Ménées de Novembre

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Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 12:36

16 NOVEMBRE
Mémoire du saint apôtre et évangéliste Matthieu.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4
Celui qui sonde le cœur humain / dans sa divine prescience voyant, / tes sentiments envers lui, saint Apôtre, / t'a séparé du monde, Matthieu, / et délivré de l'iniquité; / alors il fit de toi une lumière pour éclairer / jusqu'en ses confins l'univers / et, sur son ordre, tu rayonnas; / ainsi tu fus digne de rédiger / son Evangile divin; / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Lorsque du rang de publicain / t'appela le Verbe sans commencement / à celui de disciple, Matthieu, / en t'exhortant à marcher avec lui / pour avoir ta part du royaume qu'il te promit, / alors, laissant tout, Bienheureux, / tu quittas le trouble, la confusion, / et d'un pas ferme tu l'as suivi; / à présent, témoin oculaire de notre Dieu, / toi qui es comblé de son ineffable vision, / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Le regard pénétrant / d'un prophète jadis / t'a vu comme pierre sainte roulant / sur la terre pour écraser / les tours de l'égarement; / et le Verbe hypostasié / a fait de toi, Bienheureux, / une lumière du monde, un héraut de justice et de vérité / rayonnant de sa splendeur / émise par le triple Soleil; / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Lorsque vint dans la chair / l'inaccessible Clarté / selon son bon plaisir, pour dissiper / les ténèbres de l'ignorance et de l'erreur, / en serviteur de la divine sagesse tu as suivi, / à son appel, son ordre vivifiant; / tu gardas les préceptes divins / et pour l'Eglise ineffablement / tu fus un luminaire, Matthieu, / une demeure du Christ; / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.
De ta langue de feu / tu consumas toute erreur, / apôtre digne de louange, très-sage Matthieu / qui reçus la visite du Paraclet / lorsque de tout son être il t'illumina; / aussi as-tu comblé d'admiration / l'esprit de tous ceux qui t'écoutèrent parler / lorsque tu annonçais la magnificence du Tout-puissant au peuple; / désormais par toute la terre a retenti / ton message inspiré par notre Dieu; / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.
Gloire au Père, t. 4
Le Christ t'appelant / à l'école du ciel, / tu l'as suivi de tout cœur par divine inspiration, / rejetant d'un seul coup / les occupations terrestres; / et, prenant par obéissance les dispositions / conformes au royaume d'en-haut, / tu laissas la vaine gloire et la vilenie, / de publicain devenant évangéliste, Matthieu, / lumière des cœurs enténébrés, / conducteur des brebis errantes vers le salut, / désormais chaleureux intercesseur / du monde entier auprès de Dieu / et gardien salutaire des fidèles te glorifiant.
Maintenant ... Dogmatique, ou bien ce Théotokion:
Bienheureuse, il a demeuré dans ton sein / corporellement, le Créateur de l'univers, / pour refaire l'homme déchu et fourvoyé par le serpent; / ineffablement tu as enfanté le Verbe Dieu / et délivré de la corruption / par ton enfantement la nature humaine vieillie; / c'est pourquoi nous célébrons ta grâce, Vierge pure, inépousée; / par elle protège et sauve les fidèles te glorifiant.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la première épître catholique de Pierre
(1, 10-12)
Bien-aimés, les prophètes qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée ont fait du salut de vos âmes l'objet de leurs recherches et de leurs méditations. Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ. qui était en eux, quand par avance il attestait les souffrances du Christ et la gloire qui les suivrait, Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce mystère, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Evangile, dans l'Esprit saint envoyé du ciel, mystère sur lequel les anges ont le désir de se pencher.

Lecture de la première épître catholique de Pierre
(2,21-25)
Bien-aimés, le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui «qui n'a pas commis de faute et dans la bouche duquel ne s'est point trouvé de mensonge »; lui qui outragé n’a pas rendu l'outrage, maltraité n'a point fait de menaces, mais s'en remit à celui qui juge justement; lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes en son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice; lui, enfin, «dont les plaies vous ont guéris ». Car vous étiez errants comme brebis, mais à présent vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Lecture de la première épître catholique de Pierre
(4,7-11)
Bien-aimés, la fin de toutes choses est proche. Soyez donc sobres et veillez pour prier. Avant tout, conservez entre vous une grande charité, car «la charité couvre une multitude de péchés ». Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer. Chacun selon la grâce reçue, mettez-vous au service les uns des autres, en bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu'un parle, que ce soit comme les paroles de Dieu; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme par un mandat reçu de Dieu, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen.

Si le Supérieur le désire, on chante la Litie.

Litie, t. 4
De l'océan des vaines illusions / tu repêchas les mortels / à l'aide du roseau de la grâce de Dieu, / Disciple très-digne d'admiration, / te soumettant aux ordres du Maître qui éclaira / ton âme en plénitude et fit de toi / un apôtre, Bienheureux, / le prédicateur sacré de son insaisissable divinité.
La clarté de l'Esprit / sur toi descendit / sous forme de feu et fit de toi, / bienheureux Apôtre, son habitacle divin, / pour chasser vigoureusement / les ténèbres des sans-Dieu / en illuminant le monde par l'éclat / de tes sages paroles, témoin oculaire du Christ.
Sous les éclairs de ton enseignement, / glorieux Apôtre, illuminant / ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'erreur, / tu en fis par la foi / des fils du Maître et de notre Dieu, / dont tu imitas les souffrances et la mort, / et tu devins l'héritier de sa gloire / comme vrai disciple et divin prédicateur.
Gloire au Père, t. 2
Ayant quitté les biens d'ici-bas, / tu t'es mis à la suite du Christ / et, consacré par le souffle du saint Esprit, / tu fus envoyé par lui vers les peuples perdus / pour convertir les nations / à la lumière de la connaissance de Dieu; / ayant achevé ton combat / par amour pour Dieu, tu lui remis / ton âme parmi les multiples tourments. / Bienheureux Apôtre, supplie-le / de nous accorder la grâce du salut.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, / tout entière je la mets en toi / garde-moi sous ta protections.

Apostiches, t. 4
Le clairon de tes paroles a rassemblé / tous les hommes vers la connaissance de Dieu; / tu as chassé de la terre les assemblées de l'erreur, / Disciple très-digne de nos chants, / et dirigé les cœurs des fidèles vers l'unité; / désormais tu intercèdes pour que les croyants / qui célèbrent ta mémoire vénérée / soient délivrés des funestes dangers.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Il a fait de toi un puissant guerroyeur, / contre l'erreur, saint Apôtre, / celui qui t'arma de la langue enflammée de l'Esprit, / le Christ notre Dieu / dont tu reçus la grâce en brillant trophée; / intercède auprès de lui, pour que soient délivrés / des funestes dangers les croyants / qui célèbrent ta mémoire vénérée.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Penché sur les profondeurs de l'Esprit, / saint Apôtre, tu as saisi / l'intarissable trésor, où tu puisas / l'abondante grâce que, / par l'Evangile, tu distribues à nous tous /; désormais tu intercèdes pour que les croyants / qui célèbrent ta mémoire vénérée / soient délivrés des funestes dangers.
Gloire au Père, t. 6
Du plus profond de l'infamie / à la plus haute cime des vertus, / comme un aigle de haute volée, / tu es monté merveilleusement, / illustre apôtre Matthieu; / et celui qui a couvert les cieux de son renom, / celui qui a comblé la terre de sa connaissance, le Christ, / tu l'as suivi pas à pas, / tu t'es montré en toutes choses son imitateur enflammé, / annonçant l'évangile de la paix, / de la vie et du salut / aux fidèles dociles à ses préceptes divins; / sur leur chemin guide-nous / pour être agréables au Créateur et te dire bienheureux.
Maintenant ...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, / Vierge pure, en sortant de ton sein, / s'est revêtu de tout mon être / pour délivrer Adam de l'antique malédiction; / c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, / nous ne cessons de t'adresser la salutation angélique: / Souveraine, réjouis-toi / qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaire, t. 3
Saint apôtre et évangéliste Matthieu, / intercède auprès du Dieu de miséricorde, / pour qu'il accorde le pardon de nos péchés à nos âmes.
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, / Médiatrice du salut pour le genre humain; / dans la chair qu'il a reçue de toi / ton Fils, notre Dieu, / a daigné souffrir sur la croix / pour nous racheter de la mort, / dans son amour pour les hommes.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Le premier qui rédigea l'Evangile du Christ, / illuminant ainsi l'entière création, / Matthieu, le très-sage disciple, l'excellent initié, / honoré maintenant par des cantiques sacrés, / procure la rémission de leurs péchés / aux fidèles qui le vénèrent de tout cœur.
En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu / demeurée vierge même après l'enfantement, / nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, / car tu offres aux pécheurs ton secours; / en toi nous trouvons, / Vierge toute-pure, le salut au milieu des périls.

Cathisme II, t. 3
Resplendissant par les œuvres de la vraie foi, / tu as fait pâlir toute erreur; / sans te laisser vaincre, tu as prêché / à tous l'Evangile du Christ; / l'Eglise, tu l'as splendidement parée; / saint apôtre Matthieu, prie le Christ notre Dieu / d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
De la nature divine il ne fut pas séparé / en s'incarnant dans ton sein; / mais, se faisant homme, demeura Dieu, / le Seigneur qui te conserva ton irréprochable virginité, / ô Mère, après l'enfantement tout comme avant; / prie-le sans cesse de nous accorder la grâce du salut.

Après le Polyéléos, si l'on célèbre une vigile, on chante le mégalynaire suivant. Pour les versets, voir au 30 Novembre.
Mégalynaire
Nous te magnifions, / Apôtre du Christ, évangéliste Matthieu, / vénérant les épreuves et la passion / que tu as souffertes / pour annoncer l'évangile du Christ,

Cathisme, t. 8
Parcourant le monde jusqu'à ses confins, / illustre Apôtre du Seigneur, ta voix sage / a clairement prêché à tous la connaissance de Dieu / et transformé en savoir l'ignorance des païens, / faisant briller la lumière sur les ténèbres de l'erreur; / saint apôtre Matthieu, intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui célèbrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, / nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines; / car en toi le feu de la divinité fit sa demeure / et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; / aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, / nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint / et nous unissons nos voix pour te crier: / Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de ton Apôtre ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Fidèles, tressons une couronne de cantiques en ce jour / pour honorer la mémoire de l'apôtre et évangéliste Matthieu; / car, ayant rejeté le joug et l'or du publicain, / il s'est mis à la suite du Christ / en prédicateur de l'évangile divin; / c'est pourquoi son message a retenti / par toute la terre, selon la prophétie, / et il intercède pour le salut de nos âmes.

Canon de la Mère de Dieu, puis ce canon de l'Apôtre, œuvre de Théophane. Catavasies: Ma bouche s'ouvrira.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira / et s'emplira de l'Esprit saint: / j'adresse mon poème à la Mère du Roi; / et l'on me verra, en cette fête solennelle, / chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Donne-moi en abondance / la grâce qui demeure en toi, / illustre Matthieu, serviteur du Christ, / pour que je puisse chanter brillamment / tes merveilles avec allégresse.
Tu délaissas complètement / la confusion des choses d'ici-bas, / lorsque tu entendis la voix du Verbe incarné / et tu devins alors, Bienheureux, / dispensateur de grâce et prédicateur inspiré.
Ayant vu de tes propres yeux, saint Apôtre, / le Verbe du Père éternel, / tu en devins l'excellent serviteur / et tu parcourus le monde pour annoncer / à tous les peuples la bonne nouvelle de sa venue.
Tu as annoncé que la mort n'est plus, / que la corruption a pris fin / et que la vie s'est manifestée, / puisque, demeurant dans le sein virginal, / l'Infini a recréé le monde.

Ode 3
« Garde sous ta protection, / ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, / tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; / dans ta gloire divine, / accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
De tes Apôtres tu as fait, / Verbe de Dieu, les luminaires de la vie / chassant les ténèbres des sans-Dieu / et de ta gloire divine, Seigneur, / illuminant le monde entier.
Protégeant de ton armure, / Sauveur, l'excellent apôtre Matthieu, / tu l'as rendu plus fort que les tyrans, / Seigneur ami des hommes, et lui permis / de mettre fin au mensonge des faux-dieux.
Le message de ta langue enflammée / a consumé les stèles des démons, / Matthieu, instrument divin du Paraclet / qui as prêché le Christ / comme Verbe hypostasié.
Matthieu, ce trompette aux divines pensées / faisant retentir l'enseignement divin, / sur les peuples a répandu le vif éclat / de la Trinité, en leur révélant aussi, / Vierge pure, l'incarnation du Verbe en toi.

Cathisme, t, 8
Comme disciple et chandelier de la Clarté, / comme témoin oculaire du Verbe divin, / nous te louons tous, saint Apôtre du Seigneur; / car, ayant tendu les filets de la grâce, / tu as pris sur son ordre les poissons mystiques; / c'est pourquoi les nations, par la force de l'Esprit, / furent pêchées, puis instruites de la foi; / toi l'illustre initié aux mystères du ciel, / intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui vénèrent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ...
Ayant renoncé à ta richesse de publicain / pour chérir le Christ, en ami de la piété, / tu as brillé sur le monde comme un luminaire, saint apôtre Matthieu, / en devenant le disciple du Christ et le héraut de la foi. / Réunis en ce jour, nous honorons comme il se doit / et célébrons fidèlement ton souvenir en chantant: / Intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Chantons l'arche nouvelle et la porte du ciel, / la montagne sainte, la nuée lumineuse, / l'échelle céleste, la délivrance d'Eve, le Paradis mystique / et l'immense trésor de tout l'univers; / car en elle le salut fut accompli, / de son ancienne dette le monde fut acquitté; / c'est pourquoi nous lui crions: supplie le Christ notre Dieu / d'accorder la rémission de leurs péchés / à ceux qui adorent ton Fils et se prosternent devant lui.

Ode 4
« L'ineffable projet divin / de ta virginale incarnation, / Dieu très-haut, le prophète Habacuc / l'a saisi et s'écria: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
A l'école de ton Verbe hypostasié, / c'est à la sagesse du monde qu'a mis fin, / ô Dieu, le Disciple ayant vu ton reflet divin; / alors, à haute voix il s'écria: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Le Christ lui-même t'ayant dit bienheureux, / quel éloge pourrions-nous t'ajouter? / Nul mortel n'est capable d'exprimer / par sa parole la grâce ayant fleuri en toi, / admirable théologien.
Ayant observé la pureté, / l'intégrité de ton esprit, / comme une lampe le Très-Haut / l'a mis en haut du chandelier / pour que les ténèbres en soient illuminées.
De sa bassesse tu as relevé / la nature des mortels / en enfantant la force du Très-Haut, / Mère pure et bénie, / comme nous l'enseigne Matthieu.

Ode 5
« L'univers est transporté / par ta gloire divine, ô Vierge inépousée, /
car tu as porté dans ton sein / le Dieu transcendant / et tu mis au monde un Fils intemporel / qui accorde le salut / à ceux qui chantent ta louange. »
Disciple ayant reçu / la grâce du très-saint Esprit, / tu fus une demeure de Dieu, / toi qui enseignas divinement / la clarté de sa connaissance et fus chargé / d'exposer par écrit l'enseignement du Christ, / en témoin oculaire choisi par lui.
Ta langue est devenue / le roseau du Paraclet / procurant la rédemption divine / à qui en reconnaît la seigneurie / et dans les âmes des sages insufflant / le savoir céleste, / saint apôtre Matthieu.
Rayonnant du pouvoir des guérisons / et de miracles étonnants, / le Christ t'envoya dans le monde / pour fouler aux pieds la force des démons / et répandre la clarté / sur les âmes des fidèles te chantant / comme le héraut de la paix.
Vierge est demeurée / celle qui enfanta virginalement / le Fils intemporel ayant revêtu / la nature des humains / pour la sauver de la corruption / par sa Passion corporelle, / comme l'enseigne l'Apôtre divin.

Ode 6
«J'ai sombré au plus profond de l'océan / et je fus englouti / sous la houle de mes nombreux péchés, / mais toi, ô Dieu d'amour, / à la fosse tu arraches ma vie. »
Le publicain de jadis, / l'excellent disciple Matthieu / fut transformé en évangéliste, / par ton pouvoir souverain, / lorsqu'il t'a suivi, Dieu tout-puissant.
Grâce aux paroles de ton Evangile / dont les âmes sont nourries, / la multitude des nations / est dirigée vers la haute cime des vertus, / bienheureux apôtre Matthieu.
Dans ses filets divinement tressés / le saint disciple Matthieu / pêche l'ensemble des croyants / sans cesse dirigés / vers ta connaissance, Bienfaiteur.
Ton enfantement virginal / du Créateur de l'univers / sans semence ni corruption, / Toute-pure, est décrit / par l'évangéliste Matthieu.

Kondakion, t. 4
Ayant secoué ton joug de publicain, / c'est celui de la justice que tu as pris / et tu fis une excellente acquisition / en te procurant comme trésor la sagesse d'en-haut; / tu as prêché la parole de vérité / et réveillé les âmes des indolents / en décrivant les circonstances du jugement.

Ikos
L'ennemi me tyrannise sans répit, / il arrache de mon âme le bon grain; / mais toi-même, puisque tu as donné / la semence de tes prières, saint Matthieu, ami du Christ, / prends-moi à ton service / et fais de moi ton chantre, si faible que je sois, / le narrateur de tes nombreux et sublimes exploits, / de ton amour envers le Christ, / de la ferveur avec laquelle tu as tout quitté / pour le suivre aussitôt qu'il t'appela, / toi qui fus en ce monde le premier évangéliste / et décrivis les circonstances du jugement.

Synaxaire
Le 16 Novembre, mémoire du saint apôtre et évangéliste Matthieu. «Même les publicains, tu les sauves, mon Dieu;
Jésus, je te rends grâces» s'écriait Matthieu,
supportant le martyre en l'ardente fournaise.
L'apôtre infatigable fut brûlé le seize.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, / les fidèles du Dieu très-haut, / mais affrontèrent généreusement / le feu qui les menaçait; / et ils chantaient dans la fournaise: / Seigneur digne de louange, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Tu fus l'empreinte, Matthieu, / du Reflet primordial / comme disciple embrasé / par les rayons divins / de celui pour qui tu psalmodiais: / Seigneur très-digne de nos chants, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme serviteur / de la parole, Bienheureux, / c'est dans les tabernacles divins / où demeure le Christ / que, selon sa promesse, t'a logé / le Seigneur de nos Pères, le souverain / et seul Dieu de l'univers.
Les maladies sont repoussées / et la multitude des démons / est mise en fuite, saint Matthieu, / par les charismes de l'Esprit divin / dont tu es pourvu / et qui te permettent de chanter: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Dans ton récit divin, / saint Apôtre, tu as décrit / la Vierge toute-digne de nos chants / qui enfanta le Créateur de l'univers, / celui pour qui nous chantons tous: / Seigneur loué par-dessus tout, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Les nobles Jeunes Gens furent délivrés de la fournaise / par celui qui est né de la Mère de Dieu; / ce qui jadis n'était qu'une image / maintenant devient réalité, / puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: / Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, / à lui haute gloire, louange éternelle. »
Saint Matthieu, divinisé / par sa constante inclination vers toi / et devenu par adoption / ce que par nature, ô Maître, tu étais, / entraîna la terre entière à chanter pour toi: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Le Verbe envoya ce théologien / comme un éclair à la terre habitée / pour chasser les ténèbres et répandre sur les nations / les clartés de l'enseignement divin / et leur permettre de chanter: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Grâce à la pureté / de ta parole et de ton esprit, / il te fut donné de converser avec Dieu; / ayant triomphé de la matière, tu t'es approché de lui / pour t'unir à lui et psalmodier: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Pour le bien du genre humain / le Verbe a daigné prendre corps; / et le Seigneur a franchi la porte de la virginité / en nous révélant la divine maternité; / aussi nous chantons pour lui: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, / tenant sa lampe allumée, / que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie / la sainte fête de la Mère de Dieu / et lui chantent: Réjouis-toi, / ô bienheureuse et toujours-vierge, / sainte Mère de Dieu. »
Tu as reçu le diadème divin / de la splendeur mystique; / orné par la main du Tout-puissant / de la couronne de majesté, / tu resplendis en son royaume / avec les Anges devant le trône du Christ, / bienheureux apôtre Matthieu.
L'arbre de vie, tu l'as trouvé, / toi le héraut du Dieu vivant / ayant annoncé joyeusement / la venue en ce monde de la Vie; / l'arbre de la science ne t'a pas troublé l'esprit, / mais tu es resté, Bienheureux, / l'inébranlable et solide base de l'Eglise.
Tu as orné de ton Evangile / comme d'un diadème, Bienheureux, / l'Eglise, cette épouse du Christ, / qui fête joyeusement / ta sainte mémoire en ce jour; / prie le Seigneur de la sauver / de tout malheur et des funestes périls.
Sans quitter le sein du Père éternel, / le Verbe sans commencement, notre Dieu, / comme Matthieu l'écrit en son Evangile, / a pris chair de toi, Vierge digne de nos chants, / revêtant complètement / toute la nature des humains, / dont il assuma les attributs.

Exapostilaire (t. 3)
Ayant secoué ton joug de publicain, / tu as suivi sagement le Christ, saint Matthieu; / ayant marché sur ses traces admirablement, / tu devins l'initié de ses mystères divins, / héritant sa gloire et prenant part à son royaume dans les cieux.
Tes mains très-saintes, Vierge Mère de Dieu, / celles dont tu portas le Créateur, / élève-les en prière pour nous, / le suppliant de nous sauver / de toute épreuve des démons / et de nous accorder les biens à venir / en l'au-delà, ô Vierge tout-immaculée.

Laudes, t. 4
Tu resplendis, des rayons de l'Esprit, / saint Apôtre, / comme un soleil tout brillant de clarté; / et la lumière de la connaissance de Dieu, / tu la projetas sur le monde entier, / Bienheureux, pour dissiper l'obscurité, / les ténèbres des multiples faux dieux / par ta divine prédication; / c'est pourquoi nous célébrons en ce jour / ton admirable et lumineuse festivité / comme une source de sainteté. (2 fois)
Parvenu au sommet / de la connaissance de Dieu, / tu reçus la lumière de l'Esprit / qui t'apparut sous forme de feu / et, de ta langue enflammée, tu as consumé / le bois des multiples faux dieux; / c'est pourquoi nous te glorifions comme apôtre divin, / célébrant en ce jour ta mémoire sacrée.
Par toute la terre habitée / tu fis retentir saintement / le tonnerre de tes enseignements salutaires; / et l'entière création, / tu l'as purifiée de l'idolâtrie; / tu répandis sur les peuples la clarté / de l'Evangile du Christ / et, dans la grâce ayant démoli / les temples bâtis pour les faux-dieux, / tu édifias, Bienheureux, / des Eglises pour la louange de Dieu.
Gloire au Père, t. 8
Fidèles, en ce jour battons des mains, / rythmant des cantiques en souvenir / du saint apôtre et évangéliste Matthieu; / car il s'est défait de son joug, / il a quitté ses richesses de publicain, / pour suivre le Christ et prêcher l'Evangile divin; / c'est pourquoi son message a retenti / par toute la terre, comme le Prophète l'a dit, / et désormais il intercède pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: / délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Grande doxologie. Tropaire, litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 12:55

17 NOVEMBRE
Mémoire de notre Père dans les Saints
Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée.




VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Comment, Grégoire, vais-je donc te qualifier? / actif, puisqu'au pouvoir de l'esprit / tu as soumis sagement les passions; / contemplatif, pour avoir récolté / la sagesse comme fruit; / initié aux enseignements célestes et visionnaire divin; / pontife très-saint, thaumaturge merveilleux. / Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Comment t'appeler, Père saint? / conducteur des égarés, / médecin des malades, fournisseur généreux / des biens utiles aux quémandeurs, / vigoureux pourchasseur des démons, / entraîneur des chrétiens au combat des martyrs; / admirable Père en qui les charismes prophétiques ont resplendi. / Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Comment, Grégoire, vais-je donc t'appeler? / tenace destructeur de l'impiété, / définiteur de la foi et docteur des nations; / invincible champion de la paix, / imbattable liquidateur des conflits, / anachorète qui des montagnes où tu vivais / voyais ce qui se passait dans les cités. / Intercède pour le salut de nos âmes. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
Sagement plongé dans les profondeurs de la contemplation, / saint Pontife du Christ, / tu fus initié à la divine manifestation de la Trinité; / et, fixant sur le Christ notre Dieu / l'inflexible regard de ton esprit, / tu fis jaillir l'océan des miracles sur nous; / tu as changé en pierre / la nature liquide des eaux; / et le gardien du temple, tu l'as détourné des ténèbres de l'erreur; / tu persuadas les persécuteurs de croire à la vérité / et leur apparus comme un pilier des vertus; / tu fus paré du nom de thaumaturge. / C'est pourquoi, nous t'en prions, / ne cesse pas / de supplier le Sauveur en notre faveur / pour le salut de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Ayant glissé dans le gouffre de mes pensées, / soumis à la séduction du Trompeur, / j'ai recours en ma misère, / divine Epouse, à ta merveilleuse compassion, / Vierge pure, à ta chaleureuse intercession; / arrache-moi aux épreuves, aux tentations, / sauve-moi, Toute-sainte, des attaques du Démon, / afin que je te chante avec amour, / te glorifie et me prosterne devant toi, / te magnifiant, notre Dame, bienheureuse en tout temps.
Stavrothéotokion
Te voyant sur la croix / suspendu au milieu des larrons, / la virginale Mère qui t'enfanta / sans douleurs ni corruption, / Seigneur, en son âme fut percée / par la terrible flèche du chagrin / et, pleurant amèrement, / elle en eut le cœur vulnéré, / se déchira le visage sans pitié, / versa de chaudes larmes et, se lamentant, / Sauveur, te demanda: / Hélas, doux trésor de mon cœur, / comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Après les Apostiches de l’Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
La vigilance divine te fut donnée / à l'instar de Daniel: / comme le songe à celui-ci, / te fut révélé le mystère de la foi, / vénérable Père; c'est pourquoi / nous te prions d'intercéder pour nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
A la parole de l'Archange que tu reçus, / tu devins le trône des Chérubins / et tu as porté dans tes bras, / Mère de Dieu, l'espérance de nos âmes.
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, / celle qui t'enfanta s'écria: / Ô mon Fils, quel étonnant mystère frappe mes yeux, / comment peux-tu mourir en ta chair, / suspendu à la croix, toi qui donnes la vie?

Tropaire, t. 8
Vigilant dans la prière et assidu à l'œuvre des miracles, / tu as mérité par ces vertus le nom que tu portais; / Père Grégoire, prie le Christ notre Dieu / d'illuminer nos âmes, pour que nous évitions / de nous endormir dans le péché qui mène à la mort.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Thaumaturge Grégoire, voici mon éloge.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti / grâce au bâton de Moïse / autrefois, merveilleusement, / lorsqu'en forme de croix / il frappa la mer et la fendit, / mais il sauva Israël qui put fuir / et passer à pied sec / en chantant un cantique au Seigneur. »
De tes miracles manifeste / le pouvoir divin pour moi aussi, / Père Grégoire, en ce moment, / me délivrant de l'abîme du péché, / vénérable Père, et m'éclairant / de ta splendide clarté, / afin que je puisse te chanter / une louange vraiment digne de toi.
Etant sage, sensé, diligent, / bienheureux Père Grégoire, / tu as préféré / la noblesse de l'âme / aux voluptés de la chair, / recueillant laborieusement / les enseignements de la sagesse, / dont se nourrit cette proche compagne de Dieu.
Le funeste serpent, / t'ayant vu, saint Grégoire, / prendre la chasteté comme sœur, / comme auxiliatrice des vertus, / souleva les méchants contre toi, / mais par ta longanimité / tu les confondis en guérissant / une femme sous l'emprise des passions.
Passant ta vie à l'étranger, / vénérable Grégoire, / tu t'es montré aux yeux de tous / digne d'honneurs pour ta vertu, / ta piété et ton amour de Dieu, / dont tu as reçu / ton fameux pouvoir des miracles, / qui te fit briller comme un soleil sur le monde.
Sur la racine royale, / Vierge pure, tu as poussé / et d'inexplicable façon / tu enfantas le Christ notre Roi, / le Verbe de Dieu, / lorsque l'unique personne / en deux natures prit chair ineffablement / de tes chastes entrailles.

Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux / et tu fondas la terre sur les eaux; / ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, / car nul n'est saint / hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Ayant purifié ton esprit, / Grégoire, de la houle des passions / et l'ayant rempli de sage contemplation, / tu devins une magnifique demeure de la sagesse, / possédant comme richesse le don de prophétie.
Ayant médité, Bienheureux, / l'Ecriture divinement inspirée / et sagement choisi une vie aux formes variées, / en toi-même tu as sagement reproduit, / Grégoire, l'unique image de la vertu.
Le Pontife initié / par divine mystagogie / au mystère de la théologie / nous en éclaire pour que nous adorions / la Trinité consubstantielle, coéternelle, incréée.
Guidé par le Dieu que tu cherchais de tout cœur, / tu avais pour mystagogues Marie, / la pure Mère de Dieu, / et le fils du Tonnerre, / qui te firent voir la lumière de la divine Trinité.
En toi, Vierge pure, nous tous, / nous avons reconnu le bâton ayant produit / le Christ, cette fleur d'immortalité, / et l'encensoir d'or, puisqu'en tes bras, / Bienheureuse, tu portas la braise de l'Etre divin.

Cathisme, t. 3
Par tes œuvres, tu devins un nouveau Moïse, ayant reçu / de la mystique théophanie / sur la montagne les tables de la foi, / donnant aux peuples comme règle la piété / envers le mystère de la sainte Trinité; / c'est pourquoi nous vénérons, nous les fidèles, ta mémoire sacrée, / demandant par toi, Grégoire, la grâce du salut.
Théotokion
Du Verbe tu es devenue / le tabernacle divin, / Vierge Mère tout-immaculée / qui dépasses les Anges en sainteté; / plus que tous je suis couvert de boue, / souillé par les passions charnelles; / aux flots divins purifie-moi, / toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, / la virginale Génitrice du Verbe divin, / lorsqu'elle vit suspendre sur la croix / le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, / dans ses larmes de mère s'écria: / Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, / toi qui de ses passions infâmes veux sauver la condition humaine!

Ode 4
« C’est toi ma force, Seigneur, / toi ma puissance, / toi mon Dieu et mon allégresse; / sans quitter le sein du Père, / tu as visité notre pauvreté; / aussi avec le prophète Habacuc je te crie: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.»
En bonne terre, ayant reçu / la semence du Verbe, Père saint, / tu la multiplies au centuple, / comme l'Evangile le dit, / puisqu'à Dieu maintenant tu mènes encore par ta doctrine / les fidèles lui chantant: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Ta vie resplendissante comme l'éclair / mit en fuite l'égarement des démons, / car leurs ténèbres ne purent soutenir / l'éclat de ta vertu; / et le gardien du temple de l'erreur, / roulant comme une pierre, / tel une gemme en fut illuminé.
Tu méritas de contempler / la nuée de la divine clarté / et, comme Moïse avait reçu / la loi écrite par Dieu, / tu fus initié à l'exacte théologie; / alors tu en devins un législateur, / vénérable Grégoire, pour l'Eglise du Christ.
Tu évitas le bavardage des rhéteurs / et, brillant du verbe de la grâce, / tu as acquis contre les démons / le même pouvoir que les Apôtres, / vénérable Père Grégoire, / car le prince des ténèbres s'enfuit / en présence de ton éclat fulgurant.
De loin te préfigurait, / Toute-pure, l'arche ayant reçu / la loi écrite par Dieu, / puisqu'en ton sein tu as conçu / ineffablement le Verbe source-de-vie / qui rassasie les âmes des fidèles chantant: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé / loin de ta face, Lumière inaccessible? / Malheureux que je suis, / les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; / fais-moi revenir, je t'en supplie, / et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Grâce au labeur de tes discours / tu hersas les cœurs stériles / pour y déposer / la divine semence et présenter / comme fruit multiple, / Pontife saint, le salut des croyants.
Phédime, le pontife divin / enflammé de zèle pour Dieu, / te consacre évêque, Père saint, / en se confiant avec foi / en celui qui voit tout / de même qu'en la sainteté de ta vie.
Sous les flots de tes enseignements / tu as éteint les foyers des faux-dieux / et par ta doctrine tu as affermi les croyants, / t'élevant au sommet de la contemplation / à l'instar de Samuel le voyant / et te montrant comme un arbre à tes persécuteurs.
Me délivrant de tout mal / par tes prières, Pontife divin, / déchire la cédule de mes péchés: / comme prêtre, en effet, / tu as reçu de Dieu / le pouvoir de remettre les péchés.
Ô Vierge, en ta virginité / tu resplendis de la plus pure beauté / et de la première Eve tu as recouvert / la honte et la difformité / en enfantant le Christ qui accorde / la tunique d'immortalité aux fidèles te glorifiant.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, / malgré le nombre de mes péchés; / retire-moi de l'abîme du mal, je t'en supplie; / c'est vers toi que je crie; / Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Par miracle tu asséchas l'étang fratricide / dont deux frères se disputaient la possession / et tu arrêtas l'élan du fleuve en y plantant / le bâton qui sur-le-champ / devint un arbre, par divine volonté.
Le zèle de Dieu, / saint Grégoire, te dévorait: / ne supportant pas de le voir insulté, / par tes prières tu fis exterminer / le peuple aux vaines pensées.
Le misérable fils d'Israël, / cet impie qui voulait t'anéantir, / fut lui-même mis à mort, / Dieu glorifiant, Grégoire, en toi / l'observateur de ses commandements.
L'Esprit créateur s'est posé sur toi / et le Verbe de Dieu a logé dans ton sein, / Vierge toute-pure, et s'est fait chair / sans qu'on puisse l'expliquer, / demeurant ce qu'il était, sans changement.

Kondakion, t. 2
Très-sage Grégoire ayant reçu / le pouvoir de nombreux miracles, / tes prodiges ont effrayé les démons / et tu éloignas des hommes les maladies; / c'est pourquoi de Thaumaturge tu reçus, / à cause de tes œuvres, l'appellation bien méritée.

Ikos
Par où vais-je entreprendre son éloge, constatant / la multitude de ses œuvres prodigieuses à l'excès? / Hélas, je suis incapable de commencer / par la Vie de ce Vénérable, qui surpasse tout esprit. / J'hésite à partir de ses miracles, puisqu'ils sont / plus nombreux que les grains de sable de la mer; / c'est pourquoi de Thaumaturge il a reçu, / à cause de ses œuvres, l'appellation bien méritée.

Synaxaire
Le 17 Novembre, mémoire de notre Père dans les Saints Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée.
De son vivant, Grégoire opéra des miracles:
d'en faire plus encore il obtient le licet
du Maître qui l'accueille aux divins tabernacles.
En novembre il achève ses jours, le dix-sept.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu / troubla le feu à Babylone autrefois; / c'est pourquoi les Jeunes Gens / dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, / comme en un pré fleuri, et ils chantaient: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
La fierté des Pères, / la gloire des Docteurs, / le flambeau de l'Eglise, / l'inébranlable colonne de la foi, / c'est bien toi, Grégoire, qui chantais: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Resplendissant de miracles, / tu as éclairé le monde entier; / c'est pourquoi dans notre assemblée / nous te disons bienheureux, / nous qui jouissons de tes paroles et chantons: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Pour tous ceux qu'affligeait la maladie / tu fus une source de guérisons, / car en abondance fut répandue / sur tes lèvres la grâce du pouvoir merveilleux / qui nous incite à chanter: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Maintenant l'univers est comblé / de lumière divine grâce à toi, / Toute-pure, car tu as paru / comme la porte par laquelle notre Dieu / est venu en ce monde illuminer les fidèles chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, / dans sa fureur le tyran des Chaldéens / fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur, / mais, lorsqu'il les vit sauvés / par une force plus puissante, il s'écria: / Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur / et vous, prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Nous qui sommes, grâce à toi, / richement éclairés par la splendeur / de la sainte et consubstantielle Trinité / et célébrons ta fête en ce jour, / Grégoire, nous demandons d'être illuminés / par ta grâce de thaumaturge, afin de chanter: / Prêtres, bénissez le Seigneur, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Bienheureux Père, ayant reçu, / tel un miroir tout neuf, les rayons / de la souveraine divinité, / tu as éclairé le monde, en renvoyant / les reflets de sa lumière / sur les fidèles orthodoxes qui chantaient: / Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
La divine protection / te conserva pour les fidèles / comme un fondement de la foi, / toi qui sur la montagne / comme un autre Moïse légiférais, / enseignant à chanter: Bénissez, / vous les prêtres, le Créateur et Sauveur, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
De la lumière sans déclin, / Toute-sainte, tu fus la demeure, / car tu as brillé d’éclat virginal, / et tu as illuminé ceux qui de toute leur âme / te reconnaissent pour la Mère de Dieu et s'écrient: / Jeunes gens, bénissez le Christ / et vous, prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur / et les confins de la terre furent frappés d'étonnement / lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; / et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: / ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Ayant brillé par l'éclat de ton excellente vie, / tu es proche à présent de la grande lumière, / couronné comme vainqueur pour tes miracles divins, / Père vénérable, Grégoire, pontife et thaumaturge, / flambeau de l'Eglise et joyau de la vraie foi.
Supplie le Seigneur de diriger à présent, / Thaumaturge, par ton intercession, / le sacerdoce royal, choisi et sanctifié; / puissent les fidèles célébrant ta mémoire / trouver grâce à toi le royaume d'en-haut!
Ayant repoussé victorieusement les attaques des démons / et maîtrisé le souci de la chair, / en prêtre saint, innocent, immaculé, / revêtu de l'ornement de la justice, tu te tiens maintenant, / bienheureux Thaumaturge, avec confiance devant le trône de notre Roi.
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, / toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon / le Verbe très-bon que le Père a proféré / de son sein avant les siècles, car il est bon, / et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.

Exapostilaire, t. 2
Amis de la fête, célébrons / par des cantiques divins / Grégoire, le pontife renommé / pour ses nombreux miracles dans tout l'univers, / afin d'obtenir par ses prières la rémission de nos péchés.
Celui qui jadis fut jaloux / de ma vie divine et bienheureuse au Paradis, / le perfide et cruel ennemi / qui me fit chasser de l'Eden / est mis à mort, ô Vierge, par ton enfantement.

Laudes, t. 5
Réjouis-toi, qui t'illustras par ta sainte théologie, / colonne de l'Eglise, son ferme docteur, / admirable instrument du Paraclet, / esprit céleste, cithare de l'Esprit, / sublime pasteur et toi-même doux agneau, / brebis chérie du suprême Pasteur, / fontaine d'où jaillissent la doctrine et les flots de guérisons, / pontife Grégoire, prie le Christ d'accorder à nos âmes la grâce du salut. (2 fois)
Réjouis-toi, splendeur des pontifes sacrés, / brillante demeure des vertus, / soutien de l'Eglise et modèle de dignité sacerdotale, / fleuve regorgeant des flots divins / dont s'abreuve la terre entière pour donner / en abondance les fruits spirituels du salut / et qui nettoient le bourbier des hérésies, / Ange terrestre, homme du ciel, / bouche méditant la loi de Dieu, / Grégoire, digne héritier de celui / qui offre au monde la grâce du salut.
Sous les pluies de tes prières sacrées / tu fis sécher un étang / qui entre frères était source de conflit; / au moyen d'un bâton changé en arbre, tu barras / par grâce divine le cours d'un fleuve débordant, / Grégoire, et détruisis les autels des démons; / par la chaleur de tes prières vers Dieu / tu fis cesser la froidure de l'impiété; / par tes miracles tu affermis les âmes, pour les mener / au Bienfaiteur de l'univers, dont tu reçus le salaire mérité; / prie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 8
Par respect pour l'Evêque si fameux / par ses miracles, même les choses inanimées / ont subi de prodigieuses transformations: / un étang fut asséché / pour ramener entre deux frères la paix; / un bâton devint un arbre et freina le courant; / un rocher par sa parole fut déplacé / et de l'incroyance fit passer / les spectateurs vers la connaissance de Dieu; / par elle veuille le Seigneur / accorder à nos âmes la grâce du salut!
Maintenant … Théotokion
Ta protection, Vierge Mère de Dieu, / nous est un remède spirituel / qui assure à nos âmes la délivrance des maladies.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit en sa chair suspendu à la croix / le Verbe, l'Agneau de Dieu, l'Emmanuel, / l'unique Brebis, la seule Vierge sans défaut / se mit à pleurer, consumée de chagrin.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Elu par Dieu au sacerdoce et revêtu / de l'ornement divin reçu d'en haut, / des fils de l'incroyance tu as fait / des enfants de lumière, les héritiers de notre Dieu, / car sur tes lèvres la grâce de la sagesse fut répandue / et de miracles étonnants tu fus l'auteur; / au jour de ta mémoire prie le Christ notre Dieu, / bienheureux Grégoire, en faveur de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Sauve de tout danger tes serviteurs, / Mère de Dieu et Vierge bénie, / afin que nous puissions te glorifier / comme l'espérance de nos âmes.
Stavrothéotokion
Voyant crucifié le Maître de la création, / la Souveraine immaculée s'écria dans ses larmes: / Hélas, divin Fils, comment souffres-tu, / toi l'impassible Dieu, ces douleurs? / Et les Anges ont tremblé d'effroi / à voir le mystère de ton ineffable crucifixion, / Jésus tout-puissant, / Sauveur de nos âmes.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 13:40

18 NOVEMBRE
Mémoire des saints martyrs Platon et Romain.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Plein de nobles sentiments, tu supportas / avec courage, Platon, / l'arrachement des membres, les affreuses mutilations, / l'insoutenable feu, la faim et la mort, / en quête d'une gloire qui ne passera jamais, / celle qui te fut réservée pour les siècles, / et contemplant d'avance l'éternelle félicité.
Surmontant la faiblesse des sens / et vers la vie suprême élevant ton esprit, / d'un cœur magnanime aux divines pensées, / des choses visibles tu méprisas / la bassesse, le vil prix; / c'est pourquoi, déchiré, consumé par le feu, / tu l'enduras avec courage, saint Martyr, pour le Christ.
Ayant mis en échec, par grâce divine, / toute irruption de l'ennemi / et les persécutions dont tu fus assailli, / tu as ceint la couronne des vainqueurs, / méritant l'allégresse sans fin / et la splendeur ineffable de Dieu; / prie-le d'accorder à tes chantres la rémission de leurs péchés.
t. 4
Trempé par l'ascèse, / aiguisé par le combat, / enduit par les multiples châtiments, / tu fus le glaive à double tranchant / qui frappa de taille et d'estoc / les phalanges des démons, / divine gloire de la sainte Eglise, illustre Romain, / splendide ornement des Athlètes ayant versé leur propre sang.
Suspendu et déchiré de coups, / enfermé en prison, / la langue arrachée et les joues tailladées, / victorieux Athlète, et recevant / par violente strangulation / ta fin bienheureuse, Romain, / tu es resté immuable avec l'aide du saint Esprit; / c'est pourquoi nous t'acclamons fidèlement.
L'enfant se met à discourir, / il frappe de stupeur les insensés, / resplendit par sa résistance sacrée / et brille par sa mort, en acquérant / la gloire des saints Martyrs, / dont il possédait le zèle pour Dieu; / avec lui, demande pour nous tous la rémission de nos péchés, / saint Romain, admirable et stoïque martyr.
Gloire au Père, t. 6
Admirable, Seigneur, et merveilleux trophée / que celui de ton Martyr: / ayant imité en leur audace les pêcheurs de Galilée / et le fabricant de tentes dans sa théologie, / par ses paroles et ses œuvres il a fait éclater / les fables de Platon et le bavardage des Stoïciens; / dépouillé de sa peau et la tête coupée, / sous les flots de son sang / il étouffa l'ennemi. / Gloire des martyrs ayant prêché avec audace / le nom sublime du Christ, / thaumaturge et bienheureux Platon, / demande-lui d'accorder à nos âmes / la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, / qui a fait croître le fruit de vie; / notre Dame, nous t'en prions: / au milieu des Apôtres et de tous les Saints / intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Voyant un peuple sans loi / injustement te clouer sur la croix, / la Vierge pure, ta Mère, Sauveur, / en eut le cœur vulnéré, / comme jadis l'avait prédit Siméon.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l'impuissance l'audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, les canons de l'Octoèque, puis celui de saint Platon, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche. Je chante largement ton éloge, Platon.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti / grâce au bâton de Moïse / autrefois, merveilleusement, / lorsqu'en forme de croix / il frappa la mer et la fendit, / mais il sauva Israël qui put fuir / et passer à pied sec / en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi qui exultes, Platon, / illustre martyr, avec le chœur des élus / sur l'étendue immatérielle / du royaume éternel, / arrache aux gorges des tentations / et sauve de toute affliction / tes chantres engagés sans retour / sur le chemin qui les porte vers le ciel.
Comme donjon inébranlable / et citadelle fortifiée de la foi, / tu as enduré, Platon, / la cruauté des épreuves / et tu as supporté / la gêne, l'anxiété, / l'étreinte des douleurs, / toi que la grâce de Dieu mit au large.
Ayant montré la résistance, le courage des jeunes gens, / tu secouas sagement / par ton combat de martyr / l'épaisseur d'une chair / vouée à la mort, à la corruption, / pour revêtir la tunique d'immortalité / et te réjouir en présence du Seigneur.
Le Fils unique, le Verbe / qui partage l'éternité du Père, / Vierge toute-pure et bénie, / d'une façon qui dépasse notre esprit / tu l'as mis au monde incarné; / c'est pourquoi nous te disons / Mère de Dieu selon la vraie foi / et pieusement te glorifions.

Ode 3
« Au commencement, tu affermis les cieux par ton intelligence / et tu fondas la terre sur les eaux; / ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, / car nul n'est saint / hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Comme insensible au feu, / avec la plus grande fermeté / tu supportas la flamme brûlante, Bienheureux, / enflammé que tu étais par le zèle de Dieu / et brûlant du feu divin de la foi.
Ayant lutté pour le Christ / avec l'ardeur des jeunes gens, / tu as reçu de lui les dons célestes / et l'immarcescible couronne / dont te voilà ceint, bienheureux Platon.
Etendu sur le bois / ton ferme corps fut labouré / de terribles coups, / mais ton âme a tenu bon, / fortifiée par le désir du royaume et l'amour du Seigneur.
Tu es la porte de clarté / rayonnante des splendeurs de l'Esprit; / par toi le Verbe est descendu vers nous, / Mère de Dieu, pour éclairer / de sa divine lumière les fidèles te chantant.

Kondakion, t. 4
Comme un astre de première grandeur, / illustre Romain, te possédant, / l'Eglise en toute vérité / est illuminée par tes exploits / et glorifie ta mémoire porteuse de clarté.

Cathisme, t. 8
Bienheureux Martyr, sur la plaine des combats / mis au large par ta foi, tu as détruit / glorieusement les pièges de l'ennemi et l'as mis à l'étroit; / ayant mené ta sainte course à bonne fin, / dans l'allégresse tu as atteint la plaine du Paradis; / et l'Eglise, qui brille en ce jour dans la plénitude de la foi, / célèbre ton souvenir et te prie d'intercéder auprès du Christ, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 1
Bienheureux, en jeune homme plein de beauté, / tu as mis en fuite par les peines de ton corps / et par la force de la grâce l'antique ennemi, ce vieux trompeur; / c'est pourquoi l'Eglise entière, d'un même chœur, / célèbre ta mémoire, illustre Platon, / en magnifiant le Christ notre Dieu.
Maintenant ... Théotokion
Gouverne ma pauvre âme, ô Vierge immaculée, / et prends la en pitié, / regarde en quel abîme elle est tombée / sous le poids de mes péchés; / à l'heure terrible de la mort, / Vierge sainte, épargne-moi / les démons accusateurs et la redoutable condamnation.
Stavrothéotokion
Merveille qui suscite l'effroi, / mystère nouveau, s'écria la Vierge pure, immaculée, / voyant le Seigneur étendu sur le bois; / voici condamné à la croix / par des juges iniques, tel un criminel, / celui qui dans sa main fait tourner l'univers!

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, / toi ma puissance, / toi mon Dieu et mon allégresse, / sans quitter le sein du Père, / tu as visité notre pauvreté; / aussi avec le prophète Habacuc je te crie: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.»
Tout entier à l'amour du Créateur, / tu n'as pas ressenti / les peines de ton corps, / te dépouillant de la tunique de peau, / la chair mortelle et soumise aux passions, / pour revêtir, Platon, le manteau / de la sagesse et du salut.
Tu fus le prêtre divin / t'offrant toi-même, saint Martyr, / en holocauste, en parfait agneau, / en sacrifice immaculé, / à celui qui s'immola pour la rédemption universelle; / et tu as méprisé les brûlures de ta chair, / puisque ton âme brûlait d'amour pour le Seigneur.
Imitant les Jeunes Gens de Babylone, / tu n'as pas craint le feu dévorant, / mais avec une fermeté juvénile / tu en as supporté / l'intolérable flamme; c'est pourquoi / avec eux, la demeure toute fraîche de rosée / t'a reçu comme tu le méritais.
Etant de race royale, / tu as mis au monde pour nous / le Seigneur qui domine sur l'univers, / le Verbe fait chair / demeurant Dieu sans changement; / aussi en toute justice et vérité, / Vierge sainte, nous glorifions ta divine maternité.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé / loin de ta face, Lumière inaccessible? / Malheureux que je suis, / les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; / fais-moi revenir, je t'en supplie, / et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Tu n'as pas donné de sommeil à tes yeux / ni de repos à tes paupières / que du sommeil bienheureux, / qui est dû aux bien-aimés chérissant le Seigneur, / tu ne te sois endormi, saint Platon, / lorsque tu fus décapité par le glaive.
Admirable, tu luttas / comme si un autre souffrait dans ton corps / et tu combattis / comme spectateur d'un combat étranger; / car, enflammé par l'amour de ton Dieu, / tu ne t'es pas soucié de tes propres tourments.
Tu as trouvé la richesse et la gloire, / une richesse qu'on ne peut te ravir, / une gloire qui ne passera jamais, / toi qui exultes avec les Anges / dans les demeures célestes, ayant part / à l'immortalité sans limite et sans fin.
Accorde à tes serviteurs, / par tes prières, la rémission des péchés, / les délivrant des tentations, / des périls, de l'affliction / et de l'emprise des hérésies, / divine Mère toute-digne de nos chants.

Ode 6
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, / malgré le nombre de mes péchés; / de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie; / c'est vers toi que je crie; / Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Illustre Martyr, surmontant / les souffrances et les tourments, / tu supportas les entailles dans ta chair; / car ton aide, ton secours / et ta force dans les combats, ce fut le Christ.
Fixant le regard de ton âme / constamment sur la majesté du Créateur / et contemplant son ineffable beauté, / tu as méprisé le vil prix / de ce que l'on peut voir ici-bas.
Comme une arche vivante, / c'est l'Auteur de la loi que tu contins / et, comme un temple saint, / tu as reçu le Dieu saint qui se fit homme, / Toute-pure, pour nous combler de ses bienfaits.

Kondakion, t. 3
Ta mémoire, saint Platon, réjouit le monde entier, / appelant les fidèles vers ton temple sacré; / tous ensemble nous y chantons / avec allégresse tes hauts faits / et dans la foi nous écrions: / Délivre des barbares ce qui fut ta cité.

Ikos
Rejetant la vanité des païens, le sage Platon / a chéri les précieux enseignements des Disciples du Christ; / c'est pourquoi il a reçu l'estime de tous / et fut une ancre de foi pour sa patrie, Ancyre la bien-nommée; / l'ayant fait croître, elle trouve en lui / un ferme protecteur, un fervent défenseur, / et chaque jour elle s'écrie: / Délivre des barbares ce qui fut ta cité.

Synaxaire
Le 18 Novembre, mémoire du saint et grand martyr Platon.
Plus grande fermeté jamais contempla-t-on?
C'est sur un lit de braises qu'on étend Platon,
mais il ne perd la tête qu'au moyen du glaive.
Le dix-huit, vers la gloire son âme s'élève.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Romain.
Du martyr admirons le combat surhumain
lorsqu'avec joie se laisse étouffer saint Romain.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu / troubla le feu à Babylone autrefois; / c'est pourquoi les Jeunes Gens / dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, / comme en un pré fleuri, et ils chantaient: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Pour avoir combattu loyalement / et foulé aux pieds les ennemis, / l'Arbitre des combats te couronna / du diadème des vainqueurs, / toi qui chantais à haute voix: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu es parti avec joie / vers l'objet constant de ton désir, / vers celui dont tu as imité / les saintes souffrances / devenues pour les hommes la cause du salut, / le Dieu de nos Pères: béni soit-il!
Toutes les Puissances des cieux / et ceux des hommes qui t'ont vu / furent saisis d'étonnement / devant la fermeté de ton combat, / car sous le tranchant du glaive tu chantais: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vierge toute-pure, délivrés / par ton virginal enfantement divin / des liens de la mort et de la malédiction / que nous valut le premier homme créé, / nous te disons Mère de Dieu et nous chantons: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, / dans sa fureur le tyran des Chaldéens / fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur, / mais, lorsqu'il les vit sauvés / par une force plus puissante, il s'écria: / Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur / et vous, prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Tu as brillé par l'éclat de tes combats, / illustre Martyr, et le Christ / t'a donné une gloire plus brillante encor, / celle qui demeure à jamais, / car dans les tabernacles des cieux / il te fait habiter, toi qui chantes de tout cœur: / Vous les prêtres, bénissez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme fidèle intercesseur, / comme fervent protecteur, / nous te députons maintenant / auprès du Créateur et Roi de tous: / en notre faveur supplie-le, / usant de ton crédit de martyr / pour nous les fidèles qui chantons; / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Tu méritas de recevoir, / pour l'efficacité de ta foi, / l'inébranlable royaume que notre Dieu / fidèle à sa promesse t'a donné; / car à la flamme et aux supplices pour lui / tu avais livré ton corps en chantant: / Vous les prêtres, bénissez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
L'éternelle Parole de Dieu / proférée par le Père, / celui qui selon la volonté paternelle / assembla l'univers à partir du néant, / tu l'as enfanté divinement / lorsque pour nous les hommes il s'incarna; / aussi nous te disons Mère de Dieu selon la vraie foi, / exaltant le Christ dans tous les siècles.

Ode 9
« Toute oreille fut saisie d'étonnement / devant l'ineffable condescendance de Dieu; / car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps / et devenir un homme dans le sein virginal; / pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Amis des martyrs, chantons le Témoin divinement couronné / qui déploya les sarments de sa foi: / comme un plant de la vigne de vie, / il a produit le fruit distillant pour nous / le vin de la componction.
Précieuse est devant le Seigneur la mort des Martyrs, / car elle procure en toute vérité / l'impérissable, l'éternelle vie, / la riche récompense, l'héritage immortel, / une gloire qui ne passera jamais.
Toute ta vie, saint Martyr, / tu l'as consacrée à ton Maître divin / jusqu'à t'offrir à lui en agréable sacrifice vivant; / aussi tu méritas les ineffables délices, Platon; / par tes prières délivre des épreuves les fidèles te chantant.
Sauve-moi, ô Mère de Dieu / qui enfantas le Christ mon Sauveur, / l'unique personne en deux natures, l'homme Dieu, / le Fils unique né de toi sans père et sans changement; / c'est pourquoi d'âge en âge nous te magnifions.

Exapostilaire (t. 3)
Voyant ton caractère invincible, le tyran / alla jusqu'à l'épreuve des pires tourments; / mais, l'ayant méprisé, illustre et grand Martyr, / avec sa grâce tu as lutté pour le Christ jusqu'à la mort; / et désormais, portant couronne, tu règnes avec ton propre Créateur.
Tu es vraiment le pur encensoir d'or, / la demeure de la Trinité que nul espace ne peut contenir, / Vierge Marie, car en toi le Père s'est complu, / en toi le Fils a demeuré / et de son ombre t'a couverte l'Esprit saint, / faisant de toi la Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 13:42

19 NOVEMBRE
Mémoire du saint prophète Abdias;
et du saint martyr Barlaam.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Abdias, devenu / le brillant réceptacle de l'Esprit / et par lui illuminé, / tu menas la vie des Prophètes divins, / acquérant la prescience de l'avenir / et la connaissance de la vérité; / désormais intercède pour qu'à nos âmes soient données / la paix et la grâce du salut.
Des principales particularités, / des marques essentielles caractéristi-ques du seul Dieu, / les illustres Prophètes sacrés / ont eu, par grâce et par intime communion, / connaissance de second ordre, selon leur position, / lorsque le Seigneur éclaira / de sa lumière ses propres serviteurs.
Comblé par l'inaccessible clarté / et contemplant la gloire de Dieu / qui dépasse l'intelligence et l'esprit, / en présence du Maître universel, / en prophète divin, / bienheureux Abdias, supplie-le, / pour qu'à nos âmes soient données / la paix et la grâce du salut.
t. 4
Plus ferme qu'une statue, / plus puissant que l'airain / et plus fort que le fer, tu l'as été: / car l'un ou l'autre de ceux-ci / devant la force du feu cède, consumé, / bien vite se laisse vaincre et liquéfier; / mais ta droite infatigable, tendue, / résista merveilleusement aux ardentes braises, saint Martyr.
Comme prêtre, Barlaam, / officiant en présence de Dieu / et vers lui t'avançant, Bienheureux, / pour lui porter, non le sang d'un autre, mais le tien, / tu as offert l'encens d'agréable odeur / en ta main de martyr / non point au mensonge des démons, / mais au Roi des siècles, le Christ, notre Maître et Sauveur.
De prêtre sacrifiant / et d'agneau sacrifié, / admirable Martyr, nous te donnons / dans l'allégresse la double appellation, / toi qui fus l'un et l'autre et qui t'es offert / en holocauste, dans le feu des tourments, / comme pure victime, à notre Dieu; / prie-le de sauver les fidèles vénérant ton illustre souvenir. .
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Lumineuse demeure du Seigneur, / comblée de grâce par Dieu, / nuée de la lumière qui de ton sein, / Toute-pure, s'est levée, / illumine notre âme et nos sentiments / et, balayant tous les pièges du Mauvais, / fortifie notre pensée / par tes prières, ô Vierge immaculée.
Lorsqu'elle vit ta mise en croix, / ta Mère virginale, Seigneur, / fut saisie de stupeur et s'écria: / Voici ce que t'offrent en retour / ceux qui jouirent de tes bienfaits! / Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, / mais ressuscite bientôt, / pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 2
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Abdias, / par ses prières, / nous t'en supplions, sauve nos âmes.
t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené / a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l'impuissance l'audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui du Prophète (t. 5) avec l'acrostiche: Je célèbre la gloire d'Abdias le voyant; et celui du Martyr (t. 4), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante, Barlaam, ta grande fermeté.

Ode 1, t. 5
« Le Dieu sauveur qui a conduit à pied sec / sur la mer Rouge le peuple d'Israël, / submergeant le Pharaon et toute son armée, / chantons-le comme le seul digne de nos chants, / car il s'est couvert de gloire. »
Toi qui es en présence du Dieu sauveur, / avec l'assurance d'un prophète maintenant, / Abdias, intercède auprès de lui / pour qu'il éclaire de splendides clartés / les fidèles qui te glorifient.
Celui qui, dans sa prescience, peut tout voir, / ayant remarqué la luminosité, / la transparente pureté de ton cœur, / Bienheureux, a fait de toi / son prophète inspiré.
Ayant eu, bienheureux Prophète, les visions / qui te furent montrées par Dieu en vérité, / tu as prédit la ruine totale / qui menaçait les frères impies / et leur juste perdition.
Divine Génitrice immaculée, / nous te prions, nous qu'a sauvés / ton virginal enfantement: / des fausses pistes de ce monde sauve-nous / qui chantons ensemble l'hymne de victoire.
t. 4
« Je te chante, Seigneur mon Dieu, / car tu as délivré ton peuple de la servitude des Egyptiens, / tu as jeté à l'eau les chars de Pharaon / et tu as fait sombrer ses puissantes armées. »
Auréolé par la splendeur / de ton combat de martyr, / par tes prières sauve-nous / qui vénérons avec foi ta mémoire, Barlaam.
Par des chants soit honoré / celui qui fit pâlir le feu de l'impiété / par la divine flamme d'une juste adoration, / l'admirable Barlaam.
Barlaam, ayant lutté pour la foi, / tu as mérité de recevoir / de la main du Tout-puissant / le diadème de la gloire, Martyr couronné.
Le Maître t'a donné de supporter / avec force les tourments les plus variés, / bienheureux Martyr, et c'est pourquoi / tu l'emportas sur l'orgueil des sans-Dieu.
Tu es l'échelle s'élevant jusqu'aux cieux / par où le Verbe est descendu parmi nous, / ô Vierge, celle que jadis a vue / d'avance ton ancêtre Jacob.

Ode 3, t. 5
« Ô Christ, par la puissance de ta Croix / affermis nos sentiments / pour nous permettre de chanter / et de glorifier ta salutaire Crucifixion. »
Tu fus, bienheureux Abdias, / un fleuve aux eaux mystiques / provenu de l'abîme / des charismes de l'Esprit.
Par vouloir et providence de Dieu / il te fut assigné / de prédire et d'annoncer l'avenir, / admirable Prophète.
Eclairé par la divine lumière du ciel, / tu as prédit l'avènement / du salut pour les nations, / Prophète digne de nos chants.
En toi le Verbe a demeuré, / Vierge Mère tout-immaculée; / il sauve par ta médiation / ceux qui te reconnaissent pour la Mère de Dieu.
t. 4
« L'arc des puissants s'est affaibli, / les faibles acquièrent la vigueur; / et voilà pourquoi mon cœur / s'est affermi dans le Seigneur. »
La consistance de ta chair / et l'harmonie de tes membres, saint Martyr, / ont cédé totalement; / mais la vigueur de ton âme n'en fut pas brisée.
Tu supportas vaillamment les coups / de ceux qui labourèrent tes flancs, / illustre Martyr, et tu montras / la plus grande fermeté.
Qui pourra faire, Bienheureux, / les éloges te convenant / pour ta vigoureuse fermeté / et pour tes inflexibles sentiments?
Divine Epouse toute-pure, / la corruption de la mort fut arrêtée / lorsque de ton sein est apparue / dans la chair la Vie personnifiée.

Cathisme, t. 1
Abdias, le sublime prophète dont l'esprit / fut illuminé par la divine splendeur / prédit l'avenir, qu'il annonce dans l'Esprit saint; / et nous fidèles qui le vénérons en ce jour, / nous célébrons sa mémoire illuminant nos âmes et nos cœurs.
Gloire au Père, t. 4
Comme impassible soldat de Jésus Christ, / comme invincible porteur de trophées, / gloire des Athlètes, illustre Barlaam, / tu as reçu l'immarcescible couronne du ciel; / toi qui exultes avec les Anges constamment, / sauve par tes prières, saint Martyr, / les fidèles célébrant tes luttes sacrées.
Maintenant ... Théotokion
Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, / malgré notre indignité, de louer ta majesté; / car, si tu ne dirigeais l'intercession, / qui nous délivrerait de tant de périls? / Tu es celle qui nous garde en liberté; / notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, / car tu sauves de tout danger tes serviteurs.
Stavrothéotokion
Celle qui t'a mis au monde à la fin des temps, / Verbe né du Père intemporel, / te voyant suspendu sur la croix, / ô Christ, gémissait en disant: / Hélas, ô mon Fils bien-aimé, / pourquoi te laisses-tu crucifier / par des hommes impies, / toi le Dieu que chantent les Anges dans le ciel? / Longanime Seigneur, gloire à toi.

Ode 4, t. 5
« Seigneur, j'ai entendu ta voix, / j'ai reconnu la puissance de ta Croix, / puisque par elle fut ouvert le Paradis, / et j'ai dit: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ayant reçu du saint Esprit, / après avoir purifié ton âme des passions, / le don de prophétie, tu as chanté: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ton sublime Prophète, éclairé / par la vive lumière de l'Esprit saint, / nous illumine pour te chanter: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Comme une épouse tu as orné, Bienheureux, / l'Eglise en prédisant que de Sion / viendrait le Sauveur auquel nous chantons: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
C'est le Verbe coéternel au Père et à l'Esprit / que tu as enfanté divinement, / Vierge pure, et nous lui chantons: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
t. 4
« De ton renom, ô Christ, tu as couvert les cieux, / de ta gloire fut rempli l'univers; / c'est pourquoi sans cesse nous chantons: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ayant repoussé le bavardage des rhéteurs / pour suivre l'enseignement des Apôtres saints, / illustre Barlaam, tu t'es montré / un véridique Témoin de la vérité.
Ta volonté s'étant montrée / plus puissante que le feu, / renversant la folie des tyrans, tu as chanté: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ame inflexible, pour le Christ jusqu'à la mort / ayant affronté le feu et les tourments, / à haute voix tu as chanté: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Avec un ferme empressement / tu as foulé aux pieds l'erreur, / Bienheureux, et tu chantas divinement: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ayant pris corps en la Vierge, l'Incorporel / est venu parmi les hommes; c'est pourquoi / nous les fidèles, nous chantons: / Gloire à ta puissance, Seigneur.

Ode 5, t. 5
« En cette veille et dans l'attente du matin, / Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, / car tu es en vérité notre Dieu, / nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Veillant jusqu'au matin devant le Seigneur, / tu as reçu du ciel / la grâce de l'Esprit très-saint, / Prophète divinement inspiré.
Grâce à l'aide que t'apporta / une vie consacrée à Dieu, / tu as mérité de contempler / l'invisible objet de nos pensées.
La lumière s'est levée sur toi, / Prophète bienheureux; / avec elle te fut aussi donnée / sa compagne, la joie.
Vierge pure, celui qui a créé / toutes choses par sa volonté / s'est laissé façonner dans ton sein / à notre image, lui le Dieu suprême.
t. 4
« Toi qui fais monter la lumière du matin / et nous montres le jour, / gloire à toi, Jésus, Fils de Dieu. »
Le Martyr ayant imité / les souffrances du Christ / a chanté: Gloire à toi, Jésus, Fils de Dieu.
Grande fut ta récompense, patient Martyr, / et la couronne de victoire te fut tressée / pour avoir chanté: Gloire à toi, Jésus, Fils de Dieu.
Tu as planté au cœur de l'ennemi / les flèches de tes paroles en t'écriant: / Gloire à toi, Jésus, Fils de Dieu.
Sainte montagne, tabernacle du Très-Haut, / Vierge pure, nous te chantons: / Gloire à toi, notre espérance, ô Mère de Dieu.

Ode 6, t. 5
« L'abîme m'entourait de toutes parts, / le monstre me tenait comme au tombeau; / Ami des hommes, j'ai crié vers toi / et ta droite, Seigneur, m'a sauvé. »
Prophète, par la puissance de l'Esprit divin / tu as vu l'avenir, recevant comme en un miroir / grâce à la clarté de ton âme, Bienheureux, / les figures annonçant les divines manifestations.
Par tes prières, Prophète bienheureux, / procure-nous la grâce du Seigneur, / demandant la rémission des péchés / pour les fidèles qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Fais grâce à tes serviteurs, accorde-leur, / Ami des hommes, le pardon de leurs péchés, / car nous avons pour intercéder auprès de toi / le Prophète qui t'annonça au monde.
Celui qui donne l'être à l'univers / par le divin pouvoir de sa parole est porté / dans tes bras, ô Vierge inépousée; / implore-le pour le salut de nos âmes.
t. 4
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson / préfigura les trois jours au tombeau en criant: / A la fosse rachète ma vie, / Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Par cette main brûlée au feu / que soient frappés les visages des démons, / mais que pour elle exultent les cœurs des croyants / et que les chœurs des Anges brillent de joie!
Voyant les victorieux trophées / de tes splendides combats / et le prix de tes luttes, brille de joie / l'assemblée lumineuse et choisie des premiers-nés.
Iconographes de talent, / levez-vous, illuminez de tout votre art / l'image du Martyr, en y représentant / clairement l'Arbitre des combats.
En toi exulte, divine Mère immaculée, / la prime aïeule délivrée / de l'antique malédiction / et de l'amère sentence de mort grâce à ton enfantement.

Kondakion, t. 4
Resplendissant de force en ton holocauste, saint Martyr, / tu t'es offert au Christ notre Dieu / en agréable sacrifice d'encens; / toi qui as reçu la couronne de gloire, Barlaam, / intercède sans cesse pour nous.

Synaxaire
Le 19 Novembre, mémoire du saint prophète Abdias.
Abdias eût certes fait quelque autre prophétie,
mais sa vie aurait pu s'en trouver raccourcie!
A ses pères la mort, le dix-neuf, l'associe.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Barlaam.
Supportant dans sa main la braise avec l'encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 5
« Sauveur qui dans la fournaise de feu / préservas les Jeunes Gens qui te chantaient, / béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Elle dépasse la nature, en vérité, / la gloire de tes Prophètes, Seigneur: / béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Prophète ayant mérité de demeurer / en sa compagnie, tu chantes désormais: / Béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Ta grâce divine s'est manifestée / dans tes Prophètes, Seigneur: / béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Délivrés par ton enfantement, / ô Vierge, nous chantons: / Béni es-tu, Dieu de nos Pères.
t. 4
« Dieu de nos Pères, ne rougis pas de nous, / mais donne-nous l'audace de chanter: / Béni es-tu, notre Dieu. »
Avec le chœur des Martyrs, comme invincible Témoin, / à haute voix tu peux chanter au Christ:, / Béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Toutes lampes allumées, tu es entré, Mégalomartyr, / dans la salle des noces pour chanter au Christ: / Béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Ta droite s'étant montrée plus forte que le feu, / à la droite de ton Maître tu peux chanter: / Béni es-tu, Dieu de nos Pères.
Délivrés par ton enfantement divin, / nous les fidèles sans cesse te chantons: / Béni soit, Vierge pure, le fruit de ton sein.

Ode 8, t. 5
« Le Fils de Dieu, né du Père avant les siècles, / en ces derniers temps, s'est incarné de la Vierge Mère: / vous les prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Les Prophètes, illuminés par Dieu, / ont annoncé la connaissance de ce qui allait venir, / en s'écriant: Vous les prêtres, célébrez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Comme un phare sur la mer, tu es apparu, / bienheureux Abdias, aux cœurs enténébrés, / resplendissant de la divine lumière et t'écriant: / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Consubstantiel à ton Père en ton être divin, / tu t'es montré connaturel à nous en t'incarnant / de la virginale Mère; c'est pourquoi nous te chantons / et t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
t. 4
« Le Dieu qui a sauvé dans la fournaise de feu / à Babylone les enfants des Hébreux, / vous les prêtres, bénissez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Tu as détruit la panoplie de l'ennemi, / admirable Barlaam, et consumé / les vaines idoles en t'écriant: / Nous t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
Près du Christ te voici, magnifiquement orné, / Athlète digne de nos chants; / et, portant la pourpre teinte par le martyre dans ton sang, / tu chantes le Seigneur dans tous les siècles.
Brûlant du feu de la piété, / tu consumas comme ronces les vaines apparences des démons / en t'écriant: Chantez le Christ, / exaltez-le dans tous les siècles.
Les fidèles te bénissant, / Vierge toute-pure, sont bénis par le Seigneur, / car tu enfantes le Maître bénissant la création, / celui que nous exaltons dans tous les siècles.

Ode 9, t. 5
« Dépassant notre esprit et notre entendement, / tu mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel: / Mère de Dieu, d'une même voix et d'un seul cœur, / nous les fidèles, nous te magnifions. »
Orné de la parole divine et de l'action, / tu t'élevas sur les ailes de l'esprit, / admirable Prophète, et méritas / de contempler le monde à venir.
Toi qui demeures dans la splendeur des Saints, / là où les Prophètes exultent de joie, / intercède auprès du Seigneur / pour le salut des fidèles t'acclamant.
Tout entier reposant avec ferveur / près de Dieu, en toute pureté, / Prophète bienheureux, tu jouis maintenant / de sa divine splendeur.
Comme chandelier de la Lumière, nous te chantons, / Vierge pure, et te reconnaissant / comme table de la grâce ayant reçu / la Parole incarnée, nous te magnifions.
t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, / fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; / c'est lui qui réunit les natures séparées; / aussi, pleins d'allégresse et de joie, / Mère de Dieu, nous te magnifions. »
La norme des éloges est dépassée / par la grandeur de tes combats: / seul le Christ ton Maître peut te glorifier / par son éclat divin; / prie-le sans cesse pour les fidèles te chantant.
Tout entier, en sacrifice vivant, / tu t'es offert au Seigneur; / tout entier, tu es devenu l'héritier / de son royaume, auquel tu prends part; / avec lui tu règnes dans l'allégresse désormais.
Jusqu'à la mort sanglante / par amour pour toi, Sauveur, / ayant affronté le feu, le glaive, les tourments, / Ami des hommes, le saint Martyr / a reçu de toi la récompense immortelle.
La protectrice du monde, son salut, / c'est bien toi, ô Vierge Mère de Dieu, / et dans l'allégresse je te choisis / comme patronne de ma vie; / en divine Génitrice, tu peux sauver les chantres de ton nom.

Apostiches de l’Octoèque. Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 13:50

20 NOVEMBRE
Avant-fête de l'entrée au Temple de la très-sainte Mère de Dieu;
mémoire de notre vénérable Père Grégoire le Décapolite;
et de notre Père dans les saints Proclus, archevêque de Constantinople.



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Des vierges, portant leurs lampes allumées, / accompagnent la Toujours-vierge de leur éclat: / elles prophétisent vraiment / en l'Esprit ce qui doit arriver: / car la Mère de Dieu, / ce divin temple, est amenée / dès l'enfance, au milieu de la splendeur virginale, / vers le Temple du Seigneur.
Illustre fruit d'une promesse sacrée, / la Mère de Dieu / se révèle au monde entier / comme le sommet de l'entière création; / pieusement amenée / dans le Temple du Seigneur, / elle accomplit le vœu de ses parents / sous la sauvegarde de l'Esprit saint.
Nourrie du pain du ciel / dans le Temple du Seigneur, / ô Vierge, tu mis au monde / le Verbe, vrai pain de vie; / comme un temple choisi / et plein de sainteté, / tu fus élue secrètement par l'Esprit / pour être l'épouse de Dieu le Père.

Toi qui demeures avec joie / dans les tabernacles des cieux / en compagnie des Anges, Père saint, / à ton aise devant le trône du Seigneur, / intercède auprès de lui / pour qu'il absolve de leurs péchés / et délivre des passions / les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Père Grégoire, ayant coupé / avec tes prières comme faux / les épines des passions / et labouré ton âme avec la tempérance, comme terre sous la charrue, / tu jetas en elle / les semences de la foi / grâce auxquelles tu fais croître / pour nous les fruits des guérisons.
Colonne de chasteté, / réceptacle des vertus, / ami de la quiétude, Père saint, / rompu aux veilles de toute la nuit, / demeure inviolable de l'oraison, / trésor de miracles, intercesseur / pour les fidèles te vénérant, / c'est ainsi, Grégoire, que nous voulons t'appeler.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
En ce jour la Mère de Dieu, / temple où Dieu se laisse limiter, / est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit; / en ce jour exulte le Saint des saints / et le chœur des Anges célèbre cette fête mystiquement; / avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour, / comme Gabriel nous écriant: / Pleine de grâce, réjouis-toi, / le Seigneur est avec toi, / lui qui possède l'abondance du salut.

Le vendredi soir, Gloire au Père: de l'avant-fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent.

Apostiches, t. 4
L'éclat de tes enseignements / et la splendeur de ta vie / ont orné, saint Proclus, l'épiscopat; / tu fus une colonne de l'Eglise, en vérité, / illuminant de tes paroles le monde entier; / c'est pourquoi nous te disons bienheureux / et par des psaumes et des cantiques nous célébrons / ta mémoire sainte et sacrée.
Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.
Brillamment tu enseignas / et sagement tu prêchas / la divine maternité de la Vierge immaculée / qui enfanta le Seigneur d'avant les siècles, le Créateur, / le Fils et Verbe du Père, qui a voulu / se faire homme pour nous en ces derniers temps, / sans que sa nature en fût changée, / et tu couvris de honte la folle impiété de Nestorius.
Tes prêtres se revêtent de justice
et tes fidèles jubilent de joie.
Tu as puisé aux flots dorés / du sage et divin Prédicateur; / sur son siège, tu fus le successeur de sa piété, / affermissant les ouailles du Christ / par ta doctrine de vérité; / à son Eglise tu rendis / comme un agréable joyau / ses vénérables reliques, Père saint.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Tous les fidèles, venez, / louons la seule Immaculée / annoncée par les Prophètes et dans le Temple présentée, / celle qui, avant les siècles, fut destinée / à devenir vers la fin des temps la Mère de notre Dieu. / Par ses prières, Seigneur, / accorde au monde ta paix / et à nos âmes la grâce du salut.

Tropaire, t. 4
Dieu de nos Pères, / dont la clémence agit toujours envers nous, / n'éloigne pas de nous ta miséricorde, / mais par leurs supplications / gouverne notre vie dans la paix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Anne, en ce jour, nous annonce la joie, / portant comme fruit l'antidote du chagrin, / la seule Toujours-vierge qu'en ce jour, / en accomplissement de son vœu, / elle offre au Temple du Seigneur / comme la Mère immaculée, / le vrai temple du Verbe divin.

Si l'avant-fête de l'Entrée au Temple tombe un dimanche:
Le samedi soir au Lucernaire: 4 stichères du dimanche, 3 de l'avant-fête et 3 de Grégoire, Gloire au Père: de l'avant-fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent. Litie: comme d'habitude. Apostiches du dimanche, Gloire ... Maintenant: de l'avant-fête. S'il y a artoclasie, tropaire Réjouis-toi, 3 fois. Si l'on ne fait pas la vigile, tropaire du dimanche, Gloire au Père: des Saints, Maintenant: de l'avant-fête.
A Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire du dimanche, 2 fois, Gloire au Père: des Saints, Maintenant: de l'avant-fête. Cathismes du dimanche, avec leurs théotokia. Polyéléos, et le reste de l'office dominical jusqu'au canon. Canons de la Résurrection (4), de la Mère de Dieu (2), de l'avant-fête (4) et de Grégoire (4). Catavasies: Ma bouche s'ouvrira. Après la 3e ode, kondakion et ikos de l'avant-fête, kondakion de Grégoire, Gloire au Père: cathisme de Grégoire, Maintenant: de l'avant- fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos du dimanche. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaire du dimanche, Gloire au Père: de Grégoire, Maintenant: de l'avant-fête. A Laudes, 4 stichères du dimanche et 4 de l'avant-fête (ceux des Apostiches, y compris le doxastikon), les deux derniers étant précédés des versets de la fête, Gloire au Père: Eothinon, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire de la Résurrection. Litanies et Congé. A Prime et à Sexte, tropaire du dimanche, Gloire au Père: de l'avant-fête, Maintenant: théotokion des Heures. A Tierce et à None, tropaire du dimanche, Gloire au Père: de Grégoire, Maintenant: théotokion des Heures. Kondakion du dimanche. L'office de saint Proclus est chanté au moment indiqué par l'ecclésiarque, s'il le juge bon.




MATINES

Cathisme I, t. 1
Vierges, louez, mères, chantez, peuples, glorifiez, / et vous les prêtres, bénissez la pure Mère de Dieu; / encore enfant, elle est présentée au Temple de la Loi / comme le temple très-saint du Seigneur. / C'est pourquoi, célébrant cette fête spirituelle, nous chantons: / Réjouis- toi, ô Vierge, la gloire du genre humain.

Cathisme II, t. 4
David, précède dans le Temple de Dieu / et reçois avec allégresse notre Reine en lui disant: / Souveraine, fais ton entrée dans le temple du Roi, / toi dont la gloire est au-dedans, / car de toi vont jaillir le lait et le miel, la lumière du Christ.

Canon de l'avant-fête (t. 4), œuvre de Joseph, avec triple acrostiche: alphabétique jusqu'à la 7e ode, alphabétique dans la 8e ode, et signé Joseph dans la 9e ode; canon de saint Grégoire (t. 8), œuvre de Joseph; canon de saint Froclus (t. 1), œuvre de Théophane.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira / et s'emplira de l'Esprit saint: / j'adresse mon poème à la Mère du Roi; / et l'on me verra, en cette fête solennelle, / chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
La Toute-sainte immaculée / va demeurer dans le Saint des saints / du Dieu qui surpasse toute sainteté, / pour en devenir le temple sanctifié, / et de jeunes vierges la précèdent.
L'éternel dessein de notre Dieu / va trouver son accomplissement, / Vierge tout-immaculée, / puisque tu grandiras dans le Saint des saints, / pour être la demeure du Verbe.
Toute-pure qui deviendras / la Génitrice de Dieu, / en accomplissement de leur vœu / tes parents te portent au Saint des saints / pour y être élevée.
Notre Dame, affermis mon cœur / affaibli, consumé par les passions, / pour que je puisse te glorifier / avec amour et foi, / Toujours-bienheureuse et tout-immaculée.
t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti / grâce au bâton de Moïse / autrefois, merveilleusement, / lorsqu'en forme de croix / il frappa la mer et la fendit, / mais il sauva Israël qui put fuir / et passer à pied sec / en chantant un cantique au Seigneur. »
Illustre Père Grégoire, vivifie / par ton intercession / ma pauvre âme mise à mort / par les passions charnelles, / toi qui jouis désormais / de la vie immortelle / pour avoir mortifié / tes membres terrestres par tes combats ascétiques.
Ayant maîtrisé les passions charnelles, / dans la vaillance de ton cœur, / dès ton jeune âge, Père saint, / tu fus un instrument de l'Esprit, / dont tu reçus manifestement / les énergies divines / au point de montrer / ta parfaite ressemblance avec Dieu.
Par amour de Dieu / tu as dissipé / les désirs de la chair / et pour épouse tu as pris / la pureté, dont te sont nées, / bienheureux Père. toutes les vertus / qui firent de toi, / illustre Grégoire, un enfant de Dieu.
Céleste échelle conduisant / de terre vers le ciel / et par laquelle le Verbe de Dieu / est descendu parmi les hommes, / Vierge toute-pure et bénie, / merveille que l'on ne peut expliquer, / insaisissable révélation, / sauve les fidèles qui se réfugient vers toi.
t. 1
« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, / s'est couverte de gloire, / car, ô Seigneur immortel, / grâce à ta puissance, / elle a broyé les ennemis / en ouvrant pour Israël / une voie nouvelle au profond de la mer. »
Par ton œuvre et ta parole de vérité / devenu semblable aux Archanges saints, / Père divinement inspiré, / toi qui te tiens avec eux / devant le trône de la divine Trinité, / Proclus, intercède pour notre salut.
Ayant sagement suivi les pas / de Chrysostome, Père digne de nos chants, / comme un héritage paternel, / admirable Proclus, tu as reçu / le vénérable ornement / de son épiscopat.
Bien qu'Isaïe ait annoncé jadis en l'Esprit / que sur terre Dieu viendrait, / Nestorius a follement refusé / l'incarnation, / mais toi, Père bienheureux, / avec le Concile tu l'as rejeté.
En tes discours divinement inspirés / tu affirmas la virginale incarnation / de notre Dieu et proclamas / la divine maternité / de la Vierge, en suivant, Proclus, / les sages enseignements des Apôtres.

Ode 3, t. 4
« Garde sous ta protection, / ô Mère de Dieu et Source intarissable de la Vie, / tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; / dans ta gloire divine / accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
Les jeunes filles précédant / la Vierge avec leurs lampes allumées / préfigurent ce qui doit arriver; / car d'elle naîtra la clarté / de la connaissance mettant fin aux ténèbres de l'erreur.
Imitant par sa prière son homonyme de jadis, / Anne accomplit son vœu / et t'offre au sanctuaire, Tout-immaculée / qui de la plus sainte des façons / dois concevoir et enfanter.
Le soleil a déployé ses rayons, en voyant / la nuée de la lumière déployée par volonté divine / entrer dans le sanctuaire de Dieu, / car la rémission va pleuvoir d'elle / pour ceux que leurs péchés ont rendus stériles.
Le Dieu qui par amour a demeuré / en toi, ô Vierge tout-immaculée, / me divinise, moi qui par ruse du serpent / fus dérobé jadis en goûtant le fruit défendu, / et me rend les incorruptibles délices du Paradis.
t. 8
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux / et qui as édifié l'Eglise en trois jours, / rends-moi ferme dans ton amour, / seul Ami des hommes, / haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Ayant gravi le sommet des vertus, / vénérable Père, tu pénétras / dans la nuée de la contemplation / et, comblé de lumière, tu compris / l'Incompréhensible par nature, autant que tu pus le saisir.
Celui qui est né dans une grotte / pour la rédemption des hommes jadis, / bienheureux Grégoire, dans la caverne où tu demeurais / te fit briller d'un éclat céleste, / te rendant lumineux comme Paul.
La porte céleste, la pure Mère du Christ, / te donna, Père saint, de surmonter / les attaques des démons qui t'encerclaient / et te munit de puissante force contre eux, / dans la grâce de l'Esprit.
Réjouis-toi, qui seule as enfanté / le Seigneur de l'univers, / réjouis-toi, car aux hommes tu as procuré la vie; / montagne ombragée que nul n'a taillée, / soutien des fidèles, Toute-pure, réjouis-toi.
t. 1
« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, / lui étant devenu semblable dans ta compassion, / revêts-moi de la force d'en-haut, / pour que je chante devant toi: / Saint est le temple spirituel / de ta gloire immaculée, / Seigneur ami des hommes. »
Ayant accueilli, bienheureux théologien, / la lumière de lumière, tu devins / pour l'Eglise une clarté; / et la lumière divine / s'est levée mystiquement sur toi, ainsi qu'il est écrit; / éclairé par elle, tu illumines, Père saint, / ceux qui chantent ta mémoire.
Faisant résonner le tonnerre de tes enseignements, / comme les murailles de Jéricho / tu renversas l'orgueilleuse armée / de toutes les hérésies / et remportas de victorieux trophées / en prêchant de façon claire / l’incarnation virginale de notre Dieu.
De la source de sagesse, Bienheureux, / ayant approché ta bouche, Proclus, / pour y puiser les flots divins / de la sagesse de l'Esprit, / tu balayas ces fleuves bourbeux, / les enseignements impies de Nestorius, / Pontife divinement inspiré.
Le Fils unique ineffablement / uni au Père dans le ciel / sur terre comme unique fils / est né de toi, ô Vierge immaculée, / d'une manière qui dépasse notre esprit / et divinise l'homme grâce à toi; / c'est pour- quoi, Mère de Dieu, nous te glorifions.

Cathisme, t. 4
Eclairé par la divine splendeur, / tu as chassé les ténèbres des passions funestes, / illustre Grégoire, et tu montas / vers le pur sommet de l'impassible condition; / et tu brilles du merveilleux éclat des guérisons, / toi qui habites désormais / l'inaccessible clarté au royaume du Christ.
Gloire au Père ...
Tout en haut de l'Eglise t'a placé / le Seigneur en vérité / comme un astre resplendissant / pour éclairer les fidèles te chantant, / Proclus, gloire des Pères très-digne de nos chants.
Maintenant ...
Le temple de Dieu, sa chambre nuptiale de grand prix, / s'avance dans l'allégresse, au milieu des lampes allumées, / pour faire son entrée dans le Temple divin; / à cause d'elle se réjouit Zacharie, / voyant que déjà se réalise le début / de ce que les Prophètes sacrés / ont révélé clairement, / et, dans son ravissement, il lui dit: / Cette procession de la future Vierge Mère nous annonce la joie.

Ode 4, t. 4
« L'ineffable projet divin / de ta virginale incarnation, / Dieu très-haut, le prophète Habacuc / l'a saisi et s'écria: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
De saintes voix ont annoncé / que tu devais contenir, Immaculée, / celui qui par nature est infini; / aussi les vierges portant leurs lampes allumées / te précèdent en chœur vers le Saint des saints.
Quelle gloire pour Joachim / avec Anne te conduisant / dans l'allégresse vers le Temple saint, / toi le temple très-pur de notre Dieu, / Souveraine tout-immaculée!
Voici que cesse la condamnation / de nos premiers parents, / puisque fleurit la vigne qui produira / pour nous l'immortel raisin / donnant au monde le vin de la joie.
T'ayant trouvée, toi seule, tout-immaculée, / le Verbe créateur / élut demeure dans ton sein, / Vierge pure, afin de réaliser / par ineffable miséricorde, en sa grâce, notre salut.
t. 8
« C'est toi ma force, Seigneur, / toi ma puissance, / toi mon Dieu et mon allégresse; / sans quitter le sein du Père, / tu as visité notre pauvreté; / aussi avec le prophète Habacuc je te crie: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.»
Celui qui par sa merveilleuse descente est devenu, / en son amour pour nous, un étranger / à sa propre nature, par bonté, / te voyant, Grégoire, toi-même devenu / un étranger à ta patrie, / t'a reçu dans ses bras et fit de toi / l'héritier de son royaume, dans la splendeur de tes vertus.
Vénérable Père, pour le Christ / qui se fit enfant pour nous, / toi-même devenu un de ceux-là, / tu te mis à l'école des tout-petits / pour être, au regard du mal, un enfant / et par ta sainte humilité, / bienheureux Grégoire, tu as humilié le Mauvais.
Sous les pluies de tes larmes, / comme un sol irrigué / par la divine rosée, / Père Grégoire, tu fis croître les vertus / et produisis en abondance la justice, / tel un arbre porteur de fruits / planté sur la parfaite ascèse comme au bord d'un cours d'eau.
Mère de Dieu toute-pure et bénie, / guéris les blessures de mon âme, / calme les passions charnelles, / illumine mon cœur enténébré, / apaise aussi mon esprit, / sauve-moi de tout malheur / et délivre-moi des menaces de l'ennemi.
t. 1
« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, / Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. / De toi, a-t-il prédit, / sortira le Saint d'Israël / pour notre salut / et notre restauration. »
Ayant purifié ton corps / dans le feu de la tempérance, Père saint, / tu resplendis comme l'or / pour ton Créateur; / et pour les siècles il t'a donné / l'ornement du sacerdoce, Pontife sacré.
Le message de tes discours / et l'harmonieux écho, / le tonnerre de tes enseignements, / réjouissant l'Eglise de Dieu, / chasse les hérétiques effrontés, / illustre pontife Proclus.
Initié à la connaissance de Dieu, / comme pontife sacré / et dispensateur de biens, / tu n'as cessé de communiquer à tous / l'illumination, la divine splendeur, / pour le salut des âmes, admirable Proclus.
Toute-pure, ayant reçu / ineffablement dans ton sein / la divine braise, tu n'as pas brûlé, / car l'image lointaine du buisson / préfigurait ton enfantement / pour notre salut et notre restauration.

Ode 5, t. 4
« L'univers est transporté / par ta sainte Présentation; / car, ô Vierge inépousée, / comme un temple très-pur / tu as pénétré à l'intérieur du Temple de Dieu / afin de procurer la paix / à ceux qui chantent ta louange. »
Que les nuées fassent pleuvoir / la justice en ce jour: / comme en un ciel, est déployée / dans le Temple de Dieu / la divine nuée / qui distille la douceur / chassant toute amertume de nos âmes.
Merveille que ta conception, / merveille, ton enfantement, / merveille aussi la procession / qui te mène à l'intérieur / du sanctuaire, Vierge immaculée; / merveilles inouïes, / tes mystères qui dépassent l'entendement!
L'Esprit de toute sainteté / t'a sanctifiée tout entière, / lorsque tu vécus à l'intérieur du Temple, / recevant la nourriture des cieux; / aussi es-tu devenue / l'épouse du Père pleine de beauté / et la Génitrice du Verbe divin.
En toi j'ai déposé, / ô Vierge, tout mon espoir, / vers ta miséricorde je me réfugie; / fais que mon âme déchue, / affaiblie par le débordement des passions, / n'ait plus à subir désormais / les dommages causés par les démons.
t. 8
« Pourquoi m'as-tu repoussé / loin de ta face, Lumière inaccessible? / Malheureux que je suis, / les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; / fais-moi revenir, je t'en supplie, / et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Grâce aux labeurs de la parole, / tu fus une vigne fructueuse / portant les grappes mûres des vertus, / d'où jaillit, vénérable Père, / le vin spirituel du salut / réjouissant les cœurs des fidèles.
L'illustre Rome, / t'ayant reçu de l'Orient avec foi / comme un luminaire sans déclin, / fut illuminée par tes charismes divins, / car tu avais le Christ en ton âme, / éclairant de sa lumière tous ceux qui te voyaient.
Le serpent qui s'avançait en rampant, / t'épiant pour te frapper au talon, / toi qui marchais sur le chemin de vie / dans la vigilance divine, Grégoire, / comme serviteur de Dieu observant ses préceptes, / tu l'as mis à mort avec la force de l'Esprit.
Protectrice du monde, / Mère toujours-vierge, guide-moi, / conduis-moi sur le droit chemin, / dirige mon esprit / vers les bons sentiers de la justice, / redressant la démarche de mon âme.
t. 1
« Par l'éclat de ton avènement / tu as illuminé les confins de l'univers / en les éclairant, ô Christ, / par la splendeur de ta Croix: / fais briller aussi la lumière de la divine connaissance / dans les cœurs qui te chantent selon la vraie foi. »
Bienheureux qui as porté / la lumière comme un chandelier, / tu t'es montré, illustre Père, / le défenseur de la sainte Eglise / et tu proclamas que Dieu est né / de la Vierge toute-sainte, sans changement.
Ayant mis dans la fronde de tes enseignements / la virginale incarnation de Dieu, / Proclus, tu renversas / l'effronterie de Nestorius / comme jadis de l'ennemi Goliath / avait fait l'admirable David.
Excellent Père, toi qui fus comblé / des enseignements de saint Paul / et qui en reçus la vision, / tu fus un autre Elisée, / consacré mystiquement / par l'onction du sacerdoce divin.
Dans le sein de la Vierge, Dieu n'a subi / ni mélange ni confusion / lorsqu'en la chair il est venu, / mais il est resté ce qu'il était, / se montrant, par ses énergies, / homme et Dieu sans changement.

Ode 6, t. 4
« Célébrant cette divine et sainte fête / de la Mère de Dieu, / venez, fidèles, battons des mains, / glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Fortifiés par la grâce de Dieu, / les parents de la Vierge l'ont offerte / avec amour comme une colombe immaculée / pour être élevée dans le Saint des saints.
Toi qui devais recevoir / la lumière de lumière en sa venue, / des vierges te précèdent avec leurs lampes allumées / en cortège brillant vers le Temple divin.
Le palais plein de gloire, le trône saint / que les Prophètes avaient célébré grandement / est mis à l'intérieur du Saint des saints, / préparé pour le Roi de l'univers.
Je chante, ô Vierge, ta conception / et ton ineffable enfantement, / ta protection qui me sauve de tout malheur, / moi qui me réfugie vers ton havre de paix:.
t. 8
« Sauveur, accorde-moi ton pardon, / malgré le nombre de mes péchés; / retire-moi de l'abîme du mal, je t'en supplie; / c'est vers toi que je crie; / Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Divinisé par ton inclination vers Dieu, / Pontife très-saint, tu méritas / par grâce divine, de le contempler / mystiquement et d'en être illuminé, / comme serviteur et prophète de Dieu.
Ayant mené ta vie dans le calme, / Grégoire, tu t'es montré supérieur / aux troubles de ce monde et aux passions; / et pour la terre entière / tu as semblé un voyageur, un étranger.
Comme un pur miroir, tu as reçu / la divine lumière; / comme un vase sacré, tu as orné le temple d'en-haut / et fait resplendir, / Grégoire, l'Assemblée des premiers-nés.
Moi qui suis une impure caverne de brigands, / purifie-moi par tes prières, / toi le palais très-pur de notre Roi, / ô Marie, et fais de moi / un temple saint du Seigneur né de toi.
t. 1
« Le fond de l'abîme nous entourait / et nous n'avions personne pour nous délivrer, / nous étions comptés comme brebis d'abattoir. / Sauve ton peuple, ô notre Dieu, / car tu es la force des faibles / et leur relèvement. »
Monté sur le trône élevé, / tu l'as orné divinement, / vénérable Père, de tes hauts-faits; / c'est pourquoi nous t'acclamons / tous ensemble à haute voix, / illustre pontife Proclus.
Comme une arche nouvelle, tu as rendu / à l'Eglise du Christ, / grâce à tes exhortations, / le corps du bienheureux Chrysostome et réjoui / Proclus, de sa présence, / les chœurs des fidèles croyants.
Grâce au bâton de tes enseignements, / bienheureux Proclus, tu as chassé / loin du troupeau du Christ / les défenseurs des hérésies / l'encerclant comme fauves / et tu l'as mené vers les pâturages de la Vierge comblée de grâce par Dieu, / tu t'es montrée supérieure aux Chérubins, / puisque tu as porté dans tes bras / celui qui trône au-dessus d'eux; / c'est pourquoi, toute-pure Mère de Dieu, / d'âge en âge nous te glorifions.

Kondakion, t. 4
L'univers / en ce jour est comblé d'allégresse, / en l'auguste festivité / de la Mère de Dieu, / et chante: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Le Seigneur et l'Artisan / de l'entière création, / dans l'ineffable tendresse de son cœur / et l'amour unique dont il chérit le genre humain, / voyant déchu l'ouvrage de ses mains, / ému de pitié, a bien voulu le relever / en s'abaissant lui-même pour rendre plus divine sa création, / car il est bon par nature et compatissant. / C'est pourquoi il a choisi pour médiatrice de ce mystère la pure vierge Marie / lorsqu'il voulut assumer en elle la nature des humains / qui chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Synaxaire
Le 20 Novembre, mémoire de notre vénérable Père Grégoire le Décapolite.
Comme vigne opulente, la divine gloire
au terme de ta vie t'environne, Grégoire.
A la source d'eau vive du Verbe divin
est invité Grégoire en novembre, le vingt.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les saints Proclus, archevêque de Constantinople, disciple et successeur du bienheureux Jean Chrysostome.
Au céleste séjour, auprès du Dieu fait homme,
Proclus, t'accueille, ô joie, ton maître Chrysostome.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, / les fidèles du Dieu très-haut, / mais affrontèrent généreusement / le feu qui les menaçait; / et ils chantaient dans la fournaise: / Seigneur digne de louange, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Vierge pure, le Temple saint / te reçoit comme un soleil lumineux / éclairant de l'intérieur / les confins de l'univers / de tes rayons porteurs du salut, / toi qui vas devenir / le très-saint temple du Fils de Dieu.
Tous les peuples, battez des mains, / voyant l'Inépousée / porter les signes de la rédemption, / car de la main d'un Ange elle est nourrie, / elle qui doit nous enfanter / ineffablement / le pain céleste.
Ames des Justes, recevez / sous terre la nouvelle du salut, / car la colombe dorée / qui annonce la fin / du déluge spirituel / est apparue et s'avance pieusement /vers le Saint des saints.
Vierge toute-pure, en ta beauté, / tu enfantes la divine splendeur / qui met fin à notre difformité / et nous ramène maintenant / à notre premier aspect, / le Seigneur auquel nous chantons: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 8
« La condescendance de Dieu / troubla le feu à Babylone autrefois; / c'est pourquoi les Jeunes Gens / dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, / comme en un pré fleuri, et ils chantaient: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Sous les pluies de tes larmes / tu as éteint le feu du péché; / et l'absence-de-passions, / tu la répands avec le flot des guérisons, / Grégoire, sur ceux qui psalmodient: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Monté, sur le char de feu / de la divine charité, / tu y fus porté vers la cime de la perfection par ta sainte vie / et tu chantais, Bienheureux: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par tes veilles de toute la nuit / tu as calmé la tempête des passions, / Père Grégoire, et lorsque tu t'es endormi / du sommeil des justes, / tu es parti vers la lumière en chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Le péché m'ayant conduit / vers la mort, la perdition, / Vierge pure, sauve-moi, / vivifie-moi, ô Mère de la vie, / arrache-moi à la géhenne, pour que je puisse chanter: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 1
« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, / ô Mère de Dieu, / la fournaise spirituelle; / et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, / le Très-Haut a renouvelé / en ton sein le monde entier, / le Seigneur Dieu de nos Pères, / digne de louange et de gloire. »
Tu purifias ton corps, ton âme et ton esprit / en t'éloignant des passions, / saint pontife Proclus; / alors tu enseignas / celui qui est né de la Vierge / avec une âme, un corps et un esprit, / comme Dieu, sans changement, / pour notre salut.
Ayant allumé en ton cœur / le feu spirituel, / tu consumas l'hérésie / de l'impie Nestorius / comme broussailles flétries; / c'est pourquoi nous t'en prions, / consume le taillis de nos passions, / nous purifiant par tes prières auprès de Dieu.
Père saint, grâce au crédit / que tu possèdes auprès du Christ, / intercède pour ceux qui font retentir sur terre / leur acclamation que de tout mal, / pontife Proclus, soient délivrés / / mélodieuse pour ta mémoire, en chantant / le Dieu de nos Pères louable hautement.
Comme le trône des Chérubins, / tu portes dans tes bras, / Vierge pure, le Dieu / revêtu de notre chair, / celui qui porte l'univers / par son verbe puissant, / le Dieu de nos Pères que nous chantons / comme digne de louange et de gloire.

Ode 8, t. 4
« Ecoute, ma fille, Vierge immaculée, / et que te dise Gabriel l'éternel dessein formé par le Très-Haut: / prépare-toi à recevoir ton Dieu; / car celui que nul espace ne contient / grâce à toi rencontre les mortels; / et dans l'allégresse je m'écrie: / Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Ecoute, sage vieillard, et sois compréhensif, / dit Anne à Zacharie; / reçois d'une âme généreuse cette enfant / que j'ai conçue par divine volonté: / c'est par elle que viendra la rédemption; / porte-la dans le Temple saint, en t'écriant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Béni soit le seul Seigneur, / s'écria le prêtre, car maintenant / il nous révèle clairement les portes de la Vie / en nous montrant le palais divin / que doit habiter le Christ, roi de l'univers, / pour qui la terre entière s'écrie: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Anne lui dit avec respect: / Sage vieillard, reçois sans hésiter / la merveilleuse enfant que Dieu m'a donnée / et prophétise qu'elle seule doit réaliser / les oracles des Prophètes, avec lesquels / tu chantes: Bénissez, / toutes ses œuvres, le Seigneur.
Le vieillard lui dit avec empressement: / Maintenant, ô femme, je sais bien / qu'au milieu du Temple va grandir / l'arbre devant porter le fruit divin / qui ramènera au Paradis / ceux que la funeste nourriture en exila, / pour qu'ils chantent avec allégresse: Bénissez, / toutes ses œuvres, le Seigneur.
Ton âme, ô Vierge, dit le vieillard / est l'expression des ineffables enseignements: / tu habites le Temple de Dieu / et, nourrie par un Ange, tu enfanteras / l'Ange du grand conseil / pour lequel je chante: Bénissez, / toutes ses œuvres, le Seigneur.
Vierge pure, nous t'adressons joyeusement / la salutation de Gabriel: / Réjouis-toi, seule cause de la joie universelle, / réjouis-toi, par qui les âmes sont purifiées, / car tu enfantes notre purification, / la rédemption de ceux qui chantent: Bénissez, / toutes ses œuvres, le Seigneur.
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, / le tyran des Chaldéens / fit chauffer dans sa fureur la fournaise pour les fidèles du Seigneur, / mais, lorsqu'il les vit sauvés / par une force plus puissante, il s'écria: / Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur / et vous, prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Par tes prières auprès de Dieu, / usant de patience, tu obtins, Bienheureux, / ce qu'avec foi tu demandais; / car en ton sommeil de la nuit / un Ange t'apparut, qui te donna / un glaive flamboyant pour retrancher les passions de ton cœur, / te purifier au feu immatériel / et t'illuminer de gloire ineffablement.
Comme un soleil tout brillant, / Grégoire, tu t'es levé en esprit, / dans la splendeur de tes vertus / et le rayonnement de tes miracles, / pour éclairer la terre entière et mener / vers la lumière les fidèles psalmodiant: / Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Grégoire, séjournant encore / dans ton corps mortel, tu entendis / le chant des Anges, qui charma / les sens de ton âme et te permit / de resplendir d'un éclat tout divin / et de t'écrier: / Prêtres, bénissez le Seigneur, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Toute-sainte qui enfantas / ineffablement le Juge et le Seigneur, / demande-lui, comme à ton Fils, / d'épargner, à l'heure du jugement, / la condamnation, les ténèbres sans clarté, / le feu, les grincements de dents / aux fidèles psalmodiant: / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
t. 1
« Dans la fournaise, comme en un creuset, / brillèrent les enfants d'Israël / par l'éclat de leur piété plus pure que l'or fin / et ils se mirent à chanter: / Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres, / à lui haute gloire, louange en tous les siècles. »
Illustre Père, ayant purifié / comme l'or dans le creuset, / par ton étincelante pureté, / les passions charnelles, / tu rayonnas sur tous en chantant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Le message de ta sainte bouche réjouit / comme un instrument de musique, Bienheureux, / l'Eglise qui chante la descente de Dieu / sur terre pour notre salut / et d'une voix claire s'écrie: / Nous t'exaltons, ô Christ, dans les siècles.
Comme une lyre divine, tu fis retentir, / pour les fidèles l'ayant reçu, / le message affirmant / l'incarnation de Dieu pour notre salut / et fis taire le bavardage impie de Nestorius, / bienheureux Père, divin Proclus.
Sans faille, ô Vierge, préservant / le signe de ta virginité, / le Christ s'est avancé ineffablement, / issu de toi, pour sauver / ceux qui chantent: Bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, / tenant sa lampe allumée, / que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie / la sainte fête de la Mère de Dieu / et lui chantent: Réjouis-toi, / ô bienheureuse et toujours-vierge, / sainte Mère de Dieu. »
Voici qu'à l'intérieur du Temple saint, / au milieu des lampes allumées, / pénètre la sainte montagne de Dieu, / dont une pierre sera taillée / qui brisera les stèles, les autels des démons / et fera des mortels / les temples, les demeures du Seigneur.
Le serment que Dieu a fait, / il l'accomplit en nous donnant / la Toujours-vierge de la tribu de Juda: / de son sein va naître l'arbre de vie / qui délivrera de la chute et de la mort / causées par la nourriture défendue / ceux qui furent dépouillés par la ruse du serpent.
D'une voix claire, Anne s'écrie / dans le Temple de Dieu: / Je te consacre, Seigneur, / l'enfant que tu m'as donnée; / prenant corps en elle, tu sauveras, / par amour ineffable, le monde créé par toi / et comme ta mère tu pourras la magnifier.
Voici qu'a brillé le jour du salut / sur ceux qui gisaient dans la nuit du mal: / la porte céleste, vers les portes du Temple s'envolant / au milieu des lampes allumées, / s'avance à l'intérieur, pour être nourrie / par la divine puissance et devenir / la demeure sainte de Dieu.
De mon âme éclaire le regard, / Vierge pure qui enfantes la Clarté, / afin que le sombre gouffre du péché ne me happe, / que l'abîme du désespoir ne me couvre aussi; / mais toi-même, sauve-moi, / me guidant vers le havre de la divine volonté.
t. 8
« Toute oreille fut saisie d'étonnement / devant l'ineffable condescendance de Dieu; / car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps / et devenir un homme dans le sein virginal; / pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Sous les sueurs de l'ascèse tu as éteint les braises du péché / et du ciel tu as reçu, sous forme de feu, / la grâce, qui ne t'a pas brûlé, / mais t'a couvert plutôt de rosée / et t'a donné la force de combattre les passions.
Comme rose dans la vallée de l'ascèse tu as fleuri, / Père Grégoire, comme lis au doux parfum; / c'est pourquoi tes ossements répandent une myrrhe de bonne odeur, / car tes joues fleuraient bon la vie, comme des coupes remplies d'aromates.
En ce jour, admirable Grégoire, / le chœur des Ascètes se réjouit avec nous, des Moines saints, / des Patriarches, des Prophètes, des Apôtres et des Martyrs, / qui célèbrent ta mémoire festivement; / avec eux souviens-toi des fidèles te vénérant.
La sainte châsse où repose / ton corps aux multiples combats / est une source d'où jaillit sur nous la grâce des miracles, / sanctifiant les âmes et les corps / de ceux que tu secours et protèges avec ardeur.
Nous les fidèles, nous t'adressons / joyeusement la salutation de Gabriel: / Réjouis-toi, Paradis faisant pousser l'arbre de vie, / réjouis- toi, qui fais cesser la malédiction, / réjouis-toi, couronnement des Martyrs, / fierté des Moines et soutien des croyants.
t. 1
« Pour image de ton enfantement / nous avons le buisson ardent / qui brûlait sans être consumé; / en nos âmes nous te prions d'éteindre / la fournaise ardente des tentations, / pour qu'alors, ô Mère de Dieu, / nous te magnifiions sans cesse. »
Tu dédaignas les ombres et les fictions / pour saisir le Christ, la vérité; / alors tu fus régénéré / par le bain du baptême et tu reçus / la consécration épiscopale; / et tu prêchas la divine maternité / de celle qui mit au monde le Christ.
Ayant embrassé l'enseignement et la sainteté / de Chrysostome, Bienheureux, / et son zèle pour la foi, / tu fis jaillir l'océan / de tes enseignements / qui ont asséché dans la grâce / les torrents de l'hérésie.
Arrête par tes saintes oraisons / les vagues soulevées contre nous, / éloigne les tentations, / la ténébreuse obscurité, / le mal que toutes sortes d'hommes nous font, / grâce au crédit que tu as / près du Sauveur notre Dieu.
Tes merveilles dépassent l'entendement: / car toi seule, tu as enfanté, / Mère vierge, surnaturellement / le Verbe Dieu fait chair, / celui dont le vouloir divin / gouverne sagement, / sauvegarde et maintient l'univers.

Exapostilaire, t. 2
Ta chair, tu l'as soumise à ton esprit, / et dans l'ascèse tu vécus courageusement; / la hauteur à laquelle tu parvins / a fait de toi le miroir de la divine clarté, / au point que tu chantes, Grégoire, dans le ciel / avec les Anges le Sauveur de l'univers.
Ayant eu, bienheureux Proclus, les mêmes vertus / que ton sage maître Chrysostome, / tu en devins le successeur sur son trône, / illustre pontife, divin prédicateur; / tu renversas l'hérésie de Nestorius / et prêchas que la Vierge immaculée / est vraiment, à juste titre, la Mère de Dieu; / avec elle supplie le Christ pour les brebis de ton bercail.
Prépare, Zacharie, l'entrée du Temple, le Saint des saints, / à recevoir la pure Mère de Dieu, / ce temple de la divine sagesse, qui surpasse le trône des Chérubins, / et chante un cantique d'avant-fête avec nous / à la Vierge dont va s'incarner le Seigneur, / le Sauveur du monde, le Christ notre Dieu.

Apostiches, t. 1
Fidèles, venez / tous ensemble, par des cantiques vénérons / la divine Epouse, la Mère du Créateur, / qu'une mère stérile, ô merveille, enfanta; / avec les vierges tenant / leurs lampes allumées, / allons à sa rencontre dans le Temple où elle fait son entrée.
On la mène vers le Roi
et des vierges la suivent.
Ayant mis en bouquet / les diverses fleurs des prairies spirituelles / que sont les paroles de l'Esprit, / pour la Vierge tressons joyeusement / une couronne de louanges / et, comme il est juste, préparons-lui, / pour son avant-fête, ce cadeau.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Portes du Temple, préparez-vous, / ouvrez-vous pour accueillir / dans l'allégresse et la joie / la demeure de gloire du Seigneur, / la seule surpassant, / d'ineffable manière, les cieux / et chantez pour le Christ notre Sauveur.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 1
En ce jour se réjouisse le ciel / et l'allégresse pleuve des nues / sur les merveilles étonnantes de notre Dieu! / Car voici: la porte regardant vers l'Orient, / celle qui est sortie d'un infertile sein / selon la promesse de Dieu / et lui fut consacrée pour qu'il en fasse son logis, / en ce jour est présentée au Temple comme offrande immaculée. / Au son de la harpe exulte David! / A sa suite des vierges, dit-il, / sont amenées vers le Roi, / on amène les compagnes qui lui sont destinées; / dans le tabernacle de Dieu, / dans son sanctuaire, à l'intérieur, / elle sera élevée pour être la demeure de celui / qui avant les siècles est né du Père ineffablement / pour le salut de nos âmes.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 13:55

21 NOVEMBRE
Entrée au Temple de la très-sainte Mère de Dieu.



PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Du Seigneur ayant reçu / le fruit de la promesse, Joachim / et Anne ont offert en ce jour dans le Temple / la Mère de Dieu en agréable sacrifice; / et le grand-prêtre Zacharie l'accueille et la bénit. (2 fois)



GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme:

Lucernaire, t. 1
Fidèles, en ce jour / chantons en chœur des psaumes et des hymnes au Seigneur, / vénérant son tabernacle sanctifié, / l'arche spirituelle renfermant le Verbe que nul espace ne contient; / car elle est présentée à Dieu / merveilleusement sous la forme d'une enfant, / et le grand prêtre Zacharie la reçoit / dans l'allégresse comme l'habitacle de Dieu. (2 fois)
En ce jour le temple spirituel / de la sainte gloire du Christ notre Dieu, / la seule vierge entre toutes bénie, / est présentée au Temple de la Loi pour habiter le Saint des saints; / avec elle Joachim / et Anne se réjouissent en esprit / et les vierges en chœur / aux accents des psaumes chantent au Seigneur / en l'honneur de la Mère de Dieu.
L'oracle des Prophètes, c'est toi, / la gloire des Apôtres, la fierté des Martyrs, / le renouveau de tout mortel, / ô Vierge Mère de Dieu; / par toi nous sommes réconciliés avec Dieu; / aussi nous vénérons ton Entrée au temple du Seigneur, / et dans nos hymnes nous tous / qui sommes sauvés par ton intercession, / nous t'adressons, Vierge sainte, l'angélique salutation.
t.4
C'est dans le Saint des saints / que la Sainte immaculée / en l'Esprit saint est introduite et nourrie par l'Ange, / elle qui est en vérité / le très-saint temple de notre Dieu, / du Saint qui sanctifie l'univers en l'habitant / et divinise la nature déchue des mortels. (2 fois)
Dans l'allégresse portant leurs lampes allumées, / vers le Saint des saints les jeunes filles en ce jour / précèdent la Lampe spirituelle et l'accompagnent en procession, / montrant d'avance l'ineffable Clarté / qui d'elle-même devait briller / pour illuminer en l'Esprit / ceux qui étaient assis dans les ténèbres de l'erreur.
Dans l'allégresse reçois, / disait sainte Anne à Zacharie, / celle que les Prophètes de Dieu ont annoncée dans l'Esprit / et conduis-la au Temple saint / pour qu'elle y soit élevée dans la sainteté / et devienne le divin trône / du Maître de l'univers, le palais, / le lit nuptial et la demeure pleine de clarté.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Après ta naissance, divine Fiancée, / tu fus présentée au Temple du Seigneur / pour être élevée dans le Saint des saints, comme vierge sanctifiée; / alors Gabriel fut envoyé / auprès de toi, la tout-immaculée, / pour te porter la nourriture d'en haut; / toutes les puissances des cieux / s'étonnèrent de voir / l'Esprit saint élire en toi son logis. / Vierge sans souillure ni péché, / glorifiée sur terre comme au ciel, / sauve-nous tous, ô Mère de Dieu.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokiménon du jour et les Lectures.

Lecture de l'Exode
(40,1-5,9,16,34-35)
Le Seigneur s'adressa à Moïse et lui dit: Le premier jour du premier mois tu dresseras la tente du témoignage. Tu y placeras l'arche du témoignage et tu la couvriras avec le voile. Tu apporteras la table et le chandelier. Tu placeras l'autel d'or pour les parfums devant l'arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l'entrée de la tente du témoignage. Tu prendras l'huile d'onction pour en oindre la tente et tout ce qu'elle renferme; tu la consacreras, avec tout son mobilier, et elle deviendra chose sainte. Tu oindras l'autel des parfums et il sera plus saint que tout. Moïse obéit et fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné. Alors la nuée couvrit la tente du témoignage et la gloire du Seigneur remplit le tabernacle. Et Moïse ne pouvait plus entrer dans la tente du témoignage à cause de la nuée qui reposait sur elle, et le tabernacle fut rempli de la gloire du Seigneur.

Lecture du troisième livre des Rois
(8,1,3-7,9-11)
Lorsque Salomon eut fini de construire le temple du Seigneur, il convoqua tous les anciens d'Israël à Jérusalem pour transférer l'arche d'alliance du Seigneur depuis Sion, la cité de David. Les prêtres portèrent l'arche et la tente du témoignage avec tous les objets sacrés qui s'y trouvaient. Le Roi et tout Israël se tenaient en présence de l'arche. Les prêtres portèrent l'arche d'alliance du Seigneur à sa place, dans le sanctuaire du temple, c'est-à-dire au Saint des saints, sous les ailes des Chérubins. En effet, les Chérubins étendaient leurs ailes au-dessus de l'emplacement de l'arche et faisaient un abri au-dessus de l'arche et de ses barres. Et dans l'arche il n'y avait que les deux tables de pierre, les tables de l'alliance, que Moïse y avait déposées à l'Horeb, selon les dispositions du Seigneur. Et lorsque les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le temple du Seigneur. Et les prêtres ne purent y poursuivre leur fonction, à cause de la nuée: car la gloire du Seigneur remplissait le temple du Seigneur.

Lecture de la prophétie d'Ezéchiel
(43,27 - 44,4)
Ainsi parle le Seigneur: Le huitième jour et dorénavant, les prêtres offriront sur l'autel vos holocaustes et vos sacrifices de paix; et je vous serai favorable, dit le Seigneur. Puis il me ramena du côté de la porte extérieure du sanctuaire qui regardait vers l'orient: elle était fermée. Le Seigneur me dit: Fils d'homme, cette porte restera fermée, on ne l'ouvrira pas, et personne n'y passera; car le Seigneur Dieu d'Israël entrera par cette porte, et elle sera fermée. C'est là que le Prince s'assoira pour prendre son repas en présence du Seigneur. Il entrera par le vestibule du porche et sortira par le même chemin. Il me conduisit ensuite par le porche septentrional, devant le temple; je regardai, et voici que le temple du Seigneur était rempli de sa gloire.

Litie, t. 1
En ce jour se réjouisse le ciel / et l'allégresse pleuve des nues / sur les merveilles étonnantes de notre Dieu! / Car voici: la porte regardant vers l'Orient, / celle qui est sortie d'un sein infertile / selon la promesse de Dieu / et lui fut consacrée pour qu'il en fasse son logis, / en ce jour est présentée au Temple comme offrande immaculée. / Au son de la harpe exulte David! / A sa suite des vierges, dit-il, / sont amenées vers le Roi, / on amène les compagnes qui lui sont destinées; / dans le tabernacle de Dieu, / dans son sanctuaire, à l'intérieur, / elle sera élevée pour être la demeure de celui / qui avant les siècles est né ineffablement du Père / pour le salut de nos âmes.
t. 4
En ce jour la Mère de Dieu, / temple où Dieu se laisse limiter, / est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit; / en ce jour exulte le Saint des saints / et le chœur des Anges célèbre mystiquement cette fête; / avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour, / comme Gabriel nous écriant: / Pleine de grâce, réjouis-toi, / le Seigneur est avec toi, / lui qui possède l'abondance du salut.
Tous les fidèles, venez, / louons la seule Immaculée / annoncée par les Prophètes et présentée dans le Temple, / celle qui fut destinée avant les siècles / à devenir vers la fin des temps la Mère de notre Dieu. / Par ses prières, Seigneur, / accorde au monde ta paix / et à nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Le jour de joie, l'auguste fête ont resplendi: / car en ce jour est présentée au Temple saint / celle qui, vierge avant l'enfantement, demeure telle même après; / chargé d'ans, Zacharie, le père du Précurseur, / se réjouit et s'écrie dans l'allégresse: / Voici qu'approche l'espérance des affligés / pour être dans le saint Temple, / comme sainte, consacrée / et devenir la demeure du Roi de l'univers. / Se réjouisse l'ancêtre de Dieu Joachim, / Anne exulte, puisqu'elle offre au Seigneur / à trois ans l'offrande virginale et sans défaut! / Mères, unissez-vous à leur joie, / vierges, partagez leurs transports, / stériles, exultez, vous aussi, / car elle ouvre pour nous le royaume des cieux, / celle qui est destinée / à devenir la reine de l'univers. / Peuples, réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse.

Apostiches, t. .5
Le ciel se réjouit et la terre avec lui, / voyant le ciel spirituel, la seule Vierge immaculée / s'avancer vers la maison de Dieu pour y être élevée saintement. / Zacharie, dans son admiration, lui déclare: / Porte du Seigneur, je t'ouvre les portes du Temple; / tu pourras le parcourir dans l'allégresse, / car je sais et je crois que déjà / la délivrance d'Israël habite parmi nous / et le Verbe de Dieu qui accorde au monde / la grâce du salut naîtra de toi.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Anne, vraie grâce divine, / conduit avec joie au Temple de Dieu / celle qui par grâce conserve la virginité éternelle; / aux jeunes filles porteuses de lampes allumées / elle demande de l'escorter et lui dit: / Va, mon enfant, à celui qui t'a donnée à moi; / sois une offrande, un parfum de bonne odeur; / pénètre dans le lieu saint, connais-en les mystères, / prépare-toi à devenir l'agréable et splendide habitation de Jésus, / qui accorde au monde la grâce du salut.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
A l'intérieur du Temple de Dieu / prend place la Vierge toute-sainte, / ce temple où Dieu se laisse limiter; / des jeunes filles porteuses de lampes la précèdent; / le vénérable couple de ses parents, / Joachim et Anne, est transporté de joie / pour avoir enfanté la Mère du Créateur: / la Toute-pure, entrée joyeusement dans la demeure de Dieu / et nourrie par la main d'un Ange, deviendra la Mère du Christ, / qui accorde au monde la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
En ce jour, fidèles en foules réunis, / célébrons cette fête en l'Esprit / et chantons pieusement la Vierge, divine enfant, / la Mère de Dieu présentée au Temple du Seigneur, / celle qui fut élue entre toutes les générations / pour être la demeure du Christ, Roi de l'univers et suprême Dieu. / Vierges, ouvrez la marche, portant vos lampes allumées / en l'honneur de la Toujours-vierge qui s'avance majestueusement. / Et vous, mères, déposez tout chagrin / pour accompagner au milieu des chants joyeux / celle qui devient la Mère de Dieu / et procure au monde la Joie. / Tous ensemble, avec allégresse crions / l'angélique salutation / à la Pleine de grâce qui intercède constamment / pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4
Aujourd'hui c'est le prélude de la bienveillance de Dieu / et déjà s'annonce le salut du genre humain. / Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée / pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. / En son honneur, nous aussi, à pleine voix / chantons-lui: Réjouis-toi, / ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur. (3 fois)


Si la fête de l'Entrée au Temple tombe un dimanche:
Le samedi soir aux Petites Vêpres, on chante au Lucernaire 4 stichères du dimanche; Gloire ... Maintenant: de la fête. Apostiches: 1 stichère du dimanche, puis les apostiches de la fête, avec leurs versets. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaire du dimanche, Gloire ... Maintenant: de la fête. Petite litanie et Congé.
Aux Grandes Vêpres, on chante au Lucernaire 4 stichères du dimanche et 6 de la fête. Gloire ... Maintenant: de la fête. Entrée. Prokimenon du jour et les 3 Lectures de la fête. Litie de la fête. Apostiches du dimanche, Gloire ... Maintenant: de la fête. A la bénédiction des pains, tropaire de la fête, 3 fois.
A Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire du dimanche, 2 fois, Gloire ... Maintenant: de la fête. Cathismes du dimanche, avec leurs théotokia. Après le Polyéléos, mégalynaire de la fête, puis les tropaires de la Résurrection. Hypakoï du ton et cathismes de la fête. Anavathmi du ton. Prokimenon et Evangile de la fête. Ayant contemplé la Résurrection du Christ. Psaume 50. Baiser de l'Evangile, comme d'habitude. Après le Psaume 50: de la fête. Canon de la Résurrection (4, en comptant l'hirmos), de la Mère de Dieu (2) et les deux canons de la fête (8). Catavasies: Le Christ vient au monde, glorifiez-le. Après la 3e ode, kondakion et ikos du dimanche, et cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaire du dimanche, Gloire ... Maintenant: de la fête. A Laudes, 4 stichères du dimanche et 4 de la fête avec les versets de la fête. Gloire au Père: de la fête, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection seulement. Litanies et Congé. Eothinon, procession au narthex et Prime. Aux Heures, tropaire du dimanche et de la fête; kondakion du dimanche ou de la fête, en alternant.




MATINES

Cathisme I, t. 1
Le fruit du juste Joachim / et de sainte Anne est offert au Seigneur; / en son Temple voici comme une enfant / la nourricière de notre Vie; / le prêtre Zacharie la bénit / et nous tous, les mortels, avec foi / disons-la bienheureuse comme la Mère du Seigneur.

Cathisme II, t. 4
Vierge pure, avant ta conception / tu fus consacrée au Seigneur; / après ta naissance tu lui es présentée comme un don / pour accomplir la promesse de tes parents. / Dans le Temple de Dieu, toi-même divin temple en vérité, / tu es portée parmi les lampes allumées, / te révélant comme le vase sacré / de l'inaccessible et divine Clarté. / Sublime est ta démarche, seule toujours-vierge et divine Fiancée!

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, / Vierge toute-sainte, / dès l'enfance l'objet du choix divin, / et nous vénérons / ton Entrée dans le Temple du Seigneur.
Versets 1: Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne, 2: Qui parle de toi te glorifie, cité de Dieu. 3: Saint est ton temple, merveille pour les justes. 4: C'est ici la porte du Seigneur, les justes y entreront. 5: A ta droite se tient la Reine, en son habit doré aux couleurs variées. 6: Dans sa robe brodée on la mène au-dedans, vers le Roi, et des vierges la suivent. 7: Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père. 8: Je célébrerai ton nom d'âge en âge, que les peuples te louent dans les siècles des siècles!
Gloire au Père ... Maintenant ... , Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 8
Exulte de joie l'hymnographe David! / Joachim et Anne dansent d'allégresse, car leur sainte enfant, / Marie, la divine lampe porteuse de clarté, / entre joyeusement dans le Temple du Seigneur; / le fils de Barachie la bénit lorsqu'il la vit / et, plein de liesse, s'écria: / Réjouis-toi, merveille pour le monde entier!

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse

Prokimenon, t. 4: Broute, ma fille, regarde et tends l'oreille. Verset: Mon cœur a fait jaillir un Verbe excellent, et je dis: mon œuvre est pour le Roi.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père, t. 2:
En ce jour le temple vivant / du grand Roi de gloire / pénètre dans le Temple de la loi / et se prépare à devenir / la demeure de Dieu: / peuples, soyez dans l'allégresse.
Maintenant ...
En ce jour le temple vivant ..,
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 4
En ce jour la Mère de Dieu, / temple où Dieu se laisse limiter, / est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit; / en ce jour exulte le Saint des saints / et le chœur des Anges célèbre cette fête mystiquement; / avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour, / comme Gabriel nous écriant: / Pleine de grâce, réjouis-toi, / le Seigneur est avec toi, / lui qui possède l'abondance du salut.


Canon I (t. 4), du seigneur Georges, avec l'acrostiche: Ta grâce, notre Dame, inspire mon discours! jusqu'à la 7e ode. Les deux dernières odes sont acrostiches selon l'ordre alphabétique normal à la 8e ode, renversé à la 9e ode,
Canon II (t. 1), œuvre du seigneur Basile.


Ode l, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira / et s'emplira de l'Esprit saint: / j'adresse mon poème à la Mère du Roi / et l'on me verra en cette fête solennelle / chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
De la sagesse nous savons / que tu es le pur trésor, / l'intarissable source d'où la grâce coule à flots: / répands donc sur nous les ondes du savoir, / notre Dame, pour que nous te chantions sans cesse.
Toi qui es le temple, le palais / plus élevé que les cieux, / en offrande, Toute-pure, tu es présentée / dans le Temple divin pour devenir / la demeure de Dieu au moment de sa venue.
De la grâce ayant fait luire la clarté, / la Mère de Dieu nous a tous illuminés / et réunis pour rehausser de nos chants / sa brillante solennité: / venez, accourons pour la fêter.
La Porte inaccessible à notre humaine raison, / ayant ouvert glorieusement / les portes du Temple divin, / nous invite à y entrer aussi maintenant / pour goûter en elle les merveilles de Dieu.
t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire / pour les merveilles de notre Dieu / qui de son bras puissant a sauvé Israël / en se couvrant de gloire. »
En ce jour accourons tous / vers la Mère de Dieu, / par des cantiques l'honorant, / et célébrons cette solennité spirituelle: / dans le Temple elle est présentée / comme une offrande à notre Dieu.
Par des cantiques célébrons / la glorieuse entrée / de la divine Mère, puisqu'en ce jour / ce divin temple est offert prophétiquement / au Temple comme un don très-précieux.
Sainte Anne fut remplie de joie / lorsqu'elle offrit maternellement à Dieu / dans le Temple son enfant / comme offrande de grand prix / et, le cœur en fête, Joachim s'unit à sa joie.
David ton ancêtre te chanta jadis, / virginale Epouse de Dieu, / t'appelant fille de ce Roi qu'est le Christ; / et l'ayant mis au monde, comme un enfant / tu l'as nourri maternellement de ton lait.
Au Seigneur fut présentée / la divine Mère à l'âge de trois ans / et le grand-prêtre Zacharie / dans le Temple l'accueillit / et, plein de joie, l'y déposa.
Portant vos lampes allumées, / vierges, entonnez en chœur, / et vous, mères, chantez / pour la Reine s'avançant / vers la demeure de ce Roi qu'est le Christ.
Gloire au Père …
Consubstantielle Trinité, / Père, Verbe et saint Esprit, / nous les fidèles, nous te glorifions / comme Créateur de l'univers et te crions: / sauve-nous, ô notre Dieu.
Maintenant ...
Portant, ô Vierge immaculée, / robe de pourpre teinte dans ton sang, / notre Roi et notre Dieu / par sa venue façonne de nouveau, / en sa miséricorde, tout le genre humain.
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, / le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; / sur terre voici le Christ, exaltez-le, / terre entière, chante pour le Seigneur, / peuples, louez-le dans l'allégresse, car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3, t. 4
« Garde sous ta protection, / ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, / tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes: / en ta vénérable Présentation, / accorde-leur la couronne des vainqueurs. »
En ce jour le Temple est devenu / le charmant séjour où l'on prépare la Fiancée;. / comme une chambre il a reçu: le lit nuptial de la Divinité, / la Vierge toute-pure, la plus belle des créatures.
David, prenant la direction du chœur, / exulte et danse avec nous: / il t'appelle Reine, ô Vierge immaculée, / vêtue de brocarts et te tenant / dans le Temple en présence du Roi notre Dieu.
De celle en qui le genre humain / connut jadis la transgression / est issue la tige d'où fleurit / notre immortelle restauration, / la Mère de Dieu présentée au Temple en ce jour.
Les Anges exultent dans le ciel: / avec eux la multitude des humains / en ce jour s'avance devant toi, / portant des lampes, Vierge pure, et proclamant / tes merveilles en la maison de notre Dieu.
t. 1
« Puisse mon cœur s'affermir / en ta volonté, Christ notre Dieu, / comme toi-même tu as affermi / sur les eaux le second ciel / et sur ses bases l'univers, / ô Seigneur tout-puissant! »
Célébrons cette fête avec amour, / tous ensemble réjouissons-nous / de ce régal spirituel / que nous offre en ce jour / la sainte solennité de la fille du Roi, / la Mère de notre Dieu.
En ce jour se réjouisse Joachim, / Anne exulte en l'allégresse de l'Esprit, / conduisant le fruit de leur union / pour présenter au Seigneur / comme une offrande, à l'âge de trois ans, / la Vierge toute-pure.
La demeure du Seigneur, / Marie, la Mère de Dieu, / est offerte dans le Temple saint / à l'âge de trois ans / et les vierges la précèdent, / portant leurs lampes allumées.
La pure agnelle de notre Dieu, / la colombe immaculée, / le tabernacle où la divinité / se laisse limiter, / le sanctuaire de sa gloire, a choisi / d'habiter la demeure de sainteté.
Agée de trois ans selon la chair, / mais de bien plus selon l'esprit, / voici l'Epouse de notre Dieu, / la plus vaste que les cieux, / plus élevée que les Puissances d'en-haut: / en nos hymnes chantons-la.
De la Mère de Dieu / fêtant l'entrée au Saint des saints, / avec les vierges, nous aussi, / approchons-nous du Temple en ce jour / dans l'allégresse et en esprit, / portant nos lampes allumées.
Prêtres de Dieu, revêtez-vous / de justice et sainteté / pour rencontrer dans la joie / la fille de notre divin Roi / et lui frayer le chemin / vers le Saint des saints.
Gloire au Père ...
Lumière est le Père, lumière aussi le Fils, / lumière est l'Esprit, le Paraclet: / triple feu d'un seul Soleil, / la Trinité divinement / fait luire sa clarté / et garde nos âmes.
Maintenant ...
C'est toi que les Prophètes ont annoncée / comme l'arche de sainteté, / l'encensoir d'or, le chandelier / et la table où reposait le pain; / et nous-mêmes te chantons / comme le tabernacle de Dieu.
« Avant les siècles, / par le Père ineffablement / le Fils est engendré; / et dans ces derniers temps, / sans semence, d'une vierge il a pris chair; / chantons au Seigneur: / Toi qui relèves notre front, / tu es saint, ô Christ notre Dieu. »

Cathisme, t. 4
Quelle est cette fête? David, dis-le-nous: / est-ce pour celle que tu chantas / dans le livre des Psaumes jadis / comme Vierge et Fille de Dieu? / A sa suite des vierges, ses compagnes, disais-tu, / sont amenées mystiquement vers le Roi. / Tu étendais ainsi à l'univers / la merveille de cette fête pour qui s'écrie: / La Mère de Dieu est pour nous l'intendante du salut.

Ode 4, t. 4
« L'ineffable projet divin / de ton incarnation virginale, / Dieu très-haut, le prophète Habacuc / l'a saisi et s'écria: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Accueillant en ce jour au milieu d'elle / la Porte infranchissable, la maison de Dieu / fit cesser l'obscure adoration / prescrite par la Loi et s'écria: / A ceux de la terre est apparue la vérité.
La montagne d'ombre dont jadis / Habacuc, l'ayant contemplée, / annonça l'entrée au Saint des saints / a fait fleurir les vertus / et couvre les confins de l'univers.
Toute la terre se mette à contempler / ces merveilles étranges, inattendues, / et comment la Vierge, recevant / par la main d'un Ange le pain du ciel, / nous offre une image de la divine économie!
Le temple, le palais du Roi, / le ciel spirituel se laissent voir en toi, / divine Epouse, et tu es consacrée / en ce jour dans le Temple de la Loi, / Toute-pure, pour y être élevée.
t. 1
« Prophète Habacuc, tu as prévu en l'Esprit / l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: / Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, / au temps fixé tu te révéleras; / gloire à ta puissance, Seigneur. »
Prophète Isaïe, prophétise-le pour nous: / quelle est cette Vierge concevant? / C'est celle qui est issue de la racine de Juda, / de la race du roi David, / l'illustre fruit d'une sainte lignée.
Chœur des vierges, commencez à chanter, / tenant vos lampes à la main, / pour acclamer la divine Mère à son entrée; / maintenant qu'elle s'avance dans le Temple du Seigneur, / célébrez cette fête avec nous.
Joachim et Anne, réjouissez-vous, / maintenant que dans le Temple vous offrez / à l'âge de trois ans celle qui, née de vous, / doit devenir la Mère immaculée / du Christ, roi de l'univers et notre Dieu.
Véritable Saint des saints, / il t'a plu de demeurer / en compagnie des Anges dans le Temple saint, / où tu recevais merveilleusement / le pain du ciel, nourricière de la Vie.
L'ayant mise au monde contre tout espoir, / Joachim et Anne s'engagèrent pieusement / à présenter la vierge pure à notre Dieu; / en ce jour ils s'acquittent de leur vœu / en offrant leur fille en la maison du Seigneur.
Fleurissant jadis, la verge d'Aaron / préfigure, ô Vierge, ton divin enfantement: / sans semence tu conçus en la virginité / et demeuras vierge après l'enfantement, / allaitant comme un enfant le Dieu de l'univers.
Vers la Vierge, ô vierges, pieusement / et vous, mères, hâtez le pas vers la Mère / pour célébrer joyeusement avec nous, / en celle qui naquit, le sanctuaire immaculé, / en celle qui conçut, l'offrande faite à Dieu.
Gloire au Père ...
Glorifions le Dieu de vérité / en l'unique nature et la personnelle Trinité, / celui que les Anges et les Archanges chantent dans leurs chœurs / comme le Maître de la création; / et nous fidèles, sans cesse adorons-le.
Maintenant ...
Intercède, Vierge pure, sans répit / auprès du Fils et Dieu que tu as conçu dans la chair, / pour que tous tes serviteurs / soient à l'abri des pièges du démon / et de toute tentation.
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, / de la Vierge, Seigneur, / tu es issu tel une fleur; / de la montagne ombragée, / ô Christ objet de nos chants, / tu es venu en t'incarnant / de la Vierge inépousée, / toi le Dieu immatériel: / gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5, t. 4
« L'univers est transporté / par ta sainte Présentation, / car, ô Vierge inépousée, / comme un temple très-pur / tu as pénétré à l'intérieur du Temple de Dieu / afin de procurer la paix / à ceux qui chantent ta louange. »
Sanctuaire glorieux / et offrande sacrée, / la Vierge toute-pure, présentée en ce jour / au Temple du Seigneur, / y est gardée comme il le sait, / pour devenir l'habitation / du seul Dieu et Roi de l'univers.
Zacharie, voyant jadis / la beauté de ton âme, eut foi et s'écria: / Tu es la rédemption / et la joie de l'univers, / notre rappel auprès de Dieu, / car celui que nul espace ne contient / se montre à moi dans les limites de ton sein.
Tes merveilles, ô Vierge immaculée, / dépassent notre entendement: / merveilleuse est la façon dont tu naquis, / merveilleuse, celle dont tu as grandi; / divine Epouse, tes merveilles inouïes / suscitent notre admiration / et nul mortel n'y trouve explication.
Le chandelier plein de clarté, / divine Epouse, c'est bien toi: / en ce jour tu resplendis / dans la maison de notre Dieu, / de tes merveilles répandant / la grâce au pur éclat sur nous, / Vierge toute-digne de nos chants.
t. 1
« Fais lever le jour de ta clarté sans fin / sur nous qui veillons, sans cesse méditant / tes préceptes et justes jugements, / Maître plein d'amour, ô Christ notre Dieu. »
Tous les fidèles, portant nos lampes allumées, / rassemblons-nous pour glorifier la Mère de Dieu, / qui en ce jour est présentée au Seigneur / comme une offrande agréable à ses yeux.
Tes ancêtres se réjouissent en ce jour, / notre Dame, et que la joie / s'empare de ton père et de celle qui t'enfanta, / car c'est leur fruit qui est présenté au Seigneur.
La glorieuse et pure Agnelle aux noms divers / qui mit au monde dans la chair / l'Agneau divin, nous tous voulons / la fêter fidèlement par nos chants.
La charte, le divin contrat / de tes fiançailles et de l'ineffable maternité / en ce jour, Vierge pure, sont rédigés / dans la maison de Dieu par le saint Esprit.
Que s'ouvrent les propylées / de la divine gloire pour accueillir / la Mère inépousée de notre Dieu / en pure offrande, à l'âge de trois ans!
La montagne sainte et ombragée, / la Mère toujours-vierge de notre Dieu, / chantons-la, car elle a fait briller / aux confins du monde la clarté.
Gloire au Père …
Devant l'unique Divinité / éternelle et suprême nous prosternant, / des trois personnes glorifions / la nature indivisible et la gloire partagée.
Maintenant …
Comme rempart inexpugnable, comme havre de paix / nous avons, Mère de Dieu, ton intercession: / en tout temps nous sommes délivrés / des épreuves, des périls et de toute affliction.
« Dieu de paix et Père de tendresse, / tu nous envoyas / l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: / guidés vers la lumière du divin savoir / et la nuit veillant devant toi, / Ami des hommes, nous te glorifions. »

Ode 6, t. 4
« Célébrant cette divine et sainte fête / de la Mère de Dieu, / venez, fidèles, battons des mains, / glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Celui qui par son verbe porte l'univers, / des Justes exauce l'oraison: / dans sa bonté les délivrant de la stérilité, / il leur donna la Cause de notre joie.
Le Seigneur, voulant que soit connu / parmi toutes les nations son salut, / a choisi en l'humanité la Vierge inépousée / comme signe pour réconcilier et recréer le genre humain.
Comme demeure de la grâce où sont gardés, / Vierge toute-pure, les trésors / de l'ineffable plan de Dieu pour le salut, / tu savoures dans le Temple les délices immaculées.
Lorsqu'il te reçut, telle un diadème royal, / divine Epouse, le Temple resplendit / et céda la place aux biens supérieurs, / voyant qu'en toi s'accomplissaient les prophéties.
t. 1
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: / A la fosse arrache ma vie; / Sauveur du monde, sauve-moi / quand je chante: Gloire à toi. »
Fêtons cette spirituelle solennité, / célébrant, fidèles, pieusement / la Mère de Dieu qui est en vérité / plus sainte que les célestes esprits.
Fidèles, en des cantiques spirituels / chantons la Mère de la Clarté, / qui en ce jour à nos yeux / s'avance dans le Temple de Dieu.
L'agnelle sans défaut, la colombe immaculée, / fut présentée au Temple du Seigneur / pour y demeurer et devenir / la toute-pure Mère de Dieu.
Dans le Temple de la Loi / le temple de Dieu fait son entrée, / céleste tabernacle d'où brilla / la divine clarté sur nos ténèbres.
Enfant selon la chair, adulte par l'esprit, / l'arche sainte a pénétré / dans le Temple du Seigneur / pour y jouir de la divine grâce.
Des multiples épreuves où l'âme est en danger / par tes prières, Toute-digne de nos chants, / délivre-nous qui accourons vers toi, / Mère du Christ notre Dieu.
Gloire au Père ...
Père, Fils, Esprit de vérité, / unique en trois personnes et indivise Trinité, / aie pitié de nous qui nous prosternons / devant ta divine majesté.
Maintenant ...
Celui que nul espace ne contient, / trouvant refuge, ô Mère, dans ton sein, / homme et Dieu sortit de toi, / en ses deux natures.
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, / le monstre a rejeté Jonas / comme du sein le nouveau-né; / et le Verbe pareillement / dans le sein de la Vierge est demeuré, / il prit chair et en sortit, / lui conservant son intégrité, / car il a préservé en celle qui l'enfanta / sa virginité. »

Kondakion, t. 4
Le très-saint temple du Sauveur, / sa chambre nuptiale de grand prix, / la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, / est présentée en ce jour au Temple du Seigneur; / elle y apporte la grâce du saint Esprit / et devant elle les Anges de Dieu / chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Des mystères ineffables de Dieu / voyant en la Vierge la grâce manifestée, / je me réjouis de leur clair accomplissement / sans pouvoir en saisir le mode étrange et merveilleux: / comment fut choisie la seule Immaculée / de préférence à toute créature visible ou spirituelle? / C'est pourquoi, voulant la chanter, je me trouve embarrassé / dans mon langage et mon esprit; / avec audace néanmoins / je veux la magnifier et proclamer: / Voici le tabernacle des cieux.

Synaxaire
Le mémoire de l'Entrée au Temple de la Mère de Dieu.
Par l'Ange dans le temple la Vierge est nourrie.
Il reviendra bientôt pour la salutation
lui portant l'allégresse de l'annonciation.
Au temple, un vingt et un, fait son entrée Marie.
Par les prières de la Mère de Dieu, Seigneur, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, / les fidèles du Dieu très-haut, / mais affrontèrent généreusement / le feu qui les menaçait; / et ils chantaient dans la fournaise: / Seigneur digne de louange, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Voici qu'en ce jour a resplendi / jusqu'aux bouts du monde le joyeux printemps, / nous illuminant l'âme, le cœur / et l'esprit de sa grâce: / à la présente solennité / de la Mère de Dieu / participons mystiquement.
Qu'en ce jour le monde entier / fasse cortège à la Mère du Roi; / sur la terre comme au ciel / que la multitude des mortels / s'unisse au chœur des Anges pour chanter: / Dans le Temple est amenée / la cause de la joie et du salut.
La loi de l'Ecriture est dépassée, / comme une ombre elle s'est évanouie; / les rayons de la grâce ont illuminé / le Temple du Seigneur, / lorsque tu y fus menée, / Vierge et Mère immaculée / qui pour les siècles es bénie.
A ton Fils, ô Tout-immaculée, / comme à leur Dieu et Créateur, / ciel et terre sont soumis, / aussi bien que les enfers; / et toute langue de mortel / reconnaît qu'est apparu / le Seigneur et Sauveur de nos âmes.
t. 1
« La fournaise, Dieu sauveur, distille la rosée, / et le chœur des Jeunes Gens a psalmodié: / Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Amis de la fête, en ce jour / chantons en chœur la Vierge immaculée, / célébrant à juste titre Anne et Joachim.
Prophétise, toi qui dis en l'Esprit saint: / A ta suite, ô Mère du Roi, / des vierges seront amenées dans le Temple.
D'allégresse les Anges dans le ciel ont tressailli, / les esprits des justes furent dans la joie, / lorsque la Mère de Dieu fut menée au sanctuaire.
En son corps et son esprit / Marie la toute-pure était ravie, / qui dans le Temple du Seigneur / demeurait comme un vase sacré.
Recevant le pain du ciel, / elle croissait en sagesse et grâce, / celle qui devait selon la chair / devenir la Mère du Sauveur.
Dans leur sagesse, tes parents / t'ont menée au Temple, à l'intérieur, / ô Vierge, pour y croître et devenir / l'habitation du Christ notre Dieu.
Gloire au Père ...
Glorifions l'indivisible Trinité, / chantons l'unique Divinité: / avec le Père le Fils / et le saint Esprit.
Maintenant ...
Supplie le Maître que tu enfantas, / puisque par nature il a pitié, / de sauver, ô Mère de Dieu, / l'âme de qui chante pour toi.
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, / méprisant l'ordre impie du tyran, / furent sans crainte devant le feu, / mais au milieu des flammes ils chantaient: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Ode 8, t. 4
« Ecoute, ma fille, Vierge immaculée, / et que te dise Gabriel l'éternel dessein formé par le Très-Haut: / prépare-toi à recevoir ton Dieu; / car celui que nul espace ne contient / grâce à toi rencontre les mortels; / et dans l'allégresse je m'écrie: / Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Anne jadis, menant en la maison de Dieu / son temple immaculé, / dit au Prêtre dans sa foi: / Reçois la fille qui me fut donnée par Dieu, / pour la conduire maintenant / dans le Temple de ton Créateur. / Et, joyeuse, elle chantait pour lui: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
A sainte Anne s'adressant alors, / Zacharie prophétisa dans l'Esprit: / C'est la Mère de la Vie que tu conduis en vérité, / celle que de loin ont annoncée / les divins Prophètes comme la Mère de mon Dieu! / Mais comment le Temple pourra-t-il la contenir? / Aussi je m'écrie, émerveillé: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Je me tenais suppliante devant Dieu, / répondit sainte Anne à Zacharie, / dans la foi et l'oraison lui demandant / d'agréer le fruit de mon enfantement / et lui promettant de présenter / l'enfant qu'il a voulu me concéder; / aussi, joyeuse, je m'écrie: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Ta conduite se conforme à notre Loi, / lui dit le prêtre Zacharie; / j'en saisis l'entière étrangeté, / voyant la vierge présentée au Temple / surpasser de merveilleuse façon / par sa grâce le Saint des saints; / aussi dans l'allégresse je m'écrie: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Anne répondit: Je suis réconfortée / d'apprendre ce que tu me dis; / connaissant ces choses par l'Esprit de Dieu, / tu proclames le mystère de la Vierge clairement; / reçois donc l'Immaculée / dans le Temple de ton Créateur / et dans l'allégresse chante-lui: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Alors le Prêtre s'écria: / Voici qu'est allumée / la lampe qui nous porte la clarté / et dans le Temple fait briller la grande joie. / En leur âme les Prophètes exultent avec nous, / à la vue des merveilles accomplies / dans la maison de Dieu, et qu'ils s'écrient: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
t. 1
« Le Seigneur et Créateur / que les Anges dans le ciel / servent avec crainte et tremblement, / vous les prêtres, chantez-le, / jeunes gens, glorifiez-le, / peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
Joachim, en ce jour, / resplendit d'allégresse / et sainte Anne offre au Seigneur, / en sacrifice à notre Dieu, / selon sa promesse, la sainte enfant / que Dieu lui a donnée.
Fièrement les saints David et Jessé / avec Juda se glorifient, / car de leur souche a poussé / la Vierge pure, cette enfant / qui devait donner le jour / au Dieu d'avant les siècles.
Marie, le tabernacle vivant, / toute pure est présentée / en ce jour dans la maison de Dieu / et de ses mains Zacharie / la reçoit pour le Seigneur / comme un trésor de sainteté.
Comme la porte du salut, / la montagne en esprit / et l'échelle animée, / fidèles, vénérons celle que / les prêtres ont bénie de leur main, car elle est en vérité / Vierge et Mère de Dieu.
Avec les Prophètes et les Apôtres de Dieu, / en compagnie des Martyrs du Christ, / comme les Anges dans le ciel, / nous tous, les hommes, ici-bas / vénérons en nos hymnes la Vierge immaculée, / la Mère bénie du Très-Haut.
Ceux qui t'ont mise au monde selon Dieu / sont venus dans le Temple te présenter / comme une offrande pure, Vierge immaculée; / et là tu as vécu de merveilleuse façon, / te préparant dans le sanctuaire, / pour que le Verbe trouve en toi son logis.
Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Chantons en chœur le Trois-fois-saint, / Père, Fils et saint Esprit, / l'unique Divinité, / l'indivisible Trinité, / qui tient en main l'entière création / dans tous les siècles.
Maintenant ...
Le Verbe sans commencement / débute dans la chair, / enfanté, selon son bon plaisir, / par une Vierge en homme et Dieu / pour nous recréer, après la déchéance de jadis, / en l'immensité de son amour.
Louons, bénissons, adorons le Seigneur,
le chantant et l'exaltant dans tous les siècles.
« La fournaise qui distille la rosée / préfigure la merveille où la nature est dépassée; / car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, / elle se garda de les brûler, / comme le feu de la divinité / habita le sein de la Vierge sans le consumer. / Aussi chantons joyeusement: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles! »

Ode 9, t. 4
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges s'émerveillèrent, / s'étonnant de voir comme elle avançait / jusqu'au Saint des saints.
« Que de l'arche vivante de Dieu / aucune main profane n'ose s'approcher, / mais que nos lèvres / redisent sans cesse fidèlement à la Mère de Dieu / le salut de l'ange Gabriel / et dans l'allégresse lui chantent: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges s'émerveillèrent, / car elle avançait glorieusement / jusqu'au Saint des saints.
Divine Mère, possédant / en ton âme pure une éclatante beauté, / remplie de la grâce céleste de Dieu, / tu ne cesses d'illuminer / d'une éternelle clarté / ceux qui te clament dans leur joie: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges s'émerveillèrent, / car elle avançait merveilleusement / jusqu'au Saint des saints.
Tes merveilles, sainte Mère de Dieu, / dépassent la valeur des mots, / car je comprends qu'ineffablement / le corps en toi n'est pas soumis / à la souillure du péché; / aussi dans l'action de grâces je te crie: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges et les hommes s'émerveillent, / car elle est entrée glorieusement / jusqu'au Saint des saints.
Merveilleusement l'ancienne Loi te désignait, / ô Vierge, comme tabernacle divin, / arche d'alliance et vase très-précieux, / voile du Temple et verge d'Aaron, / sanctuaire impénétrable et porte de Dieu; / aussi nous pousse-t-elle à te crier: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges s'émerveillèrent, / car elle avançait, sans déplaire à Dieu, / jusqu'au Saint des saints.
David en ses hymnes te célébrait, / te désignant comme la fille du Roi / et te voyant revêtue de brocarts / à la droite de Dieu / pour la beauté de tes vertus; / et, prophétisant, il s'écriait: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge / les Anges s'unissent à l'allégresse des Saints, / car elle est entrée, la divine enfant, / jusqu'au Saint des saints.
Salomon, te voyant d'avance / comme la demeure de Dieu, / te figura comme la porte du Roi, / la fontaine vive et scellée / d'où l'eau limpide a jailli / sur nous, fidèles qui chantons: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
Devant l'Entrée au Temple de la Vierge, / aux Anges unissons nos chœurs pour magnifier / celle qui pénètre divinement / jusqu'au Saint des saints.
Accorde à mon âme, sainte Mère de Dieu, / la paix de tes charismes divins, / faisant jaillir la vie / sur qui t'honore comme il faut, / nous gardant toi-même sous ta protection / pour nous permettre de chanter: / Vierge pure, Dieu t'a élevée / plus haut que toute créature.
t. 1
« La nuée lumineuse en qui le Maître universel / descendit depuis le ciel / comme pluie sur la toison / et s'est incarné pour nous, / lui le Dieu infini, / pour se faire homme comme nous, / fidèles, nous la magnifions / comme la sainte Mère de Dieu. »
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
Des justes Joachim et Anne est sorti / le fruit de la promesse, Marie, / cette divine enfant; / et comme un agréable encens, / en son âge tendre, elle est portée / telle une offrande sacrée / dans le sanctuaire de Dieu / pour habiter le Saint des saints.
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
En nos hymnes célébrons / celle qui par nature est une enfant, / mais qui bientôt, la dépassant, / se révèle à nous comme la Mère de Dieu, / car en ce jour au Seigneur / en parfum de bonne odeur / elle est portée au Temple de la Loi / par les Justes comme fruit spirituel.
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
A la Mère de Dieu nous offrirons / la salutation angélique, / fidèles, lui criant: / Réjouis-toi, gracieuse Fiancée, / nuée resplendissante de clarté, / d'où le Seigneur a lui sur nous / qui étions assis dans les ténèbres de l'erreur; / notre espérance, réjouis-toi.
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
L'entière création, / unie à l'ange Gabriel, / chante à la Mère de Dieu / l'hymne qui lui convient: / Réjouis-toi, ô Mère immaculée / par qui nous fûmes délivrés / de l'antique malédiction / pour prendre part à l'immortalité.
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
Plus sainte que tous les Saints, / ô Marie, Mère de Dieu, / par tes prières tire-nous / du filet de l'ennemi; / de l'erreur, de l'affliction / sauve-nous, tes serviteurs / qui nous prosternons dans la foi / devant ton image sacrée.
Magnifie, ô mon âme, / celle qui fut offerte dans le temple du Seigneur / et que les prêtres ont bénie de leur main.
Ô Vierge, tu es apparue / supérieure aux Chérubins, / au-dessus des Séraphins / et plus vaste que le ciel, / car ton sein a contenu / celui que nul espace ne contient / et mis au monde notre Dieu: / implore-le sans cesse pour nous.
Magnifie, ô mon âme, / la puissance de la Divinité / en trois personnes, indivisible.
En trois personnes glorifions / l'inséparable Unité / qui est chantée sans cesse / en l'unique divinité / sur la terre comme au ciel, / pieusement nous prosternant / devant l'indivise Trinité, / Père, Fils et saint Esprit.
Magnifie, ô mon âme, / la Mère de Dieu / plus vénérable et glorieuse / que tous les Anges dans le ciel.
Sous ta miséricorde nous réfugiant, / nous les fidèles, et / nous prosternant pieusement devant ton Fils, / ô Vierge Mère de Dieu, / comme devant le divin Maître, nous t'en prions: / intercède auprès de lui / pour qu'il nous sauve du péril / et de toute tentation.
« Je vois un mystère étonnant / qui dépasse l'entendement: / une grotte est devenue le ciel / et la Vierge remplace le trône des Chérubins; / la crèche est la demeure où repose / le Christ, notre Dieu infini / que nous chantons et magnifions.

Exapostilaire
« Femmes myrophores »
Celle que le chœur des Prophètes annonça jadis comme l'urne, / le bâton, les tables de la Loi, la montagne inviolée, / Marie, cette divine enfant, nous voulons la chanter, nous les fidèles, / car en ce jour elle entre au Saint des saints pour y croître devant Dieu. (3 fois)

Laudes, t. 1
Des vierges, portant leurs lampes allumées, / accompagnent la Toujours-vierge de leur éclat: / elles prophétisent vraiment / en l'Esprit ce qui doit arriver; / car la Mère de Dieu, / ce temple divin, est amenée / dès l'enfance, au milieu de la splendeur virginale, / vers le Temple du Seigneur.
Illustre fruit d'une promesse sacrée, / la Mère de Dieu / se révèle au monde entier / comme le sommet de l'entière création; / pieusement amenée / dans le Temple du Seigneur, / elle accomplit le vœu de ses parents / sous la sauvegarde de l'Esprit saint.
Nourrie du pain du ciel / dans le Temple du Seigneur, / ô Vierge, tu mis au monde / le Verbe, vrai pain de vie; / comme un temple choisi / et plein de sainteté, / tu fus élue secrètement par l'Esprit / pour être l'épouse de Dieu le Père.
Que s'ouvre la porte / de la maison de notre Dieu, / car le temple, le trône du Roi de l'univers / dans la gloire en ce jour est amené par Joachim / afin de consacrer au Seigneur celle qu’il s'est choisie pour Mère.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
En ce jour la Vierge immaculée / est présentée au Temple pour devenir la demeure du Seigneur / Dieu et Roi de l'univers et nourricier de toute vie; / en ce jour le sanctuaire très-pur, / à l'âge de trois ans, est porté en offrande au Saint des saints. / C'est pourquoi nous lui dirons / comme l'Ange: Réjouis-toi, / seule bénie entre toutes les femmes.

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

Si le 22, le 23 ou le 24 Novembre tombe un dimanche et qu'on fête le Saint du jour:
Le samedi soir aux Petites Vêpres, stichères du dimanche, comme d'habitude. Aux Grandes Vêpres, on chante au Lucernaire 4 stichères du dimanche, 3 de la fête (ceux du jour) et 3 du Saint. Si l'office du Saint comporte le Polyéléos, on chante 3 stichères du dimanche, 3 de la fête et 4 du Saint. Gloire au Père: du Saint (à défaut, Gloire: de la fête); Maintenant: Dogmatique du ton. Entrée. Prokimenon du jour. Litie: stichères de la fête (les apostiches du jour) et du Saint, s'il a un Polyéléos; Gloire (du Saint) ... Maintenant: de la fête. Apostiches du dimanche,. Gloire (du Saint) ... Maintenant: de la fête. A la bénédiction des pains, Réjouis-toi, 2 fois, et tropaire de la fête, 1 fois.
A Matines, après Le Seigneur est Dieu, tropaire du dimanche, 2 fois, Gloire (du Saint) ... Maintenant: de la fête. Cathismes du dimanche avec leurs théotokia. Polyéléos, et tropaires de la Résurrection. Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Le reste: du dimanche. Canon de la Résurrection (4, en comptant l'hirmos), de la Mère de Dieu (2), de la fête (4) et du Saint (4). Si le Saint a un Polyéléos, canon de la Résurrection (4), de la fête (4) et du Saint (6). Catavasies de Noël. Après la 3e ode, kondakion et ikos de la fête, puis du Saint, et cathisme du Saint; Gloire ... Maintenant: de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos du dimanche. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaire du dimanche, Gloire (du Saint) ... Maintenant: de la fête. A Laudes, 4 stichères du dimanche, 4 de la fête (apostiches du jour, y compris le doxastikon, avec leurs versets). Si le Saint a des stichères à Laudes, 4 stichères du dimanche et 4 du Saint (y compris le doxastikon) avec leurs versets. Gloire au Père: Eothinon, Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de Résurrection, seulement. Litanies et Congé. A Prime et à Sexte, tropaires du dimanche et de la fête; à Tierce et à None, tropaires du dimanche et du Saint. Kondakion du dimanche, de la fête ou du Saint (Polyéléos), en alternant.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:01

22 NOVEMBRE
Mémoire du saint apôtre Philémon,
de sainte Apphia, des saints Archippe et Onésime, ses compagnons;
de la sainte martyre Cécile
et de ses compagnons Valérien et Tiburce.



VÊPRES

Lucernaire, t. 8
Merveille inouïe: / l'ineffable mystère à venir / est indiqué d'avance par des signes visibles en ce jour; / car celle qui met au monde la divine clarté / est menée comme épouse vers le Temple divin; / acclamons-la comme le temple surnaturel de notre Dieu, / la sainte demeure de notre source de lumière, le Christ.
En prémices agréables, vraiment, / Joachim et Anne ont présenté / à celui qui a daigné leur faire avoir ce fruit divin / la servante de Dieu, la Vierge Marie, / par qui la triste dette fut effacée / et que nous chanterons, nous les fidèles, dans la joie, / car c'est elle qui procure l'allégresse au monde entier.
Venez, accourons tous en esprit / et, faisant luire les lampes de la foi, / escortons la Vierge, accompagnons son entrée; / car elle entre avec gloire dans le Temple de Dieu / pour devenir la fiancée de l'Esprit; / et dans l'allégresse tous ensemble célébrons / la divine fête de sa Présentation.
t. 2
Toi le sarment de la Vigne de vie, / illustre Philémon, tu fis couler / le vin de la connaissance de Dieu / pour les âmes affligées / et tu réjouis les cœurs attristés / par les ténèbres de l'erreur / et la sombre idolâtrie; / c'est pourquoi nous fêtons / dans l'allégresse ton souvenir lumineux.
Elle te vénère, la cité de Gaza / qui a vu grâce à toi / la lumière de la connaissance, Bienheureux; / et celle des Colossiens, qui possède ton corps / comme un trésor divin, recueille les guérisons / et la grâce jaillissant chaque jour; / sauvées par ta prière de tout danger, / elles célèbrent ta mémoire, illustre Philémon.
Avec la vénérable Apphia / acclamons Archippe dans la foi, pontife saint, / chantons Onésime et Philémon, / hérauts divins, docteurs sacrés / ayant par leur parole déraciné / l'erreur des dieux multiples / et planté en tous la connaissance du vrai; / que leur mémoire soit une fête pour nous!
Gloire au Père, t. 6
Venez, chantons d'un même chœur / ceux qui ont vu le Verbe de leurs yeux / et furent initiés à ses miracles: Philémon, / Onésime, Apphia et Archippe, ces apôtres du Christ; / saluons en eux les flambeaux de l'univers: / Réjouissez-vous, remparts des Colossiens, / compagnons des Anges, qui avez abattu / avec courage l'erreur des faux-dieux / et prêché le Christ comme Sauveur. / Devant le trône de la sainte Trinité, / intercédez pour le salut de nos âmes.
Maintenant…, t. 1
En ce jour se réjouisse le ciel / et l'allégresse pleuve des nues / sur les merveilles étonnantes de notre Dieu! / Car voici: la porte regardant vers l'Orient, / celle qui est sortie d'un sein infertile / selon la promesse de Dieu / et lui fut consacrée pour qu'il en fasse son logis, / en ce jour est présentée au Temple comme offrande immaculée. / Au son de la harpe exulte David! / A sa suite des vierges, dit-il, / sont amenées vers le Roi, / on amène les compagnes qui lui sont destinées; / dans le tabernacle de Dieu, / dans son sanctuaire, à l'intérieur, / elle sera élevée pour être la demeure de celui / qui est né avant les siècles du Père ineffablement / pour le salut de nos âmes.

Apostiches
Si l'on veut, on chante ces stichères de sainte Cécile, t. 4; sinon, ceux de la fête, t. 2.
t. 4
Tu as gardé ton corps et tes pensées / à l'abri des impures voluptés / et toi-même t'es offerte au Créateur / en épouse immaculée, / saintement ornée de ces broderies / dont le martyre, Bienheureuse, t'a vêtue; / c'est pourquoi le Christ t'a reçue, / illustre Cécile, dans la chambre lumineuse de ses noces immaculées.
Le Seigneur, t'ayant donné / d'exhaler comme rose un doux parfum, / captiva, par ta sainte médiation, / deux frères ayant respiré la bonne odeur / de tes intercessions continuelles; / c'est pourquoi, délaissant les cultes fétides de l'erreur, / ils furent dignes du céleste Parfum / issu de la Vierge et répandu sur nous par ineffable bonté.
Tu dédaignas les richesses d'ici-bas, / toi qui chérissais le trésor céleste; / sans tenir compte du fiancé terrestre, / tu pris place dans le chœur des vierges sagement / et t'es offerte à l’Epoux céleste, / menant pour lui le plus ferme combat / et piétinant avec courage l'orgueil de l'ennemi, / Cécile, vénérable splendeur des Martyrs.
t. 2
Selon le psaume, en ce jour / les vierges en chœur, / tenant leurs lampes allumées, / accompagnent brillamment / la seule Vierge tout-immaculée.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Prophète, reçois / la montagne spirituelle, la table de Dieu, / l'urne où la manne est conservée, / la passerelle du salut, / la seule Vierge tout-immaculée.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Prophète Zacharie, / ouvre les portes du Temple saint / afin de recevoir / la sainte porte de Dieu, / l'unique Mère demeurant vierge en tout temps.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
En ce jour la Vierge immaculée / est présentée au Temple pour devenir la demeure du Seigneur / Dieu et Roi de l'univers et nourricier de toute vie; / en ce jour le sanctuaire très-pur, / à l'âge de trois ans, est porté en offrande au Saint des saints. / C'est pourquoi nous lui dirons / comme 1'Ange: Réjouis-toi, / seule bénie entre toutes les femmes.

Tropaire, t. 3
Saints Apôtres du Seigneur, / intercédez auprès du Dieu de miséricorde / pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
Gloire au Père ... Maintenant t. 4
Aujourd'hui c'est le prélude de la bienveillance de Dieu / et déjà s'annonce le salut du genre humain. / Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée / pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. / En son honneur, nous aussi, à pleine voix / chantons-lui: Réjouis-toi, / ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Vierges, louez, mères, chantez, peuples, glorifiez, / et vous les prêtres, bénissez la pure Mère de Dieu; / encore enfant, elle est présentée au Temple de la Loi, / comme le temple très-saint du Seigneur. / C'est pourquoi, célébrant cette fête spirituelle, nous chantons: / Réjouis- toi, ô Vierge, la gloire du genre humain.

Cathisme II, t. 4
David, précède dans le Temple de Dieu / et reçois avec allégresse notre Reine, lui disant: / Souveraine, fais ton entrée dans le temple du Roi, / toi dont la gloire est au-dedans, / car de toi vont jaillir le lait et le miel, la lumière du Christ.


Canon 1 de la fête, puis le canon des Apôtres (t. 2), avec l'acrostiche: Je chante, Philémon, ton amour pour le Christ. Joseph; et celui de sainte Cécile (t. 1).

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, / le Christ qui divisa la mer / pour le peuple qu'il soustrait / à la servitude des Egyptiens, / car il s'est couvert de gloire. »
Apôtre exultant de joie / dans les tabernacles des cieux, / accorde-moi la grâce de chanter / divinement ta sainte mémoire, / car tu es couvert de gloire.
Sous les flots de tes discours / tu as irrigué les cœurs / et dans la foi leur as permis / de cultiver les pensées divines, / admirable apôtre Philémon.
Annonçant le saint Evangile, Philémon, / tu as illuminé / grâce aux éclairs de l'Esprit saint / les âmes que tu délivras / du sombre culte des faux-dieux. C'est toi que préfigura de loin / par des symboles divers / le divin chœur des Prophètes jadis, / Vierge pure qui seule as enfanté / le Seigneur notre Dieu.
t. 1
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, / le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; / sur terre voici le Christ, exaltez-le, / terre entière, chante pour le Seigneur, / peuples, louez-le dans l'allégresse, / car il s'est couvert de gloire.»
Tu fus le clair logis du Christ, / le sanctuaire saint du Christ, / le temple très-pur du Christ: / illustre Cécile, par ton intercession, / vénérable martyre, éclaire-nous / qui voulons te chanter.
Ayant chéri la beauté du Christ, / éprise d'amour pour lui / et docile à ses commandements, / vénérable Martyre, comme morte tu parus / pour le monde et tout ce qu'il contient / et méritas la vie éternelle.
Toi dont l'âme et le corps / étaient de grande pureté, / tu devins l'épouse du Christ notre Dieu, / qui te garda sans tache, / bienheureuse Martyre, à jamais / pour sa demeure nuptiale en esprit.
Ô Vierge tout-immaculée, / fais délivrer tes serviteurs / de l'emprise des passions / par tes prières au Seigneur / qui prit un corps de tes entrailles / afin de vivre parmi nous.

Ode 3, t. 2
« Seigneur affermis nos cœurs en ton amour, / toi qui fis disparaître le péché sur la croix, / et plante la crainte de ton nom / dans les cœurs de ceux qui te louent. »
En prêchant la Passion du Christ et sa Résurrection, / comme du tombeau de l'incroyance et de la mort / tu as ressuscité les hommes, / admirable Philémon.
Célébrons par des cantiques sacrés / Archippe ainsi qu'Apphia, / Onésime et Philémon, / ces astres illuminant les confins de l'univers.
Ayant purifié le regard de votre esprit, / vous avez eu la vision de Dieu / et ramené à sa connaissance, / saints Apôtres, les cœurs égarés.
A cause de ta suprême pureté, / tu as reçu dans ton sein le Verbe Dieu, / qui purifia notre nature souillée / par ses fautes, ô Vierge immaculée.
t. 1
« Avant les siècles, / le Fils est engendré ineffablement par le Père ; / / et, dans ces derniers temps, / sans semence, il a pris chair d'une vierge; / chantons au Seigneur: / Toi qui relèves notre front, / tu es saint, ô Christ notre Dieu. »
D'un cœur pur ayant recherché / le Christ notre Dieu / qui prit chair ineffablement / de la Vierge, tu lui crias: / A ta suite, Seigneur, / je suis venue et j'ai lié / mon âme à ton amour.
Puisqu'au ciel tu avais / tes noces et ton impérissable dot, / Cécile, tu as méprisé / ces biens sur terre / corruptibles et ne durant qu'un temps / et pour le Christ tu as gardé / ta virginité sans faille.
Pour l'amour immatériel / tu écartas les matérielles affections / et par tes sages et vivifiants discours / tu persuadas ton fiancé / de mener avec toi chaste vie; / tu es unie avec lui / aux chœurs des Anges dans le ciel, / Martyre digne d'admiration.
Ô Vierge immaculée, / toi qui as pu sans labours / comme vigne fructueuse concevoir / et mettre au monde le pur raisin, / le Christ, distillant / le vin de la divine connaissance, / demande-lui, puisqu'il est Dieu, / de sauver nos âmes.

Kondakion, t. 4
Multitude des fidèles, chantons divinement / l'épouse volontaire du Christ, / qui orna son cœur de vertus / et confondit l'audace d'Almakios / en brillant comme un soleil / au milieu des persécuteurs / et pour les hommes est devenue le soutien de la foi.

Cathisme, t. 8
Ayant labouré les cœurs en friche avec l'araire de ta parole, / saint Apôtre, tu leur fis produire la connaissance de Dieu; / puis, ayant détruit les temples des faux-dieux, / tu élevas des églises à la gloire de ton Créateur; / c'est pourquoi tous ensemble, saintement illuminés, / nous glorifions ta mémoire et te chantons d'un même chœur: / bienheureux Philémon, intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 1
Possédant comme époux véritable le Christ, / tu renonças à l'amour du terrestre fiancé; / tu l'amenas vers Dieu par la foi, / au point qu'avec toi il lutta fermement / et remporta la couronne des vainqueurs; / avec lui, Cécile, souviens-toi de nous tous.
Maintenant ...
Le fruit du juste Joachim / et de sainte Anne est offert au Seigneur; / en son Temple voici comme une enfant / la nourricière de notre Vie; / le prêtre Zacharie la bénit / et nous tous, les mortels, avec foi / disons-la bienheureuse comme la Mère du Seigneur.

Ode 4, t. 2
« Je te chante, Seigneur, car j'ai ouï ta voix / et suis rempli d'effroi, / car tu es venu jusqu'à moi, / vers la brebis perdue que tu cherchais, / et c'est pourquoi je glorifie / ta condescendance envers moi. »
Poussé par la voile de la Croix, / tu franchis sans naufrage / l'océan des épreuves en cette vie, / bienheureux Apôtre, conduisant / par grâce divine les passagers / vers le havre du salut.
La divine cité des Colossiens / possède comme flambeaux lumineux / Archippe et Philémon, / Apphia et Onésime, / ces glorieux apôtres répandant / sur le monde entier leur clarté.
Le divin fleuve de prédication / qui a jailli de ton cœur / arrêta les fleuves des sans-Dieu / et les courants de l'impiété; / mais dans la grâce il irrigua / les âmes que l'ignorance consumait.
Je te chante, Toute-digne de nos chants, / toi qui as enfanté surnaturellement / le Verbe Dieu louable hautement, / et je te demande de guérir / ma pauvre âme de ses maux, / divine Epouse, en ta bonté.
t. 1
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, / de la Vierge, Seigneur, / tu es issu tel une fleur; / de la montagne ombragée, / ô Christ, objet de nos chants, / tu es venu en t'incarnant / de la Vierge inépousée, / toi le Dieu immatériel: / gloire à ta puissance, Seigneur. »
Un Ange de lumière devant toi / se présenta et comme gardien, / glorieuse Cécile, te fut donné; / il t'éclaira de clarté divine, / te sauvant de tout ennemi / et te gardant pure, inviolée, / agréable au Christ, dans la grâce et la foi.
Persuadé par tes divins enseignements, / le généreux Valérien / abandonna la profonde obscurité / du culte des faux-dieux / et s'avança dans l'allégresse / vers le baptême divin; / puis, l'âme illuminée, il resplendit de l'éclat des martyrs.
Tu échangeas le terrestre hymen / pour les pures noces des cieux, / où tu demeures dans la joie, / parée du charme de la virginité, / resplendissante de pureté, / admirable Cécile, épouse du Christ.
Le bâton d'Aaron / qui, bien que sec, a fleuri, / te préfigurait, notre Dame, / toi qui fis croître le Jardinier de l'univers; / prie-le sans cesse de planter / sa crainte dans le cœur de tout croyant, / Vierge tout-immaculée.

Ode 5, t. 2
«Toi qui es la source de clarté / et le créateur des siècles, / Seigneur, dirige-nous / à la clarté de tes commandements: / nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Illustre apôtre Philémon / qui les voyais atteints / par la gangrène des passions, / grâce à ton efficace parole tu as guéri / ceux que mettait en péril la folie des idoles.
Aux égarés tu as montré / comme un guide sûr / les chemins des cieux / et tu les as conduits saintement / sur l'unique voie de l'amour du Christ.
La sainte assemblée des Colossiens, / l'Eglise du Christ, en ce jour, / célèbre une brillante fête, vénérant / dans l'allégresse le divin Archippe / et l'apôtre Philémon.
Notre Dame, sauve-nous, / car nous risquons d'être engloutis / par la tempête des épreuves, / les incursions des barbares sans pitié / et les terribles assauts des démons.
t. 1
« Dieu de paix et Père de tendresse, / tu nous envoyas / l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: / guidés vers la lumière du divin savoir / et la nuit veillant devant toi, / Ami des hommes, nous te glorifions. »
Alors que tu recherchais le baptême, ce bain divin, / un Ange t'apparut, Valérien, / illuminant ton cœur et ton esprit / par l'explication des paroles sacrées / et te conseillant de lutter sur terre / pour t'unir aux chœurs des Anges dans le ciel.
Comme vous étiez unis par l'Esprit divin / et gardiez vierges votre corps et votre esprit, / le Christ vous envoya des couronnes visibles / faites de roses au doux parfum, / illustres Martyrs qui êtes devenus / la bonne odeur du Christ et de la foi.
Abandonnant, Tiburce, la fétide erreur, / tu reçus en échange le parfum / de la connaissance de Dieu / et tu pris résolument le chemin de la vraie vie / en croyant de toute ton âme en la Trinité / et combattant pour elle de tout cœur.
Surpassant les saints Anges, / Vierge pure, tu conçus / l'Ange du Grand Conseil, / le Dieu Emmanuel, / qui par sa descente rendit célestes les mortels, / en sa miséricorde infinie.

Ode 6, t. 2
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, / j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: / de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Tu fus un ciel annonçant pour tous / la salutaire gloire de qui t'a glorifié / et t'a mis au nombre des Septante, Disciple bienheureux.
Devenu étranger à ta patrie, pontife Philémon, / par ta parole tu as pris ceux qui étaient devenus étrangers à Dieu / et tu en fis les habitants de Sion.
Resplendissante de vertus sacrées / et servant Dieu, Apphia, tu es montée / vers les cieux pour exulter avec les Anges.
En ton sein le Verbe prend un corps / et tel un homme se révèle par amour, / Vierge pure, pour que l'homme devienne Dieu.
t. 1
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, / le monstre a rejeté Jonas / comme du sein le nouveau-né; / et le Verbe pareillement / dans le sein de la Vierge est demeuré, / il prit chair et en sortit, / lui conservant son intégrité, / car il a préservé en celle qui l'enfanta / sa virginité. »
Elevant leurs mains vers Dieu / avec empressement, / les courageux Martyrs ont abattu / et détruit les temples des faux-dieux, / et dans le gouffre de perdition / ils ont envoyé les démons les assaillant; / c'est pourquoi ils ont reçu / les diadèmes splendides et lumineux / de la victoire.
Comme agneaux spirituels, / devant l'assaut des fauves, saints Martyrs, / vous n'avez eu nulle peur / et n'avez pas accordé / de culte irrationnel aux démons / ni leur avez offert de funestes oblations, / mais vous-mêmes plutôt / en victimes pures à notre Dieu / vous vous êtes offerts.
Ton brûlant amour de Dieu, / ta divine charité, / l'inclination de ton cœur, / tout entière, Cécile, te consuma / et fit de toi un Ange dans la chair; / sous le glaive, de bon gré, / tu inclinas la nuque et sanctifias / par ton âme l'air / et la terre par ton sang.
Jusqu'à toi régna la mort, / ô Vierge, mais tu enfantas / le Christ notre vie, / celui qui donne en toute pureté / à qui se fie en lui / la joie immortelle et divine; / Toute-sainte, supplie-le / de délivrer tes serviteurs / des périls les menaçant.

Kondakion, t. 4
Le très-saint temple du Sauveur, / sa chambre nuptiale de grand prix, / la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, / en ce jour est présentée au Temple du Seigneur; / elle y apporte la grâce du saint Esprit / et devant elle les Anges de Dieu / chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Des mystères ineffables de Dieu / voyant en la Vierge la grâce manifestée, / je me réjouis de leur clair accomplissement / sans pouvoir en saisir le mode étrange et merveilleux: / comment fut choisie la seule Immaculée / de préférence à toute créature visible ou spirituelle? / C'est pourquoi, voulant la chanter, je me trouve embarrassé / dans mon langage et mon esprit; / avec audace néanmoins / je veux la magnifier et proclamer: / Voici le tabernacle des cieux.

Synaxaire
Le 22 Novembre, mémoire des saints apôtres Philémon, Archippe, Apphia et Onésime, qui furent du nombre des soixante-dix et les disciples de l'apôtre Paul.
Les apôtres du Christ vers la gloire ont couru,
à l'appel de leur Maître, merveilleuse course.
Le vingt-deux, Philémon dans les peines mourut,
mais de la vie sans peine il a trouvé la source.
Ce même jour, mémoire des saints martyrs Cécile, Tiburce.
Après avoir souffert le bain et ses brûlures,
Cécile fut baignée par les flots de son sang.
Tiburce et Valérien supportent sans murmures
les outrages du glaive pour le Tout-puissant.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 2
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie / de la statue d'or élevée / dans la plaine de Doura, / au milieu des flammes psalmodiaient, / couverts d'une fraîche rosée: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Splendide fut ta démarche, Philémon, / puisque tes pas ont suivi / les chemins de l'Evangile, sans fléchir, / pour annoncer la sainte paix / à tous ceux que la guerre tourmentait, / et qu'ils firent trébucher les assauts des démons.
Du poids de leurs ténèbres furent délivrés / par la clarté de tes paroles les gens de Gaza, / car tu fus pour eux un pontife excellent, / saint Apôtre, et le pasteur / de tous ceux qui, grâce à toi, purent chanter: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
En premier lieu, tu communiquas / à la cité de Gaza le trésor de tes vertus; / car tu en fus le premier évêque, / Philémon, le pontife du salut, / toi qui l'incitas à psalmodier: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Philémon, ayant aimé le Christ / qui aima les hommes, en la tendresse de son cœur, / de ceux qui en devinrent ennemis / par amour du Séducteur, tu as fait / des amis de Dieu capables de chanter: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
En toi les humbles ont leur vigueur, / ô Vierge, chandelier de la Clarté, / divine table, trône et palais de notre Dieu, / montagne, infranchissable porte, verge d'Aaron, / urne d'or ayant porté / le Christ, cette manne de vie.
t. 1
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, / méprisant l'ordre impie du tyran, / furent sans crainte devant le feu, / mais au milieu des flammes ils chantaient: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Comme en rosée les Jeunes Gens / transformèrent la fournaise par leur piété, / rafraîchie par le bain du baptême, tu supportas, / Cécile, la bouillante plongée en chantant: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Grâce à tes infaillibles enseignements / Tiburce, délaissant l'erreur, / revêtit la divine robe d'immortalité / et parmi les Athlètes du Christ il s'écria: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Saints Martyrs ayant confessé / le rayon du triple soleil / de la suprême divinité, / vous avez dissipé les ténèbres des multiples dieux, / vous les astres illuminant les cœurs des croyants.
Nous t'adressons la salutation angélique, / Vierge toute-pure, inépousée, / qui mis au monde notre joie / et par ta médiation nous as tous délivrés / de la malédiction pour nous permettre de chanter: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

Ode 8, t. 2
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit / pour venir en aide / aux enfants du peuple hébreu / et changer la flamme en une fraîche rosée, / toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles. »
Le Verbe, comme un chandelier resplendissant, / tu le portais allumé, / saint Apôtre, dans ton cœur; / et ceux qui se trouvaient jadis éteints, / dans les profondes ténèbres de l'incroyance, tu les éveillas / au jour de la connaissance de Dieu.
Ton passage vers Dieu fut magnifié / par le cortège des saints Apôtres / et des Esprits incorporels / dont tu avais, / sage Philémon, imité la vie sur terre, / comme pontife sacré.
Bienheureux apôtre Philémon, / toi qui répandis / l'agréable parfum de tes miracles, / tu embaumas les cœurs et les pensées des croyants / et chassas la mauvaise odeur des passions / loin des fidèles qui exaltent le Christ.
L'admirable Archippe et Philémon, / Onésime et Apphia, / ces astres resplendissants, / ornent ensemble le firmament de l'Eglise / pour toujours et mènent à la clarté / les esprits des croyants.
Ton sein, Vierge pure, nous est apparu / comme un nouveau Jardin / produisant l'arbre de vie; / et ceux que le fruit de l'arbre mit à mort, / il les ramène vivifiés, / divine Mère, vers le Paradis.
t. 1
« La fournaise qui distille la rosée / préfigure la merveille où la nature est dépassée; / car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, / elle se garda de les brûler, / comme le feu de la divinité / habita le sein de la Vierge sans le consumer. / Aussi chantons joyeusement: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles! »
Tu effaces la souillure de nos passions, / vénérable Martyre, sous les pluies / de tes miracles et rafraîchis, / illustre Cécile, ceux que consument les douleurs, / mais qui chantent dans la foi: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles!
Généreuse Martyre, avec ton zèle fervent / tu entras dans le feu bouillonnant; / et tu n'en fus point consumée, / mais en sortis comme du bain de l'immortalité, / chantant pour le Christ, roi de l'univers: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles!
Le chœur des Anges fut émerveillé / par la fermeté de Valérien: / sous la grêle des coups, frappé de toutes parts, / il le supporta courageusement, / broyant les ennemis et s'écriant: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles!
Ciboire contenant la manne des cieux, / arche divine, table sainte et chandelier, / de Dieu tu es le trône et le palais, / le viaduc menant à la vie divine / ceux qui redisent en chantant: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles!

Ode 9, t. 2
« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, / est venu du ciel / renouveler Adam déchu / pour avoir mangé le fruit de perdition; / d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; / et nous fidèles, à l'unisson / dans nos hymnes nous le magnifions. »
Te distinguant parmi le chœur des saints Apôtres, / tu habites les cieux, / divinisé par communion, / resplendissant d'ineffable clarté / et sans cesse comblé, / hiérarque Philémon, / par la joie de l'Esprit.
Admirable fut ton comportement / et splendide, ô combien, la vie que tu menas, / pleine de gloire, ta sainte dormition; / brillante journée que celle où tu laissas / les choses de la terre pour monter / dans l'allégresse, Apôtre bienheureux, / vers la voûte des cieux!
En ce jour se réjouit, saint Philémon, / toute l'Eglise du Christ / qui célèbre dans la joie / cette fête spirituelle en ta mémoire; / garde-la inébranlable à jamais, / par tes prières agréées / du Sauveur notre Dieu.
Bienheureux apôtre Philémon, / la châsse de tes reliques / fait jaillir les guérisons / sur ceux qui s'en approchent pieusement; / elle fait cesser les maladies / et sanctifie les âmes de tous ceux / qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Tu portes celui qui porte l'univers / et tu nourris son nourricier, / toi qui ne savais comment cela se ferait: / merveille dépassant l'entendement, / stupéfiant les Anges et les mortels / qui reconnaissent en toi seule, Tout-immaculée, / la virginale Mère de Dieu.
t. 1
« Pour image de ton enfantement / nous avons le buisson ardent / qui brûlait sans être consumé; / en nos âmes nous te prions d'éteindre / la fournaise ardente des tentations, / pour qu'alors, ô Mère de Dieu, / sans cesse nous te magnifiions. »
Tu fus le jardin clos, / la fontaine scellée, / le mystère de toute beauté, / l'épouse choisie, / le Paradis plein de fleurs, / sainte Cécile, le séjour lumineux / de celui qui règne dans les cieux.
Vous avez atteint le havre de paix, / où vous avez déposé / le chargement de la foi; / désormais vous resplendissez / de l'éclat du triple Soleil, / divinisés par adoption, / généreux Martyrs, illustres et bienheureux.
Père, Fils et saint Esprit, / indivisible Trinité, / accorde aux fidèles t'en priant / la divine illumination / et la rémission de leurs péchés, / par l'intercession de tes saints Martyrs, / afin que nous puissions / sans cesse te magnifier comme il se doit.
Notre nature exilée, / Toute-pure, a contemplé / le splendide éclat de ton Enfant; / délivrés de l'ignorance par lui / et du sombre chaos de nos passions, / comme au sortir de la nuit, nous te vénérons / qui fus pour nous la cause du salut.

Exapostilaire, t. 2
Apôtres qui avez vu le Verbe de vos yeux, / Philémon, Archippe et Apphia, / avec la martyre Cécile priez le Créateur / pour nous fidèles qui célébrons votre mémoire sacrée, / afin qu'il nous accorde la rémission de nos péchés, / car c'est vous qu'auprès du Maître nous chargeons d'intercéder.
t. 3
La Brebis sans tache, la Vierge immaculée, / fait son entrée merveilleuse dans le Temple en ce jour; / l'armée des Anges, les chœurs des Incorporels / lui font escorte avec la multitude des vierges; / plein de joie, le divin Prêtre la reçoit dans ses bras.

Laudes, t. 4
Le soleil de gloire, Jésus notre Dieu, / comme un rayon lumineux, / apôtre Philémon, t'envoya / sur l'ensemble du monde habité / afin de chasser au loin / les ténèbres du mal / et d'illuminer les cœurs obscurcis / par l'ignorance et l'emprise des passions. (2 fois)
Tu fus la pure habitation / de la sainte Trinité, / resplendissante de l'éclat des vertus / et de la lumière de la foi / plus brillante que le soleil, / Apphia toute-digne de nos chants, / car tout le mystère divin te fut révélé; / c'est pourquoi tu exultes avec les Anges dans le ciel.
Avec le divin Philémon / acclamons les pontifes sages-en-Dieu / Archippe et Onésime, ces grands martyrs, / ces apôtres partageant là-haut / la splendeur céleste / devant le trône de la gloire de Dieu / et pour nous demandant / la rémission de nos péchés.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
En ce jour la Mère de Dieu, / temple où Dieu se laisse limiter, / est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit; / en ce jour exulte le Saint des saints / et le chœur des Anges célèbre cette fête mystiquement; / avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour, / comme Gabriel nous écriant: / Pleine de grâce, réjouis-toi, / le Seigneur est avec toi, / lui qui possède l'abondance du salut.

Apostiches, t. 2
Reçois, Zacharie, / dans le Temple, à l'intérieur, / c'est-à-dire au Saint des saints, / la Sainte parmi les Saints, / la Mère de Dieu.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
De la racine de David, / Vierge toute-pure, tu es issue; / et Gabriel, t'adressant / la salutation, s'écria: / C'est Dieu lui-même que tu vas enfanter.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Couple divin et sacré, / Joachim et Anne, c'est bien: / de vous, en effet, / est née l'Immaculée / qui est offerte au Créateur à présent.
Gloire au Père ... Maintenant …
T'ayant, comme lampe, allumée / dans le temple de sa gloire, / la Lumière au triple feu / t'envoie la nourriture des cieux / et te magnifie, ô Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:05

23 NOVEMBRE
Mémoire de nos Pères dans les Saints
Amphiloque d'Iconium et Grégoire d'Agrigente.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Ayant reçu en héritage / l'indépendance du jugement / et la maîtrise de l'esprit sur les passions, / bienheureux Père, utilisant avec sagesse / la balance de l'équité, / tu donnas au meilleur l'hégémonie sur le moins bon; / c'est pourquoi tu devins capable de voir Dieu / et de le comprendre, Pontife inspiré.
Par la droiture de tes enseignements / et ton exacte théologie / tu as rompu les filets et détruit les pièges des hérésies / en rejetant les doctrines qui soutenaient / la division et la contraction, / vénérable Père, et tu restas / dans les limites de la foi, / prêchant en l'Unité divine la Trinité.
A l'empereur qui régnait sur terre / voulant enseigner la sagesse habilement, / tu as omis de saluer son propre fils; / ainsi tu lui fis entendre avec raison / qu'en laissant le Fils sans adoration / on outrage son Père gravement, / irritant celui qui engendre comme il le sait / avant les siècles un Fils incorporel et impassible, d'inexplicable façon.
t. 8
Père Grégoire, pontife saint, / tu fus consacré depuis l'enfance / au divin Créateur de l'univers / auquel tu fus uni par une ferme inclination; / à sa lumière, tu as franchi la nuit des passions / et resplendi par l'éclat des guérisons / et le pouvoir des miracles, repoussant / toute espèce de maladie et les esprits de l'erreur.
Grégoire, Père digne d'admiration, / ayant reçu en ton esprit, / dans toute sa pureté, l'éclatante splendeur, / tu apaisas l’océan trouble des passions / et, volant sur les ailes de la condition impassible, / tu as rejoint l'ineffable et prodigieuse beauté / de celui que tu pries en tout temps / pour nous les fidèles qui t'acclamons sans cesse.
Père, tu as été, par excellence, / la règle du sacerdoce, un modèle de chasteté, / le soutien des moines, un luminaire de charité, / le fondement de l'Eglise, le trône de la foi, / la source des miracles, une langue de feu, / une bouche éloquente, un instrument de l'Esprit saint, / bienheureux Grégoire, un Paradis spirituel.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Tous les fidèles, venez, / louons la seule Immaculée / annoncée par les Prophètes et présentée dans le Temple, / elle qui, avant les siècles, fut destinée / à devenir vers la fin des temps la Mère de notre Dieu. / Par ses prières, Seigneur, / accorde au monde ta paix / et à nos âmes la grâce du salut.

Apostiches, t. 1
On mène vers le roi / dans le temple du Seigneur / à ta suite, Vierge pure, comme dit / l'ancêtre de Dieu, le prophète David, / le chœur des vierges tenant / leurs lampes allumées / et vers le Saint des saints t'escortant / comme l'arche sainte de Dieu.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Ayant mis en bouquet / les diverses fleurs des prairies spirituelles / que sont les paroles de l'Esprit, / tressons joyeusement pour la Vierge / une couronne d'éloges / et, comme il est juste, préparons-lui, / pour son après-fête, ce cadeau.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Porte du temple divin, / ouvre-toi pour recevoir / à l'intérieur la porte du ciel / et que le genre humain soit en fête; / qu'exultent avec nous / les Anges célébrant / l'Entrée de la Mère de Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 5
Le jour de joie, l'auguste fête ont resplendi: / car en ce jour est présentée au Temple saint / celle qui, vierge avant l'enfantement, demeure telle même après; / chargé d'ans, Zacharie, le père du Précurseur, / se réjouit et dans l'allégresse s'écrie: / Voici qu'approche l'espérance des affligés / pour être dans le saint Temple, / comme sainte, consacrée / et devenir la demeure du Roi de l'univers. / Se réjouisse l'ancêtre de Dieu Joachim, / Anne exulte, puisqu'elle offre au Seigneur / à trois ans l'offrande virginale et sans défaut! / Mères, unissez-vous à leur joie, / vierges, partagez leurs transports, / stériles, exultez, vous aussi, / car elle ouvre pour nous le royaume des cieux, / celle qui est destinée / à devenir la reine de l'univers. / Peuples, réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse.

Tropaires, t. 4
Dieu de nos Pères, / dont la clémence agit toujours envers nous, / n'éloigne pas de nous ta miséricorde, / mais par leurs supplications / gouverne notre vie dans la paix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Aujourd'hui c'est le prélude de la bienveillance de Dieu / et déjà s'annonce le salut du genre humain. / Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée / pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. / En son honneur, nous aussi, à pleine voix / chantons-lui: Réjouis-toi, / ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Le fruit du juste Joachim / et de sainte Anne est offert au Seigneur; / en son Temple voici comme une enfant / la nourricière de notre Vie; / le prêtre Zacharie la bénit / et nous tous, les mortels, avec foi / disons-la bienheureuse comme la Mère du Seigneur.

Cathisme II, t. 4
Vierge pure, avant ta conception / tu fus consacrée au Seigneur; / , après ta naissance tu lui es présentée comme un don / pour accomplir la promesse de tes parents. / Dans le Temple de Dieu, toi-même divin temple en vérité, / tu es portée parmi les lampes allumées, / te révélant comme le vase sacré / de l'inaccessible et divine Clarté. / Sublime est ta démarche, seule toujours-vierge et divine Fiancée!


Canon II de la fête ; puis les canons des Saints: celui d'Amphiloque (t. 4), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante le pasteur effilochant l'erreur; et celui de Grégoire (t. 8), portant cet acrostiche: En Grégoire j'admire l'auteur des miracles. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec / l'abîme de la mer Rouge, / l'antique Israël mit en fuite / au désert la puissance d'Amalec / grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Tu dissipas aisément les orgueilleux discours / des impies hérétiques, / toi que fit resplendir l'éclat de l'orthodoxie; / garde en elle, Pontife saint, / les fidèles te glorifiant.
Te voyant briller surtout / par ta parole et par ta vie, / le Seigneur qui désire le salut de tous / t'a promu, Pontife saint, / à la tête du troupeau sacré.
Choisi comme loyal combattant / de l'Eglise du Christ, / Père saint, tu revêtis / l'armure de la Croix / et, vainqueur par grâce, tu fus couronné.
Le Verbe connaturel et consubstantiel / au Père, dont il partage aussi / l'éternité sans commencement, / tu l'as enfanté dans la chair / inexplicablement, ô Vierge inépousée.
t. 8
« Celui qui brise les combats par la force de son bras / et sur la mer Rouge fit passer Israël, / chantons-le comme notre Rédempteur, / car il s'est couvert de gloire. »
Pontife Grégoire, toi qu'illuminent, / comme un astre resplendissant, les rayons de l'Esprit, / par tes prières éclaire-moi tout entier, / afin que je puisse te chanter.
Celui dont l'universelle prescience gratifia / de clartés divines ton esprit / dès l'enfance te sanctifia, toi qui devais / resplendir par tes miracles et tes vertus. Ayant chassé de tes paupières le sommeil de la paresse, / tu apparus comme un chandelier de vigilance, / Père Grégoire porteur-de-Dieu, / confirmant par tes œuvres la vérité de ton nom.
A juste titre je confesse ta divine maternité, / car sans qu'on puisse l'expliquer, / Vierge pure, tu as mis au monde le Seigneur / en deux natures et volontés.

Ode 3, t. 4
« Ton Eglise, Ô Christ, / en toi se réjouit et te crie: / Seigneur, tu es ma force, / mon refuge et mon soutien. »
La divine et lumineuse splendeur / de tes enseignements, / Amphiloque, a fait pâlir / la phalange impie des hérétiques.
Tu fus vraiment, Pontife saint, / un fleuve empli par Dieu / des eaux vivifiantes / dont nous sommes abreuvés, nous fidèles.
L'esprit illuminé / par d'abondantes clartés, / vénérable Père, tu as fait briller / la splendeur mystique de tes enseignements.
Nous tous, les fidèles, nous t'annonçons, / Vierge tout-immaculée, / comme l'arche, le chandelier resplendissant, / la table où se nourrissent les âmes en vérité.
t. 8
« Mon cœur est affermi dans le Seigneur, / ma force s'exalte en mon Dieu, / ma bouche s'élargit devant mes ennemis, / car ton salut me fait danser de joie. »
Le Créateur, ayant agréé / la peine que tu avais prise pour lui, te confia, / Père Grégoire, dans le désert à un ancien / qui t'expliqua clairement les Ecritures.
Passant la semaine entière sans manger, / tu savourais la nourriture des cieux, / abreuvé par le flot de tes pleurs / et trouvant en Dieu ton unique volupté.
L'épanchement du cœur te fut donné par Dieu, / Pontife qui fis jaillir abondamment / les ondes pures de tes enseignements / pour qu'ils abreuvent les cœurs des croyants.
Kondakion, t. 4
Le temple très-saint du Sauveur, / sa chambre nuptiale de grand prix, / la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, / en ce jour est présentée au Temple du Seigneur; / elle y apporte la grâce du saint Esprit / et devant elle les Anges de Dieu / chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Des mystères ineffables de Dieu / voyant en la Vierge la grâce manifestée, / je me réjouis de leur clair accomplissement / sans pouvoir en saisir le mode étrange et merveilleux: / comment fut choisie la seule Immaculée / de préférence à toute créature visible ou spirituelle? / C'est pourquoi, voulant la chanter, je me trouve embarrassé / dans mon langage et mon esprit; / avec audace néanmoins / je veux la magnifier et proclamer: / Voici le tabernacle des cieux.

Kondakion, t. 4
Des rayonnantes clartés du saint Esprit / l'Eglise illumine les fidèles célébrant, / bienheureux et vénérable Père Grégoire, ta radieuse dormition.

Cathisme, t. 4
Ta mémoire illumine la terre et ses confins / et ton corps, illustre Amphiloque, fait surgir les sources des guérisons; / c'est pourquoi tu éloignes toutes sortes de maladies / de ceux qui s'approchent de ton saint temple avec foi; / et maintenant demande pour nous tous la rémission de nos péchés.
Gloire au Père, t. 8
Dès l'enfance consacré au Seigneur, comme jadis le glorieux Samuel, / autant de fois que lui tu entendis le Sauveur t'appeler; / ayant purifié ton âme par le don des vertus, / tu fus digne de recevoir la grâce du sacerdoce; / sur les prés de la connaissance de Dieu tu menas ton troupeau / et resplendis par les guérisons que tu fus capable d'opérer. / Saint Grégoire, intercède auprès du Christ notre Dieu / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / aux fidèles célébrant de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Exulte de joie l'hymnographe David! / Joachim et Anne dansent d'allégresse, car leur sainte enfant, / Marie, la divine lampe porteuse de clarté, / entre joyeusement dans le Temple du Seigneur; / le fils de Barachie la bénit lorsqu'il la vit / et, plein de liesse, s'écria: / Réjouis-toi, merveille pour le monde entier!

Ode 4, t. 4
« Te voyant suspendu à la croix, / toi le Soleil de justice, / l'Eglise depuis sa place / en toute vérité s'écria: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Venez, fidèles sages en Dieu, / battons des mains pour célébrer / la sainte fête d'Amphiloque, ce divin prédicateur / qui nous a fortifiés / par ses enseignements et sa théologie.
Père théophore, devenu / le nymphagogue de l'Eglise unie au Christ, / tu l'as ornée de la beauté / de tes paroles, et tu l'as fait briller / de la splendeur de l'orthodoxie.
Ta langue de théologien / a fait connaître clairement / à tous l'unique majesté / de la souveraine Trinité, / pour que l'unique Divinité fût vénérée en trois personnes.
En toi, Vierge pure, nous reconnaissons / le tabernacle nouveau, / le sanctuaire immaculé du Maître universel, / car tu l'as enfanté / lorsqu'il est venu en personne dans la chair.
t. 8
« Seigneur, j'ai entendu ta voix / et je suis rempli d'effroi: / en ton ineffable dessein, étant le Dieu éternel, / de la Vierge tu es issu porteur de chair; / gloire à ta condescendance, gloire à ta puissance, Jésus Christ. »
En bonne terre, tu as produit / l'épi qui donne cent fois plus; / avec la faux de tes enseignements / tu retranchas les doctrines des impies hérétiques, / en défenseur du Concile, Grégoire, Père saint.
Le suffrage céleste fit de toi, / divin Serviteur, un pontife pour guider sagement / le troupeau que s'est acquis le Christ par son sang, / bienheureux Père, / qui de ton âme avait noté par avance la splendeur.
Tu fus un temple de Dieu, / purifié de la souillure des passions, / et dans le sanctuaire tu reçus / sous forme de colombe la visite de l'Esprit, / car c'est ainsi que le Christ te glorifia.
Le genre humain fut sauvé / par ton ineffable maternité / et ceux qui se trouvaient dans les ténèbres de la corruption / ont vu la lumière surgie de ton sein, / Vierge sainte à qui nous devons notre restauration.

Ode 5, t. 4
« Seigneur, tu es venu / comme la lumière en ce monde, / lumière sainte qui retire de la sombre ignorance / ceux qui te chantent avec foi. »
Eclairé par la splendeur / de la Divinité au triple feu, / tu siégeas sur le trône épiscopal, / Amphiloque sage-en-Dieu.
Tu t'es consacré à Dieu / toi-même entièrement, / et tu l'as prêché à haute voix, / Amphiloque, Père bienheureux.
Voici que s'est levé sur nous / la joyeuse et sainte festivité / du sage et divin Docteur: / elle sanctifie le monde entier.
La souillure de mon âme, efface-la / par ton intercession, / divine Mère tout-immaculée, / magnifique parure de tous les croyants.
t. 8
« Source de lumière, ô Christ notre Dieu, / éloigne de mon âme l'obscurité, / toi qui séparas les ténèbres de la clarté, / fais que je marche à la lumière de tes commandements, / afin que je te glorifie en veillant devant toi. »
Par ta parole tu purifias / de son horrible maladie / un lépreux qui s'approcha de toi jadis avec foi, / car tu avais reçu de Dieu la grâce des miracles, / saint Grégoire, à l'instar d'Elisée.
Par ta prière tu ouvris / la bouche et les oreilles d'un sourd-muet, / bienheureux Grégoire qui avais reçu le pouvoir des guérisons; / et tu répandis un immense flot de théologie / pour assécher l'océan des sans-Dieu.
Purifié des passions terrestres, / comme Pierre le premier des Apôtres / tu opérais des guérisons par ton ombre, / soignant par grâce divine tous ceux qu'assaillait / la furieuse tempête des maladies.
Celui qui n'a pas quitté le sein paternel / en s'incarnant, Toute-pure, en ton sein, / se laisse voir comme un enfant dans tes bras; / aux fidèles qui te vénèrent / procure sa grâce, virginale Epouse de Dieu.

Ode 6, t. 4
« Ton Eglise te crie à pleine voix: / Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; / dans ta compassion tu l'as purifiée / du sang offert aux démons / par le sang qui coule de ton côté. »
Père et Pontife, ayant mortifié / le souci terrestre de la chair, / tu as revêtu la grâce de la condition impassible / et par de très-purs enseignements / tu as prêché la sainte Trinité.
Ayant accédé à la crainte de Dieu / et gardé ton âme en toute pureté, / vénérable Père divinement inspiré, / tu es devenu / un instrument sacré de la théologie.
Vierge toute-digne de nos chants, / toi que nous reconnaissons / comme le tabernacle du Roi de gloire, son pur logis, / le temple et le trône du Dieu très-haut, / nous te supplions de sauver nos âmes.
t. 8
« Comme tu sauvas le Prophète / des profondeurs de l'abîme, ô Christ notre Dieu, / sauve-moi aussi de mes péchés, / dans ton amour pour les hommes, / et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma vie. »
Celle qui était paralysée en son corps / depuis de nombreuses années / a retrouvé la force par ton intercession, / vénérable Père, et s'approchant avec foi, / magnifia le Christ comme cause de tout.
Imitant, pas à pas, / la pure vie du Maître, / lorsque tu fus injustement / persécuté et calomnié, / Grégoire, tu ne fus pas abattu.
Les familiers de l'iniquité, / t'ayant déchiré comme fauves cruels, / toi l'innocent agneau, / te consignèrent aux gardes en la prison, / toi qui étais gardé par la grâce de Dieu.
Notre esprit est incapable de saisir / le grand mystère de ton enfantement, / Mère toujours-vierge, car tu as enfanté, / lorsqu'il se fit homme, / le Dieu que nul esprit ne peut cerner.

Kondakion, t. 2
Tonnerre divin, trompette de l'Esprit, / planteur de la foi et cognée abattant les hérésies, / Amphiloque, pontife bienheureux, / sublime serviteur de la sainte Trinité, / toi qui vis avec les Anges pour toujours, / ne cesse pas d'intercéder pour nous tous.

Ikos
Le très-sage Pontife inspiré par l'Esprit saint / a protégé l'Eglise du Christ; / et grâce à la puissance qui l'animait / cet illustre maître, ce docteur de la foi, / après la lecture complète des Ecritures sacrées / chassa Eunome avec le signe de la précieuse et vivifiante Croix / et prêcha clairement la foi du Christ; / sans cesse il intercède pour nous tous auprès de lui.

Synaxaire
Le 23 Novembre, mémoire de notre Père dans les saints Amphiloque, évêque d'Iconium.
Bien qu'on ait mis en terre son humble défroque,
vivant après la mort, par son œuvre Amphiloque
effiloche la trame ourdie par l'ennemi.
Dans la paix, le vingt-trois, le Saint s'est endormi.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les saints Grégoire, évêque d'Agrigente.
Pour le Verbe divin qui l'univers régente
Grégoire, son pasteur, prend congé d'Agrigente.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, / plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, / s'écriaient: Seigneur, tu es béni / dans le temple de ta gloire. »
Attentifs à tes prédications mystiques, / Père saint, nous évitons / de diviser, avec Arius, la Divinité, / nous les fidèles qui glorifions / la Trinité consubstantielle et incréée.
Puisque nous voyons Macédonius / réfuté par tes enseignements, / nous glorifions dans la foi l'Esprit de bonté / qui est adoré avec le Père et le Fils.
Ayant exposé bien clairement / l'ineffable incarnation du Verbe, tu nous appris / à vénérer un Dieu en deux natures, tout en rejetant / division et confusion, Père divinement inspiré.
Sauvés que nous sommes par la foi en son Fils, / venez tous, acclamons avec empressement / la divine Mère en lui disant: / Tu es bénie entre les femmes, ô Vierge immaculée.
t. 8
« Toi qui envoyas ton Ange sur les Jeunes Gens / pour changer en une fraîche rosée / l'ardente flamme de la fournaise de feu, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Le Créateur fit merveille tandis qu'on te jugeait, / car la femme impudique possédée par les démons / rendit ta pureté manifeste pour tous, / bienheureux Grégoire.
Les divins et lumineux Disciples du Sauveur, / vénérable Père, te sont apparus / et te délivrèrent de l'arbre auquel tu étais enchaîné, / puis t'embrassèrent avec joie.
Le Maître, observant ta patience, / te fit resplendir saintement / de miracles plus grands / pour éloigner les nuages des maladies.
Mère inépousée, tu enfantas / le Créateur universel / et, comme trône des Chérubins, / tu as porté celui qui porte l'univers.

Ode 8, t. 4
« Daniel, étendant les mains, / dans la fosse ferma la gueule des lions; / les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, / ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, / tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, / toutes les œuvres du Seigneur. »
Bienheureux Père, ta bouche resplendissait / lorsque tu chantais comme Dieu / la Triade éternelle, incréée, / consubstantielle et sans confusion, / en trois personnes la Trinité pour laquelle nous nous écrions: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Richesse et pure gloire t'a données / la Sagesse hypostasiée, / très-sage Père qui selon la foi / célébras sa divinité / et renversas l'orgueil des hérétiques en chantant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Celui qui donne vie à l'univers / t'a permis, vénérable Père, d'habiter / dans l'Assemblée des premiers-nés / comme fidèle pontife et théologien / pour chanter en la célébration mystique: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Voici que de la tribu de Juda / est sorti le prince qui doit gouverner; / car tu as enfanté, ô Vierge immaculée, / la promesse de jadis, l'attente des nations, / le Christ pour lequel nous chantons: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
t. 8
« Toi qui établis ta demeure au-dessus des eaux, / qui fixas les limites de l'océan, / le soleil te chante, la lune te glorifie; / à toi revient la louange de toute la création, / Dieu créateur, pour les siècles. »
Par ta prière, Bienheureux, / fut délivrée du démon, ce terrible fléau, / la femme qui sous l'instigation perverse des impies / t'avait injustement dénoncé, / car au milieu du synode / l'arbitre des combats, le Christ, te glorifia pour les siècles.
Ceux qui méditèrent le mal contre toi / furent comblés de ténébreuse obscurité / et ta lumineuse conduite a resplendi, / Grégoire, devant les Pères, en présence desquels / tu fis merveille, tenant les braises en tes mains.
Te révélant comme un astre de toute clarté / dans les hauteurs de l'Eglise, Père saint, / tu nous éclaires toujours de tes vertus / et des rayons de tes miracles, nous qui chantons, / pontife Grégoire, ton souvenir lumineux.
Ton merveilleux enfantement / nous comble d'étonnement, seule Vierge bénie; / car notre Dieu s'incarne de toi, / demeurant ce qu'il était, puisqu'immuable par nature; / divine Mère, nous l'exaltons dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, / fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; / c'est lui qui réunit les natures séparées: / aussi, pleins d'allégresse et de joie, / Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Amphiloque, pontife saint / qui selon la foi célébras comme Dieu / l'unique nature en trois personnes, l'insaisissable principe divin, / la Trinité régnant sur l'univers, / tu es glorifié par elle à présent.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, / Hiérarque théophore et bienheureux, / en présence du Maître souviens-toi / des fidèles célébrant sans cesse / ta mémoire lumineuse et sacrée.
En abondance accorde-moi / la grâce, pour t'avoir tressé / une couronne d'éloges avec empressement, / vénérable Père Amphiloque, et procure-moi, / en vertu de ton sacerdoce, la rémission de mes péchés.
Toi qui étais la descendante d'Adam, / tu fus aussi la Mère de Dieu; / depuis les siècles tu as surpassé / en sainteté l'entière création; / c'est pourquoi, Vierge bénie et toute-pure, nous te magnifions.
t. 8
« Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël: / il nous suscite une force de salut / dans la maison de David son serviteur; / il vient nous visiter, soleil levant, lumière d'en-haut, / et guide nos pas au chemin de la paix. »
Voici la fête brillante, la mémoire sacrée, / la grâce faisant jaillir en abondance / les guérisons pour les fidèles réunis: / approchons-nous, car la châsse de saint Grégoire / nous procure l'immortalité, la lumière sans fin.
Comme fleuve, tu fus comblé par les ondes du Christ, / comme olivier, tu répands l'huile de la vie, / comme palmier, Grégoire, tu es exalté, / comme vigne, tu nous offres les grappes de tes vertus: / nous y buvons le vin de la condition immortelle.
En ce jour de ta mémoire se réjouissent avec nous / la multitude des Moines, les Pontifes nombreux / et l'armée de tous les Anges, avec lesquels / tu rayonnes en présence du Créateur: / souviens-toi, Père saint, de qui te chante avec amour.
Vénérable Père, tu es vraiment / le tabernacle sanctifié de Jésus Christ, / une colonne de l'Eglise, le havre des croyants, / le glaive tranchant l'erreur, la source des guérisons, / l'abîme des pensées divines, le flambeau vigilant, le pasteur des pasteurs.
Mère de la lumière intemporelle qui s'est levée du Père, / illumine mon âme et mon esprit, / chasse loin de moi les ténèbres des passions, / afin que je te dise bienheureuse en tout temps, / Vierge pure, espérance des croyants.

Exapostilaire (t. 3)
Vénérables Pontifes, Pasteurs théophores, / brebis véritables du Pasteur et de l'Agneau, / bienheureux Amphiloque et Grégoire, intercédez / pour nous qui célébrons votre mémoire sacrée, / afin que nous échappions d'âme et de corps aux dangers.
L'intérieur du sanctuaire te reçoit / par les mains du grand-prêtre, Vierge Mère de Dieu; / depuis l'âge de trois ans jusqu'à tes douze ans / tu y demeures, nourrie par la main de l'Ange divin, / comme l'arche sainte du Créateur de l'univers.

Apostiches, t. 2
Le mur de séparation / est abattu par l'Entrée / de la véritable Mère de Dieu, / et nous les hommes d'ici-bas, / nous voilà réunis aux êtres d'en-haut.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Les chœurs des vierges chantaient / un cantique divin / en escortant vers le Temple de Dieu / l'unique Vierge tout-immaculée / au milieu des lampes allumées.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Reçois, Zacharie, / dans le Temple, à l'intérieur, / c'est-à-dire au Saint des saints, / la Sainte parmi les Saints, / la Mère de Dieu.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
En ce jour, fidèles en foules réunis, / célébrons cette fête en l'Esprit / et chantons pieusement la Vierge, divine enfant, / la Mère de Dieu présentée au Temple du Seigneur, / celle qui fut élue entre toutes les générations / pour être la demeure du Christ, Roi de l'univers et suprême Dieu. / Vierges, ouvrez la marche, portant vos lampes allumées / en l'honneur de la Toujours-vierge qui s'avance majestueusement. / Et vous, mères, déposez tout chagrin / pour accompagner au milieu des chants joyeux / celle qui devient la Mère de Dieu / et procure au monde la Joie. / Tous ensemble, avec allégresse crions / la salutation angélique / à la Pleine de grâce qui intercède constamment / pour le salut de nos âmes.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:09

24 NOVEMBRE
Mémoire des saints hiéromartyrs
Clément de Rome et Pierre d'Alexandrie.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Sarment de la vigne de vie, / Père et Pontife, tu portas / en esprit les grappes splendides de tes enseignements / d'où s'écoule en tout temps / le vin salutaire de la connaissance de Dieu / pour réjouir le cœur de tous ceux / qui te vénèrent sincèrement, / bienheureux Père théophore Clément.
Disciple de Pierre le Coryphée, / t'es bâti / toi-même sur cette pierre tu comme pierre de grand prix, / illustre Père, et, te servant / de tes paroles comme levier, / tu renversas toute construction des dieux multiples, / puis édifias des temples divins / en l'honneur de la sainte Trinité, / pour laquelle tu as lutté, / bienheureux Père, et tu reçus / en récompense ta couronne de martyr.
Comme un soleil rayonnant / tu t'es levé de l'Occident, / Père trois fois heureux, / et la terre fut éclairée brillamment / de tes splendides enseignements / ainsi que de tes blessures; / ayant gagné les régions de l'Orient, / tu t'es couché dans la mort, / puis t'es levé de nouveau, / bienheureux Clément, près du Christ, / sans cesse, par divine communion, / illuminé de la splendeur qui abonde en l'au-delà.
t. 1
Défendant, Bienheureux, / la consubstantielle Unité / de la suprême Triade incréée, / tu renversas l'arianisme en nous montrant que le Fils / ne subit pas de division, / puisqu'avec le Père et l'Esprit / il partage la même divinité.
L'élan meurtrier / des persécuteurs s'est arrêté, / le bain de sang a cessé maintenant, / doublement scellé par ton martyre sacré, / saint Pierre, comme autrefois / par décision de Sepphora / fut épargné celui de Moïse encore enfant.
Ayant brillé comme pasteur, / Pontife du Christ et son témoin, / tu menas vaillamment ton combat de martyr / et reçus en récompense la couronne doublement, / orné à la fois / du sacerdoce et des labeurs athlétiques; / veuille donc intercéder pour notre salut.
Gloire au Père, t. 6
Ayant détourné ton esprit / de l'importunité des passions, / tu t'adonnas à la connaissance des êtres, saint pontife Clément; / c'est pourquoi celui qui est l'Etre au premier chef / t'y mena grâce à Pierre, le prince des Apôtres, qui t'initia / aux choses divines et te laissa comme digne successeur; / ayant guidé sagement l'Eglise après lui, / par ta fin de martyr tu es parti vers lui, divinement / uni en toute pureté à l'Etre divin / auprès duquel nous te prions d'intercéder / sans cesse, pour que nous puissions obtenir / la divinisation, nous aussi, / Pontife apostolique et Martyr.
Maintenant, t. 8
Après ta naissance, divine Fiancée, / tu fus présentée au Temple du Seigneur / pour être élevée dans le Saint des saints, comme vierge sanctifiée; / alors Gabriel fut envoyé / auprès de toi, la tout-immaculée, / pour te porter la nourriture d'en haut; / toutes les puissances des cieux / s'étonnèrent de voir / l'Esprit saint élire en toi son logis. / Vierge sans souillure ni péché, / glorifiée sur terre comme au ciel, / sauve-nous tous, ô Mère de Dieu.

Apostiches, t. 1
Amis de la fête, venez tous, / honorons par des cantiques la seule Mère de Dieu; / et vous, les vierges, tenant vos lampes allumées, / acclamez avec joie la seule Vierge immaculée / qui entre dans le temple du Créateur.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Portes du temple, ouvrez-vous / et que les vierges porteuses de lampes avec foi / reçoivent à son entrée la pure Mère de notre Dieu, / l'allégresse de l'univers, en s'écriant: / Divine Mère toujours-vierge, entre les femmes tu es bénie.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Illustre fruit d'une promesse sacrée, / la Mère de Dieu se révèle au monde entier / comme le sommet de l'entière création; / pieusement amenée dans le Temple du Seigneur, / elle accomplit le vœu de ses parents, sous la sauvegarde de l'Esprit saint.
Gloire au Père, t. 4
Consacré pontife par la main de Dieu, / homonyme du Coryphée, / imitateur de ses œuvres, tu as nourri / sur les prairies de l'Evangile les brebis mystiques, / comme un vrai, comme un bon Pasteur; / et, devenu le digne successeur de saint Marc, / dans ton sang de martyr, Bienheureux, / tu menas jusqu'à bonne fin / la course de la foi, en t'immolant / pour le peuple, à l'image du Christ. / Intercède pour nos âmes auprès de lui.
Maintenant, t. 8
David à ton sujet prophétisa, / voyant d'avance, Immaculée, / ton entrée au Temple, ta divine consécration, / que fêtent en ce jour les confins de l'univers, / te glorifiant, Toute-digne de nos chants; / car, ô Mère du Verbe de vie, / vierge avant que d'enfanter, / demeurée vierge après l'enfantement, / tu entres en ce jour dans le Temple de Dieu; / Zacharie, te recevant, se réjouit / et l'allégresse gagne le Saint des saints, / qui accueille en toi la nourricière de notre Vie. / Et nous aussi, en nos hymnes nous chantons: / Intercède, notre Dame, pour nous / en présence de ton Fils et notre Dieu, / pour qu'il nous accorde la grâce du salut.

Tropaires, t. 4
Dieu de nos Pères, / dont la clémence agit toujours envers nous, / n'éloigne pas de nous ta miséricorde, / mais par leurs supplications / gouverne notre vie dans la paix.
Aujourd'hui c'est le prélude de la bienveillance de Dieu / et déjà s'annonce le salut du genre humain. / Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée / pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. / En son honneur, nous aussi, à pleine voix / chantons-lui: Réjouis-toi, / ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.



MATINES

Cathisme I, t. 4
L'univers en ce jour / est comblé d'allégresse, / en l'auguste festivité / de la Mère de Dieu, / et chante: Voici le tabernacle des cieux.

Cathisme II, t. 4
La brebis sans tache, l'épouse immaculée, / Marie, la Mère de Dieu, / est menée merveilleusement avec allégresse / vers le Temple du Seigneur; / les Anges de Dieu l'escortent brillamment / et les fidèles la disent bienheureuse en tout temps; / dans l'action de grâce, à haute voix, / ils lui chantent incessamment: / Notre salut et notre gloire, c'est toi, ô Vierge immaculée.


Canon I de la fête, puis ces deux canons des Saints: celui de saint Clément (t. 4), avec l'acrostiche: Gloire au Sarment témoin de la vigne de vie. Joseph; et celui de saint Pierre (t. 8), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche (excepté dans les théotokia): Mon éloge pour toi, Pierre trois fois heureux.

Ode 1, t. 4
« Ma bouche s'ouvrira / et s'emplira de l'Esprit saint: / j'adresse mon poème à la Mère du Roi; / et l'on me verra, en cette fête solennelle, / chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Père qu'illumine la divine splendeur / devant le trône de la Divinité au triple soleil, / éclaire mon cœur enténébré, / afin que je puisse chanter / ta lumineuse dormition.
En esprit tu t'es penché, / Père vénérable et bienheureux, / sur les profondeurs de l'Esprit / et tu as saisi, autant que tu pouvais, / le Seigneur insaisissable à nos pensées.
Poussé par la voile de la Croix, / tu as franchi l'océan de cette vie, / excellent Martyr, illustre Clément, / pour aborder au port serein / de la clarté céleste.
Sanctifie mon pauvre cœur, / Souveraine qui as enfanté / le Verbe suprême et t'es montrée / plus sainte que toutes les Puissances d'en-haut, / Vierge comblée de grâce par Dieu.
t. 8
« Chantons une hymne de victoire au Seigneur, / qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, / car il s'est couvert de gloire. »
Bienheureux Pierre, toi qui vis / dans les demeures pleines de clarté, / accorde-moi par tes prières l'illumination.
Toi qui fus initié à la connaissance de Dieu / et paré du sacerdoce, Bienheureux, / tu t'es offert au Christ et versas ton sang pour lui.
Dieu t'a donné en cadeau / à la sainte Eglise, Bienheureux, / comme un joyau, une parure de grand prix.
Ô Sainte Mère de Dieu, nous te chantons / qui enfantas de merveilleuse façon / le Verbe éternel et divin qui prit chair en ton sein.

Ode 3, t. 4
« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions / ni dans la puissance ou les trésors, / mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, / car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »
L'admirable Pierre, Bienheureux, / ce soleil resplendissant / sur le monde en toute pureté, / t'a guidé vers la lumière de la connaissance de Dieu.
Les divins enseignements de Pierre, saint Martyr, / furent les pluies qui arrosèrent ton cœur: / ainsi tu fus vraiment, Bienheureux, / un fleuve gorgé des ondes de l'Esprit.
La grâce de l'Esprit / fut répandue sur tes lèvres; / aussi tu fis jaillir à flots la connaissance de Dieu / pour en abreuver toute l'Eglise du Christ.
Toi qui mis au monde le Seigneur Dieu, / ineffablement, le Sauveur de l'univers, / supplie-le de me sauver, / moi que submergent les passions chaque jour.
t. 8
« Nul n'est saint comme le Seigneur, / nul n'est juste comme notre Dieu / que chante l'entière création, / et nul n'est saint / comme toi, Seigneur ami des hommes. »
Vénérable Père, tu es monté, / porté par les flots de ton sang, / comme sur un char, vers les cieux, / où le seul sans péché, / le Christ, a pénétré comme notre précurseur.
Ayant quitté celle qui dure un moment, / tu as trouvé, Bienheureux, / la vie éternelle; / et puisque tu exultes, portant couronne là-haut, / intercède pour le salut de nos âmes.
Tu as poussé comme un palmier florissant, / Pontife divinement inspiré, / et dans les parvis de notre Dieu / tu es un olivier porteur de fruit / et tu embaumes comme la myrrhe et l'encens.
Sans connaître d'homme, tu enfantas / et restas vierge, ô Mère inépousée; / divine Génitrice, Marie, / auprès du Christ notre Dieu / intercède pour notre salut.

Kondakion, t. 3
L'Eglise, tu l'as fait briller / par tes enseignements orthodoxes; / tu as combattu pour elle, / bienheureux Pierre, et mis en fuite Arius l'apostat; / c'est pourquoi, célébrant ta mémoire sacrée, / dans la vraie foi nous te chantons: / Réjouis-toi, Pierre, la pierre de la foi.

Kondakion, t. 4
Divines tours de l'Eglise, inébranlables remparts, / saintes colonnes de la foi, / véritables forteresses, gardez, / illustres Pierre et Clément, / par vos prières l'ensemble des chrétiens.

Ikos
Ceux qui brillèrent sur le monde par l'ineffable splendeur / de leur sainte, immuable et ferme confession / en ce jour exultent de joie: / c'est le splendide sarment du Christ, saint Clément, / qui nourrit le monde grâce aux raisins / de la connaissance de Dieu, / et Pierre, l'infrangible roche, le fondement / des enseignements du Sauveur; / de la grâce divine ils sont tous deux les serviteurs, / de l'ineffable sagesse les initiés, / de la sainte Eglise les chaleureux défenseurs; / à ceux qu'affligent toutes sortes de maux / ils apportent leur secours / et sauvent les fidèles chantant: / Par vos prières gardez l'ensemble des chrétiens.

Cathisme, t. 8
Comme sarment fructueux déployé sur terre, / tu as produit grâce à la taille des tourments, / admirable Clément, les splendides raisins / distillant sans cesse le vin du salut / et réjouissant le cœur de tous les croyants; / c'est pourquoi, réunis dans l'allégresse, nous célébrons / ta sainte mémoire, en magnifiant le Christ notre Dieu. / Pontife aux multiples combats, intercède auprès de lui, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père …
Par suffrage céleste devenu le guide du troupeau du Christ, / tu l'as mené sur les pâturages vivifiants de tes sages enseignements, / chassant Arius, ce loup cruel qui l'assaillait de sa doctrine impie; / tu as donné ta vie pour lui et mérité le nom / de ce bon pasteur dont parle le Seigneur. / Bienheureux Pierre, intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant, t. 4
Vierge pure, avant ta conception / tu fus consacrée au Seigneur; / après ta naissance tu lui es présentée comme un don / pour accomplir la promesse de tes parents. / Dans le Temple divin, toi-même divin temple en vérité, / tu es portée parmi les lampes allumées, / te révélant comme le vase sacré / de l'inaccessible et divine Clarté. / Sublime est ta démarche, seule toujours-vierge et divine Fiancée!

Ode 4, t. 4
« Celui qui siège glorieusement / sur le trône de la divinité / est venu sur la nuée légère: / c'est Jésus, notre divin Sauveur; / et de sa main toute pure / il a sauvé ceux qui lui chantent: / Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »
Toi dont le cœur resplendissait / des rayons de l'Esprit saint, / tes paroles pleines de foi / ont illuminé les âmes de tous, / très-saint Pontife, et tu chassas / la profonde obscurité / des ignorants qui adoraient les faux-dieux.
Cette vigne fructueuse qu'est le Christ / t'a fait pousser comme un sarment, / Bienheureux, portant les raisins / de la connaissance, qui ont distillé / le vin dans les pressoirs du martyre / qui réjouit les cœurs / de tous les croyants.
Tu es bienheureux, Clément, / toi le vrai disciple de celui / que son Maître, le Verbe, a déclaré / à juste titre bienheureux / pour avoir reçu clairement avec ferveur / la révélation du Père céleste.
La nature humaine brisée / et soumise à la corruption, / tu la restaures, Vierge inépousée, / en donnant corps à notre Dieu, / toi qui enfantes surnaturellement / celui pour lequel nous chantons: / Gloire à ta puissance, Seigneur.
t. 8
« Ô Verbe, le Prophète inspiré / a reconnu ta future incarnation / de la montagne ombragée, / l'unique Mère de Dieu, / et dans la crainte il glorifiait ta puissance. »
Suivant le chemin des vertus, / tu as atteint les demeures d'en- haut, / Père théophore qui as reçu / l'onction du sacerdoce / et que le sang du martyre a fait briller.
Sous les pluies et les flots de ton sang, / bienheureux Père, tu as éteint / la fournaise de l'erreur / et dissipé les ténèbres des persécuteurs, / admirable Pontife martyr.
Tu nous es vraiment apparu / comme un autre Pierre, resplendissant / des charismes dont les Apôtres étaient pourvus, / Pontife bienheureux / et témoin des souffrances du Christ.
Reçois de nous la salutation angélique: / sainte Mère de Dieu, réjouis-toi / qui pour le monde as enfanté la Joie, / seul refuge des humains, / réjouis-toi, forteresse de tous les croyants.

Ode 5, t. 4
« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, / mais nous qui veillons devant toi la nuit, / Fils unique et divin Reflet de la splendeur paternelle, / Ami des hommes, nous te célébrons. »
Ayant empourpré de ton sang de martyr, / illustre Pontife, ton ornement sacré, / tu l'as rendu plus brillant encore pour t'avancer / avec lui dans le Saint des saints.
Tu as offert des sacrifices non sanglants / au Christ qui s'immola pour nous; / immolé, tu lui fus offert, / bienheureux Martyr, en victime pure, immaculée.
Très-saint Pontife de Rome qui as mené / comme disciple de Pierre le troupeau sacré, / la céleste Jérusalem / t'a reçu comme citoyen désormais.
Célébrons la Vierge pure, d'un esprit purifié; / par nos œuvres saintes glorifions la gloire de Jacob; / chantons-la pieusement: / elle est la Mère de notre Dieu.
t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, / Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, / car tu es en vérité notre Dieu, / nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Appuyé que tu étais / sur la pierre de la foi, / tu restas inflexible, victorieux Martyr, / au milieu des épreuves qui t'assaillaient.
Arius le blasphémateur, / tu l'égorgeas, saint Pontife, / par jugement divin / avec le glaive flamboyant de l'Esprit.
Illustre Martyr, fortifié / par la puissance du Sauveur, / tu as foulé aux pieds / la force et la puissance de l'ennemi.
Apaise le flot déchaîné, / la tempête de mes passions, / toi qui mis au monde notre Dieu, / le Seigneur qui nous guide sur les flots.

Ode 6, t. 4
« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson / préfigura les trois jours au tombeau en criant: / A la fosse rachète ma vie, / Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Possédant comme support et fondement / les paroles de Pierre, tu t'édifias / comme demeure vivante de la Trinité / et renversas les temples des faux-dieux.
Traîné à terre, tu roulas / comme pierre pour briser / l'entière forteresse de l'erreur, / pontife Clément, généreux athlète du Christ.
Cime sacrée des pontifes martyrs, / qui l'emportas au combat / sur les intrigues de l'ennemi, / tu as reçu joyeusement la couronne des vainqueurs.
Isaïe fut initié, ô Mère inépousée, / au profond mystère de ton enfantement / et t'annonça comme Vierge ayant dans le sein / celui qui par amour s'est incarné de toi.
t. 8
« Accorde-moi la tunique de clarté, / toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, / trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. Bienheureux Père, ayant vécu / pour Dieu en justice et chasteté, / tu as reçu de lui ta fin bienheureuse. »
En sacrifice agréable et parfait / tu t'es offert, illustre Pierre, à ce Dieu / qui lui-même s'est immolé pour toi.
Comblé par les paroles de l'Esprit, / tu devins un instrument mû par lui / pour chanter les ineffables mystères divins.
Nous les fidèles, nous te chantons, / Vierge Mère, comme l'arche et le temple de Dieu, / sa chambre nuptiale et la porte du ciel.

Kondakion, t. 4
Le très-saint temple du Sauveur, / sa chambre nuptiale de grand prix, / la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, / en ce jour est présentée au Temple du Seigneur; / elle y apporte la grâce du saint Esprit / et devant elle les Anges de Dieu / chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Des mystères ineffables de Dieu / voyant en la Vierge la grâce manifestée, / je me réjouis de leur clair accomplissement / sans pouvoir en saisir le mode étrange et merveilleux: / comment fut choisie la seule Immaculée / de préférence à toute créature visible ou spirituelle? / C'est pourquoi, voulant la chanter, je me trouve embarrassé / dans mon langage et mon esprit; / avec audace néanmoins / je veux la magnifier et proclamer: / Voici le tabernacle des cieux.

Synaxaire
Le 24 Novembre, mémoire de notre Père dans les saints Clément, évêque de Rome.
L'ancre liée au cou, puis jeté dans l'abîme,
après le dur exil que sa foi lui valut,
Clément rejoint le Christ, notre ancre de salut.
Le vingt-quatre, il partit pour son voyage ultime.
Ce même jour, mémoire du saint hiéromartyr Pierre, évêque d'Alexandrie.
Du Christ il avait vu déchirer la tunique:
sous le tranchant du glaive sa foi reste unique.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4
« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, / les fidèles du Dieu très-haut, / mais affrontèrent généreusement / le feu qui les menaçait; / et ils chantaient dans la fournaise: / Seigneur digne de louange, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Enflammé par le zèle de la foi, / tu as réduit en cendres le brasier des sans-Dieu, / mais tu as illuminé / les fidèles chantant / avec crainte: Seigneur / très-digne de nos chants, / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Depuis Rome, Clément, / chargé de chaînes qui furent pour toi / comme colliers et bracelets dorés, / tu gagnas à travers l'océan des épreuves / la Chersonèse, où tu menas / tes fermes combats, / pour rendre témoignage, saint Pontife du Christ.
Tu fus la lyre jouant pour nous, / bienheureux Martyr, le cantique du salut / et charmant les cœurs / afin d'amener / à l'amour de Dieu / ceux qui chantaient fidèlement: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Celui qui donne, par sa volonté, / à tous les êtres d'exister / fait ses débuts dans le temps, / Vierge pure, immaculée, / grâce à ton enfantement, / pour effacer les transgressions séculaires / de la nature humaine périssable et déchue.
t. 8
« A Babylone les Jeunes Gens, dans leur piété, / n'adorèrent pas l'image d'or, / mais au milieu de la fournaise de feu / couverts de fraîche rosée, / ils entonnèrent un cantique, disant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Orné de la magnificence de ta vie, / illuminé par la divine clarté, / tu pénétras joyeusement / dans le sanctuaire des cieux / pour chanter, vénérable Père, au Créateur: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Afin de plaire parfaitement, / bienheureux Père, au Christ notre Dieu, / tu t'es livré volontairement / entre les mains des impies, / illustre Pontife, en chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tout entier illuminé, / vénérable Père, tu méritas / de voir le Christ te révélant / qu'hélas se déchirait / sa tunique divinement tissée, / lui le Dieu de nos Pères qui est béni.
Il est descendu dans ton sein, / celui qui habite les cieux / et les transcende, ô Mère de Dieu; / s'est nourri du lait de tes mamelles / le nourricier de toute vie lui chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 4
« Rédempteur du monde, Tout-puissant, / au milieu de la fournaise descendu, / de rosée tu as couvert les Jeunes Gens / et leur enseignas à psalmodier: / Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur. »
Te dépouillant du corps terrestre, / illustre Pontife, tu revêtis / la tunique d'immortalité / tissée par la grâce d'en-haut / pour habiter le royaume des cieux.
Avec toi, Pontife martyr aux multiples combats, / furent ensevelies les chaînes qui te liaient, / mais avec lesquelles tu délias les nations / de l'égarement du Séducteur, en t'écriant: / Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.
L'indivisible élément liquide se divisa / et l'impénétrable océan, / par un miracle sans précédent, / se laissa pénétrer jusqu'au lieu / où reposait ton corps, saint Pontife.
Mon âme ensevelie dans le gouffre des passions, / par tes saintes et vivifiantes prières à notre Dieu / fais-la remonter, saint Martyr / qui dans l'abîme es demeuré / après ta sépulture et ta mort.
Ineffable spectacle suscitant l'étonnement: / l'Infini demeure dans un sein, / il se fait chair, sans changement, / pour me diviniser, en son amour, / et sa Mère, il la garde vierge après l'enfantement.
t. 8
« Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié / et pour Moïse révéla dans le buisson ardent / le mystère de la Mère toujours-vierge, / c'est le Seigneur, chantez-le, / exaltez-le dans tous les siècles. »
Tu repoussas ce fléau dévorant / qu'était l'horrible blasphème d'Arius, / en le retranchant de l'assemblée des croyants, / saint Pontife, et le chassant / hors de l'enceinte de l'Eglise du Christ.
Pierre, le divin Coryphée, / a présidé le chœur des Apôtres du Christ; / et toi, son homonyme porteur-de-Dieu, / tu fus une colonne des Martyrs, / un pontife des divins mystères.
Par inspiration divine, / saint Pierre, te fut révélée / la connaissance de l'avenir, / et tu sus d'avance que par le martyre tu devais / passer de terre vers le Dieu qui habite le ciel.
Après comme avant l'enfantement / tu demeures vierge, ô Mère de Dieu / qui mis au monde l'Auteur de la création; / c'est pourquoi nous te chantons / et glorifions dans tous les siècles.

Ode 9, t. 4
« Par sa faute et transgression / Eve instaure la malédiction; / mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, / tu as fait fleurir pour le monde / la bénédiction par le fruit de tes entrailles; / et tous ensemble nous te magnifions. »
Voici qu'exultent avec amour / les chœurs des Patriarches t'accueillant / comme l'un d'eux, illustre Clément; / avec eux se réjouissent les Martyrs, / les Apôtres, les Prophètes et les Justes de tous les temps, / Pontife digne d'admiration.
Comme mûre grappe de la vie / te fit pousser grâce aux labours de l'Esprit / Pierre, ce premier sarment / de la vigne qu'est le Christ notre Dieu; / et tu distillas le vin de la foi / faisant cesser l'ivresse des sans-Dieu.
Empli de grâce et de sagesse, Père saint, / tu fis jaillir les sources de tes enseignements / et les flots divins des guérisons, / grâce auxquels tu asséchas les fleuves des passions / sous les pluies de l'Esprit saint, / joyau des Martyrs, admirable Clément.
Auguste, remarquable et sacrée, / illustre et porteuse de clarté, / pleine de gloire et d'éclat divin, / s'est levée sur nous ta mémoire, Père saint: / elle réjouit l'âme et le cœur / des fidèles t'acclamant comme il se doit.
Comme un trône flamboyant, / Toute-sainte, dans tes bras / tu portas celui qui assuma / la nature humaine et, par ineffable union, / s'y enlaça, dans l'immensité de son amour; / c'est pourquoi tous ensemble nous te magnifions.
t. 8
« Celui qui révéla au Législateur / sur la montagne dans le buisson ardent / le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge / en vue de notre salut, / par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »
Chantons l'admirable Pierre: / lui qui fut saintement choisi d'avance / comme pontife, / il a touché le terme du sacerdoce avec gloire, / en imitant les souffrances du Christ.
Chantons l'admirable Pierre / qui sur le sceptre de puissance du Seigneur / s'appuyait pour accomplir son ministère sacré, / puis s'est lui-même sacrifié / en s'offrant comme victime à notre Dieu.
Chantons l'admirable Pierre: / baigné par la splendeur totale / de la sainte Trinité / et jouissant de son éclat lumineux, / il demande pour nous le salut.
Accorde-moi en abondance / le salut de mon âme: / comme pontife, tu possèdes en effet / le pouvoir d'absoudre les péchés / et d'effacer nos dettes par tes prières, Père saint.
Mère de Dieu, tu es notre rempart et bouclier, / tu es la protectrice de ceux / qui accourent près de toi; / et nous comptons sur ton appui / pour être délivrés de nos ennemis.

Exapostilaire (t. 3)
L'auguste jour nous est apparu / qui nous ramène les illustres successeurs des Apôtres divins, / Pierre et Clément, ces hérauts de la foi, / ces invincibles martyrs, / dont nous fidèles, nous célébrons le souvenir annuel.
« Femmes myrophores. »
Celle que le chœur des Prophètes jadis annonça comme l'urne, / le bâton, les tables de la Loi, la montagne inviolée, / Marie, cette divine Enfant, nous voulons la chanter, nous les fidèles, / car en ce jour elle entre au Saint des saints pour y croître devant Dieu.

Laudes, t. 5
Réjouis-toi, charmante et lumineuse demeure de l'Esprit saint, / bienheureux Clément, dont les ondées mystiques / ont fait un sarment vigoureux, portant du fruit, / distillant comme suc la doctrine du salut, / ce vin qui abreuve et réjouit / chaque jour le cœur de tes fidèles; / Martyr invincible au combat, / colonne sur laquelle l'Eglise est appuyée, / homme céleste, forteresse des croyants, / supplie le Christ d'accorder / à nos âmes la grâce du salut.
Réjouis-toi, expert en Ecriture sacrée, / interprète et connaisseur / des ineffables secrets et fontaine d'enseignements, / base et colonne où l'Eglise / s'appuie fermement sans crainte de branler, / règle exacte et très-sage écrivain, / langue diserte, affilée pour tailler les hérésies / comme glaive à double tranchant, / esprit céleste, mélodieux instrument, / solide gloire des Pontifes martyrs, saint Clément, / supplie le Christ d'envoyer à nos âmes la grâce du salut.
Bienheureux Pierre, toi qui avais établi sur les passions / la souveraineté absolue de ton esprit et de ta foi, / tu as subi, immuable, l'amère fin par le glaive et la mort; / par elle tu as trouvé la béatitude auprès de Dieu / et mérité de savourer / le charme et la douce communion du Sauveur. / Toi, la pierre de la foi, le joyau des Pontifes et la gloire des Martyrs, / supplie le Christ d'envoyer à nos âmes la grâce du salut.
Sous l'éclat de l'ornement sacerdotal, / paré de ta couronne de martyr, / en présence du Christ notre Dieu / qui lui-même est le grand-prêtre universel / et s'est montré le premier des martyrs, / tu as reçu doublement ta récompense de sa main, / Bienheureux qui l'as reconnu consubstantiel, / coéternel à son Père et partageant / avec lui le même trône royal / et, de ce fait, as retranché l'infâme Arius de l'assemblée des croyants, / supplie le Christ d'accorder au monde la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
En ce jour la Mère de Dieu, / temple où Dieu se laisse limiter, / est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit; / en ce jour exulte le Saint des saints / et le chœur des Anges célèbre mystiquement cette fête; / avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour, / comme Gabriel nous écriant: / Pleine de grâce, réjouis-toi, / le Seigneur est avec toi, / lui qui possède l'abondance du salut.

Apostiches, t. 2
T'ayant, comme lampe, allumée / dans le Temple de sa gloire, / la Lumière au triple feu / t'envoie la nourriture des cieux / et te magnifie, ô Mère de Dieu.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Tu es issue de la racine de David, / Vierge toute-pure ; / et Gabriel, t'adressant / la salutation, s'écria: / C'est Dieu lui-même que tu vas enfanter.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
Couple divin et sacré, / Joachim et Anne, c'est bien: / de vous, en effet, / est née l'Immaculée / qui est offerte au Créateur à présent.
Gloire au Père ... Maintenant …
Célestes portes, recevez / la Vierge Marie / qui, sans connaître d'homme, permettra / comme pure Mère de Dieu / la rédemption du genre humain.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:18

25 NOVEMBRE
Mémoire de la sainte mégalomartyre Catherine;
et du saint mégalomartyr Mercure.
Clôture de la fête de l'Entrée au Temple de la Mère de Dieu.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 1
Fidèles, en ce jour / chantons en chœur des psaumes et des hymnes au Seigneur, / vénérant son tabernacle sanctifié, / l'arche spirituelle renfermant le Verbe que nul espace ne contient; / car elle est merveilleusement présentée à Dieu / sous la forme d'une enfant, / et le grand-prêtre Zacharie la reçoit / dans l'allégresse comme l'habitacle de Dieu.
En ce jour le temple spirituel / de la sainte gloire du Christ notre Dieu, / la seule vierge entre toutes bénie, / est présentée au Temple de la Loi pour habiter le Saint des saints; / avec elle Joachim / et Anne se réjouissent en esprit / et les vierges en chœur / aux accents des psaumes chantent au Seigneur / en l'honneur de la Mère de Dieu.
L'oracle des Prophètes, c'est toi, / la gloire des Apôtres, la fierté des Martyrs, / le renouveau de tout mortel, / ô Vierge Mère de Dieu; / par toi nous sommes réconciliés avec Dieu; / aussi nous vénérons ton Entrée au temple du Seigneur, / et dans nos hymnes nous tous / qui sommes sauvés par ton intercession, / nous t'adressons, Vierge sainte, la salutation angélique.

En ce jour se réjouit / la ville d'Alexandrie / qui fut le berceau de ton enfance / et possède ton temple divin; / c'est pourquoi nous aussi, / nous fêtons avec foi, / Catherine, ta mémoire sacrée; / intercède pour les fidèles te vénérant.
Fidèles, célébrons / la mémoire de Catherine en ce jour; / par sa parole et son action / elle fut capable de détruire en effet / la puissance de l'ennemi / et l'opposition des rhéteurs. / Par ses prières, ô notre Dieu, / délivre-nous des hérésies.
Catherine, réjouis-toi, / martyre illustre et vénérée, / car sur le mont Sinaï, / là où Moïse a vu le buisson inconsumé, / le Christ a fait porter / l'enveloppe de ton corps / et te garde jusqu'au temps / de sa seconde venue.
Gloire au Père, t. 2
A la fête de Catherine la sage-en-Dieu, / amis des martyrs, accourons joyeusement, / de nos éloges comme de fleurs la couronnant / et lui disant: Réjouis-toi, / qui réfutas l'insolent bavardage des rhéteurs / et les menas de l'ignorance vers la divine foi; / réjouis-toi qui, par amour du Créateur, / livras ton corps aux multiples tourments / et résistas comme une enclume sans te laisser broyer; / réjouis-toi, qui méritas par tes peines les demeures d'en-haut / pour y jouir de la gloire éternelle, cet objet de nos désirs: / puisse l'espoir de tes chantres ne pas être déçu!
Maintenant, t. 8
Après ta naissance, divine Fiancée, / tu fus présentée au Temple du Seigneur / pour être élevée dans le Saint des saints, comme vierge sanctifiée; / alors Gabriel fut envoyé / auprès de toi, la tout-immaculée, / pour te porter la nourriture d'en haut; / toutes les puissances des cieux / s'étonnèrent de voir / l'Esprit saint élire en toi son logis. / Vierge sans souillure ni péché, / glorifiée sur terre comme au ciel, / sauve-nous tous, ô Mère de Dieu.

Apostiches de la fête, t. 5
Le ciel se réjouit et la terre avec lui, / voyant le ciel spirituel, la seule Vierge immaculée / s'avancer vers la maison de Dieu pour y être élevée saintement. / Zacharie, dans son admiration, lui déclare: / Porte du Seigneur, je t'ouvre les portes du Temple; / dans l'allégresse tu pourras le parcourir, / car je sais et je crois que déjà / parmi nous habite la délivrance d'Israël / et de toi naîtra le Verbe de Dieu / qui accorde au monde la grâce du salut.
On la mène vers le Roi,
et des vierges la suivent.
Anne, vraie grâce divine, / conduit avec joie au Temple de Dieu / celle qui conserve par grâce l'éternelle virginité; / aux jeunes filles porteuses de lampes allumées / elle demande de l'escorter et lui dit: / Va, mon enfant, à celui qui t'a donnée à moi; / sois une offrande, un parfum de bonne odeur; / pénètre dans le lieu saint, connais-en les mystères, / prépare-toi à devenir l'agréable et splendide habitation de Jésus, / qui accorde au monde la grâce du salut.
Dans la joie et l'allégresse
elles entrent en la demeure du Roi.
A l'intérieur du Temple de Dieu / prend place la Vierge toute-sainte, / ce temple où Dieu se laisse limiter; / des jeunes filles porteuses de lampes la précèdent; / le vénérable couple de ses parents, / Joachim et Anne, est transporté de joie / pour avoir enfanté la Mère du Créateur: / la Toute-pure, entrée joyeusement dans la demeure de Dieu / et nourrie par la main d'un Ange, deviendra la Mère du Christ, / qui accorde au monde la grâce du salut.
Ou bien ces Apostiches en l'honneur de saint Mercure, t. 4:
Ayant triomphé de l'ennemi / avec l'alliance de l'Esprit, / Mercure, comme invincible soldat / tu mis en pièces des myriades de démons / avec les armes de notre foi; / ayant mené le combat selon les règles, / avec tous les Athlètes tu reçus / la couronne, Martyr bienheureux.
Le juste poussera comme un palmier,
il grandira comme un cèdre du Liban.
Du ciel un Ange te fut envoyé / sur un ordre de l'Esprit saint / pour soigner tes blessures, admirable Martyr; / fortifié par lui, tu supportas d'être percé / cruellement par des broches rougies au feu, / d'être suspendu et tendu, / lié à une pierre de grand poids, / alors que ton sang ruisselait de toutes parts.
Les Saints qui habitent sa terre,
le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Alors que tu servais, / bienheureux Mercure, dans l'armée / du souverain terrestre qui t'ordonna / de sacrifier aux démons, / tu supportas une mort violente dans les supplices; / et tu montas, portant couronne, devant le Christ / pour t'unir à la multitude des Martyrs, / avec lesquels tu intercèdes pour nous.
Gloire au Père, t. 2
La vie dans laquelle / tu t'exerças fut immatérielle; / aussi, devant le tribunal des sans-Dieu, / vénérable Catherine, tu triomphas / et portas comme robe fleurie / la splendeur de notre Dieu; / revêtue de force divine, tu te jouas / de l'ordonnance du tyran / et fis cesser les bavardages des rhéteurs.
Maintenant, t. 6
En ce jour, fidèles en foules réunis, / célébrons cette fête en l'Esprit / et chantons pieusement la Vierge, divine enfant, / la Mère de Dieu présentée au Temple du Seigneur, / celle qui fut élue entre toutes les générations / pour être la demeure du Christ, Roi de l'univers et Dieu suprême. / Vierges, ouvrez la marche, portant vos lampes allumées / en l'honneur de la Toujours-vierge qui s'avance majestueusement. / Et vous, mères, déposez tout chagrin / pour accompagner au milieu des chants joyeux / celle qui devient la Mère de Dieu / et procure au monde la Joie. / Tous ensemble, avec allégresse crions / la salutation angélique / à la Pleine de grâce qui intercède constamment / pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 5
Chantons l'illustre épouse du Christ, / sainte Catherine, la protectrice du Sinaï, / celle qui est pour nous refuge et secours; / elle fit taire en effet / avec le glaive de l'Esprit / brillamment les sophismes des impies; / désormais, en martyre couronnée, / pour nous tous elle implore la grâce du salut.
t. 4
Aujourd'hui c'est le prélude de la bienveillance de Dieu / et déjà s'annonce le salut du genre humain. / Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée / pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. / En son honneur, nous aussi, à pleine voix / chantons-lui: Réjouis-toi, / ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.



MATINES

Cathisme I, t. l
Le fruit du juste Joachim / et de sainte Anne est offert au Seigneur; en son Temple voici comme une enfant / la nourricière de notre Vie; / le prêtre Zacharie la bénit / et nous tous, les mortels, avec foi / disons-la bienheureuse comme la Mère du Seigneur.

Cathisme II, t. 4
Vierge pure, avant ta conception / tu fus consacrée au Seigneur; / après ta naissance tu lui es présentée comme un don / pour accomplir la promesse de tes parents. / Dans le Temple de Dieu, toi-même divin temple en vérité, / tu es portée parmi les lampes allumées, / te révélant comme le vase sacré / de l'inaccessible et divine Clarté. / Sublime est ta démarche, seule toujours-vierge et divine Fiancée!

Après le Polyéléos:
Cathisme, t. 8
Exulte de joie l'hymnographe David! / Joachim et Anne dansent d'allégresse, car leur sainte enfant, / Marie, la divine lampe porteuse de clarté, / entre joyeusement dans le Temple du Seigneur; / le fils de Barachie la bénit lorsqu'il la vit / et, plein de liesse, s'écria: / Réjouis-toi, merveille pour le monde entier!

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Le Seigneur est admirable parmi les Saints, le Dieu d'Israël. Verset: Les Saints qui habitent sa terre, le Seigneur les a comblés de sa faveur.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile (Matthieu 104) et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de ta sainte Martyre ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 2
La vie dans laquelle / tu t'exerças fut immatérielle; / aussi, devant le tribunal des sans-Dieu, / vénérable Catherine, tu triomphas / et portas comme robe fleurie / la splendeur de notre Dieu; / revêtue de force divine, tu te jouas / de l'ordonnance du tyran / et fis cesser les bavardages des rhéteurs.


Canon II de la fête; puis ces deux canons des Saints: celui de sainte Catherine, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je célèbre en chantant l'illustre Catherine; et celui de saint Mercure, avec l'acrostiche: La force de Mercure me garde! Joseph.

Ode 1, t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti / grâce au bâton de Moïse / autrefois, merveilleusement, / lorsqu'en forme de croix / il frappa la mer et la fendit, / mais il sauva Israël qui put fuir / et passer à pied sec / en chantant un cantique au Seigneur. »
Par les prières de Catherine, / ta sainte martyre, Seigneur, / illumine le regard / ténébreux de mon âme; / et pour faire disparaître / les nuages de mes péchés funestes, / ô Christ, accorde-moi / la splendeur de sa propre clarté.
Guidée en droite ligne / par les divins préceptes du Seigneur / et brûlant d'amour pour lui, / tu marchas vers les combats, / Catherine, avec empressement / et tu frappas de stupeur / l'esprit des tyrans / par la sagesse et la grâce de tes discours.
Dirigée sur les flots / par la main puissante du Christ, / glorieuse Martyre, tu échappas / à la tempête des faux-dieux / et sans éclaboussure naviguas / sous la voile de la Croix / et les souffles divins de l'Esprit, / en chantant un cantique au Seigneur.
Parée de splendeur virginale, / très-sage Catherine, et possédant / la divine connaissance qui te vint du ciel, / animée d'un courage viril, / tu as couvert de confusion / les autorités suprêmes / d'un savoir mensonger / et sur elles l'emportas de vive force.
Le fait de proclamer / que tu es la pure Mère de Dieu / nous détourne de toute hérésie, / car tu as enfanté, / divine Génitrice, celui / qui s'est fait chair sans changement, / celui qui domine l'entière création, / l'éternelle Parole de Dieu.

« Le bâton que Moïse avait taillé / a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, / le soleil a vu un sol qu'il n'avait jamais vu, / les eaux ont englouti le perfide ennemi, / Israël est passé par l'infranchissable océan, / tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, / car il s'est couvert de gloire. »
Illustre Mercure, / toi qui exultes avec les chœurs d'en-haut / près de la source de tout bien / dans la pleine jouissance de Dieu, / sauvegarde les fidèles célébrant avec amour / ta sainte fête en chantant pour le Seigneur, / car il s'est couvert de gloire.
Tu pénétras librement / sur le stade du martyre, / fortifié par la puissance du Christ / qui supporta pour nous de plein gré / la salvifique Passion dans sa chair / et t'écrias joyeusement: Chantons pour le Seigneur, / car il s'est couvert de gloire.
Tu méprisas manifestement / le décret du tyran, / bienheureux Mercure, en te glorifiant / de confesser le Christ / et souffris avec joie toutes sortes de tourments, / t'écriant pour celui qui te donna la force: Chantons le Seigneur, / car il s'est couvert de gloire.
Dans la chair qu'il prit de la Vierge est apparu / celui qui se fit homme pour nous / à notre image et suscita / comme fidèle témoin de sa Passion / le généreux athlète Mercure s'écriant: / Chantons pour le Seigneur, / car il s'est couvert de gloire.

Ode 3
« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux / et tu fondas la terre sur les eaux: / ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, / car nul n'est saint / hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Par un élan volontaire tu avanças, / pour imiter le Christ, de plein gré vers ta passion; / et, remportant la victoire brillamment / sur le prince ténébreux de ce monde, / tu obtins la couronne, Catherine divinement inspirée.
Enonçant clairement, avec la force de ton esprit, / l'enseignement de la connaissance de Dieu, / tu mis en échec les tyrans, / qui roulèrent dans le gouffre des impies, / illustre Martyre que la divine sagesse illuminait.
Celui qui chuchota aux oreilles d'Eve / l'égalité avec Dieu / par une frêle vierge est écrasé maintenant, / car la martyre Catherine, armée de la croix, / a confondu celui qui se vantait sans mesure.
Par la force de la Vie / qui s'est levée de ton sein sur le monde, / relève mon âme réduite à la mort, / efface les cicatrices et les marques du péché, / seule Génitrice immaculée de notre Dieu.

« Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; / les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté / et mon âme te chante, Seigneur. Tout enflammé d'amour divin, / tu méprisas comme songe, illustre Martyr, / le feu, les chaînes, le glaive et les tourments. »
Subissant les terribles flagellations / et recevant la guérison de tes blessures, / saint Martyr, tu louais ton Créateur.
T'appuyant sur le sceptre divin, / tu abaissas l'orgueil de l'ennemi, / en généreux athlète, robuste Martyr.
Préfigurant ton ineffable enfantement, / Vierge pure, tu apparus comme buisson / qui brûlait sans nullement se consumer.

Kondakion, t. 4
Le très-saint temple du Sauveur, / sa chambre nuptiale de grand prix, / la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, / en ce jour est présentée au Temple du Seigneur; / elle y apporte la grâce du saint Esprit / et devant elle les Anges de Dieu / chantent: Voici le tabernacle des cieux.

Ikos
Des mystères ineffables de Dieu / voyant en la Vierge la grâce manifestée, / je me réjouis de leur clair accomplissement / sans pouvoir en saisir le mode étrange et merveilleux: / comment fut choisie la seule Immaculée / de préférence à toute créature visible ou spirituelle? / C'est pourquoi, voulant la chanter, je me trouve embarrassé / dans mon langage et mon esprit; / avec audace néanmoins / je veux la magnifier et proclamer: / Voici le tabernacle des cieux.

Kondakion, t. 2
Initié aux mystères divins, / tu fus offert en agréable sacrifice, Martyr bienheureux; / tu as bu vaillamment le calice du Christ, / sage Mercure, c'est pourquoi / sans cesse tu intercèdes en faveur de nous tous.

Cathisme, t. 8
Ayant reçu par la bouche de Michel / la véritable sagesse du ciel, / illustre Martyre invincible au combat, / tu étonnas les rhéteurs par ta sagesse tout court / et par celle de Dieu tu détruisis l'erreur; / c'est pourquoi le Créateur, observant ton combat, / se tint près de toi pour te fortifier en t'invitant / à monter là-haut, puisque les trésors t'y attendaient. / Sainte Catherine, intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Saint Mercure, par sa lutte de martyr, / a confondu le perfide séducteur; / il a reçu pour sa vaillance / la couronne donnée par le Christ; / aux chœurs célestes il est uni désormais, / jouissant de la gloire immortelle méritée; / c'est pourquoi nous célébrons avec foi sa mémoire sacrée.
Maintenant ...
La brebis sans tache, l'épouse immaculée, / Marie, la Mère de Dieu, / est menée merveilleusement avec allégresse / vers le temple du Seigneur; / les Anges de Dieu l'escortent brillamment / et les fidèles la disent bienheureuse en tout temps; / dans l'action de grâce, à haute voix, / ils lui chantent incessamment: / Notre salut et notre gloire, c'est toi, ô Vierge immaculée.

Ode 4
« C'est toi ma force, Seigneur, / toi ma puissance, / toi mon Dieu et mon allégresse; / sans quitter le sein du Père, / tu as visité notre pauvreté; / aussi avec le prophète Habacuc je te crie: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.»
Tu montras la résistance des athlètes, / Martyre très-digne de nos chants, / tu opposas lorsqu'à l'ennemi / la plus grande fermeté / et, par la puissance de la Croix, / l'écrasas, sous tes pieds, Catherine,/ toi la gloire des Martyrs victorieux.
En épouse du Christ, / bienheureuse Catherine, / tu resplendis du lumineux éclat / de la divine splendeur / et tu rayonnas de beauté; / c'est pourquoi tu chantes au Maître allégrement: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Tu méprisas la jactance du tyran / et, par la divine sagesse qu'exprimaient tes discours, / tu arrachas aux démoniaques / séductions comme au gouffre / les égarés qui apprirent, grâce à toi, / à chanter pour le Christ: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
L'illustre et lumineuse solennité / de ta glorieuse mémoire, / Martyre digne d'acclamations / qui foulas aux pieds l'arrogance de l'ennemi, / comme un soleil s'est levée sur nous qui en ce jour / à haute voix chantons au Seigneur: / Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Renverse la puissance de ceux / qui refusent de se prosterner / devant ta sainte icône, Vierge immaculée, / devant celle du Dieu qui s'est ineffablement incarné / en ton sein pour illuminer le monde entier / et devant celle de tous les Saints; / éclaire les fidèles qui te vénèrent, Toute-digne de nos chants.

« Seigneur, j'ai perçu / le mystère de ton œuvre de salut, / j'ai médité sur tes actions / et glorifié ta divinité. »
Tu t'es uni au Créateur / par les souffrances de ton martyre divin, / illustre Mercure, et tu as reçu de lui / brillante couronne, comme invincible au combat.
Ayant dépouillé, saint Martyr, / la tunique de corruption et de mort, / tu as revêtu désormais / celle qui te fut tissée par la grâce d'en- haut.
Illustre Martyr, ayant combattu / le péché jusqu'au sang, / tu t'es montré vainqueur / et digne ainsi de la gloire d'en-haut.
Toujours-vierge, / la Parole du salut est descendue / sur toi comme pluie / pour assécher le déluge des faux-dieux.

Ode 5
« Pourquoi m'as-tu repoussé / loin de ta face, Lumière inaccessible? / Malheureux que je suis, / les ténèbres extérieures m'ont enveloppé; / fais-moi revenir, je t'en supplie, / et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »
Illustre Martyre, enflammée / par l'amour de ton Seigneur / et désireuse de contempler / sa prodigieuse beauté, / tu t'es livrée de toi-même aux tourments, / rayonnante des grâces de ta virginité.
Tu ornas ta virginale splendeur / de l'éclat de tes luttes sacrées / pour monter avec empressement / vers les noces célestes du Christ; / et désormais, Bienheureuse, tu es unie / à ton Epoux, dans l'allégresse et la clarté.
En jeune vierge resplendissante / chérissant l'unique objet de tes désirs, / tu menas à sa suite ta course fermement, / t'écriant: Mon Epoux, / je cours sur tes traces, Parfum / mystiquement pour le monde répandu.
Nous tous qui reconnaissons en toi, / Vierge pure, la véritable Mère de Dieu, / c'est en connaissance que nous proclamons / Dieu et Verbe celui que tu as enfanté / jouissant en deux natures / de libre volonté, virginale Epouse de Dieu.

« En cette veille et dans l'attente du matin, / Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, / car tu es en vérité notre Dieu, / nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Tendu et déchiré / par de incisions continuelles, / Mercure, tu le supportas / grâce à l'espérance qui te fortifiait.
Toi qui avais affermi / ton cœur sur le mystique rocher, / Mercure, tu n'as pas changé d'avis, / malgré la pierre t'accablant de son poids.
Ayant communié pour ta part / aux souffrances du Seigneur, / tu partages désormais / sa gloire et sa divine splendeur.
Ô Vierge, mets à mort / mon péché vivace, / toi qui as enfanté la Vie / qui a triomphé de la mort par sa mort.

Ode 6
« L'abîme de mes fautes, la houle du péché / me troublent et me poussent violemment / vers le gouffre du désespoir; / tends vers moi ta puissante main / et comme Pierre sur les flots / sauve-moi, ô divin Nautonier. »
Toi qui rayonnais de l'éclat / de ta splendide virginité, / le Verbe pur et bon, / te voyant tout empourprée / de ton sang de martyre, / t'a reçue comme épouse dans sa demeure des cieux.
Tu fus capable, par la Croix, / de briser la force des tyrans / et de repousser la vanité / de la sagesse d'ici-bas, / illustre Catherine aux pensées sublimes, / d'où jaillissait la doctrine divinement inspirée.
Celui dont la ruse fit rejeter jadis Adam / hors des délices du Paradis, / tu l'as jeté à terre en supportant / avec patience les peines des tourments, / illustre Martyre, et tu as ceint / la couronne du royaume des cieux.
Vierge Mère de Dieu, / supplie mon Juge, ton Fils, / pour qu'à l'heure du jugement / il use de miséricorde envers moi / et me sauve du terrible châtiment; / car en toi seule je place mon espoir.

« Je répands ma supplication devant Dieu, / au Seigneur j'expose mon chagrin, / car mon âme s'est emplie de maux / et ma vie est proche de l'Enfer, / au point que je m'écrie comme Jonas: / De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »
Le Verbe éternel te fortifia, / voyant que tu supportais pour lui, / saint Martyr, toutes sortes de tourments, / et il t'enjoignit par un Ange / d'avoir courage, Mercure, sans nullement / redouter l'antagonisme des tyrans.
Le serpent aux multiples formes / fut mis à mort et piétiné / par l'athlète et généreux soldat du Christ, / car cet annonciateur de l'évangile / s'élança de lui-même vers les tourments, / plein de gloire, vers les supplices et la mort.
Bienheureux, tu donnas à ton Maître / la préférence de ton cœur; / ayant souffert les tortures à cause de lui, / tu fus par lui couronné comme vainqueur; / en sa présence désormais dans les cieux / tu exultes avec tous les Martyrs.
A la voix de l'Ange tu conçus, / ô Vierge, l'Ange du grand conseil / et dans la chair tu enfantas / de tes saintes entrailles, Immaculée, / celui qui par amour ineffable / nous a montré les accès de la vie.

Kondakion, t. 2
En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin / pour glorifier la très-sage Catherine; / elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ / et foulé aux pieds le serpent, / elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

Ikos
Dès l'enfance ayant reçu la sagesse de Dieu, / cette Martyre également / fut instruite du savoir profane / en toute son étendue; / par là connaissant l'importance de la raison / dans la formation et l'évolution des éléments / et celui qui les créa à l'origine par son verbe, / elle lui rendait grâces jour et nuit / et renversa les idoles et leurs adorateurs insensés, / elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.

Synaxaire
Le 25 Novembre, mémoire de la sainte mégalomartyre Catherine.
A sa grande sagesse Catherine ajoute
la gloire du martyre et la virginité.
Celle qui triompha dans l'oratoire joute
offre au Christ, le vingt-cinq, son chef décapité.
Ce même jour, mémoire de la Passion du saint et grand martyr Mercure.
C'est leur abattement que par sa mort procure
aux ennemis du Christ, sous le glaive, Mercure.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« La condescendance de Dieu / troubla le feu à Babylone autrefois; / c'est pourquoi les Jeunes Gens / dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, / comme en un pré fleuri, et ils chantaient: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Tu es la gloire des Martyrs / et fus l'initiatrice de la foi, / toi qui menas au Christ, / ton Epoux lumineux, / une foule de Martyrs avec lesquels tu chantes: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par ta parole tu arrachas / au culte des idoles / pour les mener vers le salut / nombre de gens dont tu fis / des Témoins de lumière qui chantent avec toi: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
La jeune vierge, t'ayant suivi, / Seigneur, te fut présentée: / retranchée par le glaive, elle imita / ta Passion immaculée, / Créateur, et te chanta: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Vierge Mère de Dieu, / le Saint des saints qui en toi / fit sa demeure saintement, / ayant pris chair, est né de toi / pour sauver les fidèles chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

« Dans la fournaise les Jeunes Gens / foulèrent la flamme avec ardeur / et changèrent le feu en une fraîche rosée; / et ils criaient: Seigneur notre Dieu, / tu es béni dans les siècles. »
Illuminé par l'éclat de la splendeur céleste, / généreux hoplite, / tu éclaires désormais les fidèles chantant: / Seigneur notre Dieu, / tu es béni dans les siècles.
Tu louais le Bienfaiteur de l'univers, / enflammé de zèle pour lui / et consumé par le feu matériel, / en chantant: Seigneur notre Dieu, / tu es béni dans les siècles.
Ceux qui rendaient leur culte à une pierre / et dont le cœur en possédait la dureté / ont chargé ton cou d'une pierre pesante, / Mercure, saint martyr qui chantais: / Seigneur notre Dieu, tu es béni.
Pour mêler ton vénérable sang / à celui du Maître ami des hommes, / tu communias à sa Passion, / Mercure, en chantant: / Seigneur notre Dieu, tu es béni.
La profondeur de ton mystère, / divine Mère toute-pure, stupéfie / les chœurs des Anges, puisqu'en toi / s'incarne celui pour lequel nous chantons: / Seigneur notre Dieu, tu es béni.

Ode 8
« Sept fois plus que de coutume, / dans sa fureur le tyran des Chaldéens / fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; / mais, lorsqu'il les vit sauvés / par une force plus puissante, il s'écria: / Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur / et vous prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Docile à tes enseignements, / l'impératrice fut gagnée / au culte du vrai Dieu / et supporta fermement / la dureté des peines pour mériter / le royaume éternel des cieux, / chantant: Vous les prêtres, louez le Seigneur, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Qu'à la prière des Martyrs / se joigne celle des croyants, / puisqu'en présence du Christ / la victorieuse Martyre demande / les biens procurant le salut / pour les fidèles célébrant de tout cœur / sa mémoire très-sainte et vénérable en chantant: / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Ouvrant les portes du Paradis, / le céleste Epoux te reçut / et te fit habiter son logis lumineux, / partageant son royaume avec toi, / puisque tu partageas les souffrances avec lui; / en sa présence désormais, / sous tes splendides brocarts, / fille de rois, souviens-toi de nous tous.
Par de raisonnements sophistiques / le perfide tyran s'efforça / de te persuader, / espérant briser ta résistance; / mais, désirant les noces du Christ, / illustre Martyre, tu chantas: / Prêtres, bénissez le Seigneur, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Divine Mère immaculée, / tu es plus sainte que les chœurs / des Anges dans le ciel, / car tu conçus en ton sein virginal / sans connaître d'homme / leur Créateur et leur Seigneur, / le Dieu qui a pris chair sans changement / en une seule personne et deux natures, sans confusion.

« En toi le chœur des Martyrs / reçut un membre lumineux, / embelli par le saint éclat / de tes inestimables combats / et du témoignage que tu rendis par ta foi; / désormais tu ne cesses de chanter: / Vous les prêtres, bénissez le Christ, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Illustre Mercure, tu as mené / en esprit de foi, ton combat / et tu couvris de confusion / l'ennemi par ton courage; / comme vainqueur ayant remporté / la victoire céleste, tu exultes désormais / dans les chœurs des Anges, avec lesquels tu ne cesses de chanter: / Prêtres, bénissez, peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Bienheureux Mercure, trouvant / sous le glaive ta perfection suprême / et l'objet de ton désir, / tu arrosas la terre de ton sang / et tu laissas plus blanc que neige / ton corps illustre et victorieux, / chantant: Vous les prêtres, bénissez, / peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Nous tous, les fidèles, nous te chantons, / Vierge pure, comme la cause / de notre restauration, / car d'inexplicable façon / tu enfantas la divine cause de tout, / le Dieu qui restaura, dans son amour, / son Image brisée par le péché, / Pleine de grâce plus que toutes bénie.

Ode 9
« Le ciel fut saisi de stupeur / et les confins de la terre furent frappés d'étonnement / lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; / et ton sein est devenu plus vaste que les cieux; / ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu es partie vers la claire demeure de ton Epoux, / parée de la robe nuptiale et tenant / d'une main, comme vierge lampe allumée / et de l'autre, en martyre, ta tête coupée. / Près du Christ désormais, protège-nous qui te chantons.
Ta prière, Catherine, est exaucée, / car les fidèles qui invoquent ton nom, / le Seigneur les sauve des épreuves et leur donne la santé, / éloignant toute maladie de l'âme et du corps; / c'est pourquoi dans l'allégresse nous te disons bienheureuse.
Tu as atteint le havre de paix, / Martyre qui traversas dans ton léger équipement / l'océan de ce monde et ses tempêtes sans chavirer, / mais portas au Christ comme précieuse cargaison, / bienheureuse Catherine, une foule de martyrs.
Très-sage Catherine qui désormais / exultes à l'intérieur des palais célestes / avec le chœur des vierges, auréolée de la gloire des martyrs, / brise les chaînes de mes fautes en suppliant de tout cœur / celui pour qui tu as versé ton sang, le Bienfaiteur de l'univers.
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, / toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon / le Verbe très-bon que le Père a proféré / de son sein avant les siècles, car il est bon, / et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.

« Toute oreille fut saisie d'étonnement / devant l'ineffable condescendance de Dieu; / car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps / et devenir un homme dans le sein virginal; / pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Le sang du Martyr procure la bonne odeur de la grâce, / par ineffable parole sont chassés les relents de nos passions; / ses ossements font jaillir des flots de guérisons, / ils abreuvent les âmes / de ceux qui chantent leur pouvoir miraculeux.
Nous te glorifions, saint Martyr, / toi le donjon de l'Eglise du Christ, / l'inébranlable colonne, l'inexpugnable rempart, / le soldat puissant du divin Roi de l'univers, le pourfendeur des ennemis, / le flambeau mystique illuminant le monde entier.
Pour t'accompagner au combat, tu as reçu / un Ange de lumière; c'est pourquoi tu n'as pas craint / les tortures, les brûlures des flambeaux, / les terribles coups et le glaive tranchant, / Athlète du Christ plein de courage et victorieux.
Telle un jour de lumière, d'allégresse et de joie / s'est levée ta divine mémoire sur nous / qui te vénérons, Mercure: souviens-toi / de nous qui célébrons ton souvenir en ce jour; / délivre-nous des épreuves, des périls et des passions.
Mon âme aveuglée par les passions, / enténébrée, mise en péril par les pensées perverses, / éclaire-la, toi la porte de la Clarté, / arrache-moi aux dangers, aux épreuves, à l'affliction, / pour que je puisse te glorifier, toi l'espérance et la force des croyants.

Exapostilaire (t. 3)
Catherine, vierge vénérable, tu as fortifié / le courage des femmes, toi la gloire des martyrs; / tu rejetas, comme fable et niaiseries, / la pensée des philosophes ignorant le vrai Dieu, / toi qui avais pour secours la divine Mère tout-immaculée.
Ayant brisé les attaques de l'ennemi / et fait crouler totalement l'audace des démons, / tu as reçu la couronne de la main de ton Créateur, / bienheureux Mercure, comme Témoin de vérité, / et tu nous sauves de tous les pièges que nous dresse l'Ennemi.
L'intérieur du sanctuaire te reçoit / par les mains du grand-prêtre, Vierge Mère de Dieu; / depuis l'âge de trois ans jusqu'à tes douze ans / tu y demeures, nourrie par la main de l'Ange divin, / comme l'arche sainte du Créateur de l'univers.

Laudes, t. 4
Célébrant la mémoire sacrée / de ta sainte Passion, / illustre Catherine, nous glorifions / de nos voix incessantes le Seigneur, / Jésus, l'ami des hommes et notre Sauveur, / qui te doua de patience et fermeté / et te fit triompher, en t'accordant / l'éloquence qui stupéfia les rhéteurs. (2 fois)
Illustre Catherine, / témoignant en martyre de plein gré / tu as mis en échec le tyran aux yeux de tous / et renversé par grâce divine, / le culte insensé des multiples dieux / sous l'éclairage de la connaissance du seul vrai; / aussi le Christ, le Sauveur de nos âmes / t'a couronnée comme martyre et vierge immaculée.
C'est la grâce de l'Esprit / que tu reçus en ouvrant la bouche, / illustre Catherine qui t'empressas / de te purifier toi-même par ta vie, / et par ta patience tu triomphas / de l'arrogance des tyrans; / puis, en échange de la beauté corporelle, tu obtins / la splendeur de l'âme, parure des Martyrs.
Gloire au Père, t. 2
Immatérielle fut la vie / dans laquelle tu t'exerças; / aussi, devant le tribunal des sans-Dieu, / vénérable Catherine, tu triomphas / et portas comme robe fleurie / la splendeur de notre Dieu; / revêtue de force divine, tu te jouas / de l'ordonnance du tyran / et fis cesser les bavardages des rhéteurs.
Maintenant ...
En ce jour la Vierge immaculée / est présentée au Temple pour devenir la demeure du Seigneur / Dieu et Roi de l'univers et nourricier de toute vie; / en ce jour le sanctuaire très-pur, / à l'âge de trois ans, est porté en offrande au Saint des saints. / C'est pourquoi nous lui dirons / comme l'Ange: Réjouis-toi, / seule bénie entre toutes les femmes.

Grande Doxologie. Tropaires de la Sainte et de la fête. Litanies et Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:29

26 NOVEMBRE
Mémoire de nos vénérables Pères
Alype le Stylite et Nicon le «Métanoïté ».



VÊPRES

Lucernaire, t. 1
Ta vie fut consacrée / au Christ notre Dieu dès l'enfance; / fortifié par lui, tu as soumis au meilleur le moins bon, / à l'esprit les passions charnelles; / bienheureux Alype, supplie donc / le Seigneur d'accorder / à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Tu as illuminé le monde entier / de la splendeur de tes miracles et divines actions / en luminaire géant ; / c'est pourquoi t'a reçu, après ta sainte dormition, / la Lumière sans déclin: / supplie-la d'accorder / à nos âmes la paix et la grâce du salut.
Alype, tu fus vraiment / pour les moines un pilier, / toi qui vécus sur la colonne, accablé / par le jeûne, la chaleur et le froid; / c'est pourquoi tu as reçu / de l'Esprit tes charismes divins / pour guérir les maladies et mettre les passions en fuite.
t. 6
Ton corps fut glorifié par tes peines et la façon dont tu peinas, / et, éclairée par l'Esprit saint, la splendeur de ta vie / rayonne d'ineffable puissance sur l'univers; / car Dieu a magnifié ta châsse / de merveilleuse façon / répandant sur les fidèles un flot de guérisons; / merveille! comment le tombeau / n'a pas empêché ton pouvoir, / comment la dalle ne l'a pas retenu? / Mais, de même que tu nous prêchas / la conversion avant la fin, / après ta mort tu nous entraînes désormais vers la grâce de Dieu.
Venez, prosternons-nous dans la maison du Seigneur, / où se conserve comme un trésor / le très-saint corps du Bienheureux; / avec nos lampes allumées, / en nos cantiques chantons-lui: / Hâte-toi, saint Nicon, / aie pitié de notre misère, / arrache-nous au malheur, / à la tempête des afflictions, / afin que nous puissions glorifier ta châsse de grand prix / et respirer ton agréable parfum / en vénérant ton image sacrée.
Comme inviolable trésor / te possède la cité des Laconiens, / bienheureux Père si digne d'admiration / pour le rayonnement de ta splendeur: / accorde-lui la paix encore maintenant, / comble-la de trophées / en abattant sous les traits / de tes saintes intercessions / les forces des ennemis l'assaillant; / et nous qui te chantons fidèlement, / comble nos cœurs de tes bienfaits / en priant Dieu pour nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Ô Vierge, le prophète Isaïe, / en la pureté de son esprit, / vit de loin que tu devais enfanter / l'auteur de l'entière création; / car seule, ô Tout-immaculée, / sans tache depuis les siècles tu t'es montrée; / c'est pourquoi je te prie / de purifier les souillures de mon cœur / et de me faire participer / à la splendeur divine de ton Fils / et de me tenir à sa droite lorsqu'il siégera, / comme il est écrit, pour juger le monde entier.
Stavrothéotokion
Les juges d'Israël, ô mon Fils, / ont décidé de te condamner à mort, / te faisant comparaître comme un accusé devant le tribunal, / Sauveur qui juges les vivants et les morts; / ils te soumettent au jugement de Pilate, les impies, / mais t'ont déjà condamné avant la sentence; / à voir cela, je suis vulnérée et partage, Seigneur, ta condamnation, / car je préfère la mort à une vie pleine de gémissements, / disait la Mère du Dieu qui seul a compassion.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 1
Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: / dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph; / tu menas la vie des Anges incorporels en ton corps, / vénérable Père Alypios, / intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde à nos âmes le salut.
t. 3
Lacédémone se réjouit / de posséder la divine châsse de tes reliques sacrées, / car elle est une source de guérisons / et sauve du malheur les fidèles accourant près de toi; / vénérable Père Nicon, supplie le Christ notre Dieu / de nous accorder la grâce du salut.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui de saint Alype (t. 5), avec l'acrostiche: Je loue dans l'allégresse les peines d'Alype. Joseph; et celui de saint Nicon (t. 8).

Ode 1, t. 5
« Dans la mer Rouge cheval et cavalier / furent précipités par celui qui brise les combats, / le Christ élevant ses mains, / le Sauveur que célèbre Israël / lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
Père comblé par la grâce de Dieu, / comble mon âme de joie / pour qu'elle puisse chanter, / Alype, l'éloge de ta vie angélique / dont les combats nous ont tous réjouis.
Dès le sein de ta mère Dieu t'a sanctifié, / bienheureux Alype, comme un autre Samuel / et te donna, comme prophète divin, / de voir ce qui était devant toi, / Père digne d'admiration.
Afin de révéler bien clairement, / vénérable Père, la clarté qui fut plus tard / celle du bon combat que tu menas, / Dieu remplit d'ineffable clarté divine / la chambre où tu fus enfanté.
L'oracle du saint Prophète s'est accompli: / voici que la Vierge, en effet, / enfante dans la chair / le Dieu restaurant le genre humain / brisé jadis par les fautes.
t. 8
« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti / grâce au bâton de Moïse / autrefois, merveilleusement, / lorsqu'en forme de croix / il frappa la mer et la fendit, / mais il sauva Israël qui put fuir / et passer à pied sec / en chantant un cantique au Seigneur. »
L'âme possédée par l'amour / de la patrie céleste, / désirant les beautés de l'au-delà / et la gloire qui demeure, / tu t'éloignas de tes parents / et de ta patrie d'ici-bas, / Nicon, Père digne de nos chants.
Passant de lieu en lieu, / tu échappas à l'éphémère, / repoussant manifestement / par tes départs continus / l'attachement à ce monde, / Bienheureux, et ne permettant pas / aux choses matérielles / de ternir la noblesse de ton âme.
Glorieux, ce qui fut dit / d'âge en âge à ton sujet, / ô Marie, Mère de Dieu / qui as accueilli en ton sein / la Parole de Dieu, / demeurant vierge cependant; / après Dieu tu es le seul appui, / c'est pourquoi nous te chantons d'un même cœur.

Ode 3, t. 5
« Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance / et malgré son poids tu l'as fermement suspendue; / affermis ton Eglise, ô Christ, / sur le roc inébranlable de tes commandements, / dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Comme lampe sur le chandelier de la perfection, / tu as illuminé / de l'éclat de tes vertus / les âmes des fidèles s'approchant de toi / et les as délivrés des ténèbres du péché.
Conformant tes saintes dispositions / à l'accomplissement des lois divines de l'Esprit, / tu parus un ange sur la terre, / Père théophore Alype, en embrassant / dans la chair la vie angélique.
Vénérable Père digne de nos chants, / tu pris congé sagement des tumultes de la vie / et de tout cœur t'es avancé / vers les épreuves de l'ascèse, / faisant de ton cœur un habitacle de l'Esprit.
Fais de mon âme une demeure de l'Esprit, / toi le palais du Verbe, ô Vierge immaculée; / abreuve-moi à ta source d'eau vive, / car je me consume sous l'ardeur de mon péché; / alors, comme il se doit je pourrai te glorifier.
t. 8
« Seigneur qui as couvert la coupole des cieux / et qui as édifié l'Eglise en trois jours, / rends-moi ferme dans ton amour, / seul Ami des hommes, / haut-lieu de nos désirs et forteresse des croyants. »
Parcourant la terre du Levant au Couchant, / tu éclairas tous les hommes en prêchant le repentir; / c'est pourquoi, vénérable Père, tu as reçu / le nom correspondant à ton action, / en devenant l'éponyme de la conversion.
Ayant mis en ton âme le zèle du Précurseur, / vénérable Père, tu annonçais / en ce monde la seconde venue du Christ / et tu disais: De tout cœur / produisez les dignes fruits du repentir.
Réjouis-toi, Vierge tout-immaculée / qui seule as enfanté le Seigneur de l'univers, / réjouis-toi qui procuras aux hommes la vie, / réjouis-toi, montagne d'ombre non taillée, / réjouis-toi, forteresse des croyants.

Kondakion, t. 6
Imitant la vie des Anges, tu méprisas / les charmes de ce monde comme cendre et scories / et nous montras le chemin du repentir, / théophore et vénérable Nicon; / aussi nous te glorifions en célébrant ta mémoire à présent, / car tu es une vraie source de guérisons.

Cathisme, t. 8
Comme un autre Siméon, sur ta colonne, / ayant élevé ton corps au-dessus de la terre, / tu mis en fuite les phalanges des démons / qui faisaient entendre leurs amers gémissements / et tu les chassas vers d'inaccessibles lieux; / tu es donc la fierté des Pères, leur divin joyau, / le soutien des moines, Père Alype, et dans la foi / nous te disons: Intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 1
Tu imitas le zèle du Baptiste / et tu prêchas au monde la seconde et redoutable venue du Créateur; / à tous, vénérable Père, tu disais: / Produisez donc pour le Seigneur / les dignes fruits du repentir / de toute la perfection de votre cœur.
Maintenant ... Théotokion
Gouverne ma pauvre âme, ô Vierge immaculée, / et prends-la en pitié, / regarde en quel abîme elle est tombée / sous le poids de mes péchés; / à l'heure terrible de la mort, / Vierge sainte, épargne-moi / les démons accusateurs et la redoutable condamnation.
Stavrothéotokion
Merveille qui suscite l'effroi, / mystère nouveau, s'écria la Vierge pure, immaculée, / voyant le Seigneur étendu sur le bois; / voici celui qui fait tourner / dans sa main l'univers, condamné à la croix tel un criminel, / par des juges iniques!

Ode 4, t. 5
« Comprenant ton divin abaissement, / le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: / Tu es venu pour le salut de ton peuple, / pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
Tu fus vraiment un serviteur du Christ, / Père dont la vie a rayonné sincèrement / la charité, la compassion, / l'inébranlable espérance et la foi.
Bienheureux, érigé sur ta colonne, / sans te laisser ébranler par les assauts de l'ennemi, / tu ébranlas les troupes des démons / et fus le ferme appui de ceux qu'ils troublaient.
Comblé par les divines ondes, tu as rafraîchi / comme de rosée les âmes consumées / par la brûlure du péché funeste, / bienheureux Alype, sage en Dieu.
Guéris mon âme de ses passions, / illumine mon cœur et mon esprit, / Souveraine qui as enfanté le Christ, / source de lumière et suprême bonté.
t. 8
« Seigneur, j'ai perçu / le mystère de ton œuvre de salut, j'ai médité sur tes actions / et glorifié ta divinité. »
Dans ton désir véritable du savoir, / Bienheureux, tu as fait de l'action / l'escalier de ta contemplation, / en méprisant le radotage des païens.
Le regard de ton cœur / purifié par tes saintes actions, / tu annonçais ce qui devait arriver, / grâce à la clairvoyance de ton esprit.
Toi le seul sans péché, / accorde-nous le pardon de nos fautes, / Seigneur, et pacifie ce monde qui est tien, / par les prières de celle qui t'enfanta.

Ode 5, t. 5
« Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, / devant toi je veille et vers toi monte mon cri: / illumine les ténèbres de mon âme, / ô Christ, en vertu de ton amour. »
Entièrement consacré au Tout-puissant, / vénérable Père, tu supportas avec zèle / de rester à l'air libre de nombreuses années, / exposé à la neige et à l'ardente chaleur.
Te consacrant à la louange et l'oraison, / tu as reçu, dans la pureté de ton esprit, / la grâce lumineuse du triple Soleil / et resplendis par l'éclat des guérisons.
Ton corps étant réduit aux limites du chapiteau, / vénérable Père qui étais comblé de lumière, / tu laissas ton âme cheminer / librement vers celui que tu aimais.
Vierge sainte, tu as enfanté / le Dieu saint qui se fit homme par amour / et qui sanctifie / ceux qui le glorifient, pleins de crainte et de foi.
t. 8
« En cette veille et dans l'attente du matin, / Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous, / car tu es en vérité notre Dieu, / nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Celui que Dieu avait frappé / pour t'avoir outragé, / tu l'as réconforté par tes prières / et tu gagnas son estime par ce moyen.
Tu érigeas un temple illustre au Sauveur, / Père divinement inspiré, / toi qui étais un temple animé, / un sanctuaire vivant.
Divine Mère immaculée, / tu fis croître pour nous la Vie, / le Seigneur et Créateur, / celui qui vivifie l'univers.

Ode 6, t. 5
« Quand la tempête dévastatrice souffle sur mon âme, / ô Christ et Seigneur, apaise l'ouragan de mes passions / et délivre-moi du mal, / ô Dieu de miséricorde. »
Alors que tu étais sur ton pilier, / les esprits du mal, qui te frappaient de pierres, / n'ont pu te faire culbuter / du rocher inébranlable.
Patiemment, Père vénérable, tu attendais / le Seigneur qui t'a donné / en vérité la patience / et t'a délivré de tout malheur.
Merveilleuse, la lumière qu'on voyait / au-dessus de ta colonne chaque jour / et qui sans cesse illuminait, / Père vénérable, tes sens spirituels.
En toi, divine Mère immaculée, / dans la détresse nous avons notre refuge le plus sûr / et notre puissante consolation: / sauve tes serviteurs de tout danger.
t. 8
« Seigneur, accorde-moi ton pardon, / malgré le nombre de mes péchés; / retire-moi de l'abîme du mal, je t'en supplie; / c'est vers toi que je crie; / Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Le Dieu que tu glorifias par des prodiges merveilleux / en tes membres t'a donné grande gloire; / et ce qui manquait dans son temple divin, / tu l'as complété par la colonne que tu étais.
Lacédémone t'a connu / comme un autre Moïse accablant de fléaux / l'Egypte des passions / pour en ôter le mal / en prêchant divinement la conversion.
Par tes prières, sainte Mère de Dieu, / puissions-nous être délivrés de nos péchés / pour obtenir, ô Vierge immaculée, / la divine illumination du Fils de Dieu / qui s'est incarné merveilleusement dans ton sein.

Kondakion, t. 8
En ce jour l'Eglise te chante et glorifie, / Alype, joyau des ascètes et fondement des vertus; / par tes prières accorde aux fidèles vénérant / avec amour tes exploits et tes luttes sacrées / la rémission de leurs funestes péchés / et la délivrance de tout chagrin, comme l'indique ton nom.

Ikos
Venez tous, admirons la vie angélique et sainte / du bienheureux Alype et prenons modèle sur lui, / pontifes, rois et princes, moines et tout le peuple croyant, / pour être dignes, par ses prières, du même sort, / amis de la fête, car il chante Dieu dans le ciel / en l'absence de tout chagrin, comme l'indique son nom.

Synaxaire
Le 26 Novembre, mémoire de notre vénérable Père Alype le Stylite.
Comme il touchait le ciel du haut de sa colonne,
Alype n'eut besoin
de cheminer au loin
pour trouver, le vingt-six, l'immortelle couronne.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Nicon le «Méta- noïté ».
Au galop le Démon laisse Lacédémone,
puisque de ses prodiges Nicon le talonne.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 5
« Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, / détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes Gens / qui chantaient d'une même voix: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Alype, en sa grande fermeté, / de nombreuses années a supporté le froid, / mais il fut merveilleusement réchauffé / par la ferveur de l'Esprit.
Puisque ta vie tendait vers la hauteur des cieux, / tu as tenu pour rien le corps qui doit périr / et ne t'es pas soucié / des peines que te procurait sa corruption.
Ayant renoncé à toute volupté, / contre la chaleur et le froid / tu combattis en plein air, / chantant le Dieu qui est béni.
L'Infini, ô Vierge, a pris de toi / une chair douée d'âme et de raison / pour sauver ceux qui lui chantent: / Seigneur notre Dieu, tu es béni.
t. 8
« Les Jeunes Gens venus de Judée / foulèrent jadis à Babylone / par leur foi dans la Trinité / la flamme de la fournaise en chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Vénérable Père, comme en char, / porté par le quadrige des vertus, / comme un autre Elie tu montas vers la hauteur, / chantant pour ton Sauveur: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme celui que dévorait le zèle de Dieu, / à ceux qui t'aiment tu laissas / la défroque où ton corps s'est épuisé, / tandis que ton âme reposait en chantant: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sagesse personnifiée du Très-Haut, / par les prières de la Mère de Dieu, / remplis de ta sagesse et puissance tous ceux / qui te chantent avec foi: / Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 5
« Pour toi, Dieu créateur, / les Jeunes Gens / formèrent dans la fournaise un chœur avec tout l'univers et chantaient: / Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles. »
Nouveau Samuel, / voyant d'avance l'avenir, / bienheureux Alype, en la pureté de ton esprit / tu prédisais comme un prophète divin / ce que le Seigneur te révélait.
Vénérons Alype, / le serviteur du Christ, / la lumineuse colonne de l'Eglise, / l'inébranlable tour, l'inexpugnable rempart / de tous ceux qui mettent leur confiance en Dieu.
Tu t'es endormi du bienheureux sommeil / convenant aux justes, car auparavant / tu avais endormi toutes sortes de passions / par tes prières de toute la nuit; / c'est pourquoi nous sommes riches de ta vigilante protection.
Tu as effacé, toi seule, ô Vierge, / l'antique malédiction par ton enfantement / qui rend désormais stérile le tort / engendré par la malice du serpent; / aussi nous te vénérons dans tous les siècles.
t. 8
« Sept fois plus que de coutume, / dans sa fureur le tyran des Chaldéens / fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur; / mais, lorsqu'il les vit sauvés / par une force plus puissante, il s'écria: / Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur / et vous prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles. »
Comme un trésor possédant / l'enveloppe si pure de ton âme, / ton corps ferme ayant rejoint / patiemment l'absence de passions, / Lacédémone implore la guérison / de tous les maux spirituels et corporels / et chante d'un même chœur: / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Ta châsse, faisant jaillir / les remèdes comme grâces, / guérit toute passion et toute maladie, / les faiblesses et les douleurs / de tous les fidèles chantant: / Jeunes gens, bénissez le Christ / et vous prêtres, louez-le, / peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Envers nous qui nous réfugions sous ta sainte protection, / vénérable Père, / rends favorable le Sauveur et le Seigneur, / toi qui te tiens en présence de Dieu, / comme éponyme de la victoire, pour épargner / tout méfait de l'ennemi, / la maladie, la détresse, l'assaut des démons / aux fidèles qui te chantent dans tous les siècles.
L'esprit est incapable d'expliquer / le mystère de ta conception / et ta virginité après l'enfantement: / seul le Seigneur de l'univers en sait le comment; / sans cesse, Vierge pure, supplie-le / de sauver tous ceux qui dans la foi / célèbrent ton Fils en chantant: / Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9, t. 5
« Isaïe, danse d'allégresse, / car la Vierge a mis au monde un fils, / de son sein est né l'Emmanuel: / parmi nous Dieu se fait homme, / il a pour nom Soleil levant, / et nous qui le glorifions, / ô Vierge, nous te disons bienheureuse. »
Ta vie aux yeux de Dieu fut sainte, dès ton enfance, / Bienheureux que tes vertus éclatantes illuminaient; / précieuse fut aussi ta mort / en présence du Christ, / Père Alype, sommet des Moines saints.
Tu éclaires comme un astre / toute la terre de ton vif éclat, / chassant la sombre nuit des passions, / dissipant les ténèbres / des esprits du mal et / par ton divin rayonnement / répandant la splendeur des guérisons sur nous tous.
Tu demeuras sur ta colonne / cinquante-trois années / comme un athlète menant / ta lutte intrépide, / vénérable Père qui n'as pas cessé / d'être accablé par le froid, / par le gel et par l'ardente chaleur.
Ta sainte mémoire / nous sanctifie par l'Esprit saint, / nous qui la célébrons saintement / et te chantons dans la foi, sage Père, / comme notre protecteur / et comme défenseur / de nos âmes en ce jour.
Fais-moi le don de la lumière, / moi qu'enténèbrent les passions, / Vierge pure, et garde-moi / de mes œuvres mauvaises, / puis de la flamme qui m'attend, / misérable pécheur, / sauve-moi, Protectrice des chrétiens.
t. 8
« Le ciel fut saisi de stupeur / et les confins de la terre furent frappés d'étonnement / lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; / et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: / ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Père théophore qui jouis directement de cette vie / pour laquelle tu luttas sur terre en menant / celle des Anges selon ton pouvoir, / dans les demeures immatérielles, bienheureux Nicon, demande le salut / pour ceux qui se tiennent dans ton saint temple avec foi.
Tu exultes avec les Anges dans le ciel en présence de Dieu, / et sur terre la châsse dans laquelle est déposé, / bienheureux Nicon, ton vénérable corps / est une source de bienfaits pour qui s'approche avec amour / et touche avec crainte tes reliques sacrées.
En toi fut conservée la virginale pureté, / ô Marie toute-digne de nos chants; / car, ayant conçu sans semence, toi seule, notre Dieu, / tu l'enfantas dans la chair, demeurant vierge en vérité; / aussi nous chantons, vénérons et glorifions ta divine maternité.

Exapostilaire (t. 3)
Tu menas, vénérable Père, des combats surhumains / avec la puissance du Christ / et demeuras sur ta colonne dans une gêne continue, / bienheureux Alype, cinquante-trois ans; / désormais tu as trouvé le plus parfait de tous les biens.
La châsse où repose ton illustre corps, / Père théophore Nicon, / pour tous ceux qui s'en approchent avec foi / est une source d'où jaillissent les guérisons en abondance.
Vierge Mère du Dieu très-haut, / les Anges et les Archanges, tous en chœur, / chantent ta louange dans le ciel, / et nous les hommes, tous ensemble te glorifions avec amour.

Laudes, t. 1
Toi qui jouis directement / de l'objet de tes désirs, / tu éclaires, vénérable Nicon, / l'esprit de tous ceux qui célèbrent avec foi / ta mémoire sacrée / et se réunissent dans ton sanctuaire divin, / Père théophore et bienheureux. (2 fois)
Imitant, Bienheureux, / le zèle du Précurseur, / tu criais à tous les hommes: De tout cœur / repentez-vous, car il est proche, le royaume du Christ. / Intercède sans cesse auprès de lui / pour nous, les fidèles te glorifiant.
Du Levant au Couchant / tu parcourus la terre en l'éclairant / par ta prédication du repentir, / et la cité de Lacédémone t'a reconnu / comme un autre Moïse, / toi qui retranches l'Egypte des passions / par ton enseignement de conversion.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, / par toute la terre a retenti / la renommée de tes justes actions: / tu as trouvé par elles dans les cieux / la récompense de tes efforts; / tu as détruit les phalanges des démons / et tu as rejoint les chœurs des Anges, / pour en avoir imité la pure vie. / Par le crédit que tu possèdes auprès du Christ notre Dieu, / demande-lui la paix pour nos âmes.
Maintenant … Théotokion
Réconfort des infirmes, consolatrice des affligés, / Vierge Mère de Dieu, / sauve ton peuple chrétien, / car tu es la paix des opprimés, / le repos des naufragés / et l'unique protection des croyants.
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, / te voyant suspendu sur la croix, / te cria dans ses larmes: / Ô mon Fils et mon Dieu, / ô mon Enfant bien-aimé, / comment peux-tu souffrir cette injuste Passion?

Apostiches de l'Octoèque. Le reste de l'office de Matines, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:43

27 NOVEMBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Jacques le Persan.



VÊPRES

Lucernaire, t. 2
Délaissant les charmes d'ici-bas, / ton illustre naissance, les richesses, la beauté, / renonçant jusqu'à ton corps taillé en morceaux, / en imitant sa Passion / tu as suivi le Christ avec joie, / saint Jacques, et pour avoir communié / à ses souffrances, tu partages / en vérité sa gloire et son royaume désormais.
Supportant l'intolérable douleur / des supplices fauchant / les membres de ton corps, / admirable Témoin du Christ, / et foulant vaillamment aux pieds / la cruauté des tyrans, / tu as reçu en vainqueur / la couronne de grand prix / que tu portes maintenant, / bienheureux Jacques, avec les autres Martyrs / devant le trône de ton Maître et Seigneur.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès du Christ, / illustre Martyr, sois le fervent protecteur / des fidèles célébrant ta vénérable festivité, / les sauvant de tout danger, / les éloignant des passions, / les délivrant de toute adversité; / accorde aussi le salut à leurs âmes / par ta divine intercession, / afin que nous puissions glorifier tes splendides combats.
Gloire au Père ... ton 5
Faisant preuve d'endurance au combat, / tu livras, saint Jacques, ton corps / pour le Christ notre Dieu; / on te coupa les doigts, les mains et les pieds, / les jambes et les bras / et, pour finir la tête; / alors tu es monté vers les cieux / pour régner avec le Roi de l'univers; / aussi, puissant Martyr, / ne cesse pas d'intercéder / pour que nos âmes soient sauvées / de tout mal que l'ennemi peut nous causer.
Maintenant ... Théotokion
Toute-sainte Epouse de Dieu, / seule tu as porté dans ton sein, / sans qu'il y fût à l'étroit, / le Dieu que nul espace ne contient, / lors- qu'il s'est fait homme par bonté; / aussi, je t'en supplie, / éloigne les maux qui m'enserrent de toutes parts, / afin que, suivant en droite ligne l'étroit chemin, / j'atteigne celui qui mène vers la vie.
Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée / vit son Agneau de plein gré / con- duit en mortel vers l'immolation, / dans ses larmes elle dit: / Ô Christ, tu vas donc me priver, / moi ta Mère, de son Enfant! / Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? / Ami des hommes, je chante cependant / et glorifie ton ineffable et suprême bonté.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 5
Tu fis merveille, saint Jacques, en supportant / avec patience tous les tourments: / on te coupa les doigts, les mains et les bras / et de même les jambes jusqu'au tronc, / puis, en prière, tu te laissas décapiter; / Martyr aux multiples combats, / ne cesse pas d'intercéder / pour que le Christ prenne nos âmes en pitié.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, parure de Jacob / que Dieu a choisie et chérie, / porte des rachetés et pince tenant la braise enflammée, / délivrance de la malédiction, ô Toute-bénie, / sein porteur de notre Dieu, relèvement des hommes déchus, / plus sainte que les Chérubins et sommet de la création, / vision que l'on ne peut contempler, / nouvelle inouïe et langage nouveau, / char du Verbe et nuée d'où s'est levé le Soleil / qui nous éclaira dans les ténèbres, / nous accordant la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère, voyant jadis son Agneau / se hâter vers l'immolation, / s'empressa de l'accompagner en disant: / Très-doux Enfant, où vas-tu? / Christ longanime, pour qui marches-tu sans tarder? / Y a-t-il d'autres noces à Cana, / là où jadis tu changeas l'eau en vin? / Réponds à ta servante, mon Fils, / ne passe pas, dans un silence terrifiant, / Dieu de tendresse, devant la mère qui t'enfanta, / Source de vie qui donnes au monde la grâce du salut.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené / a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l'impuissance l'audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Par des chants je célèbre saint Jacques le Perse.

Ode 1, t. 2
« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, / le Christ qui divisa la mer / pour le peuple qu'il soustrait / à la servitude des Egyptiens, / car il s'est couvert de gloire. »
Illustre Martyr portant désormais couronne / devant le trône du Christ, / saint Jacques, donne-moi / par ton intercession / la lumière et la grâce du ciel.
Comme l'aurore, tu as brillé sur nous, / plein de lumière, en te levant de l'Orient / et tu as éclairé, / bienheureux Jacques, l'Eglise du Christ / par la splendeur de tes combats.
Saint Jacques, toi qui as montré / la résistance des jeunes gens, / tu méritas le titre de vainqueur, / les récompenses suprêmes / et la gloire éternelle, saint Martyr.
La voix des Prophètes a retenti, / Vierge Mère de Dieu, / t'annonçant d'avance, / pour nous initier à ton mystère, / car ils voyaient de loin tes merveilles.

Ode 3
« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, / toi qui fis disparaître le péché sur la croix, / et plante la crainte de ton nom / dans les cœurs de ceux qui te louent. »
Comme vigne choisie du Christ, / tu fus taillé avec la serpe des tourments / et, produisant beaucoup de fruits, / tu les portas aux pressoirs du Sauveur.
Tu méprisas bien sagement / le caractère corruptible et passager de ce qui passe ;/ tu as préféré avec intelligence / ce qui demeure stable en tout temps.
Saint Jacques, ton corps mis en morceaux / par la cruauté des tyrans / t'a procuré la couronne au vif éclat / et la délicieuse jouissance du Paradis.
Miséricorde, par ton enfantement divin, / virginale Epouse de Dieu, / a trouvée l'humanité / unie, en sa personne, au Seigneur de l'univers.

Cathisme, t. 8
Le Christ a fait surgir un astre nouveau depuis la Perse /pour ceux de la terre ;/ le divin Jacques, cet illustre martyr / grâce auquel il dissipa les ténèbres de l'erreur / et fit briller pour les fidèles la grâce de l'Esprit; / c'est pourquoi, célébrant fidèlement sa mémoire, / nous la fêtons et nous chantons à haute voix: / victorieux Martyr aux multiples combats, / intercède auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Vierge sainte, j’ai terni dès l'enfance ma pauvre âme, / je me suis souillé par mes paroles et mes actions, / et je ne sais que faire ni où me réfugier, / je ne connais pas d'autre espérance que toi. / Hélas! inutile serviteur que je suis, / j'accours vers toi maintenant, suppliant, / Vierge toute-pure, et je te prie en confessant: J'ai péché! / Intercède auprès de ton Fils et notre Dieu / pour qu'il m'accorde la rémission de mes péchés, / car j'ai mis tout mon espoir en toi, notre Dame.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, / versant des larmes amères l'Agnelle s'écria: / Le monde se réjouit de recevoir la rédemption / et mes entrailles se consument à la vue de la crucifixion / que tu subis pour nous, dans la tendresse de ton cœur, / Dieu de toute bonté, longanime Seigneur! / Disons donc à la Vierge, dans notre foi: / Que ta miséricorde, ô Mère, descende sur nous, / pour que les fidèles qui se prosternent devant les Souffrances de ton Fils / reçoivent la rémission de leurs péchés.

Ode 4
« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut / et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Muni de la puissante armure que Dieu t'avait donnée, / illustre Martyr, tu consumas l'erreur de qui rendait un culte au feu.
Saint Martyr implore le pardon pour nous qui célébrons ta mémoire / grâce au crédit que tu possèdes.
Le sang coulant à flots de tes membres, Bienheureux, / éteignit complètement la flamme de l'erreur.
Dirige mes pensées, ô Vierge immaculée, / vers le port tranquille de ton impassible pureté.

Ode 5
« Toi qui es la source de clarté / et le créateur des siècles, / Seigneur, dirige-nous / à la clarté de tes commandements: / nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
En bonne terre, féconde en vérité, / tu fus labouré sous le soc / des tourments les plus cruels, / mais tu as offert au Créateur / une abondante récolte, saint Martyr.
Tu as éteint les flèches enflammées de l'ennemi / sous le sang versé / par tes membres mutilés, / bienheureux Martyr que fortifiaient / l'espérance et la foi.
Alors qu'on te coupait les membres cruellement, / tu offrais pour chacun d'eux / un cantique d'oblation / et l'hymne correspondante, saint Martyr / sacrifié en holocauste pour le Christ.
Procure, glorieux Témoin du Christ, / sa purification, / à mon âme souillée / en donnant comme rançon / tes souffrances et les flots de ton sang.
Accordant notre voix à la vérité / de ton vénérable et merveilleux enfantement, / de bouche et de cœur / nous t'appelons maintenant / pure Mère de Dieu.

Ode 6
« Encerclé par l'abîme de mes péchés, / j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: / mon Dieu, relève-moi de la fosse. »
Recevant avec sagesse l'exhortation de ta famille, / tu marchas avec allégresse vers les combats, / illustre Jacques, et tu reçus la couronne des vainqueurs.
Tu as souffert, comme étranger à ton corps, / d'être coupé en morceaux, et tu as offert / au Seigneur une hymne, saint Martyr.
Tu revêtis en martyr victorieux, / brillamment trempés dans la pourpre de ton sang, / la tunique d'allégresse et le manteau du salut.
Tu parcourus entièrement le stade des Témoins; / c'est pourquoi tu as reçu la couronne des vainqueurs / et tu exultes désormais dans le chœur des Martyrs.
Ô Vierge, sans connaître d'homme tu conçus / et, demeurant vierge, tu révélas bien clairement / la divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 2
Docile à ta bonne épouse et craignant, / saint Jacques, le redoutable jugement, / tu bannis la crainte et le souci des Perses / et devins un admirable martyr, / supportant que ton corps fût taillé comme un sarment.

Ikos
Gémissons de toute notre âme et pleurons / à la vue du Martyr cruellement dépecé; / car les bourreaux ont déchiré /les membres du plus vaillant des Témoins comme chiens à la curée. / Quel est donc cet admirable martyr? / Attendez, s'il vous plaît, que je vous dise avec soin / comment il fut offert en victime au Seigneur, / supportant que son corps fût taillé comme un sarment.

Synaxaire
Le 27 Novembre, mémoire de la Passion du saint mégalomartyr Jacques le Persan.
Saint Jacques le Persan sous le glaive s'exclame:
«Abandonnant ces membres, sauve-toi, mon âme.»
Sans jambes et sans bras, le vingt-septième jour,
le Perse grimpe, agile, au céleste séjour.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie / de la statue d'or élevée / dans la plaine de Doura, / au milieu des flammes psalmodiaient, / couverts d'une fraîche rosée: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
L'endurance de ton âme, la fermeté de ton esprit / t'ont permis de supporter le dépeçage de ton corps: / tu restas immuable, sans te désagréger, / affermi que tu étais par la foi divine / et sans cesse, Jacques, t'écriant: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Dirigeant tes pensées vers le but de ta vocation céleste, / sous le déluge des tourments / tu ne fus pas englouti, / mais supportas plus aisément les coups des impies / et, mis en pièces, tu chantais: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
A présent tu connais la béatitude, la félicité, / Bienheureux qui l'emportas / sur la cruauté sauvage, / la fureur maligne du tyran, / et qui chantais avec empressement: / Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Tu es vraiment le chandelier doré / portant la lampe, le reflet divin / de la lumière sans déclin, / éclairant le monde entier de la splendeur de ta virginité / et sauvant ceux qui te chantent, Immaculée: / Bénie es-tu qui enfantes Dieu dans la chair.

Ode 8
« Le Dieu qui dans la fournaise descendit / pour venir en aide / aux enfants du peuple hébreu / et changer la flamme en une fraîche rosée, / toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles. »
Fortifié par la puissance du Seigneur, / tu dissipas les armées, / les troupes des esprits mauvais; / et, les ayant détruites selon ton pouvoir, / tu remportas la couronne de victoire en chantant: / Bénissez le Christ dans les siècles.
L'ablation progressive de tes membres, tu la considéras / comme une succession de biens, / sans regarder aux peines du moment, / mais visant à la splendeur future / de la couronne des martyrs / que le juste Juge te préparait.
La patience merveilleuse que tu possédais / te permit de résister / comme une tour inébranlable, Bienheureux, / supportant sans trembler l'assaut des ennemis / et recevant leurs flèches en t'écriant: / Bénissez le Christ dans les siècles.
L'ennemi corrupteur des âmes et principe de tout mal, / se jetant sur toi avec des forces redoublées, / incita les tyrans à renverser / la vigueur de ton âme, illustre Martyr, / mais il n'y parvint pas, car tu portais / l'armure complète du Christ.
Mère de Dieu, nous le savons, tu es pour nous / la source limpide d'immortalité, / toi qui as conçu le Verbe / du Père saint, céleste et immortel, / car il sauve de la mort / ceux qui l'exaltent dans tous les siècles.

Ode 9
«Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, / est venu du ciel / renouveler Adam déchu / pour avoir mangé le fruit de perdition; / d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; / et nous fidèles, à l'unisson / dans nos hymnes nous le magnifions. »
Toi qui exultes en compagnie des saints Martyrs / comme Témoin trois fois heureux / devant le trône du Sauveur, / par tes prières, délivre de tout danger / les fidèles vénérant ton souvenir / et célébrant allégrement / ta fête porteuse de clarté.
Là où se trouvent la foule des Martyrs, / les esprits des Justes, / l'assemblée des premiers-nés, / là où repose saintement / la multitude de tous les Saints, / désormais, saint Jacques, / tu as trouvé en vérité ta demeure, dans les cieux.
Tu rayonnes en présence du Sauveur de l'univers / pour lequel tu enduras / l'ablation des membres de ton corps / et, plein de courage, méprisas / l'épreuve du feu et les coups de fouet; / c'est pourquoi nous les fidèles, tous ensemble / nous te disons avec amour bienheureux.
Enveloppé du vêtement brodé / dont la pourpre fut teinte par ton sang, / désormais tu règnes avec le Christ, / saint Jacques, toi qui as trouvé / par tes souffrances l'impassible condition, / cette source dont tu as mérité, / Bienheureux, de jouir pour les siècles.
Nous te glorifions comme divine Mère / pour avoir conçu / et mis au monde notre Dieu, / Vierge pure, en toute vérité: / ainsi nous accordons manifestement / ton nom à la nature des faits / et te donnons le titre qui te convient.

Exapostilaire (t. 3)
L'erreur des Perses, tu l'as consumée, / saint Martyr enflammé de zèle pour le Christ; / ton corps, sur l'ordre du tyran, / fut taillé tel un sarment de la vraie vigne, / mais, bienheureux Jacques, tu offris l'hymne correspondante, le cantique d'oblation, / à l'inaccessible et sainte Trinité.
Tu es vraiment le pur encensoir d'or, / la demeure de la Trinité que nul espace ne peut contenir, / Vierge Marie, car en toi le Père s'est complu, / en toi le Fils a demeuré / et de son ombre t'a couverte l'Esprit saint, / faisant de toi la Mère de Dieu.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Amis des spectacles, en ce jour / réunis par la foi, / contemplez le merveilleux, l'insolite combat / de Jacques, le martyr ayant brillé depuis la Perse jusqu'à nous / comme l'astre jadis apparu / aux Mages, pour les conduire au véritable savoir. / En sa chute, ce héros fit tomber les ennemis, / il épuisa les tyrans par ses mutilations, / car la providence le fortifiait depuis le ciel / et lui permettait de s'écrier: / Même si vous me taillez les membres ici-bas, / je conserve mon tout, c'est-à-dire le Christ. / Aussi, voyant d'avance la vie à venir, / à travers la mort promise à tous, / il se hâta de parvenir en l'au-delà; / et, puisqu'il a trouvé cette vie, / il demande le pardon, la lumière et la grâce du salut / à celui qui distribue les couronnes, notre Dieu, / pour nous qui célébrons sa mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Les ténèbres de l'ignorance m'ont saisi, / le sommeil du désespoir pèse sur moi, / les nuages de la détresse m'ont couvert, / je suis assailli par les dangers: / ne me dédaigne pas, notre Dame, jusqu'à ma perdition finale, / mais de toutes ces épreuves, en ton amour, délivre-moi; / car, après Dieu, je n'ai d'autre espérance que toi.
Stavrothéotokion
Comment souffrirai-je de voir / ton injuste immolation, / comment te verrai-je fermer les yeux, toi le Verbe divin / qui as rendu la clarté aux aveugles? / Comment verrai-je se taire à jamais / celui qui a rendu la parole aux muets? / Déchirez-vous, mes entrailles, et que se brise mon cœur, / je ne veux plus vivre, disait en pleurant la Mère de Dieu.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 14:53

28 NOVEMBRE
Mémoire du saint moine martyr Etienne le Jeune;
et du saint martyr Irénarque.



VÊPRES

Lucernaire, t. 6
Dès ta jeunesse consacré au Seigneur, / tu fus étranger à la chair, / aux coutumes du monde, Père saint, / car tu fus un moine excellent, / un habitacle du saint Esprit, / et de l'étroite cellule où ton corps était enfermé / ton esprit s'envolait vers le ciel / pour contempler l'ineffable splendeur / du Christ, notre Roi et notre Dieu, / pour lequel tu as mené, bienheureux Etienne, ton ferme combat, / en te prosternant devant l'image lui ressemblant.
Comme le Maître, ayant jeûné quarante jours / dans la prison où tu étais enfermé, / tu t'es préparé au combat, / saint Etienne, colonne des moines et joyau des martyrs; / alors, comme fauves, tes impitoyables agresseurs, / te déchirèrent injustement / tel un doux agneau t'ayant traîné, / et t'ont déposé parmi les criminels, / toi qui avais mené le ferme combat / et qui as désormais le pouvoir / d'intercéder pour nos âmes.
Une foule de criminels, / se faisant complice des méfaits / de l'injuste empereur, / vénérable Père, te lapida cruellement, / comme le premier des martyrs / et te broya la tête, Bienheureux; / puis, te traînant par les rues, / répandit tes entrailles, sans pitié, / sans commisération pour un mort. / Quel courage, quelle patience en ton cœur, / pour recevoir la couronne qui ne passera jamais!

Fidèles, célébrant comme il se doit / les combats de l'Athlète sacré, / les peines supportées par l'hoplite du Christ, / chantons au Seigneur: / De tout mal, par ses prières, délivre-nous.
Grande paix t'advint de par Dieu, / car tu as lutté pour lui / et traversé la tempête des tourments, / bienheureux Irénarque, vaillant soldat / qui intercèdes pour les fidèles
Un chœur de femmes et d'enfants / et saint Acace également / t'accompagnèrent dans ton ferme combat / lorsque tu l'emportas sur l'erreur, / Irénarque, martyr bienheureux.
Gloire au Père, t. 6
Dès l'enfance consacré au Seigneur, / vénérable Etienne, comme le grand prophète Samuel, / sur la montagne, comme moine, tu fus agréable à ses yeux. / Vers le combat tu descendis vaillamment / et pour son image supportas patiemment / l'exil, l'affliction, les chaînes, la prison; / traîné, frappé de coups, lapidé / et la tête broyée, / tu reçus ta couronne du Christ notre Dieu. / Intercède auprès de lui / pour que nos âmes soient sauvées / et que soient délivrés des épreuves, des passions / et de toute détresse en l'au-delà / les fidèles célébrant de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Nul de ceux qui ont recours à toi / ne s'en revient confondu, / Vierge pure et Mère de Dieu, / mais qui implore ta grâce reçoit / selon sa prière le don qui lui convient.
Stavrothéotokion
La Brebis sans tache, la Souveraine immaculée, / voyant son Agneau élevé sur la croix, / en sa douleur maternelle et son étonnement s'écria: / Quel est, très-doux Enfant, ce spectacle étrange et nouveau? / Comment un peuple ingrat t'a livré / au tribunal de Pilate pour te faire condamner à la mort, / toi la vie de l'univers? / Je chante, ô Verbe, ta condescendance inouïe.

Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 8
Ayant gardé sans dommage ta ressemblance avec Dieu, / tu luttas vaillamment pour l'image du Christ, / sans craindre les menaces du Copronyme, l'empereur au nom souillé, / mais tu l'as abattu avec le glaive de l'Esprit. / Aussi, grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, / sauve ton troupeau de toute sorte d'hérésie, / bienheureux Etienne aux multiples combats.
Maintenant ... Théotokion
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: / délivre-nous de tout péril et de toute affliction.
Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? / Toi qui tiens toute la création en mains, tu es cloué sur la croix, / et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! / Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu / lorsqu'elle vit sur la croix / l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de façon merveilleuse.

Tropaires, t. 4
T'exerçant dans la montagne aux combats ascétiques, / tu brisas l'assaut des ennemis spirituels avec l'armure de la Croix; / de même tu luttas vaillamment sur le stade / pour abattre l'empereur copronyme grâce au glaive de la foi; / pour l'un et l'autre de ces exploits / tu fus doublement couronné par Dieu, / bienheureux Etienne, en qualité de moine et de martyr.
Ton Martyr, Seigneur, a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité / pour le combat qu'il a mené ; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l'impuissance l'audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces deux canons des Saints: celui de saint Etienne, avec l'acrostiche: En martyr, Bienheureux, t'a couronné le Christ. Joseph; et celui de saint Irénarque, œuvre de Théophane, avec l'acrostiche: Donne-moi, saint Martyr, la grâce de la paix.

Ode 1, t. 6
« Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, / comme en terre ferme, / et vu le Pharaon persécuteur / englouti dans les flots, / alors il s'écria: / Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu. »
Ayant suivi dans l'allégresse / l'étroit chemin de l'ascèse, / sur le large stade des martyrs, / Bienheureux, tu as mis à l'étroit / les ennemis t'assaillant / et tu héritas l'étendue de la vie.
Tu es issu comme fruit / d'une racine inféconde / à l'instar de Samuel / et ta mère est l'homonyme de la sienne; / t'ayant reçu de Dieu, elle t'offre à lui, / préfigurant la grâce de ta vie.
Ayant rejoint saintement / la divine légion des moines, / comme un astre éblouissant / tu as brillé par tes vertus, / dont tu éclaires mystiquement, / vénérable Etienne, les croyants.
Ayant mis ton corps à l'étroit / dans la clôture de la demeure exiguë, / tu laissas ton esprit / s'envoler vers les cieux; / ainsi ton cœur fut dilaté / par des ascensions sublimes.
Nous le peuple consacré, / de nos voix saintes glorifions / le sanctuaire de la virginité, / la porte infranchissable, / la plus belle parmi les femmes, / la Souveraine immaculée.

Des embûches de cette vie, / des passions qui me tourmentent, / délivre mon esprit, / bienheureux Irénarque, / pour que je puisse célébrer / ta mémoire dans la paix.
Ayant obtenu, / la couronne des saints triomphateurs, comme athlète, / bienheureux Irénarque, / de terre tu es passé / vers la paix, la lumière et la vraie vie.
Sous les flots de ton sang / ayant éteint la flamme des persécuteurs, / tu as irrigué / les cœurs des fidèles / pour y faire croître dans la foi / l'amour de la vie éternelle.
Vierge pure ayant enfanté / le Verbe sans limites / que ton sein put contenir, / tabernacle divin, / éloigne la tempête des maux / qui m'enserre furieusement.

Ode 3
« Nul n'est saint / comme toi, Seigneur mon Dieu; / tu as exalté la force des fidèles, dans ta bonté, / et tu nous as fondés / sur le roc inébranlable / de la confession de ton nom. »
Par ton inclination vers Dieu / ton esprit s'est vu combler / de la plus grande beauté / et de toute grâce, en vérité, / au point de communier / à la divine splendeur.
Bienheureux Père, en vénérant / la sainte image du Christ / et de la Mère qui l'enfanta, / tu méprisas le décret / de l'empereur impie, / grâce à la force du saint Esprit.
Bienheureux Etienne, dont le cœur / possédait la fermeté de l'acier, / c'est avec des chaînes de fer / que l'insensé te lia / pour te mettre sous bonne garde, en prison, / toi le gardien des fidèles enseignements.
Tes pieds annonciateurs / de l'évangile de paix / te portèrent brillamment / sur les chemins du témoignage / pour écraser la tête des impies, / vénérable Etienne au grand cœur.
De toi, seule Vierge immaculée, / le Verbe, suprême Dieu, / s'est incarné comme il le sait / afin de nous sauver, en son amour, / nous qui nous prosternons / devant sa divine condescendance.

Fortifié par la puissance de Dieu, / tu marches avec courage, / Bienheureux, vers les combats, / pour endurer les tourments / et les tortures des impies, / généreux Martyr, Athlète vainqueur.
L'Arbitre suprême des combats / te donne la force / de renverser l'erreur / et de couvrir de confusion / la vaine arrogance de l'ennemi / qui se vantait sans pudeur.
Par leurs souffrances, les Martyrs / ont abattu avec courage / le serpent, l'auteur du mal, / en combattant puissamment / et supportant les chaînes, les coups, / grâce à la force de l'Esprit saint.
La divine échelle que Jacob / vit jadis élevée / de terre jusqu'au ciel, / c'est la Vierge Marie, / que nous chantons aussi / comme le palais du Maître, sa demeure immaculée.

Cathisme, t. 4
Toi le modèle des moines et le joyau des martyrs, / tu reçus la double couronne de l'ascèse et du combat, / puisque tu fus orné de l'une et l'autre, / vénérable Etienne très-digne d'admiration. / Prie sans cesse le Christ pour nous qui te chantons.
Gloire au Père ...
La terre et l'eau se sont partagés, / Athlète au grand cœur, tes fermes combats, / par lesquels tu brisas l'arrogance de l'erreur / et trouvas la gloire éternelle avec tous les Martyrs. / Pour nous tous, les fidèles te vénérant, / Irénarque trois fois heureux, / intercède auprès du Christ notre Dieu.
Maintenant ... Théotokion
Refuge de qui se trouve dans le malheur, / réconciliation des pécheurs avec Dieu, / très-sainte Dame, sauve-nous / de tout péril et de la perversité des humains, / du terrible châtiment / et des infâmes passions, / nous qui t'invoquons sans cesse / dans la certitude de la foi, / ô Vierge toute-digne de nos chants.
Stavrothéotokion
Près de la croix de ton Fils et ton Dieu, / ô Vierge, pleurant à chaudes larmes, tu gémissais en t'écriant: / Hélas, comment souffres-tu, doux Enfant, / d'être foulé aux pieds par des hommes sans loi? / Tu supportes la blessure des clous / et la mort réservée aux malfaiteurs / pour sauver, en ta providence, le genre humain.

Ode 4
« Le Christ est ma force, / mon Seigneur et mon Dieu! / tel est le chant divin / que la sainte Eglise proclame / et d'un cœur purifié / elle fête le Seigneur. »
Toi qu'illuminait / la clarté de l'Esprit, / tu procurais par ta prière / la vue aux aveugles, / à l'instar de ton Maître et Seigneur, / Père divinement inspiré.
Tu apparus de loin / aux marins en danger, / les dirigeant par grâce divine / vers le port tranquille, / lorsqu'ils invoquèrent avec foi, / bienheureux Etienne, ton nom.
Comme victime sacrée, / vénérable Etienne, / tu fus offert à celui / qui s'est immolé pour toi / et tu reposes, plein de joie, / dans les tabernacles des premiers-nés.
L'hémiplégique, totalement guéri / par ta sainte parole, / fut saisi de stupeur / devant la grâce abondante / qui te fut donnée d'en haut / pour le salut des hommes, saint Martyr.
En toi, Vierge pure, j'ai placé / l'espérance de mon salut / et je me réfugie / sous ta sainte protection; / sois mon aide, mon secours, / en me délivrant de tout mal.

Tu courus selon les règles / et combattis loyalement; / ainsi tu fus couronné, / bienheureux Martyr qui t'es gardé / sans dommage, puisque fortifié / par la loi de notre Dieu.
Illustre Irénarque, ne souffrant pas / d'être plongé dans l'erreur, / tu t'avanças sagement / vers la seconde naissance, / recevant avec joie l'illumination / et devenant toi-même un flambeau.
L'abîme qui t'accueillit / ne t'a pas enseveli, / sachant que tu étais, / saint Martyr, un témoin / tout à fait véridique / des souffrances du Christ.
Déchirées ensemble, / immolées, sacrifiées, / tandis que le feu / vous consumait de toute part, / vous n'avez pas renié le Christ, / saintes Martyres dignes de nos chants.
Vierge, tu l'es restée / après avoir enfanté, / comme tu l'étais auparavant, / car tu as mis au monde, Immaculée, / le Verbe Dieu qui nous a délivrés / par ta sainte médiation.

Ode 5
« Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, / de ton éclat divin / les âmes de tes amants qui veillent devant toi, / afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, / toi le Dieu véritable / qui nous fais revenir des ténèbres du péché. »
Le seul Arbitre des combats, / notre Dieu qui t'arma / de puissance, pour affronter les meurtriers, / a couronné en vérité de l'honneur / du martyre vénérable Etienne / les peines de ton ascèse.
C'est une foule de martyrs / que tu rencontras dans les prisons / pour accompagner ton illustre combat; / car, faisant cercle autour de toi, / comme astres d'un soleil sans déclin, / ils en reçurent plus d'éclat.
En des cantiques divins / nous disons bienheureux / les saints Confesseurs / ayant imité les souffrances de Dieu, / les trois cent quarante-deux / qui renversèrent les impies dans la lutte.
Les illustres Moines ont supporté / d'avoir, par dérision, / les cheveux et la barbe arrachés, / les mains, les oreilles coupées / et leurs membres consumés par le feu / par amour pour l'image du Christ.
Toute-sainte seule ayant enfanté / sur la terre vraiment / le Dieu de toute sainteté, / sanctifie les fidèles proclamant / ta divine maternité / et sauve-les par ta médiation.

Comme d'une lance, fut blessé / l'ennemi par l'endurance / du généreux Martyr / qui l'a foulé aux pieds / et ridiculisé / en le couvrant de confusion.
Ton pied s'est tenu sur le droit chemin, / comme dit le prophète David, / saint Martyr dont les sentiments immuables / firent trébucher l'ennemi industrieux / et qui marchais fièrement / sur les chemins du témoignage sacré. -
En ta justice, ton intégrité, / saint Irénarque, tu rejetas / l'iniquité des persécuteurs / et par ta vie achevée dans le sang / tu méritas de recevoir / l'incorruptible couronne dans le ciel.
Le chœur des Prophètes divinement éclairés, / ayant mystérieusement saisi de loin / l'ineffable profondeur / de ton enfantement divin, / l'a préfiguré en symboles sacrés, / virginale Epouse de Dieu.

Ode 6
« Lors que je vois / l'océan de cette vie / soulevé par la tempête des tentations, / j'accours à ton havre de paix / et je te crie, ô Dieu de bonté: / A la fosse rachète ma vie. »
Cuit au feu, comme un pain, / et cruellement suspendu par les pieds, / tu fus brûlé en holocauste, / vénérable Paul, mais notre Dieu, / recevant ton sacrifice, / t'a jugé digne de la compagnie des Martyrs.
Trente-huit vénérables Moines / enfermés dans la prison / et cessant de vivre par suffocation, / ont combattu à Ephèse selon les règles, de tout cœur / nous les fidèles, nous vous disons bienheureux.
Tu résistas vaillamment / à celui qui te jugeait / et, malgré les coups déchirant ton corps, / tu choisis pourtant de mourir / pour le Christ, le seul immortel, / admirable Pierre au grand renom.
La seule toute-digne de nos chants, / la plus belle entre les femmes, / la Génitrice de Dieu, / l'inébranlable rempart des chrétiens, / la Souveraine toute-pure, disons-la / bienheureuse, en la sûreté de notre cœur.

Tu entras dans les eaux, / Irénarque, mais dirigé / par la main du Seigneur vivifiant, / tu en fus sauvé, / engloutissant les cultes de tes persécuteurs / par ta prière continue.
Acquérant à peu de prix / le plus grand des trésors, / aux tourments se sont livrées / les saintes Femmes qui en esprit / ont mis à mort le prince du mal, le serpent, / le séducteur de la mère des vivants.
Comme totale oblation, / comme pures victimes, / en sacrifice les saints enfants / allégrement se sont offerts / à l'Agneau véritable immolé, / comme parfum de bonne odeur.
Voici qu'il a pris chair / de tes chastes entrailles, / Vierge Mère, le Seigneur / qui s'unit aux mortels / sans changement, pour opérer / par ineffable miséricorde notre salut.

Kondakion, t. 4
L'Eglise célèbre en ce jour / ton allègre festivité, / en ta mémoire s'écriant, / saint Etienne, avec foi: / Tu es la gloire des moines et des martyrs.

Ikos
Par toute la terre, en vérité, / a retenti le bruit de tes exploits / suscitant l'admiration, / vénérable Moine martyr; / c'est pourquoi, je t'en supplie, / grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu / intercède pour qu'il m'inspire les paroles capables de louer / les combats que tu soutins contre les ennemis visibles et spirituels; / toi qui mortifias d'abord par l'ascèse tous les soulèvements de la chair / et par ton martyre, saint Etienne, as triomphé du tyran, / tu es la gloire des moines et des martyrs.

Synaxaire
Le 28 Novembre, mémoire de notre vénérable Père et Confesseur Etienne le Jeune.
Sur le front du Nouvel comme autrefois d'Etienne
les pierres font fleurir couronne de rubis.
Le vingt-huit, pour les mêmes outrages subis
la gloire du premier, Martyr, devient la tienne.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Irénarque et des sept Femmes martyrisées avec lui.
Le glaive meurtrier conduit saint Irénarque
près du Prince de paix, à droite du Sauveur.
La pléiade sacrée recherchant sa faveur
pour le havre céleste à Sébaste s'embarque.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée / sur les nobles Jeunes Gens, / mais le feu brûla les Chaldéens / sur l'ordre de Dieu / et le tyran fut forcé de chanter: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Ta fin bienheureuse / te fut révélée / par volonté du Créateur; / aussi, t'adonnant à l'ascèse de plus en plus, / de gloire en gloire tu marchas, / en mourant pour le Christ notre Dieu.
Homonyme du Protomartyr, / tu fus glorifié avec lui; / traîné, cruellement frappé, / tu fus lapidé, toi aussi; / et, couvrant la terre de ton sang, / tu remis ton âme à Dieu, plein de joie.
Impitoyablement traîné / sur les places de la ville, / saint Etienne, tu as aplani / le chemin du témoignage pour les fidèles / qui s'y engagèrent vaillamment / pour rejoindre la cité céleste.
Les Prophètes sacrés, / Vierge pure, ont exprimé d'avance / le mystère de ta divine maternité; / et nous qui le voyons à présent / clairement réalisé, / nous te disons bienheureuse, en notre foi.

Ayant délié ton âme du joug / de toute inclination charnelle, / brûlé, consumé par le feu, / bienheureux Irénarque, tu chantais / le cantique des Jeunes Gens: / Dieu de nos Pères, tu es béni.
Disons bienheureux les deux enfants / et le septuple chœur des saintes femmes / qui ont supporté tous ensemble / avec courage le feu, / les déchirures, les tourments, / et furent dignes des trésors célestes.
Par ta seule invocation / les esprits du mal sont chassés, / Irénarque, te connaissant / comme invincible athlète du Christ, / toi qui chantes avec ferveur: / Dieu de nos Pères, tu es béni.
Je suis la proie de la paresse: / Vierge pure, éveille-moi / pour l'œuvre de Dieu / et donne-moi la force contre les ennemis / qui m'assaillent sans cesse cruellement / et me séduisent par leurs raisonnements funestes.

Ode 8
« De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée / et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice du Juste, / car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: / ô Christ, nous t'exaltons dans tous les siècles. »
Comme fauves pleins de fureur, ils ont saisi l'agneau du Christ, / l'ont frappé, mis à mort, enseveli / au milieu des hommes impies, / ceux qui vivent dans l'injustice pour les siècles.
L'ennemi te broya la tête sans pitié, / mais Dieu l'a ceinte du diadème des vainqueurs / dans le ciel, Porte-couronne aux multiples combats, / gloire des moines et des martyrs.
Pour sa ferme résistance au persécuteur, / André le sage-en-Dieu fut brisé de coups / et ce juste, mis à mort sans pitié, / alors qu'il chantait pour le Christ dans les siècles.
Toi qui étais déjà une sainte demeure, / Etienne, martyr aux multiples combats, / tu as fait demeurer pour les siècles dans ton cœur / celui qui repose parmi les Saints.
De la souillure qui me vient du péché funeste, / je t'en prie, lave-moi par l'aspersion du sang divin / s'écoulant du côté de ton Fils, / Vierge comblée de grâce par Dieu.

Encore baigné par les flots de ton sang / et paré des ciselures de tes plaies, / Irénarque, devant l'Arbitre des combats / tu as reçu la récompense des vainqueurs.
Exalté par l'amour du Seigneur tout-puissant, / tu abaissas l'arrogance de tes persécuteurs / en humiliant les prétentions des faux-dieux, / bienheureux Irénarque, martyr victorieux.
Rends-moi digne de la divine compassion, / délivre-moi des épreuves et des périls, / moi qui t'honore dans l'ardeur de ma foi / et me réfugie sous ta sainte protection.
Réjouis-toi, montagne sainte, demeure de Dieu, / réjouis-toi, révélation des ineffables secrets, / réjouis-toi, insoutenable vision, et nouvelle inouïe, / réjouis-toi, Ô Vierge par qui les déchus sont rappelés.

Ode 9
« Aux hommes il est impossible / de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes / n'osent fixer leur regard, / mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair / grâce à toi, ô Toute-pure, / et lorsque nous le magnifions / avec les armées célestes / nous te proclamons bienheureuse. »
Tu vois, plein d'allégresse, / les chœurs des Anges, des Patriarches, / des Prophètes, des Moines saints, / des Apôtres et de tous les Justes, / puisque tu vis dans le ciel; / avec eux, Père divinement inspiré, / souviens-toi de tous ceux qui sur la terre / te disent sincèrement bienheureux.
Tu brilles comme lumière, / comme une aurore, un grand soleil / et comme un ciel constellé / de tes miracles resplendissants / et de tes saintes blessures, / Martyr aux multiples combats / qui éclaires véritablement / ceux qui t'acclament en leur cœur.
Dans les fermes combats de l'ascèse / ayant tout d'abord renversé / les principautés ténébreuses, / vénérable Père, vers la fin, / dans ta vaillante lutte de martyr, / Etienne, tu les as menées / à leur totale perdition, / fierté des moines et joyau des martyrs.
Ton illustre mémoire, / bienheureux Père, en ce jour, / grâce aux rayons lumineux / des charismes de l'Esprit, / répand sa clarté sur la terre entière; / et nous qui la fêtons maintenant / dans l'allégresse et la joie, / accorde-nous lumière et sainteté.
Habitacle de lumière, / Comblée de grâce par Dieu, / véritable soutien des Martyrs / et fierté des Moines saints, / sauve-nous des périls, / de l'incursion des ennemis / et de toute adversité, / nous les fidèles qui te chantons.

L'objet suprême / de tes désirs, tu l'as trouvé, / bienheureux Irénarque, en jouissant / de ta communion avec Dieu / et chantant dans le ciel / avec les Anges incorporels: / Saint, saint, saint, / toute-puissante Trinité.
Sauvé des pièges / de l'oiseleur te poursuivant, / dans le nid céleste / tu reposes, glorieux, / en compagnie des Martyrs / qui souffrirent avec toi; / c'est pourquoi nous célébrons festivement / ta mémoire dans la joie.
Muni de la puissance, / de la force du Christ, / tu as franchi l'océan / des tourments pénibles / pour atteindre le port céleste, / resplendissant de la beauté / et du rayonnement de l'Esprit / qui t'auréole abondamment.
Incapables de comprendre / l'insaisissable merveille / de ton divin enfantement, / c'est par notre silence plutôt / que nous la glorifions, / virginale Mère, te célébrant / comme la plus belle entre les femmes, / Vierge bienheureuse et tout-immaculée.

Exapostilaire (t. 3)
Pour tes exploits d'ascète et de martyr / double couronne te fut donnée par le Christ, / pour avoir honoré son image et l'icône des Saints; / avec eux souviens-toi, bienheureux Etienne, de nous tous.
Tu as couvert de confusion les impies / refusant de se prosterner devant l'image du Christ, / et les blessures de ton martyre t'ont couvert de splendeur; / c'est pourquoi nous ne cessons, nous les fidèles, de te dire bienheureux.
Seule Vierge toute-pure et Mère inépousée, / notre Dame et notre Reine, supplie / notre Rédempteur né de toi / d'éloigner du monde toute peine et tout malheur.

Après les Aposticbes de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 3
Consacré à Dieu dès le sein maternel, / vénérable Etienne, comme un autre Samuel, / pour te conformer à ton nom, / tu es devenu la couronne des croyants, / l'appui des fidèles et le soutien de la foi, / la pure demeure du saint Esprit. / Pour nous qui t'honorons fidèlement / demande la miséricorde, la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, protectrice de tous ceux qui te prient, / tu nous donnes courage et fierté, / en toi nous mettons notre espoir: / intercède auprès de ton Fils pour tes serviteurs inutiles.
Stavrothéotokion
Un glaive a transpercé ton cœur, / Toute-sainte, quand tu vis ton Fils sur la croix / et t'écrias: Ne me laisse pas sans enfant, / ô mon Fils et mon Dieu / qui m'as laissée vierge même après l'enfantement.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 15:00

29 NOVEMBRE
Mémoire des saints martyrs Paramon et Philoumène.



VÊPRES

Lucernaire, t. 4
Eclairé manifestement / par la lumière de l'Esprit saint, / bienheureux Paramon, tu méprisas tout à fait / les profondes ténèbres des multiples faux dieux / et de toi-même, saisissant l'occasion favorable, t'es présenté / pour subir les épreuves noblement; / victorieux, tu renversas l'imposteur ennemi des hommes, en glorifiant le Seigneur; / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes.
Voyant égorger une foule de gens / pour le Dieu et Roi de l'univers, / Paramon, enflammé de zèle divin, / tu proclamas: Je suis pour toujours un fidèle serviteur du Christ, / sachez-le, vous les tyrans qui violez la loi; / de moi-même je suis venu vers le sacrifice, tel un agneau, / ne tardez pas, car j'ai hâte de devenir une victime agréée / de celui qui a bien voulu s'immoler pour moi dans la chair.
Le vénérable chœur / des trois cent septante Martyrs / renversa par la foi le culte des impies / envers les multiples faux dieux; / avec lui, Paramon, tu fus couronné pour la vaillance de ton combat, / puis agrégé dans la joie aux chœurs des Anges; / avec eux intercède pour que nous soyons délivrés / de toute peine et tentation, nous qui t'acclamons et te disons bienheureux.
Gloire au Père … Maintenant ... Théotokion
Misérable que je suis, / je ne cache pas mon malheur: / je possède tout ce que déteste notre Dieu, / puisque j'ai souillé ma chair, mon esprit, / mon intelligence par des pensées, / des paroles et des actes vils et honteux; / si ma langue condamne les pécheurs, / moi-même je fais pire en réalité. / Donne-moi de m'en corriger, ô Mère de Dieu, / afin que, m'abstenant de mes habitudes dépravées, / je me prosterne et pleure mes fautes passées tout le reste de ma vie.
Stavrothéotokion
Ne me pleure pas, ô Mère, / bien que voyant suspendu sur la croix / le Fils et le Dieu qui suspendit la terre sur les eaux / et fut l'auteur de toute création; / car je ressusciterai et serai glorifié / et dans ma force divine je briserai les royaumes de l'Enfer, / je ferai disparaître la puissance de l'Hadès / et délivrerai de sa malfaisance tous les captifs / pour leur accorder, en ma tendresse, le royaume éternel.

Apostiches de l'Octoèque.

Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené / a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; / animé de ta force, il a terrassé les tyrans / et réduit à l'impuissance l'audace des démons; / par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.



MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis celui du Saint, avec l'acrostiche: De te chanter, Martyr, accorde-moi la grâce. Joseph.

Ode 1, t. 4
« Lorsqu'il eut franchi à pied sec / l'abîme de la mer Rouge, / l'antique Israël mit en fuite / la puissance d'Amalec au désert / grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Pour que je chante ta mémoire porteuse de clarté, / martyr Paramon, illumine mon cœur / des rayons lumineux de l'Esprit saint / et donne-moi la force de persévérer / dans les préceptes divins.
Bienheureux Paramon, tu as acquis / l'éclatante gloire des Martyrs, / toi dont le témoignage fut excellent / et que les blessures ont embelli; / c'est pourquoi nous les fidèles, nous te disons bienheureux.
Comblé des ondes vivifiantes de l'Esprit, / tu rafraîchis comme de rosée / les âmes consumées par le feu de l'impiété, / illustre Martyr, et les conduisis / vers les eaux du repos.
Lorsqu'il se fit homme, tu as enfanté / dans le temps l'Intemporel: / sans cesse, Vierge pure, supplie-le / comme ton Fils et ton Seigneur / de guérir les passions continuelles de mon âme.

Ode 3
« Ton Eglise, ô Christ, / en toi se réjouit et te crie: / Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »
En t'humiliant pour le Christ, / tu blessas l'orgueil de l'ennemi / et sous le glaive de ta patience détruisis ses légions.
Le dessein des méchants contre notre foi, / tu l'annulas par tes patients combats, / victorieux athlète Paramon.
La divine grâce t'a donné la force d'un soldat, / et comme songe tu considéras, / saint Martyr, les plus rudes tourments.
Affermis mon cœur bouleversé par les passions, / toute-pure Mère de Dieu, / afin que je te glorifie comme il se doit.

Cathisme, t. 4
En son ferme combat, le martyr Paramon / éteignit de merveilleuse façon / sous les flots de son sang / le brasier des multiples faux dieux; / ayant reçu de Dieu le pouvoir de guérir, / il chasse les démons et fait cesser les maladies. / Par ses prières, ô Christ, sauve nos âmes.
Théotokion
Célébrons la grâce dont est comblée la Mère de Dieu: / la joie a brillé par elle sur le monde; / le genre humain, délivré du péché, / s'écrie dans l'allégresse: Seigneur, / par ses prières sauve-nous de tout mal.
Stavrothéotokion
Lorsque tu vis sur la croix ton Fils et ton Dieu, / Vierge inépousée, toute-digne de nos chants, / tu chantas dans tes larmes: / Gloire à ta redoutable décision, ô Verbe, / car tu as voulu te soumettre à la mort, / toi la vie de l'univers, / pour sauver le monde, en ton extrême bonté.

Ode 4
« Te voyant suspendu à la croix, / toi le Soleil de justice, / l'Eglise depuis sa place / s'écria en toute vérité: / Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Le courage qui fortifiait ton cœur / et la confiance qui l'enflammait / te permirent de mépriser / comme flèches d'enfants, / illustre Martyr, les multiples tourments.
Voyant les Athlètes mis à mort / sur l'ordre du tyran, / le martyr Paramon fut animé / du même zèle pour Dieu / et se présenta lui-même pour souffrir.
Supportant vaillamment d'être tendu / et percé impitoyablement de lances, / tu déjouas les plans de l'ennemi / et fus couronné, Bienheureux, / par le Christ, l'arbitre des combats.
Stupéfait par la patience des Martyrs / et rempli d'admiration devant leur fin, / tu as voulu partager / leur zèle pour la foi / et leur vénérable combat.
Les hommes réduits à la mort / par l'antique transgression, / Vierge Marie, tu les as tous renouvelés / en enfantant notre vie; / aussi nous te disons bienheureuse et te glorifions.

Ode 5
« Seigneur, tu es venu / comme la lumière en ce monde, / lumière sainte qui retire de la sombre ignorance / ceux qui te chantent avec foi. »
Tel un cadeau de grand prix, / tu t'es offert au Créateur, / en combattant l'erreur / et l'emportant sur elle, joyau des Martyrs.
Tu as brisé, Paramon, / les temples et les statues des démons, / toi dont la conviction reposait solidement / sur la divine pierre de la foi.
Généreux Athlète, / tu vulnéras vaillamment la multitude des démons / par les blessures de ta chair; / c'est pourquoi nous te disons bienheureux.
Le Seigneur qui reçoit même vénération / que le Père et l'Esprit / s'est incarné de tes chastes entrailles / lorsqu'il se fit homme, ô Vierge immaculée.

Ode 6
« Ton Eglise te crie à pleine voix: / Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; / dans ta compassion tu l'as purifiée / du sang offert aux démons / par le sang qui coule de ton côté. »
Au moment des combats, tu n'es pas resté couché, / mais t'es montré plutôt éveillé, / plein de force pour la lutte sacrée; / c'est pourquoi tu as obtenu / la couronne de gloire dans le ciel.
Tu t'associas à la foule des Martyrs / qui de tout cœur acceptèrent de mourir / et tu as témoigné toi-même / illustre Paramon, pour mériter avec eux, / la demeure du salut.
Les lances ont fait de toi / un imitateur du Christ; / percé par elles, tu es monté vers lui, / portant couronne, toi qui mis à mort les insensés / sous le glaive de ta patience.
Toute-pure, délivre-moi / des embûches de cette vie, / moi que domine la sombre nuit / des inconvenantes pensées / et qu'enténèbre la perversité de l'ennemi.

Kondakion, t. 2
Devenus soldats du Christ par la foi, / vous avez enfoncé les rangs de l'ennemi; / ayant reçu la couronne des vainqueurs, / bienheureux Paramon et Philoumène, vous partagez avec les Anges même honneur.

Synaxaire
Le 29 Novembre, mémoire de la Passion du saint martyr Paramon et des trois cent soixante-dix Saints martyrisés avec lui.
Pour l'unique vrai Dieu, Paramon, tu estimes
préférable le sort d'un Témoin trépassé.
Sur cinquante fois six et septante victimes
lui rendant témoignage le glaive a passé.
Le vingt-neuf, Paramon de longs dards est percé.
Ce même jour, mémoire du saint martyr Philoumène.
Ils ont percé de clous les pieds de Philoumène
et la mort au galop vers son Aimé le mène.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, / plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, / s'écriaient: Seigneur, tu es béni / dans le temple de ta gloire. »
Martyr ayant reçu de Dieu / le pouvoir des miracles et des guérisons, / tu guéris les fidèles s'écriant: / Seigneur, tu es béni / dans le temple de ta gloire.
Tu ne t'es pas soucié des châtiments, / toi dont le seul souci était le ciel, / admirable Martyr, et qui chantais: / Seigneur, tu es béni / dans le temple de ta gloire.
L'ardeur de ton sang a consumé / les broussailles des sans-Dieu; / et les âmes consumées par le malheur, / tu les rafraîchis sous la rosée / de tes miracles, Paramon.
Réjouis-toi qui seule as enfanté / pour les hommes la joie; / réjouis-toi, ciel et trône des Chérubins, / réjouis-toi, glorieux palais / du Roi des siècles, Souveraine immaculée.

Ode 8
« Daniel, étendant les mains, / dans la fosse ferma la gueule des lions; / les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, / ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, / tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le Seigneur, / toutes les œuvres du Seigneur. »
Nous les fidèles, nous avons en toi, / saint Martyr, un vigilant gardien / qui endort les illusions démoniaques, / apaise les soulèvements de la chair / et la tempête des pensées en ceux qui s'écrient: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Teint de pourpre par ton sang, / ton manteau ne vieillira jamais; / sous ce splendide vêtement, / tu habites les cieux, / bienheureux Martyr, en chantant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Comme victime pure et sacrifice immaculé, / consumé en holocauste, saint Martyr, / sur les braises de ta Passion, / au Christ, le maître des combats, / tu t'es offert en chantant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Les ombres de la Loi et les enseignements prophétiques / t'ont désignée d'avance, / Vierge pure et comblée de grâce, / comme celle qui devait enfanter ineffablement / le Dieu pour lequel nous chantons: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9
« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, / fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée; / c'est lui qui réunit les natures séparées: / aussi, pleins d'allégresse et de joie, / Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Voici qu'a resplendi / la mémoire lumineuse du brillant Martyr / illuminant les cœurs des fidèles dans l'Esprit divin; / aussi exultons de joie / et dans la foi disons-le bienheureux.
Témoin du Christ qui t'es uni / à la troupe des trois cent soixante- dix / Martyrs invincibles, avec lesquels / repose ton corps, en leur compagnie / intercède pour notre salut.
Vous les Martyrs ayant parcouru / le stade plein de peines variées, / portant couronne comme brillants vainqueurs / avec celui qui a vaincu le monde, le Christ, / vous demeurez dans les cieux.
Tu as quitté la terre, Paramon, / et reçu les récompenses de tes combats; / et c'est un fleuve de miracles, à présent, / que tu fais jaillir sur ceux qui te louent / et célèbrent avec foi ta mémoire sacrée.
Divine Génitrice, illumine les yeux / de mon âme aveuglée par le funeste péché; / Souveraine tout-immaculée, / tu es en effet le secours / et l'illumination des croyants.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.

Monique
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Re: Ménées de Novembre

Message par Monique » jeu. 04 nov. 2010 15:11

30 NOVEMBRE
Mémoire du saint et illustre apôtre
André le Protoclite.



VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 4
Te conformant à la lumière du Précurseur, / lorsque le Reflet personnifié / de la gloire paternelle est apparu / pour sauver, en sa miséricorde, le genre humain, / alors, tu es accouru le premier / vers lui, illustre André, dont l'esprit / fut éclairé par la parfaite splendeur / de sa rayonnante divinité; / c'est pourquoi tu fus l'apôtre, le héraut / du Christ notre Dieu: / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (3 fois)
Toi qui avais entendu la voix du Précurseur, / lorsque le Verbe très-saint s'incarna / pour nous faire le don de la vie / et porter sur terre la bonne nouvelle du salut, / alors, l'ayant suivi, tu t'es consacré / à lui comme saintes prémices et premier de ses fruits; / l'ayant reconnu, tu révélas à ton frère notre Dieu: / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (3 fois)
Toi le disciple de celui / qui d'un sein stérile fut le fruit, / lorsque le Fils de la Vierge se leva, / lui le Maître enseignant la piété, / la totale sagesse, la pureté, / alors, en fervent ami de la vertu, / en ton cœur tu disposas les degrés / pour t'élever, bienheureux André, / de gloire en gloire jusqu'à l'ineffable splendeur / du Christ notre Dieu: / prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Gloire au Père, t. 4
Abandonnant la pêche des poissons, / ce fut les hommes que tu pris / avec la canne de la divine prédication / et l'hameçon de la foi, / illustre Apôtre qui repêchas / du gouffre de l'erreur l'ensemble des nations. / Toi le frère du Coryphée, / dont la voix retentit pour instruire le monde entier, / André, ne cesse pas d'intercéder / pour nous, les fidèles célébrant / de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Isaïe, danse d'allégresse, / reçois le Verbe de Dieu; / prophétise à la Vierge Marie / que le buisson enflammé par le feu / ne sera pas consumé par l'incandescence de notre Dieu. / Que se prépare Bethléem et qu'ouvre sa porte l'Eden, / que les Mages s'avancent pour voir / enveloppé de langes dans la crèche des animaux / le salut qu'au-dessus de la grotte l'étoile a désigné, / le Seigneur vivifiant, / celui qui sauve le genre humain!

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les Lectures.

Lecture de la première épitre catholique de Pierre
(1,1-2,10-25; 2,1-6)
Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux étrangers de la Dispersion: du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, élus selon la prescience de Dieu le Père, dans la sanctification de l'Esprit, pour obéir à Jésus Christ et participer à l'aspersion de son sang. A vous grâce et paix en abondance! Bien-aimés, les prophètes qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée ont fait du salut de vos âmes l'objet de leurs recherches et de leurs méditations. Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux, quand par avance il attestait les souffrances du Christ et la gloire qui les suivrait. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce mystère, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Evangile, dans l'Esprit saint envoyé du ciel, mystère sur lequel les anges ont le désir de se pencher. Ceignez donc les reins de votre esprit, soyez vigilants, espérez pleinement dans la grâce qui doit vous être apportée par la révélation de Jésus Christ. Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises de jadis, du temps de votre ignorance; mais, suivant la sainteté de celui qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, puisqu'il est écrit: «Soyez saints, car moi, je suis saint ». Et si vous appelez Père celui qui, sans acception de personnes, juge chacun selon ses œuvres, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour ici-bas. Sachez que ce n'est par rien de corruptible, comme l'argent ou l'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par le sang précieux du Christ, cet agneau sans reproche et sans défaut, prédestiné avant la fondation du monde et manifesté pour vous en ces derniers temps. Par lui vous croyez en Dieu, qui l'a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu. Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité dans l'Esprit afin de pratiquer sincèrement la charité fraternelle, d'un cœur pur aimez-vous les uns les autres avec empressement, vous qui êtes régénérés non d'une corruptible semence, mais incorruptible: la Parole du Dieu vivant, qui demeure éternellement. Car «toute chair est comme l'herbe, toute gloire humaine comme fleur des prés; l'herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur demeure éternellement », cette parole qui dans l'Evangile vous a été annoncée. Rejetez donc toute malice et toute ruse, hypocrisie, jalousie et toute sorte de mauvais propos; tels des enfants nouveau-nés, désirez le pur lait spirituel qui vous fera croître pour le salut, si du moins vous avez «goûté comme est bon le Seigneur ». Vous approchant de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais pour Dieu précieuse et choisie, vous aussi, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l'édification d'un temple spirituel, pour former un sacerdoce saint, afin d'offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. Car il est dit dans l'Ecriture: «Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, précieuse et choisie; et celui qui s'y fie ne sera pas déçu ».

Lecture de la première épître catholique de Pierre
(2,21-3,9)
Bien-aimés, le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui «qui n'a pas commis de faute et dans la bouche duquel ne s'est point trouvé de mensonge »; lui qui outragé n'a pas rendu l'outrage, maltraité n'a point fait de menaces, mais s'en remit à celui qui juge justement; lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes en son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice; lui, enfin, «dont les plaies vous ont guéris ». Car vous étiez errants comme brebis, mais à présent vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.
Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos maris, afin , que, s'il en est qui refusent de croire à la parole, ils soient gagnés, sans parole, par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Que votre parure ne soit pas extérieure, cheveux tressés, bijoux d'or et toilettes splendides, mais dans le secret de votre cœur et l'incorruptible pureté d'un esprit calme et doux, ce qui, aux yeux de Dieu, est un bien de grand prix. Car c'est ainsi que jadis se paraient les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris, telle Sara qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, si vous faites le bien et ne vous laissez troubler par aucune frayeur. A votre tour, vous les maris, menez la vie commune avec compréhension, comme auprès d'un être plus fragile, la femme; accordez-lui sa part d'honneur, comme cohéritière de la grâce de vie. Ainsi vos prières ne seront pas entravées. Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l'insulte pour l'insulte. Bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter vous-mêmes la bénédiction.

Lecture de la première épître catholique de Pierre
(4,1-11)
Bien-aimés, puisque le Christ a souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée: celui qui a souffert dans la chair a rompu avec le péché, afin de vivre, pendant le temps qui lui reste à passer dans la chair, non plus au gré des convoitises humaines, mais selon la volonté de Dieu. C'est bien assez d'avoir accompli dans le passé la volonté des païens, en se livrant aux débauches, aux passions, à l'ivrognerie, aux excès du boire et du manger, aux idolâtries criminelles. A ce sujet, ils trouvent étrange maintenant que vous ne couriez plus avec eux vers ce torrent de perdition, et se répandent en calomnies. Ils en rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. C'est pour cela que la bonne nouvelle a été annoncée aux morts également, afin que, ayant subi, en perdant la vie du corps, la condamnation commune à tous les hommes, ils vivent selon Dieu dans l'esprit. La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sobres et veillez pour prier. Avant tout, conservez entre vous une grande charité, car «la charité couvre une multitude de péchés ». Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer. Chacun selon la grâce reçue, mettez-vous au service les uns des autres, en bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu. Si quelqu'un parle, que ce soit comme les paroles de Dieu; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme par un mandat reçu de Dieu, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen.

Litie, t. 1
André, le premier appelé / parmi tes Disciples, Seigneur, / l'imitateur de ta Passion, / l'Apôtre qui t'est devenu conforme également par sa mort, / a repêché du gouffre de l'ignorance / avec l'hameçon de ta Croix / les égarés de jadis / afin de les porter jusqu'à toi; / c'est pourquoi nous les fidèles sauvés, / nous te chantons, suprême Bonté: / Par ses prières sauve nos âmes et pacifie notre vie.
Fidèles, chantons André, / le frère de Pierre et le disciple du Christ; / jadis il jetait les filets pour prendre les poissons; / par la suite, avec la Croix pour roseau, / il a pris le monde entier / en ramenant les nations de l'erreur, / par le baptême; / en présence du Christ, désormais / il intercède auprès de lui / pour qu'il fasse don de la paix au monde / et qu'il accorde la grâce du salut à nos âmes.
En son cœur ayant reçu / la flamme mystique illuminant les esprits / et consumant les péchés, / l'apôtre André, ce disciple du Christ, / fait rayonner l'enseignement / dans les cœurs sans lumière des païens, / il brûle comme broussailles les fables des impies, / car tel est le pouvoir qu'a le feu de l'Esprit. / Merveille inouïe, suscitant l'étonnement: / la nature humaine, avec son corps fait de boue / et sa langue d'argile, a reçu / la connaissance immatérielle, ce propre de l'esprit! / Initié aux secrets ineffables / que tu contemples dans le ciel, / intercède pour que nos âmes reçoivent la clarté.
t. 8
Voyant sur terre cheminer en la chair / le Dieu que tu aimais, / toi le premier appelé des témoins oculaires, / tu crias à ton frère, plein de joie: / Simon, nous avons trouvé celui que nous aimons; / puis tu adressas au Sauveur les paroles de David: / Comme après les eaux vives languit le cerf, / ainsi languit mon âme vers toi, ô Christ notre Dieu! / Et, l'aimant de plus en plus, tu l'as rejoint par la croix, / en vrai disciple imitant sa Passion; / et, puisque sa gloire t'est partagée, / prie-le sans cesse pour nos âmes.
Gloire au Père, t. 8
André, ce héraut de la foi / et serviteur du Verbe, acclamons-le, / lui qui repêche les hommes du gouffre de l'erreur, / tenant en ses mains le roseau de la Croix / et lançant la divine puissance comme fil / pour tirer les âmes de l'abîme du mal / et les présenter en agréable offrande à notre Dieu. / Fidèles, chantons-le sans cesse / avec le chœur des disciples du Christ, / afin qu'il intercède auprès de lui / pour qu'il nous soit favorable au jour du jugement.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: / délivre-nous de tout péril et de toute affliction.

Apostiches, t. 5
Réjouis-toi, ciel mystique racontant / sans cesse la gloire de Dieu, / toi le premier qui répondis à l'appel du Christ avec ferveur / et devins son intime compagnon, / au point de réfléchir sa clarté / sur ceux des ténèbres que tu illuminas, en imitant sa bonté. / Aussi nous célébrons ta sainte festivité / et nous embrassons avec joie / la châsse de tes reliques d'où jaillit, / la grâce du salut pour qui l'implore.
Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu'aux limites du monde.
Ayant trouvé le premier objet de tes désirs, / celui qui revêtit notre nature, en la tendresse de son cœur, / André, tu t'es uni à lui dans l'ardeur de ton amour; / et tu crias à ton frère consanguin: / Celui qu'ont annoncé les Prophètes dans l'Esprit, / nous l'avons trouvé, c'est le Christ; / allons, que sa beauté charme notre âme et notre esprit, / afin qu'illuminés de sa splendeur / nous chassions les ténèbres de l'ignorance et la nuit de l'erreur, / louant, bénissant le Seigneur / qui accorde au monde la grâce du salut.
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Tu repêchas du gouffre de l'ignorance / grâce au filet de tes paroles les nations / qui vivaient sans connaître le vrai Dieu / et d'un pied sûr agitas les ondes salées de la mer, / en excellent coursier de celui qui domine les flots; / alors tu combattis la gangrène des sans-Dieu, / lui appliquant ta précieuse sagesse comme sel, / sagesse qui frappa de stupeur / les tenants impudents de celle qui tournait à la folie, / puisqu'ils méconnurent le Christ, / qui accorde au monde la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 3
Honorons par des hymnes le Premier-appelé, / le frère de Pierre, le disciple du Christ, / preneur de poissons et pêcheur d'hommes, l'apôtre André, / car il fit connaître à tous les enseignements de Jésus; / comme on jette un appât aux poissons, / il livra son corps aux impies / et les captura dans ses filets. / Par ses prières, ô Christ notre Dieu, / accorde à ton peuple la paix et la grâce du salut.
Maintenant ...
Joseph, dis-le-nous, / comment la jeune Vierge que tu reçus / au sortir du Temple saint, / tu la mènes enceinte à Bethléem? / Moi, dit-il, ayant scruté les prophéties / et par un Ange divinement averti, / je crois fermement que c'est Dieu / que Marie enfantera d'inexplicable façon; / et pour se prosterner devant lui / des Mages viendront de l'Orient, / lui rendant un culte divin / en offrant de riches présents. / Toi qui t'incarnes pour nous, Seigneur, gloire à toi.

Tropaire, t. 4
Toi qui des Apôtres fus le premier appelé / et le propre frère de leur Coryphée, / saint André, intercède auprès du Maître de l'univers / pour qu'il fasse don de la paix au monde / et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.
Le mystère caché de toute éternité / et que les Anges mêmes ne connaissaient / grâce à toi, ô Mère de Dieu, / sur la terre nous fut révélé: / Dieu s'incarne sans confondre les deux natures en cette union / et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix / pour ressusciter Adam et sauver nos âmes de la mort.



MATINES

Cathisme I, t. 1
Nous te glorifions avec amour / comme disciple de Dieu, / André, qui fus le premier appelé des Apôtres du Christ; / et dans la foi nous te crions: / Délivre le troupeau que Dieu / t'a confié de toute affliction, / de tout piège et de tout malheur.
Ô Vierge, étends les mains, dans ta compassion, / et de ton sanctuaire envoie-nous le secours, / accorde-nous de vivre sans danger, / nous qui glorifions ton enfantement très-saint / et mettons en toi notre espérance et notre fierté.

Cathisme II, t. 3
Le premier, tu vins à la rencontre du Christ, / excellent disciple, bienheureux André, / qui annonças au monde entier / ses commandements à tire-d'aile / pour illuminer l'ensemble des nations. / Intercède auprès du Christ notre Dieu / pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Tu es devenue / le tabernacle divin du Verbe, / Vierge Mère tout-immaculée / qui dépasses les Anges en sainteté; / plus que tous je suis couvert de boue, / souillé par les passions charnelles; / aux flots divins purifie-moi, / toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.

Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, / Apôtre du Christ, saint André, / vénérant les épreuves et la passion / que tu as souffertes / pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets 1: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce. 2: Tu en feras des princes par toute la terre. 3: Ses éclairs ont illuminé tout le monde habité. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. 5: Dieu se tient au conseil divin, au milieu des juges, pour juger. 6: Il donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu!

Cathisme, t. 5
Acclamons tous l'Apôtre qui a vu le Verbe de ses yeux, / l'a prêché divinement / et prit en vérité les nations dans ses filets spirituels, / celui qui nous a menés vers la connaissance du Christ, / André, notre puissant protecteur / qui sans cesse intercède à présent / pour le salut de nos âmes.
Vierge pure, toi le refuge assuré / de qui place en toi son espoir, / délivre-nous des périls funestes, / des épreuves de toutes sortes et du malheur, en intercédant auprès de ton Fils / en compagnie de ses Apôtres divins / et sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de ton Apôtre ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 8
André, ce héraut de la foi / et serviteur du Verbe, acclamons-le, / lui qui repêche les hommes du gouffre de l'erreur, / tenant en ses mains le roseau de la Croix / et lançant la puissance divine comme fil / pour tirer les âmes de l'abîme du mal / et les présenter en offrande agréable à notre Dieu. / Fidèles, chantons-le sans cesse / avec le chœur des Disciples du Christ, / afin qu'il intercède auprès de lui / pour qu'il nous soit favorable au jour du jugement.


Canon de la Mère de Dieu (6 en comptant l'hirmos) et les deux canons de l'Apôtre (8), dont le premier est l'œuvre du moine Jean. Catavasies de Noël.

Ode 1, t. 1
« Chantons tous une hymne de victoire / pour les merveilles de notre Dieu / qui de son bras puissant a sauvé Israël / en se couvrant de gloire. »
Toi seule, tu as enfanté le Fils intemporel / lorsque, prenant chair, il fut soumis au temps: / guéris donc les maladies continuelles / de ma pauvre âme, Vierge sainte, immaculée.
Dissipe les ténèbres de mes pensées, / les blessures de mon âme, l'opacité de mon cœur / et les détours de mon esprit, dans ta compassion, / par tes prières, Vierge immaculée.
Toute-pure qui as enfanté / la Lumière, mon Rédempteur, / délivre-moi des ténèbres, du châtiment éternel, / afin que, sauvé, je chante tes hauts-faits.
Par ta lumière chasse l'obscurité de mon esprit, / toi la Mère de la lumière, et donne-moi, / dans ta bonté, de contempler / la lumière qui s'est levée de toi sur nous.

« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, / s'est couverte de gloire, / car, ô Seigneur immortel, / grâce à ta puissance, / elle a broyé les ennemis / en ouvrant pour Israël / une voie nouvelle au profond de la mer. »
André, prédicateur du Christ, / par la grâce divine t'habitant / purifie mon âme troublée / par les paroles et les pensées, / afin qu'en toute pureté / je puisse te présenter / une hymne digne de toi.
Celui qui est issu d'un sein stérile, / le Précurseur du Christ, / t'a mené dans l'allégresse, / toi le vénérable sommet / de ses disciples, saint André, / vers le Christ, lui-même issu / d'une Vierge: glorifions-le.
Dans la constance de ton amour, / commençant par les degrés de la vertu / et t'efforçant toujours de monter, / André, tu t'es élevé / de hauteur en hauteur, / faisant croître ta vigueur / depuis la moindre jusqu'à son sommet.
Source de grâce, réjouis-toi, / divine échelle et porte du ciel, / réjouis-toi, chandelier d'or, / vase où la manne est conservée, / montagne inviolée / qui pour le monde as enfanté / le Christ, cette source de vie.

« Le Dieu qui a guidé Israël / par la colonne de feu et la nuée / a séparé les flots de la mer / et de l'abîme a recouvert / les chars de Pharaon: / chantons une hymne de victoire, / car il s'est couvert de gloire. »
Les retirant du gouffre de l'erreur / avec le roseau de l'Evangile, saint André, / apôtre digne de nos chants, / tu as pris les nations / comme le Christ l'avait promis, / lui qui t'apprit à jeter les filets / pour prendre les hommes comme des poissons.
La colonne de la foi, / l'assise des véritables enseignements du Christ, / André, l'apôtre divinement inspiré, / convoque en ce jour / tous les confins de la terre pour assister / à cette festivité annuelle: / fidèles, accourons tous.
Sondant le fond de la mer de tes filets, / tu as pris en habile pêcheur, / avec la seine de l'Esprit / les nations, les peuples, les tribus, / et tu nous as clairement révélé / la profondeur des cieux.
Initié, témoin, prédicateur / de l'ineffable connaissance du Christ, / toi qui as reçu d'en haut, / l'Esprit saint lors de sa descente / parlant en langues et distribuant / les charismes par le feu, / prie-le de nous sauver.
Gloire au Père …
Je me prosterne avec foi / devant l'unique et suprême Dieu, / l'éternelle Trinité, / sans diviser la divinité, / puisqu'indivisible est son unité, / mais je distingue selon la foi / les personnes consubstantielles.
Maintenant ...
La Vierge met au monde un enfant: / c'est le Dieu qui renouvelle les fils d'Adam / corrompus par le péché / et brise en sa chair le mur de séparation, / la clôture de l'inimitié, / car il efface la malédiction de la mère des vivants, / lui qui est issu d'une Mère immaculée.
« Le Christ vient au monde, glorifiez-le, / le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre; / sur terre voici le Christ, exaltez-le, / terre entière, chante pour le Seigneur, / peuples, louez-le dans l'allégresse, car il s'est couvert de gloire. »

Ode 3
« Puisse mon cœur s'affermir / en ta volonté, Christ notre Dieu, / comme toi-même tu as affermi / sur les eaux le second ciel / et sur ses bases l'univers, / ô Seigneur tout-puissant! »
Chasse la stérilité, / de mon cœur privé de fruits / pour que mon âme, elle aussi, / devienne féconde en vertus, / sainte Mère de Dieu, / toi qui viens en aide aux croyants.
Sauve-moi des tentations / et des pièges du Serpent, / du feu qui brûle en l'au-delà / et des ténèbres, Vierge immaculée / qui as enfanté / la lumière sans couchant pour les mortels.
Je crains l'inexorable tribunal, / le feu qui ne s'éteint en l'au-delà / et la terrible condamnation: / hâte-toi, ô Vierge immaculée, / de sauver, en ta bonté, / ton serviteur avant la fin.
Béni soit le fruit de ton sein, / Vierge toute-digne de nos chants: / ceux qu'un fruit jadis avait rendus mortels, / c'est par l'arbre de sa Croix / qu'il leur donne d'accéder, / en sa grâce divine, à la vie immortelle.

« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, / lui étant devenu semblable dans ta compassion, / revêts-moi de la force d'en-haut, / pour que je chante devant toi: / Saint est le temple spirituel / de ta gloire immaculée, / Seigneur ami des hommes. »
Ayant soif, tu accourus, / sans être appelé, mais de ton propre mouvement, / comme un cerf vers la source de vie; / l'ayant trouvée, tu l'annonças au monde entier, / André, et t'y étant désaltéré, / tu abreuvas tous ceux qui avaient soif / des flots de l'immortalité.
Te conformant à la nature, / admirable saint André, / tu fis participer à ta découverte / ton frère, en lui disant: / Nous avons trouvé celui que nous cherchions; / et ton aîné selon la chair, / tu l'introduisis dans la connaissance de l'esprit.
Grâce au filet de la parole tu repêchas / / saint Apôtre, les mystiques poissons du gouffre de l'erreur / et tels un mets délicieux / les portas à la table du Christ, / illuminés par la grâce de celui qui est apparu / dans la similitude de la chair.
Vierge, tu as conçu en ton sein / notre Dieu par l'Esprit saint, / demeurant inconsumée malgré l'irrésistible feu: / c'est donc toi que le buisson / ardant sans être consumé / a révélé d'avance bien clairement / à Moïse le Législateur.

« Puisse mon cœur s'affermir / en ta volonté, Christ notre Dieu, / comme toi-même tu as affermi / sur les eaux le second ciel / et sur ses bases l'univers, / ô Seigneur tout-puissant! »
Le Verbe ayant dit: / Viens à ma suite! aussitôt / Céphas et André / ont suivi le Christ, / laissant leur père, la barque et les filets, / pour devenir les rocs de la foi.
Les sanctuaires des idoles, tu les transformas / en temples du vrai Dieu, / pour consacrer en eux / ceux dont le baptême a fait des fils / et que la grâce a renouvelés / par l'eau et par l'Esprit.
Tu découvris mystiquement pour le monde / la perle de grand prix, / saint Apôtre, et la cachas / dans le champ de ton cœur / pour qu'elle fût, dans la foi, / le trésor des nations qui l'ont trouvée.
Ayant pris dans tes mains / l'Evangile comme un trésor, / tu as enrichi le monde entier / de l'enseignement divin; / c'est pourquoi la terre glorifie / ta mémoire et tes exploits.
Gloire au Père ...
Tous ensemble célébrons, selon la vraie foi, / l'unique puissance en la Trinité, / la chantant comme triple soleil, / Dieu éternel, incréé, / en trois personnes consubstantielles partageant / le même trône dans les cieux.
Maintenant ...
Nulle mère / ne conserve la virginité en enfantant, / mais toi qui as enfanté le Christ, / tu t'es montrée en même temps / Mère et Vierge immaculée / en allaitant notre Vie.
« Avant les siècles, / par le Père ineffablement / le Fils est engendré; / et, dans ces derniers temps, / sans semence, d'une vierge il a pris chair; / chantons au Seigneur: / Toi qui relèves notre front, / tu es saint, ô Christ notre Dieu. »

Cathisme, t. 8
Toi le premier appelé de tous les Disciples, / le témoin oculaire du Verbe et son serviteur, / saint apôtre André, nous te vénérons comme il se doit; / car tu as suivi, dans la ferveur de ton amour, / l'Agneau qui ôte le péché du monde, / puis tu communias à la Passion de celui / qui souffrit volontairement la mort en sa chair. / C'est pourquoi nous te prions d'intercéder auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ...
Ayant renversé la superbe des faux-dieux / et désiré les souffrances du Sauveur, / tu en fus l'Apôtre, bienheureux André, / pour tous les hommes faisant sourdre les merveilles des cieux / et devenant un maître pour toutes les nations; / c'est pourquoi, vénérant ta mémoire comme il se doit, / dans nos hymnes nous te glorifions, / Apôtre du Seigneur, et te magnifions fidèlement. / Intercède auprès du Christ notre Dieu / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.
Maintenant ...
Trône flamboyant de notre Dieu, réjouis-toi, / siège royal, ô Vierge, réjouis-toi, / lit nuptial recouvert de pourpre dorée, / chlamyde écarlate, temple richement orné, / char étincelant, chandelier porteur de la Clarté; / réjouis-toi, ô Mère de notre Dieu, / ville aux douze remparts et porte dorée, / chambre illuminée, table aux reflets d'or, tabernacle orné par Dieu; / réjouis-toi, glorieuse épouse rayonnante de soleil, / réjouis-toi, unique splendeur de mon âme.

Ode 4
« Prophète Habacuc, en l'Esprit tu as prévu / l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: / Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, / au temps fixé tu te révéleras; / gloire à ta puissance, Seigneur. »
Vierge pure, tabernacle sans défaut, / lave-moi de la souillure du péché / sous les flots très-purs de ton amour / et tends vers moi ta main secourable, afin que je te crie: / Gloire à toi, ô Vierge glorifiée par le Seigneur.
Tu es le temple sanctifié / du Dieu que tu as abrité, / Vierge Mère, ineffablement; / prie-le donc de nous laver / des souillures du péché, / pour que nous devenions la demeure de l'Esprit.
Divine Mère qui seule as enfanté / la source de miséricorde, prends pitié de moi, / guéris mon âme de tout mal, / dissous la dureté de mon cœur, / en m'accordant par tes prières, avant la fin, / les flots de larmes et la divine componction.
Le Prophète, par divine inspiration, / t'a décrite d'avance, ô Vierge immaculée, / comme la montagne ombragée / rafraîchissant par la grâce de ta médiation / ceux que brûle la flamme des passions.

« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, / Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. / De toi, a-t-il prédit, / sortira le Saint d'Israël / pour notre salut / et notre restauration. »
La divine puissance de l'Esprit / créateur et lumineux, / la destructrice de tout mal, / en toi fit sa demeure divinement / sous forme de langue de feu / pour faire de toi, André, le héraut des secrets ineffables.
Ce ne sont pas les armes de la chair / que prit pour sa défense et pour la destruction / des terribles forteresses de l'ennemi / le vénérable André; / mais, fortifié par le Christ, il lui mena / les nations dociles qu'il avait captivées.
Ceux qui chantent de tout cœur / ta mémoire, bienheureux André, / ne cesse pas de les combler / de la joie spirituelle par tes prières / qui jaillit de l'inépuisable trésor / offert par ton Maître, le Christ.
De ton mystère nous chantons, / ô Vierge, l'étonnante grandeur; / car, à l'insu des Anges, le Dieu vivant / descendit sur toi comme rosée sur la toison / pour notre salut / et notre restauration.

« Prophète Habacuc, tu as prévu en l'Esprit / l'incarnation du Verbe et l'annonças, disant: / Lorsque s'approcheront les ans, tu seras connu, / au temps fixé tu te révéleras; / gloire à ta puissance, Seigneur. »
Laissant les filets et prenant ta croix, / tu marchas à la suite du Christ qui t'appelait; / et, déployant la seine de l'Esprit, / tu pêchas les hommes au lieu des poissons; / gloire à l'Esprit qui te fut donné.
Sous forme de langue ayant reçu le feu de l'Esprit, / saint Apôtre, tu devins un homme inspiré de Dieu, / familier des splendeurs célestes, / t'instruisant des biens du ciel, / pour ensuite nous les révéler.
De tes divines paroles, saint André, / tu abreuvas la terre déserte et assoiffée / pour lui faire naître en l'Eglise de nombreux enfants / et rendre fructueuse la semence de la prédication. / Gloire à l'Esprit qui te fut donné.
Contemplant ta beauté ineffable, Jésus, / André appela son frère à haute voix: / Simon, nous avons trouvé le Messie, / celui que la Loi et les Prophètes ont annoncé; / allons avec lui, car il est vraiment la vie.
Gloire au Père ...
Fidèles, chantons en l'unique divinité / la Trinité du Père, du Fils et de l'Esprit / consubstantiels et de même nature sans division / ni partition ni séparation: / un seul Dieu en trois personnes.
Maintenant ...
Ayant conçu en ton sein l'Un de la Trinité / tu l'enfantas ineffablement sans corruption comme Fils, / et la Trinité n'a subi nulle addition, / divine Mère dont la virginité / demeura sans faille, comme avant l'enfantement.
« Comme le rameau fleuri de la racine de Jessé, / de la Vierge, Seigneur, / tu es issu tel une fleur; / de la montagne ombragée, / ô Christ, objet de nos chants, / tu es venu en t'incarnant / de la Vierge inépousée, / toi le Dieu immatériel: / gloire à ta puissance, Seigneur. »

Ode 5
« Fils de Dieu, donne-nous ta paix, / nous ne connaissons nul autre Dieu que toi, / c'est ton nom que nous proclamons; / tu es le Dieu des vivants et des morts. »
Vierge pure, ouvre les yeux de mon cœur, / pour que je voie clairement la splendeur divine / et ta gloire qui ne se peut exprimer, / et qu'ainsi j'obtienne la miséricorde et la gloire éternelle.
En deux natures et volontés / tu as conçu l'Un de la sainte Trinité, / une seule personne, ô Vierge immaculée: / intercède auprès de lui pour que tous nous soyons sauvés.
Mère très-pure du divin Sauveur, / prie-le de me garder de tout mal, / de toute affliction et maladie, / moi ton inutile serviteur.
Celui que tu as mis ineffablement au monde, / supplie-le de sauver les fidèles te chantant: / Réjouis-toi, ô Vierge tout-immaculée, / protectrice du monde, Mère entre toutes bénie.

« Par l'éclat de ton avènement / tu as illuminé les confins de l'univers / en les éclairant, ô Christ, / par la splendeur de ta Croix: / fais briller aussi la lumière de la divine connaissance / dans les cœurs qui te chantent selon la vraie foi. »
Celui que tu aimais, tu l'as rejoint, / apôtre André, en habitant / dans les demeures éternelles avec lui, / lorsqu'à juste titre tu as moissonné / les gerbes de tes efforts; / c'est pourquoi nous te chantons et glorifions.
Tu as chéri le Seigneur / et t'es attaché à lui, / suivant ses pas qui mènent vers la vie / et sans feinte, vénérable André, / imitant jusqu'à la mort / sa divine Passion.
Comme flèche puissante, le Seigneur, / t'ayant tendu, Bienheureux, / t'envoya dans le monde entier: / ainsi tu frappas les démons; / quant aux hommes vulnérés par l'impiété, / tu leur portas la guérison.
Te voyant, les Anges dans les cieux / et sur terre les mortels / se réjouissent à l'unisson, / car ciel et terre sont unis, / Vierge Mère, en ton enfantement / qu'à juste titre nous glorifions.

« Seigneur, éclaire notre esprit / à la lumière de tes commandements / et par l'éclat de ta grâce, en nous accordant / ta miséricorde, en ta bonté, / car tes préceptes sont lumière et nous donnent la paix. »
Ayant chéri, saint Disciple, la Croix du Christ, / par ta croix tu as trouvé le royaume éternel / qu'en héritage nous laissera, / à nous qui le célébrons comme Dieu, / celui qui attire à lui tous les fidèles par sa Croix.
Tu cherchais le Christ, la véritable vie, / et tu l'as trouvée le premier; / l'ayant trouvée, tu l'as saisie mystiquement, / tu l'as reçue en son propre donateur / et devins un trésor de vie immortelle.
Par le monde ont retenti / tes paroles, ce tonnerre divin: / d'un bout à l'autre de la terre elles ont roulé / et dans l'univers sont apparus / tes éclairs, comme le chante David.
Souviens-toi de nous qui célébrons / ta mémoire, saint Disciple du Christ, / et vénérons tes reliques sacrées; / prie sans cesse pour le troupeau / dont tu es le salutaire gardien dès l'origine.
Gloire au Père ...
Fidèles, d'un même chœur / glorifions l'indivisible Trinité, / le Père, le Fils et le saint Esprit, / ces trois personnes dont nous chantons la royauté / et dont nous célébrons sans cesse la divinité.
Maintenant ...
Chandelier resplendissant, porteuse du Soleil, / tu as enfanté la lumière sans savoir comment / et devins pour la Clarté immatérielle / la coupe toute neuve d'où jaillit / sur toute la terre la claire connaissance de Dieu.
« Dieu de paix et Père de tendresse, / tu nous envoyas / l'Ange de ton Grand Conseil pour nous donner la paix: / guidés vers la lumière du divin savoir / et la nuit veillant devant toi, / Ami des hommes, nous te glorifions. »

Ode 6
« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: / A la fosse arrache ma vie; / Sauveur du monde, sauve-moi / quand je chante: Gloire à toi. »
Souillé que je suis par mes nombreux péchés, / j'implore ta bonté, Demeure immaculée: / lave-moi de toute souillure / par ta sainte médiation.
Sur l'océan de cette vie / agité par les vagues des tentations, / sois mon gouvernail et sauve-moi / en me guidant vers le havre de paix.
La houle des pensées, l'assaut de mes passions / et l'océan de mes péchés / tourmentent ma pauvre âme naufragée: / Dame toute-sainte, accorde-moi ton secours.
Le Christ fit pour toi des merveilles: / supplie-le sans cesse / de multiplier pour moi les merveilles de son amour, / Vierge comblée de grâce par Dieu.

« Le fond de l'abîme nous entourait / et nous n'avions personne pour nous délivrer, / nous étions comptés comme brebis d'abattoir. / Sauve ton peuple, ô notre Dieu, / car tu es la force des faibles / et leur relèvement. »
Pour traverser l'océan de cette vie / sur la barque de ton corps, / tu as trouvé comme timonier / le Christ qui dirige l'univers / et vers lui, bienheureux André, / tu t'es élancé, plein de joie.
Par ta parole sont mis en fuite les esprits mauvais / et les maladies sont chassées, / et de l'âme des patients / est éloigné l'essaim des passions / par la grâce que Dieu / t'a donnée, bienheureux André.
Comme vague tranquille poussée / par la douce brise de l'Esprit, / Bienheureux, tu asséchas divinement / les flots amers des dieux multiples / et tu fis jaillir pour tous / les fleuves de la connaissance de Dieu.
En toi exultent, Vierge immaculée, / les ancêtres du genre humain; / grâce à toi l'Eden leur fut rouvert / qu’ils avaient perdu par leur faute, / car tu es vierge avant que d'enfanter / comme après l'enfantement.

« Imitant Jonas, ô Maître, je te crie: / A la fosse arrache ma vie; / Sauveur du monde, sauve-moi / quand je chante: Gloire à toi. »
Celui qui venait de Bethsaïde nous convie / à sa célébration festive, / car il a préparé pour nous / le régal de ses exploits.
Le pêcheur de métier et disciple par la foi, / sondant comme la mer le cœur des croyants, / jette l'hameçon de la parole / et nous prend dans ses filets.
Portant la flamme d'amour du Christ dans ton cœur, / bienheureux Disciple, tu fis observer aux païens: / Vos brasiers se sont éteints / avec l'apparition du Christ.
Vous dont l'esprit a reçu le sel du Christ, / saints Apôtres, vos enseignements / nous ont rendu plus savoureux / les mets célestes du festin éternel.
Gloire au Père ...
Fidèles, prosternons-nous / devant le Père, le Fils et l'Esprit saint, / l'indivisible Trinité, et disons-lui: / Gloire au Dieu en trois personnes.
Maintenant ...
Par la bienveillance du Père et l'œuvre de l'Esprit / le Fils de Dieu s'est incarné / dans ton sein, divine Génitrice immaculée, / pour sauver son image déchue.
« De ses entrailles, comme il l'avait reçu, / le monstre a rejeté Jonas / comme du sein le nouveau-né; / et le Verbe est demeuré pareillement / dans le sein de la Vierge, / il prit chair et en sortit, / lui conservant son intégrité, / car il a préservé en celle qui l'enfanta / sa virginité. »

Kondakion, t. 2
L'éponyme de la vaillance, le premier appelé / parmi les Disciples du Sauveur, / André, le frère de Pierre, acclamons-le, / car il nous répète ce que jadis il lui a dit: / Venez, nous avons trouvé l'unique objet de nos désirs.

Ikos
Du ciel, David refuse au pécheur que je suis / d'énoncer comme il faut les justes jugements du Seigneur; / et pourtant il nous incite à la foi / et confesse au milieu de ses pleurs: / Aujourd'hui, si vous écoutez sa voix, / ne fermez pas vos cœurs, comme jadis le fit Israël. / Et il ajoute, au psaume suivant: / Par toute la terre chantez au Seigneur. / Venez, nous avons trouvé l'unique objet de nos désirs.

Synaxaire
Le 30 Novembre, mémoire du saint, illustre et glorieux apôtre André le Premier-appelé.
Par les prières de ton Apôtre, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7
« Dans la fournaise les Jeunes Gens / ne furent touchés ni gênés par le feu; / et tous trois d'une seule voix / te bénissaient, Sauveur, en disant: / Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Vierge pure, sanctifie / l'âme souillée de ton serviteur; / fais disparaître l'endurcissement de mon cœur, / la funeste captivité de mon esprit / et les assauts des démons.
Toute-pure, vivifie mon esprit / réduit à la mort par les passions charnelles / et donne-moi de faire ce qui plaît à Dieu, / pour que je puisse magnifier / et sans cesse glorifier ta bonté.
Mortifie les passions de ma chair / et, de ma pauvre âme écartant / la souillure, Vierge immaculée, / de l'empire des ennemis invisibles / délivre-moi et sauve-moi.
Devant toi sans cesse, jour et nuit, / nous, tes serviteurs, nous prosternons, / implorant d'un cœur contrit / la rémission de nos péchés / par tes prières, Vierge immaculée.

« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, / ô Mère de Dieu, / la fournaise spirituelle; / et de même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, / le Très-Haut a renouvelé / en ton sein le monde entier, / le Seigneur Dieu de nos Pères, / digne de louange et de gloire. »
Ton infaillible promesse, ô Christ, / s'est manifestement accomplie / car ton disciple divin, / réprimandant la tempête, la fit passer / au calme le plus serein / en te chantant, Seigneur: / Dieu de nos Pères, à toi revient / louange et haute gloire.
Saint Apôtre, ayant reçu l'ordre de monter / vers la céleste Sion, / tu élevas joyeusement / la coupe du salut / et te laissas porter, par la mort, / vers la vie divine, / là où se trouve le Christ, / le Dieu de l'univers hautement glorifié.
Bien que fils de la terre et mortel, / tu as accompli des prodiges surnaturels, / saint Apôtre, car, épris d'amour / pour le Christ qui t'aimait, / tu l'as suivi en chantant: / Dieu de nos Pères, à toi revient / louange et haute gloire.
Vierge sainte, réjouis-toi: / de ton sein fut enfanté / sous l'adamique toison / le Pasteur qui endossa / mon entière humanité, / l'Amour sans limites, le Très-Haut, / le Dieu de nos Pères à qui revient / louange et haute gloire.

« Dans la fournaise les Jeunes Gens / ne furent touchés ni gênés par le feu; / et tous trois d'une seule voix / te bénissaient, Sauveur, en disant: / Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Apôtre du Christ, ayant aspiré / le feu de l'Esprit très-saint, / en des langues nouvelles que tu n'avais jamais parlées / tu reçus l'ordre d'annoncer / jusqu'aux bouts du monde les merveilles de Dieu.
Tout esprit demeure stupéfait / devant l'enseignement que vous avez claironné sur terre, / Disciples du Christ, voyants des choses d'en-haut, / car, n'étant que douze, vous avez illuminé / l'innombrable foule des croyants.
Ta grâce a fait merveille, ô Christ, / en tes Disciples divins: / malgré leur faiblesse et leur simplicité, / c'est toute la terre qu'ils ont parcourue / d'un bout à l'autre, de part en part.
Qui donc t'a enseigné à parler ainsi, / qui donc a éclairé ton esprit / pour voir si clairement la splendeur / de la gloire inaccessible, qui a fait briller / en nos cœurs la lumière de la vérité?
Gloire au Père ...
Chantons une hymne trinitaire en glorifiant / le Père éternel, le Fils et l'Esprit saint / en la substantielle unicité, / une seule nature à qui revient ce triple chant: / Saint, saint, saint es-tu dans tous les siècles. Amen.
Maintenant ...
Ô Christ, nous te glorifions / comme l'Un de la Trinité, / qui as pris chair de la Vierge sans changement / et sans quitter la nature de ton Père, Jésus, / t'es uni à notre destinée humaine.
« Les Jeunes Gens élevés dans la piété, / méprisant l'ordre impie du tyran, / furent sans crainte devant le feu, / mais au milieu des flammes ils chantaient: / Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »

Ode 8
« Le Seigneur et Créateur / que les Anges dans le ciel / servent avec crainte et tremblement, / vous les prêtres, chantez-le, / jeunes gens, glorifiez-le, / peuples, bénissez, exaltez-le dans tous les siècles. »
L'Incorporel qui divinement, / s'est incarné de toi, Toute-pure, / demande-lui de mortifier / les passions de mon âme et de la vivifier, / elle qui jadis fut mise à mort / par le péché funeste.
Du terrestre Adam tu as guéri / la misère, en enfantant, / Toute-pure, le divin Sauveur; / supplie-le de guérir aussi / les incurables maladies / dont mon âme est frappée.
Relève-moi qui suis au fond / de l'abîme du malheur, / combats les ennemis qui se jettent contre moi, / Vierge pure, ne méprise pas / mon âme vulnérée par l'égarement des passions, / mais fais-moi grâce et sauve-moi.
Guéris les passions de mon cœur, / Vierge pure qui as enfanté / le Médecin de l'univers; / et que ta prière auprès du Christ / me permette d'obtenir / ma part avec les Justes!

« Dans la fournaise, comme en un creuset, / brillèrent les enfants d'Israël / par l'éclat de leur piété plus pure que l'or fin / et ils se mirent à chanter: / Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres, / à lui haute gloire, louange en tous les siècles. »
Saint André, apôtre du Christ, / ta mémoire porteuse d'allégresse et de clarté, / a brillé sur nous, en ce jour, de son éclat guérisseur / nous les fidèles psalmodiant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Bien que la nature humaine fût ton lot, / tu en dépassas les lois / et tu passas vers la demeure des Anges, / saint apôtre André, en chantant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
L'Esprit de Dieu, soufflant d'en-haut, / t'enflamma saint Apôtre / et fit de toi un ardent prédicateur, / un orateur divin, toi qui chantais pour le Christ: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Rayonnant comme un éclair, tu as jailli / en lumière pour les nations, / afin de chasser les ténèbres de l'ignorance / et d'illuminer les fidèles s'écriant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.
Celle qui enfanta le Christ, la perle de grand prix, / sans germe et sans labours / sous l'éclat de la divinité / chantons-la tous ensemble, nous écriant: / Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur, / exaltez-le dans tous les siècles.

« Le Dieu qui a gardé inconsumé / le buisson ardent au Sinaï / et qui a sauvé les Jeunes Gens / au milieu de la fournaise de feu, / peuples, louez-le, bénissez-le, / exaltez-le dans tous les siècles. »
De par ton métier de pêcheur, saint André, / tu retirais les poissons de la mer; / mais par la foi tu as pêché les hommes pour le Christ, / les arrachant à l'erreur de l'ennemi, / ce gouffre engloutissant jadis les nations / dans la tempête de l'ignorance.
Tu as traversé, saint Apôtre, / l'océan de cette vie sans être battu par les vagues / car tu avais déployé la voile de l'Esprit / avec ta foi en Christ; / c'est pourquoi tu as atteint joyeusement / le havre de vie pour tous les siècles.
Le Soleil mystique ayant décliné sur la croix, / ce grand luminaire de l'Eglise que fut André, / cherchant de sa propre volonté / à se dissoudre avec lui / comme flambeau du soleil, pour rejoindre le Christ à son déclin, / fut suspendu au bois d'une croix.
Disciple du Christ et son ami, / lorsque le Juge siégera sur son trône, / selon sa promesse, pour juger / avec les Douze, montrez-nous, / toi et les membres du jury apostolique, / votre amour des hommes en nous servant de rempart.
Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Glorifions l'unique et triple Clarté / et, sur un même trône, la Trinité, / sans diviser, mais unissant / véritablement en l'unique substance / les trois personnes indissolublement unies / et non pas agglutinées.
Maintenant …
Ayant conçu l'Un de la Trinité, / tu l'enfantas lorsqu'il s'est incarné de toi, / renouvelant par ton enfantement / les lois de la nature, Vierge immaculée. / Ne cesse pas de l'implorer comme Dieu, / divine Mère, pour nous.
Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l'exaltant dans tous les siècles.
« La fournaise qui distille la rosée / préfigure la merveille où la nature est dépassée; / car les Jeunes Gens qu'elle a reçus, / elle se garda de les brûler, / comme le feu de la divinité / habita le sein de la Vierge sans le consumer. / Aussi chantons joyeusement: / L'entière création bénisse le Seigneur / et l'exalte dans tous les siècles! »

Ode 9
« La nuée lumineuse en qui le Maître universel / descendit depuis le ciel / comme pluie sur la toison / et s'est incarné pour nous, / lui le Dieu infini, / pour se faire homme comme nous, / fidèles, nous la magnifions / comme la sainte Mère de Dieu. »
Je passe ma vie dans l'insouciance, / en ami du péché; / aussi je redoute le tribunal incorruptible, / mais par tes prières, sainte Epouse de Dieu, / épargne-moi la condamnation, / afin que je puisse te célébrer / comme protectrice des chrétiens / et te dire bienheureuse en tout temps.
Je redoute le tribunal / et le regard de ton Fils / à qui l'on ne peut rien cacher, / car j'ai commis sur terre / des actions honteuses; / c'est pourquoi j'implore ton secours: / Vierge pleine de compassion, / tire-moi de la misère, ce jour-là, et sauve-moi.
Au jour de l'interrogatoire, quelle frayeur, / quelle terrible condamnation, / et quelle honte je subirai: / qui pourrait la supporter? / Souveraine tout-immaculée, / Vierge pure, prends pitié / de ma pauvre âme, et procure-moi, / avant la fin, la rémission.
Toi qui mis au jour l'Auteur de la clarté, / illumine, ô Vierge immaculée, / ma pauvre âme enténébrée / par les attaques du Mauvais / et par toutes sortes de maux; / moi qui suscite le courroux de Dieu, / guide-moi vers les bonnes œuvres, / toi la cause de tous les biens.

« Pour image de ton enfantement / nous avons le buisson ardent / qui brûlait sans être consumé; / en nos âmes nous te prions d'éteindre / la fournaise ardente des tentations, / pour qu'alors, ô Mère de Dieu, / sans cesse nous te magnifiions. »
Comme disciple excellent / de celui qui se laissa crucifier, / suivant ton Maître jusqu'à la mort, / tu montas, plein de joie, / vers la hauteur de la croix, / bienheureux Apôtre, en préparant / ton voyage vers les cieux.
La porte de l'Eden / s'est ouverte devant toi, / l'échelle des cieux y fut appliquée, / les demeures célestes t'ont reçu: / en présence du Christ vivifiant, / saint Apôtre, tu intercèdes / pour le monde entier dans la joie.
Tu fus glorifié par la même passion / que celle du Seigneur, / bienheureux André,: / en effet, / tu as trouvé ta fin en Dieu par la croix / et tu es en communion avec lui; / aussi nous te prions d'intercéder pour nous.
Avec ton frère, André, réjouis-toi, / car vous êtes désormais / les citoyens des cieux; / de vos chantres considérez seulement / l'intention qui surpasse leur pouvoir / et faites-les resplendir / de la grâce de Dieu.
Sur la racine de David, l'ancêtre de Dieu, / Vierge, tu as fleuri, selon la prophétie, / mais en somme c'est bien toi / qui as glorifié David / en enfantant le Roi de gloire promis / qu'à juste titre nous magnifions.

« La nuée lumineuse en qui le Maître universel / descendit depuis le ciel / comme pluie sur la toison / et s'est incarné pour nous, / lui le Dieu infini, / pour se faire homme comme nous, / fidèles, nous la magnifions / comme la sainte Mère de Dieu. »
Toi qui déployas les filets / de la vision mystique de Dieu / pour y prendre comme poissons / la splendeur des pensées célestes, / intercède, Apôtre bienheureux, / auprès de la sainte Trinité / pour qu'elle répande sur nous / la source du pardon.
Nous te rendons grâces, nous les nations / illuminées par toi / et conduites grâce à toi / de la terre jusqu'aux cieux; / délivrés des cultes de l'ennemi, / nous sommes devenus les compagnons / des saints Anges et communions / à la gloire du Seigneur.
Apôtres initiés / aux ineffables secrets / comme témoins oculaires du Verbe et ses serviteurs, / vous qui voyez ce qu'on ne peut découvrir, / intercédez pour que nous devenions / cohéritiers du royaume du Christ / et que nous puissions avoir part / à sa divinité.
Ayant reçu du Christ le pouvoir / de lier et délier, / délivrez-nous des liens / de nos nombreux péchés / lorsque viendra le Christ / et que vous tous, les Douze, vous siégerez / sur autant de trônes pour juger / toutes les tribus d'Israël.
Gloire au Père ...
En trois personnes glorifions / l'inséparable Unité / qui en l'unique divinité / est chantée sans cesse / sur la terre comme au ciel, / nous prosternant pieusement / devant l'indivise Trinité, / Père, Fils et saint Esprit.
Maintenant ...
Nous réfugiant sous ta miséricorde, / nous les fidèles, et nous prosternant pieusement devant ton Fils, / ô Vierge Mère de Dieu, / comme devant le divin Maître, nous t'en prions: / intercède auprès de lui / pour qu'il nous sauve du péril / et de toute tentation.
« Je vois un mystère étonnant / qui dépasse l'entendement: / une grotte est devenue le ciel / et la Vierge remplace le trône des Chérubins; / la crèche est la demeure où repose / le Christ, notre Dieu infini / que nous chantons et magnifions. »

Exapostilaire (t. 3)
Le Verbe éternel, t'ayant trouvé, / fit de toi le Premier-appelé / de tous les Apôtres, bienheureux André; / ayant suivi ses pas tu es devenu le guide des égarés / pour conduire leur cheminement divin vers le ciel.
Le frère de Pierre, le tout premier / parmi les Disciples, le témoin oculaire / et le serviteur du Verbe, l'apôtre André, / rendons-lui gloire, acclamons-le: / ayant illuminé les nations, il a fini sur une croix, / en vrai disciple de son Maître Jésus.
Le Dieu que tu as mis au monde, Vierge immaculée, / prie-le pour tous les fidèles te vénérant, / avec l'illustre apôtre André, / pour qu'ils trouvent la divine illumination de ton Fils / et le bonheur de se tenir parmi les Saints, les élus; / car tu es capable d'obtenir ce que tu veux.

Laudes, t. 1
Bethsaïde, réjouis-toi, / car comme d'une mystique prairie, / Pierre et André ont fleuri en toi, / ces deux lis au doux parfum / qui embaumèrent le monde entier / par la prédication de la foi, / avec la grâce du Christ, dont ils imitèrent la Passion.
Exulte, réjouis-toi, / puisque tu as reçu en l'éclat du Verbe / le Soleil de gloire, le Christ, / celui qui nous donne la vie; / ayant cru en lui, tu l'as prêché; / sans cesse prie-le, saint André, / pour nous les fidèles qui te chantons.
Celui que le Verbe a choisi / en premier pour être son disciple et l'initié / de son œuvre de salut, / André, le témoin oculaire du Christ notre Dieu, / voyant Pierre, son frère, lui dit: / Nous avons trouvé le Messie / que les Prophètes et l'Ecriture ont annoncé.
La cité de Patras, / te possédant comme Pasteur / et comme divin protecteur / qui la garde et la sauve de tout danger, / te rend grâce et te vénère, saint André: / intercède pour elle sans répit, / pour qu'elle soit préservée de tout mal.
Gloire au Père, t. 8
André, ce héraut de la foi / et serviteur du Verbe, acclamons-le, / lui qui repêche les hommes du gouffre de l'erreur, / tenant en ses mains le roseau de la Croix / et lançant la divine puissance comme fil / pour tirer les âmes de l'abîme du mal / et les présenter en agréable offrande à notre Dieu. / Fidèles, chantons-le sans cesse / avec le chœur des Disciples du Christ, / afin qu'il intercède auprès de lui / pour qu'il nous soit favorable au jour du jugement.
Bethléem, reçois la Métropole de Dieu, / en toi en effet va naître / la Lumière qui n'a pas de couchant. / Que les Anges s'émerveillent dans le ciel / et que les hommes glorifient sur terre le Seigneur! / Mages de Perse, préparez vos trois illustres présents. / Bergers qui dans les champs passez la nuit, / chantez l'hymne du Dieu trois fois saint. / Que tout ce qui a souffle de vie / célèbre le Créateur de l'univers!

Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.

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