoi tu as reçu, en récompense de tes exploits, * le pouvoir des miracles et la source des guérisons. * Victorieux martyr Démétrios, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père...
Afin de plaire au Roi des siècles, tu t'opposas * aux volontés de l'inique empereur, * illustre Martyr, et n'as pas sacrifié aux images taillées; * c'est pourquoi tu t'es offert en sacrifice au Verbe immolé, * fermement tu combattis et fus percé par la lance en ton côté, * pour guérir les souffrances des fidèles qui s'approchent de toi. * Victorieux martyr Démétrios, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant, t. 4
Toi qui nous pris en pitié * et nous sauvas de ton intolérable courroux, * nous montrant l'océan de ton amour pour les hommes, Seigneur, * nous t'adressons notre action de grâce à présent, * car nous avons appris à éviter * les péchés qui nous procurent la mort. * Penche vers nous ton regard * et fais-nous grâce, Sauveur, * par les prières de la Mère qui t'enfanta.

Ode 4, t. 6
« Le Christ est ma force, * mon Seigneur et mon Dieu! * tel est le chant divin * que la sainte Eglise proclame * et d'un cœur purifié * elle fête le Seigneur. »
Tu fais trembler, Seigneur, * la terre, dans ton désir * de tous nous affermir * sur l'assise de la vérité, * nous qui sommes ébranlés par l'assaut * du perfide guerroyeur.
Par ton vouloir divin * tu ébranles l'univers * et troubles les cœurs * des habitants de la terre; * Seigneur, relâche donc * les vagues de ton juste courroux.
Ceux qui sont dépourvus * de ta crainte en leur esprit, * tu les effraies par le tremblement * de toute la terre, toi le seul compatissant; * mais pour nous, selon ta coutume, Seigneur, * manifeste les merveilles de ton amour.
Notre Dame, reconnaissant * que tu es le temple de Dieu, * dans ton saint temple nous élevons * nos mains suppliantes pour te prier; * sur notre misère abaisse tes regards * et procure-nous ton secours.
t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Du plus haut du ciel le Verbe de Dieu, * te voyant vaincre le mensonge de l'impiété, * te couronna de gloire, * Démétrios, toi qui chantais: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Dirigé par la main vivifiante, * tu gagnas les havres les plus sereins, * où dans l'allégresse maintenant, * Démétrios, tu t'écries: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ayant élevé un trophée contre l'erreur, * tu as reçu ta couronne de vainqueur, * le diadème de justice, Démétrios, * en chantant pour ton Créateur: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Surpassant toute créature en sainteté, * seule tu as mérité * de devenir la Mère de Dieu; * et de la grâce de sa connaissance tu as illuminé * par ton enfantement le monde entier.

L'ineffable projet divin
Tel un raisin mûr, Bienheureux, * le Christ t'ayant cueilli sur la vigne de Dieu, * dans les pressoirs du martyre il te fit fouler * et transforma le suc qui en coulait * en une myrrhe jaillie divinement.
Où demeures-tu, ô mon Epoux, * où reposes-tu à l'heure de midi? * demandait au Christ le Martyr couronné; * sur les traces de tes onguents, * odorant la myrrhe, je courrai.
Toi qui balayas, Démétrios, * les torrents de l'erreur sous les flots de ton sang, * assèche entièrement * les fleuves de mes péchés, de mes passions, * sous les flots de ta myrrhe, je t'en prie.
Dis-moi, ô mon Epoux, dis-moi bien clairement: * où mènes- tu tes brebis? * demande l'Epouse au divin Epoux, son Fils; * car le parfum de tes onguents * entraîne le troupeau de tes amis.
« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5, t. 6
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, * de ton éclat divin * les âmes de tes amants qui veillent devant toi, * afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, * toi le Dieu véritable * qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Et toi, mon cœur, tremble aussi, * en voyant s'approcher * la menace de Dieu, * et dis au Maître compatissant: * Epargne ton peuple, Seigneur, * mets un terme à ton juste courroux.
Le peuple et la cité * que tu as acquis par ton sang, * Jésus, ne les livre pas à la destruction * en bouleversant la terre * par un effroyable tremblement: * le chœur des Apôtres t'en supplie.
De tes droits chemins, Seigneur, * ayant dévié par de tortueuses pensées, * nous t'incitons au courroux, * toi qui es bon et clément: * ô Dieu de compassion, * sois favorable à tes serviteurs.
Voici venu le moment de nous aider, * voici, nous avons besoin de nous réconcilier * avec ton Fils et Seigneur, * Vierge pure, pour qu'il nous prenne en pitié * et nous délivre de sa colère, * nous qui l'avons irrité.
t. 4
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Ayant reçu dans ton cœur * le feu de l'amour divin, * illustre Démétrios, tu as éteint * les foyers de l'idolâtrie.
Sois celui qui nous délivre, Démétrios, * des périls en protégeant * par tes prières les croyants * qui t'acclament de tout cœur.
Les fidèles fréquentant * ton sanctuaire, Démétrios, * sont vite délivrés * des maladies et des funestes passions.
Divine Mère, le Verbe de Dieu, * consubstantiel au Père, devient, * d'une façon qui dépasse l'entendement, * ton Fils ayant la même nature que toi.

L'univers est transporté
Le grand martyr Démétrios, * ayant mélangé * le sang et la sueur de ses combats, * nous a préparé le saint myron * sur la flamme de l'Esprit * et broyé le médicament * purifiant nos âmes de nouveau.
Les blessures de nos âmes et de nos corps, * tu les purifies, Démétrios, * avec le remède puissant * de la myrrhe qui jaillit de ton tombeau, * lavant le venin spirituel, * dans ton zèle pour le Seigneur, * sous la pluie de ton sang.
Ta sainte myrrhe, Démétrios, * avec plus de force que le feu * parcourant l'Eglise, jaillit, * coule, bouillonne, agit mystérieusement * sur les fidèles s'en approchant, * pour consumer les maladies * et repousser les démons.
Le Verbe, dans ton sein * ayant élu demeure, en fait * la myrothèque du nouveau Parfum; * c'est pourquoi les âmes des Saints * à ta suite, ô Vierge, ont couru * avec ardeur en s'écriant: * Que tu es belle, Souveraine immaculée!
« L'univers est transporté * par ta gloire divine, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »

Ode 6, t. 6
« Lorsque je vois * l'océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j'accours à ton havre de paix * et je te crie, ô Dieu de bonté: * A la fosse rachète ma vie. »
N'ayant pas l'audace de supplier, * à cause de notre bassesse, ta majesté, * nous déléguons tes Anges choisis * pour une chaleureuse intercession: * par leurs prières soustrais-nous * à ta colère, Seigneur.
A présent nous savons * que tu veux notre bien, * car tu ne nous as pas enfouis * sous la terre, Seigneur, * malgré le nombre et la gravité de nos fautes; * c'est pourquoi dans l'action de grâces nous te magnifions.
Ô Verbe, tu décides d'ébranler * les fondements de la terre * pour que nous cessions de chanceler * de la perfection des vertus * et que dans ta crainte, nous les humbles, * nous soyons affermis.
Sainte Epouse de Dieu, * prends pitié de ton pauvre peuple: * par tes intercessions maternelles * empresse-toi, nous t'en prions, * de mettre fin à la colère * du Seigneur contre nous.
t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Tous ensemble réunis, * d'une même voix nous chantons, * bienheureux Démétrios, * ta mémoire porteuse de clarté, * comblée de miracles et des grâces de l'Esprit.
Brise les chaînes de mes péchés * par tes prières, Démétrios; * toi l'invincible Martyr, * tu peux parler au Maître librement: * sois mon refuge et mon abri.
Au milieu des épines t'ayant trouvée * comme fleur de toute pureté, * comme lis en la vallée, * le Verbe, ton Epoux, * divine Mère, a demeuré dans ton sein.

Célébrant cette divine et sainte fête
Lavé par les eaux du baptême divin, * tu as reçu l'onction avec la myrrhe de l'Esprit * qui en myrrhe a transformé * le sang toujours pur de ton côté.
Lève-toi, viens près de moi, dit l'Epoux, * le Seigneur, à l'âme de Démétrios; * entrons dans la demeure parfumée, * enivrons-nous de mon parfum.
L'Epoux, le Christ, t'annonce le renouveau: * L'hiver est passé, la rose a fleuri, * viens, mon ami, accours, Démétrios, * sur les traces de mon parfum.
Moi, je m'empresse, dit l'aimé, * à ta suite, mon Fiancé, * car tes onguents fleurent mieux que tout parfum, * eux qui changent en myrrhe notre sang.
Par la mort de ton Fils, ô Vierge, a pris fin la mort * et du sépulcre s'est levée la vie; * par ton merveilleux enfantement les lois de la nature sont renouvelées; * en myrrhe se transforme le sang des Martyrs.
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »

Kondakion, t. 2
Sous les flots de ton sang, Démétrios, * empourpra son Eglise le Seigneur * qui t'a donné l'invincible pouvoir * et garde saine et sauve la ville dont tu es le ferme appui.

Ikos
Tous ensemble, fidèles, vénérons * d'une même voix comme soldat du Christ ce grand Martyr, * par des hymnes et des cantiques chantant * au Maître et Créateur de l'univers: * Ami des hommes, sauve-nous des tremblements de terre nous menaçant, * par les prières de la divine Mère et de tous les Martyrs; * de toi nous espérons être sauvés * des périls et de l'affliction, car tu es notre appui.

Synaxaire
Le 26 Octobre, mémoire du saint et illustre mégalomartyr et thaumaturge Démétrios le Myroblyte.
En son côté Démètre est percé par les lances,
Christ, en imitateur de tes saintes Souffrances.
Du Père tout-puissant il confesse le Fils,
Démétrios, et meurt transpercé le vingt-six.
Ce même jour, mémoire du grand et terrible tremblement de terre.
Verbe, pour la sauver, tu fais trembler la terre,
car c'est la pitié, le comble de ta colère.
A toi la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen.

Ode 7, t. 6
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée * sur les nobles Jeunes Gens, * mais le feu brûla les Chaldéens * sur l'ordre de Dieu * et le tyran fut forcé de chanter: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Béni sois-tu, longanime Seigneur * qui n'as pas livré tes serviteurs à la mort * dans le déchirement de la terre et son effroyable tremblement, * mais nous as fait trembler de crainte * pour que nous puissions vivre, nous tous, * en nous détournant du péché.
Gémissons du fond du cœur * et versons des larmes * pour trouver grâce auprès du Christ, * afin qu'il nous arrache tous * au tremblement de terre dont il nous menace, * vu la multitude de nos péchés.
Dans notre misère, tendons les mains * vers le Dieu très-haut * et cessons désormais de faire le mal: * voici que le Sauveur, en effet, * ébranle la terre entière, dans son courroux, * car il veut nous affermir.
Vierge pure, veuille sauver * tes serviteurs destinés à périr * dans la grande fureur et la colère de Dieu, * dans l'effroi de sa menace * qui s'approche maintenant, * vu le grand nombre de nos péchés.
t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Eclairé par la gloire et la grâce de Dieu, * tu rayonnes de lumière, victorieux Martyr, * et tu illumines les fidèles s'écriant: * Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
Orné comme de pourpre par ton sang * et tenant pour sceptre la croix, * tu règnes avec le Christ et chantes maintenant: * Tu es béni, mon Seigneur et mon Dieu.
Vierge Mère pleine de gloire et de clarté, * garde les fidèles te vénérant * comme la véritable Mère de Dieu, * Souveraine entre les femmes bénie.

Ils n'adorèrent pas la créature
Ayant offert le sacrifice de ton sang, * excellent martyr Démétrios, * tu le versas en libation * pour le Roi de l'univers; * à son instar, tu fus percé de lances en ton côté; * alors il t'a donné la récompense méritée, * en te faisant connaître comme myrrhe au monde entier.
Le parfum céleste, le Christ, * s'est incarné, lui le Seigneur, * par amour pour les mortels; * et, par amour pour lui, Démétrios * devient lui-même un oint * sous le nouveau chrême qui l'enduit, * car la myrrhe jaillit de sa chair.
Le Christ, m'ayant consacré * d'une huile d'allégresse, m'a tiré * de la servitude, de l'amère tyrannie; * mais je suis devenu, à nouveau, * l'esclave des plus honteuses actions: * délivre-moi de cet esclavage infamant * par une onction de ta myrrhe, Démétrios.
Vierge souveraine, t'ayant choisie * parmi la tribu des mortels, * ton resplendissant Epoux * à sa droite t'a placée * dans la splendeur, en te disant: * Viens du Liban, mon amie, * viens, mon Epouse et Mère bien-aimée.
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Ode 8, t. 6
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée * et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, * car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté; * ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Ami des hommes, lorsque ton juste courroux * tout à coup, s'approche, nous sommes troublés, * en proie au désespoir le plus total, * te voyant irrité contre nous.
Tendons les mains, fidèles, et nos regards * vers le seul Maître capable de sauver, * nous écriant: Ami des hommes, Seigneur, * détourne vite de nous ton courroux.
Des milliers d'Anges, l'armée des Martyrs, * le saint chœur des Prophètes, des Apôtres divins, * des Moines et des Pontifes, Seigneur, te supplie: * Epargne ton peuple humilié.
Sachant notre faiblesse, ô Dieu de compassion, * notre penchant irrémédiable vers toute sorte de mal, * renonce au trouble, relâche ton courroux * et, dans ta miséricorde, prends ton peuple en pitié.
Vierge de tendresse qui enfantas le Sauveur compatissant, * vois le malheur de ton peuple gémissant, * hâte-toi, ô Mère de Dieu, * d'intercéder pour qu'il nous prenne en pitié.
t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Illustre Saint, tu as anéanti * la fureur et les stratagèmes de l'ennemi * en revêtant l'imbattable puissance du Christ * et, devenu vainqueur, martyr Démétrios, * tu te mis à chanter: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Montrant la fermeté des Martyrs, * tu en as acquis la gloire, Démétrios; * toi qui fus lavé par ce bain de sainteté * qui ne se laisse pas souiller une autre fois par le péché, * transpercé par la lance, tu t'écrias: * Toutes ses œuvres, bénissez le SeIgneur.
La multitude des miracles accomplis * manifeste le charisme dépassant tout esprit * que t'a donné le Christ, illustre Martyr; * et ton pouvoir de guérisseur annonce également * ton ineffable grâce, pour nous qui psalmodions: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
La seule mère vierge parmi toutes les générations, * chantons-la: c'est la pure Mère de Dieu; * c'est elle qui nous a procuré le salut * en enfantant le Rédempteur universel, * le Verbe pour lequel nous chantons: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Les nobles Jeunes Gens
Ayant exalté le Christ dans l'Assemblée, * ta gorge a publié la vérité * et ta bouche a déclamé * les paroles du savoir; * coupes d'aromates sont devenues tes joues; * aussi le Christ a fait de toi * pour le monde une source d'où jaillit la myrrhe de Dieu.
Redoutant, comme flèches du Puissant * décochées de loin par tes mains, * la force de tes paroles, victorieux Martyr, * l'adversaire te fit percer * d'innombrables lances le côté * qui, laissant couler la myrrhe à flots, * le submergea comme jadis les Egyptiens.
Ce gardien sublime des Thessaloniciens, * qui les sauve de tout danger * et défend l'Eglise puissamment, * donne, comme un père aimant, * à ses enfants la nourriture qui permet * à leurs âmes de croître: c'est son côté * distillant la myrrhe comme lait.
Des maladies, de terribles infirmités * et de l'attaque des démons * tu as sauvé, par les flots de ton myron, * ma famille qui te fut chère, Démétrios, * pour la vertu de mes parents: * veuille nous réunir avec eux * pour chanter ta grâce tous en chœur.
Comme gloire et trésor commun * te possédant, Mère de Dieu, * nous tous, les fidèles qui te vénérons, * nous accourons vers toi, te demandant avec ardeur * de nous délivrer de l'infamie * en nous procurant les jouissances éternelles en l'au-delà * et la gloire avec les Justes dans le ciel.
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Ode 9, t. 6
« Aux hommes il est impossible * de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes * n'osent fixer leur regard, * mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair * grâce à toi, ô Toute-pure, * et lorsque nous le magnifions * avec les armées célestes * nous te proclamons bienheureuse. »
Nous tous, les hommes, * nous sommes en faute, et pourtant * la terre seule est punie terriblement, * bien que n'ayant pas commis de péché; * elle est toute ébranlée, en effet, * par l'Ami des hommes qui veut nous corriger; * reprenons donc notre sens * et songeons à notre salut!
Etant le Maître * des moments et des temps, * en un clin d'œil tu as voulu * pulvériser tes serviteurs; * mais tu en fus détourné * par l'immense tendresse de ton cœur; * et nous qui sommes sans excuse, * nous te rendons grâces pour tant d'amour.
Du séisme, du glaive, * de l'amère prison, * de la guerre, des invasions, * de la famine, de la peste et de tout mal, * dans ta miséricorde, ô Christ, * veuille délivrer ta cité * et tout pays habité * par ceux qui te chantent avec foi.
Même sans langue, la terre * se fait entendre en gémissant: * Pourquoi vous tous, les hommes, vous me souillez * par vos péchés si nombreux, * pourquoi le Seigneur, vous épargnant, * me frappe tout entière à coups de fouet? * Reprenez votre sens et rendez, * par votre pénitence, favorable notre Dieu.
Toi qui, mettant au monde, * n'as pas subi de corruption, * à toute forme de destruction, * aux tremblements de terre les plus violents, * à toute peine arrache-nous, * apaisant le courroux du Seigneur * par tes intercessions maternelles, * Vierge comblée de grâce par Dieu.
t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillée de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Brise les chaînes du péché * pour ceux qui te chantent, victorieux Martyr; * arrête les assauts de nos passions, * fais cesser la tempête des hérésies, * apaise, par tes prières, la houle des tentations.
Dirige par les droits chemins * du royaume céleste ton troupeau sacré, * porteur de couronne, saint martyr Démétrios, * vers les prairies éternelles, * vers les pâturages du salut.
Nous tous, les fidèles, nous croyons * que tu es la cause, la racine, la source d'où jaillit * celui qui nous accorde l'immortalité; * et dans nos hymnes nous te célébrons, * car tu as fait éclore le Seigneur notre Vie.

Que tout fils de la terre
La terre et le ciel sont émerveillés * par ton œuvre, Démétrios; car, ayant orné ta vie dans la chair * de toutes sortes de vertus, tu as acquis brillante ressemblance avec Dieu; * et, baignant ton corps en la pourpre de ton sang, * comme splendide roi tu as reçu l'onction.
Démétrios, pour endosser l'ornement * dont jadis fut dépouillé l'antique Adam, * tu as revêtu splendidement * le nouvel Adam et déposé * avec allégresse la toison de la chair; * c'est pourquoi te fut donné, * avec l'onction et la couronne, le royaume lumineux.
L'esprit et le langage humains * sont incapables d'exposer la gloire et les honneurs surnaturels * que tu as reçus, bienheureux Martyr * régnant pour toujours avec le Christ; * mais la myrrhe en est le signe le plus clair, * celle qui jaillit de ta poussière merveilleusement.
Le troupeau qu'au prix de ton sang * le Christ avait acquis, * tu l'as maintenu dans l'unité par tes paroles saintes et par ton sang de martyr; * de la myrrhe et des miracles désormais tu le nourris: * sublime Athlète, pour les siècles garde-le * à l'abri des funestes hérésies.
Reçois nos humbles chants, * et nos prières, notre Dame, accueille-les; * dissipe la nuée des sombres malheurs * qui nous frappent tous et chacun; * en l'Eglise apaise les remous, * disperse les phalanges des barbares * et délivre-nous du châtiment éternel.
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Exapostilaire, t. 2
De même que jadis par divine grâce tu renversas * l'insolent orgueil et la grossière audace de Lyéos * sur le stade en fortifiant le vaillant Nestor par la puissance de la Croix, * de même par tes prières, victorieux martyr Démétrios, * sans cesse fortifie-moi contre les démons et les funestes passions.
Vierge Mère toute-pure, ne cesse pas d'implorer * le Seigneur ayant pris chair de tes entrailles immaculées * pour nous, tes inutiles serviteurs, * afin qu'au jour de l'angoisse le genre humain * trouve grâce, faveur et secours, * et par tes prières maternelles délivre-nous * de la menace que sur nous font peser * les redoutables tremblements de terre et toutes sortes de dangers.

Laudes, t. 5
Vers nous qui avons besoin de ta compatissante visite, * viens, Témoin du Christ, délivre-nous * de la menace des tyrans qui nous malmènent et de la terrible fureur de l'hérésie; * par elle, en captifs dépouillés, * nous sommes persécutés, sans cesse chassés de lieu en lieu, * errant par les cavernes et les monts. * Manifeste, illustre Martyr, ta compassion * et donne-nous le repos; * apaise la tempête et calme le courroux de Dieu contre nous, * le suppliant d'accorder au monde la grâce du salut. (2 fois)
Tu es pour nous un rempart fortifié * ne craignant pas les machines de siège des ennemis, * mais repoussant l'incursion des barbares et de toute maladie; * tu es la base inébranlable, l'indestructible fondement, * le tutélaire défenseur * de ta cité, en laquelle tu demeures, Démétrios; * maintenant qu'elle se trouve en terrible danger, * se consumant de misère, sauve-la * par tes prières auprès du Christ, Bienheureux, * le suppliant d'accorder au monde la grâce du salut.
L'ensemble des victorieux Martyrs s'est montré * le résumé de toutes les vertus; * aussi a-t-il hérité la jouissance de la vie bienheureuse et sans fin; * parmi eux, admirable Démétrios, tu excellas, * et par l'imitation du Christ tu brillas, * pouvant te glorifier du même coup de lance en ton côté; * demande-lui, instamment, pour nous qui te vénérons, * que nous soyons délivrés * des passions et des funestes malheurs, * le suppliant d'accorder au monde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 4
Celui qui sous les coups de lance a hérité * la grâce du côté vivifiant * qu'une lance a transpercé et duquel le Sauveur * a fait sourdre pour nous * les flots de vie, d'immortalité, * c'est Démétrios; vénérons-le: * ce martyr couronné aux très-sages enseignements * a rendu parfaite par son sang la course de sa passion * et resplendit de ses miracles par tout l'univers; * c'est l'imitateur du Maître, l'ami des pauvres, le défenseur * de Thessalonique au milieu des plus grands dangers; * célébrant son mémorial annuel, * nous glorifions le Christ notre Dieu * qui par lui opère pour tous les guérisons.
Maintenant...
Délivre-nous de tout danger, * Mère du Christ notre Dieu * qui enfantas le Créateur de l'univers, * afin que sans cesse nous te chantions: * Réjouis-toi, Protectrice de nos âmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Si la fête tombe un dimanche: Le samedi soir à Vêpres, cathisme habituel. Au Lucernaire, on chante 10 stichères: 3 du dimanche, 3 du tremblement de terre (ceux des Apostiches) et 4 de Démétrios; Gloire au Père: de Démétrios, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent. Prokimenon du jour et les 3 lectures. A la Litie, stichères du temple et du Saint, Gloire: du Saint, Maintenant: Théotokion. A la bénédiction des pains: Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu (2 fois) et tropaire du Saint (1 fois). Si l'on ne célèbre pas la Vigile, tropaire du dimanche, Gloire: du Saint, Mainte- nant: du tremblement de terre.
A Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire du dimanche (2 fois), Gloire: du Saint, Maintenant: du tremblement de terre. Cathismes du dimanche avec leurs théotokia. Après le Polyéléos, mégalynaire du Saint, et tropaires de la Résurrection (Les chœurs angéliques). Hypakoï du ton. Les 2 cathismes de Démétrios, sans leurs théotokia, Gloire au Père: cathisme suivant le Polyéléos, Maintenant: son théotokion. Anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection. Ayant contemplé la Résurrection du Christ. Psaume 50 et stichère du dimanche. Canon de la Résurrection (4 avec l'hirmos), du tremblement de terre (4) et de Démétrios (6). Catavasies: Ma bouche s'ouvrira. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathisme de Démétrios. Après la 6e ode, kondakion et ikos du dimanche. Après la 9e ode, exapostilaire du dimanche, Gloire: du Saint, Maintenant: théotokion. A Laudes, 4 stichères du dimanche et 4 du Saint (y compris le doxastikon) avec ses versets (Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban et Planté dans la maison du Seigneur, il fleurira dans les parvis de notre Dieu); Gloire au Père: Eothinon, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire de Résurrection. Litanies et Congé
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:53

27 OCTOBRE
Mémoire du saint martyr Nestor.



VÊPRES

Lucemaire, t. 1
Venez, tous les croyants, * acclamons ensemble le grand Martyr, * Démétrios, ce noble soldat * qui foula aux pieds la puissance de l'ennemi; * avec foi chantons-lui: * auprès du Christ, saint Martyr, * intercède pour nous.
Le champion de notre Dieu, * l'imitateur de Jésus Christ, * le joyau de pureté, * la source des miracles, le sublime Démétrios, * par des hymnes acclamons-le, * nous tous, les fidèles sanctifiés d'âme et de corps * par sa mémoire porteuse de clarté.
Thessalonique danse de joie * en ta mémoire, bienheureux Démétrios, * elle invite tous les chœurs des croyants * à célébrer ta lumineuse festivité; * nous unissant à leurs voix, * par des cantiques divins * nous célébrons tes exploits.
t. 8
Nestor, bienheureux Athlète, ayant mis * l'armure complète du Christ, * en un combat visible tu défis Lyéos; * mais, par d'invisibles prises, c'est l'invisible Bélial * que tu enchaînas et mis à mort; * c'est pourquoi le Seigneur qui récompense largement * couronna ta tête du diadème des vainqueurs.
Fortifié par les paroles divines du martyr Démétrios, * sage Nestor, en vérité, * avec courage tu mis à mort le tyran qui se vantait; * et, confessant le Dieu immortel * qui par sa mort détruit l'Enfer, * à l'injuste mort tu fus toi-même soumis; * mais c'est la vie sans fin que tu as héritée, plein de joie.
Tu étais un jeune homme divin, * dans la fleur de l'âge, paré * de divine grâce et rayonnant de vigueur; * ayant brisé la puissance de Lyéos * avec la force du Tout-puissant, * tu as rejoint le chœur des Athlètes en subissant le martyre avec joie; * toi qui exultes avec eux, souviens-toi de nous tous.
Gloire au Père, t. 6
En ce jour la Passion du martyr victorieux * réjouit l'ensemble du monde habité * et l'Eglise du Christ, * parée de fleurs, te crie, Démétrios: * Serviteur du Christ et notre chaleureux défenseur, * ne cesse pas d'intercéder pour tes fidèles admirateurs.
Maintenant...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie; * notre Dame, nous t'en prions: * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Apostiches, t. 2
Le vrai Parfum spirituel, * t'ayant charmé, saint Martyr, * vers le parfum des vertus * te conduisit et te donna * le pouvoir de faire sourdre la myrrhe abondamment.
Le juste fleurira comme un palmier,
il grandira comme un cèdre du Liban.
Merveille de beauté, * la myrrhe de ton corps, * merveille plus grande encor, * le parfum de ton âme, Bienheureux: * celle-là est le signe de celui-ci.
Planté dans la maison du Seigneur,
il fleurira dans les parvis de notre Dieu.
Avec courage ayant jeté, * Bienheureux, le Démon * dans la fosse qu'il t'avait creusée, * tu l'as ensuite suffoqué * totalement sous les fleuves de ta myrrhe parfumée.
Gloire au Père... Maintenant...
Vierge Mère de Dieu, * toi qui fus digne de devenir * la myrothèque du Parfum spirituel, * chasse la mauvaise odeur des passions * loin de moi, par ta divine intercession.

Tropaire, t. 3
Au milieu des dangers le monde entier * a trouvé en toi un puissant défenseur * pour mettre en fuite, victorieux Athlète, les païens; * toi qui as abattu l'arrogance de Lyéos * et sur le stade encouragé saint Nestor, * prie le Christ notre Dieu d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Le mystère caché de toute éternité * et que les Anges mêmes ne connaissaient, * grâce à toi, ô Mère de Dieu, * sur la terre nous fut révélé: * Dieu s'incarne sans confrondre les deux natures en cette union * et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, * pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon de saint Nestor.

Ode 1, t. 4
« A la mer il a jeté * les chars de Pharaon et toute son armée, * le Puissant dans les combats: * chantons-lui un chant nouveau, * car il s'est couvert de gloire. »
Allégrement tu es monté, saint Martyr, * sur le char enflammé de ton sang * et jusqu'à la hauteur des cieux, * là où se trouve Jésus, l'intemporelle clarté, * tu es parvenu dans la joie.
Ayant revêtu, Nestor, * la cuirasse mystique de la foi * et tenant en main, * comme lance, la croix, * tu as détruit les phalanges de l'ennemi.
Soutenu par la ferveur * de l'amour du Christ, * tu fis irruption sur le stade * et déjouas les ruses de Lyéos; * alors tu élevas un trophée, en vainqueur.
En ton sein tu as conçu * virginalement le Fils coéternel; * surnaturellement tu l'enfantas selon la chair, * tout en conservant ta pure virginité; * c'est pourquoi nous tous, nous te glorifions.

Ode 3
« Créateur du tonnerre et des vents, * affermis, Seigneur, mon esprit, * afin que je te chante en vérité * et que j'accomplisse ta volonté, * car il n'est d'autre Saint que toi, notre Dieu. »
Fortifié par la puissance de celui * qui a brisé les verrous * et les portes de l'Enfer, * tu pénétras sur le stade avec ardeur, * pulvérisant les ressources de l'ennemi.
Le prince de l'antique erreur * fut étendu à tes pieds; * car tu marchas avec ardeur * vers le tranchant du glaive ? saint Nestor; * gloire des Martyrs, nous t'acclamons.
Brisant l'audace des impies, * tu as offert, saint Martyr, * le sacrifice de ton sang * en action de grâce à Dieu; * en retour il te doua de charismes abondants.
Jésus, lorsque tu fus porté * dans le sein de ta divine Mère, tu as recréé * surnaturellement le genre humain * défiguré par la nourriture défendue, * et tu nous as rendu la première beauté.

Cathisme, t. 4
Tu n'as pas craint la fureur des ennemis, * tu n'as pas redouté les douleurs de la chair, * mais impavide tu courus au combat, * portant l'arme invincible de la Croix; * ayant fait périr aussitôt le maudit, * tu fus mis à mort et méritas * de vivre, saint Nestor, en présence du Christ.
Celui qui siège sur le trône des Chérubins * et repose dans le sein paternel * reposa corporellement sur ton sein, * notre Dame, comme sur son trône divin: * c'est le Dieu qui règne sur l'ensemble des nations; * nous le chantons comme il se doit. * Intercède auprès de lui pour qu'il sauve tes serviteurs.

Ode 4
« Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi ton œuvre de salut, * disait le Prophète de Dieu, * et j'ai glorifié ta puissance. »
Démétrios t'ayant illuminé * de ses clairs enseignements, * tu as échappé, saint Nestor, * à l’idolâtrie ténébreuse des païens * et resplendi de l'éclat des Martyrs.
Ayant troublé les ondes salées * de l'incrédulité * par la douceur délectable de ta foi, * tu as suffoqué l'armée des ennemis * sous les flots de ton sang.
Tu es apparu, saint Nestor, * comme un arbre planté pour la vie, * nourrissant des fruits de tes combats * l'ensemble des croyants, * toi la gloire des Témoins du Christ.
Vierge toute-sainte, sois pour moi * la purification de mes péchés * et dans le péril accorde-moi * le secours de ta main, * sûre protectrice des chrétiens.

Ode 5
« Fais lever sur nous * la lumière du matin, * bon Maître, et guide-nous * vers ta divine crainte, Seigneur. »
En ton cœur ayant reçu comme pluie * les paroles du savoir divin, * tu as fait croître, glorieux Nestor, * l'épi mûr du témoignage.
Démétrios, témoin du Christ, * avec tes paroles comme lois, * Nestor a fait cesser * l'iniquité des sans-Dieu.
Lorsque tu te mesurais * avec l'invisible ennemi, * glorieux Nestor, tu possédais * invisiblement l'alliance de Dieu.
Réjouis-toi qui as conçu * sans semence notre Dieu, * réjouis-toi, divine Mère immaculée, * réjouis-toi, Epouse inépousée.

Ode 6
« La houle des pensées, me saisissant, * me pousse vers le gouffre sans fond du péché, * mais toi, bon Timonier, dirige-moi * et comme le Prophète sauve-moi. »
Le cœur marqué par le sceau du Christ, * avec courage, de ta lance tu perças, * généreux Athlète, le cœur de Lyéos * et joyeusement tu mourus pour la Vie de tous.
Comme un époux tu es sorti * de la chambre de ton corps, * splendidement paré de l'ornement * que tu avais tissé avec ton sang, * et tu parus devant ton Maître le Christ.
Ayant élevé tes pas sur la pierre de la foi, * le Christ t'y affermit, lui la pierre de la vie, * et dirigea ta marche vers lui, * au point que tu as confondu tes ennemis.
Brise les liens de mes péchés, * toi qui as enfanté le Dieu * qui ôte le péché du monde, ô Vierge Marie, * car en toi j'ai mis l'espérance de mon salut.

Kondakion, t. 2
Ayant mené le bon combat, tu as acquis * désormais la gloire immortelle, * toi qui devins un excellent soldat du Seigneur * par les prières du martyr Démétrios; * avec lui, sage Nestor, à présent * ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Ikos
Ayant reçu la force divine pour lutter, * tu remportas la victoire, Bienheureux; * de tes pieds ayant foulé l'ennemi, * tu fus comblé de gloire, Nestor; * avec les chœurs des Martyrs victorieux * tu as ceint la couronne des cieux; * Athlète du Christ, tu surpassas le sacerdoce d'Aaron, * puisqu'avec Abel tu offris ton propre sang; * devant le trône du Dieu créateur, * avec l'armée des Anges ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Synaxaire
Le 27 Octobre, mémoire du saint martyr Nestor.
Nestor, ayant tué Lyéos, parachève
la ruine de l'erreur en mourant sous le glaive.
Le vingt-septième jour, l'odieux impérator
a fait décapiter le fidèle Nestor.
Pas ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Toi qui sur la montagne avec Moïse conversas * et pour figure de la Vierge lui montras * le buisson qui brûlait sans être consumé, * Seigneur, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Toi qui as illuminé * les cœurs des fidèles sous les rayons * émis par les exploits de ton Martyr, * Seigneur, Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant éteint le feu de l'impiété * sous la rosée de ton sang, * martyr Nestor, tu chantes maintenant: * Seigneur, Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
En sacrifice vivant, * comme parfum de bonne odeur, * tu t'es offert au Seigneur * en chantant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Toute-sainte Dame, tu as surpassé * la sainteté de Chérubins * en enfantant le Saint des saints, * le Verbe Dieu qui nous sanctifie.

Ode 8
« Que la terre et tout ce qu'elle contient, * la mer et les sources, les cieux des cieux, * la lumière et l'obscurité, * la froidure de l'hiver et l'ardeur de l'été, * les fils des hommes et les prêtres louent le Seigneur * et l'exaltent dans tous les siècles! »
La terre reçut ton sang vénérable * versé pour le Christ, * les cieux, ton âme resplendissante comme une mariée; * les chœurs des Martyrs et les esprits * de tous les Justes, dans la joie, * allèrent à ta rencontre, saint Martyr.
Combien ton âme chérissait Dieu! * Tenant pour rien la mort temporelle, * elle a choisi de vivre dans le Seigneur; * et quel courage divin, * lorsque tu as flétri la force des ennemis * qui ne voulaient pas reconnaître le Christ!
Tu as mené le bon combat, * tu as achevé ta course en vérité, * et tu as gardé ta foi; * alors tu as trouvé, saint Nestor, * la couronne de justice que t'a donnée * le Christ dans les siècles.
Je ne crains pas les filets de l'ennemi, * puisque j'ai ton aide, ô Mère de Dieu; * me réfugiant vers toi, je ne redoute pas le mal, * car en toi je me glorifie; * en toi je franchirai le mur du péché, * sauvé par ta prière.

Ode 9
« Le Puissant fit pour moi des merveilles, * saint est son nom, * et sa miséricorde s'étend d'âge en âge * sur ceux qui le craignent. »
Portant, bienheureux Nestor, * la pourpre teinte dans ton sang * et tenant en main le sceptre de la Croix, * tu règnes avec le Christ.
Tu fus le raisin mûr de cette vigne qu'est le Christ: * pressé dans les cuves du martyre, tu fis couler * pour nous fidèles le vin de la componction, * Nestor aux-multiples-combats.
Toi qui exultes avec les Anges en présence de Jésus * et jouis de sa gloire, Nestor * sans cesse souviens-toi * des fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Tu es la demeure de la Clarté * qui dissipa les ténèbres de l'antique ignorance en vérité, * le tabernacle de celui qui nous sanctifie, * Vierge pure, la lampe d'or, plus élevée que les cieux.
Exapostilaire, t. 3
Tu renversas la folle audace de Lyéos * par la puissance de la Croix * et les prières du glorieux martyr Démétrios, * Nestor, toi qui avais tout d'abord mis en fuite les passions, * et t'es montré, sage vainqueur, un excellent Témoin du Christ notre Dieu.
Montre-nous encore maintenant, * divine Mère amante du bien * et toute-digne de nos chants, * ta miséricorde de toujours * et l'immense tendresse de ton cœur, * en nous arrachant tous aux dangers, à l'affliction, * à la terrible menace que fait peser sur nous la terre en tremblant, * et nous délivrant de toutes sortes de malheurs.

Apostiches: les mêmes qu'aux Vêpres.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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Re: Ménées d'Octobre

Messagepar Monique » Mer 03 Nov 2010 16:56

28 OCTOBRE
Mémoire des saints martyrs Térence et Néonile;
et de notre vénérable Père Etienne le Sabbaïte, hymnographe.




VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Avec courage ayant subi * toutes sortes de châtiments, * Bienheureux, vous avez renversé l'audace de l'ennemi, * confessant en présence des tyrans * celui qui a bien voulu paraître, pour nous sauver, * en l'épaisseur de la chair * et subir sa sainte Passion * pour que sur le monde jaillissent le pardon et la grâce du salut.
Avec Térence ont resplendi * la glorieuse Néonile, Charbel et Nitas, * les admirables Hiérax et Phocas, * qui selon les règles ont combattu * et sous la rosée de l'Esprit divin * ont éteint la fournaise des tourments; * ils sont devenus les donjons de la foi, * d'agréables victimes, de pures oblations.
Comme un soleil aux mille feux * uni à l'astre de la nuit, * Térence, avec Néonile tu engendras * un chœur d'étoiles au nombre de sept; * et, le sang du martyre les empourprant, * ils émettent une splendide clarté, * demeurant dans l'allégresse sans couchant * là où vit la multitude des victorieux Athlètes.
t. 8
Etienne, Père théophore et bienheureux, * ayant muni brillamment * de divine intelligence ton esprit, * tu transformas en courage tes sentiments, * en chasteté ton désir, * en justice ta force d'âme entièrement, * ajustant bien sagement l'agréable char des vertus * sur lequel avec allégresse tu montas vers les cieux.
Etienne, Père théophore et bienheureux, * tu as fait briller ton esprit * à la lumière des divins enseignements, * brandissant comme une lance ton cœur * contre le blasphème des hérésies, * dans ton désir de goûter aux délices d'en-haut; * rends-nous dignes d'y prendre part, nous aussi, * toi qui te tiens devant le trône du Roi tout-puissant.
Etienne, Père théophore et bienheureux, * dans la tempérance ayant repu ton esprit, * vers la cause première tu le fis sans cesse monter;. * ayant apaisé le trouble des passions * et de ce monde secoué la confusion, * tu atteignis, par la pureté de ton esprit, * le véritable sommet de tes désirs, * vénérable Père aux-divines-pensées.
Gloire au Père... Maintenant... Théotokion.
Sauve-moi, Vierge pure, sauve-moi, * toi qui d'ineffable façon * as enfanté le Sauveur Jésus Christ; * car tu es ma seule protection, * mon rempart inébranlable, mon abri, * l'allégresse de mon âme, sa divine consolation; * délivre-moi du ver qui ronge sans fin * et du feu éternel, ô Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
Contemplant ta mise en croix, Seigneur Jésus, * et les souffrances volontaires de ta Passion, * ta Mère virginale s'écria: Ô mon Fils, * ô mon Enfant bien-aimé, * comment souffres-tu d'injustes plaies, * toi le médecin guérissant la faiblesse des mortels * et délivrant de leur condition corruptible * tous les hommes, en la tendresse de ton cœur?

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui des Martyrs (t.4) et celui de l'hymnographe (t.2), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Etienne, de nos hymnes nous te couronnons.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
En détresse sur l'abîme du péché, * Ami des hommes, je lève les yeux de mon cœur * vers toi, l'unique océan de miséricorde: * dirige-moi et sauve-moi * par les prières de tes saints Martyrs.
Le Soleil sans déclin a fait de vous * dans le firmament de son Eglise * de brillants astres illuminant * l'ensemble des croyants, * glorieux Martyrs, par l'éclat de vos combats.
Térence est devenu * le fondement de l'Eglise, le champion de la foi * avec Néonile, Charbel et Nitas, * avec Théodule, Bêl et Hiérax, * avec Eunice et l'admirable Phocas.
Toi qui as reçu en plénitude l'entière Divinité, * tu es pour nous, Vierge tout-immaculée, * l'intendante de la joie; * c'est pourquoi nous t'adressons l'angélique salutation: * Réjouis-toi, Comblée de grâce par Dieu.
t. 2
« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire.
Pour t'offrir la récompense de ton enseignement, * nous te décernons un prix, * bienheureux Etienne, en composant l'éloge de ta vie; * veuille le recevoir favorablement, * vénérable Père, et m'accorder * par tes prières la grâce de l'Esprit.
L'élan des funestes passions, * Père, tu l'as stoppé * avec l'aide de la raison et de la foi; * car tu fus doux, affable, bienveillant, * saint Etienne, et plein de modération, * toi que la sagesse et le savoir ont couronné.
Saintement, vénérable Père, tu t'es orné * de la grâce par tes œuvres et ton savoir, * désireux que tu étais * des couronnes de la gloire du Christ; * c'est pourquoi l'espérance merveilleusement * ne t'a pas manqué, Bienheureux.
Vierge pure et tout-immaculée, * tu as surpassé toute créature invisible ou que l'on voit, * car tu enfantas le Créateur * lorsqu'en ton sein il lui a plu de s'incarner; * avec confiance supplie-le * d'accorder à nos âmes le salut.

Ode 3, t. 4
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
Comme un soleil aux mille feux * uni à l'astre de la nuit, * Térence et Néonile ont engendré * le chœur à sept étoiles des Témoins du Christ.
Térence, victorieux martyr, * lorsqu'on brisa tes membres, tu as réduit * en poussière les os de l'erreur, * et gloire ineffable t'en revint.
Eunice, de tes ailes aux reflets d'or * tu pris ton vol pour échapper * aux ruses de l'oiseleur impie * et dans la chambre nuptiale tu as pu demeurer.
La Sagesse divine, ayant trouvé * en toi, Vierge sainte, son plus pur logis, * de tes chastes entrailles s'incarna * et te laissa vierge même après l'enfantement.
t. 2
« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur: * en lui mon cœur s'est affermi. »
Ta vie, Père théophore Etienne, a resplendi * sur le monde avec autant d'éclat que le soleil, * illuminant les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.
L'univers est éclairé par tes enseignements, * comme un flambleau tu as brillé pour l'Eglise du Christ, * en laquelle mon cœur s'est affermi.
Ton âme, tu l'as gardée de l'esclavage des passions, * vénérable Etienne, et des voluptés charnelles; * c'est pourquoi nous t'acclamons.
Comme un lis au milieu des ronces tu parus * par ta pureté et par l'éclat de ta virginité, * sainte Dame, auguste Mère de Dieu.

Cathisme, t. 8
Comme astres brillants avec Térence pour soleil * ses bienheureux enfants se sont levés clairement * et la création rayonne des splendeurs de leurs vaillants combats, * car ils ont chassé la nuit des multiples dieux; * louons-les dans l'allégresse et dans la foi * comme véritables serviteurs de Dieu et disons-leur: * victorieux Martyrs, intercédez auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.
Gloire au Père...
Ayant fait de ton âme le temple lumineux de l'Esprit saint, * vénérable Père, tu as vu s'y établir * ineffablement le Christ, ton Roi et ton Seigneur, * tu as trouvé le trésor des miracles et distribues * l'inépuisable grâce au monde entier; * garde de tout péril et de la ruine ceux qui chantent pour toi.
Maintenant... Théotokion
Vierge Marie, toi la gloire des Anges, la parure et le joyau des mortels, * donne à ceux qui te chantent la rémission de tout péché, * sois favorable, Vierge pure, à tes serviteurs, * car tu es la rédemption des sans-espoir * et le puissant refuge de tous les humains.
Stavrothéotokion
L'Agnelle immaculée, voyant l'Agneau et le Pasteur * suspendu sur la croix, s'écria: Mon Enfant, * quel est cet étrange spectacle décevant tout espoir? * Toi, l'universelle Vie, te voilà condamné, comme un homme, à la mort! * Mais ressuscite d'entre les morts * pour que dans l'allégresse je puisse te glorifier.

Ode 4, t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Eglise depuis sa place * en toute vérité s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Le chœur fraternel des sept Martyrs * avec leurs père et mère, Christ Seigneur, * en sacrifice pur s'est offert à toi * qui pour nous de merveilleuse façon * fus immolé comme brebis.
La grâce du saint Esprit * sous forme de colombe t'apparaît, * glorieuse Eunice, pour te soulager * au milieu de la tourmente faisant pleuvoir sur toi * l'affliction et les terribles châtiments.
Le tyran qui se vantait * et que grisait la force de l'impiété, * vous l'avez abattu avec les armes de la foi, * glorieux Martyrs, en psalmodiant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
Celui qui de sa propre volonté * façonna tout l'univers : * volontairement se laisse façonner * dans tes chastes entrailles, Vierge inépousée, * pour sauver les fidèles chantant: * Gloire à ta puissance, Seigneur.
t.2
« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être; * c'est pourquoi je te crie: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La couronne des Moines, c'est bien toi, * car tu fus auréolé * non de joyaux, mais de vertus; * bienheureux Etienne, tu es apparu * comme une demeure comblée de grâces par Dieu.
La sagesse divine, tu l'as honorée, * Père théophore; c'est pourquoi * elle te fit briller de la couronne de ses dons, * t'accordant la gloire qui ne passe point, * Père très-digne de nos chants.
De tout cœur, en toute pureté, * tu as aimé l'ultime objet de ton désir * et délaissé les charmes d'ici-bas, * bienheureux Père; alors tu as trouvé * la jouissance qui répond à ton amour.
Eve m'a présenté le fruit de mort, * mais toi, ô Vierge tout-immaculée, * en enfantant la Vie personnifiée, * tu m'as relevé, et je m'écrie: * Gloire au fruit de ton sein.

Ode 5, t. 4
« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »
Tu étais leur force, Seigneur: * aussi les Martyrs ont affronté * avec courage les torsions, * les coups de fouet, le feu et la mort.
Gloire aux enfants sacrés, * aux victimes agréées par Dieu, * à l'ensemble ayant enrayé * les machines compliquées de l'hostile guerroyeur Eunice, virginale beauté, * tu as couronné ta tête d'immortels trophées, * car tu as triomphé du serpent * qui jadis sur Eve l’emporta.
Vierge toute-pure, tu as enfanté pour nous * le reflet du Père, l'intemporelle Clarté * dès lors soumise au temps * grâce au trésor de sa riche bonté.
t. 2
« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »
L'élan des passions, tu l'as stoppé * avec ton amour de l'Impassible, Etienne bienheureux, * et tu as éclairé la condition de ton âme * par la contemplation et l'action.
Vénérable Père, avec la pureté de ton esprit * tu fréquentas les Ecritures inspirées, * et tu as réuni le trésor * de la contemplation et de l'action.
Ayant sondé l'abîme de sagesse, tu es parvenu * à trouver, Etienne, tous les biens de qualité; * et par tes peines tu acquis, Bienheureux, * la précieuse perle du savoir.
Voici, comme Isaïe l'avait prédit, * toute-pure Mère de Dieu, dans ton sein tu as porté * et, dépassant la nature, as enfanté, * divine Génitrice, le Christ notre Dieu.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix; * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; * dans ta compassion tu l'as purifée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »
Le tyran ordonne sans pitié * de tendre les Martyrs * et de les attacher aux roues * pour y subir de multiples tourments, * mais il fut confondu de les voir invincibles.
Avec Térence et Néonile acclamons * comme de vaillants martyrs * Charbel ainsi que Nitas, * Théodule, Bêl et Hiérax, * Eunice et le divin Phocas.
Entrant dans la prairie * de votre martyre, nous voilà comblés * du parfum de vos combats, * Bienheureux qui chassez * de nos âmes les miasmes des passions.
Le buisson nullement consumé, * bien qu'entouré complètement par le feu, * préfigurait d'avance * le grand mystère de ton ineffable enfantement, * Vierge toute-digne de nos chants.
t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Pour l'univers tu fus un astre resplendissant, * illuminant, Père Etienne, à la clarté du Verbe les croyants * qui accourent vers toi de tout cœur.
En bienheureux tu as passé ta vie, * car tu as fui le monde, ses voluptés, sa confusion, * pour t'entretenir avec Dieu.
Qu'il est beau, le diadème dont tu es couronné, * sage Etienne, ceint de la couronne des vertus, * toi qui as dominé royalement les passions!
Dépassant la nature, ô Vierge, tu as enfanté * et, demeurant vierge, clairement tu as montré * la véritable divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 4
Ayant planté le paradis des vertus * et l'ayant arrosé sous les flots de tes pleurs, * illustre Père, toi qui as trouvé l'arbre de vie, * sauve de la ruine, par tes prières, ton troupeau; * délivre du péril ceux qui te vénèrent avec ardeur, * car en toi, sage Etienne, nous possédons, * nous les fidèles, un très grand protecteur.

Ikos
Comme au destructeur des passions, à l'image de juste vie, * à l'entraîneur des solitaires, à la règle des Moines, au modèle de vertus, * nous tous, tes disciples réunis par ta mémoire, nous chantons: * Gloire à celui qui t'a justement glorifié * par des prodiges sans fin et des miracles étonnants, * non seulement durant ta vie, mais aussi après ta fin. * Sans cesse prie le Christ d'accorder * à ceux qui te vénèrent en tout temps * la délivranœ de leurs nombreux et funestes péchés; * car en toi, sage Etienne, nous possédons, * nous les fidèles, un très grand protecteur.

Synaxaire
Le 28 Octobre, mémoire des saints martyrs Térence et Néonile, et de leurs enfants Nitas, Charbel, Hiérax, Théodule, Phocas, Bêl et Eunice.
Térence et Néonile, avec leurs sept enfants,
ont préféré mourir sous le glaive, en famille.
Le vingt-huitième jour, deux époux triomphants
conduisent vers le Maître leurs fils et leur fille.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Etienne le Sabbaïte, l'auteur des canons.
Couronne de vertus a tressée par sa vie
l'éponyme Couronne, Etienne, et je l'envie.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient: Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »
Dans la fournaise des tourments * la rosée de la patience est descendue depuis le ciel * sur les saints Martyrs qui rendaient grâces en chantant: * Tu es béni, Seigneur, dans le temple de ta gloire.
Ayant solidement fondé leur conviction * sur le roc de l'immuable foi en Christ, * les Martyrs ont culbuté l'audace des impies * en faisant, par leurs prières, trembler le sol.
On vous suspendit, on vous frotta les flancs * avec de l'esprit-de-vin et l'on y mit le feu; * mais comme petit bois vous avez consumé l'erreur, * bienheureux Martyrs, en louant le Seigneur.
Celui qui revêt le ciel de nuées * sur terre a fait de toi un autre ciel; * en toi, Vierge pure, il a revêtu mon entière humanité * et me divinise, en son amour infini.
t. 2
« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint: * à lui bénédiction et haute gloire! »
Quel parfum répandent tes enseignements * éclairés par la grâce de l'Esprit: * toi qui vénérais l'unique Dieu en trois personnes * et chantas l'incarnation du Verbe, * de sa bonne odeur tu nous combles, Bienheureux.
A tes paroles s'accordant ta vie, * tu t'es procuré double couronne, Bienheureux; * car tu fus un instrument de la Sagesse, * vénérable Père qui chantais au Créateur: * A toi bénédiction et haute gloire!
Ta parole fut assaisonnée de sel * et sur ta vie la grâce a resplendi, * bienheureux Père divinement inspiré; * aussi tu habites les demeures célestes dans la joie * et près du Christ tu te tiens avec confiance désormais.
Toute-pure, dirigeant ma vie, * guide-moi vers ton havre de sérénité, * toi qui enfantas la source de tout bien, * le Dieu qui donne à tout croyant * le bonheur de l'immortalité.

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »
Eclairés par la lumière de l'Esprit divin, * ils ont affronté le feu * et rendu sans efficacité * le bouillonnement des chaudrons, * puisqu'ils furent rafraîchis depuis le ciel, * les saints Martyrs qu'à juste titre nous chantons.
Voici que sur le stade est apparue * une multitude d'Anges vous encourageant, * glorieux Martyrs, de leur joyeux éclat * et de toute peine vous soulageant; * avec eux vous avez chanté le cantique des Jeunes Gens: * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Toi qui tenais éveillé devant le Seigneur * le regard de ton cœur, * Charbel, tu supportas d'avoir les yeux crevés, * accusant ainsi le juge retenu * par la nuit privée de Dieu; * et comme fils du jour nous te disons bienheureux.
Par bon plaisir du Père tu reçus * dans ton sein le Fils, ô Vierge immaculée, * tandis que de son ombre te couvrait l'Esprit, * et tu restas vierge comme avant l'enfantement; * sans cesse supplie-le de délivrer * de la peine éternelle le monde entier.
t. 2
« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient: * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Eponyme Couronne, Etienne, sur ton front * le Seigneur vivifiant, le Christ, a déposé * la splendide couronne, car tu excellas * par ton action et, contemplant, tu t'écriais: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Ayant dépassé toute perception sensible, * avec le prime Esprit, Bienheureux, tu t'entretins * dans la pureté de l'âme et la magnificence de ta vie, * porte-couronne Etienne, en t'écriant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
Toi qui chantas, Vénérable, les Martyrs du Christ * et l'ensemble des Saints, en leur propre compagnie * tu demeures désormais, comblé de joie, * et jouis de Dieu en t'écriant: * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.
L'impassible Intelligence dans ton sein * s'est unie, Vierge pure, à l'esprit humain * et de la chair assume l'épaisseur; * le Maître surpassant les siècles s'est soumis au temps; * aussi nous glorifions ta divine maternité.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; * c'est lui qui réunit les natures séparées: * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Vous êtes, saints Martyrs, un paradis * possédant en son milieu l'arbre de vie, * une source répandant le flot des guérisons, * un véritable fleuve regorgeant * des divines ondes de l'Esprit.
Pour l'Eglise du Christ vous êtes des remparts * et des havres de sérénité * pour les marins en péril sur l'océan du mal; * vous êtes les pupilles de la paix, * les compagnons des Anges saints.
Victorieux Martyrs ayant trouvé * la couronne immarcescible et désormais * parcourant en chœur le vaste Paradis, * délivrez-nous de toute angoisse et tentation, * nous qui sur terre vous chantons.
Mère plus vaste que les cieux, * Vierge plus sainte que les Chérubins * et plus vénérable que l'ensemble du créé, * supplie le Dieu que tu as enfanté * pour nous, les fidèles qui te vénérons.
t. 2
« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé: * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »
Vénérable Etienne, maintenant * que tu jouis purement * des charmes et des délices qui surpassent tout esprit, * là où les Saints en foule exultent auprès de Dieu, * hisse vers toi, par ta sainte médiation, * ceux qui vers toi se réfugient, Bienheureux.
Vers le sommet de tes désirs tu es monté * allégrement, vers Dieu, l'unique bienheureux, * vers la suprême beauté, * vers la vie qui n'aura pas de fin, * vers la lumière sans couchant, * Etienne, vénérable porte-Dieu.
Toi qui fus, dès la tendre enfance, consacré, * dans l'assemblée des Moines tu as resplendi, * très-doux Etienne, en vrai soleil * et les rayons que tu émets * sont les vertus de ta vie, * Père théophore vénéré.
Les Prophètes, qui de loin t'ont reconnue * de leurs regards de voyants, * tous en chœur t'ont désignée * comme la future Mère du Seigneur * et Créateur de l'univers; * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 2
Avec Térence ont resplendi comme l'éclair * la sainte Néonile, , Charbel et Nitas, * Phocas, Théodule, Eunice, Bêl et Hiérax; * pour le Christ ils ont combattu vaillamment * et se sont empressés d'abattre les tyrans, * ces illustres Martyrs victorieux * que nous tous, les fidèles, nous vénérons, * célébrant comme une fête leur brillant souvenir.
Gloire au Père..
Etienne, porte-couronne, ayant reçu * en ton âme la ferveur de l'Esprit saint, * tu rompis avec le monde et pris ta croix; * alors, vénérable Père, au Christ t'unissant * par l'ascèse minutieuse et la pure virginité, * tu fus digne des charismes qui dépassent l'esprit * et de leur trésor tu enrichis le monde entier.
Maintenant...
Vierge Mère toute-pure, ne cesse pas d'implorer * le Seigneur ayant pris chair de tes entrailles immaculées * pour que nous, tes inutiles serviteurs, * nous trouvions grâce, faveur et secours * au jour où il jugera le genre humain comme Dieu, * accordant selon ses mérites à chacun; * car c'est toi notre protectrice au milieu des dangers.

Apostiches de l'Octoèque. Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.
Monique
 
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